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  • il y a 3 mois
Ce mardi 23 juin, Christian Parisot, conseiller économique pour Aurel BGC, président d'Altaïr Economics, Alain Pitous, senior advisor pour AIforAlpha, Louis de Fels, directeur général chez Gay-Lussac Gestion, Patrick Zweifel, chef économiste de Pictet Asset Management, et Paul Marcel, co-Fondateur de l'Atelier des Options, étaient les invités dans l'émission Good Morning Market, présentée par Étienne Bracq, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00Good morning market, le club de la bourse.
00:03Le club de la bourse aujourd'hui c'est avec Christian Parizeau, économiste et conseiller auprès de Dorette BGC.
00:07Bonjour à côté de vous, Alain Pitouz, bonjour senior advisor pour Alphor Alpha.
00:13On va commencer avec Christine Lagarde et cette déclaration hier, Étienne Braque, bon la hausse des taux c'est fini.
00:19Oui, hier elle a été auditionnée devant le Parlement européen, alors elle a été interrogée.
00:23Je l'ai en chambre, vous voulez que vous la passe ?
00:24Ah, avec plaisir.
00:25Vous voulez qu'on l'écoute ?
00:26Oui.
00:26Alors on l'écoute.
00:28Nous ne voyons pas encore de signe d'un désancrage des anticipations d'inflation ni d'effet de second tour
00:36qui justifierait une réponse de politique monétaire plus énergique à ce stade.
00:39Nous avons la capacité d'ajuster notre réponse au fil de l'évolution du choc afin de garantir qu'elle
00:45reste proportionnée.
00:47Étienne, il n'y aura pas de nouvelle hausse des taux ?
00:49Tout en disant qu'elle est data dépendante, réunion par réunion, toujours les banquiers centraux qui sont très prudents, qui
00:54ne veulent pas trop se mouiller.
00:54Mais en tout cas, là, hier, elle a très clairement dit, et de toute façon, avec un baril de pétrole
00:58à 75 dollars, c'était compliqué de dire le contraire, que les pressions inflationnistes allaient un petit peu se calmer,
01:03qu'elle a ancré les anticipations d'inflation avec la hausse de taux qui a été annoncée il y a
01:09une dizaine de jours.
01:09Et qu'à court terme, je dis ces mots, il n'y a pas de raison d'avoir une réponse
01:14un peu plus énergique.
01:16Alain Pitous, on a bien fait de faire 0,25.
01:18C'était une excellente idée, je pense. Blague à part, il y a un demi-tour assez rapide, parce qu
01:23'en fait, si elle est effectivement data dépendante, elle voit aussi que l'économie européenne n'est pas en grande
01:28forme,
01:28que le chômage commence à monter, qu'il y a certains pays qui ne sont pas encore en grande difficulté,
01:34on n'est pas encore en récession, mais on tangente une récession,
01:37on tangente une hausse du chômage, donc qui va avoir des effets sur la dette, sur les finances publiques et
01:45sur la dette.
01:46Donc, un demi-tour assez rapide qui me paraît sain, au moins sur les paroles, et après on verra les
01:52autres.
01:52Elle n'a pas dit qu'elle allait baisser les taux, Christian ?
01:55Non, on n'est pas là, il ne faut quand même pas égagérer.
01:57Non, par contre, il y a un point important que moi-même j'ai sous-estimé, c'est pourquoi ils
02:01l'ont monté finalement de 25 points de base.
02:03Parce que franchement, la situation, on savait que ça pouvait se retourner très vite, que l'effet énergétique était assez
02:09ponctuel.
02:10Ce qui les a vraiment fait réagir, a priori, c'est le fait qu'on a eu une inflation dans
02:14les services qui a nettement accéléré sur le dernier chiffre.
02:18Parce qu'on est passé sur un an de 3% d'inflation dans les services à 3,5%.
02:21Et donc, a priori, ils ont craint qu'il y ait eu vraiment un effet de second tour et finalement
02:28que le choc inflationniste...
02:29Alors ça, par contre, on commence à l'avoir maintenant avec les prix à production.
02:33C'est-à-dire que la hausse des prix du pétrole se sont décalées et se sont répercutées dans l
02:37'ensemble de la chaîne de production assez rapidement.
02:40Beaucoup plus rapidement, ça s'est diffusé beaucoup plus rapidement.
02:42Et donc, quand ils ont vu l'accélération des prix dans les services, ils ont vraiment cru qu'il y
02:46avait un risque de réaccélération des prix et d'un effet second tour.
02:50Donc, l'effet nouveau que nous a dit Madame Lagarde hier, c'est qu'a priori, le consensus au sein
02:56de la BCE est en train de rebasculer dans l'autre sens en disant
02:58qu'on a peut-être surestimé cet effet de second tour parce qu'entre-temps, on a eu d'autres
03:02statistiques,
03:03notamment les statistiques sur les salaires qui montrent qu'il n'y a pas du tout d'accélération des salaires,
03:07qu'on n'est pas du tout sur ce phénomène-là.
03:09Et donc, on va falloir suivre une seule chose maintenant pour la BCE, l'évolution des prix dans les services.
03:15Est-ce que ça ralentit ? Est-ce que c'était peut-être même un simple, un petit biais statistique
03:20et puis on a peut-être surréagi ?
03:22Mais je pense que ça, c'est l'élément clé qui explique peut-être cette réaction.
03:25Maintenant, elle ne va pas échapper aux critiques.
03:27Pourquoi avoir fait 25 points de base ? C'était trop tôt, c'était trop fort, il n'y avait
03:31rien qui le justifiait fondamentalement.
03:33Même si elle nous a dit que ce n'était pas une assurance, sur le fond, elle a quand même
03:36du mal à justifier cette hausse de 25 points de base aujourd'hui.
03:38Autre dossier de la journée, Étienne Braque, SpaceX.
03:40SpaceX qui a perdu 16% hier, troisième séance consécutive dans le rouge.
03:45Souvenez-vous, le titre avait gagné 50% sur ces trois premières séances par rapport aux fameux 135 dollars.
03:50C'est le prix auquel est rentré SpaceX en bourse.
03:53Désormais, on n'est plus qu'à 14%.
03:55Alors bon, ce n'est pas si mal, au bout de six séances, l'euphorie s'est quand même largement
03:58calmée autour de SpaceX.
04:00Hier, l'élément déclencheur, c'est le fait qu'ils vont faire appel au marché obligataire pour lever 20 milliards
04:06de dollars.
04:06Ah non, c'est quoi votre regard sur SpaceX ?
04:08Alors, c'est une histoire, j'adore.
04:10Le rêve de l'espace et tout, c'est vraiment génial.
04:14Alors après, on revient sur Terre.
04:16Il y a deux éléments.
04:17Il y a effectivement des besoins financiers qui vont être colossaux, donc c'est un fait.
04:22Et puis, il y a un phénomène aussi technique, c'est le mur de gens qui vont commencer à vendre
04:26leur titre dans les mois qui viennent.
04:28Donc, tout le monde a pris conscience.
04:29Les grands investisseurs ont pris conscience de ce phénomène-là.
04:32Il y a eu un engorgement au départ, parce qu'il n'y avait que 5% du capital qui
04:35était offert sur le marché.
04:37Et puis, au fur et à mesure, les gens se rendent compte que du papier, il y en aura.
04:41Ce n'est pas la peine de se précipiter.
04:42Et moi, j'interprète ça, SpaceX, comme ce qui va se passer sur Anthropik ou OpenAI.
04:47On est sur le private equity coté.
04:50C'est-à-dire qu'en fait, les investisseurs américains regardent ça sur un horizon très très long.
04:54Ils ont gagné énormément d'argent avec des introductions en bourse, avec des paris sur Nvidia, des paris sur Palantir,
05:00des paris sur des boîtes comme ça qui ont été, en fait, pas rentables pendant un moment.
05:04Et puis, finalement, la rentabilité arrive.
05:06Quand la rentabilité est là, ça devient un prix normal.
05:08Et c'est un pari tant que le prix normal n'est pas atteint.
05:11Et donc, ils vont faire ce pari encore quelques temps sur SpaceX.
05:14Et c'est quoi le prix normal ?
05:16Le prix normal, je pense qu'on va revenir sur SpaceX aux alentours de 100 dollars.
05:19Je pense que ça va être un peu le mois de septembre, on devrait être à peu près sur ces
05:23niveaux-là.
05:24Ça restera quand même encore cher par rapport à des critères classiques.
05:27C'est-à-dire que si vous interrogez 200 analystes financiers classiques, aucun ne va vous dire que c'est
05:32un prix raisonnable.
05:34Par rapport aux ventes, ça restera quand même un pari.
05:38Mais encore une fois, les investisseurs ont gagné tellement d'argent avec des paris de ce type-là dans le
05:42passé qu'ils peuvent prendre des positions.
05:45Alors encore, il ne faut pas dépasser des poids du style 3-4% sur une valeur comme ça.
05:48Mais c'est un pari, c'est que vous pariez sur Musk et sa capacité à atteindre ses objectifs.
05:54Surtout que la plupart des banques ne peuvent pas donner d'objectifs de cours parce qu'elles ont vendu du
05:58SpaceX lors de l'introduction en bourse.
06:00C'est-à-dire qu'il y a aussi des conflits d'intérêts qui sont énormes.
06:02Oui, vendus en banquier d'affaires.
06:05Christian ?
06:06Oui, alors après, plus globalement, je pense que le marché commence à prendre en compte que le secteur de l
06:11'intelligence artificielle est très dépendant, de plus en plus dépendant de l'argent facile.
06:14Et donc, si on commence à parler d'une banque centrale américaine qui n'est peut-être pas si longue
06:19que ça, qui va peut-être remonter les taux,
06:21qu'on voit les taux longs américains passer à 4,50, ça marque les esprits.
06:27On voit qu'Elon Musk en a profité à plein, il a levé de l'argent, il fait une émission
06:31obligataire.
06:32Donc, véritablement, il a un accès à un coût du capital particulièrement faible.
06:37Donc, pour lui, c'est open, il en a profité à fond.
06:41Mais on voit que derrière, d'autres veulent en profiter.
06:43Mais on commence à se dire que si on va vers une économie avec des taux d'intérêt beaucoup plus
06:47élevés,
06:48ça va quand même devenir très compliqué, cette thématique de l'IA.
06:50Ce n'est pas qu'elle est fausse, je ne parle pas de l'aspect, mais aujourd'hui, tout a
06:55été boosté par l'argent facile.
06:57C'est-à-dire qu'aujourd'hui, vous ne payez pas le vrai prix de votre intelligence artificielle.
07:00Très clairement, parce qu'on n'amortit pas les processeurs, on voit qu'il y a une inflation.
07:04Je vais juste vous donner une statistique qui est assez impressionnante.
07:07La Corée du Sud nous donne dans les statistiques à l'exportation, les exportations en valeur et en volume.
07:13Et donc, les exportations dans les semi-conducteurs en valeur sont en forte croissance à deux chiffres, en volume c
07:19'est en baisse.
07:20Ça veut dire que ce n'est que de l'inflation aujourd'hui dans les exportations de semi-conducteurs de
07:24la Corée du Sud.
07:25Pourquoi ce n'est que de l'inflation ? Parce qu'aujourd'hui, on a naturellement ces semi-conducteurs qui
07:29sont très demandés.
07:30Ça crée une très forte hausse de prix, mais les gens qui achètent les semi-conducteurs,
07:33c'est les Microsoft, c'est les Meta, c'est les SpaceX, parce que SpaceX, c'est sa division d
07:38'intelligence artificielle.
07:39Ils sont en train d'acheter hors de prix ces semi-conducteurs.
07:42Donc derrière, le retour sur investissement est quand même particulièrement incertain.
07:45Donc si je vous mets un coût de financement haut élevé, une inflation dans le coût des data centers,
07:51et que derrière, on aura peut-être un retour sur l'investissement, c'est peut-être une révolution,
07:55mais que derrière, finalement, ça sera très difficile de rentabiliser tout ça,
07:59ça crée un risque et on est en train de pricer peut-être beaucoup plus de risques autour de l
08:02'IA
08:02et c'est en train de monter aussi peut-être tout doucement sur les marchés aussi.
08:06Alors, il nous reste 50 secondes.
08:07Alors, 50 secondes pour dire que MSCI et ses analystes ESG ont noté SpaceX hier,
08:13c'est triple C, c'est-à-dire que c'est la plus mauvaise note possible.
08:16C'est comme la Russie, non, c'est ça ?
08:17Voilà, c'est à peu près comme la Russie au moment de la version de l'Ukraine,
08:19donc ça situe un peu le niveau pour deux raisons.
08:21La première, c'est la gouvernance.
08:22Bon, là, il ne faut pas être sorti de Polytechnique pour voir que quand vous détenez 80...
08:26C'est lui qui décide de tout.
08:26Il décide de tout.
08:27Donc, il y a vraiment un sujet d'homme-clé.
08:29Bon, voilà, c'est classique.
08:30Et puis, l'autre point, c'est les controverses, c'est-à-dire que rien n'est prévu chez SpaceX
08:34pour gérer les éventuels problèmes autour de l'aspect extra-financier.
08:40Donc, ce à quoi Musk va répondre fatalement, c'est que comme lui s'en fout complètement
08:45des problématiques de ESG, il ne va pas mettre un dispositif en place
08:49pour régler le problème qui, pour lui, n'existe pas.
08:51Donc, en attendant, c'est quand même un sujet parce qu'il y a quand même
08:54beaucoup d'investisseurs qui sont investis dans des fonds de ce type-là, de type ESG,
08:57qui ne peuvent, du coup, pas vraiment investir dans le fond, dans la valeur.
09:01Merci beaucoup tous les deux devenue ce matin dans la matinale de l'économie.
09:03Dans un instant, Good Morning Market sur BFM Business avec Étienne Braque.
09:06Je vous dis à demain.
09:06Bonne journée.
09:14C'est parti pour la deuxième partie de Good Morning Market.
09:18Dans un instant, il sera 9h.
09:19Le CAC 40 est en baisse de 0,8% en préouverture
09:22avec quelques prises de profit marquées ce matin quand même.
09:25Du côté de la tech en Asie, le COSPI a clôturé sur une baisse de près de 10%,
09:30avec SKNX qui a lâché 13% après avoir gagné 40% en l'espace de 8 séances.
09:35Samsung n'était pas en reste.
09:36Là aussi, le titre a perdu quasiment 10%.
09:39C'est vrai qu'hier soir, du côté de Wall Street, vous avez eu Alphabet
09:42qui a quand même lâché 5% avec l'un des spécialistes de DeepMind,
09:47qui est l'intelligence artificielle notamment de Google,
09:50qui s'en va du côté d'Anthropic.
09:51Ça a été prétexte à quelques ventes sur ce dossier Alphabet.
09:55Et puis bien sûr, tout le monde n'attend qu'une chose,
09:56c'est les résultats de Micron.
09:58Ça sera demain soir après la clôture des marchés.
10:01Le titre a quand même fait x9 en l'espace d'un an.
10:03Et le consensus attend une progression du résultat net de 70%,
10:07pas par rapport à l'année dernière, mais par rapport au trimestre passé.
10:11Donc dans ce contexte, beaucoup d'attentisme sur les marchés.
10:13Nous parlerons bien sûr de tout cela dans un instant dans Good Morning Market.
10:17Il sera question de l'Asie avec Patrick Zweifel, qui nous rejoindra en plateau,
10:21le chef économiste de Pictet Asset Management, pour nous dire que du côté de la Chine,
10:25on a peut-être trouvé un point bas sur le secteur immobilier.
10:28En tout cas, la croissance dans le secteur des services se reprend.
10:31Et ça, c'est une bonne nouvelle pour la Chine.
10:34Et puis en dernière partie d'émission, Paul Marcel, le cofondateur de l'atelier des deux options,
10:37nous livrera sa lecture d'un point de vue technique sur le CAC 40,
10:41qui a bien du mal à tenir la barre des 8400 points.
10:45Cette barre symbolique devrait être perdue dans les quelques secondes à suivre
10:48à l'occasion de l'ouverture des marchés européens.
10:50En attendant, il est 9h, et c'est toute l'information économique du jour avec Léo Dumas.
10:58Et la canicule se poursuit et elle pousse EDF à annoncer ce matin la mise à l'arrêt
11:03de sa centrale nucléaire de Golfec dans le Tarn et Garonne pour contraintes environnementales,
11:08anticipant en fait une montée de la température du fleuve au-delà de la limite
11:12qui lui permet de s'en servir pour refroidir les réacteurs.
11:16Reste que l'approvisionnement est assuré.
11:19Par ailleurs, aucune vigilance particulière à avoir pendant cette période assure RTE.
11:23qui rappelle que la France produit toujours plus qu'elle ne consomme
11:26malgré le boom de la climatisation exemplaire
11:30avec les capacités solaires qui ont produit 30% de plus
11:34qu'une journée d'été classique selon le gestionnaire du réseau.
11:38Mais pour autant, cette chaleur n'a rien de bon pour l'économie française,
11:41rappelle Patrick Martin ce matin, le président du MEDEF sur RMC.
11:46La France tourne au ralenti.
11:48Les chefs d'entreprise, autant que possible, mettent en œuvre les préconisations
11:51pour protéger leurs salariés immanquablement.
11:54C'est une désorganisation du travail et donc, au cas par cas, moins de travail.
11:58On a eu quelques pics de chaleur l'année dernière.
11:59L'INSEE n'avait pas su mesurer si ça avait un impact direct sur l'activité.
12:05Mais par exemple, les assureurs ont chiffré que dans les cinq prochaines années,
12:08les dérèglements climatiques pourraient coûter jusqu'à 450 milliards d'euros à la France.
12:13Donc il faut s'y préparer et il faut se protéger.
12:169h01 et l'Iran réaffirme ce matin qu'il compte garder la main sur le détroit d'Hormuz.
12:22Le contrôle restera iranien, a redit le négociateur en chef qui promet tout de même
12:26de respecter les règles internationales.
12:29Écoutez-le.
12:29Plus globalement positif à son retour de Suisse où il a négocié avec les Américains.
12:36A mon sens, ce voyage a donné lieu à des résultats positifs,
12:39notamment en ce qui concerne les discussions sur le détroit,
12:42celles sur le Liban, la question de la dérogation pétrolière
12:45et celle du blocage des fonds gelés qui constituent une des mesures
12:48que nous mettons actuellement en œuvre.
12:51Bien sûr, nous estimons que nous n'en sommes encore qu'au début de ce travail
12:54et que nous devons poursuivre nos efforts.
12:58Et en attendant, dans le détroit d'Hormuz, le trafic redécolle.
13:02Petit à petit, au moins 26 navires de matière première sont passés hier,
13:06selon Kepler, qui a arrêté son décompte en fin d'après-midi.
13:09Ce qui laisse penser que le record de samedi avec 38 navires
13:12pourrait être battu une fois les chiffres d'hier consolidés.
13:16Merci beaucoup Léo Dumas.
13:18Dans quelques instants, Louis Defiel sous-parfragera ses pépites de Guélusac-Gestion
13:22juste avant un petit mot des experts que l'on retrouve à partir de 9h30
13:25autour de Raphaël Le Gendre.
13:27Oui, tiens, on va parler d'écrochage français.
13:29Vous savez, c'est la publication du quart sur table du MEDEF.
13:32Avec énormément d'informations économiques passionnantes.
13:35On va voir si on peut éviter ce décrochage.
13:38On va voir si la proposition du MEDEF d'une baisse de cotisation de 30 milliards
13:42pour augmenter le salaire des Français est une bonne idée ou pas.
13:46On reviendra aussi sur les 10 ans du Brexit.
13:49Bien sûr, c'est aujourd'hui.
13:50La Grande-Bretagne a-t-elle repris le contrôle ?
13:53C'était la promesse du Brexit ou alors perdu le Nord.
13:56Évidemment, après le départ de Kerstarmer,
13:59annoncée la démission de Kerstarmer de Disneyland Street.
14:02On reviendra sur le rapport sur les fonds-retours d'Aurélie Trouvé,
14:06vous savez, à l'Assemblée nationale, la députée LFI,
14:08pour voir s'il faut protéger les entreprises de ces fonds
14:12qui parfois sont leurs sauveurs.
14:13Et puis enfin, on reviendra évidemment sur Alan Greenspan
14:17après le décès à 100 ans de l'ancien patron de la Fed.
14:21Alan Greenspan, génie des marchés ou père de la crise financière,
14:25ce sera le dernier débat des experts ce matin.
14:28Rendez-vous à 9h30. A tout à l'heure.
14:29En attendant, il est 9h03 et le CAC 40 est dans le rouge.
14:32Moins 1% ce matin à l'ouverture, 8 314 points.
14:36Les marchés qui repassent en risque off.
14:38Pas d'éléments déclencheurs, quelques prises de bénéfices.
14:40Ça manque un petit peu de jus pour aller un peu plus loin.
14:42En attendant, donc, les résultats de Micron
14:44qui seront publiés demain soir à Wall Street
14:46après la clôture des marchés financiers.
14:49Le marché, dans ce contexte, revient sur les valeurs défensives.
14:52C'est flagrant. Sanofi, Eurofins et Carrefour
14:54sont les trois plus fortes hausses de l'indice.
14:56Alors qu'à l'inverse, on a des prises de profit
14:58sur le secteur des semi-conducteurs.
15:00Comme ce matin en Asie,
15:01ST Microelectronics est de loin la plus forte baisse,
15:04moins 5,5%.
15:05Le secteur du luxe qui avait déjà passé une salle séance hier
15:08est à nouveau dans le rouge.
15:09Hermès perd 2,6% à 1577.
15:13L'Oréal, de son côté,
15:14abandonne un peu plus de 2% à 369 euros.
15:17Le baril de pétrole
15:18est dans le rouge ce matin,
15:19avec visiblement un espoir
15:22d'accord final qui est toujours intact.
15:25Après les discussions qui ont pu se tenir
15:26ces dernières heures entre l'Iran et les Etats-Unis,
15:29le baril de Brent est à 76 dollars.
15:3173 dollars pour le WTI.
15:33C'est une première depuis le début du mois de mars.
15:35Enfin, un dernier mot du marché obligataire,
15:37avec un 10 ans français qui continue de se détendre,
15:40moins 2 points de base à 3,58.
15:42Quand le 10 ans allemand,
15:44le Bund est à 2,93.
15:46Là aussi, on s'éloigne un peu plus
15:47de cette barre symbolique des 3%.
15:49Très courte pause,
15:49on se retrouve dans un instant
15:51avec les équipes de Gellussac gestion,
15:53Louis de Fels,
15:54qui nous parlera de ces valeurs
15:55liées à l'intelligence artificielle.
15:57Promis, ce ne sera pas des valeurs américaines.
15:59Des small et mid-cap en Europe.
16:00Vous voyez ça dans un instant.
16:01Ça se passe notamment du côté de l'Italie.
16:03A tout de suite.
16:10Et l'Europe qui est donc dans le rouge ce matin,
16:12moins 1% pour l'Eurostock 50,
16:14moins 0,86% pour le CAC 40,
16:16à 8 327 points.
16:18Quand du côté de la Bourse de Londres,
16:19vous avez un repli de 0,8%.
16:21Les marchés européens qui ouvrent donc dans le rouge,
16:24dans le sillage de l'Asie,
16:25donc qui a marqué le pas ce matin.
16:28À 9h07, on va vous parler de valeurs
16:31avec Louis de Fels,
16:32qui nous a rejoint en plateau,
16:33le directeur général de Gellussac gestion.
16:35Bonjour Louis.
16:35Bonjour Tienne.
16:36Alors, on va parler de valeurs liées
16:37à l'intelligence artificielle,
16:39mais on ne va pas parler des valeurs américaines,
16:41les semis que tout le monde connaît.
16:43Vous, chez Gellussac gestion,
16:44vous regardez les small et mid-cap,
16:46notamment les small et mid-cap européennes,
16:47et vous avez trouvé des valeurs liées à l'IA,
16:50mais pas des valeurs liées sur les semi-conducteurs.
16:53On va laisser les semis de côté.
16:54Exactement.
16:55On va parler de ce qu'on appelle des dérivés secondes,
16:57parce qu'en effet, depuis deux ans,
16:58il fallait être dans les semi-conducteurs,
16:59dans les hyperscalers,
17:01donc les Google, Facebook, etc.,
17:02qui a énormément investi.
17:04Je vous rappelle,
17:04c'est encore quasiment plus de 700 milliards d'investissements,
17:07782 milliards de capex d'investissement,
17:09donc en hausse de 80%,
17:11cette année, l'hyperscaler,
17:12on parle de plus de 920 milliards l'année prochaine.
17:15C'est juste considérable
17:16quand c'est rapporté au PIB américain.
17:19Donc voilà, c'est vrai qu'aujourd'hui,
17:20tout le monde connaît,
17:20vous n'avez pas besoin de nous
17:21pour aller acheter les Micron, les Nvidia.
17:23Donc nous, on va s'intéresser
17:24à ce qu'on appelle les dérivés secondes,
17:26donc les valeurs qui vont être
17:26à l'infrastructure de l'IA,
17:28parce que ces capex, ces investissements,
17:29ils vont commencer à arriver,
17:31et on le voit,
17:32et c'est là où on a pas mal de petites pépites
17:33valeurs européennes,
17:36notamment dans ces infrastructures.
17:38Donc pourquoi ?
17:39Parce qu'aujourd'hui,
17:40tous les investissements qui ont été faits
17:41sont souvent concentrés
17:43en Arizona ou au Texas,
17:45aux Etats-Unis,
17:45puisque ce qui est très important,
17:46c'est pour être raccordé au réseau électrique
17:49et pour pouvoir avoir toute l'infrastructure.
17:51Mais le problème,
17:52c'est des pays où il fait extrêmement chaud
17:53et il y a des problèmes hydriques d'eau,
17:55parce qu'aujourd'hui,
17:56il faut savoir que la consommation d'eau
17:58pour ces data centers
17:59va doubler jusqu'en 2028.
18:01Donc il y a une vraie problématique
18:03pour que ces data centers
18:04puissent être équilibrés,
18:05parce qu'aujourd'hui,
18:06ils sont refroidis,
18:07notamment,
18:08traditionnellement,
18:08à base d'air.
18:09Et nous,
18:10on a trouvé des nouvelles technologies
18:12qui s'appellent le data cooling,
18:13le ice data cooling,
18:15c'est-à-dire le refroidissement par eau.
18:17Et bonne nouvelle,
18:18on a deux petites pépites du terroir
18:20en Europe,
18:22notamment,
18:22donc de valeur italienne,
18:23il y en a plusieurs,
18:24il y a Schneider qui l'a fait aussi,
18:25mais ça,
18:25tout le monde connaît.
18:26Donc nous,
18:26chez Egelus Aggestion,
18:27qui sommes sur les small et mid-cap,
18:29on aime beaucoup,
18:30par exemple,
18:30Louvet,
18:31qui lui,
18:31il va être le distributeur
18:32de la matière première,
18:33on va dire,
18:33de la technologie,
18:34vraiment le hardware,
18:35c'est ce qu'on appelle le HVAC
18:36dans le terme jargon.
18:37Il va distribuer les grands équipements
18:40et donc ça,
18:41c'est une valeur qui marche très bien,
18:42parce qu'ils ont fait une acquisition
18:43aux Etats-Unis
18:44et la bonne nouvelle,
18:45c'est qu'ils ont eu
18:45un premier contrat en début d'année
18:47avec un fameux hyperscalor
18:53donc le titre a bien monté,
18:55Louvet,
18:56donc voilà,
18:56attention peut-être.
18:57Ça gagne 70%
18:58depuis le début de l'année.
18:59Mais voilà,
18:59mais c'est vrai que la société
19:00qui, à la base,
19:01n'était pas du tout
19:02pour travailler
19:03dans le refroidissement
19:04parce que c'est lors des technologies,
19:05mais voilà,
19:06aujourd'hui,
19:06il s'avère que leur technologie
19:08de data cooling
19:08va pouvoir permettre
19:09de refroidir les data centers,
19:11donc c'est vraiment
19:12la technologie critique en ce moment,
19:14donc le titre a énormément monté
19:15et c'est que sur un contrat
19:16pour 2027-2028,
19:18donc je pense qu'il y en aura
19:18énormément d'autres
19:19qui vont venir
19:20et pourquoi pas
19:20sur un deuxième hyperscalor.
19:22Donc voilà,
19:23c'est une société italienne familiale
19:24qu'on aime beaucoup
19:25qui, eux-mêmes,
19:26sont déjà présents aux Etats-Unis
19:27par des acquisitions,
19:28donc il n'y a pas de problème
19:29de taxes,
19:29de droits de douane,
19:30etc.
19:30Donc voilà,
19:31donc ça,
19:31il y a Louvet
19:32qui fournit l'investissement
19:34et il y a une autre,
19:35sa valeur grande.
19:36Alors juste pour nos éditeurs,
19:37la note,
19:38c'est LU-VE,
19:40donc c'est coté à Milan,
19:41ça fait 1,5 milliard
19:43de capitalisation boursière.
19:44Voilà,
19:44donc ça a pas mal progressé,
19:45c'est vrai que comme vous venez de dire,
19:46ça fait plus 70%
19:47et sa valeur un peu confrère
19:49qui, elle,
19:50s'appelle Carel,
19:51qui, elle,
19:51va plus être dans l'intelligence
19:53et dans l'intelligence
19:54de la gestion du froid.
19:56Donc c'est plus dans le software aussi,
19:57ils ont acheté des sociétés de software
19:59pour être dans l'intelligence
20:00et pour la gestion
20:01du flux du froid.
20:02Donc la première était plus dans l'hardware,
20:03c'est plus dans l'intelligence
20:04et dans le software.
20:05Donc les deux sont très complémentaires.
20:07Voilà,
20:07Carel,
20:08elle,
20:08n'aura pas de contrat
20:10directement avec les Percalins,
20:11mais pour être une dernière seconde,
20:12c'est pour ça que le titre
20:12a moins monté.
20:13Donc aujourd'hui,
20:14on privilégie
20:16ces deux valeurs
20:16au sein de Gaël et du Sac Gestion.
20:18Carel,
20:19c'est un peu plus gros,
20:20c'est 3 milliards
20:20de capitalisation boursière
20:22et là aussi,
20:23ça se passe du côté
20:24de la bourse de Milan.
20:26Bon,
20:27on ne va pas parler
20:27que des valeurs italiennes,
20:29vous connaissez aussi Santia,
20:31c'est une belle conviction
20:32chez vous,
20:33dans vos portefeuilles,
20:34là c'est en Norvège.
20:35Voilà,
20:35donc ce qui est important,
20:36c'est dans l'infrastructure également,
20:38mais là,
20:38c'est dans l'infrastructure
20:39liée à la construction,
20:40c'est dans la construction non cyclique,
20:42c'est très important
20:42parce que nous,
20:43on aime bien les sociétés
20:44où il y a beaucoup de visibilité
20:45des carnets de contrats longs
20:47et Santia va être
20:48dans les bâtiments longs,
20:49dans les hôpitaux,
20:50dans les armes complexes
20:51et la bonne nouvelle
20:52de Santia,
20:53c'est qu'eux également
20:55bénéficient de la hype
20:56sur l'IA
20:56parce qu'ils ont
20:57plus de 10%
20:58de leur carnet de commande
20:59qui est lié
21:00à la construction
21:01de data centers
21:02et il faut savoir
21:02que le business model
21:04de Santia,
21:04c'est 13 assets-là,
21:05c'est-à-dire qu'ils n'ont pas
21:06de capex,
21:07ils ont très très peu
21:08d'investissement
21:09donc ce qui est bien,
21:10c'est que normalement,
21:10c'est des marges
21:11où souvent,
21:15dans les data centers
21:16il y a beaucoup de demandes
21:17et il faut pouvoir
21:17attendre les marges
21:18sont un peu plus relutives
21:19autour de 6-7%
21:20donc c'est une vraie
21:21bonne nouvelle pour le groupe
21:22donc vous avez une relution
21:24sur les marges
21:25et la vraie bonne nouvelle aussi
21:26c'est qu'il y a des plans
21:27d'infrastructures
21:28en Norvège,
21:29il y a beaucoup
21:30de plans de relance
21:31parce que vous savez
21:31que la Norvège
21:32a énormément bénéficié
21:33de la hausse du pétrole,
21:34ils ont un énorme plan
21:35d'investissement
21:36et voilà,
21:37donc nous c'est une thématique
21:37qu'on aime bien jouer
21:38chez Gays et le Sackgestion,
21:40c'est toutes ces sociétés
21:40qui vont bénéficier
21:41de ces plans de relance
21:43en Norvège.
21:44Santia Asa
21:45qui a également
21:45une valeur de rendement
21:46ça donne un peu plus
21:47de 6% de coupons.
21:49Voilà,
21:49ça donne des coupons régulièrement
21:50ça ne se paye pas très cher
21:51ça a beaucoup de cash au bilan
21:53donc c'est complètement
21:53un satellite
21:54ça se paye aujourd'hui
21:556,5 fois l'Ebida
21:57c'est beaucoup moins cyclique
21:59c'est encore moins cher
22:00que leurs grands frères
22:02qui s'appellent par exemple
22:02Bédek
22:03également en Norvège
22:05donc voilà,
22:05c'est des petites pépites
22:06du terroir
22:07que l'on aime bien
22:08assez nichées
22:09dans cette thématique
22:10d'infrastructures IA.
22:11Santia,
22:12Carrel Industrie
22:13et donc Louis V
22:14aujourd'hui
22:15cette thématique IA
22:16ça représente
22:17quelle proportion
22:19dans vos portefeuilles ?
22:20Comment vous vous exposez
22:21à cette thématique
22:21qui a bien performé
22:23qui devrait encore
22:24bien performer
22:25parce que c'est vrai
22:25qu'on est sur une tendance
22:26de fond
22:26mais bon
22:27vous ne pouvez pas
22:27tout mettre là-dessus
22:28aujourd'hui ?
22:29On ne peut pas
22:29tout mettre dessus
22:30mais après
22:30comme vous avez compris
22:31ce n'est pas des valeurs
22:32pure player
22:33comme Nvidia
22:34ou Micron
22:35qui ont 100%
22:36de leur business
22:36là c'est certain
22:37d'ailleurs
22:37ça va être 10%,
22:3820%,
22:3930%
22:39de leur chiffre d'affaires
22:40mais de temps en temps
22:40c'était partie de zéro
22:41donc en gros
22:42vous avez un foro rating
22:43parce que souvent
22:44on est au tout début
22:45de ces investissements
22:46dans ces valeurs-là
22:47parce que vous avez vu
22:48qu'il y a eu énormément
22:48d'investissements
22:49mais le temps que ça découle
22:51et que ça ruisselle
22:52vers l'Europe
22:52là on parlait sur l'OV
22:53c'est le premier contrat
22:54mais il y en aura
22:55plein d'autres à venir
22:56donc toute la beauté
22:57de ces investissements
22:59donc aujourd'hui
22:59c'est une partie
23:00importante du portefeuille
23:02mais ce n'est pas
23:02que des pure players.
23:03Merci beaucoup
23:04Louis De Fels
23:05de nous raccompagner
23:05ce matin
23:06vous êtes le directeur général
23:07de Gué-Lussac
23:08Gestion
23:09pour nous faire un point
23:10sur les small et mid-cap
23:12et notamment
23:12les valeurs liées à l'IA
23:14qui ont donc bien performé
23:15depuis le début de l'année
23:16et qui ont selon vous
23:17du potentiel
23:189h15 sur BFM Business
23:20on va parler désormais
23:21de l'Asie
23:22et de l'impact macroéconomique
23:23du conflit au Moyen-Orient
23:26Avec Patrick Zouaïfeuille
23:28qui vient de nous rejoindre
23:28en plateau
23:29chef économiste
23:29de Pictet Asset Management
23:31Bonjour Patrick
23:31Bonjour Étienne
23:32Merci d'être avec nous
23:33ce matin en plateau
23:34pour faire un petit point d'étape
23:36c'est vrai qu'on l'a vu
23:37là les négociations
23:38visiblement se passent
23:39plutôt bien
23:40entre les délégations
23:41américaines et iraniennes
23:43négociations d'ailleurs
23:43qui existaient en Suisse
23:44oui Pictet
23:46le marché en tout cas
23:47y croit
23:47on l'a vu sur la partie action
23:49l'ensemble des indices
23:50sont sur des plus hauts
23:51historiques ou presque
23:53le pétrole est à 76
23:54de l'art
23:55bon néanmoins
23:56il y aura quelques séquelles
23:57à court terme
23:58notamment pour certains pays
24:00en Asie
24:01notamment l'Asie du Sud-Est
24:02mais quand vous regardez
24:03ce qui se passe en Chine
24:04par exemple
24:05bon pas de récession en vue
24:06d'un point de vue général
24:07loin de là
24:08non non absolument
24:09je crois que
24:10il y a plusieurs tendances
24:11à distinguer
24:13si on commence par la Chine
24:15ce qu'on a vu
24:15c'est qu'on a eu
24:16une transmission classique
24:17effectivement du choc pétrolier
24:18avec une inflation
24:19qui a remonté
24:21l'inflation en Chine
24:22on sait qu'elle était
24:23plutôt en déflation
24:24donc là c'est plutôt
24:25une bonne nouvelle
24:25mais on a eu effectivement
24:27un impact négatif
24:28sur la croissance
24:29des ventes de détail
24:30de la consommation
24:31etc.
24:31donc ça c'est l'élément classique
24:33en revanche
24:34ce qui tire
24:35toujours la Chine
24:36c'est plutôt
24:38évidemment
24:38les exportations
24:39qui bénéficient aux manufacturiers
24:41qui continuent d'investir
24:42et ça
24:43ça correspond
24:44à une demande
24:45accrue
24:46pour les
24:48principaux partenaires
24:49commerciaux de la Chine
24:50donc ça
24:51ça bénéficie
24:51effectivement
24:52à ses voisins
24:52ça bénéficie
24:53au reste de l'Asie
24:54et l'Asie du Sud-Est
24:55que vous mentionnez
24:56qui a été effectivement
24:57les plus grandes victimes
24:58donc si on
24:59si on prend
25:01les traditionnels
25:02pays exposés
25:03au choc
25:04un choc pétrolier
25:05c'est la Thaïlande
25:06c'est les Philippines
25:07qui ont
25:09qui ont bien souffert
25:10de cette hausse
25:11du prix du pétrole
25:12et puis autrement
25:13on a aussi
25:13l'Asie du Nord
25:15qui en général
25:16souffre beaucoup
25:16comme la Corée
25:17Taïwan
25:19mais qui là
25:19ont extrêmement
25:21bien résisté
25:22et ils ont bien résisté
25:23parce qu'on a
25:24des tendances de fonds
25:25qui sont liées
25:26aux investissements
25:27dans l'IA
25:27qui sont liées
25:28aux investissements
25:29dans le renouvelable
25:29qui sont liées
25:30à plein d'investissements
25:31qui sont faits
25:32à travers le monde
25:32dans des infrastructures
25:35et autres
25:36et là ça a changé
25:37complètement la donne
25:38je dirais
25:38c'est vrai que
25:39l'intelligence artificielle
25:40en bourse
25:41ça trompe un petit peu
25:43la vision
25:43notamment sur les indices
25:44boursiers
25:45on l'a notamment vu
25:46avec le Cospi
25:46qui d'ailleurs a perdu
25:4710% ce matin
25:48mais d'un point de vue
25:49macroéconomique également
25:50ça change la donne
25:51quand vous regardez
25:52des exportations
25:54où vous avez des inflations
25:55à 2 voire 3 chiffres
25:56sur certains composants
25:58électroniques
25:58bah oui
25:59c'est un impact
26:00macroéconomique
26:00oui alors absolument
26:02ça veut dire que
26:02ce qui se passe traditionnellement
26:04quand on a un choc
26:04du pétrole
26:05c'est les économistes
26:06vont vous dire
26:07on a une détérioration
26:08des termes d'échange
26:09ça veut dire que
26:09les prix à l'importation
26:10montent fortement
26:12alors que les prix à l'exportation
26:13n'ont pas de raison de bouger
26:13mais il se trouve que
26:14dans ce cycle là
26:16on se retrouve dans le cas
26:17de la Corée
26:17avec des prix
26:18des semi-conducteurs
26:19qui font bien mieux
26:21effectivement
26:21que la hausse du prix
26:22du pétrole
26:22donc on a le rapport
26:24des prix à l'exportation
26:25sur les prix à l'importation
26:26qui sont en hausse
26:27de plus de 17%
26:28ce qui fait qu'au lieu
26:29d'avoir une détérioration
26:30de la balance commerciale
26:32en Corée par exemple
26:34comme on a eu moins
26:342,5 pendant la guerre
26:36en Ukraine
26:36cette fois on a plus 5
26:38donc on a effectivement
26:39un changement complet
26:41et donc ce qui soutient
26:42effectivement
26:43le marché coréen
26:44enfin en tout cas
26:44la soutenue
26:45parce qu'initialement
26:46on a eu une baisse
26:47d'à peu près 20%
26:48au moment du choc
26:49mais il a rebondi de 66
26:50alors évidemment
26:51c'est très volatile
26:51puisqu'il retombe là de 10
26:53mais globalement
26:54effectivement
26:54les fondamentaux coréens
26:55ne sont pas
26:56les fondamentaux
26:57classiques
26:57d'une crise pétrolière
26:58Justement
26:59une fois qu'on enlève
27:00tous ces vecteurs
27:01liés à l'intelligence artificielle
27:03comment ça va aujourd'hui
27:05cette économie
27:07notamment du côté
27:07de la Corée
27:08du côté de la Chine
27:09on aura peut-être l'occasion
27:10dans un instant
27:11de parler de l'Inde
27:12mais une fois qu'on gomme
27:13un peu ces effets
27:14liés à l'intelligence artificielle
27:15Mais je crois qu'il y a
27:16l'intelligence artificielle
27:17c'est évidemment
27:18le thème
27:19le thème que tout le monde couvre
27:21que tout le monde connaît
27:21et on voit effectivement
27:22qui tire les marchés boursiers
27:24j'ai l'impression
27:24qu'il y a d'autres thèmes
27:25qui sont venus
27:26quelque part en soutien
27:27de ces pays d'Asie
27:28mais plus globalement
27:30les émergents
27:30Je crois que le deuxième
27:31et je l'ai évoqué tout à l'heure
27:33c'est une demande
27:34pour le renouvelable
27:35même si elle ne se fait plus
27:36véritablement de la part
27:37des Etats-Unis
27:38mais du résumant
27:39de la Chine en particulier
27:40et de l'Europe aussi
27:40et donc ça
27:41ça accroît la demande
27:43de plein
27:44effectivement
27:44de matières premières
27:46qui sont utiles
27:47au processus
27:48de création
27:50d'énergie renouvelable
27:51et on peut penser
27:51à l'uranium
27:53qui bénéficie au Kazakhstan
27:53on peut penser au lithium
27:55au nickel
27:56au cuivre
27:57qui vont bénéficier
27:58à des pays
27:58comme évidemment
27:59le Pérou de Chili
28:00en Argentine
28:00la Zambie
28:01la Mongolie
28:02et l'Indonésie
28:03qui va produire
28:04un certain nombre
28:04de ces produits-là
28:05donc on a
28:07globalement
28:07le prix des indices
28:09des métaux industriels
28:10a fait plus de 40%
28:12donc à quelque part
28:13largement compenser
28:14effectivement
28:14cette hausse du prix
28:16du pétrole
28:16pour beaucoup de ces pays
28:17donc je crois que
28:17ça c'est une lecture
28:18qui est complètement différente
28:19des crises passées
28:20Patrick Zwaifel
28:21vous êtes chef économiste
28:22de Pictet Asset Management
28:23la semaine dernière
28:24on a eu les ventes
28:25au détail
28:26en Chine
28:26elles se sont contractées
28:27au mois de mai
28:28c'était la première fois
28:29depuis 2022
28:30ça montre quand même
28:32qu'on a une économie chinoise
28:34qui est toujours
28:34en difficulté
28:35quand même
28:35les ventes au détail
28:36c'est un élément important
28:38de la constitution
28:39du PIB
28:40avec bien sûr
28:41l'immobilier
28:42on en reparlera dans un instant
28:43oui absolument
28:44donc si on prend
28:45les ventes au détail
28:47c'est une des séries
28:48d'un des agriculteurs économiques
28:50chinois
28:50qui est très suivi
28:52il est publié tous les mois
28:52comme vous l'avez dit
28:53il est en contraction
28:54maintenant ce qu'on a observé
28:55en Chine
28:56depuis le Covid
28:57en fait
28:58c'est un changement
29:00assez drastique
29:00de la manière
29:01de consommer des Chinois
29:03ça veut dire
29:03qu'on est passé
29:03d'une consommation
29:06très forte
29:07en biens
29:08assez classique
29:08vers une consommation
29:09beaucoup plus forte
29:10de services
29:11donc de transport
29:13de tourisme
29:14de loisirs
29:15etc
29:15ça fait que si on prend
29:16la composante globale
29:18de consommation chinoise
29:19qui inclut les services
29:20mais qui est publiée
29:21qu'une fois tous les trois mois
29:22ben là la consommation chinoise
29:24résiste beaucoup mieux
29:25ça veut dire qu'on est
29:26on est quasi au niveau
29:27de la croissance du PIB
29:28on est entre 4,5 et 5
29:30donc pas assez
29:31pour que la conso
29:32prenne plus de place
29:33dans le PIB
29:33ce que les Chinois souhaiteraient
29:35mais on n'est pas
29:36dans la situation
29:36aussi catastrophique
29:37que montre l'évolution
29:38des ventes à détail
29:39et ça colle par exemple
29:40avec hier un broker
29:41qui a revu à la baisse
29:42son objectif de course
29:43sur Hermès
29:44d'ailleurs qui a perdu 5%
29:45on est encore à moins de ce matin
29:46en se disant
29:47la consommation en Chine
29:48c'est pas ça
29:49notamment dans le secteur du luxe
29:51par contre
29:51ce que vous nous dites
29:52c'est que par exemple
29:53sur les voyages
29:54ça tient plutôt bien
29:54c'est ça exactement
29:55ça veut dire que c'est
29:56donc il y a des tendances
29:57de consommation quand même
29:58qui changent depuis la pandémie
30:01oui absolument
30:02donc ça veut dire que
30:03effectivement
30:03ils vont bouger beaucoup plus
30:04ils bougent beaucoup plus
30:05déjà en Chine
30:06ils bougent aussi beaucoup plus
30:07évidemment dans le reste de l'Asie
30:08donc la Thaïlande
30:09moins en Europe par exemple
30:10moins en Europe effectivement
30:11mais bon avec le renforcement
30:13du yuan
30:14qu'on a vu récemment
30:14on sent qu'effectivement
30:15les Chinois
30:16commencent à aller plus loin aussi
30:18et oui
30:19je pense que c'est un changement
30:21structurel de fond
30:22en savoir qu'on a toujours dit
30:23que l'économie chinoise
30:24devait être moins industrielle
30:26moins orientée exportation
30:29et plus orientée service
30:30et j'ai l'impression que ça
30:31c'est une tendance
30:32qui se met en place
30:32comment avec vos collègues
30:34en charge de l'allocation d'actifs
30:35puisque vous êtes
30:36chef économiste
30:37vous arrivez à conjuguer
30:39un petit peu tout ça
30:40pour mettre votre expertise
30:41ou service un petit peu
30:42des clients
30:43comment on arrive à jongler
30:44la macro
30:44et puis l'allocation
30:46oui en fait
30:48ce qu'un économiste
30:49peut apporter effectivement
30:50à l'allocation d'actifs
30:51c'est véritablement
30:52parce qu'on nous montre
30:52un économiste très simple
30:54c'est d'avoir des vues
30:55sur l'activité et l'inflation
30:56et puis en fonction
30:57d'où on se trouve
30:58avec ce couple
30:59et bien c'est vrai
31:00qu'on aura plutôt tendance
31:01en tant qu'économiste
31:01à vouloir allouer
31:02là où l'activité est rebondie
31:04et l'inflation est faible
31:05au déclin
31:06et donc là
31:07l'univers pour nous
31:08qui est le plus évident
31:10à allouer
31:11c'est celui des émergents
31:12parce qu'on se retrouve
31:13toujours avec une croissance
31:14au-dessus d'une norme
31:15qui est largement résiliente
31:17pour les motifs
31:18que j'ai expliqués auparavant
31:19et une inflation
31:20qui était au-dessous
31:21de la cible
31:22de manière générale
31:23et qui est largement amoindrie
31:26par plusieurs effets
31:27de ces tendances structurelles
31:30que je mentionnais pas avant
31:31donc pour nous
31:31l'allocation
31:32en tant qu'économiste global
31:34là où elle doit être
31:35effectivement
31:36largement surpondérée
31:37ça reste les émergents
31:38et c'est là où sont
31:39où sont positionnés
31:40nos actifs
31:41multi
31:43enfin nos gérants
31:44multi-actifs
31:44mais autant
31:46d'ailleurs autant
31:46que ce soit action
31:47ou obligation
31:48effectivement
31:49et en termes sectoriels
31:50en termes sectoriels
31:51il n'y a pas que l'IA
31:52il n'y a pas que l'IA
31:53mais c'est vrai que la tech
31:54reste un secteur
31:56qui est dominant
31:57et puis après
31:58ça va dépendre des régions
31:59ça veut dire qu'effectivement
31:59comme l'Europe
32:00on a des dépenses
32:01très claires
32:02sur un certain nombre
32:02de secteurs
32:03que ce soit justement
32:04le renouvelable
32:05que ce soit la défense
32:05etc
32:06donc là c'est typiquement
32:07des secteurs
32:07qu'on va favoriser
32:08au sein effectivement
32:09d'une allocation européenne
32:10un petit mot quand même
32:11de l'Inde
32:11le nifty des soins nouveaux
32:13c'est l'indice indien
32:14on est quasiment à moins 9
32:15en devise locale
32:16sans compter que la devise
32:18elle a encore pris
32:20des difficultés
32:21ces dernières semaines
32:22vous avez encore du potentiel
32:23pour vous
32:24en Inde
32:24comment vous regardez
32:25la situation micro-économique
32:26parce qu'on n'arrête pas de dire
32:27c'est le pays le plus peuplé du monde
32:28il y a des perspectives
32:29qui sont superbes
32:31ce n'est pas du tout
32:32non alors l'Inde
32:33c'est un peu
32:33au sein des émergences
32:35ce que j'aime regarder
32:37c'est effectivement
32:37la manière dont les économies
32:39sont structurellement positionnées
32:41l'Inde fait partie
32:42de ces pays
32:43qui sont extrêmement diversifiés
32:45donc sont très manufacturiers
32:46très diversifiés
32:47donc en général
32:48ça justifie effectivement
32:49des ratios courts bénéfices
32:51qui sont plutôt élevés
32:51donc on est plutôt
32:52dans l'ordre des 20
32:53par opposition à des pays
32:54qui sont très très concentrés
32:55généralement très exportateurs
32:57de matières premières
32:57où ces ratios courts bénéfices
32:59sont plutôt
33:00en dessous des 10
33:01donc ils bénéficient toujours
33:03d'une valorisation forte
33:04il y a toujours en plus
33:04ces tendances
33:05ces tendances longues
33:06je crois que ce dont souffre
33:08l'Inde actuellement
33:08c'est effectivement
33:09un manque d'exposition
33:10à l'IA directement
33:11en revanche
33:12ça reste toujours
33:13le pays
33:14au monde
33:15qui exporte plus
33:16de services
33:17de services commerciaux
33:18de services business
33:19c'est près de 15%
33:21du commerce mondial
33:21de loin le meilleur
33:23donc elle a toujours
33:24beaucoup d'attraits
33:24mais qui ne sont pas
33:25effectivement les attraits
33:26sur lesquels les investisseurs
33:27se concentrent aujourd'hui
33:28merci beaucoup Patrick Zweifel
33:29qui nous a accompagné ce matin
33:30chef économiste
33:31de PICT Asset Management
33:32pour faire un petit tour
33:33d'horizon
33:33de la situation en Asie
33:35d'un point de vue macroéconomique
33:379h25
33:38le CAC 40 est donc
33:39en baisse ce matin
33:40puisqu'il abandonne
33:410,87%
33:44et c'est Paul Marcel
33:45qui est avec nous
33:46par téléphone
33:47le cofondateur
33:48de l'atelier des options
33:49bonjour Paul
33:50le CAC 40
33:50était à 8400 points
33:52hier soir à la clôture
33:52on est donc en dessous
33:542327 à l'instant
33:55oui bonjour Etienne
33:56écoutez ça bouge un peu plus
33:58ce début de semaine
33:59car il ne s'est pas passé
34:00grand chose
34:01la semaine passée
34:02comme je vous disais
34:03mardi dernier
34:03les market makers
34:04des options
34:05ont pricé un mouvement
34:05de plus ou moins
34:061,1%
34:07et je trouvais cela
34:08un peu faible
34:08par rapport aux news économiques
34:09notamment avec la décision
34:11de la Fed
34:11mais le CAC 40
34:12est resté dans son range
34:13alors c'est un mouvement
34:14de 2,75%
34:16qui est pricé
34:16jusqu'à expiration de juillet
34:18dans plus de 3 semaines
34:18bon je continue de penser
34:20que c'est encore
34:20un petit peu faible
34:22maintenant à noter
34:23que sur l'Eurostox
34:24on a un pouls de col ratio
34:25qui est très optimiste
34:26avec 0,37
34:28alors ce qui indique
34:28que les opérateurs
34:29sont très peu couverts
34:30donc une mauvaise nouvelle
34:31sur les marchés
34:32et les indices européens
34:33pourraient corriger rapidement
34:35maintenant d'un point de vue graphique
34:36notre CAC 40
34:37a buté plusieurs fois
34:38la semaine dernière
34:38sur la résistance
34:39de 8454 points
34:41et hier il a buté
34:42sur le support
34:43à 8357
34:44mais ce matin
34:45on a ouvert en dessous
34:46de ce support
34:46donc il est possible
34:47qu'on continue de baisser
34:48jusqu'au comblement du gap
34:49à 8250
34:51laissé ouvert le 12 juin
34:52mais pour l'instant
34:53le CAC 40
34:54est plutôt dans une tendance haussière
34:55donc ce comblement de gap
34:57à la baisse
34:57lui permettrait éventuellement
34:58de prendre appui
34:59pour mieux rebondir
35:00et aller chercher ensuite
35:01le gap à la hausse
35:02qui est toujours ouvert
35:03depuis 2 mars
35:04et qui se situe
35:04à 8554 points
35:06alors s'il n'y avait pas de rebond
35:08mais une poursuite de la baisse
35:10alors le CAC 40
35:11pourrait se réinstaller
35:12dans le range
35:12qu'il a connu
35:13pendant plusieurs semaines
35:14entre 8259
35:16et un point bas
35:16à 7919
35:18Moins 0,96%
35:218320 points
35:21pour le CAC 40
35:22ça devrait être
35:23guère mieux
35:23du côté de Wall Street
35:25cet après-midi
35:25en préouverture
35:26le Nasdaq
35:27cède un peu plus de 2%
35:28moins 1,3%
35:29pour le S&P 500
35:31en attendant
35:31bien sûr
35:32Micron
35:33qui va publier ses résultats
35:34demain soir
35:35après la clôture
35:35de Wall Street
35:37Effectivement
35:37les indices US
35:38sont déjà en rouge
35:39aujourd'hui
35:40les résultats de Micron
35:41sont très attendus
35:42mercredi soir
35:43donc rappelons
35:43que le prix de l'action
35:44a tout de même
35:45été multiplié
35:46par 4 depuis son ouverture
35:48du 2 janvier
35:48alors c'est véritablement
35:50impressionnant
35:50il n'y a que deux valeurs
35:52du S&P 500
35:53qui font mieux
35:53il s'agit de Western Digital
35:55et de l'imbattable
35:56Sounddisk
35:57mais attention
35:58car il y a plusieurs ombres
35:59au tableau
35:59alors d'abord
36:00d'un point de vue cyclique
36:00on peut dire qu'en général
36:02Micron passe assez mal l'été
36:03puisque si on avait acheté
36:04Micron tous les 23 juin
36:06en clôture
36:06et revendu au 15 septembre
36:08de chaque année
36:08la performance de ReCit
36:09ne serait que de 42%
36:11sur ces 19 dernières années
36:12ensuite au niveau des options
36:13le pouls de coloration
36:15il est optimiste
36:16avec 0,72
36:17alors ce n'est pas un niveau
36:18d'optimisme exagéré
36:19mais bon
36:20c'est quand même à signaler
36:21et puis surtout
36:22d'un point de vue graphique
36:23on a une grosse alerte
36:24alors en effet
36:24en hebdomadaire
36:25on a une divergence
36:26entre les cours
36:27qui font des plus hauts historiques
36:28et un indicateur technique
36:29qu'on appelle le RSI
36:30qui ne fait pas de plus haut
36:31alors cette divergence
36:33c'est en général
36:33un bon signal de pause
36:34dans une tendance
36:35et enfin en journalier
36:36cette fois-ci
36:37on a un biseau d'épuisement
36:38qui s'est formé
36:38donc si on casse
36:40les 1108 dollars
36:42on devrait rapidement
36:43atteindre les 1012 dollars
36:45puis les 888 dollars
36:48maintenant
36:49si les résultats
36:50de Micron
36:50sont bien accueillis
36:51par le marché
36:51alors l'objectif
36:53à la hausse
36:53est de 1355 dollars
36:561211 à l'instant
36:57pour Micron
36:58c'était le cours de clôture
37:00hier soir
37:00plus 6,8%
37:02un titre
37:03bien sûr
37:04qui a connu
37:04un parcours spectaculaire
37:05vous l'avez cité
37:06depuis le début de l'année
37:07et en l'espace d'un an
37:08ça a quand même été multiplié
37:09par 9
37:09merci beaucoup Paul Marcel
37:10de nous avoir accompagné
37:11ce matin
37:12cofondateur de l'atelier
37:13des options
37:13pour dresser
37:14un point d'un point de vue
37:16technique sur le CAC 40
37:17qui perd donc 1%
37:18et sur Micron
37:19dans un instant
37:20vous retrouvez les experts
37:21avec Raphaël Legendre
37:23la séance a su bien sûr
37:24tout pour investir
37:24avec Antoine Larigauderie
37:25à 11h
37:26et puis l'ouverture
37:27de Wall Street
37:27avec donc Guillaume Sommerer
37:29et des futurs américains
37:30qui sont donc nettement
37:31dans le rouge
37:32notamment pour le segment
37:33technologique
37:33avec un indice Nasdaq
37:34qui cède un peu plus
37:35de 2%
37:36dans le sillage du Cospi
37:37ce matin
37:38du côté de Séwell
37:39qui a perdu 10%
37:40pas de grande nouvelle
37:41qui a déclenché tout cela
37:42juste quelques prises de bénéfices
37:44après quand même
37:44un parcours
37:45qui a été spectaculaire
37:46sur l'ensemble du segment
37:48très bonne journée
37:48à demain 9h
37:50Good Morning Market
37:52sur BFM Business
37:53Sous-titrage Société Radio-Canada
37:55Sous-titrage Société Radio-Canada
37:55Sous-titrage Société Radio-Canada
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