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  • il y a 5 heures
Ce mercredi 17 juin, Léa Dauphas, chef économiste chez TAC ECONOMICS, a abordé le cours du baril de pétrole approchant les 80 dollars, l'AIE baissant fortement sa prévision mondiale de pétrole pour 2026, la première réunion à la Fed pour Kevin Warsh, ainsi que la progression plus que prévue des ventes au détail aux États-Unis en mai, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:00BFM Bourse, l'éco du monde.
00:04D'abord quand même, Léa Dauface nous rejoint pour TAC Economics,
00:06parce que le pétrole aussi fait l'actualité.
00:08L'AIE, l'Agence internationale de l'énergie,
00:10abaisse fortement sa prévision de demande mondiale en pétrole.
00:13Bonjour Léa, on est ravis de vous retrouver.
00:15Oui, l'AIE ne la baisse pas qu'à moitié,
00:17sa prévision de demande mondiale en pétrole pour cette année,
00:19elle la baisse d'1,1 million de barils par jour.
00:22Est-ce que c'est le signe d'une moindre croissance à venir
00:24ou vous interprétez ce chiffre autrement ?
00:26En fait, il y a deux phénomènes qui sont à l'œuvre.
00:29Le facteur dominant, c'est probablement le ralentissement de la vente mondiale.
00:32Dans son rapport, elle met en avant que la destruction de demande,
00:35elle s'est entendue bien au-delà des régions
00:36qui étaient directement affectées par le conflit,
00:38avec la Chine qui joue un rôle central
00:40et la demande pétrolière chinoise qui a fortement ralenti ces derniers mois,
00:44ce qui reflète à la fois l'activité économique chinoise moins dynamique,
00:47mais aussi des changements structurels dans le modèle de croissance.
00:50Et donc l'autre phénomène, c'est effectivement tout ce qui va être électrification,
00:53notamment du parc automobile chinois,
00:55qui devient en fait aujourd'hui suffisamment important
00:57pour apparaître dans les statistiques mondiales de consommation de pétrole.
01:00Mais en réalité, sur ces histoires de pétrole et de prix,
01:03je pense que le véritable message du rapport, il est ailleurs.
01:06En fait, il y a quelques semaines,
01:07on craignait un risque sur la faiblesse des stocks à l'été
01:10avec le scénario de pénurie,
01:12le risque que le pétrole aille chercher les 150 dollars.
01:14Aujourd'hui, l'AIE commence à évoquer un surplus potentiel d'offres
01:19avec un retour progressif de la production du golf et une demande qui reste modérée.
01:24Et donc ça change complètement la lecture macro-marché qu'on a eue il y a quelques semaines.
01:28Depuis le printemps, c'était la prime de stagflation.
01:31Mais si le pétrole a juste plus vite qu'attendu,
01:33en tout cas ce que les futurs suggèrent aujourd'hui,
01:35et je mets beaucoup de scie à l'accord avec l'Iran,
01:39tiens en fait cette prime de stagflation,
01:40elle pourrait se dégonfler assez rapidement.
01:42Et le débat pourrait en fait passer du monde dominé par les risques inflationnistes
01:46à un monde où on recommencerait à s'interroger sur la faiblesse de la croissance
01:49et sur la poursuite de la désinflation en 2027.
01:52Léa, l'événement du jour, c'est évidemment la fin de la réunion politique monétaire de la Fed.
01:58Ce soir, 20h, il y aura la première conférence de presse très attendue du nouveau patron,
02:02Kevin Warch.
02:04Question un petit peu bateau, mais qu'est-ce qu'on peut en attendre ?
02:07Qu'est-ce qu'il serait bon qu'il dise au marché ?
02:11Alors, qu'est-ce qu'il faut en attendre ?
02:13C'est vraiment la question de la conférence de presse qui va être clé.
02:16La décision, elle ne fait aucun doute.
02:17Une fête qui reste prudente, relativement au quiche dans le ton,
02:21sans pour autant préparer à ce sable de nouveaux resserrements monétaires.
02:23Mais c'est vraiment cette question de communication qui est clé.
02:26Est-ce qu'il va modifier la manière dont la Fed communique avec les marchés ?
02:30Warch a toujours été critique vis-à-vis de la forward guidance trop précise.
02:34Et donc, l'idée, c'est comment il communique ?
02:36Qu'est-ce qui va se passer sur les dot plots ?
02:37Qu'est-ce qui va même se passer dans la manière dont il tient la conférence de presse ?
02:41Est-ce qu'on va avoir des trajectoires détaillées tôt ?
02:44Ou est-ce qu'elle va redonner davantage de flexibilité à sa communication ?
02:47Ce qu'il voudrait.
02:47Ça, c'est vraiment le premier point.
02:49Le deuxième, c'est surtout le diagnostic économique de la Fed.
02:52Les chiffres macro sont encore extrêmement bons côté activité.
02:56Par contre, l'inflation, on a des mesures, notamment celles suivies par Warch,
03:00qui montent des tensions.
03:01Donc, comment la Fed arbitre entre les deux ?
03:03Et le dernier point, on en parle un peu moins maintenant,
03:05mais je pense qu'il va être clé, c'est qu'en fait, d'un côté,
03:08on a effectivement la succession de choses d'offres qu'on connaît
03:11et qui pèse sur la croissance et l'inflation,
03:12met son cœur de thème à Warch, qui est de dire que fait l'IA,
03:17comment elle pourrait relever la productivité, soutenir la croissance,
03:21réduire les pressions associistes et voir en fait quel est le positionnement du board
03:25sur ces questions, voir même si elles sont abordées.
03:26Donc, c'est plutôt de la question de communication et de positionnement à moyen terme
03:30que, pour une fois, ce n'est pas tant la situation des taux qu'on va suivre que celle-ci.
03:33Effectivement, Kevin Warch, donc, on découvrira sa méthode,
03:37sa grammaire en tant que président de la Réserve fédérale américaine.
03:39Kevin, qui signifie en gaélique, en celte, le charmant enfant.
03:44Voilà, c'est un enfant, un nouvel enfant, divine enfant,
03:46on verra pour les marchés financiers leur réaction
03:48et on en reparlera largement demain dans l'analyse des annonces
03:51de la Réserve fédérale américaine.
03:52Pour une économie américaine qui va toujours pas mal quand même,
03:54parce que c'est vrai que l'inflation a beaucoup accéléré,
03:57c'est un point noir pour les consommateurs,
03:59ça ne les empêche pas de consommer de plus en plus.
04:00Les ventes au détail au mois de mai, on a découvert le chiffre tout à l'heure,
04:03ressortent super heureuses attentes, Léa ?
04:06Oui, effectivement, en fait, depuis plusieurs mois, c'est le cas.
04:08On s'interroge sur les capacités des ménages à soutenir la croissance
04:11dans un environnement avec les taux plus élevés,
04:13l'inflation qui reste supérieure à la FIDE
04:15et une épargne qui s'est progressivement érodée.
04:17Et encore une fois, les données de mai,
04:19elles montrent que la résilience côté consommateur est bien présente.
04:22Après, je ne suis pas convaincue que le chiffre règle la question du second semestre.
04:26Ce qu'il faut garder en tête, c'est qu'en fait,
04:28une partie du soutien observé au premier semestre
04:30est liée aux effets du One Big Beautiful Bill,
04:33les remboursements fiscaux, on a aussi les achats anticipés,
04:36quelques facteurs temporaires.
04:37Donc, c'est plutôt la question, c'est
04:39est-ce que la bonne dynamique qu'on a connue sur l'activité américaine
04:42et la conso au premier semestre
04:44peut se poursuivre sur le deuxième ?
04:45Lorsqu'on regarde les détails du rapport,
04:47il y a certains segments plus discussionnaires
04:49qui sont beaucoup plus fragiles sur la restauration,
04:52certains postes de consommation courantes.
04:54Donc, le vrai sujet, c'est est-ce que
04:55ce qu'on a connu en S1 tient encore en S2
04:57une fois que ces effets-là sont passés ?
04:59Léa Dofas, Takéconomics, merci beaucoup Léa
05:01de nous avoir accompagnés cet après-midi.
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