- il y a 3 heures
Lundi 29 juin, Hedwige Chevrillon a reçu Marianne Laigneau, présidente du directoire d’Enedis, dans l'émission La Grande Interview sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:00Vous êtes bien dans le 18-19, on va parler de ces pannes d'électricité à répétition,
00:05on va parler de cette cellule de crise interministérielle,
00:09nouvelle cellule qui se déroule en ce moment même à Matignon.
00:12Bonsoir Marianne Légnon.
00:14Bonsoir.
00:14Merci d'être là, vous êtes présidente du directoire d'Enedis,
00:17vous êtes au cœur de l'actualité, il faut le rappeler,
00:19Enedis est le plus grand réseau de distribution électrique d'Europe,
00:23et de France évidemment, mais vous avez été très sollicité,
00:26il y a beaucoup de Français qui ont connu des pannes d'électricité,
00:30du reste on va peut-être faire un point d'abord avec vous pour savoir où est-ce qu'on
00:33en est,
00:34d'abord à l'instant on apprend que ça c'est à Paris, au cœur de Paris,
00:37autour du Palais Brognard et de l'AFP, il y a une panne d'électricité,
00:41savez-vous exactement ce qui se passe ?
00:42Alors, je pense que ça a été perçu comme tel,
00:47nous venons de vivre un enchaînement d'événements climatiques tout à fait d'ampleur,
00:52d'abord ça a commencé en Finistère avec une panne sur le réseau de transport,
00:58donc RTE et en quelques heures les clients ont été rétablis,
01:02et ensuite du côté d'Enedis, vous l'avez dit,
01:04donc le plus grand réseau de distribution en Europe,
01:07c'est 1,4 million de kilomètres de ligne,
01:09c'est un réseau qui fait 35 fois tour de la Terre,
01:12donc une immense infrastructure,
01:14nous avons connu, nous connaissons depuis mardi,
01:17un épisode caniculaire qui s'est aggravé,
01:21accompagné d'une panne dans un des grands postes sources
01:25du département des Yvelines,
01:27qui a prohibé jusqu'à 40 000 clients d'électricité,
01:32nous avons réparé, ça a été une réparation compliquée,
01:37nous avons mobilisé dans cet épisode de canicule,
01:41et peut-être je reviendrai sur ce qui se passe très concrètement.
01:44Oui, ça intéresse tous, et bien plus,
01:47je dirais, est-ce que c'est plein d'enseignements pour la suite ?
01:50Bien sûr, alors nous, nous ne découvrons pas cette situation,
01:53puisque nous avons un plan climatique depuis 2006.
01:56On va y revenir.
01:57Alors, qu'est-ce qui se passe dans cette situation ?
01:59Et aujourd'hui, l'incident du poste source des Yvelines,
02:02grâce à la mobilisation des équipes, est totalement dernièrement.
02:06Donc la panne géante est terminée dans les Yvelines.
02:08Depuis dimanche, cette panne géante,
02:11nous avions alimenté les clients avec des groupes électrogènes,
02:14imposés en urgence venus d'autres régions de France,
02:17et également mobilisés plus de 1 000 techniciens et prestataires,
02:21pour évidemment être encore plus efficaces sur le terrain.
02:25C'est notre force d'intervention rapide de l'électricité.
02:28Alors, ce qui se passe concrètement,
02:30donc il y a ce problème de poste source,
02:31mais ce qui se passe aujourd'hui à Paris,
02:34alors vous citez...
02:35Oui, parce qu'on vient de l'apprendre à l'instant,
02:37c'est pour ça qu'on est rattrapé par l'actualité avec vous.
02:39C'est brièvement coupé, mais elle est aujourd'hui rétablie.
02:44L'AFP fonctionne sur groupe électrogène.
02:46Nous avons 5 000 clients coupés aujourd'hui à Paris.
02:50Ce qui se passe effectivement, c'est que dans le sous-sol,
02:53puisque le réseau dans les grandes métropoles,
02:55il est enterré, pour des raisons qu'on comprend bien,
02:59eh bien il y a parmi tous ces câbles,
03:02des câbles qui sont assez anciens, des années 70,
03:05et qui sont avec de l'huile à l'intérieur et enveloppés d'un papier.
03:10Et donc, quand il fait 40 degrés,
03:12et on a connu plusieurs jours à 40 degrés,
03:15même si heureusement la température vient de redressante,
03:17eh bien il fait, au bout de quelques nuits,
03:20température ne baisse pas la nuit,
03:2280 degrés dans le sous-sol.
03:2480 degrés dans le sous-sol,
03:26ces câbles qui sont un peu anciens,
03:27ne résistent pas à cette température,
03:29et donc, en fait, l'huile sèche,
03:32et le câble se défait, la jonction se défait.
03:37Donc, que faire par rapport à cela ?
03:39Bien évidemment, réparer, trouver la panne,
03:42il faut envoyer un camion,
03:43ça peut prendre plusieurs heures pour détecter
03:46par le signal où la panne se situe,
03:48puisque tout ça est sous terre,
03:50mais surtout, il faut investir
03:52pour rendre ce réseau plus robuste.
03:54Oui, ça, on va en parler,
03:56parce qu'effectivement, vous avez, je crois,
03:5896 milliards d'investissements prévus d'ici 2040,
04:01mais là, aujourd'hui,
04:02on ne va peut-être pas attendre 2040,
04:04donc là, vous allez réparer dans combien de temps,
04:06vous pensez ?
04:07Alors, on est en train,
04:08il y a donc la canicule,
04:09vous venez d'en parler.
04:10Oui, sur la canicule, je reste sur Paris.
04:12Parce qu'il y a aussi les orages,
04:14je pense qu'on va réparer.
04:15Alors, d'ailleurs, on est très, très mobilisés,
04:18mais il y a des nouveaux incidents
04:19qui sont en train de se produire,
04:21donc la situation,
04:21elle n'est pas forcément très stabilisée,
04:24puisqu'il y a un effet retard
04:26par rapport à la canicule.
04:27La chaleur, elle est toujours présente
04:29dans le sous-sol,
04:30et donc, nous allons en réparer
04:33totalement, en totalité,
04:34dans les jours qui viennent.
04:35Je sais que c'est pénible
04:36pour les clients qui sont privés
04:38d'électricité.
04:39Et dans les jours qui viennent,
04:41le plus vite possible,
04:43bien évidemment,
04:43nous sommes très, très mobilisés,
04:45et je voudrais dire à nos clients
04:46que nous sommes très mobilisés,
04:49et nous espérons réparer
04:50une très, très grande majorité
04:52de ces incidents d'ici demain.
04:53Est-ce que ça veut dire,
04:54pardon d'être direct,
04:55mais est-ce que ça veut dire
04:56que pour l'instant,
04:57la situation vous échappe ?
04:58Ah non, la situation,
04:59elle ne nous échappe pas.
05:00Non, parce que vous dites,
05:00peut-être qu'il y aura d'autres pannes,
05:02là, parce que justement,
05:04il fait jusqu'à 80 degrés,
05:06paraît-il, sous terre,
05:08là où sont enterrés les...
05:08Absolument, donc il y a un effet retard
05:10quand la canicule redescend,
05:13c'est le cas aujourd'hui,
05:14eh bien avant que les sous-sols
05:15retrouvent une température
05:17qui est compatible
05:18avec ces plus vieilles technologies,
05:20et encore une fois,
05:21nous changeons ces câbles,
05:22nous changeons 1000 kilomètres
05:24de ces câbles les plus anciens par an,
05:26nous allons investir à Paris
05:28dans les 4 ans qui viennent,
05:29190 millions d'euros
05:31pour traiter ce problème,
05:33et chaque année,
05:34nous investissons 1,5 milliard
05:36pour renforcer
05:38la résilience du réseau,
05:39essu depuis,
05:40donc ça fait 7 milliards
05:42depuis 2020.
05:43Oui, mais Marianne Légnon,
05:44quand même,
05:45restons sur la situation,
05:46là maintenant,
05:47pendant que nous parlons,
05:49comment est-ce que vous allez
05:50pouvoir réparer,
05:51ou est-ce qu'il va falloir
05:52attendre que la température
05:55baisse,
05:55sachant qu'il y a une nouvelle vague
05:56de canicules
05:58qui s'annonce en tous les cas,
06:00à partir du 6 juillet ?
06:01Nous n'attendons pas
06:02que la température baisse.
06:04Mais donc là,
06:04vous allez ouvrir
06:05tous les trottoirs ?
06:06Qu'est-ce que vous allez faire ?
06:06Nous allons ouvrir
06:07tous les trottoirs
06:07qui sont nécessaires,
06:09mais il faut savoir
06:10où ouvrir le trottoir.
06:12Nous avons des salariés
06:13qui sont très mobilisés,
06:14et je les en remercie
06:15parce qu'ils travaillent
06:16dans des conditions difficiles,
06:18de chaleur,
06:20de fatigue aussi,
06:21et bien sûr,
06:22notre priorité,
06:23ça reste leur sécurité
06:24et celle de nos prestataires.
06:27Nous sommes extrêmement mobilisés,
06:29comme je vous l'ai dit,
06:29en cellule de crise depuis mardi,
06:32pour réparer
06:33et pour traiter au plus vite
06:34cette situation
06:35qui est sous contrôle.
06:37Est-ce qu'il y a d'autres fronts ?
06:37Là, on est sur un front parisien.
06:39Vous nous avez dit
06:40que le front dans les Yves-Vines
06:41était terminé.
06:43Oui.
06:44Donc ça y est,
06:44on peut rassurer
06:46nos auditeurs et téléspectateurs
06:49dans cette région.
06:50En revanche,
06:51les Parisiens,
06:51il faut un peu les alerter.
06:52Qu'est-ce qu'il y a
06:53comme autre front ?
06:54Alors d'abord,
06:55il y a de la canicule
06:55dans d'autres,
06:56même si vous êtes très focalisés
06:58sur Paris.
06:59Non, non, mais justement,
07:00les autres fronts,
07:00je veux dire,
07:01les autres fronts.
07:01Qui ont été touchés.
07:02Par exemple,
07:03la région de Lyon.
07:05Donc là aussi,
07:05nous sommes en train
07:06de dépanner
07:07avec beaucoup d'engagement.
07:08Et puis,
07:09vous l'avez vu,
07:10après la canicule,
07:11donc dans la nuit
07:12de samedi à dimanche,
07:13sont arrivés des orages
07:15extrêmement importants
07:16qui ont touché
07:18majoritairement
07:19la Picardie
07:21et le Nord.
07:22Et là,
07:22de nouveau,
07:23alors là,
07:23c'est un autre phénomène.
07:25Ce sont des arbres
07:26qui peuvent tomber
07:27sur les lignes.
07:28Donc là,
07:28on est plutôt
07:29sur le réseau aérien.
07:31Et là aussi,
07:31nous avons mobilisé
07:32des renforts.
07:33Alors ces renforts,
07:33il faut l'avoir en tête,
07:35ils viennent de toutes
07:35les régions françaises.
07:36Donc c'est une mobilisation
07:38exceptionnelle
07:39pour venir renforcer
07:41les équipes d'Enedis
07:42qui sont sur le terrain.
07:43Et nous avons déjà
07:44rétabli 80%
07:46des clients
07:47qui étaient coupés
07:47du fait de l'orage
07:49en 36 heures,
07:50ce qui est,
07:51je pense,
07:52un chiffre
07:53tout à fait encourageant
07:54pour arriver au 100%
07:56très rapidement.
07:58Mais parfois,
07:58on a des difficultés
07:59d'accès.
07:59Il faut dégager
08:00les routes.
08:01Bien sûr.
08:01Il faut dégager
08:02les arbres.
08:03Donc il nous faut
08:04le secours aussi
08:05parfois de l'armée
08:06ou des forces de l'ordre
08:07pour y arriver.
08:08Et c'est le cas-là
08:08que vous avez demandé
08:09à l'armée
08:09de venir en soutien ?
08:11Pas là,
08:11dans cette tempête-là,
08:13puisque ce n'est pas
08:14la première de l'année.
08:15Nous avons eu Nils,
08:16nous avons eu Goretti,
08:18nous avons eu Pedro.
08:19Et oui,
08:19dans Nils,
08:20où nous avons eu
08:21jusqu'à 900 000 clients coupés.
08:23Donc c'était une tempête
08:24extrêmement violente.
08:27Comparable à Klaus,
08:28la tempête de 2009,
08:30une méga tempête,
08:32eh bien,
08:32nous avons réparé
08:35deux fois plus vite
08:36dans Nils
08:36qu'au moment de Klaus.
08:38Ce qui montre bien
08:38qu'investir,
08:40c'est une bonne réponse
08:42à ce changement.
08:43Alors la question
08:43quand même qu'on peut se poser,
08:45c'est la question
08:45en tout cas
08:45qui pose l'opposition.
08:47Alors évidemment,
08:48c'est face à la canicule,
08:50ces conséquences humaines
08:51qui sont très très importantes.
08:53Est-ce que le gouvernement
08:54a été suffisamment préparé ou pas ?
08:57Pendant que nous parlons,
08:58le Premier ministre
08:59est en train de s'exprimer
09:00parce qu'il y a
09:00une nouvelle cellule de crise
09:02à Matignon.
09:04La question,
09:04est-ce que vous étiez
09:05suffisamment préparé
09:07chez Enedis
09:07et chez RTE ?
09:08Alors je ne répondrai pas
09:10pour RTE,
09:11ma collègue le fera,
09:12mais pour Enedis,
09:14je vous l'indiquais,
09:15depuis 2020,
09:16nous avons investi
09:177 milliards d'euros
09:18pour rendre
09:19le réseau
09:21géré par Enedis,
09:22qui appartient
09:22aux collectivités locales,
09:24plus résistants
09:25à des aléas climatiques
09:26qui sont toujours
09:27plus nombreux,
09:29toujours plus diversifiés,
09:30violents,
09:31et qui arrivent
09:31à des périodes de l'année
09:32un peu inhabituelles.
09:35Autrefois,
09:35il y avait une saison
09:36pour chaque type
09:37d'aléas climatiques,
09:38ça n'est plus le cas aujourd'hui.
09:39Donc oui,
09:39nous sommes préparés,
09:40nous avons un plan
09:41d'adaptation,
09:43personne n'utilisait forcément
09:44très fréquemment
09:45ce mot
09:46depuis 2006,
09:47et nous avons
09:48des programmes
09:48patrimoniaux
09:49que nous déployons
09:50année après année,
09:52donc vous avez envisagé
09:54les investissements
09:55à 2040,
09:56puisque nous on est calés
09:56sur les scénarios
09:58du GIEC,
09:58donc on est une industrie
10:00du temps long,
10:01et bien nous allons
10:02investir
10:03parmi ces 96 milliards
10:05d'euros,
10:0630% consacrés
10:08à renforcer
10:09la résistance
10:10des réseaux.
10:10Mais la question
10:12qu'on peut se poser,
10:12il y a plusieurs questions,
10:13évidemment,
10:14Marianne Léniot,
10:14c'est,
10:15un d'abord,
10:15ce n'est pas évident
10:16comme choix,
10:16parce que si on prend,
10:17si vous enterrez
10:18pour éviter les orages
10:20et les arbres qui tombent,
10:21on se retrouve comme à Paris
10:22ou à Lyon
10:23ou dans d'autres villes,
10:24il fait très chaud.
10:24Pas tout à fait ça.
10:26Et puis en même temps,
10:27si c'est des lignes aériennes,
10:28là, il y a un risque,
10:30mais en même temps,
10:30il faut peut-être moins chaud.
10:31Donc vous avez une équation
10:32qui est assez compliquée.
10:34Ce que j'ai dit,
10:34c'est que nous changeons
10:35les câbles souterrains
10:37qui sont les plus anciens.
10:38Nous les remplaçons
10:39par des technologies
10:40qui sont beaucoup plus résistantes
10:43et enfouir le réseau.
10:45En fait,
10:46quand nous construisons
10:47un réseau neuf,
10:48et donc c'est une infrastructure
10:49qui se développe
10:50pour accorder
10:51des énergies renouvelables,
10:52pour accorder
10:53des pompes à chaleur,
10:54des bornes de recharge
10:55de véhicules électriques,
10:57eh bien 90% du réseau neuf
10:59est enterré.
11:01Mais vous avez raison,
11:02on ne peut pas enfouir partout.
11:03Il y a des sols
11:04qui sont trop durs,
11:06du granit en Bretagne,
11:07parfois c'est compliqué.
11:08Et donc il y a aussi
11:10des situations
11:11où en cas d'inondation,
11:13eh bien ça peut être compliqué.
11:15Donc en fait,
11:15nous faisons un mixte
11:16de solutions.
11:17Nous ciblons les zones
11:19qui vont être le plus,
11:20et ça grâce à l'intelligence
11:22artificielle
11:22et à nos algorithmes,
11:24ceux de Météo France également.
11:26Nous ciblons les zones
11:27qui sont le plus susceptibles
11:30de connaître des pannes
11:31en cas d'aléas climatiques.
11:32Et là, nous enfouissons,
11:33première solution,
11:34où nous rétrofitons
11:35le réseau aérien
11:37qui représente aujourd'hui
11:3848% du réseau
11:40que nous opérons.
11:41Alors,
11:42est-ce que vous êtes prêts
11:43pour la semaine prochaine
11:44ou la prochaine canicule ?
11:47Comment vous anticipez là ?
11:49Je ne sais pas ce que vous dit
11:50l'IA de Météo France.
11:53Est-ce qu'il y aura
11:53une prochaine canicule
11:54dès le 6 juillet ?
11:55Mais en tous les cas,
11:57qu'est-ce que vous dites ?
11:58Vous êtes la patronne
11:58de NEDIS.
11:59Quel ordre vous avez donné
12:00à vos équipes ?
12:01L'ordre qui est donné
12:02aux équipes,
12:03c'est de rester mobilisés.
12:05Donc,
12:05s'il y a une deuxième canicule,
12:07comme cela semble s'annoncer,
12:09même si nous n'avons pas encore
12:11des prévisions météo,
12:12elles s'affinent jour après jour,
12:14nous serons mobilisés
12:16avec des équipes en renfort,
12:17avec des moyens d'intervention
12:19supplémentaires,
12:20les nôtres,
12:21ceux de nos prestataires.
12:22Nous avons,
12:22par exemple,
12:23nous avons commandé
12:24du matériel supplémentaire
12:26pour pouvoir le poser
12:27en cas de panne.
12:29Donc,
12:29la gestion de notre stock,
12:30de notre approvisionnement
12:31industriel,
12:32il fait partie
12:33de notre capacité
12:34d'anticiper la crise.
12:36Ce sont des moyens
12:37d'investissement,
12:38de l'achat de matériel
12:39en France.
12:41Chaque année,
12:42nous achetons 4,5 milliards
12:43en France et en Europe.
12:45Nous sommes un des grands
12:46acheteurs français
12:48sur le territoire.
12:49C'est de la souveraineté,
12:50c'est de l'emploi,
12:51c'est de la formation.
12:52Et puis, bien sûr,
12:53des capacités opérationnelles
12:55et donc des compétences
12:56aussi à maintenir.
12:58Vous disiez,
12:58vous avez enterré
13:001000 kilomètres par an.
13:02De ces câbles
13:03qui sont les plus fragiles.
13:07Aujourd'hui,
13:08sur votre 1,4 million
13:10de kilomètres de réseau,
13:13il y a combien de kilomètres
13:15qui sont neufs
13:15et combien qui sont obsolètes ?
13:17Alors,
13:18ces câbles
13:19qui sont les plus fragiles
13:20représentent moins de 5%.
13:21du réseau total.
13:23Et donc,
13:24la très grande...
13:25Je vous ai dit,
13:25on fait 35 fois
13:26le tour de la Terre.
13:28Tous les deux ans,
13:29nous construisons
13:30un nouveau tour de Terre
13:31qui, lui,
13:32est neuf.
13:33Donc,
13:33c'est très important
13:34d'avoir ça en perspective.
13:35c'est une grande infrastructure
13:37qui se développe,
13:39qui croît,
13:40à la fois pour raccorder
13:43des énergies renouvelables,
13:44puisque 90% d'entre elles
13:46sont connectées au réseau
13:47opéré par Enedis.
13:48Et puis,
13:49vous voyez,
13:49toutes les aires d'autoroutes
13:51sont aujourd'hui,
13:52et elles sont près de 400,
13:54équipées de bornes de recharge rapides.
13:56Nous nous préparons
13:57à l'arrivée
13:58des poêles aurent électriques
13:59qui vont arriver
14:00très, très vite
14:01sur nos routes.
14:02et nous contribuons.
14:03Nous sommes la condition,
14:05finalement,
14:05de l'électrification des usages,
14:07puisque brancher
14:08une borne de recharge,
14:10brancher une pompe à chaleur,
14:12ce n'est pas tout à fait
14:12comme brancher un sèche-cheveux.
14:14Voilà,
14:14ça demande un peu plus
14:15de travail.
14:16J'ai le sentiment.
14:18Mais juste,
14:19peut-être encore un point,
14:20pendant que nous parlons,
14:20je disais qu'il y avait
14:21la cellule de crise
14:22à Matignon,
14:23et je ne sais pas
14:23si vous avez vu
14:23le ministre du Travail,
14:25Jean-Pierre Farandou,
14:27a dit qu'il entendait
14:28s'inspirer,
14:29je le cite,
14:29du modèle espagnol.
14:30Il va proposer
14:31aux partenaires sociaux
14:32un voyage d'études
14:33pour comprendre
14:33comment la société espagnole
14:35s'est adaptée
14:36aux fortes chaleurs.
14:37Est-ce que vous allez
14:38l'accompagner
14:38pour voir comment
14:39ça se passe en Espagne ?
14:41En tout cas,
14:42on regarderait
14:42les conclusions
14:43avec beaucoup d'attention.
14:45Mais vous ne comptez pas
14:46aller en Espagne.
14:47Non, là,
14:47j'ai un peu de travail
14:49et de mobilisation
14:50sur le terrain.
14:52Enedis,
14:52c'est 42 000 salariés
14:54et évidemment,
14:55la santé
14:56et la sécurité
14:57de ces équipes,
14:59c'est notre priorité première
15:00et donc,
15:00adapter les horaires
15:02de travail,
15:03adapter les vêtements
15:04de travail,
15:04adapter le rythme
15:05du travail.
15:06Évidemment,
15:07ça fait partie
15:07des responsabilités
15:08d'une grande entreprise
15:09comme Enedis.
15:10Vous parliez
15:10de vos investissements,
15:11je crois que c'est,
15:12au total,
15:13c'est 190 milliards
15:15avec RTE,
15:16dont 96 milliards
15:17pour Enedis
15:18à horizon 2040
15:20parce que vous êtes
15:21en fait calé
15:22sur les perspectives,
15:23les prévisions
15:24du GIEC.
15:25Mais on voit
15:25que le GIEC,
15:26il a été un peu
15:27de vancé
15:28par le réchauffement
15:29climatique,
15:30c'est-à-dire que
15:31ce qu'on observe
15:31aujourd'hui,
15:32c'est une des conséquences
15:33du réchauffement climatique
15:34et en fait,
15:34ça s'accélère,
15:35ça va beaucoup plus vite.
15:36Est-ce que vous,
15:37vous n'êtes pas en train
15:38de vous dire,
15:38attendez,
15:382040,
15:39c'est trop loin,
15:39il va falloir que mes 96 milliards,
15:41je les investisse avant ?
15:43Je ne suis pas sûre
15:43que la facture des Français
15:45serait heureuse
15:46que j'investisse
15:4696 milliards par an
15:49puisque nous,
15:50nous opérons
15:51dans un modèle
15:52qu'on appelle régulé,
15:53c'est-à-dire que les ressources,
15:54elles nous sont fixées.
15:55C'est nous qui payons.
15:56C'est la facture des Français
15:57qui payent
15:58et donc à tout moment,
16:00d'où ma réponse
16:00sur l'enfouissement
16:01des lignes
16:02qui n'est pas
16:03la seule réponse,
16:04à tout moment,
16:05nous essayons
16:06de trouver
16:06la meilleure performance,
16:08la meilleure efficacité
16:10pour nos clients
16:11pour que,
16:12évidemment,
16:13leurs factures
16:13dont RTE et nous
16:15représentons un tiers,
16:16et puis vous avez
16:17un gros tiers
16:18d'achat d'énergie
16:19et d'impôts
16:22restent
16:22le plus supportable
16:24possible
16:25et c'est une dépense
16:27importante
16:27pour les Français.
16:28Je crois qu'on en a
16:30pleinement conscience.
16:31Est-ce qu'il faut s'attendre
16:31à ce que notre facture
16:32augmente ?
16:33Alors,
16:33nous ne sommes pas en retard,
16:34je réponds à votre question,
16:36mais par contre,
16:36quand nous investissons,
16:37c'est pour les 40 ans
16:38qui viennent.
16:39Les câbles dont nous parlons,
16:40les postes sources
16:41que nous allons construire,
16:43les transformateurs
16:44que nous venons encore
16:45d'en changer un
16:46à Paris
16:46pour le quartier
16:48Pyramide
16:49la semaine dernière,
16:50c'est pour les 40 ans,
16:51les 50 ans qui viennent.
16:52Donc,
16:53c'est notre responsabilité
16:54d'industriel
16:55et de service public
16:56de prévoir tout ça
16:58dans la durée,
16:59dans le temps long,
17:00mais en même temps
17:01de faire que chaque année,
17:02ce soit des dépenses
17:04qui ne sont pas des coûts,
17:05mais des investissements
17:06soient supportables
17:07pour la facture
17:08de nos clients.
17:09Alors,
17:09il y a une règle
17:10qui va changer,
17:11qui était que,
17:12à la limite,
17:13le premier
17:14qui s'était déclaré
17:15qu'il voulait raccordement,
17:17et bien finalement,
17:17ce n'est pas forcément lui,
17:19ça va être en fonction
17:20de l'importance du projet.
17:22Ça,
17:23c'est quelque chose
17:23qui va changer beaucoup
17:25parce que ce que vous appelez
17:25les points sources,
17:26en fait,
17:27c'est les points
17:27de raccordement.
17:29Par exemple,
17:29on voit ça
17:30à Dunkerque,
17:31au Havre,
17:32quand vous voyez,
17:33il y avait
17:35le patron de l'ArcelorMittar
17:36qui nous expliquait
17:37la difficulté,
17:39l'importance pour lui
17:39de savoir
17:40qu'il y avait
17:41un gros projet
17:44d'électrification
17:45pour son four électrique.
17:47Idem aussi
17:48dans le sud de la France.
17:49Ça,
17:50c'est quelque chose
17:50qui est très important
17:52pour vous,
17:53pour Enedis.
17:54En fait,
17:54vous évoquez là
17:55l'activité
17:56qui est une activité
17:57très importante
17:57chez Enedis.
17:58La première,
17:59on vient d'en parler longuement,
18:00c'est de fournir
18:01aux Français
18:02une électricité
18:03qui est disponible
18:0599,99% du temps,
18:07ce qui est une performance,
18:08je pense,
18:09de très haut niveau.
18:10Et nous,
18:10notre challenge,
18:11c'est de la maintenir
18:12dans la durée,
18:12on vient d'en parler.
18:14Notre deuxième mission,
18:15c'est de raccorder
18:16les nouveaux usages
18:17de l'électricité.
18:19On fait un raccordement
18:21ou mise en service
18:22toutes les 54 secondes
18:24à Enedis.
18:24On en a fait 585 000
18:26en 2025.
18:27Là, vous voulez dire
18:28particulier entreprise
18:29ou juste
18:29tout client.
18:30tout raccordement confondu.
18:32On a raccordé
18:33une centaine
18:33de sites industriels
18:35supérieurs
18:35à 5 mégawatts
18:37chacun.
18:38On a raccordé
18:39des dizaines
18:40de milliers
18:41de bornes
18:42de recharge
18:43supplémentaires,
18:44ce qui fait
18:44que le nombre
18:45de points de charge
18:45de véhicules électriques,
18:46il a fait
18:48x4 en 5 ans.
18:49Et le nombre
18:50de pompes à chaleur
18:51raccordées,
18:51x2 aussi à 5 ans.
18:53On est déjà
18:54dans l'accélération,
18:55il faut encore
18:57industrialiser.
18:58Et donc,
18:58oui,
18:59pour cela,
19:00ce que vous évoquez,
19:01c'est l'évolution
19:02des règles de raccordement
19:03parce qu'il peut y avoir
19:04des zones
19:05un peu tendues
19:06où il y a des contraintes,
19:07ça veut dire
19:08qu'il n'y a pas assez
19:08de capacités
19:10de réseau,
19:10notamment dans les zones
19:11rurales
19:12où se sont beaucoup développées
19:13les énergies renouvelables.
19:15Et donc,
19:16ce que souhaite RTE,
19:17ce que souhaite aussi
19:18Enedis
19:19c'est la commission
19:19de réguler
19:20également,
19:21c'est de changer
19:21les règles,
19:22qu'il n'y ait plus
19:23de projet fantôme
19:24qui prenne de la place
19:26dans la file d'attente
19:27de raccordement,
19:28mais que donc
19:29ce ne soit pas
19:30le premier arrivé
19:31dans la file
19:32qui soit le premier servi,
19:33mais le projet,
19:34le premier prêt
19:35ou juste attend,
19:36c'est-à-dire
19:36qui respecte ces délais
19:37pour que ça nous permette
19:40de gérer mieux
19:41les besoins
19:42de nos clients.
19:42Ça,
19:42ça va fluidifier
19:43en fait énormément.
19:44Voilà,
19:44en fonction de la maturité
19:45de leur projet,
19:46je pense que c'est
19:46une règle de bon sens,
19:47mais ça n'est pas
19:48la règle actuelle
19:49et dans certains projets
19:50de raccordement,
19:51il y a deux tiers
19:52de délais
19:53de formalité administrative.
19:55Donc,
19:56il faut également
19:57simplifier.
19:58Alors,
19:58ça dépend du type
19:59de raccordement,
20:01mais un client individuel,
20:03on peut leur accorder
20:04au moins de deux mois
20:05sans difficulté,
20:06une installation renouvelable
20:08autour d'un an
20:09s'il n'en est pas
20:10dans une zone en contrainte,
20:11mais s'il y a
20:12des problèmes
20:13de capacité
20:15sur le réseau de transport
20:16ou sur le réseau
20:17de distribution,
20:18ça peut être
20:18beaucoup plus lent.
20:19C'est pour ça
20:19qu'il faut flécher
20:21ces projets
20:22là où l'infrastructure
20:23est disponible.
20:25Oui.
20:25Voilà,
20:25comme quand un centre
20:26de logistique...
20:27Mais ça,
20:27c'est aussi très nouveau,
20:29c'est une deuxième évolution,
20:30c'est-à-dire qu'il y aura
20:31un peu de rationalité,
20:32c'est-à-dire qu'on n'aura
20:33pas forcément
20:34un point de raccordement
20:36à faire
20:37pour une énergie renouvelable
20:38perdue au milieu
20:39de nulle part.
20:40Donc,
20:40vous allez un peu
20:42rationaliser en disant,
20:43attendez,
20:43là,
20:43vous pourrez installer
20:45des énergies renouvelables,
20:46mais là,
20:47vous ne pourrez pas
20:47parce que c'est trop loin
20:49d'autres points sources.
20:51notre rôle,
20:51c'est de travailler,
20:52on souhaite être
20:53l'aménageur électrique
20:55des territoires,
20:55parce que c'est bien ça
20:56dont on parle,
20:57mais c'est de travailler
20:58avec l'ensemble
20:58des élus,
21:00des collectivités locales,
21:02des porteurs
21:03de projets,
21:04du préfet,
21:04évidemment,
21:05et de ses services,
21:07de tous nos clients,
21:08à mieux anticiper,
21:10d'une part,
21:11parce qu'il ne faut pas
21:11demander un raccordement
21:12au dernier moment,
21:13c'est compliqué,
21:14il y a des études,
21:15il peut y avoir
21:15des travaux,
21:16et à mieux planifier
21:18aussi,
21:19sur le territoire,
21:20ce développement,
21:21à la fois des énergies
21:22renouvelables,
21:23bien sûr,
21:23mais également
21:24de l'électrification
21:27des usages.
21:28Est-ce que vous êtes prêts,
21:29est-ce que vous êtes
21:30en ordre de bataille
21:31pour cette grande
21:33électrification souhaitée ?
21:34Enfin, voilà,
21:35on sait que le président
21:35Macron a présenté son plan,
21:37il y a aussi
21:37le Premier ministre,
21:38donc la France
21:39est vraiment en train
21:41de s'engager
21:42dans cette voie-là,
21:43avec son énergie nucléaire,
21:44mais pas que.
21:45Est-ce que là,
21:46vous avez le sentiment
21:47que cette mobilisation,
21:49elle vous sert,
21:50et est-ce que surtout,
21:51vous êtes prête ?
21:52Alors, je pense que
21:53l'électrification des usages,
21:55chacun est conscient.
21:56Parce qu'on est très en retard,
21:57en fait,
21:57parce que la demande,
21:58vous voyez,
21:59c'est un problème,
22:00l'offre, elle est là,
22:00on a un problème de demande.
22:02Alors, d'abord,
22:03de manière très concrète,
22:05le réseau électrique,
22:09ça robuste,
22:10d'une part,
22:11parce qu'il faut
22:12que l'électricité,
22:13elle arrive à chaque client
22:1424-24,
22:157 jours sur 7,
22:16et c'est le cas aujourd'hui,
22:18sauf dans des périodes,
22:18évidemment,
22:19c'est pour ça que nous sommes
22:20mobilisés,
22:21qu'on connaît aujourd'hui,
22:22mais ça reste quand même
22:24assez ponctuel
22:24face à 39 millions
22:26de clients,
22:27eh bien,
22:28le réseau,
22:28c'est la pierre angulaire
22:29de cette électrification,
22:31c'est à la fois
22:32le dernier kilomètre
22:33et c'est 35 fois
22:34le tour de la Terre,
22:34et c'est ça que nous gérons
22:36en même temps.
22:36Donc, oui,
22:37nous avons déjà accéléré,
22:39mais nous allons encore
22:40accélérer,
22:41et nous envisageons,
22:43d'ici 2030,
22:44qui est une première étape
22:45du plan d'électrification
22:46du gouvernement,
22:47d'investir
22:4833 milliards d'euros,
22:50à la fois pour rendre
22:51le réseau plus robuste,
22:53raccorder nos clients,
22:55et notamment
22:55ces nouveaux usages,
22:56tous les clients
22:57qui voudront avoir
22:58une bande de recharge
22:59chez eux,
23:00qui voudront passer
23:01du chauffage gaz
23:02à la pompe à chaleur,
23:04toutes les industries
23:05qui vont vouloir
23:06changer leur processus
23:07de fabrication,
23:08les data centers
23:09qui vont choisir
23:11la France,
23:11très consommateurs,
23:12et qui choisissent la France
23:13parce que l'électricité
23:14est décarbonée,
23:17compétitive,
23:18souveraine,
23:19elle est fabriquée
23:19en France,
23:20et elle est disponible
23:21grâce à Enedis.
23:22Et donc, oui,
23:23pour nous,
23:23nous avons l'impression
23:24d'être au centre du jeu,
23:25donc nous sommes à la fois
23:26fiers et mobilisés,
23:28conscients de notre
23:30responsabilité,
23:31et nous allons encore
23:31accélérer.
23:32Vous avez déjà une idée
23:33de combien vous a coûté
23:34cette canicule ?
23:35Non, notre priorité,
23:37c'est d'établir
23:40les comptes.
23:41Non, on n'est pas
23:42en train de faire
23:42les comptes,
23:43on les fait à la fin.
23:45Notre priorité,
23:46c'est vraiment
23:46de mobiliser,
23:49je n'en ai aucune idée
23:50car ça n'est pas
23:51ce que je regarde
23:52quand je dois
23:53dépanner les clients.
23:55Est-ce que vous allez
23:56embaucher beaucoup ?
23:57Vous avez 42 000 salariés ?
24:0042 000 salariés,
24:00nous étions à 38 000
24:02en 2020,
24:02donc nous avons déjà
24:03augmenté les effectifs
24:05de 10 %.
24:06Et là,
24:06avec les enjeux
24:07devant vous ?
24:07Alors,
24:08vous l'avez,
24:08je pense,
24:10noté,
24:11pour réussir
24:12cette grande
24:12électrification,
24:13il faut plusieurs choses,
24:14il faut des investissements,
24:15on vient d'en parler,
24:16je n'y reviens pas,
24:17il faut une filière
24:18industrielle française
24:19et européenne.
24:20Et là,
24:20je me permets d'insister,
24:22puisqu'aujourd'hui,
24:23il y a 180 usines
24:24qui travaillent en France
24:25pour Enedis,
24:26à faire des câbles,
24:28à faire des lataux,
24:28à faire des postes
24:29de distribution,
24:30des matériels de protection
24:32du réseau,
24:33et il y en a 12
24:34qui sont en train
24:35de construire une ligne
24:36de production nouvelle
24:37pour répondre
24:38à nos besoins croissants,
24:40puisque nous sommes
24:42une entreprise en croissance.
24:43Et donc,
24:43moi,
24:44j'ai besoin
24:44d'une préférence européenne
24:46dans la commande publique
24:47à laquelle je suis soumise
24:49pour continuer à choisir
24:51des industriels,
24:52grands ou petits,
24:53français et européens.
24:55Et la troisième condition,
24:56vous l'avez mentionné,
24:57ce sont les ressources humaines,
24:59les compétences.
25:00Donc,
25:01nous allons continuer
25:02à embaucher,
25:02mais surtout,
25:03la filière industrielle
25:04des réseaux,
25:06100 000 salariés,
25:071600 entreprises,
25:08va continuer à embaucher
25:10massivement
25:10dans des métiers techniques
25:12qui sont passionnants.
25:14Vous voyez des images
25:15à l'écran.
25:15C'est un métier d'avenir,
25:17si on peut dire.
25:17Ce sont des métiers
25:18où le sens,
25:19je crois,
25:19chacun le comprend,
25:20c'est agir au service
25:22de l'intérêt général
25:23pour l'électrification
25:24de la France.
25:26Merci beaucoup,
25:28Marianne Léniot,
25:29la présidente
25:29du directoire d'Enelis.
25:30Merci de tous ces détails
25:31que vous nous avez donnés
25:33dans un instant.
25:33Alors, lui,
25:34il n'est pas du tout content
25:35et justement,
25:35il dénonce un scandale climatique
25:38avec le tour de vis
25:39nouveau tour de vis,
25:40énième tour de vis
25:41donné à ma prime rénov',
25:42c'est un peu contradictoire.
25:43C'est Jean-Christophe Repon
25:45qui est le président
25:45de la CAPEB
25:46qui va être avec nous
25:47juste après une petite page de pub.
25:49A tout de suite.
25:49c'est une petite page de pub.
25:49Sous-titrage Société Radio-Canada
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