- il y a 19 minutes
Ce mardi 5 mai, Hedwige Chevrillon a reçu, Bruno Patino, président d'Arte France, Racem Flazi, cofondateur et directeur général de LegalPlace, dans l'émission La Grande Interview sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:00Business et la Tribune présente le 18-19 d'Edwis Chevrillon.
00:10Bonsoir à tous, bienvenue dans le 18-19. Dans un instant, je recevrai un géant audiovisuel.
00:16C'est le patron d'Arte, en tous les cas, c'est vraiment une des chaînes.
00:19Alors certains disent élitiste, d'autres disent pas du tout.
00:22En tous les cas, c'est un écrivain étonnant. Il publie un livre qui s'appelle
00:26« Le temps de l'obsolescence humaine ». Souvenez-vous, il était venu nous voir au moment de son livre
00:30qu'il avait publié sur la civilisation du poisson rouge. Là, il nous démontre comment l'IA est en train
00:34complètement de changer notre société, nous-mêmes, notre humanité. C'est absolument passionnant.
00:39Et puis évidemment, en tant que patron d'Arte, ex-numéro 2 de France Télévisions,
00:43je lui dirais comment il a reçu le rapport à l'oncle sur la réforme de l'audiovisuel public.
00:49Et puis ensuite, c'est Rassam Pladzi qui sera avec nous. Il est cofondateur et CEO de LegalPlace.
00:55Vous savez, les LegalTech sont en train de prendre une place très très importante auprès des entrepreneurs.
00:59Lui, il représente à peu près 20% des entrepreneurs. Il vient de racheter son concurrent LegalSart.
01:05Il nous dira pourquoi, là aussi, ça bouscule complètement la profession du chiffre.
01:10Mais pour l'instant, c'est le journal de Stéphanie Collot.
01:15Il est 18h. Bonsoir Stéphanie.
01:17Bonsoir Edwige.
01:17Et on commence par le patron de TotalEnergie, Patrick Pouyanné,
01:20qui répond à la polémique autour de ses super profits.
01:23Oui, dans une interview à Sud-Ouest,
01:26Patrick Pouyanné refuse de s'excuser pour les 5 milliards d'euros de profits réalisés au premier trimestre.
01:32Les qualifiant de résultats du travail acharné des 100 000 salariés
01:35et d'une performance opérationnelle.
01:37Il rappelle par la même occasion que TotalEnergie est le seul pétrolier au monde
01:41à avoir pris l'initiative de plafonner ses prix.
01:44Dans un pays par lien patriotique, Patrick Pouyanné menace également.
01:49Si le gouvernement impose une surtaxe sur ses raffineries,
01:52le groupe ne pourra plus maintenir le plafonnement des prix en station-service en France.
01:57Alors que le détroit d'Hormuz est toujours fermé et que les prix des carburants sont toujours élevés,
02:02le gouvernement va muscler sa réponse.
02:04Sébastien Lecornu annonce un changement d'échelle pour adapter ses dispositifs de soutien à l'activité.
02:10Il s'exprimera en début de semaine prochaine sur ce sujet.
02:13Le gouvernement qui a dévoilé aujourd'hui son plan national sur les terres rares
02:17avec une série de mesures pour reconstruire une chaîne industrielle complète d'ici 2030.
02:22Pour stimuler la filière, le ministre de l'Economie annonce que les prochains appels d'offres
02:26pour l'éolien offshore et certaines aides à l'automobile
02:30seront conditionnés à l'approvisionnement en terres rares et aimants européens.
02:34On apprend ce soir sans surprise qu'Emmanuel Macron propose de nommer Emmanuel Moulin
02:38comme gouverneur de la Banque de France.
02:40C'est l'ancien secrétaire général de l'Elysée qui va donc remplacer François Villeroy de Gallo.
02:48Dans le secteur bancaire, Unicredit lance une offre de rachat hostile sur Commerzbank
02:53mais la banque italienne se donne du temps pour prendre le contrôle de sa concurrente allemande.
02:57Une offre à 35 milliards d'euros, elle est ouverte pour une durée de 6 semaines.
03:02Coinbuys, l'une des plus grosses places de marché pour les cryptos,
03:06réduit ses effectifs de 14%, soit environ 700 salariés,
03:09du fait d'un marché en baisse et de l'essor de l'intelligence artificielle.
03:13Ce plan de restructuration entraînera des charges comprises entre 50 et 60 millions de dollars.
03:19Nissan annonce ce soir qu'il va supprimer 900 postes en Europe,
03:22soit 10% du total de ses effectifs dans la région.
03:25Le constructeur entend ainsi simplifier sa structure.
03:28Une fermeture partielle de l'entrepôt de Barcelone est envisagée.
03:32Et puis BioNTech ferme 4 sites de production, 3 en Allemagne, 1 à Sagapour.
03:38Plus de 1800 salariés sont concernés.
03:40Le fabricant allemand du vaccin anti-Covid est en perte de vitesse.
03:44Il va désormais se concentrer sur la recherche contre le cancer.
03:4818h02 sur BFM Business, les marchés.
03:53Les marchés avec Guillaume Sommerer.
03:55Bonsoir Guillaume.
03:56Bonsoir Guillaume.
03:57Bonsoir à toutes les deux.
03:58On a un CAC 40 qui tente de rattraper ses pertes d'hier,
04:00qui tente sans y parvenir, plus 5,1% en clôture.
04:03Mais quand même, il reconquiert les 8000.
04:048 062 points à la faveur de nouvelles contradictoires.
04:08On va le dire comme ça dans le détroit d'Ormouz.
04:10Deux navires marchands en tout cas ont réussi à franchir ce détroit
04:12sur des escortes américaines,
04:13ce qui a participé à détendre le marché.
04:15Et un peu les cours du pétrole aussi, 111 dollars le baril de Bren ce soir.
04:19Les valeurs qui se distinguent, qui portent la hausse du CAC.
04:21Schneider Electric, décidément, depuis deux ans,
04:24c'est le grand réveil de ce titre.
04:25Ça continue, plus 4,8% Schneider Electric.
04:28On a STM aussi dans la tech française, décidément,
04:30qui se révèle pour le coup depuis le 1er janvier.
04:33STM, on est sur une hausse depuis le début de l'année de 110%
04:35et qui continue, se poursuit cette hausse.
04:37On gagne encore ce soir sur STM, 3,8%.
04:40Soitec est encore en hausse aussi de 2% ce soir.
04:43Et puis à la baisse, Danone, lanterne rouge.
04:45Ce n'est pas tous les jours.
04:46Moins 1,1% en clôture pour ce titre, Danone.
04:48Et Ferrari, tiens, ils ont publié en milieu d'après-midi
04:50leurs résultats, Ferrari, et peu de réactions,
04:53peu de détails sur ce que pourrait être l'impact
04:56des surtaxes douanières américaines
04:58sur les véhicules européens importés aux Etats-Unis.
04:59Parce qu'on parle toujours des véhicules allemands
05:01qui seraient concernés.
05:01Mais Ferrari aussi importe, exporte beaucoup aux Etats-Unis
05:04et donc risque de subir l'impact de cette surtaxe américaine.
05:07Le groupe, la direction n'est pas rentré dans le détail là-dessus.
05:11Ce qui déçoit un peu le marché,
05:12ce qui laisse ses investisseurs sur leur faim.
05:13Ferrari, en clôture ce soir à Milan, perd quand même 4%.
05:17Voilà ce qu'il faut retenir de cette séance,
05:18quand même positive en Europe.
05:20L'Eurostock 50 gagne 1,8%.
05:22Et à Wall Street, on est dans le vert, les trois indices
05:24avec un nouveau record pour Intel.
05:25Encore 13% de hausse Intel ce soir.
05:28Le titre, depuis le mois d'août,
05:30l'administration américaine, l'Etat fédéral américain
05:32était rentré dans le capital d'Intel en août dernier.
05:34Depuis le mois d'août, ce titre a fait x4,5%.
05:37Merci beaucoup, x4,5%, pas mal.
05:39Merci Guillaume, Guillaume Sammerer, merci Stéphanie,
05:42Stéphanie Collot qu'on retrouve à 19h, 19h30.
05:45Tout de suite, c'est le patron d'Arte, Bruno Patino,
05:47qui est notre invité.
05:58Vous êtes bien dans le 18-19, en invité,
06:01c'est Bruno Patino, le président d'Arte.
06:03Bonsoir, Bruno Patino.
06:04Bonsoir.
06:05Merci d'être avec nous.
06:06Beaucoup, beaucoup de questions à vous poser.
06:08D'abord, parce que vous publiez un livre absolument passionnant,
06:10puis on voit vos tribunes partout,
06:12vous les débats autour de comment l'intelligence artificielle...
06:15Alors, cette fois-ci, c'est pas...
06:17Bouscule les chiffres, comme on verra tout à l'heure,
06:19mais bouscule, nous, bouscule,
06:21et bouscule, c'est encore plus grave,
06:22notre humanité, ce que nous sommes,
06:24et notre démocratie.
06:26Vous avez une démonstration qui est un peu implacable,
06:28qui fait un petit peu froid dans le dos.
06:30Vous avez publié, on s'en souvient,
06:32la civilisation du poisson rouge.
06:34Là, on était plus sur le...
06:37Comment les réseaux sociaux nous bousculaient.
06:39Mais là, on a encore franchi une étape supplémentaire.
06:42Mais évidemment, comme vous êtes un grand responsable de l'audiovisuel,
06:45je vous pose la question, vous vous y attendez,
06:47sur ce rapport de Charles Lalonde,
06:49qui a été donc publié aujourd'hui
06:51sur le site de l'Assemblée nationale,
06:53sur l'audiovisuel public.
06:55Beaucoup de réactions, des réactions très fortes,
06:57des réactions très négatives,
06:59notamment de la présidente de France Télévisions.
07:02Vous-même, vous avez été numéro 2 de France Télévisions
07:05du temps de Rémi Primlin.
07:06Oui, oui, oui, mais enfin, vous avez quand même été numéro 2.
07:09Elle dénonce ce rapport en disant
07:14« C'est le plus grand plan social de l'histoire culturelle française ».
07:19Et là, Charles Lalonde répond « Ce n'est pas un rapport à charge ».
07:23Comment est-ce que vous prenez ce rapport ?
07:26Comment vous le recevez ?
07:27Est-ce que tout est acheté ?
07:28Est-ce qu'il y a des choses
07:30qui sont quand même à regarder d'un peu plus près ?
07:33Comment est-ce que vous réagissez ?
07:35D'abord, moi, je vais le lire.
07:36Ça fait 500 pages, comme vous l'avez dit.
07:37Ça a été rendu disponible seulement ce matin.
07:40En plus, le site de l'Assemblée ramait un peu, pardon.
07:43Pas un peu, beaucoup même.
07:45Donc, on a mis un peu de temps à l'avoir.
07:47Donc, c'est ma lecture du soir.
07:48Ceci dit, je vais vous répondre quand même,
07:50mais pour vous répondre dans le détail,
07:52il faudra que je l'ai lu.
07:53Je pense que c'est toujours légitime,
07:55de toute façon, moi, je l'ai dit de multiples fois,
07:57que les Français, par leur représentation nationale,
07:59s'interrogent sur l'audiovisuel,
08:03puisque c'est à eux l'audiovisuel public,
08:05la façon dont il remplit ses missions,
08:07la façon dont il fonctionne,
08:09voire même son économie.
08:11C'est plus que légitime, c'est nécessaire.
08:12Je pense que tous les dirigeants
08:15de l'audiovisuel public,
08:17et moi-même, évidemment,
08:19on trouve ça non seulement légitime,
08:21mais nécessaire.
08:23Après, le rapport, je le lirai,
08:27j'espère y trouver dans ce rapport
08:30à la fois des questionnements de bonne foi
08:35et des questionnements constructifs,
08:37c'est-à-dire visant, effectivement,
08:39à permettre à l'audiovisuel
08:40de mieux mener à bien les missions
08:42qui lui sont, encore une fois,
08:44qui lui sont données par le peuple français.
08:47Donc après, j'ai vu, évidemment,
08:49comme vous, passer un certain nombre de propositions.
08:52Je ne suis pas sûr de les comprendre toutes.
08:53C'est le rapprochement, on peut les dire.
08:55Donc il y aura suppression de certaines chaînes.
08:58Et puis, en revanche, il y a des, au contraire,
09:00des rapprochements, par exemple,
09:01entre France 2 et France 5,
09:03suppression de France 4.
09:05Et puis, vous avez aussi France Info
09:08avec France 24,
09:09et puis d'autres chaînes
09:10comme le réseau M6, etc.,
09:14les réseaux de France 3.
09:15Mais c'est là où il faut rentrer dans le détail,
09:16si vous voulez.
09:17C'est-à-dire, encore une fois,
09:18je ne l'ai pas lu, mais...
09:20On connaît les mesures,
09:21on connaît les principales mesures.
09:22Oui, mais il faut voir comment elles sont justifiées,
09:25si vous voulez.
09:25Parce que ce qui est important,
09:26c'est les propositions éditoriales.
09:28France 5, c'est une proposition éditoriale
09:30en tant que telle.
09:31C'est la chaîne de la connaissance.
09:33Elle a, pendant longtemps,
09:34été cousine avec la chaîne
09:36que je dirige à Arte aujourd'hui,
09:37qui est la chaîne de la culture
09:39et aussi d'une forme de connaissance.
09:41Et je pense que c'est une proposition éditoriale
09:44qui a sa cohérence.
09:45France 2, c'est une chaîne généraliste
09:47qui vise à rassembler le plus de monde possible.
09:49Et ça aussi, ça a une cohérence.
09:50Et donc, encore une fois,
09:51je pense que ce qu'il faut regarder,
09:56ce sur quoi il faut s'attarder,
09:58c'est quelles sont les propositions éditoriales
10:00aujourd'hui qui doivent être celles
10:02du service public.
10:04Je pense que le service public
10:05doit aussi bien rassembler
10:08qu'à un moment donné,
10:10avoir des missions spécifiques
10:11dans le domaine de la jeunesse,
10:12dans le domaine de la culture,
10:13dans le domaine de la connaissance ou autre.
10:15Et donc, personnellement, moi,
10:17je ne fais pas d'opposition
10:19entre le fait de rassembler
10:21le plus grand nombre de monde possible
10:22et d'avoir des propositions très spécifiques.
10:24Donc, si vous voulez,
10:25moi, je ne vais pas rentrer, encore une fois,
10:28dans le détail d'un rapport
10:29que je n'ai pas lu.
10:30Je crois que...
10:32Mais ce qui est rapport,
10:32attendez, je vais au bout.
10:34Je pense qu'encore une fois,
10:36une offre de service public
10:37en tant que telle,
10:39c'est une forme de...
10:41Ça doit former un tout
10:42et ça doit être cohérent.
10:43Et donc, moi, je serai toujours le premier
10:45à vouloir améliorer la façon
10:47dont on fait nos missions,
10:48à le faire, j'allais dire,
10:50avec l'économie la plus responsable possible,
10:53évidemment,
10:54et de rendre compte aux Français
10:56et à leurs représentants.
10:58Après, encore une fois,
10:59ne comptez pas sur moi
11:01pour dire que le service public
11:03n'est pas aujourd'hui
11:04totalement nécessaire
11:06à l'ensemble du peuple français
11:07et que cette nécessité
11:09ne doit pas avoir lieu
11:10sur un très grand nombre de domaines
11:13et pas seulement sur des domaines
11:14extrêmement pointus.
11:16Oui.
11:17On voit bien où est-ce que vous...
11:19L'exercice est délicat,
11:21évidemment, d'où vous êtes,
11:22mais on voit bien votre exigence aussi
11:24et on vous connaît pour ça,
11:25Bruno Batineau.
11:26Est-ce qu'il y a un point important,
11:28quand même ?
11:29Alors, certes,
11:30c'est ce qui est écrit dans le rapport,
11:31il y a trop de sports,
11:32il y a peut-être trop d'émissions
11:33qu'on peut trouver
11:34sur d'autres chaînes privées.
11:35Bon, comme vous dites,
11:36il faut rentrer dans les détails.
11:37Il y a un point, quand même,
11:39sur lequel on peut se pencher,
11:40c'est le poids, justement,
11:42des producteurs privés
11:43qui produisent
11:44pour France Télévisions
11:47et notamment France 2.
11:49Est-ce que c'est quelque chose
11:51que vous dites ?
11:52Peut-être qu'on est allé
11:53un peu trop loin dans ce système.
11:55Mais Edwige Chevray,
11:56il y a deux choses.
11:57La première sur la forme,
11:58c'est qu'évidemment,
11:59moi, je ne vais pas commenter
12:00la façon dont France Télévisions
12:02exerce ses missions.
12:04Ça ne m'appartient pas de le faire.
12:06Moi, je rends des comptes
12:08aux Français et à l'ensemble
12:10des gens qui me le demandent
12:10sur la façon dont Arte fait ses missions.
12:12La deuxième chose,
12:13c'est que le recours
12:14à une production indépendante,
12:17c'est la loi qui l'encourage.
12:20Il ne faut pas l'oublier, quand même.
12:21C'est un cadre législatif.
12:23Je ne vais pas rentrer dans le détail ici.
12:25Mais quand, sur un certain nombre
12:26de missions,
12:27on demande à ce que la production
12:28soit dite indépendante
12:30et non pas production dépendante,
12:32c'est le cadre législatif
12:34qui fait qu'on demande
12:34à un moment donné
12:35aux acteurs audiovisuels
12:36et pas seulement aux acteurs audiovisuels
12:38j'allais dire publics,
12:40d'avoir recours
12:41à des producteurs indépendants
12:42pour mener à bien
12:43ou pour faire leurs émissions.
12:45Et donc, ce cadre-là,
12:46il n'a pas été inventé
12:47par les acteurs de l'audiovisuel
12:49ni public ni privé.
12:50C'est le cadre général
12:52de l'économie audiovisuelle française.
12:54Donc, après les modalités,
12:56moi, je ne rentre pas dans le détail.
12:57Encore une fois,
12:58je ne les connais pas,
12:58celles de France Télévisions aujourd'hui.
13:01Mais en revanche,
13:03cette idée de dire
13:04à un moment donné,
13:04est-ce qu'il faut avoir recours
13:06à des producteurs indépendants
13:08ou à des producteurs dépendants,
13:09c'est-à-dire produire
13:10soi-même ses propres émissions ?
13:12Peut-être que les Français
13:13ne le savent pas,
13:14mais les acteurs audiovisuels,
13:17privés comme publics,
13:18n'ont pas la pleine liberté
13:20de l'endroit
13:20où ils mettent leurs curseurs.
13:22Ça leur est donné
13:23dans le cadre
13:23de cahiers des charges,
13:25de règlements
13:26ou de lois
13:26qui fixent les contraintes.
13:29Juste un dernier point,
13:30parce que ça vous concerne,
13:32ça concerne Arte.
13:33C'est Charles Allant
13:34qui veut réformer Arte,
13:36c'est la recommandation numéro 12,
13:38puisque vous dites
13:38que vous ne l'avez pas lue,
13:40engager une révision du traité...
13:41J'ai dit que je n'avais pas lu
13:41le rapport
13:41dans son intégralité.
13:43Engager une révision
13:44du traité de 1990,
13:46institution à la chaîne Arte,
13:48afin de la doter
13:49de garanties équivalentes
13:51à celles de BFM,
13:54de France Télévisions.
13:55Non, mais écoutez,
13:56c'est là où je dis
13:56qu'il faut qu'on lise
13:57le rapport dans le détail,
13:58parce que je ne suis pas sûr
14:01de comprendre les détails
14:03de cette proposition
14:03et je suis très sérieux
14:04quand je vous le dis.
14:05C'est-à-dire qu'en réalité,
14:07mais peut-être que là,
14:08il y a une ambiguïté
14:09qu'on n'a pas su lever
14:10auprès des membres
14:13de la Commission.
14:14Le traité international
14:15qui fonde Arte
14:16vise justement
14:17à donner à la chaîne
14:18toutes les garanties
14:20d'indépendance
14:20au-delà même
14:21des cadres nationaux.
14:22C'est-à-dire que l'Allemagne
14:24et la France
14:24se sont mis d'accord
14:25dans une logique
14:26de ce que les Allemands
14:27appellent la Stadtsferne,
14:28c'est-à-dire l'éloignement...
14:30On va rappeler
14:30que c'est une chaîne
14:31franco-allemande.
14:32Oui, franco-allemande,
14:32l'éloignement des chaînes
14:34par rapport à l'État.
14:36Et c'est le traité international
14:37qui les dote justement
14:39de toutes les garanties
14:40d'indépendance
14:41par rapport aux pressions
14:42qui pourraient exister
14:44ou pas
14:45dans les cadres nationaux.
14:46Donc je pense que
14:47si vous voulez dire
14:48qu'on va doter,
14:49on va réformer le traité
14:50pour doter Arte
14:51de cadres d'indépendance
14:53supérieurs
14:54à ce qui est le sien
14:54aujourd'hui,
14:56soit je ne comprends pas
14:57la proposition
14:57ce qui est possible,
14:59soit là il y a une ambiguïté
15:01qu'on n'a pas su lever
15:01parce qu'au contraire
15:02c'est le traité international
15:04qui nous donne
15:04toutes ces garanties
15:05d'indépendance.
15:06Et ça fera lien
15:06avec votre livre
15:07Bruno Patineau,
15:08vous venez d'être renové
15:10à la tête d'Arte,
15:12vous êtes un des premiers
15:14dirigeants de l'audiovisuel
15:15à vraiment insister
15:16à mettre en place
15:17le digital.
15:18Là vous avez créé
15:19une sorte de grandes
15:22plateformes européennes
15:22pour Arte,
15:24une manière peut-être
15:25de rivaliser
15:26avec Netflix
15:27ou d'autres,
15:28c'est l'avenir
15:29de la télévision,
15:30ça passe par le digital.
15:32Mais si vous voulez,
15:34c'est là où
15:35effectivement,
15:37moi depuis maintenant
15:39longtemps,
15:40depuis presque 25 ans,
15:43j'essaye d'écrire
15:44et de faire aussi,
15:45d'essayer de comprendre
15:47comment le numérique
15:49change nos vies.
15:50Et donc il n'y a pas
15:51du côté,
15:51si vous voulez,
15:52d'un côté
15:52l'univers numérique
15:53et l'univers analogique,
15:55peut-être dans nos métiers
15:56c'est le cas à un moment
15:57ou un autre,
15:58mais en réalité,
15:59l'ensemble de nos vies
16:00et de nos usages
16:01changent et sont bousculés
16:03par rapport aux pratiques
16:04numériques.
16:05Donc dans le petit univers
16:06de la télévision
16:07ou de la musique,
16:08ça a été l'apparition
16:09du streaming
16:09et évidemment,
16:10ça a changé totalement
16:12la façon dont nous tous,
16:14pas seulement les plus jeunes,
16:16mais nous tous,
16:18écoutons de la musique
16:19ou regardons aujourd'hui
16:21des séries,
16:21regardons des documentaires
16:22ou autres.
16:23Et donc ce qu'on a essayé
16:24de faire,
16:25et notamment avec Arte,
16:26c'était de s'adapter
16:28en réalité aux usages,
16:30c'est-à-dire aux demandes
16:31profondes des gens
16:33quant à la façon
16:34dont ils voulaient
16:35s'informer,
16:37se divertir
16:37et se cultiver.
16:39Mais maintenant ça,
16:40ça n'est que la pointe
16:42émergée d'un iceberg
16:43immense.
16:44Et cet iceberg immense,
16:46c'est la façon
16:46dont petit à petit,
16:48nos vies dans leur ensemble
16:51change sous le coup
16:52de cette révolution numérique
16:53qui a commencé en 1989,
16:56enfin s'il faut trouver une date,
16:58on va dire que c'est 1989.
17:00Avec Internet ?
17:00Avec, oui, c'est ça,
17:02avec Tim Berners-Lee
17:03et l'invention du web,
17:06mais qui depuis
17:07se déploie de façon croissante.
17:10Vous avez rappelé
17:11comment j'avais essayé
17:13il y a maintenant,
17:14mais oui,
17:14il y a maintenant sept ans
17:15ou huit ans
17:16d'analyser la façon
17:17dont les réseaux sociaux
17:19pouvaient changer
17:20notre rapport aux autres,
17:23notre rapport même
17:24à notre vie
17:24avec la dépendance
17:26aux écrans.
17:27J'essaye dans ce livre-là,
17:28non seulement évidemment
17:29de parler de l'étape
17:30supplémentaire ou nouvelle
17:31qui est celle de l'IA,
17:33mais d'essayer
17:33de proposer,
17:36en tout cas,
17:37une explication générale
17:39à la révolution numérique.
17:42À quoi elle met un terme
17:44et comment elle se déploie
17:46et vers où elle va ?
17:48Oui, parce que ce que vous démontrez
17:49que je trouve très intéressant
17:50et un peu flippant,
17:51si vous me permettez,
17:52cette expression
17:52qui n'est pas très artée,
17:53mais bon,
17:54c'est que ça modifie
17:59complètement notre humanité,
18:02nous, ce que nous sommes.
18:03D'abord parce que
18:03on consomme,
18:05le temps d'écran
18:06est devenu absolument gigantesque.
18:08Je crois que vous citez
18:09des chiffres que j'étais en train
18:10d'essayer de retrouver
18:11pour être précise
18:14en 1971.
18:15En 1991,
18:17on n'était que quelques milliers
18:20à être connectés
18:21et aujourd'hui,
18:22on est 5,6 milliards
18:23à être connectés
18:25sur des réseaux
18:25et on passe plus de temps
18:26de 18 heures par semaine
18:28alors même que
18:29notre temps d'écran total
18:30représente presque la moitié
18:32de notre temps éveillé.
18:34C'est dire l'importance
18:35et comment ça modifie.
18:37C'est pour ça que vous dites
18:38qu'on rentre dans une
18:39civilisation de relations.
18:41Je trouve que vos relations
18:42sont un peu bizarres.
18:43Si vous voulez,
18:44essayons de...
18:46Partons d'un paradoxe
18:48que je pense
18:48qu'on ressent tous.
18:50En tout cas,
18:50c'est l'hypothèse
18:52que je fais.
18:53Le paradoxe,
18:54c'est que vous avez
18:55quelque chose
18:56qui se met en place
18:57en 1989
18:58et qui est un réseau général
19:00qui doit relier
19:01tout le monde
19:01et qui relie d'abord
19:03toutes les informations
19:04disponibles.
19:05Je rappelle l'idée
19:06ou l'image à l'époque
19:07de la bibliothèque
19:08d'Alexandrie
19:09qui reviendrait,
19:10qui ensuite remet en relation
19:11avec les réseaux sociaux
19:12tous les êtres humains.
19:13On peut communiquer
19:14à tout moment,
19:15se mettre...
19:15Et puis,
19:16petit à petit,
19:17met en plus en relation
19:18des êtres humains
19:19avec des machines.
19:20Et donc,
19:21ce paradoxe-là,
19:23c'est que ce qui est censé
19:25créer du commun
19:26de façon,
19:28j'allais dire,
19:29progressive,
19:30n'a cessé,
19:31en réalité,
19:32de nous fragmenter,
19:33de nous diviser
19:34et d'une certaine façon
19:35de nous isoler.
19:37Donc,
19:37on a vu,
19:38si vous voulez,
19:38un peu de fragmentation,
19:40les réseaux sociaux
19:41qui,
19:41à travers les bulles de filtres,
19:43ont créé une forme
19:44de polarisation générale
19:45dans le débat public
19:47qui peut être le nôtre
19:48ou dans les sociétés politiques
19:49qui sont les nôtres.
19:49Et maintenant,
19:51avec cette nouvelle habitude
19:52que nous prenons tous
19:53de dialoguer
19:54avec des machines
19:55que vous les appelez
19:56ChatGPT,
19:57Cloud,
19:57Perplexity ou autres,
19:59et on en reviendra après.
20:01Quel est votre préféré ?
20:02Ça dépend,
20:03je ne suis pas très fidèle,
20:04c'est ça le problème.
20:05En tout cas,
20:06j'en ai trois.
20:08Oui,
20:08qui sont ?
20:09Chat,
20:10Cloud,
20:11surtout avec OpenCloud
20:12et puis Perplexity
20:14que j'utilise
20:15pour des raisons,
20:16pour des causes différentes.
20:18Mais c'est...
20:18Quelle cause ?
20:19Non,
20:19mais juste au bout.
20:21C'est-à-dire qu'on dialogue
20:22de plus en plus,
20:23on trouve normal maintenant
20:24de dialoguer
20:25de façon croissante
20:26avec des machines,
20:27de leur demander
20:29sur la durée
20:30de nous aider
20:31sur un très très grand
20:32nombre de tâches
20:35professionnelles,
20:36personnelles,
20:37j'ai un problème de couple,
20:38aide-moi,
20:40j'ai mes vacances à organiser,
20:41qu'est-ce que tu me proposes ?
20:43Ce soir,
20:43je voudrais regarder un programme,
20:44qu'est-ce qu'il y a à la télé ?
20:46Je n'ai pas lu de livre
20:48de cet auteur-là,
20:49est-ce que tu peux me les résumer
20:50et par quoi tu commencerais ?
20:52Peux-tu m'écrire
20:52une lettre de motivation ?
20:54Etc.
20:54Etc.
20:56Pardonnez-moi,
20:57mais même là c'est faux
20:57parce que vous commencez
20:58votre livre en disant,
21:00vous avez demandé à Tchelle Gipiti
21:03quels sont les cinq livres
21:04qu'il faut lire
21:04et on vous a répondu,
21:06il faut lire ça,
21:07ça, ça,
21:08et un livre donc écrit
21:09par Bruno Patino
21:10et c'était faux
21:11parce que vous n'aviez pas écrit
21:13ce livre.
21:13Oui, mais c'est là où je pars
21:15de cette anecdote
21:16comme toujours
21:17pour essayer de montrer
21:18le paradoxe.
21:19Ça rend concret.
21:19Le paradoxe,
21:20c'est-à-dire qu'en fait,
21:21c'est un ami
21:21qui m'a dit avoir
21:24interrogé
21:27le robot conversationnel,
21:29en l'occurrence,
21:29c'était Mistral,
21:30pour lui dire
21:31quels sont les cinq ouvrages
21:32les plus importants
21:34jamais écrits
21:35sur le numérique
21:36et il m'a dit
21:36j'ai une bonne nouvelle pour toi
21:37et une mauvaise nouvelle.
21:38La bonne nouvelle,
21:39c'est qu'il te cite
21:40en termes de numéro 3 mondial
21:42donc franchement,
21:44c'est plus qu'une belle reconnaissance.
21:45Il me dit
21:46la mauvaise nouvelle,
21:47c'est qu'il te cite
21:49pour un livre
21:49qui s'appelle
21:49L'âge distrait.
21:51Évidemment,
21:51ce livre n'existe pas,
21:52c'est-à-dire que non seulement
21:53je n'en suis pas l'auteur
21:54mais il n'a jamais été écrit.
21:56Donc, si vous voulez,
21:57je disais en plaisantant
21:58que j'allais sans doute
21:59peut-être passer à la postérité
22:00pour un livre
22:01que je n'avais pas écrit.
22:03Mais c'est vous dire
22:04ce qui m'intéresse là-dedans,
22:06si vous voulez,
22:07c'est ce que ça
22:08commence à démontrer.
22:10Ça nous amène quoi
22:11quand on commence
22:12à dialoguer avec des machines
22:14et qu'on leur fait confiance,
22:16en tout cas suffisamment,
22:18à la fois pour accepter
22:19leur réponse,
22:21peut-être même
22:21pour faire en sorte
22:22que leur réponse
22:23modifie nos actions
22:24et donc in fine
22:25modifie nos vies.
22:26Qu'est-ce que ça veut dire
22:29par rapport à tout
22:30ce qu'on a connu jusqu'ici ?
22:31À notre humanité.
22:32À notre humanité.
22:33Donc, l'hypothèse,
22:35si vous voulez,
22:35qui est la mienne,
22:37c'est que tout ce qui nous a fragmentés
22:40depuis la révolution numérique,
22:42elle est moins due
22:43à la force centripète
22:47du réseau
22:48qui nous rassemble
22:48qu'à la force de fragmentation
22:50de l'économie de la donnée.
22:51C'est-à-dire que pour
22:52que tout ça fonctionne,
22:54il faut en permanence
22:56extraire des données,
22:57nos données identitaires
22:59qui nous sommes,
22:59nos données comportementales,
23:01ça c'est les réseaux sociaux
23:01qui sont arrivés,
23:02qu'est-ce qu'on aime,
23:03qu'est-ce qu'on aime faire,
23:04qu'est-ce qu'on fait, etc.
23:05Et avec les intelligences artificielles,
23:07pour la première fois,
23:08nos données cognitives,
23:10la façon dont nous pensons,
23:12la façon dont nous réfléchissons,
23:14et certaines fois,
23:15la façon dont nous ressentons
23:17les choses,
23:17c'est-à-dire notre univers émotionnel.
23:19Et donc, si vous voulez,
23:20le paradoxe de tout ça,
23:22c'est que nous savons très bien
23:23que nous avons affaire
23:24à des machines,
23:25mais nous ne nous comportons pas
23:28avec elles
23:28comme si elles étaient des machines.
23:30Et donc,
23:31qu'est-ce que ça veut dire ?
23:32Quels sont les changements
23:33que ça induit dans notre vie ?
23:34C'est ça que j'essaye de raconter
23:36et d'expliquer dans le livre.
23:37Et la solution,
23:38ça passe pas...
23:38Là, vous avez 3-4 minutes
23:40pour nous expliquer.
23:41Oui, j'adore le petit rire
23:43de Bruno Patino.
23:45Mais oui, vous connaissez la télévision
23:47et la radio.
23:48Alors, c'est quoi votre recette magique
23:53pour essayer d'éviter
23:55de devenir totalement dépendant
23:58de ces intelligences artificielles
24:00qui deviennent notre confident, quoi ?
24:01Même quand on est dépressif,
24:03c'est à eux qu'on s'adresse.
24:04Ou quand on est prême de coupe,
24:05comme vous le disiez,
24:05c'est à eux qu'on s'adresse.
24:07C'est une réponse extrêmement simple.
24:09C'est-à-dire, je ne pense pas...
24:10C'est comme avec les réseaux sociaux.
24:11Je ne pense pas que la technologie
24:13soit déterministe.
24:14Je ne pense pas que la technologie
24:15détermine notre destin.
24:17En revanche,
24:18si nous ne donnons pas
24:19un cadre philosophique,
24:22légal,
24:23et j'allais dire presque
24:24de paramétrage,
24:26alors oui,
24:27nos existences seront déterminées
24:28non pas par la technologie,
24:30mais par l'expression brute
24:32du modèle économique
24:33qui vient derrière.
24:34Rappelez-vous,
24:35dans la civilisation du poisson rouge,
24:36je disais à l'époque,
24:38on rentre dans l'économie
24:39de l'attention.
24:39L'économie de l'attention
24:40qui fait en sorte
24:41que les réseaux sociaux
24:42essayent de capter
24:42le plus possible
24:43votre temps d'attention,
24:44ça va produire quoi ?
24:46Ça va produire de la dépendance
24:47aux écrans
24:48parce qu'évidemment,
24:49les grandes plateformes
24:50déploient des instruments
24:51qui vous rendent dépendants
24:52des écrans
24:53et par ailleurs,
24:54ça va,
24:55pour les mêmes raisons,
24:56produire de la polarisation
24:57dans l'espace public.
24:59Cette année,
25:00depuis l'année dernière,
25:01on voit de nombreux pays
25:02qui,
25:03parce qu'ils n'arrivent pas
25:04à réguler les réseaux sociaux
25:05à cause du cadre géopolitique
25:06aujourd'hui,
25:07disent,
25:07on va au moins les interdire
25:08aux plus jeunes,
25:09mais c'est rentrer
25:09dans le cadre politique.
25:11On peut considérer
25:11que ça ne va pas assez vite,
25:12que ça ne va pas assez loin
25:13ou que ce n'est pas
25:14tout à fait bien fait,
25:15mais en tout cas,
25:16la prise de conscience
25:17a été là.
25:17Et moi,
25:18je dis,
25:18il va falloir faire
25:19la même chose
25:19pour les intelligences artificielles.
25:21Les intelligences artificielles
25:22nous font rentrer,
25:23non pas dans l'économie
25:24de l'attention,
25:24mais dans l'économie
25:25de la relation,
25:26c'est-à-dire que ces outils
25:27vont vouloir être
25:28votre outil favori.
25:30Et pour être
25:30votre outil favori,
25:32ils vont,
25:32pareil,
25:33utiliser un certain nombre
25:35d'instruments,
25:35parce qu'ils sont prêts
25:36à tout pour que vous
25:37les choisissiez,
25:38pour que vous leur donniez
25:39le plus de données possibles
25:40sur votre univers cognitif.
25:42Et donc,
25:42si à un moment donné,
25:43il n'y a pas,
25:44j'allais dire,
25:46des limites philosophiques
25:48et politiques
25:49qui sont données
25:49à la façon
25:50dont ces outils
25:51peuvent se comporter
25:52vis-à-vis de vous,
25:52alors oui,
25:53nous serons à nouveau
25:55rentrés dans un mécanisme
25:56de dépendance,
25:57non plus de dépendance
25:58en termes de temps d'écran,
25:59mais de dépendance relationnelle
26:00vis-à-vis de ces machines.
26:02Et nous les laisserons
26:03nous guider
26:03de façon assez opaque
26:05dans un grand nombre
26:06de compartiments de nos vies.
26:07– Optimiste ou pessimiste
26:09en conclusion ?
26:10Sur nous ?
26:11– Moi,
26:12toujours,
26:12alors sur nous,
26:13toujours optimiste.
26:14– Oui,
26:15c'est pas évident
26:15quand on vous écoute,
26:17Bruno Batillot.
26:18– Non, parce que c'est,
26:19si vous voulez,
26:19moi je crois vraiment
26:20dans une possibilité
26:22d'un numérique humaniste
26:23et en tout cas,
26:24ce livre est un plaidoyer
26:25pour ça.
26:25– Merci beaucoup,
26:27le temps de l'obsolescence humaine,
26:28c'est très intéressant,
26:29j'ai envie de dire,
26:30c'est un fil directeur
26:31qu'on conçut
26:32et donc un fil d'Ariane
26:34qu'on conçut.
26:35Est-ce que vous êtes
26:36pour l'interdiction
26:37de l'intelligence artificielle
26:38aux enfants
26:39jusqu'à quel âge ?
26:41– Moi,
26:42je pense qu'il vaut
26:42toujours mieux
26:43paramétrer qu'interdire,
26:44c'est-à-dire qu'il vaut mieux
26:46apprendre à utiliser
26:47des instruments non nocifs
26:49plutôt qu'interdire
26:50des instruments nocifs.
26:51Mais si on n'arrive pas
26:51à la paramétrer,
26:52il vaut mieux les interdire.
26:53– Le temps de l'obsolescence humaine
26:55chez Grasset,
26:56tiens,
26:56votre prochain livre,
26:57il sera chez Grasset ou pas ?
26:58– Vous savez bien que non.
26:59– Voilà,
27:00comme ça,
27:00c'est dit décidément,
27:01vous êtes au cœur des polémiques,
27:03Bruno Patino.
27:04– Pas au cœur.
27:04– Le patron d'Arte était
27:05donc notre invité,
27:06je vous conseille de lire
27:07ce livre qui est quand même
27:08très très intéressant
27:09et qui nous interpelle.
27:11Merci d'avoir été avec nous.
27:12– Merci à vous.
27:13– Dans un instant,
27:14là on change de régime,
27:15mais on reste
27:15dans l'intelligence artificielle
27:17parce que c'est
27:18Rassem Fladzi
27:19qui est le cofondateur
27:20et CEO de LegalPlace.
27:22En fait,
27:23on voit bien
27:23que la LegalTech
27:24c'est en train
27:25complètement de bousculer
27:26les métiers d'avocat,
27:28les métiers du chiffre
27:30comme on dit
27:31et il va tout nous raconter
27:32parce qu'il devient
27:33un des leaders
27:34en rachetant son challenger.
27:36A tout de suite.
27:37– FM Business
27:38et la Tribune
27:38présente
27:41le 18-19
27:43d'Edwish Chevrillon.
27:46– Vous êtes bien
27:48dans le 18-19,
27:49on fait un peu
27:50le grand écart
27:50après le patron d'Arte,
27:51c'est le patron
27:52de LegalPlace,
27:53Rassem Fladzi
27:54qui est avec nous.
27:55Bonsoir Rassem Fladzi.
27:56– Bonsoir.
27:56– Merci d'être là.
27:58On parle de LegalTech
27:59parce que LegalPlace,
28:01on en disait un mot
28:02tout à l'heure
28:02avec Bruno Patino,
28:04l'IA est en train
28:05complètement de bousculer
28:06et vous,
28:07en fait,
28:08vous surfez sur l'IA,
28:09l'intelligence artificielle
28:10et vous bousculez
28:11tout ce qui est
28:12les professions
28:13du chiffre,
28:14les experts comptables,
28:15les fiscalistes,
28:15même les avocats,
28:16les avocats fiscalistes
28:17puisque vous avez créé
28:20avec nos autres associés
28:22LegalPlace
28:23et là,
28:23votre actualité du jour,
28:25c'est que vous venez
28:25de signer
28:26une levée de fonds
28:27pour racheter
28:28votre concurrent
28:30LegalSart.
28:31Donc,
28:31vous devenez vraiment
28:32l'un des acteurs majeurs
28:35de la fiscalité
28:37ou de la gestion
28:39d'entreprise
28:39auprès des entrepreneurs.
28:41Je crois que vous en gérez
28:41combien,
28:42des entrepreneurs
28:42à peu près ?
28:43– Alors aujourd'hui,
28:44un entrepreneur sur cinq
28:45qui se lance,
28:46se lance via LegalPlace,
28:48LegalSart.
28:49– D'accord,
28:49dans la création
28:50d'entreprise.
28:50– Exactement.
28:51– Alors,
28:51expliquez-nous en deux mots
28:52beaucoup mieux que moi
28:53ce que c'est
28:54que LegalPlace.
28:55– Alors,
28:55LegalPlace,
28:55comme vous venez de lire,
28:56c'est l'outil le plus utilisé
28:57en France pour créer
28:58sa société
28:59et gérer la société.
29:01C'est-à-dire qu'on a
29:01beaucoup travaillé
29:02sur la création de société
29:03pour la rendre
29:03la plus simple possible
29:05en France
29:05et vous savez
29:06à quel point
29:06c'est laborieux
29:07de créer sa société
29:09avec l'administratif.
29:10On a un terme,
29:10la phobie administrative
29:11qui est un terme français
29:13et ensuite,
29:14une fois qu'on a bien réglé
29:15ce problème-là,
29:15on s'est attaqué
29:16à la gestion de la société.
29:17La gestion,
29:17c'est principalement
29:18de la comptabilité,
29:20le compte pro,
29:22la fiscalité,
29:23comme vous l'avez dit,
29:23la paye,
29:24etc.
29:24Toute cette vie administrative,
29:26il y a à peu près
29:272 millions d'entrepreneurs
29:28en France
29:29qui gèrent quotidiennement
29:30la société
29:31et qui vivent
29:31avec cette lourdeur
29:32administrative-là.
29:33– Oui,
29:34d'accord.
29:34Alors,
29:35vous avez créé
29:36cette société,
29:36on va parler
29:37de votre activité
29:38dans un instant,
29:39mais comme vous avez
29:40aussi un joli parcours,
29:41je vais peut-être faire
29:42un petit détour
29:43parce que vous incornez
29:46l'entrepreneuriat,
29:46vous aussi.
29:48Vous êtes algérien ?
29:50– Je suis à moitié algérien,
29:52moitié syrien.
29:53Je suis arrivé en France
29:53pour mes études d'ingénieur
29:54de grande école.
29:55– Supélec ?
29:55– Exactement.
29:56Aujourd'hui,
29:57ça s'appelle Centrale Supélec,
29:58mais à l'époque,
29:58c'était Supélec.
29:59Ensuite,
29:59j'ai fait Cambridge
30:00et je suis revenu,
30:01j'ai fait le choix
30:01de revenir en France.
30:03Et dans ce parcours étudiant-là,
30:04pour me financer,
30:05j'avais fait ma première société,
30:06c'était une petite boîte
30:08de prestations de services
30:09et j'avais vécu
30:10le parcours du combattant
30:11qu'on a en France
30:12en tant que jeune entrepreneur
30:14avec toute cette lourdeur
30:15administrative-là.
30:16– Et c'est comme ça
30:16que vous avez eu l'idée
30:17de créer LegalPlace ?
30:18– Exactement.
30:19C'est comme ça
30:20que j'ai eu l'idée de…
30:20– Parce que quand même,
30:20il y a dix ans,
30:21on était un peu loin de tout ça.
30:23On n'était pas…
30:23Aujourd'hui,
30:24ça paraît presque normal
30:25de tout faire sur Internet.
30:27Il y a dix ans,
30:27ce n'était pas encore
30:28du tout évident ?
30:29– Il y a dix ans,
30:29il fallait connaître
30:30un bon juriste,
30:32avocat, expert comptable
30:33selon chacun son réseau
30:35et ses connaissances,
30:36prendre rendez-vous,
30:38avoir des prix
30:39qui étaient à la tête
30:40un peu du client
30:41et se débrouiller
30:42avec ce qu'on pouvait faire.
30:44Et certains même
30:45faisaient eux-mêmes
30:46leur administratif.
30:47Ça prenait des heures
30:48et des heures
30:48et ce n'était pas leur métier.
30:49Leur job,
30:49c'est de faire leur business.
30:51Mais beaucoup
30:52perdaient du temps sur ça.
30:53– Votre métier,
30:54en fait,
30:55il repose sur quoi ?
30:57Sur la technologie ?
30:59Vous, vous êtes le roi du codage ?
31:00Vous êtes quoi ?
31:01Rassin Flasie ?
31:02– Beaucoup sur la…
31:03Alors moi, personnellement,
31:04je suis ingénieur de formation.
31:05Mais la solution
31:07que LegalPlace
31:07a amenée sur le marché
31:08se base sur la technologie.
31:10C'était automatiser au maximum
31:12pour rendre le prix
31:13le plus accessible possible
31:14et que l'entrepreneuriat
31:15soit le plus accessible
31:15aux Français.
31:16Aujourd'hui,
31:17ça coûte une centaine d'euros,
31:18parfois même moins,
31:19chez LegalPlace
31:20pour monter son activité.
31:21Et donc,
31:22ce n'est plus une question
31:23de combien ça va me coûter,
31:25ça me coûte trop cher,
31:26je n'ai même pas envie
31:26de tester mon business.
31:28J'ai une idée,
31:29je veux la tester,
31:30je suis encore salarié.
31:31Et maintenant,
31:32la barrière est tellement basse
31:33que je peux lancer un test,
31:34les week-ends,
31:35les soirées
31:35pour voir si mon business
31:36prend ou pas.
31:37La plupart des business
31:38commencent comme ça,
31:38on est salarié,
31:39on essaie de faire quelque chose.
31:41Ensuite,
31:42on active son chômage
31:43pour continuer
31:44à monter sa société.
31:45Ensuite,
31:45on devient entrepreneur.
31:47C'est le parcours
31:48de la majorité
31:48des entrepreneurs en France.
31:50à condition de pouvoir déclencher
31:52son chômage
31:53et que l'entreprise
31:54qu'on quitte
31:54pour créer son entreprise
31:55l'accepte,
31:56c'est un peu tout le débat.
31:58C'est ce qui vous est arrivé,
31:58vous ?
32:00Exactement,
32:00c'est exactement
32:00ce qui m'est arrivé
32:01et beaucoup de mes confrères
32:03qui aujourd'hui gèrent
32:03des grosses startups
32:05françaises iconiques
32:06qu'on connaît tous
32:07sont passés par ce parcours.
32:09Donc là,
32:11donnez-moi quand même
32:11quelques chiffres,
32:12même si je sais
32:13que je connais déjà la réponse.
32:14Si je vous demande
32:15vos revenus,
32:16votre chiffre d'affaires,
32:16vous me répondez quoi ?
32:17Cette année,
32:18on fera 100 millions
32:19de chiffres d'affaires
32:19avec le groupe
32:23qui résulte.
32:24Exactement,
32:25c'est le plan 2026.
32:26Avec le rachat
32:28de votre challenger
32:29Legal Start.
32:31Exactement.
32:32On sera 470 salariés
32:34à peu près.
32:38Et vous avez racheté ça
32:40pour 70 millions ?
32:41Alors,
32:41on a levé
32:4270 millions d'euros
32:44pour financer
32:45en partie cette opération,
32:46mais aussi
32:46avec une poche
32:47d'investissement
32:49pour financer
32:50des investissements
32:51IA
32:51qu'on est en train
32:51de faire.
32:52Vous parliez
32:52de surfer
32:53sur la vague IA.
32:54Aujourd'hui,
32:56notre vision,
32:57c'est qu'aujourd'hui,
32:59le marché,
32:59c'était comment ?
32:59Il fallait
33:0210 prestataires
33:02pour gérer
33:03une toute petite boîte.
33:04Il fallait
33:04le fiscaliste,
33:05le banquier,
33:06l'assureur,
33:07l'expert comptable,
33:09le gestionnaire de paie
33:09et j'en passe.
33:10En moyenne,
33:11c'est une dizaine
33:12et plus de 5 000 euros
33:13annuels
33:13pour gérer
33:14une toute petite
33:14entreprise française.
33:15Maintenant,
33:16imaginez,
33:17un seul cerveau
33:18qui connaît
33:18tout sur votre société,
33:19qui sait faire
33:20de la comptabilité
33:21française,
33:22qui connaît
33:22les formalités
33:23juridiques en France
33:24et à qui
33:25vous pouvez demander
33:26n'importe quel service
33:27administratif
33:28mais au même endroit.
33:29Ça résout
33:30un énorme problème,
33:31c'est qu'avant,
33:33jusqu'aujourd'hui,
33:33il fallait se demander
33:34quel prestataire
33:36a quel papier.
33:36C'est le fiscaliste
33:37qui va vous demander
33:38un papier
33:38qui est chez
33:39l'expert comptable,
33:39qui ne connaît pas
33:40tout sur vous
33:40parce qu'il ne fait
33:41pas votre paye,
33:42qui n'est pas aussi
33:42non plus votre banquier,
33:43donc il n'a pas tout
33:44sur vous.
33:44Et donc nous,
33:45l'idée,
33:45c'est d'avoir tout
33:46au même endroit
33:47et c'est ce qu'on construit
33:48chez LegalPlace
33:48et c'est ça
33:49qu'on va financer
33:50avec une partie
33:51de l'argent qu'on lève.
33:51Et c'est ça
33:52que va apporter
33:52l'intelligence artificielle.
33:54Exactement.
33:54Oui.
33:55Et donc,
33:55c'est une vraie révolution
33:56de l'intelligence artificielle
33:57pour ça,
33:58dans le sens où,
34:00comme disait
34:01Bruno Patineau,
34:01le patron d'Arte,
34:02on aura tout sur...
34:05Il peut trouver...
34:07Il peut nous...
34:08Comment dire ?
34:08Il peut nous fournir
34:09tout ce qu'on veut.
34:10on devient
34:11sa relation principale.
34:13Ça devient vraiment
34:14notre assistant.
34:16Aujourd'hui,
34:16il y a énormément de gens
34:17qui se font
34:18leur thérapie
34:19sur Tchad GPT.
34:22Nous,
34:22on est sur la partie
34:23administrative
34:23et le but,
34:24c'est qu'on soit vraiment
34:24l'accompagnateur
34:26administratif
34:26qui connaît un peu tout
34:27sur l'administratif français,
34:29le juridique
34:30et le comptable
34:30pour l'entrepreneur.
34:31Et c'est un luxe énorme
34:32parce que l'entrepreneur,
34:33jusqu'ici,
34:33n'avait pas accès
34:34à quelqu'un H24
34:35présent dans sa poche
34:37capable de répondre
34:38à tous ses questionnements.
34:40Il réservait ses questions
34:41aux petits rendez-vous
34:43mensuels
34:43qu'il a avec son expert
34:44comptable,
34:44par exemple.
34:45Aujourd'hui,
34:45le but,
34:46c'est de donner cet accès-là
34:48instantanément,
34:48tout le temps.
34:49Ok,
34:49mais si j'ai envie
34:49de parler à quelqu'un,
34:50est-ce que je peux
34:50parler à quelqu'un
34:51chez vous ?
34:51Oui.
34:52Pas beaucoup
34:53parce que vous avez
34:54300 000 entreprises,
34:56donc à peu près 20%
34:57des créations d'entreprises
34:58qui passent par chez vous,
34:59ça fait beaucoup.
35:01Mais vous avez 250 salariés,
35:03j'imagine que c'est
35:03quand même compliqué
35:04d'avoir une réponse
35:06si j'ai envie
35:06de parler à quelqu'un.
35:08C'est compliqué
35:09si vous n'avez pas
35:11déjà une première ligne
35:12où l'IA pouvait répondre
35:14à une partie
35:14des questionnements
35:15et que ça n'escalade
35:17que quand c'est nécessaire,
35:18que quand le client
35:18le demande
35:19et veut vraiment un humain.
35:20Parfois,
35:21la partie humaine
35:21apporte un réconfort
35:22psychologique important,
35:23une rassurance
35:24parce que c'est un humain
35:25qui l'a dit,
35:26c'est important pour moi.
35:27Mais ce n'est pas
35:2710 questions sur 10
35:29où je vais avoir besoin
35:30de cet humain-là.
35:31Il y en a plein
35:31qui sont des micro-questions
35:33sur lesquelles
35:33je vais me satisfaire,
35:34qui n'ont pas
35:34un enjeu énorme.
35:36Et aujourd'hui,
35:37les clients sont
35:37plutôt intelligents
35:38quand ils demandent
35:40un accès à un humain.
35:42Ils le feront
35:43avec le dosage
35:44qu'il faut.
35:45Donc là,
35:46vous avez été,
35:47vous,
35:47financé par qui ?
35:48Et là,
35:49vous avez levé
35:4970 millions d'euros
35:50qui est quand même
35:51une somme
35:52auprès en plus,
35:52je crois,
35:53de nouveaux investisseurs.
35:55Et comment va se passer
35:56cette fusion
35:57avec votre concurrent ?
35:59Parce que même si
36:00vous êtes deux boîtes
36:01dans la tech,
36:01dans la Legal Tech,
36:03c'est quand même
36:03c'était votre concurrent.
36:04c'est jamais très facile
36:05un rapprochement
36:06ou une fusion
36:07parce qu'en plus,
36:08c'est vous qui prenez
36:08le contrôle.
36:09Pour l'anecdote,
36:10ce concurrent-là,
36:11donc Legal Start,
36:12était notre voisin de rue.
36:13On était à quelques numéros
36:15sur la même rue.
36:16On se connaît depuis un moment.
36:17Et en fait,
36:19ce qui nous finance,
36:20c'est des fonds français
36:22institutionnels connus.
36:24Donc Eurasio,
36:25Xange,
36:25c'est des fonds historiques
36:26qui sont chez nous
36:27depuis quatre ans
36:28et qui ont remis
36:28pour cette opération-là.
36:29et c'est rajouter
36:30un nouveau fonds
36:31qui s'appelle
36:31Move Capital,
36:32qui est un nouveau fonds français
36:33qu'on est ravis d'accueillir
36:34aujourd'hui dans le capital.
36:35Donc ça,
36:36c'est le financement.
36:37À côté de ça,
36:37il y a bien sûr
36:38d'autres petits fonds
36:39qu'on ne considère pas ici
36:40mais qui sont importants
36:41dans notre développement.
36:43Culturellement,
36:43ce qui est très intéressant,
36:44c'est que Legal Start,
36:45c'est une boîte rentable
36:45depuis un moment.
36:47Ah, ça c'est rare.
36:47Oui, ça c'est rare,
36:48exactement.
36:49Vous gagnez combien ?
36:50Comment ?
36:51Vous gagnez combien ?
36:52Moi, personnellement ?
36:53Non.
36:53Ben, répondez.
36:55Si vous voulez répondre,
36:57Rassem, vas-y,
36:58allez-y.
36:58Répondez, oui.
36:59Vous vous payez combien ?
37:00Tiens.
37:01Je me paye dans le benchmark
37:03des dirigeants français
37:04de ma taille,
37:05en fait.
37:05Ce n'est pas beaucoup plus.
37:07Pas de Patrick Poyané, non ?
37:08Non.
37:09Mais en fait,
37:11Legal Start,
37:11c'était une boîte qui était rentable,
37:12ce qui rajoute un ADN
37:13qui est très intéressant pour nous
37:14parce qu'avoir des salariés
37:16qui ont l'habitude
37:17d'avoir une boîte rentable...
37:18C'est un levier qui a créé ça,
37:19non, au départ ?
37:20C'était un des trois cofondateurs,
37:22mais les deux principaux fondateurs,
37:24c'est Timothée et Pierre
37:25qui ont lancé ça.
37:27Lui, il avait quitté
37:28à l'aventure assez tôt.
37:29Et en fait,
37:30quand vos dirigeants
37:31ont la culture
37:32de la rentabilité,
37:34ça facilite beaucoup
37:35les décisions aujourd'hui
37:36parce qu'aujourd'hui,
37:36la rentabilité est clé.
37:38Cash is king,
37:38comme on dit.
37:39Et donc,
37:40ça fait partie de cet ADN
37:42qu'on va rajouter
37:43à Legal Play,
37:44c'est qu'il y a un apport pour nous.
37:46Et donc,
37:47vous reprenez tout le monde.
37:50Vous avez combien ?
37:51250 salariés ?
37:52Il y a combien de salariés
37:53chez Legal Start ?
37:53170.
37:55Donc,
37:55là,
37:55vous attenez 400,
37:56grosse moto.
37:58Entre 4 et 500.
37:58Oui,
37:59entre 4 et 500.
37:59Vous allez garder tout le monde ?
38:01Ça fait beaucoup.
38:03Il y en a qui...
38:04Alors,
38:05la grosse majorité,
38:06oui.
38:06Il se trouve que nous,
38:07chez Legal Play,
38:08on a fait le choix,
38:09et je pense aussi de l'autre côté,
38:10de geler des recrutements
38:11depuis un moment
38:11en anticipation
38:12de cette opération-là
38:13en disant que
38:14l'opération arrive,
38:16on gèle le recrutement
38:16parce qu'on aura des équipes
38:17en renfort
38:18qui vont nous rejoindre.
38:20Legal Start a de très belles équipes.
38:22Là,
38:22on est en train
38:23de prendre connaissance
38:24des deux équipes
38:24des deux côtés,
38:25etc.
38:25L'intégration a déjà commencé.
38:27D'ailleurs,
38:27vous avez dit...
38:28Alors oui,
38:28c'est un sujet d'intégration
38:29qui est toujours
38:30un peu complexe,
38:31mais quand on vient
38:32du même métier,
38:33quand on connaît
38:33le métier de l'autre,
38:34l'un et l'autre,
38:35c'est beaucoup plus fluide
38:36parce qu'on prend
38:38les meilleures astuces,
38:39les meilleures techniques
38:40des deux côtés,
38:40on les fusionne,
38:41on connaît parfaitement
38:42le métier,
38:43il n'y a pas de choc culturel,
38:44ce n'est pas un énorme groupe
38:46français
38:46d'un siècle
38:47qui achète
38:48une pépite
38:49de boîte jeune
38:50qui a 30 ans
38:51de moyenne d'âge.
38:52On a les moyennes d'âge
38:53qui sont similaires,
38:54on a les mêmes cultures.
38:55C'est assez rare
38:56dans la tech,
38:57en fait,
38:57d'avoir deux équipes jeunes
38:59comme ça,
39:00une qui rachète l'autre.
39:01Honnêtement,
39:02moi,
39:02j'en ai peu vu
39:03ici sur ce plateau.
39:04C'est assez rare
39:05et d'ailleurs,
39:06c'est pour ça
39:06que beaucoup de journalistes
39:08s'y intéressent
39:08parce qu'on ne voit pas ça
39:09beaucoup en France.
39:10Mais moi,
39:10je pense qu'à partir
39:11de fin 2026,
39:12début 2027,
39:13il y aura beaucoup
39:13plus de consolidation
39:14que jusqu'ici.
39:15Je pense qu'il y a
39:16une opération
39:16qui est similaire un peu,
39:17c'était Doctolib
39:18qui avait racheté
39:18à l'époque
39:19Mon Docteur.
39:20Oui,
39:20c'est vrai.
39:21Mais il faut remonter
39:22beaucoup d'années
39:23pour trouver
39:24quelque chose de similaire.
39:25Et à la limite,
39:26la question qu'on peut se poser,
39:27c'est pourquoi
39:28est-ce que vous avez voulu
39:30ne pas faire
39:31de la croissance organique ?
39:33Pourquoi racheter
39:34votre concurrent ?
39:35Alors,
39:35ça fait disparaître
39:36votre concurrent.
39:37C'est une très bonne question.
39:38Déjà,
39:39on ne veut pas faire disparaître
39:39le concurrent
39:40parce que la marque va rester.
39:43LegalPlace,
39:43LegalStar,
39:44et LS Comta ?
39:46Exactement,
39:47qui va rester aussi.
39:48Et ComtaPlace
39:48qui est l'équivalent chez nous.
39:50En fait,
39:50ce qui est intéressant
39:51dans cette histoire,
39:53c'est que les deux marques
39:53sont très puissantes,
39:54donc il n'y a pas une marque
39:55qui est plus forte que l'autre,
39:56donc on garde les deux.
40:00Pourquoi c'est vous
40:00qui avez racheté
40:01et pas l'inverse ?
40:01En fait,
40:02vous parliez
40:03de croissance externe
40:04versus croissance organique.
40:05En fait,
40:05on fait les deux
40:06parce qu'on a fait
40:0760% de croissance
40:08en 2025
40:08versus 2024,
40:10donc c'est une hyper croissance,
40:1265% même.
40:13On est sur une bonne tendance
40:15au-delà même
40:15de cette acquisition-là
40:16sur l'année de 2026,
40:18mais c'est une opportunité
40:19pour nous
40:19qui est très logique
40:20dans le sens où
40:21on vient du légal
40:22tous les deux,
40:23on est sur un marché
40:23de l'entrepreneur
40:24où il y a des acteurs
40:25qui viennent du comptable,
40:26des acteurs qui viennent
40:27de la banque en ligne
40:28ou de la néobanque,
40:29et puis il y a nous
40:30qui venons du légal.
40:31Et en fait,
40:31c'est beaucoup plus intelligent
40:32pour nous
40:32de rassembler les deux forces
40:34au lieu de se disperser,
40:35à se battre entre nous
40:37et créer une force
40:38très importante
40:39qui peut créer un géant
40:40dans ce secteur
40:42de l'entrepreneuriat français,
40:43sachant que derrière,
40:44ça accélère aussi
40:45notre roadmap.
40:45Et dans notre roadmap,
40:46il y a l'Europe,
40:47le fait d'avoir fait
40:48cette opération-là.
40:48C'est la question, j'allais dire,
40:49c'est quoi la next step,
40:50c'est quoi la...
40:51Razem Fazi,
40:52c'est quoi votre ambition ?
40:53En fait, la next step,
40:53c'est que ça nous accélère
40:54beaucoup sur les investissements
40:55en IA qu'on voulait faire
40:56parce que d'un coup,
40:57on est deux fois plus gros,
40:58on peut faire plus d'investissements
40:59que prévu,
41:00et de deux,
41:00on peut aller vers l'Europe
41:01plus vite
41:01parce qu'on n'aura pas
41:02à se battre
41:03avec nos concurrents français
41:05plus longtemps encore.
41:07Et donc, l'Europe,
41:07c'est un terrain de jeu
41:08pour nous qui est hyper intéressant
41:09qui va arriver
41:09dans les deux prochaines années.
41:11Et vous commencez par quoi ?
41:12Par où ?
41:13C'est une très bonne question,
41:14mais ça sera certainement
41:15un pays voisin,
41:16limitrophe,
41:17entre Allemagne et Italie.
41:18Oui, on est en Europe,
41:18je ne pense pas
41:19que vous allez faire ça en Hongrie.
41:20Non, ce sera Allemagne,
41:23Hispagne, Italie,
41:23un de ces pays-là.
41:25L'arrivée de l'intelligence artificielle,
41:27c'est presque ça
41:29qui vous a bousculé,
41:30qui fait que vous avez dit
41:32qu'il faut faire plein d'investissements.
41:34Donc, on va essayer
41:35de grossir
41:36et d'où le rachat
41:37quand même important pour vous.
41:39C'est une table très importante.
41:40C'est une bonne question.
41:43Avec l'avènement de l'IA,
41:44il y a beaucoup d'acteurs SaaS
41:45qui sont en difficulté aujourd'hui.
41:47Alors, les acteurs SaaS,
41:48expliquez ce que c'est.
41:48Oui, le SaaS,
41:49c'est le Software as a Service
41:50et tous les logiciels
41:51qu'on connaît aujourd'hui,
41:52les Salesforce,
41:53les HubSpot, etc.,
41:55que tout le monde utilise
41:55tous les jours,
41:56qui est devenu un peu
41:56le business model
41:57le plus sexy de l'histoire.
42:00Tous les investisseurs
42:01adorent les SaaS,
42:01qui valent très cher, etc.
42:03Et d'un coup, l'IA est arrivée
42:04et a fait un énorme coup
42:05sur la valorisation
42:06de ces sociétés SaaS.
42:07Aujourd'hui, le software
42:08a perdu 15-20% de sa valeur
42:10aux États-Unis
42:11parce qu'aujourd'hui,
42:12c'est quelqu'un,
42:13un jeune de 19 ans
42:15avec une IA et du code
42:17peut recoder beaucoup.
42:18C'est ce que pense le marché.
42:20Je parle de ce que le marché pense.
42:21Et en fait, nous,
42:22on n'a jamais été vraiment
42:23un acteur purement software
42:24parce qu'il y avait
42:25le côté humain.
42:25Donc, on était
42:26une société de service
42:28mais qui fonctionne
42:30avec de la tech.
42:31Et d'un coup,
42:32notre catégorie devient sexy
42:34parce que le côté humain
42:35fait qu'on ne peut pas
42:37reproduire LegalPlace
42:38avec un petit codeur
42:39de 19 ans
42:40en une semaine.
42:41Et donc,
42:42la défensabilité
42:43d'un acteur comme nous
42:44devient beaucoup plus forte.
42:45Donc, l'avènement de l'IA
42:46a bousculé notre marché
42:47et a donné l'appétit
42:48aux investisseurs
42:49d'investir dans LegalPlace
42:51pour cette opération-là.
42:52D'accord.
42:53Donc, c'est vraiment simple.
42:55Vous avez d'autres concurrents
42:56qui restent encore
42:57en ligne de mire pour vous ?
42:59Pas exactement
43:00dans notre segment.
43:01En même temps,
43:02la question qu'on peut se poser,
43:03c'est que vous,
43:05que ce soit des cabinets d'avocats,
43:07que ce soit des experts comptables,
43:09que ce soit des big hits,
43:11etc.,
43:12ils ont quand même,
43:14eux aussi,
43:14ils se développent beaucoup
43:15dans la LegalTech.
43:17Donc, la concurrence,
43:18elle vient surtout de là
43:18parce que vous,
43:19vous les avez dominés
43:21dans un premier temps
43:22mais là,
43:22ils vont vous rattraper.
43:23C'est ça le danger.
43:24Déjà, on ne domine pas
43:25parce qu'à 20% du marché,
43:28il reste encore de la place
43:29pour beaucoup de monde.
43:30Le marché est plutôt gros
43:31si on prend la compta,
43:33le Legal, etc.
43:34Vous avez raison,
43:35les acteurs traditionnels
43:36du marché vont s'adapter
43:37parce qu'il y aura
43:37des outils,
43:39des logiciels
43:39faits pour eux
43:40qui vont améliorer
43:41leur productivité
43:41et j'espère du coup
43:42leur service pour le...
43:43En fait, le gagnant final,
43:44ça va être le consommateur
43:45qui est l'entrepreneur
43:46dans notre marché
43:46qui va avoir
43:47une multitude d'offres.
43:49Certains vont préférer
43:50un truc hyper automatisé
43:51comme le nôtre
43:52et vont augmenter
43:53notre part de marché
43:54et puis d'autres vont aller
43:55chez des avocats
43:56ou des experts comptables,
43:57des juristes.
43:58Aujourd'hui,
43:59il y a plein d'acteurs
44:00qui peuvent faire
44:01ce qu'on fait
44:02et qui vont être dotés
44:03de nouveaux outils.
44:04Vous, au départ,
44:05c'est la création d'entreprise,
44:06c'est-à-dire je veux créer
44:06ma boîte,
44:07je vais chez vous.
44:09Legal Start,
44:10c'est aussi des entreprises
44:11un peu plus développées.
44:12Vous, maintenant,
44:12vous visez
44:13de remonter sur la chaîne
44:15ou vous restez
44:16sur ce positionnement.
44:18C'est ce qui fait votre force.
44:19C'est ce qui fait notre force,
44:20c'est notre spécialité
44:20et c'est un gros marché.
44:21Et puis, ce sont des jeunes
44:22comme vous ?
44:23Non, vous détrompez-vous.
44:25C'est très, très réparti.
44:26C'est entre...
44:28La moyenne d'âge
44:29d'un entrepreneur
44:29chez nous,
44:30elle est plutôt
44:32autour de 40.
44:34Donc, c'est...
44:35Pour arriver à avoir
44:37de quoi créer une société
44:38un peu de capital,
44:39de la connaissance,
44:39du réseau,
44:40de la maturité,
44:41la capacité aussi
44:42à se prendre des risques
44:44sans trop se mettre
44:46dans une position difficile,
44:47il faut un certain âge
44:48pour pouvoir rentrer dedans.
44:49Donc, il y a quelques-uns
44:50qui démarrent à 20 ans.
44:51La majorité,
44:52c'est quand même
44:52à partir de 35 et plus.
44:54Oui, d'accord.
44:55OK.
44:55Vous avez deux autres associés,
44:58Mehdi Oushalal
44:59et Samuel Goldstein.
45:01Vous avez intégré
45:04les associés
45:05de Legal Start
45:05ou alors c'est vous
45:06qui restez
45:07les trois piliers
45:08du nouveau groupe ?
45:10Les associés fondateurs
45:11de Legal Start
45:12s'en vont.
45:12Ils vont assurer
45:13une transition
45:14et ils vont partir.
45:14c'est une opération
45:16de vente
45:16donc ils ont vendu
45:18complètement leurs actifs.
45:20Et donc,
45:20c'est vous qui reprenez
45:21le dessus ?
45:21Exactement,
45:22ce qui facilite beaucoup
45:23la gouvernance
45:24d'une société.
45:24Absolument,
45:25c'était l'objectif
45:26de ma question
45:26parce que c'est souvent
45:28le deal.
45:29La valorisation
45:30parce que la valorisation
45:32des Legal Tech,
45:33c'était up and down.
45:34C'est-à-dire qu'effectivement,
45:35ça dépend du...
45:38J'ai l'impression
45:38de l'humeur des marchés
45:40comme toujours.
45:41Mais là,
45:41vous avez valorisé
45:42combien à peu près ?
45:43Là,
45:43on ne communique pas
45:44sur la valorisation
45:44mais on est sur
45:45des valorisations
45:45qui sont bonnes
45:46et qui,
45:47je pense,
45:47sont records
45:48pour la Legal Tech française.
45:49On n'a pas...
45:50A ma connaissance,
45:51il n'y a pas...
45:51mais grosso modo,
45:52vous n'êtes pas encore
45:52une licorne,
45:53évidemment,
45:53non ?
45:53Pas encore une licorne.
45:54Non ?
45:54Pas loin ?
45:56Pas encore,
45:57mais je pense que
45:57c'est la prochaine phase.
45:59C'est ce à quoi
46:00on va aspirer maintenant.
46:01Oui,
46:01et ça,
46:02c'est pour commander
46:02en combien de temps ?
46:04Peut-être trois ans ?
46:05Oui.
46:06Qu'est-ce qu'il faut ?
46:07Peut-être...
46:11Ce marché des entrepreneurs,
46:12aujourd'hui,
46:13vous le sentez comment ?
46:14Vous-même étant entrepreneur,
46:16vous avez quel âge ?
46:16J'aurais dû commencer par ça.
46:1736.
46:1736,
46:18donc vous commencez
46:19à être vieux.
46:19Mais c'est les entrepreneurs
46:22que vous avez,
46:23c'est la moyenne d'âge,
46:24c'est à peu près quoi ?
46:24Vous avez dit 40 ans ?
46:25Oui,
46:2635 et 40.
46:27Première création d'entreprise ?
46:29Deuxième création ?
46:29c'est beaucoup une deuxième.
46:30Et c'est des vraies créations
46:31d'entreprise
46:32ou c'est des salariés
46:33parce qu'aujourd'hui,
46:35on vous demande
46:35de créer votre entreprise ?
46:36Souvent,
46:36les entreprises,
46:37c'est une manière
46:38de payer moins
46:38de cotisations sociales.
46:39C'est quoi ?
46:41Si on fait une typologie ?
46:42Il y a beaucoup de gens
46:44qui vont tester
46:45déjà leur appétence
46:46à être entrepreneur.
46:47On ne sait pas
46:47si on est fait
46:48pour l'être ou pas
46:48avant de tester.
46:50D'ailleurs,
46:50nous,
46:51on facilite ce test-là.
46:52Donc,
46:53j'invite un max de gens
46:54à juste voir
46:54s'ils sont faits pour
46:55avec un mini-projet
46:56à côté de son envol.
46:57C'est quoi votre test,
46:58alors ?
46:59Il y a beaucoup de gens
47:00qui ont des idées
47:01d'e-commerce,
47:02qui vont monter
47:03un petit shop en ligne
47:04avec Shopify ou autre,
47:06qui ont une idée
47:07de prestation de service.
47:08Il y a un expertise
47:09qu'ils maîtrisent bien.
47:10Ils peuvent faire à côté
47:11quelques prestations
47:12de service,
47:13etc.
47:14En fait,
47:15en gros,
47:15en France,
47:15quand vous prenez
47:16l'INSEE
47:17qui est à peu près
47:17les mêmes stats que nous,
47:19c'est une partie,
47:2015-20% des freelances
47:21de knowledge economy,
47:23donc le marché de connaissances.
47:25Donc,
47:25ça va être des designers,
47:27les développeurs,
47:27les consultants,
47:28tous les experts
47:29qui ont un métier intellectuel.
47:31De l'autre côté,
47:32l'autre extrême,
47:32vous avez tout le blue color,
47:34donc l'école bleue,
47:35donc tous les artisans de France,
47:36c'est des entrepreneurs,
47:37beaucoup doivent créer.
47:38Donc,
47:39ça va être les peintres,
47:40les artisans
47:41qu'on connaît tous.
47:43Et ensuite,
47:43au milieu,
47:44vous allez avoir
47:44beaucoup de sociétés
47:45de commerce de proximité,
47:47de commerce en ligne
47:49et puis,
47:50plein d'autres types
47:50de boîtes diverses
47:52et variées
47:52qu'on connaît,
47:53qui ne sont pas
47:54représentatives,
47:56qui ont une masse
47:57peut-être de 15-20%,
47:59on va dire,
47:59c'est des activités autres
48:01qui sont ni là,
48:01non.
48:02Donc,
48:02ça,
48:03c'est à peu près
48:03l'économie telle qu'elle existe
48:05et c'est à peu près
48:06les créateurs d'entreprises
48:07qui viennent chez nous.
48:08Ce qui fait qu'on doit
48:08s'adapter à des typologies
48:10très différentes
48:10parce qu'il y a des gens
48:11qui sont très,
48:13très éduqués,
48:13diplômés,
48:14etc.,
48:15qui lisent tout ce que
48:15vous leur envoyez
48:16et qui peuvent être autonomes.
48:18Puis,
48:18il y a des gens
48:18qui sont sur chantier,
48:20qui n'ont pas le temps
48:20de lire
48:21et qui veulent parler
48:22à quelqu'un
48:23parce qu'ils s'en passent
48:24devant un PC
48:24confortablement installés.
48:26Et puis,
48:26il y a aussi
48:26la vieille France
48:27où c'est l'épouse
48:29qui gère l'administratif
48:30de l'entrepreneur
48:31qui font à deux
48:32à peu près.
48:32Enfin,
48:33on dit entrepreneur
48:34que pour l'homme
48:35mais en fait,
48:35il y a la femme
48:36dans l'ombre derrière
48:37qui est en train
48:38de gérer l'administratif.
48:38C'est bien votre expression
48:39de la vieille France.
48:40On va l'utiliser.
48:43Donc,
48:43c'est des clichés
48:44mais qui existent
48:45beaucoup
48:45et on les connaît bien.
48:47Donc,
48:47ça,
48:47c'est les typologies.
48:48Il y a à peu près tout.
48:49Est-ce que,
48:51ce sera ma dernière question,
48:52en termes de Legal Tech,
48:53vous disiez que
48:54la prochaine étape,
48:54maintenant ça y est,
48:55vous avez racheté
48:56votre concurrent.
48:57Vous avez les moyens
48:57d'investir
48:59dans l'intelligence artificielle
49:00parce que c'est complètement
49:01en train de changer
49:02un peu votre,
49:04même votre business,
49:05on peut dire ça comme ça.
49:06Les Allemands,
49:07ils sont comment ?
49:08Ils sont en avance
49:09sur vous
49:10en termes de Legal Tech.
49:12Les Italiens,
49:13juste pour avoir une idée
49:14d'où se positionne la France,
49:16je crois qu'on est plutôt
49:17pas trop mauvais.
49:17On est plutôt très bons
49:19dans ce segment-là
49:20du marché
49:20par rapport au reste d'Europe.
49:21C'est pour ça que pour nous
49:22c'était important
49:22de prendre le lead
49:23sur la France
49:24avant d'aller en Europe
49:26pour ne pas se disperser
49:27parce qu'aller en Europe
49:28et ensuite perdre
49:28le marché français,
49:29ça n'aurait été
49:30pas très intelligent.
49:31Mais on est très bons.
49:33J'exclus l'Angleterre
49:34qui n'a pas le même droit.
49:35Non,
49:35c'est pour ça
49:36que ça n'est pas parlé,
49:37même si vous avez fait Cambridge.
49:39C'est un autre monde.
49:39C'est un autre univers.
49:41Vous arrivez
49:43juste
49:44à trouver
49:44les ingénieurs suffisants
49:45pour développer
49:46vos technologies,
49:48Raphaël Falzi ?
49:49Oui.
49:50La France,
49:50c'est un très bon pays
49:52d'ingénieurs.
49:52Je pense qu'il en faut
49:53même plus qu'aujourd'hui
49:54mais déjà,
49:55il y en a suffisamment.
49:56Après,
49:57on se bat tous
49:57sur les mêmes ingénieurs
49:58donc il faut vendre
49:59le bon projet.
50:00Notre chance aujourd'hui,
50:01c'est que la composante IA
50:02est devenue cœur
50:03à notre métier
50:03et c'est ce que veulent
50:04beaucoup d'ingénieurs.
50:05Ça attire tout le monde.
50:07Les gens veulent plutôt
50:08gagner dans la bataille
50:10de l'IA
50:10en construisant
50:11les futurs produits IA
50:13plutôt que se faire remplacer
50:14par l'IA.
50:17Mais la France
50:17est un très bon pays
50:18d'ingénieurs
50:18où on a les talents
50:19qu'il faut.
50:19Et donc vous arrivez
50:20à recruter suffisamment
50:22où on ne vous les pique pas
50:24et vous les payez bien ?
50:25On les paye bien,
50:25il faut bien payer
50:26mais les gens ne restent pas
50:27ou ne partent pas
50:28pour le salaire.
50:29Souvent,
50:30c'est plutôt pour le projet
50:31et le manager en face
50:32donc il faut faire gaffe
50:33à ce que les gens
50:34soient bien managés
50:35et qu'ils n'aient pas...
50:36L'envie d'aller ailleurs
50:37parce que j'imagine
50:38vous leur donnez des actions
50:38en remunération.
50:40Une grande partie
50:41des salariés
50:41de LegalPlace
50:42sont actionnaires.
50:43Ils ont combien ?
50:44C'est variable,
50:45il y a une politique
50:45selon le salaire,
50:46c'est proportionnel.
50:47Non mais au total ?
50:48Au total,
50:49je n'ai pas le chiffre exact
50:50mais je pense qu'on n'est pas
50:51loin de 10%.
50:52D'accord.
50:53Et vous,
50:53vous avez combien ?
50:54On ne communique pas sur ça.
50:56Pourquoi ?
50:57C'est la politique
50:58du bord des actionnaires
51:00donc je respecte.
51:01Vous êtes...
51:01Je respecte,
51:02c'est lui qui décide.
51:03C'est pas mal,
51:04je respecte,
51:04vous vous respectez vous-même.
51:07Fait un tiers
51:07ou vous êtes plus que les autres
51:09ou les autres ?
51:09Les investisseurs
51:10ont quasiment la moitié
51:12et l'autre moitié
51:13c'est fondateur
51:14et salarié.
51:15D'accord,
51:15ok.
51:16Début de réponse,
51:17ce sera pour la prochaine fois.
51:18Merci beaucoup
51:19en tous les cas
51:20et puis voilà,
51:21c'est la naissance
51:22d'un numéro un
51:23du LegalTech.
51:24Merci beaucoup
51:25d'avoir été avec nous
51:26Rassam Fadzi,
51:27co-fondateur,
51:28vous l'avez compris
51:28et CEO de LegalPlace
51:30qui nous vient donc
51:31d'absorber LegalSat.
51:33Voilà,
51:33c'est la fin de ce 18-19.
51:34Tout de suite,
51:35vous retrouvez Stéphanie Collot
51:36pour son journal de l'écho.
51:38Très bonne soirée.
51:41Le 18-19
51:43d'Edwis Chevrillon
51:44sur BFM Business.
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