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00:00:01Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, Péricault-Légas.
00:00:08Bonjour chers auditeurs de Sud Radio, bienvenue sur Sud Radio en ce mercredi 18 mars 2026.
00:00:15La France est en pleine agitation, les esprits sont libérés, les voix aussi, on va le voir.
00:00:23La France devient-elle, on va parler action évidemment, on va revenir dessus,
00:00:28mais là, puisqu'on est sur le terrain de la municipale, les campagnes donc, entre autres, les ruralités,
00:00:33la France devient-elle le pays où on a le temps de clamser dix fois avant d'être soigné ?
00:00:37Effectivement, il y a une explosion du délai d'attente pour un rendez-vous médical.
00:00:42Avis aux campagnards municipaux, on en discute à 12h10 avec Jérôme Marty, président de l'Union française, pour une médecine
00:00:51libre.
00:00:52On va revenir sur la valse d'hésitation et les chaises musicales qui animent la grande farandole électorale.
00:00:58En vue du deuxième tour des municipales, comme on dit, c'est à la fin de la foire qu'on
00:01:03compte les bouses.
00:01:04Donc, il faudra attendre le deuxième tour.
00:01:06Décryptage de cette situation, 2h45 avec le politologue Christophe Boutin.
00:01:11Je recevrai de 13 à 14h, soyez attentifs et appelez-nous au 0826 300 300.
00:01:17Je recevrai Emmanuel Razavi, co-auteur avec Jean-Marie Montali d'un livre.
00:01:22Paris Téhéran, le grand dévoilement, 50 ans de falsification française sur l'Iran.
00:01:26On nous a raconté n'importe quoi, et sur le chat, et sur le régime des Molas, qui est pire
00:01:30que ce qu'on pense.
00:01:30On va essayer de mettre un petit peu les choses en ordre pour comprendre la tragédie que vit ce grand
00:01:34pays, ami de la France,
00:01:36et pour lequel les médias et la classe politique ne nous ont pas toujours raconté la vérité.
00:01:41Et puis avec Albin Téhéran, qui est là, nous allons faire quelques pertes.
00:01:48J'ai oublié de vous dire la grande information du jour, il est revenu, Julien Delmas, et de retour, c
00:01:54'est lui qui nous commande.
00:01:55Mais voilà, on s'en est sorti sans lui, il faut dire la vérité, parce qu'il était inquiet, on
00:01:59s'en est sorti sans lui.
00:02:00Mais je suis bien content de le retrouver, parce qu'il est quand même pour moi une référence, pas idéologique,
00:02:06il est une référence professionnelle.
00:02:07Et puis à ses côtés, il y a Emmanuel Galasso.
00:02:10Ah, il se cache derrière son écran.
00:02:11Voilà Emmanuel Galasso, il est là, il vous attend, 0826 300 300.
00:02:15Ne vous précipitez pas, chacun sera reçu à son tour aux appels, et il transmettra, parce que vous avez envie
00:02:20d'intervenir.
00:02:20Et je pense que les informations qu'on va vous communiquer aujourd'hui, certainement susciteront en vie un besoin d
00:02:25'intervention, d'expression.
00:02:27C'est le Parlons Vrai, c'est la radio des auditeurs, et vous êtes ici, chez vous.
00:02:31Voilà pour le programme, et je vous dis à tout de suite.
00:02:35Sud Radio, la France dans tous ses états, l'humeur de Péricot.
00:02:39Alors, les résultats des votes du premier tour de cette élection municipale de 2026 en République française,
00:02:48ici et là, a suscité de grands émois, de grandes colères, de grandes inquiétudes,
00:02:54avec des scores à Saint-Denis, en Seine-Saint-Denis, à Roubaix, à Limoges, à Toulouse, de la France insoumise.
00:03:03Je voudrais juste que l'on revienne à des chiffres officiels, qui ne sont que des indicateurs d'un premier
00:03:08tour d'élection municipale.
00:03:10Ça n'est pas la photo de la France, mais je tiens seulement à préciser que le dimanche 15 mars,
00:03:16le pourcentage d'électeurs ayant mis un bulletin de vote, la France insoumise, LFI ou apparentée, dans l'urne,
00:03:22est de 3,87%, avec 654 681 voix.
00:03:29Dans le même ordre, le Rassemblement national recueille 937 299 voix, soit 5,54 des suffrages exprimés.
00:03:37On est bien d'accord, ce n'est pas la photo électorale, ce n'est pas ce qui se passerait
00:03:42dans...
00:06:22Il y a la campagne municipale et les campagnes.
00:06:25Et premier souci des Français quand ils vont voter, et c'est une priorité,
00:06:30quel est le délai pour aller chez le médecin ?
00:06:32Je disais dans ma présentation, on peut clamer ces dix fois avant d'avoir un rendez-vous médical.
00:06:38C'est ce que m'avait dit un ami suédois, avec la médecine en Suède, vous savez c'est gratuit,
00:06:42on fait la queue, et le temps que vous ayez votre rendez-vous, c'était la même chose.
00:06:46La situation, Jérôme Marty, semble s'être particulièrement aggravée,
00:06:49alors qu'on n'a jamais été conscients de cet enjeu.
00:06:52On n'a jamais été aussi inquiets dans le monde politique,
00:06:54chez les parlementaires, chez les observateurs, le désert médical, c'est devenu aujourd'hui,
00:06:58c'est presque aussi grave que le terrorisme et le chômage, c'est une priorité.
00:07:01Et les chiffres sont là, il faut de plus en plus de temps pour avoir...
00:07:05J'ai des chiffres là, médecine, journaliste, 12 jours, pédiatrie, 3 semaines,
00:07:09j'ai dit non, mais même moi je suis dans l'Indre-et-Loire.
00:07:11Alors vous savez ce que font les gens, docteur ?
00:07:12Ils prennent le TGV, ils montent à Paris, voilà où on en est.
00:07:15Comment vous expliquez que ça se soit encore plus aggravé,
00:07:18alors qu'on est conscient de la réalité du danger ?
00:07:22En fait, on est dans un double effet ciseau, celui de l'augmentation du vieillissement de notre pays.
00:07:29Et vous savez que plus on vieillit, plus on a besoin de soins.
00:07:31C'est clair.
00:07:31Plus on demande d'avoir accès aux soins.
00:07:35Et puis un nombre de médecins qui se restreint,
00:07:37et en tout cas une pyramide qui est inversée,
00:07:40qui fait que chaque fois qu'une tranche part à la retraite,
00:07:43la tranche qui la remplace est beaucoup moins importante.
00:07:45Et donc le problème ne fait que s'aggraver.
00:07:48Et le problème qui se pose à nous, c'est que cette guerre de la demande d'accès aux soins,
00:07:53on va la perdre.
00:07:54Alors je ne vais pas vous améliorer le moral aujourd'hui,
00:07:57mais on va la perdre parce qu'on n'est pas en train du tout de prendre la mesure
00:08:03de l'augmentation du vieillissement et de la dépendance dans les 25 années qui viennent.
00:08:07On va avoir 700 000 personnes de plus dépendantes dans les 25 ans qui viennent.
00:08:13Le nombre de patients de plus de 80 ans a été multiplié par 3
00:08:20entre les années 2000 et aujourd'hui, et il va continuer à augmenter.
00:08:24Donc si on ne crée pas des structures pour accueillir nos aînés,
00:08:28si on ne multiplie pas le nombre de soignants,
00:08:30et quand je dis soignants, c'est aide-soignante, infirmière, médecin, etc.,
00:08:33on n'y arrivera pas.
00:08:34Et puis surtout, surtout, Périgo, les gars, c'est ça, c'est un problème qui, je sais, vous est cher.
00:08:39Si on ne réaménage pas le territoire, on n'y arrivera pas.
00:08:43Jérôme Marti, vous êtes en train de m'expliquer qu'il va y avoir un double fléau dans l'équation.
00:08:47On va avoir de moins en moins de gens pour payer la cotisation des retraités,
00:08:53puisqu'on aura de moins actifs, et on aura de plus en plus de gens d'un certain âge à
00:08:56soigner.
00:08:57Voilà, on est échec et mat.
00:09:00Ne me dites pas que ce n'est pas la démission d'une classe politique.
00:09:03Ça fait longtemps qu'on est au courant.
00:09:05Il y avait peut-être des mesures courageuses et difficiles à prendre.
00:09:08On va les prendre dans la catastrophe, si tant est qu'on puisse encore les prendre.
00:09:13Là, je ne dis pas que vous laissez peu d'espoir,
00:09:15mais le temps qu'on remette en place une mécanique qui permette à la fois d'avoir des emplois,
00:09:20ça, ce n'est pas votre sujet, mais pourtant, pour payer les retraites, il faudra qu'on ait des emplois.
00:09:23C'est la seule solution, c'est-à-dire réindustrialiser le pays.
00:09:26Bien entendu, faire un plan et réaménager le territoire.
00:09:29Vous, vous préconisez quoi au niveau de la médecine ?
00:09:31Est-ce qu'il y a une mesure immédiate ?
00:09:32Imaginez que demain, le futur président de la République vous dit
00:09:35« Docteur Marty, je vous nomme à la santé, vous avez carte blanche, tant pis. »
00:09:39Qu'est-ce que vous prenez comme première mesure ?
00:09:41Si mon homme a la santé, je lui souhaite bien du courage.
00:09:44Mais il assumera, il n'aura pas le choix.
00:09:46On fera des choses qui n'ont pas été faites jusqu'à présent.
00:09:49Lesquelles ? Lesquelles ? Je vous prends au mot, lesquelles ?
00:09:53Première chose, il faut que l'on libère l'investissement dans le soin,
00:09:58et notamment la possibilité de création de structures privées ou publiques,
00:10:02qu'elles soient médico-sociales ou qu'elles soient sanitaires.
00:10:04Je vais vous donner un exemple qui va vous effrayer.
00:10:06les soins médicaux et réadaptations, c'est-à-dire ce qu'on appelle les moyens séjours,
00:10:10qui sont les établissements qui accueillent les patients âgés notamment,
00:10:13au sortir de l'hospitalisation, quand leur état n'est pas encore stabilisé,
00:10:16et avant que ceux-ci regagnent leur domicile ou leurs EHPAD.
00:10:21Eh bien, ces structures-là, si vous voulez aujourd'hui augmenter le nombre de lits,
00:10:24ce nombre de lits n'est pas financé.
00:10:26Il n'y a pas d'enveloppe pour le faire, il n'y a pas de possibilité de le faire.
00:10:29D'accord, donc c'est budgétaire.
00:10:30L'État ne consacre pas le budget nécessaire à cette prestation.
00:10:33Il faut que le politique comprenne une chose,
00:10:35et ça, c'est l'objectif national des passes d'assurance maladie qui nous a mis dedans,
00:10:39il faut que le politique arrête de regarder la santé uniquement sous l'angle économique immédiat,
00:10:43sur le rapport immédiat, mais sur ce qu'elle pourra rapporter dans les 20 ans.
00:10:46Or, c'est le meilleur placement pour un pays.
00:10:48Or, le problème, c'est qu'on est en crise économique très importante,
00:10:51l'assurance maladie est en déficit, et vous le savez,
00:10:53et donc c'est difficile.
00:10:54C'est comme quand on demande à une banque de vous prêter quand vous êtes déficitaire.
00:10:57C'est difficile, mais pour autant, le rapport, le gain financier pour le pays,
00:11:02il est dans 20 ans, donc il va falloir en tenir compte.
00:11:05Et puis, il faut multiplier le nombre de soignants,
00:11:08et ça aussi, c'est difficile pour un politique de le penser,
00:11:12alors que celui-ci est gavé d'idées sur l'intelligence artificielle
00:11:16qui remplacerait ces professions-là,
00:11:19sur d'autres professions moins capées, on va dire,
00:11:22qui remplaceraient aussi ces professions-là, tout ça est de l'erreur.
00:11:25L'intelligence artificielle est un outil, une arme qu'on va tous utiliser,
00:11:28les patients, vous, comme nous, qui va améliorer le soin,
00:11:31mais qui ne nous remplacera pas.
00:11:33Ça ne remplacera pas votre cardiologue, ça ne remplacera pas votre rhumatologue,
00:11:36ça ne remplacera pas votre psychiatre si vous en avez besoin.
00:11:39Donc ces professions-là, il faut qu'on les multiplie.
00:11:41Aujourd'hui, au sortir de l'internat,
00:11:44le nombre de places qui est fait, qui est donné,
00:11:47est plus fait en fonction des besoins des services hospitaliers
00:11:50que des besoins des Français.
00:11:51Ce qui explique que très peu de rhumatologues sont formés,
00:11:55très peu de cardiologues sont formés,
00:11:57ce n'est pas du tout à l'aune du besoin des Français.
00:11:59Et puis, il y a certaines professions, certains actes
00:12:01qui se doivent d'être revalorisés
00:12:04pour éviter qu'on ait une fuite comme ça
00:12:06de professions qui partent vers d'autres horizons que de soins,
00:12:09ce qu'on a vécu avec la dermatologie notamment,
00:12:11avec des gens qui sont partis du soin pour faire autre chose.
00:12:15Alors, on ne peut pas les blâmer,
00:12:16mais en tout cas, il n'y a plus de soins.
00:12:17Et aujourd'hui, les gens n'auraient plus à trouver de dermatologues.
00:12:21Et les psychiatres aussi ont disparu
00:12:23parce que, notamment, on ne rémunère plus la psychiatrie.
00:12:26On regarde ce qu'elle peut amener pour la société.
00:12:29Dermatologue, 4 mois et 2 semaines,
00:12:30le délai d'attente de moyenne.
00:12:32Cardiologue, 3 mois et 2 jours.
00:12:33Ophtalmolo, enfin, c'est 2 mois minimum.
00:12:35Et je connais les endroits, c'est pire que ça.
00:12:37Jérôme Marty, qui détient le levier
00:12:39de la machine à fabriquer des médecins et des aides-soignants
00:12:41et de la machine performante ?
00:12:44Voilà, qui détient le levier à la fois le ministère de la Santé,
00:12:47à la fois l'assurance maladie,
00:12:49à la fois les régions.
00:12:52Enfin, tout ça doit discuter.
00:12:54Il faut impérativement que tout le monde se mette autour de la table.
00:12:57Et puis, surtout, surtout, surtout,
00:12:58les représentants des médecins
00:13:00et les représentants des patients.
00:13:01Il faut qu'on travaille tous ensemble
00:13:03et qu'on arrive à faire face
00:13:05à ce manque de médecins.
00:13:08Vous savez que, si vous prenez la médecine générale,
00:13:1020% des médecins généralistes,
00:13:12ce sont des retraités actifs.
00:13:14Or, ce qui est en train de se passer aujourd'hui,
00:13:16c'est que nos confrères atteignent par l'âge
00:13:18des plaques et ne font plus de retraite active
00:13:20ou ne veulent plus en faire
00:13:21parce qu'ils sont totalement épuisés.
00:13:24Donc, il faut qu'on les aide.
00:13:25On a vu, au dernier budget de la Sécurité sociale,
00:13:31de l'assurance maladie,
00:13:32on a vu qu'on a plutôt tiré dans les pieds
00:13:35des gens qui sont à la retraite
00:13:36et qui font de la retraite active
00:13:37parce qu'on va les taxer un peu plus.
00:13:39Ça, c'est typiquement français.
00:13:41Plutôt que les aider, on va les taxer.
00:13:42Il faut arrêter toutes ces folies-là.
00:13:44Il faut flatter, plutôt,
00:13:46les gens qui veulent faire des heures en plus
00:13:48et acceptent de prendre des patients en plus.
00:13:50Je reviens à mon idée de vous voir
00:13:53au ministère de la Santé.
00:13:54Est-ce que, pour autant,
00:13:54vous auriez aujourd'hui
00:13:55les moyens matériels et techniques
00:13:58de mettre en place les mesures
00:13:59que vous préconiserez,
00:14:00que vous voudriez mettre en place ?
00:14:02Non, clairement non,
00:14:04parce qu'on serait pris par l'ONDAM,
00:14:05Objectif National Dépass d'Assurance Maladie,
00:14:08qu'il ne faut surtout pas dépasser.
00:14:10Et donc, on se retrouve
00:14:12dans une espèce de cadre
00:14:13qui n'est pas propice
00:14:15et qui n'est pas, comment dire,
00:14:16qui n'est pas adapté
00:14:19au sauvetage de notre pays.
00:14:20Jérôme, vous auriez le pouvoir
00:14:24de les dépasser.
00:14:25Là, ça serait un de vos leviers,
00:14:26c'est de dire,
00:14:27est-ce qu'on peut casser ce que vous dites ?
00:14:28Vous mettez le doigt là
00:14:29sur ce qui a pu de plus,
00:14:30j'allais dire, contrariant.
00:14:32Est-ce qu'on peut repenser ?
00:14:34Oui, on peut, Périgaud-Légasse,
00:14:36mais il faut revenir sur 1996,
00:14:39il faut revenir sur les lois Juppé,
00:14:40il faut revenir sur l'ONDAM,
00:14:41il faut démolir cet objectif national
00:14:43de dépense d'assurance maladie,
00:14:45il faut certainement faire
00:14:46une enveloppe séparée pour la santé,
00:14:48il faut enlever de cette enveloppe
00:14:49tout ce qui est salaire
00:14:51et rémunération des soignants,
00:14:52il faut arrêter de lier
00:14:54ces rémunérations à l'état économique
00:14:56de l'assurance maladie,
00:14:57et puis il faut qu'on ose
00:15:00avoir un plan
00:15:02qui n'est pas un plan décennal,
00:15:03qui est un plan à 20 ans
00:15:04pour la santé.
00:15:05Alors là, actuellement,
00:15:06on résonne à 3 mois.
00:15:07Donc on ne peut pas y arriver.
00:15:08Vous êtes vraiment dans la vision.
00:15:10Jérôme, nous avons un auditeur
00:15:12qui s'appelle Marc,
00:15:13qui nous appelle de Paris.
00:15:14Bonjour Marc.
00:15:15Bonjour M. Périgaud-Légasse,
00:15:16bonjour M. Jérôme Marti.
00:15:18Vous êtes remarquable,
00:15:19M. Jérôme Marti,
00:15:20et voilà.
00:15:20Donc moi j'ai fait médecine
00:15:21dans les années 60
00:15:22et j'ai 4 questions à vous poser.
00:15:25Dans ces années-là,
00:15:26il y avait une fac de médecine,
00:15:27une pharmacie,
00:15:27une école d'enterre,
00:15:28une école de sages-femmes
00:15:29qui a décidé de t'en regrouper.
00:15:31Première question.
00:15:32Deuxième question.
00:15:34Après un trimestre,
00:15:36on disqualifie.
00:15:37Là, actuellement,
00:15:37tout est regroupé.
00:15:38Et après un trimestre,
00:15:39on va dire au gars
00:15:40qui s'est mis pour médecine,
00:15:41ah ben non, tu ne peux plus,
00:15:42tu n'as pas des bonnes notes.
00:15:43Donc le gars,
00:15:43qu'est-ce qu'il va faire ?
00:15:44Bon, voilà.
00:15:45Donc il quitte la fac
00:15:45qui a décidé enfin
00:15:47de supprimer les antennes de région.
00:15:49Ainsi, l'étudiant qui est à Montferrand,
00:15:50il s'installait dans sa région.
00:15:52Bon, enfin,
00:15:53en fin d'étude,
00:15:53il y avait la possibilité
00:15:55de faire une spécialité
00:15:56pour certaines spécialités
00:15:57en 3 ou 4 ans
00:15:58et en devenait spécialistes.
00:15:59Du coup, il n'y en a plus.
00:16:00Voilà les 4 questions.
00:16:01J'espère que vous serez mis
00:16:02les allées à son tiède
00:16:03avec un gouvernement responsable.
00:16:05Non, mais c'est vrai.
00:16:06Et après,
00:16:07moi, j'aimerais bien vous rencontrer
00:16:08parce que moi,
00:16:09je suis très...
00:16:10Pardon, excusez-moi.
00:16:10On vous mettra en contact.
00:16:12Je suis très motivé
00:16:12par les trucs politiques
00:16:13et j'aimerais avec vous
00:16:15et puis peut-être
00:16:15des amis chirurgiens
00:16:16qui m'expliquaient des choses,
00:16:18faire un programme de médecine
00:16:20pour les futurs candidats présidentiels.
00:16:22Le Sud Radio
00:16:23essaiera d'organiser la rencontre, Marc.
00:16:25Jérôme Marti,
00:16:26vous avez 4 questions,
00:16:27vous avez 4 minutes.
00:16:284 questions très rapidement,
00:16:29mon cher frère.
00:16:30C'est la somme
00:16:32des politiques sanitaires successives
00:16:34qui nous ont mis dedans
00:16:35et effectivement,
00:16:36parce qu'à courte vue,
00:16:37on a cru faire de l'économie
00:16:38en nous mettant dans les mêmes facs,
00:16:40en regroupant différentes professions.
00:16:42On a foutu en l'air
00:16:43la première année de médecine
00:16:44avec la réforme abominable
00:16:45qu'on a mise en place
00:16:46où effectivement,
00:16:47on leur interdit de redoubler,
00:16:49on les envoie dans des espèces
00:16:50de filières
00:16:51qui ne sont pas la santé
00:16:52et puis ils peuvent revenir
00:16:53de la santé à la troisième année.
00:16:54Enfin, tout ça est folie.
00:16:55On a cassé l'internat
00:16:56dernièrement aussi
00:16:57avec une réforme
00:16:58complètement absurde.
00:16:59On fait comme ça,
00:17:00à chaque fois,
00:17:01on prend des petites réformettes
00:17:02comme si un ministre
00:17:04voulait laisser un nom
00:17:05et s'il était plus important
00:17:06de laisser un nom,
00:17:08de laisser une trace
00:17:08avec son nom
00:17:09que de véritablement
00:17:10modifier les choses.
00:17:12Et petit à petit,
00:17:12la médecine s'est enfoncée.
00:17:14Ceux qui en payent le prix
00:17:14le plus douloureux,
00:17:15ce sont les patients.
00:17:16Et vous avez raison,
00:17:17il faudrait revenir sur tout cela,
00:17:19il faudrait revenir
00:17:19sur une vraie régionalisation.
00:17:21La régionalisation
00:17:21était quelque chose de très beau.
00:17:23Les ARS,
00:17:23les agences régionales de santé,
00:17:25c'était quelque chose
00:17:25de très bien au départ
00:17:26puisque ça rapprochait
00:17:27l'administration du soignant.
00:17:29C'était fait pour que les gens
00:17:30se parlent.
00:17:31Et puis, très rapidement,
00:17:32la verticalisation est revenue.
00:17:33Les gens sont partis
00:17:34prendre leurs ordres à Paris.
00:17:35Et puis,
00:17:35la direction générale
00:17:36de l'offre de soins,
00:17:37le ministère,
00:17:39l'assurance maladie
00:17:40au niveau national,
00:17:40tout ça gouverne.
00:17:41Et on perd du temps.
00:17:42Et on perd du temps
00:17:43parce qu'on n'adapte pas
00:17:44le soin aux besoins réels.
00:17:45Et les besoins réels,
00:17:46c'est les territoires.
00:17:47Et tel territoire
00:17:48ne ressemble pas
00:17:49à tel autre territoire.
00:17:50Jérôme Marti,
00:17:51Marc,
00:17:51qui aurait pu faire
00:17:52un bon journaliste,
00:17:52il a devancé ma question
00:17:53justement sur cette question.
00:17:54Vous êtes président
00:17:55de l'Union française
00:17:56d'une médecine libre.
00:17:58Est-ce que si on avait
00:17:59alors une vraie décentralisation
00:18:01vraiment structurelle
00:18:02dans la République,
00:18:03est-ce que,
00:18:04de façon républicaine,
00:18:06on pourrait donner aux régions
00:18:07le pouvoir de gérer
00:18:08la santé au niveau régional ?
00:18:10Vous me direz,
00:18:11il y aurait risque
00:18:12de disparité
00:18:12d'une région à l'autre.
00:18:14Mais est-ce que ça ne serait
00:18:15pas mieux
00:18:15que la gamme gestuelle ?
00:18:17Alors,
00:18:18vous avez raison,
00:18:18il faudrait une vraie
00:18:20régionalisation
00:18:20avec des vrais moyens
00:18:21et puis surtout
00:18:22une vraie gouvernance.
00:18:23Ce qui nous manque,
00:18:24c'est la gouvernance
00:18:25et c'est la démocratie sanitaire.
00:18:27Nous sommes dans un système
00:18:29où la démocratie sanitaire
00:18:30est un théâtre d'ombre.
00:18:31Quand je dis
00:18:32vraie démocratie sanitaire,
00:18:34c'est que
00:18:35les représentants
00:18:36des patients,
00:18:37les représentants
00:18:38des soignants,
00:18:39l'ensemble des soignants
00:18:40et privés publics
00:18:41et les représentants
00:18:42de l'administration
00:18:43doivent avoir
00:18:44le même pouvoir,
00:18:46les mêmes droits
00:18:47et le même droit
00:18:48d'opposition.
00:18:49C'est-à-dire que
00:18:49le système ne peut avancer
00:18:50que si ces trois parties
00:18:51sont d'accord
00:18:52à chaque fois.
00:18:53C'est une vraie démocratie
00:18:54sanitaire.
00:18:55Et puis,
00:18:55les représentants
00:18:56des soignants,
00:18:57des patients,
00:18:57ils doivent être débarrassés
00:18:59de la tutelle de l'État.
00:19:00Vous savez que
00:19:00France Asso Santé,
00:19:01qui représente l'ensemble
00:19:03des associations
00:19:03et financés à 80%
00:19:05par l'État.
00:19:06Ça, ce n'est pas possible.
00:19:07Il faut les libérer
00:19:08plutôt que leur donner
00:19:09une subvention.
00:19:09Il faut les financer
00:19:10par l'impôt
00:19:10avec un 0,5%
00:19:12par exemple
00:19:12aux associations
00:19:13de patients
00:19:14parce qu'on sera tous
00:19:14patients un jour.
00:19:15Donc, il serait normal
00:19:16que les travailleurs
00:19:17et surtout les entreprises
00:19:18comme elles le font
00:19:19d'ailleurs pour la formation
00:19:20BP,
00:19:21un 0,5%
00:19:22aux associations de patients
00:19:23ce qui les libérerait
00:19:24de la tutelle de l'État
00:19:25et ils feraient rentrer
00:19:26dans une vraie démocratie
00:19:27sanitaire.
00:19:27On en est loin aujourd'hui.
00:19:28Sans oublier
00:19:30la réduction
00:19:30de la part administrative
00:19:32dans les effectifs hospitaliers.
00:19:33On en est à 60%.
00:19:34On a 40% de gens
00:19:35qui sont là pour soigner.
00:19:36Quand on va à l'hôpital,
00:19:37ce n'est pas pour rencontrer
00:19:38une secrétaire
00:19:39ou un administrateur.
00:19:40On vient là pour rencontrer
00:19:40des médecins.
00:19:41Et tous les médecins,
00:19:42vous me le confirmez,
00:19:43vous disent
00:19:43qu'on est noyé
00:19:44sous la masse
00:19:46des effectifs administratifs.
00:19:49Non seulement
00:19:50sous la masse
00:19:51des effectifs administratifs,
00:19:53mais on est noyé aussi
00:19:54sous les procédures,
00:19:55sous les protocoles,
00:19:56sous les normes,
00:19:57etc.
00:19:59Effectivement,
00:19:59vous avez les hôpitaux,
00:20:00c'était le cas
00:20:01de l'hôpital Georges-Pompidou
00:20:02en un temps,
00:20:02où vous avez un administratif
00:20:03pour un soignant.
00:20:04Ça, ce n'est pas possible.
00:20:05Je veux dire,
00:20:06à un moment,
00:20:06justement,
00:20:07à l'heure de l'intelligence
00:20:07artificielle et de la robotisation,
00:20:09on doit pouvoir améliorer
00:20:10tout ça.
00:20:11Très certainement,
00:20:11il faut privilégier
00:20:12la blouse blanche,
00:20:14il faut privilégier
00:20:15le patient,
00:20:16il faut privilégier
00:20:17le chemin du soin,
00:20:18plus que tout ce qui est
00:20:19paperasse autour.
00:20:20Ça, c'est une évidence.
00:20:21Alors,
00:20:21autant confier,
00:20:22puisqu'on parle
00:20:22d'intelligence artificielle,
00:20:24peut-être que l'administratif
00:20:25pourrait être confié
00:20:26à l'IA,
00:20:27et puis les véritables soins
00:20:28confiés à des êtres humains
00:20:29qui ont du cœur,
00:20:30qui ont une âme,
00:20:31qui vous parlent
00:20:31et qui vous regardent
00:20:32dans les yeux
00:20:32quand ils vous donnent
00:20:33un diagnostic.
00:20:34On peut rêver,
00:20:35Périgo Légas.
00:20:36Merci Jérôme Marti.
00:20:37Je vous dis à très bientôt.
00:20:38Merci.
00:20:38Merci d'avoir été
00:20:39sur cette radio.
00:20:40A bientôt.
00:20:41Dans un instant,
00:20:42juste après les perles,
00:20:43nous allons se demander
00:20:45qu'est-ce qu'il faut retenir
00:20:46des alliances
00:20:47pour le second tour
00:20:48des municipales.
00:20:49On sera avec
00:20:50Christophe Boutin,
00:20:51politologue.
00:20:52Et si vous souhaitez
00:20:52réagir comme Marc
00:20:54vient de le faire,
00:20:55un seul numéro,
00:20:56le 0826 300 300.
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00:21:00Info sur aldi.fr
00:21:03Sud Radio,
00:21:05la France dans tous ses états,
00:21:07les perles du jour.
00:21:08L'entre-deux-tours,
00:21:10on en parle beaucoup
00:21:11sur Sud Radio
00:21:12et depuis dimanche soir
00:21:13dans cette affaire
00:21:14des municipales,
00:21:15une élection
00:21:16qui fait beaucoup parler,
00:21:17celle du maire LFI
00:21:18de Saint-Denis,
00:21:19Bali Bakayoko,
00:21:20qui fait beaucoup réagir
00:21:21notamment dans tous les médias.
00:21:23Oui,
00:21:23bon,
00:21:24ça a été une surprise,
00:21:25ça a été un séisme,
00:21:25élection au premier tour,
00:21:26déjà dans une ville
00:21:27de la banlieue,
00:21:29c'est rare qu'il y ait
00:21:29des élections au premier tour,
00:21:30c'est plutôt des symptômes
00:21:31qui se constatent
00:21:32dans des zones rurales
00:21:33ou dans des villes,
00:21:34dans des préfectures.
00:21:35Et là,
00:21:36Bali et Bakayoko,
00:21:37c'est une ville socialiste
00:21:38depuis très longtemps,
00:21:39ça a été une ville communiste.
00:21:41Je me souviens
00:21:41des élus communistes
00:21:42de la Seine-Saint-Denis,
00:21:43c'était même un fief.
00:21:44À côté de la basilique
00:21:45où sont enterrés
00:21:46les rois de France,
00:21:47on avait une des plus
00:21:47importantes municipalités
00:21:49communistes
00:21:50de la région parisienne
00:21:51dans ce 93,
00:21:53dans cette Seine-Saint-Denis.
00:21:54Là,
00:21:54c'est Bali et Bakayoko
00:21:55qui a été élu
00:21:56au premier tour
00:21:58et ça suscite,
00:22:00alors que ça suscite
00:22:01de l'émoi,
00:22:02c'est normal,
00:22:03de la colère
00:22:03chez les opposants,
00:22:05bien sûr,
00:22:05de la joie
00:22:06chez ceux
00:22:07qui ne s'attendaient pas
00:22:07à cette victoire
00:22:08au premier tour.
00:22:09Et puis,
00:22:09à un moment donné,
00:22:09il peut y avoir
00:22:10peut-être un début
00:22:11de dérapage.
00:22:12Attention,
00:22:13ça reste une élection
00:22:14démocratique
00:22:15qui n'a pas été truquée.
00:22:16C'est le score
00:22:18de ce que les électeurs
00:22:19et les électrices
00:22:19de Seine-Saint-Denis
00:22:20qui sont des citoyens français
00:22:21à part entière
00:22:22ont décidé
00:22:22et pour autant,
00:22:24ça nous a permis,
00:22:24on a quand même entendu
00:22:25ces deux types d'expressions.
00:22:28Qu'est-ce que vous répondez
00:22:29à ceux qui,
00:22:30justement,
00:22:31sur la participation
00:22:31pointent le fait
00:22:32que les cités
00:22:34de Seine-Saint-Denis
00:22:34ont survoté
00:22:36dans cette élection
00:22:37et qui accusent
00:22:39notamment
00:22:39les narcos de Seine-Saint-Denis
00:22:40ont survoté
00:22:41dans cette élection
00:22:43et qui accusent
00:22:44notamment
00:22:45les narcos de trafiquants
00:22:46d'être allés chercher
00:22:47les électeurs.
00:22:48Il y a eu un article
00:22:49dans le Canard Enchaîné
00:22:49qui stipule
00:22:51le fait
00:22:51que des policiers municipaux
00:22:54accusent des dealers
00:22:55d'avoir pris
00:22:56des cartes d'identité,
00:22:57d'avoir appelé
00:22:58à faire des procurations.
00:23:00Alors ça,
00:23:01c'était le premier son
00:23:02où c'est Denis Tougdoual
00:23:03hier face
00:23:04au maire de Saint-Denis
00:23:06qui pose cette question
00:23:07avec notamment,
00:23:09je ne sais pas
00:23:10si on peut dire dérapage,
00:23:12mais une allusion
00:23:12avec les narcos de trafiquants.
00:23:15face au maire LFI
00:23:16et hier,
00:23:17même chose
00:23:18avec Julien Oudoul
00:23:19qui a un peu réagi
00:23:21à sa façon
00:23:22à cette élection.
00:23:22Le drapeau français
00:23:23que vous observez
00:23:24dans la salle
00:23:25de la mairie
00:23:26va être remplacé
00:23:27par le drapeau
00:23:28du Hamas.
00:23:29Et toutes les représentations
00:23:31de la République,
00:23:32toutes nos valeurs
00:23:33vont être
00:23:34annihilées
00:23:35par cette municipalité
00:23:36d'extrême-gauche
00:23:38dont la haine
00:23:39de la France
00:23:39est manifeste.
00:23:41On comprend la colère
00:23:42de Julien Oudoul
00:23:43et du Rassemblement national.
00:23:45Ce sont les valeurs opposées
00:23:46qui ont aujourd'hui
00:23:47gagné la commune
00:23:49de la mairie
00:23:49de la Seine-Saint-Denis
00:23:51en Seine-Saint-Denis.
00:23:53Je suis un petit peu
00:23:54perplexe
00:23:55parce que
00:23:56je veux bien
00:23:57que la France insoumise
00:23:58puisse susciter de la colère,
00:23:59qu'il faille se mobiliser,
00:24:01que pour beaucoup
00:24:02de Françaises et de Français,
00:24:03c'est un parti
00:24:04qui est un petit peu loin
00:24:05et qui suscite de la peur.
00:24:07Et on va même
00:24:08se poser quelquefois
00:24:09à propos de Jean-Luc Mélenchon
00:24:11ou des autres dignitaires
00:24:13que l'on entend,
00:24:13Madame Pannot,
00:24:14Madame Bombonot,
00:24:15est-ce que ce sont vraiment...
00:24:16Alors on a le droit
00:24:17de se poser, entre guillemets,
00:24:18ce sont vraiment des démocrates,
00:24:19est-ce qu'ils aiment
00:24:20vraiment les libertés ?
00:24:21Si un jour
00:24:21ils arrivent au pouvoir,
00:24:23est-ce que toutes
00:24:23les libertés publiques
00:24:25seront garanties ?
00:24:26C'est un débat légitime
00:24:27pourvu qu'on reste
00:24:28dans le contexte de la loi
00:24:29qui n'est pas
00:24:30dénigrement ou diffamation.
00:24:31On a le droit
00:24:31de se poser des questions.
00:24:33Là, Julien Oudoul dit
00:24:35ça sera le drapeau
00:24:36du Hamas.
00:24:38On sait, on sait...
00:24:39On s'est rappelé
00:24:40pourquoi il dit ça ?
00:24:41Parce qu'il y a
00:24:42une ambiguïté.
00:24:42Et parce que
00:24:43le soir de l'élection
00:24:44à la mairie de Saint-Denis,
00:24:46tous les militants
00:24:48de LFI
00:24:48ont dit
00:24:49nous sommes tous
00:24:50les enfants de Gaza
00:24:51suite à cette élection.
00:24:53Alors les enfants de Gaza
00:24:54c'est pas forcément
00:24:55les enfants du Hamas
00:24:56et le drapeau palestinien
00:24:57n'est pas que le drapeau
00:24:59du Hamas.
00:25:00La polémique est légitime.
00:25:01Elle a le droit d'exister.
00:25:02Voilà.
00:25:02Elle a le droit
00:25:03d'être prononcée.
00:25:04Et puis la phrase précédente
00:25:06c'était
00:25:06Tugdualdoni
00:25:07qui demande
00:25:07à ce même maire
00:25:09voilà
00:25:10je rappelle que
00:25:11Bali Bagayoko
00:25:12c'est un black
00:25:13c'est un citoyen français
00:25:14à part entière
00:25:15c'est un démocrate
00:25:16il a été élu
00:25:17tout à fait
00:25:18démocrate
00:25:19ah oui non non
00:25:20mais c'est incontestable
00:25:22en plus
00:25:24Bali Bagayoko
00:25:25dans l'univers
00:25:26dans l'univers
00:25:28dignitaire
00:25:28de la France insoumise
00:25:30beaucoup considèrent
00:25:31que ce n'est pas
00:25:32le plus excessif
00:25:33c'est pas le plus violent
00:25:34c'est quelqu'un
00:25:35qui fait attention
00:25:36à ce qu'il dit
00:25:36il a mené une campagne
00:25:37tout à fait
00:25:38tout à fait respectable
00:25:39on verra ensuite
00:25:40par la suite
00:25:40ce que ça va donner
00:25:41quand il sera maire
00:25:42mais soupçonné
00:25:43d'avoir utilisé
00:25:45les narcotrafiquants
00:25:46le narcotrafic
00:25:46pour faire voter des gens
00:25:49voilà
00:25:49je sais pas
00:25:50je sais pas
00:25:51si ces deux
00:25:52ces deux allusions
00:25:53ces deux insinuations
00:25:55vous avez été élu
00:25:56grâce aux narcotrafiquants
00:25:57à peu près
00:25:57c'est ce que ça veut dire
00:25:58et puis le drapeau du Hamas
00:26:00flottera
00:26:01je suis pas sûr
00:26:02que ça soit la bonne
00:26:02la bonne méthode
00:26:03la bonne pratique
00:26:04la bonne dialectique
00:26:05pour contrer
00:26:06la France insoumise
00:26:07qui est un parti
00:26:08qu'on en a droit
00:26:09qu'on a le droit
00:26:10de s'opposer
00:26:10qu'on a le droit
00:26:11de combattre politiquement
00:26:11voilà
00:26:12la Bali Bagayoko
00:26:13a été élu
00:26:14de façon
00:26:14tout à fait honorable
00:26:16triomphale
00:26:17il est surtout
00:26:18le symptôme
00:26:19de cette souffrance
00:26:20de cette fracture sociale
00:26:21que la gauche conventionnelle
00:26:23n'a pas su résoudre
00:26:24voilà
00:26:24et une partie du peuple français
00:26:26dans le désespoir
00:26:27dans la colère
00:26:27peut-être quelquefois
00:26:28dans une certaine détestation
00:26:30voire la haine
00:26:30de nos institutions
00:26:31est allée vers ce parti
00:26:33en tout cas
00:26:33Bali Bagayoko
00:26:34a eu ta sa place
00:26:35on le jugera sur les actes
00:26:36en fonction de ce qu'il fait
00:26:37voilà
00:26:38je crois pas que ça soit
00:26:38une bonne pratique
00:26:39de dire narcotafricain
00:26:40et drapeau du Hamas
00:26:41là je pense qu'il y a
00:26:42une erreur stratégique
00:26:43ou tactique
00:26:44de la part des représentants
00:26:45de la droite nationale
00:26:49le second tour des municipales
00:26:51inquiète aussi beaucoup
00:26:52l'économie locale
00:26:53du côté de Toulouse
00:26:53le MEDEV de Haute-Garonne
00:26:56s'inquiète
00:26:56de l'alliance
00:26:57entre le socialiste
00:26:58François Briançon
00:27:00et l'insoumis
00:27:01François Picmal
00:27:01selon les représentants
00:27:04des entreprises
00:27:04certaines propositions
00:27:06pourraient freiner
00:27:06les investissements
00:27:08voire pousser
00:27:08des projets
00:27:09à quitter la région
00:27:10dans le viseur
00:27:11notamment des sujets clés
00:27:12comme la ligne
00:27:13à grande vitesse
00:27:14le logement
00:27:15ou encore la fiscalité
00:27:16des entreprises
00:27:17mais surtout
00:27:18une crainte
00:27:19majeure ressort
00:27:20l'avenir du géant
00:27:21aéronautique Airbus
00:27:23des projets d'expansion
00:27:24seraient déjà en réflexion
00:27:25et pourraient être déplacés
00:27:26vers d'autres villes
00:27:27comme Hambourg
00:27:28en Allemagne
00:27:28si le climat politique
00:27:30devient défavorable
00:27:31un signal d'alerte
00:27:32donc fort
00:27:33pour Toulouse
00:27:33qui on le rappelle
00:27:34est capitale européenne
00:27:35de l'aéronautique
00:27:36c'est peut-être vrai
00:27:38c'est peut-être vrai
00:27:39c'est rare que le BDF
00:27:41se mobilise de façon
00:27:42au niveau des élections nationales
00:27:43oui bien sûr
00:27:44j'ai toujours entendu
00:27:45patronat français
00:27:46autrefois c'était le CNPF
00:27:48voilà son patron
00:27:49s'appelait M. François Serac
00:27:51ensuite il y a eu M. Pierre Gattaz
00:27:53ils annonçaient
00:27:54si la gauche gagne
00:27:55si l'union de la gauche
00:27:56remporte les élections
00:27:58alors un coup
00:27:58c'était les chats russes
00:27:59qui allaient arriver
00:28:00sur les Champs-Elysées
00:28:00ensuite la CGT
00:28:02allait prendre le pouvoir
00:28:03bon et puis finalement
00:28:04la gauche a pris le pouvoir
00:28:05c'est plutôt
00:28:06les gens d'argent
00:28:06qui s'en sont sortis
00:28:08jamais le fric
00:28:09n'a fait gagner
00:28:10autant de fric
00:28:10à ceux qui ont du fric
00:28:11que sous les gouvernements
00:28:12de gauche
00:28:13c'est pour ça que
00:28:14François Hollande a dit
00:28:15mon ennemi c'est la finance
00:28:16donc tout est très relatif
00:28:17là je redis la même chose
00:28:19que pour Saint-Denis
00:28:21nous nous sommes opposés
00:28:23beaucoup de médias
00:28:24beaucoup d'observateurs
00:28:25beaucoup de libres penseurs
00:28:26de républicains
00:28:26et de démocrates
00:28:27et notamment sur Sud Radio
00:28:28quand on nous annonçait
00:28:29le RN
00:28:30si le RN arrive
00:28:31ça va être la fin du monde
00:28:33voilà on va fuir
00:28:34ça va être des hordes
00:28:36de militants d'extrême droite
00:28:37les communes
00:28:38on n'aura plus de culture
00:28:39on va être voilà
00:28:39c'est la fin de la République
00:28:40ce sont des fascistes
00:28:42ce sont des anciens collabos
00:28:43donc on vouait le RN
00:28:44au Gémonie
00:28:45en disant que si la France
00:28:46s'y confiait
00:28:46et on continue à le dire
00:28:47d'ailleurs
00:28:47on continue à le dire
00:28:48le Front Républicain
00:28:49on a inventé le Front Républicain
00:28:50qui est la plus grande
00:28:52forfaiture
00:28:52et la plus grande
00:28:53immoralité politique
00:28:54vis-à-vis des électeurs
00:28:54qui ont fait confiance
00:28:55au Front Républicain
00:28:56en votant pour eux
00:28:56et on se retrouve
00:28:57le lendemain matin
00:28:58tout le monde reprend le couteau
00:28:59donc il n'y avait pas plus
00:28:59trop de républicains
00:29:00que de beurre
00:29:02dans les épinards
00:29:03là de dire le MEDEF
00:29:05que le MEDEF
00:29:06dit s'inquiète de Toulouse
00:29:07voilà
00:29:08je pense pas
00:29:08je crois que
00:29:10dire
00:29:10faire peur
00:29:11sur des éléments de ce genre
00:29:12on verra le moment venu
00:29:13je crois que ce n'est pas
00:29:14une attitude intelligente
00:29:16elle est démocratique
00:29:16elle n'est pas intelligente
00:29:17et peut-être
00:29:17ça sera une question
00:29:18qui sera posée ce soir
00:29:19lors du débat
00:29:20Sud Radio
00:29:21et la Dépêche du Midi
00:29:22qui vous fera vivre
00:29:23ce débat
00:29:24entre Jean-Luc Moudinck
00:29:25et François Piquemal
00:29:27à 18h30
00:29:27exactement
00:29:28sur Sud Radio
00:29:29et c'est Christine
00:29:31c'est Christine Caillot
00:29:31qui anime
00:29:32Christine Bouillot
00:29:33avec des journalistes
00:29:35de la Dépêche du Midi
00:29:37le prix de l'essence
00:29:39augmente
00:29:39vous l'avez forcément constaté
00:29:41et ça fait polémique
00:29:42mais pour certains économistes
00:29:44ce n'est pas un scandale
00:29:45c'est un signal Périco
00:29:46oui
00:29:47on pensait que
00:29:48ça a été jugulé
00:29:49le Premier ministre
00:29:50a délégué 500 inspecteurs
00:29:51sur les stations-service
00:29:52pour voir si tout le monde
00:29:53respectait la règle du jeu
00:29:55il n'y a pas de règle du jeu
00:29:56les prix sont libres
00:29:58voilà
00:29:58et là effectivement
00:29:59vu la situation
00:30:00en Proche-Orient
00:30:00le détroit d'Ormus
00:30:01qui est bloqué
00:30:02des pétroliers
00:30:03qui sont en flamme
00:30:04vous imaginez bien
00:30:05que le prix de l'essence
00:30:07et le prix du gasoil
00:30:08ne vont pas baisser
00:30:10il n'empêche
00:30:11celui qui a le principal levier
00:30:12ce n'est pas
00:30:14le pays exportateur
00:30:15qui touche sa part
00:30:16ce n'est pas le transporteur
00:30:18ce n'est pas le raffineur
00:30:20l'industriel
00:30:21les grandes sociétés pétrolières
00:30:22elles prennent leur marge
00:30:23elles vivent bien
00:30:23ils ne sont pas malheureux
00:30:25voilà
00:30:25on revient toujours
00:30:26sur le même problème
00:30:27on est sur la taxe
00:30:29sur la taxe de l'Etat
00:30:31et on sent bien
00:30:32qu'avec un déficit
00:30:33de 3600 milliards
00:30:34le ministère de l'économie
00:30:36et des finances
00:30:36est quand même tenté
00:30:37de se faire un petit peu
00:30:39de gras
00:30:39sur cette hausse
00:30:41du pétrole
00:30:41et d'en rajouter un petit peu
00:30:43ou en tout cas
00:30:43de ne pas faire ce qu'il peut
00:30:44pour le limiter
00:30:46voilà qu'elles étaient
00:30:47on ne les a pas toutes faites
00:30:48parce que je me suis un peu
00:30:49mais il y en aura d'autres
00:30:50je me suis laissé
00:30:51un peu laissé aller
00:30:52sur le problème de Saint-Denis
00:30:53mais ce sont des enjeux
00:30:54démocratiques et politiques
00:30:55essentiels
00:30:56et j'aime bien que
00:30:57sur cette antenne
00:30:58les choses soient dites
00:30:58comme il se faut
00:30:59on reste libre penseur
00:31:00et on croit d'abord
00:31:01à la démocratie
00:31:02et on va rester sur ce sujet
00:31:03des municipales
00:31:04où on va se demander
00:31:05que retenir des alliances
00:31:06qui ont eu lieu
00:31:07pour le second tour
00:31:08de dimanche
00:31:09on va en parler
00:31:09avec Christophe Boutin
00:31:11politologue tout de suite
00:31:12et vous pouvez toujours
00:31:13nous appeler
00:31:13au téléphone
00:31:150826
00:31:16300
00:31:20Marseille
00:31:20Toulouse
00:31:21Lyon
00:31:22Paris
00:31:22c'était un peu
00:31:23le jeu
00:31:23des chaises musicales
00:31:25savoir qui rallie qui
00:31:26le jeu des alliances
00:31:28il s'est terminé hier
00:31:29et qu'est-ce qu'il faut
00:31:29retenir de ce jeu
00:31:30des alliances
00:31:31on est avec Christophe Boutin
00:31:33politologue
00:31:33bonjour Christophe
00:31:35bonjour
00:31:36bonjour Christophe Boutin
00:31:37merci d'être
00:31:38sur Sud Radio
00:31:39aujourd'hui avec nous
00:31:40oui effectivement
00:31:40en tant que politologue
00:31:42vous devez vous régaler
00:31:43avec ces situations
00:31:44ces configurations
00:31:45assez inédites
00:31:45dans l'histoire électorale
00:31:46française
00:31:48des décompositions
00:31:49des virevoltes
00:31:50on ne va pas
00:31:51toutes les passer en revue
00:31:52je voudrais
00:31:52je voudrais vous analyse
00:31:54d'abord
00:31:55le reniement
00:31:56du parti socialiste
00:31:57qui ne dit pas
00:31:58d'accord national
00:31:58sous-entendu
00:32:00sur place
00:32:00vous faites ce que vous voulez
00:32:01et je fermerai les yeux
00:32:02monsieur Olivier Faure
00:32:03et puis ensuite
00:32:04des désistements
00:32:05de dernière minute
00:32:06c'est-à-dire que
00:32:06on se dit
00:32:07il y a la main tendue
00:32:08il n'y a pas la main tendue
00:32:09Sarah Knafo
00:32:10pas de main tendue
00:32:11de Rachida Dati
00:32:12mais elle prend ses responsabilités
00:32:13et bien je me désiste
00:32:14quand même
00:32:15et puis
00:32:16monsieur Delogu à Marseille
00:32:17qui lui semble bien
00:32:18avoir reçu un coup de téléphone
00:32:19de Paris
00:32:19et on lui a dit
00:32:20tu te désistes
00:32:21il n'est pas question
00:32:22que la France insoumise
00:32:25soit responsable
00:32:25de l'élection
00:32:26de monsieur Alizu
00:32:27à Marseille
00:32:27ça vous inspire quoi
00:32:29comme observation ?
00:32:30il n'y a plus de repères
00:32:31il n'y a plus de codes
00:32:32il n'y a plus de valeurs
00:32:35écoutez finalement
00:32:36c'est peut-être moins nouveau
00:32:37qu'on ne le pense
00:32:38car le système
00:32:39des élections municipales
00:32:40permet effectivement
00:32:41cette recomposition
00:32:42entre les deux tours
00:32:43et on avait assisté
00:32:44dans les années précédentes
00:32:45il faut bien le dire
00:32:46à des recompositions
00:32:47qui étaient parfois
00:32:47et aussi très surprenantes
00:32:49on est vraiment
00:32:50dans un cas local
00:32:51à chaque fois
00:32:52on voit très bien
00:32:53qu'il y a des villes
00:32:53dans lesquelles on a
00:32:54préservé une certaine distance
00:32:56c'est le cas
00:32:57les fusions ne sont pas faites
00:32:58dans quand même
00:32:58pas mal de villes
00:32:59contrairement à ce qu'on croit
00:33:01les villes de l'ouest
00:33:03Caen, Rennes, Rouen
00:33:04par exemple
00:33:04il n'y a pas de fusion
00:33:05il n'y en a pas à Metz
00:33:06il n'y en a pas à Nancy
00:33:08il n'y en a pas à Marseille
00:33:09on en parlait effectivement
00:33:10il y a les désistements
00:33:12qui sont les seconds éléments
00:33:13avec des pressions
00:33:14vous avez évoqué effectivement
00:33:15le fait qu'on ait sans doute
00:33:17demandé à monsieur Delogu
00:33:18de bien vouloir
00:33:19laisser la place
00:33:20si je puis dire
00:33:20avec parfois des échecs
00:33:23visiblement
00:33:23c'est le cas
00:33:24pour d'autres villes
00:33:25où il y a des pressions
00:33:27parfois même de l'Elysée
00:33:28dit-on
00:33:29notamment à Nice
00:33:30et il y a quand même
00:33:31un maintien des candidats
00:33:33on voit aussi
00:33:34la manière dont
00:33:35la manière dont certains
00:33:36chefs de parti
00:33:37soutiennent
00:33:38sans soutenir
00:33:39par exemple
00:33:40monsieur Retailleau
00:33:41par rapport à Nice
00:33:43dit qu'il n'apporte pas
00:33:44son soutien
00:33:44à monsieur Estrosi
00:33:46mais qu'inversement
00:33:46il ne soutient pas non plus
00:33:48monsieur Ciotti
00:33:48avec des crises derrière
00:33:50des critiques
00:33:52qui sont faites
00:33:52à son rencontre
00:33:53bref
00:33:53vous avez raison
00:33:54c'est assez
00:33:54c'est assez amusant
00:33:56alors amusant
00:33:56ou inquiétant
00:33:57c'est toute la question
00:33:58il est bien entendu
00:34:00Christophe Boutin
00:34:01que c'est l'électeur
00:34:02qui décidera au deuxième tour
00:34:03on sait qu'aux municipales
00:34:05en particulier
00:34:06dans ce scrutin
00:34:07les consignes nationales
00:34:08les consignes des partis
00:34:09ne sont que très relativement
00:34:11suivies
00:34:11on peut supposer
00:34:13vous me le confirmerez
00:34:14qu'une partie
00:34:14de l'électorat
00:34:16de madame
00:34:17de madame
00:34:18Knaffot
00:34:19n'ira pas forcément
00:34:20voter pour
00:34:21pour madame Dati
00:34:23et qu'une partie
00:34:23de l'électorat
00:34:24de monsieur Bournazel
00:34:25ira lui carrément
00:34:26chez monsieur Grégoire
00:34:28il reste quand même
00:34:29j'allais dire
00:34:30une autonomie de conscience
00:34:31de l'électorat municipal
00:34:32par rapport au conseil
00:34:34des états-majors parisiens
00:34:35c'est une réalité
00:34:36historique
00:34:38absolument
00:34:38maintenant
00:34:39vous savez ce que c'est
00:34:40au premier tour
00:34:41on vote pour
00:34:42au deuxième
00:34:43on vote contre
00:34:44on élimine
00:34:44vous évoquez
00:34:45l'électorat
00:34:46de madame Knaffot
00:34:47la question de son électorat
00:34:49n'est pas tellement
00:34:49de savoir s'ils ont envie
00:34:50de voter pour
00:34:51madame Dati
00:34:52mais de savoir s'ils ont
00:34:53envie de voter contre
00:34:54monsieur Grégoire
00:34:55ce qui n'est pas la même chose
00:34:56à Marseille là aussi
00:34:57madame Vassal se maintient
00:35:00malgré tout
00:35:00le fait qu'elle se maintienne
00:35:02rend
00:35:03la situation
00:35:04très difficile
00:35:05pour monsieur Alizio
00:35:06c'est le contraire
00:35:06de ce qui s'est passé
00:35:07à Paris
00:35:07pour autant
00:35:08j'entends des Marseillais
00:35:09j'entends des Marseillais
00:35:11électeurs de madame Vassal
00:35:11qui disent nous
00:35:12notre priorité
00:35:13c'est d'empêcher
00:35:14que cette ville retombe
00:35:14une fois de plus
00:35:16sur la gauche
00:35:16et on ira voter Alizio
00:35:18c'est un phénomène
00:35:18qui peut se produire également
00:35:20Ah tout à fait
00:35:21absolument
00:35:21là encore
00:35:22on retrouve les priorités
00:35:23et les priorités contre
00:35:24beaucoup plus que les priorités pour
00:35:25en sachant que
00:35:26dans ces priorités contre
00:35:27contrairement à ce qui se passait
00:35:28à une époque
00:35:29il y a de moins en moins
00:35:31de blocages définitifs
00:35:33de barrages
00:35:33pourrait-on employer les choses
00:35:35et les électeurs ici
00:35:37estiment qu'ils ont
00:35:38une marge de manœuvre
00:35:39beaucoup plus importante
00:35:40et ils n'hésiteront pas
00:35:40je crois à la prendre
00:35:41Alors barrage
00:35:42il y en a à Strasbourg
00:35:43puisque Horizon fait acte
00:35:44fait pacte
00:35:45avec le parti socialiste
00:35:46pour empêcher
00:35:47que la ville ne tombe
00:35:48aux mains du Rassemblement National
00:35:50pour autant
00:35:51vous me confirmerez
00:35:51Christophe Boutin
00:35:52ou pas
00:35:53que le deuxième tour
00:35:54c'est le deuxième tour
00:35:55en particulier
00:35:56celui de la municipale
00:35:57réserve beaucoup plus
00:35:58de surprises
00:35:59dans l'histoire électorale
00:36:00qu'un deuxième tour
00:36:00de législative
00:36:01ou de présidentielle
00:36:02où il y a une dynamique
00:36:03qui se confirme
00:36:04on a vu
00:36:05je me souviens
00:36:05en 83 au municipal
00:36:06premier tour
00:36:07très défavorable
00:36:08à la gauche
00:36:09elle avait sauvé
00:36:10les murs
00:36:10dernière minute
00:36:11est-ce que le porte-à-porte
00:36:12le fait qu'on aille
00:36:13reparte en campagne
00:36:14avec les électeurs
00:36:15qu'on aille les mobiliser
00:36:16les uns et les autres
00:36:17est-ce que 1
00:36:17on peut faire changer d'avis
00:36:19à un électeur
00:36:192
00:36:20très important
00:36:20est-ce qu'on peut faire voter
00:36:22quelqu'un qui s'est abstenu
00:36:23au premier tour
00:36:23à qui on explique
00:36:24il faut que tu y ailles au deuxième
00:36:25c'est une réalité
00:36:26ça aussi ou non ?
00:36:28Oui absolument
00:36:28c'est une réalité
00:36:29et c'est une réalité
00:36:30qui jusqu'alors
00:36:31je dirais portait moins
00:36:32aux municipales
00:36:33parce qu'il y avait
00:36:34une participation
00:36:34plus importante aux municipales
00:36:36or là
00:36:37nous avons une participation
00:36:38qui est en baisse
00:36:39dans un nombre de villes
00:36:40importantes
00:36:41on est en dessous
00:36:42des 50%
00:36:43ou juste aux 50%
00:36:44de participation
00:36:45et vous avez bien raison
00:36:46c'est chez les abstentionnistes
00:36:48et par le porte-à-porte
00:36:49que chacun des courants
00:36:51je ne parle plus de partis
00:36:52mais le courant ici
00:36:53va réussir
00:36:54à rameuter
00:36:55les électeurs
00:36:55Est-ce que le fait
00:36:57j'évoquais la question hier
00:36:59avec un de vos confrères
00:37:00politologues
00:37:01on est dans une situation
00:37:02inédite
00:37:03avec le nombre de listes
00:37:04uniques
00:37:04c'est-à-dire qu'on est
00:37:05dans le parti unique
00:37:06ça reste une démocratie
00:37:08mais quand on n'a pas le choix
00:37:09ça atténue un petit peu
00:37:10l'ampleur
00:37:11le suffrage universel
00:37:12perd de sa valeur démocratique
00:37:13est-ce que le fait
00:37:14qu'il y ait une démobilisation
00:37:16du personnel
00:37:17électoral municipal
00:37:19engendre également
00:37:20une démobilisation
00:37:20de l'électeur
00:37:23alors oui effectivement
00:37:24de toute façon
00:37:25quand il y a une liste unique
00:37:25dans les petites communes
00:37:26et à partir du moment
00:37:27où vous ne pouvez pas
00:37:28non plus faire un panachage
00:37:29vous ne pouvez plus
00:37:30rayer des noms
00:37:31pourquoi aller voter
00:37:32pour une liste unique
00:37:33sur laquelle vous n'avez
00:37:34aucun mode
00:37:35de mouvement
00:37:36vous ne pouvez rien faire
00:37:37là-dessus
00:37:37c'est la première question
00:37:38d'ailleurs on le voit bien
00:37:39dans les petites communes
00:37:41il y a eu un taux d'abstention
00:37:42qui a très largement
00:37:43progressé dans les petites communes
00:37:44à cause des listes uniques
00:37:45alors que
00:37:46lorsqu'il y avait
00:37:47plusieurs listes
00:37:48dans les petites communes
00:37:49on arrive à des 70
00:37:50des 80%
00:37:51de participation
00:37:52ce qui montre bien
00:37:53que l'électeur là
00:37:54il est démobilisé
00:37:55par ce vote unique
00:37:56qu'on lui demande
00:37:57de faire
00:37:58qui est grotesque
00:37:59en termes de démocratie
00:38:00suppression du panachage
00:38:01pour les communes
00:38:02de moins de 1000 habitants
00:38:05parité obligatoire
00:38:06quel que soit le cas de figure
00:38:07et la démographie
00:38:09pardon
00:38:09la démographie municipale
00:38:10est-ce que vous pensez
00:38:12que ces deux mesures
00:38:14alors le panachage
00:38:15on comprend pourquoi
00:38:17mais c'était tellement
00:38:18symptomatique
00:38:18des petites communes
00:38:19où les gens avaient l'impression
00:38:20de pouvoir
00:38:21s'immiscer
00:38:22dans le vote lui-même
00:38:23et surtout la parité
00:38:24vous avez eu beaucoup de communes
00:38:26on vous dit écoutez
00:38:26on n'a pas réussi
00:38:27à faire le nombre
00:38:27de candidats requis
00:38:29que ce soit 17 ou 23
00:38:30parce qu'on n'avait pas
00:38:30assez d'hommes
00:38:31ou pas assez de femmes
00:38:31est-ce que vous pensez
00:38:32qu'il va falloir repenser
00:38:34pour j'allais dire
00:38:35redonner un peu de dynamique
00:38:36et un peu d'énergie
00:38:38au mouvement électoral
00:38:40est-ce qu'il va falloir
00:38:40repenser ces deux dispositions
00:38:43je crois que le panachage
00:38:44c'est effectivement
00:38:45à revoir
00:38:45maintenant le panachage
00:38:46pourrait conduire
00:38:47à atténuer
00:38:49je dirais
00:38:50la parité
00:38:51et c'est aussi
00:38:51un des éléments
00:38:52qui fait que le panachage
00:38:53a été mis en place
00:38:54on est ici
00:38:55dans des choix idéologiques
00:38:56pour des communes
00:38:57de moins de 1000 habitants
00:38:58très sincèrement
00:38:59dans ces communes-là
00:39:00je crois que la question
00:39:02de la parité
00:39:02ne se posait pas vraiment
00:39:04n'était pas essentielle
00:39:05on est en train de couper
00:39:06cet électeur de proximité
00:39:08de la réalité
00:39:09de la vie politique
00:39:10et cela aura des implications
00:39:11au niveau national
00:39:12car c'est au niveau local
00:39:14qu'on apprend
00:39:14à faire de la politique
00:39:15c'est au niveau local
00:39:16qu'on apprend
00:39:17à un certain consensus
00:39:19à dialoguer
00:39:20si on ne l'apprend pas
00:39:21au niveau local
00:39:22on ne le fera pas
00:39:22au niveau national
00:39:23j'indiquais dans mon humeur
00:39:25en citant les chiffres exacts
00:39:26qui ne sont que
00:39:27la photographie instantanée
00:39:28d'un premier tour
00:39:29de municipal
00:39:30mais que la France insoumise
00:39:32dont on a vu
00:39:32les triomphes
00:39:33très médiatisés
00:39:33à Saint-Denis
00:39:34à Roubaix
00:39:35à Toulouse
00:39:36à Limoges
00:39:36ne représente pour autant
00:39:38que 3,87%
00:39:39du corps électoral
00:39:40avec 650.691 voix
00:39:43et le RN
00:39:43avec 937.299 voix
00:39:465,54%
00:39:48c'est quand même
00:39:49un chiffre
00:39:49qui dit
00:39:50la réalité ou non
00:39:51est-ce qu'il y a bien
00:39:52un tassement
00:39:52de la France insoumise
00:39:53une désaffection
00:39:54d'une partie de l'électorat
00:39:55de la France insoumise
00:39:56malgré que ce soit
00:39:57un scrutin municipal
00:39:58qui n'est pas un scrutin national
00:39:59est-ce qu'on peut
00:40:00quand même déduire
00:40:01avec 3,87%
00:40:02je rappelle que Manon Aubry
00:40:03avait fait 9 et quelques
00:40:05aux européennes
00:40:06est-ce qu'il y a un léger tassement
00:40:07quand même
00:40:08de la France insoumise
00:40:09ou un très fort tassement ?
00:40:11Alors attention
00:40:12à l'effet de perspective
00:40:12ici car nous parlons
00:40:14seulement d'une partie
00:40:16des communes
00:40:16nous parlons des communes
00:40:17dans lesquelles
00:40:18il y avait une identification
00:40:19politique des listes
00:40:20et c'est une petite partie
00:40:23des communes françaises
00:40:23dans la plus grande partie
00:40:25des communes françaises
00:40:26il n'y avait pas
00:40:26d'identification politique
00:40:27vous avez des divers centres
00:40:29des divers gauches
00:40:30des divers tout ce que vous voulez
00:40:31et des sans étiquette
00:40:32mais vous n'avez pas
00:40:33alors que vous avez
00:40:34localement
00:40:35des électeurs
00:40:36de LFI
00:40:36ou des électeurs du RN
00:40:38des électeurs
00:40:38donc des parties
00:40:39que vous estimez ici
00:40:40plutôt en baisse
00:40:42l'effet de loupe
00:40:43ici sur uniquement
00:40:45les villes
00:40:45dans lesquelles il y a
00:40:46l'identification politique nationale
00:40:48ne doit pas conduire
00:40:49ici à une erreur
00:40:50de perspective
00:40:50mais est-ce que pour autant
00:40:51le fait qu'il n'y ait pas eu
00:40:52de candidats déclarés
00:40:54de la France Insoumise
00:40:54dans les communes
00:40:55où il y aurait des électeurs
00:40:56de la France Insoumise
00:40:57prouve que la répartition
00:41:00politique
00:41:00de cette
00:41:01mouvance politique
00:41:02elle est surtout urbaine
00:41:03et un peu moins évidemment
00:41:04dans la réalité
00:41:05dans les régions
00:41:06pas forcément
00:41:07parce qu'il n'y a pas non plus
00:41:09de candidats LR
00:41:10il n'y a pas non plus
00:41:11de candidats PS
00:41:12il n'y a pas non plus
00:41:13de candidats RN
00:41:14on est devant
00:41:14des divers centres
00:41:15des divers gauches
00:41:16des listes d'union
00:41:17des divers divers
00:41:18des sans étiquettes
00:41:20bref
00:41:20on ne sait pas exactement
00:41:22on en saura un petit peu plus
00:41:23je dirais
00:41:24au moment des élections
00:41:25sénatoriales
00:41:26qui vont suivre
00:41:26parce que là
00:41:27on verra
00:41:28si parmi ces
00:41:29ces étiquettes
00:41:30ces divers divers
00:41:31il y a des gens
00:41:32qui vont voter
00:41:34plutôt à gauche
00:41:35ou plutôt à droite
00:41:36il est vrai que le premier parti
00:41:37les deux premiers partis
00:41:38c'est divers droite
00:41:3825-46%
00:41:40et divers gauche
00:41:4015-41
00:41:41ça confirme ce que vous nous disiez
00:41:43Christophe Boutin
00:41:44merci d'avoir été
00:41:45sur Sud Radio
00:41:46pour nous décrypter
00:41:46cet entre deux tours
00:41:48des élections municipales
00:41:49et je vous dis à bientôt
00:41:50tout de suite
00:41:51on va revenir sur le conflit
00:41:53notamment avec l'Iran
00:41:5319 jours de guerre
00:41:55on a parlé de l'émotion
00:41:56un peu d'analyse
00:41:57et bien on va se demander
00:41:58quelles sont les réelles relations
00:42:00entre la France
00:42:00et l'Iran
00:42:01et pour cela
00:42:02on va être avec
00:42:03Emmanuel Razavi
00:42:04journaliste et auteur
00:42:05de Paris Téhéran
00:42:06le grand dévoilement
00:42:07aux éditions du Rocher
00:42:08et bien sûr
00:42:09vous pouvez nous appeler
00:42:10au 0826 300 300
00:42:12vous êtes bien sur Sud Radio
00:42:14et aujourd'hui
00:42:15nous allons parler
00:42:16on parle beaucoup de l'Iran
00:42:17mais nous allons approcher l'Iran
00:42:18sous un angle
00:42:19un peu différent
00:42:20sous une thématique
00:42:22un peu différente
00:42:22qui est la relation
00:42:24j'allais dire
00:42:25d'information
00:42:28culturelle
00:42:29voire psychologique
00:42:30entre cette grande nation
00:42:32qui est l'Iran
00:42:33la Perse
00:42:33un grand peuple
00:42:34une vraie civilisation
00:42:36qui a toujours entretenu
00:42:37des liens très étroits
00:42:38avec la France
00:42:39beaucoup d'Iraniens
00:42:40sont français et iraniens
00:42:41c'est le cas
00:42:42de notre invité d'aujourd'hui
00:42:44Emmanuel Razavi
00:42:45qui a co-écrit
00:42:46avec Jean-Marie Montali
00:42:47cet ouvrage
00:42:48qui dit tout
00:42:48Paris Téhéran
00:42:49le grand déroulement
00:42:5050 ans de falsification française
00:42:52sur l'Iran
00:42:53la vérité sur hier
00:42:54aujourd'hui
00:42:55et demain
00:42:56le débat va être passionnant
00:42:58c'est même pas un débat
00:42:58c'est un échange
00:43:00que je vais avoir
00:43:00avec mon confrère
00:43:03Emmanuel Razavi
00:43:04on va certainement
00:43:05essayer d'expliquer
00:43:06de décrypter
00:43:07pourquoi c'est malentendu
00:43:08on se souvient tous
00:43:09de l'image
00:43:10de l'ayatollah Cominian
00:43:11au fleu Le Château
00:43:11en 1978
00:43:12et tout le monde pensait
00:43:13que c'était le libérateur
00:43:14de la patrie
00:43:15et que la république française
00:43:16que M. Giscard d'Estaing
00:43:17avait bien fait
00:43:17d'accueillir ce saint homme
00:43:18qui allait détrôner
00:43:20évidemment l'épouvantable
00:43:21régime du chat
00:43:21on sait aujourd'hui
00:43:22que ce n'est pas tout à fait
00:43:23exactement comme ça
00:43:26aujourd'hui la brutalité
00:43:27la violence
00:43:27l'abomination du régime
00:43:28du Mola
00:43:29Emmanuel Razavi
00:43:30va un petit peu plus loin
00:43:31dans les dessous
00:43:32de cette affaire
00:43:32merci Emmanuel Razavi
00:43:33d'être aujourd'hui
00:43:35sur Sud Radio
00:43:37votre ouvrage
00:43:38est publié
00:43:39aux excellentes éditions
00:43:42du cercle
00:43:42que dirige notre ami
00:43:43Jean-François Colosimo
00:43:44qui est un éditeur
00:43:45qui est aujourd'hui
00:43:46en phase avec
00:43:47la réalité
00:43:48de l'époque
00:43:49courageux
00:43:49avec laquelle nous vivons
00:43:51Emmanuel Razavi
00:43:53on verra le contenu
00:43:54vous prenez un peu des risques
00:43:55parce que je ne dis pas
00:43:56que vous réhabilitez
00:43:56le régime du chat
00:43:57vous le repositionnez
00:43:58et nous disions
00:43:59tout à l'heure
00:44:00en rentaine
00:44:00aujourd'hui avec le bilan
00:44:02est-ce que Kadefi en Libye
00:44:03ça serait dans l'horreur
00:44:04que c'était
00:44:04est-ce que ça serait
00:44:05quand même moins pire
00:44:06que ce qu'on a
00:44:06est-ce que l'Irak
00:44:08de Saddam Hussein
00:44:08avec les erreurs
00:44:09que l'on sait
00:44:09ça serait quand même
00:44:10moins pire
00:44:11voilà
00:44:11et la question
00:44:12que tout le monde se pose
00:44:13qu'est-ce qui va
00:44:14en Syrie
00:44:14ça a été remplacé
00:44:15ça a été remplacé
00:44:16par quoi
00:44:16on n'est pas sûr du tout
00:44:17que ce soit le bon choix
00:44:18et là
00:44:19l'Iran est au cœur
00:44:26et à un futur
00:44:26qu'il soit caltique
00:44:27pourquoi avoir décidé
00:44:28d'écrire ce livre maintenant ?
00:44:30Ouh là
00:44:30alors ce livre
00:44:31c'est un proj...
00:44:31Il tombe à pique
00:44:32Il tombe à pique
00:44:34Alors je vais vous dire la vérité
00:44:35ce livre en fait
00:44:36j'y pense depuis toujours
00:44:37je crois
00:44:38j'ai vécu 1978-1979
00:44:41la révolution islamique
00:44:42Parlez-nous un peu de vous
00:44:43vous êtes de père
00:44:44d'origine iranienne
00:44:45de mère française
00:44:46Mon père est iranien
00:44:47mon père en fait appartenait
00:44:48il est mort maintenant
00:44:48mais il appartenait
00:44:49à une famille
00:44:50de l'aristocratie iranienne
00:44:52mon père était quelqu'un
00:44:53de très œcuménique
00:44:53qui parlait à tout le monde
00:44:54et qui considérait
00:44:56que parce qu'on était en France
00:44:57il n'allait pas faire de politique
00:44:58il parlait à tout le monde
00:44:59ce qui fait que
00:44:59quand il y a eu la révolution islamique
00:45:01alors qu'il sortait
00:45:02d'une famille de l'aristocratie
00:45:03il a ouvert
00:45:03notre maison familiale
00:45:05à des communistes
00:45:06à des moudjahidines du peuple
00:45:07donc à des gens
00:45:07Comment tout se dire ?
00:45:08Il était plutôt proche du régime
00:45:10sans être...
00:45:11Non je crois qu'il était attaché
00:45:12à une certaine tradition
00:45:13c'est un peu différent
00:45:15mais je crois que
00:45:16comme beaucoup de gens
00:45:16en fait
00:45:17qui étaient liés
00:45:17à la monarchie iranienne
00:45:18ou à l'aristocratie iranienne
00:45:20c'est des gens
00:45:21qui avaient été éduqués
00:45:22en fait
00:45:22avec en eux
00:45:26c'était normal en fait
00:45:26d'accepter à sa table
00:45:28des gens qui ne pensaient pas
00:45:29en fait comme eux
00:45:29c'est peut-être d'ailleurs
00:45:30on y reviendra
00:45:30ce qui les a perdus
00:45:31c'est-à-dire qu'ils ont toujours
00:45:32considéré que les gens
00:45:33qui ne pensaient pas comme eux
00:45:34avaient un destin en fait
00:45:36ou une communauté en fait
00:45:37d'idées quand même avec eux
00:45:37parce qu'ils étaient iraniens
00:45:38qu'à partir de là
00:45:39on pouvait tout se permettre
00:45:40mais ça a été le cas du Shah
00:45:42qui a refusé de faire emprisonner
00:45:43un certain nombre de gens
00:45:44tout simplement parce qu'ils étaient iraniens
00:45:45Ça on ne le sait pas
00:45:47Et on le sait pas
00:45:47c'est ce qu'on raconte en fait
00:45:48dans le livre
00:45:49et si vous voulez
00:45:50j'ai vu moi mon père
00:45:51j'avais 11 ans
00:45:52quand il y a eu la révolution iranienne
00:45:54mon père qui apprenait régulièrement
00:45:56la mort d'un cousin
00:45:57d'un oncle
00:45:58d'un proche
00:45:59de la famille
00:45:59qui avait été assassiné
00:46:01par les gardiens de la révolution
00:46:03qui avaient été
00:46:04alors les gardiens de la révolution
00:46:06pour vos auditeurs
00:46:07c'est le bras armé en fait
00:46:08du régime iranien
00:46:09on en parle beaucoup en fait
00:46:10en ce moment
00:46:11c'est une milice paramilitaire
00:46:13qui a ses escadrons
00:46:14je dirais de la mort
00:46:15et qui s'en sont pris immédiatement
00:46:17aux gens qui étaient liés en fait
00:46:18à la monarchie
00:46:19qui étaient aristocrats
00:46:19ou tout simplement
00:46:20qui étaient parfois des libéraux
00:46:22dont ils ne voulaient pas
00:46:23c'était des islamistes
00:46:24ils le sont toujours
00:46:25et donc
00:46:25un peu les sans-culottes
00:46:27voilà
00:46:27d'une certaine manière
00:46:28c'était le bras armé violent
00:46:29de la révolution
00:46:30voilà
00:46:30version chiite radicale
00:46:32et si vous voulez
00:46:33à cette époque-là
00:46:34un certain nombre en fait
00:46:34d'intellectuels
00:46:35alors je vous dis ça
00:46:36parce que moi j'étais enfant
00:46:37j'avais 11 ans
00:46:37mais j'ai baigné là-dedans
00:46:39j'entendais parler en fait
00:46:40de Foucault
00:46:41presque quotidiennement
00:46:42en fait à la maison
00:46:42on va y revenir
00:46:43Michel Foucault
00:46:44du grand reporter
00:46:45qui était très brillant
00:46:46et qui trouve que c'est pas si mal
00:46:47que ça finalement
00:46:48voilà
00:46:48d'Éric Rouleau
00:46:49et en fait personne ne
00:46:51les Iraniens
00:46:52vous savez Roménie
00:46:53il n'était pas très connu en Iran
00:46:53il faut le savoir
00:46:54il s'est fait connaître
00:46:54en fait dans les années 60-70
00:46:56comme opposant en fait au roi
00:46:57la réalité
00:46:58on viendra
00:46:58je vais vous expliquer sur quoi
00:46:59si vous le voulez
00:47:00il est devenu un opposant
00:47:01mais en fait
00:47:02ces gens-là
00:47:02ne comprenaient pas
00:47:03pourquoi la France
00:47:04donnait autant d'intérêt
00:47:05en fait à Roménie
00:47:06qui était un islamiste
00:47:08extrêmement dur
00:47:09mon père
00:47:10qui était quelqu'un
00:47:10d'assez lettré
00:47:11avait d'ailleurs même
00:47:12ses fascicules de Roménie
00:47:13en fait à la maison
00:47:14et je le dis
00:47:17Foucault donc c'est un philosophe
00:47:18Michel Foucault
00:47:20le philosophe de la gauche moderne
00:47:21oui
00:47:22qui a une caisse de résonance
00:47:24énorme en France
00:47:25mais au-delà de la France
00:47:25jusqu'aux Etats-Unis
00:47:26où on le cite dans les universités
00:47:28quand même à l'époque
00:47:28où on l'enseigne
00:47:30Foucault
00:47:31dit dans un de ses articles
00:47:34que Roménie
00:47:35est un saint
00:47:36il le compare à un saint
00:47:37il emploie en fait ce mot-là
00:47:38il faut savoir qu'à l'époque
00:47:40Roménie avait écrit
00:47:41plusieurs en fait livrets
00:47:43qui avaient été publiés
00:47:44en Irak
00:47:45et en Iran
00:47:45ces livrets se trouvaient
00:47:47pour certains en fait
00:47:48en France
00:47:48je peux vous le dire
00:47:49puisque mon père en avait
00:47:51et il s'intéressait
00:47:52à ce que racontait
00:47:53et bien je vais vous donner
00:47:54un exemple
00:47:54on en parle en fait
00:47:56dans le livre
00:47:56oui oui
00:47:59Roménie racontait
00:48:00comment exécuter
00:48:01les homosexuels
00:48:03en les jetant
00:48:05du toit d'un immeuble
00:48:06les bras attachés dans le dos
00:48:07ça vous fait penser à quoi ?
00:48:09à Daesh évidemment
00:48:09avant l'heure
00:48:10bien sûr
00:48:11il expliquait que les homosexuels
00:48:12on pouvait aussi les décapiter
00:48:13en fait à coup de sabre
00:48:14d'accord
00:48:15et qu'une fois qu'on les avait tués
00:48:16il fallait brûler leur corps
00:48:18voilà ce que Roménie
00:48:19donc a écrit à l'époque
00:48:20et voilà en fait
00:48:21l'homme qui est encensé
00:48:22en fait par
00:48:23nos universitaires
00:48:25nos chercheurs
00:48:25nos intellectuels
00:48:26ça c'est écrit avant 79
00:48:27alors ça précisément
00:48:28c'est écrit en fait
00:48:29entre les années 50
00:48:30et 1965
00:48:32il y a beaucoup en fait
00:48:33on y revient dans le livre
00:48:34il y a beaucoup d'anecdotes
00:48:35en fait qu'on reprend
00:48:36qui sont écrites
00:48:36dans les années 64-65
00:48:37en fait notamment
00:48:38mais il avait écrit des livres
00:48:39déjà 20 ans avant
00:48:40je vous interromps
00:48:41dans l'histoire
00:48:42il y a déjà
00:48:42je ne vais pas faire
00:48:43de métaphore stupide
00:48:44avec Mein Kampf
00:48:44mais on avait souvent
00:48:45des écritures
00:48:46qui indiquaient
00:48:47la règle du jeu
00:48:48qui allait être appliquée
00:48:49on ne voulait pas le lire
00:48:50alors vous avez raison
00:48:51comme il dit
00:48:51si on avait cherché
00:48:52on aurait trouvé
00:48:52c'est très important
00:48:53et Roménie à l'époque
00:48:54parle notamment en fait
00:48:55de démocratie
00:48:56en disant
00:48:56la démocratie
00:48:57c'est un concept en fait
00:48:58qui est occidental
00:48:59il ne faut pas utiliser
00:49:00le terme démocratique
00:49:02c'est un terme
00:49:03qui ne convient pas
00:49:04et donc il donne déjà
00:49:05son projet par rapport
00:49:06aux démocraties
00:49:06or à l'époque
00:49:07lorsqu'il est
00:49:08vous l'avez rappelé
00:49:09tout à l'heure
00:49:09très justement
00:49:10en octobre 1978
00:49:12Roménie
00:49:13vient en exil
00:49:14dans la région parisienne
00:49:16à Neuf-le-Château
00:49:17où il s'installe
00:49:18jusqu'en janvier 1979
00:49:20il raconte aux journalistes
00:49:22qui viennent l'interviewer
00:49:23il y a des intellectuels
00:49:25des comédiens
00:49:26c'est un défilé
00:49:27il raconte aux journalistes
00:49:30qu'il va instaurer
00:49:31en fait
00:49:31la démocratie
00:49:32en Iran
00:49:33tout le monde
00:49:34en fait le croit
00:49:35alors qu'il a écrit
00:49:36le contraire
00:49:36alors la question est
00:49:38évidemment
00:49:38est-ce que ces gens
00:49:39l'avaient lu ?
00:49:39évidemment non
00:49:40mais quand on s'appelle
00:49:42Foucault
00:49:42quand on s'appelle
00:49:44Sartre
00:49:44quand on s'appelle
00:49:45même Éric Rouleau
00:49:46qui était un très grand journaliste
00:49:47bien sûr
00:49:47c'est une faute
00:49:48ils travaillaient pour des grands journaux
00:49:50ils auraient pu se procurer
00:49:51en fait les écrits
00:49:52de l'Aliatollah Roménie
00:49:52les faire traduire
00:49:53parce qu'ils n'étaient pas écrits
00:49:54en français
00:49:54d'autres l'ont fait
00:49:55en l'occurrence
00:49:55surtout que la Takia existe aussi
00:49:57chez les chiites
00:49:57on a le droit de mentir
00:49:58pour la cause
00:49:59mais vous savez que Roménie
00:50:00a écrit un livre sur la Takia
00:50:01mais je sais bien
00:50:02et j'ai interviewé
00:50:04au Figaro Magazine
00:50:05il y a quelques semaines
00:50:06l'un des fondateurs
00:50:07du corps des gardiens
00:50:08de la révolution
00:50:09rappelez-nous ce qu'est la Takia
00:50:10Emmanuel
00:50:10alors aujourd'hui
00:50:11de façon très réductrice
00:50:12on dit que c'est l'art
00:50:13de la dissimulation
00:50:14c'est-à-dire
00:50:15l'autorisation de mentir
00:50:17pour cacher en fait
00:50:18les intentions islamistes
00:50:19c'est un peu plus complexe que ça
00:50:20mais aujourd'hui
00:50:21c'est utilisé par les islamistes
00:50:22oui mais ça veut dire qu'en France
00:50:22des islamistes pourraient nous dire
00:50:23mais je respecterai le suffrage universel
00:50:25la laïcité, la république
00:50:26il n'y a pas de problème
00:50:26et puis le jour où on est aux manettes
00:50:28on dit mais pas du tout
00:50:29c'est pas mes valeurs
00:50:30et je vais abonder en fait
00:50:31dans votre sens
00:50:31en vous donnant un exemple
00:50:32que m'a donné donc
00:50:33Mohsen Sazegara
00:50:34Mohsen Sazegara
00:50:35était le cofondateur
00:50:35des gardiens de la révolution
00:50:36il était à Neuf-le-Château
00:50:38durant l'exil en fait
00:50:39de Khomeini
00:50:41et il me raconte
00:50:42qu'il dit à Khomeini
00:50:44mais en fait
00:50:45vous avez menti
00:50:46sur la démocratie
00:50:48et l'autre lui dit
00:50:48bah oui bien sûr
00:50:49j'ai menti
00:50:50parce que
00:50:51comment dire
00:50:52notre objectif
00:50:53est exigé
00:50:54et en fait
00:50:55c'est assez intéressant
00:50:56de voir que les
00:50:57comment dire
00:50:57la fin justifie les moyens
00:50:58et bien sûr
00:50:59ces intellectuels
00:51:00se laissent berner en fait
00:51:01par ce type
00:51:01qui en plus
00:51:02c'est très important
00:51:03je le rappelle
00:51:04parce qu'il parle des femmes
00:51:05il est interrogé par exemple
00:51:05sur les femmes
00:51:06en disant
00:51:07je vais leur donner des droits
00:51:07qu'elles n'ont pas
00:51:08sauf qu'il ne dit pas une chose
00:51:10c'est que depuis 1963
00:51:11le roi
00:51:12Mohamed Rezacha
00:51:14a donné
00:51:15l'égalité en droit
00:51:16d'accord
00:51:17entre hommes
00:51:18et femmes
00:51:18c'est un fait
00:51:19et que personne
00:51:20ne va même en fait
00:51:21en parler
00:51:22ou ne va même
00:51:22alors presque personne
00:51:23parce qu'il faut rendre hommage
00:51:24au Figaro
00:51:24qui est un grand groupe
00:51:26j'ai la chance de travailler
00:51:28avec le Figaro magazine
00:51:28eux traitent de façon
00:51:29assez factuelle
00:51:30l'actualité en Iran
00:51:31à l'époque
00:51:31mais la majeure partie
00:51:32en fait de la presse
00:51:33si vous voulez occidentale
00:51:35va reproduire en l'envie
00:51:36en fait ce que raconte Roménie
00:51:37sans même vérifier
00:51:38ce qui se passe en fait
00:51:38en Iran
00:51:39mais ça va loin
00:51:40vous l'avez dit très justement
00:51:41tout à l'heure
00:51:42Foucault il va en Iran
00:51:43en 1978
00:51:44il aurait pu voir
00:51:45se renseigner
00:51:47interroger
00:51:47d'ailleurs on raconte
00:51:49notamment une scène
00:51:49où Foucault interroge
00:51:51les Iraniens
00:51:52alors sans tout dévoiler
00:51:53elle est explicite
00:51:54une dame
00:51:55c'est un témoin
00:51:56que nous avons retrouvé
00:51:57son mari
00:51:58était pilote en fait
00:51:59de la compagnie
00:52:00civile aérienne
00:52:02iranère
00:52:02et Foucault
00:52:03veut interviewer
00:52:04en fait des pilotes d'Iranère
00:52:05mais il se trompe
00:52:06il pense en fait
00:52:06que ce sont des pilotes
00:52:07en fait des pilotes
00:52:08de l'armée
00:52:09en fait de l'air
00:52:09donc déjà il se trompe
00:52:11la deuxième chose
00:52:11c'est que
00:52:12il y a sept pilotes
00:52:13qui sont réunis là
00:52:14et il n'écoute en fait
00:52:16que celui qui l'intéresse
00:52:17c'est à dire celui
00:52:18qui est critique du chat
00:52:19tous les autres
00:52:19donc il ne prend pas
00:52:20il ne note pas
00:52:21c'est ce que nous raconte
00:52:22en fait cette dame
00:52:22quand les pilotes
00:52:23à leur tour
00:52:24lui posent des questions
00:52:25en lui disant
00:52:25mais vous en pensez quoi
00:52:26de la situation
00:52:27de ce qui est en train
00:52:28de se passer
00:52:29il ne leur répond même pas
00:52:30il les prend de haut
00:52:31et il est pressé de partir
00:52:32il a eu ce qu'il voulait
00:52:33c'est ce que nous dit
00:52:34d'ailleurs ce témoin de l'époque
00:52:35qui nous dit
00:52:35en fait Foucault
00:52:36a eu précisément
00:52:38ce qu'il voulait
00:52:39et si vous voulez
00:52:40on est allé faire en fait
00:52:40ces recherches
00:52:42en allant interroger
00:52:43des témoins
00:52:43c'est pas Gide
00:52:44qui revient à l'Union soviétique
00:52:45en disant
00:52:45c'est pas du tout
00:52:46ce que je veux
00:52:46non c'est pas ça
00:52:47et si vous voulez
00:52:48c'est le contraire
00:52:48ce qui est important
00:52:49c'est que ces témoins
00:52:51personne ne les a jamais interrogés
00:52:53et nous en fait
00:52:53quand on a pris le parti
00:52:54de faire ce livre
00:52:55avec Jean-Marie
00:52:55donc je vous le dis
00:52:56avec Jean-Marie Montali
00:52:56mais moi c'est depuis l'enfance
00:52:58que je veux réparer
00:52:59en fait
00:53:01on a donné hier
00:53:02notre livre
00:53:03à l'impératrice d'Iran
00:53:04Farah Palavi
00:53:05qui vit en exil
00:53:06en fait à Paris
00:53:06comment va-t-elle ?
00:53:08écoutez on l'a vu hier
00:53:09plutôt
00:53:10toujours aussi resplendissant
00:53:12elle a 87 ans
00:53:13et écoutez
00:53:14c'est une femme
00:53:15qui est très énergique
00:53:15très dynamique
00:53:16que les Iraniens
00:53:18appellent la mère de la nation
00:53:19qu'ils admirent
00:53:19mais on lui avait dit
00:53:21on va faire un livre
00:53:21pour rendre un peu d'histoire
00:53:22aux Iraniens
00:53:23parce que
00:53:23cette histoire
00:53:25contemporaine
00:53:26elle a été confisquée
00:53:27cette histoire iranienne
00:53:28elle a été confisquée
00:53:29braquée
00:53:29par ces intellectuels
00:53:30de la gauche radicale
00:53:32comme Foucault
00:53:32comme Sartre
00:53:33Jean-Paul Sartre
00:53:34d'un mot
00:53:34si vous le permettez
00:53:35Jean-Paul Sartre
00:53:36à l'époque
00:53:36il est très ami
00:53:37enfin
00:53:38dans les années 70
00:53:39avec Alil Aridj
00:53:41avec
00:53:41excusez-moi
00:53:42Ali Chariati
00:53:42Ali Chariati
00:53:43il est considéré
00:53:45comme l'inspirateur
00:53:46l'un des inspirateurs
00:53:47de la révolution islamique
00:53:48iranienne
00:53:48Ali Chariati
00:53:50il a créé une organisation
00:53:51qui s'appelle
00:53:51les adorateurs socialistes
00:53:53d'Allah
00:53:54il faut le faire
00:53:55oui
00:53:55Jean-Paul Sartre
00:53:56dira
00:53:57si j'avais une religion
00:53:58ce serait celle
00:53:59d'Ali Chariati
00:54:00c'est-à-dire que
00:54:01c'est un festival
00:54:02si vous voulez
00:54:02en faveur en fait
00:54:03des islamistes
00:54:04Serge Julie
00:54:05qui est à l'époque
00:54:06le patron en fait
00:54:06de Libération
00:54:07parle
00:54:07on a retrouvé
00:54:08un de ses articles
00:54:09toujours très bien écrit
00:54:09évidemment
00:54:10il parle de chiito
00:54:11socialisme
00:54:12je crois
00:54:13de mémoire
00:54:14si vous voulez
00:54:15c'est un festival
00:54:16en faveur de cette révolution
00:54:17qui est une révolution
00:54:18islamo-marxiste
00:54:18il est sûr que
00:54:19si on fait l'inventaire
00:54:20des déclarations
00:54:21des intellectuels de gauche
00:54:22dans l'adoration
00:54:23des totalitarismes
00:54:25les plus abominables
00:54:26on pourrait faire
00:54:27vous viendrez peut-être
00:54:27qu'on ferait une émission
00:54:28là-dessus
00:54:28nous sommes avec
00:54:29Emmanuel Razavi
00:54:31témoin
00:54:32témoin
00:54:32parce qu'il est lui-même
00:54:33par son enfance
00:54:34parce qu'il a des diens
00:54:35personnels avec l'Iran
00:54:36auteur de Paris Téhéran
00:54:38le grand dévoilement
00:54:3950 ans de falsification
00:54:40de l'histoire
00:54:41on peut dire
00:54:41sur l'Iran
00:54:42vous restez avec nous
00:54:42vous nous appelez
00:54:43au 0826-300-300
00:54:45vous n'êtes peut-être
00:54:46pas iranien vous-même
00:54:47mais vous sentez
00:54:48qu'il y a des liens forts
00:54:48entre la France et l'Iran
00:54:49cette histoire nous touche
00:54:51cette tragédie nous interpelle
00:54:52ce n'est pas loin
00:54:53c'est une réalité
00:54:54il y a toujours eu
00:54:55des liens historiques
00:54:56peut-être que vous avez
00:54:57envie d'intervenir
00:54:57sur la situation
00:54:58je vais poser tout à l'heure
00:54:59la question
00:55:00dès qu'on reprendra l'antenne
00:55:02à Emmanuel Razavi
00:55:03est-ce que c'est une guerre juste
00:55:04comme le dit
00:55:05Bernard-Henri Lévy
00:55:06si vous avez un avis
00:55:07à donner sur la guerre
00:55:08avec l'Iran
00:55:08si vous avez une question
00:55:09à lui poser
00:55:10sur les liens historiques
00:55:11entre l'Iran et la France
00:55:12appelez-nous
00:55:13au 0826-300-300
00:55:15Emmanuel Galasso
00:55:16attend votre appel
00:55:16la France dans tous ses états
00:55:18Péricault-Légas
00:55:20vous êtes bien sur Sud Radio
00:55:21en ce mercredi 18 mars
00:55:23il est 13h20
00:55:24je reçois Emmanuel Razavi
00:55:26auteur de Paris Téhéran
00:55:27le grand dévoilement
00:55:2850 ans de sa falsification
00:55:30sur l'histoire des relations
00:55:31entre la France et l'Iran
00:55:32effectivement les intellectuels
00:55:33de gauche
00:55:34ont toujours tendance
00:55:35à aduler les libérateurs
00:55:37quand ils ont un turban
00:55:38et des barbes
00:55:38ou d'autres
00:55:39et on sait que Jean-Paul Sartre
00:55:41je pense qu'il a fait l'élange
00:55:43de tous les salauds de la terre
00:55:44en considérant que c'était
00:55:45mais il disait d'ailleurs
00:55:46qu'il n'était pas communiste
00:55:47il était un salaud
00:55:48donc voilà
00:55:48et ça n'empêche pas
00:55:49qu'on l'a considéré
00:55:50comme heureusement
00:55:51que Michel Donfré est là
00:55:52pour le ramener aussi
00:55:52à de justes considérations
00:55:54on ne va pas parler
00:55:54de Jean-Paul Sartre aujourd'hui
00:55:55même si cette allusion
00:55:56est tout à fait fondée
00:55:57Emmanuel Razavi
00:55:58on parle de la relation
00:55:59entre la France et l'Iran
00:56:00comment les faits
00:56:02ont été présentés à l'époque
00:56:03par les intellectuels
00:56:04par la presse
00:56:05on se souvient
00:56:06de le Calais-Tolakoménie
00:56:08le vieux patriarche
00:56:09avec sa barbe blanche
00:56:10son turban noir
00:56:11le saint homme
00:56:11qui était à Naufle
00:56:12le château
00:56:12qui attendait
00:56:13de libérer son peuple
00:56:14on pensait vraiment
00:56:15que c'était
00:56:16on ne sait pas
00:56:16s'il était entre Gandhi
00:56:17et Che Guevara
00:56:18on a vu ensuite
00:56:19ce que ça a donné
00:56:21cette capacité quand même
00:56:22qu'ont les intellectuels
00:56:23de gauche
00:56:24à dicter dans ce pays
00:56:25les consignes de moralité
00:56:27les grandes tendances
00:56:28aujourd'hui vous avez vu
00:56:29la profusion du mot fasciste
00:56:30alors si c'est ça le fascisme
00:56:32c'était pas si méchant que ça
00:56:33jusqu'à nazisme
00:56:35comment se fait-il
00:56:36qu'on soit tombé
00:56:37dans le piège
00:56:38alors que
00:56:38ce que avait écrit
00:56:40l'Ayatollahoménie
00:56:41et on savait quand même
00:56:42que le clergé chiite
00:56:44en Iran
00:56:45et on va y venir
00:56:46c'est tout le paradoxe du chat
00:56:47qui est un régime totalitaire
00:56:48une monarchie absolue
00:56:49qui essaie de démocratiser
00:56:51et les dignitaires du régime
00:56:53quand ils sont fuides
00:56:53et nous nous sommes surtout battus
00:56:54contre les molas
00:56:55qui ne voulaient pas
00:56:56que nous modernisions ce pays
00:56:57ils ne voulaient pas
00:56:58qu'on rentre de l'Occident
00:56:59ils ne voulaient pas
00:57:00de la libération de la femme
00:57:01comment se fait-il
00:57:02qu'on ait été aussi dupés
00:57:03et qu'on n'ait pas pu
00:57:04parmi nos intellectuels aussi
00:57:06voir la part des choses
00:57:07cette fascination
00:57:08alors déjà je vous remercie
00:57:09parce que vous rappelez une chose
00:57:10qui est très intéressante
00:57:11en 1963
00:57:13le chat d'Iran
00:57:14lance la révolution blanche
00:57:15il va donner donc
00:57:16l'égalité des droits
00:57:18hommes-femmes
00:57:18il n'y a pas de mort
00:57:19je vous rassure
00:57:19c'est pas la révolution culturelle
00:57:20c'est une révolution
00:57:21qui est à la fois agréable
00:57:22réducative
00:57:23il crée les écoles
00:57:23un peu partout dans le monde
00:57:24il propose
00:57:25on le raconte dans le livre
00:57:26au lieu d'aller faire
00:57:27leur service militaire
00:57:28il propose aux jeunes
00:57:29de partir en fait
00:57:31enseigner dans des écoles
00:57:32à travers l'Iran
00:57:35et si vous voulez
00:57:37il fait aussi une chose
00:57:38c'est la réforme agraire
00:57:38c'est-à-dire qu'il rachète
00:57:41à vil prix
00:57:42les terres
00:57:44que le clergé possède
00:57:45pour les redistribuer
00:57:46en fait aux ouvriers agricoles
00:57:47et ça évidemment
00:57:48les Mollahs n'en veulent pas
00:57:49et Roméini à l'époque
00:57:51se dresse contre lui
00:57:52pourquoi ?
00:57:52parce que Roméini
00:57:53ne veut pas de l'égalité
00:57:53homme-femme
00:57:54il est contre
00:57:54catégoriquement contre
00:57:55et évidemment
00:57:56voir les terres du clergé
00:57:57en fait
00:57:58plus ou moins confisquées
00:57:59pour les redistribuer
00:57:59si vous voulez
00:58:00à des ouvriers
00:58:01il y a encore le servage
00:58:02en Iran à cette époque-là
00:58:02donc le chat
00:58:03si vous voulez
00:58:04il a un côté très progressiste
00:58:05et très visionnaire
00:58:06ce qu'on raconte
00:58:07c'est jamais raconter ça
00:58:08évidemment donc
00:58:08il y a cette espèce
00:58:09de révolte
00:58:10d'une partie du clergé iranien
00:58:12contre lui
00:58:12qu'est-ce qui se passe ?
00:58:14Roméini
00:58:14il va être arrêté
00:58:15il va être condamné
00:58:17enfin avant même
00:58:17d'ailleurs
00:58:18qu'il soit condamné à mort
00:58:19il n'est pas encore Ayatollah
00:58:21le clergé iranien
00:58:22fait pression sur le chat
00:58:23pour qu'on le nomme Ayatollah
00:58:24et qu'on lui évite
00:58:25la sentence de mort
00:58:26ce que va faire le chat
00:58:26il va partir en exil
00:58:27il lui sauve la vie
00:58:28il lui sauve la vie
00:58:29en fait le chat
00:58:29sauve la vie
00:58:30à celui qui va se retourner
00:58:31en fait contre lui
00:58:33et qui va porter
00:58:34ce mouvement révolutionnaire
00:58:35quand Roméini
00:58:36en fait vient en France
00:58:37il se garde bien
00:58:37de raconter tout ça
00:58:38lui il parle de
00:58:40égalité hommes-femmes
00:58:41quand je rentrerai
00:58:42en fait en Iran
00:58:43je vais donner des droits
00:58:44particuliers en fait aux femmes
00:58:45je vais emmener
00:58:46la démocratie
00:58:47il va insister
00:58:48sur un point
00:58:48qui est très important
00:58:49où s'opère
00:58:50ou quand s'opère
00:58:51la jonction
00:58:52entre les islamistes
00:58:53les communistes iraniens
00:58:54et plus largement
00:58:55les révolutionnaires
00:58:56d'extrême gauche
00:58:56à l'époque
00:58:57à travers toute l'Europe
00:58:58à commencer par la France
00:58:59c'est que Roméini
00:59:01explique à tout le monde
00:59:02que son mouvement
00:59:02est un mouvement
00:59:04révolutionnaire
00:59:04et la jonction
00:59:05entre les intellectuels
00:59:06je dirais
00:59:07de la gauche radicale
00:59:08et les islamistes iraniens
00:59:09elle s'opère
00:59:10autour du mot
00:59:11révolution
00:59:11derrière ça
00:59:12Roméini parle de quoi ?
00:59:14d'anticolonialisme
00:59:15d'abord d'anti-impérialisme
00:59:16derrière l'anti-impérialisme
00:59:17bien sûr
00:59:17il vise le Shah d'Iran
00:59:18mais il parle aussi
00:59:19d'anticapitalisme
00:59:22il parle aussi
00:59:23d'antisionisme
00:59:24et comme il sait
00:59:25en fait
00:59:26que la cause islamiste
00:59:27chiite iranienne
00:59:28elle n'est pas tellement sexy
00:59:29en fait en France
00:59:29il va utiliser
00:59:31en fait le palestinisme
00:59:32il va se rapprocher
00:59:33d'Yasser Arafat
00:59:34on le raconte
00:59:34dans le livre
00:59:34dans les années 70
00:59:35il y a la photo
00:59:38dans les livres
00:59:38alors il y a la photo
00:59:38ensemble
00:59:39effectivement
00:59:39quand Arafat
00:59:40vient le rencontrer
00:59:41à Théran
00:59:41en fait
00:59:41en février 1979
00:59:42mais bien avant ça
00:59:44en fait
00:59:44ils prennent contact
00:59:45ensemble
00:59:45quelques années plus tôt
00:59:46au début des années 70
00:59:47ils disent pourquoi
00:59:47parce que Roménie
00:59:49est intrigué
00:59:49par ce Yasser Arafat
00:59:50qui pose en photo
00:59:52qui fait la une
00:59:53de plein de journaux
00:59:53à travers le monde
00:59:54pistolet à la ceinture
00:59:55qui est fié sur la tête
00:59:57qui est une figure
00:59:58véritablement romantique
00:59:59en fait
00:59:59pour les intellectuels
01:00:00en fait européens
01:00:01à commencer par les intellectuels
01:00:02de gauche français
01:00:03et en fait
01:00:03il veut comprendre
01:00:04comment un type
01:00:06qui détourne des avions
01:00:07enfin dans les hommes
01:00:08en tout cas les milices
01:00:09détournent des avions
01:00:10font du terrorisme
01:00:10à l'état pur
01:00:11commettre des attentats
01:00:12ciblés
01:00:12donc du terrorisme
01:00:13défenestre les enfants
01:00:14se retrouve à être aussi
01:00:17plébiscité
01:00:17par la presse occidentale
01:00:19presse française
01:00:19en fait en tête
01:00:20et donc il va déléguer
01:00:21son principal bras droit
01:00:23qui s'appelle
01:00:23Ali Mottachamipour
01:00:24pour aller rencontrer Arafat
01:00:26et la rencontre
01:00:28se passe tellement bien
01:00:28qu'Arafat dit
01:00:30à Mottachamipour
01:00:31donc le bras droit
01:00:32de Roménie
01:00:32alors Mottachamipour
01:00:33je l'explique
01:00:34c'est l'un des fondateurs
01:00:35des guerriers de la révolution
01:00:36il deviendra le fondateur
01:00:37du Hezbollah au Liban
01:00:38vous voyez
01:00:39Arafat va le former
01:00:40dans les camps palestiniens
01:00:41de la plaine de la Bécat
01:00:42au Liban
01:00:43c'est important
01:00:44parce que personne
01:00:45ne parle jamais
01:00:45en fait
01:00:46de l'impact
01:00:46ou de l'influence
01:00:47qu'a eu Arafat
01:00:48sur les futurs cadres
01:00:49et les futurs fondateurs
01:00:50du corps des gardiens
01:00:51de la révolution islamique iranienne
01:00:52je crois qu'on fait partie
01:00:53des rares à le révéler
01:00:54en fait à le dire
01:00:54dans le livre
01:00:56mais il y a vraiment
01:00:56une filiation
01:00:57et dans ces camps
01:00:58qu'est-ce qui se passe ?
01:00:59dans les camps d'Arafat
01:01:00vous avez les islamistes iraniens
01:01:01qui s'entraînent
01:01:02vous avez des communistes
01:01:03iraniens qui s'entraînent
01:01:04vous avez des moudjahidines du peuple
01:01:05c'est-à-dire des islamo-marxistes
01:01:06iraniens qui s'entraînent
01:01:07mais vous avez aussi
01:01:08la bande à badère
01:01:08vous avez en fait
01:01:09des jeunes étudiantes
01:01:12d'extrême gauche
01:01:12qui font des doctorats
01:01:15c'est un grand colloque
01:01:16c'est un grand symposium
01:01:17de mouvements
01:01:18où les mecs apprennent
01:01:19à manier la kalachnikov
01:01:22les explosifs
01:01:23mais ils ont aussi
01:01:24de rhétorique révolutionnaire
01:01:26et donc
01:01:27fort de tout cela
01:01:28ça fascine Roménie
01:01:29à tel point
01:01:30qu'il va même envoyer
01:01:30l'un de ses fils
01:01:31Armad
01:01:32d'accord
01:01:33s'entraîner
01:01:33on a les photos aussi
01:01:35d'Armad
01:01:35qui s'entraînent à tirer
01:01:36au lance-roquette
01:01:37dans ses camps
01:01:38mais Armad
01:01:38il va être formé
01:01:39aussi à la rhétorique révolutionnaire
01:01:40Armad
01:01:41il va devenir en fait
01:01:42l'un des principaux collaborateurs
01:01:44de son père
01:01:44d'Aliatollah Khomeini
01:01:45il va être chargé
01:01:46en fait notamment
01:01:47pas que
01:01:47de la coordination
01:01:48entre son père
01:01:50et les gardiens
01:01:50de la révolution
01:01:51c'est une figure
01:01:52très importante
01:01:53en fait
01:01:53de la prise d'otage
01:01:54de l'ambassade américaine
01:01:55aussi en 1979
01:01:57ce que je veux dire par là
01:01:58c'est que
01:01:58cette rhétorique révolutionnaire
01:02:00ce compagnonnage
01:02:01ils deviennent des frères d'armes
01:02:02avec l'extrême gauche
01:02:03tout au moins
01:02:04les gens d'extrême gauche
01:02:05le croient
01:02:06mais ces jeunes
01:02:07de la bande abadère
01:02:07ces jeunes étudiants
01:02:09italiens ou français
01:02:09qui vont là-bas
01:02:10quand ils reviennent en France
01:02:11ils sont porteurs
01:02:12d'un message
01:02:13qui est un message
01:02:13quasi
01:02:16œcuménique
01:02:16en même temps
01:02:17qu'est révolutionnaire
01:02:17c'est la convergence
01:02:18en fait
01:02:19des luttes
01:02:19sur le
01:02:21le dos
01:02:22j'allais dire
01:02:22des Iraniens
01:02:23et on va raconter
01:02:25en fait
01:02:25n'importe quoi
01:02:26il y a des choses
01:02:26qui sont justes
01:02:26dans ce qui a été raconté
01:02:27mais beaucoup de choses
01:02:28étaient fausses
01:02:29sur ce qu'est en fait
01:02:30l'Iran de l'époque
01:02:30je le dis aussi
01:02:31parce que c'est important
01:02:33à l'époque en Iran
01:02:34vous savez
01:02:35les Palavis
01:02:35ils ont sorti en fait
01:02:36l'Iran du tiers-monde
01:02:38grâce aux Palavis
01:02:39grâce à la dynastie Palavis
01:02:40il y a eu l'émergence
01:02:41en fait
01:02:42d'une classe moyenne
01:02:42qui n'existait pas
01:02:43du tout
01:02:44en Iran
01:02:45il y a
01:02:46le père du char
01:02:48alors le père
01:02:49de l'actuel prince
01:02:50Palavis
01:02:50n'était pas tendre
01:02:51c'est un
01:02:52c'est un roi
01:02:53c'est un régime monarchiste
01:02:54ce sont des autopocrates
01:02:55il a pris le pouvoir
01:02:56ce sont des autopocrates
01:02:57alors le grand-père
01:02:58en fait
01:02:58du prince actuel
01:02:59effectivement
01:02:59prend le pouvoir
01:03:00c'est un militaire
01:03:01c'est un chef Kozak
01:03:02mais c'est quelqu'un
01:03:03qui est
01:03:03comment dire
01:03:04qui est fasciné en fait
01:03:05par la trajectoire
01:03:07d'Atatürk
01:03:08il veut moderniser l'Iran
01:03:09il va commencer
01:03:09cette modernisation
01:03:10à marche forcée
01:03:11il va sédentariser
01:03:12les tribus nomades
01:03:14il va construire
01:03:15des hôpitaux
01:03:15des dispensaires
01:03:16il va commencer
01:03:17à construire des écoles
01:03:17etc.
01:03:18qui manquent réellement
01:03:19des routes
01:03:19des chemins de fer
01:03:20son fils
01:03:21Mohamed Rezacha
01:03:22qui va lui succéder
01:03:23en fait au début
01:03:23des années 40
01:03:24va poursuivre
01:03:25si vous voulez
01:03:25cet effort de modernisation
01:03:27mais en même temps
01:03:27avec une vision
01:03:29extrêmement moderniste
01:03:30parce que
01:03:30vous voyez
01:03:31avant même que les féministes
01:03:32réclament l'égalité des droits
01:03:34avec les hommes
01:03:35il le fait
01:03:35parce qu'il est convaincu
01:03:37que le féminisme
01:03:38enfin le modernisme
01:03:39la modernisation du pays
01:03:41ne peut pas se faire
01:03:42sans le féminisme
01:03:43donc c'est assez intéressant
01:03:44et tout ça à l'époque
01:03:45personne n'en parle
01:03:46on se contente
01:03:47de parler en fait
01:03:48de la SAVAC
01:03:48donc de l'agence
01:03:49de renseignement iranienne
01:03:51qui évidemment
01:03:51arrête les communistes
01:03:53qui est évidemment
01:03:53à pratiquer la torture
01:03:54il y a des cas avérés
01:03:55il n'est pas question
01:03:56en fait de le nier
01:03:57mais l'Iran
01:03:58en fait n'est pas la vie
01:03:59ce n'est pas que ça
01:04:00et même l'histoire
01:04:01de la SAVAC
01:04:02elle est assez intéressante
01:04:02parce que
01:04:03il y a des périodes
01:04:04très différentes
01:04:05selon qui dirige
01:04:06en fait effectivement
01:04:07cet agence de renseignement
01:04:08nous sommes avec Emmanuel Razavi
01:04:10auteur de Paris-Téhéran
01:04:11le grand dévoilement
01:04:1150 ans de falsification française
01:04:13sur l'Iran
01:04:14on discute avec lui
01:04:15voilà je vais dire
01:04:16c'est le parlons vrai
01:04:18donc on dit les choses
01:04:18lesquelles sont
01:04:19ça peut heurter
01:04:20certaines personnes
01:04:21vous restez avec nous
01:04:23vous nous retrouvez
01:04:23j'ai Emmanuel
01:04:24qui nous appelle de suraine
01:04:25que nous prendrons
01:04:26dès le retour d'antenne
01:04:27et vous nous appelez
01:04:28au 0826 300 300
01:04:29Emmanuel Galasso
01:04:30attend vos appels
01:04:31parce que je pense
01:04:32que la situation en Iran
01:04:33est ce que racontent
01:04:34ses livres
01:04:34sur les relations
01:04:35entre la France et l'Iran
01:04:36et des gens qui nous ont peut-être
01:04:38pas tout dit
01:04:38ou pas dit
01:04:39pas dit toute la vérité
01:04:40méritent d'être débattus
01:04:42entre nous
01:04:42à tout de suite
01:04:44la France dans tous ses états
01:04:46Péricault-Légas
01:04:47vous êtes bien sur Sud Radio
01:04:49mercredi 18 mars
01:04:50il est 13h33
01:04:51je reçois Emmanuel Razavi
01:04:52auteur de Paris-Téhéran
01:04:53le grand dévoilement
01:04:54aux éditions du CER
01:04:55nous parlons depuis une demi-heure
01:04:56des relations historiques
01:04:57et anciennes
01:04:58entre la France et l'Iran
01:04:59et surtout la façon
01:05:00dont on nous a menti
01:05:03sur la présentation
01:05:04de ce qu'était
01:05:04le régime du chat
01:05:06Emmanuel Razavi
01:05:06dit bien que c'était
01:05:07bien un régime totalitaire
01:05:08on ne va pas dire
01:05:09que c'était absolument
01:05:10la panacée
01:05:11mais les faits
01:05:13ont été présentés
01:05:14pas de façon honnête
01:05:16par les intellectuels
01:05:16de gauche
01:05:17on prend tout de suite
01:05:17Emmanuel
01:05:18qui nous appelle de suraine
01:05:19bonjour Emmanuel
01:05:21bonjour
01:05:22merci de me donner la parole
01:05:23écoutez
01:05:24je suis ravi d'entendre
01:05:25ce que dit Emmanuel Razavi
01:05:26parce que je suis
01:05:27complètement d'accord
01:05:27avec lui
01:05:28il y a quelque chose
01:05:30qui était un peu
01:05:30une manie
01:05:31dans la classe politique française
01:05:33c'est de faire
01:05:34des sortes
01:05:35de choix stratégiques
01:05:36vous savez
01:05:37comme on a fait
01:05:37le choix stratégique
01:05:39de l'énergie renouvelable
01:05:43dans le domaine
01:05:44que l'on sait
01:05:45et bien dans le domaine
01:05:47politique
01:05:48et politique religieux
01:05:49on a fait
01:05:49un choix stratégique
01:05:51à partir des années 50
01:05:53ça a été
01:05:54de jouer
01:05:54la crème chiite
01:05:56et ça a commencé
01:05:57avec
01:05:57au Liban
01:05:58et c'était manifeste
01:05:59au début de la guerre
01:06:01en 1975
01:06:03que la France
01:06:05n'était pas intéressée
01:06:05par les chrétiens du Liban
01:06:06quand on lit
01:06:08les échanges
01:06:10de courriers
01:06:11entre le Quai d'Orsay
01:06:13et l'ambassade à Paris
01:06:15à Beyrouth
01:06:16il n'y a qu'une seule obsession
01:06:17c'est des chiites
01:06:18à la fois s'occuper des chiites
01:06:19les chiites
01:06:20c'est très important
01:06:21il y a une espèce
01:06:22de chiitomania
01:06:23qui fait que
01:06:24qui explique aussi
01:06:26largement
01:06:27pourquoi Roménie
01:06:29a été accueillie
01:06:30de cette manière
01:06:30à Naufle-le-Château
01:06:31parce que
01:06:32la France
01:06:33pensait qu'elle faisait
01:06:34un choix stratégique
01:06:35génial
01:06:35en supportant
01:06:37les molas
01:06:38ou le courant religieux
01:06:39chiite
01:06:40contre lequel
01:06:41avaient effectivement
01:06:43lutté
01:06:43les monarques
01:06:45Palavi
01:06:46avec quelques raisons
01:06:47puisque c'était eux
01:06:48qui maintenaient
01:06:49dans l'obscurantisme
01:06:50le pays
01:06:50d'ailleurs dire d'eux
01:06:51que c'était
01:06:52un gouvernement totalitaire
01:06:54c'est excessif
01:06:55autoritaire
01:06:56oui certainement
01:06:57les totalitaires
01:06:58je ne pense pas
01:06:59et
01:07:01cette obsession
01:07:02chiite
01:07:04explique
01:07:04l'espèce
01:07:05d'embarras
01:07:06du Quai d'Orsay
01:07:07de la diplomatie française
01:07:08depuis des décennies
01:07:09parce qu'on a fait
01:07:10ce choix stratégique
01:07:11des chiites
01:07:12voilà
01:07:13on se l'est pris
01:07:14sur la figure
01:07:15avec
01:07:16l'attentat du Dracar
01:07:18et on a dit
01:07:19on a même pas
01:07:20voulu
01:07:21tirer les leçons
01:07:22de ce qui s'était passé
01:07:24c'est l'Iran
01:07:25qui a décidé
01:07:25à travers le Hezbollah
01:07:27de faire tuer
01:07:28nos parachutistes
01:07:29à Beyrouth
01:07:30mais on a continué
01:07:31dans la même veille
01:07:33c'était le choix stratégique
01:07:34exactement
01:07:35l'espèce
01:07:35d'obsession
01:07:37qu'on a pu voir
01:07:39pour les énergies renouvelables
01:07:41où tout à coup
01:07:42on découvre
01:07:43finalement le nucléaire
01:07:44c'était bien
01:07:44on a fait une erreur
01:07:45Emmanuel
01:07:45on a bien compris
01:07:47votre message
01:07:48merci pour ce témoignage
01:07:49je rappelle que vous habitez
01:07:50sur Rennes
01:07:50où Chapour Bakhtiar
01:07:52le dernier premier ministre
01:07:53du CHAT
01:07:53fut assassiné
01:07:54le 8 août 1991
01:07:55dans des conditions
01:07:56absolument atroces
01:07:57on y reviendra
01:07:58Emmanuel Razavis
01:07:59cette chiitomanie
01:08:02française
01:08:03c'est un peu ce que vous expliquez
01:08:04c'est pas vraiment
01:08:05la chiitomanie
01:08:06mais c'est
01:08:07une fascination
01:08:08pour un mouvement
01:08:08populaire
01:08:09dit d'émancipation nationale
01:08:11je suis assez d'accord
01:08:12avec ce qu'a dit
01:08:13le monsieur
01:08:13qui vient d'intervenir
01:08:14je trouve que c'est assez juste
01:08:16lui aussi s'appelle Emmanuel
01:08:17je suis d'accord
01:08:18avec ce que dit Emmanuel
01:08:19il y a
01:08:21une volonté
01:08:21d'endiguer
01:08:22le communisme
01:08:23en utilisant
01:08:24les islamistes
01:08:25l'Iran
01:08:25il ne faut pas l'oublier
01:08:26c'est frontalier avec l'URSS
01:08:27on est encore au temps
01:08:28de l'URSS
01:08:29qui joue encore un rôle
01:08:30dans la situation
01:08:30dans le livre
01:08:31à partir de témoignages
01:08:32il y a une réelle influence
01:08:33des services secrets
01:08:34en fait russes
01:08:36enfin soviétiques
01:08:38en Iran
01:08:38ils cherchent à déstabiliser
01:08:39le pays
01:08:40ils financent
01:08:41certaines organisations
01:08:43révolutionnaires
01:08:44les camps palestiniens
01:08:45d'Arafat
01:08:46pour partie
01:08:46sont financés
01:08:47en tout cas Arafat
01:08:47est financé
01:08:48pour partie
01:08:49par les services secrets
01:08:50en fait soviétiques
01:08:51donc si vous voulez
01:08:51il y a ce jeu là
01:08:53qui fait que les américains
01:08:54à un moment donné
01:08:55quand le chat aussi
01:08:56parce que ça
01:08:56ça a joué
01:08:57augmente les prix du pétrole
01:08:58dans les années 70
01:09:00quand le chat
01:09:00commence à dire aux américains
01:09:02qu'il pourrait aussi
01:09:02acheter de l'armement
01:09:03en fait se fournir
01:09:04en fait en Russie
01:09:06il devient
01:09:08quelqu'un de dangereux
01:09:09moins sympathique
01:09:10moins sympathique
01:09:10moins d'autres
01:09:11qui l'avaient été
01:09:12à un moment donné
01:09:12l'Iran devient une très grande puissance
01:09:14d'abord c'est la puissance
01:09:15la plus importante
01:09:15que le chat d'Iran
01:09:19il y a à un moment donné
01:09:20le docteur Mossadegh
01:09:20qui est le premier ministre
01:09:21de l'Iran
01:09:22qui est un nationaliste
01:09:23qui veut émanciper l'Iran
01:09:25par rapport au monde occidental
01:09:26et surtout récupérer
01:09:28et nationaliser
01:09:28les ressources pétrolières
01:09:30avec la British Petroleum
01:09:31là les américains
01:09:31et les anglais
01:09:32se mettent d'accord
01:09:32on fomente à l'intérieur
01:09:34du régime iranien
01:09:35une fronde
01:09:36contre Mossadegh
01:09:37le chat existe
01:09:38et puis comme Mossadegh
01:09:39était quelque part
01:09:40très très entier
01:09:41la fracture
01:09:41se fait entre les deux hommes
01:09:43le chat lâche
01:09:45le docteur Mossadegh
01:09:45qui finalement est arrêté
01:09:46il mourra
01:09:47et il remet
01:09:48on peut dire à ce moment-là
01:09:49le pays dans les mains
01:09:50des puissances occidentales
01:09:51comme une protection
01:09:52et c'est ça d'ailleurs
01:09:53qui va conduire
01:09:54à la révolution
01:09:55que les Mollas
01:09:56considèrent
01:09:56une partie
01:09:57on est totalement
01:09:58inféodé
01:09:59aux intérêts
01:09:59anglo-américains
01:10:00mais
01:10:01vous savez
01:10:02moi je me souviens
01:10:02de l'Iran
01:10:03quand j'étais petit
01:10:03quand j'étais enfant
01:10:05mais
01:10:06la présence américaine
01:10:07je l'ai en mémoire
01:10:07on a six mois d'écart
01:10:09je vous rassure
01:10:09vous êtes d'octobre
01:10:11et je suis de mars 59
01:10:12donc on a vécu
01:10:13la même chose
01:10:13au même moment
01:10:15la présence américaine
01:10:16elle est réelle
01:10:17d'abord parce que
01:10:17vous avez des supermarchés
01:10:18qui sont des supermarchés
01:10:19américains
01:10:20vous avez au-delà
01:10:21des conseillers
01:10:22si vous voulez
01:10:22militaires
01:10:23ou des diplomates américains
01:10:24vous avez aussi
01:10:25il y a un étalon important
01:10:27en termes de modernité
01:10:27c'est le cinéma
01:10:28vous avez je crois
01:10:29de mémoire
01:10:30si je fais une erreur
01:10:30à deux ou trois
01:10:31vous ne m'en voulez pas
01:10:31mais il y a peut-être
01:10:32117-118 salles de cinéma
01:10:34qui sont construites
01:10:35dans les années 70
01:10:36enfin 60-70 en Iran
01:10:37à travers le pays
01:10:40le chat veut un grand cinéma
01:10:42mais vous avez
01:10:43des américains
01:10:44ou des irano-américains
01:10:45qui viennent
01:10:45pour produire
01:10:46en fait des films
01:10:47le grand film
01:10:48d'ailleurs
01:10:49qui n'a quasiment pas
01:10:50été diffusé
01:10:50qui s'appelle en fait
01:10:51Caravane avec Anthony Quinn
01:10:52il est produit en fait
01:10:53par des gens
01:10:53qui sont des irano-américains
01:10:55mais aussi des irano-américains
01:10:57qui ont été en fait
01:10:58formés aux Etats-Unis
01:10:59qui ont travaillé pour Universal
01:11:00il y a un de mes oncles
01:11:00d'ailleurs
01:11:01vous verrez sur le générique
01:11:02qui s'appellera Zavi
01:11:03et si vous voulez
01:11:04c'est assez intéressant
01:11:04parce que quand les islamistes
01:11:05en fait commencent la révolution
01:11:06l'une des premières choses
01:11:07auxquelles ils s'attaquent
01:11:08c'est les boîtes de nuit
01:11:09c'est les cinémas
01:11:10c'est le symbole même
01:11:12en fait de la présence
01:11:14occidentale
01:11:14américaine
01:11:15et française
01:11:15c'est un roger
01:11:16d'occidentalisme
01:11:16et le chat
01:11:18le régime du chat
01:11:19incarne
01:11:19cette évolution
01:11:21je vous ai dit
01:11:22avant qu'on intervenait
01:11:23que j'avais
01:11:25connaissance
01:11:25j'avais connu des gens
01:11:26qui étaient proches du régime
01:11:27qui disaient
01:11:27notre mission
01:11:28et l'obsession du chat
01:11:30c'est de moderniser ce pays
01:11:31rapidement
01:11:31cette modernisation
01:11:32passe par des étapes sociologiques
01:11:33qui sont contraires
01:11:35à la religion aux chiites
01:11:36et il y aura une confrontation
01:11:37à un jour violente
01:11:38qui finalement est arrivée
01:11:39en 79
01:11:40alors il y a ça
01:11:40mais je crois qu'il y a
01:11:40plusieurs facteurs
01:11:42c'est aussi une révolution
01:11:44terrienne
01:11:44en réalité
01:11:45les mollas
01:11:45je vous disais tout à l'heure
01:11:47sont contre le chat
01:11:48pour partie en tout cas
01:11:49parce qu'il a confisqué
01:11:51il a acheté à vil prix
01:11:51à très bas prix
01:11:52leur terre
01:11:53pour les redistribuer
01:11:54en fait à leurs ouvriers
01:11:55et si vous voulez
01:11:56ça il ne le lui pardonne pas
01:11:58l'égalité homme-femme
01:11:59il ne le lui pardonne pas
01:12:00et ce sont quand même
01:12:01deux points
01:12:02qui sont extrêmement importants
01:12:03dans le déclenchement
01:12:04je dirais
01:12:05de la révolte
01:12:06portée par la
01:12:06Ayatollah Khomeini
01:12:07qui comme il sait
01:12:08qu'il n'est pas assez fort
01:12:09avec les islamistes
01:12:10il n'est même pas soutenu
01:12:10par 100% en fait du clergé
01:12:12et donc il va aller chercher
01:12:13les communistes
01:12:14et les marxistes
01:12:14vous voulez dire que comme en Grèce
01:12:15l'église avait un patrimoine foncier gigantesque
01:12:17mais bien sûr
01:12:18le clergé chiite iranien
01:12:19c'était un très gros patrimoine foncier
01:12:20alors foncier
01:12:21vous avez plusieurs chiffres
01:12:23mais à minima
01:12:24on était aux alentours
01:12:25de 25 à 30%
01:12:26du patrimoine foncier
01:12:27certains l'estiment à plus
01:12:28mais c'est pour vous dire
01:12:29quand même l'importance
01:12:29qu'ils ont
01:12:30il faut comprendre
01:12:31que là où ils ont des terres
01:12:32ils ont le pouvoir
01:12:36c'est eux qui décident
01:12:37du bien et du mal
01:12:38et du destin en fait
01:12:39des gens finalement
01:12:40qu'ils font vivre
01:12:41alors ce que je voudrais comprendre
01:12:42avec vous Emmanuel Razavi
01:12:43on ne peut pas évidemment
01:12:44passer en revue la totalité
01:12:46de ce qui est contenu dans ce livre
01:12:47c'est un véritable document historique
01:12:49c'est un document politique
01:12:50aujourd'hui
01:12:50et pédagogique
01:12:51pour comprendre
01:12:52la réalité de ce pays
01:12:53la civilisation iranienne
01:12:55les liens qui ont été abîmés
01:12:57falsifiés
01:12:58entre la France
01:12:58et l'Iran
01:13:00je voudrais que vous nous expliquiez
01:13:01ce qui s'est passé
01:13:01à la chute du régime
01:13:02donc le rat
01:13:03le chat s'enfuit
01:13:05en avion
01:13:06il n'est même pas sûr
01:13:07que les américains
01:13:07ne vont pas le rendre
01:13:09vous nous le raconterez
01:13:10aux iraniens
01:13:11et c'est l'impératrice Faradiba
01:13:13grâce à l'épouse
01:13:14de la Noire El Sadat
01:13:16qui obtient
01:13:17que le chat
01:13:17est en Égypte
01:13:18où il serait suffisant
01:13:19finalement
01:13:19on voit l'instauration
01:13:21du début du régime de Mola
01:13:22dès 1979
01:13:23il y a un homme
01:13:24il y a un homme
01:13:25très peu connu
01:13:26qui est essentiel
01:13:26qui est Mehdi Bazargan
01:13:27qui va être
01:13:28le premier ministre
01:13:29du chat
01:13:30pardon
01:13:30qui va être le premier ministre
01:13:32de l'Ayatollah Khomeini
01:13:33le premier ministre des Mola
01:13:34qui lui compte bien instaurer
01:13:36une véritable démocratie
01:13:37avec une sociologie différente
01:13:39c'est un laïc
01:13:39il est certainement musulman
01:13:41mais c'est quelqu'un
01:13:41qui est ouvert
01:13:42c'est un vrai démocrate
01:13:44évidemment il va très vite
01:13:45comprendre qu'il est dépossédé
01:13:46de son pouvoir
01:13:46et il claque la porte
01:13:48dès le début
01:13:48de la prise d'otage
01:13:49à l'ambassade des Etats-Unis
01:13:50il s'en va
01:13:51on n'entend plus parler de lui
01:13:52c'était l'instant
01:13:53où on aurait pu considérer
01:13:54que le régime des Mola
01:13:55allait ouvrir l'Iran
01:13:56à la démocratie
01:13:57mais le départ
01:13:58de Mehdi Bazargan
01:13:59signe la reprise
01:14:00du pouvoir total
01:14:01par les Mola
01:14:02c'est très intéressant
01:14:03ce que vous racontez
01:14:04donc le chat s'en va
01:14:05c'est le chat qui prend
01:14:06la décision de partir
01:14:07parce qu'il ne veut pas voir
01:14:08le sang couler
01:14:09il aurait pu encore rester
01:14:10il décide de s'en aller
01:14:13probablement
01:14:13selon certains témoignages
01:14:14se disant
01:14:14qu'il pourra peut-être
01:14:15revenir plus tard
01:14:16l'histoire se fera autrement
01:14:18ce qui est sûr
01:14:19c'est qu'autour
01:14:20de la Roménie
01:14:22dans son exil
01:14:22il y a eu un certain nombre
01:14:23d'intellectuels
01:14:24un certain nombre de gens
01:14:24qui étaient très politisés
01:14:26et qui rêvaient
01:14:27d'instaurer
01:14:27une démocratie
01:14:28je veux dire
01:14:29par là que tous
01:14:29ne sont pas islamistes
01:14:30vous avez des intellectuels
01:14:31de gauche
01:14:31qui sont sans doute sincères
01:14:33mais auxquels Roménie
01:14:35de toute façon
01:14:35a menti très clairement
01:14:36et ces gens-là
01:14:37lorsqu'il va prendre le pouvoir
01:14:38vont obtenir assez rapidement
01:14:40d'ailleurs des postes importants
01:14:41c'est-à-dire
01:14:41il va y avoir
01:14:42la tête du gouvernement
01:14:43le ministre des affaires étrangères
01:14:44le ministre de l'Aïatollah
01:14:46qui va être fusillé
01:14:47par les jeunes
01:14:48et les uns après les autres
01:14:49qui va devoir s'enfuir
01:14:50le premier président de la république
01:14:51et ce qui est tragique
01:14:52c'est que tous ces gens-là
01:14:53ont été presque des bras droits
01:14:54des bras gauches
01:14:55en fait de l'ayatollah Roménie
01:14:56ils l'ont payé cher ensuite
01:14:58et en fait
01:15:00surtout c'est que Roménie
01:15:02si vous voulez
01:15:02dans la foulée en fait
01:15:03des exécutions
01:15:04de ces gens-là
01:15:05il va s'en prendre
01:15:06à l'ensemble des militants
01:15:08en fait de gauche
01:15:09qui l'ont soutenu
01:15:10à commencer par les moudjahidines du peuple
01:15:11ils vont vraiment payer
01:15:12le prix du sang eux
01:15:13ils vont être arrêtés
01:15:14par milliers
01:15:16exécutés par milliers
01:15:17peut-être même d'ailleurs
01:15:18par dizaines
01:15:19en fait de milliers
01:15:20évidemment ils ne sont pas les seuls
01:15:21vous avez aussi les gens
01:15:22qui ont soutenu le chat
01:15:23les gens qui sont simplement
01:15:24il suffit d'un soupçon
01:15:25pour être arrêtés
01:15:26exécutés à l'époque
01:15:27il suffit
01:15:28comment dire
01:15:29d'avoir été un officier au gradé
01:15:30pour être arrêtés
01:15:31torturés
01:15:31comment dire
01:15:32et abattus
01:15:33assassinés
01:15:35très rapidement
01:15:36l'Iran
01:15:37sombre
01:15:38dans la république islamique
01:15:39tout simplement
01:15:39et sombre
01:15:40dans le totalitarisme islamique
01:15:42en à peine un an
01:15:43vous avez raison
01:15:44on démissionne en 81
01:15:45je crois
01:15:45et c'est là que je rejoins
01:15:46c'est votre auditeur Emmanuel
01:15:47c'est que le chat
01:15:48était un autocrate
01:15:49Roménie
01:15:49a instauré un totalitarisme
01:15:51et Roménie
01:15:52je le dis systématiquement
01:15:54c'est important
01:15:54Roménie
01:15:55vous savez quand il était
01:15:55dans les années 40
01:15:56à Téhéran
01:15:57il y avait la radio iranienne
01:15:58et les témoins
01:15:59qu'on a interrogé
01:16:00qui l'ont connu de près
01:16:02nous racontent en fait
01:16:03qu'il écoutait
01:16:05les retransmissions
01:16:05sur la radio allemande
01:16:06de Téhéran
01:16:07des discours d'Hitler
01:16:08il était assez fasciné par ça
01:16:09Roménie était antisémite
01:16:10en plus
01:16:11il y a une fascination aussi
01:16:12pour les frères musulmans égyptiens
01:16:13il est extrêmement proche
01:16:14des fédahines de l'islam
01:16:16ce qu'il nous est raconté
01:16:18par le fondateur
01:16:18en fait on parle
01:16:19il y a quand même
01:16:19une petite tentation
01:16:20à un moment donné
01:16:20de rejoindre l'Allemagne
01:16:21il y a un flou qui s'installe
01:16:23alors c'est pas vrai
01:16:24les Allemands étaient très présents
01:16:26dans la région
01:16:27il y avait beaucoup de conseillers
01:16:28d'ingénieurs allemands
01:16:29qui ont participé
01:16:29à la construction
01:16:30des chemins de fer
01:16:30mais comme en Turquie en fait
01:16:32mais moi je n'ai pas
01:16:33la connaissance aujourd'hui
01:16:34avérée du fait
01:16:35que en tout cas
01:16:36dans les gens
01:16:37c'est pas les autres là
01:16:37de toutes les manières
01:16:38qu'une supposition
01:16:39c'est une coopération
01:16:40qu'il y a
01:16:40l'Iran est neutre
01:16:41elle ne prend pas du tout partie
01:16:42pour le régime nazi
01:16:43le premier sommet du tournant
01:16:44de la guerre
01:16:44c'est le sommet Téhéran en 1943
01:16:45et c'est bien à Téhéran
01:16:46qui va déterminer
01:16:47l'avenir de la guerre
01:16:48absolument
01:16:48tout se joue là
01:16:49et tout se joue
01:16:50à la conférence de Téhéran
01:16:58qui est en train de se passer
01:16:59un certain nombre d'ailleurs
01:17:00vont basculer
01:17:01ceux qui ne sont pas arrêtés
01:17:02fusillés
01:17:02vont basculer en fait
01:17:04dans l'opposition
01:17:04dans la résistance
01:17:06et donc vont partir
01:17:06dans différents pays
01:17:07l'Irak
01:17:08la France
01:17:09la France va accueillir
01:17:10beaucoup d'opposants
01:17:11en fait au régime de Roménie
01:17:13mais ce qui est surtout important
01:17:14c'est que les occidentaux
01:17:15ont quand même soutenu Roménie
01:17:18Roménie quand il rentre en Iran
01:17:19il ne vient pas de nulle part
01:17:20il rentre à bord d'un avion Air France
01:17:21et il quitte la France
01:17:22en fait depuis Paris
01:17:23il est pris en charge par la France
01:17:24où il a été protégé
01:17:25par la police française
01:17:26donc en clair
01:17:27si vous voulez
01:17:28c'est l'effet boomerang
01:17:28c'est à dire que Roménie
01:17:29se retourne contre ceux-là même
01:17:31en fait qui l'ont protégé
01:17:33et qui l'ont protégé
01:17:34contre le chat
01:17:35contre le roi
01:17:37avec lequel
01:17:38moi je pense
01:17:39comme Jean-Marie
01:17:39l'histoire quand même
01:17:40a été très injuste
01:17:41et il était temps de rendre
01:17:42moi je suis un fils
01:17:43de famille iranienne
01:17:44je considère qu'on nous a volé
01:17:45une partie de notre histoire
01:17:46j'en parlais hier
01:17:47avec des amis
01:17:48autour de l'impératrice Farah
01:17:50et quand on lui a offert ce livre
01:17:52hier avec Jean-Marie Montali
01:17:53parce qu'on tenait à le faire
01:17:54parce qu'elle nous a
01:17:55elle nous a parlé
01:17:56pour ce livre
01:17:56comme plein d'autres
01:17:57on lui a dit
01:17:58c'est un peu de l'histoire
01:17:59de l'Iran
01:18:00qu'on rend aux Irans
01:18:01nous sommes avec
01:18:02Emmanuel Razavi
01:18:03co-auteur avec
01:18:04Jean-Marie Montali
01:18:05Paris Téhéran
01:18:06le grand dévoilement
01:18:0750 ans de falsification
01:18:08française sur l'Iran
01:18:10nous décryptons tout doucement
01:18:11cette période tragique
01:18:13où on nous a pas tout dit
01:18:14et on comprend
01:18:15en lisant ce livre
01:18:16ce grand dévoilement
01:18:17effectivement
01:18:17vous ne jetez pas le voile
01:18:19vous retirez le voile
01:18:20qu'il y avait cette omerta
01:18:21qu'il y avait sur la réalité
01:18:22de ce qu'était le régime du chat
01:18:23pour qu'on n'est pas
01:18:24en train d'encenser du tout
01:18:25et en fait
01:18:26les mensonges
01:18:26qu'on nous a raconté
01:18:27et la fascination
01:18:28des intellectuels de gauche
01:18:29pour le régime démolable
01:18:31vous restez avec nous
01:18:32vous nous retrouvez
01:18:32dans quelques instants
01:18:33sur Sud Radio
01:18:33et vous nous appelez
01:18:34au 0826 300 300
01:18:36Perico Léguace
01:18:38je reçois
01:18:40Emmanuel Razavi
01:18:41co-auteur avec
01:18:42Jean-Marie Montali
01:18:43de Paris Téhéran
01:18:44le grand dévoilement
01:18:45on apprend beaucoup de choses
01:18:46sur les réalités
01:18:47d'abord du passé de l'Iran
01:18:48de cette histoire
01:18:49des relations entre la France
01:18:50et l'Iran
01:18:51comment les intellectuels de gauche
01:18:53et certains médias
01:18:54nous ont présenté
01:18:54les ayatollahs
01:18:55à l'époque
01:18:55en 79
01:18:56comme des libérateurs
01:18:58on voit où on en est aujourd'hui
01:18:59et finalement
01:19:00l'histoire se répète
01:19:02les intellectuels du gauche
01:19:04encensent des tyrans
01:19:05en disant
01:19:05ils vont libérer leur peuple
01:19:06et ça se finit
01:19:08en cauchemar
01:19:08Emmanuel Razavi
01:19:10il nous reste 5 minutes
01:19:11je voudrais que vous nous disiez
01:19:12à partir d'aujourd'hui
01:19:13quel scénario
01:19:14vous êtes en contact
01:19:15avec la
01:19:17j'allais dire
01:19:17les anciens représentants
01:19:19de l'ancien régime
01:19:20vous avez rencontré
01:19:20l'impératrice Faradiba
01:19:21hier
01:19:22pour lui remettre votre livre
01:19:24il y a tout cet Iran
01:19:25en exil
01:19:25il y a de tout
01:19:26il y a des gens
01:19:26qui sont des nostalgiques
01:19:27du chat
01:19:27il y a des démocrates
01:19:28quel est l'avenir
01:19:30que l'on peut espérer
01:19:31si le régime de Mola
01:19:32finit par tomber
01:19:33d'une façon ou d'une autre
01:19:33soit de façon militaire
01:19:34soit pour une insurrection
01:19:36est-ce que la relève
01:19:37est prête
01:19:37parce que la grande inquiétude
01:19:38c'est l'Irak
01:19:39qu'est-ce qu'il va y avoir
01:19:40après où la Syrie
01:19:41ça se passe mal
01:19:42est-ce qu'en Iran
01:19:43il y a suffisamment
01:19:44est-ce qu'il y a un effectif
01:19:47politique
01:19:47social
01:19:48qui pourrait
01:19:49prendre la relève
01:19:50des Mola
01:19:50pour la continuité
01:19:51de l'Etat
01:19:51et l'instauration
01:19:52de la démocratie
01:19:52déjà je vous remercie
01:19:53parce que vous avez
01:19:54le gentil de souligner
01:19:55qu'il y avait
01:19:56des oppositions iraniennes
01:19:57parce que tout le monde
01:19:58ne le sait pas
01:19:58c'est une caractéristique
01:19:59majeure
01:20:00exactement
01:20:01absolument
01:20:01les oppositions
01:20:02en fait iraniennes
01:20:03donc elles sont plurielles
01:20:04elles sont en général
01:20:05moi j'ai interviewé
01:20:06beaucoup de chefs
01:20:06des mouvements de résistance
01:20:07en fait
01:20:08de la résistance iranienne
01:20:09des Balouch
01:20:10des Kurdes
01:20:10des Azéries
01:20:11évidemment les monarchistes
01:20:12les libéraux
01:20:13de droite
01:20:13de gauche
01:20:13les centristes
01:20:15écoutez
01:20:15ils ont tous en commun
01:20:16de vouloir une démocratie
01:20:18laïque pour l'Iran
01:20:19ils ont tous en commun
01:20:20d'être favorables
01:20:21à la protection
01:20:21des minorités ethniques
01:20:22c'est important
01:20:22parce que l'Iran
01:20:23c'est une mosaïque
01:20:24en fait de populations
01:20:25de tribus et d'ethnies
01:20:26et puis
01:20:27ils ont tous en commun aussi
01:20:28et c'est suffisamment rare
01:20:29au Moyen-Orient
01:20:30pour le souligner
01:20:31d'être en faveur
01:20:32ils veulent inscrire
01:20:33en fait dans le marbre
01:20:34d'une constitution
01:20:35la protection des minorités
01:20:36de genre
01:20:37comprendre les minorités
01:20:38sexuelles notamment
01:20:38et donc
01:20:39ces gens là sont intéressants
01:20:41ils incarnent le futur
01:20:42en fait de l'Iran
01:20:42si le régime vient à tomber
01:20:44aujourd'hui
01:20:44je me garde bien
01:20:46vous savez
01:20:46le régime je pense
01:20:47que tout est réuni
01:20:47pour qu'il tombe
01:20:48il a une assise populaire
01:20:49un peu de régime
01:20:49oui on sait que dans les campagnes
01:20:51il y a encore des gens
01:20:51qui croient
01:20:52elle est très faible
01:20:53aujourd'hui
01:20:53on l'estime peut-être
01:20:54à 10-15%
01:20:55le problème c'est qu'aujourd'hui
01:20:56même les gens
01:20:56qui sont les rentiers du régime
01:20:58ne sont plus payés
01:20:59par le régime
01:20:59donc vous avez des policiers
01:21:04les entreprises
01:21:05qui fournissent de la logistique
01:21:06si vous voulez en fait
01:21:06aux militaires
01:21:07des gens qui ne sont pas payés
01:21:08donc qui n'ont pas envie
01:21:08d'y aller
01:21:09c'est terminé
01:21:10c'est-à-dire qu'on vous oblige
01:21:11à risquer votre vie
01:21:12à tirer en fait
01:21:13sur vos frères
01:21:15à massacrer d'autres Iraniens
01:21:16et en plus
01:21:17ne pas être payés
01:21:17je vous posais la question
01:21:18au début de l'émission
01:21:19j'avais dit que j'allais vous la poser
01:21:20je vous la pose maintenant
01:21:21est-ce que c'est une juste guerre
01:21:23comme l'a dit Bernard-Henri Lévy
01:21:25on parle vrai sur cette antenne
01:21:28le fond de votre pensée
01:21:30j'ai couvert des guerres
01:21:31pendant 25 ans
01:21:32c'est pour ça que je vous pose la question
01:21:33je ne suis pas un vat en guerre
01:21:34par contre je sais une chose
01:21:36pour avoir interrogé
01:21:37beaucoup d'Iraniens
01:21:37je ne suis pas un institut de sondage
01:21:39mais la majeure partie
01:21:39des Iraniens de l'intérieur
01:21:40que j'ai interrogé
01:21:43étaient favorables
01:21:43à cette guerre
01:21:44ce qui n'empêche pas
01:21:45qu'ils aient peur
01:21:46ce qui n'empêche pas
01:21:47qu'ils se demandent
01:21:48ce qui va se passer
01:21:48ce qui va en ressortir
01:21:50c'est un mélange de sentiments
01:21:51mais je sais qu'il y a
01:21:52beaucoup d'espérance
01:21:53et une personne
01:21:55avec qui j'ai beaucoup discuté
01:21:56alors j'ai discuté
01:21:57de façon hachée
01:21:58des fois deux minutes
01:21:58des fois trois minutes
01:21:59des fois par un message
01:22:01me disait
01:22:02on a l'espoir
01:22:03que les Américains
01:22:04et les Israéliens
01:22:05fassent tomber ce régime
01:22:06on a l'espoir
01:22:07qu'il y ait derrière
01:22:08un gouvernement de transition
01:22:09la question maintenant
01:22:10est avec qui
01:22:11alors moi j'ai beaucoup interviewé
01:22:13et je l'ai fait pour le Figaro Magazine
01:22:14le mois dernier
01:22:15en fait Reza Palavi
01:22:16qui lui dit
01:22:17qu'il voudrait accompagner
01:22:18un gouvernement de transition
01:22:19en ayant autour de lui
01:22:21les autres mouvements
01:22:21ça choque des gens
01:22:22que ce soit lui
01:22:22qui soit l'espoir du peuple iranien
01:22:24je ne sais pas pourquoi ça choque
01:22:25moi je suis d'origine iranienne
01:22:26écoutez je le crois
01:22:27fervent partisan de la démocratie
01:22:29il faut comprendre
01:22:29que les gens comme nous
01:22:30il n'est pas son père
01:22:31on est d'accord
01:22:32mais non
01:22:32en fait vous savez
01:22:33ça c'est le truc
01:22:34on voudrait le réduire
01:22:35toujours au fils d'eux
01:22:36c'est super agaçant
01:22:37c'est une élastie
01:22:37mais il a son destin
01:22:39sa destinée propre
01:22:40et qu'est-ce qu'il ferait arriver au pouvoir
01:22:41et qu'est-ce qu'il ferait arriver au pouvoir
01:22:42je crois qu'il a dit
01:22:43il l'a écrit d'ailleurs
01:22:44vous trouvez son programme
01:22:45l'urgence pour lui
01:22:46c'est la reconstruction
01:22:47en fait immédiate
01:22:48c'est faire en sorte
01:22:49que les Iraniens
01:22:50aient à manger
01:22:50et donc pour ça
01:22:51c'est faire en sorte
01:22:51d'assurer la continuité
01:22:52de l'Etat
01:22:53j'entends la continuité administrative
01:22:55donc c'est pas les règlements de compte
01:22:56ceux qui ont servi l'Etat
01:22:58comme fonctionnaires
01:22:58cadres administratifs
01:22:59continueront à servir
01:23:00en fait le prochain Etat
01:23:01si vous voulez
01:23:02il y a un vrai plan
01:23:03mais l'ensemble
01:23:03des oppositions démocratiques
01:23:05aujourd'hui
01:23:06elles sont à peu près
01:23:07sur ce logiciel
01:23:08ça serait une restauration
01:23:09quand même ou non
01:23:10ça serait pas une restauration
01:23:11je crois pas
01:23:11écoutez alors moi
01:23:11je lui ai posé la question
01:23:12à part prise quand même
01:23:13et la dernière fois
01:23:14je lui ai posé la question
01:23:15pour le Figaro Magazine
01:23:16il y a un mois
01:23:17non non
01:23:18aujourd'hui
01:23:18il dit
01:23:19ce sont les Iraniens
01:23:20qui choisiront leur destinée
01:23:21enfin
01:23:22à un moment donné
01:23:22vous savez je vois bien
01:23:23sur certains plateaux
01:23:24des confrères
01:23:25qui pensent à sa place
01:23:26il y en a même un
01:23:26qui nous a expliqué
01:23:27que Reza Palavi
01:23:28parlait le persan
01:23:28avec un accent occidental
01:23:29alors que le mec
01:23:30il parle pas le persan lui-même
01:23:31et que Reza Palavi
01:23:32parle parfaitement le persan
01:23:33si vous voulez
01:23:34il y a
01:23:35comment dire
01:23:36des inepties
01:23:36qui sont reproduites
01:23:37parfois par idéologie
01:23:38il faut lui laisser sa chance
01:23:40d'une part
01:23:40de toute façon
01:23:41c'est les Iraniens
01:23:42qui décident
01:23:42moi aujourd'hui
01:23:43je vais vous dire une chose
01:23:44je dénie le droit
01:23:45à quiconque
01:23:46qui n'est pas iranien
01:23:47de parler à la place
01:23:48des Iraniens
01:23:48et même moi
01:23:52je ne suis pas légitime
01:23:52pour parler à la place
01:23:53des Iraniens de l'intérieur
01:23:54donc c'est certainement pas
01:23:56si vous voulez
01:23:56un géographe
01:23:57que j'ai entendu hier
01:23:58à la télévision
01:23:59qui nous fait en fait
01:24:00la promotion du régime islamique
01:24:01ou d'Ali Haridjani
01:24:02c'est pas ces gens-là
01:24:03qui vont décider
01:24:04de façon extrêmement claire
01:24:05ces gens-là
01:24:06ils se sont fait les relais
01:24:07depuis 47 ans
01:24:08d'un régime
01:24:08qui a le sang de nos familles
01:24:09sur les mains
01:24:10je le dis de façon
01:24:11extrêmement clairement
01:24:11puisqu'on parle de façon
01:24:13très claire
01:24:13vous l'avez dit Perico
01:24:15voilà après il faut que
01:24:16l'ensemble des oppositions
01:24:18soit écoutée
01:24:19soit entendue
01:24:20c'est ça qui fait la démocratie
01:24:22peuple iranien
01:24:22mais vous avez écrit
01:24:23avec Jean-Marie Montali
01:24:24Paris-Téhéran
01:24:25le grand dévoilement
01:24:2650 ans de falsification
01:24:27française sur l'Iran
01:24:27un ouvrage à lire
01:24:29absolument
01:24:29c'est la formule consacrée
01:24:30aux éditions du CERF
01:24:32en tout cas pour comprendre
01:24:33ce qui se passe dans ce pays
01:24:34et ce qui va pouvoir s'y passer
01:24:36c'est une source d'information
01:24:37de réflexion
01:24:38j'allais dire
01:24:38d'éclaircissement
01:24:39essentiel pour un décryptage
01:24:41de cette tragique actualité
01:24:42merci
01:24:43Emmanuel Razali
01:24:43d'avoir été chez nous
01:24:44je n'écarte pas la possibilité
01:24:45de vous rappeler bientôt
01:24:46parce que je sais qu'il y aura
01:24:47une suite à cette histoire
01:24:48je vais voir ce que votre bouquin va donner
01:24:49à bientôt
01:24:50merci
01:24:50merci
01:24:50merci
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