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  • il y a 21 heures
Ce jeudi 18 juin, Raphaël Legendre a reçu Marlyn Vilardebo, présidente et fondatrice d'Origami&Co, Philippe Trainar, professeur honoraire au Cnam et membre du Cercle des Économistes, et Jean-Charles Simon, président de Propriété et Libertés, dans l'émission Les Experts sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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00:06BFM Business et la Tribune présente
00:09Les experts, Raphaël Lejean
00:11Bonjour, il est 9h passé de 31 minutes, vous êtes en direct sur BFM Business, c'est les experts.
00:16On est ensemble pour une heure de débat et de controverse, pour décrypter l'actualité économique du jour, bien sûr.
00:23Emmanuel Macron a clôturé hier un G7 réussi, selon les observateurs,
00:27avec pas moins de 9 communiqués signés sur la croissance, les migrations, l'intelligence artificielle ou encore les minerais critiques,
00:34avec globalement un retour des Etats-Unis dans le concert des nations
00:38et un accord sur le diagnostic des grands déséquilibres mondiaux.
00:43La Chine accumule les excédents, les Etats-Unis les déficits et l'Europe l'épargne.
00:49Mais qui fera le premier pas pour rééquilibrer l'économie mondiale ?
00:53Et les droits de douane seront-ils une solution ou le meilleur moyen de précipiter la prochaine crise ?
00:59Voilà pour le premier débat ce matin avec mes experts.
01:02L'ambiance sera plus offensive du côté de Bruxelles, aujourd'hui,
01:06où se tient un conseil des chefs d'Etat et de gouvernement,
01:09qui doit décider si oui ou non il est temps de sortir les armes face à Pékin et Washington,
01:17dégainer un bazooka commercial européen, quitte à subir des représailles des deux côtés.
01:24Ce sera le deuxième débat aujourd'hui.
01:27Et puis on parlera aussi de l'économie française, avec la note de l'INSEE publiée ce matin.
01:32Une économie qui refuse de s'effondrer.
01:34L'INSEE prévoit 0,3 point de croissance au deuxième trimestre,
01:38là où la Banque de France voyait une économie stable.
01:41Une petite croissance portée par l'industrie.
01:44Ça c'est la bonne nouvelle.
01:45On va voir ce qu'en pensent mes experts aujourd'hui.
01:48Et puis on finira par parler retraite.
01:50Peut-on ajouter un étage de capitalisation sans faire payer deux fois les actifs ?
01:56L'AFG, l'Association française de gestion financière,
01:59vient de sortir un livre blanc en donnant une boîte à outils pour y arriver.
02:04Voilà pour le programme du jour.
02:05Il est 9h passé de 33 minutes.
02:07C'est les experts.
02:08Allez, c'est parti.
02:12Et pour parler de tous ces sujets, j'ai le plaisir d'accueillir sur le plateau
02:15Marie-Lyne Villard-des-Beaux.
02:17Bonjour Marie-Lyne.
02:18Bonjour.
02:18Présidente fondatrice d'Origami Enko,
02:20grande spécialiste de la question des retraites.
02:23Vous allez nous éclairer tout à l'heure.
02:24À côté de vous, Philippe Trénard.
02:26Bonjour.
02:26Bonjour Raphaël.
02:27Professeur Honoré Rocknam, membre du Cercle des économistes.
02:30Et Jean-Charles Simon.
02:31Bonjour Jean-Charles.
02:32Président de Propriété et Liberté.
02:35Alors je le disais, le premier sujet du jour,
02:37c'est évidemment le G7 qui a clôturé ses portées hier à Evian.
02:41Avant le dîner spectaculaire à Versailles hier,
02:45où a été signé le protocole de cesser le feu entre l'Iran et les États-Unis.
02:51Alors je le disais, neuf textes,
02:52tous endossés par les chefs d'État et de gouvernement sur différents sujets.
02:57Mais surtout, je voulais qu'on s'arrête une seconde sur les grands déséquilibres mondiaux.
03:01Les membres du G7 se sont accordés sur le constat que les États-Unis accumulaient des déficits qui n'étaient
03:11pas supportables.
03:12Les Chinois, des surplus qui se déversaient sur le monde entier.
03:16Tandis que l'Europe avait un surplus d'épargne de son côté.
03:21Premier mot d'abord, premier tour de table sur ce G7.
03:25Économiquement, évidemment il était question de beaucoup de géopolitique,
03:27mais économiquement, est-ce que c'est une réussite Jean-Charles Simon ?
03:30Je ne vois pas vraiment de choses concrètes, c'est rare d'ailleurs dans les G7,
03:33mais je ne vois pas vraiment de choses concrètes.
03:35Le simple fait de s'être mis d'accord et d'avoir des communiqués...
03:38Déjà, avoir les États-Unis à la table, ce qui n'était pas complètement gagné d'avance,
03:42c'était évidemment indispensable pour que c'est un peu de portée.
03:46Et je pense que le problème de ces constats de déséquilibre que vous faites,
03:51il ne porte en fait aucune conséquence sur les attitudes des uns et des autres.
03:56C'est-à-dire que la Chine ne va pas s'arrêter en matière d'offensives commerciales et industrielles.
04:02Avec l'Europe, elle est effectivement freinée par la politique de tarifs américaines
04:07qui elle-même est remise en cause par la justice.
04:13Mais fondamentalement, chacun reste dans son couloir de nage.
04:16Et du côté de l'Union européenne, ce qui m'embête, c'est qu'en fait,
04:19on pense toujours à se dire, voilà, on est un peu victime de ceci, cela.
04:22Donc, il faudrait que nous-mêmes, on devienne un peu protectionnistes potentiellement pour le faire.
04:28Contrairement à nos intérêts commerciaux de beaucoup de puissances qui réussissent bien.
04:31La France ne réussit pas bien, mais l'Allemagne, l'Italie, les Pays-Bas, d'autres réussissent très bien
04:35en matière d'échanges extérieurs de biens.
04:37Donc, je pense que le sujet principal que l'Europe devrait regarder,
04:40c'est pourquoi elle met des règles, en fait,
04:44elle accuse de concurrence déloyale les autres zones,
04:46mais elle met elle-même des règles extrêmement dures sur ses producteurs.
04:50Et elle devrait peut-être réfléchir à envisager d'assouplir un certain nombre de règles.
04:55Parce qu'on se retrouve dans une situation paradoxale sur un certain nombre de sujets
04:58dans lesquels on accepte, on importe des biens produits
05:03avec des normes sociales, environnementales, qui sont impossibles à ce qu'on pratique,
05:08et donc qui sont impossibles à utiliser en France.
05:10Mais on consomme bien ces produits en Europe telle qu'elle.
05:14Et juste un mot sur l'épargne.
05:15Je suis toujours un peu surpris quand on parle,
05:17ça vient d'ailleurs dans plein de discours,
05:20c'est dans le rapport de Raghi, dans plein d'autres choses,
05:21de cette épargne, l'Europe a une épargne abondante.
05:25C'est une région riche du monde.
05:2730 000 milliards.
05:28Mais les ménages américains sont deux fois et demi plus riches.
05:32Deux fois et demi plus riches.
05:33Donc on oublie que la quantité, le stock,
05:36pas l'effort d'épargne des ménages, mais le stock...
05:39Ils ont plus de patrimoine, mais est-ce qu'ils ont plus d'épargne
05:41que les Européens et les Américains qui consomment beaucoup plus et s'endettent beaucoup plus ?
05:44Oui, mais ils ont beaucoup plus de stock d'épargne
05:46parce qu'ils sont beaucoup plus riches,
05:47parce qu'ils investissent beaucoup plus à long terme,
05:49parce qu'ils ont des retraites en capitalisation.
05:51Et donc ça, c'est un premier mot par rapport au thème de la fin.
05:55Mais ça, c'est quelque chose qui est souvent oublié.
05:58Les ordres de grandeur, c'est deux fois et demi, trois fois plus aux Etats-Unis qu'en Europe.
06:01Philippe, un mot sur le G7, le bilan.
06:03Pour compléter ce que dit Jean-Charles, je n'ai pas d'opposition majeure,
06:07je dirais d'abord, oui, le G7 est un succès à certains égards,
06:11parce que tout simplement, il montre aussi un Donald Trump,
06:14non point différent, mais un Donald Trump qui accepte un tout petit peu
06:18de discuter avec ses alliés.
06:20– Oui, c'est un peu le retour, voilà, j'en ai été salué, effectivement.
06:24– Deuxièmement, le constat des déséquilibres,
06:26oui, c'est un constat, mais au fond, comme le dit Jean-Charles,
06:29où est la recette ?
06:30C'est-à-dire, il n'y a pas une analyse des causes de déséquilibre.
06:33Les causes de déséquilibre, elles se trouvent aux Etats-Unis,
06:36elles se trouvent parce qu'on ne peut pas distinguer
06:39le rôle du dollar du déséquilibre américain.
06:43Elles se trouvent en Europe, comme l'a dit Jean-Charles,
06:47il y a quand même un problème.
06:48L'Europe épargne, soyons attention,
06:51le gros de l'épargne des Français, c'est par exemple
06:53de rembourser une dette immobilière quand même.
06:56Mais ils épargnent, mais ils n'investissent surtout pas en Europe,
07:00ils investissent ailleurs.
07:01Pourquoi n'est-ce pas intéressant d'investir en Europe ?
07:04Donc là, on se tourne.
07:05– C'est moins en table que d'investir aux Etats-Unis.
07:06– La fiscalité, la régulation, etc.
07:09Quant à la Chine, elle épargne parce qu'elle a un déséquilibre démographique,
07:14je ne sais pas très bien comment celui-ci on le corrige.
07:17Et deuxièmement, parce qu'elle fait au fond ce dont rêvent de faire
07:20beaucoup d'Européens, c'est de subventionner à outrance
07:23des industries, une industrie automobile, je ne sais pas quoi,
07:26des trucs dont on ne sait pas très bien si à terme,
07:28ils resteront ou non profitables.
07:30Donc ce qui manque au fond par derrière, c'est un peu l'analyse.
07:33Ce qu'on verrait bien dans ce G7, c'est de se tourner à un moment donné
07:36vers le FMI et de dire au FMI, faites-moi maintenant.
07:39Alors le FMI a donné l'essentiel quand même.
07:42Si on rassemble les différents documents de travail du FMI,
07:45on a le bilan.
07:47Mais faites-nous un petit rapport, petit, pédagogique,
07:50qui dise quelles sont d'abord les sources,
07:52même pas les recettes, mais les sources du ZEQI.
07:54Car une fois que vous les avez identifiées,
07:56bien évidemment, il est beaucoup plus aisé de parler des recettes.
08:00Et comme Jean-Charles, je ne pense pas que le protectionniste
08:03qui permet aux perdants de survivre soit la bonne recette
08:07pour être sûr de croître dans la vie.
08:08Bon, ça, on va y venir, parce que c'est le sujet du Conseil européen
08:11qui se tient aujourd'hui même à Bruxelles.
08:13Un sommet important, les Allemands, indiqués le Financial Times hier,
08:18se rapprochent de la position des Français
08:20sur la mise en place de barrières protectionnistes.
08:22On va voir si c'est une bonne idée ou pas.
08:25Marilyn Villard-Debault, vous êtes une grande spécialiste des retraites,
08:28conseillère, mais quand vous regardez le G7,
08:31quelle image vous en avez ? Qu'est-ce que vous en tirez ?
08:33Je rejoins dans les grandes lignes les propos de ces messieurs.
08:36Moi, je reste très terre-à-terre pour discuter quotidiennement
08:39avec des chefs d'entreprise.
08:42Donc, c'est très éloigné, évidemment, des préoccupations.
08:45Et je vous rejoins sur ce que vous avez dit au début.
08:47C'est des grands discours.
08:49Il peut y avoir des répercussions concrètes dans la vie des chefs d'entreprise,
08:53mais à 10 ans ou à 15 ans.
08:56Voilà.
08:56Deuxième point, c'est positif, effectivement, d'avoir plutôt un accord
09:02en espérant que ce cher président américain ne change pas d'avis dans 48 heures.
09:06Oui.
09:07Mais c'est plutôt positif.
09:09Voilà.
09:09Mais c'est très éloigné du quotidien des chefs d'entreprise.
09:12Qui doit faire le premier pas, Jean-Charles, pour rééquilibrer ?
09:14Est-ce que vous voyez un grand bloc ?
09:16Parce qu'on est quand même dans le regard de l'économie.
09:18Aujourd'hui, on est avec des blocs antagonistes, pas coopératifs.
09:21Il fut un temps où, avec les États-Unis,
09:24il y avait une capacité de dialogue potentielle,
09:26mais qui était déjà compliquée.
09:27Il ne faut pas se leurrer sur les administrations précédentes.
09:30Elle semblait beaucoup plus...
09:41C'est l'outil de l'extraterritorialité américaine, le dollar.
09:49Il y avait une sorte de ce qu'on appelle le privilège exorbitant.
09:53La situation fonctionnait bien pour eux.
09:55Ils en abusaient parfois.
09:59Je pense qu'il faut intégrer cette logique de bloc antagoniste.
10:03D'ailleurs, la Chine n'est pas à la table du G7.
10:06Et là, elles ne se sont évidemment engagées par rien du tout
10:08de ce qui peut être dit.
10:11Donc, il faut être bien clair.
10:13Quand vous voyez, par exemple, ce que font les banques chinoises
10:15en matière de crédit au secteur économique.
10:18C'est subtil parce que ce n'est pas des aides officiellement de l'État,
10:21mais en fait, on déverse des montagnes de crédit
10:26avec des règles bancaires qui ne sont évidemment pas du tout celles
10:28du comité de balle pour les banques des autres pays.
10:32Et donc, on a des logiques vraiment d'armes qui ne sont pas loyales.
10:37Mais ça, ils font prendre son parti au sens où, à part se renfermer complètement,
10:43ce qui me semble vraiment destructeur dans la situation qui est celle de l'Europe.
10:47L'Europe a besoin d'être ouverte.
10:50Alors, elle est ouverte et elle a l'impression qu'effectivement,
10:53elle voit disparaître un certain nombre de ses acteurs.
10:56Parce qu'ils ne peuvent pas lutter face à ces acteurs d'autres zones
11:00qui n'ont pas les mêmes règles.
11:01Moi, je pense que le point fondamental,
11:04et qui est en filigrane de ce qui a été dit,
11:07c'est qu'il faut voir comment on peut être compétitif
11:11pour produire dans certains domaines en Europe.
11:13On ne va pas produire dans tous les domaines en Europe,
11:14mais on peut être très bon dans certains domaines.
11:16Mais pour ça, il faut repenser...
11:18C'est le grand sujet autour de l'IAS, en ce moment.
11:19Quelle brique occupée dans la chaîne de valeur ?
11:21On ne sera pas présente partout.
11:22Du modèle fiscal et du modèle social.
11:25L'Europe doit quand même se rendre compte,
11:27si je puis dire, qu'elle vit très bien par rapport à ses autres zones.
11:30Elle vit très bien, elle dépense beaucoup.
11:32On l'oublie parfois.
11:33Oui, mais quand vous avez plus de 30% de dépenses
11:35de protection sociale obligatoire dans le PIB,
11:38et que les autres zones sont à deux fois moins,
11:41il faut bien que ce soit payé par quelqu'un.
11:43Et c'est payé par les agents économiques,
11:44par les entreprises et par les salariés.
11:47Philippe, un dernier mot sur ces déséquilibres quand même entre...
11:49Oui, un dernier mot.
11:50Je pense qu'on est dans l'attitude de l'Europe
11:52qui veut être plutôt coopérative.
11:54On est dans des stratégies non coopératives.
11:57Il ne faut plus parler d'ordre international.
11:59Nous devons être dans des stratégies plutôt coopératives.
12:03Certes, la Chine est ce qu'elle est.
12:04Nous ne la changerons pas.
12:06Alors là, je demande à voir qui va changer la Chine.
12:09Nous apprenons tout d'un coup que les États-Unis
12:12ne sont pas nécessairement de notre côté.
12:14Quand elle est changée, ça va être difficile.
12:16Donc, nous devons voir que quelque part,
12:18c'est gentil de menacer de sanctions.
12:21N'oublions pas que la moitié des États de l'ONU
12:24sont sous sanctions occidentales.
12:26Donc, je ne sais pas très bien comment vous faites un accord
12:28sur un ordre international avec la moitié des gens
12:30auxquels vous avez donné un coup de pied au cul.
12:32Et donc, je pense que par rapport à la Chine,
12:34notamment, la solution n'est pas,
12:37et n'est certainement pas,
12:38de mettre des droits de one.
12:39Essayons d'abord de profiter du fait
12:41qui vendent leurs produits,
12:43pas à leur coût de production.
12:45Les grands perdants, c'est eux.
12:47N'est-ce pas ?
12:47La majorité de l'industrie automobile chinoise
12:51est en déficit ou est à la limite du déficit.
12:54Mais ça, c'est darwinien,
12:55c'est le modèle économique chinois.
12:56Oui, mais ça ne va pas durer indéfiniment.
12:58Ça ne va pas durer indéfiniment.
13:00Et donc, quelque part,
13:00mettons en place des coopérations.
13:02Et surtout, l'Europe ne peut pas se permettre,
13:05étant donné l'attitude de Donald Trump
13:07et des États-Unis aujourd'hui,
13:09ne peut pas se permettre de se mettre à dos.
13:11De mon point de vue, la Chine,
13:13n'oublions pas, la France du XVIIIe siècle,
13:16réfléchit à ce point par rapport à la Prusse
13:18et à l'Autriche,
13:19c'est le fameux renversement des alliances.
13:21Oui.
13:21Donc, Philippe Trénard,
13:22assis à la table du Conseil européen
13:26qui se tient aujourd'hui à Bruxelles
13:27pour savoir si, oui ou non,
13:29il faut endosser les armes,
13:30les nouvelles armes proposées
13:31par la Commission européenne,
13:33à la fois pour répondre aux surcapacités chinoises,
13:36mais il y a aussi le paquet numérique de défense
13:38qui est arrivé il y a quelques jours.
13:40Et donc, pour répondre aux Américains
13:42du côté de la défense, vous dites non.
13:44Emmanuel Macron propose une section 303
13:46qui est un peu l'arme ciblée,
13:49ce bazooka tarifaire,
13:50pour répondre à la guerre commerciale.
13:53Vous, vous dites non.
13:54Je dis non.
13:54Si on était à l'origine du progrès technique,
13:57j'irais peut-être oui,
13:58mais en fait, le progrès technique,
13:59nous allons l'acheter ailleurs
14:01et en dehors de France.
14:02Donc, nous avons besoin
14:03de bonnes relations
14:04avec tous ces pays
14:05pour pouvoir développer
14:08le progrès technique
14:08dans notre pays en Europe.
14:10Oui, et en même temps,
14:10pensez à la guerre commerciale
14:12absolument de partout,
14:13Marie-Hélène Ardébault.
14:14On a déjà ouvert la porte à la Chine.
14:16Le chef d'entreprise dans l'industrie,
14:18ceux que vous pouvez croiser,
14:19qui voient les surcapacités chinoises
14:20se déverser sur l'Europe
14:22puisque les États-Unis ont fermé leurs portes.
14:25Eux, ils disent quoi ?
14:26Ils veulent de la protection ou pas ?
14:27La compétition est difficile, oui.
14:28Oui, une certaine protection, effectivement.
14:31Quand on parle de Chine,
14:33je pense aux véhicules,
14:34à l'automobile,
14:35qui ont déjà inondé quand même
14:36pas mal le marché français.
14:38Donc, les industries
14:40ou l'automobile française,
14:41je ne crois pas qu'elles se portent
14:42très très bien.
14:43Mais parce que l'Union Européenne
14:45s'est tiré les balles dans le pied
14:47toute seule,
14:47dans beaucoup de sujets.
14:48Personne n'obligé au Green Deal,
14:51avec cette échéance de 2035
14:53sur les modèles thermiques,
14:53on était les leaders mondiaux
14:55des modèles thermiques
14:56de plus en plus propres.
14:57Donc, on avait un avantage compétitif
15:00sur ces voitures thermiques
15:01et on s'est nous-mêmes
15:02mis dans une situation
15:03dans laquelle on a obligé
15:04nos constructeurs à dire
15:06« Non, maintenant,
15:06il faut faire du tout électrique
15:07parce que sinon,
15:08vous allez avoir des amendes énormes
15:09parce que votre parc de production,
15:11il les met trop. »
15:12En même temps, il y a un petit sujet
15:13environnemental.
15:14Justement, on est les seuls.
15:15C'est là où il y a vraiment
15:16une naïveté européenne,
15:17pour moi, critique.
15:18On est la plus basse zone
15:20d'émissions dans ces trois grands...
15:22On est les meilleurs de la classe.
15:23On est celle qui se met
15:24les normes les plus dures.
15:26Les plus irréalistes.
15:27Les plus irréalistes.
15:28Et pour un sujet
15:29qui n'est pas un sujet
15:31de pollution locale,
15:32qu'on protège contre
15:32les pollutions locales,
15:33c'est très légitime
15:34pour les citoyens européens.
15:35Mais là, on parle d'un enjeu mondial.
15:36Le réchauffement,
15:37les gens l'oublient souvent,
15:38mais le CO2,
15:39c'est un sujet mondial.
15:40Si je n'émets plus rien chez moi,
15:42mais que les autres
15:42émettent de plus en plus,
15:43il fera toujours plus chaud
15:44chez moi.
15:45Ça ne change rien.
15:46Donc ça, c'est vraiment
15:47une erreur critique.
15:48Et une autre erreur critique
15:50dans un autre domaine,
15:51dans le numérique,
15:52pour moi,
15:52la multiplication des réglementations.
15:53Quand on voyait un truc
15:54comme le RGPD,
15:55ça, ça parle à tout le monde.
15:56Parce que tout le monde
15:57se tape tous les jours
15:58de dire que j'accepte...
15:59Le règlement général
15:59sur la protection
16:00des données personnelles.
16:01J'arrive sur un site,
16:03je dois accepter les couilles.
16:03Ce truc-là,
16:04tout le monde le dit aujourd'hui
16:05avec du recul,
16:06ça a été une super-arme
16:07pour les GAFAM
16:08versus toutes les boîtes
16:10innovantes européennes
16:11qui se sont tapées
16:11un truc qui était plus petite,
16:13donc il y a eu un truc
16:13plus coûteux
16:14en termes de coût fixe
16:15que les autres
16:16et qui ont été plus affectées
16:18par les nouvelles régulations
16:19européennes
16:20que par les concurrents américains.
16:23Donc en fait,
16:24l'hyper-régulation européenne...
16:26Je vous coupe,
16:26Jean-Charles Simon,
16:26mais qu'ils doivent appliquer
16:27le RGPD
16:28quand elles s'exercent
16:29sur le vieux continent.
16:31Nos données ne sont-elles pas
16:32le carburant de l'avenir ?
16:34Comme elles ont un marché domestique.
16:34Le pétrole,
16:35le marché pétrolier de l'avenir.
16:36Comme elles ont un marché domestique énorme.
16:38Elles ont un marché domestique énorme
16:39sur lequel elles n'ont pas
16:39beaucoup de régulation.
16:40Donc elles arrivent
16:41sur le marché européen.
16:42Ce n'est pas un gros sujet.
16:43Elles sont beaucoup plus grosses
16:44que les petites start-up européennes.
16:45Donc on est les champions
16:46de la régulation
16:48qui nous fait du mal.
16:49Et ça,
16:49je pense que la Commission européenne
16:50doit vraiment y réfléchir.
16:51Est-ce que je peux ajouter
16:51que je ne vois vraiment
16:52dans le sens de Jean-Charles ?
16:54Oui.
16:54Nous pourrions avoir
16:55les compétences
16:56pour assurer la protection
16:58des données individuelles
16:59en Europe.
17:00Mais simplement,
17:01pour pouvoir avoir
17:02justement cette compétence
17:04technologique
17:05de pouvoir utiliser
17:07les données personnelles
17:08et de les protéger,
17:10il faut d'abord commencer
17:11par les utiliser.
17:12Conclusion.
17:13La plupart des boîtes
17:14qui utilisent
17:16des données personnelles,
17:17qu'est-ce qu'elles ont fait ?
17:18Puisqu'on ne peut pas
17:19les utiliser en Europe,
17:20eh bien tout le savoir,
17:22tout le savoir
17:23sur la protection
17:24des données individuelles,
17:25il n'est plus en Europe.
17:26Il est aux Etats-Unis.
17:28C'est tout.
17:28C'est simple.
17:29Donc, aux Etats-Unis,
17:31vous pouvez utiliser
17:32des données personnelles
17:33et vous pouvez protéger
17:35et vous avez
17:35toute la technologie.
17:36En Europe,
17:37vous êtes à l'âge de pierre,
17:38vous n'utilisez pas
17:39les données personnelles
17:40et d'ailleurs,
17:41vous ne savez pas,
17:42vous n'avez pas les technologies,
17:44vous ne les générez pas
17:45en Europe,
17:45vous devez les acheter,
17:47n'est-ce pas,
17:47à des Européens
17:48qui sont délocalisés
17:50aux Etats-Unis
17:51pour les produire
17:51et les offrir.
17:52Vous nous dites
17:52que nos données personnelles
17:53à nous,
17:54citoyens européens,
17:54c'est un petit sujet quand même,
17:56la protection des données personnelles.
17:58C'est un sujet politique
17:59et républicain.
18:01Mais que nos données
18:02sont parties d'ores et déjà
18:03en Chine
18:04et aux Etats-Unis,
18:06grosso modo,
18:06on ne peut pas les protéger.
18:07Vous avez des universités
18:07qui vous offrent
18:07la possibilité d'accès
18:09aux données personnelles
18:11européennes
18:11à partir des Etats-Unis
18:12voire de la Chine.
18:13Bon, alors,
18:14évidemment,
18:15ça pose des problèmes juridiques.
18:16Mais ce n'est pas de ça
18:17dont je parle.
18:17Ce n'est pas,
18:18c'est la capacité
18:19à les protéger,
18:20de mettre en place
18:21des technologies
18:21qui vous permettent
18:23de protéger
18:24les données personnelles
18:25que vous utilisez
18:26et d'assurer la protection
18:28qu'attend le consommateur
18:30de l'utilisation
18:31de ces données
18:31en même temps
18:32que le service
18:33qu'il attend aussi
18:34de l'utilisation
18:35de ces données.
18:36Quand je vais sur Doctolib,
18:37il y a des données personnelles
18:39qui sont utilisées.
18:40Je suis bien content
18:41qu'elles soient utilisées
18:42à ce moment-là.
18:43Ce n'est pas facile
18:44puisque nous,
18:44on utilise des données personnelles
18:46parce qu'on gère
18:47les dossiers retraites
18:48des clients,
18:48donc numéro de sécurité sociale
18:50pour se connecter aux espaces
18:52FranceConnect,
18:53impôts.gouvre.
18:54Donc,
18:54c'est un travail
18:55de tous les jours
18:56de protéger
18:57en tout cas
18:58ces données
18:59et sur toutes les sociétés
19:00qui manipulent
19:01des données.
19:02Alors,
19:02plus ou moins confidentielles
19:03suivant le métier,
19:05c'est une alerte
19:07de tous les jours.
19:08Mais la technologie
19:09n'est pas en Europe.
19:10Les vrais centres
19:12experts en technologie
19:13de la protection
19:13sont aux Etats-Unis
19:16mais c'est secondaire.
19:17Non, non,
19:17honnêtement,
19:18très honnêtement.
19:19Mais c'est vraiment
19:19quelque chose de transversal.
19:21C'est ça qui est fascinant.
19:23Je me suis occupé
19:23de la place financière
19:24de Paris
19:24ces dernières années.
19:26Le nombre
19:27de réglementations
19:27qui ne sont que européennes,
19:29que européennes.
19:30Il y en a beaucoup.
19:31Il y en a beaucoup.
19:32Mais ce n'est pas
19:33en train de changer,
19:33Jean-Charles Simon.
19:34Il y a un petit backlash.
19:36Avec la nouvelle commission,
19:37il y a un petit backlash
19:38qui commence à réaliser
19:39en disant
19:40on est allé un peu trop.
19:41loin,
19:41on est allé un peu trop loin
19:42donc on va réviser.
19:43Mais on continue,
19:44par exemple,
19:44je prends l'exemple
19:45de la CSRD,
19:45la directive sur le reporting
19:48des entreprises
19:48en matière environnementale.
19:50On continue
19:50d'être dans une logique
19:51qui n'est suivie
19:52par aucun autre continent
19:53au monde.
19:55Et pour l'instant,
19:56les Etats-Unis
19:56ne font même rien du tout.
19:57Donc c'est encore...
19:59Oui, aux Etats-Unis,
20:00c'est Drillard,
20:00baby-drillard.
20:01Les autres pays
20:01vont sur des logiques
20:02plus légères
20:03et nous,
20:04on impose
20:05aux entreprises européennes
20:06en étant d'ailleurs obligés
20:07à cause de la pression
20:08de l'administration Trump
20:09d'exonérer les groupes
20:11qui ont la taille
20:12pour rentrer dans
20:12ces réglementations
20:13mais qui sont extra-européens
20:15parce que c'est
20:18une vision normative
20:20qui est propre à l'Europe.
20:21Et ça,
20:22je pense que c'est
20:22le principal travail.
20:24Elle a commencé
20:24effectivement depuis 2024
20:26avec le rapport Draghi,
20:27avec le coup de semon
20:29de ce qu'a été
20:30l'élection de Donald Trump
20:31pour l'Union européenne.
20:32Elle a commencé
20:33à se poser des questions
20:34et à réviser.
20:35Mais on est très,
20:35très loin.
20:36D'ailleurs,
20:36Mario Draghi l'a redit
20:37dans plusieurs discours.
20:38On est très,
20:38très loin de la vitesse
20:39et de l'ampleur
20:40à laquelle il faut se reposer
20:42les questions de compétitivité
20:43de l'Union européenne.
20:44L'important,
20:45c'est de voir
20:45est-ce qu'on est
20:46à un endroit attractif
20:47pour produire.
20:48On a plein d'atouts
20:49et notamment le fait
20:50qu'on ait un grand marché intérieur
20:52développé avec donc
20:53beaucoup de pouvoir d'achat
20:54des ménages.
20:55Donc on a cet atout fondamental.
20:57Si on est...
20:58Est-ce que c'est suffisant
20:59d'être un marché de consommateurs
21:00pour rester à une puissance mondiale ?
21:01On peut donner envie
21:03de produire en Europe
21:03mais pour ça,
21:05il faut changer pas mal de choses.
21:06Et quand vous voyez
21:08d'ailleurs aujourd'hui
21:08où les Européens
21:09allouent leur épargne,
21:10ils les louent malheureusement
21:11en partie en dehors d'Europe.
21:13Ah mais il y a 300 milliards
21:14qui partent aux Etats-Unis.
21:16Ils allouent en partie en Europe,
21:17en partie en dehors d'Europe,
21:18pas par hasard.
21:19Pas parce que c'est rigolo
21:21d'aller investir aux Etats-Unis
21:22parce qu'ils ont le sentiment
21:23qu'il y a des taux de rendement
21:24à aller chercher
21:25qu'ils n'arrivent pas
21:26à avoir en Europe.
21:26Donc ça, c'est quand même
21:28un sujet central
21:29et tant que l'Europe
21:30ne fera pas son égard
21:31de conscience
21:32et voudra plutôt essayer
21:33de donner des leçons aux autres
21:34pour que les autres la copient,
21:35ça ne marchera pas bien
21:36parce que justement
21:37les autres sont
21:40complètement préoccupés
21:40par leur intérêt propre
21:41et leur intérêt propre
21:42c'est d'être plutôt passagers
21:43clandestins
21:44de ces normes européennes.
21:45Le symbole de ce que dit
21:46Jean-Charles
21:47et que je partage,
21:48c'est simplement
21:49la productivité par tête,
21:50la productivité par travaillant
21:51en Europe.
21:52C'est-à-dire que vous pouvez
21:54faire les dessins
21:55que vous voulez,
21:56les réglementations
21:57que vous voulez,
21:57vous êtes perdant
21:58si votre productivité
22:00par tête baisse
22:01en termes relatifs,
22:03c'est-à-dire par rapport
22:04aux Etats-Unis.
22:05Or c'est depuis le début
22:07des années 2000.
22:08Donc la solution,
22:09elle commence par là,
22:10c'est comment j'accrois
22:11la productivité par tête
22:12et à partir de là,
22:14vous vous posez
22:14la question de la réglementation,
22:16vous vous posez
22:16la question de la fiscalité
22:18et vous vous posez
22:19la question de la pertinence
22:21de notre système social,
22:23c'est-à-dire
22:23est-il bien dessiné,
22:24est-ce qu'il vient bien
22:25en aide à ceux
22:27qui en ont besoin
22:27et est-ce qu'il incite bien
22:29ceux qui sont en mesure
22:31de travailler,
22:32à travailler
22:32et à croître
22:33les richesses ?
22:35Bon,
22:35je voulais un petit mot
22:36pour finir sur l'Allemagne,
22:38simplement le revirement,
22:39c'était l'info du FT hier,
22:41j'en parlais en début d'émission,
22:42l'Allemagne qui serait prête
22:42à rejoindre la France
22:43sur la mise en place
22:44de tarifs douaniers,
22:47ça pose la question,
22:48moi je trouve,
22:49de l'Allemagne
22:49au cœur de l'Europe
22:50qui a été très influencée
22:52par les constructeurs
22:53automobiles allemands,
22:55Mercedes, BMW, Volkswagen
22:57qui va ouvrir des usines
22:59en Chine
23:00pour revendre les véhicules
23:01en Europe après,
23:04est-ce que c'est un game changer
23:05cet accord ?
23:06C'est en tout cas intéressant,
23:08ça montre que ce qu'on attendait
23:12en fait au moment
23:12de l'élection de Frédéric Schmerz,
23:13c'était une Allemagne
23:14beaucoup plus dominatrice,
23:16si je puis dire,
23:17de l'Union Européenne,
23:18ne se matérialise pas,
23:19en partie à cause
23:20des difficultés de Frédéric Schmerz
23:21à terme.
23:21Oui,
23:21de politique intérieure.
23:23Et donc en fait,
23:24on voit effectivement
23:25une petite bascule,
23:26une sensibilité
23:27sur laquelle surfe
23:28l'AFD en Allemagne,
23:29beaucoup,
23:30à l'extrême droite allemande,
23:31sur le thème de
23:32l'Allemagne
23:33est en train
23:34de se faire envahir
23:35et de se faire détruire
23:36son imparail industriel
23:37qui était légitimement
23:38sa fierté
23:39et son atout numéro un.
23:41Donc c'est un changement
23:43effectivement important
23:44parce que l'Allemagne
23:44était traditionnellement
23:46effectivement opposée
23:46à toute mesure
23:48coercitive
23:48et de réplique
23:50aux politiques commerciales
23:51des autres grands ensembles.
23:54Est-ce que ça ira loin ?
23:55Je ne suis pas sûr
23:56parce qu'à mon avis,
23:57il y a quand même
23:57beaucoup d'autres pays
23:58dans l'Union Européenne
23:59qui n'ont pas cette volonté-là,
24:01qui sont des pays
24:02encore une fois
24:02qui ont beaucoup à perdre.
24:04Exactement,
24:05eux ce sont des pays
24:05qui ont des excellents
24:06commerciaux.
24:06Ce n'est pas le cas
24:07de la France
24:08mais c'est le cas
24:08de plusieurs pays européens.
24:10Peut-être oui.
24:11C'est un des soucis
24:12comme vous le savez
24:13des rencontres d'Aix-en-Provence
24:15du siècle des économistes
24:16qui permettent ce sujet
24:17vraiment...
24:17De 3 et 4 juillet.
24:19Voilà, absolument.
24:20Et je crois
24:21que ce qui est important
24:22de dire
24:23c'est que l'Allemagne
24:23a un changement d'attitude
24:25mais faisons attention
24:26d'abord
24:26c'est assez récent
24:27c'est un changement
24:28de merde.
24:29La vraie question
24:30de l'Allemagne
24:31c'est comment l'Allemagne
24:32pourra conserver
24:34ses liens
24:34avec les Etats-Unis
24:35parce qu'on ne peut pas
24:36imaginer une Allemagne
24:37qui se détache
24:38des Etats-Unis
24:39il ne faut pas rêver
24:40pour l'Allemagne
24:41le vainqueur
24:41de la seconde guerre mondiale
24:42ça reste les Etats-Unis
24:43on pourra faire
24:44toutes les opérations
24:46imaginables
24:46ils ne changeront pas
24:48ce point de vue
24:49et inversement
24:50en revanche
24:50s'européaniser.
24:52Alors on voit bien
24:53qu'il y a un défi
24:53parce qu'actuellement
24:55en matière de défense
24:56tout d'un coup
24:57certes l'Allemagne
24:58parle d'un côté
24:59de tarifs douaniers
25:01on s'y tient
25:02il se rapproche
25:02d'autres Européens
25:03qui parlent
25:03de tarifs douaniers
25:04en matière de défense
25:05elle pense
25:07la défense allemande
25:08et l'industrie allemande
25:10alors qu'il faudrait penser
25:11et on le voit bien
25:12même les Français
25:13même Emmanuel Macron
25:14ils pensent tout de suite
25:15qu'est-ce qu'on peut faire
25:16avec les Allemands
25:16c'est pas immédiatement
25:18la pensée allemande
25:19et là on a un vrai sujet
25:20un vrai défi
25:21mais là aussi
25:22je pense qu'on revient
25:23d'ailleurs au sujet
25:24que nous avons évoqué
25:26de prime abord
25:27c'est-à-dire
25:27l'efficacité du travail
25:29en Europe
25:29l'efficacité de la fiscalité
25:31etc
25:32ça fait partie
25:33en tous les cas
25:34de la solution
25:34aux problèmes
25:35et d'une meilleure coopération
25:36à l'avenir en Europe
25:37alors que Pete Exet
25:38le secrétaire d'État
25:40le secrétaire à la Défense américain
25:41vient d'annoncer
25:43un réexamen
25:43de la présence militaire
25:44américaine en urgence
25:46l'urgence vient de tomber
25:48sur l'AFP
25:48on parlait industrie
25:49on va voir que c'est peut-être
25:50l'industrie
25:52qui se porte le mieux
25:53le mieux
25:53en tout cas
25:54qui se porte pas trop mal
25:55moins mal que prévu
25:56en France
25:57c'est la note de conjoncture
25:58de l'INSEE
25:58qu'on va décrypter ensemble
25:59après une courte pause
26:02publicitaire
26:02et puis on reviendra
26:03sur ce livre blanc
26:04l'AFG
26:05l'association française
26:06de gestion financière
26:07qui propose une boîte à outils
26:09des voies et moyens
26:10pour instaurer
26:11un étage de capitalisation
26:13de retraite
26:14par capitalisation
26:16ce sera évidemment
26:17l'un des grands débats
26:18de la présidentielle
26:192027
26:20on va passer en revue
26:22tout ça ensemble
26:23d'ici une petite minute
26:24restez avec nous
26:31BFM Business
26:32et la tribune
26:33présente
26:34les experts
26:35Raphaël Legendre
26:37il est 10h pile
26:39vous êtes toujours en direct
26:40sur BFM Business
26:41c'est les experts
26:41pour encore une demi-heure
26:42de débat et de controverse
26:44ensemble avec
26:44Marie-Lyne
26:45Lillard-Debault
26:46présidente fondatrice
26:47d'Origami Enco
26:48Philippe Trenard
26:49professeur honore
26:50à Rotnam
26:50membre du cercle
26:51des économistes
26:52et Jean-Charles Simon
26:54président de propriété
26:55et liberté
26:56on va revenir
26:57ensemble
26:58sur la note
26:59de conjoncture
26:59qui a été publiée
27:01hier soir
27:01par l'INSEE
27:02cette note traditionnelle
27:03qui nous donne
27:05les prévisions
27:06à 6 mois
27:07alors avec plutôt des
27:08bon
27:10on peut voir le verre
27:11à moitié plein
27:11ou à moitié vide
27:12c'est toujours pareil
27:13Jean-Charles Simon
27:14vous allez nous dire
27:14ce que vous en pensez
27:15d'ailleurs
27:17une croissance revue
27:18à la baisse
27:18mais quand même
27:19des signaux
27:19moi je trouve
27:20plutôt positifs
27:20on va y venir après
27:21mais d'abord
27:21ça aurait pu être pire
27:22déjà ça aurait pu être pire
27:24d'ailleurs la Banque de France
27:26est plus pessimiste
27:27que l'INSEE
27:280,5 versus 0,7
27:30le 0,7 c'est pas si mal
27:310,7% de croissance annuelle
27:33donc c'est la prévision
27:34de l'INSEE
27:34pour 2026
27:35il y a deux jours
27:37la Banque de France
27:37disait 0,5
27:38effectivement
27:40avec un pour eux
27:41un deuxième trimestre
27:42qui serait à 0,3
27:43et donc qui est
27:44assez dynamique
27:45ça vous a surpris ça ?
27:46oui ça m'a surpris
27:47parce qu'effectivement
27:49la douche froide
27:50du premier trimestre
27:51laissait augurer
27:52avec un deuxième trimestre
27:54marqué par la guerre
27:54en Iran
27:55quelque chose
27:56d'assez négatif
27:57et puis on voit
27:58qu'en effet
27:58justement dans l'INSEE
28:00par exemple
28:00on se tienne mieux
28:02il y a même des effets
28:03qu'évoque l'INSEE
28:05en termes de commerce extérieur
28:06c'est que finalement
28:07une partie du monde
28:08notamment dans le Golfe
28:09étant un peu paralysée
28:10c'était positif
28:11pour les industriels européens
28:13dont les industriels français
28:14donc ça c'est
28:14ça va au-delà
28:15le commerce extérieur
28:16qui deviendrait
28:17le premier pilier
28:17de la croissance
28:18en France
28:19en 2026
28:20pardon mais moi
28:21je n'ai entendu parler
28:22que de déficits commerciaux
28:24tout du long de ma carrière
28:25de journaliste
28:26entendre dire
28:28Philippe Trénard
28:29que le commerce extérieur
28:30va être notre premier pilier
28:31de la croissance
28:32c'est quand même surprenant
28:33non ?
28:33absolument
28:33ça montre au fond
28:34qu'on est dans une phase
28:36où il y a une fragmentation
28:37du monde
28:37et nous on pense
28:38fragmentation du monde
28:39on ne va plus échanger
28:40mais le monde a été
28:41tellement mondialisé
28:43que bien évidemment
28:44il contourne cette fragmentation
28:45par des échanges
28:46qui développent
28:47et dont nous avons bénéficié
28:50donc à ce stade
28:51ce n'est pas éternel
28:52ça c'est un peu conjoncturel
28:54nous avons bénéficié
28:56de cette fragmentation
28:57du monde
28:57telle qu'elle s'est développée
28:58aujourd'hui
28:59comme vous l'avez souligné
29:01au Moyen-Orient
29:02et deuxièmement
29:03il y a aussi
29:04cet effort de défense
29:05cet effort
29:05que font de nombreux acteurs
29:07d'investir
29:08et de réviser d'abord
29:09les règles USG
29:10qu'ils avaient dans leur entreprise
29:11de surtout pas mettre
29:12un centime dans la défense
29:14qui était bien évidemment
29:15une erreur
29:15et deuxièmement
29:17de commencer
29:18à mettre de l'argent
29:19et à investir
29:20on voit
29:20que la dynamique change
29:22alors maintenant
29:24les problèmes
29:25restent toujours présents
29:26ce qui
29:27a plombé
29:29au-delà
29:30du raisonnable
29:31l'industrie
29:31continue à la plomber
29:33en termes
29:33de fiscalité
29:36notamment
29:36oui
29:37et deuxièmement
29:40en même temps
29:41je pense pas
29:42que notre production
29:43d'acier
29:44etc
29:44enfin on fait plus d'acier
29:46mais de taux
29:46retravaillés
29:48etc
29:48doivent rester
29:50d'une certaine façon
29:51notre horizon
29:53et notre idéal
29:54de production
29:55on a tous les défis
29:57liés aux nouvelles technologies
29:58on a tous les défis
30:00liés
30:03à la génétique
30:04on a tous les défis
30:05liés à l'intelligence
30:07artificielle
30:07et honnêtement
30:08on sort quand même
30:09de l'industrie
30:10traditionnelle
30:11et c'est là
30:12que sont nos grands défis
30:12c'est là aussi
30:13qu'est notre avenir
30:14avant de venir vers vous
30:15Marilyn Villard-Débault
30:16pour parler pouvoir d'achat
30:17des français
30:17qui va baisser
30:18encore une fois
30:18cette année
30:19et ça c'est le côté négatif
30:20de la note de conjoncture
30:21quand même
30:22je voulais revenir
30:22sur ces chiffres
30:23de l'industrie
30:23avec vous
30:24Jean-Charles Simon
30:240,5% de hausse
30:26de la valeur ajoutée
30:27le transport
30:28et le naval
30:30qui ont vu
30:32leur chiffre d'affaires
30:33croître de 20%
30:34en un an
30:35c'est quand même
30:37absolument colossal
30:38la chimie
30:39qu'on disait
30:39absolument moribonde
30:41qui repart
30:42parce que des infrastructures
30:43ont été détruites
30:43au Moyen-Orient
30:44qu'est-ce que ça va nous dire
30:46de la croissance
30:47de demain ?
30:48Alors ces chiffres
30:49en partie
30:49vous citiez
30:50le transport naval
30:50attention parce qu'il y a
30:51beaucoup là-dedans
30:52de grosses commandes
30:53alors elles pèsent négativement
30:54quand il y a des reports
30:55ce qui a été en partie
30:55le cas au premier trimestre
30:56et puis elles pèsent positivement
30:58notamment les commandes
30:59d'Airbus
30:59c'est l'effet conjoncturel
31:02c'est un classique
31:03de la conjoncture
31:04c'est un vrai effet
31:06selon que vous le décaillez
31:07de trimestre sur l'autre
31:08c'est un vrai effet
31:09quand il y a des grosses signatures
31:10des grosses commandes
31:11ça change évidemment
31:12la question
31:13des chiffres
31:14de la conjoncture
31:15sur ces deux secteurs
31:17industriels
31:18moi ce qui m'importe
31:20effectivement le plus
31:21vous le citiez
31:22c'est cette affaire
31:22pouvoir d'achat
31:23et chômage
31:24parce que c'est là
31:24on voit que dans la note
31:27pour moi la note
31:27le plus intéressant
31:28c'est les perspectives politiques
31:30qu'il y a derrière
31:30c'est qu'en veille d'élection
31:32vous allez vous retrouver
31:33avec une deuxième année
31:34où le pouvoir d'achat
31:34va baisser
31:35et une année
31:36où le taux de chômage
31:37remonte
31:38et ça
31:39on avait fait une étude
31:40il y a quelques temps
31:40là-dessus
31:41sur des dizaines
31:42de séquences électorales
31:43en fait la dynamique
31:45c'est la dérivée première
31:47de ces deux indicateurs
31:48c'est très central
31:49dans les comportements
31:50des électeurs
31:50c'est-à-dire qu'en fait
31:51les électeurs vont oublier
31:52un peu les niveaux
31:53mais vont voir
31:54la dynamique récente
31:55sur les derniers mois
31:56et vont sanctionner
31:58plutôt le camp
31:58qui était en place
32:01pour choisir
32:01une alternative
32:02donc ça c'est assez
32:03je sors complètement
32:05de la partie analyse
32:05conjecture économique
32:06mais comme c'est
32:07deux données
32:08importants de la Nantes
32:08c'est deux données
32:10importants de la Nantes
32:10la remontée à 8,4
32:11du taux de chômage
32:12et la nouvelle dégradation
32:14du pouvoir d'achat
32:14par unité de consommation
32:16en 2026
32:17c'est deux choses
32:18qui vont peser
32:18je pense
32:19sur la séquence électorale
32:20Malinie Lardébaud
32:21donc on le disait
32:22effectivement
32:23je crois que la baisse
32:24a été du pouvoir d'achat
32:25des Français de 0,8
32:26en 2025
32:27elle serait encore de 0,7
32:31cette année en 2026
32:33vous les côtoyez tous les jours
32:35des Français
32:35qui préparent leur retraite
32:37et vont les conseiller
32:38qu'est-ce que vous entendez ?
32:39Oui alors je voulais juste
32:39revenir sur
32:40effectivement
32:40voyons le verre
32:41à moitié plein
32:42pour ce taux
32:43enfin ces chiffres
32:44de l'INSEE
32:45soyons positifs
32:46toutefois au quotidien
32:48alors on a parlé
32:48de grands secteurs
32:49d'activité
32:49moi je côtoie
32:50plutôt des TPE
32:51PME
32:52qui je crois couvrent
32:53majoritairement
32:54le territoire national
32:55en termes d'entreprise
32:56c'est pas du tout
32:57ce qu'on ressent
32:58on sent des entreprises
33:00quand même
33:00ou des entrepreneurs
33:01en difficulté
33:04déployer
33:04beaucoup plus d'énergie
33:06pour arriver à peu près
33:07au même résultat
33:08s'ils y arrivent
33:10voilà
33:11donc ces chiffres là
33:12c'est ça qui est intéressant
33:13de confronter la macroéconomie
33:14et la réalité du terrain
33:15à chaque fois
33:16c'est pas ce que vous voyez
33:17sur le terrain
33:17et on le voit
33:18dans les chiffres des défaillances
33:19malheureusement
33:20qui sont colossaux
33:21oui
33:22donc beaucoup
33:24sociétaires
33:24ils sont pas
33:25à des niveaux historiques
33:25ils remontent
33:26ils remontent
33:27ils sont remontés
33:28au-delà de l'avant-Covid
33:29donc on est quand même
33:30avec la question
33:30le quotidien du chef d'entreprise
33:32n'est vraiment pas facile
33:33pour conclure ses contrats
33:34pour vendre
33:36et on voit beaucoup
33:37de
33:39licenciements
33:39plans sociaux
33:41des seniors
33:42qui se retrouvent
33:42donc à France Travail
33:43il y en a beaucoup
33:45c'est la majorité
33:46en tout cas
33:46de nos clients salariés
33:47et la hausse du coût
33:48de l'énergie
33:48c'est là
33:49on pensait
33:50c'est là notre erreur
33:51de prévision
33:52nous pensions
33:53que la hausse
33:54du coût de l'énergie
33:54allait conduire
33:56forcément
33:56à un déclin industriel
33:59et c'est pas tout à fait
34:00ce qu'on a vu
34:01c'est le complexe
34:07c'est la facture
34:08des droits de douane
34:08in fine
34:09ou une partie
34:11les ménages
34:11et une autre partie
34:12les entreprises
34:13qui ont des marges
34:14ça veut dire qu'il fallait
34:15protéger davantage
34:16les français
34:17Maréline Villard-Debout
34:18et la même question
34:19à tous les trois
34:20alors si on parle
34:21des français
34:21ou en tout cas
34:23les salariés
34:23sont déjà beaucoup
34:24protégés
34:24c'est peut-être pour ça
34:25qu'on manque de productivité
34:26au travail
34:27il y a beaucoup
34:29de protection
34:30des français
34:30comparé à d'autres pays
34:32voilà
34:33c'est très encadré
34:34le chef d'entreprise
34:34ne peut pas faire grand chose
34:36il y a beaucoup de lois
34:38voilà ce que je peux dire
34:39moi à ce sujet
34:39et sur les carburants
34:41la hausse du prix des carburants
34:42on a eu des aides
34:43extrêmement ciblées
34:43ça n'a pas été 2022
34:45on a sorti le carnet de chèques
34:46et le quoi qu'il en coûte
34:47à tous les étages
34:48il faut arrêter de vivre
34:48dans un monde parallèle
34:50je veux bien
34:50qu'on fasse
34:52le quoi qu'il en coûte
34:53il est où l'argent
34:54alors il y a quelques
34:55vœufs bagues
34:56personne
34:56je ne sais pas
34:57Piketty nous dit
34:58qu'il y a derrière la porte
34:59beaucoup d'argent
34:59et qu'on pourrait se servir
35:01là-dedans
35:01honnêtement
35:02moi je ne le vois pas
35:02je ne vois même pas la porte
35:04quant à la clé de la porte
35:05je ne l'ai jamais vue
35:06non honnêtement
35:07il n'y a pas d'argent
35:08Gilbert Seth nous disait hier
35:09sur ce plateau
35:09que le bouclier énergétique
35:11avait quand même permis
35:12à la France
35:12d'avoir une inflation
35:13bien moindre
35:13que nos voisins européens
35:15et que donc
35:16les salaires avaient moins
35:16augmenté
35:17et qu'on avait gagné
35:1815 points de compétitivité
35:20en 5 ou 6 ans
35:22depuis le Covid
35:23alors ça nous a coûté cher
35:24certes
35:25bien sûr
35:25mais on redevient plus compétitif
35:27et peut-être
35:28ce qui explique
35:28les chiffres du commerce extérieur
35:29plutôt positifs
35:30à part qu'on ne sait pas
35:31comment gérer
35:32les finances publiques
35:33le prochain
35:34la prochaine majorité
35:36je ne sais pas
35:36quelle elle sera
35:37et qui aura à gérer
35:38la dette publique
35:39et le déficit public
35:40je ne sais pas
35:41ce qu'elle peut bien faire
35:41et alors le pire
35:43dans tout ça
35:43c'est qu'on se trouve
35:44à peu près
35:45sur l'ensemble
35:46de l'échiquier
35:47sur des personnes
35:49qui proposent
35:51actuellement
35:52en tous les cas
35:52dans l'état actuel
35:53de la concurrence électorale
35:55qui proposent
35:55la distribution
35:56de pouvoirs d'achat
35:58à partir d'un argent
35:59qui n'existe pas
36:00voilà
36:01donc là
36:01pour ma part
36:02c'est une très grave erreur
36:03parce que
36:04forcément
36:04quelque part
36:05ceci ne peut conduire
36:07qu'à
36:08soit des réactions
36:09populistes
36:10extrêmement violentes
36:11vous avez promis
36:12j'ai pas
36:12c'est ce que laisse entendre
36:13Jean-Charles Simon
36:13première solution
36:15et deuxièmes
36:15on va avoir les deux
36:17bien évidemment
36:18un backlash
36:19au niveau du pouvoir d'achat
36:20au niveau de l'emploi
36:21ou au niveau des deux
36:22donc forcément
36:23ça se termine comme ça
36:24avec quelques heures
36:25de faux riz
36:26pour moi c'est une faute lourde
36:28de la classe politique
36:30assez globale
36:31il n'y a pas eu
36:31beaucoup de voix dissonantes
36:32parce que
36:33Bruno Le Maire a raison
36:34de rappeler que
36:34quand il faisait ses chèques
36:36les gens lui ont demandé
36:36plus au parlement
36:37donc il n'y avait pas vraiment
36:39de voix de la raison
36:40c'était une faute politique
36:41globale
36:42de laisser penser
36:43qu'en fait c'est à l'état
36:44de préserver le pouvoir d'achat
36:46des français
36:46c'est-à-dire cette idée
36:47que c'est l'état
36:48qui doit donner de l'argent
36:49pour préserver le pouvoir d'achat
36:50des français
36:51qui est absurde en soi
36:52parce que c'est l'argent
36:54l'argent qu'il a
36:55c'est l'argent des français
36:56le truc n'est absolument
36:58pas raisonnable
36:59et dans d'autres pays
37:00justement
37:00les gens sont beaucoup
37:01plus acculturés
37:02à l'idée qu'il y a des chocs
37:04il faut les encaisser
37:05il faut les encaisser
37:06les ménages
37:08les ménages
37:09les encaissent
37:09et c'est la dynamique économique
37:11le fait que l'emploi
37:12va repartir
37:13que du coup
37:13les salaires vont remonter
37:14que les choses
37:15vont bien se passer
37:16donc là encore
37:17c'est mettre
37:18dans l'action de l'état
37:19les meilleures conditions
37:22pour que l'activité reparte
37:23que les gens embauchent
37:25que les gens investissent
37:25c'est donner ces conditions-là
37:27c'est pas aller faire des chèques
37:28aux gens
37:28et c'est avec ces conditions-là
37:30quand elles sont bien remplies
37:31bien réussies
37:32qu'en dépit d'aléas
37:33conjoncturelles
37:34on va avoir une progression
37:35du pouvoir d'achat
37:36sur la durée
37:36et peut-être
37:37vous dites Marilyn
37:37juste une seconde
37:38assistée
37:39oui
37:40mon avis
37:40c'est que le français
37:42est très très assisté
37:44à tout niveau
37:45il est convaincu de ça
37:46il sort sa pancarte
37:47c'est pas à l'état
37:49de donner de l'argent
37:50pour aller faire le plein
37:51enfin c'est le chat
37:53qui se mord la queue
37:54si vous voulez
37:54on s'en sortira jamais
37:55si on continue
37:56à prôner ce genre
37:58de décision
37:59Philippe Trénard
38:00oui je crois
38:01qu'une vraie politique sociale
38:02c'est pas une politique sociale
38:04qui vit en état d'apesanteur
38:06dans le ciel
38:07d'un feuille
38:07où on détermine
38:08des niveaux de vie
38:09etc
38:09qui sont sans rapport
38:10avec la réalité économique
38:12la politique sociale
38:14c'est le droit
38:15aux personnes
38:15qui ont une mauvaise santé
38:17qui ont des problèmes
38:18extrêmement graves
38:19de participer
38:21à la richesse sociale
38:22qui est créée
38:23c'est pas le droit
38:24de s'en distinguer
38:25pour avoir
38:26un avenir brillant
38:27quand les actifs
38:28verraient bien évidemment
38:29leur pouvoir d'achat
38:30baisser
38:31si le pouvoir d'achat
38:32des actifs baisse
38:33le pouvoir d'achat
38:34de l'ensemble
38:35des processations sociales
38:36doit baisser
38:37avec celui des actifs
38:38c'est un principe de base
38:39la politique sociale
38:41c'est une participation
38:42à la richesse de la nation
38:43donc si je vous demande
38:44à tous les trois
38:44si avec 59 000 emplois privés
38:47détruits
38:48c'est la prévision
38:48de l'INSEE
38:49cette année
38:50un chômage attendu
38:51à 8,4%
38:52en fin d'année
38:53et un investissement
38:54presque à l'arrêt
38:55est-ce qu'il faut
38:56plutôt soutenir
38:58la demande
38:59et protéger
38:59ou accélérer
39:01les réformes
39:01de compétitivité ?
39:03il faut évidemment
39:04accélérer les réformes
39:04de compétitivité
39:05il faut faire en sorte
39:07que justement
39:07créer de l'emploi
39:08ce soit plus facile
39:09en France
39:10on est encore
39:10très très loin
39:11très très loin
39:13je ne dis pas que Macron
39:14a rien fait
39:14il a fait des choses
39:15avec notamment
39:16les ordonnances
39:16Pénico de 2018
39:17mais il faut aller
39:18beaucoup plus loin
39:19dans ce sens
39:19et ça sera plus durable
39:20absolument
39:21et c'est ça
39:23qui va
39:24de manière pérenne
39:26recréer beaucoup plus
39:27comment ça se fait
39:27qu'on a monté
39:29au-delà de 8%
39:29de chômage
39:30alors qu'on est
39:30à 3 ou 4%
39:31dans des économies
39:32qui ont le même
39:32taux de croissance
39:33qui ont le même
39:34taux de croissance
39:35donc ça veut dire
39:35qu'il y a un vrai sujet
39:36encore de marché du travail
39:38en France
39:38gros sujet
39:39la politique de la demande
39:41c'est un feu de paille
39:41c'est pour quelques mois
39:43ce dont on parle
39:44oui mais quand on a
39:45un rabat
39:45pardon Philippe
39:46quand on a un ralentissement
39:47de cycle comme ça
39:48est-ce que c'est pas
39:49le moment
39:50c'est ça
39:51l'amortisseur
39:51est-ce que c'est un ralentissement
39:52cycle de quelques mois
39:53si nous étions
39:54sur un ralentissement
39:55de cycle de quelques mois
39:56et dans quelques mois
39:57la productivité française
39:59tout repart de plus belle
40:00ok
40:01je suis d'accord
40:02pour une politique
40:02canadienne
40:03une politique de soutien
40:04de la demande
40:04on n'est pas en crise
40:05c'est pas ça
40:06à l'heure actuelle
40:07notre problème
40:08il est dans l'ordre
40:09c'est une production
40:10qui se traîne
40:11non seulement une production
40:12qui se traîne
40:12mais dont le trend
40:13a tendance à baisser
40:14à tendre
40:15extrêmement dangereusement
40:17vers la stagnation
40:18n'est-ce pas
40:18et un pouvoir d'achat
40:20qui a plutôt tendance
40:21à baisser
40:21parce qu'à côté
40:22la productivité
40:23a plutôt tendance
40:24à se ralentir
40:25donc c'est bien cela
40:27qu'il faut changer
40:28il faut changer la dynamique
40:29et il faut donc
40:30poursuivre les récents
40:31on a fait des réformes
40:32il faut aller plus loin
40:33bon
40:34voilà pour le message
40:36avant le dernier thème
40:37des débats
40:38des experts
40:39ce matin
40:39il est 10h
40:40passé de 14 minutes
40:41vous pouvez réagir
40:42n'hésitez pas
40:43sur mon compte twitter
40:44x pardon
40:45désormais
40:46arrobase
40:46le genre
40:48je voulais qu'on passe
40:49aux retraites
40:50pour terminer
40:50avec ce rapport
40:51de l'AFG
40:52l'association française
40:53de gestion financière
40:54qui a publié
40:55un livre blanc
40:56c'est son rôle
40:56donc c'est les professionnels
40:57de la gestion
40:58elle le fait régulièrement
41:00là sur la retraite
41:01par capitalisation
41:03avec toujours
41:04cette même
41:06et grande question
41:07qui n'est pas simple
41:09c'est comment gérer
41:10à la fois
41:12la transition
41:13de ce double modèle
41:14c'est à dire
41:14qu'il faut continuer
41:15à payer une retraite
41:16par répartition
41:17mais si on met
41:18en plus de la capitalisation
41:21ça veut dire
41:22qu'on va devoir
41:23payer deux fois
41:24pour assurer
41:24sa retraite
41:25c'est ça
41:26c'est ça
41:27et c'est la question
41:28qui va payer
41:28du coup
41:29donc c'est vrai
41:30que la retraite
41:31ça s'anticipe
41:33pour tout un chacun
41:33on le voit tous les jours
41:34quels sont les bons conseils
41:35que vous pouvez nous donner
41:36que vous donnez aux clients
41:38c'est d'anticiper
41:39de manière très pratique
41:40d'anticiper
41:40et de ne pas attendre
41:41le dernier moment
41:42alors je parle des retraites
41:43par répartition
41:43bien entendu
41:44l'épargne n'est pas
41:45mon propos
41:45voilà
41:46mais les retraites
41:47par répartition
41:48et ça veut dire quoi
41:49anticiper sa retraite
41:50par répartition
41:50parce qu'on paye
41:51finalement
41:51et puis on touche
41:52à la faille
41:52on n'a pas trop le choix
41:53et bien non
41:53se pencher sur son dossier
41:55retraite
41:55c'est pas prendre
41:56pour argent comptant
41:57votre relevé de carrière
41:58au dernier moment
41:59avec ce qui est écrit dessus
42:00c'est déchiffrer
42:03comprendre
42:04vérifier
42:04contrôler
42:05il y a des anomalies
42:06d'enregistrement
42:06en moyenne 6 à 8
42:07par carrière
42:08ce sont les statistiques
42:10depuis une dizaine d'années
42:10sur les dossiers
42:11de nos clients
42:12et qui peut changer
42:13la donne
42:13du coup sur mon âge
42:15du taux plein
42:17par exemple
42:17ou j'ai le droit
42:18à une carrière longue
42:19parce qu'il y a des oublis
42:20oui des oublis
42:21parce qu'on l'a dit
42:22tout à l'heure
42:23l'administration
42:24les réformes
42:25c'est un millefeuille
42:26de réformes
42:27les retraites
42:27du coup
42:28il y a des erreurs
42:30des trimestres oubliés
42:31des points oubliés
42:31des périodes oubliés
42:32ce qui remet en cause
42:34le montant affiché
42:35sur le relevé de carrière
42:37et ou la date
42:38voilà
42:38et le dirigeant d'entreprise
42:40il a la main
42:41sur sa retraite
42:42par répartition
42:43il peut décider
42:43de moins se rémunérer
42:45pour payer moins de cotisations
42:47quel est l'impact
42:47sur le montant
42:48de ses retraites
42:48à la fin
42:48il épargnera par hasard
42:50à côté s'il le souhaite
42:51il peut aussi
42:52changer de statut
42:53je parle bien du dirigeant
42:55les salariés
42:55avant la main
42:56et les salariés
42:56bon voilà
42:57donc c'est pour ça
42:58que je dis que ça se prépare
42:59et puis
43:00forcément
43:01il y a une perte de revenus
43:02quoi qu'on en dise
43:04qu'on fasse au mieux
43:05qu'on récupère les erreurs
43:06en moyenne
43:07c'est 300 euros net par mois
43:08l'écart entre
43:09l'estimation de la caisse
43:11et la réalité
43:12ça n'est pas rien
43:12voilà
43:13et puis en plus
43:14si vous imaginez
43:15qu'on a pu lui faire prendre
43:16sa retraite deux ans avant
43:17je vous laisse multiplier
43:18on perçoit sa retraite
43:18en moyenne 25 ans
43:19si tout va bien
43:20du coup
43:21il y a une perte de revenus
43:22quoi qu'on fasse
43:23et évidemment
43:23la perte la plus énorme
43:25sont pour ceux
43:25qui gagnent
43:26200 000
43:27300 000 euros par an
43:28effectivement
43:28ils se retrouvent
43:29avec une retraite
43:30s'ils ont cotisé
43:31au taquet
43:31toute leur vie
43:32on peut être à 7
43:338
43:3410
43:3412 000
43:35enfin bon
43:35entre 300 000 par an
43:36et 12 000 par mois
43:37il y a quand même
43:38une baisse
43:39donc la retraite
43:40coûte cher
43:41évidemment on le sait
43:42je ne vais pas revenir
43:43sur les chiffres
43:43que tout le monde a vus
43:44il y a de moins en moins
43:45de cotisants
43:46par pensionné
43:48oui exactement
43:49du coup
43:50c'est dans les tuyaux
43:51depuis un moment
43:51la retraite
43:52par capitalisation
43:53mais en fait
43:54est-ce qu'on n'est pas
43:54en train de la faire
43:55avec le PER
43:56qui a été lancé en 2019
43:5715 millions aujourd'hui
43:59je ne sais plus
43:59si c'est de PER
44:00ou de français
44:01oui
44:01alors un peu
44:02mais c'est quand même
44:03de l'épargne
44:03donc elle est en train d'être mise
44:04c'est quand même
44:06le concept de la retraite
44:08par capitalisation
44:08c'est 150 milliards
44:10de stocks
44:11le PER
44:12c'est très bien
44:12c'est super
44:13l'outil est bien
44:14il ne faut plus trop y toucher
44:16c'est surtout pas
44:17le défaire fiscalement
44:21donc ça c'est un bon outil
44:23mais c'est un outil
44:23complémentaire du système
44:25le problème c'est que
44:25ça ne change rien
44:26à l'équation globale
44:27macroéconomique
44:28du système de retraite
44:29le cœur de l'équation
44:30c'est un signe
44:31que les français
44:31croient de moins en moins
44:32à leur retraite
44:32par répartition
44:33le corps
44:35l'a redit récemment
44:36c'est pas tellement
44:37d'ailleurs les déficits
44:37ce que les déficits
44:38il y a dedans
44:38il y a plein de conventions
44:41entre les subventions de l'état
44:43les taux d'équilibre
44:44etc
44:44tout ça
44:44et d'un intérêt second
44:46ce qui compte
44:46c'est la part des retraites
44:48obligatoires dans le PIB
44:48parce que c'est ce que payent
44:49de toute façon
44:50les contribuables
44:51que ce soit par des cotisations
44:52de l'impôt
44:52ou de la dette
44:53et ça ce que nous dit le corps
44:54c'est que ça va remonter
44:56à plus de 15% du PIB
44:57on est à 14,1
44:58ça va remonter
44:59alors qu'on est à 14
45:00et qu'on a déjà
45:00deux points de PIB de plus
45:01c'est à dire 60 milliards
45:02de coûts supplémentaires
45:03par rapport à la moyenne européenne
45:05alors la bonne solution
45:06moi ça fait plus de 25 ans
45:07que je milite
45:07pour ce que l'AFG
45:09a sorti hier
45:10à savoir
45:11je suis particulièrement
45:12heureux
45:12qu'une institution
45:14qui est dans l'univers
45:15Medef
45:16donc qui est dans le
45:17des gens qui ont un rôle
45:18dans la gestion
45:19du système global
45:20des retraites français
45:21prend ce parti
45:22de défendre la réforme
45:23qu'on appelle un peu
45:24à la suédoise
45:25c'est à dire qu'on dit
45:27on va transformer
45:28une partie des cotisations
45:29en répartition
45:31actuelle
45:31existante
45:32en cotisation
45:34capitalisation
45:34pourquoi ?
45:35parce qu'on ne veut pas
45:35augmenter le taux d'effort
45:36des salariés
45:37qui est déjà beaucoup
45:38trop élevé
45:38par rapport aux autres pays
45:39c'est plus du quart
45:40de la fiche de paix
45:41c'est 28% du salaire brut
45:42entre la part patronale
45:43et salariale
45:45on est déjà au-delà
45:46de ce qui est raisonnable
45:47et les entrepreneurs
45:48oui
45:48par patronale
45:50et salariale
45:51par patronale
45:52et prédominante
45:52c'est ça
45:53donc tout ça
45:54est beaucoup trop lourd
45:55déjà pèse sur la compétitivité
45:56et pèse sur le pouvoir d'achat
45:57donc il faut faire moins
45:59ou en tout cas
45:59pas faire plus
46:00alors pour faire autant
46:01en introduisant
46:02de la capitalisation
46:03qui est une solution
46:04pour ne pas arriver
46:04au fameux 15,3% de PIB
46:06en 2070
46:07puisque vous allez faire baisser
46:08les droits
46:09à la répartition
46:10et donc les pensions
46:11qui seront versées
46:12dans quelques décennies
46:14il faut introduire
46:14de la capitalisation
46:15même si on est
46:16un grand adversaire
46:17de la capitalisation
46:18comme le sont certains
46:20économistes du débat
46:21c'est moins un gros mot
46:22qu'avant
46:22moi j'ai l'impression
46:23ça y est
46:23c'est rentré
46:25vous avez les candidats
46:26du bloc central
46:27il y a un vrai changement
46:28des mentalités
46:28c'est la première fois
46:29que je vois une élection
46:30présidentielle
46:30vous avez plusieurs candidats
46:32crédibles
46:33qui portent le sujet
46:34de la capitalisation
46:34et donc ce que dit la FGL
46:36donne la méthode
46:36la méthode qui me semble
46:37la bonne méthode
46:38pour faire
46:39c'est donc de dire
46:40on n'augmente pas
46:41le taux de cotisation global
46:41mais on a quelques points
46:43qui deviennent des points
46:44de capitalisation
46:45comment on finance
46:46la transition
46:47comment on paye
46:48les retraités
46:48si on enlève
46:50le système
46:51de retraite
46:51en plus
46:52ils font la bonne solution
46:53qui est de dire
46:53que ça doit se faire
46:54à l'intérieur du régime
46:54Agir Carco
46:55je ne vais pas rentrer
46:56dans les détails
46:56mais c'est la bonne solution
46:57c'est de faire ça
46:58dans ce régime là
47:00est-ce qu'ils seront d'accord
47:01comment ?
47:02est-ce qu'ils seront d'accord
47:03l'AFG est une partie prenante
47:04puisqu'elle est du côté
47:05du patronat
47:06qui co-gère
47:06l'Agir Carco
47:07alors après
47:08comment on fait
47:08pour que l'Agir Carco
47:09ait les recettes
47:10pour gérer la transition
47:11des quelques décennies
47:12pendant lesquelles
47:12le système
47:13ne sera pas encore arrivé
47:14à un régime permanent
47:16il faut trouver
47:17des recettes exceptionnelles
47:18alors c'est là où je trouve
47:19que le rapport
47:19de l'AFG
47:20manque peut-être
47:21un peu d'ambition
47:21il dit
47:22il y a des recettes
47:23comme le patrimoine
47:24immobilier de l'Etat
47:25comme les dividendes
47:27des participations de l'Etat
47:28mais les dividendes
47:28des participations de l'Etat
47:29ils viennent déjà
47:29réduire le déficit public
47:31donc c'est pas forcément
47:33une recette réemployable
47:35moi je propose une solution
47:36je l'ai dit
47:37dans un autre journal économique
47:39c'est d'utiliser
47:41une ressource
47:41qu'ont justement
47:42les partenaires sociaux
47:43sous la main
47:44qui est leur parc
47:44de logement social
47:45ils ont un parc
47:46de logement social
47:47de plus d'un million
47:48de logements
47:49on pourrait imaginer
47:50que le pôle
47:51Caisse des dépôts
47:51qui a à peu près
47:52la même chose
47:53met aussi ça
47:53en contribution
47:54et qu'on fasse
47:55comme dans d'autres pays
47:56l'Allemagne notamment
47:56l'a fait
47:57c'est-à-dire qu'on vend
47:57par l'eau
47:58ces logements sociaux
47:59on ne change pas
47:59la nature
48:00mais on a du coup
48:01des recettes one shot
48:02en centaines de milliards
48:03en centaines de milliards
48:05et ces recettes-là
48:06sont des recettes idéales
48:08pour ne liser personne
48:09ne pas faire porter
48:11un effort supplémentaire
48:12sur les actifs
48:12pour pas qu'ils payent
48:13deux fois
48:13ne pas faire d'autres trous
48:16supplémentaires
48:17dans les finances publiques
48:18et financer cette transition
48:20qui est une transition
48:21d'une quarantaine d'années
48:22en sifflé
48:23le temps de monter en puissance
48:25avec la capitalisation
48:26et là on a changé
48:27le logement social
48:28à des bailleurs privés
48:29mais qui ont un cahier des charges
48:31pour rester de nature sociale
48:33restez dans le social
48:33évidemment
48:33on ne met pas les locataires dehors
48:35il faut imaginer
48:36que c'est comme une concession
48:37d'autoroutes aujourd'hui
48:37une grande transmission
48:39du logement social
48:40des partenaires sociaux
48:41vers le parc
48:42l'exemple c'est les concessions
48:43d'autoroutes
48:43regardez les concessions d'autoroutes
48:44ils n'ont pas la main
48:44sur la politique
48:45tarifière des péages
48:46mais ils essaient de faire
48:47leur conflit
48:48parce qu'ils gèrent mieux
48:49que ne le ferait
48:50un opérateur public
48:51c'est ça le pari
48:52ça permet d'avoir ça
48:53vous dégagez combien avec ça ?
48:54des centaines de milliards
48:55ça dépend de l'ampleur du parc
48:57parce qu'on sait qu'il faut
48:572 à 300 milliards minimum
48:58pour commencer à lancer
49:00un bout de capitalisation
49:00le parc action logement
49:02c'est un peu plus de 100 milliards
49:04politique de toucher
49:04le parc
49:05exactement
49:05le parc CDC
49:07Habitat
49:07c'est à peu près autant
49:08et vous pouvez aussi mettre
49:10sur le marché
49:10les institutions de prévoyance
49:11que gèrent les partenaires sociaux
49:12tout ça
49:13ça fait largement
49:14les 250 milliards
49:15qu'il faut pour la transition
49:16et vous n'avez surtout
49:18ce qui est extraordinaire
49:18c'est que vous n'avez
49:19les personnes
49:19et bénéfice
49:21au passage
49:22additionnel
49:23vous avez probablement
49:24des logements sociaux
49:24qui seront mieux gérés
49:25et plus propres
49:27qu'aujourd'hui
49:27et des DMTO
49:29des droits de mutation
49:29qui rempliront les caisses
49:31des collectivités locales
49:32Philippe Trénard
49:33c'est vraiment une solution
49:33à étudier
49:33et notamment
49:34pour le logement social
49:35lui-même
49:36parce qu'aujourd'hui
49:37c'est une catastrophe
49:37mais juste 3 remarques
49:39première
49:39ce que disait madame
49:40les erreurs
49:41moi j'ai découvert
49:42que fonctionnaire
49:44fonctionnaire
49:44d'administration centrale
49:46n'est-ce pas
49:46du ministère des finances
49:48n'est-ce pas
49:48j'avais 20 ans de carrière
49:50dans le secteur public
49:51il y en avait 15
49:52qui ont disparu
49:53donc c'était 5
49:55je vous donne
49:56voilà les erreurs
49:56et c'est pas en 2 semaines
49:58ou 3 semaines
49:59ou 4 semaines
50:00vous trouvez
50:00ça paraît absolument incroyable
50:03pardon Philippe Trénard
50:03et vous vous trouvez
50:04face à une administration
50:05qui vous dit
50:06mais mon monsieur Trénard
50:06fonctionnaire du ministère
50:07des finances
50:08c'est quand même cocasse
50:08vous êtes corrompu
50:09vous tentez de nous corrompre
50:10vous n'avez jamais fait
50:1120 ans dans le secteur public
50:13même le brave Jean-Charles
50:14c'est que vous vous trouvez
50:15dans des situations absurne
50:17deuxièmement
50:17pourquoi faire de la capitalisation
50:19parce que quand même
50:20revenons un tout petit peu
50:21c'est très simple
50:22la classe moyenne
50:23n'aura pas sa retraite
50:25parce que comment
50:25on va payer
50:26ces retraites
50:28qui coûtent très cher
50:28ça va être très simple
50:29on va prendre
50:30le système beuridien
50:31et on va dire aux gens
50:32on vous paye juste
50:34une retraite minimum
50:36une retraite de semica
50:37le français
50:39en plus c'est très beau
50:40vous faites partie
50:41de ceux qui disent
50:41que les jeunes
50:42n'auront pas de retraite
50:43non ils auront
50:44la retraite minimum
50:45c'est très beau
50:46généreusement
50:47ils font don de leur retraite
50:49au reste
50:49aux français les plus pauvres
50:51et eux accepteront
50:52une retraite
50:52à 1200 euros
50:54etc
50:54donc si la classe moyenne
50:56ne met pas de l'argent de côté
50:57je ne vois pas très bien
50:58quelle retraite
50:59elle va avoir
51:00donc il faut qu'elle fasse
51:01la retraite
51:01capabilisation
51:02car de toute façon
51:04que oui ou non
51:05la transition
51:06se passe bien
51:07ou se passe mal
51:08de toute façon
51:08on voit très bien
51:09que la classe politique
51:10elle va aller
51:12directement
51:12vers le fait
51:14de raboter
51:15les retraites
51:17pour les faire descendre
51:18vers leur minimum
51:19ce qui in fine
51:20n'aura plus aucun intérêt
51:21alors deuxièmement
51:23si nous faisons
51:23de la retraite
51:24par capitalisation
51:24d'abord
51:25on a au fond
51:26ce rêve
51:27un petit peu
51:27qui était celui
51:28de Macron
51:29de la retraite
51:29par points
51:30c'est à dire
51:30une retraite
51:30un peu individualisée
51:31vous avez une finie
51:32un petit peu
51:33ce qui correspond
51:34à votre effort
51:35et deuxièmement
51:37si nous associons
51:38cela
51:38mais si nous ne le faisons
51:39pas tout seul
51:40à des réformes
51:41structurelles
51:41dont nous avons parlé
51:42c'est à dire
51:43que nous allons faire
51:44des gains de productivité
51:45nous allons générer
51:46une épargne
51:47une épargne
51:47qui va s'investir
51:49qui va s'investir
51:50dans l'épargne
51:50c'est le sujet
51:50c'est le sujet
51:50de l'investissement
51:51long
51:51je ne dis pas
51:53que ça va couvrir
51:54tout le coût
51:55de la transition
51:55mais ça va en couvrir
51:57une partie
51:57et qu'après ça
51:58il faudra aller chercher
51:59des solutions
52:00comme celles
52:01que propose
52:01Jean-Charles
52:03éventuellement
52:03peut-être
52:04de travailler plus
52:05c'est vrai que
52:05certains parlent
52:06de baisser
52:07l'âge de la retraite
52:08vous dites un gros mot
52:08la durée
52:09votre durée de vie
52:10s'allonge
52:10n'est-ce pas
52:11et qu'il n'y a pas
52:11assez de jeunes
52:12il est clair
52:13qu'il faut probable
52:14et que nous vieillissons
52:15en bonne santé
52:16c'est vrai qu'en profiter
52:17pour faire le tour de monde
52:18et d'aller voir les phoques
52:20dans l'Antarctique
52:21c'est très sympa
52:22mais on peut aussi
52:24créer des richesses
52:25entre nous
52:26c'est quelque chose
52:27qui est très intéressant
52:28alors le petit problème
52:29il y a quand même
52:30un aléa moral là-dedans
52:31c'est que plus
52:32vous allez mettre
52:33de l'argent
52:33dans la répartition
52:34plus l'Etat va dire
52:35je peux aller plus vite
52:37vers la retraite minimale
52:38c'est-à-dire
52:39un système
52:40au fond de Knav
52:41qui est juste
52:42un vaste système
52:42une pompe
52:43à redistribution
52:44et surtout pas
52:45un système
52:46d'assurance
52:47dernier point
52:48on a quand même
52:48un petit problème
52:49avec les PER
52:50c'est quand vous parrez
52:52un produit d'assurance vie
52:53un produit de PER
52:54la fiscalité est telle
52:56que quand même
52:57le rendement
52:57au bout de 20 ans
52:59de votre PER
52:59il est 20% plus bas
53:01que celui
53:01d'un produit d'assurance vie
53:02donc là
53:03il faut repenser
53:04c'est le calcul brutal
53:08après ça
53:09vous pouvez faire
53:10des modalités
53:11un petit peu plus
53:12sophistiquées
53:13ça veut dire
53:14que le produit
53:14d'assurance retraite
53:16doit être pensé
53:17et repensé fiscalement
53:19ce qui existe aujourd'hui
53:20est de loin
53:22largement insuffisant
53:23qu'on le compare
53:24à l'assurance vie
53:25je ne parle pas
53:26naturellement
53:26de le comparer
53:27aux cotisations sociales
53:28ce sera le mot de la fin
53:29merci beaucoup
53:30à tous les trois
53:31Marilyn Villard-des-Beaux
53:32présidente fondatrice
53:33d'Origami & Co
53:34Philippe Trenard
53:35professeur honoraire
53:36au CNAM
53:36membre du cercle
53:36des économistes
53:37et Jean-Chin Simon
53:38président de propriété
53:39et liberté
53:40cette émission est disponible
53:41en podcast
53:42et replay
53:43sur l'application
53:44BFM Business
53:45tout de suite
53:46c'est BFM Entreprises
53:47animé par Sandra Kondo
53:48quant à nous
53:49on se retrouve demain
53:50alors pas moi
53:51mais mon confrère
53:53Anthony Morel
53:54pour une spéciale IA
53:55les experts spéciales IA
53:57en direct
53:57depuis Vivatech
53:58au même horaire
54:00toujours 9h30
54:0010h30
54:01très bonne journée à tous
54:02à bientôt
54:06les experts
54:07débat et controverse
54:08sur BFM Business
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