00:00Et John Plassard depuis Cité Gestion, bonjour John !
00:03Bonjour Guillaume, bonjour Antoine !
00:05Et il est là aussi effectivement, Antoine Larigauderie en fil rouge, bonjour Antoine !
00:09Bonjour Guillaume et bonjour John !
00:10Re-bonjour ce matin, tout pour investir, vous étiez là aussi, c'est désormais disponible la séquence du jour en
00:15podcast et replay.
00:16Oui, beaucoup de choses intéressantes, on a entre autres parlé en fin d'émission de l'or,
00:20pourquoi l'or ne bouge plus, pourquoi l'or n'est plus cette valeur refuge anti-incertitude géopolitique
00:26et anti-inflation, parce qu'il faut dire que c'est le cas en ce moment, l'or n'en
00:30profite absolument pas.
00:32Et pour tout vous dire, c'est Antoine Andréani d'XTB qui nous a sorti une stat absolument sensationnelle,
00:39sur 10 ans, l'once d'or fin a fait x11 en termes de valeur, et devinez combien a fait
00:45le S&P 500, x11 aussi,
00:48c'est assez étonnant, avec la dernière progression de ces deux dernières années.
00:55Et cette tendance haussière de l'or trouve son origine en développement d'open AI, ça coïncide quasiment exactement.
01:06Tiens, assez intéressant là.
01:07Oui, il nous a sorti des stats assez dingues, vous pouvez récouter ça, c'est...
01:11Passionnant, mon podcast s'est replayé, effectivement, corrélation n'est pas causalité, mais c'est intéressant quand même.
01:15Wall Street, donc pas de séance aujourd'hui, John, mais la semaine sera riche une nouvelle fois.
01:19Qu'allez-vous suivre cette semaine aux Etats-Unis ?
01:21Il y a plein, plein, plein de choses. On aura la Fed, l'inflation, les indicateurs avancés, puis évidemment les
01:27dépenses liées à l'intelligence artificielle.
01:30Pourquoi ? Parce qu'on aura beaucoup, beaucoup, beaucoup de membres de la Fed, pas le nouveau président,
01:36mais on aura plusieurs membres de la Fed qui vont donner leur avis sur l'économie.
01:42On se souvient que la semaine passée, on avait eu les minutes de la Fed qui étaient assez faucons, au
01:46quiche,
01:47et donc on va voir ce qu'ils vont dire. Après, évidemment, on aura l'inflation, l'inflation, évidemment, tout
01:52le monde y pense.
01:53On aura le chiffre PCE, qui est le chiffre de l'inflation le plus suivi de la Fed.
01:57On va voir ce qui se passe, s'il y a des avancées ou des impacts directs depuis la fermeture
02:04du détroit de Hormuz.
02:05Et puis, évidemment, on cherchera toujours à suivre si le ménage américain est toujours à même d'encaisser cette hausse
02:16de prix,
02:17ces hausses de prix qu'on regarde un petit peu partout.
02:20Et après, évidemment, pour finir, on a eu quand même une saison des statistiques des entreprises
02:26et des résultats des entreprises absolument incroyables, que ce soit NVIDIA, Broadcom et les autres acteurs de l'intelligence artificielle,
02:37avec quelquefois des réactions un peu diverses.
02:42Mais la saison des résultats était très bonne.
02:45Donc, on va regarder si certains acteurs vont nous dire qu'ils investissent encore dans l'intelligence artificielle.
02:52Donc, une semaine vraiment très intéressante.
02:54Par exemple, Marvel Technologies doit publier cette semaine.
02:57Et puis, les acteurs des logiciels.
02:58Vous savez, on se demande est-ce que les logiciels ont encore un avenir ?
03:01Eh bien, on suivra cette semaine Z.S.Kaler, Snowflake aussi, qui va annoncer ses résultats.
03:06Par exemple, cette semaine, il y aura aussi HP, Salesforce.
03:10Ça va être une semaine extrêmement riche.
03:11D'elles aussi, d'ailleurs, ce sera jeudi.
03:12Oui, oui, oui, on est encore dans les publications, même si, bien sûr, la saison touche à sa fin.
03:17Et pendant ce temps, donc, la géopolitique qui semble avancer, la géopolitique,
03:21c'est la raison pour laquelle les marchés européens sont en forte hausse aujourd'hui.
03:24Le CAC gagne 2%.
03:25On en est où des avancées au Moyen-Orient, John ?
03:28Effectivement, comme vous le disiez avant, Guillaume, on est dans une situation,
03:32on n'a presque jamais été aussi près d'une conclusion d'un accord entre Iraniens et Américains
03:38depuis près de trois mois.
03:41Ça va faire depuis trois mois qu'il y a eu ce déclenchement de la guerre.
03:45On a un scénario actuel qui reposerait sur une extension du cessez-le-feu de 60 jours,
03:53avec une reprise partielle des exportations de pétrole iranien
03:58et une réouverture progressive des flux maritimes dans le Golfe.
04:03Vous avez même Marco Rubio qui a dit ces dernières heures qu'il y avait des signes encourageants
04:08de discussions entre l'Iran et les États-Unis.
04:11Alors, on a quand même eu quelques bruits ce matin,
04:15selon lesquels les Iraniens laisseraient passer des paquebots,
04:20mais qu'ils seraient rançonnés d'une certaine manière,
04:24qu'il y aurait des péages, ce que les Américains ne veulent pas,
04:27et puis ce que le droit international ne veut pas non plus.
04:31Et puis finalement, on a cette grande question, la question sur l'uranium enrichi.
04:38On n'est pas vraiment certains si on va avoir une troisième partie,
04:43comme on dit aux États-Unis, en anglais, pardon, qui va venir, comme la Russie.
04:48On avait parlé de la Russie qui pourrait surveiller l'uranium,
04:51voir si cet uranium est enrichi ou pas.
04:54Et donc là, c'est assez flou.
04:56Mais effectivement, une extension, on parle plutôt d'une extension,
05:00d'une résolution de 60 jours du cessez-le-feu,
05:03eh bien, suffit à faire bondir les marchés européens,
05:07vous l'avez dit, près de 2%,
05:09et effectivement, remettre un certain calme au milieu de cette volatilité
05:16qu'on connaît depuis près de trois mois, comme je disais.
05:19Et avec l'espoir d'un accord, on a les cours du pétrole, du coup, qui reculent.
05:22C'est l'autre fait marquant, bien sûr, si les marchés actions montent,
05:24c'est parce que le pétrole, parallèlement, recule.
05:25Le baril de Brett est à 95 dollars.
05:27Et alors, John, vous étiez l'un des premiers, le premier à nous alerter là-dessus.
05:30Le fait que le pétrole recule aujourd'hui, ça tombe très bien.
05:33Nous sommes le 25 mai, et c'est le coup d'envoi officiel aujourd'hui
05:36aux États-Unis de la driving season.
05:39Exactement. On le disait ensemble, Guillaume, il y a près de trois semaines de ça.
05:42On avait dit, il faut absolument que les prix à la pompe aux États-Unis
05:47baissent avant le 25.
05:48Bon, on ne sera pas le 25 aujourd'hui.
05:50Vous savez qu'il y a toujours un décalage de quelques jours
05:52entre la baisse du prix du baril et la baisse à la pompe.
05:56Mais effectivement, ça tombe bien, entre guillemets.
05:59On est dans une situation où, effectivement, les prix à la pompe vont baisser,
06:04en Europe, en France aussi, et aux États-Unis, si ça continue.
06:08Vous savez qu'il y a tellement de volatilité, mais si ça continue comme aujourd'hui.
06:11Et je dirais que la chose la plus importante, Guillaume,
06:14c'est peut-être qu'on ne va plus parler de pénurie.
06:18Parce que ça fait depuis plusieurs jours, voire depuis une semaine,
06:22qu'on commence à avoir cette crainte de pénurie qu'on avait eue en 2022 pour cet été,
06:28en se disant qu'effectivement, on ne pourra peut-être plus partir dans le Sud ou en Bretagne,
06:33parce qu'il y aura certaines stations d'essence qui n'auront simplement plus de diesel,
06:39plus d'essence.
06:41Et donc là, évidemment, on ne va pas en parler.
06:43Mais on fait quand même attention.
06:44On sait que, évidemment, les marges de raffinage vont baisser,
06:48vont commencer à se normaliser.
06:50Mais on fait aussi attention à une chose,
06:53parce que, vous savez, si le détroit d'Ormousse devait rouvrir,
06:57les assurances qu'utilisent ces bateaux,
07:00ce qu'on appelle ces bateaux, les assureurs maritimes,
07:03vont continuer à facturer ce qu'on appelle des primes de guerre
07:08qui seront massives pour les navires qui traversent la région.
07:13Et c'est parfois multiplié par 5, voire par 10,
07:18par rapport aux niveaux « normaux » qu'on connaissait par le passé.
07:24Donc, il est important de noter ici qu'on ne reviendra pas très rapidement
07:29au niveau du prix du baril et des prix à l'essence
07:33qui étaient ceux d'avant le 27 février,
07:37lorsque les États-Unis et Israël ont décidé d'attaquer l'Iran.
07:42Alors, John, dans le même ordre d'idée,
07:45supposons qu'il y ait un deal.
07:46Bon, on peut supposer que les prix du pétrole
07:48vont quand même baisser sur le court terme.
07:51Les taux d'intérêt, eux, est-ce qu'ils vont décroître ?
07:54Est-ce qu'ils vont se détendre un petit peu de manière significative ?
07:58C'est une très bonne question, Antoine,
08:00parce qu'on a de plus en plus de personnes, en fait,
08:03qui se disent que, naturellement,
08:05vous savez, il me semble qu'on en avait parlé la semaine passée,
08:08on avait dit que depuis ces 50 dernières années,
08:11si on regarde le rendement du 10 ans américain,
08:13si on fait la moyenne, on est plutôt aux alentours de 4,70.
08:184,70 ou 5, qui sont des niveaux qui sont censés être normaux,
08:23alors qu'on le sait, à chaque fois qu'on s'approche des 5,
08:29on dépasse les 4,5, il y a du stress,
08:31notamment sur les valeurs technologiques qui sont sous pression,
08:37eh bien là, effectivement, il y a de plus en plus de questions
08:40en se disant, oui, effectivement, le prix du baril pourrait baisser,
08:43pas énormément, mais pourrait baisser,
08:45mais en face, eh bien, on a toujours des dettes qui grandissent,
08:51notamment aux États-Unis, 39 000 milliards de dollars,
08:56j'arrive à peine à le dire,
08:58et en Europe, évidemment, les dettes qui sont toujours importantes,
09:02donc à un moment ou à un autre,
09:04eh bien, celui qui investit dans la dette des pays,
09:08va demander, eh bien, d'être rémunéré un peu plus.
09:12Et de plus en plus, eh bien, vous avez des économistes
09:16qui disent qu'en fait, c'est pas parce que le prix du baril va baisser,
09:20c'est pas parce que le prix de l'essence va baisser
09:22que les rendements vont revenir à 3,50 ou à 4,
09:27parce qu'on est dans une situation où, structurellement,
09:32on pourrait, à cause des dettes, à cause des stress
09:35qui vont continuer à avoir lieu,
09:37eh bien, on pourrait rester, par exemple, aux États-Unis,
09:40entre 4 et 4,5,
09:41qui seraient quand même des zones de stress
09:43qu'on connaît depuis quelques années.
09:45Mais je le répète, depuis 50 ans,
09:47la moyenne est plus vers 4,70 qu'en dessous de 4%.
09:51– On est au cœur de BFM Bourse, il est 15h40,
09:54pas de séance à Wall Street aujourd'hui, on le disait,
09:55dans quelques minutes, Gwendal Dobressal et nos experts
09:58répondront à vos interrogations,
10:00vous guideront sur, voilà, cette thématique des marchés financiers,
10:03comment faire de vous les meilleurs investisseurs,
10:05qui soient, ou les marchés en tout cas, sont en forme aujourd'hui,
10:08que ce soit la bourse de Paris, l'Eurostock 50,
10:11il gagne 1,8%, l'Eurostock 50,
10:13la bourse de Paris 1,7%, et la bourse de Milan, elle, est sur un plus haut historique.
10:16Une valeur à suivre, tiens, on va la regarder aussi à Francfort,
10:19sur le DAX qui est en hausse, le DAX d'1,6%,
10:21le titre Delivery Hero.
10:24On est dans la distribution alimentaire, Delivery Hero gagne 11%,
10:27pourquoi ? Parce qu'Hubert, l'américain Hubert,
10:29semble prêt à relever son offre pour prendre le contrôle de Delivery Hero, John.
10:33– Oui, tout à fait, ils auraient proposé entre 33 et 38 euros par action
10:37pour reprendre Delivery Hero et ce qui valoriserait le groupe
10:41entre 10 et 13 milliards d'euros selon les différentes offres évoquées.
10:47Vous auriez quand même quelques actionnaires qui demandent plus,
10:49il y a toujours des actionnaires qui demandent plus, Guillaume,
10:51qui demanderaient 40 euros par action.
10:54Alors, ce qu'il faut faire attention lorsqu'on parle de ce dossier,
10:57c'est que déjà, un, on voit qu'il y a une consolidation du secteur,
11:00il y a énormément de demandes,
11:01mais que Hubert détient déjà 19,5% du capital de Delivery Hero
11:08et encore 5,6% supplémentaire vira des options et des dérivés.
11:14Alors, ça lui donne déjà potentiellement plus de 25% d'exposition économique au groupe.
11:21Et évidemment, il voudrait plus, il voudrait totalement l'entreprise.
11:24Et derrière cette bataille, vous avez un marché colossal.
11:27On n'en parle pas assez, on les voit,
11:29les livreurs dans la rue absolument partout,
11:32que ce soit à Paris, à Genève, à Tokyo, n'importe où.
11:35Et on est dans une situation où Delivery Hero opère déjà dans 65 pays
11:44avec plus de 500 000 restaurants partenaires
11:49et un volume brut de commandes de 12,5 milliards d'euros
11:55rien qu'au premier trimestre 2026.
11:58Donc, évidemment, c'est quelque chose d'absolument gigantesque
12:01et c'est un secteur dont on ne parle pas assez
12:04parce que c'est quelque chose qui était plutôt cantonné aux États-Unis à l'époque.
12:08Et là, évidemment, l'Europe, l'Asie,
12:12ont de plus en plus de livreurs dans les rues et dans les roues.
12:17Et on est effectivement dans cette situation
12:20où il y a de nouveau une consolidation là-dessus
12:23et ça arrivera de toute manière.
12:24On a Dordash qui est un autre acteur qui regardait aussi le dossier
12:30qui pourrait potentiellement surenchérer.
12:32Delivery Hero à Francfort, donc, gagne 11% en ce moment.
12:35On suivra Uber demain à l'ouverture de Wall Street.
12:37D'ailleurs, on arrive bientôt au bout dans ce secteur,
12:39la distribution des publications, on y est presque.
12:42Qui sont les gagnants et les perdants de cette saison sur le secteur ?
12:46– Oui, ultra intéressant ce qu'on a vu dans les commentaires
12:50des grands groupes de distribution.
12:53On a vu que, notamment, Walmart nous avait dit que de plus en plus,
12:57les clients de Walmart allaient vers les produits les moins chers,
13:01allaient vers les promotions.
13:04Ross Stores, qui ont des habits qui ne sont pas très chers,
13:08nous ont dit que ça cartonne chez nous.
13:09De plus en plus de personnes arrivent parce que les habits sont moins chers
13:13que dans d'autres magasins.
13:15Dollars Général, où vous savez que les prix sont très très faibles,
13:20ou même encore Costco bénéficient de ce qu'on appelle le trading down,
13:25c'est-à-dire que les gens vont vers des produits qui sont moins chers.
13:28Et en face, on a des magasins comme Target,
13:32ou des magasins comme Best Buy,
13:34qui, eux, tirent la langue parce qu'ils n'ont pas ces catégories
13:38qui sont un peu moins chères.
13:40Et quand je vous dis ça, Guillaume, c'est intéressant
13:42parce qu'en 2022, il est arrivé exactement la même chose.
13:47On se souvient de l'inflation de 2022,
13:48et on se souvient exactement des mêmes messages
13:52de Walmart, de Ross, de Target, etc.
13:55Et on peut s'attendre, effectivement,
13:58que là, on ait des groupes qui bénéficient,
14:02d'une certaine manière, de cette inflation
14:05qui continue à être bien présente dans l'économie,
14:08et de l'autre côté, ceux qui n'ont pas vraiment réussi à s'adapter.
14:12Et donc, ça, c'est vraiment un enseignement qu'on a,
14:14et on peut faire cette comparaison avec 2022.
14:18John Plassard, il est avec nous au Cité Gestion.
14:19Merci beaucoup, John, de nous avoir accompagnés.
14:22Cité Gestion.
Commentaires