- il y a 2 jours
Depuis plusieurs mois, les signaux d'alerte se multiplient : flambée du pétrole, explosion des coûts industriels, tensions militaires au Moyen-Orient, dette publique hors de contrôle. Pourtant, les marchés financiers continuent d'évoluer près de leurs sommets historiques.
Comment expliquer ce décalage entre l'économie réelle et la Bourse ? Pourquoi rien ne craque alors que les risques s'accumulent ? Le pétrole peut-il encore s'envoler ? Qui profite réellement de cette période de turbulences ?
Dans cet entretien exceptionnel, Philippe Béchade analyse les mécanismes qui soutiennent encore les marchés, les risques qui menacent l'économie mondiale, les limites de l'endettement public, le rôle des banques centrales et les conséquences possibles pour l'épargne des Français.
Au programme :
- Pourquoi les marchés continuent de monter malgré les crises
- Les véritables gagnants de la flambée énergétique
- Le risque d'une correction boursière majeure
- La dette française et les limites de la BCE
- Les tensions géopolitiques entre Israël, l'Iran et les États-Unis
- L'entrée en bourse de SpaceX et le nouveau capitalisme mondial
- Comment protéger son patrimoine dans un monde plus instable
Philippe Béchade est analyste financier, rédacteur en chef de la Chronique Agora et de la Lettre des Affranchis.
Pour vous inscrire gratuitement au Sommet de la Vérité Économique de Marc Touati :
https://signups.publications-agora.fr/2527338
Comment expliquer ce décalage entre l'économie réelle et la Bourse ? Pourquoi rien ne craque alors que les risques s'accumulent ? Le pétrole peut-il encore s'envoler ? Qui profite réellement de cette période de turbulences ?
Dans cet entretien exceptionnel, Philippe Béchade analyse les mécanismes qui soutiennent encore les marchés, les risques qui menacent l'économie mondiale, les limites de l'endettement public, le rôle des banques centrales et les conséquences possibles pour l'épargne des Français.
Au programme :
- Pourquoi les marchés continuent de monter malgré les crises
- Les véritables gagnants de la flambée énergétique
- Le risque d'une correction boursière majeure
- La dette française et les limites de la BCE
- Les tensions géopolitiques entre Israël, l'Iran et les États-Unis
- L'entrée en bourse de SpaceX et le nouveau capitalisme mondial
- Comment protéger son patrimoine dans un monde plus instable
Philippe Béchade est analyste financier, rédacteur en chef de la Chronique Agora et de la Lettre des Affranchis.
Pour vous inscrire gratuitement au Sommet de la Vérité Économique de Marc Touati :
https://signups.publications-agora.fr/2527338
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00Il y a un an, TVL subissait un choc majeur, la fermeture de son compte bancaire sans justification.
00:06Les conséquences sont désormais chiffrées.
00:10442 987 euros de préjudice estimé.
00:13Pour un média indépendant, c'est une somme considérable
00:16et c'est pourquoi nous avons décidé d'engager une riposte judiciaire.
00:20Cette affaire n'est pas arrivée par hasard, elle est la rançon du succès.
00:24Depuis des années, TVL fait face à des restrictions de visibilité,
00:27des suppressions de contenu, des obstacles techniques et financiers.
00:31Pourquoi ? Parce que TVL a fait le choix de l'autonomie
00:33et n'a pas choisi le conformisme face au grand sujet de notre temps.
00:38Nos analyses du mouvement des Gilets jaunes, de la période Covid
00:40et plus généralement des affaires internationales
00:43ont fait notre singularité dans un environnement médiatique très formaté ou aligné,
00:47quelle que soit la sensibilité politique.
00:50Nous n'avons pas non plus baissé la garde sur les scandales intérieurs au pays.
00:53Qu'il s'agisse de l'affaire de pédocriminalité qui a secoué
00:56le périscolaire parisien sous gestion socialiste de la capitale,
01:00mais aussi des questions migratoires et sécuritaires
01:02sans verser pour autant dans une ligne de défense d'un système de surveillance
01:06attentatoire à nos libertés.
01:08Cette liberté éditoriale et la défense des libertés
01:10sont au cœur du projet de TVL depuis plus de 10 ans.
01:14Elle a un coût supporté grâce à vos dons et une gestion rigoureuse de notre média.
01:19À l'approche de 2027, la bataille de l'information sera décisive.
01:23Pour rester indépendant, nous avons besoin de moyens.
01:27Souvenir TVL aujourd'hui, ce n'est pas seulement aider un média,
01:30c'est défendre le pluralisme, la liberté d'informer,
01:32le droit d'entendre une autre voix.
01:34C'est investir dans un projet qui dure depuis plus de 10 ans.
01:37Je compte sur vous, toutes les équipes de TVL comptent sur vous.
02:08Bonjour à tous.
02:09Ravis de vous retrouver pour ce nouveau numéro de Politique et Éco.
02:14Au programme aujourd'hui, le pétrole flambe,
02:17les coûts industriels explosent, les tensions militaires s'aggravent
02:22et pourtant les marchés continuent de battre des records.
02:25Pourquoi le CAC 40 reste-t-il proche de ses sommets
02:29alors que les matières premières s'envolent ?
02:31Pourquoi le pétrole reste-t-il sous la barre des 100 dollars
02:35malgré la guerre au Moyen-Orient ?
02:37Et qui profite réellement de cette crise ?
02:39Pendant ce temps, les États s'endettent toujours plus
02:42tandis que SpaceX entre en bourse avec une valorisation
02:46proche de 1 750 milliards de dollars.
02:50Assistons-nous à un simple épisode de tension
02:53ou à une profonde recomposition des rapports de forces économiques mondiaux.
02:58Pour en parler, j'ai le plaisir de recevoir Philippe Béchade.
03:01Bonjour, monsieur.
03:02Bonjour, merci de votre invitation.
03:04Philippe Béchade, analyste financier,
03:07rédacteur en chef de la chronique Agora et de la lettre des affranchis.
03:11Comme d'habitude, avant de commencer cet entretien,
03:13je vous rappelle des gestes essentiels.
03:16Cliquez sur ce pouce en l'air en bas de l'écran.
03:18Vous pouvez également partager et commenter nos publications.
03:23Et n'oubliez pas aussi de vous abonner à la chaîne de TV Liberté.
03:26Philippe Béchade, commençons à présent avec vous.
03:30Depuis la fin février, le pétrole a progressé de 35%,
03:35le kérosène de 40% et les engrais de plus de 21%.
03:40Quant au naftas et ce produit pétrolier utilisé dans la pétrochimie,
03:44il a augmenté de 55%.
03:46Pourtant, les marchés sont toujours autour de leur niveau historique,
03:52de leur sommet historique.
03:53Et comment expliquez-vous ce décalage entre les marchés et l'économie réelle ?
03:59L'époque est un petit peu particulière.
04:03On a un conflit au Proche-Orient
04:06qui ne ressemble à aucun de ceux que la Bourse a eu à affronter depuis 1973.
04:15La grande différence par rapport à d'autres conflits,
04:19c'est que le niveau d'intoxication et de mensonge est totalement inédit.
04:26Nous sommes aujourd'hui le 12 juin
04:29et Trump a balancé sa 29e, on les a comptés, 29e fake news sur les Iraniens.
04:39Ils sont prêts à discuter.
04:44Un chemin vers la paix semble possible.
04:47Le détroit d'Hormuz va rouvrir.
04:4929 fois, Trump a sorti ce genre de déclaration,
04:57soit via Axios, soit dans Air Force One.
05:02À chaque fois, la réaction des marchés est la même.
05:05Le Nasdaq prend entre 1,5 et 3%.
05:08Le baril de pétrole perd.
05:11Alors au départ, sur ces premières fake news,
05:14on a eu jusqu'à moins 12% sur le WTI.
05:18Là maintenant, c'est moins 2, moins 3.
05:21Mais à chaque fois que Trump sort un mensonge et honté,
05:25il prend le jackpot.
05:27Alors lui, il prend le jackpot et son cercle familial rapproché.
05:32Oui, maintenant c'est largement documenté.
05:34Mais lorsqu'on a un démenti, parce que c'est systématique,
05:3829 annonces, 29 démentis par les faits,
05:42démentis par les gardiens de la Révolution
05:44ou les divers canaux de communication de l'Iran,
05:47alors à chaque fois, ça rebaisse.
05:49Mais si on a pris 2%, on en repère un.
05:52Si on en prend 3%, on en repère 1,5.
05:55Vous mentez 29 fois.
05:57Et 29 fois, vous avez ce mécanisme de cliquet.
06:00On s'enthousiasme sur la nouvelle.
06:02Et puis, on accueille le démenti avec un petit peu de suspicion.
06:06Pourquoi ?
06:07Tout simplement parce qu'il y a une voix qui annonce
06:10on négocie, les Iraniens sont prêts.
06:14Et vous avez, côté iranien, plusieurs canaux pour démentir.
06:18Vous avez le Parlement, vous avez l'entourage du président Pézekian,
06:23vous avez une communication émanant des proches du guide suprême.
06:28Il y a plusieurs canaux.
06:29Aucun n'est jugé véritablement crédible à 100% par les algos.
06:35Il faut bien comprendre ça.
06:36Ce sont les algos qui font fonctionner Wall Street.
06:38D'ailleurs, la preuve, c'est que les indices US montent pratiquement toutes les nuits
06:45depuis le 28 février.
06:48La hausse se fait la nuit.
06:49Pourquoi ?
06:50La nuit française ou la nuit américaine ?
06:52Les deux.
06:53D'accord.
06:53Les deux.
06:54Quand il n'y a personne, 2h du matin, les marchés asiatiques ne sont pas encore ouverts.
06:58Et là, vous avez systématiquement, boum, une poussée à la hausse sur le Nasdaq, sur le S&P.
07:03Pourquoi ?
07:03Parce que les algos sont programmés pour travailler la nuit.
07:07Il se trouve que, justement, ce 12 juin, à quelle heure Trump a-t-il publié un nouveau communiqué ?
07:13Alors que la journée du 11 juin a été horrible.
07:16Ça s'est bombardé de partout.
07:18Le Bahreïn, les Émirats, le Koweït, la Jordanie.
07:22L'Iran a arrosé partout.
07:24Les États-Unis ont riposté.
07:26L'Iran prétend ensuite avoir de nouveau visée Israël.
07:29C'est le chaos.
07:30Et à 2h du matin, donc ça faisait déjà tard, dans la soirée à Washington,
07:35il y a Trump qui dit, ah mais on va renouer le dialogue.
07:39Boum !
07:39Le Nasdaq prend 1%.
07:41En pleine nuit, quand il n'y a personne, quand il n'y a pas de...
07:45C'est un délit d'initié permanent, c'est une opération boursière, cette guerre.
07:49C'est plus qu'un délit d'initié permanent, parce que bon, évidemment,
07:52l'entourage de Trump est averti avant qu'il va causer.
07:55Bon, on sait à peu près maintenant à chaque fois ce qu'il va dire.
07:59C'est surtout que ces fausses annonces sont accompagnées également
08:10de l'intervention de quelques grosses mains
08:13qui amplifient ou qui donnent du corps de la substance aux annonces de Trump.
08:19parce que personne ne le croit, évidemment.
08:22– Des grosses mains, c'est-à-dire ?
08:23– On va prendre les principaux gérants d'actifs, bien sûr,
08:29BlackRock, Fidelity, et puis des gérants obligataires type Pimco, J.P. Morgan.
08:39– Pourquoi faut-il que ces gens-là interviennent ?
08:42Parce que lorsqu'on ne croit plus Donald Trump, parce qu'au bout de la 28ème fois,
08:45évidemment, que les marchés sont devenus méfiants,
08:48il faut que quelqu'un donne l'impulsion.
08:50Il faut donc qu'une grosse main enclenche un mouvement
08:54que les algos vont ensuite faire avancer façon boule de neige.
09:00Comme on dit, là, c'est une sorte de réaction en chaîne.
09:04Trump connaît ça par cœur, il connaît ça à merveille.
09:07Chaque fois qu'il fait une annonce, c'est soit avant la réouverture de Wall Street,
09:11si on était prêt à ouvrir dans le rouge, en quelques minutes,
09:14on passe de moins 1 à plus 2.
09:17– Donc c'est Trump qui fait monter les marchés,
09:20Philippe Béchade, ou est-ce qu'il y a autre chose ?
09:22– Bien sûr que Trump surfe sur ce qu'on appelle la hype,
09:28c'est une espèce d'enthousiasme exacerbé,
09:32qu'on pourrait même qualifier par moments d'imbécile.
09:34– The show must go on.
09:36– Voilà, et donc il y a une thématique de fond qui est l'IA.
09:40Il y a l'IPO, l'introduction en bourse de SpaceX.
09:44– On va en parler dans un instant.
09:45– Et il fallait absolument tirer les marchés vers les sommets,
09:49de façon à ce que l'introduction en bourse,
09:52qui est quand même un appel au marché de 75 milliards.
09:55Mais en réalité, comme l'introduction est sursouscrite entre 3,5 et 4 fois,
10:00ça veut dire que ceux qui aujourd'hui ont fait une demande de titre,
10:04si c'est sursouscrit 4 fois, ça veut dire qu'on a dû mobiliser 4 fois 75 milliards,
10:11c'est-à-dire 300 milliards.
10:13Écoutez, avec une hausse de 36 ou 38% du Nasdaq,
10:20les 300 milliards, ils sont trouvés, évidemment.
10:24Vous avez une telle accumulation de plus-values potentielles
10:29qu'aujourd'hui, même si le Nasdaq a perdu 10%,
10:32en réalité, par rapport au point d'origine du 30 mars,
10:37et on n'a pas… rien n'a changé depuis 30 mars.
10:39Ça continue de castagner dans le golfe,
10:42et on continue de surévaluer les profits futurs de l'intelligence artificielle.
10:46Bon, cette hausse a permis de financer l'introduction en bourse de SpaceX,
10:52300 milliards mobilisés.
10:54On aura dans la foulée OpenAI, puis Anthropic,
10:59on parle évidemment de 1 000 milliards dans les deux cas.
11:02Là, j'imagine peut-être que la sursouscription sera de 5 fois,
11:05et pas de 3,5 à 4.
11:07Ce qui veut dire qu'à chaque fois, il va falloir aussi mobiliser 150, 200 milliards,
11:13pour que ceux qui ont déposé leurs demandes,
11:18voilà, pour faire partie du carnet d'ordre,
11:21ils aient l'argent nécessaire.
11:22Donc voilà, il y a une combinaison de narratifs, de révolutions,
11:28et c'en est une, bien sûr, l'intelligence artificielle,
11:30il n'y a aucun doute là-dessus.
11:32Révolutions, certes, mais derrière, où est le profit ?
11:36Où est le rendement attendu ?
11:39On pourra peut-être y revenir quelques instants,
11:41mais on est parti sur des hypothèses qui sont délirantes,
11:44et je peux le démontrer, mais de façon imparable.
11:48Voilà.
11:49Et derrière, vous avez les mensonges permanents de Trump,
11:52auxquels le marché fait semblant de croire,
11:54ou plutôt, les grands institutionnels ont tout intérêt à accorder du crédit,
12:00parce que ce sont évidemment ces grands institutionnels,
12:03des JP Morgan, des Morgan Stanley, etc.,
12:06qui sont les introducteurs des SpaceX, OpenAI et autres anthropiques.
12:12Plus le cours d'introduction est élevé,
12:15plus leurs commissions sont gigantesques.
12:18Donc il y a intérêt à faire bouillir, comme on dit,
12:23je prends l'exemple de SpaceX,
12:25c'était valorisé 180 milliards en mars-avril 2025.
12:31– On est à 1750 milliards.
12:33– En un an, la valorisation est multipliée par 10.
12:36Et depuis qu'on sait qui va être le banquier-chef de file,
12:39là, vous avez toutes les études les plus bullish,
12:42elles sortent justement des banquiers introducteurs.
12:44Il n'y a pas de hasard.
12:45– On sait, Philippe Béchade, dans l'histoire financière,
12:49que les cracks surviennent quand la confiance est au plus haut.
12:53Si une correction boursière devait intervenir dans les prochains mois,
12:56selon vous, quel pourrait être l'événement déclencheur le plus probable ?
13:00– Ça peut être n'importe quel événement un petit peu inattendu.
13:08Bon, là, on vient d'avoir les résultats d'Oracle.
13:10On découvre que leur endettement est égal à 5 fois leur chiffre d'affaires.
13:13C'est un niveau d'endettement stratosphérique.
13:18Le marché ne l'a pas aimé.
13:20Super micro-stratégie annonce d'élevée de fonds,
13:24justement, pour financer des achats de matériel, etc.
13:28réaction du marché, moins 30.
13:30On ne s'attendait pas à ce que Super micro annonce une levée aussi importante.
13:36Donc, il suffit qu'un autre géant, par exemple, du top 10 des capitalisations mondiales,
13:43qui sont les titres les plus ramassés,
13:45il suffit qu'un autre dise, moi aussi, je vais devoir lever des fonds,
13:48où je vais devoir faire une émission, etc., etc.
13:51Voilà.
13:52Et puis, la vraie disruption, alors moi, je l'ai déjà largement commentée
14:00au travers de mes interventions quotidiennes,
14:04c'est, ça viendra probablement de la Chine,
14:08et pourquoi pas d'Ali Baba,
14:11et de son moteur d'intelligence artificielle générative,
14:16qui s'appelle Quen.
14:18Alors, en quoi Quen est-il complètement disruptif ?
14:22C'est que, depuis qu'on parle de l'introduction en bourse d'Entropique,
14:29Claude, c'est l'IA,
14:35que tout le monde, aujourd'hui, a téléchargé dans son smartphone,
14:39eh bien, le coût du token,
14:42c'est-à-dire de la consommation de capacité de calcul, augmente.
14:45Et évidemment, on extrapole les revenus d'Entropique
14:48et d'autres qui sont des proxys,
14:51en disant, si le coût du token augmente,
14:54c'est merveilleux,
14:56la rentabilité de toute l'intelligence artificielle,
14:59elle est cosmique.
15:00Et Quen, d'Ali Baba,
15:04propose une capacité de calcul
15:07à un sixième du coût d'Entropique ou de Gemini.
15:13Un sixième ?
15:14La moitié, pas 50% moins cher.
15:18Six fois moins cher.
15:20Bon, Quen est ouvert à tout le monde,
15:23à toute la planète,
15:25aussi bien aux geeks de la Silicon Valley
15:28qu'il y a l'Inuit qui a éventuellement un petit peu de réseau
15:31et qui n'est pas forcément un usager intensif de l'intelligence artificielle.
15:36Vous pensez que c'est le fait qu'Ali Baba puisse casser le marché
15:39qui serait le déclencheur d'une correction boursière mondiale ?
15:42Mais ils ont déjà fait l'annonce.
15:44La prise de conscience n'est pas encore arrivée.
15:46On continue aujourd'hui de nous parler de l'introduction d'Entropique à 1 000 milliards.
15:50Pourquoi ? Parce qu'on part d'une hypothèse que le token,
15:54ça sera un petit peu comme sa consommation de l'électricité.
15:57Tout le monde va consommer X milliers de tokens par mois.
16:02Et on parle de 35 à 40 dollars par Américain, par exemple.
16:10Mais si les gens vont sur Quen d'Alibaba
16:13qui a une intelligence artificielle qui rivalise
16:15avec la dernière version d'Entropique,
16:18mais c'est fini.
16:20Toute la valorisation, tout le modèle d'évaluation de l'IA
16:25s'effondre littéralement.
16:26Et ça a été le choc.
16:27D'ailleurs, on a un précédent qui est DeepSync.
16:30DeepSync, qui arrive sur le marché
16:32et qui, avec des moyens qui n'ont rien à voir
16:37avec les centaines de millions de dollars investis par OpenAI,
16:43annonce et démontre que son moteur de recherche
16:45est quasiment aussi bon qu'OpenAI,
16:48avec, on ne sait pas trop quel matériel derrière,
16:51mais en tout cas, c'est beaucoup moins cher.
16:52Et la réalité, c'est que, qu'est-ce que fait Alibaba avec Quen ?
16:57La Chine avait des capacités de mémoire,
17:03de mise à disposition de mémoire colossales.
17:05Alors qu'aux États-Unis, au contraire,
17:07la flambée de Micron, notamment,
17:11de SK-INIX en Corée du Sud,
17:14c'est parce que la mémoire était rare.
17:17Donc ce qui est rare est cher.
17:19La Chine a des capacités énormes.
17:22Et aujourd'hui, ils peuvent produire une IA à six fois moins cher que Claude.
17:27Bon, qu'est-ce que ça veut dire ?
17:29Ça veut dire que, probablement,
17:30leur IA ne tourne pas sur des Blackwell de NVIDIA.
17:35C'est-à-dire qu'ils n'ont pas des Rolls-Royce,
17:38mais ils ont peut-être plein de petits Dacia,
17:42de petits 4x4 polyvalents,
17:45qui fonctionnent très très bien,
17:47qui consomment peu.
17:49Et puis, à la limite,
17:50si le data center chinois fait 4 hectares
17:54pour stocker toutes les machines,
17:56au lieu d'un hectare,
17:57ce qui est plus facile à refroidir,
17:59je ne sais pas, moi, au Texas
18:02ou dans le Massachusetts,
18:04on s'en fiche, à la limite,
18:05moi, je suis l'utilisateur,
18:07que le data center couvre 4 hectares ou un seul,
18:12voilà, ça fait plaisir aux écologistes
18:13de dire que c'est plus concentré,
18:15mais on s'en fiche complètement.
18:17Donc, la disruption peut venir
18:19de cette prise de conscience
18:20que les Chinois, aujourd'hui,
18:22sont capables de produire des IA parfaitement performantes
18:25et tournant sur du matériel
18:27beaucoup moins cher.
18:30Alors certes, bon,
18:32NVIDIA, le Blackwell,
18:33c'est un espèce de couteau suiste de luxe
18:36avec des lames en acier spécial,
18:39mais le petit couteau chinois
18:41a fait l'affaire.
18:43Venons-en à l'énergie
18:44et à ses conséquences économiques.
18:47On a un Brent qui évolue aujourd'hui
18:49autour de 95 dollars le baril,
18:51Philippe Béchade.
18:51Pourquoi, avec la violation du cessez-le-feu
18:53le 7 juin dernier,
18:54entre Iran et Israël,
18:56n'a-t-on pas dépassé les 100 dollars ?
18:59De mensonge !
19:00Pourquoi n'est-on pas arrivé à 150 ?
19:02Alors, là, on va...
19:04C'est une question d'une dimension différente.
19:07On va commencer donc par les deux nouveaux mensonges de Trump.
19:11Le vendredi 5 juin,
19:13il annonce que ça y est,
19:14l'Israël a consenti à arrêter ses opérations au Liban.
19:18Bon, ça a duré juste le temps de refaire le plein des chars
19:20et des bombardiers.
19:23Voilà.
19:24Un mensonge,
19:25le week-end se passe mal,
19:28le mercredi,
19:29un autre mensonge.
19:31Voilà.
19:32Et le prix du pétrole
19:34est maintenu à ses niveaux 90-95
19:37à coups de mensonges officiels.
19:40Mais tous les spécialistes,
19:43le PDG de Shell,
19:47le PDG d'Occidental Petroleum,
19:51tous se sont exprimés
19:52pour dire que,
19:54actuellement,
19:55le cours du pétrole
19:56est anormalement bas
19:58et que chaque jour qui passe,
20:01c'est un jour où les réserves stratégiques
20:03s'épuisent.
20:04Et c'est deux jours,
20:06trois jours de plus
20:07pour remettre les réserves stratégiques
20:11au niveau d'avant-conflit,
20:13d'avant le 28 février.
20:15Donc là, moi, je lis des papiers.
20:17Aujourd'hui, on nous dit que
20:21le retour à l'étiage,
20:23ou en tout cas ce qu'on considère
20:24comme un matelas confortable de réserve,
20:28c'est maintenant,
20:28on est sur juin 2027.
20:31Moi, je pense que c'est mars,
20:32mais en réalité,
20:34on va jusqu'en juin 2027.
20:35C'est-à-dire qu'il va falloir fournir
20:39chaque jour le pétrole nécessaire
20:40pour faire fonctionner l'économie,
20:41plus on reconstitue les réserves.
20:45Et là, aux États-Unis,
20:46ça devient critique.
20:48Le principal réservoir souterrain,
20:50c'est Cushing, Texas.
20:53Et aujourd'hui,
20:54ils ne sont plus très très loin
20:55des 30 derniers pourcents du réservoir.
20:59Et non, il n'y a pas 30% exploitable.
21:01Parce que sur les 30%,
21:02les 25%,
21:05c'est un mélange de pétrole.
21:06– C'est la fond de cuve.
21:07– C'est le fond de cuve.
21:07C'est un mélange de pétrole et de boue.
21:09Il faut le retraiter,
21:10le reraffiner à des coûts,
21:13alors là, des coûts exorbitants.
21:15– Depuis du temps, oui.
21:15Et cette problématique du raffinage,
21:18aujourd'hui, les raffineries américaines
21:20sont à 95% de taux d'utilisation.
21:25Alors, Trump a beau dire,
21:27ouais, ouais, si jamais on a besoin
21:31de plus de pétrole,
21:32moi, j'ai le pétrole vénézuélien.
21:33Il a mis de la main dessus
21:34en le faisant enlever Maduro
21:38et, on va dire,
21:39en se conciliant
21:42le nouvel exécutif vénézuélien,
21:45mais peut toujours ramener
21:46autant de pétrole du Venezuela
21:48qu'il veut,
21:50comment va-t-il être raffiné
21:52pour être mis sur le marché ?
21:55Et la même chose,
21:56on a eu ces annonces,
21:58le week-end, justement,
21:59où ça pétait dans le golfe,
22:01pour essayer de calmer tout le monde.
22:03L'Arabie Saoudite,
22:04les pays OPEP,
22:06dont les Émirats, aujourd'hui,
22:07ne font plus partie,
22:09dit, on va augmenter
22:10notre capacité de production.
22:11Ils peuvent l'augmenter
22:12autant qu'ils veulent.
22:12Le pétrole, il ne peut pas quitter
22:14le golfe Persique.
22:15Et si les outils devaient ensuite
22:17bloquer Bab el-Mandeb,
22:19il faudra faire tout le tour de l'Afrique,
22:21à nouveau,
22:21puisqu'on ne pourra plus accéder à Suez.
22:24Donc, vous pouvez toujours dire
22:25ce que vous voulez,
22:26j'augmente ma capacité,
22:27mais, de toute façon,
22:28cette capacité n'arrive pas,
22:30physiquement,
22:31ni à Rotterdam,
22:32ni en Caroline du Nord,
22:35ni dans les raffineries
22:37de la Nouvelle-Orléans.
22:39– Si les tensions au Moyen-Orient
22:41s'installent durablement,
22:43comme cela semble être le cas,
22:44quelles conséquences
22:45cela aura-t-il sur l'inflation,
22:47sur la croissance européenne
22:49et les finances publiques
22:50des pays européens
22:51qui sont déjà surendettés ?
22:52– La croissance européenne,
22:54déjà, on le sait,
22:55aujourd'hui,
22:56elle est à zéro.
23:00On était déjà à 0,9 en France.
23:04On a révisé déjà à 0,6.
23:06On va probablement bientôt admettre
23:08qu'on n'aura pas de croissance du tout.
23:10Et l'Allemagne,
23:11c'est pareil.
23:12Donc, notre croissance,
23:13elle est pliée déjà pour 2026.
23:16Et vous avez une inflation
23:17qui, inversement,
23:19est sur une pente de 5% l'an.
23:21– Donc là, c'est l'exemple parfait
23:23de la stagflation.
23:24Zéro croissance et inflation en hausse.
23:27Stagflation.
23:27– Voilà.
23:28Alors, qu'est-ce que ça veut dire
23:28si on a une inflation à 4,5
23:30et qu'on n'a pas de croissance ?
23:31Ça veut dire qu'en fait,
23:31on est en décroissance de 4,5.
23:33C'est intenable
23:35avec des niveaux d'endettement
23:37que nous avons
23:37et qui continuent de croître
23:39et qui s'accroissent
23:40d'autant plus vite
23:41que le ralentissement économique
23:43prive les États
23:44des recettes friscales
23:45qui ont servi d'hypothèse de travail
23:48pour boucler les budgets.
23:50Moins de croissance,
23:51moins de recettes fiscales,
23:52c'est la spirale.
23:55Voilà donc le vrai souci.
24:00– Quel est aujourd'hui,
24:01Philippe Béchade,
24:02le risque économique
24:03que les marchés sous-estiment le plus ?
24:05– À l'endettement.
24:07L'endettement.
24:08Mais de très, très loin.
24:10Alors, l'endettement des États,
24:11on le connaît.
24:12On sera à 40 000 milliards.
24:14– Mais comment le sous-estiment-t-il
24:16alors que ce sont eux-mêmes
24:17les marchés
24:18qui financent la dette
24:19de l'État français ?
24:21– Ah mais,
24:23c'est une forme
24:24d'aveuglement militant.
24:27– Oui.
24:28– C'est un aveuglement total.
24:29– C'est de la maladie mentale,
24:30à ce point-là.
24:31– Ah oui, oui.
24:32Là, on est dans…
24:33– C'est de la schizophrénie.
24:33– On est dans un niveau
24:34de déni
24:35qui relève presque
24:36du cas psychiatrique.
24:38– Mais le calcul est le suivant.
24:40C'est, si on avoue la vérité,
24:42les marchés s'effondrent.
24:44Si on ne fait pas comme si les choses…
24:46– Tout allait bien.
24:47– Tout allait bien se passer.
24:48– Ce que fait M. Lescure,
24:49le ministre de l'économie français,
24:51toute la journée.
24:51– Oui, oui.
24:51– Les marchés pèteraient un câble
24:54tout de suite.
24:55– Oui.
24:55– Il faut faire comme si
24:57ça allait bien se passer.
24:59Ça ne va évidemment pas bien se passer.
25:01Mais tant qu'on faim,
25:04tout comme on faim de croire
25:05les tweets mensongers de Trump,
25:0729 fois,
25:09parce que c'est un mensonge
25:10confortable.
25:11C'est un mensonge
25:12qui maintient les marchés
25:14en lévitation,
25:15qui évite au taux d'exploser
25:18le disant américain
25:19est entre 4,50, 4,60.
25:21On sait très très bien
25:22que si le pétrole
25:23franchissait la barre des 100,
25:26on passerait le cap psychologique
25:28des 5.
25:30Et en Europe,
25:32le boon,
25:32qui est la référence
25:33qui est actuellement
25:33autour de 3,10,
25:34passerait la barre des 3,5.
25:36À 3,5,
25:36on sait que c'est le pire
25:38qu'on aura vu depuis 20 ans.
25:39On sait qu'on change
25:40complètement de monde.
25:42Voilà.
25:43D'où cette nécessité,
25:44effectivement,
25:44de maintenir le baril
25:47sous la barre psychologique
25:48des 100,
25:49parce qu'à 100,
25:49évidemment,
25:50qu'on refait
25:50tous les calculs
25:51d'inflation.
25:52Et à ce moment-là,
25:54si on est lucide,
25:58ça veut dire
25:58que les taux montent
25:59et que le coût
26:00de la dette explose
26:01et que c'est donc,
26:02elle est déjà insoutenable,
26:03elle le serait encore plus.
26:04Mais il n'y a pas
26:05que les États,
26:06il y a également,
26:06maintenant,
26:07les entreprises.
26:08Là,
26:09maintenant,
26:09les quantités d'argent
26:11empruntées,
26:11notamment aux États-Unis,
26:12pour acheter du matériel
26:18type Blackwell de Nvidia,
26:19ça se chiffre,
26:20non pas en centaines
26:21de milliards de dollars,
26:22ça se chiffre
26:22en milliers de milliards,
26:25avec des hypothèses
26:28de rentabilité
26:29pour pouvoir,
26:29justement,
26:31rembourser.
26:31il faut faire du chiffre,
26:32faire de la marge
26:33pour rembourser
26:34aux prêteurs.
26:36On est sur des hypothèses
26:41complètement surréalistes
26:42et avec des taux
26:44qui risquent de grimper.
26:47Mais voilà,
26:48vous avez l'endettement
26:49des États,
26:49vous avez l'endettement
26:50des entreprises
26:51qui sont à la pointe,
26:52aujourd'hui,
26:52de ce qui fait
26:53la croissance économique
26:55et des marchés.
26:56et vous aviez auparavant
26:59déjà la dette
27:01qui est à son maximum historique
27:03pour le particulier
27:05qui a emprunté,
27:07qui fait des prêts hypothécaires,
27:10prêts automobiles,
27:12prêts étudiants classiques
27:13et aujourd'hui,
27:14les prêts sur marge
27:16pour spéculer en bourse
27:19et pas acheter un pour un.
27:22Là, actuellement,
27:23l'endettement,
27:25c'est pour prendre
27:26des positions
27:27à effet de levier
27:28avec le risque maximum
27:30sur les actifs
27:31les plus spéculatifs
27:33et les plus vulnérables
27:35à un incident.
27:37Et on peut penser
27:38qu'Oracle,
27:40il faut le surveiller de près,
27:42l'endettement représente
27:43cinq fois son chiffre d'affaires.
27:45Il suffit que
27:46un très, très gros emprunteur
27:48dise
27:49il faut que je restructure ma dette
27:51ou il faut que je trouve
27:52un nouveau moyen
27:53ou il faut que je fasse
27:55une augmentation de capital
27:56parce que là,
27:56je ne vais plus pouvoir
27:57rembourser mes créanciers.
27:59Ça peut exploser
28:00pour ce genre d'un seul coup
28:02la mauvaise surprise
28:04d'un gros emprunteur
28:05qui dit
28:05bon,
28:05je suis un peu juste
28:07pour rembourser,
28:08il faut que je fasse
28:09de nouveaux appels au marché.
28:10Le signal serait catastrophique.
28:14Je rappelle à nos téléspectateurs
28:15que nous enregistrons
28:16cette émission
28:17le 12 juin.
28:19s'est précisé précisément
28:20aujourd'hui
28:21que la BCE
28:22devrait relever ses taux
28:25alors que
28:25les États européens
28:27affichent des niveaux
28:28d'endettement record
28:29jusqu'où
28:30les banques centrales,
28:31la BCE en particulier,
28:33peut relever encore
28:34son taux
28:35sans provoquer
28:36d'accidents financiers.
28:37Personne ne le sait.
28:39Même pas Christine.
28:41Personne ne le sait.
28:42Ni Isabelle Schnabel
28:43qui est celle
28:44qui a quelque part
28:45théorisé
28:49et rallié à sa cause
28:50les autres membres
28:51de la BCE
28:51en disant
28:52il faut envoyer
28:52un signal au marché
28:53qu'on ne va pas faire
28:54comme en 2021
28:55où on a dit
28:56pendant des mois
28:57et des mois
28:58on a affaire
28:59à une inflation transitoire
29:00alors que tout
29:01semblait démontrer
29:01qu'elle ne le serait pas.
29:03Donc on ne va peut-être
29:04pas refaire la même erreur
29:05qu'en 2021.
29:05c'est-à-dire
29:07rester complètement
29:07se laisser complètement
29:08dépasser par l'inflation
29:09et d'un seul coup
29:10être obligé
29:10de remonter
29:11très très brutalement
29:12les taux.
29:13Autant le faire
29:14parce que les marchés
29:14l'anticipent
29:15et pensent que c'est
29:16raisonnable
29:17mais Isabelle Schnabel
29:19a dit la chose suivante
29:20nous allons procéder
29:22à une première
29:24hausse de taux.
29:26Nous n'allons pas faire
29:27une hausse de taux
29:28à attendre et voir.
29:30Elle a dit
29:30nous allons procéder
29:31à la première hausse de taux
29:32la première 2
29:33la première 2
29:34forcément
29:35c'est un cycle
29:36c'est au moins 3
29:37voire 4 hausse
29:39tant que le marché
29:40trouve ça raisonnable
29:42ils ont raison
29:43ne pas se laisser
29:44dépasser
29:45comme en 2021
29:45le marché
29:46juge ça raisonnable
29:47il l'intègre
29:47au fur et à mesure
29:48et puis à un moment
29:49peut-être
29:50qu'on ne sait pas pourquoi
29:51ça coince
29:52peut-être que parce que
29:53le taux directeur
29:55remontait
29:55à 3,5
29:573,75
29:58d'un seul coup
29:59on ne sait pas pourquoi
30:00mais d'un seul coup
30:02il y en a qui se retrouvent
30:04avec une impossibilité
30:06de faire face
30:08au remboursement
30:10aux Etats-Unis
30:10on est à 6,6,5%
30:13de taux de défaut
30:14sur les prêts privés
30:15ça passe pour l'instant
30:17aux Etats-Unis
30:176,5%
30:18ça passe
30:19peut-être que 6,75%
30:21ça passe
30:21peut-être que 7,05%
30:23ça passe
30:23et personne ne va savoir pourquoi
30:257,13%
30:26d'un seul coup
30:27patatras
30:27on a vu complètement à vue
30:29en fait
30:29on est en train d'écrire
30:30l'histoire économique
30:32à partir de rien là
30:33oui
30:33et en 2000
30:34personne ne sait pourquoi
30:37tout s'est retourné
30:38alors qu'il y avait
30:39des appels au marché
30:40toutes les semaines
30:40des IPOs
30:41par dizaines
30:42par dizaines
30:42mais c'est des petits IPOs
30:44quelques dizaines de millions de dollars
30:45peut-être
30:47150
30:47200 milliards
30:48200 millions de dollars
30:50pour les plus importantes
30:52plus l'endettement
30:53qui allait avec
30:53parce que
30:54la boîte
30:55qui faisait appel au marché
30:56avait déjà au départ
30:57emprunté de l'argent
30:59auprès
30:59de
31:00de
31:01de
31:01de
31:02de
31:02de
31:03capital
31:03capital
31:03etc
31:03de
31:05capital
31:06riskers
31:07ils devaient déjà
31:08de l'argent
31:09et puis pas pour rembourser
31:11il fallait qu'ils empruntent
31:12donc on avait déjà
31:13en 2000
31:14ce syndrome
31:14de boîtes
31:15qui font appel au marché
31:17d'un côté
31:17à l'actionnaire
31:18d'un côté
31:18et qui font appel déjà
31:20à des créanciers
31:21de l'autre
31:22là on est dans une échelle
31:23de 1 à 100
31:25par rapport à la bulle
31:26des dot com
31:26l'échelle est de 1 à 100
31:29c'est considérable
31:30et pour l'instant
31:31vu le niveau d'endettement
31:33ça passe
31:33mais personne ne sait
31:35pourquoi ça passe à 6,95
31:37et pourquoi ça passe pas
31:38à 7,05
31:39on ne sait pas
31:40c'est juste qu'après
31:42on constate
31:43voilà on avait atteint
31:44un taux de défaut
31:45sur les prêts hypothécaires
31:46en
31:47en 2008
31:49de 13%
31:51on y est de nouveau
31:52aujourd'hui
31:52et même au-delà
31:53sur les prêts automobiles
31:55et on n'est pas loin
31:55sur les prêts hypothécaires
31:57pourquoi ça passait
31:59à 13,30
31:59et c'est plus passé
32:00à 13,5
32:01personne ne le sait
32:02donc tant que l'orchestre
32:03joue on danse
32:04c'est exactement
32:06la même chose
32:06ça va péter
32:07mais on ne sait pas
32:08aujourd'hui
32:09on ne peut pas terroriser
32:09je ne peux pas vous dire
32:10qu'à 7,03
32:12de taux de défaut
32:14sur les emprunteurs privés
32:15et notamment
32:16des boîtes
32:17de la Silicon Valley
32:18ça va craquer
32:19on n'en sait rien
32:21on sait que c'est inexorable
32:22ce que l'on peut peut-être
32:25imaginer
32:26Philippe Béchatte
32:27c'est de voir
32:27les gouvernements européens
32:29prendre
32:29des mesures
32:31exceptionnelles
32:32sur l'épargne privée
32:34pour éviter
32:34une crise budgétaire majeure
32:37ça c'est
32:39c'est un vieux serpent de mer
32:40la loi sapin 2
32:42oui
32:42entre autres
32:43puis les déclarations
32:44de Christine Lagarde
32:45c'était après
32:46la crise grecque
32:50ce qui est
32:51ce qui est extrêmement
32:53angoissant
32:54en tant qu'épargnant
32:56c'est de se dire
32:57que le principe
32:58de venir piquer
32:59sur notre épargne
33:00il est déjà acquis
33:01juridiquement
33:02juridiquement
33:03il est acquis depuis 15 ans
33:04depuis 2011
33:05pratiquement
33:06puis depuis les lois sapin
33:07bon ça concerne la France
33:08mais globalement
33:09en Europe
33:10c'est la BCE
33:10qui fait la loi
33:11et la BCE
33:12elle a déjà dit
33:13qu'à un moment
33:14en cas d'urgence
33:15il faudra
33:16faire appel à l'épargne
33:17alors au départ
33:19on ne viendra pas
33:20piquer votre argent
33:20dans votre poche
33:21directement
33:22on vous proposera
33:23un grand emprunt
33:23puis si
33:25les gens
33:25n'ont soit pas l'envie
33:27soit pas les moyens
33:28de souscrire
33:29le grand emprunt
33:30qui sauve tout le monde
33:31et qui nous relancera
33:32etc.
33:32vers un avenir radieux
33:35là par contre
33:36on commencera
33:36à prendre des mesures
33:38geler une partie
33:39de l'épargne
33:40la fléchée
33:41vers effectivement
33:42un fonds de sauvegarde
33:44on trouvera toujours
33:44une appellation
33:46qui sera une excuse
33:47pour que les gens
33:48ne déplacent pas
33:49d'un seul coup
33:49tout leur argent
33:50de la zone euro
33:51vers d'autres horizons
33:52parce que c'est ça le risque
33:54c'est que quand on commencera
33:55à comprendre
33:55que la BCE
33:57veut commencer
33:57à verrouiller
33:58ou à geler
34:00une partie de l'épargne
34:01c'est la Suisse
34:02qui va voir arriver
34:03des millions de français
34:04la Suisse
34:05Dubaï
34:07Singapour
34:08et pour les plus riches
34:09les îlots confettis
34:11type Bahamas
34:14Antigua-Barbouda
34:15et compagnie
34:17Alors il y avait aussi
34:19une information
34:19qui est passée
34:21peut-être un petit peu
34:22sous les radars
34:23mais sur laquelle
34:23vous vouliez qu'on revienne
34:24Philippe Béchatte
34:25c'est l'agence
34:26de renseignement militaire
34:28du ministère
34:29de la défense
34:30la DIA
34:31qui a déclaré
34:32que la capacité
34:33d'Israël
34:34à mener des opérations
34:35d'espionnage humain
34:37et de collecte technique
34:38se situait
34:39à un niveau critique
34:41c'est ce qu'a révélé NBC News
34:44citant des responsables américains
34:46pourquoi cette information
34:47intéresse-t-elle autant
34:48l'analyste financier
34:49que vous êtes ?
34:50Parce que
34:51l'industrie
34:53militaire
34:54aux Etats-Unis
34:55aujourd'hui
34:55c'est
34:56un des
34:58moteurs
34:58de la croissance
34:59et
35:01de façon
35:02peut-être plus stratégique
35:03des créations d'emplois
35:05l'IA
35:06en détruit
35:08depuis le 1er janvier
35:102026
35:11le secteur
35:12qui a détruit
35:13le plus
35:13d'emplois
35:15plus de
35:1680 000
35:18c'est l'IA
35:19alors que
35:20c'est le secteur
35:21qui a attiré
35:22le plus
35:23de capitaux
35:23en revanche
35:25l'industrie
35:26de l'armement
35:27crée des bons emplois
35:28sur le seul américain
35:30ce que Biden
35:31avait d'ailleurs
35:31expliqué à propos
35:32de la guerre en Ukraine
35:33c'est génial
35:35les ukrainiens
35:37commandent
35:37des armes
35:38à l'OTAN
35:38c'est nous
35:40qui fournissons
35:40les armes
35:41à l'OTAN
35:42et c'est nous
35:43qui fournissons
35:43le crédit
35:44pour acheter
35:44les armes
35:45à l'OTAN
35:46donc on touche
35:46des commissions
35:47sur le crédit
35:48et en plus de ça
35:49notre industrie
35:50produit
35:51tout ce qu'il faut
35:53pour équiper
35:53le champ de bataille
35:54donc là
35:55l'industrie
35:56de l'armement
35:57c'est évidemment
35:57de l'emploi
35:58pérenne
35:59c'est fondamental
36:00pour les élus
36:02américains
36:02qui veulent se faire
36:04reconduire
36:04au mid-term
36:06de novembre
36:08donc là
36:08si d'un coup
36:09l'industrie
36:10de l'armement
36:10américain
36:11se mettait à licencier
36:12comme le fait
36:13l'IA
36:14ça deviendrait
36:15quand même
36:15assez chaud
36:16pour en plus de ça
36:17des élus
36:19des républicains
36:21dont on comprend bien
36:22qu'aujourd'hui
36:22les promesses
36:25de l'élection
36:26de Donald Trump
36:26ne sont pas tenues
36:27du tout
36:28et que
36:29si vous êtes
36:30un républicain
36:31complètement aligné
36:31sur Donald Trump
36:32vous êtes totalement
36:33à l'encontre
36:34des motifs
36:36qui vous ont fait élire
36:38en novembre
36:392024
36:40donc
36:41il y a un enjeu
36:42évidemment électoral
36:43mais là
36:44l'enjeu est beaucoup
36:45plus important
36:45c'est l'enjeu
36:46de souveraineté
36:46c'est-à-dire
36:47qu'on a un seul coup
36:47c'est de l'espionnage
36:48alors on considère
36:50ou le pentagone
36:50c'est ça que les Américains
36:51font sur la France
36:52depuis des années
36:53avec Hollande
36:53avec Sarkozy
36:54mais c'est ce que tout le monde
36:55fait sur tout le monde
36:56oui le logiciel Pegasus
36:58qui a été développé
36:59par les Israéliens
36:59voilà
37:00mais tout le monde
37:01espionne tout le monde
37:01les Français ont les moyens
37:02techniques d'espionner
37:04Washington
37:05oui
37:05mais malheureusement
37:07on n'a pas les moyens
37:09de le faire à grande échelle
37:10de façon systématique
37:11d'où l'importance
37:12de Palantir
37:13Palantir permet
37:14de trier les données
37:15qui sont
37:16qui arrivent
37:17en quantité
37:18gargantuesque
37:19nous on n'a pas
37:20ces capacités
37:21parce que ça coûte
37:22des dizaines
37:23de milliards
37:24mais on a adopté
37:26le logiciel Palantir
37:28la DGSE
37:29l'a adopté
37:30etc.
37:31voilà
37:31donc pour en revenir
37:32à l'espionnage
37:34c'est très ambivalent
37:35ça fait très très longtemps
37:37que la coopération
37:38entre le Mossad
37:40le renseignement militaire
37:41israélien
37:42le renseignement militaire
37:44américain
37:44etc.
37:45c'est quasiment
37:46voilà
37:46bonnet blanc
37:47et blanc bonnet
37:48c'est surtout
37:50une coopération fluide
37:51et on l'avait découvert
37:53avec des déclarations
37:56de Ronald Rumsfeld
37:57et de Dick Chenet
37:59dès 2003
37:59avec la guerre du Golfe
38:01l'Irak
38:03qui était censé
38:04détenir des armes
38:05de destruction massive
38:06et on avait bien compris
38:08qu'à l'époque
38:08au Pentagone
38:09qui co-dirigeait
38:11cette offensive
38:12alors la collective
38:14évidemment
38:14en Irak
38:15c'était effectivement
38:16le Mossad
38:17et c'était
38:18le renseignement
38:19militaire américain
38:21donc ça remonte
38:22à 2003
38:24et probablement
38:24bien avant
38:25et en 2003
38:27vous avez des
38:27vous avez des témoignages
38:29en disant
38:31dans les salles
38:33de décision
38:34les plus
38:34les plus top secrets
38:36et les plus difficiles
38:38d'accès
38:38du Pentagone
38:39il y avait
38:40des officiers
38:41du renseignement israélien
38:42qui rentraient
38:43qui sortaient
38:43qui donnaient des ordres
38:44c'est des témoignages
38:45c'est pour moi
38:46qui vous le raconte
38:47c'est parfaitement documenté
38:49c'est des témoignages
38:49et là récemment
38:50évidemment
38:51avec l'offensive
38:53contre l'Iran
38:53du 28 février dernier
38:55là on sait
38:56que c'était
38:57une opération
38:57co-brandée
39:00par les Etats-Unis
39:01et par Israël
39:02et donc
39:03il y a des parlementaires
39:04américains
39:04alors on va dire
39:05qu'ils sont ouvertement
39:06pro-sionistes
39:07d'ailleurs
39:07ils s'en réclament
39:11voilà
39:12leurs déclarations
39:13sont extrêmement claires
39:14peut-être pas du niveau
39:15de Mike Huckabee
39:17mais on va dire
39:17Ted Cruz
39:18par exemple
39:18se vante lui
39:19de travailler vraiment
39:21pour Israël
39:22voilà
39:23donc
39:24allons au bout
39:25de la logique
39:26puisque ça fait déjà
39:26plus de 25 ans
39:27qu'on coopère
39:28sur toutes les opérations
39:31géostratégiques au monde
39:33et bien des parlementaires
39:34américains ont proposé
39:35ce qu'on appelle
39:36dans un projet de loi
39:37et là ça serait
39:38l'article 244
39:40de dire
39:41bah voilà
39:41puisque ça fait 25 ans
39:42que c'est comme ça
39:43on fusionne
39:44voilà
39:44on l'annonce officiellement
39:46maintenant
39:46le renseignement
39:47militaire
39:48américain
39:49et israélien
39:50il coopère
39:50et plus
39:52tout ce qui participe
39:54à l'industrie
39:54de la défense
39:55américain
39:57et israélien
39:57et en Israël
39:59ils sont très très avancés
40:00évidemment
40:01sur les systèmes
40:03de drones
40:04de neutralisation
40:05des drones
40:05etc
40:06et certainement
40:07d'autres armes
40:07qu'on imagine à peine
40:08donc il faut également
40:10qu'on mutualise
40:12les moyens militaires
40:13israéliens
40:14et américains
40:15c'est pratiquement
40:17déjà comme ça
40:17que ça fonctionne
40:18dans les faits
40:20officialisons-le
40:20sauf que c'est totalement
40:22contraire
40:22à la constitution
40:24américaine
40:24il ne peut pas
40:26y avoir
40:26une puissance
40:27étrangère
40:28qui partage
40:31ou en tout cas
40:31il n'est pas question
40:32en tout cas
40:32que le renseignement
40:33américain
40:34partage ces données
40:35avec une quelconque
40:36autre puissance
40:37étrangère
40:38les ennemis
40:38de l'intérieur
40:39et de l'extérieur
40:40selon les amendements
40:41de la constitution
40:42américaine
40:42et s'il y avait
40:44une vraie fusion
40:46telle qu'elle est
40:47proposée
40:48ça voudrait dire
40:49qu'en fait
40:49que le gouvernement
40:50américain
40:51soit républicain
40:52ou démocrate
40:52c'est en fait
40:53le pentagone
40:54et la CNESET
40:56appelons-la comme ça
40:57qui déciderait
40:59des opérations
41:00géostratégiques
41:00peu importe
41:02ce qu'en penserait
41:03le président américain
41:05quelle que soit
41:05sa couleur politique
41:07parce qu'il y a
41:07un congrès
41:08qui lui
41:09voterait pratiquement
41:10systématiquement
41:11en faveur
41:12d'une nouvelle opération
41:13pourquoi ?
41:14parce que la plupart
41:15des élus américains
41:16sont également
41:17ont bénéficié
41:19on va dire
41:19du sponsoring
41:20de l'IPAC
41:22et d'autres
41:23d'autres
41:25organisations
41:26et il n'y a pas
41:27de doute
41:29toute proposition
41:32d'opérations
41:33offensives
41:34seraient
41:35approuvées
41:36et avec
41:37donc
41:40la fusion
41:42complète
41:42des objectifs
41:44et des moyens
41:45entre deux états
41:47différents
41:47aujourd'hui
41:49le 12 juin
41:50c'est également
41:50le jour
41:51où
41:52SpaceX
41:53est introduit
41:54dans le
41:55Nasdaq
41:56c'est désormais
41:57une action
41:58achetable
41:59n'est-ce pas
41:59Philippe Béchade
42:00avec une valorisation
42:02proche de 1750 milliards
42:04de dollars
42:05pourquoi
42:06Philippe
42:06Elon Musk
42:08fait-il cette opération
42:10maintenant
42:10et qu'espère-t-il ?
42:12il l'a fait
42:14maintenant
42:14parce qu'il a
42:14compris
42:15qu'il y a
42:15aujourd'hui
42:16une avidité
42:18des épargnants
42:19qui est quelque chose
42:20qu'on n'a pas vu
42:21depuis
42:2299
42:232000
42:24il aurait très
42:25très bien pu faire
42:25il y a un an
42:26il aurait très bien pu
42:27la faire l'opération
42:28il y a un an
42:29il avait déjà eu
42:30assez de succès
42:31de ses fusées
42:34qui décollent
42:34qui sont bien récupérées
42:36sur le pas de tir
42:36et qui n'explosent pas
42:38comme Blue Origin
42:39de Jeff Bezos
42:41en détruisant le pas de tir
42:42donc
42:43déjà l'année dernière
42:44il aurait pu le faire
42:45il en aurait peut-être
42:45tiré 200 milliards
42:47un an plus tard
42:48il va en tirer
42:498 fois
42:50ou 9 fois
42:51ce qui était estimé
42:53il y a un an
42:53il a bien fait
42:54d'attendre
42:54il a surtout bien fait
42:55d'attendre
42:55qu'on ait une frénésie
42:59une avidité
43:02sans borne
43:02pour l'IA
43:04alors
43:06il se dit
43:07de plus en plus
43:08alors que
43:09l'introduction
43:10va se faire
43:12que SpaceX
43:14pourrait réabsorber
43:15Tesla
43:15et on se dit
43:16que ce n'est pas grave
43:17parce que quelque part
43:18Tesla
43:19c'est aussi
43:20les systèmes
43:21de conduite
43:22automatisés
43:23c'est de l'intelligence
43:24artificielle
43:24on le fusionne
43:25avec une autre partie
43:26de SpaceX
43:27qui est aussi
43:27spécialisée
43:28dans l'intelligence
43:29artificielle
43:30et la fabrication
43:31des puces
43:31bref
43:32l'ensemble
43:33est assez cohérent
43:33bon on reste
43:34un petit peu
43:35dans ce qu'on appelle
43:35une économie circulaire
43:36mais quelque part
43:37c'est quand même
43:39quelque chose
43:39de cohérent
43:40d'intégré
43:41et de synergique
43:43je ne nie pas
43:44évidemment cela
43:45mais 100 fois
43:47le chiffre d'affaires
43:48c'est juste
43:49du jamais vu
43:51déjà ça se paierait
43:5225 fois
43:53le chiffre d'affaires
43:54ça serait
43:55deux fois et demie
43:56la moyenne
43:57des valeurs
43:58technologiques
43:59pour qu'on se situe
44:00voilà
44:00qu'on situe les choses
44:01on pourrait imaginer
44:03qu'on achète
44:04Elon Musk
44:04donc effectivement
44:05on est prêt à payer
44:06plus que 10 fois
44:07le chiffre d'affaires
44:08on est prêt à payer
44:0825 fois
44:09j'achète Elon Musk
44:10soit
44:11mais 100 fois
44:12là c'est de la magie
44:14évidemment
44:16concluons
44:17cet entretien
44:18avec vous
44:18Philippe Béchade
44:19donc tous ces risques
44:21dette, inflation
44:22tension géopolitique
44:23est-ce qu'il reste
44:24encore aux français
44:24des moyens
44:25de protéger
44:26leur épargne ?
44:28Alors
44:29il en existe
44:30il y a
44:32avant de les évoquer
44:34il faut également
44:35qu'il y ait
44:36une prise de conscience
44:39réelle
44:39et là
44:42Marc Toiti
44:43rejoint
44:44l'équipe
44:45qui participe
44:45à la rédaction
44:47de ma lettre
44:50c'est l'enjeu
44:51des élections
44:52de 2027
44:53c'est d'abord
44:54quel va être
44:55le programme
44:56économique
44:57des uns
44:57et des autres
44:58et en fonction
45:00de ce qu'on
45:01comprend déjà
45:03et on va dire
45:03on va se focaliser
45:05sur les deux candidats
45:06qui ont les plus
45:07grandes chances
45:08parce que les médias
45:09les poussent
45:09à l'évidence
45:10ils les poussent
45:11vers l'Elysée
45:11comme ça a été le cas
45:13en 2017
45:14pour Macron
45:15et en 2022
45:16à nouveau
45:17Vous voulez parler
45:17de Bardella
45:18et Mélenchon
45:18aujourd'hui ?
45:19Mélenchon
45:20j'y crois pas
45:20une seconde
45:21Édouard Philippe ?
45:22Non plus
45:23non
45:24non non
45:25non non
45:25Édouard Philippe
45:27il est en train
45:28de rassembler
45:29tous les losers
45:30de la politique
45:31depuis 20 ans
45:33c'est une candidature
45:35de témoignage
45:36mais
45:36si jamais
45:38c'est un
45:39Gabriel Attal
45:40il est évident
45:41qu'Édouard Philippe
45:42et tous ceux
45:43qui l'ont rejoint
45:44qui sont tous
45:45pratiquement tous
45:46des young leaders
45:48des membres
45:48des délicos
45:49du scomorisé
45:50par exemple
45:50qui viennent le rejoindre
45:51voilà
45:51tous ceux
45:52qui sont en entourage
45:53d'Édouard Philippe
45:54sont tous passés
45:55par le World Economic Forum
45:57par les young leaders
45:59par le Bilderberg
46:00voilà
46:00c'est un club
46:00c'est comme ça
46:02que ça fonctionne
46:03le marat centriste
46:03c'est ce que
46:04on sait que ça fonctionne
46:05c'est comme ça
46:06voilà
46:06Attal
46:07il est issu
46:10exactement
46:10des mêmes
46:12cercles
46:12de pouvoir
46:13voilà
46:14il est passé
46:15par Sciences Po
46:16etc
46:17bon
46:17il a eu
46:19une carrière
46:20on va dire
46:21d'une facilité
46:22déconcertante
46:23pour arriver
46:24à Matignon
46:25à Matignon
46:26et après ça
46:27au niveau économique
46:28il n'a rien
46:30démontré
46:31et
46:32voilà
46:33avec Marc Toiti
46:34on va avoir
46:35vraiment
46:36la démonstration
46:38de ce que
46:39les divers candidats
46:40savent faire
46:41ou ne pas faire
46:42ont prouvé
46:43ou n'ont pas
46:43prouvé
46:44quels ont été
46:45leurs renoncements
46:47et quelles ont été
46:48leurs rares initiatives
46:50les rares initiatives
46:51consistent effectivement
46:52à réduire
46:54la durée
46:54des indemnisations
46:55chômage
46:56d'ailleurs c'est
46:57Gabriel Attal
46:58qui en est à l'origine
46:59rallonger
47:00la durée
47:02de la carrière
47:0467
47:0567,5
47:0568
47:06ça fera plaisir
47:07à Édouard Philippe
47:09ou à ceux
47:09qui soutiennent
47:10son programme
47:11et puis vous avez
47:13aussi
47:14le corps
47:15le comité
47:16d'orientation
47:16des retraites
47:17à qui
47:18on demande
47:18d'un seul coup
47:19de faire une prévision
47:20catastrophiste
47:21parce que là
47:22qu'est-ce que ça veut dire
47:23on est en train
47:24de préparer
47:25l'opinion
47:26à à nouveau
47:27une situation
47:29d'urgence
47:30et
47:31il y a un candidat
47:32qui proposera
47:33la solution
47:33évidemment
47:34il faut toujours
47:34créer une crise
47:36pour que quelqu'un
47:37arrive avec
47:38la solution
47:39et cette crise
47:40vous nous disiez
47:40qu'il y a deux candidats
47:42poussés par les médias
47:43moi je vois
47:43Jordan Bardella
47:44qui est le deuxième
47:45selon vous ?
47:46Gabriel Attal
47:46c'est Gabriel Attal
47:47il fait déjà la une
47:48de je ne sais combien
47:49de magazines
47:50et je vous dis
47:51Édouard Philippe
47:52sera là pour faire
47:52la point
47:54avec
47:54on va dire
47:55une clientèle
47:56plus âgée
47:57voilà
47:58et notamment
47:59quand Édouard Philippe
48:00dit la retraite
48:00à 68
48:01ça veut dire quoi ?
48:02ça veut dire qu'à ceux
48:03qui sont déjà
48:03à la retraite
48:04et qui ont pris
48:04leur retraite
48:05à 60 ans
48:06les gars
48:07moi je vous garantis
48:08que vous allez
48:08continuer de toucher
48:09votre retraite
48:10à taux plein
48:11et que vous ne serez
48:12pas ennuyé
48:13alors Philippe
48:14les moyens
48:15de protéger
48:16l'épargne alors ?
48:18les moyens
48:19de protéger
48:20l'épargne
48:21c'est de la diversifier
48:24et bon ça
48:25on va évidemment
48:27beaucoup mettre
48:28l'accent là-dessus
48:30avec
48:30les actions
48:30des devises
48:31de l'or
48:32absolument
48:33oui
48:33c'est tout juste
48:34ben oui
48:35donc avec Marc
48:36c'est ce qu'on va faire
48:37c'est ce que vous organisez
48:38d'ailleurs
48:38un événement
48:39avec Marc Toiti
48:41qui se fait
48:42de plus en plus connaître
48:43avec sa chaîne YouTube
48:44et cela aura lieu
48:46du 23 au 29 juin
48:48et l'événement
48:49s'appelle
48:49le sommet
48:50de la vérité économique
48:51oui
48:52vérités
48:52qui sont bonnes à dire
48:53mais qui ne sont pas
48:54forcément agréables
48:55à entendre
48:56mais aujourd'hui
48:58on a encore
48:58la liberté
49:00de modifier
49:01la géographie
49:02de son épargne
49:04de son patrimoine
49:05il faut le faire
49:06avant que l'Europe
49:07comme je le disais
49:08tout à l'heure
49:08prenne éventuellement
49:09des mesures
49:10pour que l'argent
49:11reste captif
49:12et que
49:13on puisse
49:14enfin que les plus hautes
49:16autorités non élues
49:16puissent aller taper dedans
49:18et comme ils sont non élus
49:20les gens pourront
49:20toujours protester
49:21il n'y a aucun risque
49:23que ça leur coûte
49:24leur siège
49:25et qu'ils changent d'avis
49:26c'est ça
49:27le merveilleux
49:29de la construction européenne
49:30c'est que tous les décideurs
49:31aujourd'hui
49:32vous pouvez protester
49:33autant que vous voulez
49:34il n'y a aucun
49:36moyen de pression
49:37donc il faut
49:38effectivement
49:39en tenir compte
49:40et il faut prendre
49:41effectivement
49:41les mesures appropriées
49:42donc effectivement
49:44diversifier
49:45son patrimoine
49:46dans plusieurs devises
49:47donc non euros
49:48naturellement
49:51revenir
49:52pour toujours
49:53détenir des actions
49:54évidemment
49:54mais pas des choses
49:55qui se payent
49:5650 fois le chiffre d'affaires
49:57100 fois le chiffre d'affaires
49:58ou 300 fois
49:59les bénéfices
50:00revenir sur des entreprises
50:02qui ont du récurrent
50:03Air Liquide
50:05qui distribue
50:06une action gratuite
50:07comme ils le font
50:07il y a tous les deux ans
50:09mais c'est un exemple
50:10parmi d'autres
50:10je précise que
50:11je n'ai aucune action
50:12Air Liquide
50:12voilà
50:13et moi non plus
50:14ni au nominatif
50:16ni sur mon portefeuille
50:19je trouve l'action
50:19aujourd'hui
50:20trop chère
50:21elle est magnifique
50:22certes
50:23mais elle est
50:24aujourd'hui
50:24trop chère
50:25donc effectivement
50:25revenir à une gestion
50:27de ces actions
50:29un petit peu
50:30façon Warren Buffett
50:31s'il y a une correction
50:32boursière
50:33on va retrouver
50:35des titres
50:37à des niveaux
50:40attractifs
50:41et avec
50:41un historique
50:44de retour
50:45aux actionnaires
50:46absolument
50:47magnifique
50:48et
50:49Warren Buffett
50:50sa philosophie
50:52a toujours été
50:53à un moment
50:53d'acheter
50:54une action
50:55en dessous
50:56de sa valeur
50:56et d'entreprise
50:58ou d'actualisation
50:59des bénéfices
51:00futurs
51:01donc évidemment
51:02ça fait partie
51:03des objectifs
51:05c'est-à-dire
51:05en cas de correction
51:07qu'est-ce qu'on va
51:08sélectionner
51:09comme valeur
51:10il faudra évidemment
51:11tenir compte
51:11du type de crise
51:12qui survient
51:13parce qu'il y a des entreprises
51:14qui auront du mal
51:15à traverser cette crise
51:17même si jusqu'à présent
51:18et lors des autres crises
51:19elles ont bien
51:20elles ont résisté
51:22que ce soit
51:232000-2003
51:24ou 2007-2009
51:28toutes n'ont pas
51:29été performantes
51:31de la même façon
51:31y compris
51:32avec mars 2020
51:34et le Covid
51:34donc évidemment
51:36mais dans l'esprit
51:37on sait que quand
51:38il y a une grosse
51:39correction boursière
51:40là c'est vraiment
51:40le cas de le dire
51:41là c'est vraiment
51:42buy the dip
51:42mais achetons
51:44effectivement
51:44des pépites
51:46qui ont 20 ans
51:47devant elles
51:48de profit
51:50on est à peu près
51:51sûr que
51:52du fait de leur
51:54internationalisation
51:55et de la récurrence
51:57du carnet de commandes
52:00il n'y a pas trop
52:01de soucis
52:02alors que l'IA
52:03je vous dis
52:03si jamais
52:04un Alibaba
52:06un Tencent
52:07ou un autre
52:09géant chinois
52:11disrupte complètement
52:13le modèle
52:14d'évaluation
52:16il va y avoir
52:17un véritable carnage
52:18ça ne retirera rien
52:19au fait que l'IA
52:20est une révolution
52:22technologique
52:23et peut-être aussi
52:24une révolution
52:27presque de civilisation
52:29parce qu'il va falloir
52:30un moment
52:30si
52:31Oui après le moteur
52:32à explosion
52:32c'est la deuxième
52:33la deuxième phase
52:35de la fusée
52:35quoi
52:36Voilà
52:36et ça
52:37ça veut dire
52:38qu'il y a un moment
52:40il faudra envisager
52:41effectivement
52:42la distribution
52:44du dividende
52:45de la richesse
52:46qu'on espère créer
52:47par l'IA
52:48donc il y a beaucoup de choses
52:49qui rentrent en jeu
52:49et là je pense que
52:51au niveau prospective
52:52là
52:54Marc il apporte vraiment
52:55un gros plus
52:57en termes
52:58de vision
52:59à moyen long terme
52:59Si vous deviez laisser
53:01nos téléspectateurs
53:02avec une seule alerte
53:03pour les mois à venir
53:04laquelle serait-elle
53:05Philippe ?
53:06Il y en a
53:07il y en a beaucoup
53:08mais je vais rester
53:09je vais rester
53:10dans la ligne
53:11de ce que j'ai dit
53:12le principal
53:13souci
53:14c'est quelque chose
53:16d'à la fois
53:17banal
53:18presque
53:19presque ennuyeux
53:20c'est la dette
53:22tout va venir
53:23de là
53:24après ça on dira
53:25c'est tel ou tel
53:26catalyseur
53:26mais le vrai fond
53:29du problème
53:29ça sera
53:30ça sera
53:31la dette
53:32des choses
53:33que les gens
53:34ne veulent pas voir
53:35dont les banquiers
53:36ne vous parlent pas
53:37dont les banquiers
53:38centraux
53:39vous parlent
53:39des fois
53:40mais comme on dit
53:41du bout des lèvres
53:42mais là
53:44là
53:44le vrai souci
53:45nous sommes
53:46arrivés
53:47au bout
53:48de
53:49peut-être
53:50on ne peut plus
53:51gagner de temps
53:51on ne peut plus
53:52acheter de l'argent
53:53pour maquiller
53:54pour
53:55c'est le rendement
53:56des obligations
53:57à 10 ans
53:57qui va déterminer
53:58le sort de la France
54:00ce qui va se passer
54:01c'est que si
54:02on arrive dans une grande crise
54:04on va de nouveau
54:05tenter la solution
54:06planche à billets
54:07mais on va détruire
54:08les devises
54:09détruire les devises
54:10c'est-à-dire qu'en fait
54:10le pouvoir de l'achat
54:12le pouvoir d'achat
54:13de la devise
54:13va chuter beaucoup plus
54:15que le rendement
54:16que l'on vous sert
54:18tout la nécessité
54:19de diversifier
54:20les actifs
54:21parce que
54:22la dette
54:23à un moment
54:24ne sera pas sûre
54:25ou en tout cas
54:26ne sera pas un bon moyen
54:27de conserver la valeur
54:29parce que certes
54:30l'État vous paiera toujours
54:31l'État ne fera pas faillite
54:33mais
54:34vous aurez quoi
54:35comme pouvoir d'achat
54:36si le prix
54:38enfin si
54:39l'euro
54:40le dollar
54:40etc.
54:41se mettent à perdre
54:4215 ou 20%
54:43de leur pouvoir d'achat
54:44alors ce qui peut
54:45aujourd'hui
54:46coûter très très cher
54:47en termes de pouvoir d'achat
54:48c'est évidemment
54:49le pétrole
54:50mais je vais vous dire
54:50pourquoi je ne crois pas
54:51à l'hypothèse
54:52des 150 dollars
54:53parce qu'à 120 dollars
54:55déjà
54:55ça tue la demande
54:58il y a déjà
54:58des tas de gens
54:59qui à 120 dollars
55:00ne feront pas
55:01trois pleins par mois
55:02etc.
55:03et les avions
55:04voleront moins
55:05etc.
55:06donc l'hypothèse
55:07du pétrole
55:08à 150
55:09je l'exclus
55:09par contre
55:10durablement
55:11autour de 100
55:12ça sera
55:13aussi dévastateur
55:15comme si on avait
55:16une pointe
55:16à 150
55:17et qu'on retombe
55:17tout de suite
55:18comme en 2008
55:20merci à vous
55:21Philippe Béchat
55:22d'avoir accepté
55:23notre invitation
55:24on se retrouve
55:26la semaine prochaine
55:27avec André Posokoff
55:28qui a réalisé
55:29une magnifique enquête
55:31sur le coût
55:32de l'immigration
55:34et vous comprendrez
55:35d'ailleurs pourquoi
55:35la France est aussi
55:37sur-endettée
55:38donc on se retrouve
55:39la semaine prochaine
55:39merci à vous tous
55:40pour votre fidélité
55:41à bientôt
55:42salut
55:42ous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires