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  • il y a 23 heures
Tous les matins, les informés débattent de l'actualité autour de Hadrien Bect et Renaud Dély.

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00:01Générique
00:06Et bienvenue dans les informés de France Info, 25 minutes pour décrypter toute l'actualité du moment.
00:11Votre compagnie, Renaud Delis, bonjour.
00:13Bonjour, Andréa.
00:13Et je salue nos trois informés ce matin.
00:16Carole Barjon, bonjour à vous Carole.
00:17Bonjour.
00:18Vous êtes éditorialiste à la revue politique et parlementaire.
00:21Bonjour Jean-Rémi Baudot, chef du service politique de France Info.
00:24Et bonjour Nicolas Teilhard, rédaction internationale de Radio France.
00:29Vous êtes là Nicolas parce que nous allons parler d'actualité internationale.
00:32Renaud pour commencer.
00:33Et évidemment ces questions autour des négociations qui doivent s'ouvrir ce week-end en principe entre Iran et Etats
00:41-Unis.
00:41Ce sera au Pakistan, à Islamabad, normalement à partir de demain,
00:44deux délégations américaines et iraniennes qui vont donc se rencontrer pour essayer de conforter le fragile cessez-le-feu qui
00:51a été conclu pour deux semaines.
00:53Et essayer de le transformer en une paix, un accord en tout cas plus durable.
00:57Mais sur quelle base vont débuter ces négociations ?
01:00Quelles seront la composition d'ailleurs des délégations ?
01:02Est-ce qu'on peut vraiment rapprocher les points de vue au regard de l'interprétation extrêmement contradictoire de part
01:08et d'autre,
01:08justement, des conditions posées pour le cessez-le-feu en cours ?
01:12Cessez-le-feu, pardon, extrêmement fragile.
01:14On l'a vu d'autant plus qu'Israël a continué ses opérations pendant 48 heures sur le Liban,
01:19visant le Hezbollah mais faisant plusieurs centaines de victimes, 300 victimes au moins.
01:23Et voilà maintenant que Benyamin Netanyahou, le Premier ministre israélien, souhaite des négociations dans les plus brefs délais,
01:30dit-il, des négociations directes avec le Liban pour évoquer le désarmement du Hezbollah,
01:34l'établissement de relations de paix entre les deux pays.
01:37C'est ce qu'a dit hier Benyamin Netanyahou.
01:39Alors, est-ce que les Libanais, est-ce que le Liban peut négocier avec Israël ?
01:43Voici ce qu'on disait ce matin sur l'antenne de France Info.
01:45Gassam Salamé, qui est le ministre libanais de la Culture.
01:49Si on doit négocier, il vaut mieux qu'on négocie à froid et non pas à chaud,
01:55et que le canon puisse cesser de tourner pour que les négociateurs puissent s'écouter.
02:01Cela dit, une baisse substantielle de la violence est un pas en avant,
02:07mais nous préférons à ce qu'il y ait en bonne et due forme un cessez-le-feu déclaré pour
02:1315 jours, par exemple,
02:14pour permettre à ces négociations de partir d'un pas plus assuré.
02:19Un cessez-le-feu qui concernerait aussi le Liban avant que des discussions commencent entre le Liban et Israël.
02:25C'est ce qu'expliquait ce matin Gassam Salamé.
02:28Cette situation au Liban, elle intéresse aussi au premier chef, la France, Emmanuel Macron,
02:32qui s'est toujours beaucoup impliqué sur ce dossier,
02:33et qui évoquera d'ailleurs la situation du Liban aujourd'hui à Rome,
02:37lors de sa rencontre avec le pape Léon XIV.
02:39Dans ce contexte, peut-on espérer, voire d'une part un cessez-le-feu inclure maintenant la situation au Liban
02:46et des discussions peut-être commencées entre Israël et le Liban ?
02:51Et puis d'autre part, dans le même temps, à partir de ce week-end,
02:54voir le cessez-le-feu conclu entre les États-Unis et l'Iran,
02:56être conforté et élargi, à quoi peut-on s'attendre lors de ces discussions
03:00qui sont supposées commencer demain au Pakistan ?
03:03Je commence avec vous Nicolas Teilhard.
03:05Effectivement, le Liban, c'était l'un des points clés ces dernières heures
03:10pour savoir si ces négociations Iran-États-Unis allaient se tenir.
03:16Est-ce que là, les dernières heures laissent penser qu'il y a une forme de temporisation sur la question
03:24libanaise ?
03:24Alors on va faire preuve de beaucoup d'humilité,
03:26parce qu'on est dans un moment où il est très difficile de savoir précisément ce qui se passe
03:30et surtout ce qui va se passer.
03:31On ne va pas se risquer aux pronostics.
03:33C'est assez vertigineux quand même le moment qu'on est en train de vivre
03:36avec l'ampleur des enjeux, les risques et tout ce qu'il y a comme conséquences possibles,
03:43soit d'un règlement par la paix, soit d'une nouvelle escalade.
03:48Concernant le Liban, il y a eu un effet de surprise, il faut bien le dire.
03:51On ne s'attendait pas à cette proposition israélienne,
03:54à ce rendez-vous qui a été fixé à Washington la semaine prochaine.
03:57Le Premier ministre libanais va rencontrer Marco Rubio.
04:01Il y aura des discussions en vue d'un règlement de la situation entre le Liban et Israël,
04:08sauf qu'on a déjà un premier désaccord.
04:10Pour le Liban, il faut que ça se passe avec un cessez-le-feu,
04:13que les armes se taisent pour pouvoir discuter.
04:17Israël considère qu'il est hors de question de relâcher la pression,
04:19d'autant que des tirs venus du Hezbollah ont encore visé des villes israéliennes la nuit dernière et tôt ce
04:27matin.
04:28Les sirènes d'alerte ont retenti en Israël.
04:32Donc, on est là dans un moment tendu,
04:34mais avec un premier horizon qui s'est créé sur ce dossier,
04:39sachant qu'il est intimement lié à ce qui se passe effectivement au Pakistan entre l'Iran et les États
04:45-Unis,
04:45puisque sur ce dossier, l'Iran considère que c'est un ensemble,
04:49que le Liban doit être intégré à ces discussions,
04:52veut tout simplement un arrêt des hostilités au Liban
04:55et ainsi renforcer son allié du Hezbollah,
04:58alors que du côté des Israéliens comme des Américains,
05:01on essaye de dissocier les deux théâtres.
05:04Alors, disons justement, arrêtons-nous quelques secondes sur le Liban,
05:06peut-être disons un mot de l'enjeu majeur,
05:09c'est le désarmement du Hezbollah.
05:11Est-ce que négocier avec le gouvernement libanais peut conduire au désarmement du Hezbollah ?
05:18Ce n'est pas si simple.
05:20Ce n'est pas simple, mais ça n'était déjà pas simple il y a quelques semaines,
05:23comme il y a déjà quelques mois.
05:25Il y a une volonté manifeste qui est affichée par le gouvernement libanais.
05:30Ce n'est pas la première fois, puisqu'il y avait déjà des discussions
05:32qui devaient avoir lieu à Paris, d'ailleurs début mars, sur ce sujet.
05:36La question, c'est de savoir si la pression israélienne,
05:39elle pousse à une action plus forte parce que, finalement, le Liban est dos au mur,
05:44ou est-ce qu'elle rend encore plus compliquée la position du gouvernement libanais ?
05:48On est quand même dans un pays qui vient de subir des frappes extrêmement violentes
05:52et un mercredi noir à Beyrouth avec plus de 300 morts,
05:56et qui d'un coup va devoir discuter,
05:59j'allais dire d'une certaine manière,
06:01pratiquement avec le bras tenu par Israël dans la manière de négocier.
06:05Donc, ce n'est pas forcément aussi être en position de force de ce point de vue-là.
06:08Disons peut-être un mot, Carole Barjon, de la place de la France.
06:12On entendait, il y a quelques minutes, sur notre antenne,
06:14le député européen LR François-Xavier Bellamy dire
06:16que la France doit jouer un rôle pour aider au désarmement du Hezbollah.
06:20Est-ce que, Emmanuel Macron, est-ce que la France peut faire quelque chose ?
06:25C'est vrai que la France a historiquement des relations extrêmement anciennes
06:30avec le Liban et très proche, puisque ça avait été un protectorat.
06:36Donc, oui, historiquement, on pense toujours que la France a un rôle à jouer.
06:41Maintenant, est-ce qu'elle en a les moyens ?
06:42C'est toute la question.
06:44Surtout face à un pays, ou en tout cas à un dirigeant,
06:48comme Benyamin Netanyahou,
06:51qui ne veut pas, comme on le disait à l'instant, relâcher la pression.
06:55Et vous parliez de désarmement du Hezbollah.
07:01Pour Israël, on a plutôt l'impression que c'est l'extermination du Hezbollah
07:05qui est le but recherché.
07:09Donc, face à une détermination aussi farouche,
07:14c'est assez compliqué de voir le rôle que la France peut jouer.
07:18D'autant qu'on sait très bien que le seul qui peut avoir éventuellement une influence
07:26sur Netanyahou, c'est Donald Trump,
07:28puisqu'on croit savoir que les négociations qui doivent s'engager la semaine prochaine à Washington
07:37sont le résulte du fait que Donald Trump a convaincu Netanyahou.
07:41Donc, la France là-dedans, et on sait très bien que Trump, d'ailleurs,
07:46il a été fort désagréable avec Emmanuel Macron ces derniers temps.
07:50Il ne compte pas particulièrement sur nous.
07:51Voilà.
07:52Jean-Rémi Baudot, là-dessus.
07:53La position de la France par rapport au Liban, elle est, effectivement,
07:56vous le rappeliez, historique.
07:57Et je me souviens, j'ai retrouvé des déclarations de Jacques Chirac en 2006
08:01qui s'inquiétaient déjà qu'Israël n'avait pas pour projet de détruire le Liban.
08:06C'était déjà lors du conflit qui s'est déroulé en 2006.
08:10Absolument. Et en fait, moi, je me rappelle aussi de discussions que j'ai eues ces dernières semaines
08:13avec des diplomates qui disaient, qui s'interrogeaient sur la position française.
08:18Fallait-il que la France appuie largement le Liban pour tenter de,
08:22peut-être même de s'interposer à une invasion israélienne,
08:25pour tenter d'avancer sur la question du Hezbollah ?
08:28On voit bien qu'en fait, ce n'est pas de la gesticulation, mais ça pourrait sembler l'air.
08:33Mais la réalité, c'est que la diplomatie, c'est aussi ça.
08:35Quand ce matin, Emmanuel Macron va voir le pape Léon pour parler notamment de la question du Liban,
08:41on imagine bien que ça ne va pas résoudre le sujet.
08:44Néanmoins, ce sont des voies qui comptent.
08:45Le temps n'étrête pas à la diplomatie pour l'instant.
08:46Oui, mais parce que la France comme le Vatican ont des liens avec Beyrouth et avec Washington,
08:51et les deux ne portent pas vraiment Donald Trump dans leur cœur.
08:53Donc il y a peut-être des axes qui peuvent monter, mais ça reste de la diplomatie.
08:56Renaud Delis.
08:56Ce qui est intéressant, c'est que sur le timing de ce qui se joue, d'une part, sur le
09:01terrain,
09:01enfin les relations entre Liban et Israël et ses négociations attendues la semaine prochaine à Washington,
09:05d'autre part, entre les États-Unis et l'Iran, avec ces discussions qui doivent commencer demain au Pakistan,
09:09ce qu'on a l'impression quand même, c'est une convergence de calendrier, on va dire.
09:11C'est-à-dire que la proposition de Benjamin Netanyahou, c'est aussi une façon de donner,
09:15en quelque sorte, une chance aux discussions qui doivent commencer à Islamabad entre Américains et Iraniens,
09:20justement, de commencer.
09:21On s'interroge beaucoup, depuis le début de ce conflit, sur la façon dont fonctionne le tandem Trump-Netanyahou.
09:28On voit que l'un fait pression sur l'autre alternativement au gré des évolutions.
09:32On voit qu'évidemment, le plus puissant, c'est par définition, c'est Donald Trump, puisqu'il est président des
09:37États-Unis.
09:38Mais on a l'impression que chacun, justement, joue sa partition, avec des intérêts, d'ailleurs, dans ce conflit,
09:42qui ne sont pas forcément les mêmes et pas les mêmes.
09:43On a vu le récit des heures avant la guerre qui ont poussé Donald Trump à intervenir.
09:48Et avec la volonté de Donald Trump d'en sortir assez rapidement, au vu des difficultés d'enlisement,
09:53et peut-être moins rapidement pour Benjamin Netanyahou, pour d'autres raisons.
09:56On voit que, là, en quelque sorte, les deux agendas coïncident, pour ces quelques jours à venir.
10:03Mais, sur le fond, les problèmes restent entiers.
10:06C'est-à-dire, vous le disiez, désarmement du Hezbollah,
10:09ce n'est pas l'éradication du Hezbollah que semble chercher Benjamin Netanyahou,
10:12pour ce qui est de la question libanaise.
10:13Et puis, sur les discussions qui vont s'engager à Islamabad,
10:15là, on a vraiment deux listes de courses, entre guillemets,
10:19entre la liste iranienne et la liste américaine,
10:21on ne comprend pas bien quelle est la base de départ.
10:22Alors, ça, c'est un point de discussion.
10:23Et pour résumer, on a une convergence de calendriers,
10:25mais on a aussi une quadrature du cercle.
10:27C'est-à-dire qu'on demande, aujourd'hui, au Liban,
10:31un cessez-le-feu du côté libanais pour pouvoir négocier.
10:34L'Iran exige qu'il n'y ait plus de frappe israélienne pour pouvoir négocier.
10:38Sauf que le Hezbollah, qui est l'allié, aujourd'hui, de l'Iran,
10:42a tout intérêt à continuer la guerre,
10:43pour, justement, que ces négociations n'aient pas lieu,
10:46en dehors de son influence.
10:47Mais si on en vient, justement, aux négociations d'Islamabad
10:51que Renaud évoquait, Nicolas Teilhard,
10:54c'est censé ressembler à quoi ?
10:55Qui va négocier ?
10:56Et Renaud parlait de cette question de ce sur quoi on négocie.
11:02Donc, voilà, à quoi va ressembler ce sommet ?
11:05Il y a la version officielle et il y a la version officieuse.
11:07Sans doute qu'en coulisses,
11:09on a déjà des idées assez précises
11:11des points dont on va discuter.
11:13Maintenant, il y a une guerre de communication derrière.
11:15Et on l'a vu dès les premières heures du cessez-le-feu.
11:17Chacun a présenté ses documents.
11:19Donald Trump a dit,
11:20on peut partir d'un point présenté par les Iraniens
11:23qui nous semble viable.
11:25Les Iraniens ont aussitôt diffusé un document
11:26avec toutes leurs demandes maximalistes,
11:28qui n'étaient pas celui qui correspondait à la Maison-Blanche.
11:31Et en gros, chacun arrivera au Pakistan,
11:34si tout le monde y arrive,
11:35parce que là encore, on va être très prudent.
11:36Personne n'est sur place pour l'instant.
11:38Avec un programme différent.
11:39Personne n'est sur place parce que la venue des Iraniens
11:41reste incertaine,
11:42notamment en raison de ce qui se passe au Liban aujourd'hui,
11:46que pour des questions de sécurité,
11:47on imagine bien que le voyage est particulièrement périlleux
11:50et encadré.
11:52Les raisons de sécurité,
11:53c'est aussi l'argument avancé
11:54pour entretenir un certain flou
11:56sur la présence du vice-président américain
11:58à Islamabad demain.
12:01Et la capitale du Pakistan
12:02se retrouve un peu le centre du monde,
12:04mais avec aujourd'hui personne qui n'est sur place.
12:06– Carole Barjon, un mot.
12:08– Ce qu'il faut dire, je pense,
12:09à propos de ces négociations d'Islamabad,
12:12c'est que, enfin, moi j'ai l'impression
12:14que les exigences américaines
12:17ne sont pas forcément très bien parties.
12:19Pourquoi ?
12:19Parce que Donald Trump, on l'a constaté,
12:24compte tenu de l'impasse dans laquelle il se trouve,
12:28compte tenu du fait aussi de son électorat
12:33et du clan Maga qui commence à se poser beaucoup,
12:37enfin, plus que se poser des questions,
12:38mais qui voudrait que tout ça se termine très vite,
12:41parce que ça a évidemment des implications économiques énormes,
12:45le détroit à Dormuz qui est quasiment fermé.
12:50Et donc, on sait que Donald Trump veut aller vite.
12:54– Et du coup, ça c'est une position de faiblesse, pratiquement.
13:00Enfin, je veux dire, c'est évidemment ce qui donne de la force aux Iraniens,
13:05dont le seul objectif, c'est de préserver leur régime.
13:09– Et de tenir, d'ailleurs, d'une certaine façon.
13:11– Et pour, comment dire, galvaniser, si on peut dire,
13:15enfin, le mot est fort, la population iranienne,
13:19maintenir la pression et donc, en fait, continuer la guerre,
13:23de certaines façons. – Jean-Rémi Baudot, un dernier mot.
13:25– Un tout dernier mot, peut-être, pour dire à quel point,
13:27évidemment, on ne va pas tirer de plan et on ne va pas faire de pronostics.
13:30Néanmoins, c'est intéressant de voir que l'arrivée du Pakistan
13:33dans cette négociation, je pense que si on s'était posé la question
13:36il y a deux semaines que le Pakistan pourrait jouer un rôle,
13:39on ne l'aurait peut-être pas parié.
13:41Et donc, c'est intéressant de voir que quasiment jour par jour,
13:45la géographie de toute cette négociation évolue.
13:47Alors, où est-ce que ça aboutit ? Je ne sais pas,
13:49mais c'est intéressant de voir que tout est tellement mouvant
13:52qu'il peut y avoir une tierce personne, comme ça,
13:54qui prend un peu le lead dans une négociation.
13:56Et c'est peut-être ça la clé.
13:57– Et pour résumer la difficulté, on a des joueurs de poker d'un côté,
13:59des joueurs d'échec de l'autre.
14:01– Merci à vous, en tout cas, Nicolas Teilhard,
14:03d'être passé nous voir ce matin, rédaction internationale de Radio France.
14:09On va parler de la politique française.
14:12Juste après l'info, en une minute, voici Diane Ferchitti, il est 9h20.
14:15– Une aide de plus pour les agriculteurs.
14:19Le gouvernement débloque une enveloppe de 20 millions d'euros
14:21pour ceux qui sont le plus en difficulté,
14:23entre la hausse du prix du carburant et celle du coût des engrais.
14:26Avec la trêve fragile entre les États-Unis et l'Iran,
14:29le baril de pétrole est repassé sous les 100 dollars.
14:32Mais à la pompe, la baisse risque de ne pas se faire sentir.
14:35Dans l'immédiat, la circulation des navires,
14:36notamment des pétroliers dans le détroit d'Hormuz,
14:39n'est toujours pas rétablie.
14:40Et ce matin, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky,
14:43appelle à réappliquer les sanctions sur le pétrole russe.
14:46Après ce cessez-le-feu entre l'Iran et les États-Unis,
14:48l'Ukraine à nouveau touchée par des frappes russes au cours de la nuit.
14:52Dans l'est du pays, elles ont fait au moins deux morts et trois blessés.
14:56C'est une information France Info.
14:57Le service national dont le recrutement a été lancé il y a trois mois
15:01a déjà attiré 2200 jeunes.
15:03L'objectif des 3000 candidats au mois de juillet n'est pas encore atteint,
15:06mais le ministère des Armées se dit confiant.
15:09Dans quelques heures, ils vont retrouver l'atmosphère terrestre.
15:12Les quatre astronautes de la mission Artemis II doivent amérir ce soir au large de la Californie
15:17après leur vol autour de la Lune, dix jours de mission
15:20qui s'est jusque-là parfaitement bien déroulée.
15:26France Info
15:29Les informés, Adrien Bec, Renaud Delis
15:33Et toujours avec Carole Barjon, éditeur et liste à la revue politique et parlementaire,
15:39ainsi que Jean-Rémi Baudot, chef du service politique de France Info.
15:42Nous changeons complètement de sujet, Renaud.
15:44Nous allons nous intéresser à la présidentielle française et à la droite française.
15:49Et à d'autres formes de négociations ou de discussions en cours, en quelque sorte, au sein de la droite.
15:53Ce n'est pas plus simple, ce n'est pas plus facile.
15:55Résumons à l'approche de l'élection présidentielle dans un an.
15:57La droite, visiblement, n'a pas de boussole, pas de cap, pas de candidat naturel.
16:01Alors, le président des Républicains, Bruno Rotaillot, lui, s'est déclaré candidat.
16:04Il veut d'ailleurs faire valider sa candidature par un vote le 18 avril des adhérents de son parti LR.
16:10David Lysnard, le maire de Cannes et président de l'Association des maires de France,
16:12a claqué la porte de LR, a annoncé sa propre candidature.
16:15Il affiche, lui, plutôt, on va dire, sa complicité avec Éric Ciotti, le nouveau maire de Nice,
16:20allié, lui, du Rassemblement National.
16:21On voit donc qu'une frange, on va dire, de LR semble plutôt aspirée, peu à peu,
16:27par l'influence du Rassemblement National.
16:29D'autres, à l'inverse, comme Jean-François Copé, Valérie Pécresse, Michel Barnier,
16:33et d'autres plaident pour un candidat unique, rassemblant le centre et la droite.
16:37La droite et le centre, ce qui pourrait donc, évidemment, intéresser, par exemple,
16:42Édouard Philippe, qui pourrait postuler pour être celui-là.
16:45Alors, selon quelles procédures, les primaires ou pas, etc., on n'en est pas là, loin de là.
16:48Est-ce que c'est une bonne idée, un candidat rassemblant la droite et le centre ?
16:51Pas du tout, selon François-Xavier Bellamy, l'eurodéputé LR, proche de Bruno Etaillot,
16:57qui était votre invité il y a quelques minutes sur ce plateau.
17:00Moi, je crois au rassemblement de tous les électeurs qui veulent l'alternance pour le pays.
17:04Et donc, il faut rassembler largement.
17:06Mais rassembler, ça ne veut pas dire se diluer.
17:08Et surtout, ça ne veut pas dire se compromettre avec ceux qui ont mis le pays dans la crise où
17:12il se trouve aujourd'hui.
17:13En 2027, les Français vont chercher une alternance au macronisme.
17:18Alors, François-Xavier Bellamy, tout à l'heure sur France Info, Jean-Rémi Baudot, je commence avec vous.
17:25Quand Jean-François Copé parle de schisme à droite, d'ailleurs incarné, semble-t-il, selon lui, par François-Xavier
17:31Bellamy,
17:33est-ce qu'on n'en est quand même pas loin ?
17:35On n'en est pas loin.
17:36Et même à Versailles, elle arrive droite, elle arrive gauche.
17:37Donc, pour François-Xavier Bellamy, il est forcément un peu, il tente un peu de gérer les deux côtés.
17:43Qui est Versaillais, rappelons-nous.
17:44Qui est Versaillais, voilà, pour l'anecdote.
17:45Non, ce qui est intéressant dans ce qu'on entend, c'est que François-Xavier Bellamy, il ne veut pas
17:49d'un Gabriel Attal dans le casting.
17:52Puisqu'en gros, lui veut se détacher de ce que représente le macronisme de près ou de loin.
17:56La question est de savoir, est-ce qu'éventuellement, Édouard Philippe rentre dans la catégorie des macronistes ?
18:00En fait, au fond, c'est ça la question.
18:04Ce qui est intéressant, c'est que François-Xavier Bellamy, c'est un peu une boussole pour certains chez les
18:08Républicains.
18:09Et notamment pour un certain Bruno Retailleux, qui est le patron du parti, qui avait quand même remporté le parti
18:13avec 75% des voix.
18:14Et qui se retrouve toujours un peu en difficulté, toujours un peu challengé, notamment par Laurent Wauquiez.
18:20Alors, sans rentrer forcément dans la tambouille trop politique et les noms comme ça qu'on va balancer sur le
18:25plateau.
18:25La question, c'est de savoir ce que représente aujourd'hui la droite et y a-t-il encore réellement
18:30un espace pour un parti comme les Républicains.
18:33Parce que quand on entend...
18:34Pardonnez-moi, j'ai l'impression que cette question, à chaque fois qu'on parle de la droite, ça se
18:37pose à chaque fois.
18:37Mais oui, parce qu'elle n'a pas été tranchée.
18:40Quand un Laurent Wauquiez s'interroge sur une primaire qui irait du centre à Éric Zemmour,
18:45enfin, le logiciel idéologique d'un Zemmour est tellement loin du centre.
18:51Et même, philosophiquement, en réalité, les LR Bontins de l'époque ne se seraient jamais associés à l'idée même
18:58de parler à Éric Zemmour.
18:59Donc, en fait, il faut se rendre compte à quel point il n'y a aucune clarification de la ligne.
19:04Et c'est ce qui fait que, pour l'instant, ça ne fonctionne plus.
19:07Carole Barjon, est-ce que la scission, le schisme, appelez-le comme vous voulez, est inévitable ?
19:12Est-ce que, quand on voit, effectivement, François-Xavier Bellamy qui refuse de dire s'il faut un candidat de
19:18la droite et du centre,
19:19mais qui dit, bon, il faut qu'on rassemble les électeurs de la droite et du centre,
19:23on est très loin de ce que d'autres portent à droite, comme le disait Jean-Rémy ?
19:28Oui, oui, non, mais tout à fait. Le schisme est tout à fait envisageable, mais peut-être pas tout de
19:34suite.
19:34Moi, je crois que, donc, le week-end prochain, dimanche, samedi et dimanche en 8,
19:41Bruno Retailleau va se faire élire par les adhérents de LR comme candidat des Républicains.
19:54Ensuite, il va se mettre en route, il va développer son projet, de même qu'Édouard Philippe, parallèlement, va le
20:03faire.
20:04Et moi, je crois que ce sont les projets qui vont...
20:06Attendez, pardonnez-moi, expliquez peut-être pourquoi Bruno Retailleau va se faire élire candidat pour être...
20:11Parce qu'il y a un vote interne qui va proposer que le président du parti soit le candidat.
20:18Il a proposé trois solutions. Une primaire interne à LR, où pourraient être candidats Michel Barnier, Xavier Bertrand, David Lysnard,
20:30etc.
20:30Ou le fait que ce soit le président du parti. Mais allez-y, continuez, je vais vous écouter.
20:34Lui-même, bon, David Lysnard, il n'en est plus question, il a quitté le parti républicain.
20:40Xavier Bertrand joue sa carte de son côté, etc. Donc, Bruno Retailleau sera probablement le seul candidat.
20:47C'est le seul nom soumis au vote des adhérents, quand même, Bruno Retailleau.
20:50Parce que la troisième proposition, c'est sinon de considérer pour les adhérents à LR que, naturellement, leur candidat serait
20:55le président du parti.
20:56Voilà. C'est assez stucieux, en fait. D'ailleurs, qu'il y a un seul nom soumis au vote des
20:59adhérents, il est possible qu'il l'emporte.
21:01Voilà. Il est fort possible qu'il l'emporte.
21:03Et ensuite, lui, tout son propos, qui est un pari peut-être hasardeux, mais tout son propos, c'est d
21:13'être à droite toute, de faire de la France insoumise son ennemi principal.
21:19Et du coup, de se démarquer de cette façon-là d'Edouard Philippe, qui, pour l'instant, est devant lui
21:24dans les sondages, et espérer rallier ensuite le centre.
21:29En fait, il caresse le rêve de Nicolas Sarkozy de 2007, qui était de chiffonner les voix du RN.
21:34Sauf que le Rassemblement national est beaucoup plus fort aujourd'hui qu'en 2007.
21:39Reste le RN au milieu de tout ça, Renaud Daly.
21:41Il vous reste cinq secondes pour la logique idéologique, en quelque sorte, politique, identitaire, je vais dire culturelle.
21:47Ce serait que la droite aille vers un schisme, vers une scission définitive entre ceux qui sont partisans d'une
21:51alliance avec le centre et éventuellement d'un candidat commun,
21:53et puis ceux qui sont plus aspirés par le RN.
21:56Mais il y a toujours les intérêts partisans, les intérêts électoraux des uns, des autres,
21:59qui peuvent encore faire repousser cette échéance qui semble assez logique au regard de l'évolution des droits, en quelque
22:05sorte, depuis une bonne dizaine d'années.
22:07Et je remercie Carole Barjon, éditeur iriste à la Revue Politique et Parlementaire, Jean-Rémi Baudot, chef du service politique
22:12de France Info.
22:13Et que seraient les informés sans Renaud Daly ? Merci à vous.
22:17Vous en faites trop, Adrien, je crois.
22:19Merci, moi qui vous remercie.
22:20Je crois que j'en fais trop. Restez sur France Info. Très bonne journée.
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