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  • il y a 2 heures
Lundi 29 juin, Hedwige Chevrillon a reçu Marianne Laigneau, présidente du directoire d’Enedis et Jean-Christophe Repon, président de la CAPEB, dans l'émission La Grande Interview sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00FM Business et la Tribune présente le 18-19 d'Edwis Chevrillon.
00:10Bonsoir à tous, bienvenue dans le 18-19. On va parler de canicule, on va parler de panne d'électricité
00:16et on va parler de ma prime Rénov'.
00:18Dans un instant, après le journal de Stéphanie Collot, je recevrai Marianne Légiot, c'est la présidente du directoire d
00:23'Enedis.
00:24Enedis, vous savez, c'est le premier réseau d'électricité en Europe et évidemment en France.
00:28Il y a une panne dans le secteur du palais de la Bourse, du palais Brognard.
00:32Elle nous dira où est-ce qu'on en est. Il y avait une immense panne dans les Yvelines.
00:36Est-ce que c'est terminé ou pas ? Et puis on verra après comment on peut éviter que ça
00:40se reproduise
00:40alors qu'une nouvelle vague de canicule se profile à l'horizon.
00:44Et puis ensuite, c'est le patron de la CAPEB, Jean-Christophe Repon, qui sera avec nous.
00:48Évidemment, lui, il est de bord debout contre, vous savez, le tour de vis autour de ma prime Rénov'.
00:54Mais pour l'instant, dans le journal avec Stéphanie Collot.
00:59Il est pile 18h. Bonsoir Stéphanie.
01:01Bonsoir Edwige.
01:01On commence par cette nouvelle réunion de crise à Matignon avec Sébastien Lecornu
01:07alors que la première canicule touche à sa fin, mais qu'il y a une deuxième qui s'annonce.
01:11Oui, l'objectif est de faire le bilan de la gestion de la crise et de se préparer en cas
01:15de nouvelle vague de chaleur.
01:18D'ailleurs, un nouvel épisode de forte chaleur étant envisagé pour le début de la semaine prochaine.
01:23Jean-Pierre Farandou, lui, entend s'inspirer du modèle espagnol.
01:27Le ministre du Travail va proposer aux partenaires sociaux un voyage d'études
01:31pour comprendre comment la société espagnole s'est adaptée aux fortes chaleurs.
01:35L'Espagne, qui d'ailleurs relève sa prévision de croissance pour cette année,
01:38le PIB devrait progresser de 2,6% contre 2,2% initialement anticipé.
01:42Encore du retard pour la transposition de la directive sur la transparence salariale dans le droit français.
01:48Le gouvernement espère le vote d'une loi avant la fin de sa mandature,
01:53c'est-à-dire avant la présidentielle, alors que Jean-Pierre Farandou espérait un vote avant la fin de l
01:57'année.
01:58Une pluie de contrats dans le cadre de la première visite officielle du sultan d'Omane en France depuis 1989.
02:052 milliards d'euros pour Suez, 3 pour EDF, un nouveau terminal logistique pour CMA-CGM,
02:13propriétaire de BFM Business, de bonne augure pour la coopération entre le sultanat,
02:18allié stratégique au Moyen-Orient et la France.
02:20Alexandra Pagé.
02:22Aytam Bintarik et Emmanuel Macron ne se connaissent pas,
02:24mais dans un pays marqué par la raréfaction de la ressource,
02:27confier la mission clé de la gestion de l'eau potable à un groupe français, c'est un signe.
02:32Bien sûr, Suez n'est pas inconnu au Moyen-Orient,
02:34mais ce contrat de plus de 2 milliards d'euros sur 15 ans est le plus important dans la région.
02:40Idem pour le partenariat entre le transporteur Marietim français CMA-CGM et Asiat Group
02:44pour un nouveau terminal logistique, le début d'une longue série, espère Emmanuel Macron.
02:51Nous avons discuté avec Votre Majesté sur ce que nous voulons faire avec Suez, Veolia,
02:56Alstom, Sistra, Thales, KNDS, Airbus.
03:04Dans tous les secteurs des transports à l'énergie, en passant par la défense, l'espace,
03:10il y a un grand appétit des chefs d'entreprises français à travailler ensemble.
03:15Autant de signes d'un réchauffement économique et stratégique.
03:19Le sultanat est aux premières loges pour peser dans les négociations
03:22pour la réouverture du détroit d'Ormuz avec l'Iran, son voisin.
03:25Une position potentiellement explosive, situation que Mascate s'ingénie à désamorcer
03:30en s'imposant comme la Suisse du Moyen-Orient.
03:33Neutralité récemment illustrée par sa proposition de route alternative
03:36et temporaire au détroit d'Ormuz, tout en soutenant non pas le principe de droit de péage
03:41comme le réclame l'Iran, mais une sorte de redevance de paiement de services demandés aux armateurs.
03:47Nouveau revers judiciaire pour Donald Trump.
03:51La Cour suprême interdit au président de licencier la gouverneure de la Fed, Lisa Cook.
03:56Donald Trump l'accusait d'avoir menti à des banques lors de demandes de prêts immobiliers personnels,
04:01mais surtout elle est hostile à toute intervention politique dans les affaires de la réserve fédérale.
04:05Lisa Cook salue aujourd'hui une décision qui réaffirme l'indépendance de la banque centrale.
04:10Le géant américain Comcast se scinde en deux entités indépendantes
04:15avec d'un côté une nouvelle société des médias et du divertissement
04:18réunissant NBC, Universal et les chaînes du britannique Sky
04:22et de l'autre ses activités de téléphonie mobile et internet.
04:25Le titre prend 6%.
04:28Danone va faire appel, le groupe a été jugé coupable de pratiques commerciales trompeuses
04:33par le tribunal judiciaire de Paris.
04:35Ça concerne sa marque Volvic, il était mentionné sur les bouteilles d'eau en plastique,
04:39100% recyclable ou certifié neutre en carbone, ce qui n'est pas tout à fait exact.
04:46Et puis, premier coup de frein contre l'ultra-fast fashion,
04:49le Parlement adopte définitivement une loi qui cible les géants chinois comme Chine ou Temu.
04:54Elle prévoit notamment un malus financier et l'interdiction de la publicité,
04:59y compris les partenariats avec les influenceurs.
05:02Mais la Commission européenne a émis des réserves sur la compatibilité de cette interdiction
05:06avec le droit européen.
05:0818h04 sur BFM Business, les marchés.
05:13Les marchés avec Antoine Larigauderie.
05:15Bonsoir Antoine.
05:16Bonsoir Stéphanie.
05:17Bonsoir Antoine.
05:18Et le CAC termine en baisse ce soir ?
05:19Oui, pas fameux.
05:20Cette séance, moins 0,61%.
05:22On termine à 8367 points.
05:25Puis alors surtout avec des volumes d'échange assez faibles, 3,4 milliards.
05:28Et on est à peu près dans le ton des indices européens.
05:31L'Eurostock 50, lui, reste légèrement dans le vert, plus 0,16%.
05:34Et puis à noter, une très belle performance de la tech.
05:37L'Euronext Tech Leaders termine sur une clôture d'1%.
05:40D'ailleurs, STMicro gagne 1,6% à 63,58€.
05:44Et pour une fois, les sociétés liées aux logiciels sont en hausse avec les titres liés à l'intelligence artificielle
05:50et aux semi-conducteurs.
05:51Capgemini a gagné pas loin d'1% à 90,54%.
05:54Dassault Systèmes, plus 0,8 à 18,08€.
05:57Mais c'est Thalès qui signe la plus forte hausse de l'indice parisien à plus 1,8%, 220,50€.
06:03À la baisse, toute une thématique autour des valeurs du contracting, des matériaux de construction, du BTP en gros.
06:08Bouygues, moins 2,35, 48,58€, 26, moins 2,5, 126,85.
06:13Et la plus forte baisse du CAC 40, elle est pour Saint-Gobain qui perd 3,8% à 77
06:18,54.
06:19Le CAC 40, moins 0,2, 8,367 points.
06:23Merci Antoine, merci Stéphanie.
06:25Rendez-vous 19h, 19h30 pour votre grand journal de l'écho.
06:29Tout de suite, c'est la personne qui est au coeur de l'actualité, c'est Marianne Légnot, la présidente
06:34du directoire de Enelis.
06:37BFM Business et la Tribune présentent...
06:42Le 18-19 d'Edwis Chevrillon.
06:47Vous êtes bien dans le 18-19, on va parler de ces pannes d'électricité à répétition,
06:52on va parler de cette cellule de crise interministérielle, nouvelle cellule qui se déroule en ce moment même à Matignon.
07:00Bonsoir Marianne Légnot.
07:01Bonsoir.
07:02Merci d'être là, vous êtes présidente du directoire d'Enedis, vous êtes au coeur de l'actualité,
07:06faut-il le rappeler, Enelis est le plus grand réseau de distribution électrique d'Europe et de France évidemment,
07:12mais vous avez été très sollicité, il y a beaucoup de français qui ont connu des pannes d'électricité,
07:17du reste on va peut-être faire un point d'abord avec vous pour savoir où est-ce qu'on
07:21en est.
07:21D'abord à l'instant on apprend que ça c'est à Paris, au coeur de Paris, autour du Palais
07:25Brognard et de l'AFP,
07:27il y a une panne d'électricité, savez-vous exactement ce qui se passe ?
07:30Alors je pense que ça a été perçu comme tel, nous venons de vivre un enchaînement d'événements climatiques tout
07:38à fait d'ampleur,
07:39d'abord ça a commencé en Finistère avec une panne sur le réseau de transport, donc RTE et en quelques
07:47heures les clients ont été rétablis
07:49et ensuite du côté d'Enedis, vous l'avez dit, le plus grand réseau de distribution en Europe c'est
07:541,4 million de kilomètres de ligne,
07:57c'est un réseau qui fait 35 fois le tour de la Terre, donc une immense infrastructure,
08:01nous avons connu, nous connaissons depuis mardi un épisode caniculaire qui s'est aggravé,
08:09accompagné d'une panne dans un des grands postes sources du département des Yvelines,
08:15qui a prohibé jusqu'à 40 000 clients d'électricité.
08:20Nous avons réparé, ça a été une réparation compliquée, nous avons mobilisé dans cet épisode de canicule,
08:29et peut-être je reviendrai sur ce qui se passe très concrètement.
08:31Oui, ça intéresse tous, et puis en plus, je dirais, est-ce que c'est plein d'enseignements pour la
08:37suite ?
08:37Bien sûr, alors nous, nous ne découvrons pas cette situation, puisque nous avons un plan climatique depuis 2006.
08:43On va y revenir.
08:44Alors, qu'est-ce qui se passe dans cette situation ?
08:46Et aujourd'hui, l'incident du poste source des Yvelines, grâce à la mobilisation des équipes, est totalement dernière.
08:53Donc, la panne géante est terminée dans les Yvelines ?
08:56Depuis dimanche, cette panne géante, nous avions alimenté les clients avec des groupes électrogènes
09:01posés en urgence venus d'autres régions de France,
09:04et également mobilisés plus de 1 000 techniciens et prestataires
09:08pour, évidemment, être encore plus efficaces sur le terrain.
09:12C'est notre force d'intervention rapide de l'électricité.
09:15Alors, ce qui se passe concrètement, donc il y a ce problème de poste source,
09:18mais ce qui se passe aujourd'hui à Paris, alors vous citez le quartier de la Bourse.
09:24Oui, parce qu'on vient de l'apprendre à l'instant, c'est pour ça qu'on est rattrapé par
09:26l'actualité avec vous.
09:27La Banque de France a été brièvement coupée, mais elle est aujourd'hui rétablie.
09:31L'AFP fonctionne sur groupe électrogène.
09:34Nous avons 5 000 clients coupés aujourd'hui à Paris.
09:37Ce qui se passe, effectivement, c'est que dans le sous-sol,
09:41puisque le réseau dans les grandes métropoles, il est enterré, pour des raisons qu'on comprend bien,
09:46et bien il y a parmi tous ces câbles, des câbles qui sont assez anciens, des années 70,
09:53et qui sont avec de l'huile à l'intérieur et enveloppés d'un papier.
09:58Et donc, quand il fait 40 degrés, et on a connu plusieurs jours à 40 degrés,
10:02même si heureusement la température vient de redressante,
10:04et bien il fait, au bout de quelques nuits, température ne baisse pas la nuit,
10:0980 degrés dans le sous-sol.
10:1280 degrés dans le sous-sol.
10:13Ces câbles, qui sont un peu anciens, ne résistent pas à cette température,
10:17et donc, en fait, l'huile sèche, et le câble se défait, la jonction se défait.
10:24Donc, que faire par rapport à cela ?
10:26Bien évidemment, réparer, trouver la panne, il faut envoyer un camion,
10:30ça peut prendre plusieurs heures pour détecter par le signal où la panne se situe,
10:36puisque tout ça est sous terre.
10:37Mais surtout, il faut investir pour rendre ce réseau plus robuste.
10:42Oui, ça, on va en parler, parce qu'effectivement, vous avez, je crois, 96 milliards d'investissements prévus d'ici
10:472040.
10:48Mais là, aujourd'hui, on ne va peut-être pas attendre 2040.
10:52Donc là, vous allez réparer dans combien de temps, vous pensez ?
10:54Alors, on est en train, alors il y a donc la canicule, vous venez d'en parler.
10:58Oui, oui, sur la canicule, je reste sur Paris.
11:00Parce qu'il y a aussi les orages, je pense qu'on va réparer.
11:03Alors, d'ailleurs, on est très, très mobilisés, mais il y a des nouveaux incidents qui sont en train de
11:07se produire.
11:08Donc, la situation, elle n'est pas forcément très stabilisée,
11:11puisqu'il y a un effet retard par rapport à la canicule.
11:15La chaleur, elle est toujours présente dans le sous-sol.
11:18Et donc, nous allons en réparer totalement, en totalité, dans les jours qui viennent.
11:22Je sais que c'est pénible pour les clients qui sont privés d'électricité.
11:26Oui, dans les jours qui viennent, donc.
11:27Dans les jours qui viennent, le plus vite possible, bien évidemment.
11:31Nous sommes très, très mobilisés.
11:32Je voudrais dire à nos clients que nous sommes très mobilisés
11:36et nous espérons réparer une très, très grande majorité de ces incidents d'ici demain.
11:40Est-ce que ça veut dire, pardon d'être direct,
11:42mais est-ce que ça veut dire que, pour l'instant, la situation vous échappe ?
11:45Ah non, la situation, elle ne nous échappe pas.
11:47Non, parce que vous dites peut-être qu'il y aura d'autres pannes.
11:50Parce que, justement, il fait jusqu'à 80 degrés, paraît-il, sous terre, là où sont enterrés les câbles.
11:56Absolument. Donc, il y a un effet retard quand la canicule redescend, c'est le cas aujourd'hui.
12:01Eh bien, avant que les sous-sols retrouvent une température
12:04qui est compatible avec ces plus vieilles technologies,
12:07et encore une fois, nous changeons ces câbles.
12:09Nous changeons 1 000 kilomètres de ces câbles les plus anciens par an.
12:13Nous allons investir à Paris, dans les 4 ans qui viennent,
12:16190 millions d'euros pour traiter ce problème.
12:21Et chaque année, nous investissons 1,5 milliard pour renforcer la résilience du réseau.
12:27Et ça fait 7 milliards depuis 2020.
12:30Oui, mais Marianne, quand même, restons sur la situation, là, maintenant,
12:34pendant que nous parlons, comment est-ce que vous allez pouvoir réparer ?
12:38Ou est-ce qu'il va falloir attendre que la température baisse,
12:42sachant qu'il y a une nouvelle vague de canicules qui s'annonce, en tous les cas,
12:47à partir du 6 juillet ?
12:48Nous n'attendons pas que la température baisse.
12:51Mais donc là, vous allez ouvrir tous les trottoirs ?
12:53Qu'est-ce que vous allez faire ?
12:53Nous allons ouvrir tous les trottoirs qui sont nécessaires,
12:56mais il faut savoir ouvrir le trottoir.
12:59Nous avons des salariés qui sont très mobilisés,
13:02et je les en remercie parce qu'ils travaillent dans des conditions difficiles,
13:06de chaleur, de fatigue aussi.
13:09Et bien sûr, notre priorité, ça reste leur sécurité et celle de nos prestataires.
13:14Nous sommes extrêmement mobilisés, comme je vous l'ai dit,
13:17en cellule de crise depuis mardi,
13:19pour réparer et pour traiter au plus vite cette situation qui est sous contrôle.
13:24Est-ce qu'il y a d'autres fronts ?
13:25Là, on est sur un front parisien.
13:26Vous nous avez dit que le front dans les Yves-Vines était terminé.
13:31Donc ça y est, là, vous pouvez voir.
13:32Au moins, on peut rassurer nos auditeurs et téléspectateurs dans cette région.
13:37En revanche, les Parisiens, il faut un peu les alerter.
13:40Qu'est-ce qu'il y a comme mot « autre front » ?
13:41Alors d'abord, il y a la canicule dans d'autres,
13:44même si vous êtes très focalisés sur Paris.
13:46Non, non, mais justement, les autres fronts.
13:48Je voulais dire, les autres fronts.
13:49Qui ont été touchés, par exemple, la région de Lyon.
13:52Donc là aussi, nous sommes en train de dépanner avec beaucoup d'engagement.
13:55Et puis, vous l'avez vu, après la canicule, dans la nuit de samedi à dimanche,
14:00sont arrivés des orages extrêmement importants
14:04qui ont touché majoritairement la Picardie et le Nord.
14:09Et là, de nouveau, alors là, c'est un autre phénomène.
14:12Ce sont des arbres qui peuvent tomber sur les lignes.
14:15Donc là, on est plutôt sur le réseau aérien.
14:18Et là aussi, nous avons mobilisé des renforts.
14:20Alors ces renforts, il faut l'avoir en tête,
14:22ils viennent de toutes les régions françaises.
14:24Donc c'est une mobilisation exceptionnelle
14:26pour venir renforcer les équipes d'Enedis qui sont sur le terrain.
14:31Et nous avons déjà rétabli 80% des clients
14:34qui étaient coupés du fait de l'orage en 36 heures.
14:38Ce qui est, je pense, un chiffre tout à fait encourageant
14:41pour arriver au 100% très rapidement.
14:45Mais parfois, on a des difficultés d'accès.
14:47Il faut dégager les routes, il faut bouger les arbres.
14:51Donc il nous faut le secours aussi, parfois, de l'armée
14:54ou des forces de l'ordre pour y arriver.
14:55Et c'est le cas-là que vous avez demandé à l'armée de venir en soutien ?
14:58Pas là, dans cette tempête-là, puisque ce n'est pas la première de l'année.
15:02Nous avons eu Nils, nous avons eu Goretti, nous avons eu Pedro.
15:06Et oui, dans Nils, où nous avons eu jusqu'à 900 000 clients coupés.
15:11Donc c'était une tempête extrêmement violente.
15:14Comparable à Klaus, la tempête de 2009, une méga tempête,
15:19eh bien, nous avons réparé deux fois plus vite dans Nils qu'au moment de Klaus.
15:25Ce qui montre bien qu'investir, c'est une bonne réponse à ce changement.
15:30Alors la question quand même qu'on peut se poser,
15:32c'est la question, en tout cas, pose l'opposition.
15:34Alors évidemment, c'est face à la canicule,
15:37ces conséquences humaines qui sont très, très importantes.
15:41Est-ce que le gouvernement a été suffisamment préparé ou pas ?
15:44Pendant que nous parlons, le Premier ministre est en train de s'exprimer
15:47parce qu'il y a une nouvelle cellule de crise à Matignon.
15:51La question, est-ce que vous étiez suffisamment préparé chez Enedis et chez RTE ?
15:56Alors, je ne répondrai pas pour RTE, ma collègue le fera,
16:00mais pour Enedis, je vous l'indiquais,
16:02depuis 2020, nous avons investi 7 milliards d'euros
16:06pour rendre le réseau géré par Enedis,
16:09qui appartient aux collectivités locales,
16:11plus résistant à des aléas climatiques
16:13qui sont toujours plus nombreux,
16:16toujours plus diversifiés, violents,
16:18et qui arrivent à des périodes de l'année un peu inhabituelles.
16:22Autrefois, il y avait une saison pour chaque type d'aléas climatiques.
16:25Ça n'est plus le cas aujourd'hui.
16:26Donc oui, nous sommes préparés.
16:27Nous avons un plan d'adaptation.
16:30Personne n'utilisait forcément très fréquemment ce mot depuis 2006.
16:34Et nous avons des programmes patrimoniaux
16:37que nous déployons année après année.
16:39Donc vous avez envisagé les investissements à 2040,
16:43puisque nous, on est calés sur les scénarios du GIEC.
16:45Donc on est une industrie du temps long.
16:48Eh bien, nous allons investir,
16:50parmi ces 96 milliards d'euros,
16:5330% consacrés à renforcer la résistance des réseaux.
16:58Mais la question qu'on peut se poser,
17:00il y a plusieurs questions, évidemment,
17:01Marianne Léniaux, c'est...
17:02Un, d'abord, ce n'est pas évident comme choix,
17:04parce que si on prend...
17:05Si vous enterrez pour éviter les orages et les arbres qui tombent,
17:08eh bien, on se retrouve comme à Paris ou à Lyon
17:10ou dans d'autres villes, il fait très chaud.
17:12Pas tout à fait ça.
17:13Voilà.
17:14Et puis, en même temps, si c'est des lignes aériennes,
17:16là, il y a un risque,
17:17mais en même temps, il faut peut-être moins chaud.
17:18Donc vous avez une équation qui est assez compliquée.
17:20Ce que j'ai dit, c'est que nous changeons les câbles souterrains
17:24qui sont les plus anciens.
17:26Nous les remplaçons par des technologies
17:27qui sont beaucoup plus résistantes
17:30et enfouir le réseau.
17:33En fait, quand nous construisons un réseau neuf,
17:36et donc c'est une infrastructure qui se développe
17:38pour accorder des énergies renouvelables,
17:40pour accorder des pompes à chaleur,
17:42des bornes de recharge de véhicules électriques,
17:44eh bien, 90% du réseau neuf est enterré.
17:48Mais vous avez raison, on ne peut pas enfouir partout.
17:51Il y a des sols qui sont trop durs,
17:53du granit en Bretagne, parfois c'est compliqué.
17:56Et donc, il y a aussi des situations
17:58où en cas d'inondation, eh bien, ça peut être compliqué.
18:02Donc en fait, nous faisons un mix de solutions.
18:05Nous ciblons les zones qui vont être le plus,
18:07et ça, grâce à l'intelligence artificielle
18:10et à nos algorithmes,
18:11ceux de Météo France également.
18:13Nous ciblons les zones
18:15qui sont le plus susceptibles de connaître des pannes
18:18en cas d'aléa climatique.
18:19Et là, nous enfouissons, première solution,
18:22où nous rétrofitons le réseau aérien,
18:24qui représente aujourd'hui 48% du réseau que nous opérons.
18:28Alors, est-ce que vous êtes prêts pour la semaine prochaine,
18:31ou la prochaine canicule ?
18:35Comment vous anticipez, là ?
18:36Je ne sais pas ce que vous dit l'IA de Météo France.
18:40Est-ce qu'il y aura une prochaine canicule dès le 6 juillet ?
18:43Mais en tous les cas, qu'est-ce que vous dites ?
18:45Vous êtes la patronne de Nédis.
18:46Quel ordre vous avez donné à vos équipes ?
18:49L'ordre qui est donné aux équipes,
18:50c'est de rester mobilisés.
18:52Donc s'il y a une deuxième canicule,
18:54comme cela semble s'annoncer,
18:56même si nous n'avons pas encore des prévisions,
18:58Météo, elle s'affine jour après jour,
19:01eh bien nous serons mobilisés
19:03avec des équipes en renfort,
19:05avec des moyens d'intervention supplémentaires,
19:07les nôtres, ceux de nos prestataires.
19:09Nous avons, par exemple,
19:10nous avons commandé du matériel supplémentaire
19:13pour pouvoir le poser en cas de panne.
19:16Donc la gestion de notre stock,
19:18de notre approvisionnement industriel,
19:19il fait partie de notre capacité d'anticiper la crise.
19:23Ce sont des moyens d'investissement,
19:25de l'achat de matériel en France.
19:28Chaque année, nous achetons 4,5 milliards en France et en Europe.
19:32Nous sommes un des grands acheteurs français sur le territoire.
19:36C'est de la souveraineté, c'est de l'emploi,
19:38c'est de la formation.
19:39Et puis, bien sûr, des capacités opérationnelles
19:42et donc des compétences aussi à maintenir.
19:45Vous disiez que vous avez enterré
19:461 000 km par an.
19:49De ces câbles qui sont les plus fragiles.
19:54Aujourd'hui, sur votre 1 400 000 km de réseau,
20:00il y a combien de kilomètres qui sont neufs ?
20:03Et combien qui sont obsolètes ?
20:05Alors, ces câbles qui sont les plus fragiles,
20:07ils représentent moins de 5 % du réseau total.
20:11Et donc, la très grande...
20:12Je vous ai dit, on fait 35 fois le tour de la Terre.
20:15Tous les deux ans, nous construisons un nouveau tour de Terre
20:19qui, lui, est neuf.
20:20Donc, c'est très important d'avoir ça en perspective.
20:23C'est une grande infrastructure qui se développe,
20:26qui croît, à la fois pour raccorder des énergies renouvelables,
20:31puisque 90 % d'entre elles sont connectées au réseau opéré par Enedis.
20:36Et puis, vous voyez, toutes les aires d'autoroutes sont aujourd'hui,
20:39et elles sont près de 400, équipées de bornes de recharge rapides.
20:44Nous nous préparons à l'arrivée des poêleurs électriques
20:46qui vont arriver très, très vite sur nos routes.
20:49Et nous contribuons.
20:51Nous sommes la condition, finalement, de l'électrification des usages,
20:54puisque brancher une borne de recharge,
20:57brancher une pompe à chaleur,
20:59ce n'est pas tout à fait comme brancher un sèche-cheveux.
21:01Voilà, ça demande un peu plus de travail.
21:04J'ai des sentiments.
21:05Mais juste, peut-être encore un point,
21:07pendant que nous parlons, je disais qu'il y avait la cellule de crise à Matignon.
21:10Et je ne sais pas si vous avez vu le ministre du Travail,
21:12Jean-Pierre Farandou,
21:14a dit qu'il entendait s'inspirer,
21:16et je cite, du modèle espagnol.
21:17Il va proposer aux partenaires sociaux un voyage d'études
21:20pour comprendre comment la société espagnole
21:22s'est adaptée aux fortes chaleurs.
21:24Est-ce que vous allez l'accompagner
21:26pour voir comment ça se passe en Espagne ?
21:28En tout cas, on regarderait les conclusions
21:30avec beaucoup d'attention.
21:33Mais vous ne comptez pas aller en Espagne.
21:34Non, là, j'ai un peu de travail
21:36et de mobilisation sur le terrain.
21:39Enedis, c'est 42 000 salariés.
21:41Et évidemment,
21:43la santé et la sécurité
21:44de ces équipes,
21:46c'est notre priorité première.
21:47Et donc, adapter les horaires de travail,
21:50adapter les vêtements de travail,
21:52adapter le rythme du travail,
21:53évidemment, ça fait partie
21:54des responsabilités d'une grande entreprise
21:57comme Enedis.
21:57Vous parliez de vos investissements.
21:59Je crois que c'est, au total,
22:01c'est 190 milliards avec RTE,
22:03dont 96 milliards pour Enedis,
22:06à horizon 2040,
22:07parce que vous êtes, en fait,
22:08calé sur les perspectives,
22:11les prévisions du GIEC.
22:12Mais on voit que le GIEC,
22:14il a été un peu devancé
22:15par le réchauffement climatique.
22:17C'est-à-dire que ce qu'on observe aujourd'hui,
22:19c'est une des conséquences
22:20du réchauffement climatique.
22:21En fait, ça s'accélère,
22:22ça va beaucoup plus vite.
22:24Donc, est-ce que vous,
22:24vous n'êtes pas en train de vous dire,
22:25attendez, 2040, c'est trop loin,
22:27il va falloir que mes 96 milliards,
22:28je les investisse avant ?
22:30Je ne suis pas sûre que la facture
22:31des Français serait heureuse
22:33que j'investisse 96 milliards par an,
22:36puisque nous, nous opérons
22:39dans un modèle qu'on appelle régulier,
22:40c'est-à-dire que les ressources,
22:41elles nous sont fixées.
22:42C'est nous qui payons.
22:43C'est la facture des Français qui paye.
22:45Et donc, à tout moment,
22:47d'où ma réponse sur l'enfouissement
22:49des lignes,
22:50qui n'est pas la seule réponse,
22:52à tout moment,
22:52nous essayons de trouver
22:54la meilleure performance,
22:55la meilleure efficacité
22:57pour nos clients,
22:58pour que, évidemment,
23:00leur facture,
23:01dont RTE et nous représentons
23:03un tiers,
23:04puis vous avez un gros tiers
23:05d'achat d'énergie,
23:07et un gros tiers de taxes
23:08et d'impôts,
23:09restent le plus supportables
23:12possible.
23:12Et c'est une dépense importante
23:14pour les Français.
23:16Je crois qu'on en a
23:17pleinement conscience.
23:18Est-ce qu'il faut s'attendre
23:19à ce que notre facture augmente ?
23:20Alors, nous ne sommes pas en retard,
23:22je réponds à votre question.
23:23Mais par contre,
23:24quand nous investissons,
23:25c'est pour les 40 ans qui viennent.
23:26Les câbles dont nous parlons,
23:27les postes sources
23:28que nous allons construire,
23:30les transformateurs
23:31que nous venons,
23:32on a encore d'en changer un,
23:33à Paris,
23:34pour le quartier Pyramide
23:36la semaine dernière,
23:37c'est pour les 40 ans,
23:38les 50 ans qui viennent.
23:40Donc, c'est notre responsabilité
23:41d'industriel
23:42et de service public
23:43de prévoir tout ça
23:45dans la durée,
23:46dans le temps long,
23:47mais en même temps
23:48de faire que chaque année,
23:50eh bien,
23:50ce soit des dépenses
23:51qui ne sont pas des coûts,
23:52mais des investissements
23:54soient supportables
23:55pour la facture
23:56de nos clients.
23:57Alors, il y a une règle
23:57qui va changer,
23:58qui était que,
23:59à la limite,
24:00le premier qui s'était déclaré
24:03qu'il voulait raccordement,
24:04eh bien, finalement,
24:05ce n'est pas forcément lui,
24:06ça va être en fonction
24:07de l'importance du projet.
24:10Ça, c'est quelque chose
24:11qui va changer beaucoup
24:12parce que ce que vous appelez
24:13les points sources,
24:14en fait,
24:14c'est les points de raccordement.
24:16Par exemple,
24:16on voit ça à Dunkerque,
24:18au Havre,
24:20quand vous voyez,
24:21il y avait
24:22le patron de l'Arcelor Mittard
24:23qui nous expliquait
24:24la difficulté
24:26et l'importance
24:26pour lui
24:27de savoir
24:28qu'il y avait
24:28un gros projet
24:31d'électrification
24:33pour son four électrique.
24:34Idem,
24:35aussi,
24:35dans le sud de la France.
24:37Ça,
24:37c'est quelque chose
24:37qui est très important
24:39pour vous,
24:40pour Enedis.
24:41Vous évoquez là
24:42l'activité
24:43qui est une activité
24:44très importante
24:45chez Enedis.
24:46La première,
24:46on vient d'en parler longuement,
24:48c'est de fournir aux Français
24:49une électricité
24:50qui est disponible
24:5399,99% du temps,
24:54ce qui est une performance,
24:55je pense,
24:57de très haut niveau.
24:57Et nous,
24:58notre challenge,
24:58c'est de la maintenir
24:59dans la durée,
25:00on vient d'en parler.
25:01Notre deuxième mission,
25:02c'est de raccorder
25:03les nouveaux usages
25:04de l'électricité.
25:06On fait un raccordement
25:08ou mise en service
25:09toutes les 54 secondes
25:11à Enedis.
25:11On en a fait
25:12585 000 en 2025.
25:15Là, vous voulez dire
25:15particulier entreprise
25:16ou juste
25:17tout client confondu ?
25:18Tout raccordement confondu.
25:19On a raccordé
25:20une centaine
25:20de sites industriels
25:22supérieurs
25:23à 5 MW chacun.
25:25On a raccordé
25:26des dizaines
25:27de milliers
25:28de bornes de recharge
25:30supplémentaires,
25:31ce qui fait
25:31que le nombre
25:32de points de charge
25:33de véhicules électriques,
25:34il a fait
25:35x4 en 5 ans.
25:37Et le nombre
25:37de pompes à chaleur
25:38raccordées
25:39x2 aussi
25:40à 5 ans.
25:41On est déjà
25:41dans l'accélération,
25:43il faut encore
25:44industrialiser.
25:45Et donc, oui,
25:46pour cela,
25:47ce que vous évoquez,
25:48c'est l'évolution
25:49des règles de raccordement
25:50parce qu'il peut y avoir
25:52des zones
25:52un peu tendues
25:54où il y a des contraintes,
25:55ça veut dire
25:55qu'il n'y a pas assez
25:55de capacité de réseau,
25:57notamment dans les zones
25:59rurales
25:59où se sont beaucoup
26:00développées les énergies
26:01renouvelables.
26:02Et donc,
26:03ce que souhaite RTE,
26:04ce que souhaite
26:05aussi Enedis
26:06et la commission
26:07de régulation
26:08c'est de changer
26:09les règles,
26:09qu'il n'y ait plus
26:10de projets fantômes
26:12qui prennent de la place
26:13dans la file
26:14d'attente
26:15de raccordement,
26:16mais que donc
26:16ce ne soit pas
26:17le premier arrivé
26:18dans la file
26:19qui soit le premier servi,
26:20mais le projet,
26:21le premier prêt
26:22ou juste attente,
26:23c'est-à-dire
26:23qui respecte
26:24ces délais
26:25pour que ça
26:26nous permette
26:27de gérer mieux
26:28les besoins
26:29de nos clients.
26:29Ça, ça va fluidifier
26:30en fait énormément.
26:31Voilà, en fonction
26:31de la maturité
26:32de leur projet,
26:33je pense que c'est
26:33une règle de bon sens,
26:35mais ça n'est pas
26:35la règle actuelle.
26:37Et dans certains
26:37projets de raccordement,
26:38il y a deux tiers
26:39de délais
26:40de formalité
26:42administrative.
26:43Donc, il faut également
26:44simplifier.
26:45Alors, ça dépend
26:46du type
26:47de raccordement,
26:48mais un client
26:50individuel,
26:50on peut leur accorder
26:51au moins de deux mois
26:52sans difficulté,
26:54une installation
26:55renouvelable
26:55autour d'un an
26:57s'il n'en est pas
26:57dans une zone
26:58en contrainte,
26:59mais s'il y a
27:00des problèmes
27:01de capacité
27:02sur le réseau
27:03de transport
27:03ou sur le réseau
27:04de distribution,
27:05ça peut être
27:06beaucoup plus lent.
27:06C'est pour ça
27:07qu'il faut flécher
27:08ces projets
27:09là où l'infrastructure
27:10est disponible.
27:12Oui.
27:12Voilà, comme
27:13quand un centre
27:13de logistique...
27:14Mais ça, c'est aussi
27:15très nouveau,
27:16c'est une deuxième évolution,
27:17c'est-à-dire qu'il y aura
27:18un peu de rationalité,
27:20c'est-à-dire qu'on n'aura
27:20pas forcément
27:22un point de raccordement
27:23à faire
27:24pour une énergie
27:25renouvelable
27:25perdue au milieu
27:26de nulle part.
27:27Donc, vous allez
27:28un peu rationaliser
27:29en disant,
27:30attendez, là,
27:30vous pourrez installer
27:32des énergies
27:33renouvelables,
27:34mais là,
27:34vous ne pourrez pas
27:35parce que c'est trop loin
27:37d'autres points sources.
27:38Nous, notre rôle,
27:39c'est de travailler,
27:39on souhaite être
27:40l'aménageur électrique
27:42des territoires,
27:43parce que c'est bien ça
27:43dont on parle,
27:44c'est de travailler
27:45avec l'ensemble
27:46des élus,
27:47des collectivités locales,
27:49des porteurs
27:50de projets,
27:51du préfet,
27:52évidemment,
27:52et de ses services,
27:54de tous nos clients,
27:55à mieux anticiper,
27:57d'une part,
27:58parce qu'il ne faut pas
27:59demander un raccordement
28:00au dernier moment,
28:00c'est compliqué,
28:01il y a des études,
28:02il peut y avoir
28:02des travaux,
28:04et à mieux planifier
28:05aussi,
28:06sur le territoire,
28:07ce développement,
28:09à la fois des énergies
28:09renouvelables,
28:10bien sûr,
28:11mais également
28:12de l'électrification
28:14des usages.
28:16Est-ce que vous êtes prêts,
28:17est-ce que vous êtes
28:17en ordre de bataille
28:18pour cette grande
28:19électrification ?
28:20souhaiter,
28:21enfin,
28:21voilà,
28:22on sait que le président
28:22Macron a présenté
28:23son plan,
28:24il y a aussi
28:24le Premier ministre,
28:26donc la France
28:27est vraiment en train
28:27de s'engager
28:29dans cette voie-là,
28:30avec son énergie nucléaire,
28:32mais pas que.
28:33Est-ce que là,
28:33vous avez le sentiment
28:34que cette mobilisation,
28:36elle vous sert,
28:37et est-ce que surtout,
28:38vous êtes prêtes ?
28:39Alors,
28:40je pense que
28:40l'électrification des usages,
28:42chacun est conscient.
28:43Parce qu'on est très en retard,
28:44en fait,
28:45parce que la demande,
28:46vous voyez,
28:46c'est un problème,
28:47l'offre,
28:47elle est là,
28:48on a un problème
28:48de demandes.
28:49Alors,
28:50d'abord,
28:50de manière très concrète,
28:52le réseau électrique,
28:57sa robustesse,
28:58d'une part,
28:59parce qu'il faut
28:59que l'électricité,
29:00elle arrive à chaque client
29:0124-24,
29:037 jours sur 7,
29:03et c'est le cas aujourd'hui,
29:05sauf dans des périodes,
29:06évidemment,
29:06c'est pour ça que nous sommes
29:07mobilisés,
29:08qu'on connaît aujourd'hui,
29:09mais ça reste quand même
29:10assez ponctuel
29:11face à 39 millions
29:14de clients,
29:15et bien le réseau,
29:15c'est la pierre angulaire
29:17de cette électrification.
29:18C'est à la fois
29:19le dernier kilomètre
29:20et c'est 35 fois
29:21le tour de la Terre,
29:22et c'est ça que nous gérons
29:23en même temps.
29:24Donc oui,
29:24nous avons déjà accéléré,
29:26mais nous allons encore
29:28accélérer,
29:28et nous envisageons,
29:30d'ici 2030,
29:31qui est une première étape
29:32du plan d'électrification
29:33du gouvernement,
29:34d'investir 33 milliards d'euros,
29:37à la fois pour rendre
29:38le réseau plus robuste,
29:41raccorder nos clients,
29:42et notamment
29:43ces nouveaux usages,
29:44tous les clients
29:44qui voudront avoir
29:45une bande de recherche
29:47chez eux,
29:47qui voudront passer
29:48du chauffage gaz
29:49à la pompe à chaleur,
29:51toutes les industries
29:52qui vont vouloir
29:53changer leur processus
29:54de fabrication,
29:55les data centers
29:56qui vont choisir
29:58la France,
29:59et qui choisissent la France,
30:00parce que l'électricité
30:01est décarbonée,
30:04compétitive,
30:05souveraine,
30:06elle est fabriquée
30:06en France,
30:07et elle est disponible
30:08grâce à Enedis.
30:09Et donc oui,
30:10pour nous,
30:10nous avons l'impression
30:11d'être au centre du jeu,
30:13donc nous sommes à la fois
30:14fiers et mobilisés,
30:16conscients de notre responsabilité,
30:18et nous allons encore accélérer.
30:19Vous avez déjà une idée
30:20de combien vous a coûté
30:22cette canicule ?
30:23Non,
30:23notre priorité,
30:24c'est de...
30:25D'accord,
30:26mais enfin,
30:26vous êtes en même temps
30:27une chez d'entreprise,
30:28donc...
30:28Les comptes.
30:28Non,
30:29on n'est pas en train
30:29de faire les comptes,
30:30on les fait à la fin,
30:33notre priorité,
30:33c'est vraiment...
30:34Ça va se chiffrer en combien ?
30:35De mobiliser,
30:36je n'en ai aucune idée,
30:38car ça n'est pas
30:39ce que je regarde
30:39quand je dois dépanner
30:41les clients.
30:42Est-ce que vous allez
30:43embaucher beaucoup ?
30:44Vous avez 42 000 salariés ?
30:4742 000 salariés,
30:48nous étions à 38 000 en 2020,
30:50donc nous avons déjà
30:50augmenté les effectifs
30:52de 10 %.
30:53Et là,
30:53avec les enjeux devant vous ?
30:55Alors,
30:55vous l'avez,
30:56je pense,
30:57noté,
30:58pour réussir
30:59cette grande électrification,
31:00il faut plusieurs choses,
31:01il faut des investissements,
31:02on vient d'en parler,
31:03je n'y reviens pas,
31:04il faut une filière industrielle
31:06française et européenne.
31:07Et là,
31:08je me permets d'insister,
31:09puisqu'aujourd'hui,
31:10il y a 188,
31:11une usine qui travaille
31:12en France pour Enedis,
31:14à faire des câbles,
31:15à faire de la tôle,
31:16à faire des postes
31:16de distribution,
31:17des matériels de protection
31:19du réseau,
31:20et il y en a 12
31:21qui sont en train
31:22de construire
31:23une ligne de production
31:24nouvelle
31:24pour répondre
31:26à nos besoins croissants,
31:27puisque nous sommes
31:29une entreprise en croissance.
31:31Et donc,
31:31moi,
31:31j'ai besoin
31:31d'une préférence européenne
31:33dans la commande publique
31:35à laquelle je suis mise
31:36pour continuer
31:37à choisir
31:38des industriels,
31:39grands ou petits,
31:40français et européens.
31:42Et la troisième condition,
31:43vous l'avez mentionné,
31:44ce sont les ressources humaines,
31:46les compétences.
31:47Donc,
31:48nous allons continuer
31:49à embaucher,
31:49mais surtout,
31:50la filière industrielle
31:52des réseaux,
31:53100 000 salariés,
31:541600 entreprises,
31:56va continuer
31:56à embaucher
31:57massivement
31:58dans des métiers techniques
31:59qui sont passionnants.
32:01Vous voyez des images
32:02à l'écran.
32:02C'est un métier d'avenir,
32:04si on peut dire.
32:04Le sens des métiers
32:05ou le sens,
32:06je crois,
32:07chacun le comprend,
32:08c'est agir au service
32:10de l'intérêt général
32:11pour l'électrification
32:12de la France.
32:13Merci beaucoup,
32:14Marianne,
32:15Marianne Léniot,
32:16la présidente du directoire
32:17d'Enedis.
32:18Merci de tous ces détails
32:18que vous nous avez donnés
32:20dans un instant.
32:21Alors,
32:21lui,
32:21il n'est pas du tout content
32:22et justement,
32:23il dénonce un scandale climatique
32:25avec le tour de vis,
32:26nouveau tour de vis,
32:27énième tour de vis
32:28donné à ma prime rénov',
32:29c'est un peu contradictoire.
32:30C'est Jean-Christophe Repon
32:32qui est le président de la CAPEB
32:33qui va être avec nous
32:34juste après une petite page
32:36de plus battue de suite.
32:38BFM Business et la Tribune
32:40présente
32:43le 18-19
32:44d'Edwis Chevrillon.
32:48Vous êtes bien dans le 18-19,
32:50ça peut paraître contradictoire,
32:51enfin,
32:52c'est même contradictoire.
32:54Ma prime rénov'
32:55est de nouveau rabotée.
32:57Pourtant,
32:57on avait le sentiment
32:58que c'était important,
32:59justement,
33:00de se protéger
33:01de la chaleur.
33:03Bonsoir Jean-Christophe Repon.
33:04Bonsoir.
33:04Merci d'être avec nous.
33:05Vous êtes président de la CAPEB.
33:06La CAPEB,
33:06c'est ce qui représente
33:07tous les artisans.
33:08Évidemment,
33:09vous êtes vent debout
33:10contre ce nouveau tour de vis.
33:12Tour de vis,
33:12c'est un peu particulier,
33:13donc qui supprime,
33:14en fait,
33:15enfin,
33:15qui exclut
33:17de toute aide
33:18les mono-gestes,
33:19enfin,
33:20les gestes individuels,
33:21isolés,
33:22comme on dit.
33:23Et puis,
33:23en revanche,
33:24il faut une rénovation globale.
33:26Alors,
33:26reste à savoir
33:26ce que c'est
33:27qu'une rénovation globale.
33:28Vous,
33:28vous avez compris quoi ?
33:29Alors,
33:30c'est vrai qu'on est en temps
33:31de disette budgétaire
33:32et qu'en fait,
33:33la prime renove
33:34est victime de son succès.
33:35Déjà,
33:36le budget de la prime renove,
33:37qui est 3,6 milliards,
33:39est consommé majoritairement
33:41par les rénovations
33:42dites d'ampleur,
33:43puisqu'elles sont plus coûteuses
33:44et elles doivent
33:45ainsi de plus d'argent.
33:46Donc,
33:46ce sont plusieurs gestes
33:48d'amélioration de l'habitat
33:49qui permettent
33:50de faire des sauts d'énergie
33:51et elles sont plus pertinentes
33:52que des mono-gestes,
33:53bien évidemment,
33:54puisque mieux vous rénovez,
33:56mieux vous faites,
33:56plus vous faites de gestes,
33:57plus le résultat
33:58est bon
34:00pour le client.
34:01Mais la réalité du marché
34:03fait aussi
34:04que l'ensemble
34:05des mono-gestes,
34:06donc un geste isolé...
34:07Alors,
34:07un geste isolé,
34:07on va dire,
34:08c'est un geste isolé,
34:09c'est une ventilation,
34:10une huisserie,
34:11de l'isolation,
34:13ne seront plus accompagnés
34:14et ce qu'on déplore,
34:16c'est que normalement,
34:17c'est un budget annuel
34:17et que fin juin,
34:19début juillet,
34:20on nous annonce
34:20que dans deux mois,
34:21c'est fini.
34:22Et donc,
34:22pour avoir un marché,
34:24une visibilité,
34:25c'est très difficile
34:25de travailler comme ça.
34:26Et en plus,
34:28nous,
34:28on essaye de dire
34:29depuis longtemps
34:30au ministre du Logement
34:31que le mono-geste
34:32n'est pas opposable
34:33à la rénovation d'ampleur.
34:35Il est plutôt
34:35le premier geste
34:36pour une rénovation d'ampleur,
34:38ce qu'on appelle
34:38une rénovation étape par étape
34:40et amener le plus
34:41de particuliers
34:42à aller vers la rénovation.
34:43Et ce n'est pas
34:45le même montant aussi
34:45d'actualité,
34:47de montant de financiers.
34:48Donc,
34:49c'est pour ça que nous,
34:50on ne les oppose pas,
34:51on les fait coexister
34:52et on les fait durer.
34:54Mais comment vous expliquez ?
34:55J'imagine que vous avez pu discuter
34:57quand même, non ?
34:58Avec vos ministres de tutelle
34:59ou même pas ?
35:00On a essayé de convaincre
35:01sans grande écoute
35:02pour le moment.
35:02Oui.
35:03De toute manière,
35:04la décision,
35:04elle est prise.
35:05Visiblement,
35:05elle est prise,
35:06mais elle est inacceptable
35:07et nous,
35:07on continuera à dire
35:08qu'elle est inacceptable
35:09dans l'ordre actuel des choses.
35:11Nous sommes,
35:11dans l'activité du bâtiment
35:13et dans la rénovation énergétique
35:14et dans l'artisanat,
35:16en récession
35:16depuis plus de deux ans et demi.
35:18Et on sait très bien
35:18que l'activité du mono-geste
35:20est portée majoritairement
35:22par les artisans.
35:23Ça veut dire qu'on va encore
35:24enlever du travail aux artisans
35:25et on ne va pas donner
35:26la capacité aux particuliers
35:28d'aller dans la démarche
35:29de rénovation.
35:30Elle est incompréhensible
35:31parce qu'elle est aussi,
35:32juste après l'annonce
35:33du même ministre
35:34où il dit qu'ils remettent
35:36à l'allocation
35:36les passoires énergétiques
35:38et qu'il faudra
35:39les faire avancer
35:39sur deux à trois ans,
35:41de trois ans à cinq ans,
35:43il a dit.
35:43Et comment on fait avancer
35:44des passoires énergétiques
35:45de trois à cinq ans
35:46si on supprime le mono-geste
35:47et si on n'accompagne
35:48pas le particulier
35:49à réfléchir à la rénovation ?
35:51Il nous paraît essentiel
35:52Et il vous a dit quoi
35:54quand vous lui avez dit ça ?
35:55Je pense que c'est vraiment
35:56une problématique budgétaire
35:58et il me semble que
35:58s'ils doivent faire
35:59300 millions d'euros
36:00dans le budget
36:01de ma premium d'homme,
36:02il faut qu'ils regardent
36:03les 300 millions
36:03aussi sur la rénovation
36:04d'ampleur
36:05et qu'ils libèrent de l'argent
36:06pour le mono-geste
36:07et c'est ça qui est pour nous
36:08important.
36:08Il nous faut quand même
36:09continuer.
36:10On était en train de travailler
36:11avec l'ADEME
36:11sur la rénovation
36:12étape par étape
36:14et le parcours de rénovation
36:15et du jour au lendemain
36:16on nous enlève
36:17dans le parcours de rénovation
36:21On a eu une très très belle nouvelle
36:23on nous a dit aussi maintenant
36:24pour être RGE
36:25pour être reconnu
36:26dans l'environnement
36:27vous pourrez arriver
36:28sur la qualification
36:29sur le chantier
36:30et à un même moment
36:31on nous dit finalement
36:32vous avez la qualification
36:33sur le chantier
36:33ça veut dire quoi
36:35une qualification sur le chantier
36:36pour ceux qui ne sont pas
36:36comme vous dans le BTP ?
36:38C'est pas un dossier administratif
36:38c'est pas un dossier administratif
36:39qu'on remplit au préalable
36:40et à laquelle vous m'appelez
36:42vous me dites
36:42est-ce que vous êtes RGE ?
36:43Oui je suis RGE
36:44j'ai fait mon dossier
36:44je ne suis pas RGE
36:45mais je suis qualifié
36:46pour faire une PAC
36:47je suis qualifié
36:47pour faire un chauffe-eau thermodynamique
36:50je le fais
36:51et je suis audité à la fin
36:52et vous avez quand même
36:53ma prime rénov'
36:53et donc c'est paradoxal
36:54d'avoir la même semaine
36:56la VAE
36:57donc la capacité
36:58à tous les artisans
36:59des 500 000 entreprises
37:00de rentrer dans ce marché
37:01et de vous dire finalement
37:02on supprime les monogestes
37:03et il y a aussi
37:04une réflexion du gouvernement
37:06qui paraissait intéressante
37:08sur laquelle
37:09ils nous ont sondé
37:10canicule
37:11comment on voulait faire
37:13accompagner les gens
37:14on pourrait adosser
37:15ma prime rénov'
37:16sur plus de stores
37:18plus de volets roulants
37:19qui permettraient
37:20d'avoir une opacité
37:21et une régulation
37:23de ces canicules
37:23et bien si vous supprimez
37:25le monogestes
37:25toutes les intentions
37:27d'accompagnement
37:28sur les stores
37:29et sur les volets roulants
37:30tombent à l'eau
37:31de fait
37:32et donc il y a
37:32me semble-t-il
37:34incohérence
37:34et on n'est pas
37:35dans la trajectoire
37:36de décarbonation
37:37et des objectifs
37:38de Paris 2050
37:40et il nous faudrait
37:41revisiter
37:42cet élément là
37:43et on redemande
37:44à M. Jean-Brun
37:45on sait très bien
37:45que c'est fort
37:47le ministre du logement
37:47Vincent Jean-Brun
37:48qui était à ce même micro
37:49il y a quelque temps
37:50et c'est surtout
37:51porté par Versy
37:52mais qu'on fasse
37:54des économies
37:54sur l'enveloppe globale
37:56de ma prime rénov'
37:56il n'y a pas de soucis
37:57mais qu'elle soit portée
37:58équitablement
37:59entre la rénovation
37:59d'ampleur
38:00et le monogest
38:01et qu'on maintienne
38:01le monogest
38:02pour l'instant
38:03juste pour revenir
38:03sur les chiffres
38:04donc c'est 3 milliards
38:05prévus
38:06l'enveloppe
38:06de ma prime rénov'
38:08en 2026
38:08c'est 3 milliards
38:09et vous nous disiez
38:11au début
38:11de ton soutien
38:12Jean-Christophe Repon
38:13que la rénovation globale
38:15ça représentait combien ?
38:16Sur 3 milliards 6 en fait
38:18en gros
38:19c'est actuellement
38:20la rénovation
38:20dite de monogest
38:21c'est à peu près
38:22300 millions d'euros
38:22donc c'est rien
38:23dans l'arbitrage
38:25et supprimer
38:26juste les monogest
38:27et pour nous
38:28je pense
38:28un cas d'école
38:29d'incompréhension
38:33climatique
38:33est incompréhensible
38:34pour le particulier
38:35surtout
38:35oui c'est irresponsable
38:37je trouve que c'est irresponsable
38:38je trouve que c'est irresponsable
38:39sur un calcul budgétaire
38:40c'est irresponsable
38:40et c'est pas donner un signal fort
38:42aux français
38:42quant à la vision
38:43qu'ils auront de décarboner
38:45et de sobriété
38:46parce que
38:46quand vous parlez de canicule
38:48quand vous parlez d'électrification
38:49moi j'entends
38:50il faut climatiser la France
38:52mais il faut suivre
38:54l'alimentation électrique
38:55vous en avez parlé
38:56avec la présidente
38:57d'Inédis
38:58mais il faudra aussi
38:59quand même derrière
39:00un petit peu de sobriété
39:02et donc d'isolation
39:04supprimer l'isolation
39:05alors qu'on est en pleine canicule
39:06pour améliorer le confort d'été
39:08ça me paraît
39:09complètement inconcevable
39:10dans l'état actuel
39:11des finances
39:12et de la planète
39:13on peut imaginer
39:14en tous les cas
39:14l'idée de se dire
39:15que c'est une rénovation globale
39:16c'est-à-dire que si vous faites
39:17un petit coin
39:18si vous ne changez pas vos fenêtres
39:20mais que vous isolez toi
39:21je veux dire
39:22l'efficacité
39:23elle est moindre
39:23évidemment
39:24vous touchez 80 000 dossiers
39:2680 000 français
39:28donc vous comprenez bien
39:29que par le mécontentement
39:31et l'incapacité
39:33d'être bien
39:33dans son logement
39:34quand vous faites
39:35vous privilégiez un budget
39:36pour 80 000 dossiers
39:37c'est que vous laissez
39:38beaucoup de personnes
39:39au bord de la route
39:40et que vous n'accompagnez pas
39:41les autres
39:41qui auront besoin aussi
39:42d'être accompagnés
39:43nous on préfère
39:44que le budget soit un peu moindre
39:45mais que ce soit
39:46un petit accompagnement
39:47et puis on se chargera
39:48et la CAPEP travaille là-dessus
39:50et on a un accord
39:51avec Sofinco déjà
39:52pour trouver des partenaires financiers
39:53qui peuvent vous accompagner
39:55sur des leasing
39:55sur une amélioration d'habitat
39:58mais il faut un accompagnement
39:59il faut un déclencheur
40:00à la prise de décision
40:01et ces monogètes
40:02étaient un déclencheur
40:03à la prise de décision
40:04c'est sûr
40:05on voit bien
40:07donc là
40:08pour vous l'arbitrage
40:09il est rendu
40:10ça y est
40:10non je continue
40:11à rapporter
40:11moi je n'ai
40:13c'est pour ça que vous êtes là
40:14pour ma part
40:14je n'ai pas arbitré
40:15et on continue à dire
40:17que ce n'est pas bien
40:18pour l'économie française
40:20ce n'est pas bien
40:20pour la planète
40:21et pour la société française
40:22parce que comme vous dites
40:23Jean-Christophe Repon
40:24c'était là
40:25en fait
40:26il y avait des carnets de commandes
40:27donc la décision
40:28elle tombe dans deux mois
40:29donc ça va être compliqué
40:31à faire
40:31on va avoir une accélération
40:32des monogètes
40:33pendant deux mois
40:33puisque les dossiers
40:34vont se précipiter
40:35comme d'habitude
40:35puisque dès que
40:36vous annoncez
40:37la fin de monogètes
40:38tout le monde
40:39monte les dossiers
40:39en urgence
40:40pour pouvoir
40:41arriver à avoir son dossier
40:42donc il va y avoir
40:43une asphyxie
40:43comme d'habitude
40:45et derrière
40:462027
40:47ça aura une année
40:48où il y aura
40:48peu d'activités
40:49alors que ça fait
40:50deux ans et demi
40:50que nous
40:51nous sommes déjà en récession
40:51qu'on a détruit
40:5230 000 emplois
40:53dans la TPE
40:54dans l'artisanat du bâtiment
40:55c'est colossal
40:56et pour l'instant
40:56ça émeut personne
40:57on voit que les décisions
40:59sont pris à l'emporte-pièce
41:01et si je peux me permettre
41:02on avait déjà vécu ça
41:03la suspension du monogètes
41:04depuis la remise en place
41:05du monogètes
41:06et on a vu que
41:07l'activité
41:07c'est ça qui est très étrange
41:08c'est ça qui est très étrange
41:10on n'apprend pas
41:10de ces erreurs
41:11visiblement au gouvernement
41:12et on n'apprend pas
41:13de l'économie budgétaire
41:16nous on est bien conscients
41:17qu'on ne pourra pas dépenser
41:18et c'est pour ça
41:19qu'on n'avait pas défendu
41:20l'ampleur pour l'ampleur
41:22puisqu'elle coûte bien plus cher
41:23la totalité du budget
41:25est captée
41:26par la réaction d'ampleur
41:27qui est meilleure
41:27on est d'accord
41:28à part le fait
41:29qu'il vous ait été expliqué
41:30mais ça
41:31j'imagine que vous le savez
41:32comme tous les français
41:33qu'on est
41:34dans une disette budgétaire
41:36gigantesque
41:37est-ce qu'il a trouvé
41:39une explication
41:40parce que là
41:40où je peux vous suivre
41:41c'est de dire
41:42qu'en fait
41:43sur ces 3 milliards 6
41:44on aurait pu
41:45on aurait pu
41:46en enlever
41:47un peu au deux quoi
41:48un peu au deux
41:49baisser
41:51ce que vous appelez
41:51ce qu'on appelle
41:52les monogètes
41:52c'est un terme
41:55barbare
41:55mais enfin c'est comme ça
41:56et puis la rénovation globale
41:57pourquoi c'est focalisé
41:59uniquement sur le monogeste
42:00je trouve que c'est un peu dogmatique
42:02et je n'arrive pas
42:02à avoir d'explication sensée
42:03si ce n'est la décarbonation
42:04et les économies
42:06les économies financières
42:07et non pas d'énergie
42:08nous on est cesse de dire
42:09qu'il faut construire
42:10un modèle
42:10qui soit durable
42:11ma prime rénov'
42:12est incitative
42:13mais elle est annuelle
42:14elle attend le budget
42:16chaque année
42:16de l'état
42:18et des lois de finances
42:19pour pouvoir exister
42:20de l'autre côté
42:21on a ce qu'on appelle
42:22les certificats d'économie d'énergie
42:23qui sont
42:24les fameux C2E
42:25les fameux C2E
42:26nous on demande
42:27de construire
42:28un programme commun
42:30étape par étape
42:31C2E
42:31ma prime rénov'
42:32et des financeurs privés
42:34pour que les français
42:35aient les capacités
42:35d'engager les travaux
42:36et nous là actuellement
42:37on fait totalement l'inverse
42:38il n'y a pas de réflexion
42:39à long terme
42:40pour vraiment
42:41lutter contre la canicule
42:43à long terme
42:44est-ce que ce n'est pas aussi
42:44parce que bon
42:45il y a eu beaucoup de succès
42:46c'était bien pour les français
42:47mais aussi pour les artisans
42:48qui ont un peu chargé la barque
42:50ma prime rénov'
42:51vous êtes d'accord ?
42:52je ne connais pas d'artisan
42:53adhérent de la CAPEP
42:54qui l'est fait
42:55mais bien évidemment
42:56quand vous aidez fortement
42:57un marché
42:58quand vous aidez
42:59à plus de 80 000 euros
43:00le marché
43:01il se place à 80 000 euros
43:02et on l'avait dit
43:03au gouvernement
43:04on avait dit
43:04vous allez faire
43:05un effet d'aubaine
43:05qui va capter
43:06de l'argent public
43:07pas pour le plus grand bénéfice
43:09c'est pour ça
43:09qu'on était plus
43:10pour la rénovation
43:11par étape
43:11pour aller de plus en plus
43:13vers cette rénovation
43:13qui est un vrai marché réel
43:15et donc oui
43:16mais ce n'est pas nous
43:17qui l'avons décidé
43:18tout le monde a dit
43:19les artisans vivent sous perfusion
43:21ce n'est pas le cas
43:22ce n'est pas le cas
43:22l'artisanat est indépendant
43:24et autonome
43:24et il essaie d'avoir
43:25un marché sincère
43:27nous si le marché
43:28il est sincère
43:28et qu'il n'est pas dopé
43:29par des financements publics
43:31il tient la route
43:32sur la durée
43:32et c'est ça qu'on essaie de trouver
43:33cet équilibre
43:34entre l'accompagnement
43:35vous n'allez pas aimer
43:36mais il est quand même
43:37aussi un peu
43:37il est un peu dopé
43:40aussi par vos prix
43:41quand même
43:42quand on fait appel
43:43à un artisan
43:43je veux dire aujourd'hui
43:45est-ce que vous avez
43:46suivi l'actualité économique
43:47avec l'augmentation
43:48des prix ukrainiennes
43:50et la crise de l'énergie
43:51vous avez vu
43:52il y a eu un petit truc
43:53au Détroit d'Hormoz
43:54on est d'accord
43:55nous avons vécu
43:56sur nos matériaux
43:56mais là c'est des gros trucs
43:57sur nos matériaux
43:58on a pris 30%
44:00la première crise
44:00et là on est déjà
44:01quasiment à 30%
44:02sur nos matériaux
44:04je n'ai pas vu
44:05d'exil fiscal
44:06sur les artisans
44:08grâce à cette augmentation
44:09de prix
44:09et j'ai vu des artisans
44:11qui déposent le bilan
44:12plus que ceux
44:12qui s'enregistrent fortement
44:13donc moi je ne dis pas
44:15que tout le monde
44:16est parfait dans le monde
44:17de l'artisanat
44:17et qu'il n'y a pas
44:18quelques profiteurs
44:19bien évidemment
44:20mais logiquement
44:21quand vous regardez
44:21le spectre de l'artisanat
44:23ils essayent de tenir la route
44:25sur l'ensemble du territoire
44:26à 3 salariés de moyenne
44:27et ils ne sont pas partis
44:30à Dubaï
44:30Est-ce que vous avez déjà
44:31une idée de l'impact
44:33que ça peut avoir
44:35en termes de commandes
44:36de carnet de commandes
44:36alors il va y avoir
44:38un effet inflationniste
44:41
44:42dans les prochains mois
44:43mais ensuite
44:44donc en 2027
44:45vous voyez ça quand même
44:46d'une manière violente
44:47Violente
44:48parce que
44:48quand on parle de politique
44:50de stop-ingot
44:51on sera dans une politique
44:52du stop
44:52et du stop violent
44:54puisque nous on espérait
44:55qu'il y ait une reprise d'activité
44:56pour l'année de 2026
44:57pour qu'en 2027
44:59ça décolle vraiment
44:59on avait
45:01avec beaucoup
45:02d'espoir
45:03mis un petit
45:04plus 0,5 d'activité
45:06on était à
45:07moins 1,5 d'activité
45:08sur le premier trimestre
45:09donc je veux dire
45:10avec la crise de Hormozeria
45:11on va avoir les chiffres
45:13d'ici pas longtemps
45:14mais qui seront négatifs
45:15et quand on va avoir
45:17les chiffres
45:17négatifs
45:18qui vont être
45:19au minimum
45:20à moins 1,5 je pense encore
45:21sur le deuxième trimestre
45:22on va voir
45:23il y avait une petite reprise
45:24grâce
45:25à la canicule
45:26et donc
45:27à la PAC
45:28à la pompe à chaleur
45:29mais pas RO
45:30pas celle qui est suspensionnée
45:31la RR
45:32celle-là
45:33elle est quasiment
45:34des fois maintenant
45:35en rupture de stock
45:36et une grosse volonté
45:39de climatiser
45:39pure et dure
45:40mais ça veut dire
45:41que pour la fin
45:42du deuxième semestre
45:442026
45:44et l'année 2026
45:45moi je me fais
45:46énormément de soucis
45:47sur nos entreprises
45:48sur les salariés
45:49et sur l'économie
45:50de l'entreprise
45:50d'artement du bâtiment
45:50on va préciser
45:52qu'en fait
45:52sur ces gestes
45:53ces monogestes
45:54en fait la pompe à chaleur
45:55elle reste
45:56elle reste subventionnée
45:58la RO
45:59la RO
45:59c'est ça que vous venez de dire
46:00la basique
46:01la RR
46:01avec un compresseur extérieur
46:03et la clé à l'intérieur
46:04ce que vous connaissez le plus
46:06celle-ci ne sera
46:07pas subventionnée
46:08d'accord
46:08là vous avez une idée
46:10de combien
46:11de climatiseurs
46:12vos artisans
46:13ont installé
46:15là depuis 10 jours
46:16je ne sais pas
46:17mais je sais que
46:18il y a une course
46:19une course poursuite
46:20sur les devis
46:21et c'est vrai que
46:22et logiquement
46:23quand tout le monde
46:23souffre de la chaleur
46:24tout le monde demande
46:25à ce qu'il y ait
46:25une pièce de vie
46:28portée surtout
46:29sur nos anciens
46:30et les protéger
46:31et c'est tout à fait normal
46:32et il y a une accélération
46:34de fois 5
46:35fois 10
46:35sur les devis
46:36et en plus
46:37ce qui veut dire
46:37qu'on ne pourra pas couvrir
46:38sur le laps de temps
46:40l'ensemble
46:41des demandes
46:42qui ont été faites
46:42on les traitera sûrement
46:44à la rentrée
46:45en septembre
46:49au-delà des devis
46:51de savoir combien
46:52ont été installés
46:53vous savez combien
46:53ont été installés
46:54je ne sais pas les chiffres
46:54je ne peux pas vous dire
46:55les chiffres
46:55je sais que
46:57mais sur un logiciel
46:58qui n'est pas fiable
46:58le bouche à oreille
46:59des collègues
47:00qui nous racontent
47:02mais ils font des fois
47:035 fois 6
47:04en demande de devis
47:05actuellement
47:05et ils ont du mal
47:07à produire
47:08sur la RO
47:09sur la RAR
47:10pas sur la RO
47:11la RO
47:11elle est à peu près
47:12stable comme marché
47:13malgré toute la volonté
47:14de la faire décoller
47:16et nous artisans
47:17on est bien sûr
47:17pour décarboner
47:18et électrifier
47:19puisque nous-mêmes
47:20nous avons fait
47:21acte de présence
47:22dans l'équipe de France
47:23de l'électrification
47:24la CAPEB est présente
47:26avec Sofinko
47:27pour justement
47:27promettre
47:28la capacité
47:29de pouvoir
47:30financer
47:31le leasing
47:32de la PAC
47:33mais sur un modèle
47:35traditionnel
47:35que l'artisan
47:36ait toujours
47:36la capacité
47:37de le vendre
47:37la rénovation globale
47:38c'est quoi
47:39c'est à peu près
47:4030 à 40 000
47:41plus
47:42plus
47:43puisque les aides
47:44l'année dernière
47:45et le stop
47:45qui a eu en juin
47:46était en surconsommation
47:48ont été sur des alentours
47:49de plutôt 70 000
47:5080 000
47:51donc vous voulez
47:51vraiment isoler
47:54ventiler
47:55reprendre l'énergie
47:56vous êtes plus sur des
47:57alors ça dépend de la superficie
47:58bien évidemment
47:59alors ce qu'on peut se dire
48:00quand même
48:00parce que c'est des montants
48:01quand même très très importants
48:03il y a très peu de français
48:04qui peuvent se permettre ça
48:05donc même s'il y a des aides
48:06même s'il y a un leasing
48:07c'est ça que là aussi
48:08je trouve que c'est un peu compréhensible
48:10je préfère votre expression
48:11de dire
48:12c'est un parc
48:13c'est un parcours
48:14pardon
48:15par étapes
48:16parce que là
48:16effectivement
48:17ça permet
48:19de digérer un peu
48:20la première facture
48:21puis la deuxième
48:22puis la troisième
48:22donc c'est ça
48:23que je ne comprends pas
48:24mais
48:26est-ce que là
48:27il n'y a pas un point
48:29où on peut trouver
48:30un équilibre
48:31entre les deux
48:32moi il me semblait
48:33qu'après l'annonce
48:34qui avait été faite à Marseille
48:35par le Premier ministre
48:36et le ministre du logement
48:36sur les 700 000
48:38passeurs énergétiques
48:39remis dans l'allocation
48:41qu'il fallait les faire évoluer
48:42ces 700 000
48:44et vous pensez bien
48:44que sur les 700 000
48:45alors ça ne sera pas
48:46à 70 000 euros
48:47mais selon les superficies
48:49mais ça fait quand même
48:50des sommes
48:51à engager pour les propriétaires
48:53il fallait mieux les accompagner
48:54en plus j'avais entendu
48:55le ministre du logement
48:56dire
48:57de 3 à 5 ans
48:58ça correspondait totalement
48:59à l'esprit
49:00de ce qu'on voulait faire
49:01c'est-à-dire un diagnostic
49:02énergétique au départ
49:03disant que si vous voulez
49:05faire deux zones d'énergie
49:05il faudrait faire
49:06un geste
49:07un deuxième geste
49:08de l'isolation
49:09de la ventilation
49:09et du changement d'énergie
49:11mais ça il faut se donner
49:12le temps pour le faire
49:12il faut avoir et les finances
49:13et se donner le temps
49:14pour le faire
49:15et là visiblement
49:16en supprimant le monogest
49:17nous supprimons
49:18le parcours de rénovation
49:19et l'intelligence
49:20qui avait été
49:20me semble-t-il
49:21collective
49:21surtout c'est qu'un artisan
49:22est-ce qu'il est équipé
49:24pour en termes humains
49:25en termes aussi financiers
49:27parce qu'il faut
49:28pour faire cette rénovation globale
49:29est-ce que finalement
49:30ça va pas plutôt profiter
49:33à des PME
49:35en fait
49:36tout le marché
49:37s'organiser dans ce sens-là
49:38c'est pour ça qu'on a aussi
49:39mais cette semaine
49:41le ministre du logement
49:42va travailler
49:43son projet de loi logement
49:44et dans le projet de loi logement
49:46il y a justement
49:46un groupement
49:47monté d'entreprises
49:48c'est-à-dire
49:48un artisan comme moi
49:50électricien
49:50peut se regrouper
49:51avec un collègue à lui
49:52chauffagiste
49:52et un autre collègue
49:55plaquiste
49:55qui peut venir
49:56ou faire une offre globale
49:57et donc une offre packagée
49:59tout en étant assurée
50:00de son côté
50:01mais pas solidaire financièrement
50:02ça ça s'appelle
50:03le groupement
50:04monté d'entreprises
50:05ça s'appelle
50:05le groupement
50:06momentané d'entreprises
50:07c'est-à-dire que moi
50:07je viens en plus annuel
50:08avec mes assurances
50:09je fais le chantier
50:10avec mon collègue
50:11vous avez un contrat
50:12qui nous lie
50:12sur le chantier
50:13nous ne sommes pas solidaires
50:14entre nous financièrement
50:15nous sommes solidaires
50:16sur le résultat
50:17et après nous repartons
50:18chacun chez soi
50:18pour refaire notre chantier
50:20par ailleurs
50:20et ça c'est justement
50:21parce qu'on a fait
50:23la même analyse que vous
50:23le marché s'organise
50:25pour que ce soit
50:26des gros faiseurs
50:27des PME
50:29des énergéticiens
50:30des énergéticiens
50:31qui fassent le boulot
50:31et l'artisanat
50:32deviendrait
50:33au bout du bout
50:34une simple main d'oeuvre
50:36d'appoint
50:36pour venir poser
50:37et c'est pas ce qu'on veut
50:38nous à la CAPEB
50:39c'est pas ce qu'on veut
50:39pour la France
50:40il me semble que c'est mieux
50:41d'avoir des artisans
50:42indépendants autonomes
50:43qui aient accès
50:43de marché
50:44pour avoir justement
50:45une chaîne de valeurs
50:47respectueuse
50:47et ça c'est
50:48donc j'espère que
50:49le ministre Jean Brun
50:51sur le logement
50:52sur la loi logement
50:54va être très attentif
50:56sur le GME
50:56parce qu'il faudrait pas
50:57qu'on ait trop
50:58de mauvaises nouvelles
50:58à rapprocher
50:59Justement sur le logement
51:02quels sont les secteurs
51:04les plus touchés
51:05parmi les artisans
51:06parce que vous
51:07vous êtes plus dans le BTP
51:08évidemment
51:08mais il y a
51:10d'autres artisans
51:11Dans l'artisanat du bâtiment
51:13les entreprises
51:14les plus touchées
51:15dans la taille des entreprises
51:16ce sont les entreprises
51:17qui sont adhérentes à la CAPEB
51:18c'est les entreprises
51:19de 3 à 4 salariés
51:21c'est celles-là
51:21qui sont les plus touchées
51:22et qui suppriment des emplois
51:25alors quand on voit
51:26la relation
51:27que l'on a actuellement
51:27avec l'apprentissage
51:29qui est aussi
51:30source d'économie
51:32et qui font aussi
51:33la reprise
51:33de nos entreprises
51:34et les compétences
51:35on est très inquiets
51:36nous artisanats
51:37on a l'impression
51:38d'être dans une seringue
51:39et d'être dans
51:40dans le mauvais coin
51:42de la seringue
51:42puisque d'un côté
51:44on a des entreprises
51:44de toute petite taille
51:46qui sont aussi adhérentes
51:46chez nous
51:47avec zéro salarié
51:47mais qui sont en micro-entreprise
51:48qui ne collectent pas la TVA
51:50qui sont exemple
51:51de pas mal de charges
51:53de l'autre côté
51:54vous avez les PME
51:54qui organisent le marché
51:55et nous au milieu
51:56qui sommes vécus
51:57comme une main d'oeuvre
51:58et je pense que c'est une erreur
51:59et politique
52:00et sociale
52:01que de voir le marché
52:03comme cela
52:03donc nous on essaye toujours
52:04de faire des propositions
52:05pour garder l'accès au marché
52:07et être toujours
52:07sur l'ensemble du territoire
52:09la force qui crée
52:10de l'emploi
52:11en conclusion
52:13un point sur la facture électronique
52:15parce que ça va rentrer
52:17bientôt en ligne de compte
52:18donc ça sera en 2027
52:20oui
52:22on voit c'est quand même
52:23un changement de culture
52:23tout à fait
52:25est-ce que vous êtes prêt ?
52:27on est prêt au niveau digital
52:29au niveau support
52:30on a le réseau CAPEB
52:33nos adhérents
52:34qui réagissent différemment
52:36sur l'ensemble du territoire
52:36c'est une angoisse
52:37parce que c'est un changement
52:39de modèle
52:39et donc c'est une angoisse
52:40supplémentaire
52:41donc on a beaucoup d'artisans
52:42lors de nos réunions
52:43qui sont vraiment
52:44vent debout
52:45contre la facture
52:46mais on a aussi
52:47un point de vue
52:48qui est que
52:49la partie administrative
52:50de l'artisanat du bâtiment
52:51à 3-4 salariés
52:52a pris beaucoup
52:53beaucoup de place
52:54et 40% à peu près
52:55de gestion d'entreprise
52:56que sur la partie administrative
52:57il nous semble
52:58c'est dingue
52:59dans l'analyse
53:00que si on arrive
53:01à régler cela
53:01à moindre coût
53:02avec des beaux supports
53:03avec des partenaires
53:04banquiers
53:05ou comptables
53:06on pourra gagner du temps
53:07et avoir une simplification
53:09et une meilleure gestion
53:09de l'entreprise
53:10donc ça peut être
53:11à la fin
53:11une simplification
53:13de l'entreprise
53:13une bonne chose
53:14voilà quand même
53:15merci
53:15merci Jean-Christophe Pont
53:17donc
53:17qui se bat contre
53:19les tours de vis
53:20sur ma prime rénov'
53:21merci d'avoir été avec nous
53:22je rappelle que vous êtes
53:22le président
53:23de la CAPEV
53:24voilà c'est la fin
53:24du 18-19
53:25dans un instant
53:26vous retrouvez
53:26Stéphanie Collot
53:27pour son journal de l'écho
53:28et je vous souhaite
53:29une très bonne soirée
53:30à demain
53:32le 18-19
53:34d'Edwige Chevrillon
53:35sur BFM Business
53:36Sous-titrage Société Radio-Canada
53:37Sous-titrage Société Radio-Canada
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