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##LA_FRANCE_DANS_TOUS_SES_ETATS-2026-06-04##

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00:00Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, Perico Légas.
00:00:30Excellent, Zacharias remplace Emmanuel Galas aux quelques jours pour vous recevoir au 0826-300-300.
00:00:38Vos appels vont être nombreux parce que la France est vraiment dans tous ses états aujourd'hui avec ce qu
00:00:41'on va vous raconter.
00:00:42Et on attend impatiemment que vous nous appeliez pour vous donner votre avis, vos états d'âme, vos coups de
00:00:47cœur et vos coups de gueule.
00:00:48Et puis je vois Elvine qui est là et qui va s'assurer que la pertinence des propos va être
00:00:53transcrite avec fidélité.
00:00:53Et je vois même Anne-Lise qui est là, qui veille sur nous, notre bonne mère Anne-Lise, sans laquelle
00:00:59cette radio serait tout simplement, je vais dire, un camp de travail.
00:01:03Et grâce à elle, c'est un instant de bonheur.
00:01:06Un passant du 16e arrondissement tabassait le soir des émeutes par les décérèbrés pour avoir refusé une cigarette.
00:01:14Ça s'est passé samedi soir après le match.
00:01:17Et nous aurons à 12h15 le témoignage du jeune de notre confrère Amaury Bucco, journaliste à 20 heures actuelles.
00:01:23Mais Nicolas, ce passant, nous racontera en direct au téléphone l'enfer qu'il a vécu ce soir-là.
00:01:31Au-delà de la tragédie humaine, l'affaire Liana vit au scandale judiciaire, à la tragédie judiciaire.
00:01:39Comment, alors que les signaux d'alerte étaient flagrants de tous les côtés, a-t-on pu en arrivant là
00:01:44?
00:01:44Nous aurons à 12h45 l'avis de Fed Zahid, président de l'association Écoutez et Agir.
00:01:51Il nous expliquera comment la justice et la gendarmerie ont pu défaillir à ce point en ne neutralisant pas quelqu
00:01:57'un qui aujourd'hui est au cœur d'une tragédie.
00:02:00La justice aurait donc pris le pouvoir.
00:02:04C'est ce qu'explique François Guélanger, magistrat, avocat, inspecteur général à la Banque de France, dans La Revanche des
00:02:12Juges.
00:02:12Histoire d'une reconquête aux éditions de l'Artilleur.
00:02:15Ça tombe bien que ce soit l'édition d'Artilleur, puisqu'il tire à bout les rouges.
00:02:18Il nous expliquera, nous discuterons avec lui, comment effectivement ce que dut être l'autorité judiciaire, en fait, est bien
00:02:24un pouvoir judiciaire.
00:02:25Et remplace quelquefois les représentants et les élus dans des décisions qui concernent l'avenir du pays.
00:02:30Discussions en battront plus, évidemment.
00:02:31On compte sur vous au 0826 300 300 pour donner votre avis.
00:02:35Et puis, Maud, il y aura aussi d'autres informations.
00:02:36Le gouvernement veut lutter durablement contre les violences urbaines.
00:02:39Ils ont peut-être trouvé la solution.
00:02:41On verra ça dans un instant.
00:02:42Et puis, Christophe Glez pourrait bénéficier enfin d'une grâce présidentielle algérienne.
00:02:46Prions.
00:02:47On ne sait pas si on invoque la Providence ou le destin, mais on est à l'affût.
00:02:50Et puis, l'incendie des corbières du mois d'août dernier ne serait pas accidentel ou naturel.
00:02:54Il serait peut-être criminel, provoqué par des gens.
00:02:58Voilà le programme du jour.
00:03:01Sud Radio.
00:03:02La France dans tous ses états.
00:03:04L'humeur de Pericot.
00:03:06Eh bien oui, la grande distribution continue à faire la loi dans les campagnes en imposant ses prix.
00:03:13Alors que les députés se préparaient à voter la loi d'urgence agricole qui a été adoptée ces jours-ci,
00:03:18une commission d'enquête au Sénat a remis le 19 mai 2026 son rapport sur les marges des industriels
00:03:24et de la grande distribution.
00:03:25Celui-ci a été réalisé après audition de 189 acteurs du secteur,
00:03:30instance régulatrice et représentant de consommateurs entre décembre 2025 et mai 2026.
00:03:35Face à une répartition de la valeur des produits alimentaires,
00:03:38aujourd'hui très favorable à la grande distribution,
00:03:40au détriment des acteurs en amont,
00:03:42c'est-à-dire les agriculteurs, les producteurs et les transformateurs,
00:03:45le rapport formule 24 recommandations et pointe notamment une concertation
00:03:49et une position dominante des distributeurs et des centrales d'achat.
00:03:53Ça, c'est un énorme problème.
00:03:55On a, en 2018, après le discours du président de la République en 2017,
00:03:59à Rungis, à l'issue des états généraux de l'alimentation,
00:04:02très beau et magistral discours d'Emmanuel Macron,
00:04:05qui avait posé tous les problèmes, courageusement, avec les bons mots et les bonnes formules.
00:04:09Il était prévu la loi EGalim, la première loi EGalim,
00:04:13on l'a appelée EGalim 1, puisqu'il y en a eu 4,
00:04:14portée par Nicolas Hulot.
00:04:16Nicolas Hulot a démissionné, il a claqué la porte
00:04:17quand il a vu que cette loi EGalim avait été vidée de son sens
00:04:21avec des présents d'indicatifs qui avaient été remplacés par dix conditionnels
00:04:24comme ça, faire les énarques quand ils veulent vider une loi de son sens.
00:04:28Résultat, aujourd'hui, il y a autant de tragédies dans les campagnes,
00:04:30il y a eu autant de colère.
00:04:32On a vu, évidemment, des manifestations.
00:04:35On a vu un Premier ministre sur une mode de paille qui s'appelle l'Aébrien Natal
00:04:37promettent que tout allait changer, rien n'a changé.
00:04:39Il y a à peu près toujours autant de suicides,
00:04:41ils sont toujours autant dans la détresse.
00:04:42Et là, cette commission d'enquête sénatoriale
00:04:44donne un rapport absolument accablant
00:04:47qui dit bien que les dispositions de la loi EGalim de 2018
00:04:50élaborées dans une optique d'un plus juste équilibre
00:04:52entre producteurs, industriels et distributeurs
00:04:54ne sont pas parvenus à sanctuariser la situation économique des producteurs.
00:04:59Constate, comme dit, se constate ce rapport,
00:05:00c'est-à-dire que les grands groupes, eh bien, distributeurs,
00:05:03ils sont cinq, se partagent 90% de marché
00:05:06et c'est eux qui continuent, dans un pays dit libéral,
00:05:09à fixer les prix.
00:05:10C'est-à-dire que le client fixe son prix aux fournisseurs,
00:05:12c'est absolument intenable.
00:05:14Et non seulement ça, ce que dit le rapport,
00:05:15qui est encore plus accablant,
00:05:17les campagnes publicitaires engendrées
00:05:20par ces grands groupes de la grande distribution
00:05:22sont facturées,
00:05:24soit aux transformateurs, aux industriels,
00:05:26soit aux producteurs,
00:05:27et ça a engendré une telle marge,
00:05:30qu'aujourd'hui, sur les cinq premiers annonceurs,
00:05:32les cinq premiers annonceurs en publicité,
00:05:35eh bien, ce sont cinq enseignes de grande distribution.
00:05:38Autrefois, c'était, on avait L'Oréal, France Télécom et le groupe PSA,
00:05:42et aujourd'hui, sur les cinq premiers,
00:05:45Leclerc, Lidl, Intermarché et Carrefour
00:05:46sont les quatre premiers annonceurs,
00:05:49et tout ça est facturé,
00:05:51donc, indirectement aux clients.
00:05:53Voilà.
00:05:53Donc, cette situation ne peut pas durer.
00:05:55Alors, on sait que cette loi a été votée,
00:05:56Mme Annie Gennevard est très contente,
00:05:58elle a dit qu'elle va pouvoir le réguler.
00:05:59Pour l'instant, la réalité, c'est que la grande distribution continue à faire la loi,
00:06:02c'est elle qui fixe les prix,
00:06:03et tant qu'on n'aura pas obtenu une situation
00:06:06où le paysan et l'agriculteur
00:06:08vivent du prix de son travail,
00:06:09de son bénéfice,
00:06:10et que c'est à lui à fixer le prix,
00:06:12de revient en fonction de ce que ça lui coûte,
00:06:13eh bien, il n'y aura pas de solution
00:06:14dans l'agriculture française
00:06:16qui continuera à vivre un cauchemar,
00:06:17et on continuera à avoir des suicides.
00:06:20Les témoignages fusent,
00:06:22quelques jours après les émeutes de samedi soir,
00:06:25en marge de la victoire du PSG.
00:06:27Nous recevons dans un instant un témoin,
00:06:29enfin une victime surtout,
00:06:30de samedi soir,
00:06:32victime d'une agression,
00:06:33d'un tabassage,
00:06:34d'un passage à tabac,
00:06:35pour avoir refusé de donner une cigarette.
00:06:37Il sera en direct sur Sud Radio
00:06:39avec le journaliste de Valeurs Actuelles,
00:06:40Amory Bucco.
00:06:41N'hésitez pas à les interpeller,
00:06:42à poser toutes vos questions,
00:06:43à réagir,
00:06:44à nous donner vos avis,
00:06:45en direct au 0826 300 300.
00:06:48A tout de suite sur Sud Radio.
00:06:56Quelques jours après les émeutes
00:06:58commises en marge de la victoire du PSG,
00:06:59samedi soir,
00:07:00de nombreux incidents sont mis en lumière,
00:07:02cambriolage,
00:07:02agression,
00:07:03coup de couteau,
00:07:03et passage à tabac
00:07:04pour une cigarette.
00:07:06C'est ce qui est arrivé
00:07:06à un père de famille
00:07:07dans le 16e arrondissement,
00:07:09tabassé pour avoir refusé
00:07:10de donner une cigarette
00:07:11à des jeunes ultra-violents.
00:07:12Il est avec nous aujourd'hui,
00:07:13par téléphone,
00:07:14accompagné du journaliste
00:07:15de Valeurs Actuelles,
00:07:16Amory Bucco,
00:07:16qui a révélé cette histoire.
00:07:18Bonjour, messieurs.
00:07:19Bonjour, Amory Bucco.
00:07:20Bonjour, Périgo.
00:07:21Merci d'être avec nous
00:07:22en direct et en studio
00:07:23sur Sud Radio
00:07:24pour continuer à inventorier
00:07:27ce que l'on apprend
00:07:28de cette soirée.
00:07:29A chaque jour,
00:07:30son lot,
00:07:30j'allais dire,
00:07:31d'aberrations,
00:07:32de dysfonctionnements de l'État
00:07:34et surtout de violences,
00:07:35de violences dans la rue,
00:07:36de violences émeutières.
00:07:38Et là,
00:07:39nous avons le témoignage,
00:07:40Amory,
00:07:40vous allez nous raconter
00:07:41ce qui s'est passé,
00:07:43d'un Parisien,
00:07:44d'un Français
00:07:45qui rentre chez lui tranquillement.
00:07:46C'est même pas quelqu'un
00:07:47qui est impliqué
00:07:47dans le football.
00:07:48Non, c'est ça.
00:07:49Et qui se fait...
00:07:50Je pense qu'il n'a pas de cigarette,
00:07:51tout simplement.
00:07:52Ça m'est arrivé de dire
00:07:52je ne fume pas.
00:07:53Alors, lui,
00:07:54en l'occurrence,
00:07:54il fume.
00:07:55Il fumait à ce moment-là.
00:07:56Donc, c'est pour ça,
00:07:57je pense qu'il vous le racontera
00:07:58mieux que moi.
00:07:59Mais lui, effectivement,
00:07:59ce qu'il m'a raconté,
00:08:01c'est qu'il rentrait...
00:08:02En fait,
00:08:02il avait raccompagné
00:08:03un monsieur âgé chez lui.
00:08:05Il rentre chez lui
00:08:05à pied tranquillement.
00:08:06Alors, déjà,
00:08:06l'ambiance dans le quartier
00:08:07est extrêmement...
00:08:08On est dans le 16e ou non ?
00:08:09On est dans le 16e.
00:08:10C'est très chaotique.
00:08:11C'est pas long de l'avenue
00:08:11Paul Doumer.
00:08:13On a des vidéos de riverains
00:08:14qui montrent
00:08:15qu'il y a des rodéos,
00:08:17des jeunes qui crient,
00:08:18il y a des tirs de mortier.
00:08:18Enfin, c'est vraiment chaotique.
00:08:21Donc, une ambiance assez hostile
00:08:23de revanche.
00:08:24Et c'est dans ce contexte
00:08:25qu'effectivement,
00:08:26ils croisent un groupe de jeunes.
00:08:27De revanche ?
00:08:28De revanche, oui.
00:08:29Un côté coquette de territoire.
00:08:30On avait gagné.
00:08:31Ah oui, d'accord.
00:08:31Oui, oui, oui.
00:08:31Parce qu'on avait gagné.
00:08:32D'accord.
00:08:33Non, non, non.
00:08:33Vous avez raison.
00:08:33Donc, on n'est plus dans le football.
00:08:34Non, non, bien sûr.
00:08:35On est dans le conflit
00:08:36social et politique.
00:08:38Pour moi, c'était plus
00:08:38une revanche de territoire.
00:08:39C'est-à-dire des jeunes
00:08:40qui, en général,
00:08:41venaient de l'extérieur de Paris
00:08:42et qui prenaient possession de Paris
00:08:44pour célébrer à leur façon.
00:08:46Quand je dis à leur façon,
00:08:47c'est tout est permis.
00:08:48On fait ce qu'on veut.
00:08:48C'est notre territoire.
00:08:49Admettons.
00:08:50Et donc, Paris s'est transformé
00:08:51en gigantesque cité.
00:08:52Et c'est dans ce contexte
00:08:53qu'il croise un groupe de jeunes
00:08:54dont certains portent
00:08:55un maillot du PSG,
00:08:56d'autres sont torse nus
00:08:56comme beaucoup de personnes
00:08:58cette nuit-là.
00:09:00Et c'est comme ça
00:09:00qu'il se fait lyncher
00:09:01sur un bout de trottoir.
00:09:02Et après, il appelle la police
00:09:03et personne ne répond
00:09:04parce que la police
00:09:05est débordée cette nuit.
00:09:06Eh bien, justement,
00:09:07nous avons Nicolas.
00:09:08Bonjour, Nicolas.
00:09:09Bonjour.
00:09:10Merci.
00:09:11Merci de témoigner
00:09:12de ce qui vous est arrivé
00:09:14samedi soir à Paris.
00:09:16Merci de témoigner à l'antenne.
00:09:17Ma première question est,
00:09:20aujourd'hui,
00:09:22avec un peu de recul,
00:09:23vous êtes quand même
00:09:25des agressions dans la rue.
00:09:26Il y en a tout le temps.
00:09:27Et quelquefois,
00:09:27pour un regard,
00:09:28pour un sourire mal placé,
00:09:30pour une cigarette refusée,
00:09:32là, ce que vous avez vécu,
00:09:33ce n'est pas un fait divers commun.
00:09:35On est bien d'accord ?
00:09:37Tout à fait.
00:09:40Quand vous êtes arrivé
00:09:42à cet endroit-là,
00:09:43vous sentiez qu'il y avait
00:09:45un soir de maths,
00:09:45il y a toujours de l'animation.
00:09:47Là, il y avait de l'animosité.
00:09:49Vous sentiez que la situation
00:09:50était tendue
00:09:51ou vous ne vous êtes pas méfié ?
00:09:53La situation était très tendue.
00:09:55Rue Passy.
00:09:56Oui.
00:09:57Ah oui,
00:09:58au cœur du 16e.
00:09:59Oui, d'accord.
00:10:01En revanche,
00:10:01dans les petites rues,
00:10:02derrière,
00:10:03c'est le 16e,
00:10:04c'est calme.
00:10:05Et vous,
00:10:05vous êtes rue de Passy,
00:10:06justement,
00:10:06au moment où la tragédie survient.
00:10:08Je parle de tragédie
00:10:09parce que vous avez subi
00:10:10une violence extrême.
00:10:11Vous êtes rue de Passy,
00:10:12à ce moment-là ?
00:10:14Non,
00:10:14je venais de la rue de Passy,
00:10:16mais j'étais dans
00:10:16le croisement
00:10:17de deux petites rues,
00:10:18la rue des Colos
00:10:19et la rue de Corte-en-Bert.
00:10:20Et vous vous faites aborder
00:10:21par un petit groupe
00:10:22de jeunes,
00:10:23je suppose,
00:10:23qui vous demandaient
00:10:24une cigarette ?
00:10:25Alors,
00:10:25je veux insister
00:10:26sur la notion de jeunes
00:10:27parce qu'ils étaient
00:10:29largement majeurs.
00:10:30D'accord.
00:10:31C'est pas des adolescents,
00:10:32quoi,
00:10:32si je comprends bien.
00:10:33Pas du tout des adolescents,
00:10:35on va dire entre 20 et 30 ans.
00:10:36Ah oui,
00:10:39Thomas Moury l'a dit,
00:10:40certains torse nus,
00:10:41d'autres avec des maillots
00:10:42du Paris Saint-Germain.
00:10:43Et ils s'approchent de vous ?
00:10:46On s'est croisés,
00:10:47en fait.
00:10:48Et donc,
00:10:49un premier me demande
00:10:50une cigarette,
00:10:51j'ai dit non,
00:10:52en continuant à avancer.
00:10:54Un autre a dit,
00:10:56donne ton paquet de cigarettes,
00:10:57j'ai dit non,
00:10:58j'ai continué à avancer.
00:11:00Il n'y a donc eu
00:11:01absolument aucun
00:11:02échange verbal.
00:11:05Pas d'interaction,
00:11:06vous ne vous engueulez pas
00:11:07avec eux,
00:11:08vous dites non
00:11:08et vous continuez votre chemin.
00:11:09Point.
00:11:10Fin de nous recevoir.
00:11:11Et d'abord.
00:11:12Et eux,
00:11:12à ce moment-là,
00:11:13et eux,
00:11:13à ce moment-là,
00:11:14vous rattrapent.
00:11:15Et là,
00:11:15je prends un énorme coup de poing
00:11:17dans la nuque.
00:11:18Où ?
00:11:20Qui me,
00:11:21donc déjà,
00:11:22qui me déstabilise,
00:11:23j'ai une petite voix
00:11:24qui me dit,
00:11:25continuez à avancer,
00:11:26surtout continuez à avancer.
00:11:28Une petite voix
00:11:28à l'intérieur de vous
00:11:29qui vous dit,
00:11:29qui vous dit,
00:11:30il faut surtout,
00:11:31ne pas flancher à ce moment-là,
00:11:34vous continuez à avancer.
00:11:35Eux,
00:11:36et là,
00:11:36je prends un deuxième coup,
00:11:39probablement plutôt
00:11:40un coup de pied,
00:11:41beaucoup plus violent
00:11:42dans la tête.
00:11:44Parce que vous êtes au sol ?
00:11:46Pas encore.
00:11:47D'accord,
00:11:47vous êtes,
00:11:48oui.
00:11:48Et je pense que je suis tombé
00:11:50à ce moment-là
00:11:51parce que c'est le trou loin
00:11:53et dans la main,
00:11:54je sens des coups
00:11:55qui reviennent encore.
00:11:56Que dans le crâme.
00:11:58Que dans le crâme.
00:11:59Oui,
00:11:59la scène habituelle,
00:12:00c'est-à-dire tabassage au sol
00:12:01à coups de pied.
00:12:02Mais dans la tête,
00:12:03c'est la volonté de faire mal,
00:12:05à priori.
00:12:06Voilà,
00:12:06un peu le syndrome
00:12:07de Quentin Durant.
00:12:09C'est-à-dire qu'on est dans,
00:12:10ça se rappelle un lynchage,
00:12:11ça.
00:12:11Quand on commence
00:12:12à taper quelqu'un au sol
00:12:13à coups de pied
00:12:13dans le ventre
00:12:14et dans la tête,
00:12:15c'est un lynchage.
00:12:16Comment ça se finit,
00:12:17Nicolas ?
00:12:18À un moment donné,
00:12:19ils lâchent prise,
00:12:20ils s'en vont
00:12:20ou ça dure ?
00:12:22Alors,
00:12:23j'ai vu la mort
00:12:24parce que ça ne s'arrêtait pas.
00:12:27Ce qui a probablement
00:12:29interrompu
00:12:31l'acharnement,
00:12:32c'est un monsieur
00:12:33qui a ouvert la fenêtre
00:12:35et qui,
00:12:36avec son téléphone portable,
00:12:37a commencé à filmer.
00:12:40D'accord.
00:12:41Et là,
00:12:42il y avait donc
00:12:42un flux de sang
00:12:43qui sortait,
00:12:44je ne sais pas d'où,
00:12:46mais de façon très importante.
00:12:49donc là,
00:12:49j'ai eu peur.
00:12:50Votre sang,
00:12:51on est d'accord,
00:12:52évidemment.
00:12:52Oui,
00:12:53mon sang,
00:12:54mais je n'ai pas
00:12:55l'endroit du corps
00:12:56d'où venait le sang.
00:12:57Je voyais simplement
00:12:58que le flux
00:12:59est très important.
00:13:00Évidemment,
00:13:00des douleurs.
00:13:01Des douleurs
00:13:01à l'endroit
00:13:02où vous avez pris des coups,
00:13:02je suppose,
00:13:03évidemment.
00:13:05Pas sur le moment
00:13:06parce que j'étais
00:13:07vraiment assommé.
00:13:08C'est à chaud,
00:13:08c'est à chaud,
00:13:09c'est assommé.
00:13:10L'adrénaline,
00:13:10souvent,
00:13:11oui.
00:13:11Et là,
00:13:13une dame
00:13:14qui se trouve être
00:13:15l'épouse du monsieur
00:13:16qui a ouvert la fenêtre,
00:13:17qui m'a dit
00:13:18venez vite,
00:13:19venez vite,
00:13:19venez vous mettre
00:13:20à l'abri.
00:13:22Et donc,
00:13:23il m'a nettoyé,
00:13:24soigné.
00:13:24Donc,
00:13:25secouru par un riverain,
00:13:27peu de gens
00:13:28dans la rue
00:13:28à ce moment-là
00:13:29ou il y avait
00:13:30des gens
00:13:30qui auront peut-être vu
00:13:31qui n'ont pas voulu
00:13:32insister
00:13:32ou vous avez l'impression
00:13:35que vous étiez seul
00:13:36dans la rue
00:13:36à ce moment-là ?
00:13:37L'impression d'être seul.
00:13:39Mais encore une fois,
00:13:40j'étais assommé.
00:13:41Je comprends.
00:13:42Et donc,
00:13:42vous êtes secouru par ces riverains
00:13:43qui vous prennent
00:13:44chez eux.
00:13:45Voilà.
00:13:45Et ensuite,
00:13:48police,
00:13:49pompiers,
00:13:49enfin,
00:13:50vous êtes évacués
00:13:51quelque part
00:13:51vers un hôpital.
00:13:54Non.
00:13:54Donc là,
00:13:55évidemment,
00:13:56le 17,
00:13:57comme Amory l'a dit,
00:13:58le 17 secours
00:14:00ne répondait pas.
00:14:01J'ai appelé pendant deux heures.
00:14:03Ah oui.
00:14:03Rien.
00:14:04Pendant deux heures
00:14:04sans réponse.
00:14:06Voilà.
00:14:06On a appelé Samu
00:14:07qui ne pouvait pas
00:14:08envoyer d'ambulance.
00:14:10Et les pompiers ?
00:14:12Vous avez essayé
00:14:12les pompiers ?
00:14:13Alors,
00:14:14je n'ai pas pensé
00:14:14aux pompiers.
00:14:16et là,
00:14:17ces deux personnes
00:14:18qui m'ont réellement sauvé
00:14:20ont eu la grande gentillesse
00:14:21de me raccompagner
00:14:22jusqu'à mon domicile.
00:14:24Donc,
00:14:24hallucinant.
00:14:25Ce sont des citoyens
00:14:26qui vous sauvent.
00:14:26Les services publics
00:14:27sont absents
00:14:28parce que débordés
00:14:29ou...
00:14:29débordés ce soir-là.
00:14:31Débordés ou injoignables.
00:14:32Amory Bucco,
00:14:33ça nous dit quoi
00:14:34de ce genre de situation ?
00:14:35Ce qui est intéressant,
00:14:36c'est que les fameux riverains,
00:14:37moi je les ai rencontrés,
00:14:38qui ont été témoins
00:14:38de la fin de la scène,
00:14:40eux-mêmes étaient ce soir-là
00:14:41à Versailles.
00:14:42Ils m'ont raconté,
00:14:43ils avaient laissé leur enfant
00:14:44de 9-10 ans à la maison
00:14:46qui en fait était en larmes
00:14:47parce qu'elle entendait
00:14:48des pétards dans tous les sens.
00:14:49Et ils se sont dit
00:14:50on va rentrer à toute vitesse.
00:14:51Quand ils rentrent,
00:14:52la femme m'a montré des vidéos,
00:14:54ils voient des gens
00:14:55qui font n'importe quoi
00:14:56sur le périphérique
00:14:57qui roulent sans casque.
00:14:58Enfin, je vous dis,
00:14:58ça ressemblait à une banlieue géante.
00:15:01Ils arrivent chez eux,
00:15:01ils appellent tous leurs autres enfants
00:15:03en disant
00:15:03il faut rentrer à la maison.
00:15:04Et en fait,
00:15:05dans le quartier,
00:15:05si aussi il n'y avait pas grand monde
00:15:07dans la rue,
00:15:07c'est parce que tout le monde,
00:15:08on sentait que si vous voulez,
00:15:10vous étiez un supporter du PSG
00:15:12et vous aviez entre 15 et 30 ans,
00:15:14bon, votre place,
00:15:14vous pouviez être dans la rue.
00:15:15Mais sinon, globalement,
00:15:17il valait mieux rester chez soi
00:15:18parce qu'il y avait des charges de CRS,
00:15:19il y avait des tirs de mortier,
00:15:20des gens qui roulaient n'importe comment.
00:15:21Donc, il y avait quand même
00:15:23cette impression
00:15:25d'être un peu assiégé
00:15:26dans ces quartiers
00:15:26où moi, j'ai évolué toute la nuit
00:15:28et je l'ai vu.
00:15:28C'était assez hallucinant.
00:15:30Ça ressemble à un certain point
00:15:32aux émeutes de juin 2023
00:15:33quand une espèce de guérilla urbaine
00:15:35ne s'était pas à ce point-là.
00:15:37Mais le climat était celui-là, en tout cas.
00:15:38Alors, ce qui est vrai,
00:15:39c'est que les émeutes de 2023,
00:15:41qui pour moi étaient le premier phénomène,
00:15:42c'est qu'on a vu
00:15:43que ça a envahi des centres-villes.
00:15:45Et là, pour moi,
00:15:46c'est très flagrant aussi
00:15:47dans ce qui s'est passé ce week-end
00:15:50et ce qui s'était un peu passé
00:15:52l'année dernière,
00:15:52c'est que ces émeutes
00:15:55ou ces violences urbaines
00:15:56que l'on connaissait
00:15:57dans des quartiers circoncis
00:15:59dont quelque part
00:16:00ça ne concernait pas
00:16:01la vitrine de la France,
00:16:02maintenant,
00:16:03il y a un phénomène
00:16:04de convergence
00:16:04vers les centres-villes
00:16:06pour prendre un peu
00:16:07possession du territoire
00:16:08et dire, vous voyez,
00:16:10on vous emmerde.
00:16:11Et on veut aussi
00:16:12montrer qu'on existait.
00:16:13J'entendais beaucoup
00:16:14chez les émeutiers,
00:16:15on va prendre la tour Eiffel,
00:16:16on va prendre la Bastille,
00:16:17volonté de conquête.
00:16:18Donc, on n'est pas
00:16:19dans un mouvement
00:16:20de foule sportif,
00:16:22dans l'euphorie,
00:16:23un peu de folie s'il faut,
00:16:24on est dans quelque chose
00:16:25qui peut ressembler
00:16:26à une expédition punitive.
00:16:28C'était un mélange de...
00:16:29En fait, il y avait pour moi
00:16:30une petite minorité
00:16:31et il y a de l'organisation.
00:16:32Vous avez une petite minorité
00:16:33de casseurs,
00:16:35une plus grosse proportion
00:16:36de suiveurs
00:16:37et vous aviez
00:16:38une écrasante majorité
00:16:39de spectateurs.
00:16:39Donc, vous avez un mélange
00:16:40de tout.
00:16:41Vous aviez des gens
00:16:41qui étaient là,
00:16:42des garçons et des filles
00:16:43qui flirtaient ensemble,
00:16:44qui se promenaient,
00:16:44que ça amusait
00:16:45de voir la casse,
00:16:46des personnes qui ne partaient
00:16:49pas activement à la casse
00:16:50mais s'ils voyaient
00:16:50qu'il se passait quelque chose
00:16:51à les suivre
00:16:51et des personnes
00:16:53qui effectivement étaient là
00:16:54venues pour en découdre
00:16:54avec les policiers
00:16:55ou pour aller attaquer
00:16:56des magasins.
00:16:57La scène avec le gars
00:16:58au mortier,
00:16:59le jeune homme au mortier,
00:17:00un mortier trafiqué
00:17:01qui permet de tirer
00:17:01comme des mitraillettes.
00:17:02Il y en a beaucoup
00:17:02des scènes comme ça.
00:17:03La scène quand même...
00:17:04Moi, j'ai pris une grenade
00:17:06artisanale qui a explosé
00:17:07à côté de moi,
00:17:08qui était en direction,
00:17:08qui visait les CRS
00:17:10au Trocadéro.
00:17:11Vous savez, il y en a plusieurs
00:17:11qui ont explosé au Trocadéro.
00:17:12Il y a eu une enquête
00:17:13de la peau judiciaire
00:17:14qui est en cours
00:17:14qui a été ouverte
00:17:15par le parquet.
00:17:15Il y a beaucoup d'enquêtes
00:17:16en ce moment de l'administration.
00:17:17Il y a des faits assez graves
00:17:17qui se sont passés.
00:17:19Mais c'est ça qui était...
00:17:20C'est ça qui est très difficile,
00:17:21je pense,
00:17:22avec ce type de phénomène.
00:17:24C'est qu'ils sont difficiles
00:17:25d'analyser
00:17:25parce que vous avez
00:17:26énormément de gens
00:17:26qui se regroupent à Paris
00:17:27et vous avez un peu de tout.
00:17:29Vous avez des gens
00:17:29qui sont là pour fêter,
00:17:30des gens qui sont là pour casser
00:17:31et donc on a du mal
00:17:32à appréhender ce phénomène.
00:17:33Les habitants du 16e arrondissement
00:17:34se croyaient
00:17:35dans un sanctuaire protégé.
00:17:36Je ne parle pas seulement
00:17:37du fait que c'est un quartier
00:17:38d'arrondissement,
00:17:39j'allais dire,
00:17:40avec une classe sociale élevée.
00:17:42Ils se sentaient protégés
00:17:43parce que,
00:17:44moi j'ai souvent entendu dire
00:17:45des responsables en disant
00:17:46voilà, c'est un quartier,
00:17:47on s'assure de la sérénité,
00:17:48on est un peu plus vigilants
00:17:49que d'autres quartiers
00:17:50plus sensibles.
00:17:51Souvenez-vous au moment
00:17:52des Gilets jaunes,
00:17:53quand les émeutes
00:17:54avaient commencé à toucher
00:17:55le 16e,
00:17:56c'est là où le président
00:17:56de la République a sorti
00:17:57il y aura 10 milliards.
00:17:59La bourgeoisie s'est dit
00:18:00bon mais là,
00:18:01et ce n'est pas
00:18:01une question de classe sociale
00:18:02c'est une question
00:18:03de citoyens français
00:18:04qui sont chez eux,
00:18:04qui sont agressés, inquiétés.
00:18:06La horde qui est rentrée
00:18:07dans l'immeuble,
00:18:07même si elle fuyait la police,
00:18:08c'est une scène absolument
00:18:10effarante.
00:18:11Et là, on a vraiment
00:18:12une carence de l'État.
00:18:12Quand le ministre de l'Intérieur
00:18:13nous explique sereinement
00:18:15à l'Assemblée nationale
00:18:16c'était sous contrôle,
00:18:17il y avait eu une police,
00:18:18il y a eu quelques débordements,
00:18:19mais on a maîtrisé la situation,
00:18:22ce n'est pas vrai.
00:18:23Pour moi, il y a deux problèmes.
00:18:24C'est que d'abord,
00:18:24avant de parler,
00:18:25le ministre de l'Intérieur
00:18:25devrait attendre quelques jours.
00:18:27Parce qu'on le sait très bien,
00:18:28les gens mettent plusieurs jours
00:18:28à porter plainte.
00:18:29Ce que nous raconte Nicolas,
00:18:31c'est qu'après son agression,
00:18:32il s'est rendu dans un commissariat
00:18:33et que le policier lui a dit
00:18:35mais attendez,
00:18:36il y a plein de gens
00:18:36qui attendent pour les mêmes types de faits.
00:18:38Donc en fait,
00:18:39les gens ne peuvent pas
00:18:39porter plainte immédiatement,
00:18:40les services sont saturés.
00:18:41Donc moi,
00:18:42je serai le ministre de l'Intérieur,
00:18:43j'attendrai déjà une semaine
00:18:44que ça se décante
00:18:45avant de dire
00:18:46tout s'est bien passé,
00:18:47on a maintenu l'ordre.
00:18:47Bien sûr.
00:18:48Ce n'était pas l'ordre,
00:18:49c'était le désordre
00:18:49qui a été maintenu,
00:18:50je suis désolé.
00:18:51Et le dernier point,
00:18:52après c'est que,
00:18:53évidemment,
00:18:53le ministre de l'Intérieur
00:18:54il défend son bilan,
00:18:54il défend sa tête
00:18:55et c'est pour ça
00:18:56et il ne peut pas être objectif.
00:18:58Là, les images
00:18:59je trouve qu'il n'a pas été
00:19:01au niveau de la situation.
00:19:01On remercie Nicolas
00:19:02pour votre témoignage.
00:19:03Je vous dis
00:19:04pour un rétablissement
00:19:05parce que vous avez évidemment
00:19:06subi un choc et une épreuve.
00:19:08Bien entendu,
00:19:08on est de tout cœur avec vous
00:19:10et merci à Bourouille-Bucco
00:19:11de nous avoir apporté
00:19:11cette information
00:19:12qui n'a pas été relayée
00:19:13dans beaucoup de médias.
00:19:16Enfin voilà,
00:19:19mais voilà,
00:19:19nous nous sommes très satisfaits
00:19:20de vous avoir eu aujourd'hui
00:19:21à l'antenne
00:19:21et d'avoir pour révéler
00:19:22à nos auditeurs
00:19:23ce qui s'est passé
00:19:24entre autres ce soir-là
00:19:25dans les rues de Paris
00:19:26qui n'était pas tout à fait
00:19:27la capitale de la France.
00:19:29Le gouvernement va-t-il justement
00:19:32réussir à rentrer dans le tas,
00:19:33à trouver les solutions efficaces
00:19:35et durables pour lutter
00:19:36contre ces violences urbaines répétitives ?
00:19:38On en parlera dans un instant
00:19:40parmi les perles.
00:19:40N'hésitez pas à nous appeler,
00:19:42à nous donner peut-être
00:19:43pourquoi pas des solutions,
00:19:45des bonnes raisons d'espérer
00:19:46au 0826 300 300.
00:19:48A tout de suite.
00:19:49Dans tous ces états,
00:19:50les perles du jour.
00:19:51Pour lutter efficacement
00:19:53et durablement
00:19:54contre les violences urbaines,
00:19:55le gouvernement envisage
00:19:56de faire payer les casseurs,
00:19:57y compris via les prestations sociales.
00:19:59Oui,
00:19:59tu casses,
00:20:00tu payes,
00:20:00on se souvient de la formule
00:20:01de Gabriel Attal ?
00:20:02Tu salis,
00:20:04tu nettoies,
00:20:04tout simplement,
00:20:05c'est une forme de vie.
00:20:07Eh bien,
00:20:07Sébastien Lecornu
00:20:07a demandé à son gouvernement
00:20:09de mettre en place
00:20:10un cadre législatif
00:20:11pour organiser le paiement
00:20:12par leurs auteurs,
00:20:13y compris via les prestations sociales,
00:20:15des dommages causés
00:20:16à l'occasion
00:20:16d'événements
00:20:17comme la victoire
00:20:18du PSG
00:20:18en Ligue des Champions.
00:20:20Nous avons appris ça
00:20:22par des fuites
00:20:23de Matignon.
00:20:24Enfin,
00:20:25enfin,
00:20:25le gouvernement se bouge,
00:20:26on prend le taureau
00:20:27par les cornes.
00:20:28Un nouveau dispositif,
00:20:29alors que la justice
00:20:29continue de faire son travail
00:20:31pour sanctionner
00:20:31les fauteurs de troubles
00:20:33après les dégradations
00:20:34survenues en marge
00:20:35de la finale
00:20:35de cette Ligue des Champions
00:20:36le 30 mai,
00:20:37remporté par le Paris Saint-Germain.
00:20:38Le Premier ministre
00:20:39a demandé ce mercredi
00:20:40à son gouvernement.
00:20:41Eh bien,
00:20:41il était temps
00:20:41de mettre en place
00:20:43cet arsenal législatif.
00:20:44Si le dispositif précis
00:20:45n'a pas encore filtré,
00:20:47je pense qu'on en saura davantage,
00:20:48il s'agit,
00:20:49selon ce que l'on peut en savoir,
00:20:50de passer d'un système
00:20:51où la réparation incombe
00:20:52à la collectivité
00:20:53à un système
00:20:54où ce sont les auteurs
00:20:55de la dégradation
00:20:56qui payent,
00:20:57donc tu payes,
00:20:58tu casses,
00:20:58tu cailles,
00:20:59tu payes.
00:20:59Cela impliquerait
00:21:00le recouvrement
00:21:01par voie civile
00:21:01des sommes correspondantes
00:21:03aux réparations,
00:21:03y compris,
00:21:04à travers
00:21:06les suspensions
00:21:06des suspensions sociales.
00:21:08Alors,
00:21:08malgré le dispositif policier,
00:21:09le ministre de l'Intérieur
00:21:11a beau dire
00:21:11que tout était fait,
00:21:12effectivement,
00:21:13on était loin du compte.
00:21:14Je pense que la meilleure solution
00:21:16c'est de revoir la loi.
00:21:17On te prend
00:21:18avec un mortier
00:21:19dans les mains
00:21:19ces deux ans,
00:21:22eh bien,
00:21:22si tu l'utilises,
00:21:23ces cinq ans
00:21:23et prison immédiate
00:21:25avec peine planchée.
00:21:26Vous allez voir
00:21:26que ça va passer d'abord
00:21:27par le vote,
00:21:28les parlementaires
00:21:29vont s'y opposer
00:21:30et puis ensuite
00:21:30les juges trouveront
00:21:31et puis on aura
00:21:33le Conseil constitutionnel
00:21:35qui, au nom des droits
00:21:36de l'homme
00:21:37de 1789,
00:21:38nous dira
00:21:38que ce n'est pas conforme
00:21:39à la Constitution.
00:21:40Voilà.
00:21:41Je ne pense pas
00:21:41que tout ça finisse
00:21:43très bien
00:21:43et je pense que
00:21:44les casseurs
00:21:45sont encouragés
00:21:46à récidiver
00:21:47vu la faiblesse
00:21:48et la lâcheté
00:21:48de nos institutions.
00:21:51Alors,
00:21:52le journaliste
00:21:52Christophe Gleize,
00:21:53emprisonné en Algérie
00:21:54depuis d'un an,
00:21:55en suit l'affaire
00:21:56de très près ici
00:21:56sur ce traduit partout,
00:21:57pourrait peut-être,
00:21:58je dis bien peut-être,
00:21:59on est très prudent,
00:22:00en mode,
00:22:00être libéré.
00:22:00Une grâce présidentielle
00:22:01imminente,
00:22:02c'est ce qu'espèrent
00:22:03sa famille et ses avocats
00:22:04qui ont annoncé hier
00:22:04le rejet d'un pourvoi
00:22:05en cassation du parquet
00:22:07qui clôture la procédure
00:22:08judiciaire,
00:22:09ouvrant donc la voie
00:22:10à une possible grâce
00:22:12du président Tebboune,
00:22:13sachant quand même
00:22:14que les deux demandes
00:22:14de grâce sont restées
00:22:15sans réponse
00:22:16en décembre dernier
00:22:17et en février.
00:22:18Le gouvernement français,
00:22:19lui, reste muet
00:22:20devant le sort
00:22:20du journaliste français.
00:22:21On suppose que
00:22:22des négociations
00:22:22sont toujours en cours.
00:22:23On sait que la France
00:22:24tente des rapprochements
00:22:25avec l'Algérie
00:22:26depuis quelques semaines.
00:22:27Reporters sans frontières
00:22:28espère une libération
00:22:29juste avant le lancement
00:22:30de la Coupe du monde de foot,
00:22:32c'est-à-dire
00:22:32la semaine prochaine.
00:22:33Oui,
00:22:34vraiment,
00:22:34de tout cœur,
00:22:35je pense que
00:22:36toutes les énergies
00:22:36sont mobilisées,
00:22:38les parents sont mobilisés
00:22:39qui sont des gens
00:22:39formidables.
00:22:41Et voilà,
00:22:42alors on va utiliser
00:22:42la méthode douce.
00:22:43La principale,
00:22:44c'est que Christophe Gleiz
00:22:45sorte le plus vite.
00:22:46C'est quelqu'un
00:22:46qui n'est responsable
00:22:47de rien,
00:22:48qui ne s'est impliqué
00:22:48dans rien.
00:22:49Il est insoupçonnable.
00:22:50Voilà,
00:22:51donc la justice
00:22:52serait qu'il sorte
00:22:52au plus vite
00:22:53et qu'il retrouve
00:22:53sa famille
00:22:54et son pays
00:22:54dans les meilleures
00:22:55conditions possibles.
00:22:57La plateforme
00:22:58d'ultra fast fashion
00:22:59Shein
00:23:00écope de nouvelles amendes
00:23:01en France
00:23:02pour un montant
00:23:02de plus de 22 millions d'euros.
00:23:04Eh oui,
00:23:05Shein à l'amende,
00:23:06la direction générale
00:23:07de la concurrence
00:23:07de la consommation
00:23:08et de la répression
00:23:09des fraudes,
00:23:09la DGCCRF,
00:23:10a de nouveau sanctionné
00:23:11Shein d'une amende
00:23:12de plus de 22 millions d'euros.
00:23:14Celle-ci s'ajoute
00:23:15à une première sanction,
00:23:16on en avait parlé,
00:23:16prononcée en novembre 2025
00:23:17à hauteur de 40 millions d'euros.
00:23:20Cela résulte d'une enquête
00:23:21qui avait été effectuée
00:23:22au cours de l'année 2025
00:23:23par le service national
00:23:24de la DGCCRF
00:23:25sur le site internet
00:23:27de Shein,
00:23:28notamment pour vérifier
00:23:29le respect de ces règles
00:23:30censées protéger
00:23:31les consommateurs en France.
00:23:32Et cette enquête
00:23:33établit que la société
00:23:34Infinite Steel Service,
00:23:36Infinite Steel Service
00:23:37Co-Limited,
00:23:38mon anglais n'est pas très bon,
00:23:39envoyait aux consommateurs
00:23:41des confirmations de commandes
00:23:42ne respectant pas
00:23:43les dispositions
00:23:43du code de la consommation
00:23:44du fait de l'absence
00:23:45de plusieurs mentions obligatoires
00:23:47telles que le prix du bien,
00:23:48la date ou le délai d'ivraison,
00:23:49les informations relatives
00:23:50à l'identité
00:23:51aux coordonnées du vendeur,
00:23:52les informations relatives
00:23:53aux garanties légales,
00:23:54la possibilité de recours
00:23:55aux rémédiateurs
00:23:56et le formulaire
00:23:57de rétractation
00:23:57et les informations
00:23:58relatives à ce droit.
00:24:00Et bien tout ça,
00:24:01pas d'information,
00:24:02la société a alors été
00:24:03sanctionnée
00:24:04d'une amende administrative
00:24:05d'un montant
00:24:05de près de 17 millions
00:24:07à 16 millions 733 3192 euros
00:24:09pour ne pas avoir
00:24:10à respecter ces obligations.
00:24:12Mais c'est pas tout,
00:24:12c'est pas tout,
00:24:13Maud.
00:24:13L'enquête a également établi
00:24:14que la société
00:24:14Infinite Style E-Commerce
00:24:16Co-Limited,
00:24:18responsable des ventes
00:24:19des produits de la marque
00:24:20Shine,
00:24:20ne respectait pas
00:24:21le droit de rétractation,
00:24:22ça c'est le plus grave,
00:24:23ainsi que les obligations
00:24:23d'information
00:24:24sur les caractéristiques
00:24:25d'environnement
00:24:26des produits
00:24:27qui génèrent des déchets
00:24:28prévus par le code
00:24:29de l'environnement.
00:24:30Et bien comme Shine fait,
00:24:32à quoi ils jouent ?
00:24:33Je m'en fous,
00:24:33je continue à passer,
00:24:34je passe au-dessus des lois,
00:24:35et bien ça va douiller.
00:24:37J'espère que la DGCSRF
00:24:39ne fléchira pas
00:24:41et j'espère que le gouvernement
00:24:43prendra disposition
00:24:44pour dissuader
00:24:45ce genre de pratiques
00:24:46parce que si on ne sanctionne
00:24:47pas tout de suite,
00:24:47c'est comme dans les émeutes,
00:24:48ça ne pourra prendre
00:24:48que des proportions
00:24:49encore plus insupportables.
00:24:51Une entrepreneuse d'Indre-et-Loire
00:24:53a lancé une pétition
00:24:53sur le site
00:24:54de l'Assemblée nationale
00:24:55pour lutter contre
00:24:56la facturation électronique
00:24:58obligatoire.
00:24:59Oui, à partir du 1er septembre,
00:25:00toutes les entreprises
00:25:01doivent être en mesure
00:25:02de recevoir des factures électroniques.
00:25:04La mesure ne fait pas l'unanimité.
00:25:06Une entremotrice
00:25:06d'Indre-et-Loire en Touraine
00:25:07que je connais bien,
00:25:08un petit village de Genillet,
00:25:09charmant,
00:25:10elle s'appelle Madène Rivéron,
00:25:11a lancé une pétition
00:25:12sur le site
00:25:12de l'Assemblée nationale.
00:25:14Effectivement,
00:25:15l'échéance approche
00:25:16dans moins de 3 mois,
00:25:17le 1er septembre 2026.
00:25:18Toutes les entreprises
00:25:19devront être en capacité
00:25:20de recevoir des factures
00:25:21en format électradique.
00:25:22Vous savez,
00:25:23sur une plateforme,
00:25:23une obligation
00:25:24qui s'appliquait déjà
00:25:25aux structures
00:25:25de plus de 250 salariés.
00:25:27Et là,
00:25:27si la majorité
00:25:28des patrons
00:25:29va s'y plier sans broncher,
00:25:31pour l'instant,
00:25:31les grandes sociétés,
00:25:32une pétition a été déposée
00:25:34sur le site internet
00:25:34de l'Assemblée nationale
00:25:35pour demander son annulation.
00:25:37Elle collecte actuellement
00:25:38plus de 22 000 signatures
00:25:39et Madène Rivéron
00:25:41est à l'origine.
00:25:42C'est sûr que
00:25:42pour les petits artisans,
00:25:43même les agriculteurs
00:25:44qui vendent,
00:25:45vous vous rendez compte
00:25:45qu'elle est sur une plateforme.
00:25:46Donc ça veut dire
00:25:47qu'on est totalement tributaire
00:25:48du numérique,
00:25:49de moindre buzz,
00:25:49pour dire
00:25:50« Ah ben, votre facture,
00:25:50on l'a pas su,
00:25:51elle n'est pas arrivée. »
00:25:52Je pense que
00:25:52les procédures administratives,
00:25:53la comptabilité,
00:25:54la TVA
00:25:55est déjà assez compliquée
00:25:56en France
00:25:56pour qu'on s'impose
00:25:58cette mesure
00:25:59qui vit surtout,
00:26:00paraît-il,
00:26:00à endiguer
00:26:01la fraude fiscale.
00:26:02Tout ça,
00:26:03c'est une lourdeur
00:26:03administrative.
00:26:04En plus,
00:26:04elle sera facturée
00:26:06et bien entendu,
00:26:07c'est un coût de contrôle
00:26:08supplémentaire.
00:26:09Donc on a donné
00:26:10des procédures.
00:26:11Je ne pense pas
00:26:11que ça aille dans le bon sens
00:26:12de ce dont
00:26:13l'économie française
00:26:14a besoin.
00:26:16Alors,
00:26:18l'État islamique
00:26:19vient de déclarer
00:26:19la guerre au pape Léon XIV.
00:26:21Ils ont lancé
00:26:21le fatwa contre
00:26:22le Saint-Père.
00:26:23Ce n'est pas la première fois,
00:26:24c'est un message diffusé
00:26:25sur les réseaux sociaux
00:26:26qui inquiètent
00:26:26les autorités espagnoles
00:26:27alors que l'Espagne
00:26:28se prépare à accueillir
00:26:29le pape Léon XIV
00:26:30dans quelques jours.
00:26:31Daesh a directement
00:26:32menacé le souverain pontif
00:26:33en publiant
00:26:34le message suivant
00:26:34« Fait que ces jours
00:26:36soient les derniers ».
00:26:37Sur les réseaux de propagande,
00:26:38on peut voir un pape
00:26:39aux allures de zombies
00:26:40coiffé de sa mitre,
00:26:41ballon de football
00:26:42entre les mains
00:26:45sur le stade madrienne.
00:26:47La Sagrada Familia
00:26:48est en feu.
00:26:49Bref,
00:26:49une image générée par IA
00:26:50plutôt laide au passage.
00:26:51On ne peut pas dire
00:26:51que les islamistes
00:26:52aient un grand talent
00:26:53de graphisme.
00:26:53Bref,
00:26:54des centaines de milliers
00:26:55de personnes sont attendues
00:26:56du 6 au 12 juin
00:26:57pour accueillir le pape.
00:26:59La sécurité de l'événement
00:27:00a évidemment été renforcée.
00:27:01Le pape, quant à lui,
00:27:02n'a pas réagi
00:27:02à ces menaces.
00:27:03C'est un métier à risque,
00:27:04le pape, finalement.
00:27:05Et il ira quand même.
00:27:06Jean-Paul II
00:27:06l'a payé assez cher.
00:27:13Allez, rien à voir,
00:27:14mais ce n'est pas grave.
00:27:16Perico,
00:27:16neuf mois après
00:27:17le terrible incendie,
00:27:18trois agents
00:27:19de l'Office National
00:27:19des Forêts de l'Eau
00:27:20ont été placés
00:27:21en garde à vue.
00:27:22Oui,
00:27:22on se souvient
00:27:23de ce tragique incendie
00:27:24à Saint-Laurent
00:27:25de la Cabourisse
00:27:25qui a ravagé
00:27:26des milliers d'hectares
00:27:27de Pinay,
00:27:28de Carrigues
00:27:29et de Ville.
00:27:30Trois agents
00:27:31de l'Office National
00:27:32des Forêts
00:27:32en garde à vue.
00:27:34C'est hallucinant.
00:27:36Cet incendie
00:27:37a parcouru
00:27:3817 000 hectares.
00:27:40Alors,
00:27:40à ce stade,
00:27:42on ne sait pas
00:27:42si c'est une hypothèse,
00:27:44il y a deux possibilités.
00:27:45Soit un agent de l'ONF
00:27:47aurait jeté son mégot,
00:27:48il sait très bien
00:27:49le danger que ça suppose
00:27:49à cette période de l'année
00:27:51à travers la voiture.
00:27:52Et puis,
00:27:53d'autres supposent
00:27:54que c'est un acte négligent
00:27:56pour eux.
00:27:56Et ça arrive souvent
00:27:57à ce qu'on appelle
00:27:58les pompiers pyromanes
00:27:58qui soient à l'origine.
00:28:00Bon, évidemment,
00:28:00il y a eu une enquête.
00:28:01Trois personnes sont quand même
00:28:02en garde à vue
00:28:04depuis l'information judiciaire
00:28:06ouverte le 13 août.
00:28:08Et puis,
00:28:09bon,
00:28:09le procureur de la République
00:28:10de Montpellier,
00:28:11M. Thierry Lesquarches,
00:28:12est en train de mener
00:28:14son enquête.
00:28:15Espérons que ça n'aboutira pas
00:28:16à la conclusion
00:28:17qu'ils l'ont fait délirément.
00:28:19J'ai un ami
00:28:19qui est vigneron dans le secteur,
00:28:21Philippe Courriand,
00:28:21qui était vigneron
00:28:22à Saint-Laurent-de-la-Câprerisse.
00:28:24Sa vie a un peu basculé.
00:28:26Et si ce sont des hommes
00:28:27qui sont censés garder la forêt
00:28:28qui ont commis cette atrocité,
00:28:29c'est absolument insupportable
00:28:31pourvu que la justice,
00:28:32enfin que la police d'abord,
00:28:33que la justice asise vite.
00:28:35Et pour conclure,
00:28:36Perico,
00:28:36aujourd'hui,
00:28:36nous célébrons l'anniversaire
00:28:37d'un homme de télé
00:28:38qui nous a quittés
00:28:38en juin 2015
00:28:39à 68 ans.
00:28:41Il était,
00:28:42entre autres,
00:28:42l'initiateur
00:28:42d'une émission phare
00:28:44dont voici le jingle
00:28:45spoilé à l'instant
00:28:46par Julien.
00:28:49Alors,
00:28:50ah non,
00:28:51je sais que je connais
00:28:52cette présidente.
00:28:52Oh non !
00:28:53Quand vous allez me donner le nom,
00:28:54je veux dire que je ne connais que lui.
00:28:55Bah, les guignols de l'info !
00:28:56Canal Plus !
00:28:57Il était le directeur
00:28:58des programmes
00:28:59puis de la production
00:28:59de Canal Plus.
00:29:00Il a créé les émissions
00:29:01cultes de l'époque
00:29:01nulle part ailleurs.
00:29:02Grosland et les guignols.
00:29:04Qui est-ce ?
00:29:05Non !
00:29:06Je ne m'en souviens plus.
00:29:08C'est Alain de Greff.
00:29:09Alain de Greff
00:29:10qui aurait eu 79 ans aujourd'hui.
00:29:12Non mais c'est encore plus grave
00:29:13pour mon cas.
00:29:13Vous m'apprenez la mort
00:29:14d'Alain de Greff ?
00:29:15Mais non,
00:29:15mais non.
00:29:15Mais je ne le savais pas.
00:29:16Mais il est mort en 2015.
00:29:18Ah d'accord !
00:29:19Je ne savais pas
00:29:20qu'Alain de Greff.
00:29:20Grand moment de radio actuellement.
00:29:21Je ne savais pas
00:29:22qu'Alain de Greff.
00:29:22Ah bah oui oui !
00:29:22Fout professionnel.
00:29:242015,
00:29:24il est mort d'un cancer
00:29:26des poumons je crois
00:29:27et d'un cancer de la mâchoire.
00:29:28Effectivement,
00:29:29j'en ai entendu un peu parler
00:29:30mais tellement de gens
00:29:30qui prennent le retraite
00:29:31et du recul.
00:29:32Grand bonhomme,
00:29:33grand homme de télévision.
00:29:34Des hommes de télé
00:29:35qu'on voudrait voir plus nombreux.
00:29:38Voilà,
00:29:38hommage à sa mémoire.
00:29:40Là vous m'avez bien eu.
00:29:41Ah oui là !
00:29:42J'ai dû avoir une réponse.
00:29:43C'est un doublement je crois.
00:29:44On va revenir tout de suite
00:29:46sur l'affaire de la disparition
00:29:47de la jeune Liana
00:29:48et on va surtout parler
00:29:50des failles juridiques.
00:29:51Comment l'homme
00:29:52qui est actuellement placé
00:29:54en garde à vue,
00:29:55qui est mis en examen,
00:29:56peut-il avoir sévi encore ?
00:29:59Il avait eu trois procédures judiciaires
00:30:01quand même
00:30:02qui n'ont pas abouti.
00:30:04Comme quoi la justice,
00:30:04je pense,
00:30:05est débordée.
00:30:06On ne va pas dire
00:30:06qu'il ne fait pas son travail
00:30:07mais disons qu'elle est débordée.
00:30:08On en parle dans un instant.
00:30:09N'hésitez pas à nous appeler
00:30:10et à nous interpeller
00:30:12au 0826 300 300.
00:30:14A tout de suite.
00:30:14La France dans tous ses états,
00:30:16Perico-Legas,
00:30:18Maud Koffler.
00:30:19On revient sur l'affaire
00:30:20de la disparition
00:30:21de la jeune Liana
00:30:22dans le Gers.
00:30:23Un suspect a été mis en examen.
00:30:24Jérôme Barrella,
00:30:25un homme âgé de 41 ans
00:30:26que connaît Liana.
00:30:27Elle est notamment amie
00:30:28avec sa fille.
00:30:29Il a donc été placé
00:30:30en détention
00:30:31pour enlèvement
00:30:32et séquestration.
00:30:33C'est dans son véhicule
00:30:34qu'a été aperçu
00:30:35pour la dernière fois
00:30:36Liana par un témoin.
00:30:37C'était avant de savoir
00:30:38que trois procédures judiciaires
00:30:40ont déjà visé
00:30:41Jérôme Barrella
00:30:42par le passé
00:30:42pour viol sur mineurs.
00:30:44La justice a-t-elle failli ?
00:30:46Comment expliquer ce fiasco ?
00:30:47On en parle avec Feth Zahid,
00:30:49président de l'association
00:30:50Écoutez et Agir.
00:30:51Bonjour.
00:30:51Bonjour.
00:30:52Bonjour Feth Zahid.
00:30:53Merci d'être en direct
00:30:53et en studio aujourd'hui
00:30:54sur Sud Radio
00:30:55pour parler de cette tragédie
00:30:56qui nous touche,
00:30:57qui nous tourmente.
00:30:58Je suis un papa,
00:30:59j'ai une fille de 14 ans
00:31:00mais quand elle avait 11 ans
00:31:01j'avais les mêmes inquiétudes
00:31:02et j'avoue
00:31:03que j'ai mis deux ans
00:31:03avant d'accepter
00:31:04que ma fille aille
00:31:05tout simplement
00:31:06à l'école seule
00:31:08et puis bon
00:31:08il faut continuer à vivre.
00:31:10Là l'affaire Liana
00:31:11vous en convenez ?
00:31:13Là on sait
00:31:13que ça aurait pu être
00:31:14totalement évité.
00:31:15Trois procédures.
00:31:16Le parquet de Toulouse
00:31:17qui transmet au parquet d'Auge
00:31:18qui transmet à la gendarmerie
00:31:20et ce matin j'entendais
00:31:21des représentants
00:31:22des syndicats administratifs
00:31:24qui disaient
00:31:25oui mais voilà
00:31:25c'est la situation
00:31:26au lieu d'être 8
00:31:27on est 4
00:31:28des dossiers sans piles
00:31:29et on ne sait plus
00:31:30où on en est.
00:31:30Donc voilà
00:31:31un mec
00:31:31court librement
00:31:32dans la nature
00:31:33un prédateur potentiel
00:31:35un prédateur avéré
00:31:36et on avait les moyens
00:31:38d'endiguer.
00:31:38comment est-ce que
00:31:39là j'ai utilisé
00:31:40les grands mots
00:31:40comment est-ce que
00:31:41la République
00:31:41peut s'offrir
00:31:42le luxe
00:31:43d'une situation
00:31:44aussi abominable
00:31:45et aussi tragique ?
00:31:47On revient à ce qu'on dit
00:31:48à ce que je disais
00:31:49et ce que je dis tout le temps
00:31:50Oui oui vous êtes déjà
00:31:51venu vous exprimer
00:31:51sur cette antenne
00:31:52sur ces questions-là
00:31:53mais là c'est flagrant
00:31:54Mais c'est complètement flagrant
00:31:57sans parler
00:31:57des plaintes
00:31:58qu'il y a eu
00:31:59il y a eu des signalements
00:32:00il y a eu des licenciements
00:32:01de cet individu-là.
00:32:02Dans des établissements scolaires
00:32:05où il avait des comportements
00:32:06dits inappropriés
00:32:07il a été évacué
00:32:08trois ou quatre fois
00:32:09je crois qu'il a dû être signé
00:32:09et ça ne remonte pas
00:32:11En Florence on ne sait pas
00:32:13l'établissement
00:32:14où sa fille est
00:32:15le maire
00:32:16les autorités
00:32:16ne sont pas prévenus
00:32:17que ce monsieur
00:32:17est à mettre
00:32:18du tout
00:32:18Vous vous rendez compte
00:32:18la petite gamine
00:32:19elle serait chez elle
00:32:20Puis mise à part
00:32:22mise à part
00:32:23ces signalements-là
00:32:24il y a eu des signalements
00:32:26depuis 2020
00:32:27cet individu
00:32:28court depuis six ans
00:32:30Après voilà
00:32:31on revient à ce qu'on disait
00:32:32on a une justice
00:32:33à bout de souffle
00:32:35sans moyens
00:32:37manque de magistrats
00:32:38manque de procureurs
00:32:39manque de...
00:32:39enfin
00:32:40voilà
00:32:41encore une fois
00:32:42c'est un système
00:32:42Mais est-ce qu'on n'a pas aussi
00:32:43une lourdeur de procédure
00:32:45ou un protocole procédurier
00:32:46la procureure de Toulouse
00:32:48la procureure d'Auch
00:32:49elle peut aussi
00:32:50à un moment donné
00:32:50quand elle voit cette affaire
00:32:51ça lui prend quatre minutes
00:32:52elle prend son téléphone
00:32:53elle avertit une autorité compétente
00:32:55je ne connais pas
00:32:56quel est exactement
00:32:56le protocole judiciaire
00:32:57mais elle peut prévenir
00:32:59un responsable de gendarmerie
00:33:00ou de la préfecture
00:33:01ou l'établissement directement
00:33:03disons
00:33:03on a un petit signalement
00:33:05soyez un tout petit peu prudent
00:33:06ça prend trois minutes
00:33:07et on va nous expliquer
00:33:08ah non
00:33:08c'est pas la procédure
00:33:09il faut respecter les codes
00:33:10de procédure
00:33:12pénaux, juridiques, administratifs, judiciaires
00:33:13c'est aberrant
00:33:15c'est la vie d'êtres humains
00:33:16qui est en cause
00:33:17voilà
00:33:17aujourd'hui
00:33:18à un moment donné
00:33:19il y a des procédures
00:33:20ok
00:33:20il y a des codes
00:33:21ok
00:33:21mais je pars sur le principe
00:33:23que
00:33:26comment on appelle ça
00:33:27comment je pourrais dire ça
00:33:28mais très simplement
00:33:29la protection de nos enfants
00:33:31la protection des femmes
00:33:34de violences conjugales
00:33:36etc
00:33:36doivent être
00:33:37une priorité absolue
00:33:40sans passer par des codes
00:33:42ou des procédures
00:33:43il y a un signalement
00:33:43on agit
00:33:44mais là on est dans l'incantation
00:33:46où est-ce qu'on en est
00:33:47depuis le temps que ça dure
00:33:48l'Espagne a été confrontée
00:33:49à ce problème
00:33:50ils ont pris des mesures politiques
00:33:51courageuses, administratives
00:33:52j'allais dire
00:33:54redoutables
00:33:54pour les gens qui sont des prédateurs
00:33:56comment en France
00:33:57les femmes bien entendu
00:33:58les enfants
00:33:58à plus forte raison
00:34:00lorsque l'on sait
00:34:00on a tout le temps
00:34:01un fait divers
00:34:02voilà des enfants
00:34:03alors on va pas arrêter de vivre
00:34:04on va pas garder nos enfants
00:34:05sous le cage
00:34:05on est d'accord
00:34:06mais là
00:34:06l'affaire Liana
00:34:08témoigne d'une incompétence
00:34:10d'un dysfonctionnement
00:34:12peut-être même d'une lâcheté
00:34:14concrètement
00:34:14qu'est-ce qui se passe
00:34:15son dossier
00:34:15est sur un bureau de gendarmerie
00:34:17aujourd'hui
00:34:17dans la pile
00:34:19au bout du bureau
00:34:20il est en 12ème position
00:34:22et il faut traiter
00:34:22les 11 dossiers d'abord
00:34:24c'est ça que vous allez m'expliquer
00:34:25enfin c'est pas vous
00:34:26qui êtes en cause
00:34:26surtout
00:34:27la situation
00:34:28elle est celle-là
00:34:29mais je suis les parents
00:34:30de Liana
00:34:31mais je pète un câble
00:34:32et je suis un citoyen français
00:34:34mais je hurle de colère
00:34:35et d'indignation
00:34:36on peut aller même plus loin
00:34:39il y a eu une plainte
00:34:40en août 2025
00:34:42ça va faire un an
00:34:43jour pour jour
00:34:43l'individu n'a même pas été
00:34:45convoqué
00:34:46une petite fille
00:34:46dont il a abusé
00:34:47pendant plusieurs mois
00:34:48le signalement
00:34:49de cette petite fille
00:34:50de 10 ans
00:34:50est remonté
00:34:51et la procédure est là
00:34:53avec des papiers
00:34:53des dossiers
00:34:54des placards
00:34:55on sent
00:34:56et puis on transmet
00:34:58avec des tampons
00:34:58des copies
00:34:59mais je sais
00:35:00c'est extraordinaire
00:35:00et on a l'info quand même
00:35:02on connait le contenu de l'info
00:35:03et ben non
00:35:04on attendra que son tour vienne
00:35:05c'est ça
00:35:06on en est là
00:35:07après voilà
00:35:07voilà pourquoi
00:35:08il y a une montée de violence
00:35:10voilà pourquoi
00:35:11il y a une montée
00:35:12de pédocriminels
00:35:14parce que
00:35:14on se sent
00:35:16inviolable
00:35:17on se sent
00:35:19le paradigme
00:35:20la décision est quoi ?
00:35:21elle est politique
00:35:22législative
00:35:23un gouvernement
00:35:25qui dit maintenant
00:35:26on va prendre
00:35:27un arsenal législatif
00:35:28pour prendre l'expression
00:35:28fait nous avons Fernand
00:35:30qui justement
00:35:31habite le Lotte-Garonne
00:35:32où la tragédie
00:35:33concernant l'IANA
00:35:34se produit
00:35:35bonjour Fernand
00:35:37bonjour monsieur
00:35:38bon vous êtes
00:35:39vous êtes
00:35:40dans l'Oté-Garonne
00:35:41ou dans le Gers ?
00:35:42parce qu'on m'a mis
00:35:42l'Oté-Garonne
00:35:43dans l'Oté-Garonne
00:35:44dans l'Oté-Garonne
00:35:45oui voilà
00:35:45et la tragédie
00:35:45est dans le Gers
00:35:46absolument
00:35:46oui tout à fait
00:35:47à Florence
00:35:48c'est un département voisin
00:35:50c'est pas le souci
00:35:51Fernand
00:35:52quelle est votre
00:35:52votre sensation
00:35:54sur la question ?
00:35:56alors déjà
00:35:56c'est une sensation
00:35:58de peur déjà
00:35:59parce que nous
00:36:00moi je suis un jeune parent
00:36:03j'ai un enfant
00:36:04de 15 mois
00:36:05qui est là
00:36:06et au jour d'aujourd'hui
00:36:08on a peur
00:36:09c'est-à-dire
00:36:10de le laisser
00:36:10dans les crèches
00:36:12on a même peur
00:36:13de la justice
00:36:13je vous cache pas
00:36:14on a peur des flics
00:36:15on sait pas
00:36:17qui faire confiance
00:36:17au jour d'aujourd'hui
00:36:22on comprendrait très bien
00:36:23on en est là
00:36:23mais Fed Zahid
00:36:24ne cesse de dénoncer
00:36:25c'est exactement
00:36:26ce que je dis
00:36:26à un moment donné
00:36:27à qui s'adresser Fed
00:36:28à un moment donné
00:36:30nos politiques
00:36:30à un moment donné
00:36:31l'Etat français
00:36:32doit prendre sa responsabilité
00:36:35effectivement
00:36:35là aujourd'hui
00:36:36on a plus de 100 personnes
00:36:37je pense
00:36:38qui ont été
00:36:38qui ont eu des signalements
00:36:40justement
00:36:41dans des écoles
00:36:42effectivement
00:36:42comme il dit monsieur
00:36:43dans des maternelles
00:36:44c'est juste
00:36:44une folie
00:36:45c'est une folie
00:36:47l'Etat français
00:36:48doit prendre sa responsabilité
00:36:50à un moment donné
00:36:50il va falloir dire stop
00:36:52et donner
00:36:54le budget nécessaire
00:36:55à notre justice
00:36:56pour pouvoir
00:36:57y remédier
00:36:58depuis le temps que ça dure
00:36:59je me souviens
00:37:00il y en a eu d'autres
00:37:01Marion Wagon
00:37:02en 1994
00:37:03âge
00:37:03justement
00:37:04petite fille
00:37:04qui doit rentrer
00:37:06déjeuner chez elle
00:37:07elle disparaît
00:37:07voilà
00:37:08et puis ensuite
00:37:09tous les autres
00:37:09Estelle Mouzin
00:37:09bon
00:37:10le cas fourniré
00:37:12s'avère être souvent
00:37:13à l'origine
00:37:14mais donc
00:37:15on a les éléments
00:37:16les paramètres
00:37:17de comparaison
00:37:18les dispositions légales
00:37:19qu'il faut prendre
00:37:21les décisions administratives
00:37:22policières et judiciaires
00:37:23qu'il faut prendre
00:37:23on le sait
00:37:24puisqu'on va attendre quoi ?
00:37:26qu'on ait 1000 cas
00:37:27et là peut-être
00:37:28c'est comme vous savez
00:37:29le quota sur le passage
00:37:29à niveau
00:37:30au bout de temps de mort
00:37:31on met un passage à niveau
00:37:32c'est ça le quota
00:37:33qu'il va falloir avoir
00:37:34pour que l'Etat
00:37:35prenne ses responsabilités
00:37:37voilà pourquoi
00:37:38à un moment donné
00:37:38il va falloir qu'on se pose
00:37:40et qu'on responsabilise
00:37:42notre Etat français
00:37:43les français eux-mêmes
00:37:44le disent
00:37:45on ne se sent plus
00:37:46en sécurité ici
00:37:47dans notre pays
00:37:49enfin
00:37:49qu'est-ce que je voulais
00:37:50que je vous dise
00:37:51de plus ?
00:37:52en plus il y a la présomption
00:37:53d'innocence
00:37:53
00:37:55sincèrement tout ça
00:37:56il va falloir arrêter
00:37:57il faut qu'il passe aux aveux
00:37:58si c'est lui
00:37:59qui est responsable
00:38:01bien entendu
00:38:02sa présomption d'innocence
00:38:03reste totale
00:38:03malgré le faisceau
00:38:05et les indices
00:38:06qui sont accablants
00:38:07voilà
00:38:08et si c'est quelque chose
00:38:09il faut absolument
00:38:11vous voyez pourquoi
00:38:12je parle toujours
00:38:12de laxisme
00:38:13voilà pourquoi
00:38:15à un moment donné
00:38:16il va falloir qu'on arrête
00:38:16avec les présomptions
00:38:19etc
00:38:19les faits
00:38:21les faits sont là
00:38:22nous avons des preuves
00:38:24nous avons des témoins
00:38:25on agit
00:38:25point final
00:38:27on agit
00:38:28point final
00:38:28il va falloir arrêter
00:38:29avec ces délais
00:38:30il va falloir arrêter
00:38:31avec ces présomptions
00:38:32il va falloir arrêter
00:38:33il y a eu des signalements
00:38:34il y a eu des plaintes
00:38:36mais à quel moment
00:38:36on va réagir ?
00:38:38à quel moment
00:38:38est-ce que l'état français
00:38:41est-ce que l'état français
00:38:42doit être visé
00:38:44par des plaintes
00:38:45pour pouvoir réagir ?
00:38:47à un moment donné
00:38:47je pense que
00:38:48voilà
00:38:49est-ce que les français
00:38:50doivent se révolter
00:38:51enfin
00:38:51est-ce qu'on doit en arriver là
00:38:53ici en France
00:38:54sincèrement
00:38:54c'est ce que je disais
00:38:55sixième puissance mondiale
00:38:57je pense que si des mesures
00:38:58ne sont pas prises
00:38:59à l'issue de cette unième affaire
00:39:01à la tragédie
00:39:01il y en a
00:39:02et on prie
00:39:03on l'espère que ça se finisse
00:39:05dans le meilleur scénario possible
00:39:07il y en a eu tant d'autres avant
00:39:08et je vous le dis
00:39:09il y en aura encore
00:39:10alors c'est l'état de droit
00:39:11c'est l'état de droit
00:39:14il faut le repenser
00:39:15il n'est pas
00:39:15il ne s'agit pas
00:39:16de le supprimer
00:39:17il s'agit d'adapter
00:39:18l'état de droit
00:39:19aux réalités
00:39:19de l'épaule
00:39:20à laquelle on vit
00:39:21et de faire que l'état de droit
00:39:22ne soit pas
00:39:23une protection
00:39:24de ceux qui transgressent la loi
00:39:26mais une sécurité
00:39:27pour ceux qui la votent
00:39:29et pour ceux qui sont censés
00:39:30se protéger
00:39:30c'est exactement ça
00:39:31et c'est ce que je dis
00:39:32nous avons un système obsolète
00:39:34nous avons un système
00:39:35qui n'avance pas avec son temps
00:39:36c'est aussi simple
00:39:38voilà
00:39:38espérant qu'il n'y aura pas d'autres
00:39:40pour l'instant
00:39:42on sait ce que l'on sait
00:39:43vous savez
00:39:44à partir du moment
00:39:45tant qu'on ne met pas
00:39:46tant qu'on ne met pas
00:39:48un budget judiciaire
00:39:52ça se passera toujours comme ça
00:39:53c'est pas qu'un budget
00:39:54et une vraie décision
00:39:55pratique
00:39:56vous savez
00:39:57il y a des hommes politiques
00:39:58qui l'ont suggéré
00:39:59Bruno Detailleau
00:40:00a évoqué certaines possibilités
00:40:02Gérald Darmanin aussi
00:40:03on commence
00:40:04on commence
00:40:05à y penser
00:40:06oui
00:40:06on regrette
00:40:08les tragédies
00:40:09qui auront survenu
00:40:10le temps
00:40:10que cette place politique
00:40:12prenne ses
00:40:12mais ces messieurs
00:40:14ont été au pouvoir
00:40:15il faut pas l'oublier
00:40:16ils sont au pouvoir
00:40:17voilà
00:40:18donc voilà
00:40:20espérons que les conclusions
00:40:21seront tirées
00:40:22de façon courageuse
00:40:23et efficace
00:40:23pour qu'on ne vive pas
00:40:24encore ce genre
00:40:25de situation
00:40:26merci
00:40:26merci Feth Zahid
00:40:28d'avoir témoigné
00:40:29merci
00:40:29et puis je suis
00:40:30hélas
00:40:31convaincu
00:40:32j'aurai l'occasion
00:40:32de vous réinviter
00:40:33pour parler
00:40:34malheureusement
00:40:35j'aurais bien voulu
00:40:35parler de la météo
00:40:37du beau temps
00:40:37mais voilà
00:40:38c'est comme ça
00:40:38merci
00:40:39à très bientôt
00:40:39vous restez avec nous
00:40:41on va parler
00:40:42quelque chose
00:40:42qui ressemble
00:40:43un petit peu
00:40:44au sujet qu'on vient
00:40:45d'évoquer
00:40:45qui est de l'état de droit
00:40:46on va parler
00:40:47du pouvoir des juges
00:40:48est-ce que les juges
00:40:49ont pris ou repris le pouvoir
00:40:50je vais recevoir
00:40:51François Guéranger
00:40:52qui est un magistrat
00:40:53avocat
00:40:55inspecteur général
00:40:55à la banque de France
00:40:56qui a écrit
00:40:57la revanche des juges
00:40:58histoire d'une reconquête
00:41:00et aux éditions
00:41:01l'artilleur ça tombe bien
00:41:02puisqu'il tire à boulet rouge
00:41:03François Guéranger
00:41:04et il nous explique
00:41:05dans ce livre
00:41:05très sereinement
00:41:06qu'effectivement
00:41:07aujourd'hui
00:41:07des gens non élus
00:41:08que sont le magistrat
00:41:09pour lequel on a
00:41:10le plus grand respect
00:41:12disposent de pouvoirs
00:41:13qui ne sont pas forcément
00:41:14ceux
00:41:14qu'un état de droit
00:41:15devrait leur donner
00:41:16très limité d'ailleurs
00:41:17très limité
00:41:18voilà
00:41:18vous restez avec nous
00:41:19vous nous appelez
00:41:19au 0 826 300 300
00:41:21Zacharia s'attend
00:41:22votre appel
00:41:23vous les transmettra
00:41:23et François Guéranger
00:41:25participera à l'échange
00:41:26que vous voudrez avoir
00:41:27avec lui
00:41:27si vous avez envie
00:41:28de donner votre avis
00:41:29si vous connaissez une situation
00:41:30où vous estimez
00:41:31que les juges
00:41:31ont outrepassé
00:41:32leurs droits
00:41:32et est-ce que la démocratie
00:41:33française fonctionne bien
00:41:35sur la tête
00:41:35malgré cette intromission
00:41:37quelquefois
00:41:37d'autorité judiciaire
00:41:38dans des décisions législatives
00:41:40à tout de suite
00:41:41sur Sud Radio
00:41:50Radio en ce jeudi 4 juin 2026
00:41:53il est 13h05
00:41:54nous allons parler
00:41:55justice, magistrat
00:41:56autorité judiciaire
00:41:58pouvoir judiciaire
00:42:00nous sommes avec
00:42:01je reçois
00:42:03François Guéranger
00:42:04Guéranger
00:42:05François Guéranger
00:42:06vient d'écrire
00:42:08la revanche des juges
00:42:09histoire d'une reconquête
00:42:12je disais au départ
00:42:13quand j'ai reçu cet ouvrage
00:42:14tiens
00:42:14quelqu'un qui prend
00:42:15la défense des juges
00:42:15il n'en est rien
00:42:18c'est publié
00:42:19aux éditions de l'artilleur
00:42:20c'est pas un hasard
00:42:20parce que vous y allez
00:42:21quelquefois
00:42:21à boulet rouge
00:42:22M. François Guéranger
00:42:24mais vous êtes habilité
00:42:25à le faire
00:42:25vous êtes docteur en droit
00:42:27ingénieur
00:42:28inspecteur général
00:42:29de la Banque de France
00:42:30magistrat et avocat
00:42:31donc vous avez
00:42:32toute compétence
00:42:32et légitimité
00:42:33après quoi on peut
00:42:34rentrer en désaccord
00:42:35avec vous
00:42:35bien entendu
00:42:36mais vous avez
00:42:37toute compétence
00:42:37et légitimité
00:42:38pour disserter
00:42:40réfléchir
00:42:40et avancer
00:42:41les arguments
00:42:42que vous produisez
00:42:42dans ce livre
00:42:43pour expliquer
00:42:44que ce livre
00:42:45la revanche des juges
00:42:46oui effectivement
00:42:47l'état de droit
00:42:48est une chose
00:42:48mais peut-être
00:42:49qu'aujourd'hui
00:42:50ces individus
00:42:51cette institution
00:42:52la justice
00:42:52qui n'est pas élue
00:42:53outre passe
00:42:54quelquefois
00:42:55ses prérogatives
00:42:57pour entamer
00:42:58celles de l'exécutif
00:42:59et du législatif
00:43:00je rappelle
00:43:01que le général de Gaulle
00:43:02tenait à la formule
00:43:03il y a les trois pouvoirs
00:43:04le pouvoir exécutif
00:43:05le gouvernement
00:43:06le pouvoir législatif
00:43:07le parlement
00:43:08élisez l'autorité judiciaire
00:43:10pas de pouvoir judiciaire
00:43:12et à lire votre ouvrage
00:43:14et aux conclusions
00:43:15que vous tirez
00:43:16non
00:43:16aujourd'hui en 2026
00:43:18on peut
00:43:19François Guéranger
00:43:19bien parler
00:43:21de pouvoir judiciaire
00:43:23est-ce que vous en convenez
00:43:24qu'on peut parler
00:43:25de pouvoir judiciaire ?
00:43:26oui bien sûr
00:43:27mais tout d'abord
00:43:28le livre raconte
00:43:30l'histoire
00:43:30de la rivalité
00:43:32centenaire
00:43:33qui existe
00:43:34entre le pouvoir politique
00:43:36et les juges
00:43:38très ancienne
00:43:39très très ancienne
00:43:40on la retrouve déjà
00:43:40chez les grecs
00:43:41enfin à Athènes
00:43:43il y a des périodes
00:43:44c'est qui est logique quelque part
00:43:45oui
00:43:45oui tout à fait
00:43:48et il y a des périodes
00:43:50d'ailleurs
00:43:50où les choses se passent bien
00:43:51et puis d'autres périodes
00:43:52où ça se passe moins bien
00:43:53tantôt les uns prennent le dessus
00:43:55tantôt les autres
00:43:57prennent le dessus
00:43:58à leur tour
00:43:59et ainsi
00:44:00juste avant la révolution
00:44:03les juges
00:44:04qui s'appelaient parlement
00:44:05à l'époque
00:44:06ont réussi
00:44:07à bloquer
00:44:08les réformes
00:44:09que Louis XVI
00:44:10et ses gouvernements
00:44:11tentaient de faire
00:44:12parce qu'à l'époque
00:44:12l'état était déjà en faillite
00:44:14avec ce paradoxe
00:44:15c'est Louis XVI
00:44:16qui rétablit le pouvoir
00:44:16des parlements
00:44:17qui avait été supprimé
00:44:18par Louis XV
00:44:18rappelons que le parlement
00:44:20à l'époque
00:44:20et on a de beaux édifices
00:44:21en France
00:44:22à Rennes
00:44:22et à Rouen
00:44:23le parlement est à la fois
00:44:25avec une disposition législative
00:44:27et judiciaire
00:44:28ils sont à la fois juges
00:44:29et un peu parlementaires
00:44:29sous l'autorité
00:44:30du pouvoir royal
00:44:31bien entendu
00:44:32mais quelquefois
00:44:33ils contrarient
00:44:34la volonté royale
00:44:35Louis XV
00:44:35donc les dissout
00:44:37les renvoie
00:44:37comme on dit
00:44:38et c'est Louis XVI
00:44:39qui les remet en activité
00:44:40et ils s'opposent à Louis XVI
00:44:41effectivement
00:44:42alors pour préciser
00:44:43concernant les parlements
00:44:44ils avaient essentiellement
00:44:45deux fonctions
00:44:46la première
00:44:47à laquelle on peut
00:44:49que l'on peut imaginer facilement
00:44:51c'est à dire
00:44:52le fait de juger
00:44:53bien sûr
00:44:54et la deuxième
00:44:54qui est très importante
00:44:55à laquelle on ne pense pas toujours
00:44:56c'est le fait
00:44:58d'enregistrer
00:44:59les édits royaux
00:45:00les édits c'est-à-dire
00:45:01les lois
00:45:02enregistrés
00:45:02ça n'était pas seulement
00:45:04le fait d'inscrire
00:45:05dans un livre
00:45:05ça voulait dire
00:45:06que l'édit en question
00:45:08ne pouvait être opérationnel
00:45:10que s'il avait été enregistré
00:45:12comme l'inscription bulletin officielle
00:45:15comme la promulgation
00:45:18par le président de la république
00:45:20et il se trouve que
00:45:21ce pouvoir
00:45:23était délégué
00:45:24par le roi
00:45:25au parlement
00:45:26le pouvoir
00:45:26était
00:45:27chez le roi
00:45:28c'est le roi
00:45:28qui le possédait
00:45:29mais du fait
00:45:30que les affaires
00:45:31augmentaient en nombre
00:45:33à la suite
00:45:34de l'élargissement
00:45:34du domaine royal
00:45:35et bien
00:45:36il a délégué
00:45:37au parlement
00:45:38et alors lorsque le parlement
00:45:40refusait
00:45:41d'enregistrer
00:45:42il pouvait y avoir
00:45:42une nouvelle lecture
00:45:43on appelait ça remontrance
00:45:45c'est-à-dire remontrer à nouveau
00:45:46c'était une nouvelle lecture
00:45:47et si jamais
00:45:48il y avait blocage
00:45:48le roi pouvait décider
00:45:50d'un lit de justice
00:45:50alors d'un lit de justice
00:45:52c'était physiquement
00:45:52quasiment un lit
00:45:53qui était établi
00:45:55dans le parlement
00:45:56à Paris
00:45:56et à cette occasion
00:45:58il disait
00:45:58je vous ai délégué
00:45:59le pouvoir
00:46:00là je vous le retire
00:46:01le temps que
00:46:02je prenne la décision
00:46:04qui doit être inscrite
00:46:06la décision
00:46:07pour cette édition royale
00:46:08il se faisait son conseil constitutionnel
00:46:10lui seul
00:46:10tout à fait
00:46:12c'est un peu ça
00:46:13c'est peut-être de ça qu'on manque
00:46:13d'ailleurs
00:46:14peut-être qu'on pourrait remettre
00:46:15un lit de justice
00:46:16vous expliquez
00:46:17le tournant
00:46:17la révolution
00:46:18pour le coup
00:46:19là elle en est une
00:46:20pour les juges
00:46:22les révolutionnaires décident
00:46:23que la souveraineté
00:46:24procède du peuple
00:46:24exclusivement
00:46:25et que
00:46:26les parlements
00:46:27les juges
00:46:28donc ils vont devenir
00:46:29les tribunaux
00:46:29ne sont l'expression
00:46:30ils ne sont que la bouffe de la loi
00:46:31ils ne sont là que pour dire
00:46:33et raconter la loi
00:46:33non pas la faire
00:46:34ni la créer
00:46:35et c'est là où le conflit commence
00:46:37c'est tout à fait cela
00:46:38donc
00:46:39les révolutionnaires
00:46:41sont aperçus
00:46:42que le pouvoir royal
00:46:43avait pu être
00:46:44battu en brèche
00:46:45par les juges
00:46:46ils ne voulaient pas
00:46:46que le pouvoir
00:46:47révolutionnaire
00:46:48ou républicain
00:46:49que la république
00:46:50subisse le même sort
00:46:51donc les juges
00:46:52ont été mis
00:46:52dans une position
00:46:54subalterne
00:46:55et d'ailleurs
00:46:56il y a un journaliste
00:46:58qui s'appelait
00:46:58Robert de Jouvenel
00:46:59qui avait écrit
00:47:00en
00:47:00vous en le tour
00:47:011910
00:47:02il racontait que
00:47:03dans son collège
00:47:04ses camarades
00:47:05voulaient être
00:47:08avocats
00:47:08ou bien
00:47:09médecins
00:47:09ou officiers
00:47:10mais aucun ne voulait
00:47:11être magistrats
00:47:11parce qu'ils étaient
00:47:12mal considérés
00:47:13et mal payés
00:47:13donc il y avait matière
00:47:14à revanche
00:47:14du fait de cette situation
00:47:16
00:47:16et cette revanche
00:47:17elle va se construire
00:47:19petit à petit
00:47:19à partir du début
00:47:20du 19ème siècle
00:47:21jusqu'à aujourd'hui
00:47:22où aujourd'hui
00:47:23on peut dire
00:47:24que la revanche
00:47:24est complète
00:47:25et que
00:47:25la situation
00:47:27des juges
00:47:27est à peu près
00:47:29équivalente
00:47:29de celle des parlements
00:47:30juste avant la révolution
00:47:31on va reposer
00:47:33le problème
00:47:34tel qu'il est
00:47:34aujourd'hui
00:47:35défini par nos institutions
00:47:36je le rappelle
00:47:37je parle sous votre autorité
00:47:38François Guéranger
00:47:39nous avons
00:47:40trois instances
00:47:42le pouvoir exécutif français
00:47:43c'est à dire
00:47:44président de la République
00:47:44et gouvernement
00:47:45le conseil d'état
00:47:46est là pour
00:47:46et le tribunal
00:47:47de l'administratif
00:47:48de l'état
00:47:48nous avons la cour
00:47:50de cassation
00:47:50qui est le tribunal
00:47:51de la justice
00:47:51qui juge les jugements
00:47:53des autres juges
00:47:54et nous avons
00:47:55le conseil constitutionnel
00:47:56qui est le tribunal
00:47:57du législatif
00:47:58qui juge la conformité
00:47:59des lois
00:47:59à la constitution
00:48:00ces trois entités
00:48:01sont là
00:48:02aujourd'hui
00:48:03vous expliquez
00:48:04l'évolution
00:48:05du droit
00:48:06et l'autorité judiciaire
00:48:09s'est octroyée
00:48:10à travers
00:48:10certaines dispositions
00:48:11le fait
00:48:12qu'ils peuvent
00:48:14non pas
00:48:14se contenter
00:48:15d'être
00:48:15les porte-parole
00:48:16de la loi
00:48:17les applicateurs
00:48:17de la loi
00:48:18non seulement
00:48:19il la crée
00:48:22il la forme
00:48:23mais il peut même
00:48:23inventer des dispositions
00:48:25qui ne sont pas prévues
00:48:26par le cumul
00:48:27des normes
00:48:28la jurisprudence
00:48:29des tribunaux
00:48:29une décision
00:48:30de justice
00:48:31devient une forme
00:48:32de loi
00:48:32à laquelle on se réfère
00:48:33pour appliquer
00:48:34une autre décision
00:48:35de justice
00:48:36il faut remonter
00:48:37un tout petit peu
00:48:38en arrière
00:48:39en 1958
00:48:40au moment où
00:48:40la constitution
00:48:41a créé le conseil
00:48:42constitutionnel
00:48:43à cette époque
00:48:44la loi
00:48:45avait été coupée
00:48:45en deux
00:48:46il y avait une loi
00:48:47une partie de la loi
00:48:47qui incombait
00:48:48au parlement
00:48:49et une autre partie
00:48:50qu'on appelait
00:48:51règlement
00:48:52et qui incombait
00:48:52au pouvoir politique
00:48:53je l'appelle
00:48:54pouvoir politique
00:48:57l'exécutif
00:48:58voilà exactement
00:48:59et donc
00:49:00il y avait donc
00:49:01une frontière
00:49:02et pour surveiller
00:49:03la frontière
00:49:03le conseil d'état
00:49:04était chargé
00:49:05d'éviter
00:49:05que le gouvernement
00:49:07empiète
00:49:08sur les prérogatives
00:49:09du parlement
00:49:10c'était ça l'esprit
00:49:10parce qu'il n'y a pas
00:49:11de conseil constitutionnel
00:49:12sous la troisième
00:49:12ni la quatrième
00:49:13non tout à fait
00:49:14et le conseil constitutionnel
00:49:15pourquoi ?
00:49:16pour contrer éventuellement
00:49:18des abus du parlement
00:49:19non c'est une question
00:49:20de limites
00:49:20c'est plus technique
00:49:22c'était légitime
00:49:23pour vous ou non ?
00:49:24oui oui
00:49:24dans la mesure
00:49:24où on avait créé
00:49:27le règlement
00:49:28et la loi
00:49:28il fallait éviter
00:49:29que la loi
00:49:30n'empiète
00:49:30sur le règlement
00:49:31c'était purement technique
00:49:32c'était la première
00:49:33attribution du conseil constitutionnel
00:49:34en fait la deuxième
00:49:35puisque la première
00:49:36c'était de veiller
00:49:36à la régularité
00:49:37des élections
00:49:38et puis
00:49:38un coup d'état juridique
00:49:40le 16 juillet 1971
00:49:42le conseil constitutionnel
00:49:44décide que
00:49:45toute une partie
00:49:48importante
00:49:49de principe
00:49:50devienne du droit
00:49:51comme il était compétent
00:49:52pour juger le droit
00:49:54s'il fait entrer
00:49:55dans son domaine
00:49:56énormément de principes
00:49:57qui deviennent du droit
00:49:58et bien sa compétence
00:49:59est forcément extrêmement élargie
00:50:00et c'est là où ils invoquent
00:50:01la déclaration
00:50:02des droits d'homme de 89
00:50:03ils l'intègrent
00:50:04à leurs compétences
00:50:05et le préambule
00:50:06de la constitution
00:50:07de 1946
00:50:08ça veut dire
00:50:08qu'ils ouvrent
00:50:09leur capacité
00:50:10d'intervention
00:50:11ils la multiplient par 1000
00:50:12j'allais dire
00:50:12c'est open bar
00:50:13et la formule
00:50:15coup d'état juridique
00:50:16est bien de Robert Badinter
00:50:17c'est ce que j'ai vu
00:50:18dans les cahiers
00:50:19du conseil constitutionnel
00:50:20j'ai vu ça sur le site
00:50:21du conseil constitutionnel
00:50:23même s'il sera président
00:50:23du constitutionnel
00:50:24c'est lui qui dit
00:50:26le conseil constitutionnel
00:50:27sort du cadre
00:50:28prévu par la constitution
00:50:30et s'octroie
00:50:31des dispositions
00:50:31et des pouvoirs
00:50:32qui ne sont pas prévus
00:50:33par la constitution
00:50:33tout à fait
00:50:34et c'est validé
00:50:35par le parlement
00:50:36ça n'a même pas été validé
00:50:37la question
00:50:38ça a été
00:50:41tout le monde
00:50:42a été mis
00:50:42devant le fait accompli
00:50:43le président de la république
00:50:44que Jean-Pompidou
00:50:45n'a rien à trouver
00:50:47à y redire
00:50:47et alors
00:50:48il y a eu au départ
00:50:49effectivement
00:50:49ces deux textes
00:50:50mais depuis
00:50:51il y en a beaucoup d'autres
00:50:51la charte de l'environnement
00:50:53et autres
00:50:53qui deviennent
00:50:54des textes de ce niveau là
00:50:55et la caractéristique
00:50:56c'est que
00:50:58ces textes sont tellement flous
00:51:00tellement extensibles
00:51:01souvent contradictoires
00:51:03et puis modulables
00:51:04qu'on peut leur faire dire
00:51:06absolument ce qu'on veut
00:51:06ils peuvent être interprétés
00:51:07de n'importe quelle façon
00:51:08totalement
00:51:08j'apprends
00:51:09grâce à votre livre
00:51:10un détail que je ne savais pas
00:51:12la CDH
00:51:13la fameuse Cour Européenne
00:51:14des Droits de l'Homme
00:51:15elle est votée
00:51:16mais le président Pompidou
00:51:18ne la signe pas
00:51:19il ne la promulgue pas
00:51:19parce qu'il a une méfiance
00:51:20avec elle
00:51:21il meurt
00:51:21il est remplacé par Alain Poher
00:51:23et c'est Alain Poher
00:51:25président de la république
00:51:26par intérim
00:51:27qui signe
00:51:28la validation
00:51:29de la Cour Européenne
00:51:31de l'adhésion de la France
00:51:32à la Cour Européenne
00:51:33des Droits de l'Homme
00:51:33vous vous dites
00:51:34ce n'est pas constitutionnel
00:51:35un président par intérim
00:51:36n'a pas cette compétence là
00:51:37tout à fait
00:51:38le général de Gaulle
00:51:39n'y tenait pas
00:51:41la convention elle-même
00:51:42a été signée en 1950
00:51:43bien sûr
00:51:43ensuite il fallait la ratifier
00:51:45cette convention fonctionne
00:51:48par l'intermédiaire
00:51:49de la Cour Européenne
00:51:50des Droits de l'Homme
00:51:50qui est chargée
00:51:51de la faire respecter
00:51:52c'est l'instance suprême
00:51:52c'est l'instance judiciaire
00:51:54elle est au-dessus
00:51:55des tribunaux français
00:51:55on est d'accord
00:51:56c'est Cyril
00:51:57aujourd'hui
00:51:58aujourd'hui
00:51:58pas à l'époque
00:52:01et donc
00:52:03cette
00:52:04la Cour Européenne
00:52:05des Droits de l'Homme
00:52:06est chargée
00:52:08de faire
00:52:10respecter
00:52:10la Convention Européenne
00:52:11des Droits de l'Homme
00:52:12donc le général de Gaulle
00:52:13n'en voulait pas
00:52:14parce qu'il se doutait bien
00:52:15de ce qui allait se passer
00:52:16Georges Pompidou
00:52:17était tout à fait hésitant
00:52:18il meurt
00:52:19et le président
00:52:20de la République
00:52:21par intérim
00:52:22Alain Poet
00:52:22est désigné pour
00:52:24comme on dit
00:52:25traiter les affaires courantes
00:52:27surtout qu'il est resté
00:52:2830 ou 35 jours
00:52:29pas très longtemps
00:52:31et donc les affaires courantes
00:52:32c'est certainement pas signé
00:52:34la Convention Européenne
00:52:34des Droits de l'Homme
00:52:35et il prend l'initiative
00:52:36parce que lui-même
00:52:39était extrêmement favorable
00:52:41centriste ultra-européiste
00:52:42exactement
00:52:43et d'ailleurs il sera candidat
00:52:44c'était du pombénie pour lui
00:52:46il se trouve dans la position
00:52:47de signer quelque chose
00:52:48qui était
00:52:49il sera candidat
00:52:50et il sera battu
00:52:52il avait été battu
00:52:53par Pompidou
00:52:54à la première fois
00:52:55nous sommes
00:52:56en train de parler
00:52:57nous dissertons
00:52:59avec François Guéranger
00:53:00qui était docteur en droit
00:53:01magistrat et vocat
00:53:02du pouvoir judiciaire
00:53:04la revanche des juges
00:53:05histoire d'une reconquête
00:53:06publiée aux éditions
00:53:07de l'Artilleur
00:53:08vous nous appelez
00:53:09parce que vous êtes forcément
00:53:10vous aussi
00:53:11interpellé ou concerné
00:53:12vous avez autre idée
00:53:13est-ce que les juges
00:53:14outrepassent leurs droits
00:53:15est-ce qu'aujourd'hui
00:53:16le Conseil constitutionnel
00:53:17contourne
00:53:17le pouvoir exécutif
00:53:19pour appliquer des dispositions
00:53:20dont les Français ne veulent pas
00:53:21est-ce que la souveraineté populaire
00:53:23est bien respectée
00:53:24par les juges
00:53:25est-ce qu'il y a bien
00:53:25une revanche des juges
00:53:27et donc un pouvoir judiciaire
00:53:29vous nous appelez
00:53:29au 0826-300-300
00:53:31Zacharias à Brousse
00:53:32attend votre appel
00:53:33et vous pourrez ainsi
00:53:35donner votre avis
00:53:35et échanger avec
00:53:36François Guéranger
00:53:37à tout de suite sur Sud Radio
00:53:40Midi 14h
00:53:41Sud Radio
00:53:42La France dans tous ses états
00:53:44Péricault Légas
00:53:46Vous êtes bien sur Sud Radio
00:53:47il est 13h20
00:53:49La France dans tous ses états
00:53:50reçoit François Guéranger
00:53:52auteur de La Révanche des Juges
00:53:54histoire d'une reconquête
00:53:55aux éditions de l'Artilleur
00:53:57je discute depuis 20 minutes
00:53:58avec François Guéranger
00:53:59sur le fait que
00:54:01l'autorité judiciaire
00:54:02telle qu'elle est définie
00:54:03par la constitution
00:54:04de la 5ème république
00:54:05en fait serait bien
00:54:07devenue un pouvoir judiciaire
00:54:09et François Guéranger
00:54:10vous parlez
00:54:11à un moment donné
00:54:11d'ailleurs vous faites
00:54:12une grande démonstration
00:54:14vous faites une construction
00:54:15intellectuelle
00:54:16sur la démocratie des juges
00:54:17qu'est-ce que vous appelez
00:54:18la démocratie des juges ?
00:54:21D'abord
00:54:22je voudrais citer
00:54:24la Cour Européenne
00:54:25des Droits de l'Homme
00:54:26La CEDH
00:54:27La CEDH
00:54:28dont on te parlait à l'instant
00:54:28qui a été adoptée
00:54:30uniquement par la signature
00:54:31d'un président par intérim
00:54:32qui s'appelait Alain Poher
00:54:33Tout à fait
00:54:33voilà en 74
00:54:34et c'est contestable
00:54:36La CEDH déclare
00:54:38que bien entendu
00:54:40la démocratie
00:54:41c'est d'abord
00:54:43les décisions du peuple
00:54:45mais il dit
00:54:46que ça n'est pas que ça
00:54:47ce sont les décisions
00:54:48du peuple
00:54:49à condition
00:54:49que ces décisions
00:54:50soient contrôlées
00:54:51par le juge
00:54:53et en particulier
00:54:54par la CEDH
00:54:54alors
00:54:55il y a une citation
00:54:57que je vais vous dire
00:54:58parce qu'elle est intéressante
00:55:00elle dit que
00:55:01la CEDH
00:55:02se prononce à partir
00:55:03de principes
00:55:04qui sont
00:55:05sanctuarisés
00:55:06au plus profond
00:55:07de la personne humaine
00:55:08tiens donc
00:55:09et de ce fait
00:55:11ils sont
00:55:12comme elle dit aussi
00:55:14indisponibles
00:55:14aux majorités
00:55:16du moment
00:55:16ça veut dire
00:55:17que
00:55:18si une majorité
00:55:19donc un parlement
00:55:20décide quelque chose
00:55:21et si
00:55:22la CEDH
00:55:24en particulier
00:55:25pense que
00:55:26il y a un principe
00:55:27qu'elle a trouvé
00:55:28en creusant bien
00:55:29au fond de la personnalité
00:55:30humaine
00:55:31et que ce principe
00:55:31contredit
00:55:33la décision du parlement
00:55:34et bien cette décision
00:55:35n'est plus valide
00:55:36vous êtes en train
00:55:37de me dire
00:55:37François Guéranger
00:55:38que ce principe
00:55:39consiste à dire
00:55:40le juge est au dessus
00:55:41de la loi
00:55:41si je peux me permettre
00:55:42de le résumer
00:55:43en deux termes
00:55:44le juge se dit
00:55:45au dessus
00:55:45alors la CEDH
00:55:46oui
00:55:47la CEDH
00:55:48j'insiste bien
00:55:49le juge CEDH
00:55:50se dit au dessus
00:55:51de la loi
00:55:52tout à fait
00:55:52de même que
00:55:53les présidents de commission
00:55:54disaient
00:55:55il n'y a pas
00:55:55de démocratie
00:55:56au delà des traités
00:55:58voilà c'est Jean-Claude Juncker
00:55:59qui disait
00:55:59là où il y a des traités
00:56:01il n'y a plus de démocratie
00:56:02il n'y a plus de juge
00:56:03les banques étaient déjà
00:56:03un petit peu
00:56:04dans l'article 55
00:56:05de la constitution
00:56:05de 58
00:56:07mais à l'époque
00:56:07les rapports de force
00:56:08et les paramètres
00:56:09n'étaient pas les mêmes
00:56:09mais là
00:56:10et à plus forte raison
00:56:13madame
00:56:13madame Anderleden
00:56:14disent non non non
00:56:15le traité international
00:56:16c'est au dessus
00:56:17de la décision
00:56:17des parlements nationaux
00:56:18c'est hallucinant
00:56:19et un juge vous dit
00:56:20oui c'est très bien comme ça
00:56:21le juge
00:56:24de la CEDH
00:56:25dit que c'est très bien
00:56:25comme ça
00:56:27alors pourquoi
00:56:28je parle de démocratie
00:56:29des juges
00:56:29en définitive
00:56:30je distingue
00:56:31deux types de démocratie
00:56:32ce que j'appelle
00:56:33la démocratie du peuple
00:56:34celle que l'on connait
00:56:34à laquelle on pense
00:56:35depuis toujours
00:56:36c'est à dire
00:56:36celle de l'article 3
00:56:38de la constitution
00:56:39en disant que la souveraineté
00:56:40appartient au peuple
00:56:41par l'intermédiaire
00:56:42de ses représentants
00:56:43ou directement
00:56:43par le référendum
00:56:45et puis
00:56:46ce que j'appelle
00:56:47la démocratie des juges
00:56:48c'est celle
00:56:48que la CEDH
00:56:50vient de définir
00:56:50c'est à dire
00:56:51les décisions du peuple
00:56:52sous le contrôle
00:56:53de la CEDH
00:56:55plus généralement
00:56:56du juge
00:56:56et c'est pour ça
00:56:57que je résume
00:56:58en une formule
00:56:59en disant
00:57:00que dans la démocratie
00:57:01du peuple
00:57:01le peuple dispose
00:57:05et dans la démocratie
00:57:07des juges
00:57:07le peuple propose
00:57:08et le juge dispose
00:57:09alors je signale
00:57:10que dans votre livre
00:57:11vous concluez
00:57:12chaque chapitre
00:57:12c'est un livre extrêmement pédagogique
00:57:14c'est dense
00:57:15c'est concis
00:57:16c'est précis
00:57:17il y a des arguments
00:57:18évidemment juridiques
00:57:19et judiciaires
00:57:20mais c'est conclu
00:57:21il y a ces ponctuées
00:57:22de petits encadrés
00:57:23dans lesquels
00:57:24vous résumez
00:57:25le contenu
00:57:26du chapitre
00:57:27qui permet
00:57:28à ceux qui sont
00:57:28un peu moins initiés
00:57:29de comprendre
00:57:30parfaitement
00:57:31ce à quoi
00:57:32vous voulez arriver
00:57:34je vais en citer deux
00:57:36page 117
00:57:37le cartel des juges
00:57:38contrôle le pouvoir
00:57:39politique français
00:57:40les juges européens
00:57:42forts des textes européens
00:57:43ont soumis
00:57:44les juges français
00:57:45pour prendre l'ascendant
00:57:46sur le pouvoir
00:57:47politique français
00:57:48je vous en lis
00:57:48un deuxième
00:57:49donc au chapitre 13
00:57:50page 245
00:57:52sous le titre
00:57:53les juges
00:57:53vont-ils tuer la république
00:57:54le juge
00:57:55n'a pas tué la république
00:57:56en revanche
00:57:57il a transformé
00:57:59la démocratie
00:57:59à son avantage
00:58:00pour s'enctroyer
00:58:01une place éminente
00:58:02il ne s'agit plus
00:58:04de faire respecter
00:58:04l'ordre établi
00:58:05par le pouvoir politique
00:58:06il faut créer
00:58:07des jurisprudences
00:58:08dites constructives
00:58:09afin d'orienter
00:58:10la marge de la société
00:58:11dans le sens
00:58:13des grands principes
00:58:14c'est redoutable
00:58:15François Guéranger
00:58:16ce que vous expliquez là
00:58:17oui mais c'est la réalité
00:58:18en tout cas
00:58:19alors
00:58:21vous me direz que
00:58:22je fais une fixation
00:58:23sur la CEDH
00:58:23mais c'est exactement
00:58:24ce qu'explique la CEDH
00:58:25c'est tout le problème
00:58:26d'aujourd'hui
00:58:26est-ce que la souveraineté
00:58:27du peuple français
00:58:28est respectée
00:58:29par les institutions
00:58:30européennes
00:58:31ah non
00:58:32non certainement pas
00:58:33on est d'accord
00:58:33certainement pas
00:58:34alors je reviens à la CEDH
00:58:35qui elle est extérieure
00:58:38au sujet des droits de l'homme
00:58:39elle explique
00:58:39elle fait des observations
00:58:41dans les pays
00:58:42qui dépendent d'elle
00:58:43et elle se dit
00:58:44tiens la société évolue
00:58:45dans un sens
00:58:47ce sens me convient
00:58:49elle
00:58:49et donc
00:58:50les prochaines décisions
00:58:51que je prendrai
00:58:52que j'imposerai
00:58:52à tel ou tel autre pays
00:58:53seront conformes
00:58:55à ce sens
00:58:56que je distingue
00:58:57pour l'avenir
00:58:58donc la CEDH
00:58:59veut construire
00:59:00une société
00:59:00et elle impose
00:59:01aux pays
00:59:02aux divers pays
00:59:03des décisions
00:59:04conformes
00:59:05à l'orientation
00:59:05qu'elle veut donner
00:59:06à cette société
00:59:06alors je continue
00:59:07à décrypter vos propos
00:59:08monsieur François Guéranger
00:59:09vous dites ça
00:59:10avec une voix très posée
00:59:11et très docte
00:59:12mais c'est très fort
00:59:13ce que vous dites
00:59:13là on a des dispositions
00:59:15sociétales
00:59:16quelque part
00:59:16qui deviennent des lois
00:59:17parce que le juge
00:59:18a décidé
00:59:18que cette évolution
00:59:19des mœurs
00:59:20ou des comportements
00:59:21mérite d'être inscrite
00:59:23dans le droit
00:59:24en contonnant législateur
00:59:25on se fie de savoir
00:59:26ce qu'il en pense
00:59:27nous nous considérons
00:59:28que c'est comme ça
00:59:29que ça doit être appliqué
00:59:29alors ça ne devient
00:59:31pas vraiment des lois
00:59:31mais ce sont des décisions
00:59:33qui cassant
00:59:34les autres décisions
00:59:36s'appliquent
00:59:37de fait elles organisent
00:59:37la société
00:59:38oui oui oui tout à fait
00:59:39alors au départ
00:59:41l'édition de la CEDH
00:59:43ne s'imposait pas
00:59:44au pays
00:59:47mais en France
00:59:48on a décidé
00:59:48dans un décret de 2010
00:59:50voilà 2010
00:59:50que désormais
00:59:52sous la présidence
00:59:53de Nicolas Sarkozy
00:59:54très paradoxal
00:59:54très important de rappeler
00:59:55le chef de l'État
00:59:56vous l'avez dit effectivement
00:59:57et c'est un simple décret
01:00:00un simple décret
01:00:01qui dit
01:00:02les décisions de la CEDH
01:00:04qui étaient facultatives
01:00:06en définitive
01:00:07et bien désormais
01:00:08un simple décret
01:00:10décide
01:00:11qu'elles seront obligatoires
01:00:12c'est pour moi
01:00:13une deuxième révolution
01:00:14un deuxième coup d'État
01:00:16juridique
01:00:16décret de 2010
01:00:17validé par le Conseil d'État
01:00:18oui oui
01:00:20tout à fait
01:00:20tout à fait validé
01:00:21donc on a remis
01:00:22la France s'est dépossédée
01:00:24de ses prérogatives
01:00:25de nations souveraines
01:00:26dans le cadre
01:00:27de l'Union Européenne
01:00:28de ce qu'était
01:00:29le marché commun
01:00:29et on a décidé
01:00:31qu'on allait déléguer
01:00:32à des instances
01:00:32non élues
01:00:33non représentatives
01:00:34du peuple français
01:00:35et sans contre-pouvoir
01:00:36sans contre-pouvoir
01:00:37des prérogatives
01:00:38qui relèvent uniquement
01:00:39d'un parlement
01:00:39ou d'un gouvernement
01:00:40et c'est passé
01:00:41comme une lettre à la poste
01:00:43tout à fait
01:00:43c'est ça qui était
01:00:44à part vous
01:00:44et d'autres évidemment
01:00:45parce que c'est un thème
01:00:46je pense que ça sera
01:00:47au coeur de l'action présidentielle
01:00:49voilà
01:00:50la revanche des juges
01:00:51par François Guéranger
01:00:52histoire d'une reconquête
01:00:53aux éditions de l'Artilleur
01:00:55vous nous appelez
01:00:55au 0826 300 300
01:00:58à partir de 13h30
01:00:59vous nous écoutez
01:01:00vous avez la parole
01:01:01vous appelez
01:01:01je suis persuadé
01:01:02que ce sujet
01:01:03il n'est pas
01:01:03il n'est pas trop pardu
01:01:05il n'est pas trop complexe
01:01:06il dit la chose
01:01:06et surtout
01:01:07il nous concerne
01:01:08dans notre quotidien
01:01:09et nous vivons aujourd'hui
01:01:11des dispositions
01:01:12et des initiatives politiques
01:01:13qui sont justement
01:01:14décidées ou influencées
01:01:15par des juges
01:01:16on n'a rien contre les juges
01:01:17on voudrait que l'autorité judiciaire
01:01:19garde ses prérogatives
01:01:20rend à César
01:01:21ce qui est à César
01:01:22et à Dieu ce qui est à Dieu
01:01:23et que la souveraineté
01:01:24du peuple français
01:01:24exprimée à travers
01:01:25la représentation nationale
01:01:26et ce qui dépend de lui
01:01:28et le gouvernement
01:01:28puisse garder
01:01:29la mainmise
01:01:30sur les lois
01:01:30ce qui n'est pas le cas
01:01:31vous nous appelez
01:01:32au 0826 300 300
01:01:34Zacharias
01:01:35attend votre appel
01:01:36et vous pourrez échanger
01:01:37avec François Guéranger
01:01:38donner votre avis
01:01:39votre impression
01:01:39et vous êtes à dames
01:01:40à tout de suite
01:01:41sur Sud Radio
01:01:41midi 14h
01:01:43Sud Radio
01:01:44la France dans tous ses états
01:01:46Péricault Légace
01:01:47vous êtes bien sur Sud Radio
01:01:49il est 13h32
01:01:50vous avez la parole
01:01:51vous qui nous écoutez
01:01:52et je reçois François Guéranger
01:01:54auteur de
01:01:55La revanche des juges
01:01:56histoire d'une reconquête
01:01:57aux éditions de l'artilleur
01:01:58et je fais le jeu de mot
01:01:59l'artilleur
01:02:00parce qu'effectivement
01:02:01François Guéranger
01:02:02tire un peu au canon
01:02:03sur l'institution judiciaire
01:02:05en voulant la remettre
01:02:06à sa place
01:02:06en disant ce qui s'est passé
01:02:07je vais discuter à l'instant
01:02:09à l'antenne avec vous
01:02:10François Guéranger
01:02:10de la notion d'état de droit
01:02:12on parlait du code civil
01:02:12de Napoléon
01:02:13qui est un texte fondateur
01:02:15très important
01:02:16toujours d'actualité
01:02:17fait par Napoléon Ier
01:02:18et puis les magistrats
01:02:19qui étaient toujours de lui
01:02:20donc ambasséresse
01:02:22redites-nous
01:02:24François Guéranger
01:02:25vous qui êtes docteur en droit
01:02:26ce qu'est la définition précise
01:02:27de l'état de droit
01:02:28et en quoi
01:02:29il peut être contourné
01:02:31ou au contraire
01:02:32poser un problème
01:02:34l'état de droit
01:02:35quand on écoute la radio
01:02:36ou la télévision
01:02:37ou qu'on lit la presse
01:02:38on s'aperçoit
01:02:38que beaucoup de gens
01:02:39parlent de l'état de droit
01:02:41sans jamais définir
01:02:42ce qu'ils entendent par là
01:02:44le principe au départ
01:02:46de l'état de droit
01:02:46c'est que personne
01:02:47ne peut être soumis
01:02:50au droit
01:02:51et en particulier
01:02:52l'état
01:02:52l'état doit être
01:02:53soumis au droit
01:02:55et c'est le principe
01:02:56de base
01:02:57de l'état de droit
01:02:57mais la question
01:02:58qui se pose
01:02:59quand on dit
01:02:59soumis au droit
01:03:00de quel droit
01:03:01s'agit-il
01:03:01et aujourd'hui
01:03:02le conseil constitutionnel
01:03:04en particulier
01:03:05estime que le droit
01:03:06en question
01:03:07c'est sans doute
01:03:08la constitution
01:03:10écrite
01:03:10telle qu'on la trouve
01:03:12depuis 1958
01:03:13mais c'est également
01:03:15les extensions
01:03:16qu'il a lui-même créées
01:03:17et toutes les décisions
01:03:18qu'il prend lui-même
01:03:19tous les principes
01:03:20les grands principes
01:03:21qui vont au-delà
01:03:23de ce qu'il y a
01:03:23dans la déclaration
01:03:24de droit de l'homme
01:03:25et qu'il invente
01:03:26lui-même
01:03:26le plus souvent
01:03:27pour les besoins
01:03:28de la cause
01:03:28donc pour lui
01:03:29l'état de droit
01:03:30c'est en définitive
01:03:32ce qu'il dit lui-même
01:03:33est-ce que vous me permettez
01:03:34le jeu de mots
01:03:35de dire que le conseil constitutionnel
01:03:37a dit
01:03:37le droit c'est moi
01:03:39à un moment donné
01:03:40il y a certaines dispositions
01:03:41on a l'impression
01:03:42que c'est ce qu'il dit
01:03:42le droit c'est moi
01:03:43ça y ressemble
01:03:44ça y ressemble
01:03:46que veut dire
01:03:47que prétend
01:03:48je ne vais pas vous faire parler
01:03:49à la place de Bruno Retailleau
01:03:50quand il dit à un moment donné
01:03:51il va falloir repenser
01:03:52l'état de droit
01:03:52c'est une réflexion légitime
01:03:54ça ne porte pas atteinte
01:03:55à la démocratie
01:03:56de dire
01:03:56il faut peut-être repenser
01:03:57l'état de droit
01:03:58pour une meilleure fonctionnalité
01:04:00de la démocratie
01:04:00et de préserver
01:04:01l'intérêt des citoyens
01:04:02tout simplement
01:04:03ce n'est pas
01:04:04une restriction de liberté
01:04:05non pas du tout
01:04:06le principe du droit
01:04:07c'est quand même
01:04:07qu'il doit s'adapter
01:04:08aux conditions de vie
01:04:09de la société
01:04:11donc revoir
01:04:11un certain nombre de points
01:04:12est tout à fait normal
01:04:14il y a simplement une chose
01:04:15c'est que beaucoup
01:04:16parlent de référendum
01:04:17en disant
01:04:18par référendum
01:04:19on va modifier ceci
01:04:20on va modifier cela
01:04:21or
01:04:22depuis
01:04:23une jurisprudence
01:04:24assez récente
01:04:25le conseil constitutionnel
01:04:27a dit que
01:04:27toute question
01:04:29qui serait soumise au peuple
01:04:31par l'intermédiaire
01:04:31du référendum
01:04:32serait soumise
01:04:33au préalable
01:04:34à son avis
01:04:35donc on peut tout à fait
01:04:37se dire
01:04:37que si la question
01:04:38le gêne
01:04:39il dira
01:04:40que
01:04:40c'est inconstitutionnel
01:04:42et donc
01:04:43que le référendum
01:04:44ne pourra pas avoir lieu
01:04:44c'est la question
01:04:46que j'ai posée
01:04:46récemment
01:04:47à un avocat
01:04:49je dis
01:04:50si
01:04:51le pouvoir exécutif
01:04:53qui sortira des urnes
01:04:54en 2027
01:04:55décide
01:04:56d'abroger
01:04:57cette disposition
01:04:57qui permet
01:04:58au conseil constitutionnel
01:04:59actuel
01:05:00d'invoquer
01:05:01la déclaration
01:05:03des droits de l'homme
01:05:03et du citoyen
01:05:04de 89
01:05:04a fait le préambule
01:05:05de la constitution
01:05:06de 46
01:05:07abrogation
01:05:07qui a été fixée
01:05:08en 1971
01:05:09si un gouvernement
01:05:11un président public
01:05:12décide de l'abroger
01:05:13quelle est la voie
01:05:14j'allais dire juridique
01:05:15par laquelle il doit procéder
01:05:16pour obtenir cette abrogation
01:05:18est-ce que c'est juste
01:05:19une modification
01:05:20d'une ligne
01:05:21de l'article 89
01:05:22je crois
01:05:22ou 55
01:05:24ou est-ce qu'il faut passer
01:05:25par référendum
01:05:27de toute façon
01:05:28dans ce cas là
01:05:29pour faire ces modifications là
01:05:30il faut passer par référendum
01:05:31parce qu'il y a la voie parlementaire
01:05:32donc au parlement
01:05:33réunion en congrès
01:05:34là il risque de perdre
01:05:36il peut y avoir une majorité
01:05:37de parlementaires
01:05:37qui disent
01:05:38non non on touche à rien
01:05:39alors que s'il consulte
01:05:40le peuple français
01:05:41il peut le faire
01:05:42en revanche
01:05:42il devra quand même passer
01:05:44pour procéder au référendum
01:05:45par l'avis du conseil constitutionnel
01:05:47tout à fait
01:05:48tout à fait
01:05:49il faut passer
01:05:49par l'avis du conseil constitutionnel
01:05:51alors on a un précédent
01:05:52c'est en 1962
01:05:54lorsque le général de Gaulle
01:05:55a voulu que
01:05:56l'élection du président de la république
01:05:58se fasse
01:05:58au suffrage universel
01:06:00il a évidemment consulté
01:06:01autour de lui
01:06:02et le conseil constitutionnel
01:06:04en particulier
01:06:04avait émis des réserves
01:06:06très fortes
01:06:07présidé par Gaston Monnerville
01:06:08présidé par Gaston Monnerville
01:06:10effectivement
01:06:10il y avait peut-être
01:06:11question de personne
01:06:12aussi
01:06:12à cette époque là
01:06:14et donc
01:06:15le conseil d'état
01:06:16avait dit également
01:06:17qu'il n'était pas d'accord
01:06:18avec cette procédure
01:06:19et finalement
01:06:20il est quand même
01:06:21passé outre
01:06:22le référendum a eu lieu
01:06:23et la participation
01:06:24à ce référendum
01:06:26a été extrêmement forte
01:06:27ce que l'on peut considérer
01:06:29comme une validation
01:06:30de la procédure
01:06:31du peuple souverain
01:06:32du peuple souverain
01:06:33vous avez encore
01:06:33François Guéranger
01:06:34des juristes
01:06:34qui considèrent
01:06:35que cette élection
01:06:36du président
01:06:37de la république
01:06:38au suffrage universel
01:06:39votée approuvée en 1962
01:06:40n'est pas conforme
01:06:41à la constitution
01:06:42qu'il a fait une petite
01:06:43entorse constitutionnelle
01:06:44voilà
01:06:44c'est une lecture
01:06:45c'est une lecture
01:06:46oui
01:06:47quand le peuple
01:06:48souscrit à 80%
01:06:50je pense que c'est
01:06:51donc là concrètement
01:06:52si un exécutif décide
01:06:53d'abroger cette disposition
01:06:55permettant au conseil constitutionnel
01:06:56d'invoquer les droits de l'homme
01:06:57et la constitution de 1946
01:06:59passage par l'article 11
01:07:01de la constitution
01:07:02pour référendum
01:07:02et là vous nous dites
01:07:03le conseil constitutionnel
01:07:05peut considérer
01:07:06que ce référendum
01:07:07n'a pas à avoir lieu
01:07:08il ne conteste pas
01:07:09le fond du projet
01:07:10d'abroger la discussion 71
01:07:12mais oui
01:07:13sauf que le référendum
01:07:14n'a pas lieu d'être
01:07:15qu'est-ce qui se passe ?
01:07:16donc pas de référendum ?
01:07:17sauf si le président nouveau
01:07:22fait comme le général de Gaulle
01:07:23il passe outre
01:07:24mais il n'est pas le général de Gaulle
01:07:26qui veut non plus
01:07:27il passe outre
01:07:28ça veut dire qu'il convoque
01:07:29quand même le référendum
01:07:30est-ce qu'il y a des maires
01:07:31qui peuvent dire
01:07:32à moi
01:07:32alors des maires ou des préfets
01:07:33des maires ou des préfets
01:07:34qui peuvent dire
01:07:35je n'organise pas
01:07:36je n'organise pas
01:07:37parce que je n'ai pas
01:07:37l'accord du conseil constitutionnel
01:07:39donc là
01:07:39c'est quand même un saut
01:07:40dans l'inconnu
01:07:42cela signifie
01:07:42François Guéranger
01:07:43c'est qu'aujourd'hui
01:07:44le conseil constitutionnel
01:07:45peut s'auto-protéger
01:07:47il peut empêcher
01:07:48un acte
01:07:49qui serait légal
01:07:52restreignant ses pouvoirs
01:07:53ou les ramenant
01:07:54à ce qu'ils étaient
01:07:54avant 1971
01:07:56il peut s'auto-immuniser
01:07:57c'est quand même
01:07:58juridiquement très problématique
01:08:00si le peuple souverain décide
01:08:01qu'on lui retire cette prérogative
01:08:03et le conseil constitutionnel
01:08:04peut dire
01:08:04ben non
01:08:05vous ne me la retirez pas
01:08:05parce que je n'ai pas envie
01:08:06que vous me la retiriez
01:08:06à partir du moment
01:08:08où il s'est considéré
01:08:09comme compétent
01:08:10pour juger des questions
01:08:11et que ça n'a pas posé de problème
01:08:13et bien
01:08:14il est compétent
01:08:15pour juger des questions
01:08:17alors
01:08:17comment est-on arrivé
01:08:18François Guéranger
01:08:20à cette situation
01:08:21vous avez parlé
01:08:22de démocratie des juges
01:08:23de gouvernement des juges
01:08:25est-ce que vous me permettez
01:08:26la formule
01:08:27autorité judiciaire absolue
01:08:29puisqu'on va garder le mot
01:08:30autorité judiciaire
01:08:31d'une autorité absolue
01:08:32c'est-à-dire que le juge
01:08:34qui est un magistrat
01:08:35non élu
01:08:36peut à un moment donné
01:08:37prendre des dispositions
01:08:39qui remplacent un petit peu
01:08:40ce que la représentation nationale
01:08:42voudrait
01:08:42comment ça s'est fait
01:08:43c'est par étapes
01:08:44que petit à petit
01:08:45vous dites la revanche
01:08:47histoire d'une reconquête
01:08:48comment ils ont reconquis
01:08:49ces terrains
01:08:50c'est une longue histoire
01:08:53c'est pour ça que dans le livre
01:08:54il y a plusieurs chapitres
01:08:57il y a plusieurs chapitres
01:08:59oui en gros
01:09:00quel a été le stratagème
01:09:02pour s'en sortir
01:09:03rapidement
01:09:03il n'a pas fait ça
01:09:04le juge
01:09:05je dis juge
01:09:06le juge
01:09:07j'utilise l'expression
01:09:09grand juge
01:09:09pour distinguer
01:09:11des juges de base
01:09:12ce que j'appelle
01:09:13les grands juges
01:09:13c'est le conseil constitutionnel
01:09:15qui ne sont pas des magistrats
01:09:16le seul magistrat professionnel
01:09:19c'est la cour de cassation
01:09:20au niveau des tribunaux
01:09:21et le conseil d'état
01:09:22les autres sont des hommes politiques
01:09:23ou des fonctionnaires
01:09:24les conseils d'état
01:09:24ce sont des magistrats
01:09:28ce sont des magistrats
01:09:29la CEDH
01:09:32j'en sais trop rien
01:09:33il y a la CGU
01:09:34et la cour de justice
01:09:35de l'Union Européenne
01:09:36qui sont des magistrats également
01:09:37en tout cas
01:09:38ces 5 là
01:09:39je les appelle
01:09:40les grands juges
01:09:41pour montrer
01:09:42qu'eux ont un pouvoir
01:09:43tout à fait important
01:09:45par rapport aux juges
01:09:47de première instance
01:09:48ou même d'appel
01:09:49qui ont des pouvoirs
01:09:51eux-mêmes
01:09:51beaucoup plus limités
01:09:52et ils n'ont pas été les seuls
01:09:54parce que
01:09:54on peut dire
01:09:55une revanche certainement
01:09:57une reconquête certainement
01:09:58mais il y a quand même
01:09:59une idéologie
01:10:00dont on parlait plus ou moins
01:10:01tout à l'heure
01:10:02qui est le fait
01:10:03qu'il y a une méfiance
01:10:03à l'égard du peuple
01:10:04il y a un discours
01:10:05très intéressant
01:10:06de Valéry Giscard d'Estaing
01:10:07du 8 novembre 1977
01:10:09devant le conseil constitutionnel
01:10:11où il explique
01:10:12où il explique qu'il est très content
01:10:13de ce qu'a fait
01:10:14le conseil constitutionnel
01:10:15en 1971
01:10:15en élargissant ses pouvoirs
01:10:18parce qu'il estime
01:10:19que désormais
01:10:21que le conseil constitutionnel
01:10:23est désormais
01:10:23le gardien des libertés publiques
01:10:25et qu'il permet
01:10:27il y a une citation
01:10:28il permet désormais
01:10:30d'éviter
01:10:31que
01:10:33la marge des affaires
01:10:35soit soumise
01:10:35aux majorités
01:10:40de circonstances
01:10:41aux humeurs du peuple
01:10:42aux humeurs du peuple
01:10:43exactement
01:10:44et pour lui
01:10:45c'était extrêmement important
01:10:46ce qui est clairement
01:10:48une méfiance
01:10:48avérée
01:10:49à l'égard du peuple
01:10:50c'est à dire
01:10:51qu'il institue
01:10:52j'allais dire
01:10:53il n'a pas utilisé ce mot là
01:10:54il dénonce le populisme
01:10:56c'est à dire
01:10:56pour se protéger
01:10:57d'un populisme
01:10:58qui peut tout simplement
01:10:59être le populisme
01:11:00l'expression
01:11:00du peuple
01:11:01au suffrage universel
01:11:02et on est en plein débat
01:11:04aujourd'hui
01:11:04puisque
01:11:04et ça avait commencé
01:11:05avec le traité constitutionnel
01:11:07de 2005
01:11:08quand le peuple français
01:11:09l'a refusé
01:11:10on a dit
01:11:10ce sont des gens
01:11:11qui n'étaient pas compétents
01:11:12pour décider
01:11:13qui ont refusé
01:11:13on n'aurait pas dû
01:11:14leur soumettre
01:11:14on aurait dû passer
01:11:15par le parlement
01:11:15et là
01:11:16Giscard d'Esta
01:11:17en 1977
01:11:17dit la même chose
01:11:18c'est à dire
01:11:18qu'on considère aujourd'hui
01:11:19que le peuple souverain
01:11:21n'a pas à exercer
01:11:22autant de souveraineté
01:11:23que ça
01:11:24c'est tout à fait ça
01:11:25c'est pour ça
01:11:25que je parlais
01:11:26de démocratie des juges
01:11:27c'est à dire
01:11:27d'un peuple
01:11:28sous contrôle
01:11:29sous contrôle
01:11:30des juges
01:11:31et en particulier
01:11:32de la CEDH
01:11:32et du conseil constitutionnel
01:11:34nous avons Michel
01:11:35qui nous appelle
01:11:36de Clermont-Ferrand
01:11:37bonjour Michel
01:11:41oui bonjour Michel
01:11:42comment ça va
01:11:43au pied des volcans
01:11:46au pied des volcans
01:11:47d'Auvegne
01:11:47qui
01:11:48voilà
01:11:48de quelques milliers
01:11:49d'années
01:11:49nous contemplent
01:11:50comme les pyramides
01:11:51de Guizet pour le Bonaparte
01:11:53vous avez une question précise
01:11:55sur le référendum populaire
01:11:56Michel
01:11:57je vous écoute
01:11:58je voulais savoir
01:12:00si un référendum populaire
01:12:02peut supprimer
01:12:03le conseil d'état
01:12:04et le conseil constitutionnel
01:12:06ah oui
01:12:07vous vous y allez carrément
01:12:08on supprime les deux instances
01:12:09François Guéranger
01:12:10est-ce qu'un jour
01:12:11si la république décide
01:12:12qu'elle se passe
01:12:12de ces deux institutions
01:12:14est-ce que c'est
01:12:15juridiquement envisageable
01:12:17ou démocratiquement envisageable
01:12:18à travers un référendum
01:12:19en principe
01:12:19un référendum
01:12:21peut faire beaucoup de choses
01:12:22sur ce point précis
01:12:24puisque vous posez
01:12:25une question précise
01:12:26supprimer le conseil constitutionnel
01:12:27et le conseil d'état
01:12:28je ne suis pas
01:12:30personnellement persuadé
01:12:31que ce soit
01:12:32vous voulez dire
01:12:32que c'est utile quand même
01:12:33je pense que c'est utile quand même
01:12:34même si on pourrait
01:12:35le repenser un petit peu
01:12:36on peut simplement
01:12:38canaliser
01:12:38l'activité
01:12:40de l'un et de l'autre
01:12:41mais ce sont quand même
01:12:43en tout cas
01:12:43le conseil d'état
01:12:44en particulier
01:12:44est une institution
01:12:46tout à fait
01:12:47utile et honorable
01:12:48et donc
01:12:49la suppression
01:12:50ne me paraît pas
01:12:52judicieuse
01:12:52alors est-ce que ça pourrait
01:12:53sous forme d'un référendum
01:12:54alors est-ce que cela dit
01:12:55juridiquement c'est faisable
01:12:57ça serait très compliqué
01:12:58oui ça serait compliqué
01:12:59il faut vraiment
01:13:00examiner la question
01:13:01il faut bien un tribunal
01:13:02de l'administratif
01:13:03oui et puis
01:13:04le référendum
01:13:05d'initiative populaire
01:13:06il y a une procédure
01:13:08qui est assez compliquée
01:13:09très lourde
01:13:10et très lourde
01:13:11et donc
01:13:11ça serait peut-être
01:13:13pas la bonne formule
01:13:14ça pourrait être étudié
01:13:15mais à titre personnel
01:13:16je pense que ça n'est pas souhaitable
01:13:17et l'idée de supprimer
01:13:18le conseil constitutionnel
01:13:19évidemment tout ça
01:13:20est envisageable
01:13:21là aussi
01:13:21procédure lourde
01:13:22et compliquée
01:13:23oui mais
01:13:23il vaut mieux le recadrer
01:13:24il vaut mieux le recadrer
01:13:25merci
01:13:26merci Michel
01:13:27je suis avec
01:13:29je reçois
01:13:30François Guéranger
01:13:31auteur de
01:13:32La Révange des juges
01:13:32histoire d'une réconquête
01:13:33un document
01:13:34passionnant
01:13:35document politique
01:13:37historique
01:13:37juridique
01:13:38bien sûr
01:13:38parfaitement
01:13:39parfaitement facile
01:13:40à livre
01:13:41très pédagogique
01:13:42avec des encadrés
01:13:43qui résument chaque paragraphe
01:13:44pour comprendre
01:13:45chaque chapitre
01:13:46vous comprennent bien ce que vous voulez dire
01:13:47vous continuez à nous appeler
01:13:48au 0826 300 300
01:13:50à partir de 13h45
01:13:52vous connaissez
01:13:52la règle
01:13:54c'est ouvert à toute actualité du jour
01:13:56soit ce qui a été dit
01:13:57sur cette antenne
01:13:57soit ce que vous avez entendu
01:13:58et sur lequel vous avez envie
01:14:00d'échanger
01:14:00et de débattre
01:14:01bien entendu
01:14:01François Guéranger
01:14:02vous restez avec nous
01:14:03merci d'avoir été là
01:14:04pour présenter votre ouvrage
01:14:05et restez avec nous
01:14:07parce que vu vos compétences
01:14:09je ne doute pas
01:14:09que vous puissiez répondre
01:14:10à des questions
01:14:11qui sortent un petit peu
01:14:12du thème sur lequel
01:14:13je vous ai fait venir
01:14:13à tout de suite
01:14:14sur Sud Radio
01:14:15midi 14h
01:14:16Sud Radio
01:14:17la France dans tous ses états
01:14:19Péricault Légace
01:14:21vous êtes bien sur Sud Radio
01:14:22il est 13h48
01:14:23la France dans tous ses états
01:14:25reçoit
01:14:25François Guéranger
01:14:26avec lequel nous avons
01:14:27disserté longuement
01:14:28sur la revanche des juges
01:14:29est-ce que l'autorité judiciaire
01:14:31a pris le pouvoir judiciaire
01:14:33là nous ouvrons
01:14:34ce dernier quart d'heure
01:14:35de la France dans ses états
01:14:36à toute l'actualité
01:14:37nous avons
01:14:38Elisabeth
01:14:39bonjour Elisabeth
01:14:40qui nous appelle
01:14:40de Montauban
01:14:41dans le Tarn-et-Garonne
01:14:43oui bonjour Péricault
01:14:44bon Elisabeth
01:14:45vous voulez revenir
01:14:47à l'affaire Liana
01:14:48et on comprend
01:14:49on comprend pourquoi
01:14:49mais François Guéranger
01:14:50qui est un docteur en droit
01:14:52va pouvoir donner
01:14:53quelques explications
01:14:54peut-être
01:14:54sur
01:14:55ah oui mais moi
01:14:56c'est surtout aux hommes
01:14:57que je voudrais parler
01:14:57enfin aux hommes
01:14:58au sens humanité
01:14:59parce qu'en fait
01:15:00pour moi
01:15:01on parle de système
01:15:02on parle de budget
01:15:03mais ce dossier
01:15:04de ce monsieur
01:15:04qui est
01:15:06qui bon à tout
01:15:07d'un pédocriminel
01:15:08ce dossier
01:15:09il est passé
01:15:10par la main de robot
01:15:11ou par la main de personne
01:15:12ce dossier
01:15:13il est passé
01:15:14par où
01:15:15il y a bien eu
01:15:15des mains humaines
01:15:16qui ont lu
01:15:18qui ont vu
01:15:19et qui ont eu
01:15:20conscience du danger
01:15:21que pouvait représenter
01:15:22cette personne
01:15:24pour d'autres enfants
01:15:25vous posez
01:15:26donc à un moment donné
01:15:27où est la conscience
01:15:28dans notre travail
01:15:29vous posez le problème
01:15:30avec les mots
01:15:31qu'il faut
01:15:32Elisabeth
01:15:33je l'ai dit
01:15:34de façon un peu différente
01:15:35tout à l'heure
01:15:35mais votre formulation
01:15:36est la bonne
01:15:38et je m'inquiétais
01:15:39comment des magistrats
01:15:40compétents
01:15:41au placé
01:15:42au parquet
01:15:42des fonctionnaires
01:15:43de police
01:15:44et de gendarmerie
01:15:45qui ont vu
01:15:45passer le dossier
01:15:46accablant
01:15:48et flagrant
01:15:48sous les yeux
01:15:49n'ont pas pris
01:15:50leur téléphone
01:15:51ou usé le moyen
01:15:52à leur disposition
01:15:52pour qu'au moins
01:15:54une alerte
01:15:54soit lancée
01:15:56c'est un peu ça
01:15:56qui vous scandalise
01:15:59voilà
01:15:59prendre le dossier
01:16:00et le poser
01:16:01au moins sur le bureau
01:16:02du chef
01:16:03du N plus 1
01:16:04je ne sais pas comment on dit
01:16:04mais même si ce n'est pas
01:16:06un juge
01:16:07même si ce n'est pas
01:16:07le chef d'un service
01:16:09même si c'est
01:16:09la petite main
01:16:10qui a tapé
01:16:11le compte-rendu
01:16:12je ne sais pas
01:16:13mais à un moment donné
01:16:14ces personnes
01:16:15par qui ce dossier
01:16:16est passé dans les mains
01:16:17quand elles se lèvent
01:16:18le matin
01:16:18elles pensent à quoi
01:16:19aujourd'hui ?
01:16:20Et là on comprend
01:16:21d'après les explications
01:16:22et d'ailleurs
01:16:22il y a eu une enquête
01:16:23d'une administration
01:16:25très très gênée
01:16:26étant dans la chancellerie
01:16:27qu'au ministère de l'Intérieur
01:16:28très gênée
01:16:29ça veut dire que
01:16:30l'information
01:16:31elle existe
01:16:31elle a été tapée
01:16:32dans un dossier
01:16:33sur du papier
01:16:33elle est sur un bureau
01:16:35sur une pile
01:16:35en huitième position
01:16:37et tant que
01:16:38les sept précédents dossiers
01:16:40ne seront pas traités
01:16:40on sait ce qu'il y a
01:16:41dans le huitième dossier
01:16:43et bien ça ne sera pas
01:16:44ça ne sera pas abordé
01:16:45c'est ça qui vous
01:16:46c'est ça qui vous scandalise
01:16:49Ben moi je trouve
01:16:50que c'est juste
01:16:51la conscience
01:16:51que chacun met
01:16:52dans son travail
01:16:53c'est à dire que
01:16:54on sait mais on attend
01:16:55voilà
01:16:55moi j'ai travaillé
01:16:56en entreprise
01:16:57aujourd'hui je suis
01:16:58dans l'accompagnement
01:16:58mais à un moment donné
01:16:59quand j'ai une question
01:17:00qui me prend
01:17:01la conscience
01:17:02où je me dis
01:17:03il y a quelque chose
01:17:04d'urgent
01:17:04j'en parle
01:17:05et je vais jusqu'au bout
01:17:07de ma tâche
01:17:09donc si à un moment donné
01:17:10ce dossier est passé
01:17:11par plusieurs mains
01:17:12comment cela se fait-il
01:17:14qu'aujourd'hui
01:17:15dans tout ce système
01:17:16justement
01:17:17qui n'est fait
01:17:18que de personnes
01:17:19aujourd'hui
01:17:19sauf si je me trompe
01:17:21c'est pas encore
01:17:23l'intelligence artificielle
01:17:25on aurait pu comprendre
01:17:26et encore
01:17:27je ne suis pas sûr
01:17:27que ça aurait été
01:17:28aussi catastrophique
01:17:28François Guéranger
01:17:29la question d'Elisabeth
01:17:31il y a des magistrats
01:17:32responsables
01:17:32qui ont vu passer
01:17:33cette information
01:17:33qui ont le dossier
01:17:34qui connaissent la gravité
01:17:35du dossier
01:17:36sur le prédateur
01:17:38en question
01:17:39et pour autant
01:17:41c'est à dire qu'on ne sort
01:17:41pas du protocole
01:17:42on laisse
01:17:44les paramètres
01:17:45se mettre en place
01:17:45et on ne prend pas
01:17:46son téléphone
01:17:46on ne prend pas
01:17:47l'initiative
01:17:47d'alerter une autorité
01:17:48à supérieur
01:17:49c'est la voie de la justice
01:17:50française actuellement
01:17:51c'est ça
01:17:52en tout cas je souscris
01:17:53pleinement à ce que
01:17:54dit notre auditrice
01:17:55on peut dire
01:17:56c'est une défaillance
01:17:57de la justice
01:17:58il n'y a pas assez de moyens
01:17:59peut-être
01:18:00moi ce que je crois plus
01:18:01dans cette affaire là
01:18:02avec toute la réserve
01:18:03évidemment
01:18:04que l'on peut avoir
01:18:05étant donné
01:18:05la position où on se trouve
01:18:07et la présomption
01:18:07d'innocence
01:18:08est toujours maintenue
01:18:09mais même dans la démarche
01:18:10dans la démarche
01:18:11du traitement du dossier
01:18:13de la plainte
01:18:14d'août 2025
01:18:16pour moi
01:18:17a priori
01:18:17il y a
01:18:18de grandes chances
01:18:19qu'il y ait une défaillance
01:18:20des personnes
01:18:21pas nécessairement
01:18:22de la justice
01:18:23mais des personnes
01:18:24qui ont été
01:18:24dans la chaîne
01:18:25de traitement du dossier
01:18:26donc vous vous pensez
01:18:27une défaillance humaine
01:18:27carrément
01:18:28a priori oui
01:18:29ça ressemble à ça
01:18:30il y a
01:18:31les délais
01:18:32de transfert
01:18:34d'un dossier
01:18:34de Toulouse à Hoche
01:18:35ou ensuite
01:18:36la saisine
01:18:37de la gendarmerie
01:18:38ça me paraît
01:18:38des délais bien longs
01:18:40et ensuite
01:18:41autre chose
01:18:41c'est qu'effectivement
01:18:42il peut y avoir
01:18:43beaucoup de dossiers
01:18:44et c'est vrai
01:18:44il y a énormément
01:18:45de dossiers
01:18:46j'en sais quelque chose
01:18:48mais il y a des priorités
01:18:50à établir
01:18:50et tous les dossiers
01:18:52n'ont pas la même importance
01:18:54ou la même urgence
01:18:55et on peut penser
01:18:56que dans le cas précis
01:18:57avec tous les éléments
01:18:58qui apparaissent
01:18:59dans la presse
01:19:00aujourd'hui
01:19:00concernant
01:19:01la plainte
01:19:01de 2025
01:19:02et bien le dossier
01:19:03aurait dû avoir
01:19:04une priorité
01:19:05qui certainement
01:19:07aurait diminué
01:19:08les délais
01:19:08et là maintenant
01:19:09on est à 3 ou 4 dossiers
01:19:10plus
01:19:10les évictions
01:19:12des établissements scolaires
01:19:13où cette personne
01:19:14a travaillé
01:19:15pour avoir
01:19:16des comportements
01:19:17on signale au passage
01:19:17que l'institution scolaire
01:19:19n'a rien dit
01:19:19là aussi
01:19:20donc il n'y a pas
01:19:22que la justice
01:19:22mais non
01:19:23c'est pour ça
01:19:23c'est tout l'appareil
01:19:24de l'état
01:19:25finalement
01:19:25qui a failli
01:19:26dans cette affaire
01:19:27et dans une situation
01:19:28absolument tragique
01:19:30nous avons Sophie
01:19:31qui nous appelle
01:19:32de Biarritz
01:19:32bonjour Sophie
01:19:33oui bonjour
01:19:34Perico
01:19:35merci encore une fois
01:19:36de prendre mon appel
01:19:37et je vais vous avouer
01:19:38quelque chose
01:19:38j'ai failli pas appeler
01:19:39parce que
01:19:40je suis un peu découragée
01:19:41et l'actualité
01:19:43de vos 3 dossiers
01:19:45c'est lourd
01:19:46tout ce que vous avez
01:19:47tout ce que vous avez
01:19:47abordé aujourd'hui
01:19:48j'avais annoncé
01:19:49au début de cette émission
01:19:50que c'était pas une émission
01:19:51voilà
01:19:52ça serait pas une information
01:19:53qui serait jouissante
01:19:53il faut être adulte
01:19:55il faut être
01:19:55il faut réagir
01:19:57alors ma réaction
01:19:58c'est que
01:19:59avec ce qui s'est passé
01:20:00ce week-end
01:20:00moi je pensais que
01:20:01si vous voulez
01:20:02dans un pays normal
01:20:03le ministre de l'Intérieur
01:20:05aurait dû démissionner
01:20:06mais enfin là
01:20:06ça n'est plus du tout
01:20:07à la mode
01:20:08ces dernières années
01:20:09vous souhaitez aller
01:20:09aux émeutes
01:20:10aux émeutes à Paris
01:20:11après le match
01:20:12oui absolument
01:20:14ensuite
01:20:14combien faudra-t-il
01:20:15de Nicolas
01:20:16de Quentin de Ranque
01:20:18de gens innocents
01:20:19et victimes
01:20:20de ces hordes barbares
01:20:22moi je pense
01:20:23franchement
01:20:23qu'un jour
01:20:24ça va très mal
01:20:24se terminer
01:20:25il y aura des milices
01:20:26et là
01:20:26on ne pourra plus rien
01:20:27contrôler
01:20:28et je pense
01:20:29qu'il faudrait
01:20:30quand même
01:20:30sonner la fin
01:20:31de la récré
01:20:32et les câlins
01:20:33c'est fini
01:20:33il faut une réponse
01:20:34très très très très
01:20:36très forte
01:20:36et d'urgence
01:20:37parce que sinon
01:20:38ça va partir
01:20:38en cacahuète
01:20:39c'est un mot
01:20:41plutôt rigolo
01:20:42pour annoncer le drame
01:20:43j'ai mal à ma France
01:20:45et je suis très triste
01:20:47et je pense
01:20:47que vous êtes comme moi
01:20:48bien sûr
01:20:50François Guéranger
01:20:50on va revenir
01:20:51sur l'état de droit
01:20:52est-ce que
01:20:53ce que nous avons vu là
01:20:54ces scènes
01:20:55c'est justement
01:20:57un abandon
01:20:58de l'état de droit
01:20:59c'est-à-dire que
01:21:00des voyous
01:21:01des hordes
01:21:01de barbares
01:21:02peuvent s'emparer
01:21:03de la ville
01:21:03commettre leurs exactions
01:21:05et on a face à eux
01:21:06un état qui répond
01:21:07avec
01:21:08mes vieux riz
01:21:10j'allais dire
01:21:11mesures
01:21:12prudences
01:21:12et là
01:21:13on va commencer
01:21:14à prendre des dispositions
01:21:15de sanctions
01:21:15l'état de droit
01:21:16on est bien d'accord
01:21:16c'est que ces choses-là
01:21:17ne puissent pas se produire
01:21:18ou si elles se produisent
01:21:19elles sont sanctionnées
01:21:21lourdement
01:21:22qu'elles soient sanctionnées
01:21:23effectivement
01:21:24le plus souvent
01:21:25je dis que
01:21:27s'il y a
01:21:28certaines
01:21:30gentillesses
01:21:30en quelque sorte
01:21:31vis-à-vis
01:21:31des prévenus
01:21:32c'est à cause des juges
01:21:34dans ce cas-là
01:21:34je ne partage pas
01:21:35ce point de vue
01:21:36malheureusement peut-être
01:21:37mais
01:21:38c'est plutôt la loi
01:21:40quand on regarde
01:21:41le code pénal
01:21:42il y a un article
01:21:43en particulier
01:21:44du code pénal
01:21:45du code procédure pénale
01:21:46qui explique
01:21:47que la prison
01:21:48c'est vraiment
01:21:48si on ne peut
01:21:49rien faire d'autre
01:21:50si l'infraction
01:21:53est tellement grave
01:21:54et si la personne
01:21:55est tellement dangereuse
01:21:56qu'aucun autre moyen
01:21:58n'est possible
01:21:59dans ce cas-là
01:22:00c'est la prison
01:22:00et deuxièmement
01:22:02une fois que la personne
01:22:03est en prison
01:22:03tout doit être fait
01:22:04pour qu'on le libère
01:22:06notamment
01:22:06explique le code
01:22:07parce qu'il n'y a pas
01:22:08de place dans les prisons
01:22:09bien entendu
01:22:09mais il faut comme quelqu'un
01:22:10d'ailleurs c'est ce que
01:22:10dit Chantal
01:22:11et donc là le problème
01:22:12est dans la loi
01:22:12il n'est pas chez les juges
01:22:13bonjour Chantal
01:22:14il ne reste que
01:22:15une minute pour parler
01:22:17vous dites
01:22:17ces gens-là sont des voyous
01:22:18ils rêvent de guerre
01:22:19il faut les envoyer au front
01:22:21c'est-à-dire qu'il faut
01:22:21qu'ils payent
01:22:22absolument
01:22:24parce que je ne crois pas
01:22:25au reste
01:22:26la prison
01:22:27ça ne servira
01:22:27strictement à rien
01:22:28au contraire
01:22:30ça va au contraire
01:22:31les rendre encore
01:22:31plus violents
01:22:32ça n'est pas une école
01:22:33la prison
01:22:34d'accord
01:22:35et qui paie
01:22:36alors bien sûr
01:22:37l'histoire de payer
01:22:39les dégâts
01:22:40mais comment vont-ils faire
01:22:41ils n'ont pas d'argent
01:22:42donc les envoyer
01:22:44pour faire des travaux
01:22:45d'intérêt
01:22:45et comment vont-ils
01:22:47être suivis
01:22:48ça ne marchera pas
01:22:49non plus
01:22:50moi je ne vois
01:22:51que cette solution
01:22:52on leur demande
01:22:53on les accompagne
01:22:54on leur dit
01:22:55vous choisissez
01:22:55vous voulez aller où
01:22:57pour faire la guerre
01:22:57et on les envoie direct
01:22:59un aller
01:23:00et qu'ils les brouillent
01:23:00après
01:23:01oui
01:23:01sauf qu'on n'a pas
01:23:03de guerre à disposition
01:23:05Chantal
01:23:05mais je comprends
01:23:07mais je suis désolée
01:23:08mais quand on voit
01:23:09qu'ils veulent
01:23:10limiter l'immigration
01:23:11bon ça veut dire
01:23:12qu'effectivement
01:23:13ils veulent renvoyer
01:23:14des gens dans leur pays
01:23:14mais peut-être
01:23:15qu'ils ne sont pas dangereux
01:23:16ceux-là
01:23:17donc on commence par là
01:23:18on commence par ceux
01:23:19qui sont dangereux
01:23:20et qui sont violents
01:23:22bien sûr Chantal
01:23:23François Guéranger
01:23:23l'état de droit
01:23:24c'est l'état de droit
01:23:24on respecte quand même
01:23:26l'état de droit
01:23:27reste l'état de droit
01:23:28il est extrêmement important
01:23:30de respecter
01:23:31merci François Guéranger
01:23:32la revanche des juges
01:23:33histoire de reconquête
01:23:34aux éditions L'Artilleur
01:23:35un document historique
01:23:36et très pédagogique
01:23:37sur les faits
01:23:38la façon dont les juges
01:23:39ont peut-être
01:23:39ou sont en train
01:23:40de prendre
01:23:41ou de reprendre le pouvoir
01:23:42merci d'avoir été avec nous
01:23:43sur Sud Radio
01:23:44je vous laisse
01:23:45en compagnie
01:23:47de Brigitte Laé
01:23:48qui va vous parler
01:23:49de la revanche
01:23:49de l'amour
01:23:50et quant à nous
01:23:51nous nous retrouvons
01:23:51lundi
01:23:53espérons pour des informations
01:23:54plus rassurantes
01:23:55et moins éprouvantes
01:23:56que celles qu'on vous a données
01:23:57cette semaine
01:23:58bon week-end
01:23:59à très bientôt
01:24:00vous restez surtout
01:24:01sur Sud Radio
01:24:01merci
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