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  • il y a 3 mois
Ce mardi 30 juin, Raphaël Legendre a reçu Ludovic Desautez, directeur délégué de la rédaction de La Tribune, Christian Poyau, cofondateur et PDG de Micropole, et Céline Antonin, économiste à l'OFCE, dans l'émission Les Experts sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:06BFM Business et la Tribune présente
00:09Les experts, Raphaël Legendre
00:12Bonjour à tous, il est 9h30 pile, vous êtes sur BFM Business et on est en direct pour une heure
00:18de débat et de controverses, c'est les experts, avec une question ce matin.
00:23Est-ce qu'on n'aurait pas noirci le tableau ces dernières semaines ?
00:25Bah oui, l'INSEE nous délivre quelques bonnes nouvelles ce matin sur l'inflation et sur la consommation.
00:32La consommation qui remonte au mois de mai, l'inflation qui baisse au mois de juin.
00:37Et Matignon qui affirme de son côté que toute la chaîne a tenu face à la canicule qui nous a
00:42écrasé de chaleur la semaine dernière.
00:45Alors faut-il regarder le verre à moitié vide ou le verre à moitié plein ?
00:48On va voir ça avec mes invités ce matin et on va passer en revue notamment les propositions des candidats
00:54à la présidentielle.
00:55Qui rivalise déjà deux propositions face aux bouffées de chaleur du pays, congés climatiques, climatisation généralisée, plan fraîcheur ou encore
01:05rénovation thermique.
01:07Quelles mesures sont réellement efficaces ? Qui doit décider ? Et puis surtout, qui va payer ?
01:12Nous regarderons ensuite vers la Corée du Sud qui annonce un plan colossal de 1000 milliards pour l'intelligence artificielle,
01:19les semi-conducteurs et les data centers.
01:21Et pendant ce temps, l'Europe peut-elle encore rester dans la cour ? Ce sera le troisième thème des
01:27débats.
01:27Autre des équilibres spectaculaires, plus d'un milliard d'euros de déficit commercial entre l'Europe et la Chine.
01:35C'est désormais le chiffre par jour.
01:37Oui, tenez-vous bien, le dialogue peut-il encore suffire ?
01:40Ou faut-il enfin muscler notre défense commerciale ?
01:44Hier, le ministre du Commerce chinois était à Bruxelles face au commissaire européen Sefcovic.
01:50Et puis enfin, on reviendra sur l'or qui signe son pire mois depuis 2008.
01:56C'est le bitcoin qui lui aussi a perdu la moitié de la valeur depuis son sommet au mois d
02:01'octobre dernier.
02:02Pourquoi les actifs refuges ne rassurent-ils plus ?
02:06Ce sera le dernier thème des experts aujourd'hui.
02:09Voilà, il est 9h passé de 32 minutes.
02:10Vous êtes sur BFM Business et vous y êtes bien.
02:13Allez, c'est parti.
02:17Bonjour Christian Pouillot.
02:18Bonjour Raphaël Le Gendre.
02:19On va parler de tout ça ensemble.
02:20Christian, cofondateur et CEO de Micropole Group Talent.
02:24Bonjour Ludovic de Sauté, directeur délégué de la rédaction de la Tribune.
02:28On attend Céline Antonin, économiste à l'OFCE, qui va arriver d'une minute à l'autre.
02:33Mais Ludovic, je voulais commencer avec vous simplement.
02:36Pour vous faire part, les chiffres sont tout chauds.
02:38Il vient de tomber de l'INSEE, des chiffres de la Conso et de l'inflation qui sont plutôt pas
02:45mal.
02:45Oui, pas mal.
02:46Je voulais qu'on les évoque pour commencer très rapidement.
02:50Malheureusement, comme ces derniers mois, on a plutôt commenté des chiffres où ça s'emballait.
02:53La bonne nouvelle, c'est que l'inflation déjà marque le pas, puisque l'inflation ressort sur le mois de
03:01mai à 1,8% contre, on a été 2,4% le mois précédent.
03:05Donc là, très clairement, on est corrélé sur la variation des prix de l'énergie.
03:10C'est ni plus ni moins.
03:11Suite à l'accord du 17 juin entre les États-Unis et l'Iran, les prix ont commencé, l'énergie
03:17ont commencé à baisser.
03:18Donc là, c'est vraiment la différence énergétique.
03:21L'autre bonne nouvelle, c'est que la Conso résiste.
03:23Et ça, c'est aussi une bonne nouvelle, puisqu'elle ressort à plus de 0,5%.
03:28Alors la curiosité quand elle ressort à plus de 0,5%, c'est qu'elle ressort à la hausse liée
03:34quand même à la hausse des prix d'énergie.
03:35C'est-à-dire que les gens ont plus payé d'énergie au moins.
03:38Oui, c'est ça, c'est la Conso d'énergie.
03:40Ce n'est pas la Conso courante, on va dire.
03:42Oui, c'est ça.
03:43On n'est pas parti dépenser dans les restaurants de partout, évidemment.
03:47Mais c'est quoi ? C'est la clim ?
03:49Il y a les cinémas, peut-être, nous, les cinémas augmentés et les glaces.
03:53Les îlots de fraîcheur qui ont peut-être fait du bien.
03:55Non, mais tout ça pour dire simplement, Christian, on a un peu, je veux dire, nous les premiers, dramatisé quand
04:00même la situation ces derniers mois.
04:02Et puis, on se rend compte que finalement, ça tourne à un rythme assez moyen, moyennement.
04:07Je pense qu'on va pouvoir le dire un peu sur tous les thèmes que vous avez proposés, Raphaël.
04:10C'est-à-dire que, alors moi, par nature, je vois le show le verre à moitié plein.
04:13Je ne sais pas si c'est une bonne nouvelle ou non.
04:15C'est la nature, c'est une bonne nouvelle.
04:16On ne se refait pas.
04:17Oui, je pense qu'on a quand même toujours ce biais un peu catastrophiste.
04:22Alors, la situation qu'on a vécue a été très dure pour beaucoup de gens.
04:26Enfin, il ne s'agit pas de nier la réalité des faits, mais encore une fois, si on essayait de
04:30revenir à des choses de bon sens,
04:32de voir les choses avec pragmatisme, lucidité et sans exagération.
04:37Alors, je pense qu'ici, sur BFM-UNES, justement, on a analysé les choses.
04:41C'est tout ce qu'on aime, le pragmatisme et la lucidité.
04:42Sans vouloir jeter la pierre à vos camarades, dans les médias, on a une surinflation, pour le coup, de nouvelles
04:48catastrophistes.
04:50La France étouffe, on a l'impression que tout le monde est mort.
04:52Bon, OK, moi, je suis au quotidien dans les entreprises, la France a tourné, ça a été plus compliqué.
04:58À l'avance des entreprises, oui, c'était plus compliqué dans les services publics, l'école.
05:02OK, mais voilà, encore une fois, sachant raison gardée, j'insiste bien pour qu'on ne me traite pas de
05:08négationnisme du sujet climatique, évidemment,
05:11mais regardons, on s'est adapté.
05:14Et puis, je pense que c'est peut-être le sujet suivant, arrêtons tout de suite de se tourner vers
05:18l'État.
05:18Que fait l'État ? L'État doit régler le sujet et compagnie.
05:20C'est vraiment un tropisme français qui est insupportable.
05:23Oui, c'était l'appel de mon édito ce matin.
05:26Prenez-vous par la main, responsabilité individuelle, plutôt que de vous diluer dans le collectivisme
05:32et penser que Matignon a la réponse absolument à tous nos problèmes.
05:36Allez, des solutions à nos problèmes.
05:38Il y en a plein, justement, du côté des candidats à la présidentielle,
05:44clim généralisé, congés climatiques, plans fraîcheurs.
05:46C'est un papier sympa des échos ce matin.
05:50On peut commencer par la clim, d'abord, qui a été le grand sujet, Ludovic, de la semaine dernière.
05:54Est-ce qu'il faut généraliser la clim de partout ?
05:58Généraliser, peut-être pas, mais en tout cas...
06:00C'est le plan du Rassemblement national.
06:01Un grand plan climatisation.
06:03Un grand plan climatisation.
06:14Juste pour remettre et prendre de la hauteur et pas se mettre juste dans un axe politique.
06:19Il est anormal, dans une économie française, de se poser la question sur des lieux comme les EHPAD,
06:24les hôpitaux et, par extension, les écoles.
06:28C'est-à-dire qu'aujourd'hui, dans une économie moderne d'un pays, quand même,
06:32qui reste en pointe mondialement, on découvre le problème.
06:36C'est-à-dire que, c'est comme si, tout d'un coup, on s'aperçoit que la France n
06:39'avait pas de chauffage l'hiver.
06:40Donc, je vais faire le parallèle à l'envers.
06:43Donc, il y a vraiment, là, il y a un manque d'anticipation.
06:48Et c'est un manque d'anticipation, c'est-à-dire que, je pense qu'il faut un peu dépolitiser
06:52l'approche.
06:53C'est-à-dire qu'aujourd'hui, la question, elle n'est plus tellement de savoir si, honnêtement,
06:57c'est climatisation contre écologie.
06:59C'est davantage immobilisme contre anticipation.
07:02C'est-à-dire que, c'est ça la question.
07:04C'est-à-dire qu'aujourd'hui, il faut se mettre en marche.
07:06Il y a des économies européennes, méditerranéennes, qui savent parfaitement gérer des périodes de chaleur
07:12sans se mettre à l'arrêt et sans avoir la moitié des trains qui ne circulent pas.
07:15– Le principal sujet qu'il faut éviter, c'est de dire soit l'un, soit l'autre.
07:19Ça, évidemment, c'est une aberration.
07:21– C'est vrai qu'on a vu cette opposition un peu superficielle entre lutte contre le réchauffement climatique
07:27et adaptation, comme si l'un pesait sur l'autre et qu'on n'était pas capable de faire les
07:31deux.
07:31– Si on raisonne tout à fait simplement, bien sûr qu'il faut faire les deux.
07:35Après, manque d'anticipation.
07:37Je me rappelle, ça doit faire 15 ans, il y avait eu des chutes de neige monstrueuses à Marseille.
07:42Évidemment, tout le monde avait râlé, ça n'avait pas été anticipé, etc.
07:45Et le maire de l'époque, Godin, qui n'était pas parfait sur tout, avait répondu
07:50« Écoutez, ça arrive une fois tous les 15 ans, donc oui, on ne va pas acheter un chasse-neige
07:54pour que ça ne servait pas tous les 15 ans. »
07:56Là, le parallèle n'est certainement pas le bon, ce qu'on se doute bien, malheureusement,
08:00que les crises climatiques vont augmenter.
08:02Mais ça ne fait pas non plus des années que ça augmente comme ça.
08:05Enfin, je veux dire, on se souvient de 2003, notamment, il y a eu 2016.
08:09– 15 000 morts.
08:10– Voilà, bon.
08:11Oui, mais ça fait 20 ans, ça fait 23 ans.
08:13Là, malheureusement, ça va se produire beaucoup plus souvent.
08:18Donc oui, il faut se dire que ça va venir, si je veux dire.
08:21Bon, maintenant, une fois qu'on a dit ça, pourquoi jeter l'anathème systématiquement
08:25à tel ou tel gouvernement ou quoi que ce soit ?
08:28Je veux dire, encore une fois, oui, on est face à une situation qui évolue.
08:31Plus rapidement, peut-être, qu'on ne pouvait l'anticiper.
08:34Il va falloir continuer à lutter contre l'échauffement climatique.
08:37Enfin, redisons au passage que même si la France, demain, avait zéro émission de carbone,
08:41ce n'est pas ça qui réglerait le problème.
08:42Ceux qui y émettent, c'est la Chine, les États-Unis et compagnie.
08:45Donc oui, il faut continuer, mais les barrières climatiques,
08:50ça n'arrête pas aux frontières, autant que je sache.
08:52Et même nos amis allemands utilisent le charbon de manière importante.
08:55Et puis, on a été plutôt vertueux dans la lutte contre le réchauffement climatique.
08:58Là, pour le coup, on a mis pas mal de choses en place
09:00et on est l'une des rares régions du monde à avoir baissé nos émissions carbone.
09:03Exactement.
09:04Après, je rejoins exactement ce qu'a été dit, c'est dire, oui, bien sûr,
09:07les hôpitaux et les EHPAD, c'est quand même complètement hallucinant.
09:11Je crois qu'à Nantes, il y a un projet d'hôpital dans lequel on dit
09:15« Finalement, la clim ne sert à rien. »
09:16Alors là, pour le coup...
09:17Ça a été l'hôpital de Saint-Lô qui a été construit comme ça,
09:19en disant qu'il n'y a pas de canicule, effectivement, en Normandie.
09:21Alors là, pour le coup, c'est le problème d'un politique,
09:24accessoirement aussi un chef d'entreprise,
09:25d'imaginer ce qui se passe à 3-5 ans et pour un politique à 10 ou 20 ans.
09:29Donc ne pas mettre ça sur la table, là, pour le coup, c'est une erreur.
09:31On a les moyens de financer le plan.
09:33Alors, Gabriel Attal parle, par exemple, d'un droit à la climatisation.
09:38Est-ce qu'on a les moyens de mettre en place ?
09:41La facture est colossale.
09:43Alors, pour l'instant, c'est des évaluations,
09:45mais on est de l'ordre, et d'ailleurs, ça pèse énormément sur les collectivités,
09:49surtout cette facture, on est de l'ordre de 19 à 20 milliards par an,
09:52si on veut les s'y mettre sérieusement.
09:54Moi, ce qui m'inquiète, dans la séquence actuelle,
09:55évidemment, on a croisé une canicule,
09:57on va peut-être en recroiser d'autres cet été,
09:59c'est que tout ça est un peu géré dans l'urgence.
10:02Allez, hop, on va acheter des centaines de milliers de climatiseurs chinois,
10:06et on va les mettre comme on peut dans des écoles, dans des crèches,
10:10et puis ils vont finir dans la poussière 11 mois sur 12.
10:13En fait, non, mais c'est clairement, on va sur cette tendance-là.
10:16Alors que là, c'est un effort structurel qu'il faut mener.
10:20C'est-à-dire que c'est un effort, d'abord, ça concerne le bâti.
10:22Le bâti, ce n'est pas quelque chose qu'il faut faire évoluer.
10:24Il faut bien comprendre qu'à la limite, la France croise sa propre trajectoire.
10:29C'est-à-dire qu'on a un bâti ancien, je pense aux écoles, aux hôpitaux,
10:33qui ont même été conçus, imaginais, à une période où on recherchait la lumière.
10:37On avait une hygiène qui était totalement différente,
10:40c'est-à-dire comment ces lieux étaient habitables dans un climat un peu tempéré, froid et autres.
10:45Il va falloir repenser tout ça, c'est un effort.
10:47Donc c'est la rénovation des bâtiments.
10:48Il y a le fond vert pour ça, près de 1,850 millions.
10:51Après, alors, Christian va me trouver défaitiste et tout ça,
10:54mais sur toutes ces questions, toutes les questions qu'on va aborder aujourd'hui,
10:57que ce soit l'intelligence artificielle, que ce soit l'adaptation et tout ça,
11:00c'est que ça tombe à un moment où, malheureusement, la France, dans ses marges de manœuvre...
11:06Elle va clamer la caisse.
11:07Voilà, c'est-à-dire que là où il faudrait de la vision, du temps, de l'investissement,
11:13et vraiment des logiques de plans décénaux avec des gens qui sont à la manœuvre,
11:18l'effort qu'on arrive à faire sur la défense, il faudrait le faire dans d'autres domaines, en fait.
11:22Mais alors là, on croise l'état de nos finances publiques,
11:25c'est-à-dire que c'est aujourd'hui la capacité A.
11:27Maintenant, ce que je ressens, enfin, Christian le confirmera,
11:29c'est que je pense que cette canicule a un mérite, entre guillemets,
11:33c'est malheureusement, au plan sanitaire, absolument aucun mérite,
11:36mais c'est même tout l'inverse.
11:37C'est que je pense qu'elle a créé, comme les canicules s'enfermer jusqu'à maintenant,
11:41plutôt dans les périodes estivales, c'est-à-dire du mois de juillet et d'août,
11:44sur lesquelles on a quand même des ralentissements économiques.
11:47Là, on a vécu deux canicules qui sont sur des périodes denses économiquement,
11:51c'est-à-dire à la fois le mois de mai et le mois de juin.
11:53C'est plus la même donne.
11:54C'est-à-dire une canicule, un 15 août, la France est déjà un peu ralentie.
11:59Là, c'est des périodes...
12:00Ça va faire mal, c'est ça que...
12:01Non, non, non, c'est-à-dire que là, c'est des périodes denses,
12:03et puis en plus, c'est des périodes de fin de saison dans les entreprises,
12:06ça turbine et tout ça, et je pense que quand même,
12:07tant du côté du patronat que des syndicats,
12:10il y a eu un électrochoc sur cette canicule,
12:12cette double canicule qui ont été extrêmement prématurées,
12:16on va se dire, en fait, ça va être compliqué de bosser là-dessus.
12:18Et je rappelle juste...
12:19Il va falloir s'adapter.
12:20Je rappelle juste, dans quel cadre on est,
12:22parce que c'est, pour une ville comme Paris,
12:24sur une échelle de 9 à 10 ans,
12:26c'est une dizaine, une douzaine d'épisodes caniculaires
12:30qu'on vient de vivre,
12:32étalés entre les mois d'avril-mai et octobre.
12:35C'est-à-dire que c'est pas juste les mois de juillet-août
12:37qui seront...
12:37C'est la moitié de l'année, là, vous le dites.
12:39C'est-à-dire qu'au mois d'avril, on pourrait avoir des canicules comme ça,
12:41près de 40 ans.
12:42Et c'est des périodes clés de les entreprises,
12:43c'est des périodes de fin de saison et des périodes de rentrée,
12:45sur lesquelles, si l'activité économique est déstructurée,
12:48et les transports ne marchent pas,
12:50les salariés ne dorment pas,
12:51parce que c'est toutes ces questions de l'oreille et tout ça,
12:53tout devient très compliqué.
12:54Alors, je ne peux que vraiment être 100% d'accord
12:57avec ce qui vient d'être dit.
12:58C'est-à-dire qu'effectivement, dans les entreprises,
13:00on a quand même senti un ralentissement clair,
13:04enfin, encore une fois, pour toutes les raisons
13:05qui ont été évoquées,
13:06les gens qui arrivent en retard,
13:08parce qu'il fallait gérer les enfants,
13:10ou des alertes à droite, à gauche, etc.
13:12Donc oui, et effectivement,
13:14on est quand même en pleine période économique.
13:15Le mois de juin, c'est toujours traditionnellement
13:17un mois de réactif.
13:18Je ne parle même pas des commerçants.
13:20Moi, je suis à titre personnel,
13:20j'ai été faire des courses samedi.
13:22Les magasins, on était tranquilles,
13:24il n'y avait personne.
13:25C'est vraiment un gros sujet de consommation.
13:28Donc ça veut dire quoi ?
13:28C'est-à-dire que là aussi,
13:30le tissu économique,
13:31qui est conscient de ça,
13:32mais qui...
13:33Enfin, une entreprise,
13:34elle s'adapte quant à la décertitude.
13:36Je veux dire, si on dit,
13:37OK, il y a une canicule tous les trois ans
13:39et qui est plutôt effectivement au 15 août,
13:41bon, OK, il faudrait,
13:43mais enfin, en arbitrage...
13:43Non, mais là, on entre vraiment
13:44dans un nouveau monde.
13:45C'est clairement quelque chose de nouveau.
13:47C'est compliqué, ça...
13:47Enfin, vraiment, je reprends ce qui a été dit.
13:49D'où l'urgence de la préparation.
13:50C'est uniquement le 15 août,
13:51donc il faut qu'on traite les choses.
13:53Maintenant, il y a déjà des points
13:54qui ont été faits.
13:55Même dans les villes,
13:55on voit bien que la verdification,
13:58je ne sais pas exactement comment on dit,
13:59a commencé, si j'ose dire.
14:01Du point de vue des bâtiments,
14:02c'est plus lourd aussi.
14:03Un bâtiment, quand on le construit,
14:04c'est pour 20, 30 ou 40 ans.
14:05Là, les normes ont commencé à évoluer
14:08pour qu'on tienne compte de ça, etc.
14:09Mais la vitesse d'adaptation
14:12est mécaniquement plus lente.
14:13Mais c'est vrai que là,
14:15je pense que toutes les boîtes vont se dire
14:17« Ah, ok, dans mes sujets,
14:19dans ma to-do list,
14:20le sujet canicule a des périodes importantes. »
14:23Ça va peut-être remonter.
14:25Il y a réellement un changement de paradigme
14:26parce que le fait que cette canicule
14:29ait lieu en période d'activité...
14:30Mais d'ailleurs, on l'a vu même
14:31sur la vie sociale globalement.
14:32Ça a pris en otage le bac,
14:34le brevet et tout ça.
14:35Imaginons qu'un autre épisode de canicule
14:38ait lieu le 15 septembre
14:39en pleine rentrée économique et autre.
14:41C'est-à-dire que si la France
14:42se remet à l'arrêt pendant une semaine,
14:44au-delà des dégâts sanitaires,
14:46ce que je ne minimise pas,
14:48c'est-à-dire que c'est vraiment des problématiques.
14:49On ne peut pas être sur des logiques de yo-yo.
14:51C'est-à-dire, en gros,
14:53le carmomètre devient une sorte de détroit d'Hormuz.
14:54Je suis persuadé que ça va être pris en compte.
14:56Vous avez ce que je veux dire ?
14:56On a la réalité des choses,
14:58on la touche du doigt,
14:58ok, on va le traiter.
14:59Je ne dis pas que ça va être en 30 secondes,
15:04qui était quand même assez résiliente
15:07par rapport à la sphère publique.
15:08Moi, c'est l'iatus que j'ai vu entre les deux,
15:10là où l'école et l'hôpital étaient surchauffés.
15:13Les entreprises ouvraient leurs portes
15:14pour accueillir les enfants des salariés, notamment.
15:17Je ne sais pas, Céline Antonin,
15:19qui nous a rejoint sur le plateau.
15:20Bonjour Céline, économiste à l'OFCE.
15:22Si on peut anticiper,
15:23ou en tout cas, si vous avez regardé,
15:26l'impact que peut avoir
15:27ces fortes vagues de chaleur
15:28en période d'activité.
15:30Là, on a plutôt des bonnes nouvelles,
15:31ce qu'on disait en début d'émission,
15:33sur la consommation,
15:34parce qu'on a beaucoup consommé d'électricité.
15:36Le Premier ministre Sébastien Lecornu
15:38indiquait hier que la consommation d'énergie
15:40avait augmenté de 25% pendant la canicule.
15:42Ça, ce sont les climatiseurs.
15:44Quand on est à plein, évidemment,
15:46ça rentre dans le PIB.
15:47Donc, est-ce que la canicule,
15:49c'est plutôt bon ou mauvais pour la croissance ?
15:51Alors, pour l'instant,
15:52j'avoue que c'est encore difficile à dire,
15:54mais il est vrai qu'en fait,
15:55il y a une différence entre une canicule,
15:57j'allais dire, anticipée, bien gérée,
15:59puis une canicule qui va nous prendre au dépourvu.
16:01Effectivement, tout va dépendre de la préparation
16:03ou de l'impréparation, justement, des acteurs.
16:05Bon, là, en l'occurrence,
16:05on a quand même vu qu'il y avait une sorte,
16:08enfin, moi, je trouve, de changement de paradigme,
16:09parce qu'on s'est rendu compte
16:10que quand même, on a entendu
16:13un certain nombre de propositions,
16:14peut-être qu'on aura l'occasion d'en parler,
16:16de congés climatiques, etc.
16:17Donc, je pense que les impacts sur la croissance
16:18peuvent être très différents,
16:19selon ce qu'on fait.
16:20Selon les solutions qu'on y apporte.
16:21Voilà, selon les solutions qu'on peut apporter.
16:23Moi, par exemple,
16:24l'histoire du congé climatique,
16:25j'y crois très peu,
16:27enfin, je crois même pas du tout.
16:29C'est pour ça qu'on ne va pas trop en parler.
16:31Voilà, donc, même en Espagne, d'ailleurs,
16:33apparemment, en Espagne,
16:34c'est assez décrié,
16:36et puis le seuil de déclenchement
16:37n'est pas du tout clair.
16:39En Espagne, c'était pour d'autres raisons.
16:41Tout à fait, et puis le seuil de déclenchement
16:43est tel que...
16:43Et puis, je pense qu'on ne peut pas du tout
16:44traiter de la même façon
16:45un cadre qui travaille dans un bureau climatisé
16:48et, effectivement, quelqu'un qui travaille sur un chantier.
16:50Mais je pense que là aussi,
16:51il y a une forme...
16:52Je sais qu'on aime bien les choses très centralisées,
16:54mais il y a quand même une forme aussi
16:55d'intelligence collective
16:57qui consiste à se dire
16:58qu'il faut vraiment faire du cas par cas
16:59et que les entreprises vont aussi s'adapter
17:02chacune à leur situation, quoi,
17:03et que l'État ne peut pas non plus tout gérer.
17:05L'État ne peut pas tout faire.
17:07Vous êtes d'accord avec Christian Poyot
17:08et mon édito ce matin ?
17:09Moi, je vous ai quand même intervenu
17:10sur cette histoire de congé climatique, quoi.
17:13Le coup de gueule de Christian Poyot.
17:16On se pince, quoi.
17:17Enfin, c'est vraiment...
17:18C'est tellement...
17:19Ah, s'il fait chaud,
17:20si on meurt de chaud,
17:21qu'il y ait des ouvriers,
17:23des couvreurs qui sont sur les toits.
17:25Quand il fait 42 délais sur les toits,
17:27il doit faire 55.
17:28Là, ça relève de la santé au travail.
17:30De même que quand il fait très froid,
17:31on a le droit, même un droit de retrait,
17:33si on ne peut pas travailler...
17:34Il y a une obligation des entreprises
17:35de veiller à la bonne santé de leurs salariés.
17:38Moi, je connais le sujet
17:39pour différentes raisons.
17:41Ils démarrent à 6h du matin,
17:43puis effectivement,
17:43ils arrêtent à midi et compagnie.
17:44Mais cette réaction,
17:46cette haine de l'économie de marché,
17:49de dire n'importe quoi,
17:50de dire d'immenses conneries,
17:51excusez-moi du terme,
17:52ce n'est pas très poli,
17:53mais non, enfin,
17:53il faut arrêter, quoi.
17:54De la situation sociale.
17:56Il y a des idées.
17:57Que des partis politiques
17:58osent sortir ce genre de choses,
18:00c'est dramatique,
18:01c'est affligeant.
18:02Je ne sais plus quoi dire,
18:03mais franchement,
18:04c'est du grand n'importe quoi.
18:06Tout à l'heure,
18:06j'évoquais un concours l'opin.
18:07Pour moi, honnêtement,
18:09ce congé climatique
18:11est pire que la climatisation
18:13pour tous,
18:14c'est-à-dire que c'est la mauvaise réponse
18:15à une vraie question,
18:17très honnêtement.
18:18Ce qui me marque dans ce débat-là,
18:20c'est comment,
18:20en une vingtaine d'années,
18:21on a changé,
18:22c'est-à-dire que quand il s'agissait
18:23de faire un effort sur les seniors,
18:25il y a une vingtaine d'années,
18:26on avait sacrifié le lundi de Pentecôte,
18:27maintenant il fait chaud,
18:28on va moins travailler.
18:30Donc, en fait,
18:31c'est comment on a glissé
18:33dans ce débat-là,
18:33aujourd'hui.
18:34Très bien.
18:34Je pense que tous les sujets
18:36sont propices
18:37à les ramener
18:37à la réduction du temps de travail,
18:39etc.,
18:39c'est qu'en fait,
18:40à travers un événement
18:41qui nous tous...
18:41C'est une formation d'esprit,
18:43j'ai certain, effectivement.
18:44C'est pavlovien,
18:45c'est pavlovien.
18:45Et ce glissement-là,
18:47en l'espace de deux décennies,
18:48il est vraiment phénoménal.
18:50C'est-à-dire qu'il y a une délégation
18:52de patronats,
18:53de syndicats
18:53qui doit partir en Espagne,
18:54dans les semaines qui viennent
18:56pour aller comprendre...
18:56Quand Pierre Parandou,
18:57le ministre du Travail,
18:58a annoncé qu'il allait voir
18:58emporter tout le monde
18:59pour faire découvrir le rituel.
19:01Mais soit,
19:01allons le faire déjà,
19:02ouvrons-nous,
19:03c'est-à-dire que c'est bien,
19:05mais c'est dommage
19:05qu'on le fasse en urgence
19:06face à une canicule.
19:07Mais on va comprendre
19:09ce qu'est un pays
19:09qui est un peu plus chaud.
19:11C'est-à-dire que oui,
19:11on va probablement évoluer
19:12sur aussi nos horaires.
19:14Peut-être que la fraîche
19:16va devenir un horaire
19:17sur lequel on sera plus actifs.
19:18Les fins de journée,
19:19on sera plus actifs.
19:21Parce que quand vous voyez
19:22les cadres arriver
19:22à 10h30,
19:23effectivement,
19:23ils arriveront...
19:24On va s'adapter.
19:25On va s'adapter.
19:26C'est-à-dire qu'en fait,
19:27c'est peut-être la limite,
19:29j'allais dire,
19:29du tout clim proposé
19:31par le RN.
19:31Parce que le tout clim,
19:32c'est se dire,
19:32on peut se déplacer
19:34d'îlot en îlot.
19:35Malheureusement,
19:36la vie n'est pas faite comme ça.
19:37C'est-à-dire qu'il faut adapter
19:38collectivement aussi
19:38nos modes de vie.
19:39C'est-à-dire même si on va
19:40dans un endroit climatisé
19:41à un autre,
19:42il y a des gens,
19:43d'abord,
19:43qui ne peuvent pas travailler
19:44en climatisation.
19:45Je pense aux gens du BTP,
19:46je pense à l'agriculture
19:47et plein de domaines
19:48et la restauration et tout ça.
19:50Donc, il va falloir
19:50qu'on repense collectivement
19:52sur des périodes de l'année
19:54nos modes de vie.
19:55En fait,
20:00c'est pour ça que ça doit
20:01sans doute passer
20:02par des réflexions
20:02au niveau des branches,
20:03au niveau des entreprises
20:04et pas uniquement globales.
20:06Parce qu'effectivement,
20:06vous ne traitez pas du tout
20:07de la même façon
20:08les différents cas.
20:09Mais toutes les réponses
20:09ne sont pas à Matignon.
20:10C'est ce que devraient faire
20:11les acteurs politiques.
20:13C'est encore une fois,
20:14ça y est,
20:15j'ai le plan génial
20:15qui va tout régler,
20:16etc.
20:17C'est d'abord d'appeler
20:18à la responsabilité
20:19et la prise de conscience
20:20de tout un chacun
20:21et de modifier
20:23ses habitudes
20:23et ses manières de travailler.
20:25Ça ne veut pas dire
20:25que l'État ne doit rien faire,
20:26on est bien d'accord.
20:30Les acteurs politiques eux-mêmes
20:31sont en stropis de dire
20:32dès qu'il y a une question,
20:34ça y est,
20:34je propose la solution
20:36sans apporter la réponse
20:38qui devrait être la bonne,
20:38c'est-à-dire encore une fois
20:39d'être sur le terrain.
20:41Ainsi va la politique.
20:41L'État devrait se concentrer
20:43un peu sur ce qui est
20:44de son périmètre,
20:45c'est-à-dire vraiment
20:46ce qui est régalien
20:46et la santé,
20:47l'éducation, etc.
20:48Là, il peut vraiment agir.
20:49Et pour le reste,
20:50je pense qu'il faut vraiment que...
20:51Et d'ailleurs,
20:51en termes de financement,
20:52c'est pareil.
20:52Je pense qu'il faut que ça passe
20:53aussi au niveau de la branche,
20:54de l'entreprise
20:54qui a un financement mixte
20:55s'il faut songer
20:57à des manières justement
20:58de lutter contre le réchauffement.
21:00Parce que sinon,
21:01c'est vrai que c'est aussi
21:01une déresponsabilisation
21:02même des acteurs privés.
21:03Et ça veut dire
21:04qu'eux-mêmes
21:04ne feront plus d'efforts.
21:06il y aura un congé climatique
21:07et puis les entreprises
21:08ne font plus d'efforts non plus.
21:10Allez, il nous reste
21:11un minute avant la coupure pub.
21:12Je voulais qu'on parle,
21:12Christian, avec vous
21:13de ce sujet d'IA encore
21:15et ce méga plan d'investissement.
21:17On parle de 1 000 milliards.
21:18Puces, data center,
21:20applications,
21:20tout ça, c'est autour
21:21de Samsung et SK-INX.
21:24Alors, deux acteurs
21:25déjà ultra-dominants
21:26et qui dominent déjà
21:29plus de 70% du marché mondial
21:31des mémoires D.A.M. et HBM.
21:34Moi, j'ai un peu peur
21:36quand je vois
21:36la puissance financière
21:38que sont capables
21:39de mettre ces pays
21:40sur une dizaine d'années,
21:42attention,
21:42mais l'Europe face à ça,
21:45on se sent un peu tétanisé
21:47et surtout très en arrière.
21:48On est dans une époque
21:48où les chiffres
21:49se comptent en milliards.
21:50C'est ça,
21:51c'est un peu la nouvelle unité
21:52de l'IA maintenant.
21:53C'est l'auto,
21:54c'est bon, voilà.
21:55Donc, est-ce qu'il y a
21:55un très fort investissement ?
21:56Oui, après, moi,
21:57j'avoue que je ne prête
21:58plus tellement attention
21:59aux chiffres en eux-mêmes
22:00parce que, de toute façon,
22:01on est dans l'exagération.
22:01C'est de la com politique.
22:03Oui, exactement.
22:04Deuxième remarque,
22:05tout ça rend dans une chaîne
22:06de valeur de l'IA.
22:07Quand on dit IA,
22:08alors déjà,
22:08il y a l'IA générative,
22:09il y a prédictive,
22:10enfin bon,
22:10on va parler de l'état,
22:11mais l'IA,
22:12c'est plein de choses.
22:13Sur l'IA générative,
22:15en tant que telle,
22:16oui, alors,
22:16il y a les terres rares
22:18et puis après,
22:19enfin, je fais court,
22:20il y a effectivement
22:21les plus NVIDIA
22:22qui procèdent
22:23et puis après,
22:23il y a des RAM
22:23qui stockent l'information.
22:26La Corée du Sud,
22:27là-dessus,
22:28est très forte,
22:28notamment avec Samsung.
22:29C'est mieux pour eux.
22:30Donc, effectivement,
22:31ils ont un bout
22:32de la chaîne de valeur
22:33sur lequel ils sont
22:34très bien positionnés
22:34et ils cherchent
22:35à l'accélérer.
22:37Pas de problème,
22:37enfin, pas de problème superbe,
22:38en tant que...
22:39Est-ce que ça veut dire
22:39que la réaction de l'Europe
22:41de dire,
22:41ah ben, il faut qu'on fasse
22:42la même chose ?
22:42Non, plus de toute façon,
22:43à l'instant T,
22:44on n'a pas de gens
22:44qui produisent ça.
22:46Par contre,
22:46on peut être bon
22:47et on doit être bon
22:48sur d'autres morceaux
22:49de la chaîne de valeur.
22:50Qu'est-ce qu'on a en Europe ?
22:51Qu'est-ce qu'on a en Europe ?
22:53À part de venir le pompiste
22:54avec nos centrales nucléaires,
22:55on va faire le plein
22:56des data centers,
22:57mais à part ça...
22:58On sait quand même faire des choses.
22:59Les data centers,
23:00on sait quand même faire des choses,
23:01d'accord ?
23:02Les data centers,
23:02ils ont quand même
23:09sort à chaque fois Mistral,
23:10mais c'est vrai qu'au moins
23:10on a ça, par exemple,
23:11la Corée du Sud
23:12n'a aucun acteur sur ce sujet-là.
23:14Et puis, on a les data.
23:15Je me puise à réputer ça.
23:17On a les data
23:17parce que tout ça forme...
23:19Tout ça, c'est de la mécanique.
23:21Puis au final,
23:21qu'est-ce qu'on fait ?
23:22On prend des data
23:22et on analyse ces data
23:24pour en tirer des conclusions.
23:25D'accord ?
23:25Donc vraiment,
23:27l'essence pure,
23:28c'est la data.
23:29Et la data,
23:30là-dessus l'Europe
23:30et notamment la France
23:31a plein de choses à faire.
23:34J'essaie de faire un parallèle.
23:35On utilise des voitures.
23:36Ok, il y a de l'essence.
23:37Il n'y aura pas d'essence en France.
23:39On ne va pas c'est l'électricité.
23:40Mais il y a des pneus,
23:41c'est du caoutchouc,
23:42il n'y en a pas beaucoup.
23:42Par contre, après,
23:43il y a des données dans ces voitures
23:45qu'on va pouvoir utiliser
23:46pour améliorer le fonctionnement,
23:47la vie et proposer les services.
23:49Donc, très bien
23:50que la Corée du Sud fasse ça.
23:51Ça semble logique.
23:52Est-ce qu'il faut pour autant
23:53s'exciter et se dire
23:54ça y est, c'est dramatique
23:55parce que l'Europe
23:56n'est pas positionnée
23:58spécifiquement sur le sujet des rames ?
24:05Mais on voit que c'est
24:06les acteurs par contre
24:07qui font les machines
24:08qui produisent ces puces,
24:10c'est l'acteur...
24:10Alors, il y a SML,
24:11effectivement,
24:12il y a Imprime.
24:13Les leaders mondiales.
24:14Les stations essence.
24:15Il y a aussi nos sujets.
24:17Est-ce qu'il faut qu'on fasse mieux ?
24:19Est-ce que globalement,
24:20j'allais dire,
24:21on est un peu trop en retard
24:23par rapport à ce qu'on doit être ?
24:24Oui, je ne suis pas en train de dire
24:25qu'il y a là
24:25tout est parfait de manière générale.
24:27Mais ne nous excitons pas
24:29par rapport à ces montants
24:30et focussons-nous sur les points
24:32sur lesquels on a vraiment
24:32manière à jouer.
24:33Céline Antonin.
24:34Oui, alors par exemple,
24:36qu'il y a des nouvelles générations
24:37de puces qui sont plus spécialisées
24:39dans l'inférence, par exemple,
24:40sur lesquelles on pourrait avoir
24:42une valeur ajoutée.
24:43Comme vous dites,
24:43il y a la question de la donnée.
24:44Et donc, d'où l'importance.
24:45Je pense que ça pose...
24:46L'IA pose aussi la question
24:47de notre souveraineté.
24:48Et c'est vrai qu'avec la question
24:50de ces centres de données,
24:53on doit vraiment relocaliser
24:55la puissance sur le territoire.
24:57Parce qu'effectivement,
24:58le problème, c'est que nos données,
24:59elles partent aussi à l'étranger.
25:00Oui, oui, les données.
25:01Ça nous pose vraiment
25:02un problème de souveraineté.
25:03Donc, il y a ça.
25:04Il y a le fait que, par exemple,
25:05moi, j'ai un chiffre à vous donner.
25:07Sur les supercalculateurs,
25:08la puissance de calcul public,
25:09elle est à moitié aux Etats-Unis.
25:11Enfin, c'est 50% pour les Etats-Unis,
25:13c'est 24% pour l'Europe.
25:14Donc, on a quand même,
25:15effectivement, un retard
25:16qu'on peut, à mon avis,
25:17essayer de combler
25:18sur certaines choses,
25:19sur le financement des infrastructures,
25:20sur la RAD, sur l'IA.
25:21Et si je reprends, par exemple,
25:23les conclusions
25:24du rapport du comité IA
25:26qui avait été conduit
25:27par Aguillon et Bouvreau,
25:29on avait...
25:30Donc, ils préconisaient
25:315 milliards d'euros par an
25:32pendant 10 ans d'investissement.
25:34Ce qui n'est pas un montant
25:35non plus énorme.
25:36C'est-à-dire que, par rapport
25:36aux 1 000 milliards
25:37dont on parle,
25:38ce n'est pas grand-chose.
25:39Mais déjà, avec ça,
25:40il y avait quand même moyen
25:40de faire un certain nombre de choses
25:42parce qu'on a aussi
25:43de très bons ingénieurs
25:43et de très...
25:44Enfin, voilà.
25:45– Mais bien sûr.
25:45– Plus de mille de certes.
25:46– Oui, oui.
25:46– Moi, ce qui marque sur la Corée,
25:48et j'entends,
25:49et je rebondis sur ce que vous disiez,
25:50Raphaël, tout à l'heure,
25:51est-ce qu'on aura peur de l'Europe ?
25:52Je veux dire,
25:53la Corée aussi prend un risque
25:54parce que tout ça,
25:56on est dans des chiffres délirants.
25:59– Alors, il y a beaucoup
25:59de capéxés d'investissement.
26:01Le retour sur investissement
26:02est encore un peu plus près.
26:04La vitesse d'investissement
26:05reste à me jurer.
26:05– Si on a une bulle IA
26:07qui claque un jour,
26:08l'économie corréante.
26:09Ce qui me marque plutôt,
26:11en profondeur,
26:12en tout cas,
26:13dans la situation
26:13dans laquelle on est,
26:14sur la puissance,
26:15on va dire,
26:15de l'IA
26:16en tant qu'objet marketing
26:17financier aussi,
26:18on ne va pas se mentir,
26:20c'est qu'avant,
26:21on avait les pétro-monarchies,
26:22maintenant,
26:22on a les puceaux-monarchies
26:23qui sont en train d'apparaître.
26:24– C'est pas mal.
26:25– Non mais réellement,
26:25c'est-à-dire,
26:26en fait,
26:26des pays qui commencent
26:28à avoir une forme de rente
26:30qui s'installe autour de l'IA,
26:31je rappelle l'histoire de Samsung
26:32qui en formait
26:33290 000 euros
26:34de primes par salarié,
26:36290 000 euros
26:37de primes par salarié.
26:38Avec ça,
26:38on en paye des climes.
26:40Donc, non mais,
26:41c'est-à-dire qu'en clair,
26:42aujourd'hui,
26:43il y a quand même
26:44une économie
26:45qui,
26:46on ne va pas se mentir,
26:47dans ses mensurations
26:48autour de l'IA
26:49est un objet
26:50assez bizarroïde
26:51et qui nous interroge
26:53sur que va devenir
26:55financièrement tout ça
26:55parce que Space X
26:58est une bulle énorme
26:59en l'État quand même
27:00et on verra
27:00quand tout va atterrir.
27:02Mais il y a un virage
27:04qui est pris
27:04de la part d'un pays
27:06qui sait
27:06qu'elle rentre
27:07en compétition frontale
27:08avec les États-Unis,
27:09la Chine et Taïwan
27:10et sur lequel,
27:11si on se fait décrocher
27:12dans l'État actuel,
27:14aujourd'hui,
27:14la Corée peut se faire déclasser
27:16très très rapidement.
27:17C'est-à-dire que
27:17c'est une bataille mondiale
27:18aujourd'hui.
27:19Alors,
27:19là où je suis entièrement
27:20d'accord avec Christian,
27:22c'est que cette bataille,
27:23on ne peut pas rentrer
27:23dedans aujourd'hui.
27:24Honnêtement,
27:24la bataille des semi-conviteurs,
27:25Comme c'est le moteur
27:26de la croissance mondiale,
27:27on se dit qu'on est un peu pauvés.
27:28Mais c'est une chaîne de valeur.
27:29On avait des Irlandais.
27:31Non, mais c'est une chaîne de valeur.
27:32C'est-à-dire que
27:33l'Europe n'a jamais été
27:34sur les chips,
27:35l'Europe n'a jamais été
27:36vraiment un acteur central.
27:38On les imprime.
27:39Voilà.
27:40On ne va pas chercher.
27:41On sait en faire
27:41des très spécialisés.
27:42Oui, c'est ça.
27:43Sur la niche.
27:45En revanche,
27:46sur la data,
27:47sur les LLM,
27:49sur des Mistral
27:49et d'autres choses,
27:50et sur l'agentique aussi,
27:51on a des gros acteurs
27:52qui doivent prendre des virages.
27:53Et le quantique,
27:53il va arriver.
27:54Oui, et les acteurs.
27:55C'est vrai qu'en fait,
27:56il faut jouer
27:56sur ces avantages comparatifs,
27:58ce que fait la Corée,
27:58puisque 18% de ses exports,
28:00c'est justement
28:00les sous-producteurs.
28:01On va parler export,
28:02justement,
28:03avec la Chine et déséquilibre,
28:05du marché de l'exportation.
28:06Avec la Chine,
28:08plus de 1 milliard d'euros
28:10ou de dollars,
28:11je ne sais plus,
28:11par jour.
28:12C'est le déficit commercial
28:13par rapport à la Chine,
28:14vis-à-vis de la Chine.
28:15Le ministre chinois
28:16était hier à Bruxelles
28:17en discussion
28:18avec notre commissaire
28:19Marco Sackovic.
28:20On va en parler
28:21tout de suite
28:21après la coupure pub
28:23et puis on reviendra aussi
28:23sur le Bitcoin
28:24et l'or qui s'effondre.
28:26On va essayer
28:26de comprendre pourquoi.
28:27Restez avec nous,
28:28on se retrouve
28:28dans une minute.
28:36BFM Business et la Tribune
28:38présente
28:39Les Experts
28:40Raphaël Legendre.
28:42Allez, on est de retour
28:43pour la seconde partie
28:44de l'émission.
28:44Il est 10 heures passées
28:45de 1 minute.
28:46Vous êtes toujours en direct
28:47sur BFM Business
28:48et les Experts
28:49avec Christian Poyot,
28:50cofondateur et CEO
28:51de Micropole
28:52Groupe Talent,
28:53Céline Antonin,
28:54économiste à l'OFCE
28:55et Ludovic de Sauté,
28:57directeur délégué
28:58de la rédaction
28:59de la Tribune.
29:00On va revenir ensemble
29:01sur cette rencontre
29:03entre le commissaire
29:05européen
29:06au commerce extérieur
29:07Marcos Sefcovic
29:08qui a reçu hier
29:09à Bruxelles
29:10le ministre chinois
29:11du commerce
29:12Wang Wentao.
29:14L'Union européenne
29:16et la Chine
29:16qui ont dit vouloir
29:17intensifier
29:19leurs discussions
29:20pour tenter
29:20de résoudre
29:21gentiment
29:22à l'amiable
29:23les tensions commerciales
29:24qui elles sont
29:25de plus en plus vives
29:27entre les 27
29:28et Pékin.
29:29On va écouter
29:29tout de suite
29:30le commissaire européen
29:32nous débriefer
29:34cette réunion.
29:38L'écart se creuse
29:39les exportations
29:39chinoises vers l'UE
29:40ne cessent d'augmenter
29:41tandis que notre part
29:42de marché en Chine
29:43ne cesse de diminuer.
29:44Cette tendance
29:44n'est pas tenable
29:45et le statu quo
29:46n'est pas une option.
29:51L'UE reste ouverte
29:53aux échanges commerciaux
29:54mais nous devons
29:54défendre notre industrie
29:55et continuer
29:56à œuvrer en faveur
29:57de conditions
29:58de concurrence équitable
29:59à l'échelle mondiale
30:00afin que nos industries
30:01puissent rivaliser
30:02obtenir un vrai
30:03shot
30:03à compétenir.
30:04On voit que ça se tend
30:05Céline Antonin
30:06entre l'UE et la Chine.
30:09Il y a de quoi
30:09je vous le disais
30:11en introduction
30:11plus d'un milliard
30:13de déficits commerciaux
30:14par jour
30:16désormais
30:16entre la Chine
30:17et l'UE.
30:19Je pense que
30:19la canicule
30:20avec l'augmentation
30:22des cadences
30:22de production
30:23des climatiseurs chinois
30:24qui voient le marché
30:24européen
30:26en grand besoin
30:27ça risque de s'aggraver
30:28encore à l'avenir.
30:28Oui tout à fait
30:29on sait que c'est devenu
30:30l'usine du monde
30:31et puis il y a cet effet
30:32que mes collègues du CEPI
30:33appellent le second choc chinois
30:35c'est-à-dire qu'avec
30:35l'instauration des droits
30:36de douane aux Etats-Unis
30:38en fait l'Europe
30:39est devenue aussi
30:40un peu le déversoir
30:40de certains produits chinois
30:42alors l'idée c'était
30:43que si l'Europe
30:43arrivait à les réexporter
30:44à son tour
30:45ça pouvait être bénéfique
30:46mais en fait
30:47c'est pas le cas
30:47donc on reçoit
30:48la concurrence
30:49des produits chinois
30:49sans qu'on arrive
30:51nous à être
30:51un hub d'exportation
30:53donc voilà
30:54donc la déferlante est réelle
30:58pour revenir un petit peu
30:59sur la manière
31:01dont l'Europe a géré
31:02cette relation avec la Chine
31:05et l'erreur stratégique
31:06qu'elle a commise
31:06moi je travaille en ce moment
31:08sur la question
31:08de l'Allemagne
31:10de la mutation
31:11du secteur automobile
31:11de la crise du secteur automobile
31:13modèle économique allemand
31:14et de la transition électrique
31:15et de ce qui se passe
31:16avec la Chine
31:17donc avec ma collègue
31:17Sandrine Levasseur
31:18on est en train de publier
31:20un papier sur ça
31:22et justement
31:23donc en fait
31:23pour le dire
31:24de façon très synthétique
31:25l'Europe a quand même
31:26cru au marché
31:27donc on a cru
31:28deux à la politique de concurrence
31:30plus qu'à la politique industrielle
31:31alors que la Chine
31:32a construit
31:32une véritable politique industrielle
31:34donc pendant 20 ans
31:35avec deux subventions
31:36à la R&D
31:37avec un marché intérieur
31:38qui était quand même
31:39assez protégé
31:40des plans quinquennaux
31:41enfin bon
31:41tout ça
31:41tout ça on sait
31:43et par exemple
31:43sur la production
31:44automobile mondiale
31:45elle est passée
31:46de 8%
31:47à 41%
31:48de la production
31:49automobile mondiale
31:49en l'espace de 20 ans
31:50donc c'est dire
31:51quand même
31:52le bon
31:524 voitures
31:54sur 10
31:54produites
31:55autour de la planète
31:56aujourd'hui
31:57sont des voitures
31:58chinoises
31:59exactement
31:59voilà
31:59sont produites
32:00par la Chine
32:01la Chine est spectaculaire
32:02tout à fait
32:02donc alors
32:03en fait
32:04les industriels européens
32:06ils ont financé
32:06leurs futurs concurrents
32:08on l'a vu avec
32:08les co-entreprises
32:09les entreprises allemandes
32:11elles ont beaucoup
32:12délocalisé en Chine
32:13alors au début
32:13elles regardaient
32:14la rentabilité
32:15à court terme
32:15et c'est vrai
32:16que ça leur a été
32:16très profitable
32:17Volkswagen
32:18etc
32:18ont vraiment profité
32:20de ça
32:20mais en réalité
32:22les Chinois
32:22ont quand même
32:23incorporé ce savoir-faire
32:24et ils sont passés
32:27devant l'Allemagne
32:27en 2023
32:28ils sont devenus
32:28le premier exportateur
32:29donc devant l'Allemagne
32:31et en fait
32:31justement ce choc
32:32automobile
32:33quelque part
32:34ils révèlent réellement
32:35et c'est pour ça
32:35que j'en parle
32:36ce retard européen
32:37parce qu'en plus
32:38les groupes chinois
32:39ils ont cet avantage
32:39d'être totalement intégrés
32:41de la batterie
32:42jusqu'à l'aval de la chaîne
32:43alors que nous
32:44on a un modèle
32:45en Europe
32:46et les Allemands
32:47exactement
32:47très fragmenté
32:48des choses qui sont produites
32:49dans certains pays
32:50et puis nous
32:50qui faisons la partie finale
32:52enfin qui sommes
32:53juste à un bout de la chaîne
32:54donc ça c'est aussi
32:55un vrai problème
32:55et donc je pense que
32:56au-delà des chiffres
32:58il y a une vraie bataille
32:59qui se fait
32:59qui est doctrinale
33:00sur la manière
33:00dont on conçoit
33:01notre politique industrielle
33:02sur le fait que
33:03ce n'est pas qu'une politique
33:04de concurrence
33:05et là je pense
33:06qu'il y a un revirement
33:06à faire à 180 degrés
33:07par rapport à ce qu'on a eu en tête
33:09donc pour vous dire
33:10en gros
33:10trois points
33:10sur lesquels
33:11je pense qu'il faut vraiment
33:13enfin trois points
33:14qu'il faut avoir en tête
33:14je pense qu'il faut vraiment
33:16être capable d'articuler
33:17cette politique industrielle
33:18avec la politique de concurrence
33:19chose qu'on n'a pas du tout fait
33:21ça veut dire quoi ça ?
33:22ça veut dire plus de politique industrielle
33:24oui tout à fait
33:24ça veut dire que
33:25ne pas avoir peur
33:26d'avoir des champions
33:27au moins européens
33:29et ne pas sans arrêt
33:31se tirer une balle dans le pied
33:33en fait en disant
33:33on est les chantres
33:34de la libre concurrence
33:35certes
33:35mais il faut quand même
33:36avoir une politique industrielle
33:37et parfois ça impose
33:38d'avoir aussi une préférence
33:39pour l'Europe
33:40et pour ce qui est européen
33:42donc voilà
33:42c'est ce que font
33:43les autres blocs
33:44donc préférence européenne
33:45il y a quoi
33:45droit d'ouane massif
33:47autour de
33:47c'est ce que proposait
33:48Thomas Grébine
33:49dans un rapport du plan
33:50c'est ça le sujet
33:52je ne pense pas qu'on ait
33:54enfin je suis d'accord
33:54avec ce que vous dites
33:55je ne pense pas qu'on ait
33:56tant manqué
33:57de politique industrielle
33:59mais plutôt
33:59de clarté
34:01et de réalisme
34:02par rapport au marché
34:03parce que
34:04le sujet c'est qu'on a cru
34:05qu'on était dans un marché
34:06où tout le monde était fer
34:07oui tout le monde jouait
34:08il y avait des règles
34:09il y avait l'OMC
34:10on a vu que l'ouverture
34:11de la Chine à l'OMC
34:12voilà
34:13donc
34:14l'entrée de la Chine
34:15dans l'OMC
34:15n'a pas changé
34:16mais c'est vrai
34:17que c'était une politique industrielle
34:18qui du coup
34:18était quasiment inexistante
34:20parce que dès qu'on voulait mettre
34:21la moindre
34:22enfin je veux dire par exemple
34:23le fait de subventionner
34:24le fait de subventionner
34:25une entreprise
34:26plutôt que d'autres
34:26ça c'est interdit
34:27par les traités
34:28et c'est normal
34:28en revanche
34:29si vous voulez subventionner
34:30une filière
34:31pour créer des champions
34:32européens
34:33par exemple dans l'IA
34:34rien ne vous l'interdit
34:35et je veux dire
34:35c'est pas tant de subventionner
34:37enfin encore une fois
34:38je n'ai pas de désaccord de fond
34:39mais c'est pas tant de subventionner
34:41que dire
34:41on est face à des gens
34:42qui ne respectent pas les règles
34:44par ailleurs
34:45donc il ne faut pas se dire
34:46on va faire ça
34:47parce que ça a fonctionné
34:48de telle manière
34:48où c'est très joli
34:49on va pouvoir arbitrer
34:50et si c'est pas bien
34:52c'est pas comme ça
34:53ça n'existe pas
34:54et donc ça veut dire quoi
34:55qu'il faut qu'on arrête
34:56les règles nous aussi ?
34:57non mais non
34:58mais il faut faire comme les chinois
34:59il faut passer son temps
35:00à dire
35:00on est là pour respecter les règles
35:01le libre-échange
35:02c'est ce qu'ils disent
35:03en permanence
35:04et puis il y a ce qu'ils disent
35:05puis il y a ce qu'ils font
35:06mais il faut faire la même chose
35:07il faut continuer à dire
35:08on est pour les règles
35:08on va être à l'OMC et compagnie
35:10puis derrière
35:10on fait totalement différemment
35:12mais c'est ce que font les chinois
35:13enfin il faut arrêter
35:14d'être naïf sur le sujet
35:15voilà
35:15et donc il faut faire comme eux
35:16donc une politique industrielle
35:18mais une politique industrielle
35:19en ayant une vision claire
35:20de quelles sont les règles internationales
35:22sachant finalement
35:22il n'y a pas de règles
35:23c'est la loi du plus fort
35:25ça c'est simple
35:26politique industrielle
35:27et vision claire
35:28de quelle est la nature du marché
35:29sans règles
35:30et également
35:31une vision
35:32comme l'on
35:32alors moi je veux dire
35:33je ne suis pas du tout
35:34un conditionnel de la Chine
35:35je veux dire
35:36mais par exemple
35:37la question du plan
35:37de la planification
35:39ils ont encore décidé
35:41de leur plan
35:412026-2030
35:43nous on est encore
35:44en train de se demander
35:45est-ce que 2035
35:45on arrête ou pas
35:46les véhicules électriques
35:47enfin je veux dire
35:48dans un monde
35:48d'une telle incertitude
35:50vous ne pouvez pas avancer
35:51vous ne pouvez pas investir
35:52il faut qu'il y ait de la clarté
35:53pour investir
35:53donc ça c'est aussi un problème
35:55il faut qu'il y ait un cap
35:56et ça c'est malheureusement
35:57ce qui nous manque
35:58ce que souligne Céline
35:59à mon sens c'est important
36:00alors c'est parce que là
36:01c'est finalement une lecture
36:02un peu dans le temps
36:04historique
36:04et c'est clair que l'Europe
36:06a une responsabilité coupable
36:07dans la séquence
36:08parce que si la Chine
36:09s'est industrialisée
36:09c'est parce qu'on s'est
36:10désindustrialisé aussi
36:11donc on ne va pas se mentir
36:12enfin il y a eu des choix
36:13il y a eu des orientations
36:15à la fois de l'État
36:17mais aussi d'entreprise
36:19Volkswagen
36:19et j'ai l'air
36:20le cas d'école
36:20c'est-à-dire quand Volkswagen
36:21annonce qu'on va probablement
36:23licencier 100 000 salariés
36:25pour s'adapter
36:26au monde qui vient
36:27on voit bien l'erreur stratégique
36:28d'un groupe
36:28qui était numéro 1 mondial
36:30je rappelle que l'industrie
36:31automobile européenne
36:32c'est 13 à 15 millions
36:33de salariés
36:34j'ai plus chiffre
36:34une quinzaine de millions
36:35de salariés
36:36en tout cas c'est au-dessus
36:37de 10 millions
36:38profondément
36:39moi ce qui m'inquiète
36:40à la fois c'est
36:40à quelle vitesse
36:42on aura ce changement
36:43de logiciel
36:44de la part de Bruxelles
36:44finalement de se dire
36:45en fait attention
36:46parce que les Etats-Unis
36:48ont déjà changé le jeu
36:49à nous aussi
36:50de changer le jeu
36:50en fait on est rentré
36:51dans une nouvelle séquence
36:52après en profondeur
36:54ce qui je trouve inquiétant
36:55c'est que quand on parle
36:56de 1 000 milliards
36:57par jour
36:59on n'est plus dans la notion
37:00de guerre commerciale
37:01c'est une dépendance
37:031 milliard par jour
37:03on va pas mettre
37:041 000 milliards par jour
37:04parce que ça nous fait
37:051 milliard par jour
37:06on n'est plus dans une logique
37:07de guerre commerciale
37:08à savoir si les ampoules
37:10les je sais pas quoi
37:11sont produits
37:11ça devient de la dépendance stratégique
37:14c'est plus la même chose
37:15c'est à dire qu'aujourd'hui
37:16dans plein de domaines
37:19des médicaments
37:20de la chimie
37:21de l'énergie
37:22et autres
37:23la question n'est même pas
37:24de savoir
37:24si les chinois
37:26ou pas
37:26font du dumping
37:27et tout ça
37:28c'est qu'on n'en fait plus
37:29on est en notion de dépendance
37:31c'est ça qui est plus grave
37:32à mon avis
37:32et c'est ça le fond du débat
37:34sur lequel il faut
37:35qu'il y a un réveil européen
37:35parce que
37:36on rentre dans un monde
37:38qui est fragmenté
37:38et si demain
37:39on n'a plus accès
37:40à certaines molécules
37:41pour les médicaments
37:42l'histoire
37:42elle n'est plus de savoir
37:43si on va mettre des taxes
37:44de 10 ou 20%
37:45l'histoire elle va savoir
37:46où vont les médicaments
37:47Ludovic pourquoi on a fait ça ?
37:48parce que c'était moins cher
37:50c'était moins cher
37:51c'était moins cher
37:51mais la dépendance stratégique
37:52c'est plus un gain
37:53de pouvoir d'achat
37:54de 1500 euros par français
37:55les produits chinois
37:56là on a atteint un seuil
37:58qui maintenant
37:59j'insiste lourdement là-dessus
38:01ce n'est plus une guerre commerciale
38:03on est dans une logique
38:03de dépendance stratégique
38:05et attention
38:06ce n'est plus le même jeu
38:08ce n'est plus la même partie
38:09je suis mais mille fois d'accord
38:11avec ça
38:12finalement on a fait ça
38:14et par naïveté
38:15et parce qu'en même temps
38:16c'était notre confort à nous
38:17on avait beaucoup de choses
38:19pour beaucoup moins cher
38:20et notre confort etc
38:22et puis en même temps
38:23et là c'est partout
38:23de la France
38:23on travaillait de moins en moins
38:25on refusait la forme des retraites
38:26les 35 heures
38:28et toutes les âneries
38:28qui ont été faites
38:29dans les années
38:29donc le changement de paradigme
38:31il est de dire effectivement
38:32il faut qu'on soit
38:33beaucoup plus durs
38:34vis-à-vis des Chinois
38:35dans un bras de fer
38:36qu'eux assument complètement
38:37c'est la question
38:38que j'allais vous poser
38:38la commission vient de présenter
38:40un paquet de durcissements
38:41des relations commerciales
38:43avec la Chine
38:43la grande question
38:44c'est est-ce que les chefs d'Etat
38:45et de gouvernement
38:46vont s'en emparer
38:47auront le courage
38:48d'aller à l'opposition
38:50avec la Chine
38:51quand on sait
38:52qu'on est dépendant
38:53notamment sur les terres rares
38:54par exemple
38:55on peut considérer
38:56que ça bouge quand même
38:57les Allemands
38:57qui sont le premier moteur économique
39:00de l'Europe
39:00et qui étaient
39:01des très bons exportateurs
39:02enfin qu'ils sont encore
39:03mais enfin ça sent
39:03tout le monde
39:03mais c'est
39:04ont quand même bougé
39:04de position par rapport à ça
39:05mais le paradigme de ça
39:07c'est que être dur
39:09c'est très bien
39:09et puis après
39:10il faut se dire
39:10ok donc ça aura un impact
39:12sur le pouvoir d'achat
39:12des Européens
39:13il ne faut pas se cacher
39:14entre tels
39:15les médicaments
39:15sont vraiment un sujet dramatique
39:17parce que les composants
39:19essentiels
39:20des médicaments
39:20enfin je ne suis pas du tout
39:21pharmaciens
39:21sont magnétiquement fabriqués
39:23en Chine
39:23comme vous le disiez Raphaël
39:24si demain c'est en Europe
39:25ça va coûter plus cher
39:26donc il faut qu'on arbitre
39:27en certaines choses
39:28mais il faut le faire
39:29pour le coup
39:30c'est crucial
39:31vital
39:32je ne sais pas quel terme
39:32il faut aller à la confrontation
39:34et puis je pense
39:35qu'il y a des choses
39:36qui me paraissent de bon sens
39:38mais par exemple
39:38quand on a effectivement
39:39fait un certain nombre
39:40de co-entreprises
39:41avec l'Allemagne
39:42avec l'Allemagne
39:43avec la Chine
39:44effectivement
39:44il y a eu un transfert
39:45de technologie
39:46qui a été fait
39:47le minimum
39:48c'est de demander
39:48de la réciprocité
39:49de ne pas accepter
39:50c'est une des réponses
39:51à Bruxelles
39:51c'est de dire
39:51venez les investissements
39:52chinois aussi
39:53ils ont augmenté
39:54l'année dernière
39:55il faut du transfert
39:56de technologie
39:56que les salariés
39:57soient européens
39:58et qu'il y ait
39:58des co-entreprises
39:59c'est à dire
40:00que vous investissez
40:00et le problème
40:01c'est que tous les pays
40:02vont sans doute
40:03être en rivalité
40:04pour attirer
40:04les investissements
40:05chinois
40:05donc c'est pas dit
40:06que tous les pays
40:07s'alignent
40:07sur le même
40:08le même stand
40:09on n'arrive pas à le faire
40:10c'est à Ludovic
40:10en Europe
40:11on a du mal à le faire
40:12mais en plus
40:12il y a une question
40:13de timing
40:14c'est à dire
40:14qu'on se réveille
40:15on va dire
40:16l'Europe se réveille
40:17grâce à Trump
40:18presque
40:18j'allais dire
40:19non mais honnêtement
40:19c'est à dire que finalement
40:20c'est un effet
40:20c'est un peu un coup de billard
40:21à trois bandes
40:22c'est à dire
40:23c'est le fléchage
40:24dont parlait Céline à l'instant
40:25c'est à dire
40:25ok il y a eu un reroutage
40:26on va dire
40:27des flux commerciaux
40:28vers l'Europe
40:28donc on se réveille
40:29mais on se réveille
40:30un peu tardivement
40:39le rideau
40:40dans toutes les boutiques
40:40dans toutes les villes françaises moyennes
40:42c'est à dire que
40:43en fait le mal est fait
40:45en profondeur
40:46c'est à dire que
40:46c'est pas juste une question
40:48d'usage d'habitude
40:49et tout ça
40:49c'est à dire que
40:50quand on se réveille
40:51j'allais dire
40:52Poissy est à l'arrêt
40:53les centres-villes
40:54une à une
40:57les enseignes
40:57ont fermé boutique
40:59donc il est temps
41:00de se réveiller
41:01sur les coûts d'après
41:02c'est à dire que
41:02en fait
41:03là le mal est profond
41:04dans certains domaines
41:05il y a encore d'autres domaines
41:07sur lesquels
41:07il faut qu'on se réveille
41:08il y a un dossier
41:10j'attends un peu
41:11qu'il monte
41:11c'est les chaînes de production
41:13d'Airbus en Chine
41:13parce qu'il y a
41:14un véritable chantage
41:15on l'a découvert
41:16il y a deux mois
41:17c'est que
41:18les livraisons d'Airbus
41:19ont été bloquées en Chine
41:20puisque la Chine
41:22commence à faire un chantage
41:23pour que ses propres avions
41:24soient reconnus
41:25en Europe
41:26donc comme ça
41:28il bloque du coup
41:29les chaînes de production
41:29et livraison d'Airbus
41:30en Chine
41:31on y va tout droit
41:32sur l'aéronautique
41:33on va refaire le piège
41:35il faut assumer le bras
41:36je vais juste faire une parenthèse
41:37si vous le permettez
41:38sur la taxe des petits colis
41:39je ne sais pas
41:39si vous avez suivi le truc
41:40qui change
41:42demain elle est annulée
41:43c'est la taxe européenne
41:45qui prend la suite
41:45à 3 euros
41:46on a instauré cette taxe
41:48de 2 euros
41:48tout seul en Europe
41:496 mois avant tout le monde
41:50ça devait rapporter
41:51400 millions
41:52au résultat
41:52tous les colis
41:53ils ont été à Bruxelles
41:54au final ça a rapporté
41:555 millions
41:56enfin rien
41:57grosso modo
41:57et on devait même
41:58sur la taxe européenne
41:59rajouter les 2 euros
42:00alors là on s'est dit
42:01finalement on va retirer
42:02les 2 euros
42:03mais quels sont
42:04les fonctionnaires
42:06au sens large
42:06qu'ont pondu
42:07ou les politiques
42:08qu'ont pondu
42:08ce genre de truc
42:09on tape la tête
42:10sur les murs
42:11c'est ridicule
42:12franchement
42:12excusez-moi
42:13cet aparté
42:13mais enfin
42:14juste pour revenir
42:15sur la question
42:16du pouvoir d'achat
42:17effectivement
42:17il faut accepter
42:18de payer plus cher
42:18mais après
42:19ça rentre aussi
42:20dans un débat
42:20plus global
42:21sur la quantité
42:22versus la qualité
42:23de ce qu'on fait
42:23aussi
42:24donc il y a aussi
42:24toute une réflexion
42:25sur le produire mieux
42:27et produire de qualité
42:28et de façon plus durable
42:29et puis de manière générale
42:31certes on peut gagner
42:32en pouvoir d'achat
42:32à court terme
42:33mais qu'est-ce qui se passe
42:34s'il n'y a plus d'emploi
42:35en France
42:35il y a quand même
42:36aussi une question
42:37sur notre souveraineté
42:38et sur le fait
42:38qu'effectivement
42:40maintenir l'emploi
42:40ça a aussi une vertu
42:42en termes de pouvoir d'achat
42:43je reviens sur le point
42:44qu'évoquait Ludovic
42:45sur les avions
42:46c'est un bras de fer
42:47mais ce n'est pas un bras de fer
42:48qui va s'arrêter demain
42:49on a l'impression
42:49on va trouver le bras de fer
42:50puis on va trouver l'équilibre
42:51mais non
42:51mais ça va être comme ça
42:52pendant 10 ans
42:5220 ans
42:5330 ans
42:5340 ans
42:54c'est une confrontation économique
42:56et on espère
42:57qu'elle s'arrêtera là
42:58entre les états
42:59d'une manière générale
42:59donc sur les avions
43:02aujourd'hui
43:02ils ne savent pas produire
43:03les moteurs
43:03les chinois
43:04ils n'en sont pas
43:05à ce niveau-là
43:06donc effectivement
43:07ils veulent imposer
43:08la certification
43:09il faut dire non
43:10il faut résister
43:13mais on ne sait pas faire ça
43:14en Europe Christian
43:15mais on va apprendre
43:17si les chaînes de production
43:18d'avions
43:19ne sortent pas en Chine
43:20qu'est-ce qu'il y a
43:21il va y avoir moins d'avions
43:22pour Air China et compagnie
43:23et c'est eux
43:24qui les utilisent le plus
43:25donc vous voulez bloquer
43:26les chaînes
43:27allons-y
43:27on bloque les chaînes
43:28pas de problème
43:28vous n'avez plus d'avions
43:29ou vous les achetez chez nous
43:31je dis ça
43:32c'est peut-être un peu simpliste
43:33mais il faut avoir
43:33la volonté de faire
43:35du bras de fer
43:36avec les chinois
43:37à devenir un peu plus carnivores
43:38et un peu moins herbivores
43:39ce que disait Emmanuel Macron
43:40et puis c'est vrai que c'est même pas une question
43:42de revenir par exemple
43:43parce qu'effectivement
43:44la critique c'est de dire
43:45le libre-échange a montré ses limites
43:47il faut revenir à une forme de protectionnisme
43:48c'est même pas ça
43:49parce que même si on reprend
43:50la théorie économique
43:51dans la théorie des avantages comparatifs
43:53vous avez quand même l'idée
43:53que chaque pays se spécialise
43:54là où il est bon
43:55sauf que nous maintenant
43:56on a l'impression
43:56qu'il n'y a plus beaucoup de domaines
43:58dans lesquels on arrive
43:58à montrer qu'on est bon
44:00puisqu'on se désindustrialise
44:01un peu dans tout
44:01donc c'est là que
44:03je veux dire
44:03on a quand même quelques cartes à jouer
44:04et sur ces domaines-là
44:07il faut qu'on ait vraiment
44:07une stratégie industrielle forte
44:09je vais faire un parallèle
44:10sur les avions avec le SCAF
44:12tout le monde a suivi
44:13l'avion de défense européen
44:14Dassault a fait un bras de fer
44:15il dit non je ne cèderai pas
44:17c'est moi qui ai la compétence
44:18pour faire les avions
44:19de 6ème génération
44:20et c'est indiscutable
44:21et donc je ne cèderai pas
44:23mes assets
44:24mon savoir-faire
44:25ma technologie
44:26à d'autres acteurs
44:26même s'ils sont européens
44:27voilà donc il faut
44:28alors le comparatif
44:29vaut ce qu'il vaut
44:29mais il faut savoir
44:30avoir ce genre de position
44:32moi encore une fois
44:33acteur du verre à moitié plein
44:34je pense que l'Europe
44:35ça y est est en train de bouger
44:37après on est un vieux continent
44:38il y a 27 pays
44:39etc etc
44:40en face de nous
44:41on a 1 milliard 400 millions
44:43de personnes
44:43bon voilà
44:44mais on peut
44:46ça bouge
44:47ça bouge
44:47pas suffisamment vite
44:48mais ça bouge
44:49je suis d'accord avec Christian
44:50ça bouge
44:51la question c'est
44:52l'alignement des 27
44:52et notamment
44:55historiquement
44:56l'Allemagne
44:57l'Allemagne
44:58qui a géré
45:00malheureusement
45:00a tout le temps
45:01été à contre-temps
45:02sur ces dossiers-là
45:03historiquement
45:03que ce soit sur le gaz russe
45:05que ce soit sur l'automobile
45:06aujourd'hui
45:07c'est-à-dire que
45:08toujours cette ambiguïté
45:09le nucléaire
45:10le nucléaire
45:11et tout ça
45:11de regarder
45:12parce que même sur l'automobile
45:13effectivement
45:13alors qu'ils sont quand même
45:15confrontés
45:15touchés de plein fouet
45:16ils en sont encore
45:17à vouloir ne pas appliquer
45:19en 2035
45:19avec l'espoir
45:20d'avoir encore accès
45:21au marché chinois
45:22et finalement
45:23de finir de se faire laminer
45:24on va pas se mentir
45:26l'Allemagne
45:27qui a énormément pesé
45:28sur ce que
45:28ce que vous évoquiez
45:30Céline à l'instant
45:30sur le fait
45:32de bouger le calendrier
45:33de la fin
45:34de l'automobile thermique
45:35et tout ça
45:36c'est-à-dire que
45:37évidemment tout ça
45:38c'est des mesures
45:38mais en fait
45:39c'était des occasions
45:40de reformater une industrie
45:41c'est-à-dire de se dire
45:42en fait
45:42c'est pas juste changer
45:43l'habitude des gens
45:44c'est juste se dire
45:45il y a une rupture
45:46à jouer
45:47elle a été très mal accompagnée
45:48tant au plan industriel
45:49qu'au niveau des primes
45:51qui ont varié
45:52qui ont été arrêtées
45:53relancées
45:53et tout ça
45:54donc c'est très très compliqué
45:55de faire évoluer un marché
45:56mais il y a un moment
45:57on est rentré
45:57dans une période de rupture
45:58à la fois économique
46:00climatique
46:01énergétique
46:01et ainsi de suite
46:02il y a beaucoup de mots
46:03en hic dans ma phrase
46:04non mais la réalité aussi
46:06c'est que par rapport à ça
46:08il faut avoir de l'ambition
46:09c'est-à-dire
46:09c'est autant de lianes
46:11qui passent
46:11pour jouer la révolution suivante
46:13et là en Europe
46:14on est encore
46:15malheureusement
46:15sur beaucoup de dossiers
46:17en train
46:17soit de se désaligner
46:18soit de se dire
46:19ouais non mais attendez le virage
46:20on va le négocier
46:21à une vitesse plus réduite
46:22parce que vous comprenez
46:23tatatitatata
46:24alors qu'en fait
46:25on a l'occasion
46:26de jouer le coup d'après
46:27il y a un énorme coup
46:28à jouer aujourd'hui
46:29sur la robotique humanoïde
46:30qui est le coup d'après
46:32soit l'Europe se dit
46:34mobilisons-nous
46:35plutôt que d'aller se battre
46:36sur les panneaux solaires
46:36sur lesquels c'est trop tard
46:37c'est trop tard
46:38c'est trop tard
46:39c'est mort
46:39et j'ai peur que sur les robots
46:41humanoïdes
46:41ce soit déjà trop tard
46:42et moi aussi
46:43quand on voit les images
46:44qui sortent de Chine
46:44ne nous laissons pas abuser
46:46par les vidéos
46:47où on voit des robots chinois
46:48etc
46:49c'est comme des drones
46:51c'est sympa
46:52mais c'est pas ça
46:53qui fait les choses
46:54les robots
46:55qui sont en place
46:56maintenant chez Renault
46:56sont complètement différents
46:57de ça
46:58donc là on a effectivement
46:59un coup à jouer
47:00alors on ne maîtrisera pas
47:01l'enchant de la chaîne de valeur
47:02parce qu'il faudra des chips
47:03il faudra des jeux
47:03etc
47:03mais l'intelligence
47:05pour ces robots là
47:06on peut faire des choses
47:06sur le sujet
47:08allez il nous reste
47:10une petite dizaine de minutes
47:11ensemble
47:11il est 10 heures passées
47:12de 19 minutes
47:13vous êtes toujours sur
47:15BFM Business
47:15les experts
47:16je voulais qu'on parle
47:17un petit peu
47:17de l'effondrement
47:20de valeur refuge
47:22l'une oui
47:22l'or
47:22très clairement
47:23l'autre était quasiment
47:25considérée comme une valeur refuge
47:26à un moment
47:27pendant la crise
47:28on voit que c'est vraiment
47:28plus le cas aujourd'hui
47:30l'once d'or
47:31qui a connu son pire mois
47:32depuis 2008
47:34et le bitcoin
47:35je voulais qu'on en parle
47:36ensemble Céline Antonin
47:37le bitcoin
47:38qui a perdu 50%
47:40depuis son plus haut d'octobre
47:41qu'est-ce qui se passe ?
47:42alors qu'est-ce qui se passe ?
47:43beaucoup de choses
47:43donc il ne vous aura pas échappé
47:45qu'il y a une tension
47:45au Moyen-Orient
47:46donc une incertitude politique
47:47qui ne profite pas
47:49effectivement
47:49enfin en tout cas
47:50qui ravive la version au risque
47:51et donc qui ne profite pas
47:53au bitcoin
47:53il y a également
47:54la politique monétaire
47:55restrictive
47:56de la réserve fédérale américaine
47:57qui effectivement
47:59donc avec une augmentation
48:00des taux intérêts
48:01ça aussi
48:01ce n'est pas favorable
48:02à la valeur bitcoin
48:04alors de manière générale
48:06on a de toute façon
48:06des investisseurs
48:07institutionnels
48:07qui se sont détournés
48:09des crypto-actifs
48:10de façon plus large
48:12et puis en fait
48:12ce qui se passe aussi
48:13c'est que même
48:14au niveau institutionnel
48:15on voit quand même
48:16qu'il y a
48:17là pour le coup
48:18une réaction européenne
48:19assez forte
48:20par exemple
48:20donc un des acteurs
48:21Binance
48:22qui n'a pas obtenu
48:23son agrément
48:24la certification Mika
48:25la certification Mika
48:27qui lui aurait permis
48:28d'opérer dans l'Union Européenne
48:29et donc ça
48:30ça montre aussi
48:31que la Banque Centrale Européenne
48:33a quand même
48:34cette volonté
48:34de réglementer
48:35ce qui se passe
48:35sur le territoire
48:36et donc ça aussi
48:37ça douche un peu
48:38l'appétit
48:38pour les cryptos
48:39les stable coins
48:40donc
48:42notamment
48:42donc tout ça
48:44contribue effectivement
48:45à ne pas faire
48:45des cryptos
48:46une valeur
48:47les stable coins
48:48ça ne bouge pas tellement
48:49non non
48:50pas sur les stable coins
48:50tout à fait
48:51mais par contre
48:53le fait qu'on ait
48:55une volonté
48:55d'institutionnalisation
48:56et que même
48:57sur les stable coins
48:58versus
48:58les monnaies numériques
49:00de Banque Centrale
49:00on voit quand même
49:01que les autorités
49:02sont quand même
49:03assez vigilantes
49:04ça ne joue pas en faveur
49:05disons
49:06des cryptos actifs
49:06donc ça veut dire
49:08que cette baisse
49:08elle est durable
49:09comment ?
49:09ça veut dire que
49:10cette baisse est durable
49:11alors bon ça
49:11c'est toujours difficile
49:12à prévoir
49:12c'est toujours difficile
49:15à prévoir
49:15parce que comme c'est
49:15un actif numérique
49:18qui est ultra spéculatif
49:19on ne sait pas
49:20ce qui peut se passer
49:20qui peut en faire remonter
49:21mais en tout cas
49:22je trouve qu'au contraire
49:23ça joue dans l'idée
49:24que ça reste quelque chose
49:26de très spéculatif
49:27donc ce qui est quand même
49:27l'argument qu'on développait
49:28dans notre ouvrage
49:29donc voilà
49:30et donc
49:31que ce n'est pas du tout
49:32une valeur refuge
49:33comme on aurait pu l'entendre
49:34moi je pense qu'on peut
49:35vraiment comparer
49:36l'or au bitcoin
49:37grosso modo
49:38alors il y a une différence
49:39que l'or on le touche
49:40on peut avoir
49:41sa pièce
49:41c'est du concret
49:42de son Napoléon
49:43dans sa
49:46son placard
49:47j'en sais rien
49:48mais sinon
49:48c'est globalement
49:49la même chose
49:50encore une fois
49:51il y a un volume limité
49:52c'est contrôlé
49:53etc
49:53donc maintenant
49:55ce n'est pas encore
49:56rentré dans l'esprit
49:57des gens
49:57je pense que
49:58on n'est plus en France
49:59on se dit
49:59bon tiens
50:00il y a des risques
50:01donc je vais acheter
50:02de l'or
50:02et puis je vais le cacher
50:03dans ma cuisine
50:03je veux dire
50:04mais je pense
50:05qu'on peut comparer
50:05les deux
50:05simplement
50:07on n'est pas encore
50:08rentré dans une logique
50:09de dire
50:09pour moi ça devrait être
50:10corrélé
50:11pour dire entre guillemets
50:12enfin corrélé
50:12pas de manière légale
50:14mais dans l'esprit des gens
50:15c'est la même chose
50:16j'ai besoin d'une valeur refuge
50:18je prends l'or
50:19ou je prends le bitcoin
50:20de manière générale
50:21mais
50:22disons que
50:22peut-être la différence
50:23c'est quand même
50:23la valeur intrinsèque
50:24c'est-à-dire que l'or
50:26ça repose sur un actif tangible
50:29concret
50:29on n'a pas fait de bague en bitcoin
50:30parce que la valeur du bitcoin
50:32c'est zéro en fait
50:33fondamentalement
50:34alors c'est vrai qu'il y a
50:35l'aspect offre de l'ombre
50:35vous retombez sur le point
50:36de dire parce que d'un côté
50:37je l'ai physiquement
50:38donc il y a de l'or
50:39matière physique palpable
50:40de l'autre côté
50:41j'ai rien
50:41c'est que des zéros et des 1
50:43alors qu'il y a une matière
50:43précieuse malgré tout
50:44donc il y a une valeur
50:45disons qui s'appuie
50:46sur autre chose
50:47que purement
50:48il y a l'offre et la demande
50:49mais je suis d'accord avec vous
50:50que s'il n'y a plus de demande
50:51pour l'or
50:51à ce moment-là
50:52la valeur
50:52je suis persuadé
50:55que dans le temps
50:55pour essayer de répondre
50:56à la question de Raphaël Lejean
50:57dans le temps
50:58le bitcoin va rester
50:59et restera quand même
51:00une valeur refuge
51:01mais aujourd'hui
51:01il est d'une volatilité
51:02qui est beaucoup plus forte
51:03que l'or
51:03Muzovic
51:04je pense que
51:05pardon je vais prendre
51:06le débat à l'envers
51:07je pense qu'on se pose
51:08un peu la mauvaise question
51:09c'est pas tant
51:09pourquoi il y a cette baisse
51:10mais c'est où va l'argent
51:11en ce moment
51:12je pense que c'est plutôt
51:13cette lecture-là
51:14il y a eu un petit effet
51:15de vastes communicants
51:16effectivement
51:17à mon avis
51:18c'est plus cette mécanique
51:19c'est-à-dire que
51:19ok on est dans des cycles
51:21sur l'or
51:22finalement il y a une forme
51:23un peu de banalisation
51:25du bitcoin
51:26qui est en train de rentrer
51:27de se mettre dans les mœurs
51:29mais là
51:29l'appel d'air
51:30ce qui est en train de purger
51:31les marchés
51:32c'est l'IA surtout
51:34on va pas se mentir
51:35c'est-à-dire que
51:35là même pour des gens
51:37qui jouaient
51:37la crypto
51:38et des choses comme ça
51:39aujourd'hui avec
51:40l'IPO de SpaceX
51:43peut-être demain
51:44ChatGPT
51:45et ainsi de suite
51:46il y a tout un revirement
51:49l'argent est refléché
51:50on va dire
51:51sur le Nasdaq
51:52et qu'on sort
51:52et ça clairement
51:54ça purge
51:54donc je pense que
51:55c'est ce mouvement
51:56sur lequel on est en train de voir
51:57l'année dernière
51:58l'or avait atteint
51:59des très très hauts niveaux
52:00dans un contexte mondial
52:02de dégradation
52:03de tension
52:04et de rachat
52:05des banques centrales
52:06et de rachat
52:06des banques centrales
52:07vous avez totalement raison
52:08il y a eu
52:09cette question
52:10de dédolarisation
52:11ou pas du monde
52:12enfin bon
52:12les grandes mécaniques
52:13et tout ça
52:13là l'appel d'air
52:15que ce soit
52:15on en parle à l'instant
52:16sur la Corée
52:17et l'appel d'air
52:17des marchés
52:18c'est que
52:18tout le monde
52:19veut monter
52:21en TGV
52:21de l'intelligence artificielle
52:23et ça c'est
52:24et l'or c'est facile à vendre
52:25pour avoir du dollar
52:26ça c'est le vecteur
52:27numéro un
52:27c'est en train de purger
52:29honnêtement
52:29d'assécher
52:31beaucoup d'entreprises
52:32à tel point
52:33que même maintenant
52:33tout le monde
52:34essaie de communiquer
52:35de faire un tant soit peu
52:36d'IA
52:36même Valeo
52:37même Schneider Electric
52:38enfin tout le monde
52:39essaie de mettre
52:40un peu d'IA
52:40dans ses communiqués
52:41de presse
52:41parce que c'est la seule façon
52:43d'avoir un cours de bourse
52:44qui progresse aujourd'hui
52:45donc c'est très honnêtement
52:47Schneider Electric
52:47c'est logique
52:49je provoque un peu
52:50mais c'est-à-dire
52:50comment aujourd'hui
52:51il faut faire partie
52:52de l'histoire
52:53oui oui
52:54c'est vrai
52:56la politique
52:57de la réserve fédère
52:58à mon avis
52:58joue vraiment
52:59un rôle important
53:00alors expliquez-nous
53:00parce qu'effectivement
53:01il y a au sujet
53:02hausse des taux d'intérêt
53:03aux Etats-Unis
53:03et jugulation
53:05de l'inflation
53:06comment ça impacte tout ça ?
53:07ça rend le dollar attractif
53:09donc du coup
53:09vous préférez avoir
53:11du dollar
53:11vous préférez investir
53:12en dollar
53:13qu'avoir du bitcoin
53:15ou avoir de l'or
53:16a priori
53:17c'est de cette manière
53:18que ça joue
53:18alors effectivement
53:19après il y a toute
53:19la question de l'inflation
53:20mais comme c'est une inflation
53:21qui est en grande partie
53:22importée
53:23plus les taux d'intérêt
53:24sont élevés
53:24plus l'or a tendance
53:26à baisser
53:26a priori oui
53:27on a une corrélation
53:28historiquement
53:29qu'on vérifie
53:29et c'est vrai
53:31que ce qui se passe
53:31c'est qu'avec cette question
53:32d'inflation
53:33mais qui est quand même
53:33essentiellement
53:34une inflation importée
53:35c'est assez compliqué
53:36pour les banques centrales
53:38de se positionner
53:39parce qu'en général
53:41c'est vrai que
53:41ce contre quoi
53:42vous voulez lutter
53:42c'est l'inflation interne
53:44c'est l'inflation
53:44qui est liée
53:45au fait que vous avez
53:46trop de demandes
53:47par rapport à l'offre
53:48et on a la BCE
53:49qui vient d'augmenter ses taux
53:50à un moment
53:50où l'inflation redescend
53:52quoi que vous fassiez
53:52ça va rien faire
53:53dans le détroit d'Ormouz
53:54enfin je veux dire
53:54a priori
53:55les banques centrales
53:55n'ont pas encore ce pouvoir
53:56enfin pas encore
53:58donc voilà
53:58donc c'est en ça
53:59que c'est compliqué
54:00et c'est toujours la question
54:01de quand est-ce que
54:02cette inflation importée
54:03se transforme après
54:04en inflation interne
54:05bon et pour l'instant
54:06on n'en est pas
54:06enfin on n'en est pas encore là
54:08quoi donc
54:09donc c'est
54:10on va surveiller
54:11ce qui se passe à Sintra
54:12il y a
54:14nos amis de la banque centrale
54:15Christine Lagarde
54:16en parlait hier
54:17essayer de justifier
54:18la hausse de taux
54:19un peu à contre-temps
54:21bon
54:21oui oui oui
54:22c'est cette histoire
54:23en plus de
54:24nous économistes
54:25c'est vrai qu'on travaille
54:26pas mal sur la question
54:27de la courbe de Philips
54:27donc le fait
54:29c'est l'arbitrage
54:31entre chômage
54:31et inflation
54:32si vous voulez
54:33donc l'idée que
54:33quand vous avez trop
54:34d'inflation
54:35effectivement
54:35quand vous avez
54:36beaucoup d'inflation
54:36vous avez
54:38moins de chômage
54:39enfin voilà
54:39et vice versa
54:40c'est à dire que
54:41quand vous avez
54:42enfin
54:43il y a une corrélation
54:44négative entre les deux
54:45et la question
54:46c'est que vraiment
54:47ça c'est sur l'inflation
54:49importée
54:49enfin l'inflation interne
54:51et j'insiste
54:52c'est à dire que
54:52c'est pas une matière première
54:54qui coûte plus cher
54:55un choc pétrolier
54:56ça c'est un choc de prix
54:57ça n'est pas de la passion
54:58absolument
54:58et ça c'est vrai
54:59que c'est compliqué
55:00parce que de séparer
55:02les deux effets
55:03ça reste quelque chose
55:04de très compliqué
55:04et je pense que vraiment
55:05les banquiers centraux
55:06sont face à cette incertitude
55:08comment on fait
55:09parce qu'en même temps
55:10leur mandat
55:10par exemple
55:11pour la fête américaine
55:12c'est non seulement
55:13la stabilité des primes
55:15et l'activité économique
55:16et l'emploi
55:17donc
55:17en termes de résidence
55:18moi j'ai quand même été marqué
55:19aussi par le fait
55:20que le cours du pétrole
55:21n'avait pas augmenté
55:22autant qu'on le pensait
55:23bah oui
55:23115 dollars
55:23on parlait de 150
55:25200 dollars etc
55:27il y a un papier
55:28dans les échos
55:28qui est intéressant aujourd'hui
55:30comment la Chine
55:31a réussi à gérer
55:31c'est assez intéressant
55:33oui tout à fait
55:33et puis c'est vrai
55:34que là aussi
55:35les amitiés
55:35ou inimitiés
55:36entre pays
55:37ont fait que
55:38certains flux
55:38continuaient à fonctionner
55:40enfin c'est en ça
55:40que c'est
55:41l'homme est résilient
55:43l'homme est résilient
55:44ce sera le mot de la fin
55:44merci beaucoup
55:45à tous les trois
55:46Christian Pouillot
55:46Céline Antonin
55:47et Ludovic de Sauté
55:48tout de suite
55:49c'est BFM Entreprises
55:51spéciale Leadership
55:52avec Eric Larchevêque
55:53de Ledger
55:54donc on va continuer
55:55à parler crypto
55:55figurez-vous
55:57restez avec nous
55:58quand à nous
55:59on se retrouve demain
55:59même heure
55:59même endroit
56:009h30
56:01en direct sur BFM Business
56:02très bonne journée à tous
56:06les experts
56:07débats et controverses
56:08sur BFM Business
56:09Sous-titrage Société Radio-Canada

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