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  • il y a 3 heures
Jeudi 25 juin, Hedwige Chevrillon a reçu Yohann Petiot, directeur général de l'Alliance du Commerce, Pierre Chasseray, porte-parole de l'association 40 millions d'automobilistes, ainsi que Guillaume Gibault, président fondateur du Slip Français, dans l'émission La Grande Interview sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez-la en podcast.

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00:00M.Business et la Tribune présente
00:04Le 18-19 d'Edvie Chevrillon
00:09Bonsoir à tous, bienvenue dans le 18-19.
00:13Trois invités ce soir.
00:15Premier invité, c'est Johan Petiot, il est directeur général de l'Alliance du Commerce.
00:18Évidemment, on va parler des soldes.
00:20La canicule, ça ne facilite pas les choses.
00:22La première journée n'a pas été terrible et peut-être que les perspectives sont meilleures.
00:25On parlera en tous les cas des Français qui sont toujours friands de fast fashion.
00:30Il y a une loi en préparation, vous le savez.
00:32Est-ce que c'est une bonne idée ou pas ?
00:34On parlera du BHV, le retour de la confiance.
00:36Et puis surtout, on parlera du textile qui souffre beaucoup justement de cette concurrence des plateformes.
00:41Ensuite, c'est Pierre Chasserey qui sera avec nous.
00:43Il est porte-parole de l'association 40 millions d'automobilistes.
00:46On le voit très souvent, c'est toujours lui qui proteste contre la fiscalité, je cite, prédatrice mise en place
00:52par le gouvernement.
00:52Il publie un livre à charge justement contre le gouvernement qui ne comprend pas cette France des régions qui a
00:58besoin de sa voiture.
01:00Et puis ensuite, justement, puisqu'on parlait du textile, c'est Guillaume Gibault, le président fondateur du slip français.
01:06Il sera en direct de la Bourse de Paris parce que c'est là, enfin du palais de la Bourse,
01:12parce que c'est là où il rencontre en ce moment même les investisseurs.
01:14Il nous dira un peu quel accueil on lui a réservé pour son slogan, mettez votre slip en action.
01:20Mais tout de suite, on retrouve Stéphanie Collot pour son journal de l'écho.
01:27Il est un peu plus de 18h. Bonsoir Stéphanie.
01:29Bonsoir Edwin.
01:30On commence par ce jugement qui va faire date contre Total Energy.
01:33Le pétrolier est effectivement condamné par le tribunal judiciaire de Paris à dévoiler les émissions carbone de ses clients.
01:39Plusieurs ONG et la mairie de Paris avaient saisi la justice en 2020,
01:43estimant que le groupe n'avait pas rempli son devoir de vigilance qui impose de prévenir les risques environnementaux.
01:49La ville de Paris salue une décision majeure dans l'histoire du droit climatique français.
01:54À ce stade, Total Energy n'a pas indiqué s'il faisait appel de cette décision.
01:58La canicule se poursuit en France et dans ce contexte,
02:00Enedis déclenche sa force d'intervention rapide face à un risque de coupure d'électricité élevée.
02:07Cet épisode exceptionnel fragilise les câbles situés sous les sols surchauffés.
02:1236 000 foyers sont privés d'électricité, essentiellement dans les Yvelines et en Gironde.
02:16Par ailleurs, deux nouveaux réacteurs nucléaires sont à l'arrêt, ceux de Nogent-sur-Seine et de Buget.
02:21Le maire de Paris évoque une situation assez critique dans la capitale et une mortalité en hausse.
02:26J'en profite pour dire que, justement, Marianne Légnon, la présidente du directoire d'Enedis sera notre invitée.
02:31Ce sera lundi à 18h.
02:33La dette de la France continue de flamber.
02:35Elle dépasse la barre des 3 500 milliards d'euros au premier trimestre, selon l'INSEE.
02:4177,5% du PIB.
02:42Le coût de la dette va atteindre 77 milliards d'euros cette année.
02:46La Cour des comptes appelle à une prise de conscience et des réponses rapides
02:49et prévient par ailleurs que la prévision du gouvernement d'un déficit à 5% du PIB est loin d
02:53'être acquise.
02:54Aux Etats-Unis, l'inflation accélère nettement au plus haut depuis trois ans.
02:59Les prix progressent de 4,1% en mai sur un an, après une hausse de 3,8% le
03:03mois précédent.
03:04La croissance américaine est en revanche révisée à la hausse pour le premier trimestre.
03:08Le PIB progresse de 2,1% contre une estimation précédente de 1,6%.
03:15Et puis, on a appris aujourd'hui le décès de Gérard Brémont, le fondateur du groupe Pierre et Vacances.
03:20Il est mort à 88 ans.
03:22La direction du groupe salue l'un des entrepreneurs les plus créatifs de sa génération.
03:31Les marchés avec Antoine Larigauderie.
03:34Bonsoir Antoine.
03:35Bonsoir Stéphanie.
03:36Bonsoir Antoine.
03:37Et le CAC termine en hausse ce soir.
03:38Oui, on termine bien orienté.
03:40Alors, petite sous-performance par rapport au reste de l'Europe boursière.
03:42A signalé qu'il y a eu un moment de swing, comme on dit, des montagnes russes, notamment autour de
03:47la tech.
03:48Après les résultats de l'américain Micron, qui était quand même le plat de résistance du jour et qui était
03:52bien, bien, bien au-dessus des attentes.
03:53Mais il y a eu beaucoup d'arbitrages.
03:56Et le CAC 40 termine sur une progression de 0,55%, 8 431 points.
04:01Un petit tour en dessous par rapport à l'Eurostock 50 qui était plus décidé, à plus 0,8%.
04:05A noter que c'est des titres un petit peu plus traditionnels qui signent les principales hausses du jour.
04:10Accords nouveaux, plus hauts, historiques.
04:1151,62.
04:12On a monté 3,16% en clôture.
04:15Société Générale, plus 2,84 à 78,18 euros.
04:18ST Micro, donc bien orienté dans le siège de Micron, plus 2,6%.
04:2265,06 à la baisse.
04:24La défense était un peu vendue, moins 3% pour Thalès à 218,40 euros.
04:28Publicisme, moins 1,7% à 86,58 euros.
04:31Sur le SBF 120, plus forte au Soitec, plus 4,6%, 112,25.
04:35Plus forte baisse, Eutelsat, moins 6,9% à 2,16.
04:40A signaler les volumes d'échange qui étaient relativement actifs, à 4 milliards d'euros d'actions négociées.
04:44C'est le pétrole qui remonte un peu, 74,90 dollars et 1 euro qui s'est bel et bien
04:49installé sous 1,14, 1,13,83.
04:51Le CAC donc plus 0,5, 8,431.
04:54Merci Antoine, merci Stéphanie.
04:56On vous retrouve, ce sera à 19h30 pour le Grand Journal de l'Éco.
05:00Tout de suite, on parle des soldes, le solde de la canicule.
05:03Peut-être que c'est là où on peut trouver de la fraîcheur.
05:04En tout cas, c'est plutôt dans les grands magasins.
05:06On en parle avec Johan Pecio, directeur général de l'Alliance du Commerce.
05:09A tout de suite.
05:20Ça y est, c'est parti pour le 18-19, mais c'est aussi parti pour les soldes.
05:23Bonsoir Johan Pecio.
05:25Bonsoir Johan Pecio.
05:25Merci, c'est notre rendez-vous biannuel pour parler des soldes.
05:30Là, on va parler évidemment des soldes d'été.
05:31Ça a ouvert hier.
05:32Je rappelle que vous êtes directeur général de l'Alliance pour le Commerce.
05:35Plus tous les grandes enseignes, l'Alliance pour le Commerce.
05:38Et donc, savoir comment c'est passé.
05:41Il y a un communiqué de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Paris
05:44qui dit que c'est comme la première journée a été un peu en demi-teinte.
05:47Comment ça se passe avec cette canicule ?
05:49Oui, c'est vrai.
05:50Et on s'y attendait maintenant depuis quelques jours.
05:52Je partage tout à fait le constat exprimé par la Chambre de Commerce.
05:56En effet, c'est une journée, une première journée en demi-teinte.
05:59Certainement, la deuxième le sera aussi sous l'effet, sans surprise,
06:03de la canicule, des très fortes chaleurs qu'on connaît maintenant depuis quelques jours.
06:07En demi-teinte, pourquoi ?
06:09Parce que certains, quand même, certaines zones arrivent à tirer leur épingle du jeu.
06:12Plutôt les grands centres commerciaux, les grands magasins,
06:16qui sont des espaces avec une offre très diverse et climatisés.
06:19J'ai admis qu'il y a une offre à peu d'importance.
06:21Non, c'est plutôt qu'ils sont climatisés.
06:23Vous avez tout sous le même toit.
06:25Vous avez un large choix et dans un espace qui est climatisé.
06:29Et en ce moment, en effet, c'est très rechargé.
06:32Pour vous donner, par exemple, quelques chiffres, sur la première journée d'hier,
06:35en magasin, on accuse quand même un retard de moins 14% par rapport à l'année dernière.
06:42Mais quand on regarde ce qui se passe finalement dans les centres-cours,
06:47on est plutôt sur du moins 5% par rapport à l'année dernière.
06:49Et les centres-villes sont, en tout cas, autour de moins 15%.
06:53Donc, on voit bien que les centres-villes souffrent beaucoup plus que les centres commerciaux
06:57et les grands espaces type grands magasins qui peuvent vous accueillir dans un environnement favorable.
07:03Oui, j'ai envie de dire que c'est dramatique.
07:04On reviendra un peu sur...
07:05Parce que pourtant, les Français ont envie d'acheter.
07:07On le verra.
07:08Il y a un sondage qui a été fait par Opinion Way et Mollie
07:11qui montre que le budget est assez important,
07:14que les Français comptent, en tous les cas,
07:18utiliser pour acheter des vêtements ou de l'électroménager.
07:22Mais ce qui est dramatique, c'est quand même que c'est les centres-villes qui souffrent encore plus.
07:26Parce que, déjà, on sait que la situation est très critique.
07:29Et que là, du coup, ça va accentuer, justement, cette déprime des centres-villes.
07:35Oui, alors, c'est un phénomène qui est, on va dire, limité aujourd'hui, cette semaine,
07:38même si on nous annonce qu'il devrait se perdurer.
07:40Mais on sait qu'à l'avenir, ces phénomènes-là vont se multiplier.
07:43Donc, ça pose en effet la question de comment on s'adapte à ces nouveaux climats,
07:49que ce soit pour nos magasins, que ce soit aussi pour notre offre de produits
07:52et pour les zones dans lesquelles on s'est implantés.
07:54Et c'est un sujet qui va occuper de très nombreux débats dans les mois à venir.
07:58Mais en effet, il y a une question essentielle qui est celle de l'adaptation de nos organisations,
08:02de nos offres de produits, de nos zones commerciales à ce changement climatique.
08:06Oui, les zones commerciales et des boutiques.
08:08Et des boutiques, bien sûr.
08:09Et des boutiques, même si vous êtes plutôt sur les grandes enseignes.
08:11Mais c'est vrai que pour les boutiques, c'est quand même une question qui se pose
08:15parce qu'il y a un coût à l'accueil.
08:16Il y a un coût pour tout le monde, non ?
08:17Oui, et nous avons chez nous, y compris dans les réseaux, des acteurs qui ont des petits magasins
08:22de 100, 150 mètres, 200 mètres carrés, et qui doivent s'adapter justement à cette nouvelle donne.
08:29On a pris déjà beaucoup de mesures sur les économies d'énergie, sur la climatisation,
08:33au moment de la crise énergétique, au moment de l'entrée de la guerre en Russie contre l'Ukraine,
08:39où on avait un coût de l'énergie qui avait beaucoup augmenté.
08:41On avait fait beaucoup d'efforts dans la réduction des économies d'énergie,
08:44dans la modernisation de nos équipements de clim, dans les changements de pratiques aussi,
08:49être habitué à fermer la porte du magasin quand vous rentrez ou quand vous sortez.
08:55C'est un changement de pratique qui est en mouvement,
08:58que les enseignes prêvent vraiment à bras-le-corps,
09:01et en tout cas, c'est quelque chose sur lequel on devra travailler dans les années à venir.
09:06Quelle est la situation des stocks et quelle baisse des prix faut-il s'attendre ?
09:15Comme tous les ans aux gens...
09:16Oui, est-ce que c'est plus ou moins ? Parce que c'est un peu la question qu'on
09:19se pose tous.
09:20La saison printemps-été a plutôt été en demi-teinte, elle aussi également.
09:24On a eu un mois de mars et avril relativement plus vieux, avec pas vraiment un temps...
09:29Pas relativement, on a eu plus vieux.
09:30Beaucoup, plus vieux, voilà.
09:33Mais pareil, on a eu quelques grosses chaleurs, on s'en souvient, à la fin du mois de mai,
09:37qui a boosté véritablement notre activité, qui a permis aux Français aussi de se rééquiper pour l'été.
09:42Donc il y a des grosses attentes, c'est vrai, sur les soldes, vous l'avez dit, du côté des
09:47consommateurs,
09:48mais aussi du côté des commerçants.
09:50Donc oui, il y a aujourd'hui en magasin des réductions qui sont en tout cas intéressantes pour les clients,
09:57et il y a des bonnes affaires à faire.
09:59Mais par rapport à d'habitude, si on regarde ça, ce n'est pas les premières soldes que vous faites,
10:05qu'est-ce qu'il y a de différent ?
10:07Parce que moi, j'avais cru lire et comprendre qu'il y avait des réductions immédiates beaucoup plus importantes que
10:13d'habitude.
10:14Oui, ce qui est vrai, c'est que souvent, on entre aujourd'hui, la tendance de ces dernières années,
10:19c'est de rentrer en promotion de manière beaucoup plus attractif pour le client,
10:23de manière beaucoup plus forte.
10:24La deuxième démarque arrive aussi plus rapidement, parce qu'on sait aussi que ce qui marche bien dans les soldes
10:29d'été,
10:30c'est plutôt le début, c'est la première quinzaine qui va donner le rythme.
10:32Et donc on a intérêt, dès le début, à avoir une offre, y compris en prix, qui soit attractif pour
10:38nos clients.
10:39Mais on sent aussi quand même un mouvement chez les enseignes et les grands magasins,
10:42de vouloir faire moins de soldes, mais mieux.
10:45Mieux, ça veut dire, vous l'avez dit, être très attractif dès le début, en prix,
10:49mais aussi, tout au long de l'année, avoir des soldes qui soient plus ciblés sur les produits,
10:54quel produit il est intéressant de mettre en solde, quel autre, au contraire, il est intéressant de mettre en solde.
10:59Mais du coup, il y a des soldes un peu tout le temps, c'est ce qu'on dit, la
11:02fois qu'on en parle.
11:03Moins quand même, parce qu'aujourd'hui, toutes les entreprises ont intérêt à préserver leurs marges, on le sait,
11:09mais en faisant moins, elles peuvent faire mieux, mieux pour le consommateur,
11:12en ciblant les bons produits, en ciblant le bon client.
11:15Est-ce que c'est un client que j'ai envie de fidéliser, que je connais déjà,
11:20est-ce que c'est un nouveau client ? Peut-être que je ne vais pas lui faire la même
11:23offre de réduction.
11:25Donc voilà, il y a un pilotage des soldes par les grands magasins et par les enseignes aujourd'hui
11:30qui est beaucoup plus fin, et c'est à la fois bon pour le commerce et bon pour le client.
11:34Et en même temps, je le disais, il y a ce sondage publié hier par Molli et Opinion Way,
11:39qui montre que là, pour le coup, il y avait un vent d'optimisme qui soufflait,
11:43parce qu'il y avait un budget qui était à peu près de 357 euros, soit 124 euros de plus
11:50que l'année dernière.
11:51Vous voyez ?
11:52En effet, vous l'avez dit, c'est un vent d'optimisme.
11:57Encore une fois, les soldes durent quatre semaines,
11:59donc on espère qu'on tirera le bilan complet à la fin de ces quatre semaines.
12:02Il ne faut pas tirer un bilan sur cette première journée.
12:04Mais en effet, on est dans une période qui est plutôt favorable.
12:07Après un mois de mars et un mois d'avril qui a été compliqué,
12:09où le moral des Français était plutôt en berne en raison de la crise géopolitique au Moyen-Orient.
12:14Là, la crise internationale se calmait.
12:17L'INSEE, ce matin, nous a dit que le moral des Français, au mois de juin, s'améliorait, remontait.
12:23Il nous a dit qu'elle était encore exposée, la dette de la France.
12:26Et puis, il nous a dit aussi, effectivement, que les malais français étaient un peu plus optimistes.
12:31Un peu plus optimistes.
12:32Et en effet, à la recherche de bonnes affaires,
12:34parce qu'il y a quand même cette contrainte de pouvoir d'achat qui pèse sur de nombreux Français.
12:38Donc, ils étaient prêts à dépenser et à faire de bonnes affaires.
12:42Donc, on espère que sur l'ensemble du mois, encore une fois, les soldes, c'est jusqu'au 21 juillet.
12:46Et on espère que sur les quatre semaines, tous les Français pourront se rendre...
12:50Est-ce que pour vous, elles ont démarré à la bonne date ?
12:52Oui, on se pose cette question...
12:54Parce qu'à chaque fois, oui, je sais, j'ai un peu démarronné, mais...
12:57On se pose cette question tous les ans, à toutes les périodes.
12:59Écoutez, on pourrait se refaire un grand débat dessus.
13:02On y passerait très longtemps.
13:03En tout cas, elles étaient, cette année, à la bonne période.
13:06Enfin, on considère, oui, que c'était la bonne période pour nous.
13:10Yann, quand on regarde sur les modes de consommation,
13:12on se rend compte que les Français, en fait, sont assez fidèles à leurs marques.
13:16Il y en a 90%, enfin, 89% qui achètent toujours un peu les mêmes marques.
13:21Est-ce que ce n'est pas un phénomène un peu nouveau,
13:23parce qu'il y a un besoin de réassurance ?
13:26C'est ce que j'allais dire, dans un monde où, justement, il y a une offre à profusion,
13:31on a aussi parfois besoin de se rassurer auprès de marques que l'on connaît,
13:35dont on est sûr du produit qu'ils nous proposent,
13:38qui respectent les règles, qui nous font du bien, qui nous plaît, qui a un style qui nous plaît.
13:42Donc, c'est plutôt une chose favorable pour les enseignes qui travaillent leurs produits dans la durée
13:48et qui sont fidèles aussi à leurs clients.
13:50Où est-ce que les soldes sont le plus, comment dire, utilisés ?
13:55Puisqu'on sait que, par exemple, avec la contrainte de pouvoir d'achat,
13:58notamment chez les jeunes, c'est le moment où ils achètent beaucoup de choses.
14:02C'est plutôt l'électroménager, c'est l'ameublement, c'est le textile, c'est quoi ?
14:07Les soldes, quand même, en tout cas pour les soldes d'hiver et d'été,
14:10c'est historiquement plutôt porté par le marché de l'habillement,
14:14justement parce qu'on est en fin de saison.
14:17Pour l'électroménager, vous avez le mois du blanc,
14:18enfin, il y a d'autres périodes aussi de l'année qui sont essentielles pour ces électeurs-là.
14:21Pour les soldes, ça reste quand même un temps fort pour la mode en premier.
14:25Comment ça se passe en ce moment avec cette loi fast fashion
14:29que vous aviez réclamée après l'affaire Chine et le BHV ?
14:36On en dira un mot.
14:38Cette loi fast fashion, elle est en commission mixte paritaire ?
14:41Certains disent qu'elle est très bien, comme ça elle va permettre d'atteindre ses objectifs.
14:47Et puis d'autres disent, mais non, en fait, qu'est-ce qui va être le plus pénalisé dans un
14:50premier temps ?
14:51C'est le textile français, les enseignes français.
14:52C'est quoi votre position à l'alliance du commerce ?
14:54Elle est sur ces deux jambes-là.
14:57En réalité, tout le monde connaît le constat de ces 800 millions d'articles
15:02qu'on a reçus encore l'année dernière.
15:04Donc 97% venaient de Chine avec un grand nombre qui ne respectent pas nos règles.
15:07Donc sur le constat, je pense que tout le monde est d'accord.
15:09Et nous, on a toujours dit que cette proposition de loi, si elle était bien faite,
15:13si elle était applicable avec une cible précise sur les acteurs de la mode ultra-express,
15:18donc les plateformes internationales, ça pouvait être un outil utile.
15:21Oui, mais qu'est-ce qu'il aurait fallu faire ?
15:23Aujourd'hui, on est rassuré quand on entend notre ministre de l'Économie,
15:29notre ministre de la Transition écologique, Mathieu Lefebvre,
15:31y compris les rapporteurs dans les deux assemblées,
15:34qui nous disent vouloir d'abord cibler les plateformes de l'ultra-expressation
15:38et préserver et protéger le tissu commercial implanté en France.
15:41Pour nous, c'était essentiel que la cible soit claire.
15:44Après, il se pose des questions, c'est vrai, juridiques.
15:48Est-ce qu'on aura l'autorisation de l'Europe de tout faire ?
15:53Parce que pour que ça s'applique justement à des plateformes telles que Chine
15:56ou TEMU qui sont implantées en Irlande,
15:58il faut que l'Europe nous autorise à recourir à des exceptions.
16:02Est-ce qu'elle le fera ?
16:04Et c'est important parce que si elle ne le fait pas,
16:07la loi ne leur sera pas applicable
16:09et on risque de pénaliser en priorité des acteurs implantés sur notre sol.
16:13Donc voilà, on marche sur une ligne de crête,
16:16mais nous, on a toujours souhaité en tout cas un outil ciblé
16:21qui puisse être utile dans la lutte contre les plateformes de l'ultra-mod express.
16:25D'accord.
16:26Cette loi, en fait, depuis le temps qu'on en parle,
16:27quand est-ce qu'elle devrait être votée, promulguée, décrée ?
16:32Il y en a encore pour de nombreux mois, pour ne pas dire années ?
16:35Les mesures vont s'étaler dans le temps en réalité.
16:37Vous l'avez dit, hier c'est passé à l'Assemblée.
16:39Lundi prochain, le 29 juin, aura lieu le dernier vote au Sénat.
16:44Après, la loi en principe sera adoptée par le Parlement.
16:47Ensuite viendra le temps du gouvernement qui prendra les textes d'application.
16:52Et après, la loi prévoit aujourd'hui, au 1er septembre 2026,
16:55l'entrée en vigueur de la pénalité financière sur les plateformes de l'ultra-fast fashion.
17:00Et après, au 1er janvier 2027, l'interdiction de la publicité.
17:06Tout cela, entre parenthèses, bien sûr.
17:08Est-ce qu'on aura eu l'autorisation de l'Europe entre-temps ?
17:11Est-ce que ce sera applicable à tous les acteurs ?
17:13Ce sont toutes ces questions-là auxquelles il va falloir répondre.
17:15Mais voici, en tout cas, les deux échéants.
17:17Juste un point sur la publicité.
17:18C'est-à-dire que quand on va sur les réseaux sociaux,
17:20parce que c'est les achats en ligne, évidemment,
17:23quand vous avez accès à toutes ces plateformes tout le temps,
17:27mais ce n'est pas de la publicité, comment vous faites pour interdire ça ?
17:29Alors, aujourd'hui, est prévue dans la loi à la fois la publicité directe par les marques,
17:34celle qu'une marque va réaliser directement,
17:36mais aussi toutes les activités de promotion directe et indirecte
17:40réalisées par les influenceurs sur les réseaux sociaux.
17:43Donc, en principe, c'est couvert dans le champ de la loi.
17:46Après, là où vous avez raison,
17:47on va se poser quand même des questions extrêmement importantes
17:49de comment on contrôle la masse de ces publicités
17:52et de ces influenceurs sur Internet
17:54et comment on agit, effectivement, pour faire respecter la loi
17:56si demain, on arrive à la faire rentrer en vigueur.
17:59Oui, parce que lorsqu'on voit ce qui a été adopté,
18:02la taxe sur les petits colis,
18:04en fait, on se rend compte que ça n'a pas changé grand-chose,
18:06si ce n'est que, du coup, ça a profité à la Belgique
18:08et puis moi à la France.
18:11C'est certain.
18:11Nous, c'est un risque qu'on avait dit au moment de la loi de la France
18:14de l'année dernière.
18:15On avait dit, oui, c'est une déception pour nous,
18:19mais pour le secteur et pour notre économie,
18:22parce que finalement, il y a tout un secteur de la logistique
18:24qui a été pénalisé aussi en France.
18:26Néanmoins, quand même, peut-être pour dire,
18:28je pense que si la France n'avait pas été au-devant
18:31de ses combats sur les droits de douane,
18:33sur les frais, sur les petits colis,
18:35l'Europe n'aurait pas avancé.
18:36Et maintenant, l'Europe a décidé d'avancer.
18:38La semaine prochaine, le 1er juillet,
18:40les 3 euros de droits de douane sur les colis
18:43entrent en vigueur.
18:44Au mois de novembre,
18:46c'est 2 euros supplémentaires par article
18:48qui seront appliqués.
18:503 et 2, ça fait 5.
18:52C'est quand même un montant qui commence à être important.
18:54Si on ajoute la pénalité financière
18:56qui a été votée dans la loi française,
18:58on pense et on espère que ça aura un véritable effet.
19:01Là où la France a péché,
19:02peut-être par rapidité,
19:05c'est d'avoir voulu maintenir sa taxe
19:08alors que l'Europe, finalement,
19:10avait un autre calendrier.
19:11Et finalement, en effet,
19:12ça s'est retourné contre les entreprises françaises.
19:14Oui, ça s'est retourné contre les entreprises françaises.
19:16Mais on voit que finalement,
19:18tant que l'Europe n'est pas à l'unisson,
19:21ça se retourne toujours contre nous.
19:22C'est ça.
19:23C'est pour ça que nous aussi,
19:24sur ce texte-là de l'APP AlphaSation,
19:25on demande véritablement
19:26que ça s'inscrive dans le cadre européen.
19:29Encore une fois, attention,
19:30nos entreprises françaises,
19:32elles agissent sur l'ensemble du marché unique.
19:34Elles sont présentes aussi bien en France
19:35que dans les autres pays de l'Europe.
19:37Elles ne peuvent pas se voir appliquer des règles,
19:39spécialement en France
19:41et pas dans les autres pays
19:42et vice-versa.
19:43C'est très important d'avoir aujourd'hui
19:45une échelle, une appréciation de pensée
19:47qui est européenne.
19:48Mais l'Europe doit aussi avancer.
19:51L'Europe, elle met trop de temps pour agir.
19:53Ça s'existe dans d'autres secteurs.
19:55On a lu, il y a quelques semaines,
19:57la sanction contre la plateforme TEMO
19:58de 200 millions d'euros.
20:00Il a fallu plus de deux ans et demi d'enquête
20:02pour arriver à cette sanction.
20:03Or, en deux ans et demi,
20:05cette plateforme-là est arrivée
20:06dans le top 3 des sites Internet en France.
20:08Donc aussi, la rapidité d'action
20:10est extrêmement forte.
20:12Et aujourd'hui, force est de constater
20:13que la Commission européenne
20:14n'est pas assez rapide pour réagir.
20:16Ces plateformes, elles représentent combien aujourd'hui
20:19de ventes de textiles, par exemple ?
20:23Elles représentent près de 20%.
20:24Si on prend Chine, TEMU, Amazon,
20:29c'est près de 20% des ventes en ligne.
20:31Donc c'est extrêmement important
20:32pour notre secteur de la mode.
20:33Oui, c'est sûr que c'est beaucoup.
20:34On dit un mot du BHV.
20:36Le BHV, avec encore une fois
20:40des très tristes évolutions,
20:43si ce n'est que Chine n'est plus accessible au BHV.
20:47Ça, c'est plutôt une bonne nouvelle,
20:48mais le BHV, dans une situation dramatique...
20:49Ne sera plus accessible.
20:51Ne sera plus, vous avez raison.
20:52Il faut encore parler au futur.
20:54Frédéric Merlin a passé ça à ses cadres.
20:57Quelque part, ça va devenir un hôtel, non, le BHV ?
21:00Alors, c'est certain que le BHV qu'on a connu
21:03sur l'ensemble de ces surfaces...
21:04On a fait s'adorer, c'est terminé.
21:05...il y a encore quelques mois.
21:06Je pense qu'il faut se faire à l'idée
21:07que c'est terminé.
21:08En effet, le repreneur du fonds a dit
21:11qu'il avait un projet d'hôtel.
21:13Néanmoins, sur le reste de l'espace,
21:17qui y aura-t-il ?
21:18Et je pense qu'on a tout intérêt
21:19à ce qu'il reste quand même
21:20un espace de commerce
21:21dans ce bâtiment unique au milieu de Paris.
21:24Mais je voudrais quand même revenir
21:25sur ce que ça marque.
21:26Ça marque quand même l'échec de la stratégie
21:28qui a été mise en œuvre et qui est catastrophique
21:30à la fois pour ce grand magasin
21:32qui a été sublime,
21:33et on pense bien sûr à ces salariés
21:35qui sont en difficulté maintenant
21:36depuis de nombreux mois.
21:38C'est aussi un échec
21:40pour l'ensemble de ce quartier
21:42parce qu'il faut bien comprendre
21:43que quand un grand magasin,
21:44quand le BHV souffre,
21:45c'est le quartier qui souffre
21:46parce qu'il irrigue finalement
21:48tous les commerçants et complets indépendants.
21:49C'est la piétonnisation
21:50qui, quelque part, a apporté
21:51d'autres effets positifs.
21:53Et c'est aussi l'échec de Chine.
21:55Chine, en physique,
21:57quand vous voyez le produit,
21:59très clairement,
21:59le client a dit non.
22:00Le rapport qualité-prix n'y est pas.
22:02On paye trop cher
22:03pour une qualité qui n'est pas là.
22:05Et en plus, par ailleurs,
22:06on sait qu'il ne respecte pas
22:07un certain nombre de règles.
22:08Donc cet échec-là, d'ailleurs,
22:10il a été reconnu par Frédéric Merlin.
22:13Maintenant, il faut essayer
22:14de passer à autre chose.
22:15Nous, ce qu'on espère,
22:16c'est que la nouvelle équipe
22:18va avoir les reins suffisamment solides
22:20pour transformer
22:21ce qui reste à transformer
22:23et relancer l'activité.
22:24Mais ce sera extrêmement compliqué.
22:26Il faut en être conscient.
22:27L'enjeu est considérable.
22:29Le défi est énorme.
22:30Il y a une question
22:31de restauration de la confiance
22:33vis-à-vis de ces marques
22:35qui n'ont pas été payées
22:36pendant de nombreux mois,
22:37de transparence aussi.
22:38Oui, la confiance peut-elle revenir ?
22:40Et d'anneter la réaction.
22:41C'est tout le travail
22:42que va devoir faire la nouvelle équipe.
22:44En tout cas,
22:44ce qu'on peut espérer
22:45pour l'EBHV,
22:46ce grand magasin,
22:47et le quartier et Paris,
22:49c'est que quand même,
22:49ça survive.
22:50La confiance peut-elle revenir ?
22:51C'est le point clé.
22:52Est-ce que les grandes enceintes
22:54que vous représentez,
22:55est-ce qu'elles sont prêtes
22:56à jouer le jeu ou pas ?
22:58Alors déjà,
22:59pour beaucoup d'entre elles,
22:59malheureusement,
23:00vous savez,
23:00le temps passe vite.
23:01Même si ça ne fait que quelques mois,
23:02on prend d'autres habitudes,
23:04y compris les consommateurs.
23:05Ce qu'ils n'ont pu trouver au BHV,
23:07ils sont allés le chercher ailleurs,
23:08dans les rues adjacentes,
23:10dans les centres commerciaux plus loin.
23:12Donc, il faut...
23:13En effet,
23:14ce sera dur
23:14de refaire revenir les marques,
23:16mais si elles reviennent,
23:17ce sera sur la confiance,
23:19déjà sur le fait
23:19qu'on règle toutes les dettes
23:20qu'on leur doit,
23:22et sur la confiance
23:23et un projet fort,
23:26transparent
23:26et avec des valeurs
23:28ancrées dans celles
23:29qu'elles portent.
23:29Ce qui n'était pas le cas
23:30avec Chine.
23:31Tout à l'heure,
23:31je recevrai Guillaume Gibault,
23:33le président fondateur
23:35du textile français,
23:36qui s'est introduit en bourse,
23:37enfin,
23:37qui veut s'introduire en bourse.
23:38Il sera en direct,
23:38justement,
23:39du palais de la bourse
23:39où il a présenté son projet.
23:42Et il dit
23:43que c'est une manière
23:43de miser sur l'industrie
23:45textile française,
23:45du patriotisme.
23:48Il faut défendre
23:49le textile français.
23:50J'imagine que vous le soutenez
23:51dans cette démarche.
23:52Oui, bien sûr.
23:53En tout cas,
23:53c'est une démarche
23:54qui porte depuis très longtemps
23:55avec sincérité.
23:57Avec des hauts et des bas.
23:58On lui souhaite
23:58tous nos voeux de succès.
23:59J'ai l'impression
24:00que ça repart
24:01avec la nouvelle stratégie.
24:02Mais qu'est-ce qu'il faut retenir
24:03de la nouvelle stratégie
24:05du slip français
24:06mise en place
24:06depuis maintenant quelques années ?
24:07C'est que c'est dans
24:08l'accessibilité produit
24:10qu'on arrive à répondre
24:12aux clients.
24:13C'est le coût.
24:14Et depuis qu'ils ont divisé
24:15le prix par deux,
24:16et que le slip
24:18est plus accessible,
24:19ça repart.
24:20Donc, tout l'enjeu,
24:20il est là.
24:21C'est comment on fait
24:21du Made in France accessible.
24:24Or, aujourd'hui,
24:25on sait que le Made in France,
24:26malheureusement,
24:27reste encore souvent cher,
24:29qu'on n'a pas les savoir-faire
24:30en nombre suffisant
24:31et le tissu industriel
24:32encore en nombre suffisant.
24:34Mais bien sûr,
24:34on doit faire plus.
24:35On l'avait et on l'a plus.
24:36Il y a déjà beaucoup d'enseignes
24:37qui le font à leur hauteur.
24:39Mais en tout cas,
24:40bravo pour ce projet
24:41et on lui souhaite
24:41tout le succès.
24:43Merci beaucoup,
24:43Yann Petiot,
24:44le patron et le directeur général
24:46de l'Alliance du Commerce,
24:47les Grandes Enseignes.
24:48Et puis, on va voir évidemment,
24:50on fera le bilan
24:50dans un mois des soldes.
24:52Dans un instant,
24:53c'est Pierre Chasserey
24:54qui est porte-parole
24:54de l'association
24:55de 40 millions d'automobilisme.
24:57Et puis après,
24:57ça sera Guillaume Gibault,
24:59le patron du slip français
25:00en direct du Palais de la Bourse.
25:01A tout de suite.
25:03BFM Business et la Tribune
25:04présente
25:07le 18-19
25:09d'Edwish Chevrillon.
25:12On va parler
25:13de la fiscalité prédatrice
25:15sur le pétrole,
25:16sur les Français
25:18qui ne peuvent plus
25:18se payer un plein d'essence,
25:20même si ça va mieux aujourd'hui.
25:22Bonsoir,
25:22Pierre Chasserey,
25:23merci d'être là.
25:23Bonsoir, Edwish.
25:24Vous êtes le patron
25:25de porte-parole
25:26de l'association
25:27de 40 millions d'automobilistes.
25:29Vous êtes une grande gueule.
25:30Comme on dit,
25:30du reste,
25:31on vous retrouve souvent
25:31chez mes confrères
25:33des grandes gueules.
25:34Et puis aussi,
25:34dans le forum,
25:35on en parlait,
25:36on a participé plusieurs fois
25:37à un forum
25:38sur la question
25:39du pouvoir d'achat.
25:40Et là,
25:40vous publiez un livre
25:41qui dit
25:41« Hashtag balance ton plein
25:43qui est le prix de la vie
25:44d'un Français ».
25:45Bon, un peu polémique,
25:46forcément.
25:47Très polémique.
25:48Oui, très polémique,
25:49voilà.
25:49Puis c'est vous qui le dites.
25:50C'est des portraits.
25:50Il y a Léa,
25:51il y a Monique,
25:52il y a Marie.
25:52Et vous expliquez,
25:53en fait,
25:54qu'ils sont
25:55la France des régions
25:56et victimes
25:57d'une fiscalité prédatrice.
25:59Mais j'ai d'abord commencé
26:00pour une bonne nouvelle.
26:02La baisse du prix du pétrole,
26:03c'est plutôt une bonne nouvelle,
26:05ça, pour les Français,
26:05pour le coup.
26:06Parce que maintenant,
26:06on est revenu à des niveaux
26:08quasiment d'avant la guerre.
26:09Vous me permettez
26:09d'être taquin ?
26:10Allez-y,
26:11vous êtes là pour ça.
26:11Je ne suis pas persuadé
26:12que ce soit une si bonne nouvelle
26:13parce que du coup,
26:13on n'en parle plus médiatiquement.
26:15Parce qu'on a un prix médiatique.
26:16C'est-à-dire que les médias
26:18considèrent qu'en dessous
26:19de 2 euros,
26:19il n'y a plus de problème.
26:20Et on en parle de moins en moins.
26:22Alors que pour les Français,
26:241,90€,
26:251,80€ au litre,
26:27c'est déjà insupportable.
26:29Il faut savoir que
26:30chaque Français,
26:30en moyenne,
26:31met quasiment 2 000 euros
26:32de carburant par an.
26:342 000 euros de carburant par an.
26:35Ça devrait nous faire réfléchir.
26:36Dans un pays,
26:37et c'est ce que je mets en avant
26:38dans Balance ton plein,
26:40c'est dans un pays,
26:40en Europe,
26:41qui est le champion
26:43de la fiscalité
26:44sur les carburants.
26:45C'est le pays
26:46où on travaille le plus de temps
26:48pour permettre
26:49de payer son plein.
26:50Et vous savez comme moi,
26:51en grande économie,
26:52c'est qu'il n'y a pas
26:53plus grande hérésie
26:55que de venir taxer la mobilité.
26:57Parce que lorsque l'on
26:59surtaxe la mobilité,
27:00eh bien,
27:00il y a moins de reste à vivre.
27:01Et quand il y a moins de reste à vivre,
27:02il y a moins de consommation,
27:03il y a moins de croissance,
27:04il y a moins de PIB.
27:05Et ça se traduit par des chiffres
27:06de la croissance en France
27:07qui sont absolument désastreux.
27:09Oui, mais en même temps,
27:10vous voyez bien
27:10qu'on a besoin
27:11de cette fiscalité
27:13sur ce qui paye
27:15les intérêts de la dette
27:16et de ce qui a de plus en plus
27:18de dettes
27:18et qui coûtent
27:18de plus en plus cher.
27:19Le problème,
27:20c'est que ce modèle,
27:20c'est le modèle qui fait
27:21qu'aujourd'hui,
27:22on est quasiment en récession.
27:23C'est-à-dire que parce que
27:24la France dit
27:24qu'on n'a plus les moyens,
27:26alors on continue
27:27à matrater à coups de taxes
27:28et on en invente encore
27:29parce que 2026
27:30a été une année terrible
27:31pour les automobilistes
27:32sur le carburant.
27:33On a rajouté quasiment
27:3418 centimes par litre
27:36sur le prix des carburants
27:37en créant une taxe
27:38qui est venue
27:41au certificat
27:42d'économie d'énergie
27:43qui ne servent
27:44objectivement
27:45à pas grand-chose.
27:46Ça sert à financer
27:47l'électrification,
27:48le grand four
27:49d'ArcelorMittal,
27:51il est financé
27:51en partie
27:52grâce au C2E.
27:53Mais vous savez
27:53ce que ça finance surtout ?
27:54On demande aux Français
27:56de payer beaucoup plus cher
27:58leur plein de carburant
27:58qui était déjà taxé,
28:00c'était digne de Fantomasse
28:02et on leur demande
28:04de payer encore plus cher
28:05du coup,
28:05ils réalisent encore
28:06moins d'économies
28:07pour financer effectivement
28:09l'électrification
28:10de certains
28:10qui dans la plupart des cas,
28:12soyons très objectifs,
28:13n'en avaient pas besoin.
28:15Les primes dites
28:16à l'achat du véhicule électrique
28:18ne touchent pas
28:19la France moyenne rurale.
28:20Ça la touche
28:21mais en tout cas
28:21pas suffisamment.
28:22Non, pas suffisamment.
28:23Aujourd'hui,
28:23quelqu'un qui n'a pas
28:24les moyens de changer
28:24son véhicule
28:25parce qu'il lui manque
28:265 000 euros,
28:26comment voulez-vous
28:27lui demander d'en mettre
28:2830 dans une voiture ?
28:29Ça n'a pas de sens.
28:30Donc il vaudrait mieux
28:31permettre à chaque Français
28:33de pouvoir continuer
28:33à faire des économies
28:34et d'arrêter cette fiscalité
28:35stupide.
28:36La fiscalité du déplacement,
28:38fiscaliser la mobilité,
28:39c'est mettre un frein
28:41à l'économie
28:41et j'en veux pour preuve
28:42un chiffre.
28:4320% d'augmentation
28:44des petits colis
28:44depuis qu'on a augmenté,
28:46depuis cette augmentation
28:47des prix du carburant.
28:48Ben oui,
28:49la bonne bêtise.
28:50Puisque se déplacer
28:51coûte trop cher,
28:52on fait du petit colis.
28:53Le petit colis,
28:53il paye des impôts,
28:54il vient d'où ?
28:55Il ne vient pas de France.
28:56Non, ça c'est clair.
28:57Je vais vous citer.
28:58Nous avons construit
28:59sous couvert
29:00d'une formule opaque
29:01de transition écologique
29:02et de rigueur budgétaire
29:04un châtiment
29:05de Sisyphe contemporain
29:06qui anéantit
29:07chez la majorité
29:08des Français
29:08les espoirs du lendemain
29:09et la confiance dans l'État.
29:11Sisyphe a poussé
29:12son rocher
29:13éternellement
29:14vers le sommet
29:15pour le voir redescendre
29:16toujours de l'autre côté.
29:17Aujourd'hui,
29:18c'est les pneus
29:18qui ont remplacé
29:19le rocher.
29:21Oui, c'est ça.
29:22On est toujours
29:23sur le même modèle,
29:24la surfiscalité
29:25et puis au final,
29:25on fait un plein
29:26pour aller bosser,
29:27pour faire un plein
29:27pour aller bosser,
29:28pour faire un plein
29:29pour aller bosser.
29:30Mais Pierre Chasserey,
29:32il ne vous a pas échappé
29:33qu'il fait chaud dehors ?
29:34Oui, ça,
29:34je peux vous le dire, regardez.
29:36Il n'y a pas de veste.
29:37Donc, ça veut dire
29:38qu'il y a quand même
29:38un problème de réchauffement climatique.
29:40Donc, c'est bien
29:41peut-être aussi
29:42et c'est peut-être
29:42un des atouts
29:43de ce qu'on vient
29:44de traverser
29:45une période très difficile
29:46comme vous dites
29:46surtout pour la France
29:47des régions
29:48mais en même temps,
29:49c'est vrai que
29:50certains qui prenaient
29:51leur voiture tous les jours
29:52l'ont moins prise
29:53parce que
29:54c'est quand même bien
29:55d'essayer de passer
29:56soit vers un véhicule
29:58hybride ou électrique
29:59soit de moins prendre
30:00sa voiture.
30:01Bien sûr que c'est mieux.
30:02Bien sûr que c'est
30:02évident que c'est mieux
30:03mais vous savez
30:04que c'est mieux
30:04de ne pas utiliser
30:05de climatisation,
30:06de ne pas utiliser
30:06de chauffage en hiver,
30:07de finalement se passer
30:08d'à peu près tout.
30:09Il faut,
30:10ce qu'il faut comprendre,
30:11il y a deux manières
30:12de regarder l'écologie.
30:13Vous avez une écologie punitive
30:15qui se traduit
30:16par une augmentation
30:17et une fiscalité
30:17et vous avez
30:18un autre type d'écologie,
30:19c'est celle qui va miser
30:20sur la recherche
30:21et développement.
30:23L'automobiliste
30:23qui aujourd'hui,
30:24quand je prends l'exemple
30:25de Monique ou de Léa
30:26dans mon livre,
30:27Léa, 24 ans,
30:28on lui trouve un boulot
30:28à 50 kilomètres
30:29de son domicile.
30:30Aujourd'hui,
30:31ce boulot,
30:31elle ne peut pas
30:32se permettre de l'accepter.
30:33C'est comme ça,
30:34c'est une réalité.
30:35Qu'est-ce qu'on fait
30:35face à cette réalité ?
30:36L'automobile va évoluer.
30:39Le parc de l'occasion
30:40va aussi évoluer.
30:41Il faut aussi aller
30:41vers d'autres types d'énergie.
30:43C'est une évidence.
30:44Et d'ailleurs,
30:44on dit toujours
30:45Pierre Chasseret,
30:50qui s'appelle
30:50les électrocutés de demain.
30:52Un petit chapitre.
30:54Non, il est très important
30:55ce chapitre
30:56et j'y fais référence
30:57plusieurs fois
30:57parce qu'il faudrait
30:58être fou pour imaginer
31:00que l'État
31:01qui aujourd'hui
31:01est sous perfusion
31:02de taxes sur la mobilité
31:03est incapable
31:04de se passer
31:05des 50 milliards
31:07de taxes de fiscalité
31:08sur les carburants.
31:10Demain,
31:10s'il ne les prend plus
31:11sur les carburants,
31:12il les prendra où ?
31:13Eh bien sur ceux
31:13qui ont basculé
31:14à l'électrique.
31:15Et je les défends
31:16d'ores et déjà
31:17et c'est aussi
31:18dans Balance ton plein
31:19et beaucoup de choses
31:20aussi notamment
31:20sur les élus.
31:22Ce chapitre sur les élus,
31:23j'y tiens beaucoup
31:23parce que quand on veut
31:24se faire le donneur
31:25de leçons
31:26et demander aux Français
31:27la plus grande austérité,
31:30il faut derrière
31:31être un exemple,
31:32être exemplaire.
31:33Ce n'est pas tout à fait
31:34le cas du côté
31:34ni de l'Assemblée,
31:35ni de l'Élysée,
31:36ni de nos ministères,
31:37ni du Sénat.
31:38T'as l'allusion à tous
31:38les convois de véhicules,
31:40convois, sortir...
31:42Entre autres.
31:43Et puis peut-être...
31:43Sortir des ministères
31:44et de la finir.
31:45Moi j'ai compris
31:46pourquoi se battent
31:47tous les parlementaires
31:48pour devenir
31:49président de groupe,
31:50ceux-ci, président de cela.
31:51La bonne affaire.
31:52Derrière, on a le chauffeur
31:54et la voiture qui va avec.
31:55On ne paye plus rien.
31:55C'est la France Open Bar.
31:57La France hors-taxe.
31:58Celle qui ne paye plus rien.
31:59Et par contre,
32:01qui explique aux Français
32:02ce qu'il ne faut pas faire.
32:03Pendant qu'on a,
32:04nous, Français,
32:05quand Monique se demande
32:06comment elle termine
32:06son plein de carburant,
32:08comment nos chefs d'entreprise
32:09se demandent
32:09comment ils vont payer
32:10le surplus
32:11de factures énergétiques
32:12de leurs employés,
32:13on a dans la cour
32:15de l'Assemblée nationale
32:16des véhicules
32:17qui tournent
32:18tranquillement
32:18avec le moteur allumé
32:20parce qu'il faut garder
32:20la climatisation
32:21pour Monsieur et Mesdames
32:22les Ministres.
32:23On a quand même
32:23quelque chose
32:24qui déraille dans ce pays.
32:25Alors, moi,
32:25j'aimerais bien aussi
32:26qu'on regarde un peu,
32:27grosso modo,
32:29la fiscalité,
32:30parce qu'il y a
32:32la TICPE,
32:33il y a la TVA,
32:34il y a quand même
32:35une fiscalité
32:37qui s'allonge,
32:37l'addition est très lourde,
32:39vous l'avez souligné,
32:39Pierre Chasserey.
32:40Au total,
32:41il y a combien
32:41de différentes fiscalités ?
32:43Alors, je dirais quatre.
32:45Vous avez les axes
32:46de mobilité,
32:47c'est ce qui a remplacé
32:47la TICPE.
32:48Vous avez la TVA,
32:50vous avez la TVA
32:51sur les axes
32:52et vous avez
32:53les fameux certificats
32:54d'économie d'énergie.
32:55Est-ce que vous vous rendez compte
32:56un petit peu
32:57de l'opacité du système ?
32:58Tout ça pour expliquer
32:59aux Français
32:59que 60% de leur plein
33:00part en taxe.
33:01Moi, je préférerais.
33:02Aujourd'hui,
33:02on a un problème en France,
33:03tout le monde réclame.
33:04Oui, de financer
33:04parce que comme les C2E,
33:05ça permet de financer
33:07ce que l'État
33:08ne peut pas financer.
33:09On est d'accord.
33:09Est-ce que ça finance
33:09en partie ?
33:10Oui,
33:11de l'électrification,
33:13notamment pour des entreprises.
33:14Oui,
33:15notamment pour les entreprises.
33:16Mais regardez par exemple
33:17la grande distribution.
33:18Pas pour les automobilistes,
33:18ça je suis d'accord.
33:19Prenons l'exemple
33:19de la grande distribution.
33:20Est-ce que vous savez,
33:21aujourd'hui,
33:21quand on fait notre plein,
33:22une partie de ce plein
33:23part en certificat
33:24d'économie d'énergie
33:25et que ces certificats
33:26d'économie d'énergie
33:27vont permettre aux géants
33:28de la grande distribution
33:29de remplacer leur frigo ?
33:31Est-ce que véritablement,
33:32lorsque quelqu'un a du mal
33:33à faire le plein
33:33et voit nos géants
33:35de la grande distribution
33:35venir sur tous les plateaux
33:37de télévision
33:37pour dire à quel point
33:38ils défendent les Français ?
33:39Est-ce que les Français
33:40savent ce qu'ils financent
33:42à travers leur plein de carburant ?
33:43Eh bien,
33:43ils sont tranquillement
33:44en train de financer
33:45le changement des frigos
33:46imposé par des normes
33:48françaises et européennes,
33:49normes dites écologiques
33:50qui sont sans doute très bien.
33:51Mais aujourd'hui,
33:52c'est toute la France qui paye.
33:53Et cette fiscalité,
33:54elle est payée
33:54comme d'habitude
33:55par l'automobiliste
33:56sur les carburants.
33:57Alors,
33:57ça commence quand ?
33:59Parce que justement,
33:59vous faites,
34:00moi je trouve ça intéressant
34:01dans votre livre là,
34:02hashtag balance ton plein,
34:03ça commence quand ?
34:04Ça commence,
34:04vous dites,
34:05sous Nicolas Sarkozy
34:07avec le Grenelle de l'Environnement.
34:09Pour vous,
34:09c'est un peu le point de départ
34:10où tout d'un coup,
34:11vous vous êtes dit
34:13non,
34:13mais c'est plus possible.
34:14Oui,
34:14ça a été une bascule terrible
34:16parce que tant sur les projets routiers
34:18que sur le reste,
34:19on a eu systématiquement
34:20à partir du Grenelle de l'Environnement
34:23une envolée de la fiscalité
34:25sur ce qui touche aux automobilistes
34:26et qui termine en catastrophe.
34:28Les zones à faibles émissions,
34:29catastrophe économique,
34:31on les a encore réanimées,
34:32on vient de réanimer un mort,
34:34personne ne les pleurait
34:35les zones à faibles émissions.
34:36Au final,
34:36on les réanime.
34:37Le plein de carburant,
34:38ces certificats d'économie d'énergie,
34:40la baisse à 80 km heure.
34:42Est-ce que vous vous rendez compte
34:43que depuis maintenant 10 ans
34:44que je suis à la tête
34:45de l'association
34:4540 millions d'automobilistes,
34:47il n'y a pas un matin
34:48où je me lève.
34:49Pas un où il n'y a pas
34:50une interdiction,
34:51une augmentation de la fiscalité
34:52ou quelque chose.
34:54Toujours justifié
34:54par quelque chose
34:55de totalement injuste.
34:56Et à chaque fois,
34:57l'État se plante.
34:58Mais est-ce que vous avez une vision
34:58un peu passéiste quand même,
35:00Pierre Chacré ?
35:00Vous trouvez ?
35:00Moi je trouve qu'à chaque fois,
35:01j'ai eu raison.
35:02Vous savez,
35:02le premier jour
35:03de l'augmentation
35:05des tarifs des carburants,
35:06je me suis pourfendu
35:07d'une tribune
35:08où j'annonçais
35:09que la France allait basculer
35:10avec une croissance zéro.
35:12On a mis deux mois
35:13à se rendre compte
35:14que j'avais raison.
35:14Mais c'était une évidence.
35:15Comment peut-on imaginer
35:17une seule seconde en France
35:18que lorsque l'on augmente
35:19les prix des carburants
35:20à plus de 2 euros,
35:21il n'y aura pas
35:22de conséquences économiques
35:23sur la croissance ?
35:24C'est évident.
35:26Toute fiscalité abusive
35:28de la mobilité
35:29sur la mobilité
35:30est un non-sens
35:31pour la croissance
35:32de notre nation.
35:33Et je vais aller plus loin,
35:34on dit souvent
35:35que le grand responsable,
35:36on aime bien balayer,
35:37on dit c'est l'Europe.
35:38C'est l'Europe,
35:39c'est pas nous,
35:40c'est l'Europe.
35:40Eh bien dans le livre,
35:41je reprends aussi justement
35:44précisément ce que je souhaite,
35:45qu'on aligne la fiscalité
35:46des carburants en France
35:47sur les préconisations
35:49de l'Europe.
35:49Et si on le faisait,
35:50Edwige ?
35:50On gagnerait 70 centimes
35:53par litre en France.
35:54Bien sûr.
35:55Mais alors,
35:56faisons-le.
35:56Non, vous avez bien vu
35:57le déficit de la France.
35:58Eh bien on y vient,
35:59on y revient encore.
36:00Toujours la même phrase.
36:01La France...
36:03Ou on augmente
36:03d'autres impôts.
36:04Non Edwige,
36:05la France n'a plus les moyens
36:06de ne pas baisser la fiscalité
36:08sur les carburants.
36:09Il faut la baisser
36:10pour relancer la croissance.
36:12C'est le Rassemblement national.
36:13Mais non,
36:13ce que propose
36:14le Rassemblement national,
36:15c'est la baisse de la TVA
36:16à 5,5.
36:16Donc ils promettent
36:17quelque chose
36:18qui est impossible.
36:19Puisque vous le savez,
36:20comme moi,
36:20l'Europe empêchera cela.
36:22En revanche,
36:22il y a des moyens
36:23de baisser la fiscalité
36:24de 70 centimes par litre.
36:26Ce qu'il faut comprendre,
36:27c'est lorsque Léa,
36:28par exemple,
36:29ne peut pas accepter
36:30cette proposition de boulot
36:31et qu'on continue
36:32à la payer par Pôle emploi,
36:33France Travail
36:33ou appelez ça
36:34comme vous voulez,
36:35c'est une conséquence économique
36:36pour la nation.
36:37Ce qu'il faut,
36:38c'est rendre de la mobilité
36:40pour générer de la croissance.
36:42Allez,
36:42je me fais un petit trait d'humour.
36:43Vous êtes déjà allé
36:44chez Ikea
36:45comme tout le monde.
36:46On va chez Ikea,
36:47on entre,
36:47on n'a rien à acheter.
36:48Et on sort,
36:49on a un sac plein de bêtises.
36:51On a dépensé 50 euros.
36:53Pourquoi ?
36:53Parce qu'on a bougé.
36:56Chez nous,
36:56dans notre canapé,
36:57on n'est ni productif
36:58et on ne génère pas
36:59de consommation.
37:00Ah bah si,
37:00parce qu'on en génère
37:02de plus en plus justement
37:02dans le textile.
37:04Les petits colis.
37:05Oui,
37:06mais les petits colis,
37:07on est là à taper aussi.
37:08Regardez l'exemple français.
37:10On a voulu à tout prix...
37:10On peut même acheter
37:11une voiture de son fauteuil.
37:12Oui,
37:13on peut faire plein de choses
37:14de son fauteuil.
37:15Tout ce que je constate,
37:15c'est que depuis l'augmentation
37:16des prix des carburants,
37:18tous les secteurs s'écroulent
37:19les uns après les autres.
37:20On est en un taux de croissance zéro.
37:22Ce qui veut dire normalement
37:23« ras de la récession ».
37:25Donc arrêtons ces modèles
37:26passéistes qui ne fonctionnent pas.
37:28Basons notre économie
37:29sur autre chose.
37:30Tout est détaillé.
37:31Dans ce livre,
37:32j'ai voulu faire quelque chose
37:33de complet qui est incontestable.
37:35Pour tous ceux qui ont des doutes
37:36et qui veulent arriver
37:37à la page 121
37:38en se disant
37:39« je doute peut-être
37:41de ce que dit Pierre ».
37:42C'est un petit livre
37:42mais en même temps
37:43très bien écrit.
37:45La seule chose que je souhaite,
37:48c'est évidemment convaincre
37:50et évidemment convaincre
37:51ceux qui vont se présenter
37:53à la plus haute responsabilité
37:55en France.
37:56Les faire arrêter
37:56ce modèle de toxicomane
37:58de la taxe
37:59où la seule chose
38:00que ces gens sont capables
38:01d'inventer,
38:01c'est une hausse de la fiscalité.
38:03C'est plus de la politique
38:03que d'être porte-parole
38:04de l'association 40 millions
38:05d'automobilistes.
38:06Si, moi je ne m'occupe
38:06que des carburants.
38:08Oui, oui, mais là on voit bien
38:09mais vous avez raison
38:10sur le fond,
38:11on ne peut être que d'accord
38:12avec vous.
38:12Vous savez, je suis français,
38:13je suis comme tout le monde,
38:14je vois l'état de la dette
38:15et je mets deux chiffres
38:17en parallèle.
38:17D'un côté, la dette en France,
38:19vous savez, elle est énorme.
38:20C'est 3 000 milliards d'euros
38:21à peu près.
38:22Oui, un peu plus depuis...
38:233 600 000 milliards d'euros.
38:26On a 6 000 milliards d'épargne.
38:28La France n'a pas
38:28de problème économique,
38:29elle a un problème de relance.
38:31On a besoin de relancer
38:32la consommation
38:33pour relancer la croissance,
38:34pour relancer le PIB.
38:35C'est d'une évidence
38:36un seul moyen.
38:38Il n'y en a pas 50.
38:38Il faut baisser les taxes.
38:40Puisqu'on ne peut pas
38:41augmenter les salaires,
38:42augmentons une...
38:43baissons une taxe
38:44qui touche tous les Français
38:44qui sont justement
38:45les plus modestes,
38:46ceux qui aujourd'hui
38:47ont un réel besoin
38:48de leur voiture.
38:50La baisse des prix
38:51des carburants.
38:51Tout ce que vous dites,
38:52en tous les cas,
38:53ça va faire plaisir
38:54à mon prochain invité,
38:54Guillaume Gibault,
38:55qui est le président fondateur
38:56du slip français,
38:57qui dit justement,
38:58il y a plein d'épargne,
38:59mettez-le dans le slip
39:02et dans le slip qui est français.
39:03Donc vous avez raison,
39:04en tous les cas,
39:05cette épargne des Français,
39:06on peut peut-être l'utiliser.
39:07Merci beaucoup,
39:08Pierre Chasserey,
39:08d'avoir été avec nous.
39:09Balance ton plein.
39:11Quel prix de la vie
39:11d'un Français ?
39:12C'est publié chez FAYA.
39:14Merci beaucoup.
39:15Merci.
39:18Le 18-19
39:20d'Edwige Chevrion
39:21sur BFM Business.
39:23Et maintenant,
39:23on part à la Bourse de Paris,
39:25au palais de la Bourse,
39:25évidemment,
39:26où nous attend
39:27Guillaume Gibault,
39:28le président du slip français,
39:30Léa Marie,
39:31qui est la directrice exécutive
39:32du slip français,
39:33parce que vous venez
39:35de plancher devant
39:36vos investisseurs.
39:37Bonsoir, Guillaume Gibault.
39:38Merci d'être avec nous.
39:39Bonsoir, Edwige.
39:40Merci de me recevoir.
39:41Effectivement,
39:42on sort d'un rendez-vous investisseur,
39:43on est dans le feu de l'action
39:44du premier jour.
39:45C'est important,
39:45c'est important pour vous,
39:46parce que vous avez pris
39:47cette décision
39:49de mettre,
39:50mettez votre slip en action.
39:52On vous reconnaît bien là,
39:54Guillaume,
39:54vous aimez bien
39:56les bons slogans.
39:59Comment ça s'est passé ?
39:59L'accueil, c'était quoi ?
40:00Et les questions,
40:01c'était quoi les questions ?
40:03Écoutez,
40:04l'accueil est super depuis ce matin,
40:05donc effectivement,
40:06on est ravis de partager
40:07cette opération aux Français.
40:08On leur propose de rentrer
40:09au capital de notre entreprise
40:10et nous,
40:10c'est vraiment ça l'idée
40:11avec Léa,
40:12qui est directrice exécutive
40:13avec moi.
40:13On a prouvé ces dernières années
40:15qu'on avait fait
40:16un modèle économique rentable.
40:18Il y a quelques années,
40:19on a dit,
40:19ça passe sous sa casse
40:20parce qu'à 40 euros
40:20le prix de vente,
40:21on ne s'en sortait pas.
40:21On a ouvert notre usine
40:22à la bonne nouvelle.
40:23On fabrique 4500 slips par jour.
40:25On arrive à être compétitif
40:26et montrer qu'en France,
40:27on peut fabriquer
40:27de façon rentable en France.
40:29On a relancé l'entreprise,
40:30on a retrouvé
40:30de la croissance en 2025.
40:3221 millions d'euros de chiffre d'affaires,
40:332 millions d'euros de chiffre d'affaires,
40:34700 millions d'euros
40:35de résultats positifs.
40:36Et sur cette base,
40:37on s'est dit,
40:38OK,
40:38c'est quoi la suite de l'histoire ?
40:39On s'est dit,
40:40on veut que les Français,
40:41monsieur et madame Tout-le-Monde,
40:42rentrent au capital de l'entreprise
40:43parce que quand vous êtes
40:44actionnaire d'une entreprise,
40:45vous avez quand même envie
40:46d'acheter vos chiffres dans ces entreprises.
40:48Est-ce que cela leur a plu
40:49qu'ils ont été les questions ?
40:50Parce que c'est vrai,
40:51vous êtes dans le textile.
40:52Le textile,
40:53vous êtes le premier à savoir
40:54que ce n'est pas évident.
40:56Oui, bien sûr,
40:56ça fait peur.
40:58Vous êtes venu ici aussi,
41:01vous en expliquez,
41:02vous avez connu des hauts
41:03puis vous avez connu des sacrés bas
41:04puisque vous avez presque mis
41:05la clé sous la porte.
41:07Donc,
41:08il y a de quoi faire peur
41:09aux investisseurs
41:10et puis notamment aux Français
41:11qui ne sont pas,
41:12même si ça va mieux,
41:13enfin,
41:13qui se méfient quand même
41:14des actions
41:15et notamment des actions des PME.
41:17Bien sûr,
41:17vous avez tout à fait raison.
41:18On a reçu des investisseurs
41:20à l'usine Auvervilliers.
41:21On invite tous les Français
41:22à venir visiter l'usine.
41:23Ils sont arrivés en se disant
41:24le textile, c'est mort,
41:25c'est compliqué,
41:26le retail,
41:26le made in France,
41:27il n'y a pas les capas,
41:28il n'y a pas le prix,
41:28ce n'est pas rentable,
41:29ce n'est pas de cash.
41:30Et ils sont tous,
41:31ils ont fabriqué leur slip
41:31et ils ont dit
41:32non mais c'est complètement dingue
41:33ce que vous êtes en train de faire.
41:34Vous arrivez à fabriquer
41:35avec un prix de revient
41:36super compétitif
41:37pour vendre votre sous-vêtement
41:38entre 15 et 20 euros
41:39et du coup,
41:39vous avez un modèle rentable
41:41qui génère l'année dernière
41:41700 000 euros
41:42de résultats net positifs.
41:44Vous avez un marché devant vous
41:45à les adresser.
41:46En fait,
41:46c'est le début
41:47d'une nouvelle histoire
41:48et vraiment,
41:49aujourd'hui,
41:50on a un peu plus
41:50de 7 millions d'engagements
41:51dans le cadre de l'opération
41:53par des fonds institutionnels
41:55financiers
41:55qui sont venus,
41:56qui ont fabriqué
41:57leur slip à l'usine
41:57et qui se sont dit
41:58là,
41:58il y a le début de quelque chose,
41:59on va les suivre.
42:00Il y en a aussi
42:00dans ces 7 millions,
42:02on a aussi des acteurs industriels
42:03comme Chantel,
42:04comme les Brousseau,
42:05comme des gens
42:06qui fabriquent pour le luxe
42:07les ateliers films,
42:08des gens qui sont investisseurs
42:09dans l'opération
42:10parce qu'ils ont vu
42:11comme nous
42:11qu'il y avait vraiment
42:12un potentiel pérenne
42:14sur le long terme.
42:14Donc voilà,
42:15ce qu'on propose aux Français,
42:17c'est de rentrer
42:17au capital d'une entreprise
42:18qui est rentable,
42:19qui a marché devant elle
42:21et qui a prouvé
42:22qu'on était capable
42:22de fabriquer un produit
42:23du quotidien en France
42:24et comme le disait
42:25votre invité juste avant,
42:26effectivement,
42:26depuis le début,
42:27moi je dis nos achats
42:28sur nos emplois,
42:28les Français peuvent
42:29soutenir le Made in France
42:30qui est plus d'emplois,
42:31qui est moins de CO2
42:32par les temps qui courent
42:32en épreneurs
42:33par leurs achats
42:34mais aussi par leur épargne
42:36et c'est vraiment le sujet.
42:37Comment les convaincre ?
42:38Comment convaincre les Français ?
42:39Parce qu'il y a plusieurs problèmes,
42:41on en parle souvent ici
42:42avec Guillaume Sommerer,
42:43mais c'est que,
42:45un,
42:45les Français ont un petit peu peur
42:47des actions et des PME,
42:49on sait qu'il y a des véhicules
42:51qui ont été créés
42:51pour flécher l'épargne
42:53vers les PME,
42:54il y a toujours
42:54cette réticence
42:55et un peu ajusté de titre
42:57parce que les titres des PME
42:59sont très peu suivis
43:00par les analystes.
43:01Donc vous voyez,
43:02il y a un exercice
43:03un peu périlleux
43:03donc je suis sûr
43:05qu'avec votre Bagout
43:05vous allez réussir
43:06à les convaincre
43:07mais comment ?
43:08Non,
43:09je ne vais pas les convaincre
43:09avec Mop Bagout,
43:10on va les convaincre
43:11avec notre performance industrielle
43:12et vraiment c'est ce
43:13qu'incarne Léa à mes côtés.
43:14Aujourd'hui,
43:15on fabrique de façon performante
43:16un produit du quotidien
43:17et l'idée c'est
43:19d'embarquer les Français
43:20avec nous
43:21dans un cercle vertueux
43:22et voilà,
43:23ce qu'on va faire nous en bourse
43:24c'est dire ce qu'on fait,
43:25faire ce qu'on dit,
43:25continuer à avoir
43:26des performances économiques
43:27parce qu'à la fin
43:27c'est ça qu'on leur propose
43:28de rejoindre un projet
43:29de croissance rentable,
43:30on vise de doubler
43:31le chiffre d'affaires
43:32à horizon 2030,
43:33de maintenir une performance
43:34de résultats d'exploitation
43:35à 10%
43:36et oui,
43:38on est fort en jeu de mots
43:39et en marketing très bien
43:40mais on est surtout
43:40très fort à l'usine
43:41et si on n'avait pas été
43:42très fort à l'usine
43:43effectivement on serait sortis
43:44de la piste en 2023,
43:45en 2024,
43:46c'est cette usine
43:47et je vous l'avais dit
43:48la dernière fois
43:49sur le plateau,
43:50c'est cette usine
43:51et les Français,
43:52les 200 000 nouveaux clients
43:53qu'on a fait rentrer
43:53depuis notre révolution,
43:55c'est cette performance industrielle
43:56et nos clients
43:56qui nous ont sauvé les fesses
43:57et qui nous ouvrent la voie
43:59à un projet de croissance ambitieux
44:00et on propose aux Français
44:02d'investir nos côtés
44:03dans un projet de croissance
44:04rentable et profitable.
44:05Donc ça sera le 14 juillet ?
44:08Alors la période de souscription
44:10démarre ce matin
44:11jusqu'au 8 juillet au soir
44:12sur les différentes plateformes
44:13donc les gens peuvent
44:15aller se renseigner,
44:16placer leurs ordres
44:17et derrière,
44:18on espère,
44:19si tout se passe bien,
44:20sonner la cloche
44:20effectivement le 14 juillet
44:21qui est une date
44:22que nous marquons tous
44:23une croix de slip
44:24dans nos agendants.
44:26Absolument,
44:27et comment ça s'est passé
44:28depuis ce matin ?
44:29Écoutez, super bien,
44:30on a un super accueil presse
44:32et je vous remercie
44:32de votre invitation,
44:33on a fait notre conférence de presse
44:34tout à l'heure à midi et demi
44:35et là au moment où je vous parle
44:36je me suis éclipsé
44:37d'un rendez-vous investisseur,
44:39on a beaucoup de rendez-vous
44:40investisseurs
44:40qui arrivent dans les prochains jours
44:41donc voilà,
44:42il y a beaucoup d'intérêt
44:43et quelque part
44:44on comprend aussi
44:45qu'on est dans un moment
44:46où la bourse intéresse
44:47de plus en plus de gens,
44:48un peu le comparable
44:49de la française des jeux
44:50dans les grandes entreprises
44:51qui avaient fait venir
44:52beaucoup d'investisseurs particuliers
44:53sur le marché de la bourse,
44:54tous les gens à qui on parle,
44:56l'AMF inclut,
44:57l'autorité des marchés financiers
44:58qui a traité notre dossier
44:59avec beaucoup de sérieux
45:00de beaucoup d'implications
45:01et c'est aussi
45:02ce qu'on vient chercher
45:02c'est montrer
45:03qu'on est une entreprise crédible
45:04sur tous les aspects,
45:05on a travaillé comme des dingues
45:06pour sortir cette opération
45:07et voilà,
45:09et aujourd'hui
45:10il y a beaucoup de français
45:11qui ont envie
45:12de trouver un moyen
45:13de soutenir les entreprises
45:13et la bourse
45:14est un super lever pour ça
45:15et c'est pour ça,
45:16d'ailleurs,
45:17dernier point,
45:17pardon Edwige,
45:18on invite tous les français
45:19à nous rejoindre
45:20le dimanche 28
45:21et le lundi 29
45:22donc ce week-end
45:23au Palais Brognard,
45:24on fait deux jours
45:25pour réconcilier les français
45:27et leur industrie
45:27et évidemment raconter en détail
45:28cette opération,
45:29on a le ministre
45:30de l'économie et des finances
45:31Roland Lescure
45:31qui vient lundi matin,
45:33on a le ministre Serge Papin
45:34qui vient sûrement aussi
45:35lundi soir,
45:35on a des entrepreneurs
45:36comme Olivier Goua
45:37qui viennent dimanche
45:37donc c'est porte ouverte
45:39au Palais Brognard
45:39le dimanche 28
45:40et le lundi 29
45:41pour que les français
45:43puissent mettre leur slip
45:44en action
45:44pour la fabrication française.
45:45Et en plus,
45:46ça sera climatisé,
45:47vous allez faire quoi ?
45:48Alors d'abord,
45:48pourquoi ce choix
45:49d'introduction en bourse
45:50avec Léa Marie
45:51qui est donc un peu
45:51celle qui pilote ce projet ?
45:54Comment est-ce que vous avez ?
45:55Pourquoi ce projet
45:56d'introduction en bourse ?
45:57Qu'est-ce que ça va vous apporter ?
45:58Et à quoi ça va servir
46:00cet argent ?
46:01C'est 7 millions d'euros
46:01que vous comptez obtenir
46:04à peu près ?
46:05L'opération va faire
46:06entre 12 et 15 millions d'euros.
46:08Il y a 5 millions d'euros
46:09d'augmentation de capital
46:11et le reste sera en partie session.
46:12Et peut-être revenir
46:13sur le pourquoi de l'opération.
46:14Une fois qu'on a retourné
46:15l'entreprise
46:16et qu'on a montré
46:16un modèle pérenne
46:17donc avec ces 700 000 euros
46:18de résultats nets positifs
46:19en 2025,
46:20on se dit avec Léa
46:21quelle est la suite de l'histoire ?
46:22Qui sont les actionnaires
46:24naturels de cette entreprise
46:25à mission
46:26qu'est le slip français ?
46:26Réinventer avec Panache
46:27l'industrie textile française,
46:28on est labellisé Bicorp deux fois,
46:30on a cet engagement très fort
46:31et vous le connaissez
46:32depuis longtemps
46:32pour fabriquer en France.
46:34Qui sont les actionnaires
46:35de long terme
46:36qui vont accompagner
46:36notre démarche
46:37d'implication de fabrication française
46:39et dans un cercle versieux
46:40d'actionnaires clients ambassadeurs ?
46:41Et on se dit
46:41c'est les Français
46:42qu'on doit faire rentrer
46:42au capital de l'entreprise.
46:44Du coup, on a étudié
46:45toutes les options
46:45de scope, de sic.
46:47On s'est dit
46:48comment est-ce qu'on crée
46:49les conditions
46:49d'un investissement
46:50citoyen et populaire
46:51dans notre entreprise
46:52et en rencontrant
46:53différentes équipes
46:54et différents professionnels
46:55on s'est rendu compte
46:56qu'en fait la bourse
46:56était sûrement
46:57le meilleur moyen de le faire
46:58et donc on a lancé
46:59cette construction
47:00pour coter l'entreprise
47:01sur Ronex Gross.
47:02Et cet argent
47:03donc ça va vous servir
47:04donc augmentation de capital
47:06est-ce que ça va vous permettre
47:07aussi je ne sais pas
47:09à certains fondateurs
47:10comme vous
47:11de partir
47:12de sortir un peu
47:14comment vous allez
47:15le transformer
47:16cet argent ?
47:17Il n'y a pas de cession
47:19pour Léa ni moi
47:20on reste évidemment
47:21complètement engagé
47:21dans l'entreprise
47:22les 5 millions d'euros
47:23dans l'entreprise
47:24sont pour déployer
47:25l'investissement industriel
47:26donc le plan 2030
47:28ça veut dire
47:29acheter des machines
47:31automates
47:31refruiter du personnel
47:32ouvrir et élargir
47:33nos usines
47:35mettre en forme
47:35des nouveaux bâtiments
47:36pour fabriquer toujours plus
47:37on a une partie
47:38de développement
47:39dans le plan 2030
47:40il y a deux jambes
47:41une jambe sur
47:41faire grandir la marque
47:43le ski français
47:43passer de 4%
47:45de parts de marché
47:47sur le marché
47:47du sous-vêtement masculin
47:48qui fait 500 millions
47:49aujourd'hui le ski français
47:50en fait 21 millions
47:51donc on fait à peu près
47:524% des sous-vêtements
47:53hommes en France
47:54l'idée à l'horizon du plan
47:552030 c'est de passer
47:56de 4 à 8%
47:57ça c'est sur la partie
47:58B2C
47:58l'autre partie du plan
48:00c'est la partie B2B
48:01c'est fabriqué pour les autres
48:02on fabrique pour plein de gens
48:03qui veulent mettre sur le marché
48:04des produits fabriqués en France
48:05quand vous êtes par exemple
48:06partenaire du Tour de France
48:08et vous distribuez
48:08plein de produits
48:09sur les routes de France
48:10vous avez quand même
48:11assez envie que ces produits
48:11là soient fabriqués
48:12et parfois c'est des centaines
48:13de milliers de pièces
48:14que vous distribuez
48:15aux gens sur les routes
48:16du Tour de France
48:17on se dit qu'au bout d'un moment
48:18on ne peut plus fabriquer
48:18ces produits là au Bangladesh
48:19donc ça c'est notre branche B2B
48:21et pour faire grandir
48:22cette branche B2B
48:23qui est un morceau important
48:25de notre plan 2030
48:25notre plan de croissance
48:26il faut qu'on recrute
48:27des équipes en usine
48:29pour aller mettre au point
48:30accompagné commercialement
48:31donc là c'est vraiment
48:32des chefs de produits
48:33des prototypistes
48:34qu'on soit capable
48:35d'être très réactif
48:36pour transformer l'entrant
48:37de clients
48:38qui souhaitent fabriquer en France
48:39et qu'on soit capable
48:40d'alimenter les usines
48:40et abaisser encore
48:41vos coûts de production
48:42juste encore un point
48:45après on va vous rendre
48:46à vos investisseurs
48:47Guillaume Gibault
48:48l'intelligence artificielle
48:49l'IA
48:49est-ce que c'est quelque chose
48:51qui peut vous permettre
48:52justement d'abaisser
48:53les coûts de production
48:54d'un slip
48:55comme vous dites
48:56pour les distribuer
48:57lors des caravanes
48:58du Tour de France
48:59il faut vraiment
48:59que ça coûte très peu cher
49:01Oui alors
49:02pour l'instant
49:02l'intelligence artificielle
49:03on ne l'a pas forcément
49:04mis en place
49:04dans les procédés à l'usine
49:06mais évidemment
49:06on regarde ça de près
49:07par contre dans le fait
49:08d'être une structure
49:08très légère
49:09très efficace
49:09très opérationnelle
49:10on le fait beaucoup
49:12sur la partie service client
49:13sur la partie marketing
49:14sur la partie gestion
49:16de la documentation
49:17notamment pour tout ce process
49:18d'introduction en bourse
49:19voilà de dire
49:20comment est-ce qu'on est
49:21parfaitement dans les clous
49:22d'un point de vue réglementaire
49:24voilà
49:24donc toute la partie documentation
49:25c'est des outils
49:26qui évidemment
49:27comme tout le monde
49:27on regarde
49:28mais pour l'instant
49:29à l'usine
49:29ce qui marche
49:30c'est les machines
49:31les automates
49:32la productivité
49:32et bien sûr
49:33l'organisation humaine
49:34on a 77 personnes
49:35dans nos deux usines
49:37Bonne Nouvelle et Fierté
49:38à Aubervilliers
49:38ce qui marche
49:39c'est l'engagement
49:40on prend soin des gens
49:41voilà on fait en sorte
49:42qu'ils soient heureux
49:43de travailler
49:44et que ça fonctionne
49:44parce que vous pouvez avoir
49:45les plus belles machines du monde
49:46si votre équipe n'est pas engagée
49:48il ne se passera rien
49:49et on a reçu notamment
49:50la visite de Serge Papin
49:51il y a quelques semaines
49:52qui a une visite ministérielle
49:55à la usine d'Aubervilliers
49:56et qui a passé ce message
49:57en disant en fait
49:58ce que vous faites à Aubervilliers
49:59avec des gens
50:00de 8 nationalités différentes
50:01à Aubervilliers
50:02dans le 93
50:02pour fabriquer
50:034 500 slips français par jour
50:05c'est le renouveau
50:06de l'industrie française
50:07et vous pouvez être très fière de vous
50:08Il y a un message
50:09derrière quand même
50:10très patriotique
50:11dans ce que vous dites
50:12défendre le textile
50:14en même temps
50:15avec les conséquences
50:16que ça
50:16en termes d'emploi
50:18mais vous êtes relativement petit
50:20quand même
50:21pour vous introduire en bourse
50:22pourquoi vous introduire si vite ?
50:25Bah écoutez
50:26effectivement
50:27on est une petite entreprise
50:28mais voilà
50:29on avait ce démarrage
50:30très dynamique
50:31cette transformation
50:32qui s'est faite
50:32en très peu de temps
50:33en 12-18 mois
50:34elle a transformé
50:35totalement la boîte
50:36et on s'est dit
50:36voilà avec Léa
50:37on aime l'ambition
50:39on aime les projets
50:40on s'est rencontré
50:41dans le cadre
50:41de l'organisation
50:42de la filière des masques
50:43pendant le Covid
50:43vous en souvenez souvent
50:44sûrement
50:45ensemble
50:45on avait coordonné
50:461400 entreprises
50:47pour fabriquer
50:47200 millions de masques
50:48voilà on pense
50:49qu'il y a un moment aussi
50:50de société
50:51de sujet de souveraineté
50:52où finalement
50:53dans le contexte macro
50:54économique et politique
50:55qu'on vit
50:56trouver des produits
50:57du quotidien
50:57en grand volume
50:58avec un prix compétitif
50:59on pense que c'est le moment
51:00que les français
51:02voilà sont sensibles à ça
51:03aussi bien en tant que client
51:04qu'en tant qu'épargnant
51:05et potentiel investisseur
51:06donc voilà
51:07c'est aussi l'intuition
51:08des entrepreneurs
51:08de se dire
51:08c'est maintenant
51:09il faut y aller
51:09on en a l'envie
51:10on pense qu'il y a une fenêtre
51:11et on y va
51:12merci merci beaucoup
51:13Guillaume Gibault
51:14d'avoir été avec nous
51:15avec votre enthousiasme
51:16on vous rend à vos investisseurs
51:18et puis j'ai envie de dire
51:18bon 14 juillet
51:19en tous les cas
51:20à bientôt
51:20merci beaucoup
51:21à très bientôt
51:22merci
51:22au revoir
51:22c'est la fin de cette 18-19
51:24dans un instant
51:25vous retrouvez Stéphanie Collot
51:26pour son journal de l'écho
51:27et moi je vous souhaite
51:28une très bonne soirée
51:29si possible
51:30un peu fraîche
51:31bonne soirée
51:33le 18-19 sur BFM Business

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