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  • il y a 4 mois
Lundi 15 juin 2026, retrouvez François Dossou (Directeur de la Gestion Listed Assets, Sienna IM), Geoffroy Lenoir (Directeur de la gestion collective, Ofi Invest Asset Management) et Julien Nebenzhal (Président, eToro Patrimoine) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.

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Transcription
00:093 invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
00:13Julien Nebenzal est avec nous, le président de eToro Patrimoine.
00:16Bonsoir Julien.
00:17Bonsoir Grégoire.
00:17Merci d'être là.
00:18Merci à Geoffroy Lenoir de nous accompagner également,
00:20co-directeur de la gestion collective chez Ofi Invest Asset Management.
00:24Bonsoir Geoffroy.
00:24Bonsoir Grégoire.
00:25Et ravi d'accueillir François Dossou dans cette émission,
00:27le directeur de la gestion actions Listed Assets chez Siena IM.
00:31Bonsoir et bienvenue François.
00:32Bonsoir Grégoire.
00:33Merci d'être avec nous.
00:35François, vous avez gagné la parole pour débuter.
00:39Commentaire sur cette séance.
00:40Alors on peut commenter chaque séance,
00:42mais c'est vrai que ces séances où se jouent des choses importantes
00:46sont intéressantes à décrypter.
00:47L'hypothèse d'une réouverture d'Hormuz
00:49a peut-être jamais été aussi probable qu'aujourd'hui.
00:52On verra ce qu'il en est,
00:54on verra dans quelle mesure le protocole d'accord est signé
00:56et permet cette réouverture.
00:58En attendant, j'allais dire,
00:59c'est la croyance du jour sur les marchés.
01:01Intéressant de regarder comment le marché réagit
01:03face à cette hypothèse, François.
01:05Qu'est-ce qui vous intéresse dans les grandes réactions de marché ?
01:07Oui, enfin, sur la réaction du marché,
01:09c'est vrai qu'on pouvait s'attendre quand même
01:11de la part des marchés européens à plus.
01:13C'est-à-dire que c'est quand même le marché
01:15qui a le plus été impacté par cette crise,
01:19du fait de notre dépendance à l'énergie,
01:22mais aussi du fait d'une croissance qui est relativement faible
01:24et l'absence de valeur technologique dans nos indices.
01:27Non, la réaction est relativement décevante.
01:31Moins de 1% de nos marchés européens, c'est triste.
01:34Oui, c'est quand même très décevant.
01:35Surtout que nous, nous pensons que l'Europe
01:37devrait continuer à tirer son épingle du jeu
01:39de par sa diversification, en fait,
01:42parce que c'est un indice sur lequel vous avez
01:43beaucoup de valeurs de consommation
01:45qui ont beaucoup souffert jusqu'à présent.
01:48Bon, la séance d'aujourd'hui,
01:49c'est quand même une séance où on voit bien,
01:51on est encore très hésité, parce qu'on se pose la question
01:53de savoir, même si on n'a jamais été aussi proche de l'accord,
01:57il y a quand même encore des incertitudes
01:59par rapport à l'accord,
02:00et quelque part, en fait,
02:02si vous voulez, avec Donald Trump,
02:04on n'est jamais à l'abri d'une...
02:07Surprise.
02:07D'une surprise.
02:08Autre élément aussi, si vous voulez,
02:10ce rebond a commencé à être joué maintenant,
02:12ça fait plus de six semaines,
02:13quand vous regardez les valeurs de consommation,
02:15elles en ont encore sous le pied,
02:17mais on ne peut pas dire, en fait,
02:18qu'en réalité,
02:21qu'on n'ait pas déjà commencé à jouer,
02:22en fait, cette réouverture,
02:24et pour dire simplement les choses,
02:25en réalité, personne n'a jamais pricé
02:27le scénario du pire.
02:28Donc, j'ai envie de dire une séance
02:30plutôt décevante d'un point de vue
02:32de la réaction des indices,
02:34mais par contre,
02:35on est plutôt dans la continuité
02:37d'un rebond qui se met en place tranquillement
02:39et qui devrait voir, en fait,
02:41sur la suite de l'année,
02:43une redistribution des cartes,
02:45parce que sans doute que le potentiel
02:46d'appréciation, il est quand même
02:48encore en Europe.
02:49Mais vous dites que le marché,
02:50effectivement, a commencé déjà
02:52depuis plusieurs semaines
02:53à anticiper une issue
02:55et non pas une guerre permanente
02:58et une fermeture permanente
02:59du détroit d'Hormuz,
03:00et donc le marché a aussi besoin
03:02d'évidence, de preuve
03:04que ce scénario est en train
03:05de se réaliser, c'est ça ?
03:07Oui, absolument,
03:08et puis si vous voulez,
03:09en fait, une fois que la réouverture
03:11sera effective,
03:12la question est de savoir
03:13dans quelle mesure l'économie
03:15est vraiment impactée.
03:17Parce que si vous voulez,
03:18vous ne pouvez pas dire
03:19dans un même temps
03:19que quelque part la zone euro
03:21c'est la zone la plus impactée
03:23par la crise
03:24et ne pas considérer, en fait,
03:26que les capacités ont été détruites
03:28et que par conséquent,
03:29la question qui va se poser
03:30à la rente,
03:31une fois que tout ceci
03:33se sera tassé,
03:34de savoir
03:35dans quelle mesure
03:36est-ce qu'on retourne
03:37sur le scénario
03:38de début d'année,
03:39qui, je rappelle,
03:40était un scénario
03:41de rebond cycliques
03:42en Europe.
03:43Et donc,
03:44on voit bien
03:44que les valeurs cycliques
03:45sont encore derrière.
03:47Pourquoi ?
03:47Parce qu'en fait,
03:48on a du mal aujourd'hui
03:49à mesurer
03:50dans quelle mesure,
03:51à mesurer
03:52vraiment l'impact,
03:54en fait,
03:54notamment au niveau
03:55des destructions,
03:56des capacités
03:58de production.
03:59Dans quelle mesure
04:00est-ce que
04:02l'ampleur
04:03de la crise,
04:04en fait,
04:05aura des conséquences
04:06plus durables
04:07et la difficulté
04:08à pouvoir retrouver
04:09cette trajectoire
04:10de croissance
04:10sur laquelle
04:11nous étions installés,
04:12une croissance
04:13qui n'était déjà
04:14pas très très folie.
04:15Non,
04:16mais c'est vrai
04:16que le début d'année,
04:17c'était quand même
04:17un peu l'alignement
04:18des planètes
04:19pour l'Europe
04:19et pour la zone euro.
04:21Alors attention,
04:22il y aura sans doute
04:22des effets d'inertie
04:23une fois qu'on aura
04:24décrété la réouverture
04:26d'Hormuz.
04:26On ne va pas refaire passer
04:27100, 120, 150 navires
04:29tout de suite d'un coup.
04:31Donc, ces effets d'inertie
04:33seront sans doute aussi
04:33à prendre en compte.
04:35Néanmoins, Julien,
04:36si on se place
04:37dans cette hypothèse
04:38d'une réouverture prochaine
04:39d'Hormuz,
04:41qu'est-ce que ça implique
04:42du point de vue
04:43du cycle économique
04:43et de la capacité
04:45effectivement des économies
04:46à retrouver la trajectoire
04:48qui était la leur
04:49avant le 27 février dernier ?
04:52Alors oui,
04:52du point de vue du cycle,
04:53déjà je ressors
04:55mon cycle géopolitique
04:56très brièvement
04:58puisque le conflit
04:59entre l'Iran et les Etats-Unis,
05:01ça participe de ce mouvement.
05:02Donc, c'est un mouvement,
05:04c'est une situation
05:06multipolaire
05:07en termes de pouvoir
05:08qui est nécessairement
05:09conflictuelle
05:09tous les 110 ans.
05:11La période de conflit
05:12dure environ 20-25 ans
05:13ne se résout qu'avec
05:17je dirais une fin de conflit
05:18plutôt en drame.
05:19C'est historique,
05:19ça peut prendre une autre forme
05:21cette fois-ci,
05:21mais enfin,
05:22ça s'est toujours passé comme ça.
05:24On a,
05:24ces recherches qui ont montré ça
05:25remontent jusqu'à la Renaissance,
05:27donc on a 5 cycles avant
05:28et on pense que ça s'est produit
05:29encore avant,
05:30mais on a évidemment
05:30moins de données.
05:32Donc, ce qui s'est passé,
05:33ça appartient à ce mouvement
05:35et ce mouvement,
05:35il n'est pas du tout terminé
05:36par construction
05:37de ce que je viens de dire.
05:38Donc, en fait,
05:39on va avoir encore d'autres choses,
05:41peut-être plus bénignes,
05:42peut-être beaucoup plus graves.
05:43Donc, il faut s'habituer à ça.
05:46La conséquence pour moi,
05:47alors, c'est l'autre,
05:48deuxième cycle,
05:49celui de l'inflation.
05:50J'avais évoqué le fait
05:51au moment de la guerre en Ukraine,
05:53enfin, d'abord,
05:53la réouverture de post-Covid
05:55et de la guerre en Ukraine,
05:56l'idée que le pic d'inflation
05:57était le premier
05:57d'une série de deux
05:59qui sont tous les deux
06:00espacés d'environ 4 à 5 ans.
06:02Je pense que nous sommes rentrés
06:03dans le deuxième pic,
06:04enfin, dans la deuxième vague.
06:07La différence par rapport,
06:08ne serait-ce qu'au cycle précédent
06:09qui est 74-79,
06:12la différence,
06:13c'est que là,
06:13si on veut écrire un livre
06:14sur les arguments
06:15haussiers pour l'inflation
06:16et haussiers pour la déflation,
06:18enfin, en faveur du temps,
06:19on va écrire deux ouvrages
06:21de 200 pages chacun.
06:22Il y a autant d'arguments
06:23d'un côté comme de l'autre.
06:25Ceci étant,
06:26la place dans le cycle,
06:27c'est une place inflationniste.
06:28Donc, en fait, si...
06:29Et puis, autre chose,
06:30le premier pic d'inflation
06:32est toujours associé
06:32à un choc particulier.
06:33En général,
06:34c'est les matières premières.
06:35C'est un petit peu
06:36ce qui s'est passé.
06:37Et le second,
06:38c'est toujours des effets
06:38d'entraînement.
06:39Et les matières premières
06:40jouent toujours un rôle.
06:41Mais il y a un effet d'entraînement.
06:42Donc, que les banquiers centraux
06:43disent qu'en ce moment,
06:44il y a un risque d'effet d'entraînement,
06:45c'est quelque chose
06:45qui ne me surprend pas
06:46compte tenu de ce que
06:47le cycle d'inflation nous dit.
06:49Donc, ce qui se passe
06:50par rapport à Hormuz,
06:51c'est que peut-être
06:52on va avoir une amélioration.
06:53Mais je ne tablerai
06:55ni sur une Pax Americana
06:57de 5 ans,
06:59ni sur la cessation
07:01du conflit
07:01autour des matières premières.
07:02L'Ukraine est un des exemples de ça.
07:05Et donc, la situation va rester,
07:06si on se projette
07:07sur un an, deux ans, cinq ans,
07:09on va rester extraordinairement compliqué.
07:11D'accord.
07:11Mais il faut...
07:11Voilà.
07:12Je n'ai pas de conclusion
07:13sur Hormuz.
07:14Après...
07:14Mais pour vous,
07:14on reste dans ce moment du cycle
07:16où c'est bien l'inflation
07:18qu'il faut surveiller, Julien ?
07:20C'est le moment du cycle...
07:22Alors, le cycle géopolitique
07:24est associé à l'inflation
07:25et le cycle, lui,
07:26de l'inflation a deux pics.
07:28Nous sommes dans le second.
07:29Nous n'en sommes pas sortis.
07:30Il n'y a pas les raisons
07:31de penser que nous en sommes sortis.
07:33Donc, normalement,
07:34ce à quoi on peut s'attendre,
07:36c'est à un moment
07:37de décider de combattre l'inflation.
07:39Un peu à la manière de Volcker.
07:41Mais ça prendra une autre forme.
07:43On n'est pas du tout
07:43dans la répétition.
07:44C'est juste par analogie
07:45que je dis ça.
07:46Mais on est très loin
07:47d'avoir ça.
07:48On est très loin d'avoir ça.
07:48Parce qu'aujourd'hui,
07:49on a simplement des...
07:51Je dirais des attitudes
07:52un peu au moment
07:53de la normalisation
07:54des taux 2023.
07:57Au moment de cette normalisation,
07:58on a encore sorti
07:59une croyance
08:00que les banques centrales
08:01ont un réel rôle
08:01sur l'inflation.
08:02On réussit à combattre l'inflation.
08:03Voilà.
08:04Non, mais c'est très bien.
08:05Je cite toujours Galbraith,
08:07l'argent,
08:07il montre sur 120 ans
08:09d'exercices différents
08:10de tentatives
08:11que ça ne marche pas.
08:12Il se trouve que l'inflation
08:13monte et recule.
08:14Tant mieux si,
08:15simultanément,
08:16les banques centrales
08:16font quelque chose.
08:17Mais elles peuvent avoir
08:18une action de ralentissement
08:19sur l'économie.
08:20Mais sur l'inflation,
08:21c'est beaucoup moins net
08:21que ce qu'on veut bien croire.
08:24Donc là, aujourd'hui,
08:24les banques centrales,
08:25à mon avis,
08:25ne sont pas parties en guerre
08:26contre l'inflation.
08:27Elles ne sont pas décidées
08:28de prendre ce rôle
08:29de chevalier contre l'inflation.
08:30Simplement,
08:31elles sont dans le calibrage,
08:32l'ajustement,
08:33le fine-tuning.
08:34Et pendant ce temps,
08:35normalement,
08:36l'inflation continue de progresser.
08:38Voilà.
08:38C'est ce que,
08:39normalement,
08:39on doit voir.
08:40Après,
08:40il y a une autre conséquence
08:41cyclique sur l'économie américaine.
08:43Mais je ne sais pas si c'est ça.
08:43Si, si, si !
08:44Vas-y, vas-y.
08:45Le cycle américain
08:47reste dominant dans le monde
08:49même s'il y a des rythmes
08:51qui peuvent paraître différents.
08:52Le cycle américain,
08:54le cycle économique en général,
08:56c'est un cycle de 7 à 11 ans
08:57pour la partie la plus profonde.
08:59Et un cycle d'environ
09:00trois ans et demi
09:00pour la partie la plus courte
09:01qu'on appelle le cycle
09:02des stocks de Kitchin.
09:03Normalement,
09:04on est depuis quelques mois
09:05dans la partie descendante
09:06de ces deux cycles-là.
09:07Donc,
09:07on doit avoir un ralentissement
09:08de l'activité économique américaine.
09:10C'est ce que j'ai dit
09:11il y a six mois.
09:12Je ne sais pas
09:13si ça saute aux yeux.
09:14Ce n'est pas très apparent.
09:15Si on regarde la bourse
09:16comme un indicateur avancé,
09:18il faut absolument retirer
09:19toute la partie techno.
09:20Sinon,
09:20ce que je dis
09:20ne s'interprète pas.
09:22Et si on retire la partie techno,
09:23on retrouve quelque chose
09:24qui ressemble un peu
09:24au stock 600.
09:26Oui, c'est ça.
09:27Et donc,
09:28on ne peut pas dire
09:29que du point de vue
09:29des entreprises,
09:30une anticipation valente.
09:32Et en même temps,
09:32le PER monte.
09:33Le PER monte parce que
09:34les taux, eux,
09:35ont tendance à monter.
09:36Donc,
09:36le PER monte.
09:37Donc,
09:37je suis tenté de penser
09:38que le message
09:39que nous donne la bourse,
09:39c'est bien celui-là.
09:41En conséquence de quoi ?
09:42Masqué par la dimension technologique,
09:44c'est ça ?
09:44Oui.
09:45Et en conséquence de quoi ?
09:46Mais il faudrait revenir
09:46sur la techno.
09:47À un moment,
09:48je pense que la banque centrale américaine
09:50va commencer à parler
09:51de baisse de taux.
09:51Et je sais,
09:52c'est la première fois
09:52que je dis ça
09:52depuis très longtemps.
09:53Mais je le pense.
09:54Maintenant,
09:54je le pense.
09:55Enfin,
09:55je crois que c'est très probable.
09:57Sur le plan macro,
09:58évidemment,
09:59si on enlève la contribution
10:00de l'IA
10:01à la croissance américaine,
10:02on se retrouve avec
10:03une croissance américaine
10:04équivalente
10:05à ce qu'on trouve en Europe.
10:06Et sur le plan boursier,
10:07c'est à peu près
10:07le même raisonnement.
10:10Geoffroy,
10:11vos commentaires,
10:12vos considérations,
10:13effectivement.
10:14Alors,
10:14sur cette séance,
10:15notamment du point de vue
10:16des taux,
10:18François le soulignait
10:20peut-être que
10:20le marché
10:22paye assez peu
10:23l'Europe
10:24au regard
10:25de la possibilité
10:26d'une résolution
10:27dans le détroit
10:29d'Ormouz.
10:30Je trouve que
10:30le marché obligataire
10:31ne paye pas énormément
10:33la nouvelle non plus.
10:34Détendre de quelques points
10:35de base
10:36sur les taux courts,
10:37les taux longs,
10:38on reste à 4%
10:39sur le 2 ans américain
10:40quand on était
10:41plus proche de 3,50
10:42avant le déclenchement
10:42du conflit.
10:43Oui,
10:44le marché
10:45ne paye pas forcément beaucoup,
10:46comme ça a été dit.
10:47Sur la partie taux,
10:48c'est vrai aussi,
10:48comme sur la partie action.
10:51Maintenant,
10:51c'est vrai que le marché
10:52s'est quand même
10:53assez bien positionné
10:54en amont
10:55de cette nouvelle.
10:56Encore une fois,
10:57je répète,
10:57je partage ce qui a été dit.
10:59Le deal annoncé,
11:00je crois que c'est la 40ème fois
11:01que Donald Trump
11:03annonce un deal.
11:04Celui-ci,
11:04il a l'air d'être
11:05quand même plus avancé
11:05et peut-être plus crédible.
11:07Mais on va attendre
11:08la signature de vendredi
11:09si elle a bien lieu
11:10et dans des conditions
11:11qui sont satisfaisantes
11:12pour les marchés,
11:14les investisseurs.
11:15Sur les taux,
11:16c'est vrai qu'on est
11:17en Europe
11:17un peu,
11:17on va dire,
11:18sur un taux d'équilibre
11:19autour de 3%
11:21sur le 10 ans allemand
11:24qui est un peu
11:24une force de rappel.
11:26Et c'est vrai
11:27qu'on est entre
11:27deux banques centrales,
11:28deux réunions de banques centrales
11:29assez importantes.
11:29On a eu la Banque Centrale Européenne
11:31la semaine dernière,
11:31on a la Réserve Fédérale
11:32américaine
11:33cette semaine.
11:34Donc,
11:35c'est vrai que le marché
11:35attend un petit peu
11:36avant de juger
11:37et va attendre,
11:38je pense aussi,
11:39cette réunion de la fête
11:39qui est très importante
11:40avec la première réunion
11:42dirigée par Kevin Warch.
11:44Donc,
11:44c'est vrai que ce taux 10 ans
11:45finalement nous semble être
11:47assez,
11:49on va dire,
11:49sur des niveaux
11:50assez cohérents,
11:52peut-être un petit peu de place
11:53pour que ça baisse encore
11:53un petit peu,
11:54mais c'est vrai qu'on a
11:55en tête plutôt
11:57ce range
11:57autour des 2,80,
11:592,90
12:00qui serait une borne basse
12:01pour le 10 ans allemand.
12:03Ça reflète aussi
12:04une forme d'incertitude,
12:06c'est ça ?
12:06Qui reflète une certaine
12:07forme d'incertitude.
12:08Après,
12:09c'est vrai qu'on a
12:09tous les risques inflationnistes
12:10qui ont été mentionnés
12:11qui peuvent faire repartir
12:12bien évidemment
12:13les taux à la hausse,
12:14mais c'est vrai que
12:15les taux européens
12:16nous semblent
12:16un petit peu plus
12:18sous contrôle,
12:19sous contrôle
12:19de la Banque Centrale Européenne.
12:22Et puis,
12:23c'est vrai que
12:23ces prévisions d'inflation
12:24qui restent importantes
12:25à surveiller
12:27et qui,
12:27aujourd'hui,
12:28dépendent beaucoup
12:29des prix du pétrole.
12:30Le prix du pétrole
12:31qui a bien baissé
12:32sur la nouvelle,
12:32c'est peut-être
12:33l'un des actifs
12:34qui a le plus
12:34à corriger.
12:36Et Madame Lagarde
12:38qui s'est exprimée
12:39de façon assez claire
12:40sur le fait
12:41qu'aujourd'hui,
12:43la réaction
12:43de la Banque Centrale Européenne
12:45ne dépend pas
12:45simplement
12:46de ce conflit
12:48et du prix du pétrole,
12:49mais de facteurs
12:50un peu plus structurels.
12:52Et donc,
12:52la réaction
12:53de la Banque Centrale
12:53qui a monté
12:54de 25 points de base
12:55ces taux directeurs
12:56est assez logique
12:57dans ce schéma,
12:59dans cette séquence.
13:00Et même,
13:00le marché continue
13:01d'anticiper une hausse.
13:02Alors,
13:02peut-être pas pour le mois
13:03de septembre,
13:04mais peut-être
13:04l'octobre
13:05ou décembre.
13:06Mais c'est vrai
13:07qu'aujourd'hui,
13:07on va dire
13:08que le chemin
13:08est plutôt bien tracé
13:10en Europe,
13:11quitte à rebaisser plus tard
13:12s'il y a besoin
13:13de rebaisser les taux.
13:13Mais en tout cas,
13:14le chemin est plutôt bien tracé
13:15sur les taux européens.
13:16Et pour la réserve fédérale
13:19américaine,
13:20parce que c'est vrai
13:20que la BCE,
13:21le débat,
13:22la conversation
13:23au sein de la BCE
13:25était déjà ouverte
13:26sur l'idée
13:26du prochain mouvement
13:27qui pouvait être
13:28une hausse de taux
13:29avant même
13:29le déclenchement
13:30du conflit.
13:31Quand on regarde
13:32la partie américaine,
13:33on avait déjà
13:34des signes
13:35de renversement
13:36de la désinflation.
13:37c'est-à-dire qu'on voyait
13:38déjà des indicateurs
13:39d'inflation
13:40dans les services,
13:41etc.,
13:42recommencer à prendre
13:43la mauvaise direction
13:45entre guillemets
13:45pour la réserve fédérale
13:47américaine.
13:48Et évidemment,
13:49les mois de guerre
13:49et de crise du Golfe
13:50ne fait qu'accroître
13:51ce phénomène.
13:53Dans quelle mesure
13:54la Fed peut
13:56éviter de remonter
13:58ses taux
13:58quand la BCE
13:59va le faire peut-être
13:59encore une deuxième fois
14:01cette année ?
14:02Oui, c'est vrai que la situation
14:03est assez différente
14:03aux États-Unis.
14:05On va avoir aussi,
14:06comme je le disais tout à l'heure,
14:06qu'il y avait une marche
14:07qui va faire son premier discours.
14:08Un discours qui est très attendu
14:09parce que ça va changer
14:10de style, a priori,
14:11par rapport à Jérôme Powell.
14:13Si Jérôme Powell est toujours là,
14:14il ne faut pas oublier.
14:15Il y a un conseil,
14:16il y a des gouverneurs,
14:17donc il n'est pas tout seul.
14:18Mais c'est vrai que ça peut changer
14:19de style
14:19sur la forme notamment.
14:22Sur le fond,
14:23c'est vrai qu'il y a quand même
14:23des choses assez importantes
14:26à souligner.
14:27Donc l'inflation,
14:28on n'est plus sur le même schéma
14:29qu'en début d'année.
14:30On a clairement des signaux
14:32où l'inflation reste élevée
14:33et peut peut-être encore augmenter
14:35dans les prochains mois.
14:37Kevin Noir va avoir du mal
14:38à baisser les taux,
14:39même au sein du Conseil.
14:41Je pense qu'il y aura
14:41toujours pas mal de partisans
14:42pour les monter.
14:44Dans le marché,
14:44on a des anticipations
14:45qui donnent encore une hausse,
14:48on va dire,
14:48autour dans les prochains mois
14:49de la part de la réserve
14:50fédérale américaine.
14:51Le prochain mouvement
14:52sera plutôt une hausse.
14:53Le prochain mouvement
14:54sera plutôt une hausse.
14:54Donc aujourd'hui,
14:55c'est vrai que pour moi,
14:56c'est peut-être un petit peu
14:56exagéré à ce stade.
14:58Il y aura peut-être
14:58un petit peu de correction
14:59et on verra encore une fois
15:00après le meeting de cette semaine
15:02de la réserve fédérale américaine.
15:03Mais on va dire
15:04qu'un statu quo
15:05ne serait pas forcément aberrant
15:07dans le contexte actuel.
15:08Et on pourrait avoir
15:09ce taux directeur
15:10qui reste assez stable
15:13et le taux disant américain
15:14dans ce contexte-là
15:15qui continue d'évoluer
15:17autour des 4,40, 4,50.
15:20C'est certes élevé,
15:22mais ceci dit,
15:23c'est un niveau
15:23qui reflète la situation actuelle.
15:25Oui, tout à fait.
15:26Sur les réactions
15:27de marché du jour, François,
15:29l'Europe se retrouve
15:31effectivement pas très bien payée
15:33par rapport à la possibilité
15:34d'ouverture d'Hormuz.
15:35Ce qu'on continue de bien payer,
15:37c'est tout ce qui tourne
15:38autour de la tech.
15:39Je vois le SOX,
15:40l'indice des semi-conducteurs,
15:41c'est encore plus 5% aujourd'hui.
15:43Les softwares aux Etats-Unis
15:45progressent de 2,5-3%.
15:47Le thème tech,
15:49on a l'impression quand même
15:50que quoi qu'il se passe,
15:52c'est presque un thème gagnant.
15:54Je mets de côté
15:55les quelques micro-secousses
15:56qu'on peut avoir ici et là
15:58sur une publication,
15:59sur une nouvelle,
16:00etc.
16:01Mais quand même,
16:02depuis le début du conflit,
16:03c'est redevenu
16:03un espèce de rouleau compresseur
16:05et on a l'impression
16:05que ce thème est complètement insensible
16:07à ce qui peut se passer
16:08sur les marchés obligataires.
16:09Les taux montent,
16:10la tech monte,
16:11les taux baissent,
16:11c'est encore mieux
16:12parce que ça vient soutenir
16:13encore un peu plus
16:14les valorisations de ce thème.
16:16Oui, oui,
16:16mais ça c'est d'autant plus surprenant
16:18qu'en fait,
16:18qu'en un moment donné,
16:19si vous voulez,
16:20puisque toutes ces entreprises
16:21de la tech,
16:22elles avaient tendance
16:25de cash,
16:26donc qu'elles ne soient pas sensibles
16:28à la situation obligataire,
16:29on pouvait le comprendre.
16:31Mais qu'est-ce qu'on voit
16:31depuis un certain nombre de mois,
16:33en fait,
16:33c'est qu'elles font appel au marché
16:35aussi bien en obligation
16:38qu'en capital.
16:40Ceci dit,
16:41en fait,
16:41quand vous regardez,
16:42qu'est-ce qui rend
16:43ce secteur toujours aussi fort,
16:45c'est qu'on n'arrête pas
16:46de valoriser ces secteurs
16:48sur la base, en fait,
16:49de leur capacité
16:50à générer des revenus.
16:52Bon, moi, en fait,
16:53je pense que c'est aussi
16:54qu'on réussisse quelque part,
16:56surtout si les taux
16:56continuent à rester aussi élevés,
16:58ce qui est,
16:59de notre point de vue,
17:01assez,
17:01je partage ce qui a été dit
17:02en termes de taux d'équilibre,
17:04parce qu'on a plutôt tendance
17:05à beaucoup se préoccuper
17:06des banques centrales,
17:07de l'inflation,
17:08mais on oublie
17:08que les marchés de taux,
17:09c'est aussi un marché d'équilibre,
17:10c'est un marché d'offres
17:11et de demandes.
17:12Qu'est-ce qui se passait
17:13en début d'année,
17:13notamment en zone euro,
17:15c'est que vous aviez
17:15la perspective
17:16du financement,
17:17des financements,
17:18des plans,
17:19des plans de relance européens,
17:20donc quelque part,
17:21si vous voulez,
17:22on n'a jamais été aussi haut
17:23en termes d'émissions
17:24sur les six premiers mois
17:25et donc on peut peut-être
17:27relâcher un peu la pression
17:28sur les banques centrales
17:29et considérer
17:30qu'elles ne vont pas être
17:31l'aboutissement
17:33et probablement
17:35que les répercussions
17:36sur la courbe de taux
17:40que nous attendons
17:40des banques centrales,
17:41peut-être que c'est
17:42des lendemains
17:42qui vont déchanter.
17:43Donc pour revenir
17:44sur la problématique
17:44de la technologie
17:45qui, comme vous le dites,
17:47ne semble plus sensible
17:48à rien du tout,
17:49pas à la macro,
17:51pas au mouvement de taux,
17:53je pense que ça commence
17:54peut-être à être
17:55un des éléments
17:56d'inquiétude du marché
17:57parce que quelque part,
17:58vous êtes en train
17:59de valoriser des entreprises
18:00sur la base
18:01de leur capacité
18:02à faire des revenus
18:02et pas forcément
18:03à faire des bénéfices
18:05et des marges
18:06parce que quelque part,
18:07quand vous dites
18:08que les semi-conducteurs
18:09ne font que monter
18:10en Europe,
18:11c'est parce que
18:11le prix de la mémoire
18:12s'envole.
18:14Et donc ça veut dire
18:14quelque part
18:14que dans leur coût
18:15de production,
18:16vous avez quand même
18:17une inflation
18:17qui est en train
18:18de se...
18:19Et donc mécaniquement,
18:20même si la demande
18:21reste forte,
18:22à un moment donné,
18:23il y aura quand même
18:24un impact
18:24sur les marges.
18:25C'est-à-dire qu'on rentre
18:26dans un moment
18:26quand même plus fragile
18:28pour ce schéma
18:29de hausse permanente
18:30de la technologie.
18:31A partir du moment
18:31du moment où vous faites
18:31appel au marché,
18:33à partir du moment
18:33où votre capacité
18:35de financement
18:36dépend d'un marché
18:38obligataire
18:38sur lequel vous voyez
18:39qu'il y a un certain
18:40nombre de risques,
18:41vous ne pouvez pas
18:41totalement vous affranchir
18:44d'une tendance
18:44et vous ne pouvez pas
18:46considérer que vous êtes
18:46totalement inerte
18:48et que vous êtes insensible
18:49à l'environnement économique.
18:50Non.
18:51Que sur le long terme,
18:52ce soit un secteur
18:53qu'il faille continuer
18:54à privilégier,
18:55je n'ai pas de doute dessus,
18:56mais quand vous voyez
18:57en fait toutes les opérations
18:59de financement
19:00qui vont arriver,
19:01sachant que quelque part
19:02on peut quand même
19:03considérer que
19:04les banques centrales,
19:06même si elles ne montent
19:06pas les taux,
19:07quelque part les capacités
19:09de financement
19:09des investisseurs,
19:11les poches ne sont pas,
19:12les profondeurs
19:13ne sont pas infinies.
19:15Donc à un moment donné,
19:16on va bien se confronter,
19:18être confronté
19:18à la problématique
19:20de comment est-ce
19:20qu'on finance
19:21des entreprises
19:22qui sont de plus en plus
19:24chèrement valorisées
19:25avec des problématiques
19:27d'investissement
19:28de CAPEX
19:29sur lesquelles
19:30les rentabilités
19:31vont questionner
19:32les investisseurs
19:33à un moment donné.
19:34Ce grand rééquilibrage
19:36de l'épargne
19:36vers l'investissement,
19:37c'est ça qui génère
19:39des taux d'intérêt
19:40structurellement plus élevés.
19:41Une autre manière
19:42de regarder les choses,
19:43c'est le montant
19:44que les entreprises,
19:46le montant d'actions
19:47que les entreprises
19:48rachetaient jusqu'à présent
19:49sur le marché américain
19:51ou les retraites de cotes
19:52par rapport à l'offre
19:53d'émissions
19:54de nouvelles actions.
19:55Et pendant plus de 20 ans,
19:57l'offre nette
19:57a été négative.
19:58On rachetait toujours plus
20:00à coups de 1 000 milliards
20:01de share buybacks,
20:02etc.,
20:02de retraits permanents
20:03de la cote.
20:04Le phénomène d'attrition
20:05de la cote,
20:06on est de moins en moins
20:06d'entreprises cotées,
20:07de moins en moins
20:07d'actions, etc.
20:08Là, peut-être que 26 marquent.
20:11On verra, peut-être que
20:12l'offre nette
20:13sera encore négative,
20:14mais beaucoup moins
20:15que ce qu'elle a pu être
20:16pendant les années passées.
20:17Absolument.
20:17Et donc ça veut dire
20:18que c'est quand même
20:18aussi un support en moins
20:20pour la poursuite
20:21de la hausse des marchés.
20:23Et quelque part,
20:24quand vous arrêtez
20:25de racheter vos actions,
20:27c'est que vous commencez
20:28à vous dire peut-être
20:28que vos actions
20:29même commencent
20:29à être un peu chères.
20:31Et donc la logique...
20:32J'ai besoin du cash
20:32pour autre chose
20:33et puis en plus,
20:34peut-être que ce n'est pas
20:34le meilleur deal à faire.
20:35Absolument.
20:35Donc c'est peut-être
20:36encore un autre signal
20:37qui considère que l'argent
20:38devient de plus en plus cher
20:40et que quelque part,
20:41probablement que,
20:43si vous voulez,
20:43même si ça devient plus cher,
20:45il est plus intéressant
20:46d'aller vous refinancer
20:48sur des taux
20:49qui peut-être,
20:50vous anticipez aussi,
20:51vont devenir plus...
20:52Vos continues à monter
20:54et vos conditions
20:55de refinancement
20:56vont peut-être se dégrader
20:57malgré vos valorisations
20:58qui sont à des niveaux
21:00stratosphériques.
21:00Bon, Julien,
21:01est-ce que vous adhérez
21:02à l'idée que c'est
21:03une bulle in the making
21:04en formation
21:05autour du thème de l'IA ?
21:07Et je crois que vous préférez
21:09parler de bulle rationnelle.
21:11Donc c'est quoi l'oxymore ?
21:13C'est quoi le concept
21:14de bulle rationnelle ?
21:15Et pour l'investisseur,
21:16qu'est-ce que ça implique ?
21:16Bien sûr.
21:17J'ai du mal à m'exprimer.
21:20Non, mais j'aime bien
21:21ces concepts un peu frictionnels.
21:24Il y a un rationnel,
21:26on le voit bien dans SpaceX,
21:27et je crois qu'on l'a vu
21:28dans l'anthropique ce week-end,
21:30c'est que c'est la partie géopolitique.
21:33SpaceX n'existerait pas
21:34sans le gouvernement américain,
21:35et aujourd'hui,
21:36c'est de l'argent qui est levé
21:38pour développer un système
21:39qui sera souverain
21:39d'une manière ou d'une autre.
21:40C'est comme ça.
21:41C'est ainsi fait.
21:42Je crois que le 1100 milliards
21:44de Musk,
21:45dont Pauline parlait tout à l'heure,
21:47je suis sûr qu'il est ravi,
21:48mais je ne pense pas du tout
21:49que ce soit au cœur de son...
21:50Ah, je pense qu'il s'en fout totalement.
21:51Exactement.
21:52Ah, je pense qu'il faut
21:53savoir qui pèse,
21:54alors, pour son égo,
21:55déjà, surdimensionné.
21:57Je ne suis même pas sûr
21:57qu'il ait besoin de ça
21:58pour flatter encore un peu plus
21:59son égo pour dire les choses.
22:01Il a passé ce cap
22:01depuis bien longtemps.
22:02Oui, c'est ça.
22:03Il est où bien ?
22:04Donc, cette partie de valorisation,
22:07elle est tout à fait rationnelle,
22:08au sens où on est en train
22:09de presser simplement
22:10la valeur d'une position
22:12de domination à l'intérieur
22:13d'un conflit global.
22:15Je redis encore
22:16que nous sommes
22:17dans une situation de guerre.
22:17Je sais que ça ne soute pas aux yeux,
22:18mais j'en suis très convaincu.
22:20Oui, ça ne soute pas aux yeux.
22:22On ne l'entend pas tous les jours.
22:23Oui.
22:24Ce n'est pas Verdun.
22:25Ce n'est pas Verdun.
22:25Non.
22:26Ce n'est pas Verdun,
22:26c'est autre chose.
22:27Il y a plus de 100, 120 conflits
22:28aujourd'hui engagés dans le monde.
22:30Oui, oui, voilà.
22:31Donc, c'est quand même...
22:32Alors, rajoutons Fable 5
22:33qui est retiré ce week-end.
22:35Oui, qui est une autre forme de conflit.
22:36Oui, oui.
22:41Ça participe tout à fait
22:42du même mouvement.
22:43Et à partir du moment
22:44où on est là,
22:44la valeur d'une chose
22:45qu'un État de la taille
22:46des États-Unis soutient,
22:48impossible à dire.
22:49Ça peut valoir 1, 10, 100,
22:50je ne sais pas.
22:51Oui, oui.
22:51Je ne sais pas.
22:52Donc, ne nous posons pas
22:53la question de la valorisation.
22:54Il y a un rationnel derrière.
22:55Je sais que c'est aberrant
22:56de dire ça,
22:57mais pour moi,
22:57il y a un rationnel.
22:58Après, sur l'attitude
22:59des investisseurs face à la tech
23:00en général et sur l'IA
23:02en particulier.
23:02Alors, je ne reviens pas
23:03sur toute la partie
23:05fin des rachats d'actions,
23:06etc.
23:06Je suis entièrement d'accord
23:07avec tout ça.
23:08Et à l'endettement,
23:09c'est justement un des points.
23:11Il y a trois points
23:11chez Gayle Royce,
23:12trois points essentiels
23:13qui définissent la bulle,
23:15tel qu'il a écrit en 88
23:16dans son ouvrage.
23:17Le premier,
23:18c'est qu'il faut un excès
23:19de confiance.
23:19Je rappelle que l'excès
23:20de confiance n'apparaît pas
23:21d'un claquement de doigts.
23:22C'est quelque chose
23:23qui se construit
23:23pendant des trimestres
23:24et des années.
23:25Là, aujourd'hui,
23:26vous avez des entreprises
23:27pour reprendre ce que vous disiez,
23:28les entreprises américaines
23:29de tech qui ont fait
23:30du plus 20% par an
23:31quoi qu'il se passe.
23:32C'est un peu comme
23:33vous regardez
23:34votre contrat d'assurance
23:35où vous avez le choix
23:36entre 3 et 20 tout le temps.
23:37Vous prenez 20 tout le temps.
23:39Non mais...
23:40Ah non, mais oui.
23:41Qu'est-ce qui s'est passé
23:42dans le comportement
23:43des investisseurs ?
23:44C'est ça.
23:44Mais ce 20,
23:45ce 20 qui vient d'avant,
23:46est-ce qu'il va continuer ?
23:48Je n'y réponds même pas.
23:49Je sais que l'IA
23:50vient changer ça.
23:51L'IA vient changer
23:52la construction même
23:53de ce 20.
23:54C'est pour ça
23:54que ces entreprises
23:55sont en l'IA
23:55parce que l'IA
23:56est à nouveau
23:58un autre marché.
23:59Mais la confiance
24:00des investisseurs
24:00avec cette régularité,
24:02pendant 10 ans, 15 ans,
24:03elle est là
24:04sur les valeurs technologiques.
24:05Donc, ce premier point,
24:07il était déjà là
24:07avec Nvidia,
24:08on en avait parlé.
24:09Il n'y avait pas
24:10les autres thèmes.
24:10Il est encore plus aujourd'hui.
24:13Le second point,
24:14c'est l'apparition
24:15du nouveau paradigme.
24:16Je ne développe pas.
24:17Je crois que l'apparition
24:18du nouveau paradigme
24:19est là.
24:19C'est une révolution.
24:21Voilà.
24:21Et le fait que
24:22des investisseurs
24:23qui s'y intéressent
24:23ne comprennent pas réellement,
24:25et quand je dis ça,
24:26c'est absolument pas prétentieux,
24:28de comprendre réellement
24:29de quoi on parle.
24:30Je ne suis pas sûr
24:31que tous les gens
24:32qui ont acheté du SpaceX
24:34comprennent vraiment
24:34ce sujet-là.
24:35Il y a un nouveau paradigme,
24:37et en plus,
24:37on l'a adressé
24:38à des catégories
24:39d'investisseurs
24:40comme les privés,
24:41comme la gestion passive,
24:42qui en fait,
24:44n'ont pas envie
24:45de regarder dans le détail.
24:46Ils sont insensibles
24:47à la question
24:47du prix et de la valorisation.
24:49Du prix et de la valeur,
24:50mais au fait
24:50de ce que c'est vraiment.
24:51De ce que c'est vraiment.
24:52Quand Yann Lequin
24:53explique que les LLM,
24:55ça va à un moment
24:55s'arrêter pour autre chose
24:56sur quoi ils travaillent,
24:58je ne suis même pas sûr
24:59que cette idée
24:59ait traversé tous les gens
25:01et je dis un truc très simple.
25:03Et le troisième bloc,
25:05alors là, celui-là,
25:05il n'existait pas,
25:06en tout cas,
25:07je ne le voyais pas
25:07au moment où on parlait
25:08déjà il y a un an et demi,
25:09c'est la notion de levier.
25:11Sans levier,
25:11il n'y a pas de bulle.
25:12Ah oui, alors que là,
25:12le levier est présent partout.
25:13Le levier, on pourrait dire
25:15où est le levier
25:15chez les investisseurs ?
25:17Je ne le vois pas,
25:18mais ça m'est égal,
25:18il est dans les entreprises
25:19elles-mêmes.
25:20C'est ce qui a été décrit
25:21tout à l'heure.
25:22Il y a du levier en equity,
25:24il y a du levier en dette,
25:25et tout ça,
25:26ça crée une chaîne,
25:28ça crée une chaîne
25:28qui va toucher
25:29jusqu'aux obligations américaines,
25:30parce que je rappelle
25:31que Warch,
25:31il a dit que lui,
25:32réduire le bilan,
25:33ça l'intéressait.
25:35Voyons ce qui se passe
25:35si ça trébuche
25:36un tout petit peu
25:37sur l'IA,
25:37et pourquoi je dis tout à l'heure
25:38qu'il y aura une baisse de taux
25:39de côté de la Fed,
25:40et je pense qu'elle peut intervenir
25:41cette année,
25:42ce n'est pas pour essayer
25:44d'atténuer un ralentissement économique
25:46en tant que tel,
25:47c'est parce que ce qui risque
25:48de se passer sur l'IA,
25:49ça va déclencher
25:49une réaction très rapide
25:50de la Banque centrale américaine.
25:52Je pense que nous sommes
25:53effectivement dans une bulle.
25:54Je vous traduis un peu,
25:56Julien,
25:56mais quand on coche
25:58toutes les cases
25:59de Galbraith,
26:00effectivement,
26:01la rationalité
26:02pour l'investisseur,
26:03c'est quand même
26:03de devenir très vigilant,
26:05ça veut dire
26:06qu'il y a un risque
26:07pour vous
26:07à un moment
26:08de correction
26:09du thème de l'IA
26:10et d'une économie américaine
26:13tellement dépendante
26:14à ce thème de l'IA
26:15aujourd'hui
26:16que cette correction boursière
26:17peut engendrer
26:18des effets macroéconomiques
26:19qui obligeront
26:20la Banque centrale américaine
26:21à réagir assez vite.
26:22Quand la bulle,
26:24on connaît l'adage,
26:25le marché peut rester irrationnel
26:27plus longtemps
26:27que vous n'êtes pas en profonde.
26:30Il ne s'agit pas du tout
26:31d'être contre un marché,
26:32d'être contre un vent,
26:32c'est simplement
26:33de diagnostiquer,
26:34de savoir où on en est.
26:35Ce qui va avec
26:36pour un investisseur,
26:37je pense notamment
26:37à un investisseur privé,
26:38c'est qu'il y a beau y avoir ça,
26:40ce n'est pas grave
26:40de détirer un peu
26:41de ce compartiment
26:42parce que le fait
26:43de ne pas en détenir,
26:44si c'est 20% plus haut
26:45dans trois semaines,
26:45les gens voudront l'acheter.
26:47Donc, il vaut mieux
26:47en avoir un petit peu,
26:48que ce n'est pas la peine
26:49de le quitter.
26:50Ça réduit un peu
26:51le degré de FOMO,
26:52quand on en a.
26:54C'est du notch
26:57dans le texte de Schiller.
26:59Et le dernier point,
26:59c'est effectivement,
27:00si on adhère à cette vision,
27:02je la défends maintenant
27:03parce que je suis assez convaincu,
27:05à ce moment-là,
27:05il faut plutôt attendre
27:06une pontification
27:07parce que les taux longs,
27:08ils ne vont pas baisser,
27:09compte tenu des masses
27:10qui sont en jeu,
27:11à une pontification
27:11sous l'effet de la Fed.
27:12Est-ce qu'on repart ?
27:13Effectivement,
27:14pour reprendre un peu
27:15les tendances pré-guerre,
27:16ça nous ramène à ce sujet aussi,
27:17Geoffroy.
27:18Donc, je rappelle
27:19les deux, trois grands trades
27:20qu'on avait avant la guerre
27:21en début d'année.
27:22C'était l'idée
27:23de la pontification
27:23des courbes de taux.
27:24Est-ce qu'on y revient ?
27:25C'est la question que je vous pose.
27:26C'était l'idée
27:27que le dollar
27:28pouvait continuer de baisser,
27:29notamment face à
27:30certaines devises asiatiques.
27:32C'était un peu l'idée
27:33que c'était l'année
27:34des devises asiatiques.
27:35L'euro avait beaucoup,
27:36l'euro-dollar
27:36avait beaucoup monté
27:38en 2025.
27:38Et puis, l'idée aussi
27:41d'une forme
27:42de diversification
27:44vers le cycle,
27:45avec des secteurs
27:47plus cycliques
27:47qu'il fallait favoriser,
27:49que ce soit aux Etats-Unis
27:50ou en dehors des Etats-Unis,
27:51d'où l'Europe,
27:52d'où certaines thématiques
27:53émergentes également.
27:55Sur les taux,
27:56on repart vers un mouvement
27:57de pontification, là.
27:59Et je ne sais pas
28:00comment vous recevez
28:02l'idée
28:02de pousser par Julien
28:04que la Fed
28:05pourra à un moment
28:07délivrer effectivement
28:08les baisses de taux
28:09mises en suspens
28:10mais qui étaient attendues
28:11en début d'année.
28:12Oui, non,
28:13par rapport à ce scénario-là,
28:13je pense qu'il ne faut pas
28:14du tout l'écarter.
28:15C'est un scénario
28:16qui est assez probable.
28:17Si on revient encore une fois
28:18sur ce qui était anticipé
28:19en début d'année,
28:20en début d'année,
28:21on avait plutôt des baisses
28:22de taux qui étaient anticipées,
28:24la pontification,
28:25le fameux élargissement
28:26à tous les secteurs
28:27au sein des différents
28:28marchés actions.
28:29Et c'est vrai que là,
28:31ça a eu lieu
28:31pendant deux mois,
28:32on va dire,
28:33avec pas mal de sous-bresseaux,
28:35notamment avec tout ce qui était
28:36des disruptions justement
28:37liées à l'IA
28:38et qui ont pénalisé
28:39des secteurs entiers,
28:40les logiciels, etc.
28:41Là, depuis le mois de mars,
28:44tout a changé.
28:45Si on se dit
28:46que le deal
28:46qui devrait avoir lieu
28:48remet,
28:49rebânt un peu les cartes
28:49et qu'on puisse revenir
28:51sur ce scénario,
28:52oui,
28:53on doit retourner
28:54sur un élargissement,
28:56on va dire,
28:56en termes d'investissement
28:58sur d'autres secteurs
29:00qui pourraient profiter
29:01d'une phase
29:02un petit peu positive.
29:03maintenant,
29:04je pense qu'il faut être prudent
29:05parce qu'on a eu
29:05un très beau rebond
29:06des marchés actions
29:07depuis les points marx.
29:08Une partie a déjà été anticipée.
29:09Que ce soit les marchés
29:10actions américains
29:11ou européens,
29:12on a déjà eu
29:12un très beau rebond.
29:13Là,
29:14ça donne un petit peu
29:14encore de souffle
29:16à ce mouvement
29:17d'avoir des nouvelles
29:18assez positives
29:19qui viendraient
29:20du Moyen-Orient.
29:21Maintenant,
29:22c'est vrai que la thématique
29:23de la tech
29:24reste prépondérante.
29:25On le voit avec SpaceX,
29:26on le voit avec
29:27des valeurs
29:28qui ont donné
29:29des perspectives
29:30de bénéfices
29:31et des niveaux de CAPEX
29:32extrêmement bons
29:33dans les périodes
29:34de résultats
29:34du premier trimestre.
29:35Ce qui sera intéressant
29:36à suivre,
29:37ce sera les publications
29:38pour le deuxième trimestre
29:39qui vont arriver
29:40finalement assez rapidement.
29:41Je crois que d'ici
29:423-4 semaines,
29:43on devrait avoir
29:44les prochaines publications.
29:46Et ça,
29:46ça donnera encore
29:47un marqueur
29:47et un indicateur
29:49de la santé
29:50des sociétés.
29:52Et c'est plutôt ça
29:53qui porte le marché.
29:54C'est la santé
29:55des entreprises
29:56aujourd'hui
29:56et du secteur de la tech.
29:58Maintenant,
29:58c'est vrai que
29:58quand on regarde
29:58les résultats ont été
29:59tellement bons
30:00qu'on a vu
30:01une partie du marché
30:03directée
30:03même avec
30:04la hausse
30:05des résultats.
30:07Exactement.
30:07Il y a eu un directing
30:08donc finalement
30:09ça paraît moins cher
30:09qu'avant
30:10du Edvidia
30:11qui se payait 40 fois
30:12ça se payait plus que 20 fois.
30:13Donc c'est vrai
30:13qu'on a
30:14cette dynamique
30:15qui reste importante
30:16mais maintenant
30:17on a eu une concentration
30:18très très forte.
30:19Il y a
30:202-3 secteurs
30:21qui tirent
30:21les indices européens
30:22l'énergie,
30:23la tech,
30:24un peu les banques
30:25mais c'est surtout
30:25ces secteurs-là
30:26qui tirent
30:26les indices européens
30:28et puis il y a
30:294-5 valeurs
30:29qui sont vraiment
30:30en tête de peloton
30:31et qui tirent fortement
30:32les indices.
30:33Donc il y a une forte
30:34concentration.
30:35Partout,
30:35pas juste aux Etats-Unis
30:36comme vous dites.
30:37Tous les indices
30:37sont très concentrés
30:39autour de quelques valeurs
30:40en Asie aussi
30:41et l'indice coréen
30:41notamment
30:42avec les deux valeurs
30:43qui tirent l'indice.
30:45Donc c'est vrai
30:46qu'on a cette concentration
30:47et si on avait
30:48un tout petit peu
30:48en tout cas
30:49de rotation
30:50et d'élargissement
30:51ça serait
30:52on va dire
30:53le scénario positif
30:54qui se remettrait
30:55en place
30:55qui a l'air
30:57de se dessiner
30:57aujourd'hui
30:58compte tenu
30:59des différentes discussions
31:00qu'on voit
31:00côté Moyen-Orient
31:02encore une fois.
31:02Quand on est
31:03professionnel
31:03de la gestion d'actifs
31:04et qu'on doit
31:05gérer le risque
31:06aussi pour ses clients
31:08est-ce que ce que
31:08vous décrivez là
31:09c'est déjà quelque chose
31:10qu'on met en place
31:11dans les portefeuilles
31:12dans les allocations
31:13ou qu'on recommande
31:15Geoffroy
31:17chercher dans le marché
31:18la diversification
31:21et sortir peut-être
31:22un peu du monothème
31:23autour de l'IA
31:24pour ceux qui seraient
31:25trop investis.
31:27Oui alors là
31:27pour le coup
31:27sortir du monothème
31:29de l'IA
31:29c'est idéalement
31:31il faut le faire
31:32maintenant il faut être
31:32très discipliné
31:33et aujourd'hui l'IA
31:34il y a toujours
31:35une bonne raison
31:36d'être investi sur l'IA
31:37hier c'était le FOMO
31:39avec un momentum
31:41très positif
31:42après on a eu le TIDA
31:44qu'est-ce qu'on achète
31:45d'autre
31:45à part la tech
31:47aujourd'hui
31:48quels sont les secteurs
31:49qui vont vraiment profiter
31:50qui peuvent faire mieux
31:51que la tech demain
31:52donc aujourd'hui
31:54on voit bien
31:54que le secteur
31:54peut-être
31:55on revient peut-être
31:56sur des choses
31:56un peu plus cycliques
31:57un peu plus de la consommation
31:59mais c'est encore
31:59très fragile
32:00donc on peut attendre
32:03un petit peu
32:04de voir comment ça se passe
32:05au moins jusqu'à
32:06la signature vendredi
32:07du deal effectué
32:09entre les Etats-Unis
32:10et l'Iran
32:10et puis d'avoir
32:11un petit peu plus
32:12d'informations
32:12sur la direction
32:14de Kevin Warsh
32:15avec la réserve fédérale
32:16américaine
32:17mais maintenant
32:18on est sur du temps
32:19si on regarde
32:19de façon très très court terme
32:21sur du temps long
32:22on a quand même
32:23une dynamique
32:24qui reste assez porteuse
32:26pour le moment
32:26sur les actions
32:27globalement
32:28donc aujourd'hui
32:30ça paraît difficile aussi
32:31de ne pas être
32:32dans le mouvement
32:33comme ça a été dit
32:34aujourd'hui
32:35il y a un mouvement
32:36qui est quand même fort
32:36comme on gère
32:38tactiquement le moment
32:39avec une vision stratégique
32:41autour de la tech
32:41c'est vrai qu'on en a
32:43beaucoup parlé
32:43avant l'introduction
32:44en bourse de SpaceX
32:45mais on a vu
32:46ce que j'appelle
32:46des micro-secousses
32:49on a vu un peu plus
32:50de fébrilité
32:50de volatilité
32:51dans ce thème de la tech
32:52qui est un thème
32:53d'ailleurs qu'il faut définir
32:54parce que ça devient
32:54quand même un thème
32:55qui bouge
32:57on ajoute aux thèmes
32:59de l'IA
32:59des thèmes liés
33:00à l'énergie
33:01à l'électrification
33:03etc
33:03qui sont des thèmes
33:04connexes certes
33:05mais qui sont des thèmes
33:05qui profitent aussi
33:06de cette méga tendance
33:09de l'IA
33:10François
33:10où est-ce que vous avez
33:12le meilleur
33:12rich reward
33:13dans cette idée
33:14de l'IA
33:15et puis
33:15comment on se diversifie
33:17c'est quoi la bonne
33:18diversification à avoir
33:19dans un portefeuille équilibré
33:20ça me fait plaisir
33:21quand vous commencez
33:21à parler de risque
33:22parce que ça a été abordé
33:23en disant
33:24on achète peut-être
33:24à des moments donnés
33:25parce qu'on ne peut pas
33:26ne pas acheter
33:27et que quelque part
33:28en fait il y a une part
33:29de rationnel
33:29qui consiste à dire
33:30qu'in fine
33:31c'est soutenu
33:32par des gouvernements
33:33c'est une guerre
33:35mais quelque part
33:36la question
33:37que vous devez
33:37peut-être poser
33:38à vos clients
33:40c'est pourquoi
33:40est-ce qu'ils sont venus
33:41vous chercher
33:41est-ce qu'ils sont venus
33:42vous chercher
33:42pour que
33:43quoi qu'il arrive
33:44vous friez
33:46dans un mouvement
33:47où vous sentez bien
33:48que les risques
33:48sont sous-estimés
33:49aujourd'hui
33:50parce que quand on dit
33:50que c'est pas très très
33:51chèrement valorisé l'IA
33:52on est en train
33:53d'intégrer
33:54des croissances
33:55qui sont stratosphériques
33:57de 25% par an
33:58pendant des années quoi
33:59absolument
33:59et surtout
34:00on est en train de dire
34:00que c'est sans incertitude
34:03bon
34:04quand vous avez
34:05un peu d'expérience
34:06sur les marchés
34:06vous vous rendez compte
34:07en fait que quelque part
34:08quand vous regardez
34:09des valorisations
34:10qui sont toujours
34:10forward looking
34:12forcément vous intégrez
34:13une croissance
34:14et vous faites un pari
34:15sur le fait
34:15que cette croissance
34:16va être réalisée ou pas
34:18non
34:18je pense qu'aujourd'hui
34:20on a un marché
34:21qui est extraordinairement
34:24bien valorisé
34:25et un autre pan du marché
34:27qui est plutôt bon marché
34:29on peut pas s'affranchir
34:31totalement de la tendance
34:32parce que quelque part
34:33votre client va vous demander
34:34qu'est-ce que vous faites
34:35vous avez peut-être raison
34:36vous aurez peut-être raison
34:37faute de ne pas être investi
34:38dans cette partie-là
34:39j'imagine
34:39mais il faut quand même
34:41bien garder en tête
34:42aujourd'hui
34:42ce qu'on est en train d'acheter
34:44et c'est surtout
34:44que je reviendrai aussi
34:45sur les problématiques
34:46de gouvernance
34:47c'est-à-dire qu'effectivement
34:49vous pouvez toujours
34:49être un actionnaire
34:51minoritaire
34:51auprès de SpaceX
34:53et d'Elon Musk
34:54qui est immensément riche
34:55ce que vous êtes en train de dire
34:56quand même
34:56quand vous investissez
34:57dans une boîte comme ça
34:58qui est sans doute incontournable
34:59et qui est aujourd'hui
35:02qui représente aujourd'hui
35:03bien cet engouement
35:04de marché
35:05ce que vous êtes en face
35:06d'un actionnaire majoritaire
35:09qui a à peu près
35:1142%
35:12des droits de vote
35:1380%
35:14et qui a 84%
35:15des droits de vote
35:16et donc si vous êtes investisseur
35:18et que votre rôle
35:18c'est de faire de l'argent
35:20il n'y a pas à réfléchir
35:22c'est de rentrer
35:24dans un mouvement
35:24de spéculation
35:25et si votre rôle
35:27c'est justement
35:28de pouvoir acheter
35:29des entreprises
35:29sur lesquelles
35:30vous pensez
35:31qu'à moyen terme
35:31du fait de leur valorisation
35:33aujourd'hui
35:34le potentiel
35:35la capacité
35:36à pouvoir générer
35:37de l'argent
35:37sur le moyen terme
35:39est un peu plus élevé
35:39dans ce cas
35:40je pense qu'il y a
35:41tout un pan de la cote
35:42notamment sur une économie réelle
35:45avec une amélioration
35:46qu'on peut envisager
35:48d'un point de vue
35:49du cycle
35:50d'un moment ou l'autre
35:51et aller chercher
35:52des valeurs
35:52sur lesquelles
35:53vous avez des retards
35:54de valorisation
35:55et ça nous ramène à l'Europe
35:55c'est ce que vous disiez
35:56un petit peu au début
35:57de l'émission
35:58ça doit nous ramener
35:59aussi à l'Europe
35:59et c'est pour cela
36:00qu'il ne faut pas
36:01faire la fine bouche
36:02parce qu'aujourd'hui
36:02l'Europe rebondit
36:04très faiblement
36:05ne serait-ce que
36:05parce qu'aussi
36:06en Europe
36:06vous avez
36:07les indices aujourd'hui
36:08il faut dire
36:08qu'ils ne représentent
36:09plus grand chose
36:10vous avez
36:10une forte composante
36:12sectorielle des indices
36:13et c'est sûr
36:13que les indices européens
36:15qui sont bien pondérés
36:16en valeur énergétique
36:18mais aussi en valeur
36:19utilities
36:19de la transition énergétique
36:21qui ont bien fait avant
36:22c'est peut-être normal
36:23aujourd'hui
36:23que du fait du poids
36:25de ces deux secteurs
36:25vous ne voyez pas
36:26des indices
36:26qui soient significativement
36:28haussiers
36:29je rappelle
36:30parce que ce n'est pas
36:31forcément quelque chose
36:32qu'on a tous bien
36:33dans nos radars
36:34l'indice S&P Clean Energy
36:36qui n'est pas juste
36:37un indice américain
36:38mais qui est composé
36:39d'entreprises
36:41globales
36:41mondiales
36:42dédiées à l'énergie
36:43propre
36:44en l'occurrence
36:45vous prenez
36:46fin 24
36:47ou début 25
36:48retour de Donald Trump
36:49aux affaires
36:49l'indice il fait 100%
36:51à date
36:52le Nasdaq
36:53on est à plus 50
36:54peut-être
36:55voilà
36:55donc pour dire
36:56qu'il y a aussi
36:56d'autres thématiques
36:57depuis le retour
36:58aux affaires de Donald Trump
36:59qui ont encore plus profité
37:00que le Nasdaq
37:0130 secondes Julien
37:02si on peut dire un mot
37:03de la logique de marché
37:04effectivement
37:05enfin de la logique
37:06d'investissement
37:07de l'allocation
37:07oui
37:09j'ai changé l'allocation
37:11j'ai des cycles
37:11de 2 ans et demi
37:12risk on
37:12et 1 an et demi
37:13risk off
37:13à peu près
37:14modulo plus ou moins
37:15donc on rentre dans le risk off
37:16là
37:16non non
37:17mi-décembre
37:17je vous avais dit
37:18je suis passé en risk off
37:19donc je ne détiens
37:20que 20% d'action maximum
37:22quasiment que des produits de base
37:23et tout le reste
37:24c'est des obligations
37:25et de courte durée
37:26et je pense qu'il faut passer
37:27pas trop de durations
37:28sur l'obligation
37:28il faut passer un an
37:29comme ça je crois
37:30merci messieurs
37:31rendez-vous dans un an
37:32peut-être avant
37:32mais on reparle
37:34on reparle tous les jours
37:35de toute façon
37:36merci à vous trois messieurs
37:37d'avoir été invités
37:37de Planète Marché
37:38ce soir
37:38François Dossou
37:39Sienna IM
37:40Geoffroy Lenoir
37:41Ofi Invest AM
37:42et Julien Le Bonnezal
37:43Itoro Patrimoine

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