- il y a 11 heures
Ce mercredi 22 avril, Yvan Gueuder, président de RMB, Bénédicte Breant, Expert Comptable associée et Commissaire aux Comptes chez COGEBS, ainsi qu'Éric Pietrini, président de Groupe Montaner Pietrini Boissons, étaient les invités dans l'émission Pari ETI présentée par Patrice Bégay. Pari ETI est à voir ou écouter tous les mercredis et samedis sur BFM Business.
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00:06BFM Business fait le pari des entreprises de taille intermédiaire.
00:11Paris ETI avec Patrice Baillet.
00:15Bonjour à vous mesdames, bonjour à vous messieurs dans votre émission.
00:19L'émission qui vous donne envie d'aller dans une ETI, de monter une ETI,
00:24de passer d'une PME de croissance à une ETI.
00:26Et là ça va être très sportif, parce qu'on va parler d'une très belle région,
00:31qui est à Normandie, on fera une petite escapade dans la région sud.
00:35Vous allez voir, c'est une émission qui va être riche en émotions.
00:37On a le plaisir d'accueillir Yvan Goddard, le président du RMB.
00:41Bienvenue à toi.
00:42Bonsoir Patrice.
00:43RMB ça veut dire quoi ?
00:44Ruan Métropole Basket.
00:46Ah mais t'es un patron de sport ?
00:47Ah oui.
00:48Mais également t'as été un chef.
00:49Mais pas que.
00:49Pas que, tu vas nous en parler.
00:51Tu vas nous en parler.
00:52En face, une grande habituée des plateaux.
00:56Bénédicte Bréan, la patronne de Coges, bienvenue à toi.
00:59Bonsoir Patrice.
01:00C'est un plaisir de t'avoir avec nous.
01:01Moi aussi.
01:01T'es rayonnante et tout, mais t'as l'habitude.
01:04Eric Pietrini, bienvenue à toi.
01:06Une entreprise, une belle entreprise.
01:08Montaner Pietrini Boisson, une entreprise que t'as créée, que t'as fondée avec ton associé.
01:12Tu vas nous en parler.
01:13Bienvenue à toi.
01:14Bonsoir Patrice.
01:15Et puis, si vous en êtes d'accord, je vais vous poser une question très simple.
01:19Est-ce que vous êtes prêts pour démarrer l'émission ?
01:21Allez, on est prêts.
01:22Allez, ils sont prêts, on y va ?
01:23C'est parti.
01:23Go comme on dit au RMB, c'est parti.
01:32Yvan Goddard, qu'est-ce que je pouvais dire de toi ?
01:36Entrepreneur à vie de ta vie.
01:39Entrepreneur dans le BTP et entrepreneur dans le sport.
01:42Passionné, l'humain au centre, le goût du challenge et du risque.
01:47Miser sur notre jeunesse, le courage, le leadership, l'intégrité, la modestie, la résilience.
01:55La détermination, la patience, le savoir déléguer et surtout le diriger.
02:01En fait, c'est un peu tout ça.
02:03Moi, je t'ai connu entrepreneur.
02:06Je t'ai connu quand on avait monté un partenariat ensemble et t'es resté le même.
02:14C'est ce qu'il faut dans le sport, c'est ce qu'il faut dans l'entreprise.
02:19Une question simple.
02:20Le BTP, tu connais, mais que retiens-tu de cette vie-là ?
02:25Le BTP, humainement, c'est des gens qui ont le goût du travail, le goût de l'effort et le
02:33respect de l'engagement.
02:35Quand on dirige une entreprise, est-ce qu'on la dirige comme un club de sport aujourd'hui où tu
02:40es présidente du RMB depuis bientôt 15 ans ?
02:43Pas tout à fait, mais pas loin.
02:45Mais une grosse différence, c'est que le sport, c'est toujours du court terme.
02:49Une entreprise, on peut avoir des projets à moyen terme et à long terme.
02:52Le sport, c'est malheureusement le résultat qui prime sur l'équilibre financier.
02:59Les quelques dirigeants qui veulent privilégier le financier, en général, ils sont plus raisonnables et peut-être, on va dire,
03:06pour les gens qui me connaissent, moins ambitieux.
03:11Ce n'est pas le cas, mais on essaie d'avancer gentiment, de construire.
03:15Et moi qui viens du BTP, c'est plus facile.
03:16J'aime bien les fondations pour pouvoir faire une belle élévation après.
03:22De quoi es-tu le plus fier depuis que tu as commencé à travailler ?
03:26Ce que j'aime, c'est quand il y a un jeune qui se développe, qui grandit, qui part de
03:32la base et qui arrive dans l'élite.
03:33Je veux dire que quand on a la chance d'avoir un jeune au niveau du sport qui vient de
03:38l'école de basket de 7-8 ans et qui finit en équipe pro, c'est joli.
03:43Et c'est pareil dans le monde professionnel, quand vous prenez quelqu'un en alternance et qui, demain, devient un
03:47de vos plus grands cadres, c'est exceptionnel.
03:50C'est la force.
03:52Tu peux nous présenter un petit peu le RMB ?
03:53Le RMB, on est un petit peu un club atypique, puisqu'on a notre budget, notre chiffre d'affaires.
04:00Parce que j'essaye de parler en termes de chef d'entreprise dans le club pour bien initier les gens,
04:04qu'aujourd'hui, c'est une vraie entreprise.
04:06Il y a 35 à 40 % qui viennent d'une activité ou autre.
04:10On fait des événements pour les entreprises, c'est-à-dire que dans notre Kind Arena, dans notre palais des
04:15sports, on organise des séminaires pour les entreprises de A à Z.
04:18Et ensuite, après, on a une vraie activité sportive, puisqu'on nous a un centre de formation agréé.
04:22Et après, naturellement, notre équipe professionnelle.
04:27Voilà.
04:27Face à toi, je crois, une des partenaires du club ?
04:30Une des partenaires et bientôt futur actionnaire.
04:34Et bientôt futur actionnaire, Bénédicte Bréant, patron de COGEPS, cabinet d'expertise comptable et d'audit, il y a 25
04:43ans, dans le cadre d'une transmission familiale.
04:46C'est bien ça, hein ?
04:47Oui, tout à fait.
04:47On en parle beaucoup dans cette émission, la transmission.
04:49Tu as eu la chance de trouver ton mentor, ton prédécesseur, qui, au-delà des chiffres, t'a inspiré pour
04:58être au plus proche de vos clients et au plus proche du réacteur, ce moteur des entreprises pour accompagner, pour
05:06copiloter, pour coacher vos clients dans leurs projets.
05:1025 ans après, vous êtes passé de 12 salariés à 95.
05:15C'est fantastique.
05:17Réparti sur un territoire normand au service de plus de 1900 clients.
05:21Ça, c'est génial.
05:23Quel rêve as-tu mis de côté et que tu gardes encore aujourd'hui un petit peu dans le coin
05:30de ta tête ?
05:31Alors, j'ai eu la chance d'avoir des parents commerçants qui m'ont donné le sens aussi de la
05:38relation, la relation client, la proximité.
05:42Et la comptabilité, l'expertise comptable, j'y suis allée par hasard.
05:47J'étais absolument pas partie dans cette voie.
05:50Mais c'est d'être aux côtés des projets de nos clients qui m'a animée.
05:54Donc, certainement que dans une autre vie, j'aurais aimé poursuivre le parcours de mes parents qui étaient dans les
06:04métiers de bouche.
06:05Et c'est quelque chose qui m'a retenue à cœur de développer aussi ces entreprises familiales.
06:12On a toujours des peurs dans la vie.
06:14Ça arrive, normal.
06:15Quelle peur as-tu réussi, en fait, à tout simplement dépasser ?
06:20Alors, le milieu de l'expertise comptable, c'est quand même un milieu extrêmement masculin.
06:26Un milieu qui peut paraître austère.
06:30Donc, j'ai toujours cherché à me dire, avec mon audace, même pas peur face à tous ces hommes.
06:37Et même pas peur face à tous ces clients, ces chefs d'entreprise avec du leadership.
06:42Donc, c'est quelque chose qui m'a toujours donné de la niaque.
06:47Donc, relever des défis...
06:50L'audace d'entreprendre.
06:53Exactement, c'est tout à fait.
06:54Et d'ailleurs, c'est une valeur du cabinet, l'audace.
06:56C'est génial.
06:57Quelle cause ou idée te ferait lever un matin sans mettre à côté ton réveil ?
07:04Alors, indéniablement, accompagner les autres.
07:09Alors, c'est ce que je fais déjà dans mon quotidien.
07:11Mais je dirais qu'aujourd'hui, ce qui me ferait lever, c'est d'être au service des autres.
07:19De pouvoir les accompagner dans un projet.
07:22De pouvoir leur faire regarder aussi.
07:25Des fois, on regarde toujours tout droit.
07:27Et j'ai toujours tendance à dire, faites le pas de côté pour regarder différemment les situations.
07:33Et en le faisant, être au service de toutes ces personnes, ça pourrait être aussi un beau rêve et une
07:39belle ambition pour moi.
07:40À tes côtés, justement, quelqu'un qui a eu un rêve, qui a de l'ambition.
07:44Éric Pietrini, cofondateur et co-PDG de Montaner Pietrini Boissons.
07:49Depuis plus de 15 ans, mon cher Éric, cette entreprise est imposée comme le leader indépendant de la distribution de
07:56boissons en France.
07:57Historiquement, on en a parlé, ancré dans le sud-est de la France.
08:02Le groupe a connu une croissance très, très, très rapide.
08:05et continue pour couvrir, aujourd'hui, on peut le dire, l'ensemble du territoire.
08:11On le dit modestement, aujourd'hui, 25 dépôts quand même.
08:14Plus de 700 salariés.
08:16Une offre d'environ 10 000 références.
08:19Vin, bière, champagne, spiritueux.
08:22Les jus de fruits, les softs, les eaux.
08:26Ce groupe-là réalise désormais plus de 400 millions d'euros de chiffre d'affaires.
08:30Ce développement, il est porté par un esprit qui le tient.
08:33Esprit entrepreneurial.
08:34Une forte proximité avec les clients, mais aussi, je le sais, avec tes salariés,
08:39étant fait, avec ton associé, un acteur incontournable du secteur CHR.
08:46Éric, donc, avec Jean-Pascal, le cofondateur, vous menez cette croissance, comment on pourrait le dire ?
08:53À deux voix qui se réunissent sur une.
08:56Comment un distributeur, en fait, régional, à la base,
08:59est-il devenu en quelques années un leader national, tout en restant indépendant ?
09:06Écoutez, c'est une bonne question.
09:11Nous, notre projet, au départ, avec Jean-Pascal, d'abord, c'est une belle histoire d'amitié,
09:16c'est notre meilleur ami d'enfance.
09:17Donc, on a chacun eu nos parcours différents.
09:20Notamment, toi, dans la publicité ?
09:21Moi, dans la publicité, pendant 25 ans.
09:24Et on s'est toujours dit, un jour, si on a une opportunité, on montra notre boîte ensemble.
09:29L'opportunité s'est présentée en 2008, dans un secteur d'activité que connaît très bien Jean-Pascal,
09:33puisqu'il travaille dans cette activité.
09:36Et la famille Montaner fait ce métier depuis trois générations.
09:40Et puis, c'est un métier que je connaissais aussi,
09:41parce que dans mon agence de publicité, j'avais comme client, aujourd'hui, mon principal concurrent.
09:46Ok.
09:47Tu s'appelais comment ?
09:48France Boisson, qui appartient à Hineken, donc c'est mon principal concurrent.
09:50C'est dit.
09:52Check, c'est fait.
09:52Voilà.
09:54Donc, je connaissais un petit peu le business model.
09:57Il se trouve qu'on a eu l'opportunité, début 2008,
09:59de pouvoir acquérir au départ des entreprises qui appartenaient à Cronenbourg
10:06et qui géraient mal ces entreprises, on n'a plus les racheter.
10:08Et puis après, c'est vrai qu'on a eu une croissance assez soutenue,
10:11puisqu'on a racheté deux à trois entreprises par an, en 15 ans.
10:15Et on est passé de 7 à 400 millions d'euros de chiffre d'affaires en 15 ans.
10:19Alors justement, comment parvient-on à générer une croissance aussi rapide et solide
10:24que celle de ton groupe ?
10:26C'est quoi la recette ?
10:29Je ne sais pas si je vais vous emmener dans ma cuisine.
10:32Ah ben si, les gens attendent, ils sont en train de regarder soit devant la télévision, soit la radio.
10:39Alors, notre recette, en tout cas notre vision, c'est d'abord celle du leadership.
10:45C'est-à-dire que là où on opère, dans le secteur d'activité,
10:48on se donne les moyens en rachetant le numéro 1, ou le numéro 2, ou le numéro 3,
10:53mais on se donne les moyens rapidement de prendre le leadership sur une région.
10:56Ça, c'est la première chose.
10:57Deuxième chose, c'est lié à notre modèle organisationnel.
11:01On a un peu plus de 800 salariés aujourd'hui.
11:03Au siège social, on est 8.
11:06Et on a en place des DG, des filales totalement autonomes,
11:09avec des comptes d'Aix, des bilans, des experts comptables
11:13qui travaillent pour les 23 ou 24 sociétés du groupe.
11:16C'est ce que nous disait Bénédicte.
11:17Et donc, c'est cette forme de confédération d'entreprises montanaires-piétrénies
11:24et une autonomie énorme que l'on donne à nos patrons.
11:27Face à cette croissance, comment s'organise le groupe au quotidien pour rester agile ?
11:32Tu parlais de 8 personnes.
11:35C'est un vrai métier de proximité.
11:38On a 12 000 clients dans le groupe.
11:40Si je prends une filiale importante et récente dans le groupe,
11:44qui est la Normandie avec Bono Distribution.
11:46Donc, c'est trois sites.
11:48C'est un peu plus de 30 millions d'euros de chiffre d'affaires.
11:50On doit avoir 1 400, 1 300 clients.
11:54Et nous, notre métier, c'est de les accompagner.
11:57Évidemment, de leur proposer une gamme de produits extrêmement large et profonde
12:00et de les accompagner dans leur métier.
12:04De les aider quand on peut, aussi financièrement.
12:08Puisque nos clients dans le CHR, ce n'est pas un métier qui est facile.
12:12Il y a des aléas, c'est des montagnes russes.
12:15Donc, on est là pour les accompagner et leur apporter du conseil et du service.
12:21Une telle croissance s'accompagne forcément de pression.
12:24Ce n'est pas que la pression de la bière.
12:27Comment la gères-tu ?
12:29Et en quoi ta culture sportive t'aide-elle dans ce rôle, aujourd'hui, clé de celui de dirigeant ?
12:37C'est vrai qu'on a eu des moments dans la vie de l'entreprise où on est un peu
12:41en apnée.
12:42Rock and roll.
12:43Voilà, c'est un peu rock and roll.
12:45D'abord, on a une énorme chance d'être deux.
12:48Ça, tu le conseilles aux gens qui nous écoutent ?
12:50Moi, je le conseille.
12:51Tous les jours, ce n'est pas facile de s'associer.
12:53Mais à deux, évidemment, on est beaucoup plus fort.
12:55Mais amis d'enfance, il ne faut pas oublier non plus.
12:58Oui, on cultive une amitié au-delà de notre projet professionnel qui date de 40 ans.
13:05À deux, on est beaucoup plus fort.
13:07On n'a pas la même vision des problématiques.
13:10Quand il y en a un qui regarde devant, il y en a un qui regarde derrière.
13:14On a vécu la crise financière de 2008-2009.
13:18La crise des subprimes.
13:19C'était au moment où on levait de la dette pour acheter nos entreprises.
13:22C'est ça.
13:22Donc, il a fallu être un peu inventif.
13:24On a fait beaucoup de crédits vendeurs.
13:27On a vécu dans notre secteur d'activité, surtout le Covid, où on a eu quand même près de 14
13:33mois de fermeture.
13:35Moi, j'ai mis à l'époque mes 650 employés du jour au lendemain au chômage.
13:39Et tous mes clients ont arrêté de travailler.
13:42Moi, mon chiffre d'affaires est tombé à zéro pendant 14 mois.
13:46Heureusement que l'État français était là quand même à ce moment-là aussi avec les PGE et autres.
13:49L'État français nous a accompagnés.
13:52Il a pris en charge d'une partie des salaires de nos employés.
13:57Ce qu'on trouvait dans très peu de pays, d'ailleurs.
13:58Tout à fait.
14:00Mais dans le secteur d'activité, la fermeture était très violente.
14:03Donc, à partir du moment où elle est violente et directive, il fallait nous accompagner.
14:08Le PGE, je continue à le rembourser.
14:11Je n'ai pas fini de le rembourser.
14:14Donc, vous voyez, je finirai l'an prochain.
14:17Et il a été extrêmement lourd pour mon groupe.
14:20Donc, j'ai pu emprunter de l'argent, mais ça reste de la dette qu'on doit rembourser.
14:24C'est la problématique de mes clients, qui ont dû aussi prendre des PGE, qui ont été accompagnés,
14:29mais qui se retrouvent aujourd'hui dans une situation financière fragile.
14:32Et ceux qui n'avaient pas de PGE à l'étranger, ils ont fermé.
14:35Ils ont licencié et les gens sont repartis sur leur activité.
14:37Donc, on a eu beaucoup de chance en France.
14:39On va débattre, justement.
14:40On sent que ça...
14:41C'est bon, c'est bon, c'est bon, c'est bon, c'est bon.
14:45Il faut quand même dire que Bono Distribution, c'est un partenaire, mais c'est aussi un actionnaire du club.
14:50Ah oui, oui, oui.
14:51T'en veux pas une.
14:52Double casquette.
14:53Crue de tout le monde.
14:53Dire crue de tout le monde.
14:56Madame, messieurs, est-ce que vous êtes prêts pour le débat ?
14:58Parce qu'on l'avait même démarré, presque, là.
14:59Vous êtes prêts ? On y va.
15:00Pari ETI, débat, c'est parti.
15:08Allez, si je vous dis un mot, relations humaines, vous me répondez quoi ?
15:14Bénédicte ?
15:15Je dirais la base.
15:16La base de notre quotidien, en tout cas du mien, vis-à-vis de mes clients.
15:23Je le dis toujours, en tant qu'expert comptable, je suis copilote et c'est un contrat de confiance.
15:30Et puis avec nos équipes, la base d'une bonne relation pour atteindre un niveau de service
15:35au service de nos clients qui doit être performant.
15:42Yvan, relations humaines ?
15:44Pour moi, c'est la base de la vie.
15:46Sans relation entre les humains, on ne construit rien du tout.
15:49C'est l'humain qui fait tout.
15:50C'est l'humain qui fait tout, Eric ?
15:53C'est le sang de l'entreprise.
15:55Et dans mon secteur d'activité, on a la chance de travailler dans le secteur
16:00qu'est le café, hôtel, restaurant.
16:02La relation, les échanges avec nos clients, c'est capital.
16:06Au sein d'une ETI que tu diriges, comment on se sent plus vivant que dans une autre entreprise ?
16:14Encore une fois, certes, c'est une ETI, mais c'est une ETI à taille humaine.
16:18Moi, mes filiales, la plus grosse, je dois avoir 70-80 collaborateurs.
16:22Donc ça reste des entreprises vraiment à taille humaine, gérées par un patron.
16:27Encore une fois, qui a les clés du camion, qui est supervisé par les deux fondateurs,
16:31mais il est autonome.
16:35Et c'est là où on a donné la liberté à chaque patron,
16:39puisque la problématique du patron de Montpellier, ce n'est pas celle du patron de Rouen ou de Nice.
16:44On n'est pas en les mêmes régions, on n'a pas le même département,
16:47on n'a pas même plus de clients.
16:49Et donc, c'est en gardant cette souplesse, cette agité-là que ça fonctionne.
16:53Yvan, comment on se sent plus vivant dans une PME de croissance que tu as connue,
16:57ou que tu connais même aujourd'hui,
16:59qui est aujourd'hui par rapport à la première division,
17:01vous êtes une PME de croissance pour monter en première.
17:04L'objectif est donné.
17:07Comment on se sent plus vivant ?
17:10Déjà, on est une petite entreprise, par définition.
17:13Donc, on a une relation avec tous nos salariés.
17:15PME de croissance, je dis.
17:16Oui, on a une relation avec tous nos salariés, avec nos clients,
17:20parce qu'on le vole ou pas, dans le sport, c'est quand même des clients, les partenaires.
17:24Plus de 150 partenaires dans le club.
17:25Plus de 150 partenaires, oui.
17:27Mais on a aussi les collectivités, tout ça.
17:30Donc, on ne sait pas à quelque chose qui nous appartient.
17:32C'est quelque chose qui appartient à tout le monde.
17:34Donc, on doit faire évoluer le club avec tout le monde.
17:38Il faut embarquer tout le monde et que tout le monde soit d'accord sur le point où on veut
17:41aller.
17:42Le point GPS loin.
17:43Voilà, le GPS loin.
17:44Je sais que ça te tient à cœur, ça, le GPS loin.
17:46C'est la vision.
17:46C'est la vision.
17:47Exactement.
17:48Et toi, Bénédicte, alors comment tu vois ça au sein de ta boîte ?
17:52On a vu la progression, les 12,90 là.
17:55C'est une nouvelle norme maintenant.
17:57C'est 12,90.
17:58On me dit, c'est quoi ?
17:59Je dis, c'est le théorème bréant.
18:04On va le lancer comme ça.
18:05Comment tu te sens plus vivante dans une entreprise comme la tienne ?
18:07C'est la diversité des parcours de chacun, mais ça a été quelque chose dans nos organisations
18:14qui a été travaillé aussi, de créer, de constituer des collectifs pour qu'on reste toujours en contact et en
18:19proximité.
18:21On a un ADN fort basé sur la culture de la performance et de faire monter et de faire grandir
18:27nos équipes.
18:28Rien de tel que d'être au contact de nos équipes pour pouvoir aussi transmettre notre technique, notre serveur à
18:34faire.
18:34Donc, c'est quelque chose dans le cadre de notre organisation, de l'évolution, de la taille de l'entreprise.
18:39On a été extrêmement attentifs et attachés à ce qu'on reste au contact de tous nos collaborateurs.
18:47ETI, entreprise de taille intermédiaire.
18:50Je n'aime pas ce mot intermédiaire, c'est pas où on va.
18:52J'avais envie de vous dire idéal.
18:54Allez, je vais changer.
18:55ETI, environnement, territoire, innovation.
19:00En quoi elles sont aujourd'hui meilleures sur le développement durable ?
19:07Le développement durable dans mon secteur d'activité, c'est clé parce qu'on a un impact au niveau de
19:13l'empreinte carbone.
19:14Il y a notre métier qui est un métier aussi naturellement de logistique.
19:19Donc, nous, on a fait un gros effort avec l'ensemble de notre flotte de camions pour passer en biocarburant.
19:26C'est aujourd'hui le cas dans 80% de nos dépôts.
19:30Et on avance en B10.
19:33La deuxième chose, c'est qu'on a poussé notre filière, donc les industriels, à privilégier pour nos clients le
19:40verre consigné.
19:42Et donc, on gère tout le flux.
19:44Évidemment, on vend à nos clients des produits pleins.
19:48On reprend les produits vides.
19:49On renvoie les produits vides à l'industriel qui les remplit de nouveau.
19:53Donc, c'est assez vertueux.
19:55Et on développe ces formats aujourd'hui avec l'ensemble de nos partenaires industriels.
20:01La troisième chose, c'est que sur le verre perdu, donc qui n'est pas du consigné,
20:05on reprend le verre perdu chez nos clients.
20:08Essentiellement le vin et les alcools que l'on traite dans nos entrepôts.
20:12Et après, que l'on revend à un gros opérateur dans le verre.
20:19Ok.
20:19Toi-même, dans le club, vous avez recruté presque un poste sur ce sujet-là.
20:23Oui, on vient d'embaucher une personne qui est responsable de cette activité.
20:29Dans le sport, on a beaucoup, beaucoup, beaucoup de travail à faire.
20:32Puisque pour faire les rencontres, on se déplace beaucoup.
20:35Donc, il faut travailler avec des gens qui ont des bus, on va dire, écologiques.
20:41Pour l'instant, il n'y en a pas beaucoup.
20:42Donc, il faut privilégier les transports en commun.
20:45Donc, il faut changer l'état d'esprit des joueurs.
20:47Mais on y travaille dessus.
20:50À l'intérieur de l'arène, aujourd'hui, ce n'est plus de verre.
20:55Ce sont des shops qu'on nettoie, qu'on récupère, ne s'achètent plus.
21:00Qu'on consigne, on retrouve la consigne.
21:02Tout à fait, bien sûr.
21:03On revient.
21:03Mais il n'y aura qu'on revient à ça.
21:06Nous, les véhicules du club, ils sont hybrides.
21:09Mais il faut passer encore à un stade supérieur.
21:11Mais là, il faut qu'on y travaille, on y travaille.
21:15Bénédicte ?
21:16Par la force des choses aussi, notre métier s'est digitalisé.
21:20Donc, on a beaucoup, beaucoup aussi travaillé sur cette norme-là.
21:24Les déplacements, aujourd'hui, on est tous équipés de matériel de visio.
21:28Donc, beaucoup moins de déplacements.
21:30Beaucoup de visio, qui ont économisé nos coûts de transport.
21:37Et puis, au quotidien, c'est des petits gestes qui permettent aussi d'être sensibilisés à ces sujets.
21:45Quand on est chef d'entreprise, on se dit qu'on se sent souvent seul.
21:48Ce qui est vrai, ça s'appelle la solitude du chef d'entreprise.
21:51C'est qui vos compagnons de cordée ?
21:53Les régions, l'État, BPI France, les banques ?
21:57Non, je te vois rire, donc je te pose la question en premier, alors.
22:01Yvan ?
22:01Pour moi, c'est les gens qu'on a confiance en dehors et avec qui on échange.
22:06Entre chefs d'entreprise, moi, Bénédicte, on se connaît depuis longtemps.
22:09On a eu l'occasion d'échanger sur les sociétés, ma société à l'époque, sur le club,
22:16avec Claude, qui était le dirigeant de Benoît.
22:19Moi, je pense que c'est très important de pouvoir discuter avec d'autres chefs d'entreprise.
22:23Bien sûr.
22:26Moi, j'ai la chance aussi d'avoir un associé qui fait partie de l'aventure de Cogeps depuis 25
22:33ans.
22:34Et c'est réellement mon associé de confiance à qui je peux partager mes doutes, mais aussi mes succès.
22:43Et aussi les projets pour le cabinet.
22:46Et c'est important d'avoir une oreille attentive, j'ai trouvé.
22:52Moi, j'ai la chance à la conception d'entreprise de faire ça avec un ami.
22:58Et en plus de l'ami.
23:00Et en plus de l'ami, voilà, on a eu la chance, qu'il faut de la chance, quand on
23:05construit un groupe, une entreprise.
23:07Évidemment qu'il en faut d'avoir eu du succès, d'avoir, aujourd'hui, c'est notre vraie fierté,
23:14800 collaborateurs, 800 familles qui vivent grâce à leur travail et au succès du groupe.
23:21Évidemment, mon partenaire, c'est avant tout mon associé Jean-Pascal.
23:26Mais aussi les grandes banques françaises qui ont su, à un moment donné, prendre des risques
23:34et m'accompagner dans notre développement.
23:36Encore une fois, on a fait ça avec de la dette et avec notre capacité à rendre ces sociétés rapidement
23:43rentables
23:44pour pouvoir continuer à se développer et à relever de la dette et arracher d'autres sociétés.
23:49C'est un peu ça notre modèle.
23:50Yvan, tu voulais intervenir ?
23:51Non, je ne crois pas que c'est de la chance.
23:55Je pense que c'est du travail.
24:00C'est vrai qu'il faut une part de chance, mais c'est minime.
24:03Je crois qu'il faut saisir cette chance à un moment donné.
24:06La provoquer.
24:07Et la provoquer, ou la provoquer.
24:09Mais moi, quand je vous entends parler que c'est plus facile d'être avec deux associés,
24:13moi, je suis toujours admiratif parce que dans les deux associés, il y a souvent des conjoints.
24:17Et ce n'est pas deux, c'est quatre.
24:18Donc, réussir, ce n'est pas facile.
24:22Oui, réussir, ce n'est pas facile.
24:23Mais on doit donner cette dynamique à tous nos jeunes.
24:27C'est un peu les phrases de la fin.
24:29Aujourd'hui, un jeune, vous avez entrepris.
24:33Vous avez monté vos boîtes.
24:34Vous êtes des entrepreneurs.
24:36Des territoires.
24:37Une force incroyable.
24:38Les énergies créatrices, on le voit avec vous, elles sont dans les territoires.
24:40Si vous avez un message, un seul message à donner aujourd'hui à nos jeunes qui veulent entreprendre et qui
24:47doutent,
24:48vous avez envie de leur dire quoi ?
24:50Les yeux dans les yeux, Bénédicte, face à la caméra.
24:53Je dirais oser.
24:56Oser, c'est le premier mot qui vient.
24:59C'est lever vos freins.
25:02Vivez de votre passion.
25:04Vivez réellement vos espoirs.
25:10Oui, vos projets.
25:13Yvan.
25:14Moi, je crois qu'il faut croire à son projet, mais surtout rester humble.
25:19Eric.
25:20Moi, je dirais d'abord d'apprendre dans une ETI.
25:24Voilà.
25:26Le centre d'entraînement, c'est l'ETI.
25:27Le centre d'entraînement, c'est la PME ou l'ETI.
25:29Oui, c'est ça.
25:30J'ai le sentiment que les jeunes, ils veulent se lancer aujourd'hui un peu trop vite.
25:34Oui.
25:35Et il faut qu'ils fassent un peu leur classe dans un bon centre de formation.
25:39C'est ça.
25:39Une bonne ETI.
25:40Et après, même si c'est peut-être plus compliqué qu'ailleurs, on en est tous l'exemple.
25:49Évidemment qu'on peut monter son entreprise.
25:51Évidemment qu'on peut réussir.
25:53Il faut avoir la volonté, la vision.
25:56Et puis, il faut bosser.
25:57C'est ça.
25:58Travailler, travailler.
25:59Entrepreneur à vie, c'est le propre de Paris ETI.
26:01Merci beaucoup, Yvan, d'avoir été avec nous sur ce plateau.
26:04Vive la Normandie.
26:05Merci, Eric.
26:06Merci infiniment.
26:07Merci, Bénédicte.
26:08Merci.
26:08Vous êtes les forces vives de notre territoire.
26:10On pourrait le dire ainsi et comme ça.
26:13Merci aussi.
26:13On parle d'une équipe.
26:14Moi, j'ai une équipe formidable.
26:16Merci infiniment pour la réalisation.
26:18À toi, Stéphane.
26:19Merci, chef opérateur.
26:20À Maxime.
26:22Merci pour le son de très grande qualité.
26:24À Thibaut.
26:25Et puis à Charlotte, en tant que chef de plateau, qui a accueilli tous nos invités.
26:28Et celle sans qui cette émission se ferait ou se ferait pas.
26:31Mais en tout cas, elle est là.
26:33Elle est là toujours avec nous, avec bonheur, avec plaisir, Camille.
26:36Merci.
26:37Paris ETI, une fois de plus, c'est la réunion des amis, des amis de la vie, qui font en
26:43fait la croissance du pays.
26:45Merci à vous.
26:46Merci.
26:46Merci.
26:49Merci.
26:50Paris ETI sur DFM Business.
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