- il y a 2 jours
Tous les jours, les Informés débattent de l'actualité autour de Hadrien Bect et de Renaud Dély.
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00:02Et bienvenue dans les informés de France Info, votre demi-heure de décryptage de l'actualité en votre compagnie.
00:08Renaud Delis, bonjour.
00:09Bonjour Adrien.
00:10Et je salue également Roselyne Fèvre. Bonjour Roselyne.
00:13Bonjour.
00:13Vous êtes chef du service politique de France 24.
00:16Et bonjour Elia Bergel, journaliste au service politique de France Info.
00:20Nous allons parler dans une dizaine de minutes maintenant de la campagne de Raphaël Glucksmann.
00:25Peut-il réussir son pari d'être candidat ?
00:28Avant cela, Renaud, alors que les obsèques de la collégienne Liana se dérouleront aujourd'hui dans le Gers,
00:36une question ce matin.
00:37Faut-il une loi intégrale sur les violences sexuelles faites aux femmes et aux enfants ?
00:41C'est un des sujets essentiels liés justement aux conséquences juridiques et politiques de ce drame.
00:48On sait qu'une proposition de loi transpartisane a été signée par 110 députés issus du Bloc central et de
00:56la gauche
00:57qui vise justement à instaurer une loi dite intégrale, c'est-à-dire une loi cadre qui rassemble,
01:03qui se penche sur l'ensemble des secteurs de la société à mobiliser pour lutter contre les violences faites aux
01:09femmes et aux enfants,
01:10inspirée notamment d'ailleurs du modèle espagnol.
01:12On sait que l'Espagne a pris une législation il y a déjà de nombreuses années extrêmement ambitieuse sur ce
01:17sujet.
01:19Sébastien Lecornu, le Premier ministre, a transmis cette proposition de loi au Conseil d'État
01:23afin qu'il en vérifie justement la validité.
01:26Alors est-ce que le gouvernement serait favorable à l'examen lors d'une prochaine session parlementaire de ce texte
01:33?
01:33Voici ce que disait celle qui était votre invitée il y a quelques minutes, Aurore Berger,
01:37ministre déléguée chargée d'égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations,
01:41de l'intérêt justement de la pertinence de ce type de loi cadre.
01:45Moi j'ai travaillé pendant six mois justement avec les associations et avec l'ensemble des parlementaires
01:50sur la question justement d'une loi cadre.
01:52Est-ce qu'il faut, est-ce qu'il ne faut pas une loi cadre,
01:53à la fois sur la question de la protection des enfants, la protection des femmes,
01:57là on parle vraiment spécifiquement de la question des violences sexuelles.
02:00Et donc on est arrivé à des éléments de consensus entre les groupes parlementaires
02:04sur le fait d'agir encore sur la question des violences sexuelles.
02:08Et pour autant donc la ministre, comme d'ailleurs le gouvernement,
02:12ne répond pas au fait de savoir s'il souhaite ou pas l'inscription de cette loi cadre,
02:18de cette loi intégrale à une prochaine session parlementaire.
02:20C'est la demande en particulier de la présidente de l'Assemblée nationale,
02:23Yael Broad-Pivet, qui demande à l'exécutif que cette proposition de loi
02:27soit inscrite à l'occasion d'une session extraordinaire du Parlement
02:30qui aurait lieu au mois de septembre.
02:32Alors est-ce que cette loi, elle changerait considérablement les choses ?
02:36Sur quoi porte-t-elle d'ailleurs ?
02:37Quelles en seraient les conséquences ?
02:40Et puis pourquoi est-ce que le gouvernement semble réticent en tout cas jusqu'à présent
02:44et refuse de dire qu'il souhaite son inscription à l'ordre du jour ?
02:47Peut-être effectivement Elia Bergel, commençons par dire ce qu'il y a dans cette loi,
02:52cette loi cadre, cette loi intégrale.
02:54Quels sont les points saillants ?
02:55Il y a 79 articles dans le texte et vous l'avez dit, c'est une loi cadre.
02:59Donc ce n'est pas uniquement pour donner plus de moyens aux magistrats,
03:03plus de moyens d'enquête aux policiers
03:04ou plus de moyens sur la petite enfance.
03:06C'est 360.
03:07Donc il y a par exemple pour la police la création d'unités spécialisées
03:10pour traiter les violences faites aux femmes et aux enfants
03:13et avec une formation pour tous les professionnels.
03:16C'est-à-dire que tous ceux dans les commissariats, dans les gendarmeries
03:20soient formés pour accueillir correctement les victimes.
03:23Autre chose, le texte permettrait aux victimes de déposer plainte
03:26dans les établissements de santé.
03:27Par exemple à l'hôpital, quand vous allez faire constater
03:30des violences sexuelles, des coups, des blessures,
03:32vous pourriez, avec cette loi cadre, porter plainte directement à l'hôpital
03:37sans devoir dire à l'hôpital ce qui s'est passé,
03:38retourner ensuite au commissariat dire ce qui s'est passé.
03:40Donc voilà, on accélère la prise en compte de la parole des victimes.
03:46Sur le volet judiciaire, vous parliez de l'Espagne,
03:50création de tribunaux correctionnels des violences sexistes et sexuelles,
03:53création de cours criminels de violences sexistes et sexuelles,
03:57ça c'est comme le modèle espagnol et ça viendrait supprimer
04:00les cours criminels départementaux qui aujourd'hui jugent les viols
04:05pour désengorger les tribunaux.
04:07Et puis dernier point sur l'enfance, il y a la proposition de mettre en place
04:11un entretien annuel individuel pour les enfants
04:14dès la scolarisation à la maternelle pour évaluer leur bien-être.
04:18En fait, via cet entretien, on arriverait à demander aux enfants
04:21à essayer de déceler de potentiels faits graves dont ils pourraient être victimes.
04:26Bon, donc ce qu'on comprend dans les mesures que vous nous livrez,
04:30Elia Bergel, c'est qu'il y a donc un besoin, si on fait tout cela,
04:33un besoin de moyens supplémentaires, un besoin de mettre en place des nouvelles structures,
04:38j'allais dire peut-être presque une petite révolution à certains égards,
04:41notamment quand on entend parler de ces possibilités de déposer plainte,
04:44y compris dans les structures de santé.
04:45Est-ce que Roselyne Fèvre, précisément, Renaud évoquait le fait que le gouvernement
04:49soit réticent, prudent sur une inscription de cette loi à l'ordre du jour ?
04:53Est-ce que le sujet n'est pas là en fait ?
04:55Est-ce que c'est un sujet, pas davantage un sujet de moyens qu'autre chose ?
04:59Quand entendre effectivement et avoir lu et entendre la description de ce qu'il y a dans cette loi,
05:06c'est plutôt intelligent, intéressant, ça ramasse,
05:10c'est-à-dire que tous les acteurs sont là, sont intégrés à cette chaîne
05:15et c'est justement ce qui a failli dans ce qui s'est passé,
05:20c'est-à-dire que ça permet à tous les acteurs de communiquer en quelque sorte.
05:25Et surtout, ça évite que chaque problème fasse l'objet d'une réforme isolée en quelque sorte.
05:33On fait tout d'un coup.
05:34Oui, on fait tout d'un coup.
05:36Donc pour moi, j'ai le sentiment que c'est quelque chose d'intelligent.
05:39Mais voilà, moi, votre invitée, quand elle est sortie, je l'ai saluée
05:45et je lui ai demandé, mais je n'ai pas bien compris,
05:47vous allez faire cette loi ou vous n'allez pas la faire ?
05:49Elle me répond, maintenant, on attend le Conseil d'État.
05:53Conseil d'État qui, on rappelle, est une lecture a priori des textes de loi.
05:57On sent qu'il pourrait, non pas se cacher,
05:58mais en tout cas, sur une réserve quelconque du Conseil d'État,
06:03dire, dans le fond, non, on va faire notre propre loi
06:05et on ajoutera quelques textes qui sont dans cette loi intégrale.
06:12On prendra des mesures.
06:13Oui, des mesures.
06:14Sachant qu'il y a une autre loi qui est, Renaud, je crois, d'ores et déjà,
06:18sur la protection de l'enfance.
06:19Mais, sur la protection de l'enfance.
06:20La réticence, peut-être, c'est que cette loi,
06:24elle coûte presque 3 milliards d'euros.
06:26Voilà.
06:27Je pense que...
06:28Mais c'est ça qui, en fait, fait un peu peur, quelque part.
06:33C'est qu'il y a un moment où il faut sortir de la logique de l'élection présidentielle
06:39et de voir, dans le fond, quelles sont les priorités.
06:42Parce que les politiques, dans le fond, ne pensent qu'à ça.
06:46On est à un an de la présidentielle.
06:49Oui, et évidemment, il va falloir montrer patte blanche sur le budget.
06:55Non ?
06:55Renaud Delis.
06:56Non, mais très clairement, politiquement, je pense que le gouvernement,
06:58derrière les grandes proclamations, ne comprend toujours pas la situation
07:01qui est le basculement du pays autour de cette affaire.
07:04Il y en a de ses conséquences.
07:05Et ça illustre cette non-réponse.
07:07C'est-à-dire de dire, on attend la vie du Conseil d'État,
07:09ça n'empêche absolument pas ni le Premier ministre, ni Aurore Berger,
07:12la ministre chargée de l'égalité des droits des femmes,
07:14de dire, mais à titre personnel, je souhaiterais, si jamais le texte est validé par le Conseil d'État,
07:18qu'il arrive devant le Parlement lors d'une session extraordinaire.
07:21Je pense que, politiquement, le gouvernement est dans la nasse
07:24et ne me se rend pas vraiment compte.
07:26Et c'est une double erreur.
07:27C'est-à-dire que, même une tripe, si je veux dire,
07:29d'abord, ça met en difficulté, on le voit bien, Gérald Darman,
07:31les voix qui réclament sa démission se multiplient.
07:34Et tant que le gouvernement n'aura pas, au-delà des mots,
07:39démontré par des actes et par des actes ambitieux
07:41qu'il a pris conscience du fait que cette affaire d'État fait basculer l'opinion
07:46dans une autre dimension, voilà, parce que ça touche à des tas de secteurs de la société,
07:50je pense qu'il se retrouvera sur la défensive.
07:52Alors, pardonnez-moi, Renaud, j'ai quand même une question,
07:54parce que là, je ne comprends pas.
07:55Comment est-il possible que le gouvernement ne se rende pas compte, comme vous le dites ?
07:59La preuve, justement, parce que le gouvernement, et Sébastien Lecornu l'a dit,
08:03a déjà décidé, et ça, ils annoncent, il y a des annonces,
08:05de renforcer, justement, d'ajouter des mesures supplémentaires au projet de loi
08:09sur la protection de l'enfance, qui avait déjà été présentée en Conseil ministre,
08:12qui va être très prochainement débattue.
08:14Et le Premier ministre souhaite ajouter des mesures extrêmement judicieuses,
08:19un renforcement des peines pour les violeurs en série sur les mineurs,
08:21un délai maximal de trois mois pour les actes d'enquête concernant les crimes sur enfants,
08:25une motivation plus claire des classements sans suite,
08:27et un grand nombre de mesures qui sont utiles et légitimes.
08:30Sauf que si le gouvernement voulait vraiment faire de cet enjeu
08:33une grande cause nationale, transpartisane,
08:36et ne pas s'approprier une partie de cette cause,
08:39il ferait mieux, me semble-t-il, de se tourner vers le Parlement
08:42à travers cette proposition de loi transpartisane,
08:45et d'ouvrir, justement, quitte à ce qu'elle soit modifiée, amendée, bien sûr,
08:49lors du débat parlementaire.
08:50De surcroît, il faut préciser qu'il y a un collectif de 150 associations et syndicats
08:55qui appellent désormais à manifester chaque lundi soir,
08:58devant, à proximité des tribunaux, à proximité du ministère de la Justice,
09:02pour obtenir cette loi.
09:02Donc je pense que la pression va monter.
09:05Et tant que l'exécutif, pour des raisons de coups, sans aucun doute,
09:08mais il faut savoir ce qu'on veut,
09:10c'est-à-dire que des milliards, on en trouve pour un certain nombre de priorités.
09:13Évidemment que la défense est une priorité,
09:15et on a, dans ces cas-là, trouvé abondamment de quoi,
09:18plus de 30 milliards pour renforcer votre progression militaire.
09:20En l'occurrence...
09:222,7 milliards d'euros.
09:23Elia Bergel, est-ce que vous, vous avez une explication ?
09:26Alors Renaud dit, il y a manque peut-être de prise de conscience,
09:29il y a la question du coût.
09:30Est-ce que vous avez une explication sur le fait que le gouvernement
09:33semble frileux à l'idée que cette loi puisse être mise à l'ordre du jour ?
09:40C'est vrai que c'est assez...
09:43On n'a pas du mal à comprendre en fait,
09:44parce qu'effectivement, à l'Assemblée nationale,
09:46il y a une forme d'union sacrée autour de cette loi intégrale.
09:49Là encore, pardonnez-moi, je vous coupe,
09:50mais ça veut dire que quasiment sur tous les bancs,
09:53tout le monde est...
09:54Quasiment...
09:54Ceux qui l'ont signé, en tout cas,
09:55c'est des députés issus du Bloc central et de la gauche.
09:57Oui, c'est huit groupes...
09:59Alors en fait, c'est une proposition de loi qui émane du Parti Socialiste.
10:01La députée, c'est une Thibaut-Martinez,
10:02qui n'a pas été proposée à la signature à l'extrême droite.
10:05La France Insoumise n'a pas signé,
10:07mais en disant que la loi ne va pas assez loin.
10:09Donc, c'est...
10:11Potentiellement, il la voterait.
10:12Voilà, potentiellement, il la voterait.
10:13C'est pas pour dire, on ne soutient pas ce texte.
10:15Et on peut imaginer que la droite LR voterait,
10:17voire, ou à minima, s'abstiendrait.
10:19Voilà.
10:20Donc, il y a une majorité pour faire passer ce texte.
10:23Ce qui est peut-être frappant,
10:24c'est qu'il semblerait que l'exécutif soit toujours
10:27arc-bouté sur la question des moyens.
10:29Le président de la République, Emmanuel Macron, a dit
10:31ne me parlez pas de moyens,
10:32ce n'est pas une question de moyens.
10:34On investit dans la justice.
10:37On ne peut pas dire que c'est une question de moyens.
10:40Et pourtant, quand on regarde dans le détail,
10:42le nombre de juges, par exemple,
10:43si on prend juste ce chiffre,
10:44qui est quand même assez révélateur,
10:45le nombre de juges pour 100 000 habitants en France,
10:48c'est environ 11 juges.
10:49En Allemagne, c'est 26 juges pour 100 000 habitants.
10:52Aux Pays-Bas, c'est 15.
10:53Et la moyenne européenne, c'est 19 juges pour 100 000 habitants.
10:56En France, on se classe 20e sur les 27 pays de l'Union Européenne.
11:01Même si dans le cas d'espèce de Liana,
11:03il peut y avoir aussi un problème organisationnel, semble-t-il.
11:07Effectivement, il ne semblerait pas que dans le cas de l'affaire Liana,
11:09ce soit uniquement un magistrat, une magistrate,
11:11qui n'ait pas fait son travail.
11:12On a le sentiment qu'il y a un dysfonctionnement
11:14à tous les maillons de la chaîne pénale.
11:16Roselyne Fèvre.
11:17Oui, il ne faut pas non plus le faire croire aux Français
11:19qu'une loi va changer les choses
11:23d'une manière magique.
11:24Je veux dire, on est à la pointe du drame en France
11:26sur la pédocriminalité.
11:30Ce qui concerne les femmes et les enfants,
11:32c'est quand même des crimes de masse.
11:34Et ce n'est pas demain matin,
11:36avec une loi qui va mettre quand même des mois,
11:38quelle qu'elle soit, à être mise en place.
11:41Et voilà, il y aura malheureusement,
11:44et je le crains encore,
11:47des drames de ce type-là.
11:49Peut-être pas parce que la justice
11:52va désormais faire être plus vigilante,
11:56bien évidemment,
11:57mais le texte de loi ne sera pas pour autant magique.
12:01Un petit mot, Eliana.
12:02Vraiment d'un mot, par ailleurs,
12:03vous disiez effectivement,
12:04la loi intégrale a été déposée en novembre.
12:08Donc ce n'est pas une réponse immédiate
12:09à l'affaire Liana qui viendrait spécifiquement
12:12résoudre les dysfonctionnements de l'affaire Liana.
12:14C'est antérieur.
12:15Il y a le scandale de notre homme de Bétarame,
12:16il y a le scandale du périscolaire parisien,
12:18il y a de multiples scandales qui apparaissent,
12:21en tout cas qu'on entend,
12:23qu'on entend et qu'on perçoit de façon différente,
12:25sans aucun doute,
12:26par rapport à une forme d'omerta collective
12:27qui préexistait.
12:28Donc je pense qu'on est vraiment
12:29dans un moment de basculement.
12:30Le fait de dire davantage de moyens
12:32n'aurait pas empêché le drame
12:34qu'on a connu dans le Gers
12:35avec la mort de la petite Liana,
12:36c'est peut-être vrai.
12:38Je ne suis pas persuadé d'ailleurs
12:39que quiconque puisse l'affirmer
12:40à ce stade de façon aussi péremptoire.
12:42Mais qu'il y ait des responsabilités individuelles
12:45dans ce drame préalable,
12:48que ce soit dans la chaîne judiciaire,
12:50dans la chaîne policière,
12:52c'est possible.
12:53Mais justement,
12:54précisément,
12:54il y a des enquêtes
12:55qui ont été déclenchées là-dessus.
12:56Donc ça n'empêche pas,
12:56on peut très bien déterminer
12:58les responsabilités individuelles
12:59et les sanctionner le cas échéant
13:01si elles existent,
13:01et en même temps,
13:03enclencher un certain nombre de mesures
13:04qui illustrent qu'on prend conscience
13:07du basculement
13:08et du changement de l'époque.
13:08Donc à ce stade,
13:09visiblement,
13:10l'exécutif a du mal à le faire.
13:13Voilà donc ce que l'on pouvait dire
13:14sur ce sujet,
13:15à la fois de prise de conscience
13:16de la part de l'exécutif,
13:17à la fois sur cette loi
13:19également intégrale
13:20qui donc n'est toujours pas
13:22à l'ordre du jour,
13:22effectivement,
13:23au Parlement.
13:24On va parler de Raphaël Glucksmann
13:26et sa possible candidature
13:28à l'élection présidentielle
13:29juste après l'info en une minute.
13:30Il est 9h19.
13:32Voici Diane Ferschit.
13:32L'inflation en hausse,
13:34elle atteint 2,4% au mois de mai
13:36par rapport à la même période.
13:38L'an dernier,
13:38elle était déjà à 2,2% en avril.
13:41Une inflation entraînée
13:42par l'accélération des prix
13:43de l'énergie et des services.
13:45Un dernier hommage pour Liana.
13:48Les obsèques de la petite fille
13:49vont se tenir cet après-midi
13:50à Florence,
13:51dans le Gers,
13:528 jours après la découverte
13:53de son corps.
13:54D'abord une cérémonie
13:55ouverte au public,
13:56puis son inhumation
13:57dans la plus stricte intimité.
13:59Donald Trump affirme
14:00qu'un très bon accord
14:01a été trouvé avec l'Iran,
14:02mais pour l'heure,
14:03Téhérandi ne pas avoir
14:04encore pris de décision définitive.
14:06Le président américain assure
14:08que le texte prévoit
14:09la réouverture du détroit d'Hormuz
14:10et qu'il pourrait être signé
14:12dès ce week-end en Europe.
14:14Christophe Glez va bien,
14:16c'est ce qu'affirme
14:16le ministre des Affaires étrangères,
14:18Jean-Noël Barraud,
14:19le Quai d'Orsay,
14:19qui salue la mobilisation
14:21du monde du sport
14:22pour le journaliste sportif
14:23détenu en Algérie
14:24après la prise de parole
14:26du président de la FIFA,
14:27Gianni Infantino,
14:28qui a dit espérer
14:29que Christophe Glez
14:30puisse obtenir
14:31une grâce présidentielle.
14:33Deux heures d'épreuve
14:34inédite,
14:35sans calculatrice,
14:36épreuve de mathématiques
14:37au baccalauréat ce matin
14:38pour plus de 500 000 élèves
14:40de première générale
14:41et technologique.
14:42Objectif relever
14:42le niveau des élèves français,
14:45les résultats
14:46vont compter
14:47pour Parcoursup.
14:50France Info
14:53Les informés
14:54Adrien Beck,
14:56Renaud Delis
14:58Et toujours avec
14:59Roselyne Fèvre,
15:00chef du service politique
15:01de France 24
15:01et Elie Abergel,
15:03journaliste au service politique
15:04de France Info.
15:06Deuxième débat
15:07et une question.
15:08Renaud Delis,
15:09est-ce que
15:10Raphaël Glucksmann
15:11peut arriver
15:12à rassembler
15:13la gauche
15:14mieux que Jean-Luc Mélenchon ?
15:16C'est en tout cas l'objectif
15:17de l'eurodéputé
15:18Place Publique
15:18qui joue gros ce week-end
15:19avec un premier grand meeting
15:21demain
15:22à Aubervilliers
15:23en région parisienne.
15:25Alors il ne s'agit pas
15:25pour Raphaël Glucksmann
15:26de rivaliser avec l'affluence
15:27qu'a rassemblé
15:28Jean-Luc Mélenchon
15:29dimanche dernier
15:30à Saint-Denis
15:31mais plutôt de montrer
15:32d'abord que lui-même
15:33a envie,
15:34très envie
15:34d'être candidat
15:36et puis aussi
15:37d'essayer de faire partager
15:39cette envie
15:39à son camp,
15:40à la gauche en général
15:41et à commencer par
15:43les socialistes
15:44dont il a besoin
15:44du soutien
15:45donc de créer
15:46un élan
15:46une dynamique
15:47on sait que Raphaël Glucksmann
15:48s'est donné
15:49trois mois
15:50pour officialiser
15:51sa candidature
15:51s'il crée justement
15:52cette dynamique
15:54alors à quelles conditions
15:55pourrait-il rassembler
15:56la gauche
15:57et faire que la gauche
15:58soit en mesure
15:59de l'emporter
16:00lors de la présidentielle ?
16:02A quelles conditions
16:02donc la réponse
16:03de Raphaël Glucksmann
16:04qui était l'invité
16:04de France Info
16:05la semaine dernière ?
16:06Qu'on soit capable
16:07de mettre
16:08nos égaux de côté
16:09et qu'on se dise
16:10juste une chose simple
16:10quelle est la bonne personne
16:12pour nous faire
16:13gagner cette élection ?
16:14Aujourd'hui ça peut sembler bizarre
16:15parce que quand on regarde
16:16notre espace politique
16:17il semble patatoïde
16:18et pas vraiment carré
16:19Ce que je veux
16:20c'est réunir mon camp
16:21dire à tous les français
16:23toutes les françaises
16:24qui croient encore
16:25dans une gauche républicaine
16:26et démocratique
16:27que nous allons
16:27gagner cette élection
16:29Bon moi déjà je retiens
16:30le mot patatoïde
16:32Elia Bergel
16:32je me tourne vers vous
16:33déjà à quoi va ressembler
16:34ce meeting
16:36de ce week-end
16:37est-ce qu'on sait
16:38s'il va y avoir
16:38du monde ou pas
16:40est-ce qu'on sait aussi
16:41s'il va y avoir
16:41potentiellement
16:42d'autres figures de la gauche ?
16:44Oui il y aura
16:44une vingtaine de parlementaires
16:46qui ne seront pas
16:46place publique
16:47il y aura des parlementaires
16:49socialistes
16:49il y aura notamment
16:50la présidente
16:50de la région occitanie
16:51Carole Delga
16:51il y aura la sénatrice
16:53socialiste
16:54Laurence Rossinol
16:54bon c'est pas vraiment
16:55une surprise
16:55parce que c'est des gens
16:56qui depuis des années
16:57enfin des mois pardon
16:57disent qu'elles soutiennent
17:00Raphaël Glucksmann
17:01que c'est la meilleure chance
17:02pour la gauche
17:03sociale-démocrate
17:04donc bon
17:05il y aura peut-être
17:05des invités
17:06surprise
17:06le principe d'une surprise
17:07c'est qu'on ne sait pas
17:08à l'avance
17:08pour l'instant
17:08le casting affiché
17:11ne renverse pas la table
17:13du côté de Raphaël Glucksmann
17:14Renaud le disait
17:15il ne pourra jamais faire autant
17:16que Jean-Luc Mélenchon
17:18qu'il y avait plusieurs
17:18milliers de personnes
17:19peut-être même au-dessus
17:20de 10 000 personnes
17:21à Saint-Denis en meeting
17:22les insoumis
17:23disaient 26 000
17:23bon c'est leur chiffre à eux
17:25en tout cas
17:26il y avait énormément
17:27selon les organisateurs
17:28voilà
17:28selon les organisateurs
17:29selon les journalistes
17:30au moins plusieurs milliers
17:31de personnes
17:32là les docs de Bervillet
17:33la salle
17:34la jauge
17:34c'est environ 2500-3000
17:35donc même s'il fait carton plein
17:36il y aura maximum
17:372500-3000 personnes
17:38donc le but
17:39ce n'est pas de dire
17:39regardez
17:39c'est moi qui ai le plus gros meeting
17:41c'est plutôt
17:41de dire
17:42de mettre d'autres idées
17:44dans le débat
17:45et de se différencier
17:46sur le fond
17:48de Jean-Luc Mélenchon
17:49et surtout
17:51la deuxième chose
17:51c'est
17:52de mettre un peu
17:54de la pression
17:54sur le parti socialiste
17:55de dire
17:56regardez
17:56moi tout seul
17:57j'arrive à enclocher une dynamique
17:58regardez
17:59moi tout seul
17:59j'arrive à faire venir
18:003000 personnes
18:01ce que le parti socialiste
18:03à l'heure actuelle
18:04serait peut-être bien normal
18:05de faire
18:06il est là l'objectif
18:07Roselyne Fev
18:07déjà essayer
18:09d'arriver à soi
18:10peut-être le parti socialiste
18:12avant d'envisager
18:12d'élargir un peu
18:13oui alors
18:14la question se pose
18:16dans le fond
18:17sur
18:18qui incarne le mieux
18:20la social-démocratie
18:21aujourd'hui
18:21parce qu'on sait
18:22que Raphaël Gluck
18:23ne s'alliera jamais
18:24avec la France insoumise
18:26donc cet espace
18:27de la social-démocratie
18:29c'est celle
18:30qui a fait élire
18:31Hollande
18:32c'est celle
18:32qui existe
18:33en Allemagne
18:34c'est celle
18:35qui existe aussi
18:36peut-être plus à gauche
18:37en Espagne
18:38mais elle existe
18:40en France
18:41c'est quoi ?
18:42peut-être 15%
18:4515%
18:46pour la France insoumise aussi
18:47si on regarde
18:48les sondages
18:50et ça va monter aussi
18:51pour les uns et les autres
18:53donc en fait
18:53c'est le carré
18:55de ce 15%
18:56qui pour se battre
18:57sur ce carré-là
18:58sur la social-démocratie
18:59est-ce qu'ils vont être 5 ?
19:01ça fait François Hollande
19:02qui dit qu'il se prépare aussi
19:03Raphaël Glucksmann
19:05Bernard Cazeneuve
19:06Jérôme Gage
19:07Karim Guamram
19:08le maire de Saint-Ouen
19:09qui vient de se déclare
19:12Olivier Faure
19:13alors c'est un objet
19:14non identifié
19:15il est effectivement
19:16au PS
19:17mais on ne sait pas
19:18s'il continue à draguer
19:19c'est vrai que si on divise
19:1915 par 6
19:20il reste plus grand chose
19:21c'est ça le sujet
19:23ils vont être combien
19:24pour un carré de 15%
19:27et qui
19:27est-ce qu'ils vont se dire
19:28à un moment
19:30c'est lui qui va y aller
19:31donc tous
19:32on rentre à la niche
19:32mais il faut arriver
19:33à quand même unir
19:34il y a quand même
19:35c'est les sondages
19:36pour moi
19:36c'est les sondages
19:36il y a une différence fondamentale
19:39de ce point de vue-là
19:40Karim Guamram
19:41ou Jérôme Gage
19:41personne ne pense
19:42qu'ils seront à l'Elysée
19:43dans un an
19:43bien sûr
19:43même pas eux
19:44mais enfin bon
19:45s'ils se présentent
19:46personne ne pense
19:47qu'ils vont se présenter
19:47Raphaël Glucksmann
19:48pense-t-il
19:49qu'il peut y être ?
19:50bien sûr
19:51ce qu'il veut essayer
19:52de démontrer
19:52en tout cas
19:53c'est qu'il peut y être
19:53pourquoi ?
19:54parce que
19:54Jean-Luc Mélenchon
19:57veut s'imposer
19:58en vote utile
19:58à gauche
19:59au premier tour
19:59c'était aussi le message
20:00qu'il a transmis
20:01la semaine dernière
20:02à Saint-Denis
20:02la primaire est finie
20:04et donc votez pour moi
20:05dès le premier tour
20:10de duel face au RN
20:11qu'il s'agit
20:11de Jordan Bardella
20:12ou de Marine Le Pen
20:12très largement battu
20:13pourquoi ?
20:14parce qu'on voit
20:14que la droite
20:16coaliserait
20:16avec l'extrême droite
20:18et même bien au-delà
20:19d'ailleurs
20:19même une partie du centre
20:20par réflexe anti-LFI
20:22en tout cas anti-Mélenchon
20:23ce que veut démontrer
20:24Raphaël Glucksmann
20:25c'est que lui
20:25pourrait être en position
20:26au second tour
20:27de battre le RN
20:29que ce soit
20:29Jordan Bardella
20:30ou Marine Le Pen
20:31c'est-à-dire
20:31il explique
20:32qu'il ne s'agit pas simplement
20:33pour la gauche
20:33de figurer au second tour
20:35d'arriver au second tour
20:36et finalement
20:36de dérouler le tapis rouge
20:37à l'extrême droite
20:38mais au contraire
20:39d'essayer d'incarner
20:40le barrage le plus efficace
20:41or force est de constater
20:42qu'à ce stade
20:43dans les sondages
20:43c'est le seul
20:44qui rivalise
20:44avec Jean-Luc Mélenchon
20:45tous les autres
20:47ceux qui s'offrent
20:47un petit quart d'heure
20:48warolien
20:49comme effectivement
20:49Karim Bouamran
20:50ou Jérôme Gage
20:51mais même des candidats
20:52potentiels
20:53comme François Hollande
20:54ou Olivier Faure
20:54par exemple
20:55sont très très loin
20:56derrière
20:57à ce stade
20:57donc il veut essayer
20:58de démontrer ça
20:59et ce meeting
21:00c'est pour lui
21:01un premier pas
21:02parce qu'il a besoin
21:02du PS
21:03très clairement
21:04il a besoin du PS
21:05il a besoin des moyens
21:05du PS bien sûr
21:06mais le PS a aussi
21:08besoin d'un candidat crédible
21:09a priori
21:09sa dernière candidate
21:10à la présidentielle
21:11a fait 1,7% des voix
21:12là il a un potentiel candidat
21:15qui en tout cas
21:15est assez nettement
21:16au-dessus de 10%
21:17et pas loin de 15%
21:18c'est vrai que d'un mot
21:19Elie
21:20effectivement Raphaël Glucksmann
21:21quand il a été candidat
21:22pour le PS
21:23ça a plutôt fonctionné
21:24oui 14%
21:25aux dernières élections européennes
21:26mais effectivement
21:27il était candidat
21:27à place publique
21:28et le PS
21:28donc il était candidat
21:30lui sur le devant
21:30de la scène
21:31et il avait derrière
21:32les moyens
21:32du parti socialiste
21:33il avait les militants
21:34il avait le financement
21:35il avait tous les élus
21:36du PS
21:36qui pouvaient se démultiplier
21:37et aller faire campagne
21:38pour lui
21:39là s'il était parti seul
21:40avec quel argent
21:41avec quelle organisation
21:42et avec quels élus
21:42à ses côtés
21:43il paraît bien seul
21:44et bien on répondra
21:45à toutes ces questions
21:46peut-être un jour
21:46merci
21:47Elie Avergel
21:48journaliste
21:48au service politique
21:49de France
21:49Info
21:50Roselyne Fèvre
21:50chef du service politique
21:52de France 24
21:53et je n'oublie pas
21:53de remercier
21:54Renaud Dely
21:55merci Renaud
21:56c'est moi qui vous remercie
21:57Adrien
21:57vous allez à la faire
21:58sincèrement
21:59c'est vrai
22:00sinon personne le fait
22:01donc je vous remercie
22:02vous n'avez jamais
22:03mieux servi que par soi-même
22:04restez sur France Info
22:05bonne journée
22:06Sous-titrage Société Radio-Canada
22:08Sous-titrage Société Radio-Canada
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