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  • il y a 5 semaines
Lundi 15 décembre 2025, retrouvez Dorian Foulon (Stratégiste Junior, Cholet Dupont Oudart), Geoffroy Lenoir (Co-directeur de la gestion collective, Ofi Invest Asset Management) et Xavier Chapard (Stratégiste, LBP-AM) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.

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Transcription
00:00Générique
00:003 invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
00:13Geoffroy Lenoir est à nos côtés, co-directeur de la gestion collective chez Ofi Invest AM.
00:17Bonsoir Geoffroy.
00:18Bonsoir Grégoire.
00:19A nos côtés également Dorian Foulon, que nous accueillons pour la première fois,
00:23stratégiste junior chez Cholet, Dupont, Houdard.
00:25Bonsoir et bienvenue Dorian.
00:27Bonsoir Grégoire.
00:28Merci d'être avec nous et Xavier Chapard est également à nos côtés, stratégiste chez LBP AM.
00:33Bonsoir Xavier.
00:33Bonsoir Grégoire.
00:34Xavier, les dernières décisions de Banque Centrale sont devant nous et nous offrent,
00:39c'est ce que je disais en introduction, toute la gamme des possibilités avec une pause attendue,
00:44un statu quo attendu à nouveau du côté de la Banque Centrale Européenne,
00:47une baisse du côté de la Banque d'Angleterre ce jeudi et dans la nuit de jeudi à vendredi,
00:51une hausse très probable du côté de la Banque du Japon.
00:55Qu'est-ce que ça nous dit de l'environnement de voir trois banques centrales majeures, G7,
01:01délivrer des décisions différentes au même moment ?
01:05Ce qu'on pense c'est qu'on est à la fin du cycle général de baisse,
01:09on a eu 150 points de base de baisse de taux globale dans le G10 depuis 2024,
01:15et en gros on reste sur une tendance de légère baisse au global,
01:20si je prends toutes les banques centrales, mais beaucoup moins fort et moins rapide,
01:25avec justement des divergences entre les différentes banques centrales,
01:27et donc on s'attend à d'ici l'été prochain en fait arriver à la fin du cycle de baisse totale,
01:34avec encore peut-être 10 points de base de baisse du taux moyen.
01:37Donc encore un petit peu, mais on s'approche de la fin du cycle généralisé.
01:41Après chaque pays a ses spécificités,
01:44il y a encore un peu de marge en Angleterre pour baisser les taux,
01:47un tout petit peu aux Etats-Unis.
01:49En Europe on voit qu'il n'y a pas de volonté d'aller plus loin,
01:53même si on pourrait espérer encore un peu de baisse,
01:56a priori il n'y en aura pas.
01:58Et puis le Japon reste...
02:01Mais il était tout seul dans son cycle de hausse de taux.
02:03Ils sont en avance ou en retard, je ne sais plus,
02:05enfin ils sont à part quoi.
02:06Ils sont décorrélés.
02:08Mais une banque centrale qui est plus corrélée,
02:09c'est l'Australie qui a dit la semaine dernière
02:12qu'elle pourrait commencer à remonter les taux dès le premier trimestre.
02:15Donc là ça serait vraiment montrer qu'il y a des divergences,
02:19c'est qu'on n'est plus dans le cycle de baisse généralisée des taux.
02:23Si on arrive au bout du cycle de baisse de taux,
02:25et c'était d'ailleurs, ça fait partie des prévisions d'un institut comme l'OCDE aussi
02:30qui s'était exprimé il y a quelque temps,
02:33Xavier, les points d'atterrissage des taux,
02:36qu'est-ce qu'ils nous disent de nos économies aujourd'hui ?
02:40Alors si je prends la moyenne de toutes les grosses banques centrales,
02:43en fait on arrive dans le haut du range du taux neutre.
02:46C'est un peu ce qu'a dit Powell pour la Fed la semaine dernière.
02:50On se cale à peu près tous à ce niveau-là.
02:53Exactement.
02:53Alors après ce taux un peu neutre pour l'économie est différent selon les pays,
02:58c'est en gros 2% pour la zone euro, donc on y est.
03:01C'est peut-être 3,5% pour la Fed,
03:05donc il y a peut-être un tout petit peu de marge.
03:07Donc qu'est-ce que ça veut dire ?
03:08Ça veut dire que les banques centrales arrêtent de freiner l'économie,
03:11ce qu'elles faisaient après la hausse de l'inflation qu'on a connue en 2022-2023,
03:15mais qu'elles ne passent pas en mode accélération de l'économie.
03:19C'est-à-dire qu'il n'y a pas besoin de soutien supplémentaire
03:21parce que l'inflation reste un peu élevée et parce que la croissance tient à peu près.
03:26Donc elles se mettent en position neutre et d'attente.
03:30Alors que sur les cycles précédents, on avait l'habitude qu'une fois qu'elles avaient ramené les taux au taux neutre,
03:36généralement on allait beaucoup plus bas.
03:38Là, ce n'est pas le cas.
03:39Donc ça veut dire des taux qui restent durablement un peu élevés par rapport à ce qu'on connaissait avant le Covid.
03:44Avec un risque inflationniste évidemment différent de ce qu'on a connu dans le cycle précédent, pré-Covid.
03:50C'est ce qu'il faut comprendre, Xavier.
03:51Si on regarde la zone euro, par exemple, avant le Covid, on avait une inflation qui, bon an, mal an, était entre 1 et 1,5.
03:57Et on n'arrivait pas à la faire revenir à 2.
04:00Là, aujourd'hui, on est plutôt à 2.
04:04Bonne position.
04:05Bonne position.
04:05Il n'y a plus besoin d'avoir un gros biais accommodant comme ce qu'on avait avant le Covid.
04:10Combien de temps la pause des banques centrales peut-elle durer ?
04:12Est-ce que c'est une pause prolongée ?
04:15Ou est-ce qu'on est déjà, comme le dit la gouverneure de la Banque d'Australie,
04:18déjà dans l'idée d'un début de commencement, d'un nouvel ajustement des taux à la hausse ?
04:24Le problème, c'est que quand on arrête les baisses, évidemment, le prochain mouvement, c'est la hausse.
04:28Après, la hausse, à mon avis, il ne faut pas s'enflammer.
04:32Notamment, la Banque d'Australie, c'est un petit pays très ouvert qui a ses propres évolutions.
04:37Le Canada ne devrait pas monter ses taux l'année prochaine, encore.
04:41La BCE ne devrait pas les monter au moins jusqu'à mi-2027.
04:44Il y a quand même quelques mois de pause possibles.
04:46A priori. Et de risque dans les deux sens, en fait.
04:49Parce que si l'économie va beaucoup moins bien qu'attendu, on peut avoir un peu plus de baisse.
04:54Et si, par contre, l'inflation repartait plus vite que ce qu'on pense, elles peuvent ajuster à la hausse.
04:58Mais en moyenne, on peut rester un an et demi avec des taux un peu stables.
05:03Ce n'est pas anachronique d'imaginer une banque centrale, toutes choses égales par ailleurs,
05:07qui maintienne un statu quo sur ses taux pendant plusieurs trimestres.
05:11Exactement. C'est ce qu'on appelle les ajustements de milieu de cycle.
05:15C'est ça.
05:15Si le cycle économique tient, et qu'on est bien dans le milieu du cycle,
05:19c'est normal d'avoir des taux un peu neutres pendant quelques trimestres.
05:22Geoffroy, Geoffroy Lenoir, fin des baisses de taux des banques centrales.
05:25Enfin, on s'en approche, là, dans les prochains mois, au cours de la première partie de l'année 2026.
05:30Est-ce que c'est aussi ce que vous avez en tête chez Ophi Invest AM ?
05:33Et qu'est-ce qui peut nous faire dérailler, dans un sens ou dans l'autre, de ce scénario,
05:38qui semble être assez bien anticipé, d'ailleurs, par les marchés aujourd'hui ?
05:42À la marge, ici et là, peut-être quelques ajustements.
05:44Mais globalement, c'est le sens du voyage que tout le monde a compris.
05:47Oui, on est vraiment sur des anticipations de marché qui sont bien ancrées,
05:50que ce soit côté États-Unis, avec la Réserve fédérale, qui a donné un message assez clair.
05:55Ça a été dit, à priori, pas de baisse de taux à venir dans les prochains mois.
05:58On va se laisser le temps de voir un petit peu les données.
06:01Je rappelle qu'on a eu une période de shutdown aussi.
06:03On n'a pas eu toutes les données.
06:04On va prendre les données sur le front de l'emploi aux États-Unis.
06:07Ça va être assez intéressant à regarder, même si, aujourd'hui,
06:09on ne s'attend pas forcément à quelque chose de très mauvais.
06:12Disons qu'il y a une tendance.
06:14Il y a eu cet argument qui avait été donné pour baisser encore les taux
06:19récemment par la Réserve fédérale américaine.
06:21Maintenant, on verra ce que nous donnent les données de l'emploi.
06:23On aura les données d'octobre et novembre.
06:25C'est ça qui sera intéressant à surveiller.
06:27Et puis, sur le front de l'inflation, c'est vrai qu'on n'a pas les données d'octobre
06:29et on va avoir les données de novembre qui vont être publiées.
06:32C'est vrai que c'est un peu exceptionnel, il faut le rappeler,
06:34de ne pas avoir toutes les données.
06:35Mais dans l'ensemble, ça laisse aujourd'hui un peu de temps pour la Réserve fédérale
06:39pour baisser ses taux.
06:41Ce qu'on voit dans le marché, c'est qu'il y a une demi-baisse anticipée
06:44pour le mois de mars et une d'ici l'été prochain, on va dire.
06:47Une complète d'ici l'été prochain.
06:49Voilà, et ça correspond un petit peu à ce qui est dans les dots,
06:53les dots de la Fed, avec une baisse en 2026 et je crois une autre plus tard.
06:59Nous, ce qu'on voit côté Offi Invest, c'est qu'on se dit qu'il y a encore peut-être
07:02une à deux baisses sur 2026 et après qu'elle devrait en tout cas être en pause.
07:07Alors, ce n'est pas tellement différent de ce qu'elle a fait les années précédentes.
07:11Parce que c'est vrai que si on revient un petit peu en arrière,
07:122024, la Fed a baissé trois fois sur la fin de l'année.
07:162025, on voit qu'elle a baissé trois fois sur la fin de l'année.
07:18Alors, on peut dire qu'elle peut peut-être faire une pause pendant quelques mois
07:21et puis rebaisser encore un petit peu selon les anticipations d'inflation
07:25et les perspectives sur le chômage.
07:27Alors, il peut se passer plein de choses d'ici là.
07:28On aura les mid-terms, on aura peut-être des évolutions sur d'autres dossiers
07:33avec les droits de douane.
07:35Alors, les droits de douane, on voit que les droits de douane,
07:36bon, tout n'est pas complètement passé.
07:38Donc, ce n'est pas forcément trop inflationniste de ce côté-là.
07:41Donc, l'inflation a l'air d'être bien ancrée.
07:43Et on est vraiment dans un phénomène un peu de Goldilocks aux Etats-Unis.
07:46C'est ce que nous vend pour elle.
07:48Plus de croissance et moins d'inflation.
07:49Donc, je ne sais pas comment le dire autrement.
07:50Plus de croissance et moins d'inflation, c'est le scénario idéal.
07:52Alors, c'est Goldilocks où c'est moins stagflationniste que craint.
07:57C'est vrai.
07:58Parce que je regardais par rapport à la fin de l'année dernière,
08:01les dernières projections de la Fed, c'est quand même un PIB
08:03qui est au même niveau que ce qu'il prévoyait il y a un an,
08:05pour les prochaines années, en prévision,
08:08et une inflation qui est un point au-dessus de ce qu'elle prévoyait.
08:11Donc, il y a quand même un choc stagflationniste.
08:13Mais qui est beaucoup moins fort et plus graduel que ce qu'on pouvait craindre.
08:16Sur cette pause des banques centrales, Dorian,
08:19enfin, cette pause à venir, j'entends,
08:22est-ce que ça paraît une pause solide ?
08:25Est-ce que c'est une bonne nouvelle ?
08:26Est-ce que c'est le reflet de bonnes nouvelles économiques,
08:29en tout cas attendues comme telles pour 2026 ?
08:32Ou est-ce qu'il y a des pauses qui peuvent être plus fragiles que d'autres,
08:35aussi, dans l'idée que les banques centrales arrivent au bout de leur cycle de baisse de taux ?
08:39Moi, je pense que c'est un petit peu des deux.
08:40Je pense qu'il faut prendre, il faut voir le côté positif,
08:43mais il ne faut pas aussi se voler la face et se dire qu'il n'y a que du positif.
08:46Bien sûr, c'est une pause, parce qu'on a une croissance quand même,
08:50on voit bien un peu partout, des croissances qui sont quand même revues à la hausse.
08:53Encore une fois, je ne vais pas reparler du scénario Goldilocks de la Fed,
08:57mais bon, on a quand même tous ces éléments...
09:00On sera à 2000% de croissance l'an prochain, en moyenne, aux Etats-Unis.
09:04D'après la Fed !
09:05D'après la Fed, elle peut, évidemment.
09:07Alors, sur le sujet des Etats-Unis...
09:09Elle n'est pas le joueur le plus petit du marché.
09:12Sur le sujet des Etats-Unis, justement, il y a quand même pas mal de risques.
09:15Il y a quand même beaucoup de risques.
09:17On pense... Alors, il y a aussi beaucoup de potentiels,
09:19mais c'est les potentiels avec chaque potentiel à fait un type de risque.
09:23Et on pense que, donc, ça pourrait...
09:26Le scénario central reste aussi assez positif.
09:29Et donc, ce serait assez logique d'avoir plutôt des taux qui ne bougeraient pas,
09:34qui baisseraient très légèrement.
09:36Par contre, voilà, il faut surveiller quelques données.
09:38On l'a dit, il y a des données qui ont été décalées avec le shutdown, l'inflation.
09:41Powell a quand même dit que les droits de douane, c'était transitoire.
09:45On l'a déjà entendu il y a quelques années.
09:48Finalement, ce n'était pas transitoire.
09:50Donc, moi, je m'interroge sur ça.
09:52Aujourd'hui, je pense que c'est difficile de pouvoir extrapoler sur tout ce qu'on a,
09:56tous les chiffres qu'on a aujourd'hui.
09:57Mais je pense qu'il va falloir surveiller ce sujet.
10:00Il y a un autre sujet...
10:01Juste là-dessus, Dorian, parce que vous n'êtes pas le seul,
10:03il y a un vrai risque que la réserve fédérale américaine,
10:06je ne sais pas,
10:08remette un peu trop d'huile sur le feu, entre guillemets,
10:10quand bien même la position de politique monétaire n'est pas accommodante,
10:14avec de la liquidité court terme réinjectée dans les marchés
10:18et toujours quand même un biais qui maintiendrait l'idée
10:22d'une ou quelques baisses de taux.
10:25Est-ce que ça peut raviver ou participer à raviver, effectivement,
10:29une inflation latente qui...
10:33Ça pourrait, mais je pense que c'est quand même contrôlé.
10:35À mon avis, c'est quand même, on voit que...
10:37C'est un risque quand même qui a diminué, vous dites ?
10:39Je pense que c'est un risque qui a diminué.
10:42Et puis surtout, ce que j'allais dire aussi,
10:44c'est qu'il faut voir que le shutdown, on n'en parle plus beaucoup,
10:47mais on pourrait avoir à nouveau un shutdown en janvier.
10:49Ah, bien sûr ! Rendez-vous fin janvier, bien sûr !
10:51Donc ça, ça pourrait peser un petit peu sur le scénario de croissance,
10:56ce qui pourrait justement peut-être être un petit peu plus positif pour l'inflation.
11:01Mais donc, on va voir la réponse de la Fed à ça.
11:04On va voir déjà si on a à nouveau un shutdown,
11:05parce que le problème central sur l'Obamacare
11:08n'est toujours pas résolu.
11:10Et on sait aussi que le shutdown qu'on a eu il y a un mois
11:14a coûté à peu près 1,5 point de PIB.
11:16Qui seront rattrapés et qui sont en train d'être rattrapés
11:20si on n'a pas de shutdown à nouveau.
11:22Mais si on a bien un shutdown en janvier,
11:25c'est une nouvelle problématique.
11:26Il y a une perte sèche peut-être à l'arrivée.
11:28Et il y aura peut-être une perte sèche.
11:30Deux shutdown coup sur coup.
11:31Exactement.
11:31Donc c'est ça qu'il va falloir surveiller, je pense, de près.
11:35Après, concernant les autres banques centrales,
11:36nous, sur la BCE, on partage à peu près le consensus,
11:41mais on pense qu'il pourrait y avoir aussi une surprise
11:43venant de l'euro.
11:46Donc à surveiller pour la BCE l'euro de près,
11:48parce que si on a une poursuite de la hausse de l'euro,
11:50à mon avis, je pense que la BCE ne laissera pas dériver l'euro.
11:54Je ne pourrais pas donner forcément un niveau,
11:55mais peut-être un 25, autour des 1,25 si jamais.
11:58Nous, on est plutôt dans ce scénario-là
11:59de poursuite de la hausse de l'euro.
12:01Si jamais on arrive sur ces niveaux-là,
12:03on ne pourrait avoir une surprise,
12:04dans le sens où elle rebaisserait ses taux
12:05pour freiner un petit peu la baisse de l'euro.
12:09Surtout si, en plus, la Fed baisse davantage
12:12que ce qui peut participer,
12:13ce qui pourrait peser davantage sur le dollar.
12:16Xavier, vous le disiez,
12:17on abandonne l'idée que la BCE baissera à nouveau ses taux
12:20parce qu'il n'y a pas une volonté politique affichée de le faire.
12:23Et évidemment, c'est le travail du prévisionniste
12:26de s'ajuster au capital politique
12:28tel qu'il est signalé au sein de la Banque Centrale Européenne.
12:32Mais qu'est-ce qui pourrait faire dériver la BCE
12:34de cette position dite confortable aujourd'hui ?
12:36Est-ce que ça peut venir du change ?
12:38C'est vrai, oui, oui.
12:39Ça peut venir du change,
12:41ça peut venir de...
12:42Si les États-Unis ne ralentissent plus
12:44à cause du shutdown ou d'autres raisons,
12:47évidemment, ça pèserait sur les perspectives zone euro.
12:51Il n'y a pas grand-chose
12:52qui pourrait la faire monter les taux à court terme.
12:54D'accord.
12:55Je ne vois pas très bien ce qu'il pourrait...
12:57D'accord.
12:57Donc, le biais, pour moi, il est encore baissier
13:00s'il y a un risque.
13:01D'accord.
13:02Enfin, s'il devait bouger,
13:03ça serait encore baissier en 2026.
13:06Mais c'est vrai qu'on a de plus en plus de mal
13:08de voir pourquoi la BCE...
13:09Est-ce qu'il va faire bouger la BCE ?
13:11Parce qu'il y a l'air d'avoir un consensus assez fort.
13:14Alors, il y a Villeroy qui essaye de maintenir...
13:17Qui dit que le jeu reste ouvert dans les deux sens,
13:19d'une certaine manière.
13:20Mais voilà, ils sont un peu seuls
13:22au sein de la BCE à plaider pour une baisse.
13:25Mais voilà, je pense que le risque,
13:27il est quand même plutôt une baisse
13:28si on a une mauvaise surprise sur l'euro
13:30ou sur la croissance extérieure.
13:32Bon.
13:33Sur la Fed, je reviens à ce scénario Goldiloc,
13:35effectivement, que vous décriviez
13:36et qui est vendu par la Fed.
13:37Au marché, Geoffroy,
13:40est-ce que c'est un scénario qui est trop beau
13:41pour être vrai ?
13:42Enfin, je veux dire,
13:43se dire qu'on n'a quasiment toujours pas
13:45d'atterrissage de l'économie américaine.
13:47Alors, peut-être que là,
13:48on a marqué un point bas
13:49au cours de cette année 2025,
13:51donc,
13:52qui sera quand même une année solide encore
13:53pour la croissance nominale américaine.
13:56Qu'est-ce qui peut venir gripper
13:59ce scénario
14:00d'une forme de reprise,
14:03de réaccélération de l'économie américaine ?
14:06Oui, c'est vrai qu'il y a plusieurs...
14:07Il faut toujours regarder
14:08les scénarios alternatifs.
14:09Oui !
14:09Alors, c'est vrai que le scénario central,
14:10chez nous, prend plus d'ampleur.
14:12Et c'est vrai que c'est important
14:13de le souligner.
14:14Le scénario, finalement...
14:15Qui se consolide, alors.
14:16Qui se consolide.
14:17C'est vrai qu'on a quand même
14:17des signaux assez positifs
14:18sur la croissance américaine.
14:20Alors, peut-être pas 2,5 l'année prochaine,
14:22mais autour des 2 %,
14:23ça serait déjà un beau niveau de croissance
14:26par rapport à cette année.
14:28Ça montre qu'il y a une légère progression.
14:30Tout se porte plutôt bien.
14:32Après, il faut toujours surveiller
14:33le consommateur américain.
14:34On sait qu'il y a quand même
14:35un peu de fragilité,
14:36surtout sur les classes populaires.
14:39Et après, ce qui peut venir faire
14:41dérailler un peu la machine,
14:43ça serait à nouveau des discussions
14:45sur l'indépendance de la Fed,
14:47un président de la réserve fédérale américaine
14:49qui serait peut-être un petit peu
14:51trop d'ovish,
14:52donc qui aurait tendance peut-être
14:53à baisser trop les taux,
14:55ce qui pourrait inquiéter le marché
14:56en relançant des craintes d'inflation,
14:58on va dire, à plus moyen ou long terme.
15:02Voilà.
15:02Pour nous, c'est un signaux
15:03qui est peu probable.
15:05C'est vrai qu'on a eu les gouverneurs
15:06des banques régionales
15:07qui ont été renommés en avance.
15:08Oui, c'est passé un peu sous les radar
15:10parce que ce n'est pas le genre de décision,
15:11même pour les passionnés de banques centrales,
15:13qu'on suit régulièrement.
15:13Non, on ne le suit pas régulièrement,
15:15mais là, visiblement, voilà.
15:16À l'unanimité, le Borde a reconduit
15:17tous les gouverneurs de Fed Régional
15:19qui le souhaitaient.
15:21Et donc, ça a tué dans l'œuf,
15:22j'allais dire,
15:23la possibilité de manipulation
15:25ou de changement des règles,
15:26on va dire, en dernière minute.
15:28Remanier, on va dire, le Borde.
15:29Aujourd'hui, il n'y a pas trop
15:30de discussion là-dessus.
15:32C'est plus le remplaçant de Jérôme Powell.
15:33Bon, et donc, il y a un Kevin volautre
15:34ou est-ce qu'il y a un Kevin
15:36qui est plus market-friendly qu'un autre ?
15:39Je parle de Kevin Hassett,
15:40Kevin Warsh, bien sûr.
15:41Là, aujourd'hui,
15:42il n'y a pas forcément
15:42de préférence pour le marché.
15:44On voit que Trump a rebattu
15:46un petit peu les cartes
15:46après une annonce qu'il a faite
15:47sur le fait qu'il avait encore
15:50cette possibilité de nommer
15:52l'un des deux Kevin.
15:53Alors, ce n'est pas lui
15:53qui le nomme, c'est Scott Bessent,
15:55mais bon, on va dire que c'est...
15:56Et c'est la valide, je rappelle.
15:58Toujours quand même un rôle.
15:59Là, c'est la valide.
16:00Mais on pense que Donald Trump
16:01est quand même assez clé
16:02dans la décision.
16:04Donc, de ce côté-là,
16:05que ce soit l'un ou l'autre
16:07des Kevin,
16:08on sait qu'ils ont quand même
16:10une tendance à vouloir baisser
16:12un petit peu plus les taux
16:13que ce qui est anticipé
16:14dans le marché.
16:14Mais ça ne devrait pas
16:16faire, selon nous,
16:17dérailler la machine,
16:18on va dire, de politique monétaire
16:20ou la machine
16:21de la croissance américaine.
16:22C'est un people business aussi,
16:24les banques centrales,
16:24donc entre Walsh et Hassett.
16:26Qu'est-ce que le marché peut dire
16:28ou qu'est-ce que vous en dites
16:29en tout cas, Xavier ?
16:30Sachant, il y a une dizaine de jours,
16:33grande enquête,
16:34enfin, grand papier
16:35dans le Financial Times,
16:37où à l'époque,
16:37on parlait beaucoup de Kevin Hassett
16:38qui explique comment
16:39les titans obligataires de Wall Street
16:40sont allés dans le bureau
16:42de Scott Bessent au Trésor
16:43pour expliquer que, attention,
16:45si on se retrouvait face
16:46à un président de la Fed
16:47comme Kevin Hassett
16:48qui continuerait de baisser
16:51aveuglément les taux d'intérêt,
16:53y compris avec une résurgence
16:55de risque inflationniste,
16:56ce n'est pas ce que Wall Street
16:57avait envie de voir.
16:58Non, et c'est pour ça
17:00que ce qu'elle a annoncé...
17:01Il y a eu un certain nombre
17:02d'avertissements
17:02qui ont été passés au Trésor.
17:03Tout à fait.
17:04Je pense que tout le monde
17:05se pose la question.
17:06Après, il n'y a pas de prime
17:07aujourd'hui dans le marché.
17:08D'accord.
17:08Donc, le marché est assez cool
17:09à peu près qui que ce soit
17:11entre les deux débiles.
17:12Le marché ne dit pas
17:13à partir de mai,
17:13il y a des termes de markets
17:14tous les meetings.
17:16Voilà.
17:16Il y a un peu plus
17:17de baisse de taux
17:17pricé dans la seconde partie
17:19de l'année.
17:19C'est peut-être lié à ça.
17:20Après, ce n'est pas
17:21très très important
17:23et ça ne crée pas
17:24des craintes énormes.
17:25Et ce qui est intéressant
17:26de voir, c'est que
17:26Asset, qui est en fait
17:27le plus hétérodoxe
17:28quand même entre les deux,
17:29l'autre a été à la FED
17:30pendant des années,
17:31tout ça.
17:32Donc, Asset a plutôt rassuré
17:34dans toutes ses déclarations publiques
17:35en disant qu'il écouterait
17:36ce que dit Trump
17:37mais que la FED
17:38restera indépendante
17:39dans ses décisions de taux
17:41et tout ça.
17:41Donc, il a plutôt rassuré.
17:43Donc, je suis assez d'accord,
17:45il y aura un biais
17:46peut-être un peu plus doviche
17:47mais pas non plus
17:48quelque chose
17:49de très politisé.
17:50Par temps d'une banque centrale
17:51qui est quand même structurellement doviche.
17:53Exactement.
17:54C'est pas inédit
17:56de se dire que la FED
17:57est doviche.
17:57Et un peu plus politisé
17:58que surtout la BCE.
18:01Mais donc, à ce stade,
18:02ça fait parler
18:04comme on dit
18:05en mauvais français
18:05mais vous dites
18:06dans le marché
18:07le pragmatisme l'emporte
18:08et il n'y a pas de...
18:09Je pense que
18:10le prochain président
18:11aura le bénéfice du doute.
18:13Après, s'il prend des décisions
18:14avec des baisses de taux indues
18:15ou tout ça,
18:16bien sûr que le marché
18:17réagirait fort.
18:18Mais, à priori,
18:20il n'y a pas de raison
18:21de craindre trop
18:22une politisation
18:23de la FED
18:25à court terme.
18:26Un des grands sujets aussi...
18:28Alors, Dorian,
18:28vos commentaires
18:29et puis un des grands sujets
18:30qui sous-tend d'ailleurs
18:31tout ce dont on discute,
18:32la macro-américaine
18:33et les décisions
18:34de la Banque centrale,
18:35c'est la capacité
18:36à l'IA
18:38d'entraîner encore
18:40des dépenses
18:40massives
18:41l'an prochain.
18:42Alors, évidemment,
18:42les chiffres sont sur la table,
18:44ils sont communiqués, etc.
18:45Maintenant,
18:45il va falloir délivrer
18:46et quand on voit la part
18:47que ces dépenses
18:49d'investissement
18:49représentent aujourd'hui
18:50dans la croissance américaine,
18:51on se dit que, oui,
18:52c'est un enjeu
18:53qui n'est pas neutre
18:54désormais.
18:55Il y a toujours
18:55le consommateur américain
18:56mais il y a aussi
18:56cette partie-là
18:57de l'économie désormais
18:58qui est centrale
19:00dans la croissance.
19:01Oui, alors,
19:02juste, je voulais ajouter,
19:02pour finir,
19:03pour la différence
19:04entre Asset et Warch,
19:06c'est que j'ai vu
19:07que Warch était quand même
19:08très critique
19:09à l'égard de l'expansion
19:10du bilan.
19:11Le QI, c'est ça.
19:12Donc, ça pourrait être
19:13juste la petite divergence
19:14entre les deux.
19:15Son point clé étant
19:16de dire que le QI
19:17est inflationniste.
19:17Voilà.
19:18Ce qu'on n'a pas vraiment
19:19observé pendant quelques années
19:20en tout cas.
19:21Oui.
19:22Donc, ça pourrait être
19:22juste pour ajouter ça,
19:24ça pourrait être
19:24la seule petite différence
19:25entre les deux.
19:26Et l'un dans l'autre,
19:27j'ai l'impression quand même
19:27que Asset pourrait être
19:29un petit peu plus d'eau vif
19:30que Warch.
19:32D'accord.
19:33Donc, pour revenir
19:34sur le sujet de l'IA.
19:37Alors, l'IA,
19:40c'est vrai qu'on voit
19:41que dans les chiffres
19:43aujourd'hui,
19:43pour le moment,
19:44ça délivre.
19:45Dans les prévisions,
19:47c'est un peu plus mitigé
19:48dans le sens où
19:49par rapport à ce qu'on attend
19:50et les attentes sont
19:52très élevées aujourd'hui
19:53de la part des investisseurs,
19:55ça a pas mal déçu.
19:56On l'a vu
19:56sur les dernières publications,
19:59notamment de Broadcom,
19:59Broadcom qui avait
20:00beaucoup monté quand même
20:01et qui a d'ailleurs
20:03bien plus...
20:04C'est un doublé de cas,
20:05oui, Broadcom.
20:06Voilà, et qui a fait
20:07bien mieux que Nvidia.
20:09Maintenant aussi,
20:10on voit,
20:11et nous,
20:12ce qui nous rassure
20:12entre guillemets un petit peu,
20:14c'est qu'on voit
20:14une sorte de rotation
20:15au sein des valeurs IA
20:16et technologiques
20:18plus généralement.
20:19Il n'y a pas seulement...
20:21Enfin,
20:21on pense qu'il peut y avoir
20:22du coup certaines valeurs
20:23comme Nvidia
20:23qui d'ailleurs
20:24a sous-performé
20:25depuis le 30 octobre
20:26à peu près le marché
20:27et qui d'ailleurs
20:28est plutôt même
20:28en tendance baissière,
20:29alors qu'en fait
20:30le marché a continué
20:31de faire des plus hauts.
20:32Alors, si on exclut
20:33la séance de vendredi,
20:33évidemment.
20:34Mais on pense
20:35qu'il peut y avoir
20:35ces rotations
20:36qui peuvent soutenir
20:37un petit peu le marché.
20:38Il y aura des gagnants,
20:39il y aura des perdants,
20:40ça c'est sûr.
20:41Dans les investissements,
20:42c'est un sujet évidemment
20:43très important.
20:44Les capex,
20:44il faudra les surveiller.
20:45C'est compliqué aujourd'hui
20:46de dire
20:47telle ou telle valeur
20:49sera la gagnante
20:50de demain
20:51et telle ou telle valeur
20:52sera la perdante.
20:53On le voit avec Broadcom.
20:54On le voit avec Broadcom,
20:55exactement.
20:56Personne en début d'année
20:57aurait dit que Broadcom
20:58allait prendre 100%
20:58et que Nvidia allait faire
21:00comme le marché,
21:01grosso modo.
21:02Exactement.
21:03Donc nous,
21:03ce qu'on pense,
21:04c'est que c'est quand même
21:04mieux de rester prudent
21:06sur les valeurs.
21:07Mais le marché,
21:08dans son ensemble,
21:09devrait quand même
21:09bénéficier de cette dynamique IA.
21:11Et surtout,
21:11on s'attend à une diffusion
21:12de la dynamique IA
21:14aux autres secteurs aussi.
21:16Par exemple,
21:17j'en ai beaucoup entendu
21:17parler ces derniers temps,
21:18mais bon,
21:19je pense que c'est pas mal
21:20d'en reparler.
21:20Mais la santé,
21:21le secteur de la santé,
21:22qui est un gros bénéficiaire
21:23quand même de l'IA,
21:24parce qu'on accélère
21:25beaucoup tous les processus
21:26de développement
21:28grâce à l'IA.
21:30Et parfois,
21:31c'est vraiment colossal.
21:32On passe de 10 années
21:33de développement
21:34à une année.
21:34J'ai entendu des chiffres,
21:35je n'ai pas les statistiques exactes.
21:36Donc ça va bénéficier de ça.
21:38Puis c'est un secteur
21:38quand même structurel
21:39qui bénéficie
21:40du vieillissement
21:41de la population.
21:42Pourquoi le marché
21:42ne met pas une prime là-dessus ?
21:44Pourquoi le marché
21:45ne traite pas
21:45le secteur de la santé
21:46comme étant un secteur
21:48winner de l'IA ?
21:50Parce qu'on pense
21:51qu'aujourd'hui,
21:52le marché est resté
21:53quand même assez focalisé
21:54sur les pure players.
21:55Et on pense que demain,
21:56justement,
21:57il y aura peut-être
21:57un peu plus
21:58d'élargissement
21:59au reste des secteurs
22:00et peut-être
22:01à des valeurs
22:02il y a un petit peu moins connues
22:03ou pas connues
22:03encore aujourd'hui.
22:05Après,
22:05il y a beaucoup
22:06de la disruption
22:07également qui vient
22:08de la Chine.
22:10Mais ça sur la Chine,
22:11c'est un autre sujet aussi.
22:12Peut-être on en reparlera
22:12tout à l'heure.
22:14Mais nous,
22:15on reste quand même
22:15assez confiants.
22:16Et puis en fait...
22:16Je reviens sur votre point.
22:18L'idée de voir
22:19effectivement des valeurs
22:20qui prennent le relais
22:20et quand je dis des valeurs,
22:22des méga caps,
22:23c'est Alphabet
22:24effectivement depuis l'été
22:25qui reprend
22:26ou qui prend
22:27le leadership
22:27sur l'IA.
22:31C'est Microsoft
22:32qui est là aussi
22:34une grosse valeur
22:35en soutien.
22:36Broadcom
22:36qui démarre
22:37cette année,
22:38etc.
22:39C'est plutôt sain
22:40de voir le marché
22:42passer d'un acteur
22:43à l'autre comme ça ?
22:44À mon avis,
22:45c'est plutôt sain.
22:45En fait,
22:46il faut le voir
22:46un petit peu
22:46comme une course.
22:48La course de petits chevaux.
22:49Bien sûr.
22:49Exactement.
22:50Donc il y a des valeurs
22:51qui passent devant
22:52certaines
22:53et puis d'autres
22:54qui repassent devant.
22:55Et ce n'est pas dit
22:55que Broadcom
22:56dans un mois
22:57ne soit pas à nouveau
22:58la meilleure des valeurs
22:59IA et la valeur
23:00à avoir
23:00et que tout le monde
23:01veut acheter.
23:01Nvidia, vous voulez dire ?
23:02Oui.
23:02Non, Broadcom.
23:03Oui, bien sûr.
23:04Broadcom ou Nvidia.
23:04Mais vu qu'on voit
23:06que Broadcom
23:07subit depuis quelques jours,
23:09elle pourrait quand même
23:10très rapidement remonter.
23:12On pourrait se raccrocher
23:13à d'autres facteurs
23:14et puis voilà,
23:15ça peut faire remonter
23:17ces valeurs-là.
23:17Mais nous, on pense
23:18que c'est quand même
23:18assez sain
23:19d'avoir peut-être
23:20cet élargissement.
23:21Mais attention aussi,
23:22un éclatement.
23:23Alors si on est bien
23:24dans une bulle
23:24et qu'on parle bien de bulles,
23:26un éclatement de la bulle
23:26pourrait provenir de ça
23:27si on a trop de mauvaises nouvelles
23:29qui s'accumulent
23:29parce qu'encore une fois,
23:30les attentes sont très élevées.
23:32Il y a un risque de marché.
23:32Donc il faut quand même délivrer.
23:33Pour le moment,
23:34on l'a.
23:35Si on compare avec 2000,
23:37ça ne s'est rien à voir
23:38parce qu'au niveau des BPA
23:39et des BPA anticipés,
23:40c'est bien mieux.
23:42Si on regarde les...
23:43Parce qu'on s'inquiète
23:43par exemple sur Nvidia.
23:44Si on regarde juste
23:45les statistiques d'Nvidia,
23:46les BPA,
23:47les valorisations...
23:48Il n'a jamais été aussi peu chères.
23:49À 12 mois,
23:49oui, c'est 25 fois
23:50et en 2027,
23:51c'est 18 fois.
23:53Et si l'or,
23:54c'est autour de 40,
23:55Hermès, c'est 44.
23:56Donc c'est vrai que moi,
23:57quand on me dit
23:58c'est cher, c'est cher,
24:00bah oui, mais non,
24:01si ça délivre...
24:01Mais ça montre bien l'idée
24:02que la boîte se normalise en fait.
24:04Exactement.
24:05Donc c'est vrai
24:05qu'on peut ne pas revenir
24:07aux valorisations de 40 fois,
24:08mais je pense qu'à ces prix-là,
24:10si encore une fois,
24:11on n'a pas trop de mauvaises surprises
24:12sur les prochaines années,
24:13il va falloir que ça délivre,
24:14ça devrait délivrer.
24:15Enfin, on devrait avoir
24:16une poursuite de la performance.
24:17Et juste finiré par un petit point,
24:19on parle souvent
24:19de valorisation de PE,
24:21le ratio de PE,
24:22mais on ne parle pas souvent
24:23du PEG,
24:23le Price Earning to Growth.
24:25Et nous, on aime bien
24:25regarder ce ratio
24:26parce que justement,
24:27ça nous permet de comparer
24:28à d'autres bulles
24:28comme dans les années 2000.
24:29Combien je paye la croissance ?
24:30Le PEG.
24:31Le PEG ratio,
24:32donc en fait, en gros,
24:33c'est un PE divisé
24:34par la croissance future
24:36actualisée en fait
24:37sur les prochaines années.
24:38Combien on paye la croissance
24:39de les prochaines années ?
24:40Et en termes de PEG,
24:40la bourse américaine
24:42est à 2.
24:43On pourrait dire c'est cher
24:44parce qu'un PEG raisonnable,
24:46on va dire,
24:46c'est entre 1 et 1,5.
24:47Mais la moyenne est à 1,5.
24:49Donc, on est à peine plus cher
24:50et surtout, en 2000,
24:51on était à 3,3.
24:53Donc, en fait,
24:55on est cher,
24:56mais pas si cher que ça.
24:56Mais pas si cher que ça, en fait.
24:58Il y a un rééquilibrage
24:59concurrentiel
25:00là au sein de l'IA
25:01et je parle notamment des puces.
25:02C'était tout pour le GPU
25:04et puis, depuis quelques mois,
25:05on s'aperçoit
25:06qu'il y a d'excellents modèles
25:07à commencer par ceux de Google
25:08qui sont entraînés aussi
25:09par d'autres types de processeurs
25:10et qu'il y a une forme
25:12d'élargissement quand même aussi
25:14de la participation
25:15à ce marché.
25:15Peut-être de masturbation un peu
25:17parce qu'en gros,
25:19ça fait deux ans
25:19que tout le monde gagnait
25:20quand on était IA.
25:23Enfin, producteur de puces.
25:24Voilà, producteur de puces
25:25ou d'infrastructures.
25:26Ou d'infrastructures.
25:27Là, on voit que depuis
25:28le début du quatrième trimestre,
25:30il y a des rééquilibrages
25:32entre acteurs
25:33Moi, je continue à penser
25:35que les entreprises
25:35qui dégagent beaucoup de cash
25:36aujourd'hui
25:37et qui ont des revenus
25:38qui viennent de différents
25:39Oui, d'activités.
25:42sont plus résilientes
25:43et moins risquées
25:44que les purs players
25:46qui produisent
25:47juste une seule puce.
25:49Voilà.
25:49Très clair.
25:50Voilà.
25:51J'ai un alphabet Google
25:53d'un côté,
25:54un Nvidia de l'autre,
25:56par exemple.
25:56Par exemple.
25:56Mais par contre,
25:59on est d'accord
25:59que sur la thématique IA,
26:02au global,
26:02on s'attend à ce qu'elle soit
26:03encore haussière
26:04l'année prochaine.
26:04D'accord.
26:06Il y aura certainement
26:07une bulle un jour,
26:08quelque chose
26:08qui éclatera.
26:10À mon avis,
26:11on est trop tôt toujours
26:12pour parler de ça
26:13et on est encore
26:14sur la phase
26:14de hausse des investissements.
26:17Et par contre,
26:18on a le reste du marché
26:19qui devrait mieux se porter
26:20ou aussi
26:22les actions
26:23non-américaines.
26:24En gros,
26:25quand on regarde
26:25la croissance des bénéfices,
26:27cette année,
26:28on a fait 13%
26:29quelque chose comme ça
26:30aux Etats-Unis.
26:31C'est que de l'IA.
26:33D'accord.
26:33Et l'an prochain,
26:35ce sera un peu mieux réparti.
26:37Exactement.
26:37D'accord.
26:38Cette année,
26:39l'IA et la tech
26:40faisaient plus de 50%
26:41de bénéfices.
26:42L'année prochaine,
26:42on risque d'être
26:43à plus de 20%.
26:44Et par contre,
26:44le reste du marché
26:45faisait à peine plus que zéro.
26:46Et donc,
26:47on va voir revenir
26:48des dynamiques plus favorables
26:49sur d'autres pans du marché,
26:51d'autres types de secteurs.
26:52Et pour l'Europe,
26:53c'est pareil.
26:53On était à zéro de croissance
26:54de bénéfices cette année
26:56et on devrait être
26:57au-delà de 10%
26:58l'année prochaine.
26:58D'accord.
26:59Et donc,
26:59c'est plus généralisé.
27:00En quoi ?
27:00Tous les secteurs en retard
27:01ou il y a quand même
27:02une logique qui peut s'installer
27:03justement dans l'idée
27:04d'un rattrapage
27:06ou d'un élargissement
27:07de la performance ?
27:08Alors,
27:08je pense qu'il y a
27:09un élargissement
27:10de la performance géographique.
27:11Après,
27:11en termes de secteurs,
27:13il y a des secteurs en retard
27:15sur lesquels il faut revenir
27:16comme la santé,
27:17on est assez d'accord.
27:20Le luxe,
27:21par exemple,
27:21c'est plus compliqué
27:22parce qu'on voit
27:23que la demande chinoise
27:24domestique reste sous pression
27:27et donc,
27:27évidemment,
27:28et si l'euro
27:28serait apprécié,
27:30ça reste plus compliqué.
27:32Mais les secteurs cycliques,
27:33tout ce qui a été impacté
27:34par la guerre commerciale,
27:35tout ça,
27:35là où l'auto,
27:37parce que la régulation
27:38a l'air d'être un peu
27:39oubliée.
27:39Ah bah,
27:40ça y est,
27:40c'est fait,
27:40a priori.
27:41C'est ce que nous dit
27:41le FT.
27:42On va reporter,
27:43effectivement,
27:43les échéances
27:44d'interdiction de motards thermiques.
27:46qui peuvent rattraper
27:47l'auto se comporte
27:48mieux,
27:49un peu mieux
27:49en Europe
27:50depuis quelques mois
27:51maintenant.
27:53Il y aura de la dette
27:54IA,
27:55en plus,
27:55l'an prochain
27:55dans le marché,
27:56ça a déjà commencé,
27:57Geoffroy,
27:58ça aussi,
27:58ça va modifier
28:01quand même
28:01les marchés de crédit.
28:03C'est un nouveau driver
28:03qui arrive
28:04dans ces marchés de crédit
28:05avec des émetteurs
28:07qu'on n'avait pas
28:07l'habitude de voir,
28:08en tout cas sur ces tailles
28:09d'émissions.
28:09Je parle de la tech américaine
28:10en l'occurrence.
28:11Oui,
28:12c'est un sujet
28:12important à suivre.
28:13C'est assez nouveau
28:14d'avoir autant
28:15de dettes émises.
28:17Ce qui sera intéressant
28:18de voir aussi,
28:19c'est la façon
28:19dont les émetteurs,
28:21les sociétés,
28:22vont se financer.
28:23Ils ne vont pas forcément
28:24émettre de la dette
28:25traditionnelle
28:26sur les marchés
28:27comme n'importe quel
28:28corporate.
28:29Ils vont se financer
28:29peut-être à travers
28:30des véhicules spéciaux
28:31ou à travers
28:33des fonds
28:34de private equity.
28:35C'est vrai que
28:36ça va être important
28:37de suivre vraiment
28:37la structure
28:38d'émission
28:39des dettes
28:39de ces sociétés-là
28:41qui vont émettre.
28:42On a parlé
28:42d'Oracle aussi
28:43également
28:44qui a baissé en bourse
28:45assez fortement
28:46de 12-13%.
28:47Il y a aussi
28:48une inquiétude
28:49sur ce mode
28:50de financement
28:50des émissions.
28:51Je crois qu'elle a parlé
28:52de 300 milliards
28:53à émettre
28:54pour financer
28:55les data centers
28:56notamment.
28:57Mais il n'y a pas que ça.
28:58C'est vrai que cette nouvelle
28:59a été un petit peu
29:00mal prise selon nous.
29:01Il n'y avait peut-être
29:01pas forcément autant
29:02de réactions à attendre
29:03par rapport
29:04à ces annonces-là.
29:05Parce que c'est vrai
29:06qu'il y a aussi
29:06selon Oracle
29:07des retards
29:08entre guillemets
29:09pour déployer
29:10ces data centers
29:11au niveau
29:11de la main-d'oeuvre.
29:13Un problème d'offre.
29:14Un problème d'offre.
29:14C'est bien ce qui est signalé.
29:16C'est ça qui est signalé.
29:17Et c'est vrai
29:17que ça,
29:17c'est un peu nouveau aussi.
29:18On se dit
29:18qu'il y a du CAPEX,
29:20il y a des dépenses,
29:21on va les financer,
29:22tout va bien.
29:23Mais c'est vrai
29:23qu'il y a aussi
29:23ce petit phénomène
29:25de décalage temporel
29:26entre les investissements
29:28et puis le déploiement
29:30de ces investissements.
29:31Donc ça,
29:31c'est à surveiller.
29:32Maintenant,
29:33au niveau des émissions de dette,
29:34c'est vrai que c'est quelque chose
29:39je voulais juste revenir
29:40sur les actions européennes
29:41parce qu'on en parlait
29:42rapidement tout à l'heure.
29:43C'est vrai que si on regarde
29:44un indice Eurostox
29:45au sens large,
29:46on est à plus de 20%
29:47de performance cette année
29:48avec des bénéfices à 2%.
29:50Donc c'est à 22% même
29:51de performance.
29:52On est à 20% de re-rating.
29:53Nouvelle année
29:54d'expansion de multiples.
29:55Mais ça fait déjà
29:56une bonne paire d'années
29:57qu'on vit ça.
29:58Ça continue.
29:59Et c'est vrai que pour l'année prochaine,
30:00on a des attentes
30:00sur les prix de bénéfices.
30:01Et donc,
30:02qu'est-ce qui nous fait dire
30:03qu'on peut imaginer
30:04de la croissance bénéficiaire
30:05réel, positif, tangible
30:07après 3 années
30:09où on part à plus de 10 anticipés
30:11et on arrive à 0, 0 plus
30:13en l'occurrence ?
30:14Alors là,
30:14sur la croissance des bénéfices
30:16en Europe,
30:16c'est vrai que le marché
30:17anticipe beaucoup.
30:18On est autour des 15%
30:19de croissance de bénéfices.
30:21Alors,
30:21on ne les aura peut-être pas
30:22si on est à 6, 7, 8.
30:23Ça sera déjà très très bien.
30:26Et 6, 7, 8,
30:26on peut sans doute les faire
30:28grâce à toute cette dynamique
30:29qui est en Europe
30:30liée au plan de relance
30:31en Allemagne,
30:32alors qu'il est déjà
30:33bien anticipé,
30:34mais qui devrait
30:35délivrer ce qu'on attend de lui.
30:37Donc,
30:37on a toujours cette discussion
30:38où est-ce qu'on va
30:40commencer à avoir des effets
30:40plutôt en début d'année
30:41qu'en fin d'année ?
30:42Donc,
30:42ça jouera peut-être
30:42un petit peu
30:43sur le sentiment
30:43des investisseurs.
30:44Mais dans l'ensemble,
30:45on a quand même
30:45des conditions
30:46qui sont assez favorables
30:47pour les actions européennes
30:49et on pense que
30:50les indices européens
30:51pourraient en bénéficier.
30:52Et voilà,
30:53on verra aussi,
30:53on parlait de l'effet
30:54un peu de diffusion
30:56sur toutes les sociétés,
30:57tous les secteurs
30:58aux Etats-Unis.
30:59On peut avoir aussi
31:00cette partie-là
31:01qui va jouer,
31:03notamment on parlait
31:03du secteur de la santé.
31:04Alors,
31:05c'est vrai que le luxe,
31:06je partage l'avis,
31:06c'est peut-être moins évident.
31:08Mais c'est vrai
31:08qu'on a ce côté diffusion
31:10qui peut être intéressant
31:11côté Etats-Unis
31:11et côté Europe.
31:13Donc,
31:13qui va permettre
31:14d'avoir peut-être
31:14une pleine participation
31:15de l'ensemble du marché
31:17à cette tendance haussière.
31:18Xavier,
31:19puis...
31:19Juste pour compléter
31:20ce point-là,
31:21il y a une des grosses surprises
31:23sur la résistance
31:23de la croissance
31:24de la zone euro
31:25cette année,
31:25c'est l'investissement.
31:26Ah, mais bien sûr.
31:27En structure.
31:28Oui, oui.
31:28Donc,
31:28ça veut bien dire
31:29et Lagarde l'avait noté.
31:30En France,
31:31l'IT,
31:31le logiciel,
31:32tout ça,
31:32c'est de l'investissement
31:33qui produit de la croissance
31:34aujourd'hui.
31:35Exactement.
31:35Et alors,
31:35bien sûr,
31:36on n'est pas au niveau
31:36des Etats-Unis
31:37sur la construction
31:37de data center et tout
31:39et donc de driver
31:41de la croissance.
31:42Mais c'est quand même
31:43pour une année
31:44où il y avait
31:45autant d'incertitudes,
31:46la guerre commerciale,
31:47tout ça,
31:48le fait que l'investissement
31:49des entreprises
31:49et l'investissement public
31:50en plus tiennent,
31:52c'est quand même
31:52un point très fort.
31:53Comment on se positionne
31:54sur les actions européennes
31:55justement là,
31:56d'un point de vue
31:59l'année 2025 en Europe ?
32:02Côté large cap,
32:03il fallait encore
32:05avoir des banques.
32:06C'était peut-être
32:07l'année même
32:07où il fallait en avoir
32:09plus que jamais.
32:11Et puis,
32:11tout ce qui tourne
32:12autour de la défense
32:13qui est évidemment
32:13un pilier central
32:15aujourd'hui
32:16qui guide
32:16les dépenses
32:18d'investissement
32:19public et privé.
32:21Est-ce qu'effectivement,
32:22est-ce qu'on va trouver
32:23de l'intérêt
32:23en dehors
32:24de ces deux grandes thématiques
32:25qui ont soutenu largement
32:27les marchés européens
32:28cette année, Dorian ?
32:29Moi, je suis assez d'accord
32:29avec le discours
32:30de dire qu'on va avoir
32:31un petit peu
32:31un élargissement.
32:32Je pense qu'on peut avoir
32:33toujours une belle performance
32:34pour les valeurs
32:36qui ont,
32:36enfin, les secteurs
32:37qui ont très bien marché.
32:38Oui,
32:38bancaires.
32:39Ça n'empêche pas
32:39que les tendances continuent.
32:40Ça n'empêche pas.
32:41Par contre, attention,
32:42sur ces tendances-là,
32:44il va falloir être prudent
32:44au moment d'entrée.
32:45Je pense que le point d'entrée
32:47va être quand même
32:48plus important
32:48parce qu'on voit
32:49que, évidemment,
32:51toutes les tendances,
32:52mais comme l'IA,
32:52d'ailleurs, c'est pareil,
32:53tous les secteurs
32:54qui ont eu
32:54des très fortes tendances,
32:55des très belles tendances.
32:57On a aussi,
32:58au bout d'un moment,
32:59ça prend un petit peu peur.
33:00On l'a vu
33:01sur toutes les valeurs
33:02de la défense.
33:03C'est sûr que,
33:03dès qu'on dit
33:04qu'il va y avoir
33:04un apaisement,
33:05des tensions géopolitiques,
33:07ce qui est très bien d'ailleurs,
33:08mais on peut avoir,
33:08ça peut casser un petit peu
33:09et c'est juste
33:10des mouvements de marché,
33:12mais ils peuvent être violents.
33:13Donc, il faut faire attention,
33:15je pense,
33:16au point d'entrée
33:16et surtout attendre
33:17des petits replis
33:18tranquillement,
33:19sagement
33:19pour revenir sur le marché
33:22du secteur bancaire.
33:22je pense que c'est
33:23un petit peu la même chose.
33:24Et dans le même temps,
33:25c'est pour ça que je pense
33:26qu'on va avoir encore
33:26normalement une bonne année,
33:28peut-être plus volatile,
33:29mais quand même bonne.
33:30C'est que je pense que,
33:30voilà,
33:30je partage tout à fait l'avis
33:32de dire qu'il y aura
33:32la diffusion aussi en Europe
33:34avec peut-être des secteurs
33:35qui vont rattraper un petit peu,
33:37peut-être le luxe,
33:38mais on ne va peut-être pas avoir
33:40une surperformance marquée du luxe,
33:42mais en tout cas,
33:43on voit que sur les valorisations,
33:44on a quand même pas mal corrigé
33:45sur pas mal de valeurs.
33:48Donc, on pourrait avoir
33:49peut-être un redémarge.
33:49Ça se stabilise un petit peu
33:50sur les BPA aussi.
33:51Ce n'est pas non plus,
33:52on n'anticipe pas non plus
33:53une expansion incroyable
33:55pour 2026 et 2027,
33:56mais ça se stabilise au moins.
33:59Il faudra voir
33:59comment ça évolue en Chine,
34:00en tout cas,
34:00pour ce marché en particulier.
34:01C'est le point, effectivement,
34:02comme vous dites.
34:03Ce n'est pas encore gagné.
34:03Donc, peut-être encore,
34:04on est encore un petit peu
34:05plus prudent,
34:06du mieux sur le luxe
34:07par rapport à 2025,
34:09mais ce n'est pas non plus...
34:10On ne revient pas
34:10à l'âge d'or du luxe
34:11aux grandes années.
34:13À l'âge d'or sur le luxe.
34:15Par contre,
34:15ça reste une tendance
34:19oubliée non plus.
34:21Mais voilà,
34:22il ne faut pas s'attendre
34:22à des performances incroyables,
34:23en tout cas, sur ce secteur.
34:24Effectivement, c'est intéressant.
34:25Vous dites le luxe,
34:26on ne va pas retrouver
34:27les années folles post-Covid
34:30et même le cycle d'avant
34:31qui avait été très, très favorable
34:33à ces groupes-là,
34:34à leur valorisation.
34:36Est-ce que c'était ça l'anomalie,
34:37d'ailleurs, ces années-là,
34:39d'une certaine manière, Xavier ?
34:41Et quand vous dites
34:42on n'y reviendra pas,
34:44est-ce que c'est essentiellement
34:46lié à l'analyse
34:46que vous faites de la Chine
34:47et du consommateur chinois ?
34:49Oui, parce que
34:50les inégalités aux Etats-Unis,
34:52on voit bien
34:53que ce n'est pas près
34:54d'être mis en question.
34:55En tout cas, pour l'instant.
34:56Par contre, oui,
34:57il y avait un très, très gros
34:58driver chinois
34:59et on voit que la stratégie chinoise,
35:01ça reste une stratégie
35:02très, très mercantiliste,
35:03que ça soit côté exportation,
35:05ce qui est un problème
35:06pour l'industrie européenne,
35:07mais surtout importation.
35:10L'énorme excédent commercial
35:12chinois cette année,
35:14c'est en grande partie
35:14parce qu'il remplace
35:16les importations
35:16par de la production domestique,
35:18ce qui est un problème.
35:19pour la croissance
35:20du reste du monde.
35:22Oui, pour l'Allemagne,
35:23pour nous, avec le luxe.
35:24Exactement, nous pour le luxe,
35:26l'Allemagne pour la machine
35:26ou la machine outil, bien sûr.
35:28Et donc ça,
35:29c'est des secteurs
35:30où il y a vraiment
35:31des cartes qui se rebattent.
35:34Et c'est structurel,
35:35ça paraît structurel.
35:36Oui, ça paraît structurel.
35:37On va voir le nouveau plan
35:39quinquennal chinois en mars.
35:41A priori,
35:41on va plutôt doubler
35:42sur ces politiques-là
35:44que de changer vraiment
35:45la tendance.
35:46Donc, c'est ça
35:47qui nous fait être
35:48quand même assez prudent.
35:49Avec un focus technologique,
35:51innovation désormais en Chine
35:52qui est majeur.
35:53Et ce qui permet
35:54d'être surpondérée Chine
35:55et enfin,
35:56action chinoise,
35:57même si en domestique,
35:59la demande domestique
36:00a du mal à tenir.
36:02Un mot du crédit aussi
36:04peut-être, Geoffroy.
36:06Alors, 2023-2024
36:08ont été des années,
36:09je pense,
36:09exceptionnelles
36:10pour le crédit.
36:11On a vu
36:12toute classe d'actifs
36:13confondues,
36:15les meilleures performances,
36:16en tout cas,
36:16le meilleur rapport
36:17entre performance
36:17et volatilité.
36:192025,
36:20s'inscrit dans la lignée
36:21de ces deux années
36:22exceptionnelles,
36:23sans être aussi exceptionnelles
36:25que les deux années précédentes.
36:26Mais ça reste quand même
36:27une très bonne année
36:28pour le crédit, Geoffroy.
36:29Oui, tout à fait.
36:29C'est encore une excellente année.
36:31Excellente année, encore.
36:31C'est vrai que 2024-2023
36:33ont été plutôt
36:3412%,
36:358% de performance
36:36sur du crédit au rendement.
36:37On est hors norme, oui.
36:38Voilà,
36:39sur la zone euro.
36:40Là, cette année,
36:41le crédit au rendement
36:42est plutôt sur du 4,5%.
36:44On va dire,
36:44si on ne va pas chercher
36:45dans la partie vraiment
36:46très distress,
36:47mais il faut voir
36:47qu'il y avait deux crédits
36:48au rendement cette année.
36:49Il y avait le crédit au rendement,
36:50on va dire,
36:50pas distress,
36:51et il y avait le distress.
36:52Donc, sur la zone triple C,
36:54si on avait investi
36:55que sur le triple C,
36:56la performance
36:57est de moins 3%
36:58sur l'année.
36:59Donc, il fallait être sélectif
37:00et il ne fallait pas
37:00aller chercher non plus
37:01le bas du panier.
37:02Mais intéressant,
37:03parce qu'il n'y a pas eu
37:03de contagion
37:04de cette zone triple C
37:05au reste de la guerre
37:07architaire, ici.
37:08Oui, c'est ça qui est intéressant
37:09et dans un marché
37:10qui a été très dynamique
37:12toute l'année
37:12avec des records
37:13en termes d'émissions,
37:14que ce soit sur le crédit
37:15investment grade
37:16ou le crédit au rendement,
37:18on est sur une année record
37:19et les flux
37:21des investisseurs
37:21qui ont continué
37:22d'alimenter ce marché.
37:24Donc, c'est vrai
37:25qu'aujourd'hui,
37:25peut-être que ça paraît
37:26un peu décevant
37:27par rapport aux deux années
37:28précédentes,
37:29mais on est quand même
37:29sur une année
37:30où les deux classes d'actifs
37:31crédit investment grade
37:32et au rendement
37:32offrent à peu près
37:33le portage de la classe d'actifs,
37:35donc le taux de rendement
37:36moyen de la classe d'actifs.
37:38Et c'est vrai que
37:38pour l'année prochaine
37:40à venir,
37:41puisqu'on se projette,
37:41on est en fin d'année,
37:42on se projette en 2026,
37:43on pense que ça peut continuer
37:46sur ce niveau
37:47de performance.
37:49Maintenant,
37:49c'est vrai que les marches
37:50sont plus serrées,
37:50les marches sont très serrées
37:51sur le crédit.
37:52Les spreads ont encore
37:52participé à la performance
37:54cette année.
37:54Tout à fait,
37:55on est sur des records
37:56en termes de resserrement
37:58de spread.
37:59Le crossover,
38:00l'indice Hytrax
38:01qui est assez cité
38:02justement pour juger
38:03de la solidité
38:04de la classe d'actifs,
38:05on est à 250,
38:06donc c'est un niveau
38:06extrêmement serré
38:07quand on était à 300
38:08il y a pas assez longtemps
38:09ou 350.
38:10Donc ça se comporte
38:11très très bien
38:12et notre seule inquiétude
38:15sur cette classe d'actifs,
38:15c'est justement
38:16que les spreads
38:16sont quand même très serrés
38:17et peut-être trop serrés.
38:19On a tendance
38:19à parler des marchés d'action
38:20qui montent peut-être
38:21un peu trop.
38:22Le crédit,
38:22c'est un peu pareil.
38:23Est-ce que les spreads
38:24sont trop serrés,
38:25les marchés sont trop serrés ?
38:27C'est possible.
38:27Il y aura peut-être
38:28un peu de respiration,
38:29un peu d'écartement.
38:30Maintenant,
38:30la classe d'actifs
38:31garde son intérêt
38:32puisqu'on a quand même
38:33des taux,
38:33sur la partie des taux longs
38:35à 10 ans,
38:36des taux qui restent intéressants.
38:38Donc ça reste des classes d'actifs
38:39à avoir en diversification
38:40dans un portefeuille diversifié.
38:43Merci beaucoup Messieurs.
38:43On s'arrêtera là pour ce soir,
38:45ce tour d'horizon
38:45de l'actualité du moment
38:47en cette fin d'année 2025
38:48et les perspectives
38:49qu'on peut avoir
38:49pour l'année 2026,
38:51au moins pour le démarrage
38:52de l'année 2026.
38:53Geoffroy Lenoir était avec nous,
38:55co-directeur de la gestion collective
38:56d'OFI Invest AM,
38:58Xavier Chapard,
38:59stratégiste chez LBPM
39:00et Dorian Foulon,
39:01stratégiste chez Cholet Dupont-Houdard.
39:03Sous-titrage Société Radio-Canada
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