Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 9 heures
Ce mercredi 4 mars, Dominique Legros, directeur général d'Echosens, Camille Vever, présidente-directrice générale de Vever, et Bastien Valensi, fondateur de Cabaïa, étaient les invités dans l'émission Pari ETI présentée par Patrice Bégay. Pari ETI est à voir ou écouter tous les mercredis et samedis sur BFM Business.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:14Bonjour à toutes, bonjour à tous, bienvenue dans votre émission, l'émission qui fait le pari des entreprises de taille
00:20idéale.
00:21Un plateau formidable. Plaisir d'accueillir aujourd'hui Dominique Legraud, le CEO d'Ecosens, bienvenue à toi.
00:27Merci, bonjour à tous.
00:29Juste à côté de toi avec un sourire éclatant, merveilleux, Camille Vévert, CEO de Vévert, tu viens du club ETI
00:36d'Ile-de-France, un plaisir de t'accueillir.
00:38Merci Patrice, je suis ravie également.
00:40Et puis troisième invité sur le plateau, si vous ne portez pas ces sacs, c'est, j'allais dire, le
00:46crime.
00:47Absolue.
00:49Bastien Valenzi, le CEO de Cabaya, bienvenue à toi.
00:53Merci beaucoup, enchanté et merci pour l'invitation.
00:56Madame, messieurs, est-ce que vous êtes prêts ?
00:58Prêts.
00:59Ils sont partis, Paris ETI, c'est parti.
01:07Voilà, on démarre tout de suite avec toi, Dominique Legraud, CEO d'Ecosens.
01:11C'est une formidable aventure en fait, humaine, autour d'un problème de santé méconnu, mais néanmoins très impactant.
01:18Environ 30% des fois dans le monde sont malades ou en passent de le devenir à court terme.
01:25On en parle peu, mais ce sont surtout des pathologies graves qui peuvent aller, par exemple, jusqu'à la cirrhose,
01:32c'est ça ?
01:43Absolument.
01:44Donc, il y a quelques années, en 2001, des ingénieurs dont un dénommé Laurent Sandrin, qui est aujourd'hui le
01:52président de l'administration d'Ecosens, qui s'occupe aussi de la techno et de la science,
01:55ont fondé au sein de l'école de physique de chimie de Paris, le PSCI, cette technologie qu'on appelle
02:04Fibroscan, qui est le cœur d'Ecosens, qui est notre moteur.
02:08Alors, c'est 120 pays, c'est ça ?
02:10Oui, alors on exporte en fait 97% de notre production, donc on est extrêmement globaux, et on travaille dans
02:17120 pays environ, avec un centre de filiales et des distributeurs.
02:21Disons Dominique, tu t'es cadre, toi, à un moment, d'un groupe multinational, et comment on passe à CEO
02:27d'une ETI française, comme ça ?
02:30Effectivement, c'est un mouvement intéressant, j'ai d'abord travaillé dans des petites entreprises, avant de travailler pour des
02:34grands groupes, des multinationales américaines,
02:37et arrivé à environ 60 ans, je me suis posé quelques questions sur qu'est-ce que je veux faire
02:41avant peut-être d'arrêter un jour,
02:44et l'envie m'a pris, aussi grâce à des amis et à mon fils, de partir dans l'aventure
02:50de l'entrepreneuriat, dans le domaine du private equity, en fait, avec des investisseurs.
02:55Et de quoi es-tu particulièrement fier, toi, aujourd'hui, après ces six années au sein d'Ecosense ?
03:01Oui, alors évidemment, au-delà des résultats business, qui sont plutôt corrects, voire même bons,
03:06ce qui est intéressant, c'est d'embarquer, en fait, une entreprise sur cette initiative de santé publique,
03:13une maladie qui est quand même extrêmement pernicieuse, qui est très peu connue,
03:18donc arriver à sensibiliser le public et les médecins sur l'importance de surveiller le foie.
03:24Donc, je pense que c'est une entreprise qui, effectivement, a un rôle extrêmement déterminant sur la santé en général.
03:31Si je parle de développement chez Ecosense, tu me dirais quoi ?
03:34En fait, on s'intéresse essentiellement aux maladies du foie.
03:38Au-delà, on cherche également à essayer d'utiliser une technologie sur d'autres domaines de la santé,
03:44et potentiellement, on est aujourd'hui sur une autre application, une autre indication, on va dire,
03:49qui concernerait le cœur, en fait.
03:52Le cœur.
03:52À tes côtés, une femme de cœur, Camille Vévert, CEO de Vévert.
03:57Alors, toi, t'incarnes la septième génération.
04:01Incroyable.
04:02Ça a été, si je peux me permettre de dire, une belle endormie.
04:05Pourquoi cette entreprise a été une belle endormie ?
04:07Alors, Vévert, c'est une maison de joaillerie, et en effet, je représente la septième génération.
04:11C'est une maison qui a été fondée en 1821 à Metz, qui fut un très grand nom de la
04:16joaillerie française,
04:17puisqu'en 1872, suite à l'annexion de l'Alsace et la Lorraine, mes aïeux déménagent et s'installent rue
04:24de la Paix.
04:25Et là, ils vont vraiment connaître un succès national et international, puisqu'ils vont gagner cinq grands prix aux expositions
04:30universelles.
04:31Donc, Vévert, c'est vraiment le pionnier de l'art nouveau.
04:34Mais hélas, la maison ferme ses portes tout début des années 80.
04:38Rue de la Paix, c'est mon grand-père qui a fermé la maison.
04:41Et donc, j'ai relancé cette magnifique maison de joaillerie il y a maintenant quatre ans.
04:46Donc, Vévert, c'est une start-up de 200 ans.
04:48Et maintenant, Vévert, elle rayonne à l'international.
04:51Comme tu le disais, et vous êtes présente dans une dizaine de pays.
04:54Tu es fondatrice également d'un podcast.
04:56C'est intéressant de le signaler, Les Voies de l'Audace.
04:58Pourquoi ?
05:00Alors, pourquoi Les Voies de l'Audace ?
05:01Eh bien, pour plusieurs raisons.
05:04Déjà, en fait, l'Audace a toujours été dans l'ADN de la maison Vévert.
05:07Vévert a été pionnier de l'art nouveau.
05:09L'art nouveau, à l'époque, c'est un peu notre art moderne aujourd'hui.
05:13C'est un mouvement qui a secoué les arts décoratifs.
05:15Donc, moi, j'aimais bien, en fait, cette idée d'innovation.
05:18Et aujourd'hui, le positionnement de Vévert, c'est un positionnement qui est hyper audacieux également,
05:22parce qu'on est complètement éco-responsable.
05:24On est la première maison de luxe à avoir le statut d'entreprise à mission.
05:29Tous nos bijoux sont éco-responsables, c'est-à-dire qu'on utilise des diamants naturels recyclés
05:34qui proviennent de vieux bijoux qui ont été dessertis.
05:37L'or est recyclé.
05:37Tout est fabriqué également en France et on soutient activement l'entrepreneuriat féminin.
05:42J'aimais bien, en fait, ce fil de l'audace, d'avoir un positionnement singulier.
05:46Aujourd'hui, il faut savoir se différencier dans un environnement qui est très congruentiel.
05:50Et puis, quand même, le fait d'avoir relancé cette maison de joaillerie, c'est quand même aussi hyper audacieux.
05:55Je trouve que l'entrepreneuriat aujourd'hui, finalement, il faut faire preuve de beaucoup d'audace.
06:01C'est pour ça que j'ai eu cette idée aussi de monter les voies de l'audace
06:03et finalement, de donner la parole à toutes ces personnes qui font preuve d'audace.
06:10C'est génial. Si tu avais une baguette magique aujourd'hui, ma chère Camille,
06:14pour exaucer un vœu valable seulement un mois, lequel choisirais-tu ?
06:19J'adorais interchanger les hommes et les femmes.
06:23C'est-à-dire que tous les hommes sont femmes pendant un mois
06:25et toutes les femmes sont hommes pendant un mois.
06:29Je pense que ça ferait avancer énormément de choses
06:33et qu'il y aurait vraiment un avant et un après.
06:35On fait l'histoire ensemble.
06:37Et si tu pouvais, toi, vivre une semaine dans une autre époque,
06:42pareil, laquelle choisirais-tu ?
06:44Alors, sans hésiter, la Belle Époque.
06:47Pourquoi la Belle Époque ?
06:48Parce que c'est l'un des moments, je veux dire,
06:52pour moi, qui fait preuve de plus en termes de créativité.
06:56C'est un foisonnement culturel, c'est un foisonnement créatif également d'innovation.
07:01Et puis, à la Belle Époque, Vévert était l'un des plus grands joyeux
07:04et j'aimerais trop me glisser dans l'une de ces petites expositions universelles
07:07en 1889 ou 1900, où Vévert a eu le Grand Prix.
07:11Je vois en tes yeux aussi un rêve, une magie.
07:14Allez, imagine que ton budget, il est sans limite.
07:17Et tu rêves d'une égérie.
07:19Qui prendrais-tu ?
07:20Alors, je prendrais une égérie qui partage les mêmes valeurs
07:24et les mêmes convictions que Vévert.
07:29Angelina, je le dis, c'est bien de rêver.
07:30Si jamais Angelina nous écoute, vous serons l'agent.
07:33On va lui transmettre, on va lui transmettre.
07:35Merci à toi.
07:36Alors, rêve, rêve également.
07:37Je pense qu'un jour, il a rêvé, Bastien Valenzi.
07:39Pas qu'un jour, oui.
07:40Oui, oui, exactement.
07:41Je suis né avec plusieurs rêves.
07:43T'es né avec plusieurs rêves, on le sent, on le sent.
07:46Entrepreneur dans l'âme, tu as monté ta première entreprise
07:49dans le déstockage de vêtements, en e-commerce à 18 ans.
07:52Oui.
07:53C'est ça ?
07:53Et tu as ensuite lancé Kabaya en 2015 avec une idée en tête.
07:59Changer la manière de créer une marque et la manière de la distribuer.
08:03Les deux.
08:04Tes plus beaux succès aujourd'hui, mon cher Bastien,
08:06est-ce qu'ils sont liés à tes plus grands échecs ?
08:09Oui, bien sûr.
08:10Typiquement, le sac à dos en est le meilleur exemple.
08:13Le sac à dos est né d'un échec que personne ne connaît en général,
08:18qui est la tongue chez Kabaya.
08:20On a commencé par le bonnet, un concept de bonnet original
08:23qui a très bien marché.
08:24Après, on a fait les chaussettes, on a fait les serviettes
08:26et puis il est arrivé à un concept de la tongue
08:27avec des brides interchangeables.
08:29Ça n'a pas marché du tout.
08:30Et c'est grâce à cet échec qu'on s'est reposé un petit peu
08:33avec mon associé en se disant, pourquoi ça n'a pas marché ?
08:36Tout simplement parce qu'on ne résolvait aucun problème.
08:37C'était un produit un peu gadget.
08:39Et du coup, on a créé le prochain produit
08:42en consultant la communauté, en se disant,
08:44on ne va pas lancer des produits sur le marché
08:46alors que le consommateur final, on n'a peut-être pas besoin.
08:49On va lui demander si l'on a besoin.
08:51Et ensuite, on va lui demander qu'est-ce qui est mal fait
08:53sur le marché qu'on pourrait améliorer.
08:55Et c'est avec ce fameux sac à dos
08:56qu'on a reçu des dizaines de milliers de réponses
08:59de nos consommatrices, surtout,
09:01qui nous disaient, moi, renouvez-vous de la mobilité urbaine.
09:05Maintenant, je vais travailler en trottinette, en vélo.
09:08Et mon sac à main, il n'est pas pratique du tout.
09:09J'ai envie d'aller travailler en sac à dos.
09:11Mais aujourd'hui, sur le marché, un sac à dos,
09:12c'est un truc très sportif.
09:14Moi, je veux garder ma féminité.
09:16Trouvez-nous un sac à dos qui est très pratique et esthétique.
09:19Et en plus, on a rajouté la personnalisation.
09:21Et c'est de là qu'a commencé le gros succès de la marque.
09:24C'est génial, ça.
09:24Plus de 115 millions, je crois, de chez les affaires.
09:26115 millions cette année, oui.
09:27C'est incroyable.
09:28Quel est le pari le plus absurde que tu as pris dans ta carrière ?
09:31Parce que, tu vois, je renverse la question.
09:33Et qui a finalement, comme certains d'entre vous, à payer ?
09:37Alors, il y en a eu plusieurs.
09:40Absurde, je ne sais pas si c'est vraiment le mot.
09:42Mais en tout cas, très audacieux.
09:44En tout cas, je rejoins Camille.
09:46L'audace, c'est vraiment la particularité de l'entrepreneur, je pense.
09:51Et les plus gros que je vois, c'est lancer une marque
09:54avec un logo en paillote de plage pour une marque de bonnet.
09:57Initialement, Cabaya, c'était du bonnet.
09:59Ce n'est en général pas ce qu'on vous apprend à l'école.
10:01Et peut-être un autre qui est assez gros aussi,
10:04s'associer avec un ingénieur dans le nucléaire pour faire du retail.
10:08Et les deux ont très bien fonctionné jusqu'à maintenant.
10:11Et c'est justement ce qui fait notre différence,
10:14ce qui fait qu'on ne ressemble pas à 20 marques du paysage,
10:18mais qu'on est vraiment unique.
10:19Alors, on aime, on n'aime pas, mais au moins, on a une identité forte
10:22et on nous reconnaît vraiment.
10:22C'est le bon mariage, les beaux alliages, en fait.
10:24Exactement.
10:25C'est ça.
10:26Vous fêtez donc 10 ans de la marque.
10:28Oui.
10:29Quelle est ta plus grande fierté aujourd'hui de fondateur
10:32de ces 10 premières années ?
10:35Alors, c'est clairement, je leur répète,
10:37tous les 6 mois lors de séminaires, c'est clairement l'équipe.
10:40Je pars du principe qu'une entreprise, c'est une aventure humaine.
10:44D'ailleurs, ma première société, je l'ai montée seule,
10:46je l'ai développée seule et je l'ai perdue seule à un moment.
10:50Et c'est quand j'ai monté Cabaya que je me suis dit,
10:52là, je veux vraiment créer une aventure humaine.
10:53Et déjà, je veux m'associer, m'entourer
10:55et je veux créer une aventure avec tous les gens
10:58qui vont m'entourer.
10:59Et aujourd'hui, je suis hyper fier de ça.
11:01Quand on part en séminaire tous ensemble
11:03et que je vois tous les 6 mois la table à manger
11:05qui s'agrandit tous les 6 mois,
11:07c'est merveilleux et j'en suis hyper fier.
11:10Bon, Bastien, Camille, Dominique, est-ce que vous êtes prêts pour débattre dans Paris ETI ?
11:14Go go !
11:15Go go, on y va, on y va !
11:16Paris ETI, le débat, c'est parti !
11:24Ah, ces entreprises de taille idéale, ça fait du bien de vous avoir sur le plateau.
11:27En quoi les ETI comptent pour les sociétés les plus innovantes en France ?
11:33Pourquoi vous innovez ?
11:34Pourquoi vous êtes considérés comme entreprises innovantes ?
11:37Pourquoi on est considérés comme entreprises innovantes ?
11:39Peut-être parce qu'on n'a pas le choix aujourd'hui
11:42pour se sortir de ce système où tout le monde se ressemble beaucoup.
11:47En tout cas, moi, dans mon métier,
11:49chaque marque est en général très identique les unes aux autres
11:53et apporte une seule valeur ajoutée.
11:57Nous, on essaye vraiment d'avoir un écosystème beaucoup plus global,
12:01d'être beaucoup plus authentique,
12:06mettre en avant typiquement toute l'équipe.
12:07Moi, typiquement, on est le leader du sac à dos.
12:10Je suis très peu connu et je me mets en avant quasi nulle part.
12:13On met en avant toujours les équipes.
12:15C'est un parti pris qui est vraiment unique chez Kabaya.
12:19Ça se ressent et c'est ça que nos clients adorent.
12:22Donc, on essaye justement d'innover comme ça.
12:24Et j'essaye d'inculquer, ce n'est pas facile,
12:27parce qu'on est en France, la culture de l'échec aux équipes.
12:30Alors, leur montrer que Kabaya est là grâce à l'échec de ma première boîte,
12:34le sac à dos est là grâce à l'échec des tongs.
12:36On est aussi bon parce qu'on teste énormément de choses.
12:39Et sur dix, il y en a huit qui ne fonctionnent pas.
12:41Il y en a une qui fonctionne plutôt bien et une qui explose tout
12:44et qui rattrape les huit boulettes d'avant.
12:47Et ça, j'essaye de l'inculquer un maximum aux équipes.
12:49Ce n'est pas facile.
12:50En général, tout le monde essaye de ne pas faire d'erreurs pour être bien vu.
12:54Moi, j'essaye de la faire sauter un peu dans le bassin en disant
12:56c'est ça que je valorise.
12:57Moi, ce n'est pas tes réussites.
12:58C'est combien de fois tu as essayé ?
13:00Camille, innovation chez toi ?
13:02Moi, je pense qu'en effet, quand on est entrepreneur,
13:06qu'on recrée en tout cas, c'est mon cas, une entreprise,
13:09on ne nous attend pas en fait.
13:11Il faut vraiment réfléchir à qui est son client, son persona.
13:15Et puis, il faut arriver à se différencier et être agile.
13:18Je pense que c'est en justement se posant la question,
13:21en essayant de se différencier,
13:22qu'on va être hyper innovant et proposer une offre qui est différente.
13:26Donc, typiquement, chez Vévert, on est hyper engagé,
13:31hyper éco-responsable.
13:33Je le disais tout à l'heure,
13:35on propose des pierres qui sont desserties,
13:38naturelles, recyclées, mais qui sont desserties,
13:40qui proviennent de vieux bijoux,
13:42dont les pierres vont être réutilisées dans nos créations,
13:45de le recycler.
13:46Tout est fabriqué en France.
13:48Et puis, il faut également proposer une expérience retail
13:51qui est différente.
13:53Chez Vévert, on fait beaucoup d'expositions,
13:56on fait beaucoup d'événements.
13:58Nos équipes également sont extrêmement bien formées.
14:02C'est-à-dire qu'il faut qu'un client ou une cliente
14:04chez Vévert sente à quel point elles sont importantes pour nous.
14:08C'est vrai qu'on est une maison de conviction
14:09et qu'en achetant un bijou Vévert,
14:11quelque part, ils achètent aussi cette partie de l'histoire.
14:15Ensuite, je pense que ce qui est hyper important,
14:16je reviens sur la culture de l'échec,
14:18c'est l'agilité.
14:19C'est l'agilité, savoir se remettre en question systématiquement
14:23et donc, à partir de là,
14:26ajuster et également s'adapter.
14:29Vévert a été pionnier dans l'utilisation du diamant de synthèse,
14:32qui est donc le diamant de laboratoire.
14:34Aujourd'hui, depuis le 1er octobre 2025,
14:38on est passé complètement différemment.
14:40On est sur le diamant naturel recyclé
14:43parce qu'on a également identifié cette demande-là.
14:46Innovation, côté éco-sens, mon cher Dominique Legron.
14:49Alors, innovation chez éco-sens,
14:53tout d'abord, ce que je tiens à préciser,
14:54c'est qu'en France, l'innovation industrielle,
14:56technologique, scientifique a toujours été très forte dans l'histoire.
14:59Il y a des gens extrêmement connus,
15:00comme Pierre-Emmanuel, etc.
15:02La difficulté souvent en France,
15:04c'est d'arriver ensuite à financer cette innovation
15:07et sa mise en œuvre, en fait.
15:09Et très souvent, malheureusement,
15:12des essais étrangers rentrent dans le jeu
15:13et l'innovation, en fait, échappent au contrôle français.
15:19C'est très dommage.
15:21Donc, en fait, ce qui est très important en France
15:23et au-delà, effectivement, de cette phase d'innovation,
15:25c'est d'arriver à créer l'infrastructure,
15:28de réunir aussi les capitaux
15:30pour pouvoir développer ces activités en France.
15:33Et aujourd'hui, chez éco-sens, on est extrêmement fiers.
15:36Tous les produits sont développés en France,
15:38sont fabriqués en France.
15:40Et ça, c'est quand même quelque chose
15:41qui n'est pas forcément habituel
15:42dans notre domaine d'activité.
15:44Là, tu me tends la perche sur l'attractivité,
15:46en fait, dans notre pays.
15:48Comment améliorer, en fait, l'attractivité des ETI,
15:51en particulier auprès des jeunes ?
15:53Alors, bien entendu, un certain nombre d'outils
15:56existe aujourd'hui pour les attirer dans l'entreprise,
15:59notamment quelque chose qu'on cultive chez éco-sens,
16:01c'est l'alternance.
16:02Donc, c'est d'avoir des jeunes qui, effectivement,
16:04sont en formation
16:04et qui viennent passer du temps chez nous.
16:06C'est extrêmement important,
16:07parce que souvent, effectivement,
16:08ils ont une fausse idée de ce que peut être
16:10le monde industriel d'aujourd'hui,
16:12le monde technologique d'aujourd'hui.
16:13Et l'expérience montre que ces contrats alternants
16:16sont extrêmement couronnés de succès
16:19avec, effectivement, de nombreux recrutements,
16:22soit chez nous, soit d'autres entreprises.
16:24Je crois qu'il y a également une mise en avant
16:27de l'intérêt de ces métiers,
16:30de la technologie, au sein des écoles,
16:33pour aller communiquer dans les écoles
16:35et promouvoir...
16:35Je demande que tu fais comment, Bastien,
16:36pour les attirer avec toi ?
16:37Alors ça, pour le coup,
16:38c'est vraiment mon sujet.
16:40Les gens, c'est tout ce qui fait Kabaya,
16:43donc c'est ce que je valorise le plus.
16:45Et du coup, j'essaye de penser un peu
16:46cette nouvelle génération,
16:48comment elle pense ?
16:48En fait, quand j'entends plein d'entrepreneurs
16:50autour de moi,
16:51de mon âge, plus jeune, plus vieux,
16:53ils se plaignent en général tous
16:54de...
16:54Cette nouvelle génération,
16:55c'est quand même dur.
16:56Ils veulent bosser,
16:57tu arrives à recruter des gens ?
16:58En fait, ouais.
17:00Alors, les techniques ont complètement changé
17:03et les façons de les on-boarder dans la boîte
17:05ont complètement changé.
17:06Par exemple, nous,
17:07on a créé la tagline de Kabaya,
17:10c'est « Amazing Everyday ».
17:11On veut faire en sorte
17:12que chacun de nos clients
17:13passe le meilleur moment tous les jours.
17:15En fait, les salariés, c'est pareil.
17:16On a créé une Amazing Box.
17:17Tous les mois,
17:18on tire au sort un rêve d'un salarié
17:20et on l'envoie réaliser son rêve.
17:22Donc, ça a un budget.
17:23On a mis un budget de 600 euros
17:24à chaque fois par rêve.
17:25Si tu veux faire le tour du monde trois fois,
17:26malheureusement, je ne pourrais pas.
17:27Mais à partir du moment
17:28où ce rêve est une expérience,
17:30pas un produit,
17:30si tu veux jeter un vélo,
17:32je ne le prépare,
17:32mais si tu veux une expérience cool
17:34et que c'est dans les valeurs RSE de Kabaya,
17:36on t'envoie.
17:37Donc, on a eu une personne
17:40qui est partie cuisiner avec du casse,
17:41une personne qui est sautée en parachute,
17:43l'autre en saut au montgolfière,
17:45soigner des animaux,
17:46enfin, plein d'expérience.
17:46Que de belles idées, Camille.
17:49Je rejoins aussi ce que dit Bastien.
17:51C'est-à-dire que quand tu lances ta boîte,
17:53en effet, tu dis qui est mon client,
17:56comment je vais le cibler.
17:57C'est un peu pareil, en fait,
17:59pour les collaborateurs.
18:00C'est-à-dire qu'il faut qu'ils aient envie
18:02de venir bosser pour toi.
18:04Moi, j'adore,
18:06j'ai beaucoup de chance de travailler
18:06avec des personnes qui sont extraordinaires,
18:08beaucoup de jeunes.
18:10Et en effet, je pense qu'aujourd'hui,
18:11les jeunes, ils recherchent autre chose
18:13que juste un métier.
18:15Et ce qui est important, je pense,
18:16c'est la valeur, les valeurs d'entreprise
18:17et que ce soit vraiment incarné.
18:19Et le manager avec qui on le fait.
18:21Là, tu viens de dire une chose
18:22très, très importante.
18:24Le manager et le manager.
18:26En fait, je vais vous poser une question
18:28à chacun d'entre vous.
18:29T'es quel type de manager ?
18:33Pour leur donner envie de venir chez vous.
18:34Oui, en fait, je ne sais pas
18:36s'il y a un bon ou un mauvais manager
18:38parce que chacun manage de façon différente.
18:39Moi, je n'ai pas quelqu'un
18:40qui a un management très étroit, en fait.
18:42Moi, je suis quelqu'un,
18:43j'ai plein d'idées.
18:44Donc, j'aime bien ping-ponger, en fait,
18:45avec les personnes.
18:46Et surtout, j'écoute beaucoup
18:48les gens qui m'entourent.
18:49Je pars du principe
18:50qu'on est meilleur, en fait,
18:52avec justement un peu
18:53un consensus aussi d'idées.
18:54Mais après, il faut savoir arbitrer
18:55et il faut savoir trancher.
18:57Et moi, souvent, je dis,
18:58généralement, tu recrutes des gens
19:00qui sont meilleurs que toi
19:00dans certains domaines.
19:01Ce sont eux aussi les experts.
19:03Après, toi, tu es le chef d'orchestre.
19:05Et toi, ton job, c'est d'avoir un cap,
19:06une vision et de bien recruter.
19:08Dominique, tu manages comment
19:09dans ton entreprise ?
19:10Animé.
19:11En fait, je pense que pour moi,
19:12le manager, c'est l'animateur
19:14dans un premier temps.
19:16Donc, c'est celui qui fait vivre
19:17l'entreprise, qui encourage
19:18la créativité, qui motive,
19:22qui essaie de donner du sens
19:24à ce que l'on fait dans l'entreprise.
19:25Et en final, il faut décider.
19:27Donc, un manager, pour moi,
19:28c'est également un décideur
19:29à la fin de la journée.
19:30Bastien ?
19:31Moi, j'essaye de...
19:32Je suis très exigeant
19:33sur le feedback.
19:34Je veux qu'ils me fassent
19:34un maximum de feedback.
19:35En fait, je veux leur faire comprendre
19:37que c'est eux la valeur ajoutée
19:38de la boîte et que moi,
19:39je suis là pour leur donner
19:40mon expérience et une partie
19:41de mes expertises.
19:42Mais la plupart du temps,
19:44je suis face à des managers
19:45qui sont plus experts que moi
19:46sur leur sujet.
19:46Donc, je les challenge
19:48pour qu'ils me sortent l'idée
19:50que la marque traditionnelle
19:52n'a pas.
19:53Je les challenge
19:55pour qu'ils me donnent
19:57des feedbacks
19:57sur tout ce qu'ils voient
19:58au quotidien.
19:59Mais par contre,
19:59je les laisse vraiment
20:00assez autonomes
20:01dans leur gestion au quotidien.
20:03On parle beaucoup actuellement
20:04de réindustrialisation.
20:06Est-ce que c'est devenu
20:07plus que jamais pour vous
20:08majeur avec les nouveaux
20:10droits de douane
20:11aux Etats-Unis ou autres ?
20:13Alors nous,
20:13ce n'est pas notre sujet principal
20:15tout simplement parce que
20:16sur le produit de la maroquinerie
20:18et sur notre gamme de prix,
20:21la réindustrialisation
20:22n'est pas techniquement
20:23possible aujourd'hui.
20:24L'Europe entière
20:25n'est pas industrialisée,
20:27n'est pas équipée
20:28pour faire nos volumes de sac
20:29au prix qu'on a.
20:30Donc aujourd'hui,
20:31en tant qu'entreprise à mission
20:33labellisée Bicorp,
20:34hyper engagée,
20:36fabriquée en Chine,
20:36on pourrait se dire
20:37t'es bien mignon
20:37mais tu dis que t'es une boîte RSE
20:38et en fait tu fabriques tout en Chine.
20:40Alors oui,
20:40mais en fait,
20:41on va hyper loin
20:42dans le calcul
20:42de notre empreinte carbone
20:43et en fait,
20:44on s'aperçoit que le transport,
20:45vu qu'on n'utilise pas du tout
20:46d'avions mais uniquement des bateaux,
20:48c'est que 4%
20:48de l'empreinte carbone.
20:49Donc le transport
20:50n'est pas vraiment un sujet.
20:51Notre sujet,
20:52c'est la surproduction,
20:54surconsommation.
20:54Donc c'est pour ça
20:54qu'on garantit
20:55tous nos produits à vie
20:57pour que le produit
20:58soit réutilisable
20:59et que s'il n'y a jamais
21:00un moindre souci,
21:01on le répare
21:01et on puisse le revendre
21:03en seconde main.
21:03Donc on crée vraiment
21:04une économie circulaire.
21:05Ça c'est super.
21:06De ton côté Dominique ?
21:07Alors effectivement,
21:08problématique un petit peu différente,
21:10c'est un métier très différent.
21:12Donc nous on fabrique...
21:12C'est le propre de l'émission.
21:13Absolument.
21:14On fabrique exclusivement
21:15donc en France,
21:16à l'exception du marché chinois
21:17pour lequel il y a des barrières
21:18d'entrée
21:19qui sont trop importantes.
21:20Effectivement,
21:21le sujet des droits de douane
21:22aux Etats-Unis
21:23est un sujet
21:24qu'on essaye
21:25de gérer mieux le possible.
21:27Donc on travaille évidemment
21:29beaucoup sur nos coûts de production.
21:30On fabrique en région parisienne
21:31en fait à Créteil
21:33avec des volumes
21:34qui sont de plus en plus importants
21:36et pour l'instant
21:37c'est en fait
21:38la meilleure configuration
21:40qu'on puisse imaginer
21:40pour une entreprise
21:41de technologie.
21:42Camille ?
21:43Nous tout est fabriqué en France.
21:45Nous c'est très très important
21:46la valorisation
21:47du savoir-faire français.
21:48Il faut savoir qu'en Joaillerie
21:50il y a un vrai patrimoine
21:51et c'est vraiment
21:52de notre devoir
21:54Maison de Joaillerie
21:55de faire travailler
21:55nos artisans en France.
21:56Nous on travaille avec cet atelier
21:58et je pense aussi
21:59qu'il y a une vraie différence
21:59au niveau du produit
22:01notamment tout ce qui est
22:01certissage
22:02et des techniques en fait
22:03que seuls nos artisans français
22:05savent faire.
22:06C'est vrai que ce serait
22:06beaucoup plus simple
22:07entre guillemets
22:08pour moi
22:08d'un point de vue économique
22:10d'aller faire produire ça
22:12même en Italie
22:13ou d'aller produire en Asie
22:14comme certains le font.
22:15Mais alors je suis contre ça.
22:17Pourquoi ?
22:17Parce que c'est mon devoir
22:18de pérésioniser
22:20ce savoir-faire artisanal français
22:22c'est quelque chose
22:23qui est hyper et hyper important
22:24et qui en plus
22:26est un vrai avantage concurrentiel
22:28même au niveau du produit
22:29vous allez avoir un bijou
22:30qui va être absolument magnifique
22:31et qui va complètement tenir
22:33dans le temps.
22:34Vos pierres
22:35elles seront toujours là
22:35et dans 50 ans
22:36vous n'allez pas avoir de pierres
22:37qui vont tomber
22:38contrairement à d'autres marques.
22:40Voilà.
22:41Attention
22:42dernière question
22:42en un mot
22:44ou en une phrase
22:46une réponse.
22:47Vous avez beaucoup partagé
22:48vous avez donné envie
22:50c'est quoi la transmission
22:52pour vous ?
22:53Dominique
22:55Transmission
22:56c'est
22:58le savoir-faire
23:00que nous avons su
23:02développer
23:02chez Ecosense.
23:03Bastien
23:05Transmission
23:06c'est
23:06le partage
23:08essayer de faire comprendre
23:10qu'on est là
23:10pour partager
23:12et que ça doit se ressentir
23:15à tous les niveaux
23:15de l'entreprise.
23:16Camille
23:16Oui pour moi
23:17c'est une transmission
23:18de savoir-faire
23:19et puis une transmission
23:20de valeur également.
23:21Que du bonheur
23:23que du plaisir
23:23de vous avoir eu
23:24pendant une demi-heure
23:25avec nous
23:26Dominique Legro
23:27CEO d'Ecosense
23:28merci à toi
23:29Camille Vévert
23:30CEO de Vévert
23:31qui nous vient du club
23:33des ETI
23:33d'Ile-de-France
23:34et puis à toi
23:34Bastien Valenzi
23:35bonne chance
23:36CEO de Cabaya
23:37on voit partout
23:38maintenant dans le monde
23:39c'est comme ça
23:39c'est Paris ETI
23:41merci à toute l'équipe
23:42Stéphane à la réalisation
23:43Maxime Thibault
23:44Charlotte et Camille
23:45pour la production
23:46de l'émission
23:46Paris ETI
23:47c'est ça en fait
23:48c'est tout simplement
23:49la vie
23:50merci à vous
23:50à la semaine prochaine
23:53Paris ETI
23:54sur BFM Business
Commentaires

Recommandations