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  • il y a 11 heures
Ce mercredi 17 juin, Maxime Lelong, président de Handiprint, Jeanne Lemoine, co-dirigeante du Groupe Lemoine et présidente du Club ETI Normandie, Thierry Dufour, président de Frenehard & Michaud, et Pierre-Jean Leduc, président de Demgy Group, étaient les invités, dans l'émission Pari ETI présentée par Patrice Bégay. Pari ETI est à voir ou écouter tous les mercredis et samedis sur BFM Business.

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Transcription
00:07BFM Business fait le pari des entreprises de taille intermédiaire.
00:11Paris ETI avec Patrice Béguet.
00:15Paris ETI, l'émission qui vous donne la pêche, qui vous donne la niaque,
00:18des entreprises de taille idéale.
00:20Un plateau formidable, encore cette semaine, avec Maxime Lelon, le CEO d'Andyprint.
00:27Bonjour à toi.
00:27Bonjour Patrice.
00:28Bienvenue, tu viens de Normandie ?
00:29Tout à fait.
00:30Et de 1, Jeanne Lemoyne, CEO du groupe Lemoyne et présidente du club des ETI de Normandie.
00:36Quel plaisir de t'avoir, toujours aussi rayonnante.
00:39Plaisir partagé.
00:41Troisième invité, Thierry Dufour, le CEO de Frénéa et Michaud.
00:45Bienvenue à toi.
00:46Merci à toi.
00:47Et un autre Normand qu'on connaît et qu'on apprécie beaucoup,
00:50Pierre-Jean Leduc, le CEO de Demj.
00:52Bonjour Patrice.
00:55Madame, messieurs, est-ce que vous êtes prêts ?
00:57Oui, prêts.
00:58Toujours prêts.
00:58Et l'Andy, toujours prêts, Paris ETI, c'est parti.
01:07Maxime Lelon, Andy Print, président directeur général.
01:12Jusque là, tout va bien.
01:13Jusque là, tout va bien.
01:14Après un échange avec l'ancien dirigeant de l'imprimerie artistique Legault,
01:19tu changes de cap et tu rejoins l'imprimerie.
01:22C'est le début en fait d'une aventure, ton aventure dans ce domaine,
01:26qui te conduira ensuite à devenir actionnaire, puis président directeur général.
01:31Cette aventure, elle est devenue un projet de vie, puisque ta femme, Sandra,
01:35est devenue la directrice générale d'Andy Print.
01:38À ce jour, vous continuez à développer la société et répondre aux besoins des différents clients.
01:45Andy Print, c'est une entreprise adaptée, créée à Cherbourg, en Contentin, c'est bien ça ?
01:52En 2010, 250 collaborateurs, dont 160 en situation de handicap.
01:58En fait, votre empreinte est de conjuguer la performance économique
02:02avec l'inclusion des personnes en situation de handicap.
02:05Et puis l'ADN, chez toi, c'est mettre l'humain au cœur de tout et de tout ce que
02:11vous entreprenez.
02:11Alors, c'est quoi en fait la force d'une entreprise adaptée ?
02:15Une entreprise adaptée, comme tu l'as dit, c'est effectivement le monde de l'inclusion aujourd'hui
02:20qu'on interprète au sens large.
02:23Et Andy Print a été créé en 2010.
02:27À la base, on est une imprimerie traditionnelle qui existe depuis 1887,
02:31donc ce n'est pas une petite imprimerie.
02:32Et on a pris un virage...
02:3419e siècle.
02:34Oui, et puis on a pris un virage, effectivement, en 2010,
02:38parce qu'il y avait une vraie volonté à travailler avec le monde du handicap.
02:41En fait, en tant qu'imprimeur, on travaillait déjà avec les entreprises adaptées et les ESAT.
02:45Et on a basculé parce qu'en fait, on voyait, quand je faisais ce développement auprès de nos clients,
02:52on voyait, quand je parlais du handicap, tout de suite, on suscitait l'intérêt.
02:56Ils nous ont dit, mais tu parles tout le temps de ça, tu évoques le handicap.
02:59Parce que dans l'imprimerie, on travaillait déjà avec des entreprises adaptées
03:02à qui on sous-traitait de l'activité.
03:03Et moi, ça m'animait.
03:04Et en fait, quand on a eu un retour, deux retours, trois retours de clients qui nous disent,
03:09mais tu parles sans arrêt de ça, deviens une entreprise adaptée.
03:12C'est ce qui s'est passé.
03:13Donc, on est devenu entreprise adaptée.
03:14On a basculé de modèle économique.
03:16Et on est parti, effectivement, avec la réalité de se dire que le monde de la société
03:21dans lequel on vit au sens large est capable d'inclure le monde du handicap.
03:25Et pour ça, il faut savoir le faire dans sa société.
03:27Donc, on a appris.
03:28On a démarré, effectivement, avec quatre personnes.
03:30Et là, aujourd'hui, on est à 170 collaborateurs en situation de handicap,
03:34chez Handiprint, sur les 250 collaborateurs.
03:37Et on est dans le domaine de l'imprimerie.
03:38Donc, on diversifie nos activités.
03:40On a plus d'une dizaine de métiers aujourd'hui chez nous.
03:42Et ce qui est intéressant, c'est que la diversification de nos activités
03:45est liée, évidemment, à la diversité et à l'intégration de nouveaux collaborateurs
03:50avec différentes pathologies, que sais-je.
03:52Mais aujourd'hui, ce qui nous anime avec moi et ma femme,
03:55c'est qu'on pense que personne n'est inemployeur,
03:57mais c'est ce qu'on met autour qui fonctionne.
03:59Donc, on met beaucoup d'accompagnement dans tout ce qu'on fait au quotidien.
04:02On a des chargés d'accompagnement chez nous qui sont là pour intégrer les collaborateurs.
04:07Et donc, c'est ce qui permet justement d'avoir une meilleure intégration
04:10dans les sociétés, en tout cas dans la nôtre.
04:12Alors, tu vois, je n'ai pas envie de parler d'handicap.
04:14J'ai envie de parler de talent.
04:16Oui, complètement.
04:17Comment on attire des talents dans la manche ?
04:19On attire des talents parce qu'aujourd'hui, l'ADN de société
04:23et les valeurs sociales qu'on représente sont, dans ce qu'on vit au sens large
04:28dans la société, de vraies valeurs de société.
04:31Donc, les nouveaux talents, on a la chance d'être sur un bassin économique
04:34Cherbourg assez dynamique avec des grosses sociétés.
04:38Alors, quand ils font venir un talent, ils font venir généralement
04:40la femme ou l'homme qui va avec.
04:42Et quand ils ont besoin, effectivement, de trouver un emploi,
04:45on se rapproche du social énormément et de vraies valeurs.
04:48Et c'est comme ça qu'on fait venir du talent à Cherbourg.
04:50Quelle belle entreprise, Jeanne.
04:52Merveilleuse.
04:53Je trouve ça extraordinaire.
04:54Bravo parce que, franchement, votre engagement à tous les deux,
04:58à ton épouse et à toi, est absolument génial.
05:01Merci beaucoup.
05:02Remarquable.
05:03Alors, Jeanne, CEO du groupe Le Moine, fondatrice et dirigeante du groupe Le Moine
05:09et présidente du club des ETAI de Normandie, comme je le disais.
05:12Comment te caractériser ? Comment te présenter ?
05:15J'ai cherché longtemps et j'aurais pu dire tout simplement une amie.
05:19Une amie avec de grandes valeurs, une femme d'action, une femme de conviction,
05:25une femme visionnaire, une femme généreuse, une femme volontaire et déterminée.
05:30Ton groupe, créé en 1978, le groupe Le Moine a développé un savoir-faire unique
05:36dans la fabrication des produits et soins d'hygiène à base de coton.
05:41Et en quelques années, juste, la petite entreprise familiale
05:45est devenue ce leader de son marché en Europe et numéro 2 dans le monde.
05:51Quelle performance ! Avec plus de 300 clients à l'international,
05:5510 usines sur les 5 continents.
05:58Une expertise reconnue qui repose non seulement sur la capacité d'innovation,
06:05mais aussi et surtout sur ton engagement haut et fort en matière de développement durable.
06:13Alors, c'est quoi aujourd'hui tes axes de développement et tes deux principales activités ?
06:20Alors, sur le groupe Le Moine, d'abord, le groupe industriel,
06:26c'est le développement, d'abord, le Made in France,
06:30parce que chacun sait que c'est un combat sur lequel je suis engagée,
06:35comme tous ici autour de la table, est essentiel pour notre pays,
06:40pour notre balance commerciale, pour la création de valeur et pour l'emploi.
06:44Donc là, nous venons de reprendre un site qui avait été fermé sur Argentan
06:50pour y fabriquer des disques à démaquiller.
06:53Donc, ce qui n'était pas encore fait dans le groupe,
06:57donc c'est un pari, parce que c'est une friche industrielle,
07:01une entreprise qui était fermée, Manetti Marilly, est reprise,
07:06et là, avec 30 emplois déjà créés,
07:08et sur 2026 et 2027, à nouveau, 30 emplois qui seront créés.
07:13Ça, c'est le premier axe sur la France,
07:15et le deuxième axe de croissance, c'est sur la zone aséane.
07:19En l'occurrence, on a déjà une usine aux Philippines,
07:21c'est de développer cette usine et le potentiel clientèle,
07:25aussi bien qu'en Indonésie.
07:27Donc, c'est la croissance internationale,
07:30et sur les zones de croissance, où aujourd'hui, la croissance existe.
07:33Et, je dirais, sur l'autre activité,
07:36qui est celle de mon cœur et de mon engagement,
07:39c'est le Club ETI Normandie,
07:41avec, j'allais dire, tous les défis que nous lançons
07:45et sur lesquels nous travaillons ensemble,
07:48qui sont les défis, le digital, l'ARSE,
07:53l'attractivité et le Produire en France.
07:57Ces défis auxquels on rajoute, bien entendu,
08:00un sujet qui est l'intelligence artificielle,
08:03et on a créé ce collectif assez extraordinaire.
08:07Sur l'intelligence artificielle,
08:09on était plus de 20 entreprises qui se sont engagées
08:11sur des sujets d'usage commun,
08:14par exemple, un assistant en ressources financières,
08:18des sujets où nous pouvions tous avoir les mêmes intérêts
08:22et trouver les mêmes solutions qui nous faisaient
08:25et qui nous permettaient de progresser.
08:27Que penses-tu, toi, de l'industrie en France, aujourd'hui ?
08:30Alors, l'industrie en France, aujourd'hui,
08:33déjà, je dirais que si tu ne parles que de l'industrie manufacturière,
08:38on est malheureusement en dessous des 10 %.
08:40On est à 9,7 %.
08:44Alors, dans l'industrie, certains secteurs se portent bien,
08:46comme l'aéronautique, comme le nucléaire,
08:51ça, c'est un retour, se portent bien.
08:54D'autres industries, comme l'industrie manufacturière,
08:57hélas, ne se portent pas bien.
08:59Nous sommes à nouveau dans une phase de désindustrialisation.
09:03En 2020, l'industrie représentait plus de 20 % du PIB.
09:10Donc, malheureusement, le coût du travail,
09:13en France, on est à peu près à 10 euros.
09:17La moyenne, c'est 33 euros européennes.
09:20Et nous, on est à 43, un peu plus de 43.
09:24Il y a le coût du travail, il y a la fiscalité.
09:26On a une fiscalité des plus lourdes de l'OCDE.
09:29Donc, malgré cela, et ça, je trouve extraordinaire,
09:33et je salue le courage des industriels français,
09:36parce que nous sommes des gens engagés,
09:39soucieux de la création de valeur,
09:41la création de l'emploi, la création de richesse
09:43et notre balance commerciale.
09:45Tu portes toujours haut et fort le Made in France,
09:48tu l'as dit tout à l'heure.
09:49Est-ce qu'il est encore compétitif ?
09:51Alors, c'est un vrai sujet.
09:55Sur tous les défis, aujourd'hui,
09:57entre l'IA, la transition écologique,
10:02ce sont des vrais sujets où, justement,
10:04le club ETI peut porter, aider les industriels normands,
10:10mais tous les autres clubs ETI aussi des régions,
10:13également, et le Métis,
10:15qui est le mouvement des entreprises de taille intermédiaire
10:18ou de taille idéale.
10:20Donc, c'est vrai que si nous, nous baissons les bras,
10:25si nous n'avons pas le culot,
10:29l'audace tous les jours de renverser la table
10:32et de dire, oui, on y va.
10:34En face de toi, je le voyais avec ses lunettes
10:38et t'écoutais avec une grande attention,
10:41Thierry Dufour, président, CEO de Frénéa, Rémi Chaud,
10:44où tu as rejoint le groupe en 2023.
10:48Absolument.
10:49Un groupe qui se situe à Saint-Séphorien-des-Bruyères.
10:52C'est quel département ?
10:52Saint-Séphorien-des-Bruyères, c'est l'Orne,
10:53tout près de l'Aigle, en banlieue de l'Aigle.
10:55Donc là, on est encore en Normandie.
10:57Ah, on est complètement en Normandie.
10:58Ah, on est au cœur de la Normandie.
11:00L'Orne.
11:01Pocagère.
11:01Voilà.
11:02Là, je vois les yeux briller de tout le monde.
11:05Même si je ne suis pas normand d'origine,
11:06dans cette région.
11:07Fais attention à ce que tu dis.
11:09Tu viens d'apprendre.
11:10Il y a des vrais normands autour de la région.
11:12Oui, exactement.
11:13Le combat sera après.
11:16Poursuivre un développement formidable
11:18pour en faire le leader européen des équipements de sécurité
11:20pour les travaux de hauteur.
11:22Hauteur de confiance.
11:25En confiance.
11:26Expert des équipements.
11:28300 millions d'euros de chiffre d'affaires.
11:31C'est incroyable.
11:31La boîte a été fondée au 19e siècle.
11:341889.
11:35Oui.
11:35C'est un groupe industriel familial.
11:37Familial.
11:37A l'origine, producteur d'accessoires,
11:40de fixations, de toitures.
11:41Et s'étant diversifié dans les produits d'accès
11:44au travers d'une offre globale
11:47qui s'appelle à la hauteur.
11:49La hauteur en confiance.
11:50Voilà.
11:51Alors, ma première question, Thierry.
11:54Quels sont les principaux défis
11:56pour une entreprise telle que la tienne
11:59lorsqu'une PME devient une ETI
12:02en multipliant son chiffre d'affaires par 6
12:04pour attraindre 300 millions en 8 ans ?
12:07La difficulté, c'est de garder la vélocité
12:11des petites entreprises que nous avons rachetées.
12:13On a racheté des entreprises de toute taille.
12:16Et tout en faisant corps social, quelque part,
12:20tout en développant le sentiment d'appartenance au groupe,
12:23en développant une stratégie cohérente.
12:27La hauteur en confiance, finalement,
12:29ça consiste de manière assez simple
12:30à couvrir tout le continuum de la gestion de la hauteur
12:35qui présente de vrais enjeux de sécurité
12:37qu'en commençant par le petit escabeau de la ménagère
12:40jusqu'à l'échafaudage qui, aujourd'hui,
12:43est à 150 mètres d'altitude tout en haut
12:46de la cathédrale de Rouen.
12:48Donc, c'est être capable de proposer
12:50une offre globale à nos clients,
12:52être capable d'être au plus près de nos clients.
12:54Et c'est pour ça que c'est important pour nous
12:55de fabriquer en France,
12:58de fabriquer en Europe.
12:59La moitié de notre chiffre d'affaires est fait
13:01en dehors de France,
13:02mais nous avons des empreintes industrielles
13:03dans chacun des pays où nous sommes,
13:05puisque nous vendons des équipements de sécurité
13:07et les marques nationales sont extrêmement fortes.
13:10On ne change pas de fournisseur d'équipements de sécurité
13:12sur un claquement de doigts.
13:14L'aspect confiance,
13:16d'où la tagline de l'entreprise,
13:18qui est une vision de Jacques Frénéard,
13:19qui est le président du conseil de surveillance.
13:21C'est cela.
13:22Et donc, c'est pour ça que c'est important pour nous
13:24de maintenir des emplois locaux
13:25pour être au plus près de nos clients
13:26et assurer leur sécurité.
13:29Est-ce qu'il y a eu une urgence
13:30à faire aimer l'industrie manufacturière
13:33aux nouvelles générations ?
13:35Moi, je pense.
13:35Moi, je pense qu'il y a eu trop de,
13:37ce que j'appellerais, de l'usine bashing.
13:40On n'est pas ce que tombé dans l'intellectualisme
13:42en pensant finalement que les métiers de demain,
13:45vous savez, c'était, sans faire de polémique,
13:46c'était un peu la vision de cherche suruc
13:48de l'usine faiblesse,
13:50et que finalement,
13:50on ne garderait que la matière grise en Europe
13:52et que la Chine serait l'atelier du monde.
13:55Je pense qu'on s'est trompé.
13:57Et il y a une vraie beauté finalement
13:58à travailler dans les usines,
13:59une vraie beauté à créer.
14:01Et je peux vous dire que souvent,
14:02on me pose des questions,
14:03on me dit, oui, les jeunes sont en pleine crise
14:05de sens.
14:06Chez nous, la crise de sens,
14:07elle n'existe pas.
14:07Déjà, on sait pourquoi,
14:08on n'a même pas besoin de créer une raison d'être.
14:10On sait pourquoi on existe.
14:11On protège les utilisateurs de nos clients
14:14pour éviter de tomber, de se faire mal,
14:16voire de décéder.
14:17Et puis, on travaille de la matière,
14:19de la matière qui nous résiste parfois.
14:20Donc, on est obligé de revenir plusieurs fois
14:23à l'ouvrage.
14:24Et puis, voilà, quand on rentre dans une usine
14:26avec à la fois de la mécanisation,
14:28mais également des vrais hommes
14:30et des vrais femmes
14:30qui sont aux commandes de l'usine,
14:32c'est beau.
14:33– Allez, la question cache,
14:34clash presque.
14:35L'ARSE, c'est une affaire des écolo-bobos
14:37ou bien juste une question de bon sens ?
14:40– La réponse est dans la question,
14:42j'ai envie de dire.
14:43Nous, c'est ce qu'on appelle le BSP,
14:45c'est ce que Jacques Lezeau,
14:46notre directeur industriel,
14:49nous répète en permanence.
14:50C'est le bon sens paysan.
14:51L'ARSE, j'ai envie de dire
14:52que le groupe Frenard et Michaud
14:53est déjà engagé là-dedans
14:54depuis des années et des années.
14:55On n'a pas attendu que Bruxelles
14:56nous fasse la leçon
14:57pour prendre soin à la fois des gens,
15:00mais également de l'environnement,
15:02c'est la base.
15:04Et je dois dire que le groupe Frenard et Michaud
15:05est très en avance.
15:06On a un rapport extra-financier
15:07extrêmement fourni.
15:09On est Ecovadis Platinum,
15:11ce qui nous classe dans le 1%
15:13des entreprises les plus vertueuses
15:14en la matière.
15:16Donc voilà.
15:16– Il y a besoin de le faire savoir,
15:17donc on vient sur Paris ETI
15:18pour en parler.
15:20– Un qui a l'habitude,
15:21Pierre-Jean Leduc aussi,
15:23CEO d'MJ.
15:24Alors toi, tu es ingénieur,
15:25visionnaire et entrepreneur
15:26normand audacieux
15:27et tu as repris en MBO en 2004
15:30l'entreprise de Diennes,
15:32fondée en 1947
15:34pour créer d'MJ Group,
15:36une ETI internationale,
15:38technologique,
15:38en plasturgie innovante,
15:40devenue un leader mondial
15:41à force de croissance organique
15:43et externe,
15:44tout en s'impliquant activement
15:46pour une industrie responsable,
15:47je sais que tu tiens,
15:48et compétitive au sein du MEDEF.
15:50De la French Fab,
15:51tu portes le coq bleu,
15:52bravo,
15:52et de Polivia,
15:54le syndicat français
15:55de la Place Surgie
15:55dont tu es président.
15:56Tu as vu que ta voisine
15:58fait le pendant
15:58avec le logo de la Normandie
16:00dont elle est très fière,
16:01comme toutes les quatre personnes
16:02qui sont autour de cette...
16:04– Je suis un très normandie.
16:04– Je suis prise en otage,
16:05mesdames et messieurs.
16:06Je suis prise en otage.
16:08– Vive la Normandie.
16:09– Voilà,
16:09d'MJ,
16:09on revient au groupe quand même,
16:10d'MJ Group,
16:11et tu n'étais technologique
16:13internationale,
16:14Place Surgie innovante,
16:15on l'a dit.
16:16Et en fait,
16:17après ta dernière acquisition
16:18aux Etats-Unis,
16:19en mars 2025,
16:20le groupe est devenu
16:21seul leader mondial.
16:22Et donc,
16:23ce qui est intéressant,
16:23c'est de voir
16:24que tes fournisseurs
16:25de rang 1,
16:26d'Airbus,
16:27de Boeing,
16:27et des plus grands
16:29équipementiers
16:30internationaux aéronautiques.
16:31Aujourd'hui,
16:32tu me dis,
16:33c'est Égypte,
16:33c'est bon,
16:34950 collaboratrices
16:35et collaborateurs
16:36répartis sur 10 sites
16:37dans le monde,
16:374 en France,
16:382 en Allemagne,
16:392 en Roumanie,
16:402 aux Etats-Unis,
16:413 centres de recherche
16:42et développement,
16:43un chiffre d'affaires
16:44de 125 millions
16:46en 2025,
16:46dont 7% investis
16:49en recherche et développement.
16:50Et tu vises
16:511500 personnes,
16:52200 millions
16:53à horizon 2030.
16:54Voilà.
16:55Écoute,
16:55ton plan d'action est fait.
16:56Je ne sais même pas
16:57si je vais te poser une question,
16:58mais on va démarrer
16:59par ça quand même.
17:00Tu acceptes une question
17:01encore,
17:01monsieur le Président ?
17:02Bien sûr.
17:02Bon, ça va.
17:03Si tu pouvais transmettre
17:04une ou plusieurs valeurs
17:06à la prochaine génération
17:08d'entrepreneurs,
17:09laquelle ou lesquelles
17:10seraient-elles
17:11et pourquoi ?
17:13Alors, moi,
17:13j'ai envie de dire,
17:15je mesure toujours,
17:16en fait,
17:16la curiosité
17:17des personnes
17:21que je veux embaucher.
17:22C'est-à-dire que,
17:22pour moi,
17:23une personne
17:23qui n'est pas curieuse,
17:26je pense que c'est
17:27une personne
17:28qui passe à côté
17:29de beaucoup de choses.
17:29Une personne qui dit
17:30je prends un taf,
17:31non.
17:32Non.
17:33Voilà.
17:34Moi,
17:35la curiosité,
17:36c'est à la base de tout,
17:37en fait.
17:37C'est avec ça
17:37qu'on se développe.
17:38Et puis,
17:40tout à l'heure,
17:40on parlait du...
17:41on parlait du culot.
17:43Moi, je pense que
17:43c'est l'audace,
17:44alors on va l'appeler
17:44comme on veut,
17:45mais je crois
17:46qu'il faut avoir peur
17:47de rien.
17:49Et aujourd'hui,
17:50il faut être fier
17:51de ce qu'on est capable
17:52de faire.
17:53Nous, en France,
17:53on a des supers ingénieurs.
17:55On est, je pense,
17:56autour de la table,
17:56pas mal d'ingénieurs.
17:58et je crois qu'il n'y a rien
18:00d'impossible
18:01si on a envie de le faire.
18:02Et je crois que
18:02ce que j'ai réussi à faire,
18:04moi,
18:04durant ces 21 ans
18:06de MBO successifs,
18:07en partant de quasiment rien
18:09et puis en développant,
18:11avec une équipe,
18:12parce que derrière,
18:12on a une vraie équipe,
18:14on dit le clan d'MJ,
18:15donc on est très solidaires.
18:18Et tout à l'heure,
18:19j'entendais par rapport
18:20à ce que disaient Thierry
18:23et Frénéa Rémi Chaud,
18:25c'est exactement pareil.
18:26C'est-à-dire que
18:26soit on crée des entreprises,
18:28en Roumanie,
18:28on a créé Ex-Nilo,
18:29soit on reprend des entreprises,
18:31mais derrière,
18:32on a la volonté d'appartenance.
18:34Donc c'est pour ça aussi,
18:35d'ailleurs,
18:36qu'on a changé le nom du groupe.
18:37On a toutes les entreprises
18:39qui s'appellent d'MJ,
18:40d'MJ quelque chose,
18:41ça peut être d'MJ Normandie
18:42comme ça peut être
18:43d'MJ Seattle
18:44ou d'MJ Pacifique.
18:45Enfin, on travaille,
18:46en fait,
18:46avec des marques,
18:48une marque commune
18:49et la volonté,
18:50toujours,
18:51de développer pour nous.
18:52Donc c'est la substitution
18:54du métal
18:54par des plastiques
18:55et des composites.
18:55C'est ça notre moteur.
18:56En une phrase,
18:57comment ton engagement
18:58dans les différentes instances
18:59professionnelles
19:00dans lesquelles tu es
19:00a influencé peut-être
19:02ta vision pour d'MJ ?
19:05En fait,
19:06là encore,
19:07moi je pousse les gens
19:08à rejoindre des groupements.
19:10Alors ça peut être
19:11des groupements professionnels,
19:12ça peut être le club ETI,
19:14ça peut être le MEDEF,
19:15ça peut être,
19:16nous,
19:17notre syndicat de la plasturgie.
19:19Mais en fait,
19:20au sein de ces groupements,
19:23on côtoie,
19:25on apprend,
19:26on se challenge,
19:27on a des idées,
19:29on partage des convictions,
19:31on partage des solutions.
19:33et en fait,
19:34on mutualise beaucoup de choses
19:35et puis,
19:36on se challenge.
19:38Et ça,
19:38je pense que c'est très important.
19:40Quand j'ai rejoint
19:40l'accélérateur ETI-BPI France,
19:43où on était 24,
19:46quoi qu'il arrive,
19:48on se challenge.
19:49Et donc en fait,
19:50ça c'est très très important.
19:51On se challenge,
19:52on retient les bonnes idées
19:53des autres,
19:54on ouvre des champs
19:57des possibles
19:58et ça c'est hyper important.
20:00Tu viens de le dire,
20:01on se challenge.
20:02Maintenant,
20:03je vais vous challenger les amis.
20:04On va passer au débat.
20:05Vous êtes OK ?
20:06Même si vous n'êtes pas OK,
20:08on passe au débat.
20:08Débat Paris ETI.
20:15En quoi les ETI boostent les territoires ?
20:18On va démarrer avec l'orne.
20:20Elles boostent les territoires déjà
20:21parce qu'elles assurent
20:22des emplois enracinés et locaux.
20:24Derrière,
20:25il y a tout un écosystème
20:26de fournisseurs,
20:27de sous-traitants.
20:29Voilà,
20:29donc tout ça fonctionne
20:30en bonne intelligence.
20:31Jeanne,
20:32qui porte l'emblème de Normandie ?
20:33Je pense que l'ancrage local
20:36est justement
20:37ce qui est fondamental.
20:39Et c'est là où,
20:41je veux dire,
20:42on a tous été pionniers,
20:43je crois,
20:44dans notre domaine.
20:45On faisait bien avant
20:46qu'on en parle
20:47de la RSE,
20:51on faisait du circuit court.
20:52C'est-à-dire qu'on travaillait
20:54localement
20:54avec le voisin,
20:56on faisait fabriquer
20:56nos machines
20:57avec le fabricant local,
20:59on employait
21:00les sous-traitants locaux,
21:02c'est le local.
21:03Pierre-Jean ?
21:03Je dirais que
21:05il ne faut pas oublier
21:06d'où on vient
21:07et moi,
21:08je porte haut et fort
21:09les couleurs de la Normandie
21:10parce que partout,
21:11on dit qu'on est un groupe normand,
21:13on est un groupe français,
21:13mais on est avant tout
21:14un groupe normand.
21:15On a la chance en Normandie
21:16d'avoir une marque
21:16qui est connue internationalement
21:18et donc on profite
21:19beaucoup de ça.
21:19Et ça,
21:20ce sont nos racines
21:21et je crois qu'il ne faut
21:21jamais l'oublier.
21:22Maxime ?
21:23Pas mieux
21:23parce que le territoire
21:24surtout issu du Cotentin,
21:26on en entend parler partout
21:29aux informations du Cotentin,
21:30nous,
21:31ce n'est pas mieux.
21:31C'est-à-dire que le territoire,
21:32c'est la fibre
21:33et c'est l'ADN de société.
21:35De toute façon,
21:36après,
21:36c'est la mer.
21:38Oui,
21:38c'est ça,
21:39ça va vite.
21:39Alors justement,
21:40c'est de l'audace ça.
21:41On l'a parlé tout à l'heure.
21:42Innovante,
21:43audacieuse,
21:43l'ETI,
21:44c'est l'entreprise de l'avenir
21:45pour toi ?
21:45C'est l'entreprise
21:47effectivement,
21:47on disait de taille idéale.
21:48Nous,
21:49on est en croissance
21:49en tant qu'entreprise adaptée,
21:51on a basculé
21:52vers ce modèle ETI.
21:54C'est une vraie volonté
21:56à pouvoir assurer
21:57effectivement
21:58de l'emploi
21:59sur le bassin
21:59en tout cas
22:00sur lequel on est.
22:01Donc ça,
22:01c'est clair.
22:02Jeanne ?
22:03C'est l'entreprise
22:04de proximité avant tout.
22:05Et je trouve que c'est
22:06ce qui fait sa force.
22:07C'est-à-dire que les gens
22:08se connaissent tous,
22:09les uns et les autres.
22:11Et je vais dire,
22:11il n'y a pas besoin
22:12de s'envoyer des mails
22:13pour se parler.
22:14On passe d'un bureau
22:15à un autre
22:15ou on se téléphone.
22:17Mais voilà,
22:17la proximité,
22:18c'est l'humain
22:20avant toute chose.
22:21Tu fais du four ?
22:22D'un mot,
22:23on n'a pas la lourdeur
22:24des grands groupes
22:24qui peut être assez pesante.
22:26Et malgré tout,
22:26on a une puissance de frappe
22:28assez importante
22:29qui permet de faire
22:30de grandes choses
22:30assez rapidement.
22:32Ok, Jean ?
22:33Et moi,
22:33je dirais que c'est ce qui nous permet
22:35d'aller à l'international.
22:36Et le terrain de jeu,
22:37il est en France,
22:38mais le terrain de jeu,
22:38il est aussi beaucoup
22:39à l'international.
22:40Et ça,
22:41il ne faut pas l'oublier.
22:42Ça, c'est sûr.
22:43Aujourd'hui,
22:44on voit que les entreprises
22:45qui exportent,
22:46les entreprises qui innovent,
22:46elles vont croire
22:47deux fois plus vite
22:48que les autres.
22:49C'est notre agilité.
22:49Vous êtes des exemples.
22:50C'est notre agilité.
22:51Et n'oublions pas
22:52que le savoir-faire français,
22:53il est reconnu,
22:54il est apprécié partout
22:55à l'international.
22:56Et ça,
22:56c'est vraiment important.
22:57Tu viens de sortir
22:57le drapeau bleu-blanc-rouge.
22:58La France,
22:59en France,
22:59nous avons des savoir-faire
23:01extraordinaires.
23:02Vous venez le démontrer.
23:03Et tous les employés
23:05qui ont ce savoir-faire
23:06sont des forces vives
23:07de nos territoires,
23:09de nos ETI.
23:10Vous êtes d'accord
23:11avec ça,
23:11Madame Blaine ?
23:11Je suis parfaitement
23:13d'accord avec ça.
23:14Et justement,
23:15je voudrais que
23:15sur l'apprentissage,
23:17parce qu'il y a
23:18la transmission
23:18justement des savoir-faire,
23:19que sur les derniers
23:22coups de rabot
23:23qui ont été mis
23:24dans le PLFS
23:25sur les emplois seniors,
23:29on interdise le cumul
23:30alors que ces seniors,
23:32notamment dans la maintenance
23:33où on manque...
23:34En plus,
23:35ils ont besoin de travailler.
23:35Mais ils ont besoin.
23:36Et vous avez besoin
23:37de ces postes-là.
23:37Et on a besoin
23:38de ces gens-là
23:38pour transmettre leur savoir.
23:39C'est du bon sens.
23:40Pour transmettre leur savoir.
23:41Donc, franchement,
23:42et je rejoins tout à fait
23:43Pierre-Jean,
23:44le savoir-faire français,
23:45on n'aurait pas pu créer
23:46toutes ces entreprises
23:47que nous avons créées
23:48dans tous les pays européens
23:50si on n'avait pas fait rayonner
23:51le savoir-faire français.
23:52Pierre-Jean,
23:52en une phrase.
23:54N'oublions pas les apprentis,
23:55n'oublions pas que
23:57c'est bien d'avoir les seniors,
23:58il faut les faire travailler
23:59et ça peut être
24:00des superbes parrains.
24:02Mais n'oublions pas
24:03d'attirer les jeunes
24:04dans nos filières d'excellence.
24:06Et la Normandie,
24:07on est une filière d'excellence
24:08en plasturgie,
24:09donc mon domaine à moi,
24:10notamment avec l'ISPA
24:12à Alençon et à Lyon.
24:14Et donc,
24:14l'outil de formation
24:15de la plasturgie.
24:17Et aujourd'hui,
24:19c'est très très important
24:20de garder cette attractivité
24:22pour que les jeunes viennent
24:22et donc en fait
24:23que nos entreprises
24:24et nous,
24:25chefs d'entreprise,
24:26on prenne des apprentis.
24:27C'est essentiel.
24:28Ils ont fait une phrase,
24:28je vous donnerai un mot.
24:30Maxime.
24:31Ils ont fait complètement
24:32une phrase, effectivement.
24:32Je rejoins,
24:33mais tout ce qui se dit là,
24:34c'est nous aussi
24:35dans notre entreprise adaptée,
24:36on est effectivement
24:38dans l'obligation
24:39de recruter.
24:39et effectivement,
24:40sur la partie seigneur
24:41et jeune,
24:41c'est une obligation.
24:42Ça, c'est clair.
24:43Thierry ?
24:43Il faut vendre la beauté
24:44de la technique aux jeunes,
24:45leur faire aimer la technique.
24:46Vendre la beauté de la technique.
24:47Moi, ça va être le mot de la fin
24:48parce que je trouve ça magnifique.
24:50Merci beaucoup
24:51à tous les quatre.
24:53Madame Jeanne Lemoyne,
24:54Monsieur Maxime Lelon,
24:56Monsieur Thierry Dufault
24:56et Monsieur Pierre-Jean Leduc.
24:58C'était un plaisir de vous avoir.
24:59Merci aux équipes
25:00qui nous ont permis
25:01de réaliser cette émission.
25:03Maxime à la réalisation,
25:04Justine,
25:04chef de plateau,
25:05Guillaume Hausson,
25:07à l'image Léo
25:08et puis celle qui m'accompagne.
25:10Camille.
25:10Non, ben voilà,
25:11tu l'as dit très bien.
25:12Camille Bourg,
25:13salut et à la semaine prochaine.
25:14Ciao.
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