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##LA_FRANCE_DANS_TOUS_SES_ETATS-2026-03-19##

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News
Transcription
00:00:01Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, Érico Légas.
00:00:09Bonjour et bienvenue en ce jeudi 19 mars 2026, nous sommes la Saint-Joseph, nous souhaitons bonne fête à tous
00:00:14les Josephs.
00:00:15Moi j'en connais, c'est un prénom formidable Joseph.
00:00:17Ouais c'est magnifique.
00:00:18C'est le monsieur qui a élevé Jésus, à qui la Vierge Marie a dit c'est pas ton fils,
00:00:24c'est pas ton fils, et pourtant il a élevé et aimé, et puis enfin c'est ce qu'on
00:00:27nous a raconté.
00:00:28Donc voilà, bonne fête à tous les Josephs, à tous les José, s'il y a des Espagnols parlants, et
00:00:34Giuseppe, si nous avons des Italiens,
00:00:37Giuseppe, c'est son fils portugais, comme mon voisin Albin Techeil.
00:00:41Bonjour Terrico, bonjour à tous.
00:00:43Un excellent français, mais qui est une merveilleuse origine portugale, et puis en face de moi j'ai un vrai
00:00:48Occitan, c'est Julien Delmas,
00:00:51à côté de Quian, je ne donne pas le village parce qu'ils vont tous y aller, qui va superviser
00:00:55cette émission sur le plan technique,
00:00:56et puis l'internel incontournable et inaliénable Emmanuel Galasso, Galasso la voix, non pas de la France mais de Sud
00:01:04Radio,
00:01:04celle que vous entendez quand vous appelez au 0826 300 300 pour intervenir à cette antenne, puisqu'ici c'est
00:01:10le parler vrai,
00:01:10c'est votre radio que nous vous attendons, et vous savez que vous pouvez y dire, dès lors que vous
00:01:15restez correct,
00:01:15et puis que vous ne transgressiez pas les lois de la République, vous pouvez vous exprimer librement.
00:01:21Alors, ne buvez pas les eaux usées de vos toilettes, alors bien sûr, parce que vous pourriez être positif en
00:01:33analyse au test des stupéfiants,
00:01:35oui, alors plus sérieusement, les statistiques sont terribles, les eaux usées, on fait des analyses biologiques régulièrement en France,
00:01:44et les eaux usées sont saturées de cocaïne et de kétamine.
00:01:48Quand je dis saturées, il y en a plus que jamais, c'est donc là, c'est une preuve scientifique,
00:01:53une preuve scientifique que la consommation des stupéfiants se porte bien,
00:01:58et que le narcotrafic fait de gros chiffres d'affaires,
00:02:01à en juger par le taux de résidus stupéfiants eux-mêmes dans nos eaux usées.
00:02:06Et on en discutera avec Jean-Michel Vert, notre confrère, journaliste d'investigation,
00:02:11auteur de Inside Dizzy Mafia, au cœur des gangs du narcotrafic,
00:02:15et on va décrypter avec lui ces analyses, ces chiffres très inquiétants
00:02:18sur la présence des stupéfiants dans les eaux usées.
00:02:23La France Libre revient sous forme d'un porte-avions.
00:02:26La France Libre, vous vous souvenez, c'est le nom que le général de Gaulle a donné à son entreprise,
00:02:32en 1940, de courage, de sursaut de la France de la République, la France Libre,
00:02:36et bien le Président de la République, c'est curieux qu'un homme ait le droit comme ça
00:02:40de choisir tout seul sur son...
00:02:41Le Président de la République n'a pas donné un nom de personnalité politique historique,
00:02:45il a donné un nom d'un instant, d'une époque de l'histoire de France,
00:02:49et on va en discuter très sérieusement avec l'amiral Richard Villemont-Roussel,
00:02:54qui fut pas moins que le commandant, le pacha comme on dit dans la marine,
00:02:58du porte-avions Charles de Gaulle.
00:03:00On verra si ce monstre des mers qui va sortir pas avant 2030...
00:03:052038 !
00:03:062038, voilà.
00:03:08Est-ce qu'il sera peut-être déjà obsolète à l'époque ?
00:03:10C'est l'amiral qui nous le dira, moi je ne suis pas spécialiste.
00:03:14Débat éternel sur cette radio du Parle-en-Vray,
00:03:16qu'en est-il de la liberté d'expression ?
00:03:18Est-ce qu'on peut tout dire en France de quelle façon ?
00:03:20Est-ce que les médias sont vraiment libres ?
00:03:22Est-ce qu'il y a des tendances, des idéologies, des non-dits, des silences dans les médias ?
00:03:28Eh bien, on va discuter avec, vous le connaissez tous, Georges Fenech, ancien magistrat, ancien député,
00:03:33qui a écrit un livre,
00:03:34« Ne dites pas à ma mère que je suis chroniqueur sur CNews,
00:03:36elle me croit toujours, juge à Asbo, qu'édité chez Fayard. »
00:03:40De 13 à 14h, elle les a usées à 10h10 dans quelques instants,
00:03:43et puis à 12h45 ce sera l'amiral.
00:03:45Et puis, Albin, on va parler de quoi là ?
00:03:47Qu'est-ce qu'il y a d'autre dans l'actualité ?
00:03:49Dans nos perles, on va aussi s'intéresser au municipal,
00:03:51avec quelques histoires un peu cruciantes.
00:03:53À Avignon, sur le pont d'Avignon, ça barde.
00:03:56À vous raconter, et puis on va s'intéresser à ce nouveau plat,
00:03:59ce nouveau fast-food qui plaît aux jeunes.
00:04:02Ça c'est votre problème, je ne veux pas l'entendre parler.
00:04:04Bon, on va enverra.
00:04:11Alors, certains journaux, je pense à Marianne, que je connais bien,
00:04:14et d'autres responsables disent « Non, non, non, par rapport au résultat
00:04:17des élections municipales de dimanche dernier,
00:04:20non, non, ce n'est pas une victoire de la France insoumise,
00:04:22et je vous ai dit moi-même hier que le score national était 3,87%.
00:04:27Je précise bien que la France insoumise n'étant pas partout,
00:04:30n'ayant pas eu partout des candidats sur le territoire français,
00:04:32et notamment dans les zones plutôt rurales et campagnardes,
00:04:34mais que dans les grandes villes,
00:04:35c'est ce qui explique la faiblesse de ce chiffre, 3,87, 654 000 voix.
00:04:39Ils auraient eu plus de candidats, ils en auraient eu plus.
00:04:42Mais pour vous dire, voilà, 3,87%, ce n'est pas le raz-de-marée
00:04:45auquel on a pu faire allusion dans certaines affaires,
00:04:48vers de certains commentaires.
00:04:49Or, dire aujourd'hui, un peu pour se défausser,
00:04:54non, non, ce n'est pas la victoire de la France insoumise,
00:04:55c'est la victoire du camp républicain.
00:04:57Mais de quel camp républicain on parle ?
00:04:59Il est où le camp républicain ?
00:05:00On ne va pas nous remettre la sauce qu'il y a des partis républicains en France,
00:05:04d'autres qui ne sont pas le fameux arc républicain.
00:05:07Je l'ai dit il y a quelques semaines, j'ai fait un coup de gueule en disant
00:05:09qu'il n'y a pas de parti fasciste en France,
00:05:11il n'y a pas de parti trotskiste non plus.
00:05:13Il peut y avoir des gens qui ont encore des comportements fascisants et trotskisants.
00:05:17Mais il n'y a pas, au ministre à l'intérieur,
00:05:19de partis répertoriés comme Nel,
00:05:21il n'y a pas dans le paysage politique français de parti fasciste,
00:05:24parce qu'on ne sait plus ce que ça veut dire le fascisme.
00:05:26Le fascisme, c'est un totalitarisme absolu,
00:05:28je ne vais pas vous refaire la leçon, voilà, fasciste ce n'est pas ça.
00:05:30Et s'il y a des fascistes aujourd'hui en France,
00:05:32dans le paysage politique,
00:05:34ça veut donc dire que le fasciste n'était pas très méchant,
00:05:36ce n'était pas très très grave finalement.
00:05:37C'était juste des engueulades, des propos un petit peu obscènes,
00:05:41c'était peut-être des propos violents, du clivage.
00:05:43Non, s'il vous plaît,
00:05:44le camp républicain, il n'a pas gagné,
00:05:47on verra dimanche prochain,
00:05:49mais le 15 mars,
00:05:50ce n'est pas plus le camp républicain que le camp démocratique qui a gagné.
00:05:53Le peuple français s'est exprimé tel qu'il le voulait,
00:05:56et il n'y a pas dans les fusions entre Parti Socialiste et France Insoumise,
00:05:59alors que le patron du Parti Socialiste, Olivier Faure,
00:06:03a juré sur ses grands dieux qu'il n'y aurait pas d'accord national.
00:06:05Quelle subtilité !
00:06:06Et finalement, il y a eu des accords de terrain
00:06:08pour sauver les sièges,
00:06:09pour sauver les postes,
00:06:10pour sauver les mairies,
00:06:12pour sauver le bout de gras.
00:06:13C'est la vie politique française,
00:06:14et à droite, ça a été de la même façon.
00:06:16Et à Paris, voilà,
00:06:18Madame Dati, finalement,
00:06:20va bénéficier d'une fusion avec la liste de M. Bournazel,
00:06:23qui n'était pas une liste renaissance,
00:06:25mais une liste horizon,
00:06:26même si elle représentait la Macronie,
00:06:27et Sarah Knafo,
00:06:29qui n'est pas du tout liée par le pacte macronien
00:06:32avec les LR,
00:06:33qui gouvernent ensemble,
00:06:34je vous le signale,
00:06:35depuis le juillet 2024,
00:06:38et bien Madame Knafo a décidé,
00:06:40donc le parti d'Éric Zemmour,
00:06:41on se sacrifie,
00:06:43l'important c'est que Paris n'est plus
00:06:46un maire qui soit celui
00:06:47qui était le bras droit de Hidalgo,
00:06:49et il faut qu'il y ait un changement,
00:06:51une alternance de majorité, voilà.
00:06:52Le camp républicain, c'est ça,
00:06:54c'est la liberté de s'exprimer,
00:06:56mais ne monopolisez pas,
00:06:58ne récupérez pas,
00:06:59ne vous appropriez pas,
00:07:01à gauche,
00:07:02le camp républicain,
00:07:02il est tout autant à droite,
00:07:03et je suis désolé de dire,
00:07:05et je l'assume totalement,
00:07:06il est quelquefois des endroits,
00:07:07des territoires,
00:07:08où c'est peut-être le Rassemblement National,
00:07:10où ce sont les républicains
00:07:12qui défendent le camp de la République,
00:07:14qui défendent les camps de la République,
00:07:15quand il s'agit de laïcité,
00:07:16de patriotisme,
00:07:17de liberté d'expression,
00:07:18voilà.
00:07:19Donc,
00:07:21rétablissons le sens des mots,
00:07:22et ne nous approprions pas
00:07:24des termes généraux grandiloquents,
00:07:28quand il s'agit de la République.
00:07:30La France insoumise,
00:07:31elle a été vilipendée par les socialistes,
00:07:33traitée de tout,
00:07:34peut-être à juste titre,
00:07:35à partir du 7 octobre,
00:07:36sur des dérives antisémites,
00:07:37sur des propos totalitaires,
00:07:38sur des propos d'exclusion,
00:07:39de haine,
00:07:40de vengeance,
00:07:41voilà,
00:07:41je cite quelques cas,
00:07:42je ne généralise pas,
00:07:44donc c'est pas ça le camp républicain,
00:07:45voilà.
00:07:46Et le parti socialiste,
00:07:47qui a trahi,
00:07:48qui a menti,
00:07:48au point de n'obtenir que 1,75%
00:07:51aux élections présidentielles de 2022,
00:07:54c'est pas non plus le monopole de la République.
00:07:56Donc,
00:07:57sérénité,
00:07:58démocratie,
00:07:58le dialogue continue,
00:08:00vous appelez Sud Radio,
00:08:01si vous avez quelque chose à dire là-dessus,
00:08:03au 026 300 300,
00:08:04on en parlera,
00:08:05mais de grâce,
00:08:07le débat républicain est suffisamment douloureux
00:08:09et compliqué aujourd'hui,
00:08:10pour qu'on aille jeter des adatèmes,
00:08:11en récupérant la République,
00:08:13pour résulter des gens qui sont aussi républicains
00:08:15et démocrates que vous,
00:08:15sans avoir à donner de leçons de morale
00:08:17à ceux qui n'ont pas à en recevoir.
00:08:19Merci.
00:08:20Tout de suite,
00:08:21de plus en plus exposés à la drogue,
00:08:23c'est un rapport européen qui nous l'indique,
00:08:25on va en parler avec Jean-Michel Verne,
00:08:27journaliste d'investigation,
00:08:29auteur de Inside DZ Mafia,
00:08:31au cœur du gang narco-mafieux,
00:08:33aux éditions Artho,
00:08:33et vous pouvez bien sûr venir lui poser
00:08:35toutes vos questions,
00:08:37au 0826 300 300.
00:08:40Sud Radio,
00:08:41midi 14h,
00:08:42Sud Radio,
00:08:43la France dans tous ses états,
00:08:46le fait du jour.
00:08:47De plus en plus de cocaïne et de kétamine
00:08:50détectées dans nos eaux usées,
00:08:51d'après un rapport européen.
00:08:53Pour en parler,
00:08:54nous sommes avec Jean-Michel Verne,
00:08:56journaliste d'investigation,
00:08:58auteur de Inside DZ Mafia,
00:09:00au cœur du gang narco-mafieux,
00:09:02aux éditions Artho.
00:09:02Bonjour M. Verne.
00:09:05Bonjour.
00:09:06Bonjour Jean-Michel Verne.
00:09:08Merci d'être sur Sud Radio
00:09:09pour aborder ce sujet
00:09:12qui inquiète les Français
00:09:14parce qu'on sait
00:09:14l'importance que prend aujourd'hui
00:09:16l'artrofraki dans la sécurité.
00:09:19On voit qu'il y a des territoires
00:09:21qui sont particulièrement contaminés.
00:09:22Et là, on a une preuve
00:09:23quasiment scientifique,
00:09:24surtout de l'installation
00:09:27de la drogue
00:09:28dans nos mœurs quotidiennes.
00:09:31Première question Jean-Michel Verne,
00:09:33par quels moyens
00:09:34on obtient ces analyses ?
00:09:35On analyse les eaux usées
00:09:36et ce sont des...
00:09:38Comment dire ?
00:09:39Ce sont les résidus
00:09:40des déjections
00:09:41des urines de l'être humain
00:09:42qui se voient
00:09:43dans les eaux usées ?
00:09:45Tout à fait, oui.
00:09:47C'est un procédé biologique.
00:09:50C'est des gens
00:09:52qui sont spécialisés là-dedans
00:09:53et dedans,
00:09:54vous retrouvez effectivement
00:09:55des résidus
00:09:57de produits stupéfiants
00:09:59comme on retrouve
00:10:01des résidus
00:10:02de produits
00:10:02de la vaisselle.
00:10:04C'est assez accablant
00:10:07et ça montre une chose,
00:10:09c'est que la drogue
00:10:11est devenue
00:10:12depuis des années
00:10:13un produit
00:10:13de consommation courante.
00:10:16Je sais que Péricault,
00:10:17vous êtes spécialisé
00:10:18dans les...
00:10:20Je dirais la cuisine
00:10:21et l'alimentation
00:10:23et voilà.
00:10:24Donc,
00:10:26voilà,
00:10:27vous avez de la bonne...
00:10:28Vous avez de la cocaïne
00:10:30de bonne qualité
00:10:31ou de moins bonne qualité.
00:10:34Ça devient...
00:10:35Voilà,
00:10:35presque...
00:10:36Bientôt,
00:10:36on aura un goémio
00:10:37de la cam.
00:10:38Alors,
00:10:39ce sont des produits...
00:10:40On pourrait imaginer ça
00:10:42à un moment ou à un autre.
00:10:43Jean-Michel Verne,
00:10:45sans plaisanter,
00:10:46il doit y avoir
00:10:47des crues
00:10:48de pavot,
00:10:49des crues
00:10:50de cocaïne
00:10:51puisque ça vient
00:10:52de géondroit géographique.
00:10:53Heureusement
00:10:54qu'on n'a pas
00:10:54des dégustations
00:10:55à l'aveugle
00:10:55avec quelqu'un
00:10:56qui vous donne
00:10:56la provenance
00:10:57et le millésime
00:10:57du stupéfiant en question.
00:10:59Mais ce que vous soulignez
00:11:00est effectivement
00:11:00très inquiétant.
00:11:01Ça veut dire
00:11:01que la consommation
00:11:02a explosé.
00:11:03Les moyens biologiques...
00:11:04Alors moi,
00:11:04effectivement,
00:11:05sur le plan alimentaire,
00:11:06on s'intéresse
00:11:07au contenu
00:11:08des eaux usées
00:11:08parce que l'on voit
00:11:09toutes les toxines
00:11:10qui sont dans
00:11:10les produits agroalimentaires.
00:11:12Votre remarque
00:11:12est tout à fait pertinente.
00:11:13C'est une pollution.
00:11:15Et là,
00:11:15alors,
00:11:17un jour,
00:11:17des médecins m'avaient même dit
00:11:18qu'il y a
00:11:19dans les eaux usées
00:11:21des niveaux
00:11:22de produits
00:11:24contraceptifs
00:11:24d'oestrogènes
00:11:25qui pourraient expliquer
00:11:26certains phénomènes
00:11:27sociologiques
00:11:28comme le manque
00:11:29de spermatozoïdes.
00:11:31Certains étaient même
00:11:32allés parler
00:11:32jusqu'à
00:11:33une évolution
00:11:34de l'homosexualité
00:11:35parce qu'on consommerait
00:11:36trop d'oestrogènes
00:11:38dans les eaux usées.
00:11:39On m'a ensuite démenti
00:11:40en disant
00:11:40non,
00:11:40ça ne tient pas la route.
00:11:41Par contre,
00:11:42qu'on voit des oestrogènes
00:11:43effectivement
00:11:44dans les eaux usées,
00:11:45ça fait partie
00:11:46des analyses biologiques.
00:11:47Là,
00:11:47ce que vous constatez
00:11:48aujourd'hui,
00:11:49c'est une très forte
00:11:51proportion
00:11:52de produits stupéfiants
00:11:54dont la cocaïne
00:11:55et la kétamine.
00:11:57Pourquoi ces deux-là
00:11:57particulièrement ?
00:11:58Il y en a peut-être d'autres.
00:11:59Ceux-là sont
00:11:59en grande proportion
00:12:01dans l'analyse en question.
00:12:03La cocaïne,
00:12:05pour comprendre,
00:12:06vous savez,
00:12:07dans mon ouvrage,
00:12:09j'ai un informateur
00:12:11privilégié.
00:12:11J'ai un informateur
00:12:14privilégié
00:12:14qui est
00:12:15un ancien
00:12:17policier
00:12:19qui a travaillé
00:12:20beaucoup
00:12:21sur ces questions
00:12:21et qui explique
00:12:23que voici 15 ans,
00:12:25il a eu
00:12:27un contact
00:12:28avec l'un
00:12:29des plus
00:12:31grands
00:12:32trafiquants
00:12:32de drogue français
00:12:33au niveau international.
00:12:35Il était à la source.
00:12:36Il était à la source.
00:12:38Et donc,
00:12:38ce trafiquant
00:12:39lui a dit ceci.
00:12:41Écoute,
00:12:41voilà ce qui va se passer.
00:12:43On sait que vous allez
00:12:44à un moment
00:12:44ou à un autre
00:12:46légaliser le cannabis.
00:12:47Alors,
00:12:47ce qui va se passer,
00:12:48c'est qu'on va
00:12:49déverser sur vous
00:12:50des tonnes
00:12:51et des tonnes
00:12:52de cocaïne.
00:12:53Et on va faire
00:12:54baisser les prix.
00:12:56et la consommation
00:12:58va augmenter
00:12:58de façon exponentielle.
00:13:00C'est exactement
00:13:01ce qui s'est passé.
00:13:02Térifiant,
00:13:02ce que vous annoncez là.
00:13:04Oui,
00:13:04parce que ça veut dire
00:13:05que c'est des gens
00:13:06qui ont toujours
00:13:08un temps d'avance
00:13:09sur nous.
00:13:10Ils prévoient.
00:13:12Ce sont des businessmen,
00:13:14ce sont des gens
00:13:15qui ont une vision
00:13:15prospective des choses,
00:13:17qui ont compris
00:13:18que nos sociétés
00:13:20étaient de plus en plus
00:13:22dépressives
00:13:22et qu'elles avaient besoin
00:13:24comme ça
00:13:25de produits
00:13:27stupéfiants
00:13:28et de paradis artificiels
00:13:30pour le faire oublier
00:13:32la grille.
00:13:32On dirait des remontants.
00:13:34Le côté grisable
00:13:34de l'existence.
00:13:36On voit très bien.
00:13:37Non, non,
00:13:37mais je pense
00:13:38qu'ils ont bien...
00:13:39Ils ont une vision
00:13:40de...
00:13:41Ce sont des businessmen.
00:13:42Ce sont des businessmen
00:13:44et il faut développer
00:13:46des moyens de lutte
00:13:47considérables
00:13:48pour en venir à bout.
00:13:49Ces analyses
00:13:51témoignent du fait
00:13:52que la consommation
00:13:53s'est élargie
00:13:54en France notamment
00:13:55et je suppose
00:13:55dans tout le monde
00:13:56le monde développé.
00:13:58Toute catégorie sociale
00:13:59confondue,
00:14:00les territoires...
00:14:01Est-ce qu'il y a
00:14:01une spécificité
00:14:03géographique ?
00:14:04Est-ce qu'il y a des endroits...
00:14:05Je suppose que c'est
00:14:06évidemment les zones
00:14:06plutôt urbaines
00:14:07ou est-ce que vraiment
00:14:08aujourd'hui
00:14:09la profusion
00:14:10de consommation
00:14:11de stupéfiants
00:14:12concerne tout
00:14:13le territoire français ?
00:14:14Alors,
00:14:15il est évident
00:14:15qu'aujourd'hui...
00:14:16Bon,
00:14:17avant on était
00:14:17sur les zones urbaines,
00:14:19périurbaines surtout
00:14:19mais maintenant
00:14:20à la campagne
00:14:21on consomme
00:14:22de la drogue
00:14:22en quantité.
00:14:24Ça s'est diffusé
00:14:25sur tout le territoire
00:14:27et ça c'est
00:14:29l'aspect
00:14:29sans doute
00:14:30le plus inquiétant
00:14:32de la consommation.
00:14:33Mais vous savez
00:14:33moi en 2014
00:14:35donc ça fait 10 ans
00:14:3610 ans
00:14:37j'ai passé 3 semaines
00:14:38à la brigade
00:14:39des stupéfiants
00:14:40de la Pégie de Marseille
00:14:41en immersion.
00:14:42C'est-à-dire
00:14:43je suivais les enquêtes
00:14:45je dirais au jour le jour
00:14:46j'étais avec eux
00:14:47je participais aux réunions
00:14:49on allait planquer
00:14:50sur les plantes
00:14:51de drogue
00:14:51et on était là
00:14:54on avait des micros
00:14:55et des caméras
00:14:56et on regardait
00:14:59qui venait acheter
00:15:01de la cocaïne
00:15:02notamment.
00:15:04Et là
00:15:04force est de constater
00:15:06que toutes les couches
00:15:07de la population
00:15:08se présentaient.
00:15:09On avait
00:15:10le cadre
00:15:12le vendeur de voitures
00:15:13l'aide-soignante
00:15:15qui arrivait
00:15:16avec ses claquettes
00:15:17pour chercher
00:15:18sa came
00:15:19le chauffeur-livreur
00:15:21qui en avait besoin
00:15:22pour tenir le coup
00:15:23parce qu'il travaillait
00:15:2414 ans par jour
00:15:25et voilà
00:15:25donc on est
00:15:27on est dans
00:15:28je vous dis
00:15:30dans une configuration
00:15:31où la drogue
00:15:33est banalisée.
00:15:34Elle est banalisée
00:15:35tout le monde en prend
00:15:36comme si on prenait
00:15:37comme si on prenait
00:15:38un yaourt
00:15:39ou un comprimé
00:15:43de vitamine C
00:15:44voilà
00:15:45pour aller un peu mieux
00:15:46ou alors
00:15:47on le prend
00:15:48pour faire la fête
00:15:49il y a
00:15:501,1 million
00:15:52de personnes
00:15:52en France
00:15:53qui prennent
00:15:54de la cocaïne
00:15:55de façon régulière.
00:15:57Donc c'est devenu
00:15:58un produit
00:15:58de consommation
00:16:00courante
00:16:00alors on ne le trouvera
00:16:02jamais sur les étals
00:16:03de la grande distribution
00:16:04mais
00:16:04on peut envisager
00:16:06un jour
00:16:07qu'il y aura
00:16:07une façon
00:16:08de distribuer
00:16:09quand ça sera autorisé
00:16:10si le pouvoir politique
00:16:11considère que c'est un remède
00:16:13au narcotrafic
00:16:13à force de ne pas pouvoir
00:16:14arriver
00:16:15à éradiquer
00:16:16le narcotrafic.
00:16:17Une de vos remarques
00:16:19Jean-Michel Verne
00:16:20me fait penser
00:16:21à la formule
00:16:22l'opium du peuple
00:16:23quand vous avez dit
00:16:24aujourd'hui
00:16:25c'est une solution
00:16:25à la détresse
00:16:26au stress
00:16:27qu'il peut y avoir
00:16:29je comprends
00:16:30la religion
00:16:30c'est l'opium du peuple
00:16:31autrefois
00:16:32quand on avait
00:16:32un stress
00:16:33ou une inquiétude
00:16:33qu'il y allait avoir
00:16:34les barbares
00:16:34ou les vikings
00:16:35on se réfugiait
00:16:36dans des croyances
00:16:37on allait à l'église
00:16:37on priait Dieu
00:16:38on faisait des processions
00:16:39enfin on se réfugiait
00:16:40dans quelque chose
00:16:40de spirituel
00:16:41aujourd'hui
00:16:42les vikings ont une autre forme
00:16:43les barbares sont toujours là
00:16:44sous un autre aspect
00:16:46et si je comprends bien
00:16:47ce que vous nous expliquez
00:16:48pour faire face
00:16:50à cette inquiétude
00:16:51à cette crainte
00:16:52de l'avenir
00:16:52à ce stress
00:16:53à cette souffrance
00:16:54à cette fracture sociale
00:16:55on peut passer
00:16:56en rémun
00:16:57toutes les causes
00:16:58de nos souffrances
00:16:59vous dites aujourd'hui
00:17:01le stupéfiant
00:17:02la drogue
00:17:02est un refuge
00:17:03est un remède
00:17:04pour les gens
00:17:05qui n'avaient pas
00:17:05de prédisposition
00:17:06à se droguer
00:17:07mais aujourd'hui
00:17:07finalement la solution
00:17:09ça aurait pu être
00:17:10l'alcoolisme
00:17:11à un moment donné
00:17:11on a connu cette époque
00:17:12avec le gros rouge
00:17:13l'épinard
00:17:13l'alcoolisme
00:17:14aujourd'hui
00:17:15fumer
00:17:15le chit
00:17:16et la chenouf
00:17:17et plus
00:17:18c'est la solution
00:17:19de s'évader
00:17:20du monde un petit peu difficile
00:17:21dans lequel on vit
00:17:22c'est ce qu'il faut comprendre
00:17:24oui c'est ce qu'il faut comprendre
00:17:25par ailleurs
00:17:26la cocaïne
00:17:26ça a un côté booster
00:17:29ça vous donne
00:17:30de l'énergie
00:17:31même si après
00:17:32vous en payez le prix
00:17:33et pour certaines personnes
00:17:35et certains métiers
00:17:36vous souvenez-vous
00:17:37les traders
00:17:38par exemple
00:17:41parfois même
00:17:41certains avocats
00:17:43les cabinets d'affaires
00:17:44enfin les gens
00:17:44qui tournent
00:17:45à 10 000 tons
00:17:46en minute
00:17:46aiment bien
00:17:47prendre de la cocaïne
00:17:48ça potentialise
00:17:50l'énergie
00:17:50on dit même
00:17:51que certains responsables
00:17:52politiques
00:17:53eux-mêmes soumis
00:17:54à un rythme de vie
00:17:55à des pressions
00:17:55à des tensions terribles
00:17:57recourent
00:17:58alors non pas par addiction
00:17:59ils recourent
00:18:00comme on recourent
00:18:00comme vous avez dit
00:18:01à un cachet d'aspirine
00:18:02ça va les booster
00:18:03ça va permettre
00:18:04de faire face
00:18:04c'est une pratique
00:18:05qui est en train
00:18:06de s'installer
00:18:06de façon assez
00:18:07j'allais dire régulière
00:18:08dans notre paysage
00:18:10de nos élites
00:18:11oui
00:18:11oui
00:18:12et d'autant plus
00:18:13que je vous dis
00:18:14les prix sont en train
00:18:15de baisser
00:18:17un gramme de cocaïne
00:18:18cocaïne à Marseille
00:18:19c'est 50 euros
00:18:21à peu près
00:18:2150-54 euros
00:18:23le gramme
00:18:24en 1989
00:18:25en équivalent
00:18:27c'est 230 euros
00:18:28vous êtes en train
00:18:29de nous expliquer
00:18:30qu'il y a une low costisation
00:18:31enfin on est en voie
00:18:32de low costisation
00:18:33des produits stupéfiants
00:18:35ils ont compris
00:18:36que
00:18:36un peu comme
00:18:37les grands distributeurs
00:18:38et je ne fais aucune
00:18:38comparaison
00:18:39le système économique
00:18:41elle-même
00:18:41en effondrant les prix
00:18:43ça permet de multiplier
00:18:46la consommation
00:18:47et les profits
00:18:48et les profits
00:18:50après il faut savoir
00:18:51que
00:18:52tout ce business
00:18:54il coûte cher
00:18:55il coûte cher
00:18:56aux gens
00:18:57qui l'organisent
00:18:58parce qu'il faut payer
00:18:59ceux qui font le chouf
00:19:01il faut payer
00:19:02les dealers
00:19:03il faut payer
00:19:04ceux qui surveillent
00:19:05les dealers
00:19:05enfin c'est toute
00:19:06une organisation
00:19:08et il faut qu'ils
00:19:09ils vendent
00:19:10de grandes quantités
00:19:11de drogues
00:19:11pour gagner
00:19:12beaucoup d'argent
00:19:13c'est un peu
00:19:15vous savez
00:19:15c'est effectivement
00:19:16le même principe
00:19:17que la grande distribution
00:19:18vous voulez dire
00:19:19qu'il faut amortir
00:19:20il faut amortir
00:19:21l'investissement
00:19:21c'est ça
00:19:22avant d'inviter
00:19:23un bénéfice
00:19:27et les profits
00:19:29peuvent être
00:19:29effectivement
00:19:31considérables
00:19:33pour vous donner
00:19:34une idée
00:19:35pour vous donner
00:19:35une idée
00:19:37récemment
00:19:37il y a quelques mois
00:19:38vous avez une opération
00:19:39pas la dernière opération
00:19:41qui a été menée
00:19:41contre la DZ
00:19:42d'une autre
00:19:43qui ciblait
00:19:45un réseau
00:19:45de blanchiment
00:19:4770%
00:19:48qui était fourni
00:19:49par les cités
00:19:50des quartiers nord
00:19:50de Marseille
00:19:52les passeurs
00:19:53passaient la frontière
00:19:54c'était des Syriens
00:19:56ou des passeurs
00:19:57maghrébins
00:19:57qui partaient
00:19:58avec leurs petites voitures
00:19:59avec des caches
00:20:01aménagés
00:20:01qui se rendaient
00:20:02dans une fonderie
00:20:04à Milan
00:20:05et là
00:20:06une vraie fonderie
00:20:07et là
00:20:08le cache
00:20:08était converti
00:20:09en lingot d'or
00:20:10estampillé
00:20:11lingot d'or
00:20:12et ces lingots d'or
00:20:12partaient au Kosovo
00:20:13ou en Turquie
00:20:14on estime
00:20:16qu'en 10 mois
00:20:17cette filière
00:20:18a écoulé
00:20:19pour 30 millions
00:20:20d'euros
00:20:21voilà
00:20:21ça vous donne
00:20:22une idée
00:20:24de l'argent
00:20:25ce sont de gros
00:20:26chiffres d'affaires
00:20:27et donc
00:20:29inversement
00:20:30enfin je veux dire
00:20:31en background
00:20:31vous allez comprendre
00:20:33ce qu'on peut faire
00:20:33de cet argent
00:20:34c'est à dire
00:20:35corrompre
00:20:37réinvestir
00:20:38dans des
00:20:39dans de l'économie
00:20:40propre
00:20:41et corrompre
00:20:42corrompre
00:20:43des greffiers
00:20:44des magistrats
00:20:44des policiers
00:20:45du personnel pénitentiaire
00:20:47des politiques
00:20:48voire des élus
00:20:49voir des élus
00:20:50voir des élus
00:20:51bien sûr
00:20:51bien sûr
00:20:52et tout ça
00:20:53et tout ça
00:20:54nous amène
00:20:55à avoir une sorte
00:20:56de réflexion
00:20:58philosophique
00:20:59sur
00:21:00sur l'aspect
00:21:01je dirais
00:21:02de la vie
00:21:03de la cité
00:21:04bien sûr
00:21:05la vie de la cité
00:21:06est menacée
00:21:07par le narcotrafic
00:21:08c'est pour ça
00:21:09qu'on a créé
00:21:10la loi narcotrafic
00:21:11c'est pour ça
00:21:12qu'on met en place
00:21:13de nouveaux dispositifs
00:21:15juridiques
00:21:15les super prisons
00:21:16on va avoir
00:21:17un nouveau statut
00:21:18de repenti
00:21:19voilà on est
00:21:19mais encore une fois
00:21:21on a toujours
00:21:22un temps de retard
00:21:22là on court derrière
00:21:24c'est le défi
00:21:25c'est l'un des grands défis
00:21:27de cette époque
00:21:28et en tout cas
00:21:28de cette période
00:21:29et un grand défi
00:21:30pour la république française
00:21:31en tout cas
00:21:31et on sait que
00:21:32la classe politique
00:21:33commence à devenir inquiète
00:21:34d'avoir été
00:21:35peut-être pas assez efficace
00:21:36ou assez prévoyante
00:21:37au moment où
00:21:38vous pouvez encore juguler
00:21:39ce fléau
00:21:40merci Jean-Michel Verne
00:21:41d'avoir été sur Sud Radio
00:21:42et ce que je dis
00:21:44ce que je dis
00:21:44c'est que je pense
00:21:45qu'on sera appelé
00:21:45à vous reparler
00:21:46parce que je pense
00:21:47que ce dossier
00:21:48va évoluer
00:21:48et pas forcément
00:21:49dans le sens
00:21:50que l'on voit
00:21:50merci pour votre présence
00:21:52juste après nos perles
00:21:54on va se demander
00:21:55si le porte-avions
00:21:56France Libre
00:21:57comme l'a appelé
00:21:58Emmanuel Macron hier
00:22:00ça coûte 10 milliards
00:22:01mais 10 milliards
00:22:02c'est pour quoi faire
00:22:03on va se poser la question
00:22:04avec l'amiral
00:22:05Richard Villemont
00:22:06Roussel
00:22:07ancien commandant
00:22:08du porte-avions
00:22:09Charles de Gaulle
00:22:09et bien sûr
00:22:10vous pouvez lui poser
00:22:11toutes vos questions
00:22:11sur un seul numéro
00:22:13le 0826 300 300
00:22:16Sud Radio
00:22:17la France dans tous ses états
00:22:19les perles du jour
00:22:21les municipales
00:22:23les municipales
00:22:23et avant le second tour
00:22:25ça devient très explosif
00:22:26du côté d'Avignon
00:22:27Péricault
00:22:27oui à Avignon
00:22:28deux listes vont s'affronter
00:22:30une conduite
00:22:32dite à droite
00:22:33par Olivier Galzy
00:22:34à notre ancien confrère
00:22:34qu'on se souvient de lui
00:22:35à la télévision
00:22:36face au socialiste
00:22:39David Fournier
00:22:41et la polémique surgit
00:22:43parce que contrairement
00:22:44à ce que les socialistes
00:22:45ont dit
00:22:45il y a bien une fusion
00:22:46entre la liste socialiste
00:22:48et LFI
00:22:48mais dans la liste LFI
00:22:50il y a une ancienne suppléante
00:22:53et un collaborateur
00:22:54du député insoumis
00:22:54Raphaël Arnaud
00:22:55qui a été au milieu
00:22:56de la polémique
00:22:58de la tragédie
00:22:59de Quentin Durand
00:23:00donc effectivement
00:23:01l'équipe d'Olivier Galzy
00:23:03s'insurge
00:23:04et le ton évidemment
00:23:05est monté
00:23:06entre les deux listes
00:23:09il y a une forte crispation
00:23:10il y a une très forte crispation
00:23:12et ils n'en sont pas venus aux mains
00:23:14mais presque
00:23:15et c'est sûr que cette campagne
00:23:16va se finir là
00:23:17dans les quelques heures
00:23:18qui arrivent
00:23:19va se finir
00:23:19de façon très crispée
00:23:20donc oui
00:23:21là aussi
00:23:21on est confronté
00:23:22à cette situation
00:23:23le socialiste
00:23:24Olivier Galzy
00:23:24en face de lui
00:23:25et puis des gens
00:23:26la France Insoumise
00:23:27avec
00:23:28parmi la France Insoumise
00:23:29des gens
00:23:30qui ont suscité
00:23:31la polémique
00:23:32et il y a un gros gros malaise
00:23:33on va voir ce que ça donne
00:23:34espérons que
00:23:35l'élection
00:23:36se passera quand même
00:23:37dans un relatif apaisement
00:23:38parce que
00:23:39on parlait tout à l'heure
00:23:40je parlais du camp républicain
00:23:41le camp républicain
00:23:42il est où là ?
00:23:43il est où le camp républicain ?
00:23:44il est du côté de l'Ivée Galzy
00:23:45ou du côté
00:23:46de l'indice socialiste
00:23:47et les filles ?
00:23:47on peut se poser la question
00:23:48légitimement
00:23:49les électeurs d'Avignon
00:23:51qui ne danseront pas
00:23:52sur le pont ce jour-là
00:23:53et bien répondront
00:23:54de façon démocratique
00:23:56dimanche 22 mars
00:23:58un second tour
00:23:59qui fait du buzz
00:24:00c'est dans une commune
00:24:01de près de 3000
00:24:02habitants du Grand Est
00:24:03c'est tout simplement
00:24:04la commune d'Arcy-sur-Aube
00:24:06dont je rappelle
00:24:06qu'elle est la ville natale
00:24:08du Grand Danton
00:24:09du Grand Révolutionnaire Danton
00:24:10alors qu'est-ce qui s'y est passé
00:24:11Albin ?
00:24:12et bien le scrutin de dimanche
00:24:13il va être surveillé un peu
00:24:14par tout le monde
00:24:15sur les réseaux sociaux
00:24:16notamment
00:24:16à cause des noms
00:24:18des candidats
00:24:19en fait d'un côté
00:24:19il y a Charles Hitler
00:24:21vous avez bien entendu
00:24:22c'est un nom qui évoque
00:24:23forcément Adolf
00:24:24Hitler
00:24:24même écriture
00:24:25seulement il y a un T en plus
00:24:27il y a deux T
00:24:28il y a deux T du coup
00:24:29un T en plus
00:24:29pour le candidat
00:24:31à la mairie
00:24:32de l'autre
00:24:33Antoine Renaud
00:24:34Zelensky
00:24:35dont la sonorité
00:24:36fait penser
00:24:37à Volodymyr Zelensky
00:24:38le président
00:24:39ukrainien
00:24:40une coïncidence
00:24:41totalement fortuite
00:24:42mais qui attire l'attention
00:24:43bien au-delà
00:24:44de cette petite commune
00:24:45au premier tour
00:24:46le maire sortant
00:24:47Hitler
00:24:47est arrivé en tête
00:24:48avec environ 38%
00:24:50devant Anisouka
00:24:51et Zelensky
00:24:52résultat
00:24:53une triangulaire
00:24:54au second tour
00:24:55avec des enjeux
00:24:55pourtant très locaux
00:24:56les deux candidats
00:24:58qui sont concernés
00:24:59n'avaient pourtant
00:24:59pas perçu
00:25:00l'ironie de la situation
00:25:01avant que les interlètes
00:25:02ne la soulignent
00:25:03en fait dimanche soir
00:25:04mais ils se réjouissent
00:25:05d'une part
00:25:06si ça peut permettre
00:25:07aux gens
00:25:07de découvrir
00:25:08cette magnifique commune
00:25:10et bien alors
00:25:10ils ont tous gagné
00:25:11oui est-ce que
00:25:12Danton se serait douté
00:25:13qu'un jour
00:25:13dans sa commune
00:25:15Hitler affronterait
00:25:16Zelensky
00:25:16d'abord
00:25:19Charles Hitler
00:25:21il dit
00:25:22j'assume de porter ce nom
00:25:23c'est un nom
00:25:24bon bien sûr
00:25:25c'est un des pires
00:25:25monstres de l'humanité
00:25:26c'est sûr que c'est plus pratique
00:25:28de s'appeler Gandhi
00:25:28ou Garibaldi
00:25:29quand on a
00:25:30des références historiques
00:25:31il s'appelle Hitler
00:25:33avec deux T
00:25:34il assume
00:25:36et puis bon
00:25:37écoutez
00:25:37c'est tout à son honneur
00:25:38je suppose
00:25:39ça doit être pas facile
00:25:41à porter
00:25:41et puis en face
00:25:42monsieur Renaud Zelensky
00:25:44alors c'est presque
00:25:44l'orthographe de Zelensky
00:25:47parce que sa maman
00:25:48est polonaise
00:25:48d'origine polonaise
00:25:49comme quoi
00:25:50ça dit bien ce qu'est l'Ukraine
00:25:51l'Ukraine
00:25:51il y a une partie
00:25:53russophone
00:25:53une autre polonophone
00:25:54enfin lituanienne
00:25:55et donc Zelensky
00:25:57et bien voilà
00:25:58on a un Zelensky
00:25:58contre un Hitler
00:25:59ça n'en reste pas moins
00:26:00un débat démocratique
00:26:01ce sont des citoyens français
00:26:03qui vont
00:26:03qui vont trancher
00:26:04je ne pense pas
00:26:06que les patronymes
00:26:07polluent le débat
00:26:08le débat démocratique
00:26:09ce qui m'étonne
00:26:10c'est qu'ils disent
00:26:10on ne s'en était pas
00:26:11rendu compte
00:26:12mais Charles Hitler
00:26:13il sait qu'il s'appelle Hitler
00:26:14puisqu'il raconte
00:26:16qu'il a vécu
00:26:16pendant des années
00:26:17des colibés
00:26:18des blagues
00:26:18que l'on peut faire
00:26:19sous son patronyme
00:26:19je dis c'est toujours
00:26:21courageux de continuer
00:26:22à le porter
00:26:22et puis Zelensky
00:26:23il s'appelle Renaud Zelensky
00:26:25son nom de famille
00:26:26mais il a voulu garder
00:26:27il faut quand même rappeler
00:26:28il faut quand même rappeler
00:26:28qu'il y a une dernière personne
00:26:30en lice
00:26:31c'est une triangulaire
00:26:32Annie Souka
00:26:32parce que
00:26:34tous les médias
00:26:35parlent du duel
00:26:35Hitler-Zielensky
00:26:37n'oublions pas
00:26:38Madame Souka
00:26:38exactement
00:26:39je ne sais pas
00:26:40quelle tendance
00:26:41elle représente
00:26:41sans étiquette
00:26:42sans étiquette
00:26:43Madame Souka
00:26:43bon ben on verra
00:26:45est-ce que l'on fait
00:26:46qu'à Darcy sur Aube
00:26:48le 20-20 mars
00:26:49on verra bien
00:26:50qui des trois
00:26:51qui des trois candidats
00:26:52l'emporte
00:26:54une guerre du shopping
00:26:55du shopping pas cher
00:26:57entre Primark
00:26:58et Cheyenne
00:26:59voilà
00:26:59bon vous avez voulu
00:27:00Cheyenne finalement
00:27:01pourra continuer
00:27:02à exercer
00:27:04ses activités
00:27:05le tribunal
00:27:06a décidé
00:27:06ainsi
00:27:08donc curieux
00:27:09curieux quand même
00:27:09par rapport
00:27:10j'allais dire
00:27:11au libre-échange
00:27:11aux lois de la concurrence
00:27:12loyale et non faussée
00:27:14que l'on puisse continuer
00:27:15à accepter Cheyenne
00:27:16et Primark
00:27:17qui est un produit
00:27:19de low cost irlandais
00:27:20alors celui-là
00:27:21est européen
00:27:21a décidé
00:27:23de rentrer en guerre
00:27:24en disant
00:27:25puisque
00:27:25puisque Cheyenne
00:27:26se croit tout permis
00:27:27il parle de dinguerie de Cheyenne
00:27:29et bien Primark a dit
00:27:30moi aussi
00:27:31on va inonder le marché français
00:27:33on va être européen
00:27:34donc c'est une société irlandaise
00:27:35on va écraser nos prix
00:27:37on va s'étendre
00:27:38et surtout
00:27:38ils avaient décidé
00:27:39de ne jamais aller
00:27:39sur le commerce en ligne
00:27:40et bien ils ont décidé
00:27:41de passer par le commerce en ligne
00:27:44alors le choix
00:27:45est-ce que dans le low cost
00:27:46et dans ces produits
00:27:47qui sont souvent bas de gamme
00:27:49qui font une concurrence terrible
00:27:50dans nos produits français
00:27:51qui sont en partie
00:27:53à l'origine
00:27:53de notre désindustrialisation
00:27:55et qui sont un fléau économique
00:27:57est-ce que malgré tout
00:27:58on a le réflexe européen
00:27:59et bien si vous voulez acheter
00:28:01des produits
00:28:01d'un peu dégueulasse
00:28:03vous n'êtes pas obligé
00:28:04d'aller chez les Chinois
00:28:05qui nous envahissent
00:28:06de façon légale
00:28:07vous pouvez aussi
00:28:08vous avez l'option irlandaise
00:28:10on sait que l'Irlande
00:28:11est un paradis fiscal
00:28:12qui n'est pas très regardante
00:28:14par rapport aux valeurs européennes
00:28:16de concurrence loyale
00:28:16et déloyale
00:28:17et bien on a le choix maintenant
00:28:18entre la Chine
00:28:19et l'Irlande
00:28:20entre Chine
00:28:22et Primark
00:28:23on verra bien
00:28:23s'il y a une extension
00:28:25une explosion
00:28:26on sait que d'un côté
00:28:27il y a les stupéfiants
00:28:28qui marchent très bien
00:28:29et maintenant
00:28:29c'est des produits dégueulasses
00:28:31vendus à des prix
00:28:32défiants de toute concurrence
00:28:33parce qu'ils sont infâmes
00:28:34qui sont en train de polluer
00:28:36aussi notre marché
00:28:37aux consommateurs
00:28:38de faire le choix
00:28:41une simple vidéo de dégustation
00:28:43qui tourne au buzz
00:28:44sur les réseaux sociaux
00:28:44dites en plus
00:28:45ça m'intéresse beaucoup
00:28:46Albin
00:28:46attention à ce que vous allez dire
00:28:47c'est Yann
00:28:48un créateur de contenu
00:28:49qui s'en est pris
00:28:50au phénomène
00:28:51testique roussi
00:28:52je suppose que vous savez
00:28:53un peu ce que c'est
00:28:55mais finalement
00:28:56en fait
00:28:56les internautes
00:28:57l'ont vivement critiqué
00:28:58dans sa vidéo
00:28:59l'influenceur connu
00:29:00sur TikTok et Instagram
00:29:01juge le plat dégueulasse
00:29:03allant jusqu'à simuler
00:29:04des bruits de vomissement
00:29:05c'est dégueulasse
00:29:14un ton qui ne passe pas
00:29:17du tout auprès des internautes
00:29:19qui dénoncent
00:29:19un mépris de classe
00:29:20envers un plat populaire
00:29:22simple et accessible
00:29:23vendu moins de 11 euros
00:29:25le testique roustille
00:29:26c'est un mélange de riz
00:29:27poulet et de deux sauces
00:29:29qui est devenu
00:29:30une vraie tendance
00:29:31surtout chez les jeunes
00:29:32face à la polémique
00:29:33la marque a choisi l'humour
00:29:34elle a répondu
00:29:35avec une vidéo
00:29:36détournée
00:29:36en proposant une version
00:29:38gastronomique du plat
00:29:38à 38 euros
00:29:40alors la vidéo
00:29:41de l'influenceur
00:29:43je ne sais pas
00:29:44si elle est abusive
00:29:45c'est d'information
00:29:47c'est tout
00:29:48c'est d'information
00:29:49il a fait son boulot
00:29:50d'influenceur
00:29:52il a goûté
00:29:52il a influencé
00:29:53il a le droit
00:29:53de dire ce qu'il veut
00:29:54il n'est pas
00:29:55il n'est pas insultant
00:29:56c'est pas moi
00:29:57qui vais confirmer
00:29:58cette cuisine là
00:29:59et je ne dis pas
00:30:00et je ne dis pas
00:30:00que dans l'univers
00:30:01des fast food
00:30:02il n'y a pas des choses
00:30:02qui sont très correctes
00:30:03et moi j'adore
00:30:04le hamburger
00:30:05le vrai bien entendu
00:30:06pas celui des grandes marques américaines
00:30:07c'est sûr que ce sont des plats
00:30:09vu qu'il y a un effondrement
00:30:11des capacités sensorielles
00:30:12du consommateur
00:30:13et qu'on ne fait plus la différence
00:30:14entre la mouise
00:30:17et la fiante
00:30:18c'est sûr que
00:30:19il y a des plats
00:30:20qui semblent bien
00:30:21puisque les palais des enfants
00:30:22sont formatés au sucre
00:30:23voilà
00:30:24donc bravo à cet influenceur
00:30:25c'est gras
00:30:25c'est gras
00:30:26mais moi
00:30:26j'ai déjà testé
00:30:27le testique roussi
00:30:28Péricault
00:30:29bon c'est du riz
00:30:30c'est du poulet
00:30:31c'est des sauces
00:30:31moi j'ai bien aimé
00:30:33non mais j'adore le riz
00:30:34j'adore le poulet
00:30:35et puis ensuite
00:30:36il faut voir ce qu'on fait ensemble
00:30:38c'est pas parce qu'on est tous
00:30:39dans le même endroit
00:30:40au même moment
00:30:41c'est les goûts et les couleurs
00:30:42certains vont aimer
00:30:43d'autres vont ne pas aimer
00:30:44non mais je sais
00:30:45qu'il y a des auditeurs
00:30:45de Sud Radio
00:30:46qui vont au fast food
00:30:47j'ai du respect pour eux
00:30:49je leur dis
00:30:50si c'est pas bon
00:30:51n'hésitez pas à le dire
00:30:52et puis si vous préférez
00:30:54vous faire une omelette
00:30:54aux champignons
00:30:55ou une soupe aux poireaux
00:30:57qui est moins chère
00:30:57qui est beaucoup moins chère
00:30:58que le fast food
00:30:59et bien n'hésitez pas
00:31:01allez on y reviendra
00:31:03dans un instant
00:31:04on va se poser la question
00:31:06si le porte-avions
00:31:07France Libre
00:31:08comme l'a annoncé
00:31:09Emmanuel Macron
00:31:10il va valoir
00:31:1110 milliards d'euros
00:31:13mais c'est pour quoi faire
00:31:14pourquoi tout cet argent
00:31:15dépensé
00:31:16est-ce que ça sert vraiment
00:31:17à quelque chose
00:31:17on va en parler tout de suite
00:31:19avec l'amiral
00:31:20Richard Villemont-Roussel
00:31:21ancien commandant
00:31:22du porte-avions
00:31:22Charles de Gaulle
00:31:23on a intérêt à se tenir
00:31:24à carreau
00:31:25on va évoquer
00:31:28le nouveau porte-avions
00:31:30qui sera mis en place
00:31:31à partir de 2038
00:31:33on connait maintenant
00:31:33son nom depuis hier
00:31:34qui a été annoncé
00:31:36par Emmanuel Macron
00:31:37il s'appellera
00:31:37le France Libre
00:31:38et nous sommes avec
00:31:39l'amiral
00:31:40Richard Villemont-Roussel
00:31:41ancien commandant
00:31:42du porte-avions
00:31:43Charles de Gaulle
00:31:44bonjour amiral
00:31:45oui bonjour
00:31:46bonjour à vous
00:31:47merci d'être sur Sud Radio
00:31:51je sais que vous n'êtes pas
00:31:52sur les flots bleus
00:31:53mais sur les hauteurs alpines
00:31:55merci d'avoir pris du temps
00:31:56pendant ce séjour alpin
00:31:58pour nous échanger avec nous
00:32:00sur cette information
00:32:02donc le grand porte-avions
00:32:05que le prochain porte-avions français
00:32:07ne portera pas le nom
00:32:08d'une personnalité historique
00:32:10on avait entendu
00:32:10l'idée que ça puisse être
00:32:12François Mitterrand
00:32:13ou Simone Veil
00:32:14ou Jacques Chirac
00:32:14il s'appellera
00:32:15la France Libre
00:32:16par rapport
00:32:17à cette période
00:32:19de l'histoire
00:32:19si glorieuse
00:32:20portée par le général
00:32:22de Gaulle
00:32:23personnellement
00:32:23qu'est-ce que vous en pensez
00:32:24du mot France Libre
00:32:25c'est un nom
00:32:25qui peut convenir
00:32:26à un porte-avions
00:32:28oui bien évidemment
00:32:30parce que derrière
00:32:32ce nom
00:32:32il y a tout un symbole
00:32:33tout à fait extraordinaire
00:32:35de la France
00:32:36qui a relevé la tête
00:32:40on a été interrompu
00:32:42avec l'amiral Villemot
00:32:44oui on part donc
00:32:45du lancement
00:32:45du France Libre
00:32:46le France Libre
00:32:47sera lancé
00:32:48en 2038
00:32:50voilà
00:32:50il coûtera
00:32:5110 milliards d'euros
00:32:52à la production
00:32:53et il sera mis en place
00:32:55du coup 2038
00:32:56il faut ça
00:32:57on va dire lancer
00:32:58on va utiliser
00:32:58le bon terme
00:32:59à la mise en place
00:33:00parce que c'est toi-là
00:33:01donc il est créé
00:33:02par le Naval Group
00:33:03de Cherbourg
00:33:04alors le projet est ancien
00:33:05ça a été validé
00:33:06le 25 septembre 2025
00:33:07il y aura une première revue
00:33:08en 2028
00:33:10pour le valider
00:33:10ça sera un super porte-avions
00:33:12plein de nouveautés
00:33:15plein d'armements
00:33:16j'allais dire
00:33:17dernier cri
00:33:17Amiral vous êtes revenu
00:33:18on vous a retrouvé
00:33:19oui absolument
00:33:20je suis là
00:33:21alors la question
00:33:23on parlait du nom
00:33:24de la France Libre
00:33:25bien sûr
00:33:25je rappelle que
00:33:26de grands vaisseaux
00:33:27de l'histoire de France
00:33:28ne portaient pas forcément
00:33:29le nom
00:33:30d'une personnalité
00:33:31je pense aux vengeurs
00:33:32je pense aux terribles
00:33:34aux redoutables
00:33:34voilà donc là
00:33:35c'est la France Libre
00:33:36c'est une période
00:33:36de l'histoire de France
00:33:37la première question
00:33:39que je vais vous poser
00:33:39Amiral
00:33:40vous avez commandé
00:33:40le Charles de Gaulle
00:33:42le Charles de Gaulle
00:33:43était déjà
00:33:45à l'époque
00:33:46de sa sortie
00:33:46un porte-avions
00:33:47dernier cri
00:33:48avec plein de performances
00:33:50d'armement
00:33:52oui tout à fait
00:33:53par rapport au fond
00:33:54chez Clémenceau
00:33:54qui sont ses prédécesseurs
00:33:56on a monté
00:33:57une marche
00:33:57très importante
00:34:00il était
00:34:01un petit peu
00:34:01plus lourd
00:34:02puisqu'on passait
00:34:02des 30 000
00:34:03à 40 000 tonnes
00:34:04donc déjà
00:34:05c'est 25%
00:34:06en plus
00:34:07et puis surtout
00:34:08on préparait
00:34:09pour accueillir
00:34:10le Rafale
00:34:10qui était un avion
00:34:12enfin qui est un avion
00:34:12puisqu'aujourd'hui
00:34:13il est à bord
00:34:14de ce porte-avions
00:34:15qui doublait
00:34:18quasiment
00:34:18les capacités
00:34:19du super-étendard
00:34:21qui était l'avion
00:34:22de base
00:34:23des Fauches et Clémenceau
00:34:24donc avec
00:34:26le Charles de Gaulle
00:34:27déjà
00:34:27on avait monté
00:34:28une marche extraordinaire
00:34:29et sous l'égout
00:34:31on est passé
00:34:32de la propulsion classique
00:34:33à la propulsion nucléaire
00:34:35qui pour porte-avions
00:34:36est important
00:34:37puisqu'on parcourt
00:34:39le monde
00:34:39partout où
00:34:40les crises
00:34:41se développent
00:34:42et où la France
00:34:43veut être présente
00:34:44et bien il faut
00:34:45être capable
00:34:45d'aller au bout du monde
00:34:46et la propulsion nucléaire
00:34:48vous apporte
00:34:48cette souplesse
00:34:49de ne pas être obligé
00:34:51de ravitailler
00:34:52et donc de pouvoir
00:34:53rapidement
00:34:54se rendre
00:34:55dans les zones
00:34:56où on veut
00:34:56le faire intervenir
00:34:57Amiral
00:34:58le Charles de Gaulle
00:34:59avait été lancé
00:34:59combien de temps
00:35:00après sa programmation ?
00:35:02Alors le Charles de Gaulle
00:35:05la première
00:35:07la première soudure
00:35:08si je puis dire
00:35:09a eu lieu
00:35:10en 87
00:35:12en 87
00:35:13donc c'était à Brest
00:35:14puisque ce bateau
00:35:14a été construit
00:35:16dans l'ancien bassin
00:35:17où avait eu
00:35:18la construction
00:35:19du Clémenceau
00:35:20c'est d'ailleurs ça
00:35:21qui a limité
00:35:21si vous voulez
00:35:22ses dimensions
00:35:23puisque
00:35:24le bassin
00:35:25dans lequel se trouvait
00:35:26Clémenceau
00:35:27était un bassin
00:35:27pour des bateaux
00:35:28de 250 mètres
00:35:29c'est le cas
00:35:30du Charles de Gaulle
00:35:31et donc
00:35:32c'est 87
00:35:34la première
00:35:35soudure
00:35:36et là à Cherbourg
00:35:37avec le Naval Group
00:35:38il y a évidemment
00:35:38des capacités
00:35:39de construction
00:35:39qui sont démultipliées
00:35:41alors
00:35:41c'est pas à Cherbourg
00:35:42vous savez que
00:35:43le nouveau
00:35:45porte-avions
00:35:47est construit
00:35:48à Saint-Nazaire
00:35:49au chantier de l'Atlantique
00:35:50voilà c'est ça
00:35:51c'est tout à fait nouveau
00:35:52et ça nous permet
00:35:53donc d'avoir accès
00:35:54à des
00:35:55à des bassins
00:35:56beaucoup plus importants
00:35:57puisque vous savez
00:35:57qu'il y a des navires
00:35:59de grande dimension
00:35:59qui sortent bien sûr
00:36:01de Saint-Nazaire
00:36:01et c'est pour ça
00:36:03que le porte-avions
00:36:04le nouveau porte-avions
00:36:06pourra avoir
00:36:07une longueur
00:36:07de plus de 300 mètres
00:36:08et là on arrive également
00:36:09dans des porte-avions
00:36:11qui sont proches
00:36:12de celui des Etats-Unis
00:36:13nous avons un auditeur
00:36:15qui souhaite intervenir
00:36:17qui est Hervé d'Anthony
00:36:18bonjour Hervé
00:36:18bonjour
00:36:20est-ce que le porte-avions
00:36:22la France libre
00:36:23vous inspire beaucoup
00:36:24de confiance
00:36:24est-ce que vous pensez
00:36:25que la France
00:36:25va pouvoir enfin
00:36:27peser sur la politique internationale
00:36:29quand elle disposera
00:36:30de ce
00:36:31oui moi
00:36:32le porte-avions
00:36:33me donne confiance
00:36:34pour peser sur la politique
00:36:36internationale
00:36:36j'en suis beaucoup moins sûr
00:36:38bon mais ça
00:36:39c'est le but
00:36:41de ce porte-avions
00:36:41c'est
00:36:43vous avez été marin
00:36:44vous même
00:36:44ou pas du tout
00:36:45pas du tout
00:36:46pas du tout
00:36:46pas du tout
00:36:47non non
00:36:47moi j'ai rien à voir
00:36:49avec la marine
00:36:49j'ai fait l'armée
00:36:51mais bon
00:36:51j'ai rien à voir
00:36:51avec la marine
00:36:52voilà
00:36:53donc si vous voulez
00:36:54non c'est une bonne nouvelle
00:36:56maintenant
00:36:57ce n'est qu'un porte-avions
00:36:59parmi
00:36:59il y a quoi
00:37:00ils en ont 14
00:37:0215
00:37:02les américains
00:37:03donc
00:37:04on a des capacités
00:37:06d'intervention
00:37:06quand même
00:37:07bon
00:37:07importantes
00:37:08mais moindres
00:37:08que les grands pays
00:37:10bien évidemment
00:37:11bien sûr
00:37:11bien sûr
00:37:12d'ailleurs je vais demander
00:37:12à l'amiral
00:37:13Villemont-Roussel
00:37:14amiral
00:37:14est-ce que le Charles de Gaulle
00:37:16restera en activité
00:37:17à la sortie
00:37:18du France libre
00:37:19en 2038
00:37:20ou il sera obsolète
00:37:21non
00:37:22non non
00:37:22on sera obligé
00:37:24de l'arrêter
00:37:24parce que
00:37:25bon comme vous savez
00:37:26c'est une propulsion
00:37:27donc nucléaire
00:37:29et on a des dates
00:37:31extrêmement précises
00:37:32pour l'arrêt
00:37:34de ces réacteurs
00:37:35pour le contrôle
00:37:36des réacteurs
00:37:38et compte tenu
00:37:39de j'allais dire
00:37:40de l'usure
00:37:40de ce réacteur
00:37:42qu'on a mis en route
00:37:43dans les années 90
00:37:44et bien
00:37:45la fin
00:37:46d'exploitation
00:37:48de ce bateau
00:37:48est prévue
00:37:49en 2038
00:37:51au moment où
00:37:51le nouveau porte-avions
00:37:53sera mis
00:37:53au service actif
00:37:54donc il n'y aura qu'un seul porte-avions
00:37:57opérationnel
00:37:57comme c'est le cas aujourd'hui
00:37:58Vous vous souvenez
00:37:59qu'à un moment donné
00:37:59nous en avions trois
00:38:00nous avions bien sûr
00:38:01le Foch et le Clemenceau
00:38:02et le vieil Aromange
00:38:03qui était le troisième porte-avions
00:38:04donc la France n'aura plus jamais
00:38:06une multiplication de porte-avions
00:38:09ça sera un
00:38:10peut-être un deuxième éventuellement
00:38:12si une fois que le France Clip sera lancé
00:38:14on pourra en programmer un deuxième
00:38:15ou c'est pas pour tout de suite ?
00:38:17Écoutez
00:38:18moi je ne suis pas homme politique
00:38:20oui
00:38:21non mais est-ce qu'il faudrait
00:38:22est-ce qu'à votre avis
00:38:23il faudrait un deuxième porte-avions
00:38:24ne serait-ce que s'il tombe en panne
00:38:26est-ce qu'il faut quand même avoir
00:38:26une roue de secours
00:38:27si je peux m'exprimer ainsi ?
00:38:29Vous avez raison
00:38:30et moi j'ai servi
00:38:31à un président de la République
00:38:32qui s'appelle Jacques Chirac
00:38:33et qui expliquait
00:38:34que les porte-avions
00:38:35c'était comme les gendarmes
00:38:36ça devait marcher par deux
00:38:38malheureusement
00:38:39le politique n'a pas tenu
00:38:40sa promesse
00:38:41Il faisait 8 mètres de diamètre
00:38:42je ne sais pas qui c'est vrai
00:38:44Oui
00:38:45Amiral
00:38:458 mètres de diamètre
00:38:46vous voulez confirmer
00:38:47la dimension de l'hélice ?
00:38:48C'est en fait 6 mètres
00:38:50c'est 6 mètres
00:38:51donc vous n'êtes pas loin
00:38:51Donc il y en avait deux
00:38:54et nous avons deux hélices
00:38:56oui tout à fait
00:38:56Voilà
00:38:56Oui et donc à l'époque
00:38:58je me souviens
00:38:58ça avait vraiment tardé
00:39:00la mise en route
00:39:00de tout ça
00:39:01et simplement
00:39:02parce que la CG
00:39:02excusez-moi
00:39:03si c'était à la guerre froide
00:39:04moi j'étais jeune
00:39:06retardait
00:39:06et il y a toujours des fissures
00:39:07dans les hélices
00:39:08sans arrêt machiné et tout
00:39:09voilà je me souviens de ça
00:39:10alors c'était une polémique
00:39:12bien sûr
00:39:12c'était plus ou moins étouffé
00:39:13mais je l'avais lu dans le Figaro
00:39:14voilà mon idée
00:39:15donc est-ce que ça risque
00:39:16d'être retardé encore ?
00:39:17Non mais je crois
00:39:18qu'aujourd'hui
00:39:18les choses ont été rectifiées
00:39:20Amiral
00:39:20je crois qu'aujourd'hui
00:39:22les structures de production
00:39:24c'est pour ça que je faisais allusion
00:39:25à Naval Group
00:39:26c'est quand même là
00:39:26qu'il a été conçu
00:39:27je pense que les failles techniques
00:39:29seront résolues
00:39:30Oui tout à fait
00:39:31alors pour les hélices
00:39:32du Charles de Gaulle
00:39:33je vais vous expliquer
00:39:34très rapidement
00:39:34ce qui s'est passé
00:39:35c'est qu'en fait
00:39:36il n'y avait aucune fonderie
00:39:38en France
00:39:39capable de faire
00:39:40les hélices du Charles de Gaulle
00:39:42donc
00:39:44le politique
00:39:45ne voulait pas
00:39:45que ces hélices
00:39:46soient fabriquées
00:39:46à l'étranger
00:39:47on aurait pu les commander
00:39:49aux Etats-Unis
00:39:49en Grande-Bretagne
00:39:50et en Russie
00:39:51mais le politique
00:39:52ne le souhaitait pas
00:39:53donc on a dû faire la pâle
00:39:54à une petite société française
00:39:57qui avait dit
00:39:58écoutez moi
00:39:59je ne suis pas capable
00:40:00de vous les garantir
00:40:02et donc
00:40:03c'est l'Etat français
00:40:04qui a dit
00:40:05écoutez vous inquiétez pas
00:40:06vous voulez
00:40:06on fonce les hélices
00:40:08et puis c'est nous
00:40:09qui prendrons
00:40:09la responsabilité
00:40:10de la garantie
00:40:11et effectivement
00:40:12il y a eu un problème
00:40:13au moment où on a fondu
00:40:16l'hélices
00:40:17et malheureusement
00:40:18ce problème
00:40:19il a créé une rupture
00:40:20d'un tiers
00:40:21d'une dépale
00:40:22parce que
00:40:23effectivement
00:40:24cette petite société
00:40:25n'avait pas
00:40:25la technologie
00:40:27disponible
00:40:28pour faire des hélices
00:40:29aussi importantes
00:40:30Amiral
00:40:30tout ce que je peux
00:40:31vous souhaiter
00:40:32c'est dans 12 ans
00:40:33en 2038
00:40:35j'espère que vous aurez
00:40:36l'occasion
00:40:36de grimper à bord
00:40:37que vous y serez reçu
00:40:38peut-être pourriez-vous
00:40:39en être le parrain
00:40:40d'ailleurs
00:40:41ou en tout cas
00:40:41être reçu à bord
00:40:42vous verrez cette technologie
00:40:43plus sérieusement
00:40:45est-ce que
00:40:45la France
00:40:46a besoin
00:40:47d'un argument
00:40:48de cette puissance
00:40:49comme un
00:40:50comme un porte-avions
00:40:51est-ce que
00:40:52la question que je vous pose
00:40:53est-ce que dans 12 ans
00:40:54est-ce que
00:40:56je ne parle pas
00:40:57d'obsolescence
00:40:57mais est-ce que la technologie militaire
00:40:59est-ce que la
00:41:00la précision des armements
00:41:01est-ce que l'évolution
00:41:02de la technologie militaire
00:41:04fera qu'il y a un petit risque
00:41:05qu'en 2038
00:41:07le France 2
00:41:07ne soit pas tout à fait
00:41:08le France
00:41:09le France bleu
00:41:10le France bleu
00:41:11le France libre
00:41:12c'est la défaut du journaliste
00:41:14je cite des médias
00:41:15que le France libre
00:41:16ne soit pas tout à fait
00:41:17dans les performances
00:41:19que l'époque exigera
00:41:20est-ce qu'il peut y avoir ce risque ?
00:41:22Alors écoutez
00:41:23il est évident
00:41:24que quand on
00:41:25en tout ce qui touche
00:41:26à la coque
00:41:27et à la propulsion
00:41:29on ne pourra pas modifier
00:41:31au cours de la vie
00:41:32de ce bateau
00:41:34ces éléments
00:41:35parce que c'est vraiment
00:41:36des éléments
00:41:36complètement internes
00:41:37en revanche
00:41:38pour le système de combat
00:41:39comme vous le savez
00:41:40là on a fait appel
00:41:42à l'électronique
00:41:43j'allais dire moderne
00:41:44et c'est ce qu'on a fait
00:41:46sur le char de Gaulle
00:41:47déjà
00:41:47on a déjà modifié
00:41:48en gros
00:41:49tous les 5-6 ans
00:41:50on a modifié
00:41:52le système de combat
00:41:52du char de Gaulle
00:41:53pour qu'il soit effectivement
00:41:54toujours up to date
00:41:55et on fera la même chose
00:41:57sur le nouveau porte-avions
00:42:00tout ce qui touche
00:42:01l'électronique
00:42:01etc.
00:42:02tout ça
00:42:02ça peut évoluer
00:42:05sans difficulté
00:42:05mais c'est vrai
00:42:06que la plateforme
00:42:08restera ce qu'elle est
00:42:09et avec ses dimensions
00:42:10on pourra accueillir
00:42:12des avions
00:42:13plus lourds
00:42:14et qui seront peut-être
00:42:16des avions
00:42:18post-2040
00:42:192050
00:42:19donc ça pourra être
00:42:20une source
00:42:22de fierté
00:42:22pour la France
00:42:23et pour l'avril
00:42:23merci à mi-respect
00:42:24amiral
00:42:25et je vous souhaite
00:42:25je ne vous dis pas
00:42:26bon vent
00:42:26comme on dit aux marins
00:42:27je vous souhaite
00:42:28bonne glisse
00:42:28et un bon séjour
00:42:29dans les Alpes
00:42:29merci
00:42:30de nous avoir répondu
00:42:31sur Sud Radio
00:42:32sur cette question précise
00:42:33qui est celle du France Libre
00:42:34et bien merci beaucoup
00:42:35à vous aussi
00:42:36et bon courage
00:42:36pour tout
00:42:37dans un instant
00:42:38le face à face
00:42:40la liberté d'expression
00:42:41est-elle en danger
00:42:42on va se poser
00:42:43beaucoup de questions
00:42:44avec Georges Fenech
00:42:45ancien magistrat
00:42:46auteur de
00:42:47ne dites pas à ma mère
00:42:47que je suis chroniqueur
00:42:48sur CNews
00:42:49elle me croit toujours
00:42:50juge à Hasbrook
00:42:51aux éditions Fayard
00:42:52on le reçoit tout de suite
00:42:53et vous pouvez toujours
00:42:54poser vos questions
00:42:56au 0826 300 300
00:42:592h04
00:42:59et je reçois
00:43:00une personnalité française
00:43:02que beaucoup d'entre vous connaissent
00:43:05qui est devenue
00:43:06un polémiste
00:43:07après avoir eu d'autres fonctions
00:43:08dans sa vie
00:43:10bienvenue sur Sud Radio
00:43:11Georges Fenech
00:43:12je cite votre nom
00:43:14alors je rappelle
00:43:15votre glorieux parcours
00:43:16vous avez d'abord été magistrat
00:43:18d'abord au parquet de Vienne
00:43:20puis à Pointe-à-Pitre
00:43:21voilà
00:43:22ensuite vous êtes passé
00:43:23au juge d'instruction
00:43:24à Lyon
00:43:25puis vous avez été
00:43:27procureur adjoint
00:43:28au tribunal de Bourg-en-Bresse
00:43:30et puis substitut général
00:43:32à la cour d'appel de Lyon
00:43:33donc vous avez un parcours
00:43:34de magistrat parfait
00:43:35vous ne vous fréquentez pas
00:43:36avec le siège
00:43:37vous faites parquet d'instruction
00:43:38voilà
00:43:39vous n'avez pas jugé
00:43:40à votre âme et conscience
00:43:40mais vous avez exercé
00:43:42des fonctions
00:43:43et l'instruction
00:43:44c'est le siège
00:43:45bien sûr
00:43:45même avec
00:43:47cette capacité
00:43:48quand même
00:43:48d'envoyer les gens
00:43:49en prison
00:43:50pas tant que ça
00:43:50et vous avez
00:43:52bon pour juste prociter
00:43:53vous avez
00:43:53vous avez
00:43:54donc décidé
00:43:55d'un non-lieu
00:43:56dans l'affaire du juge
00:43:57du juge
00:43:58c'est pas une décision
00:43:59ça s'imposait à moi
00:44:00ça s'imposait à vous
00:44:00voilà
00:44:01je me souviens
00:44:01après ce parcours
00:44:02de juge
00:44:03je veux le dire
00:44:04François Renaud
00:44:05premier juge d'instruction
00:44:06lyonnais
00:44:06premier magistrat en France
00:44:08assassiné
00:44:09sous les balles de tueurs
00:44:10bien sûr
00:44:10très très très très probablement
00:44:12mais ça n'a jamais pu le prouver
00:44:13par le milieu
00:44:16comme on dit
00:44:16vous savez
00:44:17le fameux gang des lyonnais
00:44:18et c'est une
00:44:19c'est un échec cuisant
00:44:21pour la justice
00:44:21même teneur
00:44:22que le juge Michel
00:44:23à Marseille ou non ?
00:44:24le juge Michel
00:44:24c'était les trafics de drogue
00:44:26on a identifié
00:44:27les auteurs
00:44:28tueurs à moto
00:44:29le juge lui-même
00:44:30était sur une moto
00:44:31à Marseille
00:44:32mais le juge Renaud
00:44:33malheureusement
00:44:34on ne pourra jamais
00:44:35lui rendre justice
00:44:35comme quoi
00:44:36un juge d'instruction
00:44:37prend des risques
00:44:38dans la vie
00:44:38oui c'est une fonction
00:44:39exposée
00:44:40voilà
00:44:41effectivement
00:44:41très difficile
00:44:42sur laquelle j'ai une réflexion
00:44:44aujourd'hui très personnelle
00:44:45et en Italie
00:44:47le juge Falcon
00:44:47en particulier
00:44:48lui aussi a payé de sa vie
00:44:49le courage
00:44:50et la détermination
00:44:51et d'autres aussi
00:44:51qui ont été assassinés
00:44:52par la mafia
00:44:54alors vous n'avez pas
00:44:55que cette étiquette
00:44:55de magistrat
00:44:56d'abord
00:44:56et on va en parler
00:44:57vous avez eu l'enfance
00:44:58vous êtes un déraciné
00:45:00vous êtes un jeune enfant
00:45:03de la Tunisie
00:45:04de la Belle Époque
00:45:05à Sousse
00:45:07comme
00:45:07la ville des présidents
00:45:09absolument
00:45:09Sousse ville des présidents
00:45:10mon ami
00:45:12mon ami écrivaine
00:45:14l'épouse de Bernard Murat
00:45:16qui était
00:45:17qui était écrivain aussi
00:45:19et des Sousse
00:45:19et on sent que
00:45:21dans la
00:45:21je peux parler
00:45:22de diaspora tunisienne
00:45:25il y avait aussi
00:45:25la Boule Rouge
00:45:27qui était un restaurant
00:45:27qui a fermé
00:45:28qui a fermé
00:45:29je ne sais plus
00:45:30où aller manger
00:45:30un couscous tunisien
00:45:31mais je me sens bien d'accord
00:45:32le déracinement
00:45:33de la diaspora tunisienne
00:45:35est aussi douloureux
00:45:36bien sûr
00:45:36il y a celui d'Algérie
00:45:38il y a aussi des Marocains
00:45:39qui regrettent
00:45:40mais les Tunisiens
00:45:41que ce soit
00:45:42Philippe Séguin
00:45:42ou Bertrand Delanoé
00:45:44vous disent
00:45:44ça a été un déchirement terrible
00:45:45parce que c'était
00:45:46un coin de paradis
00:45:47il n'y a pas eu
00:45:48de guerre civile
00:45:49je ne dirais pas
00:45:50j'ai bien connu
00:45:51bien sûr
00:45:51Philippe Séguin
00:45:52nous sommes allés en Tunisien
00:45:53ensemble d'ailleurs
00:45:55ça a été
00:45:57si vous voulez
00:45:58ça a été un arrachement
00:45:59à notre terre natale
00:46:01nous avons tout laissé
00:46:03moi je suis parti
00:46:04mon père est venu me chercher
00:46:05à l'école
00:46:06j'avais 8 ans
00:46:08vous racontez la scène
00:46:09il vous prend par la main
00:46:09vous allez sur le bas
00:46:10il me dit d'abord
00:46:11embrasse ta maîtresse
00:46:12oui
00:46:13donc tu lui dis adieu
00:46:14le taxi
00:46:15sous Tunis
00:46:16la goulette
00:46:17le bateau
00:46:18Marseille
00:46:19et vous êtes sur le bas
00:46:20l'ingage
00:46:20et vous regardez la Tunisie
00:46:21qui disparaît sous vos yeux
00:46:21oui parce que j'ai eu conscience
00:46:22malgré mon très jeune âge
00:46:23qu'il se passait quelque chose
00:46:24de très important
00:46:25j'ai voulu fixer dans ma mémoire
00:46:27pour le reste de ma vie
00:46:27ce moment
00:46:28où j'ai cru que c'était le port
00:46:30qui s'éloignait
00:46:31vous savez quand vous êtes
00:46:32sur un gros paquebot
00:46:32vous vous rendez pas compte
00:46:33et en fait c'est comme
00:46:34quand vous croisez deux trains
00:46:35à l'arrêt
00:46:36vous savez vous croyez
00:46:37que c'est vous qui bougez
00:46:37tout à fait
00:46:38et là j'ai dit
00:46:39tiens il y a le port
00:46:40qui se retire
00:46:41c'était très jeune
00:46:42et en fait
00:46:42nous quittions la goulette
00:46:44et nous sommes arrivés
00:46:45à Marseille
00:46:46en février 1963
00:46:48l'hiver le plus froid
00:46:49du siècle
00:46:50oui on oublie
00:46:51moi qui n'avais jamais vu la neige
00:46:52je ne connaissais pas
00:46:53le froid piquant
00:46:5456 et 63
00:46:55voilà
00:46:56les deux hivers
00:46:56les plus froids du siècle
00:46:57deux valises quoi
00:46:59mes parents qui étaient
00:47:00des oléiculteurs
00:47:01qui avaient de belles
00:47:02exploitations
00:47:03d'huile d'olive
00:47:04notamment
00:47:06et bien on s'est retrouvé
00:47:07sans rien
00:47:08il a fallu
00:47:08on a laissé derrière nous
00:47:10il faut bien s'imaginer ça
00:47:11nos tombes
00:47:13nos ancêtres
00:47:16nos membres de la famille
00:47:18des amis
00:47:19les écoles
00:47:20enfin les maisons
00:47:21tout derrière nous
00:47:22du jour au lendemain
00:47:23en quelques heures
00:47:24et on parle souvent
00:47:26toujours pratiquement
00:47:27de l'Algérie
00:47:28mais au Maroc
00:47:29et en Tunisie
00:47:29vous avez eu des morts
00:47:31d'abord il y a eu
00:47:32des combats
00:47:32il ne faut pas l'oublier
00:47:34et puis il y a eu
00:47:35ce déracinement
00:47:36et cette difficulté aussi
00:47:38que nous avons eu
00:47:38à nous réinstaller
00:47:39parce que quand même
00:47:40à l'époque
00:47:40vous savez
00:47:40on disait les pieds noirs
00:47:42on ne nous aimait pas trop
00:47:43on arrive avec notre culture
00:47:45notre accent
00:47:45bien sûr
00:47:46vous voyez
00:47:47donc ça a été difficile
00:47:48et puis
00:47:49et puis on s'est reconstruit
00:47:50et puis on s'est reconstruit
00:47:51vous avez fait
00:47:52un beau parcours
00:47:53d'enfant de la République
00:47:55par la méritocratie
00:47:56c'est l'école qui m'a
00:47:57sauvé
00:47:58et l'éducation de mes parents
00:48:00à l'époque
00:48:00où l'école
00:48:01Georges Fenech
00:48:02était un tremplin
00:48:03et permettait
00:48:04par la méritocratie
00:48:05de gravir les échelons
00:48:06de la société
00:48:07par le courage
00:48:08une école qui aujourd'hui
00:48:10n'est plus
00:48:10ce qu'elle était autrefois
00:48:11on va en parler évidemment
00:48:12bien sûr
00:48:14origine des Fenech
00:48:15d'où viennent-ils ?
00:48:16la famille Fenech
00:48:16de l'île de Malte
00:48:17de l'île de Valter
00:48:18et oui
00:48:18de l'île de Malte
00:48:19ça s'est perdu
00:48:20pendant les croisades
00:48:21ils ont fait souche
00:48:22pendant les croisades
00:48:24et il y a toute une histoire familiale
00:48:25on est remonté
00:48:26jusqu'au 15ème siècle
00:48:28et j'y suis retourné
00:48:29il y a deux mois
00:48:30le lendemain de mon mariage
00:48:31à Lavalette
00:48:32parce que je me suis marié
00:48:32le 31 janvier
00:48:33et nous sommes partis
00:48:34avec mon épouse
00:48:35à Lavalette
00:48:36sur la trace
00:48:37des chevaliers de Malte
00:48:38n'est-ce pas ?
00:48:39que de symboles
00:48:40que de symboles
00:48:41c'était magnifique
00:48:42et donc
00:48:42notre famille a quitté Malte
00:48:44à la fin du 19ème
00:48:46deuxième moitié du 19ème
00:48:47et s'est installé en Tunisie
00:48:49où donc mon grand-père y est né
00:48:50mon père et moi-même
00:48:51voilà
00:48:52donc l'arrivée
00:48:53du nouveau régime
00:48:54avec le combattant suprême
00:48:56le président Bourguiba
00:48:56qui était pourtant
00:48:57un homme estimable
00:48:58c'était un visionnaire
00:49:00un visionnaire
00:49:01il avait compris une chose
00:49:02c'est qu'un pays
00:49:03ne peut pas se construire
00:49:04avec la moitié
00:49:06de sa population
00:49:06et qu'il fallait donner
00:49:07l'égalité aux femmes
00:49:09les femmes voilées
00:49:10ça n'existait pas
00:49:11sous Bourguiba
00:49:12pratiquement pas
00:49:12c'est une leçon
00:49:14et qui a été d'ailleurs
00:49:15une tradition bourguibienne
00:49:17qui a été ensuite
00:49:20appliquée par
00:49:21notamment Ben Ali
00:49:22oui
00:49:22au début
00:49:23au début du mandat de Ben Ali
00:49:24même pendant tout
00:49:26le mandat de Ben Ali
00:49:26les femmes avaient
00:49:27le droit de citer
00:49:29il n'y avait pas
00:49:29de soumission
00:49:32islamiste
00:49:32ou quoi que ce soit
00:49:33aujourd'hui malheureusement
00:49:34c'est différent
00:49:35la laïcité est une réalité
00:49:36dans certains pays musulmans
00:49:37à commencer par Ataturk
00:49:38en Turquie
00:49:39qui l'avait imposé
00:49:40et donc on a eu
00:49:41on a eu quelques instants
00:49:42de gloire de ce côté-là
00:49:42et donc d'où la régression
00:49:43on peut même citer
00:49:46comment il s'appelait
00:49:47le président égyptien
00:49:49Anwar El Sadat
00:49:50Anwar El Sadat
00:49:51Anwar El Nasser
00:49:51El Nasser
00:49:51El Nasser
00:49:53qui disait
00:49:53mais moi j'obligerai jamais
00:49:54ma fille à porter un voile
00:49:56bien sûr
00:49:57et les iraniens
00:49:58Mossadegh
00:49:59voilà
00:49:59et le chat lui-même
00:50:00n'avait pas de voile
00:50:01quand il est voile chez moi
00:50:02ça mériterait un débat
00:50:03peut-être qu'on en reparlera
00:50:04donc départ de la Tunisie
00:50:06carrière de magistrat
00:50:07dans la région lyonnaise
00:50:09vous êtes un lyonnais
00:50:11d'un lyonnais
00:50:11d'enracinement et de coeur
00:50:13qui est un hitter
00:50:14qui m'est cher
00:50:15pour la Bresse
00:50:15et pour les bouchons
00:50:17bien entendu
00:50:18et un jour
00:50:19vous considérez
00:50:20que
00:50:21au terme de cette mission
00:50:23de magistrat
00:50:24qui pour vous
00:50:24on sent que c'est
00:50:25la magistrature est une mission
00:50:26républicaine et citoyenne
00:50:28dans laquelle vous externez
00:50:29c'est un métier judiciaire
00:50:30mais vous appliquez vos valeurs
00:50:30vous dites
00:50:31je dois passer
00:50:32je dois passer le rubicon
00:50:33et passer à l'engagement
00:50:34qu'on dit
00:50:35l'engagement public
00:50:35l'engagement politique
00:50:37et vous vous présentez
00:50:38à la candidature
00:50:40aux législatives
00:50:41à Givor justement
00:50:43et là
00:50:44surprise
00:50:45les hauts-bron locaux
00:50:46de l'UMP
00:50:47considèrent que
00:50:48Fenech
00:50:49il n'a rien à foutre ici
00:50:50et
00:50:50qu'il aille se présenter ailleurs
00:50:52et l'affaire remonte
00:50:54jusqu'à Dominique de Villepin
00:50:55qui en parle au président
00:50:56de la politique Jacques Chirac
00:50:56qui dit
00:50:57mais ces gens-là
00:50:58nous emmerdent
00:50:59on investit
00:51:00Georges Fenech
00:51:00et vous devenez
00:51:01le candidat officiel
00:51:02de l'UMP
00:51:03et vous emportez
00:51:04l'élection
00:51:05dans une circonscription
00:51:06de gauche
00:51:07racontez-moi
00:51:08parce que pour un proc
00:51:09ou un juge d'instruction
00:51:09c'est pas évident
00:51:10de passer à
00:51:11la députation
00:51:12de l'ancien RPR
00:51:13du parti gaulliste
00:51:14c'est vrai
00:51:15c'est vrai
00:51:16je suis rentré en politique
00:51:17par effraction
00:51:18on ne voulait pas
00:51:19d'un juge en politique
00:51:20mais qu'est-ce qu'il vient faire
00:51:21en plus il a un bon poste
00:51:23il est magistrat
00:51:24c'est des chasses gardées
00:51:26il y aura quelques cas
00:51:27après
00:51:28Marceau
00:51:28on n'est pas nombreux
00:51:31on n'est pas nombreux
00:51:32et donc je décide
00:51:34pourquoi je décide
00:51:35de franchir le robicon
00:51:36comme vous dites
00:51:37parce que j'ai tout tenté
00:51:39de l'intérieur
00:51:40de la magistrature
00:51:41notamment en président
00:51:42un syndicat
00:51:43qui s'est inscrit
00:51:44contre cette idéologie
00:51:46pernicieuse
00:51:46du syndicat d'administrature
00:51:47qui s'est emparé
00:51:49de l'institution
00:51:50après l'arrivée au pouvoir
00:51:51de François Bitterrand
00:51:52et Robert Badinter
00:51:54on viendra sur les murs des cons
00:51:55tout à l'heure
00:51:55parce que vous en dites
00:51:56des choses très courageuses
00:51:57alors donc si vous voulez
00:52:00j'ai tout tenté
00:52:01j'ai pris des coups
00:52:02très durs
00:52:02je raconte d'ailleurs
00:52:03même les poursuites
00:52:04dont j'ai fait l'objet
00:52:05à la demande de Madame Guigou
00:52:06à l'époque
00:52:07et
00:52:09j'y arrivais pas
00:52:10je me suis dit
00:52:10mais comment faire
00:52:11pour faire bouger
00:52:12cette institution
00:52:13sinon d'avoir
00:52:14cette légitimité
00:52:15du suffrage universel
00:52:16et de pouvoir porter
00:52:18la parole plus haut
00:52:18c'est ce que j'ai fait
00:52:20voilà
00:52:20alors effectivement
00:52:21je suis rentré en politique
00:52:23un peu par effraction
00:52:24parce qu'on n'en voulait pas
00:52:25parce que c'était déjà
00:52:27tout était écrit
00:52:28pour quelqu'un d'autre
00:52:29dans cette circonscription
00:52:31et puis
00:52:32j'ai fait ma campagne
00:52:33et puis j'ai eu l'investiture
00:52:34de Jacques Chirac
00:52:35lui-même
00:52:35et à la demande
00:52:36de M. De Villepin
00:52:37à l'époque
00:52:37c'est vrai
00:52:38et puis je l'ai emporté
00:52:39dans une terre de mission
00:52:40comme on dit
00:52:41parce que c'est communiste
00:52:41depuis 65 ans
00:52:42j'y vois
00:52:43campagne de terrain
00:52:44du coup
00:52:44une campagne
00:52:45je ne pouvais pas
00:52:46j'avais mon camping-car
00:52:47je sillonnais
00:52:49toutes ces 42 communes
00:52:51de Condrieux
00:52:52Soussillon
00:52:53Jaret
00:52:53et puis c'est une belle région
00:52:55Condrieux
00:52:56ça vous dit quelque chose
00:52:57la vallée du Roi
00:52:59la côte Rottie
00:53:00et du Vionnier
00:53:02et du Vionnier
00:53:03et de la côte Rottie
00:53:04de Marseille de Guiguin
00:53:04c'est une très belle région
00:53:06patrimoine
00:53:07voilà
00:53:07et j'ai été élu
00:53:08en 2002
00:53:09je me suis retrouvé
00:53:10donc à la commission des lois
00:53:11et j'ai enfin pu
00:53:12travailler ces textes
00:53:14pour les réformes
00:53:14de la justice
00:53:15avec Nicolas Sarkozy
00:53:17notamment
00:53:17avec Dominique Perbel
00:53:18bien sûr
00:53:20et donc
00:53:20j'ai pu
00:53:21peut-être
00:53:22à mon modeste niveau
00:53:23faire un peu avancer
00:53:24les choses
00:53:24mais
00:53:25on n'a pas
00:53:25on n'a pas été
00:53:27jusqu'au bout
00:53:27des réformes
00:53:28moi je suis de ceux
00:53:29qui disent
00:53:29la droite
00:53:30a été élue
00:53:31pour faire un programme
00:53:31que malheureusement
00:53:33elle n'a pas pu
00:53:34accomplir pleinement
00:53:35sujet tout à fait
00:53:36d'actualité
00:53:36je reçois
00:53:38Georges Fenech
00:53:39auteur
00:53:39il a emprunté son trite
00:53:41à Séguéla
00:53:41d'ailleurs je vais vous demander
00:53:42un décryptage
00:53:43de ce titre extraordinaire
00:53:43ne dites pas à ma mère
00:53:44que je suis chroniqueur
00:53:46sur CNews
00:53:46elle me croit toujours
00:53:47juge à Asbrook
00:53:48surtout qu'il n'a jamais
00:53:49été juge à Asbrook
00:53:50enfin c'était
00:53:50c'était une forme
00:53:51Asbrook est toujours
00:53:52pris en référence
00:53:52comme une situation
00:53:53assez originale
00:53:55chez Fayard
00:53:56vous restez avec nous
00:53:56vous nous appelez
00:53:57au 0826 300 300
00:53:59alors je vous dis tout de suite
00:54:00Georges Fenech
00:54:01répondra toutes vos questions
00:54:02même si c'est une recette
00:54:03de couscous
00:54:04il vous la donnera
00:54:05non mais plus sérieusement
00:54:06c'est un homme
00:54:07qui a connu
00:54:08des situations différentes
00:54:09qui connait bien
00:54:09le monde politique français
00:54:10qui connait bien
00:54:11j'allais dire
00:54:12les travers de cet univers
00:54:13et on pourra discuter
00:54:15à bâton rompu
00:54:15des questions
00:54:16bon CNews
00:54:17c'est une radio
00:54:18on va discuter d'ailleurs
00:54:19qu'est-ce que CNews
00:54:20et si vous avez
00:54:22une opinion à donner
00:54:23sur la vie politique
00:54:24française actuelle
00:54:25sur la justice
00:54:25sur la presse
00:54:26sur les médias
00:54:27est-ce qu'on est vraiment
00:54:28libre de tout dire
00:54:29aujourd'hui
00:54:29est-ce qu'on peut penser
00:54:30librement sans contrainte
00:54:31ou est-ce qu'il y a
00:54:32une police de la pensée
00:54:34comme le dit
00:54:34Yvan Rufol
00:54:35qui est un copain
00:54:35de Georges
00:54:37et bien vous nous appelez
00:54:37au 0826 300 300
00:54:39Emmanuel Galasso
00:54:40nous transmettra
00:54:41votre appel
00:54:42à tout de suite
00:54:50vous êtes bien sur Sud Radio
00:54:52il est 13h19
00:54:53je reçois
00:54:53Georges Fenech
00:54:54qui a été magistrat
00:54:55député
00:54:56et aujourd'hui
00:54:56qui est
00:54:57qu'est-ce qu'on peut dire
00:54:58polémiste
00:54:59libre penseur
00:55:00sur CNews
00:55:01le titre c'est
00:55:02ne dites pas à ma mère
00:55:03que je suis chroniqueur
00:55:04sur CNews
00:55:04elle me croit
00:55:05toujours
00:55:05Jusas Asbrouck
00:55:06chez Fayard
00:55:07vous avez plagié
00:55:08amicalement
00:55:09ce titre
00:55:10à celui de Jacques Séguela
00:55:12ne dites pas
00:55:13à ma mère
00:55:13que je suis dans la publicité
00:55:14elle me croit pianiste
00:55:15dans un bordel
00:55:15bon CNews
00:55:17n'est pas un bordel
00:55:17on est d'accord
00:55:18donc vous n'êtes pas pianiste
00:55:19pourquoi cette forme
00:55:21de métaphore
00:55:22par rapport à
00:55:23oui mais écoutez
00:55:23c'est un titre
00:55:24qui m'est venu
00:55:26c'est un clin d'oeil
00:55:27j'ai effectivement
00:55:29plagié
00:55:29notre ami
00:55:32exceptionnel
00:55:33publicitaire
00:55:34homme
00:55:35vraiment
00:55:35de toutes les qualités
00:55:37visionnaires
00:55:38qui est Jacques Séguela
00:55:39je l'ai appelé
00:55:40bien sûr
00:55:40pour le prévenir
00:55:42de ce plagiat
00:55:46sans retenue
00:55:47il m'a dit
00:55:51Georges
00:55:51ce titre
00:55:52t'appartient
00:55:54voilà
00:55:55donc c'est dire
00:55:55ah oui
00:55:56il faut raser les murs
00:55:57aujourd'hui
00:55:57pour
00:55:58quand on est sur CNews
00:55:59on saurait
00:56:00cette chaîne
00:56:01d'extrême droite
00:56:02cette chaîne
00:56:03
00:56:04le débat
00:56:05n'est pas possible
00:56:06où le pluralisme
00:56:07n'existe pas
00:56:08où on impose
00:56:09un discours
00:56:10etc
00:56:11c'est ce qu'on peut entendre
00:56:12dans certaines bouches
00:56:13et en réalité
00:56:13c'est tout le contraire
00:56:14et vous le savez très bien
00:56:16vous connaissez très bien
00:56:16la chaîne
00:56:17je veux dire
00:56:18j'ai voulu dire
00:56:19par cette formule
00:56:20empruntée à Séguela
00:56:22que moi
00:56:23je ne reste pas les murs
00:56:24que CNews
00:56:25j'ai vécu
00:56:26cette épopée
00:56:26depuis
00:56:27maintenant
00:56:282017
00:56:28ça fait 8 ans
00:56:29que j'y suis
00:56:30c'était le passage
00:56:32entre E-Télé
00:56:33avec tous les remous
00:56:33qu'il y avait à l'époque
00:56:34et CNews
00:56:35et on partait
00:56:37on était quoi
00:56:37à 0.6
00:56:39et aujourd'hui
00:56:39on peut dire
00:56:40qu'on est la première
00:56:41chaîne d'info
00:56:41même si en ce moment
00:56:42il y a un petit faux plat
00:56:43mais
00:56:44c'est une épopée
00:56:45dans un paysage
00:56:47audiovisuel
00:56:47où il y avait
00:56:49un monopole du récit
00:56:50et tout d'un coup
00:56:51il y a un éléphant
00:56:52qui arrive dans un jeu de quilles
00:56:54ou dans un magasin de porcelaine
00:56:55et qui s'empare
00:56:58de cette liberté nouvelle
00:57:00pour dire
00:57:00il y a aussi
00:57:01d'autres discours
00:57:03d'autres récits
00:57:04que le récit dominant
00:57:06qu'on nous impose
00:57:06finalement
00:57:07voilà
00:57:08et ça
00:57:09a perturbé
00:57:11l'establishment
00:57:12médiatique
00:57:13comme on peut dire
00:57:14et donc aujourd'hui
00:57:15on entend quoi
00:57:16on l'entend
00:57:16une présidente du service
00:57:18moi je vous parle cash
00:57:19Delphine Ernotte
00:57:21qui dit qu'on est
00:57:21d'extrême droite
00:57:23on envoie des commissions
00:57:24d'enquête parlementaires
00:57:25qui sont des tribunaux
00:57:26inquisitoriaux
00:57:27des soviets de suprême
00:57:29épouvantables
00:57:29contre nous
00:57:30on voit bien
00:57:31l'ARCOM
00:57:31qui nous a dans le viseur
00:57:33oui mais qui a démenti
00:57:33l'ARCOM a démenti
00:57:35il n'y avait pas d'entorse
00:57:36à la pluralité
00:57:37sur ces news
00:57:38oui
00:57:38ils ont été très contrariés
00:57:40d'ailleurs
00:57:40mais
00:57:41mais l'ARCOM
00:57:42nous semblait de près
00:57:43les amendes tombent
00:57:45avec grande facilité
00:57:47on l'a retiré
00:57:48AC8
00:57:49qui est du même groupe
00:57:50la fréquence
00:57:51qui pour moi
00:57:51est un scandale
00:57:52en termes de liberté
00:57:54d'expression
00:57:55et liberté tout court
00:57:58et donc
00:57:58on est aussi
00:58:00dans le collimateur
00:58:01j'ose le dire
00:58:01de certaines décisions
00:58:03du conseil d'état
00:58:04donc on voit bien
00:58:05qu'il y a une volonté
00:58:06de faire taire
00:58:08une voix dissonante
00:58:08et moi c'est un
00:58:09sans peut-être
00:58:10pas mon dernier combat
00:58:12mais après avoir
00:58:13combattu un certain nombre
00:58:15mené un certain nombre
00:58:16de combats
00:58:16comme celui
00:58:17contre les sectes
00:58:18ou le terrorisme
00:58:18etc
00:58:19je trouve que c'est
00:58:20vraiment le combat
00:58:21le plus important
00:58:22qui soit
00:58:22cette liberté d'informer
00:58:24cette liberté d'expression
00:58:25que je trouve
00:58:26ici
00:58:27assez news
00:58:28cet espace de liberté
00:58:29souffrez
00:58:30cher Georges Fenech
00:58:31que je vous interpelle
00:58:32en disant
00:58:32que vous n'avez pas
00:58:33de monopole du coeur
00:58:34vous n'avez pas
00:58:35le monopole
00:58:35de la radio libre
00:58:36sud radio
00:58:36les pleinement
00:58:37notre thème
00:58:38c'est le parlons vrai
00:58:39peut-être avons nous même
00:58:40une petite antériorité
00:58:41j'y étais pas à l'époque
00:58:42voyez moi je suis passé
00:58:43par CNews
00:58:43je suis passé par BFM TV
00:58:45je suis passé par RMC
00:58:46LCI
00:58:47donc je connais
00:58:48tous ces médias
00:58:50et c'est vrai que
00:58:50sud radio
00:58:51a sur cette même
00:58:52éthique
00:58:53et sur cette même
00:58:53préoccupation
00:58:54de la liberté
00:58:55d'expression
00:58:56parce qu'on en est là
00:58:57on en est à la liberté
00:58:58d'expression
00:58:58chacun peut venir
00:58:59s'exprimer
00:58:59nous recevons tout le monde
00:59:01et nous sommes ravis
00:59:02d'entendre
00:59:04des opinions divergentes
00:59:05nous sommes voltairiens
00:59:06nous ne sommes pas
00:59:07toujours d'accord
00:59:07avec vous
00:59:08mais nous donnerions
00:59:09votre vie
00:59:09pour que vous puissiez
00:59:10continuer à vous
00:59:10je suis d'accord
00:59:11je suis d'accord
00:59:12je suis sur une chaîne
00:59:14de radio
00:59:15libre
00:59:15d'expression
00:59:16mais vous n'êtes pas
00:59:17une télévision
00:59:18moi je parle
00:59:19d'une télévision
00:59:20c'était une première
00:59:21avec la TNT
00:59:22d'avoir un réseau
00:59:24je reconnais la nuance
00:59:25je reconnais la nuance
00:59:25quand même important
00:59:26dans un paysage
00:59:27qui était vraiment
00:59:28sous un monopole
00:59:29alors justement
00:59:30on va rentrer
00:59:30dans le vif du sujet
00:59:31on a convenu
00:59:32qu'on se disait tout
00:59:32on se dit tout
00:59:34on se dit tout
00:59:34alors
00:59:35CNews
00:59:36moi que j'ai connu
00:59:38relativement plus raisonnable
00:59:39peut-être
00:59:39aux yeux
00:59:41j'allais dire
00:59:41de l'intelligentsia générale
00:59:43de l'intelligentsia gauche
00:59:44il y a à un moment donné
00:59:45un positionnement
00:59:46très clair
00:59:47courageux
00:59:48à l'arrivée
00:59:48de Vincent Bolloré
00:59:50Serge Netjar
00:59:51en est le metteur en scène
00:59:52de cette évolution
00:59:54idéologique
00:59:55journalistique
00:59:56éditoriale
00:59:57j'ai envie de vous poser
00:59:58la question
00:59:59bien sûr
01:00:00nous savons qu'il y a
01:00:01une pensée unique
01:00:02sur le service public
01:00:05avec
01:00:05l'affaire
01:00:06l'affaire
01:00:08Patrick Cohen
01:00:09et
01:00:11Thomas Legrand
01:00:12en a été
01:00:13la consécration
01:00:14et encore ce matin
01:00:15et tous les jours
01:00:16on entend cette radio
01:00:17du service public
01:00:18qui est censée représenter
01:00:19la totalité
01:00:20de la diversité
01:00:21des opinions françaises
01:00:22elle est orientée
01:00:23clairement à gauche
01:00:24ça personne
01:00:25n'en discute
01:00:25quelque part
01:00:26c'est leur droit
01:00:27je me souviens
01:00:27vous savez
01:00:28le président Sarkozy
01:00:29avait dit
01:00:29je vais nommer
01:00:29les patrons
01:00:30de la chaîne radio
01:00:31bon les choses
01:00:31continuent comme telles
01:00:32est-ce que le risque
01:00:33donc je viens
01:00:33au vif du sujet
01:00:34est-ce que le risque
01:00:35sur CNews
01:00:36c'est que
01:00:37pour combattre
01:00:38la pensée unique
01:00:38on n'en vienne pas
01:00:39à l'unique pensée
01:00:40et que quelque part
01:00:42il y a sur CNews
01:00:43cette sensation
01:00:43de défendre des valeurs
01:00:44des principes
01:00:45une analyse
01:00:46de la politique française
01:00:47mais que celle-là
01:00:48vous êtes tenu
01:00:49bien entendu
01:00:50de donner la parole
01:00:51pour des quotas
01:00:51de temps de parole
01:00:52politique à d'autres
01:00:53mais on sent quand même
01:00:55que la vraie diversité
01:00:57des opinions
01:00:57sur CNews
01:00:58elle est peut-être
01:00:58limitée
01:00:59et tenue
01:01:00vous pouvez me dire
01:01:00c'est parce qu'on est
01:01:01en période de résistance
01:01:03qu'on est obligé
01:01:03de se défendre
01:01:04mais c'est vrai
01:01:05et Dieu sait
01:01:05si j'ai d'estime
01:01:06et d'admiration
01:01:06pour tous les chroniqueurs
01:01:07pour Pascal Praud
01:01:08en particulier
01:01:09mais on sent quand même
01:01:10qu'à un moment donné
01:01:11ça peut être verrouillé
01:01:11il y a certaines choses
01:01:13qu'on peut dire
01:01:13et quelques autres
01:01:14qu'on ne fait pas dire
01:01:16est-ce que je peux le dire ?
01:01:17Moi je vous invite
01:01:18à poser cette question
01:01:20à Olivier D'Artigol
01:01:22qui a officié
01:01:23sur notre chaîne
01:01:24pendant des années
01:01:24communiste
01:01:25je vous invite
01:01:26à poser cette question
01:01:27à André Valigny
01:01:28pour lequel j'ai
01:01:28beaucoup d'amitié
01:01:29et de respect
01:01:29si effectivement
01:01:31il est bridé
01:01:32dans sa parole
01:01:33vous poserez la question
01:01:34je ne sais pas
01:01:35moi à Julien Drey
01:01:36Philippe Bilger
01:01:37lui considère
01:01:37qu'il a été
01:01:39évacué
01:01:39pour des raisons
01:01:40d'orientation
01:01:42j'en discuterai
01:01:43avec lui d'ailleurs
01:01:44je le recevrai
01:01:44je ne veux pas
01:01:45entrer dans ce débat
01:01:46je comprends
01:01:47d'un collègue
01:01:48que j'estime beaucoup
01:01:49en fait vous avez été magistrat
01:01:50il nous manque beaucoup
01:01:51moi je vous le dis
01:01:52comme d'autres d'ailleurs
01:01:53il n'y a pas beaucoup
01:01:54qui sont partis
01:01:55ou à qui on a demandé
01:01:56de partir
01:01:57mais ça je préfère
01:01:58ne pas rentrer
01:01:59dans ce débat
01:02:00si vous me permettez
01:02:01mais moi je peux vous dire
01:02:03une chose
01:02:03c'est qu'on ne m'a jamais demandé
01:02:04de tenir un discours
01:02:05de parler de ceci
01:02:06ou de cela
01:02:07et d'ailleurs
01:02:08si vous regardez
01:02:09un petit peu
01:02:09l'heure des pros
01:02:10et j'y vais ce soir
01:02:11vous verrez
01:02:12quelques fois
01:02:12comme je suis
01:02:13un peu bousculé
01:02:14par Pascal Pro
01:02:17je reste sur mes positions
01:02:19si vous voulez
01:02:20donc d'ailleurs
01:02:21il vous engueule
01:02:22quelques fois
01:02:23c'est terrible
01:02:24il pousse le bouchon
01:02:25très loin
01:02:26il y a aussi un jeu de rôle
01:02:27entre nous
01:02:28il y a beaucoup d'estime
01:02:28de considération
01:02:29de respect
01:02:30mais il y a une forme
01:02:31un peu de spectacle
01:02:32il faut dire ce qu'il y a
01:02:33de spectateur
01:02:34je voudrais quand même
01:02:35vous préciser une chose
01:02:36c'est que
01:02:36je suis à ce micro
01:02:37de Sud Radio
01:02:38mais je ne suis pas
01:02:39le porte-parole
01:02:39de ces news
01:02:40vous avez bien compris
01:02:41mais c'est pas comme ça
01:02:41que vous vous comprenez
01:02:42je ne viens pas
01:02:44au nom de monsieur Bolloré
01:02:45dans votre clip
01:02:46vous dites bien
01:02:47vous portez ces news
01:02:48en disant c'est le dernier espace
01:02:51télévisé
01:02:51où on peut s'exprimer librement
01:02:52je voulais dire
01:02:53attention à un moment donné
01:02:55à force de vouloir corriger
01:02:57le travers
01:02:57d'une autre forme de média
01:02:58on finit peut-être
01:03:00par s'enfermer
01:03:00dans un discours
01:03:01un petit peu
01:03:01mais qu'il y a une sensibilité
01:03:02qu'il y a une sensibilité
01:03:03vous croyez qu'il n'y a pas
01:03:03de sensibilité
01:03:04à BFM TV
01:03:05ou à LCI
01:03:05ou il y a des sensibilités
01:03:07mais évidemment
01:03:08qu'il y a une sensibilité
01:03:09mais évidemment
01:03:10qui soit un peu différente
01:03:12sur ces news
01:03:12en quoi ça gêne
01:03:13et si on n'est pas content
01:03:15ben on zappe
01:03:16on va sur une autre chaîne
01:03:17laisser les gens s'exprimer
01:03:19maintenant
01:03:19la seule chose
01:03:20que je peux vraiment vous dire
01:03:21c'est que les gens
01:03:22que je rencontre
01:03:23très souvent
01:03:24dans les salons du livre
01:03:25par exemple
01:03:26ou même quelques fois
01:03:27dans la rue
01:03:28mais dans les salons du livre
01:03:28c'est vraiment
01:03:29un bon thermomètre
01:03:31les gens viennent me voir
01:03:32ah c'est news
01:03:32merci d'exister
01:03:34enfin
01:03:34une chaîne
01:03:35qui parle
01:03:36des problèmes que l'on voit
01:03:37qui n'occultent rien
01:03:38etc
01:03:39merci d'exister
01:03:40il y a une forme même
01:03:41que je n'avais jamais connue
01:03:43dans aucun autre média
01:03:44avant
01:03:44une forme d'addiction
01:03:45on prend le café
01:03:46tous les matins avec vous
01:03:48le soir
01:03:48on vous écoute
01:03:49c'est notre chaîne
01:03:50ils se sont
01:03:51les français se sont appropriés
01:03:53la chaîne
01:03:53vous voyez
01:03:54et ça
01:03:54et même de l'étranger
01:03:56on reçoit
01:03:57nous tous
01:03:57chroniqueurs
01:03:58on reçoit des messages
01:03:59d'Israël
01:04:01bien sûr
01:04:01beaucoup
01:04:01mais des Etats-Unis
01:04:02d'Egypte
01:04:03d'Afrique
01:04:04vous voyez
01:04:04quelque part
01:04:05j'ai l'impression
01:04:06de devenir un peu
01:04:06la voix de la France
01:04:07c'est quand même extraordinaire
01:04:08donc c'est une chaîne
01:04:10particulière
01:04:11c'est une chaîne
01:04:11qui
01:04:13évidemment
01:04:14attire beaucoup
01:04:15d'animosité autour
01:04:16parce qu'on a du succès
01:04:17si on n'avait pas du succès
01:04:18on n'intéresserait personne
01:04:19ça a été le cas
01:04:19mais il se trouve
01:04:20qu'on a du succès
01:04:22parce qu'on parle
01:04:23des choses
01:04:24que les gens
01:04:25voient eux-mêmes
01:04:26voyez-vous
01:04:26et on y entend peut-être
01:04:27des choses
01:04:28qu'on n'entend pas ailleurs
01:04:28je suis avec
01:04:29Georges Fenech
01:04:31qui a publié un livre
01:04:32qui est un témoignage
01:04:33de sa vie
01:04:35de magistrat
01:04:35de journaliste
01:04:36parce qu'il est un peu plus journaliste
01:04:41dans les choses
01:04:41et actuel
01:04:42à travers sa présence
01:04:43à CNews
01:04:44et il décrypte
01:04:45sans concession
01:04:45avec des termes très crus
01:04:47tout ce qui a pu l'indigner
01:04:48tout ce qui a pu l'interpeller
01:04:49et puis il y a quelques considérations
01:04:51sur la façon peut-être
01:04:52dont on pourrait
01:04:53envisager l'avenir
01:04:54dans cette république
01:04:55qui est bien en souffrance
01:04:56vous restez avec nous
01:04:57vous nous appelez
01:04:58au 08 126 300 300
01:04:59vous avez compris
01:05:00que Georges Fenech
01:05:01répondra à toutes vos questions
01:05:02et si vous avez envie
01:05:03de parler de CNews
01:05:04de la liberté d'expression
01:05:05du service public
01:05:05voilà
01:05:06qu'est-ce qui est aujourd'hui
01:05:07le rôle d'un grand média
01:05:08d'une télévision
01:05:08d'une radio
01:05:09est-ce qu'on peut dire
01:05:10tout ce qu'on veut en France
01:05:11certains se posent la question
01:05:12et Georges Fenech
01:05:13qui a répondu
01:05:14avec ces mots
01:05:15à tout de suite
01:05:15sur Sud Radio
01:05:23Vous êtes bien sur Sud Radio
01:05:25il est 13h33
01:05:26c'est l'heure de déjeuner
01:05:27mais Georges Fenech et moi
01:05:28on a décidé de faire
01:05:29une petite grève de la faim
01:05:30on se rattrapera plus tard
01:05:31pour débattre
01:05:32sur ces sujets
01:05:33qui animent
01:05:33la société française
01:05:35et qui interpellent
01:05:36nos opinions
01:05:39Georges Fenech
01:05:40ancien magistrat
01:05:41ancien député
01:05:42magistrature
01:05:43il passe à la politique
01:05:44aujourd'hui
01:05:45il est sur les plateaux
01:05:46de CNews
01:05:47et d'Europe 1
01:05:48je veux dire
01:05:48et d'Europe 1
01:05:49où il défend
01:05:50où il défend ses convictions
01:05:51on discutait
01:05:52à l'instant
01:05:52je disais
01:05:53à Georges Fenech
01:05:54attention
01:05:56quand on veut corriger
01:05:57le tir
01:05:58par rapport à des médias
01:05:59qui sont sous contrôle
01:06:00sous influence
01:06:01de la pensée unique
01:06:02est-ce qu'on ne devient pas
01:06:03l'unique pensée
01:06:04en essayant de cloisonner
01:06:06quelque part le débat
01:06:07il me dit que non
01:06:08il est vrai
01:06:09si vous permettez
01:06:10quand même
01:06:10juste un truc
01:06:11c'est que vous parlez
01:06:12je parle du service public
01:06:14c'est notre argent à tous
01:06:15oui bien sûr
01:06:16là la chaîne CNews
01:06:17c'est une chaîne privée
01:06:18même si on a
01:06:19un canal de la TNT
01:06:20c'est une chaîne privée
01:06:21vous voyez toute la différence
01:06:22et c'est vrai pour LCI
01:06:24et pour BFM TV
01:06:26qui d'ailleurs
01:06:27enfin
01:06:28Georges Fenech
01:06:29est-ce qu'on peut considérer
01:06:30qu'un journaliste
01:06:31un patron d'antenne
01:06:32un directeur éditorial
01:06:34qui vous dit
01:06:34je suis dans la neutralité
01:06:36dans l'objectivité
01:06:37moi je n'y crois pas
01:06:38on parle toujours
01:06:39de quelque part
01:06:40et ce qui est bien
01:06:41c'est d'assumer
01:06:41on est plutôt à droite
01:06:43on est plutôt à gauche
01:06:44voilà
01:06:44on assume
01:06:45à l'auditeur
01:06:46au téléspectateur
01:06:47de faire le choix
01:06:47mais d'annoncer
01:06:48nous service public
01:06:49nous ne parlons que des faits
01:06:51et même Mediapart
01:06:52quelque part
01:06:53nous ne parlons que des faits
01:06:54nous ne prenons pas position
01:06:55voilà
01:06:56nous sommes dans l'objectivité
01:06:57de la neutralité
01:06:57c'est insupportable
01:06:59comme discours
01:06:59bien sûr que c'est insupportable
01:07:01on peut très bien
01:07:03avoir une sensibilité
01:07:05même le dire
01:07:05mais on n'est pas obligé
01:07:07pour autant
01:07:07on ne doit pas
01:07:09devenir un militant
01:07:10derrière un micro
01:07:11du service public
01:07:11c'est toute la nuance
01:07:13vous savez
01:07:15depuis que je suis sur CNews
01:07:17j'ai dû écrire
01:07:184 ou 5 livres
01:07:20je n'ai jamais été invité
01:07:21par aucune chaîne
01:07:23du service public
01:07:24pour en faire la promotion
01:07:25ou pour l'expliquer
01:07:27étonnant
01:07:27et celui que vous avez
01:07:29sous les yeux
01:07:29cher ami
01:07:32je n'ai reçu
01:07:33aucune invitation
01:07:34nulle part
01:07:35voyez-vous
01:07:35donc ça me pose
01:07:37moi un problème
01:07:37ça peut peut-être se faire
01:07:38dans la mesure
01:07:39où vous les interpellez
01:07:40voilà
01:07:41il ne m'étonnerait pas
01:07:41que
01:07:42et quand je parle de moi
01:07:43que Sonia de Villers
01:07:43vous appelle
01:07:44je peux vous parler
01:07:45de mon ami
01:07:46Gilles William Gonadol
01:07:47qui vend des dizaines
01:07:48de milliers de livres
01:07:50jamais une invitation
01:07:51du service public
01:07:52alors on me dirait
01:07:52oui mais vous les attaquez
01:07:53mais on les attaque
01:07:54à cause de ça
01:07:55précisément
01:07:55c'est qu'il y a eu
01:07:56la mainmise
01:07:57d'un clon
01:07:58voilà
01:07:59sur le réseau public
01:08:00et ça
01:08:01ça n'est pas supportable
01:08:02d'ailleurs
01:08:03je vous rappelle
01:08:03qu'il y a une commission
01:08:04d'enquête parlementaire
01:08:05en ce moment
01:08:05sur le pluralisme
01:08:07dans le service public
01:08:08et là
01:08:09on est en train
01:08:09de lever
01:08:10ouvrir le capot
01:08:11comme dit l'autre
01:08:11comme dit Pascal Praud
01:08:12notamment
01:08:13et on découvre
01:08:14pas mal de choses
01:08:15l'arroseur pourrait être
01:08:16l'arroseur pourrait être
01:08:17l'arroseur pourrait être
01:08:18arrosé
01:08:19et il serait temps
01:08:20mais c'est vrai
01:08:21qu'il peut y avoir
01:08:22du militantisme
01:08:24c'est acceptable
01:08:25à condition que l'on dise
01:08:26que ça en est
01:08:27et que l'on dise
01:08:28d'où on parle
01:08:28Georges Fenech
01:08:29nous avons Sophie
01:08:30qui nous appelle
01:08:31de Biarritz
01:08:32bonjour Sophie
01:08:33bonjour Perico
01:08:34bonjour monsieur Fenech
01:08:35je vous aime beaucoup
01:08:36et j'aime beaucoup
01:08:37votre calme
01:08:39et votre pensée
01:08:40tranquille
01:08:41mais certaine
01:08:42non je voulais juste
01:08:43dire que je regarde
01:08:44nous regardons
01:08:45beaucoup ces news
01:08:46et que ce n'est pas
01:08:47une scène facho
01:08:48dans la mesure où
01:08:49en plus
01:08:49les membres de LFI
01:08:50aiment beaucoup
01:08:51venir voir
01:08:51Laurence Ferrari
01:08:52quand ils ont quelque chose
01:08:53à dire
01:08:54mais ceci dit
01:08:55en passant
01:08:56Marc Menand
01:08:57par exemple
01:08:57qui est un chroniqueur
01:08:58remarquable
01:09:00c'est un homme de gauche
01:09:01dont les parents
01:09:02ont quand même subi
01:09:03les sévices du fascisme
01:09:05du temps de la guerre
01:09:06je pense que ce sont
01:09:07des arguments
01:09:10quand on n'a plus rien à dire
01:09:12Georges Fenech
01:09:13je suis d'accord
01:09:13Sophie
01:09:14je fais toujours
01:09:15un édito à cette antenne
01:09:16en disant
01:09:17ras-le-bol
01:09:18des anathèmes
01:09:19de fascistes
01:09:19de nazisme
01:09:21si c'est ça
01:09:22le fascisme et le nazisme
01:09:23alors ce n'était pas
01:09:24si méchant que ça
01:09:24et c'est vrai qu'aujourd'hui
01:09:25le seul argument politique
01:09:26qu'on a opposé
01:09:27à des gens
01:09:27avec lesquels on n'est pas d'accord
01:09:28c'est de les traiter
01:09:29alors aujourd'hui
01:09:30le fascisme
01:09:30il commence où
01:09:31vous voyez
01:09:31et là je vois l'arc républicain
01:09:33le camp républicain
01:09:34c'est aberrant
01:09:35vous êtes d'accord
01:09:35que le mot fasciste
01:09:36a été galvaudé
01:09:37bien sûr
01:09:38d'abord je remercie Sophie
01:09:39pour ses compliments
01:09:41et son témoignage
01:09:42et je confirme
01:09:43effectivement ce qu'elle dit
01:09:44voilà
01:09:44on n'est pas du tout
01:09:46fasciste
01:09:47Marc Mounand
01:09:47n'est pas un fasciste
01:09:48Christine Kelly
01:09:49n'est pas une fasciste
01:09:50Laurence Ferret
01:09:51et je pourrais ensuite
01:09:52énumérer comme ça
01:09:53tous ceux qui interviennent
01:09:54sur notre chaîne
01:09:55mais politiquement
01:09:56oui maintenant
01:09:57voilà
01:09:58on apprend que
01:09:59Rachidati est fasciste
01:10:00si on en croit
01:10:01monsieur Grégoire
01:10:02n'est-ce pas
01:10:03donc quand on en est là
01:10:05c'est qu'on n'a plus d'argument
01:10:06vous avez raison
01:10:07c'est qu'on n'a plus d'argument
01:10:08à opposer
01:10:10et il va bien faire
01:10:11et les électeurs
01:10:12vous savez
01:10:12ne s'y trompent pas
01:10:13eux
01:10:14ne s'y trompent pas
01:10:15on ne peut pas les prendre
01:10:16des naïfs
01:10:17et d'ailleurs
01:10:17vous voyez bien
01:10:18les résultats
01:10:19qui vont arriver
01:10:20dans certaines communes
01:10:22et grandes villes
01:10:23et en France en général
01:10:24je veux dire
01:10:24tout ça
01:10:25le but c'est de combattre
01:10:26l'extrême droite
01:10:26c'est dire que le RN
01:10:27est un parti fascisant
01:10:29issu quasiment
01:10:29de la collaboration
01:10:31et plus on l'insulte
01:10:32plus il monte dans les scores
01:10:33d'abord le RN
01:10:34ça n'est plus le FN
01:10:35c'est plus le FN
01:10:36nous sommes d'accord
01:10:37ah mais ça
01:10:37il y a des gens
01:10:38qui tiennent absolument
01:10:38à rappeler que c'est le FN
01:10:39de Jean-Marie Le Pen
01:10:41si on devait remonter
01:10:42toute l'histoire
01:10:43des socialistes
01:10:44et toute l'histoire
01:10:44de François Mitterrand
01:10:45et du Parti Communiste
01:10:46il faut voir aujourd'hui
01:10:47ce qu'il en est
01:10:47et quelle est la voix
01:10:49quelle est la parole
01:10:51des dirigeants
01:10:52de ce parti
01:10:53auquel je n'appartiens pas
01:10:54d'ailleurs je n'appartiens plus
01:10:56à aucun parti aujourd'hui
01:10:56on est bien d'accord
01:10:57c'est pas ma sensibilité
01:10:58à proprement parler
01:11:00mais moi ce que je constate
01:11:01c'est qu'aujourd'hui
01:11:02le danger ne vient pas de là
01:11:03le danger
01:11:04où est-il le danger antisémite
01:11:05où est-il le danger communautariste
01:11:07où est-il ce danger là
01:11:08on le sait
01:11:10à la France Insoumise
01:11:11exactement
01:11:12et Olivier Faure a bien dit
01:11:14pas d'accord national
01:11:16avec la France Insoumise
01:11:17ce sont des gens
01:11:18qui ne sont pas fréquentables
01:11:19sauf quand il y a
01:11:20une mairie à sauver
01:11:21ou un siège de député
01:11:22à préserver
01:11:23et quand on lui pose la question
01:11:24il dit oui je voterai
01:11:25pour monsieur Picmal
01:11:26à Toulouse
01:11:27c'est-à-dire LFI
01:11:30Georges Fenech
01:11:31vous avez dans cet ouvrage
01:11:34passé en revue
01:11:35un certain nombre
01:11:35de personnalités
01:11:36vous faites des portraits
01:11:37de vos collègues
01:11:38Gilles-Louis
01:11:39c'est-à-dire que
01:11:40j'ai pensé
01:11:40qu'il y a une telle
01:11:41une telle attraction
01:11:42de nos tels spectateurs
01:11:44il dit je vais leur ouvrir
01:11:45un petit peu les coulisses
01:11:46vous dire un peu
01:11:47comment ça se passe avant
01:11:48le commencement de l'antenne
01:11:49quels sont nos rapports
01:11:50et puis faire des portraits
01:11:51des uns et des autres
01:11:52c'est ce que j'ai pensé
01:11:54utile de faire
01:11:54alors il y a quelques personnalités
01:11:56un peu plus tonitruantes
01:11:57que d'autres
01:11:57et c'est le but
01:11:58vous parlez notamment
01:11:59voilà
01:12:00Philippe Devilliers
01:12:01pour vous
01:12:01vous avez lu
01:12:03vous êtes imprégné
01:12:04du mémoricide
01:12:05que son ouvrage
01:12:06vous estimez
01:12:07qu'il y raconte
01:12:07des choses fondamentales
01:12:09et inquiétantes
01:12:10par rapport à ce qu'il mange
01:12:11aujourd'hui
01:12:12politique et audiovisuel
01:12:14je ne rate
01:12:15jamais
01:12:15une émission
01:12:16le vendredi
01:12:17je l'écoute
01:12:18avec une émotion
01:12:20cette vibration
01:12:21charnelle
01:12:22qu'il a
01:12:22quand il parle
01:12:23de la France
01:12:24quand il évoque
01:12:25avec toute son expérience
01:12:26sa longue expérience
01:12:27c'était aussi
01:12:28un visionnaire
01:12:29il avait raison
01:12:30avant tout le monde
01:12:31c'est ce qui lui a empêché
01:12:32peut-être de faire
01:12:32une carrière encore plus brillante
01:12:33qu'elle ne le fut
01:12:34mais elle est déjà brillante
01:12:36bien sûr
01:12:36et donc
01:12:37le succès de Philippe Devilliers
01:12:39un million de téléspectateurs
01:12:40et voire plus
01:12:41un million d'eux
01:12:41à lui tout seul
01:12:43avec Elliot Deval
01:12:44et Geoffroy Lejeune
01:12:45ça montre bien
01:12:46que les français
01:12:47ont besoin d'entendre
01:12:48tout ce qui
01:12:50symbolise toujours
01:12:51et tout ce qui menace
01:12:53maintenant
01:12:54notre identité
01:12:55notre culture
01:12:55notre indépendance
01:12:56notre souveraineté
01:12:57et il le dit
01:12:59avec ses mots à lui
01:13:00qui sont à la fois
01:13:01un homme politique
01:13:02mais j'allais dire
01:13:03c'est un poète
01:13:03c'est un poète
01:13:04de l'âme
01:13:05du coeur
01:13:06est-ce qu'il y a
01:13:07une dérive
01:13:08pour autant
01:13:09aujourd'hui
01:13:10dans cette réaction
01:13:13à la pensée unique
01:13:14sur les médias
01:13:15dans le pays
01:13:16cette gauche
01:13:17cette intelligence
01:13:17de gauche
01:13:18qui a donné le la
01:13:19idéologique
01:13:20pendant des années
01:13:21entre les gens
01:13:22qui étaient fréquentables
01:13:23et pas fréquentables
01:13:23vous estimez que ça y est
01:13:25que la
01:13:25j'allais dire
01:13:26la part des choses est faite
01:13:27il y a dans l'évolution
01:13:28des mentalités
01:13:29non
01:13:29d'abord
01:13:30je vais vous dire
01:13:32jamais
01:13:32j'aurais rêvé
01:13:33d'avoir cet espace
01:13:35de liberté
01:13:35ça n'existait pas
01:13:36à l'époque
01:13:37où j'essayais
01:13:38de me battre
01:13:39et à la fois
01:13:40pendant
01:13:41j'étais magistrat
01:13:42et ensuite
01:13:42en politique
01:13:43il n'y avait pas
01:13:44l'équivalent
01:13:45de CNews
01:13:45il n'y avait pas
01:13:46cette liberté
01:13:47il n'y avait même pas
01:13:47su de radio
01:13:48en 68
01:13:49il y avait eu
01:13:49un petit mouvement
01:13:50parce que
01:13:50le pouvoir
01:13:51considérait
01:13:52que les radios
01:13:52étaient un petit peu
01:13:53trop libres
01:13:53d'ailleurs ça avait été
01:13:54repris en main
01:13:54tout de suite après
01:13:55exactement
01:13:56et donc
01:13:57voilà
01:13:57donc moi je considère
01:13:59aujourd'hui
01:13:59que cette liberté
01:14:00chèrement acquise
01:14:01elle est fragile
01:14:02elle est fragile
01:14:03je rappelais
01:14:05ce qui est arrivé
01:14:06à C8
01:14:06donc il faut être
01:14:07très très prudent
01:14:07et préserver
01:14:08quand on a entendu
01:14:09parler par exemple
01:14:10de labellisation
01:14:12des médias
01:14:12dans la bouche même
01:14:13du président de la république
01:14:14c'est quand même inquiétant
01:14:15oui
01:14:15là oui
01:14:16là c'est le sommet des rives
01:14:17je ne sais pas
01:14:17sur une radio
01:14:18comment vous aurez été
01:14:19labellisé
01:14:20Alain Perfit
01:14:21avait voulu
01:14:22faire passer
01:14:23une loi sécurité
01:14:24et liberté
01:14:24en 81
01:14:25ça avait contribué
01:14:26en partie
01:14:26à la victoire
01:14:27de la gauche
01:14:27dans votre deuxième partie
01:14:30de l'ouvrage
01:14:30Le pays qui doute
01:14:31vous parlez
01:14:32de l'amnésie française
01:14:33quelle est cette amnésie
01:14:34à laquelle vous faites allusion
01:14:36je me suis un peu
01:14:37encore inspiré
01:14:38de Mémoricide
01:14:39de Philippe de Villiers
01:14:41si vous voulez
01:14:42on est hémiplégique
01:14:43au niveau de la mémoire
01:14:44c'est à dire
01:14:44qu'on veut retenir
01:14:45que nos péchés
01:14:47la colonisation
01:14:49et on a perdu
01:14:50la mémoire
01:14:50je rappelle la mémoire
01:14:52aussi
01:14:52parce que
01:14:53je l'ai vécu
01:14:54personnellement
01:14:55en ce qui concerne
01:14:56la colonisation
01:14:58quand le président
01:14:59de la république
01:15:00Emmanuel Macron
01:15:01va en Algérie
01:15:02et parle de crimes
01:15:03contre l'humanité
01:15:03quand vous avez
01:15:05vécu vous-même
01:15:06j'étais certes
01:15:07enfant
01:15:07mais c'est l'histoire
01:15:08de ma famille
01:15:08et que vous entendez ça
01:15:10vous ne pouvez pas
01:15:11rester insensible
01:15:12et je rappelle
01:15:14une anecdote
01:15:15c'est quand je suis allé
01:15:16avec Alain Marlex
01:15:16milliers d'anciens combattants
01:15:18dans le cimetière
01:15:19magnifique de Gamart
01:15:20en Tunisie
01:15:21pour remettre
01:15:22la décristallisation
01:15:23des pensions militaires
01:15:24à tous les chibanis
01:15:26à tous ceux
01:15:26qui ont combattu
01:15:27avec les tirailleurs
01:15:28sénégalais
01:15:29aux côtés de la France
01:15:30et qui sont morts
01:15:31c'est là que vous vous rendez
01:15:32compte que
01:15:33vraiment
01:15:34on passe à côté
01:15:35d'une grande partie
01:15:36de notre histoire
01:15:37certes
01:15:37il y a eu des souffrances
01:15:38la colonisation
01:15:39toute colonisation
01:15:40et la France
01:15:41n'a pas eu le monopole
01:15:42n'a pas eu le monopole
01:15:43c'est accompagné
01:15:44de souffrance
01:15:44mais après
01:15:44avec le temps
01:15:45à l'histoire
01:15:46s'était transformé
01:15:47en présence française
01:15:48qui a beaucoup
01:15:49j'ose le dire
01:15:50parce que c'est très
01:15:50incorrect de le dire
01:15:51qui a construit
01:15:52les hôpitaux
01:15:53qui a apporté
01:15:54la vaccination
01:15:55qui a fait émerger
01:15:56des classes moyennes
01:15:57qui a construit
01:15:58beaucoup d'ouvrages
01:16:00donc voilà
01:16:01c'est cette perte
01:16:02de mémoire
01:16:02hémiplégique
01:16:03que je voudrais rappeler
01:16:04vous estimez
01:16:05qu'on est allé
01:16:05un petit peu trop loin
01:16:06dans la repentance
01:16:07et qu'on s'en prévaut
01:16:08trop souvent
01:16:08pour des raisons
01:16:09qui sont illégitimes
01:16:10et cette repentance
01:16:11vous l'entendez où ?
01:16:12vous l'entendez
01:16:13dans certaines cités
01:16:14à force de dire
01:16:15on vous a colonisé
01:16:16on vous a exploité
01:16:18vous voulez dire
01:16:19qu'elle est enseignée
01:16:20à l'éducation nationale
01:16:21et la repentance
01:16:22est une matière
01:16:23elle est enseignée
01:16:24elle est dite
01:16:24dans la bouche
01:16:25de nos dirigeants
01:16:25et donc comment voulez-vous
01:16:27que ces jeunes
01:16:27qui grandissent
01:16:28avec l'esprit
01:16:28d'avoir été discriminés
01:16:31ne se révoltent pas ?
01:16:32vous leur avez dit
01:16:32qu'on leur apprend
01:16:33la détestation de la France ?
01:16:34on ne leur apprend pas directement
01:16:36mais on leur parle
01:16:37de toujours des mauvais côtés
01:16:39on leur dit
01:16:39que ce sont des victimes
01:16:40vous avez une créance
01:16:41sur la France
01:16:42le péché colonial
01:16:43et donc vous avez
01:16:44l'excuse
01:16:45de vos
01:16:46quelle fois
01:16:47vos déviances
01:16:47d'où la culture
01:16:48de l'excuse
01:16:49donc en 2026
01:16:50on continue à rembourser
01:16:511830
01:16:52c'est un petit peu
01:16:52le concept
01:16:53peut-être pas 1830
01:16:54mais en tout cas
01:16:561950
01:16:58nous sommes avec
01:16:59Georges Fenech
01:17:00qui vient témoigner
01:17:01de sa vie de magistrat
01:17:03de député
01:17:03aujourd'hui
01:17:04j'allais dire
01:17:05de polémiste
01:17:06sur polémiste
01:17:07tout simplement
01:17:07libre-penseur
01:17:08il débat
01:17:09et on n'est pas toujours d'accord
01:17:10ça ne gêne pas
01:17:10polémiste
01:17:11j'aime bien
01:17:11polémiste ça va très bien
01:17:12et nous décryptons son livre
01:17:13ne dites pas à ma mère
01:17:14que je suis chroniqueur
01:17:15sur CNews
01:17:16elle me croit toujours
01:17:17juste à Hasbrook
01:17:18chez Fayard
01:17:18vous nous appelez
01:17:19au 0826 300 300
01:17:20vous avez vu
01:17:21qu'on discute très librement
01:17:22parce qu'ici
01:17:22c'est le parlant vrai
01:17:24CNews n'a pas le monopole
01:17:25de la libre-pensée
01:17:26et ça on en a convenu
01:17:26tout à l'heure
01:17:27vous l'avez reconnu
01:17:28et on attend vos appels
01:17:29à tout de suite
01:17:29sur Sud Radio
01:17:31Sud Radio
01:17:32Sud Radio
01:17:33Radio
01:17:33la France dans tous ses états
01:17:35Péricault Légas
01:17:37je reçois
01:17:38Georges Fenech
01:17:39sur Sud Radio
01:17:40il est 13h48
01:17:41on discute de tout
01:17:42avec Georges Fenech
01:17:43qui a vu
01:17:44entendu
01:17:45et vécu
01:17:46beaucoup de choses
01:17:46je vais revenir
01:17:47Georges Fenech
01:17:48sur votre passé
01:17:49de magistrat
01:17:50je vais citer
01:17:51les deux phrases
01:17:52les deux citations
01:17:52que vous mettez
01:17:53dans votre ouvrage
01:17:55en pages 151 et 150
01:17:57d'abord
01:17:58celle de Montesquieu
01:17:59quand le juge oublie
01:18:01qu'il n'est que la bouche
01:18:03de la loi
01:18:03il devient un tyran
01:18:05et la deuxième
01:18:06de Philippe Séguin
01:18:07la république
01:18:07ce n'est pas le règne des juges
01:18:09c'est la souveraineté
01:18:10du peuple
01:18:11vous avez été magistrat
01:18:12donc vous avez été
01:18:13j'allais dire
01:18:14au coeur du milieu
01:18:16de la machine judiciaire
01:18:17il y a un épisode
01:18:18que vous dénoncez
01:18:20avec véhémence
01:18:21d'ailleurs
01:18:21qui est le mur des cons
01:18:22où on se rend compte
01:18:23qu'il y a dans la magistrature
01:18:25des gens
01:18:25qui expriment
01:18:26leur opinion politique
01:18:27et peut-être
01:18:29jugent en fonction
01:18:30de ce paramètre
01:18:31alors tous les magistrats
01:18:32vous diront
01:18:32non
01:18:32je laisse ma casquette
01:18:34quand j'énonce un verdict
01:18:35vous vous avez l'air de dire
01:18:37la magistrature
01:18:38elle est quand même
01:18:38marquée à gauche
01:18:39avec deux exemples précis
01:18:42la rapidité
01:18:43avec laquelle la justice
01:18:44est tombée
01:18:44sur la tête
01:18:45de François Fillon
01:18:46pendant la campagne
01:18:46présidentielle
01:18:47de 2017
01:18:48et là
01:18:49on a
01:18:50sur Marine Le Pen
01:18:52l'idée
01:18:53que peut-être
01:18:54un tribunal
01:18:54va pouvoir décider
01:18:55à la place
01:18:55du peuple français
01:18:56qui peut devenir
01:18:57ou pas président
01:18:58de la république
01:18:59ah oui
01:18:59il nous faudrait
01:19:00beaucoup de temps
01:19:01pour vous raconter
01:19:02toute cette histoire
01:19:02vous avez 6 minutes 50
01:19:036 minutes 50
01:19:05c'est beaucoup
01:19:05non non
01:19:06mais je vais simplement
01:19:07vous rappeler
01:19:08quelques moments forts
01:19:11la gauche
01:19:11prend le pouvoir
01:19:12en 80
01:19:13Robert Badinter
01:19:14devient garde des Sceaux
01:19:15le syndicat
01:19:16de la magistrature
01:19:17qui rongeait ses freins
01:19:18depuis 1968
01:19:19date de sa création
01:19:20le 8 juin 68
01:19:21précisément
01:19:22au lendemain
01:19:22des événements 68
01:19:23il se retrouve
01:19:25aux manettes
01:19:25il rentre en force
01:19:27dans tous les cabinets
01:19:27ministériels
01:19:28qui avait pu avoir
01:19:28ses heures de gloire
01:19:29d'ailleurs entre 68
01:19:30et 80
01:19:30le syndicat de la magistrature
01:19:32ah oui
01:19:32ils avaient fait
01:19:33quelques coups d'éclat
01:19:34oui mais à bon escient
01:19:35ou non quelquefois
01:19:36non non
01:19:36c'était vraiment
01:19:38imposer
01:19:38une idée
01:19:41subversive
01:19:41de la session judiciaire
01:19:43quand vous avez
01:19:43en 1973
01:19:45la fameuse
01:19:46harangue
01:19:47d'Oswald Baudot
01:19:48que je rappelle
01:19:49à chaque fois
01:19:49dans mes livres
01:19:50qui était un magistrat
01:19:51qui s'adressait
01:19:52à des jeunes
01:19:53auditeurs de justice
01:19:53qui allaient prendre
01:19:54leur fonction
01:19:54il leur a dit
01:19:56je vais vous délivrer
01:19:58ce serment
01:19:58sur la montagne
01:20:00soyez les défenseurs
01:20:01naturels
01:20:02de la femme
01:20:02contre le mari
01:20:03soyez défenseurs
01:20:04naturels
01:20:05de l'enfant
01:20:05contre le père
01:20:06du salarié
01:20:07contre le patron
01:20:08du voleur
01:20:10contre la police
01:20:11et du plaideur
01:20:13contre la justice
01:20:14la négation totale
01:20:15de l'état de droit
01:20:15la négation totale
01:20:17de l'impartialité
01:20:18de l'impartialité
01:20:19donc de l'état de droit
01:20:20de l'impartialité
01:20:21des juges
01:20:21soyez partiaux
01:20:22soyez du côté
01:20:24du plus faible
01:20:25soyez du côté
01:20:25donc endoctrinement
01:20:27endoctrinement
01:20:28qui a infusé
01:20:30dans toutes les générations
01:20:31de futurs magistrats
01:20:33moi j'étais à l'école
01:20:34de la magistrature
01:20:34en 1979
01:20:35j'entendais ce discours
01:20:36on nous demandait
01:20:37avec beaucoup d'assistance
01:20:39d'adhérer
01:20:39au syndicat d'administration
01:20:41ils se trouvent
01:20:41que j'ai résisté
01:20:42avec une poignée
01:20:42mais
01:20:43et cette filiation
01:20:45alors
01:20:45Baninter
01:20:46Guigou
01:20:47et compagnie
01:20:47et Dupond-Moretti
01:20:48et Christiane Taubira
01:20:50qui tous
01:20:52le premier coup de fil
01:20:53à Robert Baninter
01:20:54dès la nomination
01:20:56et bien
01:20:57la filiation
01:20:58en ligne directe
01:20:59c'était 2013
01:21:00effectivement
01:21:01avec le mur des cons
01:21:02où vous découvrez
01:21:03les français découvrent
01:21:04avec stupéfaction
01:21:05rappelons ce que c'est
01:21:06c'est un tableau
01:21:07sur lequel les magistrats
01:21:08ont mis des effigies
01:21:08un trombinoscope
01:21:09qui se trouvait
01:21:10dans les locaux du syndicat
01:21:11lequel était dans
01:21:12les locaux du ministère
01:21:13de la justice
01:21:13vous imaginez
01:21:15épinglé
01:21:15tous ceux
01:21:16que les juges
01:21:17considéraient comme des cons
01:21:18c'est à dire
01:21:18des gens à abattre
01:21:19une forme de pilori
01:21:21alors que sur ce tableau
01:21:22il y ait eu
01:21:23je ne sais pas
01:21:24Nicolas Sarkozy
01:21:25et d'autres
01:21:26je crois que Philippe Bilger
01:21:27il me semble aussi
01:21:28il y était
01:21:28moi il se trouve
01:21:29que je n'y étais pas
01:21:29dommage
01:21:30mais qu'on ait mis
01:21:31sur ce tableau
01:21:32Jean-Pierre Escarfaille
01:21:34le père de Pascal Escarfaille
01:21:3620 ans
01:21:37la première victime
01:21:39de Guy Georges
01:21:41violée
01:21:43et étranglée
01:21:43qu'on ait mis
01:21:44ce père de famille
01:21:45parce qu'il avait
01:21:46constitué une association
01:21:48pour que ça ne se renouvelle pas
01:21:49ces tueurs en série
01:21:50et que les juges
01:21:51l'épinglent
01:21:52c'était une deuxième mort
01:21:53pour sa fille
01:21:54et pour lui
01:21:54voyez-vous
01:21:55donc les français
01:21:56ont compris
01:21:56et ça s'est terminé
01:21:57comment cette affaire
01:21:57une petite poursuite
01:21:59devant le tribunal
01:21:59correctionnel
01:22:00de la présidente
01:22:00qui a eu 500 euros
01:22:02d'amende
01:22:02avec sursis
01:22:03et dans la foulée
01:22:04un avancement
01:22:05à la cour d'appel
01:22:06de Bordeaux
01:22:07donc les gens voient bien
01:22:08que la justice
01:22:09fonctionne en roue libre
01:22:11qu'elle ne rende compte
01:22:12à personne
01:22:13qu'elle est tenue
01:22:14essentiellement
01:22:15par un clan
01:22:16et qu'il faudra
01:22:17tôt ou tard
01:22:17en sortir
01:22:18moi j'attends
01:22:18le garde des Sceaux
01:22:19qui viendra dire
01:22:21obligation de réserve
01:22:22respect du statut
01:22:23vous ne pouvez pas
01:22:24vous impliquer
01:22:25dans le débat politique
01:22:26c'est la formule
01:22:27de Montesquieu
01:22:27si le juge
01:22:28n'est plus que
01:22:29la bouche de la loi
01:22:30c'est-à-dire
01:22:30s'il ne se contente plus
01:22:31d'appliquer la loi
01:22:32de vouloir la faire
01:22:33alors on est
01:22:34susceptible
01:22:35de tomber
01:22:36sous une tyrannie
01:22:37voilà
01:22:37quand le juge oublie
01:22:38qu'il n'est que
01:22:38la bouche de la loi
01:22:40il devient un tyran
01:22:42vous estimez peut-être
01:22:43Gérald Darmanin
01:22:44a pris conscience
01:22:44de ce problème
01:22:46ou non ?
01:22:47je pense qu'il est
01:22:48au courant
01:22:48mais même
01:22:50Eric Dupond-Moretti
01:22:51qui vient peut-être
01:22:52de se dire
01:22:52quand il a eu
01:22:53ses propres difficultés
01:22:54ou quand le syndicat
01:22:56a rendu une contre-circulaire
01:22:57à la sienne
01:22:58tout de même
01:22:58après les émeutes
01:22:59consécutives
01:23:00à la Fernelle
01:23:01il avait dit
01:23:01ça n'est pas
01:23:01un syndicat de justice
01:23:02c'est un syndicat politique
01:23:04alors là
01:23:06la France est en attente
01:23:07le 7 juillet
01:23:08du verdict
01:23:09qui va décider
01:23:10de la capacité
01:23:11ou pas de Marine Le Pen
01:23:12à se présenter
01:23:13à la rédiction présidentielle
01:23:14de 2027
01:23:16c'est la loi
01:23:16tout simplement
01:23:17ou c'est pas
01:23:18tout à fait la loi ?
01:23:19alors ça
01:23:19le législateur
01:23:19il devrait
01:23:20l'homme politique
01:23:21balayer devant sa porte
01:23:21parce que
01:23:22c'est le législateur
01:23:23qui a donné
01:23:24ce pouvoir
01:23:26exorbitant
01:23:26et les parlementaires
01:23:27qui ont voté
01:23:27vous disent aujourd'hui
01:23:28on aurait peut-être dû
01:23:29y repenser à deux fois
01:23:30moi je ne l'avais pas voté
01:23:31cette exécution provisoire
01:23:32j'y étais au parlement
01:23:34à ce moment-là
01:23:35et donc là
01:23:36on a donné
01:23:36un pouvoir énorme
01:23:38au juge
01:23:39même je dirais
01:23:41attentatoire
01:23:41un peu à la séparation
01:23:42des pouvoirs
01:23:42comment un juge
01:23:44peut décider
01:23:44à la place
01:23:45des français
01:23:45et des électeurs
01:23:46qui
01:23:46pour qui il doit voter
01:23:47qu'il y ait des condamnations
01:23:49je le comprends
01:23:50mais qu'il y ait
01:23:51des peines aussi lourdes
01:23:52c'est-à-dire
01:23:53interdiction
01:23:53ensuite de se représenter
01:23:55et bien
01:23:56je pense qu'il faudra
01:23:57tôt ou tard
01:23:58faire en sorte
01:23:59qu'on redonne
01:24:00à la démocratie
01:24:01à nouveau souffle
01:24:01et qu'on permette
01:24:02en combattant la corruption
01:24:04en combattant
01:24:05toutes ces infractions
01:24:06bien entendu
01:24:06mais pour autant
01:24:08il ne faut pas donner
01:24:08au juge cette responsabilité
01:24:09et quand vous lisez
01:24:10les motivations
01:24:11de la condamnation
01:24:12de Marine Le Pen
01:24:13le juge dit clairement
01:24:14il y a un risque
01:24:15qu'elle soit candidate
01:24:16et qu'elle gagne l'élection
01:24:17vous vous rendez compte
01:24:18c'est tout son raisonnement
01:24:19on crée un désordre
01:24:20nous empêchons
01:24:21ce qu'elle soit
01:24:21d'ailleurs la cour d'appel
01:24:23des juges
01:24:24cette approche
01:24:25et que l'exécution provisoire
01:24:26était illégitime
01:24:27mais absolument
01:24:29Georges Fenech
01:24:30l'évolution
01:24:31de la société française
01:24:33dans cette insécurité
01:24:36vous pensez
01:24:37que ça va pouvoir
01:24:37se régler
01:24:38par la voie institutionnelle
01:24:39par les urnes
01:24:40vous êtes très inquiet
01:24:41dans votre ouvrage
01:24:41vous citez un certain nombre
01:24:43de témoignages
01:24:43et en tant que magistrat
01:24:44et en tant que député
01:24:47vous n'êtes pas aussi pessimiste
01:24:48qu'Ivan Rufol
01:24:50ni que Philippe De Villiers
01:24:53y a-t-il une forme
01:24:54de sursaut possible
01:24:54ou on va tout doucement
01:24:56vers la guerre civile
01:24:57si quelque chose
01:24:58ne se produit pas
01:24:58entre temps
01:24:59on n'est pas à l'abri
01:25:00d'une fracture
01:25:02souvenez-vous
01:25:02de la prédiction
01:25:03de Gérard Collomb
01:25:05dont on parlait
01:25:06tout à l'heure
01:25:06au moment de la publicité
01:25:07on n'est pas côte à côte
01:25:08et on sera face à face
01:25:09voilà exactement
01:25:10donc il y a un risque
01:25:11effectivement
01:25:11de fracture
01:25:12de séparatisme
01:25:14disons-le très clairement
01:25:15donc ce qu'on peut espérer
01:25:17et attendre
01:25:17c'est qu'il y ait un sursaut
01:25:18peut-être au prochain
01:25:19nous l'espérons
01:25:20l'élection présidentielle
01:25:21en 2027
01:25:22il faut qu'il y ait une rupture
01:25:23il faut véritablement
01:25:24qu'il y ait une rupture
01:25:25et ça passe sans doute
01:25:27par l'interrogation du peuple
01:25:31de redonner la voix au peuple
01:25:33c'est-à-dire retrouver
01:25:34le référendum
01:25:35qu'on n'applique plus
01:25:36je pense notamment
01:25:37à la question de la migration
01:25:39si on veut
01:25:40ne pas être corseté
01:25:42par les juridictions
01:25:45nationales
01:25:45ou internationales
01:25:46la convention européenne
01:25:47des droits de l'homme
01:25:47il faudra un référendum
01:25:49tôt ou tard
01:25:49que le peuple dise
01:25:50ce qu'il veut
01:25:51pour notre pays
01:25:51le peuple souverain
01:25:52le souverainisme
01:25:52c'est bien le synonyme
01:25:53de la démocratie
01:25:55merci Georges Fenech
01:25:56d'avoir accepté cette invitation
01:25:57je rappelle le titre
01:25:58de votre ouvrage
01:25:59ne dites pas à ma mère
01:26:00que je suis chroniqueur
01:26:01sur CNews
01:26:01elle me croit toujours
01:26:02juge à Hasbrook
01:26:03aux éditions Fayard
01:26:05le livre rencontre déjà
01:26:06à mon avis
01:26:06un très grand succès
01:26:07et j'espère qu'on va
01:26:09se retrouver bientôt
01:26:10en tant que libre-penseur
01:26:11sur des médias libres
01:26:12où on pourra dire
01:26:13ce qu'on voudra
01:26:13en tout cas
01:26:14merci d'avoir été avec nous
01:26:15quant à vous
01:26:15je vous dis
01:26:16je ne suis pas là demain
01:26:17c'est l'excellent André Bercoff
01:26:19qui prend la commande
01:26:20de l'émission
01:26:20et on se redit à lundi
01:26:22pour partager ensemble
01:26:23les émotions
01:26:24qui sont celles
01:26:25de la nation
01:26:25et de la république
01:26:26je vous embrasse tous
01:26:26bon week-end
01:26:28Sud Radio
01:26:29Parlons vrai
01:26:30Parlons vrai
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