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  • il y a 9 heures
Ce mercredi 1er avril, Timothée Achéritogaray, directeur général de Sokoa, Christine Nicolas, directrice générale de Wewise Bidart (Soltea), Yann Rivoallan, président de la Fédération française du prêt-à-porter féminin, et Julien Pollet, président de Promod, étaient les invités, dans l'émission Pari ETI présentée par Patrice Bégay. Pari ETI est à voir ou écouter tous les mercredis et samedis sur BFM Business.

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Transcription
00:06BFM Business fait le pari des entreprises de taille intermédiaire.
00:11Paris ETI avec Patrice Bébé.
00:14Madame, Monsieur, bonjour, bienvenue dans votre émission, l'émission qui promeut les régions et les entreprises de taille idéale, les
00:22ETI.
00:23Autour de cette table, très très beau plateau, féminin, masculin, avec Timothée Achéritogaray, c'est ça ?
00:34Parfait.
00:34J'étais bon, hein ?
00:35Magnifique.
00:36CEO de Socoa, Nouvelle-Aquitaine, très précisément dans une ville qui est ?
00:40Andaï.
00:41Andaï, on est dans le Pays Basque.
00:43Absolument.
00:44On reste dans le Pays Basque ?
00:44Allez, on reste dans le Pays Basque avec Christine Nicolas, une entreprise formidable, Soltea, très précisément où ?
00:53À Bidard.
00:53À Bidard.
00:54Bidard, Andaï, c'est combien de temps ?
00:57Oui, c'est 20 minutes.
00:58Vous êtes voisin, vous ne connaissiez pas mes grands sacs Paris ETI ?
01:00Ça y est.
01:01Une heure l'été, je dirais.
01:02Une heure l'été, 20 minutes d'habitude.
01:04Ah, on va parler d'habillement.
01:07Ça m'a fait du bien parce qu'on peut être fier de l'habillement français, notamment avec Yann Rivollon,
01:12président de la Fédération Française du prêt-à-porter féminin.
01:16Bienvenue à toi.
01:17Bonjour.
01:18Et puis Julien Paulet, CEO d'une très belle marque dont on est fiers en France.
01:23Promode.
01:24Bonjour Paris.
01:25Madame, messieurs, vous êtes prêts ?
01:28Prêts.
01:29Non, non.
01:29Vous êtes prêts ?
01:30Prêts.
01:31Ils sont prêts.
01:31Paris ETI, c'est parti.
01:34Paris ETI sur BFM Business.
01:39Socoa, ça me rappelle une marque, ça ?
01:41Oui, Socoa, en fait, on est assez connu du grand public, mais pas si connu que ça.
01:48Non.
01:48Parce qu'on fait du B2B, en fait.
01:49On ne fait pas le particulier.
01:50Mais on est aussi connu parce qu'on a une histoire très atypique.
01:54Alors, au printemps 1971, c'est ça ?
01:57L'entreprise s'est créée à partir d'un projet de développement visant à contribuer à la création d'emplois
02:02au Pays Basque, en s'appuyant sur l'épargne populaire.
02:05Tu nous en dis deux mots ?
02:06Oui, alors, au départ, Socoa, c'est parti d'un constat, c'est-à-dire qu'on était sur un
02:10territoire, le Pays Basque français, plutôt tourné vers l'agriculture, le tourisme, très peu d'industrie, et avec quelque chose
02:17de terrible pour un pays, c'est-à-dire que sa jeunesse partait faire ses études à Paris, Bordeaux, Toulouse,
02:23l'étranger.
02:23C'est-à-dire qu'est-ce qu'on voit en Corse ? On recevra nos amis corses dans quelques
02:26années.
02:26Et ne revenez pas.
02:27Et notre fondateur regretté, Pachin Oblia, a fait partie de ceux qui ont voulu qu'il y ait un retour
02:32vers le Pays Basque et créer de l'emploi au Pays Basque.
02:34Et c'est ce qui a donné lieu à la naissance de Socoa, il y a maintenant 55 ans.
02:38Alors justement, pourquoi, mon cher Timothée, Socoa ?
02:41Le nom ?
02:42Oui.
02:42Alors Socoa, ça veut dire le coin, le coin où on est bien.
02:47Il n'y a pas vraiment d'explication.
02:49Le coin où on est bien, qu'est-ce qui te plaît dans cette entreprise, toi ?
02:52Moi, déjà, c'est une entreprise très, très atypique, mais dans le sens positif du terme.
02:57Tu l'as dit, c'est l'épargne populaire au service d'un projet.
03:01Je dis souvent que Socoa, c'est le projet avant l'objet.
03:03L'objet est arrivé assez vite.
03:04C'est un modèle très atypique, en fait.
03:06Voilà, on a tous nos salariés qui sont actionnaires.
03:08On a plus de 1200 actionnaires.
03:10Personne ne détient plus de 2% du capital.
03:12C'est du crowdfunding avant l'heure, avant même que le mot existe.
03:16C'est précurseur pour ne pas dire révolutionnaire.
03:19Et ce mode de fonctionnement, ça fonctionne comment ?
03:21Après, ça fonctionne de façon assez classique.
03:23On a 1200 actionnaires, personne n'est majoritaire.
03:27Les actionnaires élisent le conseil d'administration,
03:30qui nomment un directeur général.
03:31En l'occurrence, j'ai la chance que ça soit moi depuis quelques années.
03:35Et après, ce qui nous caractérise, c'est une grande transparence de l'information,
03:38puisque tous les salariés sont actionnaires,
03:40donc ils savent ce qui se passe dans l'entreprise,
03:41les résultats, les chiffres, les grands projets.
03:44Donc, c'est très, très ouvert.
03:45Comment fait-on lorsque les périodes sont compliquées,
03:48que le marché est un peu en contraction ?
03:50On communique.
03:52On communique sur ce qui se passe.
03:54On fait en sorte de garder le cap aussi,
03:56de garder confiance dans nous tous, dans Sokois.
03:59Sokois a connu quand même pas mal de crises.
04:01Le Covid, on va remonter il n'y a pas si loin,
04:04ça paraît loin, mais pas tant que ça.
04:05On a été quand même fermé deux mois.
04:06On a connu des mois à moins 20, moins 30 % d'entrée de commande.
04:09Et on continue d'investir sur tout,
04:11d'investir sur les hommes, les femmes.
04:13On continue également à produire en France,
04:17à rester leader sur un marché qui est somme toute mature.
04:21Très mature, très compétitif.
04:23On a le monde entier face à nous.
04:24Donc, déjà, il y a les femmes et les hommes.
04:26C'est quand même 50 ans de savoir faire
04:27qui ont été transmis à travers les générations.
04:30Il y a aussi tout le design.
04:32Ça fait plus de 35 ans qu'on a le design
04:34au cœur de la stratégie d'entreprise.
04:36Donc, on a des produits propres,
04:37les produits Sokois, vous n'allez pas les retrouver ailleurs.
04:40Alors, on doit lutter aussi contre la copie, la contrefaçon.
04:43Et toute cette stratégie nous a valu également
04:47d'être mis à l'honneur par l'INPI,
04:49qui est l'Institut national de la protection intellectuelle.
04:52Exactement.
04:53Allez, on fait quelques pas,
04:54on traverse le plateau
04:55et on reste dans la même région avec toi, Christine Nicolas.
04:59Tu diriges Solthea.
05:01T'es une femme de terrain.
05:03Une entrepreneur engagée.
05:04On aime recevoir dans chacune de nos émissions.
05:06C'est pas facile de faire venir des femmes entrepreneurs.
05:08Mais à chaque fois, on y tient.
05:10Membre fondateur de WeWise.
05:13Entreprise pionnaire du solaire photovolcaïque
05:15basé à Bidart, tu le disais,
05:17qui rayonne depuis 18 ans en Nouvelle-Aquitaine.
05:20Présente, dès la création,
05:22t'as développé en fait une solide expertise opérationnelle,
05:26notamment dans le suivi client
05:27et les raccordements réseau,
05:29en défendant des solutions sur mesure,
05:32de proximité avec un objectif toujours constant,
05:35de satisfaction durable.
05:37En 2024, tu prends un tournant majeur
05:40en assumant la direction générale
05:42à la suite du fondateur, ton époux,
05:45qui se consacre désormais au développement
05:46des nouvelles offres de décarbonation.
05:48Toi, t'es guidé par une vision
05:50très exigeante et foncièrement sincère.
05:54Cette aventure entrepreneuriale
05:56transforme l'accompagnement énergétique
05:58des entreprises en les rendant
06:01et en rendant justement cette décarbonation
06:04accessible et maîtrisée
06:05grâce aux photovoltaïques.
06:09Tu es une femme,
06:10t'en inspires d'autres, mais toi-même.
06:12Est-ce que tu peux nous citer une femme
06:13qui t'inspire particulièrement ?
06:17Je ne suis pas forcément inspirée
06:19par une femme en particulier,
06:20mais plutôt par la femme, les femmes,
06:22et surtout les femmes entrepreneurs,
06:25entrepreneuses.
06:25Je trouve que ce sont des femmes
06:27qui sont courageuses,
06:29qui évoluent dans des métiers
06:31qui sont très compliqués,
06:32qui évoluent avec éthique, avec force.
06:35On aime ça au Pays Basque.
06:37Et puis surtout, ce sont des femmes qui...
06:41Si je devais en citer une,
06:42ce serait plutôt un collectif d'ailleurs.
06:43Et c'est le groupe Femmes
06:46de la Fédération Française du Bâtiment.
06:48J'en fais partie.
06:49Ce sont des femmes qui sont au quotidien
06:52avec leurs équipes,
06:53qui oeuvrent avec les clients,
06:56les équipes,
06:56avec ce côté proximité opérationnel.
06:58Ce sont des femmes qui sont rares,
07:00comme sur les plateaux.
07:01Aujourd'hui, on ne représente que 12%
07:04des effectifs dans le bâtiment,
07:06tout secteur confondu,
07:08tout poste confondu,
07:09employée, dirigeante.
07:11Ce sont des femmes qui m'inspirent,
07:14que j'admire.
07:14Et je m'identifie particulièrement
07:17dans leur façon de créer de la valeur
07:19et puis de tenir le cap de l'entreprise.
07:22En tant qu'entrepreneure,
07:24quelle est aujourd'hui
07:26ta plus grande fierté professionnelle ?
07:29Une des plus grandes fiertés,
07:30c'est celle d'avoir fait évoluer Soltea,
07:32qui aujourd'hui est WeWise Bidart.
07:35WeWise, c'est une marque
07:36du groupe Butagaz,
07:38qui est spécialisée
07:39dans les énergies photovoltaïques.
07:42Et c'est d'avoir accompagné
07:44cette croissance depuis maintenant
07:45presque 20 ans,
07:47en gardant nos valeurs.
07:48Et justement,
07:49qu'est-ce qu'il fait de WeWise,
07:50le partenaire idéal,
07:51pour accompagner les entreprises françaises
07:53dans leur projet de décarbonation ?
07:55Notre projet, c'est...
07:56Le partenaire idéal,
07:58c'est l'expérience,
07:59c'est la proximité sur le terrain,
08:01sur le territoire,
08:02et c'est surtout la connaissance
08:04des problématiques énergétiques
08:06de nos clients.
08:07Aujourd'hui, on est capable
08:08de comprendre
08:09leurs contraintes environnementales,
08:13leurs contraintes économiques.
08:14On est capable de les aider
08:16avec une palette de solutions
08:19et un accompagnement
08:19qui comprend forcément
08:21l'installation de panneaux photovoltaïques,
08:23mais aussi le stockage,
08:25les bornes de charge
08:26pour les véhicules,
08:27le pilotage des systèmes énergétiques
08:29et aussi le financement
08:30pour faciliter et sécuriser les projets.
08:34Donc, WeWise, aujourd'hui,
08:36c'est la compréhension des problématiques
08:38et c'est les solutions sur mesure.
08:39C'est très clair.
08:41Alors, on va rester dans le domaine féminin
08:43avec le président de la Fédération française
08:45du prêt-à-porter féminin,
08:48Yann, ardent défenseur
08:50d'un mode plus durable et innovant,
08:55entrepreneur dans le digital
08:57et auteur d'un livre formidable
08:58« Sortez de la roue du hamster ».
09:00La Fédération engroupe
09:02plus de 600 entreprises.
09:04On peut en citer quelques-unes,
09:06Tara Ramon,
09:07Tara Jamon,
09:08Deptio,
09:09Desjardar Darrell,
09:10Paul Henjo,
09:11La Fémarabouté
09:12ou encore Avenier,
09:13la marque de Ralissane.
09:14Et en fait,
09:14vous accompagnez les marques
09:15dans la transition digitale et durable.
09:19Faut-il être violent
09:22pour obliger à créer
09:23la transition écologique aujourd'hui ?
09:26Alors,
09:27tu as deux points dans la transition écologique.
09:28Tu as un premier point
09:29qui est la violence
09:30de ce que la planète
09:31est en train d'endurer en ce moment,
09:32qui nous oblige de toute façon
09:34à avoir une action
09:35qui, en effet,
09:36doit être brusque
09:37et très énergétique.
09:38Il y a un grand best-seller
09:40qui s'appelle
09:40« Faut-il saboter les pipelines ? »
09:42qui montre que,
09:43compte tenu de la destruction de la planète,
09:45il faudrait avoir une action majeure
09:46et d'envergure,
09:47ce que, pour l'instant,
09:48nous n'avons pas encore
09:49au niveau de la planète.
09:50Et c'est là où les marques de mode français,
09:52justement,
09:53peuvent se féliciter.
09:53C'est que la grande majorité d'entre elles,
09:55au contraire,
09:56sont parties dans cette mode durable
09:57en ayant des actions
09:59qui permettent à la fois
09:59de mettre beaucoup plus d'innovation
10:01pour pouvoir être proches
10:01de leurs clients,
10:02mais en même temps,
10:04ont des meilleures matières,
10:05évitent le polyester,
10:06permettent justement
10:07d'avoir une vision
10:09à la fois pour les clients
10:10mais pour la planète
10:11beaucoup plus durable.
10:12Avec tout ce que nous voyons
10:13dans l'actualité
10:15depuis plusieurs années,
10:16est-ce que les entrepreneurs
10:17sont-ils
10:18l'avenir de la politique ?
10:20Alors c'est une évidence
10:22parce que chaque entrepreneur,
10:24il a sa communauté
10:25à travers tous ses collaborateurs
10:27auxquels il donne ses valeurs,
10:28ses visions
10:28et sa capacité de comprendre
10:30comment évoluer
10:31dans un monde
10:31de plus en plus incertain.
10:33Deuxième point,
10:33les réseaux sociaux
10:34ont permis clairement
10:35de donner la parole
10:36à chacun des entrepreneurs
10:38avec une force,
10:39justement,
10:40qui n'avait jamais existé.
10:41Un entrepreneur
10:42qui décide
10:43sur LinkedIn,
10:44sur Instagram,
10:45sur TikTok
10:46aussi de donner justement
10:47la vision de son entreprise,
10:49ses valeurs,
10:50sa capacité de changer le monde
10:51peut clairement
10:52mettre en place
10:53des actions
10:53qui vont être décisives
10:54pour le monde entier.
10:55Si je reprends des personnes
10:57comme Yvon Chouniard
10:57par exemple
10:58il y a de nombreuses années,
10:59c'est sa vision,
11:00c'est sa capacité de communication
11:02qui ont permis
11:03d'amener beaucoup
11:03de transformations.
11:05Donc oui,
11:05les entrepreneurs
11:06sont à mon avis
11:07une force politique
11:08beaucoup plus forte encore
11:09que ce qu'on peut avoir
11:10désormais
11:10avec les différents partis
11:12qui sont malheureusement
11:13totalement dégradés
11:13en ce moment.
11:14Les marques de mode française
11:15ont-elles encore
11:16un avenir
11:17The Future is Bright ?
11:18Alors c'est plus que ça
11:20parce que la France
11:21c'est la mode.
11:23Quand on regarde
11:24justement cette énergie,
11:25cette créativité
11:26qu'on peut avoir
11:26dans notre pays,
11:27il est évident
11:28que la mode
11:29est avant tout française
11:30et qu'elle illumine
11:31le monde
11:32et qu'elle essaie
11:33de par ses valeurs,
11:34de par sa créativité,
11:35clairement créer
11:36quelque chose de différent.
11:37Et c'est pour ça
11:38que c'est aussi
11:38dans des entreprises
11:39en fin de compte
11:40de différentes tailles
11:41qu'on va être capable
11:41de pouvoir recréer tout ça.
11:43Parce que que ce soit
11:44dans un atelier
11:44avec quelques créatrices
11:46où à peine une dizaine
11:47de personnes
11:47arrivent à créer
11:48des modèles
11:49qui peuvent
11:49enflammer le monde.
11:50Que ce soit
11:51dans des très grandes entreprises
11:52qui font des milliards
11:53et qui sont capables
11:54justement de par leur capacité,
11:56leur innovation,
11:57leur internationalisation
11:58de faire justement
11:59du chiffre d'affaires
12:00à travers le monde,
12:01et bien de ces deux extrêmes,
12:02en France et en Europe,
12:04on a une capacité justement
12:05d'énergie qui est rare
12:06et on peut s'en féliciter.
12:07En préparant cette émission,
12:09je disais qu'elle est
12:10un bel exemple
12:11qu'on peut citer en France.
12:11Et tu me dis,
12:12d'un seul coup,
12:14Julien Paulet.
12:15Julien Paulet,
12:16le président,
12:16directeur général de Promod,
12:18qui vient sur ce plateau,
12:20est une entreprise française,
12:22familiale et indépendante,
12:241, 2, 3,
12:25qui crée et distribue
12:26du prêt à porter
12:27femme depuis 50 ans.
12:30Promod a été créée
12:31par ton papa
12:32et tu as repris
12:33les rênes en 2018.
12:35Promod s'est développée
12:36en France,
12:37puis à l'international
12:38pour atteindre en 2014
12:391 000 magasins
12:41dans 55 pays.
12:43Après des années difficiles,
12:45au milieu des années
12:462010,
12:472016, 2017,
12:49voilà,
12:50et une restructuration
12:53drastique
12:54de ton réseau de magasins
12:56et de ton modèle d'affaires,
12:58Promod,
12:59vous êtes positionné aujourd'hui
13:00comme une marque de mode
13:04désirable,
13:05accessible,
13:06qui se développe
13:07sur un modèle d'affaires
13:08de précision,
13:09moins,
13:10mieux
13:11et plus durable.
13:12En 2024,
13:13Promod compte
13:14400 magasins
13:15dans 5 pays.
13:16Quels sont aujourd'hui
13:17les facteurs clés
13:18de succès
13:19d'une transmission
13:21d'entreprise familiale ?
13:23Je pense qu'il y a trois choses.
13:26Moi, mon père a dirigé
13:28cette entreprise
13:28pendant presque 40 ans.
13:31Il y a eu une petite période
13:32de transition
13:32entre lui et moi.
13:34Mais pour moi,
13:35les trois facteurs clés de succès
13:35de la bonne transmission
13:37d'une entreprise familiale,
13:38qui est, on a dit,
13:39un très, très beau modèle
13:40qu'il faut vraiment préserver
13:40en France.
13:42D'abord,
13:42il y a une question de timing.
13:44Il faut que le précédent,
13:46le cédant,
13:46soit prêt à céder.
13:49Et on voit beaucoup
13:50de présidents
13:50et notamment
13:51de présidents fondateurs
13:52qui ont du mal à lâcher.
13:54Moi, en 2018,
13:55mon père était vraiment prêt
13:56à me laisser les rênes.
13:59Ensuite,
13:59une question de confiance.
14:01Quand on décide
14:03de transmettre
14:03l'entreprise familiale,
14:04il faut faire une confiance,
14:05mais pas une confiance
14:07avec beaucoup de contrôle.
14:08C'est une confiance aveugle.
14:09Et moi,
14:10mon père m'a dit,
14:11voilà,
14:11je te fais confiance.
14:12Il a quitté l'entreprise,
14:13il a fermé son bureau,
14:14il n'est plus jamais revenu.
14:16C'est rare.
14:17C'est rare.
14:17C'est très rare.
14:18Et donc,
14:18j'ai eu vraiment
14:19les mains libres.
14:20Et puis,
14:23dernier aspect,
14:24je pense que c'est
14:24une question de légitimité.
14:26Parce que moi,
14:27quand j'ai repris
14:28la présidence de Promote,
14:29je n'avais pas encore 40 ans.
14:31Et il fallait que j'embarque
14:32les 2000 collaborateurs
14:34derrière un projet.
14:35Et cette légitimité,
14:36elle se construit
14:39de deux manières,
14:40je pense.
14:40D'abord,
14:41en prenant tout ce qui était bon
14:42dans le passé,
14:43et en faisant un peu le ménage
14:44entre ce qui était bien
14:45et moins bien.
14:46Et on ne garde que ce qui est bien
14:47et en apportant une forme
14:49d'innovation.
14:49Et c'est tout ce nouveau
14:51équilibre économique
14:52que j'essaie de mettre en place,
14:54qu'on met en place
14:54chez Promote
14:55depuis 2018,
14:56qui est ce business model
14:57de précision.
14:58On a quitté,
14:59en fait,
14:59le business model de masse
15:01où c'était toujours plus de vêtements,
15:02dans toujours plus de magasins,
15:03acheter toujours un peu plus loin.
15:04et désormais,
15:05on a réduit notre réseau de magasins
15:07et on fait quelque chose
15:08de beaucoup plus précis.
15:11Et avec moins de pièces,
15:13moins de volume,
15:14on génère plus de rentabilité.
15:15Quels ont été les atouts
15:16qui ont permis à Promote
15:18de se réinventer plusieurs fois
15:20au cours de son histoire ?
15:22Plusieurs choses.
15:23D'abord,
15:24on est une entreprise,
15:25on l'a dit,
15:25familiale.
15:26J'ai un actionnariat,
15:27c'est mon père
15:28et ses frères et soeurs
15:29qui a toujours été
15:30au soutien de l'entreprise,
15:31qui a su être patient.
15:33Promote,
15:34c'est une entreprise qui a...
15:35On voit d'ailleurs,
15:35en même temps que tu parles,
15:36une très belle photo
15:37de toi et de ton père.
15:39Je le dis pour les gens
15:40qui nous écoutent à la radio aussi.
15:41Très bien.
15:43Allez, sur le podcast.
15:44Et donc,
15:46un actionnariat familial
15:47qui travaille sur le temps long,
15:50qui sait être patient.
15:51On l'a dit,
15:522016-2017,
15:53des années très compliquées
15:54pour Promote.
15:55En 2024,
15:55on retrouve un vrai niveau
15:57de rentabilité serein.
15:58Il s'est passé presque 10 ans
16:00pendant lesquels
16:01c'était compliqué
16:01et l'actionnariat
16:02a su remettre au pot,
16:04a su accompagner
16:05la transformation.
16:07Ça a été aussi...
16:08La clé de succès,
16:09c'est des valeurs humaines fortes
16:11qui font qu'on a
16:12des collaborateurs
16:12hyper engagés.
16:14Et puis,
16:16aussi,
16:17une évolution
16:18plus qu'une révolution.
16:19Moi,
16:19je pense que c'est important
16:20quand on change,
16:21quand on pivote comme ça,
16:23d'emmener ses clientes
16:24avec soi,
16:25d'emmener ses collaborateurs
16:26et donc,
16:27d'y aller étape par étape
16:29et pas de faire
16:30de changements trop radicaux.
16:31On aime bien connaître
16:32la personnalité des gens.
16:33Alors,
16:33je sais que tu aimes la cuisine.
16:35J'ai une question à te poser.
16:36Où est-ce qu'on trouve
16:37la meilleure recette de Moussaka ?
16:40Moi,
16:40je suis très mauvais cuisinier,
16:42mais j'ai découvert
16:43un livre fantastique
16:45de François-Régis Gaudry,
16:46recettes et histoires.
16:48Et il faut absolument
16:49acheter ce bouquin.
16:49C'est très simple
16:50et il y a une délicieuse
16:51Moussaka que je sais faire.
16:52À chaque fois,
16:52il y a des questions comme ça.
16:53Vous avez très personnel
16:53qu'on pose sur les gens.
16:55On passe dans la deuxième partie
16:56de cette émission
16:57qui est le débat.
16:58On va débattre
16:59de différents sujets.
17:00Est-ce que vous êtes prêts ?
17:01Prêts.
17:01Prêts ?
17:02Prêts ?
17:03Prêts ?
17:03Prêts ?
17:03Paris, ETI,
17:04le débat.
17:05C'est parti.
17:13La France souffre
17:14d'un déficit
17:15criant d'ETI
17:17par rapport
17:17à nos voisins européens.
17:18Ça, on le sait,
17:19en un à moins
17:20qu'en Allemagne en particulier.
17:22Comment accélérer
17:23le rebond industriel
17:24de la France ?
17:26Moyennement près, alors.
17:29Là, on en a beaucoup parlé.
17:30Il y a quand même
17:31un sujet de transmission
17:32où la France a été
17:33historiquement un parent pauvre
17:34par rapport à l'Italie,
17:36à l'Allemagne,
17:36avec des sociétés
17:37qui ont eu du mal
17:38à passer le cap.
17:40Donc, il y a différents modèles
17:41qui peuvent exister.
17:42Il peut y avoir
17:42le modèle familial.
17:43Socoa est un autre modèle
17:44parce que finalement,
17:45sur un modèle très atypique
17:47comment on assure l'après.
17:49Donc, je pense que déjà,
17:51il y a tout ce sujet
17:51de transmission
17:52avec des personnes
17:53qui ont quand même
17:54à cœur d'être là,
17:56d'être un maillon
17:56de la chaîne
17:57et de se dire
17:57finalement, l'entreprise,
17:59je l'ai pris à un instant T.
18:00À T plus 1,
18:01je vais faire en sorte
18:01qu'elle aille mieux.
18:03Alors, ce n'est pas forcément
18:03au niveau de chiffre d'affaires.
18:05Ça peut être par rapport
18:05à ce qu'elle fait,
18:06son impact sur la planète,
18:08mais en ayant
18:10toute cette humilité
18:11pour accompagner l'entreprise
18:13le temps qu'on soit dirigeant.
18:14Le rebond industriel
18:16en France, comment ?
18:17Je pense que
18:17c'est un point,
18:19une valeur simple
18:20qui est celle de la fierté.
18:21Ça va être la fierté
18:22pour le consommateur
18:23d'acheter français
18:24et de se dire
18:25quand j'achète français,
18:26je suis sûr d'acheter
18:27un produit de qualité,
18:28il y a un produit
18:28qui crée des emplois,
18:30il y a un produit
18:31qui va protéger la planète.
18:32Ça va être la fierté
18:33de l'entrepreneur
18:34qui va être fier
18:35de créer des emplois,
18:36qui va être fier
18:36de rester en France
18:37et de faire développer
18:38son entreprise
18:39au sein des territoires
18:40et des régions.
18:41Et ça va être la fierté
18:42aussi des collaborateurs
18:43de se dire
18:44je suis en France
18:44et je peux travailler
18:45dans un pays aussi
18:46qui se protège
18:47de plus en plus
18:48face aux agressions
18:48de l'étranger.
18:49Et donc,
18:50cette fierté,
18:51je pense qu'on peut avoir,
18:52je pense qu'on est capable
18:53désormais d'affronter
18:54tous les nouveaux,
18:55justement,
18:56toutes les nouvelles transformations
18:57qui doivent arriver,
18:58que ce soit la transformation
18:59numérique,
19:00que ce soit la transformation
19:00écologique et évidemment
19:02la capacité
19:03de se réindustrialiser.
19:04Que c'est-il ?
19:05En étant plus responsable,
19:06je pense plus résilient,
19:08plus autonome
19:10en faisant attention
19:11à ses engagements,
19:13en sachant qu'aujourd'hui,
19:14il faut changer aujourd'hui.
19:15Et je pense que,
19:18non,
19:18il faut,
19:19je ne sais pas comment dire,
19:20mais, ouais,
19:22investir dans son outil
19:23de production,
19:24déjà,
19:24si j'en reviens
19:25à mon métier.
19:25Oui.
19:27Faire attention à ses coûts,
19:28maîtriser ses coûts énergétiques
19:30et, du coup,
19:31pouvoir gagner en investissement.
19:32Julien ?
19:33Le modèle familial,
19:35moi,
19:35j'y crois beaucoup,
19:36j'en fais partie
19:37et je pense qu'il faut absolument
19:39que la France
19:40mette tout en œuvre
19:40pour préserver
19:41ce capitalisme familial
19:43qui se transmet
19:44de génération en génération,
19:45qui crée des emplois
19:45en région,
19:46et c'est hyper important,
19:47et qui continue
19:48à développer la France
19:49parce que, oui,
19:49moi,
19:50entrepreneur français,
19:51je suis ravi
19:52de continuer
19:53à faire travailler
19:53les Français.
19:54Faire travailler les Français,
19:55faire travailler les femmes.
19:56On va rentrer
19:57sur ce parti-là
19:58dans l'émission.
19:59Aujourd'hui,
20:00quand vous allez
20:00en Australie,
20:02vous voyez des femmes
20:03dans le bâtiment
20:04sans se poser de problème.
20:05Vous voyez des femmes
20:06dans le transport.
20:07Je prendrais l'exemple
20:08de Mipi
20:09ou Yasmine Yamirène
20:11à 50%
20:13de ses effectifs
20:14féminins,
20:15transporteurs.
20:16Comment on met
20:18naturellement
20:18une stratégie en place,
20:20industrielle,
20:21dans l'industrie
20:22pour qu'il y ait plus de femmes ?
20:23On va démarrer par toi.
20:25Alors,
20:26déjà,
20:27par l'exemplarité.
20:28Moi,
20:29je parlais tout à l'heure
20:29du groupe femme
20:30de la Fédération française
20:31du bâtiment.
20:32On a déjà beaucoup de mal
20:33à se réunir.
20:34Donc,
20:35je pense que donner envie,
20:36donner envie aux femmes
20:38d'investir dans nos sociétés,
20:42d'être à nos côtés.
20:43Aujourd'hui,
20:44dans le bâtiment,
20:44j'ai cinq femmes,
20:45une dizaine de femmes maximum.
20:47Très compliqué.
20:48Donc,
20:48il faut investir
20:48dans la formation aussi.
20:50Oui.
20:50L'aménagement
20:52de leur temps de vie,
20:53je vais dire aussi.
20:54Non ?
20:54Oui,
20:55mais c'est la même chose
20:55pour les hommes.
20:56Aujourd'hui,
20:57je trouve que,
20:58bon,
20:58c'est des questions
20:59qui sont un peu genrées,
21:00mais ce n'est pas tout à fait vrai.
21:02Aujourd'hui,
21:03on arrive quand même,
21:03on n'est pas mal aidés aussi.
21:04Donc,
21:05non,
21:05je pense que sur ce côté-là,
21:07non,
21:07je n'irai pas là-dessus.
21:08OK.
21:10Moi,
21:11j'ai 90% de femmes
21:11chez Promod,
21:12donc ce n'est pas tout à fait
21:13mon problème.
21:13Mais si,
21:14je vois en logistique,
21:16on opère notre propre logistique,
21:17il y a plus d'hommes,
21:18enfin,
21:19il y a beaucoup d'hommes en logistique
21:20et notamment,
21:21il n'y avait que des hommes
21:22qui conduisaient
21:23les chariots élévateurs.
21:24On a mis en place
21:25des formations
21:26pour qu'il y ait de plus en plus
21:27de femmes qui accèdent aussi
21:28à ce type de poste.
21:29Voilà,
21:29ça passe par la formation.
21:31Je partirai sur un sujet
21:33qui est connexe,
21:34qui est celui
21:34de l'inclusivité,
21:35c'est-à-dire de comment
21:36est-ce que la mode
21:37doit se transformer
21:38de façon à permettre
21:39aux communautés
21:39d'être mieux représentées
21:40et que,
21:41par exemple,
21:41on habille aussi
21:42toutes les femmes
21:42qui ont des tailles
21:43plus importantes,
21:44ce qui est très complexe
21:45en fait dans notre secteur
21:46et de comprendre
21:47comment au fur et à mesure
21:48les femmes peuvent être fières
21:49quel que soit leur poids
21:50et que ce soit la mode
21:51qui s'adapte au corps
21:52et non pas le corps
21:53qui doit s'adopter à la mode.
21:54Ça, c'est clair.
21:55Au niveau de Socois,
21:56on a à peu près 30% de femmes.
21:58Alors,
21:58on a plus au niveau
21:59des employés,
22:00moins sans production,
22:01on va dire.
22:02Premier levier,
22:03c'est déjà faciliter
22:04les conditions de travail.
22:05Ça, c'est un élément clé
22:06parce qu'il y a certains postes
22:08quand même très physiques.
22:08Donc, lever ces contraintes physiques.
22:11Après,
22:11c'est à tous les niveaux
22:12de l'entreprise.
22:13Moi, par exemple,
22:13je sais qu'il y a 7-8 ans,
22:14on n'avait aucune femme commerciale.
22:16Maintenant,
22:16on a plus de femmes commerciales
22:18que d'hommes commerciaux.
22:19Donc, ça,
22:20ça montre aussi
22:21que c'est possible.
22:21Alors, ça faisait peut-être
22:2220-30 ans
22:22qu'il n'y avait pas
22:23de femmes commerciales.
22:24Et c'est aussi
22:25à tous les niveaux.
22:26Je pense à notre
22:26conseil d'administration
22:27où il y a 5 ans,
22:29on avait une femme sur 15.
22:31Là aussi,
22:31on a été assez actifs.
22:32Maintenant,
22:33on a plus de femmes
22:34que d'hommes
22:34au sein du conseil d'administration.
22:36OK,
22:36on le fait par rapport
22:36au talent
22:37et non pas par rapport
22:38aux répartitions.
22:43Je le vois souvent
22:44dans les retours
22:45que nous avons sur cette émission,
22:46des femmes qui m'appellent
22:47en me disant
22:48c'est génial,
22:49j'aimerais devenir
22:49comme telle personne,
22:50telle personne,
22:51j'ai envie d'entreprendre
22:52mais je n'ose pas.
22:54Ce mot-là,
22:55mais c'est très,
22:57très, très souvent.
22:58Vous avez envie
22:59de leur dire quoi ?
23:00On va démarrer par toi
23:00face à la caméra.
23:05Allez-y
23:06parce que c'est magnifique
23:07d'entreprendre.
23:08Ça permet d'être
23:10extrêmement libre
23:10de ce qu'on veut faire
23:11et quand on a
23:12des convictions fortes
23:13il faut aller les défendre
23:14et si vous vous trompez
23:16ce n'est pas grave,
23:17vous vous tromperez vite
23:17et pour pas cher.
23:18Christine ?
23:19Il faut y aller,
23:19il faut se lancer.
23:20Nous on l'a fait
23:21il y a 18 ans
23:22et aujourd'hui
23:22on ne regrette absolument rien.
23:23On a des collaborateurs
23:25incroyables,
23:26des talents.
23:27Allez-y feu.
23:29Génial.
23:30Timothée ?
23:31Allez-y,
23:32sollicitez,
23:33entourez-vous.
23:34C'est normal de douter.
23:35Je pense que le syndrome
23:36de l'imposteur
23:37on l'a tous
23:37à un moment
23:38plus ou moins fort
23:38mais il faut y aller,
23:39il faut essayer
23:41et c'est en essayant
23:42que souvent on arrive.
23:43Yann ?
23:43Il y a un grand philosophe
23:45libanais qui a écrit
23:45un livre merveilleux
23:46qui s'appelle
23:47L'antifragilité
23:48et qui montre
23:49comment un entrepreneur
23:50tous les jours
23:50il s'adapte au changement
23:51du monde.
23:52Résultat,
23:53il n'est jamais fort
23:54parce qu'il n'est pas
23:55dans son confort fort
23:55mais par contre
23:56comme il est un peu fragile
23:57il apprend justement
23:59à se transformer
23:59en même temps
24:00que le monde se transforme
24:01et c'est parce qu'on est
24:02entrepreneur
24:03qu'on arrive à avoir
24:04un travail maintenant
24:04dans un an,
24:05dans dix ans
24:06et encore dans 50 ans.
24:07Donc l'entrepreneuriat
24:08c'est le passeport
24:09pour avoir un boulot
24:10toute sa vie.
24:13comment on diffuse
24:14aujourd'hui
24:14dans notre pays
24:15la culture
24:16de la gagne
24:17en un seul mot.
24:19Je veux s'en lancer.
24:20Arrêtez la peur.
24:21Arrêtez la peur.
24:22Timothée ?
24:23Oser.
24:24Oser, ça c'est important.
24:25Christine ?
24:25L'audace.
24:27Tac.
24:27Julien ?
24:28Aimer ce qu'on fait.
24:291, 2, 3, 4, 5,
24:30ça va vite.
24:31Merci beaucoup Timothée.
24:32Merci.
24:33Et également à toi Christine
24:34d'être venue
24:35de cette belle région
24:36du Pays Basque
24:37où il fait bon,
24:38où il fait sourire,
24:40où il fait soleil.
24:41Merci de venir
24:41du monde entier
24:42à tous les deux
24:43que ce soit
24:44Yann et Julien.
24:46Votre sourire,
24:47vos yeux ici
24:48font plaisir.
24:49Merci aux équipes.
24:50A Stéphane à la réalisation,
24:52à Maxime Ausson,
24:53à Thibaut Ausson,
24:54Maxime Chef Hop,
24:56chef de plateau Charlotte
24:57et puis
24:58pour la production
24:59de cette émission
25:00Charlotte,
25:01merci ici à vous.
25:03Merci aux équipes.
25:05C'était tout simplement
25:06votre émission
25:07Celle qui vit,
25:08c'est Paris ETI.
25:09Ciao,
25:09à la semaine prochaine.
25:12Paris ETI
25:13sur DFM Business.
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