- il y a 5 heures
Mardi 23 juin 2026, retrouvez Marta Dabrowska (consultante experte, Groupe SVP), Chloé Sebagh (Directrice de la communication et du plaidoyer, Diversidays) et Valérie Mussard (directrice prospective & innovation RH, Malakoff Humanis) dans SMART JOB, une émission présentée par Arnaud Ardoin.
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00:08Bonjour à tous, vous regardez Smart Job, votre rendez-vous emploi, RH et management sur Bsmart.
00:13Aujourd'hui, on s'intéresse à l'égalité des chances à quelques mois de la troisième édition du Festival Unique.
00:18La directrice de l'événement qui est également porte-parole de Diversidés, Chloé Sébac, sera avec moi en plateau pour
00:24m'expliquer,
00:25pour me parler des enjeux justement de l'égalité, principalement dans les carrières.
00:29Seconde partie d'émission, autre sujet carrière, le contrat social.
00:32On va en parler avec Valérie Mussart, elle est directrice de la prospective et de l'innovation RH,
00:37dans un gros groupe, Malakoff, Humanis, donc elle connaît très bien son sujet.
00:41On va voir sa vision notamment sur l'impact de l'IA sur les carrières et ce contrat social.
00:47En fin d'émission, un témoignage sur le trouble de l'attention avec ou sans hyperactivité.
00:53C'est Marta Dabrowska qui est une salariée du DV Group qui va nous expliquer déjà comment ça a impacté
00:59sa carrière,
00:59mais surtout, et c'est le plus important, quelles solutions elle a mis en place pour pouvoir faire une carrière
01:04quasiment normale.
01:05Voilà pour le programme, tout de suite, on se met bien dans son job.
01:21Le 12 septembre à Saint-Denis, à la Cité du Cinéma, c'est la troisième édition du Festival Unique,
01:26festival qu'on connaît bien chez Bismarck parce que chaque année, on s'y intéresse.
01:30Pour en parler, on accueille une habituée de l'émission, Chloé Sébac. Bonjour.
01:34Bonjour Nicolas.
01:35Alors, on vous connaît comme la porte-parole de Diverses Idées, ce qui porte le Festival Unique,
01:39et vous êtes officiellement, si j'ai bien compris, la directrice du festival.
01:43Exactement.
01:44Donc vous allez nous expliquer déjà tout ce qu'on peut s'attendre à vivre pendant ce festival.
01:49Déjà, il y a un changement de lieu, c'était un choix un peu philosophique, non ?
01:54Saint-Denis, c'était une ville essentielle pour faire ce festival de l'égalité des chances ?
01:59Absolument, Saint-Denis, c'est un territoire qui est en transition.
02:01Du coup, pour nous, ça nous a semblé hyper important de justement bouger, de proposer aussi autre chose.
02:06Et puis, on va être à la Cité du Cinéma, qui est un lieu aussi très symbolique, emblématique.
02:11C'était la cantine des athlètes pendant les Jeux Olympiques et Paralympiques.
02:14C'est un très, très bel espace et donc on est vraiment ravis d'être à Saint-Denis pour aussi
02:18rayonner sur toute Île-de-France.
02:19Un lieu facile d'accès, donc il n'y aura pas d'excuses pour tous les gens qui peuvent potentiellement
02:23venir.
02:24On y était l'an dernier avec Loïc Alec.
02:26On avait fait justement un reportage pour l'émission Inclusion for Change.
02:30Comment on pourrait définir Unique ?
02:31Parce que nous, l'impression qu'on a eue, c'est que c'est déjà une grosse fête en fait.
02:34Oui, c'est ça.
02:36Comment vous le définiriez, vous, pour les gens qui ne connaissent pas encore ?
02:38Alors, Unique, c'est le festival de l'égalité.
02:40C'est le premier festival de l'égalité.
02:42Ça permet de donner quelque chose de très concret à cet enjeu qui peut parfois sembler un petit peu abstrait.
02:47L'année dernière, on a réuni plusieurs dizaines de milliers de personnes.
02:50Au parc floral.
02:51Au parc floral, exactement.
02:52Et donc là, l'idée, c'est de faire à peu près la même chose pour présenter les solutions qui
02:56existent en France.
02:57On a l'habitude souvent de dire qu'il y a plein d'événements liés à des grandes causes.
03:00Il n'y en avait pas sur l'égalité au sens large.
03:02Et l'objectif unique, c'est ça, c'est de mettre en visibilité les solutions.
03:04Et puis, c'est de faire en sorte qu'on se rencontre et puis qu'on se célèbre.
03:07Parce que voilà.
03:08L'idée, c'est que vous regroupez tous les gens concernés, toutes les entités concernées,
03:12que ce soit ceux qui peuvent apporter des solutions, ceux qui en ont besoin,
03:15mais au même endroit, au même moment.
03:17C'est ça l'idée, c'est vraiment que pendant une journée, on s'amuse, c'est l'impression qu
03:21'on a,
03:21mais il se passe aussi beaucoup de choses très concrètes.
03:23Par exemple, cette année, on pourrait avoir quoi comme type d'atelier ?
03:26Alors déjà, en gros, sur le festival, ce qui se passe, c'est qu'on a effectivement des expériences,
03:30des rencontres.
03:31L'année dernière, il y avait par exemple...
03:32Des tables rondes aussi.
03:32Il y a des tables rondes aussi, mais en termes de rencontres,
03:34c'est ce qui est beaucoup revenu l'année passée, qui nous a fait très plaisir,
03:36c'est que tout le monde se mélange.
03:37Il y avait du speed dating aussi, t'as dit.
03:39Il y avait du speed dating également, il y avait du speed mentoring,
03:41enfin voilà, il y a plein plein plein d'expériences,
03:43et tout le monde se mélange.
03:44Donc on a eu à la fois, par exemple, des grands patrons qui étaient présents,
03:46comme des demandeurs d'emploi à nos côtés,
03:48des familles qui étaient là pour se divertir,
03:50des associations, les bénévoles qui étaient présents,
03:53des personnalités, des créateurs de contenu,
03:54enfin voilà, c'est une grande fête avec un grand mélange.
03:56Quelques stars aussi, qui sont vos porte-parole, on va dire, c'est quoi ?
03:59Exactement.
04:00C'est les ambassadeurs, je crois, le terme que vous leur...
04:02Parrains et marraines.
04:03On a ça.
04:03Parrains et marraines.
04:04On a des parrains et des marraines, et cette année, on en a trois.
04:05Donc on a Miel Habitbol, qui est très engagé sur les enjeux de santé mentale.
04:09On a Laetitia Mepaka, qui est présente aussi à nos côtés,
04:12qui est une oratrice hors pair,
04:13qui est là pour donner conscience et donner plein de tips,
04:15justement, pour s'assirmer.
04:17On a Sofiane Rib, aussi,
04:18qui a été révélée par le film Un Petit Truc en Plus.
04:22Donc ces personnalités, elles font des messages.
04:24Pour parler de neurodiversité, c'est idéal.
04:28Là, le thème central, c'est le travail.
04:31Oui, mais pas que.
04:33C'est pas que, d'ailleurs, on va en parler après,
04:35mais c'est le point de départ, c'est, on va dire, le travail.
04:37Pourquoi le travail, en réalité, c'est ça, le nœud de l'égalité des chances ?
04:41C'est un peu votre philosophie, c'est dans le travail, dans les carrières,
04:45qu'on voit si on met...
04:46Et dans l'orientation, oui.
04:47Et dans l'orientation, la reconversion, même, on va en parler.
04:49Mais le travail, il a quoi de si important
04:51pour prendre la température de l'égalité des chances ?
04:54Déjà, en gros, on a mené une étude il y a quelques temps,
04:57il y a quelques jours même,
04:58qui montrait qu'un Français sur cinq ne se sent pas inclus dans la société.
05:01Quand on demande aux Français, justement,
05:03quels sont les domaines prioritaires,
05:04la question de l'emploi, elle est tout à fait centrale,
05:06puisque 52% des Français estiment
05:08qu'il devrait y avoir davantage d'égalité dans ce domaine-là.
05:11Le travail, c'est un endroit où on passe beaucoup de temps,
05:14c'est un endroit où les questions d'égalité économique se jouent.
05:18Et donc, aujourd'hui, on a pour objectif
05:20de donner accès aux opportunités en termes d'emploi,
05:24que ce soit des offres d'emploi,
05:25mais aussi de façon très globale,
05:26par exemple, avec des rencontres,
05:28avec la possibilité d'avoir du réseau,
05:30avec du coaching, avec du mentorat,
05:32avec tous ces enjeux,
05:33pour donner à chacun les chances,
05:34finalement, de s'épanouir.
05:35Une méthode pour trouver du travail, notamment,
05:36ou trouver le travail que l'on veut vraiment,
05:38parce qu'il y a une différence entre avoir un travail
05:40et avoir le travail dont on a vraiment envie.
05:42Exactement.
05:42Ça, ça passe beaucoup par l'éducation,
05:45ce qui se passe avant de rentrer sur le marché du travail.
05:48Ça, comment c'est abordé le 12 septembre au festival ?
05:51Alors, dans le cadre du festival,
05:52il va y avoir justement ces expériences,
05:54et donc on va avoir du mentorat,
05:56avec par exemple AXA,
05:57qui va réaliser ça avec pas mal la situation.
05:59C'est ça ?
06:00Exactement, à l'attention de jeunes.
06:01Donc, par exemple, AXA,
06:02Mobley, sont des membres de son comex
06:04pour avoir des discussions avec les jeunes.
06:05Donc, des gens qualifiés pour le faire.
06:07Tout à fait.
06:07Et puis, qu'ils peuvent aussi donner le bon conseil.
06:10Moi, je suis persuadée qu'une rencontre,
06:12ça peut tout changer à un moment.
06:14Ça peut permettre d'inspirer,
06:15et donc avoir un échange de 15, 30 minutes
06:18avec un mentor,
06:19ça peut jouer un rôle déterminant
06:20dans une carrière, dans son futur.
06:22Ça peut casser un blocage psychologique,
06:23en se disant, c'est trop loin de nous,
06:24et en fait, la personne,
06:25elle est quasiment comme nous,
06:27elle peut avoir les mêmes préoccupations.
06:28Il y a une question aussi clé,
06:30j'ai vu dans le programme,
06:30c'est la reconversion.
06:32Et c'est vrai que ça,
06:33j'imagine que quand vous pensez
06:34à inclure une grande partie reconversion,
06:36c'est à cause de toutes les évolutions
06:38du travail actuel
06:39qui font qu'en fait,
06:40les carrières changent.
06:42Donc ça, c'est un levier d'égalité,
06:43c'est de savoir changer de travail
06:46en cours de carrière.
06:46Et c'est se dire qu'on peut,
06:48c'est s'autoriser à ça,
06:49s'autoriser à ça
06:49en termes de conscience,
06:51en termes d'accompagnement.
06:52Par exemple,
06:52on va avoir les équipes de l'APEC
06:53qui vont être avec nous
06:55sur ce volet-là.
06:55L'association pour l'emploi des caves.
06:57Exactement.
06:58Donc on a aussi Manpower
06:59qui va être à Manpower Group France,
07:00qui va être à nos côtés
07:01pour justement donner des conseils,
07:02prodiguer ces conseils.
07:04Et c'est quelque chose
07:05qu'on fait aussi
07:05chez DiversiDays de base.
07:07On accompagne les professionnels
07:09dans leur carrière
07:10en montrant qu'il est possible,
07:12notamment sur les questions
07:13d'accès aux médias numériques.
07:14Exactement.
07:15Donc l'idée,
07:16c'est de se dire
07:16que ce n'est pas parce que j'ai
07:1845 ans
07:18que je ne peux pas me reconvertir
07:19ou même 30.
07:20Enfin voilà,
07:20on peut se reconvertir
07:21à tout moment.
07:22Et donc l'idée,
07:22c'est de mettre en visibilité
07:23les opportunités.
07:24Donc on va avoir des ateliers
07:25pour ça.
07:26Et de parler aussi
07:27des grandes transitions.
07:27On aura des grandes tables rondes
07:29justement sur ces sujets clés.
07:30Par exemple,
07:31on parlera tech et IA
07:32et emploi aujourd'hui.
07:34Justement,
07:34la reconversion,
07:35en fait,
07:35c'est un secteur
07:36entre guillemets inégalitaire
07:37puisqu'en réalité,
07:38les plus armés
07:39pour se reconvertir,
07:40c'est ceux qui ont
07:40le plus d'accès
07:41aux informations
07:42ou déjà aux bonnes carrières
07:44en amont.
07:45Il y a un cercle vicieux,
07:46c'est ça ?
07:46Exactement.
07:47Et donc l'idée,
07:47c'est de casser ça
07:48en donnant accès à tout le monde
07:49et en facilitant aussi
07:50la question du réseau
07:51qui est clé.
07:53Et comment on peut
07:54faire comprendre
07:55à un jeune,
07:56faire apprendre à un jeune
07:57l'espace d'une journée
07:58parce que c'est relativement court
08:00qu'en fait,
08:00peut-être que c'est
08:01savoir se créer un réseau
08:02qui va être la clé
08:03pour sa carrière ?
08:04C'est quelque chose
08:05qu'on va répéter partout
08:06et puis au-delà de ça,
08:07ce n'est pas que l'espace
08:07d'une journée unique
08:08parce qu'on fait passer
08:08des messages
08:09tout au long de l'année.
08:10Donc j'invite tout le monde
08:11à d'ailleurs commencer
08:13à nous suivre sur les réseaux
08:14si ce n'est pas déjà le cas
08:15parce que justement,
08:16ces messages d'empowerment,
08:17de conseils en lien
08:18avec le réseau,
08:19ça va être très présent.
08:20On a des créateurs
08:21et des créatrices de contenu
08:21qui vont être à nos côtés
08:22et que vous connaissez
08:23sans doute comme Carrière Queen
08:23puisque je crois
08:25que vous l'avez vu
08:25plusieurs fois.
08:25Il est déjà venu sur ce plateau
08:26parler de son livre notamment
08:28sur les conseils carrière.
08:35en amont du festival,
08:36après le festival
08:36mais aussi sur le festival
08:37et on les retrouvera
08:39également à nos côtés
08:40sur des tables rondes
08:40et des ateliers
08:41pour donner plein de conseils.
08:42Ça donne très envie
08:43d'y aller,
08:44d'être à nouveau là-bas
08:45pour au moins un reportage
08:46pour Bismarck
08:47mais j'encourage
08:47toutes les personnes
08:48à venir,
08:48c'est le 12 septembre,
08:50citer du cinéma,
08:51c'est gratuit,
08:51il faut le dire.
08:52C'est gratuit
08:52et puis beaucoup de sourires,
08:54beaucoup de gens
08:56qui sont contents d'être là.
08:58Il y a vraiment
08:58beaucoup de fêtes,
08:59un esprit de fêtes
09:00ce jour-là.
09:01Bravo Chloé Sebag
09:01et diversité
09:02pour organiser cet événement
09:04et puis je pense
09:05qu'on refera un point
09:06juste avant le festival.
09:08Avec grand plaisir.
09:08A voir quelles sont
09:09les grandes tendances
09:09juste avant le point de départ.
09:11Merci Chloé.
09:12On va parler d'un sujet
09:13annexe dans le grand entretien
09:14qui suit le contrat social,
09:16ça fait partie
09:17de l'égalité des chances.
09:18On en parle avec une experte,
09:20elle est directrice
09:21de la prospective
09:21et de l'innovation RH
09:23chez Malakoff Humanis.
09:37Dessine-moi un contrat social,
09:39ça pourrait être
09:39le titre du sujet aujourd'hui.
09:41On va parler de
09:43quel est l'engagement
09:44entre l'entreprise
09:46et ses salariés,
09:47comment c'est impacté
09:48aussi par les transformations
09:49du travail.
09:49La plus grande actuellement,
09:51c'est l'IA.
09:51Pour répondre à mes questions,
09:53une spécialiste du sujet,
09:54Valérie Mussard,
09:55bonjour.
09:55Bonjour.
09:56Directrice
09:57prospection innovation RH
09:59chez Malakoff Humanis.
10:00En gros, votre job,
10:02c'est d'anticiper
10:04les futures évolutions
10:05du travail, c'est ça ?
10:05D'anticiper les futures
10:07évolutions du travail
10:08et également d'accompagner
10:09l'ensemble des transformations
10:10avec l'ensemble des collègues
10:12de la DRH et les métiers.
10:13Et les 10 000 personnes
10:14qui font partie
10:15de vos effectifs ?
10:15Et les 10 000 personnes
10:16qui font partie
10:17des effectifs
10:18qui se répartissent
10:19sur plusieurs activités,
10:21l'épargne, la retraite,
10:22l'assurance et la prévoyance
10:24et qui sont aussi réparties
10:25sur un peu plus de 25 sites
10:27en France.
10:28Donc une organisation aussi
10:29dans le déploiement
10:30de transformation
10:31qui est à penser.
10:32Oui, c'est une grosse machine
10:33donc il faut vraiment
10:33que ce soit bien huilé.
10:35Et justement,
10:36le sujet qu'on voulait aborder
10:37avec vous,
10:37c'est cette notion
10:38de contrat social
10:39qui n'est plus le même
10:40aujourd'hui en 2026
10:42que celui de nos parents,
10:43voire même de nos grands-parents.
10:44Si aujourd'hui,
10:45vous deviez le définir
10:46en quelques phrases,
10:47quelle serait votre définition
10:48ou même plus votre vision
10:50de ce que doit être
10:51le contrat social aujourd'hui ?
10:52Aujourd'hui,
10:53le contrat social
10:54et notamment eu égard
10:55aux nouvelles générations
10:56qui arrivent,
10:57doit s'adapter
10:58à la vie personnelle.
11:00À la vie personnelle.
11:00Voilà.
11:01Ce qui était plutôt
11:01l'inverse avant.
11:03On voit bien
11:03qu'aujourd'hui,
11:04la nouvelle génération,
11:05elle veut vivre
11:06des expériences
11:06dans son travail
11:07et ce n'est pas forcément
11:09vivre son travail
11:10pour vivre des expériences.
11:12Un jeune est prêt
11:13à aller aux Etats-Unis
11:14et travailler chez McDo
11:16si besoin
11:17parce que son objectif,
11:18c'est de vivre aux Etats-Unis
11:19et apprendre l'anglais.
11:20Donc tout l'enjeu
11:21des sociétés aujourd'hui,
11:23c'est de pouvoir trouver
11:24de quoi personnaliser
11:26au maximum
11:26ou du moins trouver
11:28suffisamment de communs
11:29pour faire en sorte
11:31que les collègues
11:32puissent s'épanouir
11:33dans la vie du travail
11:35tout en conciluant
11:36véritablement
11:37leur vie privée.
11:37Il y a quelques décennies,
11:39quelques générations,
11:41le contrat social,
11:42c'était
11:42tu t'engages,
11:44tu te donnes à fond
11:44pour l'entreprise
11:45et on t'assure
11:46que tu pourras subvenir
11:47à tes besoins,
11:48que tu auras un métier,
11:49une carrière,
11:49une progression.
11:50Aujourd'hui,
11:51la priorité,
11:52enfin ça,
11:53c'est encore important
11:53mais c'est plus suffisant
11:56vous parlez de modularité
11:57je crois dans votre...
11:58Exactement,
11:59alors on a déjà
11:59toute une partie
12:00sur la rémunération
12:01donc il reste un peu
12:01le prérequis effectivement.
12:03Il ne faut pas oublier
12:03que c'est très important.
12:04Ça reste très important
12:06mais là,
12:07on fait par exemple
12:08ce qu'on appelle
12:08des NAO,
12:09des négociations annuelles
12:10obligatoires à la carte
12:11c'est-à-dire qu'on la rend
12:12modulaire.
12:13Aujourd'hui,
12:13une augmentation générale,
12:14on peut ou l'apercevoir
12:16directement
12:16ou l'épargner
12:17sur un PE
12:18ou sur un PERECO.
12:19De la même manière,
12:21on fait de la modularité
12:23sur les espaces
12:24dans tous nos nouveaux sites
12:25aujourd'hui,
12:26on a aussi bien
12:27des espaces individuels
12:28que des espaces collectifs
12:29et quasiment moitié-moitié
12:31en termes de surface
12:32parce qu'il faut s'adapter
12:33à la façon
12:34dont chacun a envie de travailler.
12:35C'est la liberté
12:36limite en priorité,
12:38enfin à côté de la sécurité
12:39mais il faut que les gens
12:40se sentent libres
12:40de s'organiser
12:41à leur manière.
12:42Exactement
12:42et puis on veut aussi
12:44casser un peu
12:45ces phénomènes de réunion
12:47qui sont souvent
12:49targués de noms productifs
12:50ce qui n'est pas forcément
12:51le cas
12:51mais en tout cas
12:52l'échange est important
12:53et notamment du fait
12:54du présentiel
12:55et du distanciel.
12:56Le télétravail
12:58est aussi une forme
12:59de modularité
12:59et comment on fait revenir
13:01les gens sur site
13:02puisque c'est encore
13:03malgré tout le débat
13:04et bien ce n'est pas
13:05en leur proposant
13:06de travailler en présentiel
13:08à la différence
13:08de travailler en distanciel
13:10mais d'avoir une vie de site.
13:11On vient sur site
13:13pour échanger,
13:14se rencontrer,
13:15partager des expériences
13:16par rapport
13:17à ce qu'on fait
13:18en télétravail.
13:19Par exemple,
13:20chez vous,
13:20les plus-values
13:21ça va consister en quoi ?
13:22Si c'est au-delà
13:23des réunions ?
13:24Parce que j'ai bien compris
13:24qu'il n'y a pas que la réunion.
13:25Non, il n'y a pas que les réunions.
13:26Alors on peut avoir
13:27des espaces
13:28où les collaborateurs
13:29ont des écrans,
13:30enfin des doubles écrans
13:31comme on retrouve
13:32dans les open space classiques.
13:34Mais on a aussi
13:35de quoi travailler en terrasse,
13:37de quoi travailler
13:37dans des grands ensembles
13:39où on peut bouger les tables.
13:40On est connecté
13:41dans tout le site
13:43avec ou grand sans écran.
13:44on peut vraiment
13:45s'installer comme on le souhaite.
13:47Une notion de confort ?
13:48Oui, exactement.
13:49Avec des services aussi,
13:50par exemple sur notre siège,
13:52nous avons ouvert
13:52le Café Joyeux aussi
13:53qui est marque
13:54d'une autre partie
13:55de notre contrat social.
13:56En tout cas,
13:57l'état d'esprit,
13:58c'est on travaille
13:59comme on a envie
14:01en termes de confort
14:02de travailler.
14:03J'imagine que
14:04dans cette modularité,
14:06ces demandes,
14:07vu qu'il y a
14:08plusieurs générations
14:09différentes de travailleurs
14:10chez vous,
14:11les demandes
14:11ne sont pas les mêmes.
14:12Si on devait un peu
14:13à segmenter,
14:14est-ce que les demandes
14:15des jeunes
14:16et les demandes
14:17des plus seniors
14:17sont radicalement différentes ?
14:19Pas forcément,
14:20mais on trouve des communs
14:21parce qu'il y a
14:22une forme de transmission
14:23aussi d'intérêt
14:24et de perception de vie
14:26entre les générations.
14:27On part souvent du principe
14:29que les jeunes aiment bien
14:30être dans des espaces
14:32très collectifs
14:33ou de percevoir
14:34directement du cash.
14:35Ce n'est pas forcément le cas.
14:37Aujourd'hui,
14:37les jeunes investissent
14:38aussi en épargne
14:39pour pouvoir justement
14:40partir aux États-Unis,
14:41si je reprends
14:42cet exemple-là,
14:43et puis aiment aussi
14:45pouvoir se retrouver
14:45dans des espaces isolés
14:47pour se concentrer,
14:48pour apprendre
14:48un peu différemment
14:50ou du moins
14:50prendre du recul
14:51par rapport
14:52à ce qu'ils ont appris
14:53à travers tous les échanges
14:54qu'ils ont pu avoir
14:55au cours de la journée.
14:56Donc on voit bien
14:57que les communs,
14:58c'est notre but,
14:59évoluent.
15:00Il n'y a pas
15:00un profil pour les jeunes,
15:02un profil pour les plus seniors.
15:04C'est un peu compliqué.
15:04C'est plus compliqué que ça
15:05et l'objectif,
15:07c'est que chacun
15:07puisse y trouver son compte
15:09à des moments de la journée.
15:11Justement,
15:11un point qui pourrait
15:13donner l'impression
15:13qu'il y a une génération
15:14qui s'en sort mieux
15:15par rapport à l'autre,
15:16c'est l'IA.
15:17Récemment,
15:18on parlait d'une étude
15:18d'Indeed
15:19qui montrait que la Gen Z,
15:20contre-intuitif,
15:22craignait plus.
15:22Il y avait une grosse proportion
15:23de Gen Z
15:24qui craignaient l'arrivée
15:25de l'IA.
15:25Vous,
15:26dans vos effectifs,
15:27les 10 000 collaborateurs
15:28de Malakoff,
15:29comment s'est perçu
15:30l'essor de l'IA
15:31au travail,
15:31au quotidien ?
15:32Alors là aussi,
15:33c'est mitigé.
15:34On peut avoir des seniors
15:36qui ne s'y intéressent pas
15:37du tout
15:38parce qu'ils se disent
15:39sur ma fin de carrière,
15:41j'ai déjà des habitudes,
15:44comment je vais finir
15:44ma carrière,
15:45je n'ai pas envie
15:46de la finir mal,
15:47si je puis dire.
15:48Et il y en a d'autres,
15:49au contraire,
15:49qui sont les premiers
15:50à vouloir montrer
15:52que leur expertise
15:53compte encore
15:53et commencer à réinventer
15:55le métier de demain.
15:57Et concernant les jeunes,
15:58de la même manière,
15:59on en a qui sont
16:00très technophiles,
16:01d'autres pas trop.
16:02Néanmoins,
16:03on voit bien
16:03que les jobs d'entrée
16:04sont un peu perturbés
16:06on a beaucoup
16:06d'alternants dans le groupe.
16:08Tous ne viennent pas
16:09avec de l'IA
16:10mais leur préoccupation
16:11c'est quand même
16:12de pouvoir grandir.
16:14Et aujourd'hui,
16:15il faut que nous,
16:16on puisse leur donner
16:17les clés
16:18pour acquérir
16:19de l'expertise
16:20à travers des expériences
16:21et pas à travers
16:22un questionnement
16:22sur un assistant IA.
16:24Et comment vous cadrez ça,
16:25donc l'usage de l'IA ?
16:26Parce qu'il y a souvent
16:27aussi ce risque
16:27de shadow IA,
16:29c'est-à-dire les gens
16:29qui vont l'utiliser
16:30sans que le supérieur
16:31hiérarchique le sache.
16:33Quand on a 10 000 collaborateurs,
16:35les trous dans la raquette,
16:35c'est quand même possible.
16:37Comment c'est géré ?
16:38Alors, déjà,
16:39on a clairement ouvert
16:41le chemin de l'IA
16:42il y a deux ans et demi.
16:44Alors, de l'IA génératif,
16:45parce que dans le groupe,
16:46on fait de l'IA
16:46depuis plus de 10 ans.
16:49Donc, en tout cas,
16:50on a clairement ouvert le sujet,
16:52on a expliqué
16:52ce que c'était que l'IA,
16:53on a appris aux gens
16:54à faire du prompt,
16:56un peu la base
16:56pour voir comment réagit
16:57la machine
16:58et se projeter
16:59dans les usages de demain.
17:00On a également organisé
17:02des journées de l'IA
17:03sur l'ensemble
17:03de nos sites,
17:05où il pouvait y avoir
17:05des échanges avec les experts,
17:07où on pouvait prompter
17:08justement son quotidien,
17:09où on pouvait déceler
17:10le vrai du faux,
17:11parler de l'éthique
17:12autour de l'IA
17:13et de la confiance,
17:14parce qu'avec les données
17:15qu'on traite,
17:16c'est important de s'assurer
17:17qu'on a une IA
17:18d'éthique et de confiance.
17:19Et puis,
17:20on fait des ateliers
17:21régulièrement
17:22à la demande des managers
17:23qui sont aussi demandeurs
17:24pour être accompagnés,
17:26à sensibilisés
17:27et jusqu'à l'adoption
17:28de l'IA
17:29par les équipes.
17:30Et on a également
17:31une communauté virtuelle
17:33qui est plutôt active,
17:34où chacun vient un peu
17:35proposer ses promptes,
17:37chacun donne un peu
17:39des astuces
17:39et c'est quelque chose
17:40qu'on va renforcer
17:41à la rentrée
17:41en créant aussi
17:42des doutings
17:43au sein du groupe
17:44pour que ce soit
17:45encore plus libéré.
17:46Est-ce qu'il y a une peur
17:47de certains salariés
17:48de peut-être pas perdre
17:50leur emploi,
17:50mais en tout cas
17:51de voir leurs conditions
17:52de travail dégradées
17:52à cause de l'IA ?
17:53Oui, et les médias
17:56nous poussent un peu
17:57à générer cette crainte.
18:00Nous, avec les partenaires sociaux,
18:01on vient identifier
18:03systématiquement
18:03à chaque cas d'usage
18:04s'il y a un impact
18:04sur l'emploi.
18:05Notre objectif,
18:06c'est de maintenir l'emploi
18:07et l'employabilité surtout
18:08et c'est surtout
18:10un enjeu majeur demain.
18:11Dans le contrat social,
18:12le parcours de carrière,
18:14c'est vraiment important,
18:15justement,
18:15au égard à l'IA.
18:17Aujourd'hui,
18:18ce que l'on est en train
18:18de mettre en place,
18:19par exemple,
18:20c'est l'école de l'IA.
18:21Alors, former à l'IA,
18:22ça ne veut rien dire.
18:23Par contre,
18:24former les collaborateurs
18:27à leur métier
18:28qui utiliseront de l'IA demain,
18:31ça, c'est important.
18:31Et on voit bien
18:32qu'on ne peut le faire
18:33qu'à travers des cas d'usage
18:34qui sont travaillés
18:35par les experts métiers
18:36eux-mêmes.
18:37Et c'est comme ça
18:38qu'on va pouvoir construire
18:39les parcours professionnels
18:40et puis retirer un peu
18:42les craintes de chacun.
18:43Donc, nous,
18:44ce qu'on cherche vraiment
18:44lorsqu'on met en place
18:45des cas d'usage,
18:46c'est à la main
18:47de ceux qui font
18:48parce que c'est eux
18:48qui savent
18:49si l'expertise est préservée,
18:51s'ils peuvent justement
18:52récupérer du temps
18:53ou de l'énergie
18:54pour faire autre chose
18:55et pas un top-down,
18:57c'est militaire.
18:58Et ça veut dire aussi
18:59que vos collaborateurs,
19:00en fait,
19:01il faut les accompagner
19:02pour évoluer
19:03tout au long de la carrière.
19:04Donc, il y a un gros travail,
19:05de gros investissements
19:06sur les modules de formation
19:07en cours de carrière ?
19:08Oui, alors, on a plusieurs dispositifs.
19:11Déjà, on a réécrit
19:11l'ensemble de nos filières métiers.
19:13On a des filières management,
19:14projets, des filières chiffres,
19:16techniques, commerciales, etc.
19:18Pour que chacun puisse
19:19se projeter aussi,
19:20déjà de manière un peu classique
19:22sur les différentes,
19:24les 15-20 métiers
19:25que l'on a dans le groupe
19:26qui permettent déjà
19:27plus de 1200 mobilités par an.
19:29Donc, on a besoin aussi
19:30de diversité aussi
19:32pour répondre à ces jeunes
19:33qui changent souvent.
19:33Il y a des nouveaux métiers
19:36qui vont arriver aussi.
19:37des nouvelles missions,
19:38d'abord, des nouvelles tâches.
19:39On parle beaucoup
19:40de supervision de l'IA,
19:42de contrôle de l'IA,
19:43mais il y a aussi
19:43tous les jobs
19:44autour de la donnée.
19:45La donnée,
19:46ce n'est pas qu'un sujet de texte,
19:47c'est un sujet métier.
19:49Il y a du juridique.
19:50On voit bien les DPO,
19:51les juristes avec l'IA
19:52qui sont beaucoup sollicités.
19:54Et puis, à travers aussi
19:55les réglementations
19:56de notre secteur,
19:57il y a aussi beaucoup de choses
19:58qu'il faut pouvoir expertiser
20:01et cercler correctement.
20:02Encore beaucoup de choses
20:03à découvrir.
20:04Valérie Mussard,
20:04je le rappelle,
20:05directrice prospective
20:06et innovation RH
20:07chez Malakoff Humanis,
20:08partenaire de la Grande Assemblée
20:10le 25 juin
20:11au Parc des Princes
20:11avec la CPME.
20:13On vous y retrouvera.
20:14On invite d'ailleurs
20:14tous les gens
20:15qui nous regardent
20:16à y être présents
20:17au Parc des Princes
20:17le 25 juin.
20:18Merci beaucoup.
20:19On va parler d'un autre sujet
20:20que vous devez traiter
20:20dans vos équipes.
20:21C'est l'accompagnement
20:22des personnes
20:23qui ont un TDAH,
20:24un trouble de l'attention
20:26avec ou sans hyperactivité.
20:27Tout de suite,
20:28un témoignage
20:29d'une personne
20:29qui a appris
20:30à vivre sa vie professionnelle avec.
20:444 lettres TDAH,
20:47trouble de l'attention
20:48avec ou sans hyperactivité.
20:49Ça peut impacter votre carrière
20:51mais si vous souffrez
20:52de ce trouble,
20:53ce n'est pas forcément
20:54une fatalité.
20:55Vous pouvez vous y adapter
20:57et peut-être même
20:57que vous pouvez révéler
20:59d'autres qualités
20:59qui vous rendent unique
21:00et indispensable
21:01sur votre lieu de travail.
21:03On va en parler justement
21:04avec quelqu'un
21:05qui porte ce trouble.
21:07Marta Dabrowska,
21:08bonjour.
21:09Bonjour,
21:10je pense que ça.
21:10Vous êtes consultante experte
21:12au groupe SVP.
21:14Donc le job,
21:15c'est des solutions,
21:17des facilitations
21:17pour les systèmes de paix,
21:19je crois.
21:19c'est de l'accompagnement RH.
21:21C'est ça ?
21:22C'est ça.
21:23On met en place,
21:24on a une équipe de consultants
21:27qui soit gère la paie
21:28en externalisation
21:29pour nos clients,
21:30soit,
21:30et c'est mon cas,
21:32on déploie en fait
21:33les logiciels
21:34pour nos clients.
21:35Donc paie ou SIRH,
21:36effectivement.
21:37C'est des métiers
21:38relativement pointus,
21:39techniques.
21:40Vous,
21:40vous êtes officiellement,
21:42on dit porteuse
21:43du trouble,
21:44c'est ça ?
21:45Le TDAH,
21:46le trouble de l'attention
21:47avec ou sans hyperactivité.
21:48Vous en souffrez ?
21:49Ça ne vous empêche pas
21:50de faire ce métier-là ?
21:53Vous,
21:53comment vous avez
21:55pris conscience
21:56que vous aviez ce trouble-là ?
21:57Et d'ailleurs,
21:58comment aujourd'hui,
21:59à quelqu'un qui ne le connaît pas,
22:00vous le définiriez
22:01de manière simple ?
22:04Eh bien,
22:04justement,
22:05la définition officielle,
22:06elle porte à confusion
22:07parce qu'on parle souvent
22:08d'inattention
22:10où ce qu'on a en tête aussi,
22:11c'est l'hyperactivité motrice
22:13et c'est exactement moi
22:15ce que j'avais aussi
22:15comme image.
22:17Mais finalement,
22:17c'est beaucoup plus subtil
22:19et c'est un peu justement
22:20le discours émergent
22:21et ce qui m'a fait
22:22prendre conscience aussi
22:23que je pouvais me retrouver
22:24en fait dans cette description
22:26et de ce trouble,
22:27c'est que finalement,
22:29ce n'est pas tant
22:29de l'inattention
22:30qu'il y a une difficulté
22:32à canaliser.
22:38Donc,
22:38ça va être essentiellement
22:42les retards.
22:43Par exemple,
22:43moi,
22:43les retards,
22:44ça a été depuis toujours,
22:46depuis l'école.
22:48Respecter les délais
22:48s'il n'y a pas d'urgence,
22:50c'est très compliqué
22:52et prioriser,
22:54prioriser en fait
22:54les tâches.
22:55C'est quelque chose...
22:56C'est un peu au même niveau
22:58si vous voyez.
22:59En fait,
23:00c'est quelque chose
23:00de très subtil
23:01parce que c'est avant tout
23:03psychologique
23:03et donc c'est un handicap,
23:05si on parle de handicap,
23:06qu'on classerait
23:06dans les handicaps invisibles.
23:08Vous,
23:08comment vous avez identifié
23:11dans le cadre
23:12de votre travail
23:13et peut-être même avant
23:13dans vos études
23:14qu'il serait peut-être temps
23:15de vous faire dépister,
23:17d'essayer de voir,
23:18de tester
23:19si vous ne souffriez pas
23:21de ce problème-là ?
23:22D'ailleurs,
23:22si j'ai bien compris,
23:23c'est arrivé après vos 40 ans
23:24donc dans le cadre
23:25plutôt professionnel
23:26où vous avez eu
23:26les signaux d'alerte.
23:30C'est ça.
23:30Voilà,
23:31c'est ce qu'on appelle
23:31un diagnostic tardif
23:33puisque effectivement,
23:34c'était maintenant
23:35il y a 3 ans
23:35et donc j'avais 40 ans
23:36à l'époque.
23:39Et en fait,
23:39l'invisibilité
23:40et la méconnaissance
23:41de ce trouble
23:42fait que ça devient tardif
23:43il y a aussi
23:44une composante
23:45plus vendrée,
23:46je dirais.
23:47Il y a un petit déni
23:48peut-être aussi ?
23:49On se dit que non,
23:51on a peut-être
23:51un petit déni,
23:52on se dit non,
23:53c'est moi qui dois
23:53faire plus attention,
23:54on ne se dit pas forcément
23:55qu'il y a un problème
23:57cognitif.
23:57C'est ça.
23:58C'est ça.
23:59En fait,
24:01les difficultés
24:02qu'on voit
24:03et qu'on perçoit
24:03en priorité,
24:04c'est quelque chose
24:05qu'on a très souvent
24:06au caractère.
24:08Typiquement,
24:08les retards,
24:09c'est qu'on...
24:11et les attention
24:13qu'on ne met pas
24:14assez d'efforts,
24:15pas assez de volonté
24:16et donc pendant très longtemps,
24:17on va associer ça
24:18plutôt à un trait de caractère
24:20qu'il faudrait améliorer,
24:21qu'il faudrait développer
24:22pour lequel il faudrait
24:23mettre plus d'efforts.
24:26Exactement.
24:27Jusqu'au moment
24:27où en fait,
24:29on essaye en plus,
24:30on met en place
24:31des systèmes de compensation,
24:33on appelle ça.
24:34Donc,
24:34on va relire les mails
24:35cinq fois avant de l'envoyer,
24:37on va mettre
24:38quatre, cinq réveils le matin
24:39pour essayer d'être sûr
24:40dès tout à l'heure
24:42et tout ça,
24:42en fait,
24:43malgré tout ça,
24:44les difficultés persistent
24:46et en fait,
24:46cette compensation-là,
24:47elle va aussi apporter
24:50une fatigue en fait.
24:51Une fatigue mentale.
24:54Qui est vraiment
24:56le point de départ,
24:57en tout cas pour moi,
24:58qui a été le point de départ
24:58pour me dire,
24:59bon, là,
25:00il y a autre chose,
25:01c'est pas possible.
25:02Et donc,
25:03comment ça se passe
25:04quand on veut se faire
25:05entre guillemets tester ?
25:06On s'adresse
25:07à un médecin généraliste
25:08ou c'est la médecine du travail
25:09directement ?
25:12Alors,
25:12en tout cas,
25:13moi,
25:13dans mon cas,
25:13c'est passé déjà
25:15en énormément de recherches
25:18sur le sujet
25:19pour voir si je m'y retrouvais.
25:21La recherche d'un...
25:23J'en ai parlé
25:23à mon médecin généraliste
25:24qui sont de plus en plus
25:26fermés,
25:26je dirais,
25:26sur ce trouble
25:27et à l'écoute.
25:29Et derrière,
25:29c'est trouvé un psychiatre,
25:31en fait.
25:32C'est vraiment essentiellement
25:33les psychiatres
25:34qui vont avoir
25:35des réponses,
25:35énormément,
25:36une formation
25:36pour soit
25:37apporter
25:38une démarche
25:40thérapeutique
25:41ou
25:42médicale honteuse.
25:43Et d'ailleurs,
25:44là,
25:44vous,
25:45dans votre travail,
25:45il y a des adaptations.
25:47Comment vous vous adaptez ?
25:49Comment vous organisez
25:50votre travail
25:50pour pouvoir
25:51être efficace,
25:52pouvoir être épanouie
25:53aussi dans votre travail
25:54malgré ce trouble ?
25:59Moi, derrière,
26:00ce que j'ai fait,
26:00c'est que je suis allée
26:01jusqu'à la reconnaissance
26:03du travailleur handicapé
26:05parce que je me disais...
26:07Déjà, moi,
26:08j'avais du mal
26:09à poser ce terme,
26:11handicap,
26:12mais je me suis dit,
26:13bon,
26:14ça va être l'occasion,
26:15en fait,
26:15aussi de légitimer
26:17et de donner un cadre
26:20à tout ça
26:21pour quelque chose
26:22de constructif.
26:23Derrière,
26:24c'était vraiment ça,
26:24mon idée,
26:25c'est de pouvoir
26:27faire appel
26:27par exemple
26:28le Cap Emploi
26:29qui est un organisme
26:30pour soit l'insertion,
26:32soit le maintien
26:32en emploi
26:33des personnes handicapées.
26:35Et en fait,
26:36tout ça,
26:36ça m'a permis déjà
26:37de créer un dialogue
26:39hyper serein
26:39avec l'équipe RH
26:42de SVP,
26:43avec mes managers,
26:45de poser des termes
26:47parce que c'était
26:47plutôt compliqué
26:49pour moi,
26:49en fait,
26:49de dire
26:50quelle était vraiment
26:51la problématique,
26:52d'imaginer des solutions
26:53et finalement,
26:57ces échanges
26:58que j'ai pu avoir
26:58toutes les parties
26:59avec les équipes RH
27:00et Cap Emploi,
27:02ça a permis
27:02de mettre des mots,
27:03de trouver des solutions.
27:06Et d'être aidé,
27:07d'avoir en fait
27:07un regard extérieur
27:08qui apporte un soutien.
27:10On parle souvent
27:11de ce sujet-là
27:12en parlant
27:13de neurodiversité.
27:14Quand on dit
27:15neurodiversité,
27:16ça veut dire
27:16qu'il y a peut-être
27:17des choses
27:17où vous êtes
27:18un peu moins à l'aise
27:19que pour des personnes
27:20entre guillemets
27:21sans ce trouble.
27:22Il y a aussi
27:23des avantages.
27:24Vous,
27:24quelles seraient
27:24vos super facultés
27:27qui découlent
27:27de ce trouble
27:28qui vous rend,
27:29qui vous donne
27:29en fait un logiciel
27:30différent pour voir le monde
27:31mais donc,
27:32sur quel point
27:33vous êtes plus fort
27:34que les gens
27:34entre guillemets
27:35sans le TDAH ?
27:38Je pense que là,
27:40alors,
27:40il y a pas mal de choses.
27:41Il y a la créativité,
27:44il y a l'hyperfocus.
27:46Alors,
27:47c'est un coût,
27:47c'est la fatigue
27:48mais ponctuellement
27:50et bien usé,
27:51c'est avec le travail
27:54de plusieurs semaines
27:55en quelques heures.
27:56Oui,
27:56parce que vous avez
27:57en fait une capacité
27:58de focalisation
27:58sur un sujet
27:59dès lors
27:59que vous êtes intéressé.
28:02Intéressé
28:02ou dans l'urgence
28:04parce que c'est
28:04ce qui va créer
28:05en fait chimiquement
28:06même dans le cerveau
28:08le top départ
28:09en fait.
28:10Vraiment,
28:10le passage à l'action,
28:11c'est ça qui est compliqué
28:12dans le TDAH,
28:12c'est le passage à l'action.
28:14Il y a ça
28:14et moi,
28:16en tout cas,
28:17au sein des SEP,
28:18c'est aussi
28:19l'automatisation.
28:21C'est-à-dire que
28:21je sais que je ne vais
28:22pas réussir
28:23à rester concentré
28:24sur des tâches
28:24qui sont pour moi
28:26pas intéressantes
28:26parce que rébarbatives,
28:27parce que autres.
28:29Et bien là,
28:29je vais énormément utiliser
28:31le pensée
28:33un peu plus
28:35global.
28:35Plus organisationnel,
28:37et essayer de trouver
28:38des solutions
28:38pour essayer
28:39de rendre
28:39ces tâches-là
28:40soit les plus automatiques
28:41en tout cas,
28:42qu'elles me prennent
28:42le moins de temps
28:43possible en fait.
28:44Et donc voilà,
28:44je suis un peu
28:45dans cette table.
28:45Merci beaucoup,
28:47merci Martha
28:47pour ce témoignage
28:48qui va être inspirant
28:49je pense pour toutes
28:50les personnes
28:50qui pourraient se reconnaître
28:51dans les situations
28:53que vous décrivez.
28:54On sera amené,
28:55je pense,
28:55à reparler de ce sujet
28:56de la neurodiversité
28:57qu'on a déjà abordé
28:58dans Smart Job.
28:58Mais un grand merci
28:59pour ce très beau témoignage.
29:01Je vous dis à bientôt
29:02sur le plateau de Smart Job.
29:04L'émission est terminée.
29:06Je remercie Camille Ryoal
29:07et Léa Rénouvelle
29:08qui étaient en régie
29:08à l'édition.
29:09Je remercie Pierre Lou
29:10qui était à la réalisation
29:12et Alexis qui était au son.
29:13On se retrouve bientôt
29:14pour de nouvelles émissions.
29:16Dès la semaine prochaine
29:17d'ailleurs,
29:17c'est le taulier Arnaud Ardouin
29:18qui sera en plateau avec vous.
29:23Sous-titrage Société Radio-Canada
29:24Sous-titrage Société Radio-Canada
29:28Sous-titrage Société Radio-Canada
29:29Sous-titrage Société Radio-Canada
29:31Sous-titrage Société Radio-Canada
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