Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 5 heures
Ce vendredi 26 juin, Nicolas Voinchet, responsable de l'allocation et des thématiques actions chez BNP Paribas CIB, et Olivier Lévy, président de Levy Capital Partners, se sont penchés sur l'incidence de l'IA sur l'inflation, ainsi que le vrai coût de l'IA sur les marchés boursiers, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00BFM Bourse, le club de la bourse.
00:03Nos experts du club, ils viennent de nous rejoindre ce soir.
00:06Olivier Lévy, président de Lévy Capital Partners.
00:09Bonjour, je veux dire bonjour Olivier.
00:10Bonjour Yann.
00:11Et Nicolas Voyachet, bonjour Nicolas.
00:13Bonjour Yann.
00:14Responsable de l'allocation et des thématiques actions chez BNP Paribas, c'est eBay.
00:17On parlera de l'impact de la tech sur l'inflation.
00:20Allons-y tout de suite d'ailleurs, allez, on se jette à l'eau.
00:24Microsoft et Apple annoncent de nouvelles hausses de tarifs
00:27du fait de la flambée des coûts des cartes mémoires.
00:29Apple va augmenter le prix de tout, ses Airypads, à peu près tous les produits.
00:33Certains produits verront même leur prix augmenter de 20% chez Apple.
00:38Microsoft annonce une troisième hausse de prix d'affilée de la Xbox
00:41du fait toujours de la raréfaction des cartes mémoires,
00:44la demande liée à l'IA qui crée un goulot d'étranglement.
00:47Est-ce que l'IA va devenir, après le pétrole ces derniers mois,
00:50est-ce que l'IA va devenir le prochain facteur d'inflation ?
00:52Nicolas ?
00:53C'est clairement un facteur d'inflation parce qu'en fait,
00:55on a découvert cette histoire des mémoires,
00:57mais ce qui s'est passé pour expliquer pourquoi le prix des cartes mémoires
01:00a autant monté ces derniers temps.
01:03En fait, l'IA, jusqu'ici, on était content de voir ce qui se passait
01:06côté GPT, particulier, etc.
01:09Et en fait, le marché de l'entreprise de l'IA
01:11a littéralement explosé depuis le début de l'année.
01:13Donc on a eu beaucoup de consommation d'IA
01:15via l'installation des agents dans les entreprises, etc.
01:17Et donc une explosion, quelque part, du taux d'utilisation de l'IA dans les entreprises.
01:21Et donc ça a fait effectivement croître de manière très significative
01:24à la fois la partie compute qui existait, qui était l'entraînement des modèles, etc.
01:29Mais également la partie inférence, où on fait travailler les modèles
01:31entre les data centers et toutes les requêtes qu'on fait sur les modèles.
01:34Et donc on est arrivé dans une situation dans laquelle on s'est rendu compte
01:37que là où il y avait le plus de manque finalement, c'était la mémoire.
01:39Parce que l'inférence, c'est un marché qui a besoin de beaucoup de mémoire pour fonctionner.
01:44Et donc on a eu une explosion effectivement du besoin sur la mémoire.
01:48Et la mémoire, c'est un marché qui est très, très cyclique historiquement.
01:52En fait, une DRAM ou une NAND qui sont les plus de mémoire,
01:55ce n'est pas des produits très sophistiqués.
01:57Mais le problème, c'est que quand il n'y a pas d'offres,
01:59la demande doit être compensée pour être un petit peu détruite par des hausses de prix.
02:05Et on a eu des hausses de prix, c'est ce que Micron a montré hier aux Etats-Unis.
02:09Phénoménal !
02:10La hausse des prix de Micron sur l'année passée,
02:12moi, je n'avais jamais vu ça dans la mémoire.
02:14Donc on a eu des hausses de prix phénoménales
02:16qui effectivement ensuite se répercutent sur Apple,
02:19qui est obligée de monter ses prix du fait de la mémoire,
02:21sur Microsoft, etc.
02:22Et donc effectivement, la vraie question sur l'IA,
02:24c'est à moyen terme, peut-être que ce sera un facteur de désinflation.
02:28Mais dans un premier temps, via les investissements qui sont faits aujourd'hui,
02:31via l'effet richesse également de l'IA,
02:33qui est quand même très significatif,
02:35et bien finalement, aujourd'hui,
02:36l'IA, c'est plus un facteur d'inflation et de désinflation.
02:39Et pour terminer là-dessus, ce que je dirais juste,
02:40c'est qu'on avait, chez BNP, on a organisé une conférence
02:43qu'on organise tous les ans avec les principales grandes entreprises européennes
02:47au mois de juin.
02:48Et en fait, ce qui m'a impressionné,
02:50c'est de voir à quel point les entreprises, aujourd'hui,
02:54estimaient avoir de la facilité à passer l'inflation à leurs clients.
02:58Et donc, on est dans un univers qui est quand même assez inflationniste.
03:01Alors, clients professionnels, les entreprises ?
03:03Oui, mais pas que eux.
03:03Professionnels et particuliers.
03:04Alors, côté particulier, on souffre, la consommation souffre,
03:06on le voit avec ce qui s'est passé dans le détroit d'Or, Mousse, etc.
03:09Mais effectivement, je trouve que les entreprises, aujourd'hui,
03:12avaient un discours plutôt conciliant sur leur capacité à faire passer de l'inflation.
03:16Donc, on est dans un univers inflationniste.
03:17L'IA est-elle le prochain grand facteur d'inflation
03:19qu'on n'avait pas vu venir, pour le coup, Olivier ?
03:21Oui, je compléterai ce que Nicolas a dit.
03:23Effectivement, il y a un facteur d'inflation lié à l'IA
03:27qui est irrémédiable.
03:29Et sans oublier, peut-être, le sujet d'électrification,
03:33qui va là aussi jouer à plein.
03:34Donc, je crois qu'on a sous-estimé la séquence iranienne.
03:38Elle a des conséquences.
03:39Et elle ne peut pas durer comme ça et faire pchit.
03:41C'est-à-dire qu'il faudra 9-12 mois, là aussi,
03:44pour que les augmentations de prix qui ont été imposées en cas de force majeure
03:49par les équipementiers, par les fournisseurs, à leurs clients,
03:52soient répercutées au client final.
03:55Donc, il y a ça qui va jouer à plein l'année qui vient.
03:57Aux Etats-Unis, là où la consommation est explosive,
04:01du fait notamment des ménages américains
04:04qui sont très investis en bourse,
04:07à l'instar des Européens.
04:10Je rappelle ici qu'un Américain, lui,
04:12il a 50% de son patrimoine en bourse.
04:14C'est du jamais vu.
04:16C'est même plus que l'immobilier aujourd'hui.
04:19Alors qu'un Français, lui, il a entre 8 et 10% en moyenne
04:22de son argent en bourse.
04:23Donc, oui, c'est clairement...
04:25L'inflation n'est pas morte.
04:27Et elle va continuer à être très forte sur ce sujet-là.
04:31Mais pas que.
04:32Parce qu'il va y avoir des impacts dans d'autres secteurs.
04:35Je rappelle la chimie, je rappelle pour la santé,
04:38je rappelle pour la logistique.
04:40Tout ça, ça va avoir des impacts sur les 9 à 12 prochains mois.
04:42Oui, là vous mélangez avec Hormuz aussi, effectivement.
04:44Je mélange parce que l'un est...
04:46Là aussi, tout est lié.
04:47Connexe.
04:48Oui, tout est connexe, actuellement.
04:49Oui, mais quand même, il y a un pari.
04:51Kevin Warch estime que non, l'inflation va augmenter la productivité.
04:54Au contraire, on va vers un monde moins inflationniste,
04:58du fait de ce regard de productivité grâce à l'IA.
05:00Alors voilà, c'est peut-être une question de timing.
05:02D'abord, plus d'inflation, puis ensuite, grâce à la productivité,
05:04quand elle se diffusera, moins d'inflation.
05:06Comment vous voyez le chemin ?
05:07Comme je le dis dans la séquence, là, il y a encore 12 mois d'inflation
05:11où le core CPI devrait être assez fort, je dirais l'inflation de base.
05:16Après, oui, effectivement, avec le pétrole qui revient à son niveau d'avant-guerre iranienne,
05:23oui, il devrait effectivement y avoir une désinflation.
05:27Et donc, ce risque inflationniste, aujourd'hui, est moins pricé que le risque récessionniste.
05:32Parce que ce qu'on voit actuellement dans le marché, c'est plutôt un risque de récession,
05:36qu'il y ait une absence de croissance ou une croissance très molle
05:39dans les grandes économies du monde.
05:41Oui, alors, pour la suite, qu'est-ce qu'on fait quand on est investisseur, Nicolas ?
05:46Nasdaq, cette semaine, navigue un peu en eau trouble,
05:48il termine la semaine plutôt sur des replis.
05:50Vous dites quoi ?
05:51C'est le début d'un signal qui doit amener à vendre la tech
05:55ou au contraire, c'est une saine consolidation.
05:57Tout à l'heure, un de nos experts nous disait,
05:58mais tant mieux si le Nasdaq recule, c'est Valentin Nico.
05:59Il nous disait, au contraire, ça l'assainit et on va, comme à chaque fois,
06:02racheter les points-barres, très rapidement.
06:04Oui, jusqu'au jour où.
06:05Mais ça, après, c'est un sujet dont on a déjà évoqué les tenants et les aboutissants.
06:09Moi, je considère quand même qu'on a des aspects de bulle dans l'économie de la tech.
06:13Mais une bulle, en fait, appeler le sommet de la bulle, c'est impossible.
06:17Et tous les investisseurs qui l'ont fait, à la fois en 1929 ou dans les années 2000,
06:21ont pu se tromper quelques années.
06:22Et quand on se trompe quelques années, c'est difficile.
06:24Je rendrai hommage, d'ailleurs, à Alan Greenspan, qui est mort cette semaine
06:28et qui, en 1996, avait dit sur les marchés, j'estime qu'il y a une exubérance irrationnelle.
06:34Et donc, il n'a pas dû dormir très bien entre 1996 et mars 2000
06:38parce que l'exubérance irrationnelle a duré très longtemps.
06:41Et donc, les facteurs de bulle, ils sont là.
06:43Mais après, ce qui va être compliqué, je trouve, pour les investisseurs
06:47et même pour l'économie réelle,
06:48c'est de savoir à quel moment on peut avoir des risques par rapport à ça.
06:51Mais ce que je dirais, c'est qu'à chaque fois qu'on a une révolution technologique,
06:54et ça, c'est le point essentiel, et je pense que la nature humaine ne changera pas,
06:58en général, les effets de court terme sont surestimés par les investisseurs
07:04et par l'économie au sens large.
07:06Et les effets de long terme d'une révolution technologique sont sous-estimés.
07:09Donc, en fait, il y a un moment où on a surestimé les effets de court terme,
07:12où on est déçu temporairement,
07:14avant qu'ensuite la révolution technologique gagne l'économie réelle.
07:17Et donc, aujourd'hui, je trouve qu'on est déjà dans la phase spéculative.
07:20Après, le sommet de la bulle, entre guillemets, sur la partie investissement,
07:24il est difficile à timer,
07:25mais j'ai trouvé intéressant de voir ce qui s'est passé hier,
07:28parce que Micron a publié des résultats qui étaient excellents,
07:30qui étaient 15-20% au-dessus du consensus minimum,
07:34à la fois sur le trimestre passé et le trimestre à venir.
07:37Et malgré ça, le titre a monté hier,
07:39hésite un peu aujourd'hui,
07:40on sent qu'on commence à avoir un peu de décision là-dessus.
07:44Et le point, pour moi, essentiel qui le justifie,
07:46c'est le fait qu'on a une concurrence qui commence à arriver,
07:49j'en avais déjà parlé avec vous,
07:51entre la tech chinoise et la tech américaine sur le prix du token.
07:54Et si, effectivement, on a un prix du token qui baisse,
07:56est-ce que les business models qu'on vend de la tech américaine au marché,
08:00à la fois chez Anthropik et OpenAI, fonctionneront ?
08:02Comment ça va se passer dans ce cas-là ?
08:04Ça peut être une source de fragilité dans les temps qu'il y a.
08:05Mais on voit de plus en plus d'entreprises, justement,
08:07délaisser les modèles d'IA les plus chers,
08:09parce que, justement, ces tokens coûtent trop cher.
08:11Et puis, à la fin du mois, certaines ont eu des surprises en voyant leur facture,
08:14en disant « Oula, qu'est-ce que c'est que cette facture ? »
08:16C'est parce que les utilisateurs, les salariés, les employés
08:18avaient beaucoup massivement utilisé Claude.
08:19Oui, mais c'est des tokens assez chers.
08:21Et du coup, un certain nombre d'entreprises sont en train de changer leur physique d'épaule
08:23et de choisir des IA peut-être moins puissantes, mais au moins moins chères.
08:26Et la question, c'est quel modèle d'IA va gagner à la fin ?
08:29Les moins chères, moins puissantes, plutôt chinoises,
08:31ou les plus chères, plus puissantes, mais plus chères aussi,
08:33mais plutôt les américaines ?
08:34De quoi les entreprises ont besoin ?
08:35Est-ce qu'elles ont besoin d'une IA surpuissante ou d'une IA moins chère, Olivier ?
08:38Il va y avoir un effet rareté.
08:40Nous, on a eu la chance de discuter avec le patron d'Entropique l'année dernière.
08:42Il nous disait très clairement que tout le monde n'aura plus accès à l'IA.
08:46Ça s'est démocratisé parce qu'on a fait des produits d'appel tout de suite
08:49et que le tout venant avait accès à l'IA.
08:53Mais aujourd'hui, effectivement, ça va avoir un coût.
08:57Et donc, il va falloir calculer son retour, son investissement très vite.
09:00Très, très vite.
09:01Puisqu'une petite entreprise qui dépense 50 à 100 000 dollars dans l'IA,
09:05il va falloir la rentabiliser.
09:07Et quelle IA ?
09:07Vous le mentionnez, tout le monde n'est pas en Champions League.
09:09Donc, voilà, je ne vais pas faire de publicité ici.
09:12Pour revenir peut-être sur la polarité du marché actuel,
09:16oui, il y a de l'exubérance.
09:18Il faut remettre la valeur intrinsèque au milieu du village, très clairement.
09:22Quelle que soit la révolution industrielle,
09:24on ne peut pas payer 150 années de résultats à une société.
09:27À un moment donné, il y a la hype qui joue.
09:30C'est bon d'en avoir, mais jusqu'à quel prix ?
09:33Et quand on dit « on », c'est les institutionnels,
09:36c'est le petit particulier qui ne s'est pas forcément valorisé,
09:40mais qui veut en être.
09:41Je pense à SpaceX, etc.
09:43Donc, oui, il faut pouvoir prendre ses bénéfices,
09:47réduire en très bonne gestion son exposition
09:50à ce qu'il y a déjà fait de gros multiples.
09:53Parce que la tech sur 15 ans, on parle en milliers de pourcents.
09:57Et j'intègre Alphabet, Microsoft, etc.
10:00Oui, mais peu de Microsoft n'est pas énorme.
10:02Non, mais là, je rejoins.
10:04Vous avez raison.
10:05Il y a Microsoft, Alphabet, qui reste à des raisonnables.
10:08Tout à fait.
10:09Et vous avez des sociétés où là, c'est totalement déraisonnable.
10:14Mais pareil, beaucoup de sociétés ont été survendues.
10:18Donc, il y a des sociétés plus traditionnelles,
10:20toujours avec des belles structures bilancielles
10:22qui génèrent des gros free cash flow
10:23et qui ne traitent que 8 à 10 fois les résultats.
10:26Donc, il y a vraiment, là aussi, une myopie du marché
10:32et une concentration du risque dans quelques stocks.
10:36Et l'idée, alors je crois que vous partagez cette idée
10:38justement avec Nicolas, c'est que le marché
10:40met beaucoup de valeur dans la tech,
10:42dans les valeurs de croissance,
10:42alors que la vraie réserve de valeur pour la suite,
10:45elle est sans doute ailleurs dans le marché
10:47et sans doute dans l'économie traditionnelle, Nicolas.
10:49J'espère qu'elle est quand même encore aussi dans la tech,
10:51sinon ça va être compliqué.
10:52J'espère vraiment.
10:53On en a besoin et pour plein de raisons.
10:55Mais effectivement, ce qui m'impressionne aujourd'hui,
10:57c'est qu'on commence à avoir des raids d'entreprises
11:01qui s'intéressent à des valeurs d'ancienne économie
11:03qui n'intéressent plus personne
11:04et dont les cours de bourse étaient un peu effondrés
11:06ces dernières années,
11:07tout comme un petit peu au sommet de la bulle.com
11:09où on avait une partie de l'ancienne économie qui souffrait.
11:12Et donc là, effectivement, ce que j'ai vu avec beaucoup d'intérêt,
11:14c'est, je peux donner deux exemples,
11:16il y a une boîte que je suivais qui s'appelle Titan Light,
11:19qui est une boîte d'ingrédients en Angleterre
11:21qui avait beaucoup souffert,
11:22alors que la boîte s'était bien restructurée.
11:24Et en fait, elle a été rachetée il y a une semaine ou deux
11:27et elle est d'accord pour se faire racheter
11:28avec une prime de 65% sur son dernier cours de bourse
11:31et l'opération se fait 100% en cash.
11:35Ce qui veut dire que l'acquéreur est assez convaincu
11:37qu'aujourd'hui, il peut mettre du cash.
11:39Alors, qui aujourd'hui oserait mettre du cash
11:41sur une boîte de texte, c'est moins évident.
11:42On a des opérations qui, en général,
11:44ont à la fois du cash et parfois aussi du titre.
11:46Là, ce n'est que du cash.
11:47Et donc, je trouve que c'est un premier exemple.
11:48Et puis le deuxième, puisque vous disiez
11:50qu'on allait parler d'actions françaises,
11:54je peux parler par exemple d'Edenred
11:55qui a confirmé qu'il avait été rapproché
11:57par des fonds de private equity.
11:59Edenred, le cours de bourse a beaucoup baissé
12:00depuis deux ans, 50% de baisse depuis deux ans.
12:03L'entreprise commence à intéresser
12:05des fonds de private equity
12:06parce que c'est un business quand même assez stable,
12:08favorisé par l'inflation en partie.
12:10Et donc, globalement, il y a potentiellement
12:12des entreprises comme ça
12:13qui peuvent se faire racheter aujourd'hui.
12:14Oui, on peut penser à d'autres.
12:15Encore Pierre et Vacances,
12:16qui fait l'objet d'une offre
12:18d'un fond d'Abu Dhabi, en l'occurrence.
12:19Et puis alors aujourd'hui, c'est confirmé,
12:22Safran mène des négociations exclusives
12:24pour racheter Exel.
12:26Dans la défense, Exel, c'est les drones sous-marins,
12:27etc., dont on entend beaucoup parler d'ailleurs
12:29pour aller nettoyer le détroit d'Hormuz
12:31en quelque sorte.
12:32Eh bien, Exel, à l'instant,
12:33gagne 27% à la bourse de Paris.
12:35On sent que ça frémit fortement.
12:36Alors dans la défense, là, Exel,
12:37c'est peut-être une pépite
12:38et il y a peut-être un mouvement stratégique
12:40à faire entre Exel et Safran, précisément.
12:42Peut-être pour Safran,
12:43éliminer aussi un concurrent,
12:44l'absorber,
12:45comme les grandes valeurs pharma
12:47achètent des biotech, quoi,
12:48pour acquérir les compétences
12:49à forte valeur ajoutée
12:51de ces pure players.
12:53Mais est-ce que plus globalement,
12:55vous voyez effectivement
12:55dans ces fusions acquisitions,
12:56ce mouvement de consolidation,
12:57le signal de quelque chose à venir
12:59sur les marchés, Olivier ?
13:00Ah oui, moi, très clairement,
13:01je crois qu'on va assister
13:03au grand retour d'opérations financières.
13:06Beaucoup de fonds private equity
13:07ont encore les poches profondes
13:09et vont, parce qu'elles collectent
13:11ou parce qu'elles ont des fonds de continuité,
13:13elles vont devoir acheter des choses
13:15qui sont là aussi rationnelles
13:17et acceptables
13:18sur les multiples de valorisation.
13:21Quand le papier n'est pas trop atomisé,
13:23là aussi,
13:23quand elles se permettent
13:24de pouvoir avoir plus de 90%
13:26d'une société en France,
13:28par exemple,
13:28pour opérer les retraits de cotes,
13:30donc oui,
13:30il va y avoir des OPA,
13:32des offres plus ou moins hostiles.
13:35On parlait aussi de Prologis,
13:36qui s'est intéressé à Segros
13:38dans la logistique,
13:39qui a affiché une très forte décote
13:42par rapport à son actif net réévalué
13:44encore la semaine dernière
13:45de près de 35%.
13:46Donc le cours a pris 30% tout de suite,
13:49alors que l'offre a été refusée
13:52immédiatement par le board
13:53de Segros.
13:54EasyJet aussi,
13:554 offres d'affilée de Castle Lake
13:57rejetées par EasyJet.
13:58Donc on va avoir là aussi
14:00un gisement de la cote
14:01qui va à nouveau s'appauvrir
14:03parce qu'il va y avoir
14:05beaucoup d'offres.
14:06Et puis,
14:06on a pas mal d'élections
14:10d'instabilité en Europe,
14:13en France,
14:14en Italie,
14:15on a des sujets fiscaux.
14:16Donc je crois qu'il y a pas mal
14:17de managers,
14:18de sociétés,
14:19peut-être plutôt small et mid-cap,
14:21qui s'intéressent à mieux se valoriser
14:23qu'en bourse,
14:24qui sont très déçus.
14:25J'ai vu Boiron chercher
14:27à se retirer de la cote
14:28qui n'est pas encore arrivé
14:29dans l'homéopathie
14:31il y a 3 ans
14:32et qui retentera peut-être.
14:34Il y a d'autres dossiers comme ça
14:35qui vont revenir chercher
14:37à sortir de bourse
14:38parce que la bourse
14:39ne les valorise pas
14:40à juste titre.
14:41Il y a aussi des intros à venir.
14:42Alors, je ne vais pas vous faire
14:42le coup du slip français,
14:43on en a parlé hier,
14:44mais ils comptent s'introduire
14:45en bourse,
14:45première cotation le 14 juillet.
14:46Je rappelle juste
14:47l'argument de communication
14:48du patron du slip français,
14:49c'est pour mettre vos slips en action.
14:52IPO à suivre.
14:53Mais il y a aussi,
14:54par exemple,
14:54ça c'est peut-être plus gros
14:55quand même,
14:55dans la défense,
14:56qu'à NDS,
14:57le franco-allemand,
14:57le groupe franco-allemand
14:58qui compte s'introduire
14:59et à Paris,
14:59à Francfort.
14:59On voit malgré tout,
15:00même ici en Europe,
15:01des vérités
15:02d'introduction en bourse.
15:03Vous vous dites,
15:03c'est anecdotique en réalité.
15:04C'est anecdotique.
15:05Je pense que,
15:06alors moi j'ai fait
15:06de l'écoutique Capital Market,
15:07donc j'ai introduit
15:08des sociétés en bourse
15:08il y a 25 ans
15:09et c'était l'époque
15:11de la bulle internet.
15:12Donc effectivement,
15:13tout le monde cherchait
15:14à se faire valoriser.
15:15Là, effectivement,
15:16la loi de programmation militaire
15:17aide.
15:19Il va y avoir,
15:20effectivement,
15:21quelques introductions
15:22en bourse,
15:22mais je reste assez dubitatif.
15:24Je pense qu'il y aura
15:25beaucoup plus de sorties
15:26que de rentrées
15:28en Europe,
15:28notamment en France,
15:29en Italie ou aux Pays-Bas.
15:31Oui, là-dessus,
15:31vous portez un regard,
15:32Nicolas ?
15:33Sur la défense,
15:33oui, c'est difficile
15:35en ce moment.
15:36Il y a eu Rheinmetall
15:37cette semaine
15:37qui a beaucoup baissé aussi
15:39et qui depuis les plus hauts
15:40a baissé d'au moins 50%.
15:41En perdant un gros contrat
15:42avec l'armée à l'armée.
15:43Donc en fait,
15:44moi ce que je trouve intéressant,
15:45c'est d'essayer de trouver
15:47les secteurs d'activité
15:48dans lesquels on a
15:48de la visibilité.
15:49Parce qu'en général,
15:50quand les entreprises
15:50mettent vraiment du cash
15:51sur la table,
15:52c'est pour trouver
15:52de la visibilité.
15:53Donc c'est plus facile
15:53dans certains secteurs.
15:54Et puis il y en a des secteurs
15:55dans lesquels on n'en a pas beaucoup
15:56et ce qui complique
15:57un peu la donne.
15:58Je donnerai deux exemples.
15:59Donc la défense,
16:00la visibilité,
16:00je trouve qu'elle n'est pas énorme.
16:02C'est normal qu'Exail intéresse,
16:03c'est du drone
16:04et effectivement du dragage
16:06de mines.
16:07Donc ça,
16:07c'est des choses
16:07qui sont prégnantes aujourd'hui.
16:09Mais KNDS,
16:10vous parliez de KNDS,
16:11Rheinmetall,
16:12ces entreprises font des tanks,
16:13des avions.
16:14Et finalement,
16:15on ne sait plus très bien
16:16aujourd'hui les frégates
16:17que l'État allemand
16:18décide finalement
16:18de payer moins cher
16:19chez un concurrent.
16:24importants sur la défense.
16:25Il faut pouvoir la justifier
16:26et ce n'est pas toujours évident.
16:28Et donc ça,
16:28c'est un exemple,
16:28je trouve,
16:29de manque de visibilité
16:30qu'on a aujourd'hui
16:31via ce qui s'est passé en Ukraine.
16:33Et donc je comprends
16:34que le secteur de la défense
16:34ait autant souffert récemment.
16:36Et puis après,
16:36par contre,
16:37on n'aurait pas cru
16:37il y a un an dire ça quand même.
16:38C'est fou.
16:39Finalement,
16:40on a parlé de nous deux
16:40sur le plateau ensemble.
16:41Mais je trouvais que la défense
16:42avait eu un côté un peu hype.
16:44On a l'avantage par contre
16:44d'avoir un client
16:46qui est un État
16:47en général
16:47qui sont des États,
16:48ce qui est plutôt solide.
16:50Mais ça dépend
16:50de l'endettement des États.
16:51Et puis c'est l'argent.
16:52Et même un État
16:53pas très endetté
16:53comme l'Allemagne,
16:54finalement,
16:54choisit une version minière.
16:56Bref,
16:56choisit de ne pas prendre
16:57l'offre d'Excel,
16:58de Rheinmetall.
16:59Donc voilà.
17:00Exactement.
17:00Et après,
17:01il y a un secteur d'activité
17:02dans lequel j'espère,
17:04comme on sait avoir,
17:05poindre des opérations
17:06de rapprochement,
17:07par exemple,
17:07c'est le secteur du software.
17:09Donc ça,
17:09c'est un secteur
17:10sur lequel on a...
17:11Ça ne viendra pas tout de suite.
17:12C'est un secteur
17:13qui a énormément perdu
17:14en visibilité
17:14du fait de l'IA.
17:15Puisqu'on a compris
17:16qu'en fait,
17:17les LLM étaient là
17:18pour disrupter
17:19une partie du software.
17:20Regarder les courses de bourse
17:21de SAP,
17:22Salesforce, etc.
17:23depuis un an,
17:24un an et demi,
17:24c'est un bain de sang.
17:25Le software a beaucoup souffert.
17:26Les valorisations
17:27sont très attractives.
17:28Mais je pense que
17:29les investisseurs
17:29et les entreprises
17:30qui s'intéresseraient
17:31à des cibles dans le domaine
17:32ont peur que finalement,
17:34la disruption soit encore
17:34plus forte que prévue.
17:36Et en fait,
17:37ce qui sera un signal
17:38vraiment très acheteur
17:39sur le secteur du software,
17:41c'est si à un moment donné,
17:42on commence à avoir
17:42des rapprochements
17:43entre acteurs du software
17:44ou des acquisitions
17:45qui se font
17:45sur des entreprises
17:46qui ont souffert.
17:46Oui, Olivier ?
17:48Oui, je pense que c'est
17:49une thématique à jouer
17:50pleinement parce que
17:51derrière les Capgemini,
17:53les Sopra,
17:53les Line Data, etc.,
17:55il y a des clients.
17:56Ça reste le nerf de la guerre.
17:57Donc pour tout celui
17:58qui veut rentrer du client,
18:00là aussi,
18:00il ne peut pas faire sens.
18:01Et il y a aussi
18:02de la récurrence
18:03parce que ce sont des softwares
18:04qui continuent à donner
18:05de la visibilité
18:06du free cash flow
18:07pour encore quelques années.
18:08Quelques années,
18:09effectivement,
18:10l'IA va venir
18:11possiblement disrupter.
18:12Mais des révolutions technologiques,
18:14ces acteurs-là,
18:15ils en ont d'ores et déjà
18:16connu.
18:16D'ailleurs,
18:17elles s'appelaient ESN,
18:18elles s'appelaient SS2I
18:19dans une vie antérieure.
18:20Donc elles ont toujours
18:21su se réinventer.
18:22Il ne faut pas oublier
18:23que d'ailleurs,
18:23c'était souvent
18:24des émanations de banques
18:26que beaucoup de banques
18:27ont spin-offées
18:28à l'époque
18:29de leurs activités.
18:30Donc je crois
18:31qu'il va y avoir
18:33de la consolidation
18:34dans le secteur
18:35et on est ravis
18:37de jouer cette thématique
18:38également chez Lévi Capital.
18:39On est à 11 minutes
18:40de la clôture.
18:40On entre dans la dernière ligne droite
18:42de cette séance.
18:42On accélère.
18:43Vous restez avec nous
18:44mais si on poursuit nos échanges,
18:45le CAC 40 perd 0,7%
18:46cet après-midi.
18:47SC Microelectronics,
18:48elle enterne rouge à nouveau
18:49avec cette tech
18:50qui alors aux Etats-Unis
18:51est encore en baisse légère.
18:53Le Nasdaq perd 0,1
18:54et STM à Paris
18:54perd 3% supplémentaire.
18:56Du côté,
18:57les autres valeurs à suivre,
18:57il y a Excel,
18:58donc on le disait,
18:59négociation exclusive
19:00avec Safran
19:00pour sans doute
19:01un rachat par Safran
19:02même si rien ne garantit
19:04que les discussions aboutissent,
19:05précise Safran.
19:07Excel gagne 28
19:08mais Safran recule de 2,5.
19:09Alors Excel gagne 28
19:11à 119,70 euros en ce moment.
19:13Safran propose 128,50.
19:14Donc on n'est pas encore
19:15au prix propos de Safran.
19:17Le marché y croit
19:19plutôt
19:19mais pas complètement encore.
19:21Et on continue d'en parler.
19:22Avec.
19:23Ce soir,
19:23il nous accompagne
19:24l'un et l'autre,
19:25Olivier Lévy
19:26et Nicolas Wanchet.
19:28Sur les marchés,
19:28on est bien là quand même
19:29depuis le début de l'année.
19:30L'euro stock 50
19:32progresse
19:33et surtout le stock
19:33sur Europe 600
19:34fait mieux que le S&P 500.
19:35Alors ça,
19:35le stock sur Europe 600
19:36gagne plus de 8%
19:37quand le S&P gagne 7,5.
19:39Finalement,
19:39c'est en Europe
19:40que ça se passe Nicolas.
19:42C'est ici qu'il faut être.
19:43Ici, c'est Paris.
19:45Alors le stock 600,
19:46c'est un peu plus large que Paris
19:47mais il y a aussi
19:48Francfort, etc.
19:49Non,
19:50les Etats-Unis,
19:52je trouve que ce qui rend
19:52les comparaisons maintenant
19:53très compliquées,
19:54c'est que quand on regarde
19:55le S&P 500,
19:56on a 55% de valeurs communes
19:59environ en capitulation
20:00boursière avec le Nasdaq
20:01ou même presque 60%.
20:02Donc en fait,
20:03quand on achète de la tech,
20:04on achète le marché américain.
20:05Quand on achète de la tech,
20:06on achète le marché coréen
20:08et on l'a vu
20:08ou le marché taïwanais.
20:10L'Europe,
20:10on est sur des secteurs
20:11qui sont quand même
20:12complètement différents.
20:12Donc ça ne veut pas dire
20:13que la tech européenne
20:14n'a pas performé
20:14mais ce qui amène,
20:16je pense,
20:16de la performance en Europe,
20:18c'est en termes de pondération.
20:20Ça a été aussi les banques
20:20récemment.
20:21Vous en parliez
20:22en introduction également.
20:23Et donc,
20:23on a tout un tas
20:25d'autres secteurs
20:25qui peuvent prendre
20:26le relais de la tech
20:27qui aux Etats-Unis
20:28a un poids prédominant.
20:29Oui,
20:29on va même voir Alphabet
20:30dans le Dow Jones.
20:31C'est une des annonces
20:31de la semaine.
20:32Alphabet va intégrer
20:33le Dow Jones
20:33parce qu'il faut tellement
20:34d'infrastructures désormais
20:35qu'Alphabet devient
20:36un groupe industriel.
20:36Avant,
20:37c'était des boîtes
20:37sans coûts liés
20:39aux capitaux nécessaires.
20:40Là,
20:40il va falloir investir
20:41dans les infrastructures.
20:44Oui.
20:44Olivier,
20:45comment vous regardez ça ?
20:46L'Europe fait aussi bien
20:47que Wall Street
20:47depuis le début de l'année.
20:48Alors,
20:48sans tenir compte des effets de change
20:53les marchés américains
20:55se traitent 21 fois
20:56le résultat.
20:57Il y a un PER
20:57de 21 fois.
20:59Les marchés européens,
21:00en moyenne,
21:00c'est 14.
21:01Donc,
21:02si vous voulez,
21:02où est la prime de risque ?
21:03C'est pour ça que je parlais
21:03tout à l'heure
21:04de remettre la valeur intrinsèque
21:05au milieu du village.
21:07Donc,
21:07il faut pouvoir valoriser
21:08et pouvoir justifier la prime.
21:10Évidemment,
21:11on ne peut pas faire
21:11sans la technologie.
21:13Évidemment,
21:13elle est aux Etats-Unis,
21:15massivement là-bas.
21:16Mais,
21:17nous sommes très en retard.
21:19Et donc,
21:21je ferai l'arbitrage
21:22que font les marchés
21:23depuis le début de l'année.
21:24J'achète,
21:25je surpondère l'Europe,
21:26je sous-pondère les Etats-Unis.
21:28Voilà.
21:28Après,
21:29effectivement,
21:29vous l'avez mentionné,
21:31la devise joue à plein.
21:32Donald veut toujours
21:33une chose et unique chose,
21:35un dollar bas,
21:36des taux bas,
21:37un pétrole bas.
21:38Oui.
21:38Alors,
21:38le pétrole bas,
21:38ça commence à marcher.
21:39On va voir si ça dure,
21:40mais il baisse sacrément vite,
21:41le pétrole,
21:41ce qui aide les marchés européens.
21:42Du coup,
21:43aussi,
21:43on est sous les 73 dollars
21:44pour le baril de Brent.
21:45C'est-à-dire que
21:46les cours du pétrole
21:47ont retrouvé leur niveau
21:47d'avant-guerre en Iran.
21:48Est-ce que ça ne baisse pas
21:49un peu trop vite ?
21:50Beaucoup d'experts nous disaient
21:51non,
21:52mais le prochain niveau d'équilibre,
21:53ce n'est pas 60,
21:54ce n'est pas 70,
21:54c'est 80 dollars le baril.
21:56Parce que quand même,
21:57les infrastructures
21:57ont été abîmées
21:58et puis le détroit d'Hormuz
21:59est rouvert,
21:59mais on sent que c'est quand même
22:00encore un peu une poudrière.
22:01Il y avait une lassitude
22:02des investisseurs
22:03et puis bon,
22:03la séquence joue à plein.
22:05Donc,
22:06effectivement,
22:08ça reflue très bien.
22:10C'est moins visible
22:11sur les taux.
22:12On a fait un plus haut
22:13sur le 10 ans français
22:1760,
22:183,62.
22:19Donc ça,
22:19c'est très positif
22:20pour tous ceux
22:21qui sont porteurs d'obligations
22:22parce qu'on parle souvent d'actions,
22:23mais il faut remettre aussi
22:25au goût du jour
22:26le crédit.
22:27C'est-à-dire qu'il est aussi
22:29très intéressant
22:30d'investir
22:31la thématique
22:32des obligations à nouveau
22:34pour l'investment grade
22:35d'un côté
22:36et un peu peut-être
22:37le high yield
22:38pour ceux qui sont
22:39un peu plus téméraires.
22:40Donc,
22:40pour réinvestir
22:41la classe d'action
22:42high yield
22:43qui est effectivement
22:44celle qui est moins bien notée.
22:46Vous aimez le risque ?
22:47Non,
22:48je n'aime pas le risque,
22:48j'aime la diversification
22:49et la décorrélation.
22:50C'est-à-dire que je n'aime pas
22:51avoir tous mes oeufs
22:52dans le même panier.
22:53Donc,
22:53effectivement,
22:53la tech US,
22:54aujourd'hui,
22:54c'est là où elle risque.
22:55Mais en fait,
22:56on parle souvent,
22:56alors à nouveau,
22:57hommage à Alan Greenspan
22:58qui avait aussi ses défauts.
22:59Attention,
23:00ce n'était pas le pape
23:01à la tête de la fête.
23:02Même les papes
23:02ont leurs défauts.
23:03Mais effectivement,
23:05cette exubérance irrationnelle
23:06des marchés
23:06dont tu avais parlé à l'époque
23:07Alan Greenspan,
23:08est-ce qu'aujourd'hui,
23:09on la constate,
23:10non pas dans les marchés,
23:11l'exubérance,
23:11mais dans les fondamentaux.
23:12Est-ce qu'on n'a pas
23:13des fondamentaux incroyables
23:14en ce moment ?
23:15On veut dire,
23:15les marchés montent,
23:16d'accord,
23:16on s'en plaint,
23:16on s'en inquiète,
23:17etc.
23:18Et d'ici l'Europe,
23:18on se dit,
23:19mais pourquoi les marchés
23:20montent-ils ?
23:20Ça ne va pas,
23:21les marchés montent.
23:21Quand ils montent,
23:22on a peur.
23:23Mais est-ce que finalement,
23:23les marchés ne montent pas ?
23:24Parce que justement,
23:25les fondamentaux sont magiques.
23:26On a des fondamentaux
23:27qui sont en pleine exubérance
23:29irrationnelle.
23:29Le PIB américain
23:30du premier trimestre
23:31a été révisé fortement,
23:33à la hausse.
23:34On a des stress tests
23:34des banques américaines
23:35passées haut la main
23:36par les 32 plus grandes
23:38banques américaines
23:38avec un scénario de stress
23:39quand même gros.
23:40Imaginons une forte récession,
23:42le chômage monte à 10%
23:43aux Etats-Unis,
23:43les prix de l'immobilier
23:44s'effondrent,
23:45comment vont les banques ?
23:45Comment réagissent-elles ?
23:46Eh bien,
23:47toutes passent le cap,
23:48toutes ont réussi
23:49ces stress tests.
23:49Est-ce que quelque part,
23:50l'exubérance,
23:51plus que dans les marchés,
23:52plus que dans la tête
23:53des investisseurs,
23:54elle n'est pas dans la réalité
23:55économique de moment ?
23:57Tant mieux !
23:58En fait,
23:58j'ai pleuré
24:00toutes les années 2010
24:01à force de voir
24:02les entreprises
24:03racheter leurs actions,
24:04faire une forme
24:05de circularité du capital
24:06où globalement
24:06elles n'investissaient plus
24:07et donc on avait
24:08une finance qui,
24:09pour moi,
24:09n'avait plus d'intérêt.
24:11Donc globalement,
24:11il ne faut quand même pas
24:12oublier le rôle de la finance.
24:13Le rôle de la finance,
24:13c'est quand même
24:14de financer les secteurs
24:15qui en ont le plus besoin
24:16et quelque part
24:16de permettre aux entreprises
24:17d'investir.
24:18Donc quand on voit
24:18ce qui se passe aujourd'hui
24:19et nous,
24:20la conviction qu'on a
24:21au sein du CIO Office
24:21de BNP,
24:22c'est qu'on est dans
24:22un cycle d'investissement
24:23qui va être très long
24:24et globalement,
24:25ce qu'on pense,
24:26et c'est le cas depuis deux ans
24:27et on avait beaucoup
24:28travaillé là-dessus,
24:29il valait mieux regarder
24:29des thématiques d'investissement
24:30que de consommation.
24:32Et donc globalement,
24:32quand on voit
24:33les entreprises investir,
24:34mais on se réjouit,
24:35ça crée du potentiel
24:37de croissance future,
24:38ça crée des solutions
24:38également potentiellement
24:40dans tout le débat
24:42sur le climat,
24:42il y a beaucoup de débats
24:43sur lesquels on doit investir
24:44et donc globalement,
24:45à long terme,
24:46j'espère que les entreprises
24:47vont continuer à investir,
24:48j'espère que ce sera rentable
24:49et j'espère que ça permettra
24:51quelque part à l'économie
24:52de bien se porter
24:53structurellement à long terme
24:54parce que j'estime
24:55qu'il y a plus d'intérêt
24:56à réfléchir à des thématiques
24:57d'investissement
24:58que des thématiques
24:59de rachat d'actions
25:00ou de versement de dividendes
25:01uniquement dans la finance.
Commentaires

Recommandations