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  • il y a 13 heures
Lundi 18 mai, Hedwige Chevrillon a reçu Louis Margueritte, directeur général de Business France, dans l'émission La Grande Interview sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00BFM Business et la Tribune présente le 18-19 d'Edwis Chevrillon.
00:10On vous est bien dans le 18-19 mon invité, je crois que c'est la première fois qu'il
00:13prend la parole depuis qu'il est devenu directeur général de Business France.
00:17Bonsoir Marguerite.
00:18Bonsoir.
00:18Merci d'être là, vous avez été député de Saône-et-Loire, donc là vous étiez venu sur notre plateau.
00:23Vous avez été le monsieur budget de Sébastien Lecornu et donc fin 2026 vous avez été nommé à la tête
00:30de Business France,
00:31organiste qui fait un peu la promotion de la France à l'étranger.
00:34Beaucoup de questions à vous poser, évidemment, parce qu'il y a cette enquête, ce baromètre EY où on attend
00:43de voir la position française.
00:44Est-ce qu'elle reste numéro 1 ou numéro 2 en termes d'investissement étranger ?
00:50Il y a aussi ce climat quand même géopolitique extrêmement périlleux pour l'économie mondiale et donc est-ce que
00:57ça a une influence peut-être sur le poids des étrangers ?
00:59Et puis il y a la France avec ses caractéristiques quand même qui sont un coût du travail élevé, une
01:06élection présidentielle qui s'avère quand même compliquée.
01:10Et donc on voit que le climat politique n'est pas formidable pour le business.
01:15Vous, comment est-ce que vous voyez les choses ? Vous venez d'arriver, vous êtes tout frais, même si
01:19vous connaissez bien le sujet.
01:21Comment est-ce que vous voyez ce qui se passe ? La France, elle se positionne comment ?
01:25Vous avez raison, c'est le classement EY qui dira si nous gardons notre première place.
01:30Je rappelle d'ailleurs que nous sommes premiers depuis 7 ans sur tous les investissements premiers,
01:35le Royaume-Uni deuxième et l'Allemagne troisième, et que nous avons conservé notre rang.
01:38Et en fait, pour tout ce qui est projet industriel en particulier, nous sommes promés depuis 9 ans.
01:44Donc évidemment, ce sera important de vérifier si nous sommes promés.
01:47Oui, ils seront en studio justement, voilà, le soir.
01:51Ça préparera d'ailleurs le sommet Choose France qui aura lieu le 1er juin à Versailles,
01:57et qui devrait être, mes équipes que je remercie de leur action, ils travaillent,
02:01ça devrait être un bon Choose France en termes de volume d'investissement, et nous nous regardons...
02:05On va revenir là-dessus, on n'allons pas trop vite.
02:07D'abord vous, votre regard un peu, est-ce que vous sentez un désintérêt pour la France, ou pas ?
02:15Non, vraiment pas.
02:16Alors c'est l'observation de moi, et puis mes équipes l'observent, j'allais dire, tous les jours, depuis
02:22des années.
02:23Pourquoi ? Parce que l'investissement au fond, d'abord l'investissement étranger en France n'est plus un tabou,
02:27et ça c'est une réussite de la politique d'attractivité qui a été menée...
02:32Il y a longtemps cette politique d'attractivité, excusez-moi.
02:34Ce n'est quand même plus un gros mot, on en parle librement évidemment,
02:38avec à la fois beaucoup d'ambition et sans naïveté,
02:42mais surtout ce qu'on observe c'est que l'investissement c'est du temps long,
02:45et au fond ça dépasse le temps politique, et peut-être même le temps géopolitique.
02:49Alors ça ne veut pas dire qu'il ne faut pas être prudent et regarder ce qui se passe,
02:51je ne dis pas qu'il n'y aura pas des conséquences à long terme,
02:54notamment au Proche et Moyen-Orient qui vivent évidemment des situations difficiles,
02:59mais ce qu'on observe, et notamment depuis deux mois et demi avec l'attaque en Iran et le conflit
03:05au Proche et Moyen-Orient,
03:06c'est que ça n'a pas, pour l'instant en tout cas, bousculé les projets d'investissement,
03:10en tout cas ceux que nous observons, on en traite mille par an,
03:15et pour tous ceux qu'on traite on n'a pas vu de mise en attente.
03:18Vous n'en avez pas qui vous ont dit, bon bah écoutez, parce qu'on voit des entreprises françaises
03:22qui nous disent, ici même, ou qui nous disent sinon en off,
03:26bah écoutez-moi mes projets d'investissement en France, bah pour l'instant je mets la pédale douce.
03:30Ce qu'on a vu, c'est effectivement des interrogations sur les entreprises qui cherchent à exporter sur la zone,
03:36ça c'est évidemment, et pour l'instant ce sont des décalages, des interrogations,
03:41nous-mêmes nous avons des événements que nous portons chez Business France,
03:44je me rends d'ailleurs ce soir à Dubaï pour aller soutenir les équipes qui font un travail formidable sur
03:48place et sur toute la zone,
03:49et ça effectivement, donc on s'adapte et on peut décaler de quelques semaines,
03:53je précise, j'en profite pour parler d'un événement qui s'appelle Vision Golf,
03:56qui aura lieu à Bercy et qui permettra de mettre en valeur toute cette activité.
04:00Est-ce que vous conseillez aux entreprises françaises à l'investir actuellement dans le golf ?
04:04Il faut regarder du cas par cas, il faut regarder...
04:06Non mais vous en tant qu'observateur, est-ce que vous dites, bon bah allez-y, allez-y, c'est
04:11le moment d'y aller ?
04:12Ce que je dis, c'est que nous sommes en mesure de continuer à les accompagner au cas par cas
04:17sur un certain nombre de projets.
04:19Donc là je vais parler des entreprises exportatrices,
04:21mais pour la question des entreprises qui s'intéressent à la France,
04:24ce qu'il faut retenir, c'est que la France tient son rang.
04:27Pourquoi ? Parce que ce que les investisseurs recherchent en France,
04:31c'est d'abord avoir l'accès au marché.
04:32C'est un marché de 70 millions d'habitants.
04:35Oui, avec une baisse du pouvoir d'achat.
04:38Une baisse du pouvoir d'achat, effectivement, j'étais élu en Saône-et-Loire,
04:40donc je vois bien de quoi il s'agit.
04:42Mais 70 millions d'habitants, c'est au cœur de l'Europe,
04:45donc avec une transition entre l'Europe orientale et l'Europe du Sud.
04:49Et ils cherchent aussi une forme de stabilité,
04:51y compris, et à commencer par la question des réseaux.
04:54Nous sommes le seul pays européen, en tout cas un pays européen,
04:58qui est extrêmement bien placé en termes de densité de réseau.
05:00Réseau de quoi ? Réseau de infrastructure,
05:03réseau de transport, réseau de logistique,
05:05qui est assez maillé, assez dense.
05:07Réseau énergétique, avec un vrai atout compétitif.
05:10Et nous sommes la première économie européenne
05:12à proposer une énergie qui est décarbonée,
05:16abondante, avec une forme de stabilité,
05:18liée à notre programme nucléaire.
05:19Moi, je me réjouis d'ailleurs que ce programme nucléaire
05:21dépasse les clivages politiques.
05:23Et ça, quoi qu'il se passe,
05:24quelles que soient les évolutions politiques,
05:26ça, cela restera.
05:27Et c'est pour ça que la France tient son rang,
05:30et qu'en tout cas, on est...
05:31Est-ce que vous allez pouvoir annoncer
05:32des gros investissements en France ?
05:35Est-ce que vous en avez sous le pied ?
05:36Alors, déjà, il y a toutes ces...
05:39Oui, alors, les annonces, évidemment,
05:41je les laisserai les autorités politiques,
05:43et en particulier le Président de la République,
05:44les faire à l'occasion du sommet de Chaux-France.
05:45Mais oui, il y aura des belles annonces.
05:47Je pense notamment à des questions sur les data centers,
05:49mais pas seulement.
05:50Également sur l'agroalimentaire,
05:52sur des projets liés à la tech.
05:53Mais pour illustrer concrètement
05:55celles et ceux qui nous écoutent,
05:56l'investissement étranger en France,
05:58c'est aussi, et c'est avant tout,
06:00l'économie du quotidien.
06:01Je pense notamment à la question
06:03des biscuits napolitains,
06:04dont raffolent les enfants.
06:05Tu es cru que vous allez me parler des poulets,
06:06les chènes de poulets ?
06:07Non, non, pas du tout.
06:08C'est un autre sujet,
06:08mais on parle des biscuits napolitains.
06:10Il y a une usine à Jussi, dans l'Aisne,
06:12à côté de Saint-Quentin,
06:13que j'aurai le plaisir de visiter
06:14à l'occasion des pré-journées Chaux-France
06:17qui auront lieu les 30 et 31 mai,
06:19ouvertes à toutes et tous.
06:20Ce sont des journées portes ouvertes.
06:21Il y en a partout sur le territoire.
06:23Et ça, ce sont des investissements
06:25étrangers en France
06:25et qui sont l'économie du quotidien.
06:27Voilà des belles usines.
06:30Est-ce que les investisseurs ici,
06:32parce que les Américains
06:34sont à répondre toujours présents,
06:35parce que lorsqu'on voit les discours
06:36de Donald Trump vis-à-vis de l'Europe
06:38et vis-à-vis de la France
06:39et vis-à-vis du président Macron,
06:41on se dit que ce n'est pas très friendly.
06:44Même s'il y a le ministre du Commerce
06:45qui est actuellement au G7 Finance
06:47qui se tient à Bercy.
06:48Mais est-ce qu'il y a autant
06:49d'investissements américains
06:51que l'année dernière ?
06:53C'est ce que nous sommes
06:54en train d'analyser.
06:55Mais l'investissement américain,
06:57c'est les premiers investisseurs
06:58étrangers en France.
06:59Donc oui, ça a beaucoup de valeur.
07:01Ça, c'est le premier élément
07:01qu'il faut retenir.
07:02Et le reste, en fin de toute façon.
07:03Je ne parle pas d'EY,
07:04mais la tendance.
07:05En tout cas, la tendance,
07:06la tendance ne montre pas
07:07d'affaiblissement
07:08d'investissement américain en France.
07:10Ça, c'est très important.
07:11Et par ailleurs,
07:11moi, j'étais très frappé.
07:12Je me suis rendu aussi aux États-Unis
07:14parce que c'est un marché
07:15important pour nous.
07:16Nous avons 100 équipières
07:18et équipiers de Business France
07:20aux États-Unis
07:21et aussi au Canada.
07:22Et nous, on a une augmentation
07:24de la demande
07:25d'entreprises françaises
07:27qui cherchent aussi
07:27à s'implanter dans ces zones-là.
07:29Alors, ce n'est pas absolument massif,
07:31mais c'est des signaux
07:32qui montrent que malgré,
07:33évidemment,
07:35la guerre douanière,
07:36en tout cas,
07:36la crise sur les tarifs
07:38qui est devenue
07:38pratiquement un objet politique.
07:40Qui est devenue un objet politique.
07:42Vous pouvez aller jusque-là.
07:44Les hauts et les bas, en effet.
07:45Malgré tout,
07:46le marché américain
07:47reste un marché profond.
07:48Un marché liquide
07:49avec ses spécificités.
07:50Vous parlez, par exemple,
07:51d'industrie medtech,
07:54en tout cas,
07:54tout ce qui est sur le secteur médical
07:55et paramédical à Boston.
07:57Vous avez d'autres initiatives.
07:58Vous avez un peu
07:59d'agroalimentaire à Chicago.
08:00Donc, on a aussi ce marché-là.
08:01Et nous, on a vraiment
08:02ce besoin
08:03à la fois d'aider
08:04les entreprises françaises
08:05sur ces marchés-là
08:05et aussi de faire venir
08:06les investisseurs chez nous.
08:07Alors, Louis-Marie,
08:08juste sur ce point,
08:09après, on parlera des Chinois,
08:10si vous voulez bien.
08:11Mais parce que,
08:13là encore,
08:14les nombreux témoignages
08:15de chez l'entreprise
08:15qui défilent ici
08:16ou qu'on rencontre,
08:17ils vous disent
08:18que la France est tellement compliquée
08:20qu'on va garder
08:21un petit bout
08:22de notre activité en France
08:23qui n'est plus très souvent,
08:24notamment dans les grands groupes,
08:26autour de 15-16%,
08:27voire 20% max.
08:29Et qu'est-ce qu'ils font ?
08:30En fait,
08:30ils investissent énormément
08:32à l'étranger
08:32et notamment aux États-Unis.
08:34Et ça,
08:34donc,
08:35là, vous avez raison.
08:36Mais il y a quand même,
08:37je ne sais pas,
08:38c'est un exil
08:39de production
08:41aux États-Unis
08:42et au Canada
08:44très significatif.
08:45Non, mais je ne dis pas
08:46que tout va bien
08:47et qu'il n'y a rien à changer.
08:48Est-ce que ça,
08:49vous l'observez déjà ?
08:50Non, moi,
08:51j'observe que nous sommes
08:52restés premiers
08:52pendant 7 et 9 ans.
08:53Donc ça,
08:54c'est ce que c'est.
08:55Non, mais il y a
08:55d'entreprises françaises
08:56et de plus en plus
08:57qui vont investir
08:58aux États-Unis
08:59à cause de Donald Trump,
09:00notamment.
09:01Ce n'est pas une tendance
09:03de fond.
09:03Ce qu'on observe,
09:04ce n'est pas une tendance
09:05de fond absolument massive.
09:07Alors, nous,
09:07on observe une partie
09:08du marché.
09:09En tout cas,
09:09pour ce qui est de l'export,
09:10on s'occupe
09:11de 11 000 PME
09:12et ETI.
09:13On a envie d'ailleurs
09:14de mettre l'accent
09:14sur les ETI
09:15au cours des prochains mois.
09:17Ça, c'est des objectifs
09:17très importants.
09:18On s'occupe de 2 000 ETI.
09:19C'était 1 000 il y a 3 ans
09:21et j'espère que ce sera
09:223 000 l'année prochaine
09:24ou dans les 18 prochains mois.
09:25Ça devait de quoi
09:25l'objectif du plan ETI ?
09:26C'était 3 500,
09:284 000 ?
09:28Il y a 7 000 ETI en France
09:30et on estime
09:31qu'il y en a à peu près
09:3270 % qui,
09:33de près ou de loin,
09:34s'intéressent
09:34aux sujets internationaux.
09:35C'est dire s'il y a un marché
09:36et il y a un potentiel
09:37de développement.
09:38Et ce que nous,
09:39nous pouvons offrir
09:39Business France
09:40en tant qu'agence publique
09:41de soutien à...
09:42C'est un peu plus
09:43que de l'exportation en réalité.
09:44C'est de l'internationalisation
09:45parce que tout n'est pas export.
09:46Ça peut être effectivement
09:48développer une activité,
09:49c'est dans les chaînes de valeur.
09:50Eh bien non,
09:51on pense qu'on peut
09:51très largement participer
09:52à ce mouvement très important.
09:54Donc c'est les ETI,
09:55les PME de croissance,
09:56toutes celles qui sont
09:56déjà bien identifiées,
09:58tout en évidemment
09:58laissant le champ ouvert
10:00à toutes celles et ceux
10:01qui veulent s'intéresser
10:01à ces questions.
10:02J'ai participé
10:04la semaine dernière
10:05à un événement
10:06très intéressant
10:07autour de la transmission
10:07de l'entreprise
10:08qui est une des priorités
10:09de Serge Papin
10:10qui est le ministre
10:10notamment des PME
10:11et du pouvoir d'achat
10:13avec le président du MEDEF,
10:15de la CPME et de l'UDP
10:16et des témoignages
10:18parce que la transmission
10:19de l'entreprise
10:20ça va devenir
10:20un enjeu essentiel
10:22notamment auprès des ETI
10:23mais aussi des plus petites entreprises
10:26parce qu'il faut trouver
10:27des repreneurs,
10:28le contexte est difficile,
10:29c'est compliqué.
10:31Est-ce qu'il y a quand même
10:33la peur d'avoir
10:33une radia étrangère
10:36notamment des Chinois
10:37et notamment
10:37dans les secteurs sensibles
10:40que ce soit dans la défense
10:41on voit qu'il faut être
10:42très vigilant
10:43et Bercy essaie de l'être
10:44que ce soit aussi
10:46dans d'autres secteurs
10:48l'étal technologique
10:49est-ce que ça c'est un point
10:50sur lequel vous allez être vigilant ?
10:52Absolument,
10:53absolument parce que
10:53c'est aussi quelque chose
10:55donc nous nous avons
10:56la compétence
10:56et on peut accompagner
10:57utilement
10:58toutes les entreprises
10:58qui s'interrogent
10:59sur ces questions
11:00moi je suis heureux
11:01que ce débat arrive
11:01dans le débat public.
11:03Non mais est-ce que vous l'observez ?
11:04Est-ce que là
11:05il y a des clignotants
11:06ou pas où on est
11:06comme d'habitude ?
11:07Est-ce qu'il y a des clignotants ?
11:08En tout cas les clignotants
11:10je pense qu'on n'oublie pas
11:11quand même qu'on a un dispositif
11:12qui s'appelle
11:12les investissements étrangers
11:13en France
11:13qui justement vise
11:14si on écoute
11:16je suis toujours surpris
11:18de voir que
11:19quand il y a des opportunités
11:21certains disent
11:23il ne faut pas vendre
11:23parce que
11:25le dispositif
11:26IUF
11:26donc investissement étranger
11:27en France
11:28pour ceux qui nous écoutent
11:29c'est s'assurer
11:30effectivement
11:30que le repreneur
11:32ne va pas avoir
11:33des actions hostiles
11:34vis-à-vis des intérêts
11:34souverains de la France
11:35donc certains trouvent
11:36ce dispositif
11:36un peu trop dur
11:37et d'autres
11:38considèrent que ce dispositif
11:40il est au contraire
11:43pas assez dur
11:43donc il faut trouver
11:44le point d'équilibre
11:45et peut-être que
11:45le point d'équilibre
11:46d'aujourd'hui
11:46n'est pas celui de demain
11:47mais ce qui est certain
11:48c'est que
11:48oui c'est quelque chose
11:50mais il faudra
11:51qu'on soit mobile
11:52par rapport à ces questions
11:54ce qui est certain
11:54c'est qu'on n'échappera pas
11:55à ce débat
11:56et en particulier
11:56dans le débat
11:57pour la présidentielle
11:57sur la question
11:58de la fiscalité
11:59sur la transmission
11:59parce que ça
12:00c'est un sujet
12:01qui est important
12:02on a le pacte du treil
12:03qui permet
12:04un certain nombre de choses
12:05est-ce qu'il faut aller plus loin
12:06est-ce que vous allez vous battre
12:07pour que le pacte du treil
12:08ne soit pas impacté
12:10alors ce n'est plus
12:11ma responsabilité
12:12je sais
12:12c'est votre responsabilité
12:13à la tignan
12:14bien sûr
12:14oui mais maintenant
12:15vous avez comme une casquette
12:16business France
12:17en tout cas
12:18nous on soutiendra
12:20en tout cas
12:20on proposera
12:21aux autorités politiques
12:22en tant qu'agence publique
12:23tout dispositif
12:24qui permet de maintenir l'emploi
12:26et surtout l'emploi pérenne en France
12:27c'est ça qui est important
12:28dans nos territoires
12:29tiens question annexe
12:30avant de vous en poser une autre
12:31Marguerite
12:31est-ce qu'il faut que le commerce extérieur
12:33revienne à Bercy
12:34parce que pour l'instant
12:35il est scindé en deux
12:36donc on ne sait plus très bien
12:38qu'il s'en occupe
12:39qu'il s'en soit
12:39enfin tout le monde est un peu perdu
12:40est-ce qu'il ne faut pas
12:41qu'il soit
12:42ça y est
12:42qu'il sorte
12:43il avait été mis en partie
12:44sous la responsabilité
12:45du ministre des Affaires étrangères
12:46et européennes
12:47maintenant il ne faut pas
12:48qu'il y ait
12:48c'est une question
12:50qu'il faut poser au Premier ministre
12:51non mais vous
12:51qu'est-ce que vous pensez
12:53vous êtes trop prudent
12:54vous ne pouvez pas répondre
12:55ce n'est pas la question
12:55d'être trop prudent
12:56c'est que moi j'ai effectivement
12:58trois ministères
12:58qui sont très représentés
13:00à mon conseil d'administration
13:01et que ce n'est pas une difficulté
13:03pour moi
13:03de travailler très utilement
13:04avec le commerce extérieur
13:07ce n'est pas très efficace
13:08d'avoir trois ministres
13:09au-dessus de soi
13:09moi tout va bien
13:11j'ai leur numéro de téléphone
13:12j'ai leur numéro de téléphone
13:13de leurs équipes
13:13et ça fonctionne
13:14ça fonctionne bien
13:15en fait quatre
13:15avec évidemment Nicolas Faurissier
13:17qui s'ajoute aux trois autres
13:19en tout cas
13:19ce n'est pas mon sujet
13:20de court terme
13:21est-ce que les Chinois
13:25on voit tout ce qui se passe
13:26notamment dans l'industrie automobile
13:28mais pas que
13:28est-ce que c'est la plus grande crainte
13:30c'est les Chinois
13:32et la difficulté
13:33à mettre en place
13:34une protection
13:35de nos entreprises
13:36je crois que c'est extrêmement clair
13:38moi j'avais accordé
13:39une première intervention presse
13:41dès ma nomination
13:41et j'avais dit
13:42qu'il fallait participer
13:44et Business Front
13:45prendra toute sa part
13:45à se défendre
13:47contre la déferlante asiatique
13:49ça ne veut pas dire
13:50faire tout
13:50et son contraire
13:51sur ce sujet là
13:52ça veut dire quoi ?
13:53il faut dire qu'il faut faire quoi ?
13:54par exemple
13:54la taxe sur les petits colis
13:56que beaucoup critiquent
13:57quel que soit
13:58que beaucoup critiquent
13:59il y a deux ans
14:00elle a enfin été adoptée
14:02au niveau de l'Union Européenne
14:04je le dis autant plus
14:05que c'est au niveau
14:06de l'échelle de l'Union Européenne
14:07qu'on doit avoir une réponse
14:08vis-à-vis de la Chine
14:09parce qu'ils faisaient
14:11de la compétitivité
14:12sur les coûts
14:12sur les prix
14:13et maintenant
14:14ils le font aussi
14:14sur la qualité
14:15et c'est bien
14:15toute la difficulté
14:16que nous avons
14:16vous avez bien vu
14:17comment c'est contourné
14:17et du coup ça ne rapporte rien
14:19c'est la question
14:20de se poser à Serge Papin
14:21en début d'après
14:22d'une semaine
14:22c'est vrai qu'il disait
14:24tant que c'est pas
14:25au niveau européen
14:26ça ne servira pas à grand chose
14:27et que pour l'instant
14:29ben oui
14:29c'est les Belges
14:30qui en profitent
14:30alors vous avez raison
14:32ça pouvait être contourné
14:33notamment effectivement
14:34avec des flux
14:35qui lorsque
14:36notamment lorsqu'il y a
14:37des contrôles à Roissy
14:38assez vite
14:38les flux peuvent être détournés
14:39sur des aéroports
14:40des Pays-Bas
14:41de Belgique
14:42ou d'ailleurs
14:42c'est vrai
14:43mais le fait
14:44qu'il y ait cette taxe
14:44au niveau européen
14:45déjà va limiter
14:46cet effet de contournement
14:47je ne dis pas
14:48que ça n'arrivera plus jamais
14:49mais en tout cas
14:49il y a ces premiers
14:50effets de limitation
14:50et je pense que par ailleurs
14:52et ça nous on le fait
14:53je me rendrai en Allemagne
14:53la semaine prochaine
14:54sur ces questions-là
14:55la réponse
14:56elle doit être européenne
14:57et notamment
14:58la question c'est
14:59comment au niveau européen
15:00on arrive à faire
15:01de la part européenne
15:02comment on arrive à faire
15:02de l'export européen
15:03ça c'est compliqué
15:04mais je pense qu'on peut y arriver
15:05Est-ce que vous dites
15:06à vos anciens petits camarades
15:08de Matignon
15:09Louis-Marguerite
15:10que attention
15:11si on fait
15:12si on baisse
15:13les allégements
15:14de cotisations sociales
15:15pour les patrons
15:16ça va augmenter
15:18le coût du travail
15:18sachant qu'en plus
15:19avec l'inflation
15:21due au contexte géopolitique
15:22et bien le SMIC
15:23va augmenter
15:24de 2,41%
15:26donc pour les entreprises
15:28qui elles-mêmes
15:28sont une situation
15:30délicate
15:30c'est quand même
15:31pas forcément
15:32une bonne nouvelle
15:33Ce que je dis là-dessus
15:34encore une fois
15:35c'est peut-être
15:35moins mon sujet
15:36puisque moi
15:36je défends
15:37les entreprises françaises
15:38et les emplois pérennes
15:38en France
15:39Oui mais le coût du travail
15:39ça fait partie quand même
15:40de l'attractivité
15:42ou la moindre attractivité
15:43de la France
15:43Ce qu'on peut observer
15:45c'est que
15:45c'est vrai que le coût du travail
15:46est plutôt dans la fourchette haute
15:48des pays européens
15:48ça il n'y a pas de doute
15:49et c'est factuel
15:50que de dire cela
15:51il reste quand même faible
15:53et notamment lié
15:54à ces allégements généraux
15:55sur les bas salaires
15:56d'ailleurs c'est presque
15:57une critique
15:58qu'on pourrait faire
15:58sur le côté un peu
15:59trappe à bas salaire
16:00jusqu'à 1,6 SMIC
16:02parfois 2 SMIC
16:03donc on a ce système
16:04effectivement d'allègements
16:05mais il est
16:06et je ne dis pas
16:07que c'est suffisant
16:07mais il est partiellement
16:08compensé par une productivité
16:10qui est plus élevée
16:10en France
16:11que dans d'autres pays
16:11C'était vrai
16:12c'est moins vrai
16:12Ça reste encore assez vrai
16:14C'était plus vrai
16:15je crois que ça remonte
16:16un tout petit peu
16:17Et ce que je peux dire
16:18encore une fois
16:18je reviens sur cette question
16:19de l'investissement
16:20L'investissement
16:21nous on n'observe pas
16:22et je ne dis pas
16:23que ce ne sera pas le cas
16:23dans le futur
16:24mais on n'observe pas
16:25aujourd'hui
16:26un affaiblissement
16:27du niveau d'investissement
16:28on a toujours
16:281000 projets par an
16:29et des beaux projets
16:31et on verra bien
16:32le classement EY
16:32Mais est-ce que ça serait
16:33une erreur
16:33d'alourdir
16:35rapport au niveau du travail
16:35en France ?
16:37C'est pas des facteurs
16:38qui vont dans le bon sens
16:40mais ce que je veux dire
16:42par là
16:42c'est que
16:42ce n'est pas ce facteur
16:43qui en soit définit
16:45la politique d'investissement
16:46pour les chefs d'entreprise
16:47en tout cas
16:47pour les investisseurs étrangers
16:48en France
16:48ils veulent aussi avoir accès
16:50à un réseau
16:50comme je l'ai indiqué
16:51à de la formation
16:52à des institutions
16:54de formation
16:55qui sont simples
16:56d'investissement
16:57qui soient rapides
16:59parce que
16:59par exemple
17:00pour Elon Musk
17:01pour mettre une entreprise
17:02en Allemagne
17:03c'était 2 ans
17:05chez nous
17:05c'était 5 ans
17:06ou 6 ans
17:07ça c'est un vrai point
17:09j'allais y venir
17:09vous avez les projets
17:11les sites clés en main
17:12qui ont été mis en place
17:13il y a 2 ou 3 ans maintenant
17:1455 sites clés en main
17:16auxquels on ajoute
17:1735 sites spécifiques
17:18sur les data centers
17:19et sur l'intelligence artificielle
17:20le premier site
17:21a d'ailleurs été inauguré
17:23à Chalons-sur-Saône
17:24aux villes où j'ai été élu
17:26avec une entreprise
17:27qui s'appelle Vicky Foods
17:28dans l'agroalimentaire
17:29il y a aussi
17:30les projets Notre-Dame
17:31qui ont été lancés
17:31sur tout type de projet
17:33donc oui
17:34on est capable de le faire
17:35ce que demandent
17:36les investisseurs
17:37ce qu'ils nous disent
17:38c'est moins le côté
17:39combien de temps ça va durer
17:40sur l'engagement
17:41de ça va durer de temps
17:42et on va s'y tenir
17:43avec les accès au bout de temps
17:44les accès à l'énergie
17:45les autorisations
17:46c'est donner de la visibilité
17:48et que cette visibilité
17:49soit stable dans le temps
17:50ça c'est difficile en France
17:52je ne dis pas que c'est simple
17:53mais on y arrive
17:54on va parler de choses France
17:55en conclusion
17:56Louis-Marguerite
17:57si vous voulez bien
17:57j'ai juste un point
17:58est-ce que finalement
17:59aujourd'hui
17:59notre principal concurrent
18:01c'était
18:02pour l'attractivité
18:03c'était les Allemands
18:04est-ce qu'aujourd'hui
18:04ce n'est pas les Polonais
18:05c'est pas la Pologne
18:06on voit qu'il y a
18:07des énormes data centers
18:09qui sont installés en Pologne
18:11la Pologne
18:12sur l'industrie de défense
18:13ils sont en train de mettre
18:145% de leur PIB
18:16donc il y a plein d'entreprises
18:18évidemment qui vont là-bas
18:19la Pologne est en train
18:20de devenir le moteur
18:21de la croissance européenne
18:22je n'irai pas jusque là
18:23mais ce qui est sûr
18:24c'est que tant mieux
18:25s'il y a une saine concurrence
18:26au sein des pays européens
18:28effectivement
18:29ils ont un effort
18:29de défense
18:30extrêmement significatif
18:31ils partent aussi
18:32d'un montant
18:32en volant absolu
18:33qui est plus bas que le nôtre
18:34l'effort de défense
18:35il a été significativement
18:37rehaussé au Parlement
18:38et je m'en réjouis
18:39ça va dans le bon sens
18:40mais on est quand même
18:42en tout cas
18:42je le dis à nouveau
18:43premier depuis 7 ans
18:45j'espère qu'on le sera
18:46dans 3 jours
18:47ça ne voudra pas dire
18:47qu'il faudra crer cocorico
18:48mais les data centers
18:49c'est aussi des demandes
18:50très fortes
18:51que nous avons faites
18:51moi j'ai rencontré
18:52et le président de la République
18:53aussi des marques d'intérêt
18:55en Asie, en Corée
18:57et partout ailleurs dans le monde
18:58donc c'est ça
18:58qu'il faut se suicider
18:59Est-ce qu'on aura
18:59à Choose France
19:00donc le 1er juin
19:02à Versailles
19:03vous y serez
19:04on y sera
19:06BFM Business
19:06est-ce que vous avez
19:09il y aura des gros
19:09est-ce qu'il y aura
19:10le patron de Nvidia
19:11est-ce qu'il y aura
19:11le patron
19:12un nouveau patron d'Apple
19:14est-ce qu'il y aura
19:15quelques têtes d'affiches
19:16dans la tech
19:17alors je veux
19:18c'est pas pour faire
19:19de la langue de bois
19:19mais je peux évidemment
19:20pas dévoiler les noms
19:21non seulement
19:22des présents
19:22il y aura des beaux noms
19:24il y aura des beaux noms
19:26dans la tech
19:26dans l'IA
19:27américain
19:28dans tous les domaines
19:28dans tous les domaines
19:29et partout dans le monde
19:30il y aura des beaux noms
19:31il y aura probablement
19:32des beaux projets
19:33c'est ce que nous sommes
19:34en train de voir
19:34parce qu'il faut aussi
19:35s'assurer de la maturité
19:36des projets
19:36c'est pour ça que le travail
19:37qui est fait par mes équipes
19:38et je les en remercie
19:40est très important
19:41jusque j'allais dire
19:42au dernier moment
19:42pour que le président de la République
19:43puisse faire ses annonces
19:44mais ce sera un beau chose
19:45France
19:45est-ce qu'il y aura quand même
19:47des beaux noms américains
19:47il y aura des beaux noms
19:49il y aura des beaux noms
19:49de partout dans le monde
19:50oui américains
19:52parce que c'est là où se passe la tech
19:54il y a la tech bien évidemment
19:57il y a l'IA
19:57ça se passe là-bas
19:58mais il y aura de l'agroalimentaire
19:59il y aura de la santé
20:00il y aura de l'industrie aussi
20:02c'est très important
20:03vous savez que la valorisation de Nvidia
20:06c'est supérieur au PIB français
20:07donc c'est pour dire l'importance
20:09de ces entreprises
20:10oui absolument
20:11mais elles viennent
20:12elles viennent
20:13et il y a un vrai intérêt
20:14vous savez Toulouse France
20:15je pense que quand il y a eu l'idée
20:16de le créer
20:16beaucoup ont dû dire
20:17ça ne marchera jamais
20:18moi je note que c'est devenu
20:19un incontournable
20:21pour l'actualité financière internationale
20:23et en plus ça sera le dernier
20:24du président Macron
20:26merci beaucoup
20:27d'avoir été avec nous
20:28Louis-Marguerite
20:29donc le nouveau directeur général
20:30de Business France
20:31qui part à Dubaï
20:31vous avez dit
20:32il faut continuer à investir à Dubaï
20:34moi je pense que c'est quand même
20:35un peu dangereux
20:35d'investir en ce moment
20:36pour les entreprises
20:37il faut soutenir les équipes
20:38qui sont en contact
20:38avec les entreprises françaises
20:40et puis faire la promotion
20:42du Vision Golf
20:43qui aura lieu le 18 et 19 juin
20:44à Bercy
20:44ce sera aussi un bel événement
20:46voilà
20:47merci beaucoup
20:47merci beaucoup
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