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  • il y a 19 heures
Ce lundi 25 mai, dans sa chronique USA Today, John Plassard, associé et responsable de la stratégie d'investissement chez Cité Gestion, s'est penché sur les négociations entre l'Iran et les États-Unis, la baisse des prix du pétrole, la conséquence de la détente des cours du pétrole sur les taux souverains, la volonté d'Uber de surenchérir sur Delivery Hero, et les publications des grands distributeurs. Cette chronique est à voir ou écouter du lundi au vendredi dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer sur BFM Business.


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Transcription
00:00Et John Plassard depuis Cité Gestion, bonjour John !
00:03Bonjour Guillaume, bonjour Antoine !
00:05Et il est là aussi effectivement, Antoine Larigauderie en fil rouge, bonjour Antoine !
00:09Bonjour Guillaume et bonjour John !
00:10Re-bonjour ce matin, tout pour investir, vous étiez là aussi, c'est désormais disponible la séquence du jour en
00:15podcast et replay.
00:16Oui, beaucoup de choses intéressantes, on a entre autres parlé en fin d'émission de l'or,
00:20pourquoi l'or ne bouge plus, pourquoi l'or n'est plus cette valeur refuge anti-incertitude géopolitique
00:26et anti-inflation, parce qu'il faut dire que c'est le cas en ce moment, l'or n'en
00:30profite absolument pas.
00:32Et pour tout vous dire, c'est Antoine Andréani d'XTB qui nous a sorti une stat absolument sensationnelle,
00:39sur 10 ans, l'once d'or fin a fait x11 en termes de valeur, et devinez combien a fait
00:45le S&P 500, x11 aussi,
00:48c'est assez étonnant, avec la dernière progression de ces deux dernières années.
00:55Et cette tendance haussière de l'or trouve son origine en développement d'open AI, ça coïncide quasiment exactement.
01:06Tiens, assez intéressant là.
01:07Oui, il nous a sorti des stats assez dingues, vous pouvez récouter ça, c'est...
01:11Passionnant, mon podcast s'est replayé, effectivement, corrélation n'est pas causalité, mais c'est intéressant quand même.
01:15Wall Street, donc pas de séance aujourd'hui, John, mais la semaine sera riche une nouvelle fois.
01:19Qu'allez-vous suivre cette semaine aux Etats-Unis ?
01:21Il y a plein, plein, plein de choses. On aura la Fed, l'inflation, les indicateurs avancés, puis évidemment les
01:27dépenses liées à l'intelligence artificielle.
01:30Pourquoi ? Parce qu'on aura beaucoup, beaucoup, beaucoup de membres de la Fed, pas le nouveau président,
01:36mais on aura plusieurs membres de la Fed qui vont donner leur avis sur l'économie.
01:42On se souvient que la semaine passée, on avait eu les minutes de la Fed qui étaient assez faucons, au
01:46quiche,
01:47et donc on va voir ce qu'ils vont dire. Après, évidemment, on aura l'inflation, l'inflation, évidemment, tout
01:52le monde y pense.
01:53On aura le chiffre PCE, qui est le chiffre de l'inflation le plus suivi de la Fed.
01:57On va voir ce qui se passe, s'il y a des avancées ou des impacts directs depuis la fermeture
02:04du détroit de Hormuz.
02:05Et puis, évidemment, on cherchera toujours à suivre si le ménage américain est toujours à même d'encaisser cette hausse
02:16de prix,
02:17ces hausses de prix qu'on regarde un petit peu partout.
02:20Et après, évidemment, pour finir, on a eu quand même une saison des statistiques des entreprises
02:26et des résultats des entreprises absolument incroyables, que ce soit NVIDIA, Broadcom et les autres acteurs de l'intelligence artificielle,
02:37avec quelquefois des réactions un peu diverses.
02:42Mais la saison des résultats était très bonne.
02:45Donc, on va regarder si certains acteurs vont nous dire qu'ils investissent encore dans l'intelligence artificielle.
02:52Donc, une semaine vraiment très intéressante.
02:54Par exemple, Marvel Technologies doit publier cette semaine.
02:57Et puis, les acteurs des logiciels.
02:58Vous savez, on se demande est-ce que les logiciels ont encore un avenir ?
03:01Eh bien, on suivra cette semaine Z.S.Kaler, Snowflake aussi, qui va annoncer ses résultats.
03:06Par exemple, cette semaine, il y aura aussi HP, Salesforce.
03:10Ça va être une semaine extrêmement riche.
03:11D'elles aussi, d'ailleurs, ce sera jeudi.
03:12Oui, oui, oui, on est encore dans les publications, même si, bien sûr, la saison touche à sa fin.
03:17Et pendant ce temps, donc, la géopolitique qui semble avancer, la géopolitique,
03:21c'est la raison pour laquelle les marchés européens sont en forte hausse aujourd'hui.
03:24Le CAC gagne 2%.
03:25On en est où des avancées au Moyen-Orient, John ?
03:28Effectivement, comme vous le disiez avant, Guillaume, on est dans une situation,
03:32on n'a presque jamais été aussi près d'une conclusion d'un accord entre Iraniens et Américains
03:38depuis près de trois mois.
03:41Ça va faire depuis trois mois qu'il y a eu ce déclenchement de la guerre.
03:45On a un scénario actuel qui reposerait sur une extension du cessez-le-feu de 60 jours,
03:53avec une reprise partielle des exportations de pétrole iranien
03:58et une réouverture progressive des flux maritimes dans le Golfe.
04:03Vous avez même Marco Rubio qui a dit ces dernières heures qu'il y avait des signes encourageants
04:08de discussions entre l'Iran et les États-Unis.
04:11Alors, on a quand même eu quelques bruits ce matin,
04:15selon lesquels les Iraniens laisseraient passer des paquebots,
04:20mais qu'ils seraient rançonnés d'une certaine manière,
04:24qu'il y aurait des péages, ce que les Américains ne veulent pas,
04:27et puis ce que le droit international ne veut pas non plus.
04:31Et puis finalement, on a cette grande question, la question sur l'uranium enrichi.
04:38On n'est pas vraiment certains si on va avoir une troisième partie,
04:43comme on dit aux États-Unis, en anglais, pardon, qui va venir, comme la Russie.
04:48On avait parlé de la Russie qui pourrait surveiller l'uranium,
04:51voir si cet uranium est enrichi ou pas.
04:54Et donc là, c'est assez flou.
04:56Mais effectivement, une extension, on parle plutôt d'une extension,
05:00d'une résolution de 60 jours du cessez-le-feu,
05:03eh bien, suffit à faire bondir les marchés européens,
05:07vous l'avez dit, près de 2%,
05:09et effectivement, remettre un certain calme au milieu de cette volatilité
05:16qu'on connaît depuis près de trois mois, comme je disais.
05:19Et avec l'espoir d'un accord, on a les cours du pétrole, du coup, qui reculent.
05:22C'est l'autre fait marquant, bien sûr, si les marchés actions montent,
05:24c'est parce que le pétrole, parallèlement, recule.
05:25Le baril de Brett est à 95 dollars.
05:27Et alors, John, vous étiez l'un des premiers, le premier à nous alerter là-dessus.
05:30Le fait que le pétrole recule aujourd'hui, ça tombe très bien.
05:33Nous sommes le 25 mai, et c'est le coup d'envoi officiel aujourd'hui
05:36aux États-Unis de la driving season.
05:39Exactement. On le disait ensemble, Guillaume, il y a près de trois semaines de ça.
05:42On avait dit, il faut absolument que les prix à la pompe aux États-Unis
05:47baissent avant le 25.
05:48Bon, on ne sera pas le 25 aujourd'hui.
05:50Vous savez qu'il y a toujours un décalage de quelques jours
05:52entre la baisse du prix du baril et la baisse à la pompe.
05:56Mais effectivement, ça tombe bien, entre guillemets.
05:59On est dans une situation où, effectivement, les prix à la pompe vont baisser,
06:04en Europe, en France aussi, et aux États-Unis, si ça continue.
06:08Vous savez qu'il y a tellement de volatilité, mais si ça continue comme aujourd'hui.
06:11Et je dirais que la chose la plus importante, Guillaume,
06:14c'est peut-être qu'on ne va plus parler de pénurie.
06:18Parce que ça fait depuis plusieurs jours, voire depuis une semaine,
06:22qu'on commence à avoir cette crainte de pénurie qu'on avait eue en 2022 pour cet été,
06:28en se disant qu'effectivement, on ne pourra peut-être plus partir dans le Sud ou en Bretagne,
06:33parce qu'il y aura certaines stations d'essence qui n'auront simplement plus de diesel,
06:39plus d'essence.
06:41Et donc là, évidemment, on ne va pas en parler.
06:43Mais on fait quand même attention.
06:44On sait que, évidemment, les marges de raffinage vont baisser,
06:48vont commencer à se normaliser.
06:50Mais on fait aussi attention à une chose,
06:53parce que, vous savez, si le détroit d'Ormousse devait rouvrir,
06:57les assurances qu'utilisent ces bateaux,
07:00ce qu'on appelle ces bateaux, les assureurs maritimes,
07:03vont continuer à facturer ce qu'on appelle des primes de guerre
07:08qui seront massives pour les navires qui traversent la région.
07:13Et c'est parfois multiplié par 5, voire par 10,
07:18par rapport aux niveaux « normaux » qu'on connaissait par le passé.
07:24Donc, il est important de noter ici qu'on ne reviendra pas très rapidement
07:29au niveau du prix du baril et des prix à l'essence
07:33qui étaient ceux d'avant le 27 février,
07:37lorsque les États-Unis et Israël ont décidé d'attaquer l'Iran.
07:42Alors, John, dans le même ordre d'idée,
07:45supposons qu'il y ait un deal.
07:46Bon, on peut supposer que les prix du pétrole
07:48vont quand même baisser sur le court terme.
07:51Les taux d'intérêt, eux, est-ce qu'ils vont décroître ?
07:54Est-ce qu'ils vont se détendre un petit peu de manière significative ?
07:58C'est une très bonne question, Antoine,
08:00parce qu'on a de plus en plus de personnes, en fait,
08:03qui se disent que, naturellement,
08:05vous savez, il me semble qu'on en avait parlé la semaine passée,
08:08on avait dit que depuis ces 50 dernières années,
08:11si on regarde le rendement du 10 ans américain,
08:13si on fait la moyenne, on est plutôt aux alentours de 4,70.
08:184,70 ou 5, qui sont des niveaux qui sont censés être normaux,
08:23alors qu'on le sait, à chaque fois qu'on s'approche des 5,
08:29on dépasse les 4,5, il y a du stress,
08:31notamment sur les valeurs technologiques qui sont sous pression,
08:37eh bien là, effectivement, il y a de plus en plus de questions
08:40en se disant, oui, effectivement, le prix du baril pourrait baisser,
08:43pas énormément, mais pourrait baisser,
08:45mais en face, eh bien, on a toujours des dettes qui grandissent,
08:51notamment aux États-Unis, 39 000 milliards de dollars,
08:56j'arrive à peine à le dire,
08:58et en Europe, évidemment, les dettes qui sont toujours importantes,
09:02donc à un moment ou à un autre,
09:04eh bien, celui qui investit dans la dette des pays,
09:08va demander, eh bien, d'être rémunéré un peu plus.
09:12Et de plus en plus, eh bien, vous avez des économistes
09:16qui disent qu'en fait, c'est pas parce que le prix du baril va baisser,
09:20c'est pas parce que le prix de l'essence va baisser
09:22que les rendements vont revenir à 3,50 ou à 4,
09:27parce qu'on est dans une situation où, structurellement,
09:32on pourrait, à cause des dettes, à cause des stress
09:35qui vont continuer à avoir lieu,
09:37eh bien, on pourrait rester, par exemple, aux États-Unis,
09:40entre 4 et 4,5,
09:41qui seraient quand même des zones de stress
09:43qu'on connaît depuis quelques années.
09:45Mais je le répète, depuis 50 ans,
09:47la moyenne est plus vers 4,70 qu'en dessous de 4%.
09:51– On est au cœur de BFM Bourse, il est 15h40,
09:54pas de séance à Wall Street aujourd'hui, on le disait,
09:55dans quelques minutes, Gwendal Dobressal et nos experts
09:58répondront à vos interrogations,
10:00vous guideront sur, voilà, cette thématique des marchés financiers,
10:03comment faire de vous les meilleurs investisseurs,
10:05qui soient, ou les marchés en tout cas, sont en forme aujourd'hui,
10:08que ce soit la bourse de Paris, l'Eurostock 50,
10:11il gagne 1,8%, l'Eurostock 50,
10:13la bourse de Paris 1,7%, et la bourse de Milan, elle, est sur un plus haut historique.
10:16Une valeur à suivre, tiens, on va la regarder aussi à Francfort,
10:19sur le DAX qui est en hausse, le DAX d'1,6%,
10:21le titre Delivery Hero.
10:24On est dans la distribution alimentaire, Delivery Hero gagne 11%,
10:27pourquoi ? Parce qu'Hubert, l'américain Hubert,
10:29semble prêt à relever son offre pour prendre le contrôle de Delivery Hero, John.
10:33– Oui, tout à fait, ils auraient proposé entre 33 et 38 euros par action
10:37pour reprendre Delivery Hero et ce qui valoriserait le groupe
10:41entre 10 et 13 milliards d'euros selon les différentes offres évoquées.
10:47Vous auriez quand même quelques actionnaires qui demandent plus,
10:49il y a toujours des actionnaires qui demandent plus, Guillaume,
10:51qui demanderaient 40 euros par action.
10:54Alors, ce qu'il faut faire attention lorsqu'on parle de ce dossier,
10:57c'est que déjà, un, on voit qu'il y a une consolidation du secteur,
11:00il y a énormément de demandes,
11:01mais que Hubert détient déjà 19,5% du capital de Delivery Hero
11:08et encore 5,6% supplémentaire vira des options et des dérivés.
11:14Alors, ça lui donne déjà potentiellement plus de 25% d'exposition économique au groupe.
11:21Et évidemment, il voudrait plus, il voudrait totalement l'entreprise.
11:24Et derrière cette bataille, vous avez un marché colossal.
11:27On n'en parle pas assez, on les voit,
11:29les livreurs dans la rue absolument partout,
11:32que ce soit à Paris, à Genève, à Tokyo, n'importe où.
11:35Et on est dans une situation où Delivery Hero opère déjà dans 65 pays
11:44avec plus de 500 000 restaurants partenaires
11:49et un volume brut de commandes de 12,5 milliards d'euros
11:55rien qu'au premier trimestre 2026.
11:58Donc, évidemment, c'est quelque chose d'absolument gigantesque
12:01et c'est un secteur dont on ne parle pas assez
12:04parce que c'est quelque chose qui était plutôt cantonné aux États-Unis à l'époque.
12:08Et là, évidemment, l'Europe, l'Asie,
12:12ont de plus en plus de livreurs dans les rues et dans les roues.
12:17Et on est effectivement dans cette situation
12:20où il y a de nouveau une consolidation là-dessus
12:23et ça arrivera de toute manière.
12:24On a Dordash qui est un autre acteur qui regardait aussi le dossier
12:30qui pourrait potentiellement surenchérer.
12:32Delivery Hero à Francfort, donc, gagne 11% en ce moment.
12:35On suivra Uber demain à l'ouverture de Wall Street.
12:37D'ailleurs, on arrive bientôt au bout dans ce secteur,
12:39la distribution des publications, on y est presque.
12:42Qui sont les gagnants et les perdants de cette saison sur le secteur ?
12:46– Oui, ultra intéressant ce qu'on a vu dans les commentaires
12:50des grands groupes de distribution.
12:53On a vu que, notamment, Walmart nous avait dit que de plus en plus,
12:57les clients de Walmart allaient vers les produits les moins chers,
13:01allaient vers les promotions.
13:04Ross Stores, qui ont des habits qui ne sont pas très chers,
13:08nous ont dit que ça cartonne chez nous.
13:09De plus en plus de personnes arrivent parce que les habits sont moins chers
13:13que dans d'autres magasins.
13:15Dollars Général, où vous savez que les prix sont très très faibles,
13:20ou même encore Costco bénéficient de ce qu'on appelle le trading down,
13:25c'est-à-dire que les gens vont vers des produits qui sont moins chers.
13:28Et en face, on a des magasins comme Target,
13:32ou des magasins comme Best Buy,
13:34qui, eux, tirent la langue parce qu'ils n'ont pas ces catégories
13:38qui sont un peu moins chères.
13:40Et quand je vous dis ça, Guillaume, c'est intéressant
13:42parce qu'en 2022, il est arrivé exactement la même chose.
13:47On se souvient de l'inflation de 2022,
13:48et on se souvient exactement des mêmes messages
13:52de Walmart, de Ross, de Target, etc.
13:55Et on peut s'attendre, effectivement,
13:58que là, on ait des groupes qui bénéficient,
14:02d'une certaine manière, de cette inflation
14:05qui continue à être bien présente dans l'économie,
14:08et de l'autre côté, ceux qui n'ont pas vraiment réussi à s'adapter.
14:12Et donc, ça, c'est vraiment un enseignement qu'on a,
14:14et on peut faire cette comparaison avec 2022.
14:18John Plassard, il est avec nous au Cité Gestion.
14:19Merci beaucoup, John, de nous avoir accompagnés.
14:22Cité Gestion.
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