Passer au playerPasser au contenu principal
Retrouvez La France dans tous ses états du lundi au vendredi de 12h à 14h sur #SudRadio.
---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry

———————————————————————

▶️ Suivez le direct : https://dai.ly/x8jqxru
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/

———————————————————————

🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴

▪️ Facebook : https://www.facebook.com/profile.php?id=100063607629498
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
———————————————————————

☀️ Et pour plus de vidéos de Bercoff dans tous ses états : https://www.youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDQe5oKZlhHutOQlGCq7EVU4

##LA_FRANCE_DANS_TOUS_SES_ETATS-2026-04-08##

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00:00Mercredi 8 avril 2026, ils sont tous là, cette belle et fine équipe,
00:00:07commencée par Maud Coffler, qui m'épaule dans mes instants de doute et de faiblesse.
00:00:13Julien Delmas qui est droit comme un passe-lacé fixe sur sa console
00:00:17pour vous assurer une émission de haute qualité, 3 étoiles.
00:00:22Elvin qui passe toujours une petite tête, notre chère Elvin qui est là,
00:00:25qui s'assure que les propos sont dans la ligne de la radio.
00:00:28C'est un commissaire politique exceptionnel, mais il est très tolérant.
00:00:32Et puis la perle de l'équipe, c'est Emmanuel Galasso, vous le savez bien, je vous l'ai dit,
00:00:36qui est là, le lien avec les auditeurs.
00:00:39Ça commence à se voir le favoritisme.
00:00:41Mais non, mais ils parlent aux auditeurs, ce que je vous dis.
00:00:43Moi je ne sais pas parler aux auditeurs, je sais les écouter,
00:00:46mais c'est Emmanuel Galasso qui les reçoit et qui fait en sorte que tous les auditeurs
00:00:51et auditrices de Sud Radio peuvent s'exprimer et bénéficier du parlons vrai sur leur radio préféré.
00:00:56Voilà. Que révèle la partie de cache-cache entre Trump et le pouvoir iranien,
00:01:02après cette trêve surprise de 15 jours, on l'attendait, elle est là.
00:01:06Lequel est-il en train de berner l'autre ?
00:01:08Eh bien nous poserons la question à 12h10 à Michel Yakovleff,
00:01:12au général Yakovleff en chair et en os, qui sera en studio,
00:01:16ancien vice-chef d'état-major du SHAPE, c'était le QG de l'OTAN.
00:01:20On verra avec lui, est-ce qu'il faut espérer un des jours meilleurs du côté du détroit d'Hormuz,
00:01:26ou est-ce que ça risque de repartir en pétarade du côté du golfe Persique ?
00:01:31Et s'ils l'ont donné vraiment la parole aux Français ? Pourquoi ?
00:01:35Parce que vous savez que l'Assemblée nationale et le Parlement ont dit que c'est la représentation nationale,
00:01:40et on se rend compte aujourd'hui, et c'est ce que les Français ressentent,
00:01:42est-ce qu'ils représentent de moins en moins, ou pas si bien que ça, le peuple français ?
00:01:46Donc il y a une suggestion, est-ce qu'on pourrait recourir plus systématiquement au référendum,
00:01:50comme en Suisse, qu'on appelle les votations ?
00:01:52Est-ce qu'il faut consulter le peuple directement sur les grands enjeux,
00:01:54puisqu'on considère que ces représentants ne sont pas toujours à la hauteur de l'enjeu ?
00:01:58On en discute avec Christophe et Auge Duval,
00:02:02aux fonctionnaires, essayistes, spécialistes de toutes les questions institutionnelles, constitutionnelles,
00:02:06voilà, quelqu'un de très éclairé.
00:02:08On va se poser la question, la police doit-elle avoir peur ?
00:02:12Mais de qui ? Ben de LFI, bien sûr.
00:02:14Est-ce que le mélenchonisme, alors je le dis entre guillemets,
00:02:17il est la police, est-ce que le mélenchonisme veut tuer les flics ?
00:02:20Non, évidemment pas.
00:02:21Mais on va quand même se poser la question,
00:02:23est-ce que la France insoumise a un vrai parti pris contre la police nationale française,
00:02:27et les polices municipales en général, on l'a vu avec les récentes élections municipales,
00:02:32et ben nous aurons l'avis de 13 à 14 heures de Abdoulaye Kanté, lui-même,
00:02:36policier national, il est déjà venu chez nous à Sud Radio il y a quelques jours,
00:02:41policier national et conseiller municipal Renaissance de Paris.
00:02:44Voilà, nous aurons l'avis de cet élu qui est à la fois policier et élu du peuple,
00:02:49pour décrypter un petit peu les intentions de la France insoumise,
00:02:52quant à notre cher et bien-aimé et respecté police.
00:02:56Et puis avec moi, nous allons aborder quelques autres informations,
00:03:00certaines truculentes, pas tout.
00:03:01Oui, on ne va pas tout annoncer, mais il y a une perle, c'est le PSG-Liverpool ce soir,
00:03:05et les mises en garde du club de Liverpool pour ses supporters qui se rendent à Paris,
00:03:11et puis ne demandez pas n'importe quoi à l'intelligence artificielle parce que vous êtes sur Écoute.
00:03:16Eh oui.
00:03:17Ah bon ?
00:03:18Eh oui.
00:03:19Ça vous arrive de me demander n'importe quoi, vous, Elia ?
00:03:21Non, mais l'intelligence...
00:03:22Ne me dites pas tout.
00:03:23Je ne sais pas, on sera peut-être remplacé par l'intelligence artificielle,
00:03:25et ça ne vaudra pas notre bêtise naturelle qui est quand même brillante et pertinente.
00:03:28Non, c'est certain, surtout la vôtre.
00:03:30Voilà la venue du jour.
00:03:31Radio, la France dans tous ses états, l'humeur de Pericot.
00:03:36Alors, alors, mon humeur en général, elle porte sur la politique, l'économie, enfin l'actualité.
00:03:41Là, je vais revenir à un sujet qui m'est toujours cher, sur lequel je me positionne toujours avec ferveur,
00:03:46la bouffe et la malbouffe.
00:03:48Et là, nous apprenons que des salades, sandwiches, je ne sais pas, des dizaines de plats préparés,
00:03:53rappelés pour une contamination à la listeria.
00:03:56Des dizaines.
00:03:57En fait, ce sont des milliers au total.
00:03:59Donc, depuis le 3 avril, nous avons appris que 76 fiches de rappel de plats préparés
00:04:05qui ont été publiées par Rappel Conso.
00:04:08Rappel Conso, c'est l'organisme public qui signale quand il y a un problème, justement,
00:04:12d'insalubrité alimentaire, pour ce motif qu'il y a un risque de listeria ou de la listeria.
00:04:18Les produits ont été vendus dans la France entière, et notamment, évidemment, en grande surface,
00:04:22en grande distribution.
00:04:22Je disais des sandwiches, des salades, des plats cuisinés, des dizaines de plats préparés,
00:04:27vendus en grande surface partout en France, font l'objet de rappels, en ce moment,
00:04:31pour des contaminations à listeria, selon cette plateforme gouvernementale.
00:04:34Au total, depuis vendredi, ce sont plusieurs milliers de produits qui ont été rappelés sur toute la France.
00:04:40Elles concernent différents types de plats cuisinés.
00:04:42des penne carbonara, poulet tica, mazala, porc au caramel, penne arabiata et thon, taboulé, carottes râpées,
00:04:50boule mési, bim bim bap, bau, gyoza, riz sauté, bœuf blanquette, sauté de poulette,
00:04:54les auto-paramontiers de canards.
00:04:56Je ne vais pas vous faire un inventaire, le menu complet, c'est terrifiant.
00:04:59Ainsi que des wraps, des onigrisses, des salades, salades césar, salades italiennes, salades niçois,
00:05:04salades lentilles tétas, salades de pâtes, des sandwiches et autres pambagnas.
00:05:07Mais c'est un défilé, mais c'est épouvantable, voilà.
00:05:10Une large partie de ces rappels ont été émis par la société Luna Food,
00:05:15qui est une grande société d'agroalimentaires spécialisée dans les plats préparés du monde entier
00:05:19et concernant des produits commercialisés sous ces différentes marques.
00:05:22Alors vous avez Bing Bang, Louisa et Basilio, Shaki Shaki, Nick Noy, The Bread Bandits,
00:05:27Indian Kitchen, French Kitchen, Chinese Kitchen, Yaffa, il y a de la coréenne, il y a tout,
00:05:31il y a de l'international, il y a de l'asiatique, ou vendu dans les fricots connectés, Foodles.
00:05:35D'autres marques sont concernées par ces rappels, comme, ben oui, Monoprix aussi,
00:05:39les marques de grands distributeurs, Monoprix, Carrefour, le marché, le poulaillon,
00:05:43la société World Maréchal a également émis des fiches de rappel pour les WAPS,
00:05:48Club Sandwich et autres Onigris commercialisés par ces soins.
00:05:51La listeria, c'est une bactérie dangereuse qui peut être mortelle,
00:05:55mais on se demande, avec toutes les garanties que l'on a,
00:05:58les pouvoirs publics et les agro-industriels ne cessent de nous dire que
00:06:01les codes de production, les garanties, les normes de sécurité, les contrôles sont toujours là,
00:06:07et, ben, il suffit qu'une bestiole s'introduise dans cette chaîne alimentaire,
00:06:10et c'est la contamination générale.
00:06:12Espérons qu'il n'y aurait pas plus de dégâts humains que ça,
00:06:16mais c'est quand même nous dire que la malbouffe, elle continue à faire des ravages,
00:06:20ça continue à être dangereux, et que pour faire du fric,
00:06:23l'agroalimentaire et sa complice, la grande distribution,
00:06:25n'hésite pas à nous refiler des produits avariés ou toxiques pour se faire du fric sur notre dos.
00:06:31Donc, le plus simple, la consigne démocratique, populaire, républicaine,
00:06:36faites la cuisine à la maison, achetez des produits frais,
00:06:38perdez un peu de temps, ça sera forcément moins cher que tout ce que vous pouvez acheter,
00:06:42de préparer, de lyophiliser, de congeler, voilà, dans le commerce,
00:06:46préparer à l'avance, achetez des produits congelés si vous voulez,
00:06:49mais transformez-les vous-même à la maison, faites la cuisine,
00:06:52vous paierez moins cher, vous mangerez mieux,
00:06:54et vous risquerez certainement d'échapper à ces contaminations de produits industriels
00:06:57qui sont de la malbouffe.
00:06:59Je ne vais pas dire, comme mon maître Jean-Pierre Coffre,
00:07:02que c'est de la merde, mais ça y ressemble étrangement.
00:07:06Les Etats-Unis ont décidé d'interrompre les attaques sur l'Iran durant deux semaines,
00:07:10et Téhéran va en retour rouvrir temporairement le détroit d'Hormuz.
00:07:14On analyse tout ça avec le général Michel Yacovlev.
00:07:17Dans un petit instant, n'hésitez pas à nous appeler en direct au 0826 300 300.
00:07:220826 300 300, on fait comme Dupont et Dupont.
00:07:24Vous êtes très en forme aujourd'hui.
00:07:25J'ai intérêt, l'actualité est chaude.
00:07:28Allez, à tout de suite.
00:07:28Sud Radio, la France dans tous ses états, le fait du jour.
00:07:33Deux semaines de cessez-le-feu entre les Etats-Unis, Israël et l'Iran.
00:07:36C'est ce qu'a annoncé Donald Trump hier soir,
00:07:38après avoir menacé d'éradiquer la civilisation iranienne, selon ses propres mots.
00:07:42Pour autant, Israël ne souhaite pas inclure le Liban dans ce cessez-le-feu.
00:07:45Netanyahou entend poursuivre les frappes, ce que dénonce Emmanuel Macron.
00:07:48On en parle avec le général Michel Yacovleff, ancien vice-chef d'état-major du Grand Quartier Général des Puissances
00:07:55Alliées en Europe.
00:07:55Bonjour, Général.
00:07:56Bonjour, Rond.
00:07:57Bonjour, Michel Yacovleff.
00:07:59Mes respect, mon général.
00:08:00Nous sommes très honorés de vous avoir sur...
00:08:02On vous voit souvent sur les plateaux télé.
00:08:03Mais nous sommes très honorés de vous avoir sur Sud Radio.
00:08:05Et nous vous avons invité sans savoir l'issue de la négociation d'hier.
00:08:11Et nous apprenons donc, hier soir, qu'il y aura une trêve.
00:08:15Est-ce qu'elle est surprise ? Est-ce qu'elle est étendue ? Est-ce que c'est vraiment
00:08:18une trêve ?
00:08:18Est-ce que c'est un stratagème ? On voudrait décrypter ça avec vous.
00:08:23Étonnant, Président Trump, qui a quelques heures d'annoncer l'éradication d'une civilisation.
00:08:29J'ai cru à un moment donné qu'il allait bombarder l'ISPAR en pensant que c'était une zone,
00:08:31une centrale de gaz.
00:08:33Et finalement, il nous explique, non, non, victoire, j'ai obtenu une trêve avec les Iraniens.
00:08:38Et les Iraniens disent aussi qu'ils sont très contents de cette trêve de 15 jours.
00:08:42Donc tout le monde a gagné.
00:08:45Subterfuge, ou peut-être, faut-il prendre les choses à la racine, peut-être une vraie solution à ce conflit,
00:08:50ou restons méfiants en jeu ?
00:08:52Je vous sens plutôt dubitatif sur cette...
00:08:55Oui, alors, bon, déjà, un, je suis soulagé qu'on en soit là.
00:08:59Voilà, c'était une guerre, de mon point de vue, débile, qu'il ne fallait pas faire, et en tout
00:09:04cas pas dans ces conditions.
00:09:05Bon, une fois que c'est parti, c'est parti.
00:09:07Et Trump, à bout de quelques jours, a cherché une solution pour s'en sortir.
00:09:11Donc il a fini par s'en sortir comme ça, à 88 minutes de la fin de l'échéance, d
00:09:18'après un article américain.
00:09:25Donc, au moins, on est revenu dans une situation un peu plus raisonnable pour tout le monde.
00:09:32Donc, moi, j'aimerais bien que les guerres se terminent, où tout le monde crie victoire.
00:09:35Vous voyez, à la limite, si les deux finalistes de la Coupe du Monde sont victorieux, moi, je suis content
00:09:42pour tout le monde.
00:09:42Vous voyez, c'est... Malheureusement, malheureusement, je crains que le vainqueur soit l'Iran, le régime iranien...
00:09:50Au moins politiquement ?
00:09:51Au moins politiquement ?
00:09:52Ah oui, politiquement, stratégiquement.
00:09:55Stratégiquement.
00:09:57Pour autant, ce qui surprend, et je m'adresse à vous parce que vous avez agi au sommet de l
00:10:03'OTAN,
00:10:03vous connaissez le fonctionnement de cette grande machine,
00:10:06vous connaissez les rapports de force entre puissances internationales.
00:10:10Comment, à ce niveau...
00:10:27On peut penser qu'il le met devant le fait accompli.
00:10:29Trump décide de s'embarquer, puisque les missiles israéliens étaient partis.
00:10:34Et il n'y a pas à la Maison Blanche, il n'y a pas au Pentagone,
00:10:37il n'y a pas dans le système de cette grande puissance, la première puissance militaire,
00:10:40il n'y a pas des garde-fous, le chef d'État américain peut décider,
00:10:44comme Louis XIV, j'y vais, j'y vais pas, j'y vais, je reviens, je continue.
00:10:47C'est ça qui nous inquiète.
00:10:48Oui, oui. Alors déjà, vous avez commencé votre question en posant la question de l'OTAN.
00:10:52Bon, comme vous le savez, l'OTAN n'a pas été partie prenante du tout,
00:10:55pas consultée, rien du tout.
00:10:56Donc, on écarte l'OTAN.
00:10:58Alors maintenant...
00:10:58Le président l'appelle Dady, quand même, donc...
00:11:01Enfin, c'est le secrétaire général qui l'appelle...
00:11:04Oui, donc il y a une indemnité.
00:11:06Dady, mais Dady, il n'a pas consulté l'OTAN,
00:11:09et ça lui est venu après coup en disant,
00:11:11tiens les gars, il faudrait que vous fassiez ça,
00:11:12et puis il faudrait le faire cette nuit.
00:11:15Mais c'est une méconnaissance complète du système,
00:11:18et surtout une profonde injustice,
00:11:19parce que Trump exigeait, ou exige toujours peut-être,
00:11:23de l'OTAN que là, tout de suite, immédiatement, on se mette d'accord,
00:11:28sauf que, lui, il a travaillé avec les Israéliens pendant six mois.
00:11:32Donc, ce n'est pas le genre de choses qui se préparent comme ça.
00:11:35Et sans consulté personne.
00:11:36Voilà.
00:11:39Voilà, ce n'est pas comme ça que ça marche.
00:11:41Bon, maintenant, pour en revenir à la question de Trump sans garde-fou,
00:11:45c'est quelque chose qu'il a médité entre ses deux mandats,
00:11:49et il a détruit tous les garde-fous institutionnels,
00:11:53avant même d'être réélu.
00:11:55Vous dites bien que c'est peut-être prémédité.
00:11:57Et tout ça, c'est conçu, c'est pensé.
00:11:58Ah, mais c'est un plan.
00:11:59Mais c'est un plan.
00:12:00Parce qu'on a l'impression que c'est à volo, voyeur, selon les juniors.
00:12:03Il a, entre ses deux mandats, un, il a terrorisé le parti républicain,
00:12:08il l'a mis entièrement à sa main, etc., etc.
00:12:12Il a, par sa pression contre le pouvoir juridique, etc., judiciaire,
00:12:19il l'a mis au pas.
00:12:21Avec ses...
00:12:23La Cour suprême lui est acquise.
00:12:25Il a terrorisé la presse.
00:12:28Aujourd'hui, il y a des journalistes, des agences de presse
00:12:32qui ne sont pas reçues à la Maison Blanche.
00:12:35Les journalistes, ils ne prennent pas leurs questions.
00:12:37Quand ils disent, tiens, vous, vous êtes...
00:12:38Donc, je ne prends pas et je passe à quelqu'un d'autre.
00:12:40Comme la France Insoumise.
00:12:40Donc, voilà, il n'y a pas de contre-pouvoir aux Etats-Unis.
00:12:46Il a, et autour de lui, à la différence de son premier mandat,
00:12:50il n'a que des gens qu'il a choisi, qui sont des bénis oui-oui.
00:12:54Et même Dan Cain, le chef d'état-major,
00:12:57l'équivalent du chef d'état-major des armées,
00:12:58son conseiller militaire du plus haut niveau,
00:13:03ne s'est pas opposé frontalement à lui pour dire
00:13:06on va nulle part avec cette stratégie.
00:13:11Donc, Trump est un homme seul qui décide seul.
00:13:14Le Congrès des Etats-Unis a un droit de regard,
00:13:15mais c'est au bout de 60 jours, je crois.
00:13:17Pendant 60 jours, le Président a les mains libres.
00:13:18Mais le Congrès est devenu une plaisanterie amère.
00:13:23Le Congrès ne lui résiste pas.
00:13:25Les Républicains qui ont la majorité dans les deux chambres
00:13:28bloquent tout.
00:13:29Pour l'instant, on peut avoir un changement.
00:13:30Mais depuis que Trump a été élu,
00:13:32il y a une chose que le Congrès a faite,
00:13:34c'est ne jamais tenir tête au Président,
00:13:36ne jamais exercer leur responsabilité.
00:13:40Ils ont l'obligation dans la Constitution des Etats-Unis
00:13:43d'être un contre-pouvoir au pouvoir présidentiel.
00:13:45C'est une obligation.
00:13:47C'est le système américain qui est fondé là-dessus.
00:13:49Aujourd'hui, les deux chambres sont acquises à Trump
00:13:52déjà avant son élection.
00:13:54Rappelez-vous, en un an avant qu'il soit élu,
00:13:57il avait bloqué l'aide, 60 milliards d'aides à l'Ukraine,
00:14:02alors qu'il n'était pas élu.
00:14:04Mais simplement, le Sénat, tenu par les Républicains,
00:14:09terrorisé par Trump, candidat, a suivi.
00:14:12Mon général, il pensait quoi ?
00:14:15Difficile de se mettre dans sa tête.
00:14:16Il pensait que la violence des frappes israéliennes et américaines sur l'Iran,
00:14:20alors non seulement n'a pas fait basculer le régime,
00:14:22mais il pensait.
00:14:23L'insurrection populaire à la pauvre,
00:14:24elle a été réprimée dans le sang,
00:14:25c'est peut-être à ce moment-là qu'il fallait intervenir.
00:14:28Et là, il se dit, si je continue,
00:14:31je vais être obligé de passer à la vitesse supérieure,
00:14:33voire d'envoyer des troupes.
00:14:34Et là, il peut y avoir des cercueils qui reviennent aux Etats-Unis
00:14:38en choquant l'opinion publique.
00:14:39Donc, cette trêve, finalement,
00:14:41évidemment, elle est peut-être déshonorante,
00:14:43mais il a encore de la chance de pouvoir l'avoir eue.
00:14:44Les Iraniens auraient pu dire non, pas de trêve.
00:14:46Oui, c'est vrai, les Iraniens auraient pu dire non.
00:14:48Alors, les Iraniens ont beaucoup ramassé,
00:14:50ils en ont pris plein la gueule,
00:14:51donc ils ne sont pas forcément à la recherche.
00:14:53Surtout que, de mon point de vue, ils ont gagné.
00:14:56Donc, ça va, c'est bon.
00:14:57Stratégiquement, c'est clair.
00:14:58Stratégiquement, ils ont gagné,
00:14:59parce que la toute-puissance américaine
00:15:02a démontré qu'elle n'est pas toute-puissante.
00:15:05Alors, elle est puissante, ça, elle s'est cassée.
00:15:06On l'a vu.
00:15:07Mais faire plier, non.
00:15:09Est-ce que ça peut le calmer, pour l'avenir ?
00:15:11Jusqu'à présent, il n'a eu quasiment pas des sans-fautes.
00:15:13Oui, le bluff a marché.
00:15:15C'est la première fois que ça ne se passe pas comme prévu,
00:15:19sauf que lui dit que tout va bien.
00:15:21Donc, tant qu'il est dans son rêve
00:15:22et que personne ne le réveille,
00:15:26il attendra les élections du mid-term
00:15:28pour se faire écharper,
00:15:32enfin, au sens de son parti.
00:15:36Mais fondamentalement,
00:15:37Trump, personne ne lui a tenu tête.
00:15:38Il est dans son rêve.
00:15:42Il est allé pour l'hubris.
00:15:43Il a cru qu'il aurait une petite guerre facile
00:15:45et qu'il ferait plier l'Iran,
00:15:47parce qu'il a cru que l'Iran était comme lui,
00:15:49au sens, je te mets deux baffes et tu dis oui.
00:15:52Et vous vous souvenez,
00:15:53Vitkov, avant qu'il disait, je ne comprends pas.
00:15:54Absolument.
00:15:55On ne comprend pas.
00:15:55Les gars, ils devraient comprendre.
00:15:57Ils sont dans une autre logique.
00:15:58Une des explications,
00:15:59c'est que l'Iran se préparait à cette séance depuis longtemps
00:16:02et qu'ils ont su, j'allais dire,
00:16:05faire des mosaïques de la hiérarchie militaire
00:16:07et que même si on décapite les têtes du sommet,
00:16:10l'hydre continue à fonctionner sur des secteurs locaux.
00:16:13Oui, et puis,
00:16:14ils ont une forme de puissance aérienne
00:16:16avec les drones et les missiles,
00:16:17qui n'est pas la même que leur armée de l'air.
00:16:19L'armée est détruite.
00:16:21Ça, c'est clair.
00:16:21Mais non, mais la marine qui compte,
00:16:23elle n'est pas détruite.
00:16:24C'est la petite...
00:16:24C'est les missiles antinavales,
00:16:26c'est des drones qu'on n'a pas vus,
00:16:29mais je pense qu'on aurait vus,
00:16:31vous voyez,
00:16:31s'il y avait une tentative d'assaut amphibie.
00:16:34Donc, Trump prétend qu'il a détruit l'armée de l'air
00:16:36et détruit...
00:16:37Oui, il a détruit l'armée de l'air
00:16:38et il a détruit la marine.
00:16:40Mais il n'a pas détruit la puissance maritime
00:16:44et la puissance aérienne de l'Iran.
00:16:47Il en reste encore.
00:16:48On remonte dans l'histoire,
00:16:49ça se passait dans la même région.
00:16:50Il y a un petit David iranien
00:16:52qui a mis une petite line,
00:16:54pas une pilée,
00:16:54mais enfin qui a déstabilisé en tout cas le Goliath.
00:16:57Oui, et ce qu'il y a de terrible,
00:16:58c'est que ce Goliath, malgré tout,
00:16:59notre sort est lié au sien.
00:17:01Et donc, la perte de la crédibilité américaine,
00:17:05la crédibilité militaire américaine,
00:17:07c'est un drame pour nous.
00:17:09Parce que, par exemple,
00:17:10il a eu peur d'aller à Hormuz.
00:17:13Alors, qu'est-ce qu'ils en déduisent les Chinois
00:17:15quand ils regardent Taïwan ?
00:17:17Ils ont bien compris qu'il n'y ira pas à Taïwan.
00:17:19Non.
00:17:20On est clair.
00:17:21Est-ce que l'OTAN,
00:17:23le président de la République
00:17:24avait dit la fameuse phrase
00:17:25dans la métaphore,
00:17:27dans ce phénomène-là,
00:17:28alors l'OTAN,
00:17:29est-ce qu'elle peut rebondir de ça
00:17:30en disant,
00:17:31écoutez, que les Etats-Unis s'en aillent,
00:17:32on va refaire une OTAN
00:17:33avec les autres puissances,
00:17:34ou vraiment,
00:17:35là l'OTAN est coup dans l'aile,
00:17:37elle est vraiment affaiblie pour le coup ?
00:17:38Alors, l'OTAN est quand même sacrément secouée,
00:17:41parce que fondamentalement,
00:17:42une alliance est fondée sur la confiance.
00:17:46Quand on se fait traiter comme Trump nous a traités,
00:17:50et récemment avec Groenland...
00:17:51C'est le patron de l'OTAN,
00:17:52qui méprise son équipe.
00:17:53Alors, le patron, non.
00:17:55En termes de puissance,
00:17:56feu de feu, je veux dire.
00:17:58L'Amérique est légitimement la puissance
00:18:01la plus influente à l'OTAN.
00:18:03Elle est la plus puissante,
00:18:04elle comble les manques des autres,
00:18:07elle suit tous les dossiers,
00:18:08c'est une machine, l'OTAN,
00:18:09elle suit tous les dossiers,
00:18:11elle a une constance, etc.,
00:18:13que Trump a pulvérisé, d'ailleurs,
00:18:15quand il est arrivé aux affaires,
00:18:16parce que là,
00:18:17la voix américaine,
00:18:18elle attend les tweets, en gros.
00:18:19Est-ce que, du coup,
00:18:20c'est le moment pour les Européens,
00:18:21Michel-Yacovlev,
00:18:22de penser une armée européenne ?
00:18:23Alors, on tourne la page de l'OTAN,
00:18:25mais l'Europe constitue
00:18:26une Europe de la défense
00:18:28qui pourra défendre les intérêts européens.
00:18:29Oui, ce n'est pas la même chose
00:18:30qu'une armée européenne.
00:18:31Non, non, une Europe de la défense.
00:18:32On va dire une Europe de la défense.
00:18:34Surtout, une conscience
00:18:35de ce que l'Europe doit être capable
00:18:37de se défendre elle-même,
00:18:38et, à sa façon,
00:18:40l'idée avance enfin.
00:18:42C'était une idée française,
00:18:44une vieille idée française.
00:18:45Et du temps où j'étais à l'OTAN,
00:18:47avant Trump,
00:18:50mes amis allemands, par exemple,
00:18:52ils me disaient
00:18:52« Mais on n'en veut pas
00:18:53de ton modèle napoléonien. »
00:18:55Et l'avantage des Américains
00:18:57à l'OTAN,
00:18:57c'est qu'ils mettent
00:18:58tout le monde d'accord.
00:18:59Il n'y a pas de jaloux
00:18:59quand c'est eux les chefs.
00:19:01Alors que si les Américains
00:19:02ne sont pas là,
00:19:03du coup, le chef,
00:19:05il est anglais,
00:19:05il est français,
00:19:06il est allemand,
00:19:06il est italien.
00:19:08Sauf que là,
00:19:08en général,
00:19:09on va hériter d'une armée allemande
00:19:10qui va être tout à fait différente
00:19:11de ce qu'elle a été.
00:19:12Ils vont avoir une vraie armée
00:19:12avec une vraie puissance.
00:19:14Alors,
00:19:15un,
00:19:15ce n'est pas encore fait.
00:19:16Deux,
00:19:16je le souhaite.
00:19:17Moi,
00:19:17j'ai souvenir,
00:19:18quand j'étais lieutenant,
00:19:19la Bundeswehr était une grosse armée puissante,
00:19:21ils avaient beaucoup plus de chars que nous
00:19:22et on était très contents
00:19:23d'être derrière eux.
00:19:24Vous voyez ce que je veux dire ?
00:19:25Le passé est définitivement tourné,
00:19:26on n'a aucun risque.
00:19:27Pour moi,
00:19:27ils ont un problème culturel
00:19:30en Allemagne.
00:19:31Ce n'est pas que l'armée.
00:19:32Cette armée,
00:19:33quand elle s'est professionnalisée,
00:19:35elle s'est fonctionnalisée.
00:19:37Ce n'est pas une armée d'emplois
00:19:39au sens où nous,
00:19:40on le conçoit.
00:19:40Donc,
00:19:41le problème des Allemands,
00:19:42ce n'est pas le budget,
00:19:43ce n'est pas de remettre sur pied
00:19:45leur matériel
00:19:46qui est dans un état
00:19:47pas possible,
00:19:48c'est de changer
00:19:49de culture opérationnelle.
00:19:51Ça ne se décrète pas,
00:19:52ça.
00:19:52Donc,
00:19:52je leur souhaite,
00:19:53à titre personnel,
00:19:55une Allemagne militairement forte
00:19:57je suis pour.
00:19:58On peut leur montrer.
00:20:00Résultat des courses,
00:20:00bilan de cette trêve,
00:20:02finalement,
00:20:03Trump va se retrouver
00:20:04dans une situation inférieure.
00:20:05C'est lui qui a torpillé
00:20:06les accords de 2018
00:20:07avec l'Iran,
00:20:08qui était en bonne voie.
00:20:09L'aboutir,
00:20:10il va avoir moins
00:20:11que ce qu'il a cassé
00:20:12en 2018,
00:20:13peut-être ?
00:20:13À vue de nez,
00:20:14il aura beaucoup moins
00:20:15que ce qu'il a cassé,
00:20:16ça c'est...
00:20:17je crois.
00:20:18Parce que,
00:20:19l'idée de,
00:20:20au bout de deux semaines,
00:20:21si jamais je n'obtiens pas
00:20:22ce que je veux,
00:20:22je reprends la guerre.
00:20:23Vous y croyez ?
00:20:24Je n'y croyais pas.
00:20:25Je n'y crois pas.
00:20:26Nous sommes,
00:20:26on est quoi,
00:20:27le 8 avril ?
00:20:27C'est ça ?
00:20:28Le 7 avril ?
00:20:29Je pourrais dire,
00:20:30j'ai dit à Sud Radio,
00:20:31non,
00:20:31je ne crois pas
00:20:32qu'il reprendra la guerre.
00:20:33Tout simplement parce que,
00:20:34là,
00:20:35l'opinion publique américaine,
00:20:37hier,
00:20:38était dans un état de vapeur
00:20:40fantastique.
00:20:41Et là,
00:20:42ça va mûrir
00:20:43pendant 15 jours.
00:20:44Est-ce qu'on peut même dire,
00:20:45Michel Yacovlev,
00:20:46qu'il s'en tira à bon compte,
00:20:47finalement ?
00:20:47Pour l'instant,
00:20:48il s'en tira à bon compte.
00:20:49Il peut prétendre
00:20:50qu'il a gagné.
00:20:51Après,
00:20:51on regardera
00:20:53comment ça se passe.
00:20:56Mais,
00:20:56on se dira après,
00:20:58l'Iran,
00:20:59elle est toujours là.
00:21:01Le régime
00:21:01est toujours là.
00:21:04Maintenant,
00:21:04il y a des...
00:21:05Ils se font
00:21:06un milliard de dollars
00:21:07par jour
00:21:08avec les bateaux
00:21:08qui passent,
00:21:09ce qui n'était pas le cas avant.
00:21:10Enfin,
00:21:10vous voyez ce que je veux dire.
00:21:10Et Poutine aussi,
00:21:11il se fait du fric.
00:21:12Et Poutine se fait du fric.
00:21:13Et aussi,
00:21:14des amis du président
00:21:15des Etats-Unis
00:21:16se font beaucoup de fric.
00:21:17Vous savez qu'il y a eu
00:21:17des délits d'initié
00:21:19que l'État américain
00:21:21refuse de poursuivre,
00:21:22bizarrement.
00:21:22Vous viendrez
00:21:23pour nous en reparler ?
00:21:24C'est possible ?
00:21:25Prenez un spécialiste
00:21:26reconnu des affaires américaines.
00:21:27Oui,
00:21:28non,
00:21:28mais je vous parle
00:21:28de la situation stratégique
00:21:30et militaire
00:21:30en Europe
00:21:31et dans le Golfe.
00:21:32Sur la situation stratégique,
00:21:34de mon point de vue,
00:21:34l'Iran a gagné la guerre.
00:21:37Trump,
00:21:37il fera semblant
00:21:38de ne pas le comprendre.
00:21:39Tant mieux pour lui,
00:21:40si ça lui permet
00:21:41de dormir tranquille.
00:21:42Et si on peut faire
00:21:43un plein sans ruiner ?
00:21:44Ce n'est pas une bonne nouvelle
00:21:44pour nous.
00:21:46Non,
00:21:46mais si ce n'est qu'on pourra
00:21:47peut-être refaire
00:21:47des pleins sans ruiner
00:21:48et repartir.
00:21:50C'était que ça.
00:21:51Merci mon général
00:21:52d'avoir été sur Sud Radio
00:21:53en direct.
00:21:53Je vous dis à bientôt.
00:21:54Allez,
00:21:54vous restez bien avec nous
00:21:55sur Sud Radio.
00:21:56On est ensemble jusqu'à 14h.
00:21:57Les perles dans un instant
00:21:58et vos réactions en direct
00:22:00sur Sud Radio 0826 3.
00:22:03Sud Radio,
00:22:04la France dans tous ses états,
00:22:06les perles du jour.
00:22:07Parce que les supporters anglais
00:22:09ne sont pas les plus violents,
00:22:10contrairement à ce qu'affirmait
00:22:11Gérald Darman en 2022.
00:22:12Le club de Liverpool
00:22:13qui affrontera ce soir le PSG
00:22:15a mis en garde
00:22:15ses supporters.
00:22:16C'est quand même le comble.
00:22:18Les supporters britanniques,
00:22:21c'est Liverpool
00:22:22qui est une grande équipe.
00:22:23Ils viennent en France
00:22:24quand même,
00:22:25sportifs,
00:22:26passer la gare du Nord,
00:22:27ils rentrent dans la jungle
00:22:28et ils se disent
00:22:29est-ce que je vais être détroussé ?
00:22:30Pourtant,
00:22:31ce n'est pas détendre
00:22:31les supporters de Liverpool.
00:22:33Je les connais.
00:22:34Enfin bon,
00:22:35toujours est-il
00:22:35qu'on ne veut pas répéter
00:22:37l'anecdote,
00:22:38l'épisode absolument désastreux
00:22:40du Parc des Princes
00:22:41où le ministre de l'Intérieur
00:22:42avait dit
00:22:42mais pas du tout.
00:22:44Alors qu'on sait très bien
00:22:45que c'est quand même
00:22:45les banlieues qui avaient
00:22:46un petit peu débordé.
00:22:47C'est très rare en France
00:22:48que les banlieues débordent.
00:22:49Surtout dans le 9-3,
00:22:50c'est des gens très calmes.
00:22:52Et là,
00:22:52le ministre de l'Intérieur
00:22:53avait accusé les Anglais
00:22:54de cette mal comportée.
00:22:55Les pauvres,
00:22:55on les voyait se faire détrousser
00:22:56des braves gens qui étaient là
00:22:57qui venaient,
00:22:58et même pas les supporters,
00:22:59tout simplement les spectateurs.
00:23:00Donc là,
00:23:00effectivement,
00:23:01Hartung,
00:23:02c'est ce que diraient
00:23:02les Allemands
00:23:03aux joueurs de Liverpool.
00:23:04J'espère que tout le monde
00:23:05va bien se tenir,
00:23:06que ça va bien se passer,
00:23:07que l'image du sport français
00:23:08du football
00:23:08va retrouver ses gloires
00:23:10et ses honneurs
00:23:10parce que le spectacle
00:23:12de la dernière fois
00:23:13était quand même
00:23:13tout à fait affligeant.
00:23:14Vous y allez-vous
00:23:15à la partie ?
00:23:16Non,
00:23:16je vais regarder.
00:23:17Et Julien,
00:23:18vous y allez-vous au match ?
00:23:19Il n'est pas très fou de Julien,
00:23:21je crois.
00:23:21C'est plutôt ruguit.
00:23:23C'est bien le ballon,
00:23:24mais plutôt de rouge.
00:23:27Un homme a voulu jouer
00:23:28avec l'intelligence artificielle.
00:23:30Déjà, c'est risqué.
00:23:31Et il a gagné ou non ?
00:23:32Il a perdu.
00:23:33Il a perdu quoi ?
00:23:34Comme quoi,
00:23:34l'intelligence artificielle
00:23:35ne permet pas tout.
00:23:36Mais ce qui est impressionnant,
00:23:37c'est la réactivité
00:23:37des services de renseignement
00:23:39qui voient et qui entendent tout.
00:23:41À Strasbourg,
00:23:41un homme de 37 ans
00:23:42a voulu tester la fiabilité
00:23:44et la surveillance
00:23:44de l'intelligence artificielle.
00:23:46C'est-à-dire que
00:23:47dans une conversation
00:23:48avec l'IA,
00:23:48Tchad GPT par exemple,
00:23:50il a évoqué son intention
00:23:51d'acheter une arme
00:23:52pour tuer un agent
00:23:52du renseignement de la CIA,
00:23:54du Mossad ou de la DGSI.
00:23:55Il faut être bien barré quand même.
00:24:00Qu'il a signalé
00:24:00aux autorités françaises
00:24:01via la plateforme Pharos.
00:24:03Le RAID est intervenu
00:24:05vendredi pour l'interpeller.
00:24:06Naturellement,
00:24:07aucune arme n'a été retrouvée.
00:24:08L'homme qui affirmait
00:24:09vouloir tester
00:24:09les capacités de surveillance
00:24:11des intelligences artificielles
00:24:12a été relâché
00:24:13après sa garde à vue.
00:24:14Donc c'était vraiment
00:24:14de bonne foi.
00:24:15On note tout de même
00:24:16que selon l'Est républicain,
00:24:18il a été hospitalisé
00:24:19dans la foulée
00:24:19pour troubles psychiatriques.
00:24:21Oui, on est quand même
00:24:21entre James Bond
00:24:22et Mission Impossible
00:24:23avec l'intelligence artificielle.
00:24:26Je crois que cette
00:24:26intelligence artificielle
00:24:27nous réserve
00:24:28quelques situations anecdotiques,
00:24:29quelques surprises
00:24:30à mon avis assez cocasses.
00:24:32On ferait bien de la contrôler.
00:24:33Mais en même temps,
00:24:34je trouve ça plutôt rassurant
00:24:35que ce soit surveillé
00:24:36dans un sens.
00:24:36Oui, pour l'instant.
00:24:37Parce qu'on a tendance
00:24:38à dire que c'est très autonome
00:24:40et que personne n'a la main dessus.
00:24:41Mais voilà, au moins on sait que...
00:24:42Pourvu que ça dure.
00:24:43Pourvu que ça dure.
00:24:44Point faible de Bruno Retailleau,
00:24:46trop fort.
00:24:47Laurent Nunez
00:24:48l'a trouvé apparemment
00:24:49un peu trop efficace
00:24:50durant son passage à l'intérieur.
00:24:51Oui, on se souvient
00:24:52des dispositions
00:24:54et des mesures
00:24:54que Bruno Retailleau,
00:24:55ministre de l'Intérieur,
00:24:56pour la première fois,
00:24:57on avait un ministre
00:24:58qui prenait des mesures
00:24:59courageuses, efficaces,
00:25:00évidemment, dans la controverse,
00:25:01notamment sur la régulation
00:25:03de l'immigration.
00:25:04Et il avait trouvé,
00:25:05il avait mis au point
00:25:06avec son ministère
00:25:07un protocole d'acceptation,
00:25:10en gros,
00:25:11de contrôle des flux migratoires
00:25:12et de possibilité
00:25:13de renvoyer les gens
00:25:14qui n'ont rien à faire
00:25:15sur le territoire français,
00:25:16qui n'ont pas vocation
00:25:17à rester sur le territoire français,
00:25:19renvoyer chez eux.
00:25:20Eh bien, figurez-vous
00:25:21que cette mesure
00:25:22s'avère pertinente,
00:25:23efficace,
00:25:24qu'elle a des résultats.
00:25:25On devrait s'en réjouir.
00:25:26Eh bien,
00:25:27M. Laurent Nunez,
00:25:28en sortant de la mosquée
00:25:29où il a dit,
00:25:30bien entendu,
00:25:30qu'on va promouvoir l'islam
00:25:32et qu'il n'est pas question
00:25:33de demander aux jeunes filles
00:25:33de retirer leur voile,
00:25:35c'est tellement humaniste
00:25:36comme vêtement,
00:25:38eh bien,
00:25:38sitôt qu'il avait fini
00:25:39cette phrase,
00:25:39il a dit assez.
00:25:40Il aurait dit,
00:25:41c'est une information
00:25:42qui nous vient du JDD,
00:25:44il aurait dit à ses ministres,
00:25:45à ses préfets,
00:25:47attention,
00:25:47mollo,
00:25:48essayez d'appliquer
00:25:49la directive Retailleau
00:25:50le plus modérément possible,
00:25:52attention,
00:25:53elle est trop efficace,
00:25:54ça renvoie trop,
00:25:56peut-être c'est extraordinaire,
00:25:57ça renvoie trop d'immigrés
00:25:58qui n'ont rien à faire en France,
00:25:59d'étrangers,
00:26:00vers leur pays.
00:26:02Mais on rêve,
00:26:02mais c'est qui Nunez ?
00:26:03Il roule pour qui ?
00:26:04De toute façon,
00:26:04on va se poser la question.
00:26:05Je pense que ça mériterait
00:26:07une émission spéciale Nunez.
00:26:09Pour l'instant,
00:26:09on se souvient d'un policier,
00:26:11c'est un véritable policier,
00:26:13là,
00:26:13les dispositions,
00:26:14les analyses politiques
00:26:14qu'il fait sont
00:26:15totalement inquiétantes.
00:26:16Est-ce qu'il agit sur ordre
00:26:18de sa hiérarchie,
00:26:19du Premier ministre
00:26:20ou du Président de la République,
00:26:21ou est-ce que c'est
00:26:21sa propre conviction ?
00:26:23En tout cas,
00:26:24on ne se sent pas en sûreté
00:26:26avec ce ministre
00:26:27de l'Intérieur-là.
00:26:28Et puis,
00:26:29alors qu'il se faisait opérer
00:26:30des sinus,
00:26:30un homme a perdu son oeil gauche.
00:26:32Alors,
00:26:32ça peut choquer.
00:26:33Alors,
00:26:33tout à l'heure,
00:26:34il a perdu,
00:26:34en jouant l'élan,
00:26:35et là,
00:26:35il a perdu son oeil gauche.
00:26:37Alors,
00:26:38confronté
00:26:38à des situations,
00:26:40à des sinusites fréquentes,
00:26:42vous savez ce que c'est
00:26:43la sinusite ?
00:26:43je le sais.
00:26:44La migraine aussi,
00:26:45c'est pas mal dans le jour.
00:26:45Mais la sinusite,
00:26:46il s'appelle Maxime,
00:26:47il a subi une opération
00:26:48des sinus sous anesthésie générale
00:26:50le 6 janvier dernier
00:26:51à la clinique Paris-Bercy
00:26:53à Charenton-le-Pont,
00:26:53qui est une clinique
00:26:54de référence dans le Val-de-Marne.
00:26:55Mais l'intervention chirurgicale
00:26:57s'est transformée
00:26:57en un cauchemar
00:26:58pour ce père de famille
00:26:59de 35 ans
00:27:00qui a perdu son oeil gauche.
00:27:02Ça faisait partie des anecdotes,
00:27:03vous savez,
00:27:03vous allez vous faire opérer
00:27:05l'appendicite
00:27:05et vous ressortez
00:27:06avec une testicule en moins.
00:27:07C'est arrivé dans l'histoire.
00:27:09La chirurgienne a aspiré
00:27:10son oeil par erreur.
00:27:12Elle croyait
00:27:12qu'il s'agissait d'un polype.
00:27:13C'était en réalité
00:27:14mon globe oculaire.
00:27:15Elle a vidé mon oeil
00:27:16comme un raisin.
00:27:18Par la suite,
00:27:19transférée à l'hôpital
00:27:20Fondation Rothschild à Paris,
00:27:21structure spécialisée
00:27:22en ophtalmologie,
00:27:23Maxime a subi
00:27:24une grève dermograisseuse
00:27:25pour combler
00:27:26la cavité oculaire.
00:27:26Donc, il est borne,
00:27:27si je comprends bien.
00:27:28Conscient que le médecin
00:27:29n'a pas fait exprès.
00:27:30Maxime dit
00:27:31ne ressentir aucune haine.
00:27:34Mais de la déception,
00:27:35son avocat,
00:27:35maître Philippe Courtois,
00:27:36a déposé une plainte
00:27:37contre les chirurgiens
00:27:38alors que le trentenaire
00:27:40a entamé
00:27:40une procédure d'indemnisation.
00:27:41Selon une enquête
00:27:42réalisée par le ministère
00:27:43de la Santé en 2019,
00:27:44entre 160 000
00:27:45et 375 000
00:27:47événements indésirables,
00:27:48graves,
00:27:49associés aux soins
00:27:50EIG
00:27:50sont recensés chaque année
00:27:52au cours d'un séjour
00:27:53hospitalier
00:27:54dans un service
00:27:55de médecine
00:27:56ou de chirurgie.
00:27:57Donc,
00:27:57dont 55 000
00:27:59à 130 000
00:28:00qui seraient évitables.
00:28:01Je me souviens
00:28:02qu'au Moyen-Âge
00:28:03ou sous Louis XIV,
00:28:04on disait
00:28:04si vous allez à l'hôpital
00:28:05c'est pour mourir
00:28:06parce que c'est là
00:28:06on trappe la maladie.
00:28:07Je pensais que les hôpitaux
00:28:08protégés aujourd'hui
00:28:09de ce genre de situation...
00:28:11Alors, il y a les maladies
00:28:11nosocomiales
00:28:12qui sont déjà une tragédie
00:28:13parce que l'hygiène
00:28:14n'est pas toujours garantie
00:28:15et il y a des morts
00:28:16tous les ans,
00:28:16entre 3 000 et 4 000 morts
00:28:17aujourd'hui.
00:28:18Et là, ce sont des accidents
00:28:19mais se faire avaler son oeil.
00:28:22Alors, surtout
00:28:23que c'est la prochaine fois
00:28:27aux amateurs.
00:28:28Protégez toutes vos parties
00:28:29aspirables
00:28:30de façon à ce qu'il n'y ait
00:28:31pas d'accidents de ce genre
00:28:32parce que l'important
00:28:33c'est quand même
00:28:33de rentrer entier à la maison.
00:28:36Et puis, le métro parisien
00:28:37subit un renouvellement
00:28:38de façade
00:28:39qui fait grasser ces...
00:28:40J'ai vu, vous savez,
00:28:41les émaux magnifiques
00:28:42avec le nom des stations
00:28:42en émaux bleu et blanc
00:28:44et j'ai vu des coups
00:28:45de pioche dedans
00:28:46mais qu'est-ce qui se passe ?
00:28:47Vous vous souvenez
00:28:47du mouvement
00:28:48Sa Cache Paris
00:28:48qui repensait
00:28:51toutes les formes
00:28:51qui répandait
00:28:52toutes les formes de sa Cache
00:28:53que subissait la capitale
00:28:54les travaux inachevés
00:28:56la saleté, les rats
00:28:57le vieux mobilier urbain
00:28:57remplacé par de la ferraillimande
00:28:59et bien ça se passe aussi
00:29:00en sous-sol
00:29:00Vous ne verrez peut-être
00:29:02bientôt plus les noms
00:29:02des stations de métro
00:29:03écrits en faïence
00:29:04Vous voyez ces carreaux
00:29:05bleus et blancs
00:29:06qui vous accueillent
00:29:06à chaque station
00:29:07tout le long du quai
00:29:08parfois bordés
00:29:09de contours dorés
00:29:10et bien ces faïences
00:29:11installées fin 19ème
00:29:12début 20ème
00:29:13sont peu à peu détruites
00:29:15au nom de quoi ?
00:29:16Au nom de la rénovation
00:29:17parce que rénover
00:29:18maintenant c'est plutôt remplacer
00:29:19la RATP entend faire
00:29:20réaliser de nouvelles faillances
00:29:22toutes neuves
00:29:22c'est dire l'intérêt porté
00:29:23à l'histoire et au patrimoine français
00:29:24On imagine mal
00:29:25des tableaux de maître
00:29:26être détruits
00:29:27parce que trop abîmés
00:29:28puis repeints
00:29:28et signés par d'autres
00:29:30Pour l'association de défense
00:29:31du patrimoine
00:29:32site et monument
00:29:32on assiste à une mutilation
00:29:34les vieilles faillances
00:29:35seront remplacées
00:29:35par des ornements
00:29:36approximativement ressemblants
00:29:37L'association appelle donc
00:29:39un recensement
00:29:40de ce patrimoine historique
00:29:41pour le protéger
00:29:42et permettre qu'en cas
00:29:43de rénovation des parois
00:29:44certaines oeuvres
00:29:45soient traitées
00:29:45comme il se doit
00:29:46pas à coup de marteau-piqueur
00:29:47ou de mauvaise gestion politique
00:29:49Une pétition a été lancée
00:29:52sur plus de 2 millions de parisiens
00:29:54c'est encore trop peu
00:29:55Je suis absolument révolté
00:29:57c'est un patrimoine historique
00:29:58ça aurait dû être classé
00:29:59monument historique
00:30:00c'est ce qui fait partie
00:30:01du charme du métro
00:30:02ce passé de métropolitain
00:30:04et qu'on puisse
00:30:05aujourd'hui c'est vraiment
00:30:06des barbares qui font ça
00:30:08le métro a besoin d'humanité
00:30:09un petit peu de culture
00:30:10un petit peu de douceur
00:30:12et ces émaux magnifiques
00:30:13qui représentaient
00:30:14à l'époque où on vivait heureux
00:30:15à Paris
00:30:15c'était avant l'hidalguisme
00:30:17alors voilà
00:30:18donc pétition
00:30:19et puis nous-mêmes
00:30:20on va prendre partie
00:30:21dans ce combat
00:30:22alors Sud Radio
00:30:23n'est pas qu'une radio parisienne
00:30:24bien sûr
00:30:24mais en tout cas
00:30:25on présente le patrimoine
00:30:27et ça faut en parler
00:30:28le métropolitain
00:30:29et voilà
00:30:30sauvons le métropolitain
00:30:31de la république française
00:30:33qui est un des plus beaux du monde
00:30:34je vous le signale au passage
00:30:35après les faillances
00:30:36du métro parisien
00:30:37la démocratie est-elle en danger
00:30:38en France ?
00:30:39les français voient-elles
00:30:40leur souveraineté
00:30:41passer entre leurs mains ?
00:30:42on en parle dans un petit instant
00:30:43avec Christophe et Hoche Duval
00:30:45vous restez bien avec nous
00:30:46et vous n'hésitez pas
00:30:46à nous appeler en direct
00:30:47sur Sud Radio
00:30:480826 300 300
00:30:500826 300 300
00:30:51je dirais même plus
00:30:52les doigts des français
00:30:53sont-ils encore souverains
00:30:54dans leur propre pays ?
00:30:55le référendum
00:30:56est-il encore possible ?
00:30:57un choc référendaire
00:30:58c'est ce que suggère
00:30:59notre invité
00:31:00aux fonctionnaires
00:31:01auteurs notamment
00:31:02de l'inflation normative
00:31:03paru aux éditions Plon
00:31:04Christophe et Hoche Duval
00:31:05bonjour
00:31:08merci Christophe et Hoche Duval
00:31:09d'être sur le plateau
00:31:10de Sud Radio
00:31:11aujourd'hui
00:31:11l'actualité est très bousculée
00:31:13par les phénomènes internationaux
00:31:16pourtant on va revenir
00:31:17à notre préoccupation
00:31:18franco-française
00:31:19notre démocratie
00:31:21nous en convenons
00:31:21est imparfaite
00:31:22elle est toujours là
00:31:24mais elle a des imperfections
00:31:25elle a des carences
00:31:26elle a des lacunes
00:31:27les citoyennes
00:31:28et les citoyens français
00:31:29le savent
00:31:30le disent
00:31:31et je présentais
00:31:33votre intervention
00:31:33tout à l'heure
00:31:34lorsque j'ai donné le sommaire
00:31:35de cette émission
00:31:35est-ce que la représentation nationale
00:31:37très beau titre
00:31:38qui sont l'Assemblée Nationale
00:31:40et le Sénat
00:31:40mais surtout les députés
00:31:41est-ce qu'elle est vraiment
00:31:43représentative
00:31:43des français
00:31:44beaucoup de français vous disent
00:31:45je ne me sens plus représenté
00:31:47par nos élus
00:31:48par nos députés
00:31:49par nos sénateurs
00:31:50je ne me sens plus représenté
00:31:52par la politique gouvernementale
00:31:53ce n'est pas ce que je voulais
00:31:55je ne me sens plus représenté
00:31:56du tout
00:31:57nous ne nous sentons plus écoutés
00:31:58le taux d'abstention
00:31:59Christophe et Hoche Duval
00:32:00est massif
00:32:01y compris on l'a vu
00:32:02au municipal
00:32:03qui était en général
00:32:04un scrutin
00:32:04qui attire les électrices
00:32:05et les électeurs
00:32:06là aussi il y a Saboud
00:32:08on n'y croit plus
00:32:10est-ce que finalement
00:32:11de s'adresser directement
00:32:12au peuple
00:32:13comme l'a fonctionné
00:32:14le général de Gaulle
00:32:15sur les grands enjeux
00:32:16est-ce que finalement
00:32:17il ne faudrait pas
00:32:17un petit peu
00:32:19améliorer
00:32:20démultiplier
00:32:21cette initiative
00:32:22pour que les français
00:32:23se ressentent impliqués
00:32:25dans l'avenir
00:32:26et la décision
00:32:26qui concerne leur pays
00:32:28vous posez d'abord
00:32:29une très bonne question
00:32:29et vos auditeurs
00:32:30je pense
00:32:31ils sont sensibles
00:32:32d'abord est-ce que nous avons
00:32:33un système démocratique
00:32:34qui est représentatif
00:32:35alors je ne parle pas
00:32:36de mon légitimité démocratique
00:32:37d'accord
00:32:38c'est un mot tabou
00:32:39le système électoral
00:32:40du scrutin
00:32:41nominal à deux tours
00:32:42est déjà problématique
00:32:43je parle de représentativité démocratique
00:32:44voilà
00:32:45ils sont le reflet
00:32:46et est-ce que ça représente
00:32:48suffisamment
00:32:48des électeurs
00:32:49qui se sentent
00:32:50dans une majorité
00:32:51vous pouvez avoir
00:32:51la majorité
00:32:51nationale nationale
00:32:52avec 24%
00:32:53mais ça c'est des majorités
00:32:54juridiques
00:32:54juridiques
00:32:55alors il y a
00:32:56je vais vous dire
00:32:56il y a un baromètre
00:32:57qui n'est peut-être
00:32:58pas très connu
00:32:58qui est publié
00:32:59sur le site
00:33:00Hexagone
00:33:01en France
00:33:02qui fait le baromètre
00:33:04de la représentativité démocratique
00:33:05de tous les pays
00:33:06du Conseil de l'Europe
00:33:08c'est beaucoup plus
00:33:09que l'Union Européenne
00:33:09c'est une quarantaine
00:33:10de pays
00:33:11la France
00:33:12est depuis
00:33:12on va dire
00:33:145 ans
00:33:14l'avant-dernier
00:33:16ou le dernier
00:33:17classé
00:33:18en termes de représentativité
00:33:20démocratique
00:33:20du Parlement
00:33:22je m'explique
00:33:23la majorité
00:33:24législative
00:33:25qui soutient
00:33:26le gouvernement
00:33:27dans tous les pays
00:33:28du Conseil de l'Europe
00:33:29c'est à peu près
00:33:30partout
00:33:30la même chose
00:33:31il y a une assemblée
00:33:32ou on l'appelons là
00:33:33différemment
00:33:34qui soutient
00:33:35le Premier Ministre
00:33:36le chef du gouvernement
00:33:37le chef du Conseil
00:33:38ça prend différents noms
00:33:39on calcule donc
00:33:40ce baromètre
00:33:42calcule
00:33:42combien
00:33:43cette majorité
00:33:44législative
00:33:44a été élue
00:33:45par le pourcentage
00:33:47des exprimés
00:33:48et le pourcentage
00:33:48des inscrits
00:33:49le gouvernement
00:33:51Le Cornu
00:33:51est à
00:33:5230,3%
00:33:53des suffrages
00:33:54exprimés
00:33:55et à
00:33:5620,2%
00:33:57des inscrits
00:33:59il est le plus
00:34:00minoritaire
00:34:01de l'ensemble
00:34:02des pays
00:34:03je vous dis
00:34:03du Conseil
00:34:04de l'Europe
00:34:05pourquoi ?
00:34:06parce qu'il crée
00:34:06une majorité
00:34:07juridique
00:34:08qui ne corresponde pas
00:34:09à une majorité
00:34:10démocratique
00:34:11c'est dû au fractionnement
00:34:12de l'opinion publique
00:34:14en France
00:34:14avec les deux extrêmes
00:34:15que vous connaissez
00:34:16les filles d'un côté
00:34:17le Rassemblement National
00:34:17de l'autre
00:34:18et puis au milieu
00:34:21des unités
00:34:22des tendances
00:34:22et des parties
00:34:23qui n'arrivent pas
00:34:23à s'agglomérer
00:34:25donc vous dites
00:34:25le socle commun
00:34:26c'est à peine
00:34:27plus de 30
00:34:27voilà
00:34:27exactement
00:34:2830%
00:34:29et donc forcément
00:34:30nos concitoyens
00:34:31le ressentent
00:34:32le ressentent
00:34:33c'est-à-dire que
00:34:33toute réforme
00:34:34qui peut être votée
00:34:35juridiquement
00:34:36par le Parlement
00:34:38notamment lorsqu'on donne
00:34:39dernier mot
00:34:39à l'Assemblée Nationale
00:34:40ou lorsqu'en plus
00:34:40on fait du 49,3
00:34:42et bien les citoyens
00:34:43dans la rue
00:34:45même sans être
00:34:46des constitutionnalistes
00:34:48ressentent immédiatement
00:34:49que cette loi
00:34:50elle vaut rien
00:34:50mais ils sont dépossédés
00:34:51ils ne représentent pas
00:34:52ce qu'ils pensent
00:34:53voilà
00:34:54ça c'est un grave danger
00:34:55parce qu'évidemment
00:34:55ça s'étiole
00:34:57vous l'avez cité
00:34:58la courbe de la représentativité
00:35:00démocratique
00:35:01qui peut se suivre aussi
00:35:01à travers
00:35:02la participation
00:35:03aux élections
00:35:04législatives
00:35:05déjà été fondrée
00:35:06depuis longtemps
00:35:07les municipales
00:35:08j'allais dire
00:35:09on a entaillé
00:35:10on a entaillé
00:35:11dans un pacte républicain
00:35:13très fort
00:35:14on a commencé
00:35:14à l'entailler
00:35:15alors la Covid
00:35:15c'est un mauvais cas
00:35:17mais là
00:35:17les dernières élections
00:35:18ne sont pas bonnes
00:35:19j'ai sur votre antenne
00:35:20parlé de demi-mères
00:35:22la multiplication
00:35:23des triangulaires
00:35:24qui va faire exploser encore
00:35:26les prochaines élections
00:35:28même si on a une élection
00:35:30l'initiative qui suit
00:35:31l'élection présidentielle
00:35:32il y aura énormément
00:35:33de triangulaires
00:35:34donc à la fois
00:35:35il y aura des électeurs
00:35:36qui ne viendront pas voter
00:35:37parce qu'ils ont été déçus
00:35:38du candidat
00:35:39qui a été élu
00:35:39au deuxième tour
00:35:40de la présidentielle
00:35:41et d'autres
00:35:42seront face à des triangulaires
00:35:43et il n'y aura probablement
00:35:44plus de francs républicains
00:35:45parce qu'ils ne veulent plus
00:35:47tomber dans le pied
00:35:47on aura des demi-députés
00:35:49qui sont déjà
00:35:49des demi-députés
00:35:51par essence
00:35:51puisque il y a
00:35:52moins de 50%
00:35:53des électeurs
00:35:54qui se présentent devant eux
00:35:54alors la solution
00:35:56effectivement
00:35:56est-ce qu'elle n'est pas
00:35:57à la Suisse
00:35:58de toute façon
00:35:59par deux bouts
00:36:00soit que les gouvernants
00:36:01réfléchissent à ça
00:36:02et se disent
00:36:03nous sommes devant
00:36:03maintenant des majorités
00:36:04relatives
00:36:05je ne fais plus trop
00:36:06appel au Parlement
00:36:07parce qu'à chaque fois
00:36:08mes propositions de réforme
00:36:09sont cassées
00:36:10il y a un lobby dans la rue
00:36:11qui proteste
00:36:11je n'ai pas la légitimité
00:36:13de le porter
00:36:13et de le faire accepter
00:36:15donc peut-être
00:36:15faisons des référendums
00:36:16pour faire adopter
00:36:182, 3, 4 réformes
00:36:19dans une mandature
00:36:21et tenons-en à ça
00:36:23et on ne proteste pas
00:36:24on ne manifeste pas
00:36:25contre ce dernier référendum
00:36:27c'est très important
00:36:27de le rappeler
00:36:29l'autre bout
00:36:30c'est de dire
00:36:31pour sortir la France
00:36:32de ce piège publicitaire
00:36:34dans lequel malheureusement
00:36:35depuis Napoléon III
00:36:36on a été mis
00:36:37et dans lequel
00:36:38le général de Gaulle
00:36:39ne nous a pas exactement
00:36:40sorti non plus
00:36:41de cette ornière
00:36:43ouvrons le référendum
00:36:44et son initiative
00:36:46non pas seulement
00:36:47au président de la publique
00:36:48et à son premier ministre
00:36:49non pas seulement
00:36:50au président
00:36:52des deux assemblées
00:36:53comme c'est le cas
00:36:53aujourd'hui
00:36:53dans l'article 11
00:36:54et l'article 89
00:36:55de la constitution
00:36:56mais ouvrons-le
00:36:57à une fraction
00:36:57de citoyens
00:37:00suffisamment raisonnable
00:37:00je vais donner un chiffre
00:37:01peut-être pourquoi pas aussi
00:37:03moi je le suggère
00:37:04dans une proposition
00:37:05que j'ai écrite
00:37:05dans la revue politique
00:37:06et parlementaire
00:37:07de l'ouvrir à une fraction
00:37:08de maires
00:37:09les maires sont
00:37:10vraiment nos institutions
00:37:12et les représentatives
00:37:13mille maires
00:37:14pourraient sur une pétition
00:37:15de mille maires
00:37:16décider de lancer
00:37:29contre le référendum
00:37:30alors c'est historique
00:37:32à la fois
00:37:32parce que le référendum
00:37:33évidemment était connoté
00:37:34Napoléon III etc
00:37:35ça s'est rajouté
00:37:37au temps du général de Gaulle
00:37:38il a dû tout le monde
00:37:39contre lui
00:37:40il a échoué évidemment
00:37:41son référendum de 69
00:37:43c'est une mauvaise augure
00:37:44parce que ça a donné
00:37:45un coup de force
00:37:46à tous les partisans
00:37:47de l'anti-référendum
00:37:48et ensuite
00:37:49il faut bien dire
00:37:50malheureusement
00:37:50que Chirac en 95
00:37:52en faisant sa réforme
00:37:53de l'article 11
00:37:55pour l'élargir
00:37:55à certaines thématiques
00:37:56nouvelles
00:37:57et Nicolas Sarkozy
00:37:59en créant ce qu'il a appelé
00:38:00le référendum
00:38:02d'initiative partagée
00:38:03ont eux-mêmes
00:38:03contribué à planter
00:38:04le référendum
00:38:06d'abord Chirac
00:38:07finalement
00:38:07il a élargi
00:38:08en soi-disant
00:38:09la possibilité
00:38:10de faire des référendums
00:38:11mais il ne l'a jamais utilisé
00:38:12et en 2005
00:38:14au contraire
00:38:15et bien
00:38:16il s'est passé
00:38:16une trahison
00:38:17parce qu'en tous les cas
00:38:18beaucoup de personnes
00:38:20de l'opinion publique
00:38:20ont ressenti
00:38:21comme une trahison
00:38:21du vote du référendum
00:38:23et Sarkozy
00:38:25a créé
00:38:26il ne voulait pas faire le RIC
00:38:28référendum d'initiative
00:38:29citoyenne
00:38:30que les gilets jaunes
00:38:31ont porté
00:38:32sur les ronds-points
00:38:33il a voulu faire le RIP
00:38:35référendum d'initiative
00:38:36partagée
00:38:37mais alors
00:38:38c'est une usine à gaz
00:38:39telle
00:38:40qu'elle n'a jamais pu produire
00:38:41même une souris
00:38:42puisqu'il faut
00:38:43je vais vous donner le chiffre
00:38:45il faudrait
00:38:46une pétition
00:38:46de 4 933 270 électeurs
00:38:51pour enclencher
00:38:53alors qu'il en faut 100 000
00:38:55vous entendez bien
00:38:56100 000 en Suisse
00:38:57500 000 en Italie
00:38:59même la loi du plomb
00:39:00qui a eu un peu de plomb
00:39:01dans l'aile
00:39:02si on peut dire
00:39:02parce qu'il y a eu une pétition
00:39:04qui a réussi un exploit
00:39:05de 2 131 000 protestataires
00:39:08il n'aurait pas pu parvenir
00:39:10à ce qu'on mette
00:39:11cette loi du plomb
00:39:12en référendum
00:39:12on a voulu vraiment
00:39:13planter le référendum
00:39:15et c'est un grave problème
00:39:16parce que du coup
00:39:17il n'y a plus de soupape
00:39:18la cocotte minute
00:39:19est fermée
00:39:20bloquée
00:39:20alors est-ce que
00:39:21l'opinion publique
00:39:22vous avez des statistiques
00:39:23partie par partie
00:39:24est-ce qu'ils sont favorables
00:39:25est-ce que les français
00:39:26sont favorables
00:39:26c'est ça qui est
00:39:27incompréhensible
00:39:28et bien écoutez
00:39:29c'est incroyable
00:39:30alors pour le coup
00:39:30c'est un plébiscite
00:39:31c'est un plébiscite
00:39:32c'est un plébiscite
00:39:33c'est un sondage
00:39:34très récent
00:39:34je l'ai apporté
00:39:35à Sud Radio
00:39:36il a été fait par
00:39:38l'Ipsos
00:39:39pour le compte
00:39:40d'un de vos confrères
00:39:45et leur opinion
00:39:46sur le référendum
00:39:4688% en moyenne
00:39:48demandent
00:39:49réclament
00:39:51revendiquent
00:39:51le recours au référendum
00:39:5288% des françaises
00:39:54et des français
00:39:54et alors quand on regarde
00:39:55ce qu'ils votent
00:39:57par ailleurs
00:39:58alors là
00:39:58c'est vraiment
00:40:00le paradoxe
00:40:01le plus incroyable
00:40:01parce que
00:40:0388%
00:40:04c'est la moyenne
00:40:05mais
00:40:06ils sont
00:40:06à 95%
00:40:08parmi ceux
00:40:08qui votent écologistes
00:40:09à dire
00:40:10oui référendum
00:40:11écolo 95%
00:40:12écolo 95%
00:40:13les sympathisants
00:40:14ou électeurs
00:40:15du parti socialiste
00:40:17sont à 92%
00:40:18alors là
00:40:19j'ai pensé
00:40:19qu'au contraire
00:40:19il y en aurait moins
00:40:2092%
00:40:21des sympathisants socialistes
00:40:22les partis
00:40:23n'écoutent jamais
00:40:24leurs électeurs
00:40:25les sympathisants
00:40:26d'Elefi
00:40:26sont à 81%
00:40:28ils sont un peu
00:40:28en dessous
00:40:28de la moyenne
00:40:30les sympathisants
00:40:31RN
00:40:32Horizon
00:40:34et Modem
00:40:35c'est Renaissance
00:40:36le parti
00:40:36du président
00:40:37de la république
00:40:38sont à 86%
00:40:39sont juste
00:40:40à la moyenne
00:40:41sont juste
00:40:42à la moyenne
00:40:42aussi les sympathisants
00:40:43LR
00:40:44c'est bizarre
00:40:44quand même
00:40:44parce que
00:40:45c'est les héritiers
00:40:46du gaullisme
00:40:46et les sympathisants
00:40:48du Front National
00:40:48sont à 88%
00:40:50ils sont à la moyenne
00:40:51voilà
00:40:51tous les français
00:40:52c'est très net
00:40:53c'est très net
00:40:54c'est très net
00:40:55et même chez ceux
00:40:56qui dont leur leader
00:40:57peuvent laisser entendre
00:40:59que le référendum
00:41:01c'est publicitaire
00:41:02c'est du Napoléon III
00:41:03tout ça
00:41:04c'est populisme
00:41:05et bien ce sont
00:41:06leurs électeurs
00:41:07qui le veulent le plus
00:41:07et bien écoutez
00:41:09Christophe et Ojuval
00:41:10merci de nous avoir
00:41:11amené ces éléments
00:41:11nous serons certainement
00:41:12amenés
00:41:13à en discuter
00:41:14et j'aimerais vous recevoir
00:41:16avec un représentant
00:41:17de la classe politique
00:41:19hostile ou favorable
00:41:20et voir si on peut
00:41:22aller un petit peu plus loin
00:41:23mon petit doigt me dit
00:41:24que ce sera le sujet
00:41:24des présidentielles
00:41:25et bien entendu
00:41:26en tout cas
00:41:26c'est un sujet
00:41:27sur la démocratie en France
00:41:28qui est malade
00:41:29et c'est un sujet
00:41:30qui intéresse visiblement
00:41:31la plupart des français
00:41:32merci d'avoir été là
00:41:33Christophe
00:41:33merci sur radio
00:41:33vous restez avec nous
00:41:35parce qu'on va discuter
00:41:35police
00:41:36est-ce que la police
00:41:37doit-elle avoir peur
00:41:38de LFI
00:41:40nous avons en discuté
00:41:41avec Abdoulaye Kanté
00:41:42policier national
00:41:42et conseiller municipal
00:41:43Renaissance de Paris
00:41:45qui a planché sur la question
00:41:47parce que
00:41:47ce que l'on a vu
00:41:48et entendu récemment
00:41:49après les élections municipales
00:41:51laisse penser
00:41:52que la France insoumise
00:41:53n'aime pas notre police
00:41:55et voudrait peut-être
00:41:55lui retirer du pouvoir
00:41:57et de la puissance
00:41:57on sait qu'une puissance
00:41:58une police respectée
00:42:01doit être crainte
00:42:02vous nous appelez
00:42:02au 0826 300 300
00:42:04Emmanuel Galasso
00:42:05attend votre appel
00:42:06bien sûr
00:42:06c'est un sujet
00:42:07qui vous interpelle
00:42:08le respect que l'on doit
00:42:09à la police
00:42:10faut-il qu'elle nous fasse peur
00:42:12ou elle doit-elle avoir peur
00:42:14et on répondra
00:42:15à vos questions
00:42:16avec Abdoulaye Kanté
00:42:17à tout de suite sur Sud Radio
00:42:19le face à face
00:42:21bienvenue sur Sud Radio
00:42:22ce mercredi 8 avril 2026
00:42:24il est 13h04
00:42:25nous sommes au moment
00:42:26du face à face
00:42:27c'est pas un face à face
00:42:28ça va être un côte à côte
00:42:29je reçois Abdoulaye Kanté
00:42:31Abdoulaye Kanté
00:42:32d'abord il est policier national
00:42:33il était venu
00:42:35il y a quelques temps
00:42:35et on avait dit municipal
00:42:36non il est policier national
00:42:38précision
00:42:39et on va parler
00:42:39de police municipale
00:42:41pour laquelle on a
00:42:42le plus grand respect
00:42:42et par ailleurs
00:42:43conseiller municipal
00:42:45de Paris
00:42:46donc vous siégez
00:42:46au conseil de Paris
00:42:48pour le deuxième arrondissement
00:42:49et vous êtes sous une étiquette
00:42:51une étiquette
00:42:52Renaissance
00:42:53on se souvient
00:42:54qu'à un moment donné
00:42:55on pensait
00:42:55que Renaissance
00:42:56pouvait gagner
00:42:56la ville de Paris
00:42:57avec M. Griveaux
00:42:58il y avait eu un petit incident
00:42:59Mme Buzyn
00:43:01et puis finalement
00:43:01la ville et les parisiens
00:43:03ont choisi
00:43:04le 22 mars
00:43:06de rester dans la majorité
00:43:07qui était la leur
00:43:08pour autant
00:43:08le problème reste posé
00:43:09la sécurité à Paris
00:43:11l'ordre à Paris
00:43:12et la question que je vous pose
00:43:13Abdoulaye Kanté
00:43:14merci d'avoir accepté
00:43:15cette invitation
00:43:16vous êtes
00:43:17vous êtes le très bienvenu
00:43:18je suis très honoré
00:43:19de vous avoir
00:43:19sur ce plateau
00:43:22les propos de la France insoumise
00:43:24de Jean-Luc Mélenchon
00:43:25sur la police
00:43:25depuis le célèbre
00:43:26la police tue
00:43:28et là
00:43:29l'arrivée
00:43:30aux commandes
00:43:31dans certaines municipalités
00:43:32d'élus
00:43:33la France insoumise
00:43:34on pense à M. Bally Bagayoko
00:43:36qui dit
00:43:36on va désarmer la police
00:43:39est-ce qu'on est rentré
00:43:40dans une logique
00:43:41de discrédit
00:43:43des forces de police
00:43:44de l'image de la police
00:43:45alors que nous savons
00:43:46que le président de la république
00:43:47l'a dit
00:43:48pour qu'une police
00:43:49soit respectée
00:43:50doit être crainte
00:43:51mais crainte de façon démocratique
00:43:52de façon légitime
00:43:53est-ce que là
00:43:54on a affaire
00:43:55à une vraie offensive
00:43:57d'un parti politique
00:43:58de gauche
00:43:58qui pèse son poids
00:44:00pour retirer
00:44:01à l'autorité policière
00:44:03sa légitimité
00:44:04sa crédibilité
00:44:05tout d'abord
00:44:05merci déjà
00:44:06pour votre invitation
00:44:08vous savez
00:44:08en tant que policier
00:44:10ou bien
00:44:10en tant que membre
00:44:11des forces de l'ordre
00:44:12des fois on ne parle pas beaucoup
00:44:14mais il est très intéressant
00:44:15quand on puisse savoir
00:44:17un petit peu
00:44:17ce que pense
00:44:18à un policier
00:44:18et il est nécessaire
00:44:20aussi de lui donner la parole
00:44:21pour dire
00:44:21le fond de sa pensée
00:44:22même s'il y a le devoir
00:44:23de réserve
00:44:24et tout
00:44:24maintenant que je suis élu
00:44:25vous l'êtes depuis
00:44:25combien de temps policier ?
00:44:26ça fait 27 ans maintenant
00:44:2727 ans
00:44:28dans quelques
00:44:29sûretés nationales
00:44:30police nationale
00:44:32donc j'ai été
00:44:33en biais anticriminalité
00:44:34j'ai été
00:44:35en police judiciaire
00:44:37donc j'ai fait
00:44:37la police secours
00:44:38donc les appels 17
00:44:38donc vous connaissez bien
00:44:39tous les aspects
00:44:40de l'autorité policière
00:44:41avec l'humilité
00:44:43avec beaucoup d'humilité
00:44:43oui
00:44:44parce que je pense
00:44:44que j'ai une forme
00:44:45de légitimité
00:44:47que je pense
00:44:48qui est connue
00:44:48par rapport à cela
00:44:49mais aussi
00:44:50le fait que
00:44:51essayer de parler
00:44:52de manière humaine
00:44:53en fait
00:44:53du métier de policier
00:44:54en dehors des diatribes
00:44:56que nous entendons
00:44:57de part et d'autre
00:44:58pour vous c'est une vocation
00:44:59Abdelhaï Kanté ?
00:45:00c'est un métier
00:45:01que j'ai appris à aimer
00:45:02en fait
00:45:02vous êtes issu d'immigration
00:45:04vous auriez pu être
00:45:05un petit peu dubitatif
00:45:06sur la police
00:45:07vous avez peut-être
00:45:07peut-être pas
00:45:08vous êtes né en France
00:45:09bien entendu
00:45:09vous êtes français
00:45:10vous avez toujours eu
00:45:11cette approche de la police
00:45:13de façon respectueuse
00:45:14confiante
00:45:14où vous avez eu un moment donné
00:45:16où il y a la police
00:45:17un peu de racisme
00:45:18quelquefois
00:45:18j'ai écrit un livre
00:45:19en 2022
00:45:20donc policier
00:45:20enfant de la république
00:45:21très très très
00:45:22et en fait
00:45:23je dis une anecdote
00:45:25en fait
00:45:25à une époque
00:45:26quand je suis ado
00:45:26donc voilà
00:45:27je m'amusais
00:45:28à me faire courser
00:45:29par la bac
00:45:29un collègue
00:45:30qui s'appelait Rouquin
00:45:31que j'ai vu
00:45:31quelques années plus tard
00:45:32et qui a vu mon évolution
00:45:34et en fait
00:45:35à l'époque
00:45:35il est venu me voir
00:45:36et donc avec beaucoup
00:45:37d'émotion j'en parle
00:45:37parce que
00:45:38c'est quelqu'un
00:45:38où je faisais un peu
00:45:39le jeu échelle à souris
00:45:40il y avait une espamme
00:45:42entre grands frères
00:45:43et petits frères
00:45:44et c'est vrai
00:45:45qu'à cette époque là
00:45:45même s'ils pouvaient
00:45:48bien nous sermonner
00:45:49aujourd'hui
00:45:50c'est plus possible
00:45:50en fait
00:45:51parce que vous avez
00:45:51tout de suite
00:45:52des personnes
00:45:53qui vont vouloir
00:45:54au niveau des violences
00:45:55policières
00:45:56etc
00:45:56donc du coup
00:45:58je crois que
00:45:59on a un gros problème
00:46:00aujourd'hui maintenant
00:46:00avec un rapport
00:46:01avec l'autorité
00:46:02en général
00:46:03et si vous voulez
00:46:03pour revenir au sujet
00:46:04c'est que
00:46:05quand je vois
00:46:06qu'il y a certains
00:46:07partis
00:46:07qui justement
00:46:09ostracisent
00:46:09on va dire
00:46:10qui indexent
00:46:11les policiers
00:46:11sur un fait
00:46:13parce que je ne dis pas
00:46:13que la police
00:46:14c'est parfait
00:46:14mais si on regarde
00:46:15dans le réel
00:46:15on sort des réseaux sociaux
00:46:17on sort des diatribes
00:46:18on va dire
00:46:19des plateaux télés
00:46:20etc
00:46:20dans la réalité
00:46:21vous avez à l'heure actuelle
00:46:22je vous parle
00:46:22un policier
00:46:23qui est en train
00:46:24de sauver une personne
00:46:24une intervention
00:46:25toutes les 10 secondes
00:46:26et derrière
00:46:26quand on regarde
00:46:27les sondages
00:46:31d'opinion
00:46:33systématiquement
00:46:33on dépasse
00:46:34pratiquement
00:46:35entre 75 et 80%
00:46:36de taux de confiance
00:46:37envers la police
00:46:38ce n'est pas pour autant
00:46:39qu'elle ne doit pas
00:46:39s'améliorer
00:46:40et il faut aussi
00:46:41à un moment donné
00:46:42essayer de ramener
00:46:43du bon sens
00:46:44dans les débats
00:46:44je vais revenir
00:46:45un petit peu
00:46:46sur le sujet
00:46:46qui a beaucoup
00:46:47capitalisé
00:46:47sur les propos
00:46:48ou les décisions
00:46:49du maire de Saint-Denis
00:46:51qui d'ailleurs
00:46:51je félicite
00:46:52et d'ailleurs
00:46:52que j'apporte
00:46:53totalement mon soutien
00:46:54par rapport aux propos
00:46:55qu'il a subi
00:46:56sur le racisme
00:46:56absolument
00:46:57et ça
00:46:58il faut être
00:46:59intransigeant
00:47:00et la manifestation
00:47:00on y était tous
00:47:01un peu de coeur
00:47:02sur cette question là
00:47:03précisément
00:47:03la question évidemment
00:47:05on doit
00:47:06à un moment donné
00:47:07être très clair
00:47:08par rapport à cela
00:47:08moi en fait
00:47:09le sujet
00:47:10c'est que c'était quoi
00:47:10c'est que quand
00:47:11évidemment je pose
00:47:12la question
00:47:12à savoir que
00:47:13il faut qu'on arrête
00:47:14à un moment donné
00:47:15de racialiser
00:47:15en fait
00:47:17un scrutin
00:47:18qui
00:47:19ce sont des personnes
00:47:20qui certes
00:47:20sont issues
00:47:21de l'immigration
00:47:21mais qui ont été élus
00:47:23pas par leur couleur de peau
00:47:24mais qui ont été élus
00:47:25parce qu'ils ont convaincu
00:47:26parce qu'ils ont été élus
00:47:26parce qu'ils ont réussi
00:47:27à pouvoir ramener
00:47:29un maximum de personnes
00:47:30pour les amener
00:47:30aux responsabilités
00:47:32mais quand je vois
00:47:33quand je vois
00:47:34qu'il y a un débat
00:47:35sur la couleur de peau
00:47:37ou parce que le fait
00:47:38on les met en porte-étendard
00:47:40de la couleur
00:47:42mais moi je me dis
00:47:42mais à un moment donné
00:47:43qu'est-ce qu'il en est
00:47:44de leurs compétences
00:47:45qu'est-ce qu'il en est
00:47:46de ceux qui savent faire
00:47:47et c'est pareil aussi
00:47:48dans la police
00:47:48c'est qu'à un moment donné
00:47:49on me reprochait
00:47:51le fait d'être
00:47:52un vendu
00:47:52ou un traître
00:47:53du fait
00:47:53parce que je suis
00:47:54dans une institution
00:47:54qui est
00:47:55on va dire
00:47:56foncièrement raciste
00:47:57et j'ai dit
00:47:58non je refuse
00:47:59cette espèce d'assignation
00:48:00vous savez monsieur Légas
00:48:01quand vous êtes
00:48:03personne qui est
00:48:04voilà
00:48:04issu de l'immigration
00:48:06et certains
00:48:06disent le mot racisé
00:48:08que le mot que je vomis
00:48:10je vous le dis
00:48:10très sincèrement
00:48:10je vomis
00:48:11racisé
00:48:11et pourtant
00:48:12vous avez connu
00:48:13des situations
00:48:13qui pouvaient évoquer
00:48:15cette approche
00:48:16mais évidemment
00:48:17j'ai subi la discrimination
00:48:18j'ai subi aussi
00:48:19du racisme aussi
00:48:20que ce soit dans mon institution
00:48:21ou même à l'extérieur
00:48:22qu'est-ce que j'ai fait
00:48:23justement pour combattre cela
00:48:24de un je l'ai dénoncé
00:48:24de deux
00:48:25je refuse
00:48:26parce que je me dis
00:48:27qu'à un moment donné
00:48:28j'aime à toute ma
00:48:29tout ma place
00:48:30et aussi
00:48:32ma légitimité
00:48:32c'est comme ça
00:48:33qu'on arrivera
00:48:34à faire avancer les choses
00:48:34arrêtons à un moment donné
00:48:35de catégoriser les gens
00:48:37vous êtes des français
00:48:38Abdoulaye
00:48:38évidemment
00:48:39dans 94
00:48:40avez-vous sur scène
00:48:41non j'allais vous dire
00:48:42est-ce que vous êtes intégré
00:48:43ou assimilé
00:48:43ni l'un ni l'autre
00:48:44vous êtes français
00:48:45alors vous êtes
00:48:46vous êtes le résultat
00:48:47d'une intégration
00:48:47vos parents
00:48:48se sont intégrés
00:48:49c'est terrible
00:48:51parce que
00:48:54monsieur Bagayoko
00:48:54aussi est intégré
00:48:55il est français
00:48:56à part entière
00:48:57donc on ne sait même pas
00:48:58savoir si vous êtes intégré
00:48:59ou pas
00:48:59vous êtes même
00:49:00l'honneur de la France
00:49:01puisque vous donnez
00:49:02un tel exemple
00:49:02de citoyenneté
00:49:04de responsabilité citoyenne
00:49:05de républicanisme
00:49:07voyez
00:49:07donc c'est là
00:49:08où on devrait dire
00:49:09est-ce qu'on peut poser
00:49:10tranquillement
00:49:10le problème tel qu'il est
00:49:11vous aimez la France
00:49:12vous avez une conscience
00:49:13de policier
00:49:14qui est exemplaire
00:49:15par vocation
00:49:17comment se fait-il
00:49:18que vous ne soyez pas
00:49:19plus nombreux
00:49:20avec cette origine
00:49:22vous savez
00:49:22on est nombreux
00:49:23mais il y a des personnes
00:49:24qui sont en dehors
00:49:25de ces débats
00:49:25qui ne se posent pas
00:49:26vous êtes peut-être
00:49:27majoritaire d'ailleurs
00:49:28et je sais que vous êtes
00:49:29majoritaire
00:49:30on ne se pose pas
00:49:30ce genre de questions
00:49:31mais le problème
00:49:31c'est que
00:49:32quand cette question se pose
00:49:33il y en a certains
00:49:34qui veulent
00:49:35il y a des réalités
00:49:36effectivement
00:49:36que quand il y a
00:49:37des discriminations
00:49:37qui existent
00:49:38il ne faut pas les nier
00:49:39mais vous avez
00:49:40une majorité de personnes
00:49:41vous savez
00:49:41qui sont issues
00:49:42qui ne sont pas nés
00:49:44forcément français
00:49:45mais qui ont réussi
00:49:46à s'assimiler
00:49:47à s'intégrer
00:49:48qui ne se posent pas
00:49:48la question
00:49:49qui payent leurs impôts
00:49:50qui certains font
00:49:51un travail
00:49:52on va dire
00:49:52totalement respectable
00:49:53dans ces quartiers
00:49:54vous savez
00:49:54moi je suis maintenant
00:49:55un élu de la république
00:49:57je suis un élu de la république
00:49:58et la promesse républicaine
00:50:00dont on est totalement
00:50:01on va dire critiquée
00:50:02moi je veux y croire
00:50:03parce que j'en fais aussi
00:50:04la promotion
00:50:05parce que vous savez
00:50:05j'ai aussi des fonctions
00:50:07dans l'associative
00:50:08et je vais aussi
00:50:09à la rencontre
00:50:09de ces jeunes
00:50:10qui ne sont pas considérés
00:50:12en tant qu'enfant de la république
00:50:13et quand je vais les voir
00:50:14parce qu'en tant que policier
00:50:15et on va me dire
00:50:16donc voilà
00:50:16vous avez toutes les cartes
00:50:18vous cochez toutes les cartes
00:50:19je suis policier
00:50:19je suis noir
00:50:20je suis musulman
00:50:21etc
00:50:21mais en fait non
00:50:22je suis juste français
00:50:23et ce que je veux
00:50:24effectivement c'est
00:50:26on va dire
00:50:27déployer cette promesse républicaine
00:50:29qui peut-être
00:50:29de la responsabilité
00:50:31peut-être du gouvernement
00:50:32ou même de l'état
00:50:32qui a eu du mal
00:50:33à expliquer cela
00:50:34dans nos quartiers
00:50:35il est nécessaire
00:50:35de pouvoir le déployer
00:50:36Abdoulaye Kante
00:50:37est-ce que vous convenez
00:50:38que la machine à intégrer
00:50:39qui était un des fleurons
00:50:40de la république
00:50:41surtout par l'école
00:50:42de l'intégration
00:50:43je tiens beaucoup plus
00:50:44à l'intégration
00:50:45qu'à l'assimilation
00:50:46parce que je crois
00:50:47qu'il faut garder ses origines
00:50:48il faut savoir d'où l'on vient
00:50:50préserver
00:50:50cette richesse culturelle
00:50:52alors si on décide
00:50:53de s'assimiler
00:50:53en disant
00:50:54j'oublie tout mon passé
00:50:54je deviens français
00:50:55je respecte
00:50:56c'est ce que monsieur Zemmour
00:50:58préconise
00:50:58moi je crois à l'intégration
00:51:00je suis basque
00:51:01c'est pour ça
00:51:01et à l'intérieur
00:51:02des frontières de la France
00:51:03il y a des éditeurs
00:51:03téléculturels
00:51:04et lorsque l'on vient
00:51:05du Maghreb
00:51:06de l'Afrique sud-saharienne
00:51:07qu'on était italien
00:51:08yougoslav, polonais
00:51:09c'est formidable
00:51:10de voir dans des familles
00:51:11on a gardé souvenir
00:51:11des grands-parents
00:51:12des traditions culinaires
00:51:13et on repart dans les pays
00:51:14est-ce que
00:51:15ma question est
00:51:16est-ce que la république française
00:51:17aujourd'hui
00:51:18a des endroits
00:51:19où la machine intégrée
00:51:20est en panne
00:51:20et que si on a
00:51:21ces confrontations
00:51:22entre communautés
00:51:23entre immigrés
00:51:24qui ne s'intègrent pas
00:51:25c'est pas forcément
00:51:26la faute de
00:51:27que ce soit à Saint-Denis
00:51:28ou à Roubaix
00:51:28c'est parce que
00:51:29la machine intégrée républicaine
00:51:30n'est plus aussi efficace
00:51:32n'est plus aussi pertinente
00:51:32qu'elle l'a été
00:51:33évidemment
00:51:34si vous voyez un petit peu
00:51:35les débats aujourd'hui
00:51:36c'est que notre société
00:51:37s'est totalement fracturée
00:51:38que ce soit sur le communautarisme
00:51:39que ce soit sur les questions religieuses
00:51:41que ce soit sur des questions
00:51:42même sur
00:51:43qu'est-ce que c'est
00:51:44que les valeurs de la république
00:51:45et même sur la citoyenneté
00:51:46on a des constats
00:51:47qu'on voit tous les jours
00:51:48et malheureusement
00:51:49c'est que ça va dans les écoles
00:51:50il faut qu'à un moment donné
00:51:52qu'on remette au centre
00:51:54des débats
00:51:54au centre même
00:51:55de notre société
00:51:56la promesse républicaine
00:51:57les valeurs de la république
00:51:58ce qui fait
00:51:59en ce qui font
00:52:00que nous faisons bloc
00:52:01et socle
00:52:02et c'est vrai que
00:52:03comme vous l'avez dit
00:52:03vous en parlez
00:52:04en parfaite connaissance de cause
00:52:05mais parce que c'est quelque chose
00:52:06sur lequel en fait
00:52:07je suis vraiment accroché
00:52:08parce que je ne peux pas
00:52:09m'astreindre
00:52:10à me dire que
00:52:11notre pays
00:52:13doit se fracturer
00:52:14parce qu'aujourd'hui
00:52:14vous viviez avec
00:52:16un portugais
00:52:17un malien
00:52:18un chinois
00:52:19ou quelqu'un qui vient d'ailleurs
00:52:20vous pouvez même partager
00:52:22manger ensemble
00:52:22ils ont tous été mal reçus au départ
00:52:24qu'on fait ça à l'heure
00:52:25en disant
00:52:25oui les polonais
00:52:26parce qu'ils étaient chrétiens
00:52:27les portugais
00:52:27quand les grands-parents
00:52:28vous racontent
00:52:29quand on est venu
00:52:29on a été mal reçu
00:52:31par tout le monde
00:52:31le français a toujours été méfiant
00:52:32sur l'étranger
00:52:33il y a eu un problème
00:52:34d'intégration
00:52:34sur le fait que
00:52:35effectivement
00:52:35donc les études sociales
00:52:36certaines études sociales
00:52:37montrent qu'il y a eu
00:52:38un problème d'intégration
00:52:39que comme il y a le racisme
00:52:40envers les italiens
00:52:41ou que ce soit les espagnols
00:52:41les ritales
00:52:42les tausses
00:52:42et aussi effectivement
00:52:44envers aussi les maghrébins
00:52:46et les noirs
00:52:48exactement
00:52:48donc ça c'est son réalité
00:52:49mais aujourd'hui en fait
00:52:51ce bloc républicain
00:52:53a réussi à tenir
00:52:54mais attention
00:52:55attention
00:52:56parce que nous rentrons
00:52:57dans une époque
00:52:58où certains chercheraient
00:52:59à le fissurer
00:53:00et c'est pour cela
00:53:01qu'à un moment donné
00:53:02il faut se lever
00:53:03contre ces personnes-là
00:53:05qui tenteraient
00:53:05de fracturer
00:53:06ce bloc républicain
00:53:07et quand je dis
00:53:08ce bloc républicain
00:53:09c'est la citoyenneté
00:53:10aller à la rencontre
00:53:11de ces quartiers
00:53:12de ces jeunes
00:53:13notamment
00:53:13quand vous faites partie
00:53:14du régalien comme moi
00:53:15notamment
00:53:16aller leur parler
00:53:17de manière humaine
00:53:18et non pas
00:53:18de leur parler
00:53:19de manière très robotisée
00:53:21vous savez le dialogue
00:53:22on va dire étatique
00:53:22a du mal à rentrer
00:53:23des fois dans certaines aides
00:53:24aller les voir
00:53:25être un facteur d'identification
00:53:27quand vous êtes un facteur
00:53:28d'identification
00:53:29les personnes arrivent
00:53:30à bien s'identifier à vous
00:53:31mais parler de manière
00:53:32humaine et naturelle
00:53:33je reçois
00:53:34Abdoulaye Kanté
00:53:35policier national
00:53:36conseiller de la ville
00:53:37de Paris
00:53:38donc élu du peuple français
00:53:41d'origine malienne
00:53:42qui connaît bien
00:53:43le dossier
00:53:44le problème de l'intégration
00:53:45des immigrés
00:53:46et qui vient
00:53:47nous parler
00:53:49des valeurs de la république
00:53:50qui sont aujourd'hui
00:53:51sa raison d'être
00:53:51et qui le portent
00:53:52avec une ferveur
00:53:54une sincérité
00:53:54qui me bouleverse
00:53:56c'est un échange passionnant
00:53:58je voudrais en avoir
00:53:58plus souvent comme ça
00:53:59dans mon métier
00:54:00et dans la vie
00:54:01parce que vous êtes
00:54:02plus qu'une nuire d'espoir
00:54:03vous êtes un ouragan
00:54:04d'espérance
00:54:06vous nous appelez
00:54:06au 0 826 300 300
00:54:08Emmanuel Galasso
00:54:10transmettra votre appel
00:54:11bien sûr que vous êtes
00:54:11touché et sensible
00:54:12à ce que je suis en train
00:54:13d'évoquer avec
00:54:14Abdoulaye Kanté
00:54:14bien sûr que vous avez
00:54:15des idées
00:54:16des opinions
00:54:16envie de donner
00:54:17de partager à ce débat
00:54:18et appelez-nous tout de suite
00:54:190 826 300 300
00:54:21Emmanuel Galasso
00:54:22attend votre appel
00:54:22à tout de suite sur Sud Radio
00:54:24Sud Radio
00:54:25je reçois Abdoulaye Kanté
00:54:27policier
00:54:28un flic
00:54:29français
00:54:29conseiller
00:54:30conseiller de Paris
00:54:31nous dissertons
00:54:32j'allais dire
00:54:34affleurés
00:54:35républicains
00:54:37un sujet
00:54:38passionnant
00:54:38qui nous concerne tous
00:54:39qui est au coeur
00:54:40au coeur de l'actualité
00:54:41on va parler
00:54:42Abdoulaye Kanté
00:54:43de
00:54:43voilà il semblerait
00:54:45que monsieur Nunez
00:54:45se plaigne
00:54:47de l'efficacité
00:54:47des mesures
00:54:48prises par monsieur Rutaillou
00:54:49pour traiter
00:54:50l'immigration clandestine
00:54:52et aurait demandé
00:54:53au préfet de la république
00:54:55de freiner
00:54:55l'application de ces mesures
00:54:57parce que c'était
00:54:57trop efficace
00:54:58vous donnerez votre avis
00:54:59tout à l'heure
00:55:00là on parle du respect
00:55:02dû à la police
00:55:03vous témoignez
00:55:04en tant que
00:55:05voilà
00:55:06vous êtes d'origine malienne
00:55:07et vous êtes
00:55:07un français absolu
00:55:10un modèle de citoyenneté
00:55:11et d'éducation républicaine
00:55:13vous êtes engagé
00:55:14dans l'armée
00:55:14ensuite dans la police
00:55:15maintenant vous êtes élu
00:55:16du peuple à Paris
00:55:17vous dites
00:55:18finalement
00:55:19si la république
00:55:20sait s'y prendre
00:55:22si la société
00:55:23accepte
00:55:23de prendre le taureau
00:55:24par les cornes
00:55:25il n'y a que des solutions
00:55:26pour que
00:55:27c'est ce qui fait
00:55:28en fait en gros
00:55:29l'espoir
00:55:30la richesse
00:55:30de notre pays
00:55:32que certains
00:55:33mettent en doute
00:55:33mais vous savez
00:55:34on est des milliers
00:55:36on est des personnes
00:55:37qui justement
00:55:37peut-être
00:55:38ne s'occupent pas
00:55:39de ce genre de débat
00:55:39mais quand on voit
00:55:40ces débats
00:55:41qui sont dans les médias
00:55:42ou à travers les réseaux sociaux
00:55:43on se dit
00:55:44mais en fait
00:55:44ce sont des questions
00:55:44qui ne se posent pas
00:55:45moi aujourd'hui
00:55:46je pense qu'il faut
00:55:48évidemment oser
00:55:48il faut casser ce plafond de verre
00:55:50que le tout est possible
00:55:51et le tout est possible
00:55:53est français
00:55:54le tout est possible
00:55:55est français
00:55:55et pourtant vous me dites
00:55:56qu'il y a encore
00:55:58parmi les français
00:55:59des gens qui vous regardent
00:56:00avec admiration
00:56:00parce qu'un black intelligent
00:56:02qui parle de la république
00:56:03avec le coeur
00:56:03avec autant des mois
00:56:04comme si vous étiez là
00:56:05depuis 30 générations
00:56:06ça les interpelle quand même
00:56:08et quelquefois
00:56:09ça peut les déranger
00:56:09même si vous ne le dites pas comme ça
00:56:11et de l'autre côté
00:56:12au contraire
00:56:13des gens qui vous disent
00:56:13entre guillemets
00:56:15des congénères
00:56:15arrête de faire ton français
00:56:16tu trahis
00:56:17c'est terrifiant
00:56:19c'est ce qu'on appelle un peu
00:56:20la tenaille et l'antiterre
00:56:21la tenaille et l'antiterre
00:56:21c'est qu'en gros
00:56:22vous êtes au milieu
00:56:24vous ne vous posez pas la question
00:56:25de savoir votre origine
00:56:26ou votre couleur de peau
00:56:27vous avez par exemple
00:56:27du côté de l'extrême droite
00:56:28qui certains diront
00:56:29que vous n'avez pas le bon prénom
00:56:30et vous n'avez pas votre place ici
00:56:32et derrière un peu
00:56:32l'extrême gauche
00:56:34pour Éric Zemmour
00:56:35ou Abdoulaye Kanté
00:56:35c'est sûr que
00:56:37vous n'appelez pas
00:56:38Marcel Dupont
00:56:38vous pourriez
00:56:39si vous vouliez
00:56:40ça peut lui mettre
00:56:41une crise des petits caires
00:56:42mais vous avez l'appel
00:56:43Abdoulaye
00:56:43et derrière
00:56:44vous avez aussi
00:56:45du côté de la gauche
00:56:46extrême
00:56:46qui eux
00:56:47sont censés être
00:56:49près du peuple
00:56:50mais derrière
00:56:50vont considérer
00:56:51que vous êtes un traître
00:56:52à votre race
00:56:54et que vous êtes un vendu
00:56:55et qu'en gros
00:56:56il faut que vous restiez
00:56:57à votre condition
00:56:57de raciser
00:56:58ou vous êtes victime
00:56:59on va dire
00:57:00éternellement
00:57:01de l'oppression
00:57:01donc à un moment donné
00:57:03le paternalisme
00:57:04des uns et des autres
00:57:05moi ça y est
00:57:05j'en veux pas
00:57:06je sais que
00:57:07même si
00:57:08on va encore ramener
00:57:09à la couleur
00:57:09je suis noir
00:57:10je sais réfléchir
00:57:11j'ai pas besoin
00:57:11qu'on me donne
00:57:12des injonctions
00:57:13de faire quoi que ce soit
00:57:14à amender
00:57:14c'est ça en fait
00:57:15qu'il faut penser
00:57:16Qui de Mathilde Panneau
00:57:19ou d'Abdoulaye Kanté
00:57:19fait le plus de bien
00:57:20à la République ?
00:57:21Vous avez deux heures
00:57:21pour disserter
00:57:22c'est une question
00:57:23que j'ai envie de penser
00:57:24c'est un débat démocratique
00:57:25et j'ai beaucoup de respect
00:57:26pour Madame Panneau
00:57:26mais je me permets
00:57:27de penser à la question
00:57:31de Paris
00:57:31bonjour Naxman
00:57:32Oui
00:57:33bonjour Païko
00:57:34bonjour M. Kanté
00:57:35Bonjour
00:57:35Merci de nous appeler
00:57:37vous êtes interpellé
00:57:38par le sujet
00:57:38que je partage
00:57:40avec Abdoulaye ?
00:57:41Effectivement
00:57:42alors M. Kanté
00:57:43est d'origine étrangère
00:57:45comme moi
00:57:45moi je suis né au Népal
00:57:46je sais à la République
00:57:48j'ai servi
00:57:48dans diverses institutions
00:57:50notamment
00:57:50au métal d'Armée
00:57:52à la Marine
00:57:53dont M. Kanté
00:57:54a été à un moment donné
00:57:57marin
00:57:57Vous êtes des anciens
00:57:58matasses tous les deux
00:57:59voilà donc effectivement
00:58:01aujourd'hui
00:58:02Vous étiez sur quel bâtiment
00:58:03sans indiscrétion ?
00:58:04Alors non
00:58:04c'était en centrale
00:58:07c'était plutôt à Ballard
00:58:09voilà donc c'était pas du tout
00:58:10dans les bâtiments
00:58:11et donc j'ai observé
00:58:12qu'il n'y avait pas du tout
00:58:13d'animosité
00:58:14vis-à-vis des personnes
00:58:15d'origine étrangère
00:58:16ou même de couleur
00:58:17c'est une fiction
00:58:18que la gauche
00:58:21qui soit modérée
00:58:22ou radicale
00:58:23prospère
00:58:24il y a au contraire
00:58:25un envie
00:58:26effectivement
00:58:26de s'inspirer
00:58:28des parcours
00:58:29des uns des autres
00:58:29j'ai trouvé
00:58:30chez les marins
00:58:30une réelle
00:58:33une réelle
00:58:35connivence
00:58:35avec le respect
00:58:37d'autrui
00:58:37voilà
00:58:38c'est très personnel
00:58:39ce que je vous dis
00:58:40Comment vous expliquez ça ?
00:58:41Parce qu'ils voyagent justement ?
00:58:43Alors ils voyagent
00:58:44ils n'ont pas de préconçus
00:58:45sur ces personnes
00:58:46mais c'est également
00:58:47le cas pour les militaires
00:58:49de la Fondation nationale
00:58:50les policiers nationaux
00:58:51qui également sont
00:58:53amenés à être mutés
00:58:54d'un territoire à l'autre
00:58:55donc en fait
00:58:56il n'y a pas de racisme
00:58:57systémique
00:58:58effectivement
00:58:58qui est dénoncé
00:59:00par rapport
00:59:01à ce que disait
00:59:02M. Canté
00:59:03la France n'est pas
00:59:04un pays raciste
00:59:05contrairement à ce que
00:59:05dit la France insoumise
00:59:07bien sûr
00:59:07donc moi je suis très
00:59:09très choqué
00:59:10de tous ces débats
00:59:11qui sont effectivement
00:59:13très à l'ouest
00:59:14par rapport
00:59:15à la réalité
00:59:16des personnes
00:59:17assimilées
00:59:17parce que M. Canté
00:59:19en tout cas
00:59:20ne l'a pas dit
00:59:21mais il est assimilé
00:59:21donc forcément
00:59:22quand on est assimilé
00:59:22on ne se pose pas
00:59:23toutes les questions
00:59:23et que certains
00:59:25qui ne le sont pas
00:59:26se posent
00:59:27donc c'est vraiment
00:59:29un espoir
00:59:30pour toutes ces personnes
00:59:31qui aiment la France
00:59:32qui veulent la servir
00:59:34et qui demain
00:59:35sauront savoir
00:59:36où se retourner
00:59:37est-ce que Naxman
00:59:38vous pensez
00:59:39qu'une intégration ratée
00:59:42donc ça veut dire
00:59:43un flux migratoire
00:59:44mal méprisé
00:59:44avec des gens
00:59:45qui viennent en France
00:59:45qui ne sont pas heureux
00:59:47d'être là
00:59:47qui ne connaissent pas
00:59:48des conditions de vie
00:59:49décentes
00:59:50et qui finalement
00:59:50peuvent quelquefois
00:59:51sortir de la loi
00:59:52est-ce que c'est la colère
00:59:54que suscite justement
00:59:55ce manège
00:59:56avec des gens
00:59:56qui peuvent être d'ailleurs
00:59:57des gens d'origine étrangère
00:59:58moi je connais beaucoup
00:59:59de gens d'origine maghrébine
01:00:00ou subsaharienne
01:00:01qui me disent
01:00:02la république est trop souple
01:00:03avec cette immigration sauvage
01:00:05chez nous
01:00:06vous pensez que ça peut être ça
01:00:08à l'origine de comportements
01:00:09que l'on assimile
01:00:10à du racisme
01:00:11sans l'être ?
01:00:12Non je pense
01:00:13que c'est un problème
01:00:14d'éducation
01:00:16avant tout
01:00:18je ne pense pas du tout
01:00:19que ça soit lié à ça
01:00:20on peut de conditions modestes
01:00:21venir d'étrangers
01:00:22et avoir un parcours
01:00:25professionnel
01:00:25admirable
01:00:26comme d'ailleurs
01:00:27les français de Chou
01:00:28comme on dit
01:00:30j'aime pas trop cette expression
01:00:31non non
01:00:31c'est une expression terrible
01:00:32voilà
01:00:33exactement
01:00:34il faut en trouver une formule
01:00:36d'ailleurs français d'origine
01:00:37ou sur plusieurs générations
01:00:38parce que même cela
01:00:39l'histoire de la France
01:00:40c'est un
01:00:40c'est un conglomérat
01:00:42de cultures différentes
01:00:44depuis les romains
01:00:45depuis la base de la France
01:00:47c'est la civilisation
01:00:47qu'elle le ramène
01:00:48qui est une
01:00:49qui est une créolisation
01:00:50déjà au départ
01:00:51donc maintenant
01:00:51il peut dire ce qu'il veut
01:00:52ça fait longtemps
01:00:53qu'on est créolisé
01:00:54et c'est ça
01:00:54qui a fait les gloires
01:00:55de la France
01:00:55on n'a pas besoin
01:00:56de le faire maintenant
01:00:56si vous livrez une confidence
01:00:58j'ai donc ma grand-mère
01:00:59donc adoptie on va dire
01:01:00et a épousé
01:01:02un polonais
01:01:03d'origine
01:01:04qui a été rescapé
01:01:05du maquis des glidières
01:01:06haute-savoie
01:01:07et ma grand-mère
01:01:08qui était saoriarde
01:01:09qui n'a jamais connu
01:01:10autre chose
01:01:11que la haute-savoie
01:01:13jamais déconsillé
01:01:14comme étant
01:01:15un de ses petits-enfants
01:01:16finalement
01:01:17ayant une couleur de peau
01:01:18différente en fait
01:01:19donc c'est vraiment
01:01:21voilà
01:01:22vous faites le lien
01:01:23entre la Naperna
01:01:24et le Mont-Blanc
01:01:24c'est un très beau symbole
01:01:25c'est un peu comme
01:01:26ces immigrés
01:01:26on va dire cambodgiens
01:01:27qui sont venus
01:01:28du côté dans l'ouest
01:01:29de la France
01:01:30du côté de Bordeaux
01:01:31et donc vous enlèvez aussi
01:01:32cette émigration
01:01:33qui s'est parfaitement
01:01:34on va dire intégrée là-bas
01:01:35donc c'est vrai que
01:01:37ça veut dire que ça marche
01:01:38ça fonctionnait
01:01:39vous rejoignez ce que dit
01:01:39Naxman du coup
01:01:40oui bah évidemment
01:01:41donc je pense qu'il y a
01:01:43une époque où
01:01:43l'intégration fonctionnait
01:01:45très bien
01:01:45et qu'aujourd'hui
01:01:46elle se fragilise
01:01:47justement par des débats
01:01:49on va dire à la fois
01:01:49communautaire, religieux
01:01:51où certains en fait
01:01:52n'ont que faire de cela
01:01:53mais c'est vrai
01:01:54qu'évidemment
01:01:54on laisse évidemment
01:01:56trop ces débats
01:01:57on va dire
01:01:58trop
01:02:00aller dans tous les sens
01:02:01sans nuance
01:02:02sans essayer de mettre
01:02:04un petit peu
01:02:04de légèreté
01:02:07quand je dis
01:02:08par rapport à certains sujets
01:02:09qui évidemment
01:02:10sont assez graves
01:02:11est-ce que vous pensez
01:02:12qu'il y a des mouvements
01:02:13des formations politiques
01:02:14on va pas les citer
01:02:15parce qu'elles peuvent être diverses
01:02:16qui poussent à la confrontation
01:02:17parce qu'elles en tirent
01:02:18un certain profit politicien
01:02:19c'est un apaisement total
01:02:22on n'aura plus de raison d'être
01:02:23il faut qu'il y ait
01:02:24des confrontations
01:02:24pour pouvoir continuer
01:02:25à dénoncer
01:02:26ce qu'on appelle
01:02:26le racisme
01:02:27la xénophobie
01:02:28la discrimination
01:02:29on a l'impression
01:02:30qu'ils ont besoin de ça
01:02:30pour justifier leur engagement
01:02:32le souci c'est qu'on va pas
01:02:33se mentir
01:02:34à qui profite le crime
01:02:35et aujourd'hui
01:02:36le sujet c'est que
01:02:37justement
01:02:38on polarise tellement les débats
01:02:39c'est que même sur
01:02:40quelque chose de bon sens
01:02:41on va le mettre
01:02:42sur autre chose
01:02:43et on va vous concerner
01:02:43comme raciste
01:02:44etc
01:02:45ou si c'est simplement
01:02:46vous poser une question
01:02:46donc c'est vrai que
01:02:48si je vois
01:02:48si on prend l'exemple
01:02:49de ce qu'a eu
01:02:50Badi Bageloko
01:02:51qu'on pense sur
01:02:53la manière qui a été dite
01:02:54ou pas
01:02:54il y a des choses
01:02:55je pense qui ne se disent pas
01:02:56c'est que quand on vise quelqu'un
01:02:58par rapport
01:02:58on le compare à un animal
01:02:59etc
01:02:59et certains pourront me dire
01:03:01oui
01:03:01c'était l'expression
01:03:02qui était mal comprise
01:03:03je pense que c'était pas
01:03:04une expression
01:03:05non il y a encore
01:03:06des racistes en France
01:03:06il y a encore des racistes en France
01:03:07qui le sont intrinsèquement
01:03:09mais vous savez
01:03:10parce que vous parcourez
01:03:11mon fil de Twitter
01:03:13X
01:03:14vous verrez
01:03:14donc moi j'ai vraiment
01:03:15les deux
01:03:15vous témoignez là-dessus
01:03:16bien sûr
01:03:17et je témoigne là-dessus
01:03:17donc c'est vrai que c'est un sujet
01:03:19donc il ne faut pas le nier
01:03:20mais pour autant
01:03:20la force qui fait que justement
01:03:22que quand on verra
01:03:23des élus
01:03:24ou des personnes
01:03:25qui viennent de l'immigration
01:03:27qui eux
01:03:28il faut les voir
01:03:29encore une fois
01:03:30en tant que français
01:03:31et non pas
01:03:31en tant que personnes noires
01:03:33ou arabes
01:03:34etc
01:03:34là je pense qu'on avancera
01:03:35on va dire
01:03:36sur notre manière de penser
01:03:37en tout cas
01:03:38vos activités
01:03:39votre engagement
01:03:40au service de la république
01:03:42en tant qu'élu
01:03:44vous ouvre
01:03:44vous ouvre les yeux
01:03:45sur des phénomènes
01:03:47que vous ne soupçonniez pas
01:03:48ou non
01:03:48dans les deux sens
01:03:49il y a moins de racisme
01:03:50que l'on pensait
01:03:52et il y a encore quand même
01:03:53quelque part
01:03:54des endroits
01:03:54où il y a un vrai racisme
01:03:55oui parce que
01:03:56je pense que
01:03:56quand on l'a vu
01:03:58encore une fois
01:03:58c'est que
01:03:58quand vous arrivez
01:03:59un petit peu aux responsabilités
01:04:00et que vous êtes
01:04:01un peu plus visible
01:04:02vous clivez
01:04:04donc
01:04:05et je pensais
01:04:06que c'était que
01:04:06d'un côté
01:04:07mais en fait
01:04:07c'est vraiment
01:04:08de chaque côté
01:04:09et je ne comprends même pas
01:04:10pourquoi
01:04:10qu'il y ait des côtés
01:04:12c'est à dire que
01:04:12si il doit y avoir
01:04:13des critiques
01:04:14critiquer moi
01:04:14évidemment sur
01:04:15mon travail
01:04:16sur mes actions
01:04:17mais non pas
01:04:18sur ce que je suis
01:04:18c'est ça en fait
01:04:19qui nous ralentit
01:04:21dans notre manière de penser
01:04:22et je vois que certains
01:04:23en profitent
01:04:23sur ces sujets là
01:04:24c'est qu'on va plus
01:04:26se perdre du temps
01:04:26sur l'apparence
01:04:27mais on va dire
01:04:28on va oublier
01:04:29on va dire
01:04:29mais tiens
01:04:29mais qu'est-ce qu'il fait
01:04:30qu'est-ce qu'il peut apporter
01:04:32comme il est
01:04:32et c'est pareil aussi
01:04:33pour une femme
01:04:33c'est que voilà
01:04:34on va encore
01:04:36se poser la question
01:04:37tiens il n'y a pas
01:04:37cette femme
01:04:38tiens on va en mettre
01:04:38mais excusez-moi
01:04:40on la prend en tant que femme
01:04:41ou bien en tant que personne
01:04:43qui a des compétences
01:04:44etc
01:04:45aujourd'hui
01:04:45c'est ça qu'il faut
01:04:46mettre sur la table
01:04:49c'est que
01:04:49arrêtons de perdre du temps
01:04:52sur l'apparence
01:04:53et mettons en place
01:04:54les compétences
01:04:55et je peux vous dire
01:04:55que si on met les compétences
01:04:56là foncièrement
01:04:58de facto
01:04:58le visage
01:04:59que ce soit politique
01:05:00médiatique etc
01:05:01va changer
01:05:02parce qu'il y aura
01:05:02du renouveau
01:05:03vous êtes bien sur Sud Radio
01:05:04vous êtes sur le face à face
01:05:06de la France
01:05:06tous les états
01:05:07je reçois
01:05:08Abdoulaye Kanté
01:05:09auteur
01:05:10on le rappelle
01:05:10de ce livre
01:05:11moi qui m'a bouleversé
01:05:12policier en fond de la république
01:05:13c'est un véritable programme politique
01:05:15je l'invite à le lire
01:05:15parce que
01:05:16vous synthétisez tellement
01:05:18de phénomènes
01:05:19et vous ouvrez tellement de portes
01:05:21pour
01:05:21voilà
01:05:21vous devriez
01:05:23mais votre destin
01:05:24est loin d'être terminé
01:05:25peut-être que
01:05:27la république
01:05:27vous appellera
01:05:28à d'autres fonctions
01:05:29et que les mouvements
01:05:30les mouvements politiques
01:05:31de ce pays
01:05:32vous écouteront
01:05:33et suivront vos recommandations
01:05:34et votre témoignage
01:05:35qui moi me bouleversent absolument
01:05:36je suis vraiment ravi
01:05:37honoré de faire cette émission
01:05:39et de vous avoir sur ce plateau
01:05:40vous nous appelez
01:05:41au 0826 300 300
01:05:43vous avez vu la qualité
01:05:45pas grâce à moi
01:05:46grâce à l'abdolat
01:05:46il y a qualité des échanges
01:05:47et du débat
01:05:48la sincérité
01:05:49le franc parler
01:05:50avec lequel on parle
01:05:51parce qu'on est dans le parlons vrai
01:05:52ici sur Sud Radio
01:05:53et on parle à cœur ouvert
01:05:55et c'est magnifique
01:05:55et la France est belle
01:05:56quand on entend
01:05:57de tels propos
01:05:58vous nous appelez au 0826 300 300
01:06:00Emmanuel Galasso
01:06:01transmettra votre appel
01:06:02et vous pourrez
01:06:03discuter
01:06:04échanger
01:06:05avec Abdoulaye Canté
01:06:06qui ne demande que ça
01:06:07à tout de suite sur Sud Radio
01:06:09midi 14h
01:06:09Sud Radio
01:06:10la France dans tous ses états
01:06:13Péricault Légas
01:06:14vous êtes bien sur Sud Radio
01:06:15la France dans tous ses états
01:06:17reçoit
01:06:18Abdoulaye Canté
01:06:19policier municipal
01:06:21national
01:06:22policier national
01:06:23vous voyez
01:06:23je savais que j'allais la faire
01:06:24à un moment donné
01:06:25mais comme vous avez un mandat municipal
01:06:27en étant conseiller de Paris
01:06:28je dis bien
01:06:29voilà
01:06:29donc vous êtes à la fois
01:06:31policier national
01:06:32et élu municipal
01:06:34voilà
01:06:35et puis vous avez écrit
01:06:36il y a combien de temps
01:06:36que vous avez écrit le livre
01:06:37c'était en 2022
01:06:38donc
01:06:38il y a déjà 4 ans
01:06:40policier
01:06:40enfant de la république
01:06:41c'est un petit peu le thème
01:06:42de notre échange aujourd'hui
01:06:43enfant de la république
01:06:44bien sûr
01:06:45d'origine malienne
01:06:46vous avez fait un peu d'armée
01:06:47la police vous y êtes toujours
01:06:48et là vous représentez
01:06:50les citoyennes
01:06:50et les citoyens parisiens
01:06:51à l'hôtel de ville
01:06:53comment s'est passée
01:06:54l'installation avec
01:06:56avec madame Dati
01:06:57qui n'a pas l'air
01:06:58de siéger beaucoup
01:06:59et monsieur Grégoire
01:07:01bon
01:07:01plus apaisé
01:07:02que la campagne
01:07:03ne l'a été
01:07:03ou non
01:07:03les audits
01:07:04n'étaient pas présentes
01:07:05oui
01:07:06donc
01:07:06n'étaient pas présentes
01:07:07donc voilà
01:07:07et donc
01:07:08comme une installation
01:07:09moi je découvre un petit peu
01:07:11quand vous rentrez
01:07:11dans cet hémicycle
01:07:12il y a une forme de fierté
01:07:13quand vous portez
01:07:13l'écharpe bicolore
01:07:15parce que les colores de Paris
01:07:16sont bicolores
01:07:17donc du coup
01:07:18c'est une forme de fierté
01:07:20vous dites que
01:07:21alors vous savez
01:07:21qu'en tant qu'élu
01:07:22de la mairie de Paris
01:07:23vous avez le droit aussi
01:07:24de porter l'écharpe tricolore
01:07:25avec le bleu en haut
01:07:26pas le rouge
01:07:26avec le bleu en haut
01:07:27c'est ça
01:07:28le bleu en haut
01:07:28et effectivement
01:07:29dans le cadre
01:07:29mais il y a une écharpe spécifique
01:07:30au conseil de Paris
01:07:33et évidemment
01:07:34après celle de l'en haut
01:07:35je peux la porter
01:07:35c'est votre premier mandat
01:07:36ou non ?
01:07:37c'est mon premier mandat
01:07:37donc vous découvrez
01:07:38l'enceinte électorale
01:07:41le parlement municipal
01:07:43de la ville de Paris
01:07:43l'hémicycle de Paris
01:07:44qui je trouve
01:07:45qui est grandiose
01:07:46qui est très très très joli
01:07:47et vous êtes élu
01:07:47du 10ème arrondissement
01:07:48enfin pas en que
01:07:49non je représente
01:07:50on va dire le 10ème
01:07:50mais voilà
01:07:51je suis conseiller de Paris
01:07:52donc pour tout Paris
01:07:52et département
01:07:53d'accord
01:07:54oui bien sûr
01:07:54c'est vrai que vous n'êtes pas
01:07:55et vous êtes quand même
01:07:56conseiller d'arrondissement
01:07:57aussi pour le 10ème
01:07:57non je ne suis pas conseiller
01:07:58vous n'êtes pas conseiller
01:07:59d'arrondissement
01:07:59vous n'êtes que municipale
01:08:00c'est ça
01:08:01enfin que
01:08:01et c'est département aussi
01:08:02parce que Paris aussi
01:08:03regroupe le grand Paris
01:08:04c'est à dire vous avez le statut
01:08:05et je vous rappelle
01:08:05il y avait une polémique
01:08:06vous êtes à la fois
01:08:07conseiller municipal
01:08:07et conseiller général
01:08:08et conseiller départemental
01:08:09c'est une spécificité parisienne
01:08:11qu'on n'a pas touchée
01:08:12donc bon
01:08:13ça y est
01:08:14la démocratie fonctionne
01:08:15vous allez
01:08:16vous allez intervenir
01:08:17évidemment sur
01:08:18alors avec le groupe
01:08:19Paris Apaisé
01:08:20donc on va effectivement
01:08:22essayer de porter
01:08:23nos projets
01:08:24notamment
01:08:25Paris Apaisé
01:08:25Paris Apaisé
01:08:26le groupe Paris Apaisé
01:08:27et le but évidemment
01:08:28c'est de pouvoir apporter
01:08:29une position
01:08:31on va dire
01:08:32respectable aussi
01:08:33qui intelligente
01:08:35pour essayer de vraiment
01:08:36apporter des solutions
01:08:37pour les parisiens
01:08:38et les parisiens
01:08:39que ça soit
01:08:39notamment sur mon sujet
01:08:41qui est la sécurité
01:08:42parce que je crois
01:08:43qu'aujourd'hui
01:08:44le sujet de la sécurité
01:08:45était quelque chose
01:08:46qui était un petit peu
01:08:46banni dans la bouche
01:08:48du Parisien
01:08:49parce que ça ne le concernait pas
01:08:50et au vu
01:08:51on va dire du changement
01:08:52on va dire sociétal
01:08:53et que la violence
01:08:53a commencé
01:08:54à s'installer
01:08:55notamment dans
01:08:55certains arrondissements
01:08:56et que certains
01:08:57quand j'ai fait du porte-à-porte
01:08:59ou quand j'allais
01:09:00parce que moi je suis quelqu'un de terrain
01:09:01donc je n'aime pas
01:09:02rester derrière un bureau
01:09:03donc je vais à la rencontre
01:09:04des gens
01:09:05et les gens me disent
01:09:06oui il y a quelque chose
01:09:07qui a changé
01:09:07donc cette tranquillité
01:09:09à laquelle
01:09:10nous faisons face
01:09:11et on est en train
01:09:12de disparaître
01:09:13et aujourd'hui
01:09:13on a besoin
01:09:14effectivement
01:09:15d'avoir de la sérénité
01:09:17Vous pensez qu'il y aura
01:09:17un consensus
01:09:18alors je dis bien municipal
01:09:19là monsieur Grégoire
01:09:21même si c'est la gauche
01:09:22est-ce qu'il est conscient
01:09:23que vous venez d'évoquer
01:09:24que la situation a évolué
01:09:26il y a plus de tensions
01:09:27il y a de la violence
01:09:28les parisiens se sentent
01:09:29quelquefois
01:09:29pas toujours en sécurité
01:09:30vous pensez que là-dessus
01:09:31la majorité de gauche
01:09:32a pris conscience
01:09:33qu'il y avait des mesures
01:09:34à prendre efficaces et réelles ?
01:09:35Écoutez
01:09:36je l'espère
01:09:37j'espère que
01:09:39comment dire
01:09:39le nouveau maire de Paris
01:09:41arrivera déjà
01:09:42à écouter
01:09:42à entendre
01:09:43les parisiens
01:09:44et les parisiens
01:09:44les aspirations
01:09:45dont les parisiens
01:09:46et les parisiennes
01:09:47ont besoin
01:09:47parce qu'il y a des réalités
01:09:48aujourd'hui
01:09:48qu'on ne peut pas
01:09:49non plus nier
01:09:50et c'est vrai que
01:09:51si effectivement
01:09:52ça reste encore
01:09:53dans la continuité
01:09:53du mandat précédent
01:09:55nous ferons en sorte
01:09:56et tout avec notre groupe
01:09:57de lui rappeler
01:09:57qu'il y a une réalité
01:09:59et qu'il ne faut pas
01:09:59se mettre des œillères
01:10:00parce qu'aujourd'hui
01:10:01il nous faut qu'on arrête
01:10:02de croire que la sécurité
01:10:03est quelque chose
01:10:04qui appartient à la droite
01:10:06etc.
01:10:06Aujourd'hui
01:10:07la sécurité
01:10:08c'est quelque chose
01:10:08qui est transportisant
01:10:09donc c'est quelque chose
01:10:10qui doit appartenir
01:10:11à tous les citoyens
01:10:12C'est un enjeu national
01:10:13et évidemment communal
01:10:14et surtout dans une ville
01:10:15comme Paris
01:10:15Nous avons Marc
01:10:17qui nous appelle de Béziers
01:10:18Bonjour Marc
01:10:20Bonjour Perigo
01:10:21Merci de nous appeler Marc
01:10:22Le sujet
01:10:24dont je débat
01:10:25avec Abdelhaï Kanté
01:10:26vous interpelle ?
01:10:27Oui énormément
01:10:30Moi je voulais
01:10:31vous témoigner
01:10:32j'ai beaucoup d'amis
01:10:34d'origine
01:10:35d'Afrique subsaharienne
01:10:36des gens que j'apprécie beaucoup
01:10:38et puis par rapport
01:10:40à votre sujet
01:10:40du jour
01:10:41certains déplorent
01:10:42le laxisme
01:10:43parfois de l'état français
01:10:44qui accepte
01:10:45beaucoup de choses
01:10:46qu'ils considèrent
01:10:47qu'ils ne devraient pas
01:10:48accepter
01:10:49mais je continue
01:10:51pas sur ce sujet
01:10:51parce que
01:10:52mine de rien
01:10:52comme ils viennent
01:10:54de ces pays là
01:10:56il y a
01:10:58un attachement
01:10:59viséral
01:10:59qui est bien
01:11:00compréhensible
01:11:01à leurs origines
01:11:02et donc ce serait
01:11:03en même temps
01:11:05il y a
01:11:06une difficulté
01:11:07de positionnement
01:11:10qu'ils ressentent
01:11:11c'est la nuance
01:11:11Marc
01:11:12c'est la nuance
01:11:12entre intégration
01:11:13et assimilation
01:11:14c'est ce qu'on évoquait
01:11:15tout à l'heure
01:11:15avec Abdelhaï Kanté
01:11:16voilà
01:11:17est-ce qu'on veut
01:11:17tout oublier
01:11:18de l'endroit
01:11:18où on vient
01:11:19ou est-ce qu'on peut
01:11:19devenir un citoyen
01:11:21exemplaire
01:11:21et un patriote français
01:11:23exemplaire
01:11:23sans oublier
01:11:24ses origines
01:11:25et ses racines
01:11:26exactement
01:11:27et du coup
01:11:27je rends hommage
01:11:28à monsieur
01:11:29Abdelhaï Kanté
01:11:30qui ose prendre
01:11:31ce
01:11:32qui ose
01:11:33assumer
01:11:34cette problématique
01:11:36et revendiquer
01:11:37son combat
01:11:38parce que
01:11:39beaucoup
01:11:40beaucoup n'osent pas
01:11:41le faire
01:11:41et ça peut se comprendre
01:11:43mais lui
01:11:43lui ose le faire
01:11:44vous disiez
01:11:46Abdelhaï
01:11:47vous êtes confronté
01:11:49aux deux extrêmes
01:11:51vous maintenez
01:11:52votre cap
01:11:53c'est une conviction
01:11:55et vous vous sentez
01:11:56j'allais dire
01:11:56totalement bien
01:11:57dans votre pot
01:11:58dans ce rôle là
01:11:59et vous donnez un exemple
01:12:00en plus
01:12:00vous savez monsieur Légas
01:12:01en fait
01:12:01c'est un combat
01:12:02de plus de 10 ans
01:12:03en fait
01:12:03si vous voulez
01:12:03moi ça fait 10 ans
01:12:04que je suis dans la seure
01:12:05entre guillemets
01:12:05publique
01:12:06ça fait 27 ans
01:12:07que je suis au service
01:12:08de la république
01:12:08et c'est vrai que
01:12:09quand je vois
01:12:11qu'effectivement
01:12:11on est en train
01:12:12de polariser le débat
01:12:12sur les origines
01:12:14sur l'assimilation
01:12:15l'intégration
01:12:15etc
01:12:15je me dis que moi
01:12:17tout ce qui est
01:12:19ce que j'ai
01:12:19on va dire
01:12:20en moi
01:12:20c'est à dire que
01:12:21évidemment
01:12:21je n'oublie absolument
01:12:22pas mes origines
01:12:23parce que je n'oublie pas
01:12:23d'où je viens
01:12:24mais je n'oublie pas
01:12:25d'où je suis
01:12:26qu'est-ce qui reste
01:12:26comme origine
01:12:27vous avez encore
01:12:27de la famille
01:12:28peut-être
01:12:28des grands-parents
01:12:29et vous repartez
01:12:30quelques fois au Mali
01:12:31c'est important
01:12:31j'ai mis mes enfants
01:12:32et tout
01:12:32on y va
01:12:33et ils sont ravis
01:12:33de vous voir
01:12:34tel que vous êtes
01:12:35et vous êtes ravis
01:12:35évidemment
01:12:36de les retrouver
01:12:36alors je vais peut-être
01:12:38faire une petite
01:12:39une petite disgression
01:12:40sur le fait que
01:12:41des fois en France
01:12:42on vous considère
01:12:43que vous n'êtes pas
01:12:44très français
01:12:45et quand vous arrivez
01:12:46là-bas
01:12:46on vous considère
01:12:47un peu trop français
01:12:48vous vous souvenez
01:12:49Yannick Noah
01:12:49quand il gagnait
01:12:50il était français
01:12:51le joueur français
01:12:51Yannick Noah
01:12:52et quand il perdait
01:12:52c'était le joueur
01:12:53Camerounet
01:12:53exactement
01:12:54et en plus
01:12:55des fois
01:12:55je m'appelle
01:12:56Abdoulaye ici
01:12:57et des fois
01:12:57j'ai certaines familles
01:12:59de cousins
01:12:59qui m'appellent Jean-François
01:13:00donc le truc très français
01:13:01en fait
01:13:02qui fait que
01:13:02et en plus
01:13:03vous cochez
01:13:04toutes les cases
01:13:04et vous êtes musulman
01:13:05voilà
01:13:07totalement apaisé
01:13:08voilà
01:13:08vous savez
01:13:09comme je vous dis
01:13:10encore une fois
01:13:10c'est quelque chose
01:13:11qui est
01:13:12c'est à moi
01:13:13donc on me dit
01:13:14que je coche les cases
01:13:15mais à mon délénant
01:13:16à ce point là
01:13:16c'est quand même magistral
01:13:17donc Allah et Marianne
01:13:19se portent très bien
01:13:20ensemble chez vous
01:13:21vous respectez le Coran
01:13:22et vous ne reniez pas du tout
01:13:23les valeurs de la République
01:13:24et vous ne mettez pas
01:13:26les sourates
01:13:26avant les articles
01:13:27de la Constitution
01:13:27alors je vais dire
01:13:29très clairement
01:13:29et pour moi
01:13:30j'ai toujours dit
01:13:31que les lois républicaines
01:13:32sont au-dessus
01:13:32des lois religieuses
01:13:33ça je sais que
01:13:34les gens ne sont pas
01:13:34d'accord avec moi
01:13:35mais excusez-moi
01:13:36je respecte les lois
01:13:38de là où je suis
01:13:39et ça ne vous empêche pas
01:13:39d'être un parfait musulman
01:13:40c'est ça qui est
01:13:41parfait je dirais
01:13:43vous êtes conforme
01:13:44à votre croyance
01:13:44je suis un être humain
01:13:46et citoyen
01:13:47est-ce qu'on peut
01:13:48est-ce qu'on peut espérer
01:13:49alors on va dévier
01:13:50un peu du sujet
01:13:51mais c'est tellement passionnant
01:13:52ce que vous me dites
01:13:53c'est tellement
01:13:53c'est tellement interpellant
01:13:55est-ce qu'on peut espérer
01:13:57un jour
01:13:57une conciliation
01:13:59entre l'islam
01:14:00c'est émagrement
01:14:01mais entre
01:14:02la religion musulmane
01:14:03entre les textes religieux
01:14:05il y a beaucoup de sourates
01:14:06contradictoires dans le Coran
01:14:07est-ce qu'un jour
01:14:08on dit toujours
01:14:08c'est incompatible
01:14:09le général de Gaulle
01:14:10avait expliqué
01:14:10alors c'était pour les maghrébins
01:14:11l'huile et le vinaigre
01:14:12vous pouvez pas
01:14:12est-ce que sur le plan
01:14:14des textes
01:14:15on pourra vous retrouver
01:14:16puisque vous êtes
01:14:17en Paris apaisé
01:14:18est-ce qu'on pourra avoir
01:14:19une France apaisée
01:14:20entre la république
01:14:21et l'islam
01:14:21vous y croyez ?
01:14:22moi je crois
01:14:23c'est un vœu
01:14:24parce que je crois que
01:14:25vous savez
01:14:25c'est depuis quelques années
01:14:27on a cette espèce
01:14:28de confrontation religieuse
01:14:29entre la religion
01:14:30et la république
01:14:30mais pour moi
01:14:32la religion et la république
01:14:33même s'il y a une séparation
01:14:34des pouvoirs
01:14:35ils doivent être
01:14:36main dans la main
01:14:37dans des circonstances
01:14:38qui sont assez graves
01:14:39notamment quand on voit
01:14:40ce qui s'est passé
01:14:40en 2015
01:14:41et moi j'étais
01:14:42primo intervenant
01:14:43sur les épreuves
01:14:43en 2015
01:14:44et je sais qu'à ce moment-là
01:14:45en fait il y a eu
01:14:46cette république
01:14:47qui nous est très chère
01:14:49c'est retrouver
01:14:49place à la république
01:14:50dans des moments
01:14:50qui sont très difficiles
01:14:51et je crois qu'encore une fois
01:14:53c'est qu'on peut vivre
01:14:54notre religion
01:14:56en respectant les principes
01:14:57très très forts
01:14:58de la laïcité
01:14:59encore une fois
01:15:00alors je vais vous dire
01:15:00est-ce que la laïcité française
01:15:02il y en a dans tous les pays
01:15:03mais elle est en France
01:15:04de façon institutionnelle
01:15:05vous permet de croire
01:15:07en votre religion
01:15:08d'être un parfait musulman
01:15:11je veux dire
01:15:11et en même temps
01:15:12un citoyen de la république
01:15:13sans aucune contradiction
01:15:13il est nécessaire
01:15:14encore une fois
01:15:15que cette laïcité
01:15:16soit vraiment
01:15:16au coeur du sujet
01:15:17et qu'elle soit bien expliquée
01:15:18notamment au niveau
01:15:19de l'éducation
01:15:20c'est important
01:15:21et qu'on ne doit pas
01:15:22non plus stigmatiser
01:15:23on va dire des personnes
01:15:23à la raison de leur religion
01:15:25vous avez des millions
01:15:26de personnes
01:15:27qui vivent leur religion
01:15:27sans poser de problème
01:15:28et vous avez une minorité
01:15:29hurlante
01:15:30qui pose des problèmes
01:15:31à cause de leur religion
01:15:32on peut dire sans crainte
01:15:33que la majorité des musulmans
01:15:35sont à peu près dans votre cas
01:15:36il n'y a pas de problème
01:15:36mais il n'y a pas de problème
01:15:38sinon ça serait intenable
01:15:39d'ailleurs
01:15:40si c'était tel que
01:15:41certains partis le disent
01:15:42c'est incompatible
01:15:42c'est la fracture
01:15:43c'est le chèque des civilisations
01:15:44c'est une foi personnelle
01:15:46en fait
01:15:46c'est qu'on dit
01:15:47que je m'appelle Abdoulaye
01:15:48je suis musulman
01:15:48mais j'ai envie de dire
01:15:49et alors
01:15:49mais moi ça ne me pose aucun problème
01:15:51est-ce que j'en fais la publicité
01:15:52non
01:15:53la publicité que par contre
01:15:54que je vais faire
01:15:55évidemment c'est cette citoyenneté
01:15:56et les valeurs de la république
01:15:57et ça en grand jamais
01:15:58on pourra me le reprocher
01:15:59je pense que c'est une très belle définition
01:16:01la citoyenneté française
01:16:02que vous venez de faire
01:16:03je suis avec Abdoulaye Kanté
01:16:04vous l'avez compris
01:16:05dans un échange
01:16:06émouvant
01:16:07sincère
01:16:07à bâton rompu
01:16:08on se dit tout
01:16:08franchement
01:16:09et nos éditeurs appellent
01:16:10appelez-nous au 0826 300 300
01:16:13Emmanuel Galasso
01:16:13attend votre appel
01:16:14et Abdoulaye Kanté
01:16:15répondra à toutes vos interrogations
01:16:17et vous avez peut-être
01:16:18un avis à donner
01:16:19parce que vous connaissez
01:16:19vous-même une situation
01:16:20que ce soit vous-même
01:16:21dans votre vie
01:16:22ou dans votre entourage
01:16:24ou des amis
01:16:24voilà
01:16:25on parle de la France
01:16:26telle qu'on l'aime
01:16:26telle qu'on peut l'espérer
01:16:27et cette émission nous prouve
01:16:29qu'il y a de bonnes raisons
01:16:30bonnes raisons d'espérer
01:16:31à tout de suite sur Sud Radio
01:16:33Perico Légas
01:16:35je reçois Abdoulaye Kanté
01:16:37dans ce face-à-face
01:16:39de la France
01:16:39tous les états
01:16:40mercredi 8 avril 2026
01:16:42a marqué au calendrier
01:16:43parce qu'il se dit
01:16:43mais il se dit souvent
01:16:44sur Sud Radio
01:16:45des choses importantes
01:16:46et là
01:16:47on est tous
01:16:47dans une forme
01:16:48pas d'euphorie
01:16:50mais de bien-être
01:16:51et d'aisance
01:16:51parce que
01:16:52la rencontre avec Abdoulaye Kanté
01:16:53est une révélation
01:16:55nous passons nos journées
01:16:56à annoncer souvent
01:16:57des mauvaises nouvelles
01:16:58à disserter sur des tragédies
01:17:00et là
01:17:00c'est un échange
01:17:02où l'espoir
01:17:03l'amour de la France
01:17:05de la République
01:17:06avec les mots
01:17:07d'Abdoulaye Kanté
01:17:07sont touchants
01:17:08et en tout cas
01:17:09ouvrent des perspectives
01:17:11formidables
01:17:11je pense que l'avenir
01:17:12peut être radieux
01:17:13là il y en a qui nous prédisent
01:17:14les jours difficiles
01:17:15quand on est avec Abdoulaye Kanté
01:17:16on se dit que
01:17:17les choses vont pouvoir s'arranger
01:17:18je vous pose une question
01:17:19très brutale
01:17:20Abdoulaye Kanté
01:17:20est-ce que
01:17:21vous auriez pu être
01:17:23si vous aviez été implanté
01:17:24là-bas
01:17:24si ça avait été votre commune
01:17:25votre territoire
01:17:26que votre engagement politique
01:17:27s'était passé
01:17:28en Seine-Saint-Denis
01:17:29est-ce que vous auriez pu être
01:17:30maire de Seine-Saint-Denis
01:17:31ou du Blanc-Ménil
01:17:32ou de Drancy
01:17:33à la place
01:17:35de
01:17:35de Gali
01:17:36Bakayoko
01:17:37je vous dis une réponse
01:17:38très claire
01:17:39je pense que oui
01:17:40je pense que oui aussi
01:17:41évidemment être implanté
01:17:42être
01:17:44auprès des citoyens
01:17:45que ce soit
01:17:46de Seine-Saint-Denis
01:17:47de certaines villes
01:17:48effectivement je pense
01:17:49que peut-être aussi
01:17:49que j'aurais pu
01:17:50peut-être avoir cette question
01:17:51avec ce discours-là
01:17:52ce discours de conciliation
01:17:53de respect de la République
01:17:54je suis musulman
01:17:55et je concilie à la fois
01:17:56le Coran
01:17:57et la Constitution
01:17:58je n'ai pas de problème
01:17:58avec la France
01:17:59parce que je suis non seulement
01:18:01assimilé mais intégré
01:18:01puisque je suis né français
01:18:02et je vous dis
01:18:04avec congénères d'origine africaine
01:18:05les Maliens
01:18:06les Sénégalais
01:18:06faisons pays ensemble
01:18:09et sauvons la République
01:18:10avec beaucoup de conviction
01:18:11je vous dis évidemment
01:18:12parce que le but effectivement
01:18:13donc je reviens un peu
01:18:14sur le groupe
01:18:15dans lequel je siège
01:18:15au Conseil de Paris
01:18:17apaisé
01:18:17Paris apaisé
01:18:18mais aussi il faut que ça soit
01:18:19aussi une France apaisée
01:18:20vous savez
01:18:20je rappelle c'est le groupe Renaissance
01:18:22je suppose que des socialistes
01:18:23sont venus me voir
01:18:24en disant
01:18:24pourquoi tu n'es pas chez nous
01:18:25qu'est-ce que tu fais
01:18:26avec ces gens-là
01:18:26beaucoup sont venus me voir
01:18:28je cristallise
01:18:29je clive
01:18:29et c'est vrai que c'est quand même
01:18:31des gens qui me disent
01:18:32ouais mais pourquoi
01:18:32c'est parce que simplement
01:18:34quand vous avez une conviction
01:18:35et je remercierai aussi
01:18:36jamais assez
01:18:37ceux qui sont venus me chercher
01:18:38parce que vous savez
01:18:38moi je ne suis pas
01:18:39un politique de base
01:18:40je suis quelqu'un
01:18:40qui est issu de la société civile
01:18:41et c'est vrai que
01:18:43je n'ai pas encore
01:18:43le verbatim
01:18:44vous n'êtes pas un politicien
01:18:45non non du tout
01:18:46ne le soyez jamais
01:18:47mais bon on est à l'abri de rien
01:18:48mais là pour l'instant
01:18:49vous n'en prenez pas le chemin
01:18:50j'essaye on va dire
01:18:52de garder toujours
01:18:52on va dire mes valeurs
01:18:53et aussi pour autant
01:18:54voilà être
01:18:55si on parlait de la Sainte-Saint-Denis
01:18:56oui je pense qu'ils ont besoin
01:18:58aussi dans ces territoires
01:19:00de se sentir respectés
01:19:01de se sentir écoutés
01:19:02évidemment
01:19:02et si vous ne les écoutez pas
01:19:03que vous arrivez évidemment
01:19:04avec un discours
01:19:05que ce soit paternaliste
01:19:06ou bien un discours
01:19:07qui est dans le rejet
01:19:08ou leur dire que
01:19:08vous empêchez de l'émancipation
01:19:10c'est clair que ça ne donne pas d'espoir
01:19:12et visiblement
01:19:13ce n'est pas le parti communiste
01:19:14qui est arrivé
01:19:14qui a dirigé la ville très longtemps
01:19:15ce n'est pas les socialistes
01:19:16qui étaient les sortants
01:19:17c'est la France insoumise
01:19:18qui est arrivée
01:19:19à cristalliser
01:19:20à attirer cette détresse
01:19:21cette souffrance
01:19:22voilà
01:19:22mais il y avait peut-être
01:19:23d'autres mots
01:19:24que ceux de M. Bagayoko
01:19:25pour lesquels on a le plus grand respect
01:19:26pour faire ce consensus
01:19:27encore une fois
01:19:28comme je lui dis
01:19:29au dehors
01:19:29on peut critiquer
01:19:33en aucun cas
01:19:34moi je respecte l'homme
01:19:36par rapport à ses actions
01:19:37parce que c'est quelqu'un
01:19:38qui est implanté
01:19:39depuis plus d'une vingtaine d'années
01:19:40à Saint-Denis
01:19:41qui est totalement respectable
01:19:42mais encore une fois
01:19:43je pense que
01:19:44la question en fait
01:19:45sur laquelle il faut vraiment se poser
01:19:46c'est comment intéresser
01:19:47ces territoires
01:19:49à la politique
01:19:50et aussi à la citoyenneté
01:19:51et son élection
01:19:51comme à Roubaix
01:19:52révèle quand même une souffrance
01:19:53c'est quand même une photo
01:19:54qui signale qu'il y a un malaise
01:19:55quelque part
01:19:56dans la société française
01:19:57et qu'il y a des solutions
01:19:58nous avons Vincent
01:19:59qui nous appelle de Marseille
01:20:00bonjour Vincent
01:20:02bonjour M. Récaud
01:20:04donnez-moi la température
01:20:05à Marseille aujourd'hui
01:20:06je crois qu'il fait bon
01:20:07il fait très bon en effet
01:20:08bon
01:20:08même chaud
01:20:09très beau soleil
01:20:10bon
01:20:12Marseille c'est une ville
01:20:14c'est une grande cité provençale
01:20:16du sud de la Méditerranée
01:20:18où les gens vivent ensemble
01:20:19depuis très longtemps
01:20:19c'est toujours votre sentiment ?
01:20:23oui c'est toujours mon sentiment
01:20:24après je voulais rebondir
01:20:25justement sur l'intégration
01:20:26des musulmans
01:20:27donc pour remettre dans le contexte
01:20:29moi je suis français
01:20:30on est en France
01:20:32marié à une femme musulmane
01:20:33qui est marocaine
01:20:34et c'est vrai que
01:20:35c'est très compliqué
01:20:36aujourd'hui
01:20:37puisque donc
01:20:38mon épouse travaille
01:20:39elle a un emploi
01:20:41bientôt on va avoir un enfant
01:20:42parce qu'elle est enceinte
01:20:44félicitations
01:20:45merci c'est très gentil
01:20:48et malheureusement
01:20:49ça va faire un an et demi
01:20:50qu'on est en attente
01:20:51du titre de séjour
01:20:52de mon épouse
01:20:53pour aucune raison
01:20:55donc pour titre de séjour
01:20:56pour domaine privé
01:20:58familial
01:20:58pour rester en France
01:20:59et aujourd'hui
01:21:00moi je ne comprends pas
01:21:01comment on peut
01:21:02enfin comment on peut
01:21:03se sentir intégré
01:21:04dans une société
01:21:05où on est clairement
01:21:06repoussé
01:21:07vous imaginez un an et demi
01:21:08sans papier
01:21:09bien sûr Maxime
01:21:10pardon
01:21:11bien sûr Vincent
01:21:12vous n'êtes pas le seul
01:21:13en même temps
01:21:14il y a aussi des dossiers
01:21:15qui aboutissent
01:21:15et beaucoup
01:21:16mais il y en a encore
01:21:17beaucoup trop
01:21:17qui n'aboutissent pas
01:21:18Abdoulaye
01:21:19alors je vais vous dire
01:21:20encore quelque chose
01:21:21aussi de très personnel
01:21:21aussi c'est que figuot
01:21:22que mes parents
01:21:23qui puissent
01:21:23ça fait plus de 40 ans
01:21:24qu'ils sont en France
01:21:24ils n'ont toujours pas
01:21:25la nationalité française
01:21:26et pourtant
01:21:26oui je le dis
01:21:27oui bien sûr
01:21:28et pour quelles raisons
01:21:29en travail administratif
01:21:31ça ne se fait pas
01:21:31je ne sais pas
01:21:32je ne sais pas
01:21:32je le dis très sincèrement
01:21:33ils ont toutes les raisons
01:21:34légales de l'être
01:21:35ils sont propriétaires
01:21:36ils vivent en France
01:21:37ils sont parfaitement intégrés
01:21:39moi je suis un peu le fruit
01:21:41comme tant d'autres
01:21:41et tout de cette intégration
01:21:43et que voilà
01:21:44comme disait votre auditeur
01:21:45c'est vrai qu'effectivement
01:21:46il y a une problématique
01:21:47dans le sens où
01:21:47il y a une lenteur
01:21:48des services de la préfecture
01:21:50notamment sur les traitements
01:21:51des dossiers
01:21:51ou qui ne devraient pas
01:21:53poser problème
01:21:53et pour revenir
01:21:54c'est que le ministre
01:21:55de l'Intérieur
01:21:55Laurent Nunez
01:21:56a justement
01:21:57à ordonner
01:21:58qu'il y ait une augmentation
01:21:58on va dire
01:21:59de fonctionnaires
01:22:00qui puissent traiter
01:22:01je crois l'équivalent
01:22:02entre 200 et 300 en plus
01:22:03pour que les dossiers
01:22:04puissent être traités
01:22:06de manière plus rapide
01:22:06mais je comprends
01:22:07totalement votre désarroi
01:22:09parce que Vincent
01:22:09votre épouse
01:22:10elle coche toutes les cases
01:22:11aussi d'une naturalisation
01:22:13en bonne et due forme
01:22:14bah oui tout à fait
01:22:17on est marié
01:22:18on va avoir un enfant français
01:22:20elle travaille en France
01:22:21elle paie des impôts
01:22:22elle est totalement assimilée
01:22:23donc elle est épousée
01:22:24la république française
01:22:25tout comme elle pratique
01:22:26sa religion à la maison
01:22:28en discrétion
01:22:30elle coche toutes les cases
01:22:31pour pouvoir être
01:22:32les premières consignes
01:22:34remontent
01:22:34et je le sais
01:22:35par des gens
01:22:36qui ont gouverné
01:22:37la France à ce moment là
01:22:38remontent à Nicolas Sarkozy
01:22:39on a dit
01:22:39frénon
01:22:40frénon
01:22:41monsieur Retailleau
01:22:41lui il a accéléré
01:22:44le départ de gens
01:22:45qui n'ont rien à faire là
01:22:46et c'est pour ça qu'on disait
01:22:46monsieur Nunes
01:22:47semblerait de freiner ça
01:22:48et c'est vrai qu'on a deux problèmes
01:22:50peut-être qu'il y a trop de gens
01:22:51qui ne devraient pas être là
01:22:53et qu'on garde
01:22:53et par contre
01:22:54on refuse la nationalité
01:22:55à des gens
01:22:56qui ont toute légitimité
01:22:57à devenir français
01:22:57là aussi
01:22:59Abdoulaye
01:23:00quand est
01:23:01c'est pas normal
01:23:01ce sont les deux extrêmes
01:23:02c'est qu'effectivement
01:23:03quand on voit des situations
01:23:05ubuesques
01:23:05comme dit votre auditeur
01:23:06et que derrière
01:23:07il y a une volonté
01:23:08de pouvoir expulser
01:23:10de manière massive
01:23:11des personnes
01:23:12je parle en situation illégale
01:23:14vraiment illégale
01:23:15vraiment l'OQTF
01:23:16au sens plein du terme
01:23:17voilà
01:23:17et à un moment donné
01:23:18oui effectivement
01:23:18si on doit aller dans le sens
01:23:19de l'OQTF
01:23:20qui est connu
01:23:21des services de police
01:23:22et qui n'a évidemment
01:23:23rien à faire ici
01:23:24donc vous savez
01:23:25l'invitation à partir
01:23:27et on va dire
01:23:28l'invitation à partir
01:23:29vous savez très bien
01:23:29que la plupart
01:23:30n'ont que faire
01:23:31et derrière
01:23:32si on doit évidemment
01:23:33les forcer à partir
01:23:34mais il faut aussi
01:23:35voir du cas par cas
01:23:36et quand je vois
01:23:37qu'il y a eu certains cas
01:23:38où vous avez un boulanger
01:23:39peut-être
01:23:40d'Origine Malienne
01:23:41qui est en Bretagne
01:23:42par exemple
01:23:42qui fait parfaitement
01:23:44et que peut-être
01:23:46juste sur un petit décage
01:23:47par rapport à son visa
01:23:48ou peut-être
01:23:48une situation administrative
01:23:49qui a été dépassée
01:23:50et à cause
01:23:50de la lenteur préfectorale
01:23:52du coup
01:23:53il a une OQTF
01:23:53et voire même une expulsion
01:23:54une expulsion
01:23:56là effectivement
01:23:56sur ce cas-là
01:23:57oui pour moi c'est UBS
01:23:58appelons les fonctionnaires
01:23:59de la République
01:23:59et le corps préfectoral
01:24:01à faire preuve
01:24:02de pertinence
01:24:03et d'intelligence
01:24:03et de républicanisme
01:24:05Abdoulaye Kanté
01:24:06on ne s'est pas tout dit
01:24:06on était venu
01:24:07pour parler police
01:24:09je suppose
01:24:10que vous aurez besoin
01:24:11de revenir
01:24:11moi j'aurais besoin
01:24:12de vous reparler
01:24:12vous serez disponible
01:24:13écoutez
01:24:14déjà d'une
01:24:15tout d'abord
01:24:15je voudrais vous remercier
01:24:16déjà de m'avoir laissé
01:24:17monsieur Perico Léga
01:24:17c'est encore une fois
01:24:20votre émission
01:24:20ou même
01:24:21le moment que vous m'accordez
01:24:22ou que vous accordez
01:24:23aux personnes
01:24:23de parler vrai
01:24:24et de pouvoir
01:24:25de manière humaine
01:24:26et vraie
01:24:26de dire certaines choses
01:24:27c'est moi que vous remercie
01:24:29parce que faire de la radio
01:24:30dans ces conditions
01:24:30c'est quelque chose
01:24:31d'extrêmement stimulant
01:24:32et surtout ça nous permet
01:24:33d'aimer encore plus ce pays
01:24:34auquel nous sommes attachés
01:24:35vous et moi
01:24:36avec le coeur
01:24:37et avec la pensée
01:24:38merci beaucoup
01:24:39je vous dis donc à demain
01:24:40je vous laisse
01:24:41à Ibrigide Lahaye
01:24:42sur Sud Radio
01:24:43et puis continue à nous appeler
01:24:45ce numéro magique
01:24:460826 300 300
01:24:47vous savez que c'est
01:24:48la radio du Parle est Vrai
01:24:48vous pouvez vous exprimer
01:24:50quand on reçoit des gens
01:24:51en tel cas de Boulaye Kanté
01:24:52on n'a qu'une envie
01:24:52c'est de partager
01:24:53des émotions
01:24:54sur ce plateau
01:24:54avec le plus grand nombre
01:24:55de françaises
01:24:56et de français possible
01:24:56merci à demain
Commentaires

Recommandations