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  • il y a 9 heures
Ce mercredi 29 avril, Laurent Gauze, président de la CCI des Pyrénées-Orientales, président et fondateur de l'IPIH, Alice Guichet, présidente de Pyrescom et Labodal, Benoît Chatillon, président de Tenderlift Group, ainsi que Xavier Danjou, président de la Confiserie du Tech, étaient les invités, dans l'émission Pari ETI présentée par Patrice Bégay. Pari ETI est à voir ou écouter tous les mercredis et samedis sur BFM Business.

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Transcription
00:06BFM Business fait le pari des entreprises de taille intermédiaire.
00:10Paris ETI avec Patrice Baillet.
00:14Bonjour à toutes, bonjour à tous.
00:16Vous êtes dans votre émission, l'émission Paris ETI,
00:19celle qui vous donne la niaque tout simplement en tant que PME de croissance ou ETI de grandir.
00:24Et de grandir encore, d'oser et d'oser haut ici dans cette émission spéciale Périnée orientale.
00:32J'ai le plaisir, l'honneur d'accueillir Laurent Gosse, le président de la Cécile Périnée orientale,
00:37mais également super entrepreneur avec un groupe d'hôtellerie incroyable.
00:42Bienvenue à toi.
00:43Merci Patrice.
00:44Deuxième invitée, elle est en face de moi, elle a un beau sourire, elle a un beau sweat également,
00:49avec une belle marque dessus, Alice Guichet, présidente de Periscom.
00:53C'est ça.
00:53Bienvenue.
00:56Troisième invité, Benoît Chatillon, Tenderlist, il va tout nous dire dessus.
01:00Bienvenue à toi.
01:01Merci beaucoup Patrice.
01:02Et puis quatrième invité, il n'est pas venu tout seul, il est venu avec des rouskis fondantes,
01:06il va nous en parler.
01:07Xavier Danjou, de la confiserie du tech, bienvenue et est-ce que vous êtes prêts ?
01:12Nous sommes prêts.
01:13Alors Paris ETI, c'est parti.
01:19Laurent Gosse, alors président de la Cécile Périnée orientale.
01:22Alors Laurent, comme je le disais à l'introduction, toi, tu es un hôtelier franchisé sur trois pays.
01:30France, il s'est accord.
01:31Tout à fait, l'accord, un peu Hilton, elle sera basée à Perpignan, le siège est à Perpignan,
01:36et dans divers pays, parce que l'hôtellerie c'est un métier qu'on peut diffuser,
01:40et les mêmes méthodes dans divers endroits.
01:42Divers pays, c'est la France, c'est l'Espagne, c'est le Portugal, c'est 21 hôtels, 1800 chambres,
01:48400 collaboratrices, collaborateurs, et comme je le disais, président de la CCI des Périnées orientales,
01:53et vice-président de l'agglomération de Perpignan-Méditerranée.
01:57On se connaît depuis très longtemps.
01:58Tout à fait.
02:00Alors je vais te poser une question.
02:01Tu te vois où dans dix ans ?
02:03Dans dix ans, je me vois toujours plutôt entrepreneur,
02:06plutôt entrepreneur engagé sur cette partie de l'hôtellerie.
02:11Peut-être, et j'espère sans doute, engagé avec la suite, avec mes enfants,
02:17sur lequel, là aussi, sur cette partie d'ETI, une volonté de transmission qui est importante,
02:22à 54 ans, de pouvoir y penser, de pouvoir l'aborder, de pouvoir accompagner,
02:27et peut-être d'être moins dans l'impulsion et plus dans l'accompagnement.
02:31C'est peut-être ça d'en disons.
02:32Travailler aujourd'hui sur trois pays, ce n'est pas quand même un petit peu difficile ?
02:36Oui, mais je ne sais pas si c'est difficile ou pas.
02:38C'est un choix assumé, et en tout cas, ça me permet d'avoir, je l'espère,
02:43une vision sur les manières de faire, dans le tourisme, dans l'économie,
02:48dans la façon d'aborder aussi la problématique publique et privée
02:52de trois pays dynamiques de l'Europe du Sud,
02:55et de pouvoir essayer, avec mes amis chaînes d'entreprise du département,
03:02d'imprémenter ces bonnes manières, de façon élargie,
03:07et d'essayer de trouver les bons recours, les bonnes idées,
03:12pour pouvoir les développer sur le territoire.
03:14Et ça, on essaie de le faire ensemble, avec Xavier, avec Alice et Benoît,
03:18dans cette même dynamique, et avec beaucoup d'autres,
03:22pour pouvoir en faire un creuset intéressant.
03:26Vous êtes venu en force ici.
03:27On parle souvent d'avenir dans l'émission.
03:29L'hôtellerie, c'est un secteur d'avenir ?
03:31Oui, je le crois. Forcément, bien sûr, un secteur d'avenir.
03:34Moi, quand j'ai commencé il y a une trentaine d'années,
03:37dans l'entreprise familiale, il y avait de tête 250 millions
03:41de ce que l'on appelait le tourisme.
03:44L'Office mondial du tourisme disait ça.
03:48On va arriver à 2 milliards et quelques.
03:50On était avec Vangelis Panayotis il y a quelques jours,
03:53au siège de la BPI, que tu connais bien.
03:55Et on arrivera à 2 milliards d'ici à 2030, 2035.
04:00Donc oui, après, bien sûr, il y a un secteur qui s'est grandement renouvelé,
04:04remis en cause, transformé.
04:06Et je crois que cette volonté de transformation propre à tout secteur
04:10qui veut se donner un avenir, ça permet de pouvoir le confronter et d'y croire.
04:15Tu es venu avec une super équipe de super entrepreneurs autour de cette table.
04:19En face de toi, Alice Guichet, présidente de Pirescom et de Labodal.
04:24Tu es présidente de ces deux entreprises,
04:27fille des fondateurs de Pirescom.
04:30Je te connais aussi depuis pas mal d'années.
04:33Tu es une femme optimiste, sportive, très engagée,
04:38engageante, une patronne très empathique,
04:40comme on a l'habitude de le dire ici.
04:42Alors, Pirescom, c'est une PME de croissance française dans l'électronique.
04:47Tu peux nous en parler un petit peu ?
04:49Oui, bien sûr.
04:50Donc, Pirescom, depuis le début, est spécialisée dans la traçabilité de l'information.
04:54Donc, en fait, on va capter des données et les retransmettre
04:56en fonction du métier qu'on veut aider.
05:00Donc, on fait des pointeuses de personnel de manière historique,
05:03mais aussi, on a pas mal de solutions qui sont autour de la santé,
05:07avec des coffrets de protection et surveillance des défibrillateurs.
05:10C'est des poitiers verts qu'on voit un peu partout en France,
05:13mais aussi à l'international, puisqu'on en vend dans plus de 40 pays dans le monde.
05:17Et on a pas mal de solutions Smart City, autour de télégestion,
05:21d'éclairage public, de suivi, de casiers pour les armes,
05:25enfin, beaucoup, beaucoup de solutions.
05:27Et Labodal, c'est un laboratoire pharmaceutique
05:29qui commercialise des kits d'oxygénothérapie d'urgence.
05:32Alors, j'avais envie de te poser une question.
05:35Quel défaut personnel est, en réalité, ton meilleur atout en tant que dirigeante ?
05:42Je suis, j'hésite, je suis à la fois trop gentille et très transparente,
05:48voire même trop transparente.
05:49Cache.
05:49Cache, horrible.
05:51Cache.
05:52Cache plus-plus, c'est une qualité, effectivement, de dirigeante, je pense,
05:59d'être transparente, parce qu'en fait, je pars du principe
06:02que quand on a un secret, quelque chose qu'on veut pas dire,
06:05c'est souvent pour de mauvaises raisons.
06:07Et du coup, j'essaye de balayer ces raisons
06:09qui font qu'on ne peut pas dire cette chose.
06:12Et en général, on trouve les réponses de suite.
06:15Donc, la transparence m'aide, on va dire, dans le côté intime,
06:18parce qu'effectivement, je suis très empathique,
06:20voire même trop, des fois.
06:23Mais j'ose dire les choses que je ressens.
06:27Et ça crée une complicité
06:29qui fait qu'il y a un climat de confiance très rapidement.
06:33Donc, voilà.
06:34Je parlais des pruneaux ce matin.
06:35Et du coup, on est devenus très complices les uns les autres.
06:38– Alice, si les territoires avaient un avantage compétitif caché,
06:42lequel serait celui des Pyrénées-Orientales ?
06:44– Alors, au-delà du fait que c'est le plus beau département de France,
06:48on a la mer, la montagne, le soleil, un peu de vent.
06:52Je pense que c'est un territoire qui se veut être à la fois
06:56un territoire d'expérimentation, mais qui permet une certaine liberté,
07:02puisqu'en fait, on est confronté, comme tout le monde,
07:06à tous les enjeux mondiaux, mais aussi climatiques, environnementaux.
07:10On a quand même des gros problèmes autour de l'eau, de l'énergie,
07:15qui font que, du coup, on est obligé d'innover.
07:20Et pour ça, en plus, on a la chance d'être un territoire.
07:23Alors, la chance, c'est à la fois...
07:25C'est une opportunité, je vois tout comme une opportunité.
07:29On a la chance d'exister.
07:31Moi, j'ai une PME qui compte 80 personnes,
07:34ce n'est pas non plus une grosse société.
07:35– Alors, justement, qu'est-ce qu'une société comme Periscom
07:37peut se permettre que ni une start-up, ni un grand groupe pourraient faire ?
07:41– Très clairement, on est plus agile, déjà,
07:46parce que ça nous permet de prendre des décisions beaucoup plus rapides.
07:50On a une structure qui est un peu plus solide,
07:52qui nous permet de pouvoir s'engager pour le futur.
07:58Et on a la possibilité d'être plus proche,
08:01que ce soit des collaborateurs,
08:03parce que c'est vrai que 80 personnes,
08:04je pense que quand on est 2000,
08:05on a du mal à connaître le prénom de tous les enfants.
08:08Alors que, bon, quand on reste dans une structure un peu plus finie,
08:13on a cette proximité avec le territoire également,
08:15avec nos clients.
08:17– Merci à toi de cette sincérité.
08:19De l'autre côté du plateau, Benoît Châtillon,
08:21donc le patron de Thunderlift,
08:23après un parcours de cadre dirigeant dans l'industrie,
08:27chez Saint-Gobain, chez Veralia,
08:29tu as décidé avec ton épouse, Hélène,
08:31de vous lancer dans l'entrepreneuriat.
08:33Bravo ! J'aime bien le dire ici.
08:35Vous avez racheté il y a cinq ans l'entreprise Thunderlift
08:37et vous vous êtes installé dans les Pyrénées-Orientales.
08:40ton groupe conçoit, fabrique et commercialise aussi des plateformes hydrauliques
08:48pour voiliers et bateaux à moteur et des systèmes hydrauliques
08:52permettant notamment de piloter les gréments de grands voiliers.
08:57Vous livrez des chantiers navals et les particuliers dans le monde entier.
09:03Le groupe, il est basé au Canet et à Roussillan, c'est ça ?
09:05– Exactement.
09:06– Voilà.
09:06– C'est un peu le nautique.
09:08– Toi qui as travaillé en France et à l'étranger,
09:11es-tu heureux d'être aujourd'hui,
09:14mais alors t'y vas et tu écoutes pas tes collègues,
09:16dans ce territoire d'exception et pourquoi ?
09:19– Alors, on n'est pas heureux, on est très heureux.
09:22On est très heureux d'être dans les Pyrénées-Orientales.
09:25Quand on a racheté l'entreprise,
09:27en fait, on a passé 18 mois à chercher une entreprise
09:30et donc on a regardé dans différents territoires.
09:34Et quand on a étudié les Pyrénées-Orientales,
09:36moi je connaissais très bien la partie montagneuse,
09:38pas du tout la partie côtière.
09:40Les gens locaux nous disaient, il faut venir.
09:42Et puis beaucoup d'amis, d'ailleurs, par méconnaissance,
09:45disaient, mais non, mais il ne va pas, il y a du vent, etc.
09:47En fait, depuis qu'on y est, ces amis-là viennent nous voir.
09:51On a connu un territoire avec une ambition collective extrêmement forte,
09:57avec un tissu industriel qui est très diversifié,
10:01c'est-à-dire que c'est multisectoriel,
10:03et avec des entrepreneurs qui se battent au quotidien et qui s'entraident.
10:07Donc il y a différents groupements,
10:09il y a la Chambre de commerce animée par Laurent,
10:11il y a le G16 animé par Xavier,
10:13et qui portent l'ambition haut du territoire.
10:16Et il se trouve que pour le nautisme,
10:18puisque nous on est particulièrement impliqués dans le nautisme,
10:19en fait, le pôle nautique de Canet rejaillit à une image très positive
10:24sur l'ensemble de la Méditerranée.
10:25Et donc, tout ça fait qu'on a pu mener notre projet de croissance,
10:31et notre groupe a pu croître rapidement sur Canet aujourd'hui.
10:36Croissance, croissance, c'est quoi ton rêve pour ton groupe aujourd'hui ?
10:39On aimerait arriver à un groupe de 150, 200 personnes à terme,
10:45pas pour l'objectif d'arriver à 150, 200 personnes,
10:47mais vraiment pour créer une équipe solide
10:49sur un périmètre d'activité diversifié
10:52qui fasse que le groupe puisse se pérenniser
10:57très longtemps,
10:58et avec des notions de stabilité sur le long terme.
11:02Donc depuis 5 ans, toi,
11:03t'es devenu entrepreneur.
11:05Qu'est-ce qui te motive dans le quotidien entrepreneur ?
11:07Ce qui me motive, c'est l'envie de dépasser un peu des montagnes,
11:13c'est-à-dire d'aller convaincre des clients
11:16sur des solutions nouvelles, innovantes,
11:18l'envie de faire grandir une équipe,
11:21et l'envie de m'investir pour un territoire.
11:23C'est ça qui me fait me lever tous les matins.
11:25C'est fondamental.
11:26Toujours dans le territoire, Xavier Donjou.
11:28Xavier, bonjour à toi.
11:29Bonjour Patrice.
11:30Patron des conflits de l'édutec,
11:31c'est une entreprise familiale.
11:34Basée à Perpignan,
11:36qui emploie aujourd'hui une centaine de collaboratrices
11:38et collaborateurs.
11:40Votre cœur de métier, c'est la fabrication de biscuits
11:42et de confiserie, avec notamment,
11:44et tu peux le montrer à l'antenne,
11:46la fameuse brousse qui est en catalane.
11:48Voilà, exactement.
11:49L'emblème de notre territoire.
11:49Produit emblématique du territoire plus que jamais.
11:52Information importante,
11:53en 2025, vous avez repris la cure gourmande.
11:57Félicitations, on parle d'extension,
11:59c'est génial avec toi.
12:00Le fait d'être le petit-fils, en fait, des fondateurs,
12:04est-il selon toi un problème,
12:07ou plutôt un atout ?
12:08Alors c'est clairement un atout et une fierté.
12:10Je serai toujours le petit-fils d'André Laboam
12:12et Marcel Laboam,
12:14qui ont créé la société en 1964.
12:16Et ça m'oblige à être engagé
12:18pour respecter les valeurs
12:20que mon grand-père a développées
12:21sur la qualité des produits,
12:23sur l'engagement pour le territoire.
12:24Il a été, comme moi, élu à la CCI.
12:26Et donc, on est engagé au quotidien,
12:29auprès de nos collaborateurs,
12:30pour développer notre entreprise,
12:32développer nos savoir-faire,
12:33et faire rayonner au sein de notre territoire,
12:36et plus largement en France,
12:37les valeurs de notre pays.
12:39On a parlé de toutes ces belles aventures.
12:42Benoît et Hélène,
12:43qui ont repris une société,
12:45ça montre que notre territoire,
12:46c'est un territoire d'industrie,
12:48un territoire accueillant,
12:49où on a des disponibilités foncières,
12:51où on a la possibilité de s'investir,
12:53trouver des compétences,
12:54et s'épanouir.
12:55Parce qu'entreprendre,
12:56c'est aussi vivre au quotidien,
12:58dans un environnement,
12:59dans lequel on s'épanouit personnellement,
13:01avec sa famille.
13:02Et donc là,
13:02c'est vraiment l'exemple type
13:04de ce que l'on peut faire.
13:05Donc, on invite tous les entrepreneurs
13:07à venir dans les PO chez nous,
13:09on les accueillera,
13:10pour se développer à nos côtés.
13:11On dit souvent,
13:12une entreprise qui sourit,
13:13c'est de beaux exemples,
13:14c'est une entreprise qui va bien.
13:15Donc là, j'ai quatre entreprises
13:16qui vont très bien.
13:17Pourquoi t'es aussi heureux aujourd'hui ?
13:19Ben moi, je suis heureux,
13:20parce que j'ai travaillé
13:21dans un grand groupe chez Valeo
13:23pendant de nombreuses années.
13:24J'ai repris cette société
13:25il y a un peu plus de 20 ans maintenant.
13:27Et j'ai, à travers cette société,
13:29la possibilité d'avoir une action
13:31qui est beaucoup plus complète
13:32que celle que j'avais dans un grand groupe.
13:34C'est-à-dire que je suis au quotidien,
13:35auprès de mes collaborateurs,
13:36je vis une aventure
13:39avec des personnes qui m'accompagnent
13:40et sans lesquelles je ne pourrais pas grandir.
13:42Tu viens de dire un mot important,
13:44des personnes qui t'accompagnent.
13:45Et si tu considères, toi,
13:47aujourd'hui,
13:47que ton entreprise,
13:48en fait, fonctionne
13:49et que tu réussis,
13:51t'as peut-être des noms de personnes,
13:53des gens que t'as envie de citer ?
13:54Ben, la première des personnes
13:55que je voudrais citer,
13:56c'est mon épouse, Nathalie,
13:57la mère de nos quatre enfants
13:58qui s'est investie à mes côtés
14:00depuis 20 ans
14:02et avec laquelle on a su
14:03à la fois s'épanouir familialement
14:05et à la fois se développer.
14:07C'est elle qui gère
14:07toute la partie administrative,
14:08financière, entreprise.
14:10Et c'est elle qui met le cadre.
14:11C'est-à-dire que moi,
14:11je suis le créateur
14:12qui va un peu à droite, à gauche,
14:13mais quand il faut se remettre
14:15dans les sillons,
14:16c'est elle qui me dit
14:17et qui me recadre.
14:18Et donc, c'est un travail d'équipe.
14:20Ce n'est pas facile
14:20de travailler en famille.
14:22Peut-être qu'un jour,
14:23j'écrirai un livre.
14:24J'ai travaillé avec mon grand-père,
14:26j'ai travaillé avec ma tante,
14:27mon oncle, des cousins,
14:28ma cousine,
14:29et mon épouse aujourd'hui
14:30qui est avec moi
14:31et avec laquelle
14:32on prend un certain nombre
14:34de décisions stratégiques
14:35pour l'avenir de l'entreprise.
14:35Alors des fois, c'est stressant,
14:36mais bon, il faut se fixer
14:38des règles du jeu
14:38pour couper,
14:40pour dire une fois
14:41qu'on est sorti de l'entreprise,
14:42on pense à autre chose
14:43pour revenir plus en forme
14:44et plus motivé que jamais
14:46pour continuer à se développer.
14:47Ça, c'est génial.
14:48Laurent, Alice, Benoît, Xavier,
14:50est-ce que vous êtes prêts
14:51pour le débat ?
14:52Vous êtes prêts ?
14:52Oui, bien sûr.
14:53Toujours prêts, toujours prêts.
14:55Paris, ETI, le débat,
14:57c'est parti.
15:03Les amis,
15:04la France retrouve des usines.
15:06Comment en créer encore plus
15:07dans nos territoires ?
15:09Xavier.
15:09Je pense qu'il faut
15:11s'appuyer sur toutes les structures
15:12qui existent déjà.
15:13Il y a des banques,
15:14la BPI,
15:15qui accompagne
15:16les projets industriels.
15:17Il y a des territoires.
15:18Nous sommes représentants
15:19de territoires d'industrie.
15:20Et donc, il y a des structures
15:21qui existent.
15:22Je pense que maintenant,
15:23c'est trouver des entrepreneurs
15:24qui ont envie,
15:26qui ont la niac,
15:26comme tu le dis souvent,
15:28pour se développer.
15:29Et notre rôle,
15:30c'est à la fois de les accompagner,
15:31mais de leur montrer aussi l'exemple,
15:32de dire qu'il y a des possibilités.
15:34On va,
15:34enfin, dans tous les pays,
15:35dans tous les secteurs,
15:36il y a des difficultés.
15:37Le propre de l'entrepreneur,
15:39c'est de ne pas se laisser abattre.
15:40C'est de dire,
15:40s'il y a une difficulté,
15:45Moi, je partage tout à fait.
15:46La France,
15:46c'est un pays d'innovation.
15:47Notre département l'a montré grandement.
15:49Comme a dit Alice,
15:50Xavier et Benoît,
15:51on a la chance d'avoir
15:52trois frontières
15:53qui nous donnent
15:54une typicité supplémentaire
15:55et qui nous donnent
15:56des ouvertures de marché aussi
15:57sur l'Andorre,
15:58sur l'Espagne
15:59et la Méditerranée
16:00qui nous ouvrent
16:01à l'ensemble
16:02de ces pays
16:02en conquête de Méditerranée.
16:05Et donc, bien sûr,
16:05il faut pouvoir
16:07surpasser
16:08l'ensemble des difficultés
16:08qu'on peut avoir.
16:09L'innovation,
16:10elle est en France.
16:10Les écoles,
16:11elles sont aussi en France.
16:12Donc, ça permet d'avoir
16:13des jeunes et moins jeunes
16:15qui ont des idées
16:15et qu'il faut pouvoir
16:16les accompagner.
16:17Il y a une problématique
16:18de foncier
16:18qu'on a beaucoup abordée.
16:20On a voulu développer
16:21avec la Chambre de commerce
16:22et avec Xavier,
16:24avec le G16,
16:25le Groupement des entreprises
16:26industrielles du territoire aussi,
16:28être territoire d'industrie,
16:29ce qu'on n'était pas avant.
16:30On a essayé d'avoir
16:31tout un tas de lavidations,
16:32tu le sais,
16:32on a souvent échangé là-dessus,
16:35pour pouvoir avoir
16:36l'ensemble des marques
16:37nécessaires
16:38et des signaux nécessaires
16:39pour faire venir
16:40des chaînes d'entreprise
16:41sur le territoire.
16:42Et d'avoir cette communication,
16:44je crois que Benoît
16:45en est le bon exemple,
16:47il y a une possibilité
16:48de venir,
16:49mais il faut que les chaînes
16:49d'entreprise
16:50parlent aux chaînes d'entreprise.
16:51Et ça, je pense
16:51que c'est la meilleure
16:52des connexions
16:53pour pouvoir les faire
16:54atterrir sur notre territoire.
16:56Et ça, on en est capable,
16:57on l'a déjà démontré,
16:58on a déjà beaucoup d'exemples
16:59qui ont marché
17:00et on a une volonté
17:00de pouvoir le continuer.
17:01Benoît, tu veux dire
17:02quelque chose à dire ?
17:02Oui, au niveau local,
17:04bien sûr,
17:04et même au niveau national,
17:05je pense qu'il faut
17:06que les entrepreneurs
17:06prennent plus la parole,
17:08merci pour cette émission,
17:09à ce sujet-là,
17:10mais prennent plus la parole
17:11pour donner envie aussi
17:15aux jeunes aujourd'hui
17:16qui sortent en fin de formation
17:18de se lancer
17:18dans l'entrepreneuriat.
17:20Ce sont des parcours
17:20qui sont bien sûr
17:21semés d'embûches
17:22avec beaucoup de difficultés,
17:23mais qui permettent
17:24un épanouissement remarquable
17:25et des parcours de vie
17:26d'une richesse
17:29plus importante,
17:30il me semble,
17:31que quand on est
17:31dans un simple statut
17:32de salarié.
17:34Alize nous disait tout à l'heure,
17:36je suis cash.
17:37Alors, comment on diffuse
17:38la culture de l'Agnac
17:39dans notre pays ?
17:40La culture de l'Agnac
17:42dans notre pays ?
17:42Je pense qu'à un moment donné,
17:45il faut y aller.
17:46Et effectivement,
17:46le problème des usines
17:48aujourd'hui,
17:49c'est que quand on développe
17:50un logiciel,
17:51parce que c'est ce qu'on voit,
17:52là, on voit beaucoup
17:53beaucoup de startups
17:53qui lancent dans le logiciel,
17:55dans l'IA,
17:56dans tout plein de choses,
17:56et très très peu
17:57dans du matériel
17:59pour la simple et bonne raison
18:00qu'on a évacué
18:02nos usines,
18:03notre main-d'œuvre
18:04pour des raisons
18:06que tout le monde connaît,
18:08je pense.
18:09Et maintenant,
18:10pour la réintégrer en France,
18:11je pense qu'il faut aussi
18:13donner le goût à ça,
18:14c'est-à-dire avoir
18:15un matériel,
18:15un matériel de qualité,
18:17mais pouvoir avoir
18:18des usines qui sont agiles,
18:20parce qu'en fait,
18:21on crée des usines,
18:22on a l'impression
18:22qu'on s'engage,
18:24parce que c'est effectivement
18:26une croissance
18:27et un investissement
18:27qui est tout autre,
18:28parce que là,
18:29on parle vraiment
18:29d'immobilier,
18:30de monter quelque chose,
18:33alors que c'est vrai
18:33qu'un logiciel
18:34dans un bureau,
18:35c'est facilement montable.
18:37Là, une usine,
18:37il faut vraiment s'engager,
18:39et cet engagement,
18:41finalement,
18:41il ne doit pas faire peur,
18:42pour la simple et bonne raison
18:43que la pierre restera.
18:45Il faut juste travailler
18:46sur l'agilité
18:47depuis le début,
18:48c'est-à-dire que cette usine
18:48pourra faire autre chose demain.
18:50Génération,
18:51hashtag même pas peur
18:52ici sur le plateau.
18:52Pas peur.
18:53Comment on diffuse l'Agnac ?
18:55En montrant que nos entreprises,
18:57elles sont accueillantes,
18:57elles sont diversifiées
18:58en termes d'activité,
18:59donc on travaille beaucoup
19:00sur les circuits de visite,
19:01on travaille dans le cadre
19:02de la semaine de l'industrie
19:03pour faire venir des jeunes,
19:04pour leur montrer
19:05que nos entreprises,
19:06ce sont des entreprises modernes
19:07sur lesquelles il y a différents postes,
19:09sur lesquelles on peut s'épanouir,
19:10grandir,
19:10et on est vraiment
19:11une terre d'accueil
19:13pour après permettre
19:14à travailler
19:15sur l'employabilité
19:16de nos collaborateurs,
19:17leur donner tous les moyens
19:17pour s'épanouir
19:18au sein de nos entreprises,
19:19et demain,
19:20si nécessaire,
19:20de les accompagner
19:21sur leurs propres projets
19:22de développement.
19:22Laurent ?
19:23Oui,
19:24comment on diffuse l'Agnac ?
19:25En combattant aussi
19:26un peu le bashing
19:27chez l'entreprise
19:29je crois que nous,
19:30on est engagé
19:31sur des entreprises
19:33qui sont,
19:34sur des PME,
19:35sur des ETI,
19:36sur lesquelles,
19:36oui,
19:36on connaît nos collaborateurs,
19:37oui,
19:38on est amené à les accompagner,
19:39oui,
19:39on partage les mêmes difficultés,
19:41oui,
19:41on investit,
19:41on prend des risques,
19:42et je pense que cette NIAQ,
19:44c'est de faire passer
19:47ce message
19:48et de pouvoir se réaliser,
19:49se réaliser en tant que
19:50chez l'entreprise,
19:50en tant que collaborateur,
19:51de faire partir
19:52d'une aventure humaine
19:53et de combattre
19:55encore et toujours
19:56le bashing
19:57chez une entreprise
19:58qui fait du mal,
19:59au monde entrepreneurial
20:00et sur lequel...
20:01Mais on fait cette différence
20:02quand même
20:02entre des patrons
20:03comme vous,
20:04des patrons de PME
20:05de croissance,
20:06d'ETI
20:07et des patrons salariés
20:08de grands groupes,
20:09non ?
20:09Ici,
20:09on l'a fait,
20:10mais quand on regarde
20:11les médias
20:13plus nationaux
20:14ou l'information
20:15plus nationale,
20:16c'est vrai que
20:16quand on parle d'un patron,
20:17on est patron aussi
20:18chez nous,
20:19et peut-être que
20:20pour le grand public,
20:21il faut pouvoir apporter
20:22cette différence.
20:23qui travaillent
20:24dans des patrons
20:24comme chez vous,
20:25ils sont fiers ?
20:27Ils forment une seule
20:28et même équipe ?
20:28On forme une famille,
20:30on forme des familles
20:31et on donne du sens.
20:32Et vous donnez l'agnac.
20:33Après, moi,
20:34je n'opposerai pas
20:34le grand patron
20:35et le patron de nos pays.
20:36Je n'ai pas dit
20:36qu'il fallait opposer.
20:37Je pense honnêtement
20:38qu'aujourd'hui,
20:39l'entreprise,
20:39c'est le berceau
20:40de notre société,
20:41de notre démographie.
20:41C'est elle qui crée
20:42de la valeur,
20:42c'est elle qui crée
20:43de la richesse.
20:44C'est elle qui finance
20:44le territoire
20:45et c'est elle qui finance
20:46notre modèle social.
20:46Donc, si on veut défendre
20:48notre système
20:48et notre fierté,
20:50il faut créer de la valeur,
20:51il faut créer des entreprises,
20:52il faut créer de l'activité.
20:54Des start-up,
20:55des TPE,
20:55des PME,
20:56des ETI,
20:56des grands groupes,
20:57et tout le monde
20:58doit travailler.
20:58On en a créé beaucoup.
21:01On ne va pas parler
21:01de toutes celles
21:02qu'on a créées,
21:02mais il y a une
21:03qui me vient en tête,
21:04c'est le maillot français
21:05de Nicolas Gomarire
21:06qui est élu aussi engagé
21:09au côté consulaire notamment
21:11et au côté de tout ce qui est
21:13fabrication made in France,
21:16fabrication française
21:17et qui a créé une usine
21:19de textiles,
21:19je crois que c'était la première
21:20depuis 15 ans
21:21sur le territoire national
21:23et s'implantait à Perpignan
21:24et on l'accompagne
21:25et il accompagne aussi
21:26beaucoup les plus jeunes
21:27et ceux qui veulent
21:29se développer
21:30dans cette partie textile.
21:31et qui étaient historiques
21:32dans notre territoire.
21:33Il y a des ambitions
21:34à l'état même
21:35de pouvoir les apporter.
21:37Tu pourrais parler bien sûr
21:37de tout ce qui s'est créé récemment
21:41sur le pôle nautique de Canet
21:42avec des entreprises historiques
21:44mais nouvelles aussi
21:45qui sont venues s'installer
21:46comme toi.
21:46Il y a des programmes
21:47d'investissement colossaux
21:48sur Canet
21:50et qui vont continuer
21:50sur les années à venir.
21:54Et tout ça,
21:54si vous voulez,
21:55ces programmes d'investissement,
21:57ils sont là
21:57parce qu'il y a
21:58un collectif derrière
21:59qui met en avant
22:00les moyens
22:01pour pouvoir investir
22:03et puis parce qu'il y a
22:04des volontés entrepreneuriales
22:05d'y aller
22:05malgré la difficulté
22:06en cherchant des marchés
22:07nouveaux, etc.
22:08Donc, il y a une notion
22:11de stimulation
22:11conjointe de tous les acteurs
22:13et ça, c'est fondamental.
22:14De groupes qui marchent ensemble.
22:15C'est fondamental.
22:16Et d'innovation.
22:17Et d'innovation.
22:18Et je pense que
22:18les Pyrénées-Orientales
22:20sont assez méconnues
22:21pour ça
22:21parce que
22:22quand on parle
22:23Pyrénées-Orientales,
22:24on ne parle pas
22:24industrie en premier.
22:26Pour autant,
22:27il y a une communauté
22:29de chefs d'entreprise
22:30qui est très soudée
22:31et qui déplace
22:33des montagnes
22:34sur des secteurs
22:35très variés.
22:36Et ça, c'est remarqué.
22:36Il y a de vrais pépites.
22:37On n'en parle pas assez souvent
22:38mais on a une entreprise
22:39comme Sterimed
22:39qui est dans le papier
22:40à usage médical
22:41qui est une boîte
22:43internationale
22:43basée chez nous
22:45mais qui rayonne
22:46en Irlande.
22:47Tu l'as reçu, Thibaut.
22:49Il y a la société
22:50Diambouchage
22:51qui est aussi
22:52une des entreprises
22:54leaders dans le bouchon
22:55de haute technologie.
22:57On a l'entreprise
22:58C'est Moi
22:58qui est une entreprise
23:00dont le siège
23:01est basé à Perpignan
23:02et qui rayonne
23:03partout en Europe.
23:04Catana.
23:05République Technologie.
23:06République Technologie.
23:07Catana qui a un projet
23:08de création
23:09sur le pôle nautique cané
23:10qui va peut-être
23:11représenter 200
23:12ou 300 emplois supplémentaires.
23:13On sait qu'on va faire
23:14une deuxième émission.
23:15On peut en faire
23:15au 4 ou 5.
23:16Il y a la Céram aussi.
23:18Il y a Raymond Médiavila
23:19avec l'entreprise
23:20éponyme Médiavila
23:21qui est le numéro
23:21des historistes.
23:21Et on en oublie beaucoup
23:22et ils nous excuseront
23:23mais on est avec eux.
23:25En une phrase chacun.
23:27On arrive déjà à la fin.
23:29Le matin,
23:31qu'est-ce qui vous fait lever ?
23:33Elle a envie
23:34de pouvoir continuer
23:36à apporter
23:37à nos collaborateurs,
23:39à l'entreprise
23:39et sur le volet
23:40de l'élu
23:41de se dire
23:42que moi,
23:43ma génération,
23:44pour réussir,
23:45il fallait aller à Paris.
23:46Ceux qui sont
23:47un peu plus jeunes,
23:47il fallait aller
23:48dans les capitales
23:49de province.
23:50Et aujourd'hui,
23:51je pense que
23:51l'épanouissement,
23:53la qualité de vie,
23:54elle peut se faire
23:56grandement
23:56dans les villes secondaires
23:57et Perpignard
23:58à ce niveau
23:58fait partie
23:59de ces leaders-là.
24:00En une phrase, Alice ?
24:02Le réveil.
24:03Le réveil ?
24:04Ça me réveille
24:06tous les matins.
24:10Xavier ?
24:11Être utile
24:12et être utile
24:13pour mon entreprise,
24:14pour mes collaborateurs,
24:14pour qu'ils puissent
24:15s'épanouir chez moi
24:15et puis continuer
24:16à se développer.
24:17Tant qu'on a la santé
24:18et qu'on peut se lever,
24:19il n'y a pas de problème.
24:20Benoît, Benoît.
24:21Servir l'entreprise,
24:23servir les collaborateurs
24:24dans la durée.
24:24Je viens de faire ça
24:25comme ça,
24:26donc dans la durée.
24:27Vous avez parlé d'équipe
24:28et c'est fondamental.
24:29je tenais à remercier
24:30toutes les équipes
24:30qui nous ont permis
24:31de créer cette émission.
24:32Camille, associée à Siena
24:34aujourd'hui,
24:36le réalisateur Maxime,
24:38chef plateau Justine,
24:40au son Guillaume
24:41et à l'image Léo.
24:42C'est grâce à des femmes
24:44et à des hommes comme vous
24:45que la France peut être fière.
24:47La France fière de ses PME,
24:49fière de ses ETI,
24:50c'est Paris ETI.
24:51Ciao, à la semaine prochaine.
24:52Merci beaucoup.
24:54Merci.
24:55Merci.
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