- il y a 8 heures
Ce mercredi 11 mars, Fabien Ferreira, CTO de Dealworking, Myriam Marechal, présidente de Diamac, Olivier Legrand, président et CEO de REVIMA, et Adrien Ménard, CEO et cofondateur de Botify, étaient les invités dans l'émission Pari ETI présentée par Patrice Bégay. Pari ETI est à voir ou écouter tous les mercredis et samedis sur BFM Business.
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00:07BFM Business fait le pari des entreprises de taille intermédiaire.
00:11Paris ETI avec Patrice Béguet.
00:14Une fois de plus dans cette émission, on fait le pari des entreprises de taille idéale.
00:18Autour de nous, vous allez avoir des petites, des grandes, des très grandes entreprises.
00:24C'est la force de cette émission.
00:25Et on aime bien d'ailleurs avoir aussi les start-up qui nous poussent dans nos retranchements.
00:30Et c'est le premier d'ailleurs invité.
00:32Fabien Ferreira, CTO de Dealworking.
00:35Bonjour à toi.
00:36Salut Patrice.
00:37Autre invitée face à toi, Myriam Maréchal, patronne de Diamac.
00:42Tu nous viens de Bourgogne-Franche-Comté.
00:44On parlera aussi de Numéum.
00:45Bienvenue.
00:46Merci.
00:46Bonjour Patrice.
00:47Olivier Legrand, CEO de Revima, club des ETI de Normandie.
00:53Cher à Jeanne Lemoyne, je parlais d'une grande et belle entreprise qui fait plus de 95% de son
00:59chiffre d'affaires à l'international.
01:01Bienvenue à toi.
01:02Bonjour Patrice.
01:04Numéum est largement représenté avec Adrien Ménard, le CEO de Botify.
01:09Lui aussi, 85% de son chiffre d'affaires à l'international.
01:12On le voit à son sourire à ses yeux.
01:14C'est merveilleux.
01:15Bienvenue.
01:16Merci de nous accueillir, Patrice.
01:18Madame, messieurs, est-ce que vous êtes prêts ?
01:20Oui.
01:20Nous sommes prêts.
01:21Prêts plus que jamais, Paris ETI s'est lancé.
01:24C'est parti.
01:29Voilà, je l'ai annoncé, Fabien Ferreira, le patron de DealWorking, de ta première start-up accélérée par The Family
01:37et Station F à l'accompagnement de 280 entreprises et 2700 indépendants.
01:45Tu as toujours eu une obsession et qu'elle est belle, la croissance.
01:49La croissance.
01:49Aujourd'hui, avec DealWorking, tu crées un écosystème pour aider les dirigeants à bâtir notamment des partenariats stratégiques qui changent
01:59la trajectoire de leur entreprise.
02:00C'est courageux, c'est ambitieux, mais tu vas réussir.
02:03DealWorking permet à des dirigeants de plus de 10 millions d'euros de chiffre d'affaires de lever leurs freins
02:07stratégiques et d'accélérer leur croissance grâce à des rencontres et des deals pertinents.
02:12Une communauté de confiance. On en a besoin dans les territoires, vous êtes d'accord avec moi ?
02:15Ma première question, c'est quoi l'idée reçue chez les dirigeants français que tu aimerais faire changer ?
02:21La principale idée reçue, c'est qu'aujourd'hui, on nous a vendu que faire de la croissance, c'était
02:26en fait un sprint individuel.
02:28Moi, je suis convaincu qu'en tout cas, c'est un sport collectif.
02:30Et en fait, aujourd'hui, de toute façon, on le voit, on est face aux Etats-Unis, à la Chine,
02:36etc.
02:36Et en fait, eux pensent collectif. Ils construisent ensemble, ils créent de la valeur.
02:40Nous, en France, on est trop individuels encore et on pense qu'à partir de cette année, on doit changer
02:45les choses.
02:46On doit bosser ensemble pour bosser mieux.
02:48Cette année-là, 2026, pourquoi avoir choisi ce moment précis pour lancer « Deal Working » ?
02:55Parce que c'est le momentum parfait.
02:58En fait, aujourd'hui, ce qu'il faut savoir, c'est qu'il y a des entreprises qui sont sur
03:01des secteurs d'activité.
03:02On en parlera avec une partie de nos invités qui sont sur des secteurs de croissance et d'autres, en
03:06fait, qui tirent un peu la tronche.
03:07L'idée, en fait, aujourd'hui, c'est de se dire que les coûts d'acquisition ont explosé.
03:11Donc, en fait, on n'est plus là pour aller chercher des clients, il faut chercher des alliés.
03:14Donc, voilà. Aujourd'hui, plus que jamais, on a besoin de s'entourer des bonnes personnes et d'identifier les
03:20bons partenaires pour pouvoir se développer.
03:21Tu as toujours été entrepreneur dans l'âme et puis à succès.
03:25Quel impact souhaites-tu laisser en tant qu'entrepreneur ?
03:29Moi, si j'avais un seul rêve, à l'époque, on me disait 90% des startups meurent et les
03:35entrepreneurs, en gros, survivent.
03:37Globalement, moi, ce que je voudrais, c'est qu'on pense l'inverse.
03:40C'est que ce ne soit plus une exception de réussir une entreprise en France.
03:42C'est qu'effectivement, avec les bons leviers stratégiques, les bons partenaires, avec tout l'écosystème, en fait, qu'on
03:48va remonter petit à petit,
03:50qu'on puisse se dire 80% des entreprises qui se lancent et qui se développent réussissent.
03:54En fait, je n'ai pas l'impression que tu es une startup quand on l'écoute.
03:56On a l'impression que c'est un grand chef d'entreprise.
03:58Myriam Maréchal, on monte à la PME.
04:02PME de Bourgogne-Franche-Comté, implantée en milieu rural.
04:06Diamac conçoit, fabrique et commercialise des outils coupants, spéciaux en carbure pour les filières d'excellence,
04:12l'horlogerie, le luxe, l'automobile, l'aéronautique, l'armement, le médical.
04:18Que des clients prestigieux, non ?
04:20Que l'excellence.
04:21Que l'excellence.
04:23Entreprise familiale ?
04:24Entreprise familiale, je la co-dirige avec mon frère, monsieur Jean-Christophe Jarraud.
04:28Depuis plus de 50 ans, c'est ça ?
04:29Oui, oui, elle a été créée en 1973.
04:32C'est magnifique.
04:33Donc, on est la deuxième génération.
04:34Qu'est-ce qui fait aujourd'hui de ton groupe un acteur reconnu, incontestable,
04:40sur le marché très spécialisé de l'outil coupant ?
04:44La reconnaissance, elle vient quand nous sommes sur des outils spéciaux, nous sommes sur une niche, on nous s'est
04:51positionnés en tant que spécialistes et nous offrons en fait du sur-mesure.
04:56Nous accompagnons donc nos partenaires dans leur développement d'usinage propre, c'est-à-dire pour chaque produit qu'eux
05:04doivent fabriquer, on va essayer de leur offrir l'outil le plus adapté pour faire leur gain de productivité.
05:10On a beaucoup de réactivité, une grande rigueur de fabrication et on a des techniciens sur le terrain qui sont
05:18présents chez les clients pour justement optimiser leur solution d'usinage.
05:22On part de leurs produits finis à eux et nous, on conçoit l'outil qui va leur permettre de le
05:26fabriquer.
05:26C'est génial.
05:27Vous êtes également engagée sur le plan environnemental et sociétal.
05:32Concrètement, ça se traduit par quoi ?
05:34En fait, c'est dans notre ADN.
05:36Moi, j'avais un papa qui, lui, ne parlait jamais d'écologie, mais qui était totalement dans la philosophie d
05:42'aujourd'hui finalement.
05:43Ça se traduit par, au niveau de l'environnement, un bâtiment au saturbois, ça se traduit par 1000 mètres de
05:51panneaux photovoltaïques, par un bilan carbone, par des actions au quotidien.
05:57Toute l'équipe est complètement intégrée dans le schéma.
06:01Ça se traduit au niveau sociétal par du recrutement de jeunes.
06:07On a toujours des apprentis.
06:10On utilise toutes les possibilités avec les écoles locales pour pouvoir attirer des talents, parce qu'on a besoin de
06:17talents.
06:18Et de montrer à cette jeunesse que nos métiers sont fabuleux et qu'il y a une vraie valeur ajoutée.
06:23On ne fait pas de série.
06:24Donc automatiquement, il faut un vrai intellect et une vraie envie.
06:27D'ailleurs, comment on concilie aujourd'hui l'ancrage territorial en milieu rural et le développement international ?
06:31C'est une vraie force, en fait, finalement, parce qu'on arrive à associer le développement durable, la confiance avec
06:37nos partenaires, qu'ils soient locaux, des élus locaux, les écoles, les jeunes.
06:43Et on arrive, on a une petite difficulté qui est liée à notre situation géographique, puisqu'on est tout près
06:49de la Suisse.
06:50Il y a des fois une petite attirance qui peut être faite.
06:52Donc nous, il faut qu'on soit encore plus inventif, plus réactif et que nos équipes adhèrent à nos projets.
06:58Merci Myriam.
06:59Olivier Legrand, CEO de Revima.
07:01Alors là, on est en pleine Normandie, club des ETI.
07:06Tu fais partie de ce très beau club.
07:08Revima est le leader mondial des indépendants de la réparation et de la révision.
07:14Comment on dit en anglais ?
07:15MRO.
07:16MRO.
07:17Maintenance, repair and overhaul.
07:18Très bien.
07:20Train d'atterrissage d'avion, transport commercial.
07:23L'entreprise réalise un chiffre d'affaires remarquable, de plus de 500 millions d'euros de chiffre d'affaires.
07:30Emploie 1300 personnes dans ces quatre usines dans le monde.
07:35Ses clients sont essentiellement des compagnies aériennes.
07:39Toi, tu as rejoint Revima, si je ne me trompe pas, il y a plus de 20 ans, non ?
07:4321 ans.
07:4421 ans précisément.
07:4521 ans précisément, presque.
07:46Pour y diriger une activité.
07:47Oui, on a deux activités.
07:50Une activité qui s'appelle les APU, les turbines.
07:53Ils sont installés dans le tronçon arrière de l'avion, qui donne de l'autonomie au sol à l'avion,
07:58et qui produit de l'énergie.
08:01Et puis les trains d'atterrissage, effectivement.
08:03J'ai dirigé les APU pendant 8 ans, puis les trains d'atterrissage,
08:06et je dirige le groupe depuis un peu plus de 10 ans maintenant.
08:08Et puis 2011, c'est un changement important dans l'entreprise, parce que vous êtes devenu un groupe indépendant,
08:13à la faveur de management...
08:16Buyout.
08:17Buyout, oui, exactement.
08:18Et en 2017, tu as, avec un associé, organisé une première opération de LBO, avec un fonds français.
08:26C'était lequel ?
08:27Argo, souhaites-tu ?
08:28Et ça a été une transformation, et tu as depuis l'honneur et le grand privilège,
08:33si je peux me permettre de dire, de diriger le groupe,
08:35qui depuis plusieurs années a élargi une palette incroyable de services
08:39et déployé son savoir-faire mondialement.
08:42Tu le disais tout à l'heure, au début, juste avant le début de l'émission,
08:46Adrien, tu sais qu'en face de toi, tu as une personne qui fait 95% de son chiffre d
08:50'affaires international,
08:5185%, c'est génial ça.
08:53C'est tout ce qu'on vous souhaite d'ailleurs, à chacun d'entre vous.
08:56Quand plus de 90% de ton chiffre d'affaires, justement, est à l'export
09:00et que les opérations principales sont en France,
09:03comment fais-tu pour convaincre tes clients de te faire confiance ?
09:08Alors, je vais commencer par dire que Revima existe depuis plus de 70 ans.
09:1770 ans, donc une histoire riche, et depuis 70 ans, on fait ce métier-là.
09:23Et donc, évidemment, ça aboutit à une expertise et des compétences qui sont reconnues.
09:30Donc, le nom Revima est reconnu, connu et reconnu dans le monde.
09:34Donc, c'est la première des choses qui est importante.
09:39La deuxième, c'est qu'on a effectivement su développer nos services autour de ce cœur de métier
09:45qui est la réparation et la révision de ces matériels aéronautiques.
09:49Et on l'a développé grâce à notre histoire, grâce à notre culture à Revima.
09:55Revima a appartenu à Air France pendant quelques années, a appartenu à Airbus,
10:01a appartenu à un équipementier aéronautique.
10:03Donc, on peut dire que le personnel de Revima a une culture diverse.
10:09On sait ce qu'attendent nos clients, les compagnies aériennes.
10:13On a appartenu à une compagnie aérienne.
10:15On sait ce qu'attendent les constructeurs en termes de services.
10:19On sait ce qu'attendent les concepteurs de ces mêmes matériels que nous réparons.
10:23Et ça, on va dire, cette histoire-là, ce socle-là, est absolument essentiel dans notre développement.
10:29Ces dernières années, on a été bien au-delà de notre socle de métier.
10:35Je sais que toi, tu es dans le digital, on a aussi investi il y a quelques années dans le
10:40digital.
10:40On fait maintenant de la maintenance prédictive sur les APU.
10:44Donc, on est capable de détecter en temps réel ou en quasi temps réel les pannes qui vont arriver sur
10:50ces machines
10:51et donc de donner de la valeur ajoutée à nos clients.
10:55Comment tu attires les jeunes aujourd'hui, français en général, dans une entreprise ?
10:59Sachant que tu es dans un secteur d'activité, l'aéronautique, dont l'impact sur l'environnement peut être parfois
11:06jugé un peu négativement.
11:07C'est une très bonne question.
11:10C'est effectivement un des enjeux de notre secteur d'activité.
11:14Comment est-ce qu'on les attire ?
11:16Je pense qu'on les attire effectivement sur une dynamique de service et une dynamique de...
11:24Le métier dans lequel on est a plusieurs aspects intéressants pour les jeunes.
11:30Par exemple, la circularité.
11:34Nous sommes des réparateurs.
11:36Notre mission tous les jours n'est pas de vendre des pièces de rechange.
11:42Notre métier tous les jours, c'est de remettre en service ces matériels.
11:46Donc on a une mission, on va dire, de réintroduire dans le circuit des matériels qui sont réparés.
11:58On a également, j'en parlais un peu plus tôt, développé des services digitaux
12:03qui nous permettent aussi de se préoccuper de l'optimisation de la durée de vie des matériels en service.
12:12Et donc les jeunes sont particulièrement motivés sur ces sujets-là,
12:15sur comment ils peuvent contribuer à minimiser l'impact carbone de nos matériels.
12:23C'est quand même de la précision ce que tu fais aussi.
12:25Et parfois de la micro-précision.
12:26On en dit un mot, tu peux en parler également, de ce grand salon Micronora qui aura lieu.
12:31Oui, Micronora qui aura lieu au mois de septembre, nous serons exposants.
12:34Donc on s'accueillera avec grand plaisir.
12:36Et c'est un salon où vraiment, sur notre secteur régional, avec les microtechniques,
12:40on peut apporter un vrai savoir-faire pour toutes les filières.
12:43Où le monde entier est réuni, c'est incroyable.
12:45C'est un très beau salon.
12:46C'est génial.
12:47C'est formidable.
12:48C'est aussi français ça.
12:49Ton rêve pour Evima, en une phrase ?
12:51Mon rêve pour Evima, c'est que Evima soit encore là, encore dans 100 ans.
12:56Et qu'elle continue à rayonner, on va dire, dans le monde entier.
12:59Tu viendras nous en reparler dans l'émission dans 100 ans.
13:02Merci, merci à toi.
13:04Adrien Menard, CEO et cofondateur de Botify.
13:08Alors, la plateforme IA, agentique de référence pour accroître sa visibilité en ligne,
13:15aussi bien dans Google et Bing que ChatGPT, Mistral, etc.
13:20Tu as fondé cette entreprise en 2012 ?
13:222012, oui.
13:24L'objectif c'était quoi ?
13:25C'était les marques à faire quoi ?
13:26Les marques à être trouvées, à être découvertes sur Internet.
13:30Dans un moment où, comme tu le disais très bien, les coûts de la publicité augmentent de manière assez incroyable.
13:37La visibilité organique est extrêmement importante pour découvrir vos marques.
13:41Exactement.
13:41Et tu as levé combien ?
13:43En tout, on a dû lever à peu près 75 millions de dollars auprès d'investisseurs européens, d'ailleurs français
13:49complètement.
13:51À un moment, toi qui es un vrai entrepreneur, il y a un moment où tu t'es dit que
13:56tu as failli arrêter ?
13:58Oui, je pense plusieurs fois.
14:01Et pourquoi tu as continué alors ?
14:02Parce qu'il y a un moteur de créer des choses ensemble et je trouve que le chemin, il est
14:10tout aussi important parfois que les épreuves qu'on peut traverser.
14:14Qu'elles soient positives comme négatives, mais il y a eu plein d'idées sur les équipes, les valeurs, etc.
14:21autour de la table.
14:22Et je trouve que c'est, en tout cas moi personnellement, c'est mon vrai moteur, voir que les équipes
14:26s'éclarent, que les clients sont contents.
14:27On voit Paris, on voit Londres, on voit New York, c'est génial quand même. Tu dois être fier de
14:31ça avec tes équipes.
14:32Donc effectivement, nous on a 85% de notre chiffre d'affaires qui est en dehors de la France, 70
14:38% aux Etats-Unis.
14:40Et ça c'est vrai que c'est un vrai motif de fierté, qui démontre qu'on doit faire les
14:44choses plutôt mieux que les concurrents internationaux.
14:47Et que finalement on peut être français et réussir dans un monde archi.
14:51Et fier d'être français.
14:52Et extrêmement fier d'être français.
14:54Tu peux en tout cas.
14:55C'est quoi la chose la plus contre-intuitive que tu as apprise en dirigeant une entreprise aujourd'hui ?
15:03Je pense que parfois il faut savoir écouter ses intuitions d'entrepreneurs.
15:10Et parfois peut-être un petit peu moins les conseils de tous les gens qui donnent des conseils.
15:15Même si les conseils paradoxalement sont parfois peut-être plus rationnels sur des tas d'analyse, etc.
15:21Donc savoir écouter ses intuitions et évidemment écouter aussi l'environnement dans lequel on est.
15:28Mais il ne faut pas changer de direction en permanence.
15:32Je pense que c'est assez compliqué.
15:34Une question.
15:35Si Botify n'existait pas demain, qu'est-ce qui manquerait au web ?
15:40Alors je pense beaucoup de choses.
15:43Et notamment, on est dans la visibilité organique.
15:46Ça veut dire que vous ne payez pas aux grandes plateformes comme Google, Facebook, etc. pour être découvert.
15:53On pourrait avoir schématiquement un Internet qui serait complètement payant.
15:58Vous prenez l'image d'une autoroute.
16:00Et en fait, pour être visible, il faut passer le péage.
16:02S'il n'y a pas Botify, forcément, le coût d'être visible sur Internet,
16:07donc la profitabilité, même la sustainability des sociétés, je pense, serait impactée.
16:14J'étais bien avec vous.
16:15Je n'ai pas vu le temps passer.
16:16C'est le moment du débat.
16:17Vous êtes prêts ?
16:17C'est parti.
16:18C'est parti.
16:18Le débat Paris-ETI.
16:27Tu l'as dit tout à l'heure.
16:28En ETI, on n'avance pas tout seul.
16:30Qui vous a aidé dans votre parcours ?
16:32Vous avez des gens qui vous ont marqué ?
16:35Fabien.
16:36Moi, tout au long de mon parcours, j'ai toujours eu des mentors qui m'ont accompagné.
16:40En fait, des mentors de confiance, des personnes qui, la plupart du temps,
16:44étaient déjà dans une partie de transmission.
16:46Et donc, effectivement, moi, c'est des personnes qui ont pu m'accompagner
16:49dans des périodes un peu difficiles.
16:50Quand on est dans l'entrepreneuriat, il y a toujours des moments de doute.
16:53Et en fait, des périodes aussi de développement,
16:54où en fait, à des moments, on a besoin de relations,
16:56à des moments, on a besoin de capitaux, etc.
16:58Et donc, c'est des personnes clés, tout simplement.
17:00Personnes clés.
17:02Myriam ?
17:02Alors, moi, je dirais un grand nombre de partenaires, en fait, finalement.
17:06Au départ, bon, la cellule familiale, on va dire.
17:10Mais en fait, là où on pouvait manquer de compétences ou de vision,
17:14on a eu toujours les bons interlocuteurs au bon moment.
17:17Parce que je pense qu'on était très ouverts à l'échange.
17:20Et ça pouvait être aussi bien un client par une exigence.
17:25Et finalement, il nous faisait beaucoup avancer.
17:27Ou, évidemment, un banquier.
17:31On a toujours su s'accompagner de gens compétents.
17:34Donc, heureusement.
17:37Olivier ?
17:38Toutes sortes de rencontres différentes.
17:41Des patrons, des patrons qui m'ont vraiment motivé.
17:47Et des patrons que j'ai réussi aussi à embarquer, on va dire, dans mes projets.
17:52Bien le mot embarquer.
17:53La famille, évidemment, est extrêmement importante.
17:58Et puis, les collègues, les partenaires.
18:01Enfin, c'est des rencontres, toujours.
18:03Les équipes aussi.
18:04Les équipes.
18:04Les équipes.
18:05OK.
18:05Adrien ?
18:06Tout à fait d'accord.
18:07Le cadre familial d'abord.
18:09L'éducation.
18:10Les premières expériences professionnelles.
18:12Qui amènent à voir le monde de manière complémentaire à ce qu'on voit.
18:19Et moi, en tant qu'entrepreneur, à chaque fois que j'ai posé une question en demandant de l'aide
18:25à quelqu'un,
18:25je n'ai jamais vu personne me dire non.
18:27Ça n'existe pas, en fait.
18:28Donc, il y a une vraie communauté d'envie de réussite et d'envie d'aider les autres que je
18:34trouve absolument formidable.
18:36On reste avec toi.
18:37Les ETI attirent les jeunes en grand nombre.
18:39On le voit aujourd'hui.
18:40Comment on met fin sur les tensions dans le recrutement ?
18:44Déjà, il faut savoir ce qu'on veut recruter et ce dont on a besoin, notamment dans un monde qui
18:48change complètement de paradigme sur les compétences.
18:53Typiquement, l'intelligence artificielle pose des tas de questions sur les compétences corps dont on a besoin dans une société.
19:02Et donc, ça veut dire qu'il faut déjà bien savoir chercher.
19:05Ensuite, il faut savoir évaluer.
19:07Donc, nous, par exemple, chez Botify, il y a un test dans le processus de recrutement, quel que soit le
19:10niveau de la personne qui revient.
19:12Et on va essayer de juger ce qu'on appelle ces hard skills et ces soft skills, c'est-à
19:15-dire la manière de se comporter.
19:17Puisque, évidemment, on cherche à avoir des gens qui vont s'inscrire dans la culture, qui vont se comporter de
19:22manière éthique avec leurs collègues comme avec leurs clients, évidemment.
19:27Et un dernier point chez nous qui est extrêmement important, c'est la capacité à s'insérer dans une société
19:33qui est cosmopolite, multiculturelle et qui a cette envie et cette ambition de grandir à l'international.
19:42Si vous n'avez pas envie de ce monde-là, il ne faut pas venir chez Botify.
19:46Myriam ?
19:47On basera la relation sur la confiance.
19:50Nous, on est d'une taille plus petite, donc en fait, on s'engage sur des promotions horizontales.
19:55C'est-à-dire qu'ils aient toujours accès à la dernière technologie, à la dernière compétence.
20:00Tu recrutes pas mal de gens en ce moment, Fabien, en région, etc. pour attirer ces jeunes-là.
20:06Parce qu'en fait, tu as un produit, une invention hyper dynamique qui doit les attirer. Comment tu fais ?
20:13C'est très simple. On leur vend notre ADN, on leur vend la vision.
20:16Et après, comme on dit, en fait, on ne peut pas plaire à tout le monde à n'importe quelle
20:19étape de l'entreprise.
20:20Les premiers sont souvent ce qu'on appelle les early adopters.
20:22Donc, c'est des personnes qui croient un peu comme un fondateur pourrait y croire.
20:26Donc, pour l'instant, en fait, on attire ces personnes-là.
20:29Et dans un second temps, ça sera les personnes, effectivement, qui sont plutôt suiveurs.
20:33Donc, voilà, on ne change pas un peu ce qu'on peut retrouver dans le marché un peu de l
20:37'innovation.
20:38Il y a toujours les premiers et ensuite, après, des suiveurs.
20:40L'idée, effectivement, c'est de savoir ce qu'on veut à chaque étape.
20:43Les ETI, les talents, on en parle souvent.
20:47C'est quoi les clés pour que ça marche entre elles ?
20:51Les talents, évidemment, ce qui compte beaucoup, c'est d'arriver à faire prendre cette mayonnaise entre les équipes.
21:00Et donc, nous, à Revima, on a la chance de s'être développée à l'international.
21:05On a créé une usine en Thaïlande il y a maintenant quatre ans.
21:09Ça a créé des opportunités incroyables pour nos équipes.
21:13On a envoyé des mécaniciens qui n'avaient jamais quitté la France former les équipes thaïlandaises.
21:19On a envoyé des jeunes ingénieurs partir là-bas et qui reviennent maintenant dans l'écosystème normand,
21:27qui reviennent dans leur usine et qui ont été exposés à toute cette vie à l'étranger.
21:36Enfin, qui ont appris l'anglais.
21:40Donc, tout ça, pour nous, c'est pour les jeunes qui rejoignent Revima, c'est des opportunités incroyables.
21:47On est certes seulement 1300, mais 1300...
21:50T'en fais rêver certains, quand on est certes 1300...
21:53Mais ça donne beaucoup d'opportunités de développement et de...
21:58Et dans les territoires, et dans les territoires, ton point de vue là-dessus.
22:02Ben, je...
22:03Encore une fois, je partage complètement ce point de vue-là.
22:05T'as le droit de pas être d'accord ?
22:06Non, non, mais je suis d'accord.
22:07J'allais juste te dire, ce qui n'est pas simple pour nous, c'est que, typiquement,
22:10on a des employés dans nos trois marchés principaux.
22:13Restent la France, l'Angleterre et les États-Unis.
22:15Et donc, forcément, le cadre juridique, les salaires ne sont pas du tout les mêmes.
22:23La manière d'apprendre n'est pas du tout la même.
22:25La manière de valoriser, de promouvoir.
22:28Et ça, pour le coup, ça nous demande une adaptation constante à la réalité du marché de la compétence mondiale.
22:34Puisque, en fait, aujourd'hui, c'est celui auquel on est confronté.
22:38Et on est concurrent des Google, des OpenAI, etc.
22:46Bien sûr.
22:46Donc, il faut aussi savoir se donner les moyens de pouvoir s'offrir les talents
22:51qui vont changer la société d'échelle à l'avenir.
22:55Attention, je vais vous dire un mot, vous allez me répondre.
22:57Si je vous dis relation humaine, vous me répondez quoi ?
23:02Relation humaine, confiance.
23:04Confiance, en prède.
23:06On me l'a volée.
23:07Ah, vas-y, vas-y, vas-y.
23:08J'avais confiance, donc, mais...
23:13Moi, j'étais partie là-dessus.
23:14Confiance, c'est bien.
23:15Moi, je dirais victoire.
23:17Victoire.
23:18Pourquoi l'ETI, aujourd'hui, c'est le fer de lance de l'économie française ?
23:24Je pense que l'ETI, c'est la parfaite synthèse entre la PME, qui est agile,
23:32et, on va dire, la grande entreprise, qui a la puissance de feu.
23:36Et donc, c'est la réunion des deux, de mon point de vue.
23:40La réunion, la fusion.
23:41La fusion des deux, c'est-à-dire ces talents-là, c'est la puissance de feu alliée avec de
23:46l'agilité,
23:48préserver cette agilité qui fait la force des PME.
23:52C'est ça.
23:53PME de croissance, ETI.
23:54Absolument.
23:55Fabien ?
23:55Clairement.
23:56Je pense vraiment que les PME en croissance, ainsi que les ETI, en fait, sont aujourd'hui le bassin économique
24:04de la France.
24:05Alors, une PME comme toi, de croissance, fer de lance de l'économie française, pourquoi, comment ?
24:13Pourquoi, comment ?
24:14Ben, disons que je pense que la réactivité qu'on peut avoir, la souplesse, l'innovation.
24:23Est-ce que ça fait quoi, en fait, d'avoir une taille, belle taille, mais modeste quand même, et de
24:28travailler pour les plus grands ?
24:30Ça fait plaisir, ça montre qu'on peut exister, ça veut dire qu'on est encore là, ça veut dire
24:34qu'on a des équipes derrière nous,
24:36ça veut dire qu'on apporte quelque chose.
24:38Moi, je dis souvent à mes équipes, en fait, ils peuvent se fournir dans le monde entier et ils sont
24:41chez nous.
24:42Donc, ça veut dire qu'on a la réactivité.
24:44On a la réactivité.
24:45Alors, justement, fer de lance ?
24:46Moi, je vais faire une réponse d'entrepreneur, je trouve que je ne pense pas que tout le monde puisse
24:50être entrepreneur,
24:51mais je pense qu'il y a beaucoup plus de gens qui peuvent être entrepreneurs qu'on a d'entrepreneurs.
24:54Et typiquement, les ETI, c'est le passage obligatoire.
24:59Donc, voilà.
25:00Quelle force, quelle force !
25:02Merci beaucoup Fabien, Myriam, Olivier et Adrien.
25:05Merci également à toutes les équipes qui participent à cette émission, à la réalisation Stéphane,
25:09chef opérateur Maxime, au son Thibaut, sans oublier notre chef de plateau, Charlotte.
25:14Et puis, pour la production globale de l'émission, ma chère Camille, merci beaucoup.
25:19Merci, tout simplement.
25:21Merci à la semaine prochaine.
25:22Merci.
25:23Merci.
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