- il y a 1 jour
Inflation persistante, dette publique record, fragilité bancaire : les signaux d’alerte se multiplient. Sommes-nous à l’aube d’une nouvelle crise financière ?
Depuis la fin de l’étalon-or et la décision de Richard Nixon en 1971 de suspendre la convertibilité du dollar en or, la création monétaire massive a profondément transformé le capitalisme. Déréglementation bancaire, suppression du Glass-Steagall Act, explosion des produits financiers complexes : les crises sont-elles devenues structurelles ?
Après la faillite de Lehman Brothers en 2008, les États ont renfloué les banques avec l’argent public. Mais aujourd’hui, avec un endettement historique, pourraient-ils encore le faire ? Les dépôts bancaires sont-ils réellement protégés en cas de choc systémique ? Un nouveau krach bancaire est-il possible ?
Dans cet épisode de "Politique & Eco", Stéphane Bussière, juriste immobilier et auteur de "C’est la crise, investissez !" (préfacé par Charles Gave), analyse les causes profondes des crises financières et expose les stratégies concrètes pour bâtir un patrimoine résilient face à l’instabilité économique et monétaire.
Au programme :
- Pourquoi les crises sont-elles inhérentes au capitalisme ?
- Pourquoi investir en temps de crise ?
- L'Etat pourra-t-il sauver l'épargne en cas de crise bancaire ?
- Comment investir dans l'or ?
- Immobilier : quelle est la bonne stratégie ?
- Assurance-vie, actions, cryptomonnaies : quels risques réels ?
Comprendre les mécanismes des crises n’est plus un débat théorique. C’est une question de protection patrimoniale.
A la suite de "Politique & Eco", retrouvez la chronique financière de Philippe Béchade intitulée :"Ils nous préparent un futur inquiétant…".
Philippe Béchade est rédacteur en chef de La Chronique Agora et La Lettre des Affranchis aux @Publications Agora.
Cliquez ici pour téléchargez gratuitement le rapport spécial de Philippe Béchade : "Faillite de la France : comment faire face à la Taxflation" :
https://signups.lachroniqueagora.com/X9904645
Depuis la fin de l’étalon-or et la décision de Richard Nixon en 1971 de suspendre la convertibilité du dollar en or, la création monétaire massive a profondément transformé le capitalisme. Déréglementation bancaire, suppression du Glass-Steagall Act, explosion des produits financiers complexes : les crises sont-elles devenues structurelles ?
Après la faillite de Lehman Brothers en 2008, les États ont renfloué les banques avec l’argent public. Mais aujourd’hui, avec un endettement historique, pourraient-ils encore le faire ? Les dépôts bancaires sont-ils réellement protégés en cas de choc systémique ? Un nouveau krach bancaire est-il possible ?
Dans cet épisode de "Politique & Eco", Stéphane Bussière, juriste immobilier et auteur de "C’est la crise, investissez !" (préfacé par Charles Gave), analyse les causes profondes des crises financières et expose les stratégies concrètes pour bâtir un patrimoine résilient face à l’instabilité économique et monétaire.
Au programme :
- Pourquoi les crises sont-elles inhérentes au capitalisme ?
- Pourquoi investir en temps de crise ?
- L'Etat pourra-t-il sauver l'épargne en cas de crise bancaire ?
- Comment investir dans l'or ?
- Immobilier : quelle est la bonne stratégie ?
- Assurance-vie, actions, cryptomonnaies : quels risques réels ?
Comprendre les mécanismes des crises n’est plus un débat théorique. C’est une question de protection patrimoniale.
A la suite de "Politique & Eco", retrouvez la chronique financière de Philippe Béchade intitulée :"Ils nous préparent un futur inquiétant…".
Philippe Béchade est rédacteur en chef de La Chronique Agora et La Lettre des Affranchis aux @Publications Agora.
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NewsTranscription
00:00:19Bonjour à tous, ravi de vous retrouver et bienvenue dans Politique et Éco cette semaine avec Stéphane Bussière.
00:00:26Bonjour, monsieur. Bonjour.
00:00:27Stéphane Bussière, vous êtes juriste immobilier, vous avez travaillé dans l'une des plus grandes études notariales de Paris et
00:00:35vous êtes aujourd'hui salarié pour une grande société du CAC 40 et vous publiez cet ouvrage préfacé par Charles
00:00:44Gaffe qu'on avait déjà reçu à plusieurs reprises sur TV Liberté.
00:00:49C'est la crise, investissez, construire un patrimoine solide grâce à des investissements résilients.
00:00:56Un ouvrage en guise d'avertissement, vous le dites dès le début, à vocation d'information, il est conseillé de
00:01:04consulter un professionnel pour vous accompagner sur votre projet.
00:01:07Donc, à nos téléspectateurs, ne faites pas n'importe quoi, adressez-vous à des gens compétents avant de prendre la
00:01:14moindre décision.
00:01:16Alors, avant de commencer cet entretien, je rappelle à nos téléspectateurs qu'il est important pour le référencement de TV
00:01:22Liberté de cliquer sur ce fameux pouce en l'air,
00:01:25de partager cette émission, de nous laisser vos commentaires.
00:01:29Et commençons avec vous, Stéphane Bussière, donc pour comprendre le titre de votre ouvrage.
00:01:35Est-ce que vous pouvez nous expliquer pourquoi la période de crise est précisément le bon moment pour investir ?
00:01:43Alors, tout d'abord, par honnêteté, je veux dire que déjà, on vit une période dans laquelle c'est sans
00:01:47doute un mauvais moment.
00:01:49C'est-à-dire qu'en fait, on vit une période où il y a beaucoup d'inflation, où il
00:01:53n'y a pas forcément beaucoup de croissance.
00:01:54Je dirais même qu'on a tendance à avoir plutôt de la décroissance et où on va stimuler de la
00:02:00croissance de manière artificielle avec l'endettement.
00:02:03Donc déjà, c'est une bonne période en fait pour essayer de se protéger soi-même.
00:02:06Et puis après, effectivement, il y a un certain nombre peut-être d'opportunités, notamment sur l'inflation, qu'on
00:02:12vient sans doute d'essayer de s'en protéger.
00:02:15Donc effectivement, c'est une période qui est assez propice pour mettre en place des actions pour se protéger.
00:02:20Alors, on va essayer de comprendre avec vous dans un instant comment investir, mais essayons de savoir ce qu'est
00:02:29une crise au préalable.
00:02:31J'aimerais comprendre quelles sont les causes de ce qu'on appelle des crises financières, des crises bancaires,
00:02:38et surtout pourquoi vous dites qu'elles sont inhérentes au système capitaliste.
00:02:42Alors moi, les causes, je ne les traite pas forcément énormément.
00:02:45Je cite Nikolai Kondratiev, qui est vraiment l'un des premiers à avoir mis en lumière un cycle de crise
00:02:54qui marche avec le système capitalistique.
00:02:57Toutefois, on constate en fait que quand on regarde la plupart des grands économistes, donc je cite Kondratiev,
00:03:02on pourrait citer Keynes, qui est souvent considéré comme le plus grand économiste du XXe siècle, en tout cas le
00:03:07plus connu.
00:03:07Certains ne l'aiment pas, mais il est très connu.
00:03:10Schumpeter, Karl Marx, qui est connu comme étant le père du communisme, mais qui est également un économiste assez important.
00:03:20Tous font le constat.
00:03:22Alors avec des analyses, ils sont différents.
00:03:23Certains parlent de cycles courts, d'autres de cycles longs, mais ils constatent tous que le capitalisme fonctionne avec des
00:03:30cycles.
00:03:32Kondratiev, en l'occurrence, il constate qu'en général, il y a du surinvestissement, on investit trop, les prix montent
00:03:36trop,
00:03:37et finalement la demande ne suit plus, et ça finit par rebaisser, par le cycle long de 30 ans, d
00:03:42'abord ascendant, puis descendant.
00:03:44Je pense que ce qui est important pour nous, c'est de partir déjà du constat, effectivement, qu'il y
00:03:49a des cycles,
00:03:50au-delà même des phénomènes, je dirais, plus conjoncturels qu'on est en train de vivre,
00:03:56dans lesquels, effectivement, il y a toujours des crises, avec toujours des faillites,
00:04:00et qu'il convient toujours d'avoir un certain nombre de mécanismes de protection pour son épargne, pour ses finances
00:04:07personnelles.
00:04:07Mais cet aspect cyclique, à quoi est-ce qu'on peut l'imputer, justement ?
00:04:11Vous dites que c'est le capitalisme qui est comme cela, c'est une forme de fatalité.
00:04:17Comment est-ce qu'on peut vraiment expliquer cet aspect cyclique ?
00:04:21C'est éventuellement une forme de régulation du marché, c'est-à-dire qu'en général, le marché va tester,
00:04:27c'est dans le compte de l'offre et de la demande, et il va éventuellement aller dans de mauvaises
00:04:31directions,
00:04:31les prix vont trop monter, et il va y avoir une correction, et la correction va correspondre à une crise
00:04:38plus ou moins longue, plus ou moins grave.
00:04:40Alors, leur cycle a commencé, dites-vous, à partir de 1825. Qu'est-ce qui se passe à cette date
00:04:46?
00:04:46– Alors, il n'y a pas forcément un phénomène exact, on a l'avènement du capitalisme.
00:04:51Quand on écoute les économistes, chacun le fait commencer un peu quand il veut.
00:04:57Moi, j'aime bien le faire commencer à la fin du XVIIIe siècle, donc à la fin de 1780 à
00:05:02peu près.
00:05:02Après, chacun, il y en a qui le font commencer beaucoup plus tôt.
00:05:06Donc, 1825, on serait peut-être plutôt sur le début du capitalisme, on va dire, avancé.
00:05:12Et c'était, je reprenais là l'analyse de Norman Palma, qui a tendance à imputer à cette crise, en
00:05:201825,
00:05:21la première grande crise internationale capitaliste.
00:05:24D'ailleurs, Karl Marx reprenait également la même crise.
00:05:31Une crise dans laquelle, en fait, il y avait eu, qui intervenait juste après beaucoup de pays qui avaient pris
00:05:37leur indépendance en Amérique latine.
00:05:39On avait eu le Mexique en 1821, le Chili en 1818.
00:05:43En fait, la majorité de l'Amérique latine, c'était, elle proclamait son indépendance en 1818 et 1821-1822.
00:05:49Il y avait eu beaucoup de spéculations en Angleterre sur, éventuellement, des profits à faire en commerçant avec ces nouveaux
00:05:56pays.
00:05:57Il y avait beaucoup trop d'emballements et de spéculations, des profits qui ont été finalement décevants.
00:06:02Et puis, lorsqu'ils ont vu que les marges étaient finalement bien en deçà de ce qu'ils espéraient,
00:06:07la bulle a dégonflé et on a eu une première crise.
00:06:10D'autant que, exactement comme aujourd'hui, on avait un phénomène d'expansion monétaire.
00:06:15On avait une quantité de monnaie qui avait été très importante, qui avait été soutenue par un peu l'ensemble
00:06:22du système bancaire en Angleterre.
00:06:23Et donc, en général, quand il y a beaucoup d'argent, ça a tendance à alimenter les bulles de manière
00:06:28un petit peu artificielle, ça les fait grossir.
00:06:30Et donc, voilà, effectivement, on avait eu ce que beaucoup considèrent comme étant la première crise internationale du capitalisme à
00:06:37ce moment-là.
00:06:37– Et justement, cette création monétaire, on peut la relier avec la création de la réserve fédérale américaine en 1913,
00:06:46qui s'est mise à faire marcher la planche à billets, justement pour faire durer cette première guerre mondiale.
00:06:54Est-ce que c'est vraiment la planche à billets qui pourrait être un déclencheur de ces crises ?
00:07:02– Alors, il y a toujours plusieurs analyses. Par exemple, on prend la crise de 2008, des subprimes, mais on
00:07:08peut en prendre d'autres.
00:07:10Certains nous disent qu'en 2008, c'était plutôt les dérivés, d'autres c'était la déréglementation.
00:07:17Et puis, il y en a d'autres qui disent basiquement que c'était avant, que vraiment la première cause
00:07:21en 2008,
00:07:22c'était déjà, on va dire, l'expansion monétaire, vraiment l'impression de billets.
00:07:27Et effectivement, c'est une cause récurrente. Quand on étudie l'histoire, c'est pour ça qu'il y a
00:07:31pas mal d'histoires dans mon livre.
00:07:33J'aime bien que le lecteur comprenne qu'en fait, en général, les causes, elles ne sont pas nouvelles,
00:07:38elles ne sont pas tombées du ciel et qu'en général, au contraire, il y a des schémas qui se
00:07:42répètent très souvent.
00:07:44Quand on les connaît, et notamment sur la monnaie, on les voit arriver un peu mieux.
00:07:49C'était le cas, effectivement, jusqu'en 1929. Et effectivement, on avait une grosse stabilité monétaire.
00:07:55Par exemple, sur le franc napoléonien, qui avait été créé en 1803, où il avait gardé la même valeur par
00:08:01rapport à l'or pendant 111 ans.
00:08:03Effectivement, à l'arrivée de la Première Guerre mondiale, il a fallu avoir des dépenses militaires illimitées.
00:08:09Donc, on a suspendu la convertibilité en or et on a imprimé de la monnaie de la monnaie
00:08:13de manière à pouvoir créer de la dépense militaire sans limite.
00:08:19Effectivement, c'est une cause très, très récurrente.
00:08:21Et c'est une cause qu'en plus, on en reparlera peut-être un peu plus tard,
00:08:24mais c'est une cause majeure pour nous, je dirais, aujourd'hui, de danger pour les épargnants.
00:08:29Alors, beaucoup d'histoires dans votre ouvrage. C'est très intéressant.
00:08:33Et d'ailleurs, Charles Gave le précise, un livre important du point de vue historique
00:08:39dans la préface qu'il a signée pour vous.
00:08:41Alors, en 1971, on en a beaucoup parlé sur TV Liberté de cette date
00:08:46quand le président Nixon suspend la convertibilité du dollar en or.
00:08:51Il faut savoir qu'avant, le dollar était adossé à l'or.
00:08:55C'est-à-dire que quelqu'un qui se présentait au guichet avec un dollar
00:08:58pouvait avoir son équivalent en or.
00:09:00À partir de 1971, ça s'est terminé.
00:09:03Qu'est-ce qui s'est passé à partir du moment où on a cessé d'adosser le dollar à
00:09:09l'or
00:09:10dans le système monétaire international ?
00:09:13Il y avait une fuite un peu en avant des États-Unis.
00:09:16C'est-à-dire qu'ils avaient une balance commerciale négative.
00:09:18Ils importaient énormément de marchandises qu'ils payaient avec du dollar,
00:09:21qu'ils imprimaient, encore une fois, en très grande quantité.
00:09:25Et on avait régulièrement des demandes de convertir l'or que détenait la Banque Centrale Américaine
00:09:31avec du dollar que détenaient les étrangers.
00:09:33Ils avaient reçu, en contrepartie, des achats qu'ils avaient faits aux États-Unis.
00:09:38Charles de Gaulle, que j'aime beaucoup, quand on regarde, je dirais, le déficit ou l'équilibre budgétaire.
00:09:45On voit que la Ve République, c'est le seul à avoir un équilibre vraiment budgétaire positif.
00:09:50Pompidou un tout petit peu, puis après, c'était uniquement du déficit.
00:09:53Donc Charles de Gaulle, lui, avait régulièrement demandé à la Banque Centrale Américaine,
00:09:57ça avait dû beaucoup l'énerver, à chaque fois, de convertir leur dollar, effectivement, en or,
00:10:02pour rapatrier de l'or en France.
00:10:05Et donc, ils avaient un stock d'or, les États-Unis, à la fin de la Deuxième Guerre mondiale.
00:10:09Ils avaient le plus grand stock d'or du monde.
00:10:13Et régulièrement, avec cette balance commerciale négative,
00:10:16ils perdaient de l'or, petit à petit, au fur et à mesure des marchandises qu'ils vendaient au monde.
00:10:21Et ils se voyaient, les États-Unis se voyaient appauvrir.
00:10:23Et en 71, Nixon, il a dit, stop, en fait, on est en train de s'appauvrir,
00:10:29on y met un terme.
00:10:31Et puis, désormais, ce sera notre monnaie, mais la dévaluation de notre monnaie,
00:10:35ce sera le reste du monde qui le supportera.
00:10:38Et désormais, effectivement, le reste du monde ne pourra plus demander
00:10:42la convertibilité des dollars en or.
00:10:46– Alors, Stéphane Bussière, moi, je vous le dis, je suis né dans les années 80
00:10:50et j'ai l'impression que, depuis ma naissance, la France est perpétuellement en crise.
00:10:55Est-ce que vous pouvez nous expliquer si c'est un ressenti ou si c'est réel ?
00:11:01– Déjà, je pense qu'il y a vraiment quelque chose,
00:11:04c'est qu'en fait, on a un ressenti qui ne colle pas vraiment avec les chiffres.
00:11:08On nous annonce tout le temps de la croissance.
00:11:10La croissance, normalement, qu'est-ce que c'est ?
00:11:12C'est un enrichissement.
00:11:13Alors, la croissance, elle commence à être très faible dans ce qu'on nous annonce.
00:11:16L'année dernière, on devait nous annoncer 0,9%, c'est-à-dire, j'ai envie de dire, pas beaucoup.
00:11:22– Ça reste zéro, quoi.
00:11:23– Normalement, ça veut quand même dire qu'on est un peu plus riche que l'année d'avant.
00:11:26Et le ressenti, hormis de quelques grandes fortunes,
00:11:30c'est qu'on est plutôt plus pauvres que l'année d'avant.
00:11:32Et comme disait Coluche, aujourd'hui, ça va mieux, mais ça va mieux que l'année prochaine.
00:11:39– Sur cette impression, vous insistez bien sur tout ce qui s'est passé
00:11:47en matière de déréglementation bancaire à partir des années 80.
00:11:50Quelles sont été les conséquences de cette déréglementation bancaire ?
00:11:55– Alors, les conséquences, je dirais que ça a été plus de crise bancaire.
00:11:59Jusqu'à maintenant, jusque dans les années 80,
00:12:02on avait des réglementations qui avaient été faites après 1929,
00:12:05notamment aux États-Unis avec le fameux Glastical Act qui est très connu.
00:12:08On avait une réglementation, bien sûr, bien moins connue,
00:12:10mais qui existait aussi en France et qui, effectivement, était très rigide,
00:12:14qui permettait aux banques de gagner, je dirais, honnêtement leur vie.
00:12:19Elles étaient moins soumises à la concurrence.
00:12:21Ça, pour Roosevelt, c'était un point très important
00:12:24parce qu'en fait, à partir du moment où c'est trop concurrentiel,
00:12:27vous devez aller prendre plus de risques.
00:12:29Les banques doivent prendre plus de risques pour gagner leur vie.
00:12:31et c'était très important qu'il y ait pour lui une réglementation
00:12:38qui vraiment encadre le paiement des banques
00:12:43de manière à ce qu'elles n'aient pas besoin d'aller prendre trop de risques.
00:12:47Et puis, finalement, elles se sont mis à être concurrencées
00:12:49par d'autres entités qu'on appelle les shadow banks.
00:12:52Elles ont dû prendre, effectivement, plus de risques.
00:12:55Elles ont dû demander à ce qu'on leur enlève de la réglementation
00:12:58pour pouvoir elles-mêmes aller prendre les mêmes risques que les shadow banks
00:13:01et être plus concurrentielles et donner plus, finalement,
00:13:03rentabiliser davantage les dépôts.
00:13:05Mais effectivement, c'est-à-dire prendre plus de risques
00:13:07et donc aussi s'exposer davantage de crise.
00:13:11On l'a vu en 1987.
00:13:13On l'a vu pour des raisons monétaires avec des prix en dollars,
00:13:18mais on l'a vu en 1997.
00:13:20On l'a beaucoup vu en 2008 où les banques ont été très, très exposées.
00:13:25Et effectivement, on a plusieurs types de banques.
00:13:29On a les banques de détail.
00:13:31La banque de détail, c'est la banque dans laquelle, vous et moi, on a besoin.
00:13:35C'est celle qui nous fournit les moyens de paiement.
00:13:37C'est celle qui collecte notre épargne,
00:13:38sur laquelle nos revenus sont tout simplement domiciliés.
00:13:41On peut appeler les banques de dépôt.
00:13:42Oui, absolument.
00:13:43Sur lesquelles on a un petit livret A qu'on rémunère gentiment.
00:13:47C'est aussi celle, quand on veut faire un crédit, je dirais,
00:13:51soit pour financer de l'immobilier,
00:13:53ou bien alors qu'on est, je ne sais pas moi, artisan,
00:13:55qu'on veut lancer une boulangerie, une boucherie.
00:13:59C'est auprès de ces banques qu'on va aller s'endetter.
00:14:02Et puis à côté, on a les banques qui font des activités
00:14:04qui ne sont pas du tout opposées.
00:14:07Qui font des activités de marché, de trading, boursier.
00:14:11Et qui sont même, je dirais, très utiles.
00:14:13Mais en revanche, ils sont par nature beaucoup plus risqués.
00:14:16Les marchés financiers, c'est quelque chose qui sont beaucoup plus volatiles.
00:14:21Et en fait, on a, alors en France, on a traditionnellement
00:14:24ce qu'on appelle un modèle de banque universelle
00:14:26qui regroupe ces différents systèmes bancaires.
00:14:30Aux Etats-Unis, ce n'était pas le cas.
00:14:32Ils ont créé justement des méga-banques universelles à partir des années 80.
00:14:36Donc ça, c'était le Glass-Steagall Act, justement,
00:14:39qui empêchait à ces banques d'être regroupées en une seule.
00:14:43Et qui empêchait de prendre des risques sur les dépôts des épargnants.
00:14:51Absolument.
00:14:52Aux Etats-Unis, c'était le Glass-Steagall Act avec la réglementation Q.
00:14:57Et on est, il y a eu, je dirais, du lobbying de la part des banques.
00:15:02Elles ont réussi finalement, plutôt que d'aller réglementer peut-être d'autres entités
00:15:05comme les Shadow Bank, ce qui aurait peut-être été moins risquées,
00:15:08elles ont obtenu de pouvoir prendre les mêmes risques.
00:15:12Et malheureusement, effectivement, elles s'exposent à un certain nombre de risques.
00:15:15Et elles font malheureusement aussi, elles exposent à ces mêmes risques,
00:15:21nos épargnes à vous et moi.
00:15:24Alors justement, vous l'expliquez bien, à la suite de cette déréglementation bancaire
00:15:29dans les années 80, plusieurs crises se sont enchaînées dans les années 90.
00:15:34Et puis jusqu'à celle dont tout le monde se souvient en 2008 avec la crise des subprimes
00:15:42qui s'est propagée à la planète entière après la faillite de cette banque américaine,
00:15:47Lehman Brothers.
00:15:49Est-ce que vous pouvez nous rappeler rapidement ce que c'était les subprimes ?
00:15:52– Alors, les subprimes, en fait, il y a eu un phénomène qui a été la titrisation.
00:15:57C'est-à-dire qu'en fait, les banques américaines ont pris des crédits,
00:16:03en ont fait des titres négociables sur les marchés financiers.
00:16:05C'est-à-dire que, par exemple, une banque me prêtait de l'argent à moi,
00:16:10elle en faisait des titres, par exemple, elle divisait la dette,
00:16:13elle en faisait des titres, par exemple, de 1 000 dollars ou 1 000 euros.
00:16:16Et puis vous, par exemple, vous pouviez en acheter un.
00:16:18Et en fait, je payais les intérêts à la banque qui, globalement, voulait reverser.
00:16:22C'était un peu ça.
00:16:23Et puis, les banques américaines ont cherché
00:16:26et ont cherché à faire plus de profits, plus de rentabilité.
00:16:29Ça a été pour elles très rentable parce qu'en fait,
00:16:31non pas forcément fiant pour les intérêts, qu'elles ne touchaient plus
00:16:33puisqu'elles ne gardaient plus vraiment les dettes.
00:16:35En revanche, elles touchaient beaucoup de commissions.
00:16:38Ça générait énormément de commissions à chaque émission.
00:16:41Et elles ont cherché à en émettre toujours plus.
00:16:43Et puis, au bout d'un moment, les emprunteurs,
00:16:45il n'y a pas forcément un nombre indéfini d'emprunteurs.
00:16:47Il y a 300 millions d'Américains.
00:16:50Alors, elles ont cherché d'autres marchés.
00:16:52Elles se sont un peu creusées la tête.
00:16:53Et puis, elles ont réalisé que finalement,
00:16:56il y avait peut-être encore un marché qui n'était pas vraiment exploité,
00:16:59qui était celui des gens, je dirais, trop pauvres pour emprunter.
00:17:02Subprime, ça veut dire en dessous des standards du marché.
00:17:05C'est-à-dire les gens à qui, normalement, on ne prêterait pas
00:17:07parce que, malheureusement, ils sont trop modestes.
00:17:09Ils se sont mis à leur prêter beaucoup d'argent.
00:17:11Et puis, il se trouve qu'en fait, comme pour eux,
00:17:14le taux d'intérêt était plus important
00:17:15parce que, finalement, c'était plus risqué,
00:17:17en fait, ces titres-là se sont mis à être plus rentables
00:17:21pour les investisseurs qu'ils achetaient.
00:17:23Donc, en fait, ce sont des titres qui se sont arrachés.
00:17:25Et puis, avec les agences de notation que j'aime bien,
00:17:30donc, Fitch Racing, Moody's, Standard & Poor's.
00:17:33Elles ne sont pas très indépendantes, ces agences de notation.
00:17:36Vous dites qu'au final, elles sont payées par les banques
00:17:39qui leur demandent de leur donner une note.
00:17:41– Elles sont rémunérées par…
00:17:44– Par le client, quoi.
00:17:45– Par le client, mettons-nous à leur place.
00:17:49Si, moi, je vous demande de noter mes produits
00:17:52et que vous les notez mal…
00:17:54– Vous allez mal me payer.
00:17:56– A priori, je vais sûrement aller voir à la concurrence
00:17:58en disant, vous n'êtes pas très gentil avec le client, quand même.
00:18:01Je vous rappelle que le client est un roi.
00:18:03Et là, pour l'instant, vous ne me faites pas plaisir.
00:18:04Donc, je vais aller voir ailleurs.
00:18:06Donc, le système concurrentiel, tout simplement, elle notait…
00:18:10Alors, c'était le livre, notamment, de Gillian Tett,
00:18:13qui était la journaliste financière
00:18:16qui avait deux ans d'avance sur tout le monde,
00:18:18qui avait commencé à étudier, aux alentours de 2005,
00:18:20les subprimes, la titrisation.
00:18:22– Qui avait prévu qu'il y aurait un effondrement.
00:18:24– Absolument.
00:18:25Et qui, effectivement, avait recueilli beaucoup de témoignages
00:18:29dans la banque américaine J.P. Morgan.
00:18:32Et pas mal de banquiers leur avaient dit, effectivement,
00:18:34que, de temps en temps, les agences de notation
00:18:36ont essayé de prendre position,
00:18:38histoire de s'affirmer un petit peu.
00:18:40Mais que, dans l'ensemble, elles étaient soumises
00:18:41aux lois du marché et c'était le client qui était roi.
00:18:44– Donc, cette crise des subprimes,
00:18:46c'est avant tout une crise de l'endettement.
00:18:48– L'endettement, oui, il était énorme.
00:18:50Et puis, les prêts ont été attribués à beaucoup trop de monde
00:18:55avec des dossiers qui n'étaient absolument pas regardés.
00:19:00Et oui, effectivement, en fait, c'est venu,
00:19:04après le World Trade Center, ils se sont mis à baisser
00:19:06énormément les taux.
00:19:07– Oui, la Réserve fédérale, oui.
00:19:08– Absolument.
00:19:09Et donc, ils se sont dit, en fait, il y a énormément d'argent,
00:19:12éventuellement d'investissement à faire.
00:19:14Dits, l'argent ne coûte pas cher.
00:19:16Donc, on va essayer d'emprunter énormément pour investir.
00:19:20En l'occurrence, on sortait d'une crise boursière.
00:19:22Il y a beaucoup d'investisseurs qui étaient quand même assez refroidis
00:19:25par le marché, qui n'avaient pas tellement envie d'aller en bourse.
00:19:27Ils se sont dit, écoutez, on va plutôt essayer l'immobilier.
00:19:30Pour le coup, l'immobilier a l'air, lui, plutôt sain, plutôt sûr.
00:19:34Et c'est une analyse assez classique dans le livre que je reprends,
00:19:38mais souvent classique, c'est les bases de Daiman Minsky,
00:19:42qui dit qu'en fait, un marché n'est jamais sain ou malsain par nature.
00:19:47En fait, le marché passe son temps à évoluer.
00:19:48Quand un marché est sain, par nature, les gens sont rassurés,
00:19:51ils vont prendre plus de risques et l'ordre malsain.
00:19:53Et au contraire, quand on vient d'essayer d'une bonne crise,
00:19:56en général, les gens, quand même, ils sont globalement bien refroidis.
00:19:59Ils ont tendance à être très, très prudents, à prendre beaucoup de garanties.
00:20:02Et par définition, on vient d'avoir une crise,
00:20:03mais en fait, le marché est souvent beaucoup plus sain juste après.
00:20:06Alors, après cette crise, après la claque que les banques
00:20:11et les gouvernements ont prise dans la figure,
00:20:13il y a eu une sorte de consensus international à l'échelle internationale
00:20:17qui a été actée, c'est-à-dire cesser la privatisation des profits
00:20:24et la nationalisation des pertes.
00:20:26Mais cette promesse de réglementer la finance n'a pas été tenue.
00:20:32Alors, pourquoi la finance semble-t-elle à ce point hors de contrôle ?
00:20:36Effectivement, on se souvient bien un petit peu
00:20:38que tout le monde voulait réglementer la finance.
00:20:41Alors, je suis un petit peu plus jeune que vous,
00:20:43mais je me souviens de la déclaration de François Hollande
00:20:45qui disait chaque fois que la finance ne sera pas au service
00:20:49de l'économie réelle, elle devra être combattue.
00:20:52Oui, bon, elle a été combattue.
00:20:54Il se trouve que les banques ont des bons lobbies
00:20:57qui défendent bien, moi, je ne dirais même pas leurs intérêts
00:21:01parce qu'ils leur font prendre des risques que je trouve un peu inutiles.
00:21:04Je trouve que sur le long terme, quand finalement, on fait faillite,
00:21:08finalement, ce n'est pas forcément très rentable.
00:21:11En tout cas, effectivement, il y a eu globalement pas mal de lobbying
00:21:15un peu partout, aux États-Unis, en France.
00:21:17Vous dites justement qu'il y a 1 700 lobbyistes
00:21:21contre les tentatives de réglementation de l'Union européenne à Bruxelles,
00:21:26qu'il y a des liens très importants entre les politiques et universitaires
00:21:31et les milieux financiers.
00:21:33On entend beaucoup sur les plateaux de télévision des économistes
00:21:37nous sortir des grandes théories, mais il faudrait peut-être aussi savoir
00:21:41par qui ces gens sont payés.
00:21:43Et puis, vous dites, 75% des conseillers de la Commission européenne
00:21:47ont des liens avec la finance internationale.
00:21:49Il y a pas mal de sources là-dessus.
00:21:51Effectivement, il y avait eu un rapport en 2014 d'un organisme européen,
00:21:57une ONG, qui fait pas mal d'enquêtes sur le lobbying globalement,
00:22:01pas qu'en milieu bancaire, l'ensemble du lobbying qui est fait au niveau européen.
00:22:06Et effectivement, il mettait en lumière qu'il y avait quand même,
00:22:08je dirais, une disproportion dans le lobbying, je dirais, pro-bancaire
00:22:16et je ne vais pas dire anti-bancaire, mais on va dire pro-réglementation.
00:22:19Et effectivement, ça devait être, je crois, du 1 pour 30, je crois,
00:22:24les moyens financiers entre les deux.
00:22:27Il y avait un livre qui était très bien, qui s'appelait Blabla Banque,
00:22:31qui avait été écrit par Gézabel Koubech-Oubézan,
00:22:35qui était également très bien, qui montrait pas mal de liens.
00:22:38Tout simplement, ça, qu'Emmanuel Macron avait été nommé à Bercy
00:22:42comme ministre en 2014.
00:22:44Entre 2008 et 2012, il était associé de la banque Rothschild.
00:22:49Donc, c'est vrai que les liens, il y en a énormément.
00:22:50Je cite tout simplement, en 2008, le plan d'Henri Paulson,
00:22:55qui était l'équivalent du ministre de l'économie aux États-Unis,
00:23:01qui, effectivement, annonçait un plan de 700 milliards
00:23:04pour sauver la finance et les banques américaines.
00:23:08Monsieur Paulson, il avait été pendant 20 ans chez Goldman Sachs,
00:23:12entre, je crois, 74 et 94.
00:23:15Donc, effectivement, les liens sont très étroits.
00:23:17Ils sont assez documentés.
00:23:21D'un côté, ça peut, quelque part, un petit peu se comprendre.
00:23:23Si vous, effectivement, vous avez beaucoup travaillé dans la finance,
00:23:25on peut se dire, vous êtes, a priori,
00:23:28très, très au fait de toutes les questions financières.
00:23:30Vous êtes très compétent.
00:23:32Mais il y a toujours, je dirais, cet aspect humain
00:23:35qui fait que, malgré tout, vous avez toujours gardé
00:23:38des liens d'amitié, peut-être de réciprocité.
00:23:45Tout le monde est à vendre, apparemment, dans ce milieu.
00:23:49En tout cas, c'est bien les impôts des Français
00:23:51qui ont servi à renflouer les banques.
00:23:53Après cette crise de 2008, on n'a pas vu de retour
00:23:58de cet argent que les Français ont mis
00:24:02pour éponger les dettes des banques.
00:24:04Il n'y a pas eu de condamnation.
00:24:06Est-ce que vous pourriez nous dire,
00:24:08on va ensuite parler de comment est-ce qu'il faut investir,
00:24:11mais les moyens politiques de réguler la finance,
00:24:14est-ce qu'ils existent ?
00:24:15Alors, pour les fonds qui ont servi
00:24:19à recapitaliser les banques,
00:24:21je vais peut-être essayer de préciser un peu,
00:24:23c'est un petit peu plus ténu que ça.
00:24:26Il y avait eu un plan de 40 milliards
00:24:28qui avait été prévu pour recapitaliser les banques.
00:24:30En France ?
00:24:31En France, tout à fait.
00:24:33En sachant qu'il fallait le diviser en deux,
00:24:35il y avait des très grandes banques françaises
00:24:37qui étaient fragilisées par la crise,
00:24:39qui n'étaient pas au bord de la faillite,
00:24:40qui se trouvaient un petit peu quand même en difficulté,
00:24:43qui avaient reçu effectivement un certain nombre d'aides,
00:24:47qui avaient été remboursées assez rapidement.
00:24:50D'ailleurs, la FBF,
00:24:51ça doit être la Fédération bancaire française,
00:24:54avait pas mal communiqué en disant que,
00:24:56non seulement ils avaient tout remboursé sous deux ans,
00:24:58mais qu'en plus l'État avait gagné
00:25:00avec les prêts qui étaient soumis à un taux d'intérêt,
00:25:03un peu plus de 2 milliards dans l'affaire.
00:25:06Ce qui, en fait, nous ferait presque dire
00:25:08que la crise financière était une bonne chose.
00:25:09Il faudrait qu'il y en ait tous les ans
00:25:10pour faire rentrer plus d'argent dans les caisses de l'État.
00:25:13Puis, il y avait à côté, il y avait la banque Dexia
00:25:16qui, en revanche, était au bord de la faillite,
00:25:17sur laquelle il y avait eu 6 milliards pour la recapitaliser,
00:25:21qui venait de plusieurs sources différentes.
00:25:24Il y a l'État français qui avait mis un milliard,
00:25:26il y avait la CDC qui en avait mis deux,
00:25:28puis il y avait de l'argent qui venait de la Belgique et du Luxembourg.
00:25:31Mais, en fait, le coût de la crise, il n'est pas vraiment là-dessus.
00:25:35Il est surtout, en fait, sur le manque de croissance
00:25:41et, en fait, sur l'impact que ça a eu sur l'économie, sur la croissance.
00:25:44Effectivement, quand on regarde l'argent qui a été prêté
00:25:45et l'argent qui a été rendu, on se dit,
00:25:47en fait, il y a plutôt une équation financière qui est pas mal,
00:25:49on a prêté de l'argent, on en a restitué,
00:25:51et en plus, on a eu des intérêts, ce n'est pas si mal.
00:25:54Mais, en fait, ça, ça vient occulter, en fait,
00:25:56tout ce qu'il y a eu à côté et l'impact sur l'économie que ça a eu.
00:25:59L'impact sur l'économie, tout simplement,
00:26:02on regarde, en 2006, il devait y avoir 3, à peu près 3%,
00:26:07non, on était à 2% de croissance, en tout cas déclarée,
00:26:11et deux ans après, on était à moins 3,3.
00:26:14Donc, ça nous faisait à peu près 5% de PIB en moins,
00:26:175% de PIB en moins, ça devrait être 100 milliards.
00:26:19100 milliards, et puis, il faut voir l'impact sur la croissance sur le long terme.
00:26:23Il y avait un économiste, un professeur de lycée
00:26:26qui s'appelait Éric Dor, qui avait calculé un petit peu sur le long terme,
00:26:30puisqu'entre 2008 et 2014, on était à moins 31% de PIB,
00:26:34et il avait calculé qu'on devait être aux alentours d'un coup de crise
00:26:38sur l'économie à peu près à 1 540 milliards.
00:26:41– D'accord.
00:26:41– Effectivement, l'argent a été remboursé globalement en France.
00:26:44– Mais c'est une crise qui a coûté à ce qu'allait devenir la croissance française
00:26:49dans les années à venir.
00:26:50– Ça a coûté beaucoup.
00:26:51– C'est un coup de crise, quoi.
00:26:52– Il y a eu des faillites, il y a eu beaucoup de chômage,
00:26:55donc ça veut dire payer beaucoup de chômage aux gens,
00:26:58ça veut dire beaucoup aider les entreprises,
00:27:01ça veut dire qu'ils font moins de profits, donc moins d'impôts,
00:27:04donc tout ça, effectivement, c'est un coût global, en fait, important.
00:27:07– Donc, on est toujours sans régulation de la finance internationale aujourd'hui,
00:27:12on est toujours à la merci d'une nouvelle crise, d'un nouveau krach,
00:27:17comment se présentent les choses ?
00:27:19Est-ce qu'on peut savoir d'où il peut arriver ce krach futur ?
00:27:23– Alors, la réglementation, c'est un peu compliqué,
00:27:27il y a eu plusieurs milliers de pages de réglementations
00:27:29qui ont été écrites depuis 2008,
00:27:31et en fait, paradoxalement, c'est pas parce qu'on en écrit beaucoup
00:27:35que ça protège beaucoup.
00:27:37– Je dirais même que c'est un peu le contraire,
00:27:38le Glastigal Act, en fait, il était très court,
00:27:40je ne sais plus combien de pages exactement,
00:27:41mais ça devait être aux alentours de 35 pages.
00:27:43– Il a été supprimé en 99 ?
00:27:45– Absolument, la fin a été supprimé,
00:27:46il a été complètement, effectivement, abrogé en 99,
00:27:49on l'avait morcelé, effectivement, bout par bout avant,
00:27:54et en fait, c'était des grands principes.
00:27:55Par exemple, effectivement, banque d'investissement,
00:27:57banque de détails, on sépare,
00:27:59il ne doit y avoir aucun lien entre ces deux banques,
00:28:01vous vous séparez totalement, vous faites des activités,
00:28:03chacun, il n'y a pas de filiale, il n'y a pas de holding, il n'y a rien.
00:28:05– Je me souviens que Nicolas Sarkozy, pendant sa campagne,
00:28:07avait promis d'assurer la séparation de ces banques,
00:28:11et puis après, il avait dit, finalement, non,
00:28:12ce n'est pas une bonne idée.
00:28:13– Alors, la loi, tu es passé…
00:28:14– Il y avait peut-être aussi des amis dans la banque,
00:28:16je crois qu'il était passé, lui aussi, cher au-dessus,
00:28:18dans les années 90, en tant qu'apporteur d'affaires, mais…
00:28:20– Alors, la loi, effectivement, a été votée après,
00:28:23sous le mandat d'après, sous François Hollande.
00:28:26Effectivement, au début, on est assez énervé par une crise,
00:28:30et puis celle-ci, finalement, n'a peut-être pas été assez violente encore
00:28:32avec l'économie réelle, je parlais de 1 500 milliards,
00:28:34mais finalement, il aurait peut-être fallu encore plus.
00:28:37Et du coup, à la fin, effectivement, et puis 5 ans après,
00:28:39les gens, comme vous et moi, on oublie un peu ces sujets techniques,
00:28:43aller voir les commissions parlementaires, honnêtement, c'est ennuyeux,
00:28:46ça prend une après-midi, c'est long.
00:28:48Les gens, à la fin, on leur parle de choses techniques,
00:28:50ils ne savent pas trop, donc en fait, à la fin,
00:28:53on dit qu'on va faire un peu plus de transparence,
00:28:55et puis ça passe, et puis voilà.
00:28:58Mais effectivement, aujourd'hui, on fait plusieurs milliers de pages de réglementation,
00:29:02mais en fait, ces milliers de pages, il y a beaucoup d'exceptions,
00:29:05et puis en fait, c'est des pages où, en fait, il y a énormément de règles,
00:29:09et les gens comme moi, les juristes, en fait, ils sont là,
00:29:11pas forcément pour faire des choses illégales,
00:29:14mais justement pour trouver, essayer de,
00:29:16comment est-ce qu'on pourrait interpréter ça,
00:29:17de manière à ce que ça nous soit favorable,
00:29:19à ce qu'on fasse ce qu'on voudrait faire,
00:29:21qui est normalement interdit,
00:29:22mais moi, j'ai peut-être une idée, on pourrait peut-être le faire comme ça,
00:29:25ça, c'est pas interdit explicitement, et je pense que ça pourrait passer.
00:29:28Vous voyez, il y a tout un tas de choses où, effectivement, on pourrait essayer de…
00:29:34– En tout cas, les leçons du passé n'ont pas servi à nous protéger
00:29:37de ce qui peut nous tomber dessus.
00:29:39Alors, ce krach, Philippe Béchade nous en parle,
00:29:42tous nos invités sur Politique et Éco craignent un krach pour 2026.
00:29:49Comment vous voyez les choses, vous ?
00:29:50– Alors, la crise, il y a toujours deux façons de faire les analyses.
00:29:55Il y a, je dirais, les grandes tendances,
00:29:57c'est ce que j'essaie en tout de faire dans mon livre,
00:29:58les grandes tendances, par exemple, c'est sur l'endettement,
00:30:00ça fait 55 ans qu'on n'a pas vu, peut-être même 56,
00:30:03qu'on n'a pas vu un budget à l'équilibre.
00:30:05L'augmentation des tensions, c'est pas l'objet du livre,
00:30:08mais par exemple, entre les États-Unis et la Russie depuis 20 ans,
00:30:10vous voyez, on a des grandes tendances,
00:30:12puis à côté, il y a beaucoup de bruit, il y a beaucoup de choses tous les jours,
00:30:14il y a une action qui monte, une action qui baisse,
00:30:17il y a l'or qui perd 20% la semaine dernière,
00:30:20mais en fait, finalement, on voit que sur le long terme,
00:30:21ça n'a pas trop d'impact.
00:30:22Tout ça, il y a du bruit et des grandes tendances.
00:30:26Dans ce qui, à mon avis, sera du bruit,
00:30:30même si ça, peut-être que je me trompe,
00:30:31peut-être que ça va être plus grave que ça,
00:30:33on a aujourd'hui, exactement comme en 2008,
00:30:37des défauts qui augmentent sur les dérivés,
00:30:40cette fois, c'est sur les CMBS,
00:30:41les CMBS, c'est sur les dérivés de crédits
00:30:45liés à l'immobilier tertiaire, au bureau.
00:30:48– Oui.
00:30:49– Ils sont assez importants,
00:30:50c'était un rapport de Fitch Racing
00:30:54qui avait mis ça en lumière à l'automne,
00:30:57où ils indiquaient qu'on était à, je crois,
00:31:0010,7% de défauts, il me semble, en 2008,
00:31:03et que là, on est 1% au-dessus,
00:31:05alors qu'on était à 1,6% il y a encore 4 ans.
00:31:08Avec les taux qui ont augmenté,
00:31:09il y a eu pas mal d'emprunteurs qui se sont en défaut,
00:31:14qui ont dû se refinancer,
00:31:15et qui, malheureusement, l'ont fait des conditions beaucoup moins favorables.
00:31:18Donc, peut-être qu'il pourrait y avoir une crise sur ce sujet
00:31:21et que ça pourrait toucher pas mal de banques, peut-être américaines.
00:31:25Normalement, si ça arrive, ça devrait logiquement être moins grave
00:31:29parce qu'il y a quand même beaucoup moins d'investisseurs dans les bureaux,
00:31:32c'est des masses moins importantes que le logement.
00:31:34Mais peut-être que ça pourrait créer aussi quand même des faillites bancaires aux Etats-Unis.
00:31:38C'est pas impossible, en tout cas, de mettre en difficulté des banques.
00:31:41Et puis, on a surtout un grand sujet, je pense, c'est l'endettement.
00:31:45L'endettement, c'est un peu comme la fin du pétrole.
00:31:47On en parle depuis 50 ans.
00:31:5050 ans après, on a l'impression que tout va toujours pas si mal que ça.
00:31:53Donc, on se dit, a priori, nous membres dit ça depuis 50 ans.
00:31:57Le pays va toujours, entre guillemets, bien.
00:32:00Finalement, ça va peut-être continuer comme ça.
00:32:02Oui, sauf qu'on n'est plus dans le cas de 2008
00:32:06où l'Etat pourrait renflouer les banques.
00:32:10L'Etat est encore plus endetté qu'en 2008.
00:32:13On est à 3 500 milliards d'euros de dettes maintenant.
00:32:17Donc, est-ce que c'est une directive européenne
00:32:21qui s'appelle la BRRD, Bank Recovery and Resolution Directive,
00:32:26est-ce que l'Etat, en cas de crise bancaire,
00:32:29pourrait, on l'entend ici et là,
00:32:32aller se servir sur les banques,
00:32:36les dépôts bancaires des Français pour renflouer les banques ?
00:32:39Alors, effectivement, on l'entend assez souvent.
00:32:42Moi, je le formulerai assez différemment.
00:32:46Je rappellerai juste deux règles assez simples.
00:32:48Déjà, comment se passe une faillite ?
00:32:49Donc, une procédure de liquidation.
00:32:51Quand une entreprise est en difficulté,
00:32:52vraiment en difficulté lourde
00:32:54et qu'on ouvre une procédure de liquidation,
00:32:56ce qu'on appelle en général une procédure de faillite,
00:32:58dans le langage un petit peu courant,
00:33:00c'est qu'en fait, vous ne pouvez plus faire face,
00:33:04je dirais, au paiement exigible à vos créanciers.
00:33:07Vous n'avez plus assez d'argent.
00:33:08Donc, on dit, OK, on ouvre une procédure,
00:33:10on arrête tout, on regarde tes biens,
00:33:13on regarde ce que tu dois.
00:33:14On vend tes biens pour rembourser ce que tu dois.
00:33:17Exactement comme si moi, par exemple,
00:33:19je n'avais plus à rembourser mon crédit immobilier
00:33:20à la banque, elle vient me saisir mes biens,
00:33:22notamment ma maison, finalement,
00:33:24puis avec la maison, elle essaye de se rembourser.
00:33:25C'est un peu ça.
00:33:27Sauf que lorsqu'on est en faillite,
00:33:31là, en l'occurrence, ce serait le cas d'une ou plusieurs banques,
00:33:34en fait, on n'a pas forcément assez d'argent
00:33:36pour rembourser tous les créanciers.
00:33:39Donc, je dirais qu'on rembourse à hauteur de ce qu'on a
00:33:41et puis après, on dissout la société.
00:33:44Et puis, les créanciers qui ne sont pas remboursés,
00:33:47ils ne le seront jamais.
00:33:49Alors, les créanciers, c'est qui ?
00:33:51Les créanciers, justement, c'est vous et moi.
00:33:53Deuxième point, quand vous mettez de l'argent à la banque,
00:33:57l'argent, il ne vous appartient plus.
00:33:59C'est une règle qui, finalement, est assez logique.
00:34:01Si vous, vous me dites, tiens, je dois aller m'acheter des cigarettes,
00:34:04donne-moi 10 euros.
00:34:05Moi, je vais vous donner un billet de 10 euros,
00:34:08mais je ne m'attends pas à ce que vous me rendiez ce billet de 10 euros.
00:34:11Sinon, vous ne pourriez rien en faire si vous devriez me le rendre.
00:34:14Je m'attends à ce que vous me rendiez 10 euros,
00:34:15deux billets de 5, un autre billet de 10,
00:34:16si c'est un virement, peu importe.
00:34:19Donc, la banque, on lui donne de l'argent,
00:34:21mais on n'attend pas à ce qu'elle nous rende exactement notre argent.
00:34:24En fait, elle devient propriétaire des fonds
00:34:27à charge pour elle de restituer la même somme.
00:34:30Donc, on devient, en fait, les déposants, vous et moi,
00:34:32on devient les créanciers de la banque.
00:34:34Sauf qu'une société qui est en faillite, comme une banque,
00:34:38en l'occurrence, elle n'a peut-être pas justement les fonds
00:34:40pour rembourser ses créanciers et les déposants.
00:34:42Peut-être même qu'elle n'a plus rien du tout.
00:34:45Les marchés financiers, vous savez comment c'est.
00:34:47Il y a des fois, il y a des énormes retournements.
00:34:49Le marché est très volatile.
00:34:51Il y a des fois, elle a des actions, elle a des obligations.
00:34:54Il y a des fois, comme en 2008, le marché est bloqué.
00:34:56Elle ne peut plus rien vendre.
00:34:57Plus personne ne veut rien acheter.
00:34:58Techniquement, quelque chose qu'on ne peut plus vendre,
00:35:00ça vaut zéro.
00:35:01Donc, en fait, elle veut bien vous rembourser,
00:35:03mais elle n'a plus les fonds pour le faire.
00:35:06Et c'est là qu'effectivement intervient le fonds de garantie,
00:35:09qu'on appelle en France le FGDR.
00:35:11Alors, le fonds de garantie, c'est une vieille idée.
00:35:14FGDR, ça a été mis en place à l'origine aux Etats-Unis.
00:35:16Alors, on nous dit que le FGDR, en tout cas, c'est ce que vous dites,
00:35:18il est complètement insuffisant.
00:35:20Il représente 0,6% des dépôts.
00:35:23Donc, ça veut dire qu'on est, en cas de crise bancaire,
00:35:27face à un gros problème.
00:35:29Le fonds de garantie, en fait, à l'origine, paradoxalement,
00:35:32il ne sert pas à rembourser les déposants.
00:35:34Il sert à éviter les paniques.
00:35:36Les bonkron.
00:35:38Absolument.
00:35:38Et j'étais justement avec quelqu'un qui travaillait en banque la semaine dernière
00:35:43et qui me dit, c'est marrant, à chaque fois qu'il y a une panique,
00:35:45justement, on envoie des mails en disant, vous n'en faites pas,
00:35:48vos fonds sont garantis.
00:35:50Je disais, oui, mais ils sont garantis avec quoi ?
00:35:52Il me dit, pas grand-chose.
00:35:53Il me dit, je ne sais pas, c'est le fonds qui est garanti.
00:35:55Je fais, oui, mais le fonds, il a quoi ?
00:35:57Effectivement, le fonds, il a été mis en place aux Etats-Unis
00:35:59et ça marche plutôt bien.
00:36:01Le fonds aux Etats-Unis, il est intervenu de nombreuses fois,
00:36:04mais il marche bien face à des faillites isolées avec des banques moyennes.
00:36:08Vous avez aux Etats-Unis plein de petites banques
00:36:10et effectivement, si elles font faillite, les pertes sont tout à fait absorbables.
00:36:14En Europe, on a des très grosses banques.
00:36:16En France, on a des très, très grosses banques.
00:36:19Grosses banques, ça veut dire quoi ?
00:36:20Ça veut dire que le bilan d'une des plus grosses banques,
00:36:22ça fait l'équivalent du PIB d'un an de la France.
00:36:26Donc, ça veut dire que ça représente deux tiers de l'endettement français.
00:36:28Ça représente peut-être 25 ans d'endettement, 30 ans d'endettement.
00:36:32Ça, c'est une banque.
00:36:33Et c'est des banques qui sont dites par, justement, la CPR,
00:36:36donc qui supervise les banques, qui sont dites systémiques.
00:36:40C'est-à-dire qu'elles sont tellement grosses,
00:36:40elles ont tellement d'intérêt partout,
00:36:42que si elles font faillite, l'ensemble du système financier et bancaire s'écroule.
00:36:46Donc, ça veut dire que si une de ces banques fait faillite,
00:36:49ce n'est pas une banque, c'est la totalité qu'il faut rembourser.
00:36:52Donc, il y a à peu près, même si on ne comptait pas les assurances-vie,
00:36:55à peu près 2 000 milliards.
00:36:57Effectivement, le fonds publie tous les ans ces montants.
00:37:01On est à peu près à 1% du montant des dépôts.
00:37:03Et ce montant-là, ils ont mis 10 ans à l'économiser.
00:37:06Et si les fonds sont insuffisants,
00:37:09la principale source de revenus supplémentaires pour le fonds,
00:37:12c'est d'aller chercher les fonds auprès de ses adhérents.
00:37:16Qui sont les adhérents ?
00:37:17Ce sont les banques.
00:37:20Alors, justement, parce qu'en fait, l'investissement que vous proposez,
00:37:24Stéphane Bussière, si je comprends bien, je parle sous votre contrôle,
00:37:27c'est de débancariser d'une certaine manière notre capital.
00:37:31Vous dites qu'en matière d'investissement, il y a deux règles d'or à retenir.
00:37:34L'investissement dans les biens réels,
00:37:37c'est-à-dire les métaux précieux, en gros, et l'immobilier,
00:37:41et la diversification de son patrimoine.
00:37:43Alors, à TV Liberté, on est très attaché à l'achat dans les métaux précieux,
00:37:48et notamment l'or.
00:37:50Alors, comment, dites-nous, on investit dans l'or et les métaux précieux ?
00:37:54Alors, de bancariser, c'est un mot un peu fort.
00:37:56Je dirais limiter l'exposition.
00:37:58Je dirais qu'il ne faut pas laisser trop d'argent.
00:37:59Un, parce que l'argent, de toute façon, il va perdre de la valeur.
00:38:03Et deux, alors, il ne faut pas être non plus paranoïa.
00:38:05Effectivement, les banques en France ne font pas faillite tout le temps.
00:38:07Mais si ça arrive, vous n'êtes pas sûr non plus.
00:38:09Et l'inflation, de toute façon, c'est garanti.
00:38:12Effectivement, elle vous cognitera votre épargne.
00:38:14Ça, c'est certain.
00:38:15Donc, effectivement, investir, si on veut traverser les crises,
00:38:18dans les biens réels, les biens tangibles.
00:38:21Donc, je vais donner quelques exemples.
00:38:22Une obligation, comme aimait la France,
00:38:24ce n'est pas un bien tangible.
00:38:26C'est une promesse, un jour, de vous rembourser votre obligation.
00:38:29C'est faire confiance à l'État français.
00:38:31C'est ça, c'est ça.
00:38:32Donc, c'est prendre des risques énormes.
00:38:36À mon avis, les obligations qui soient libellées dans une mauvaise monnaie,
00:38:38que ce soit en euros, que ce soit en dollars,
00:38:40moi, personnellement, je ne le ferais pas.
00:38:43Mais ça veut dire aussi une action.
00:38:44Une action, une société, par définition, ça peut faire faillite.
00:38:48Donc, c'est un pari sur l'avenir, qu'elle fasse des profits,
00:38:50qu'elle fonctionne bien, etc.
00:38:52Et puis, si malheureusement, elle fait faillite,
00:38:54je dirais, c'est l'activité économique.
00:38:56Ça fait partie de la vie.
00:38:58Eh bien, votre action, vous perdez ce que vous voulez acheter.
00:39:01Donc, action, obligation, on oublie, d'une certaine manière,
00:39:04ce n'est pas forcément un investissement résilient.
00:39:06Alors, l'or, parlez-nous, Sébastien Bussière, de l'or.
00:39:10Alors, l'or, ça a beaucoup d'avantages.
00:39:12Alors, déjà, l'or, c'est un métal qui est assez merveilleux.
00:39:17Mais tout simplement, l'or, déjà, il y a un usage.
00:39:19Depuis 6 000 ans de s'en échanger.
00:39:21On peut être d'accord, on ne peut pas être d'accord.
00:39:23Il se trouve qu'il y a un usage, c'est la valeur universelle de référence.
00:39:28Ça veut dire que si demain…
00:39:29C'est elle qui met tout le monde d'accord, justement.
00:39:30Ça veut dire que si demain, la France fait faillite,
00:39:32l'Europe fait faillite, l'Occident, je ne sais pas, peu importe,
00:39:36ça veut dire que votre or sera accepté au Brésil, en Russie,
00:39:39en Chine, en Australie, en Afrique du Sud.
00:39:42Peu importe où vous allez, en fait, vous aurez toujours quelque chose
00:39:44qui sera accepté et que vous pourrez échanger, effectivement,
00:39:48contre des devises ou contre de la valeur.
00:39:49Donc, effectivement, l'or, pour ça, c'est…
00:39:53En fait, c'est pratiquement la seule véritable…
00:39:56– Valeur refuge.
00:39:57– Valeur refuge vraiment universellement acceptée.
00:40:01Et puis…
00:40:02– Alors, vous dites qu'il faut principalement acheter des pièces
00:40:06plutôt que des lingots d'or.
00:40:08– Alors, traditionnellement, je dirais qu'il était normal, des pièces,
00:40:12c'était fait vraiment pour commercer, pour échanger,
00:40:15pour que les personnes physiques, comme vous et moi,
00:40:17en ayez et puissent en échanger.
00:40:18– Les lingots, moins, et puis les lingots,
00:40:22ça reste quand même déjà un très cher, c'est très peu liquide.
00:40:27Effectivement, avec en plus l'augmentation du prix de l'or,
00:40:30ça devient extrêmement difficile.
00:40:32Même si, même si, moi, j'ai effectivement en tête le lingot d'un kilo.
00:40:36Effectivement, une pièce, elle fait un certain poids,
00:40:39elle fait 5,9 grammes, elle fait 31 grammes,
00:40:41enfin, il y a un certain nombre de standards.
00:40:44Les standards, c'est bien, parce qu'en général, les gens les connaissent bien
00:40:46et ça reste en général assez liquide, c'est assez facile de pouvoir les échanger.
00:40:49Vous achetez une pièce d'une once, une once de trois, ça fait…
00:40:52– Alors, vous les citez, les pièces intéressantes,
00:40:54la maple leaf canadienne, le kangourou australien,
00:40:57la britannia britannique, l'américaine eagle,
00:41:00le panda chinois et le krug orande d'Afrique du Sud.
00:41:03Ça, c'est des trucs, c'est solide.
00:41:05– Alors, à l'exception de la dernière, effectivement, elles font tout une once.
00:41:09La figure dessus est différente, elles sont émises dans des endroits,
00:41:11dans le monde différent, mais effectivement, elles font toutes le même poids.
00:41:14Et notamment, c'est vrai que la Chine aime bien ce format-là.
00:41:18C'est un format qui a une fiscalité très, très douce en Chine.
00:41:22Donc, c'est vrai que les Chinois aiment bien acheter ça.
00:41:24Et ils ont un peu tendance à imposer au monde un petit peu leurs standards,
00:41:29notamment parce qu'ils en achètent beaucoup.
00:41:31Les Chinois n'arrêtent pas de revendre des bons du trésor américain
00:41:33pour se défaire un petit peu.
00:41:35Je parle de la Banque centrale, en l'occurrence.
00:41:36– La dédollarisation.
00:41:37– Absolument.
00:41:38Et pour acheter de l'or, ça fait des années qu'elles achètent beaucoup d'or.
00:41:40Et les citoyens font un peu pareil.
00:41:41Les citoyens achètent de l'or.
00:41:43Et la Chine a recommandé officiellement à ses concitoyens
00:41:46d'acheter également de l'argent métal à partir de 2024.
00:41:50Effectivement, c'est des bonnes valeurs.
00:41:52Mais on peut aussi envisager peut-être d'acheter des petits lingots
00:41:56qui sont…
00:41:57Tradituellement, je suis moins favorable.
00:42:00Mais après, même des pièces, des 20 francs Napoléon,
00:42:04finissent par devenir difficilement accessibles
00:42:07parce qu'ils finissent par valeur très chère.
00:42:10Et effectivement, des petits lingots pour des gens
00:42:11qui n'auraient pas les moyens,
00:42:13même si je trouve ça un peu moins bien,
00:42:15j'ai envie de dire, pourquoi pas, ça reste de l'or.
00:42:17Si vous achetez en 24 carats,
00:42:19donc 999% d'or,
00:42:22ça reste quand même des bonnes valeurs au refuge
00:42:25et des bons moyens.
00:42:25La première chose à laquelle sert l'or,
00:42:27c'est protéger votre épargne.
00:42:29C'est-à-dire que plutôt que de laisser effectivement
00:42:3110 000 euros à la banque
00:42:33et de se dire, malheureusement,
00:42:34l'inflation en grignote tous les ans,
00:42:36pas de souci,
00:42:37j'en change la moitié en or
00:42:39et l'or, jusqu'à maintenant,
00:42:40protège très très bien de l'inflation.
00:42:41Oui, vous dites,
00:42:42parce que ce n'est pas le prix de l'or qui monte,
00:42:44mais c'est le prix de la monnaie qui baisse.
00:42:47C'est ça qui est assez difficile à comprendre, en réalité.
00:42:50Oui, en général, la monnaie, elle a trois fonctions
00:42:52et l'une de ses fonctions,
00:42:53c'est de servir des talons.
00:42:54C'est-à-dire que, par exemple,
00:42:55si moi, je vois qu'un costume,
00:42:57il est plus cher que l'année dernière,
00:42:59je pars du principe qu'en fait,
00:43:00c'est le costume qui a pris de la valeur.
00:43:02Or, ce n'est peut-être pas le costume,
00:43:03en fait, c'est peut-être parce que je le compare
00:43:04à une monnaie, en fait,
00:43:06qui perd en valeur
00:43:07et en fait, si ça se trouve,
00:43:08le costume, il a la même valeur,
00:43:09c'est juste que c'est les euros
00:43:11qui valent moins que l'année dernière
00:43:13et en général, effectivement,
00:43:14on n'arrête pas de dire
00:43:14le prix de l'or monte,
00:43:15le prix de l'or monte.
00:43:16Je fais, oui, mais le dollar et l'euro
00:43:18baissent beaucoup aussi.
00:43:19Alors, rapidement, peut-être,
00:43:21Stéphane Bussière,
00:43:21pour terminer avec l'or,
00:43:24où est-ce qu'on achète de l'or
00:43:25et où est-ce qu'on l'entrepose ?
00:43:29Alors, l'entreposer,
00:43:30il n'y a pas forcément de solution idéale.
00:43:32Chacun fera en fonction de sa situation.
00:43:34Ça peut être un coffre à la banque.
00:43:36Il n'y a pas de transfert de propriété
00:43:37comme sur les comptes.
00:43:39Ça peut être un coffre.
00:43:40Mais la banque, si elle fait faillite,
00:43:42est-ce qu'elle n'est pas susceptible
00:43:43de se dire, on va vider les coffres,
00:43:45on va se servir,
00:43:46ou les États ont déjà interdit l'or ?
00:43:50En tout cas, la possession d'or
00:43:52par les particuliers,
00:43:53vous l'expliquez,
00:43:54aux États-Unis, c'est arrivé.
00:43:56Alors, sur les comptes,
00:43:56il y a un transfert de propriété.
00:43:57C'est-à-dire, mon argent n'est plus à moi
00:43:58et la banque a juste une obligation
00:44:00de me rembourser.
00:44:01Dans les coffres,
00:44:03il n'y a pas de transfert de propriété.
00:44:04Après, elle peut toujours fermer rideau.
00:44:08C'est déjà arrivé.
00:44:09Moi, j'ai une collègue,
00:44:10il y a 5 ans,
00:44:10qui me dit, on a un coffre,
00:44:11elle me dit, ça fait des demandes,
00:44:13on n'y arrive plus à y aller
00:44:14parce que la banque,
00:44:15elle ne me donne pas de motif,
00:44:16elle me dit, non,
00:44:17la salle des coffres,
00:44:17en ce moment, est fermée.
00:44:18Donc, il vaut mieux planquer ça
00:44:21dans les murs de sa baraque
00:44:22ou dans un coffre
00:44:24ou dans un jardin.
00:44:25Vous le dites quand même
00:44:25qu'il faut...
00:44:26Ça peut être dans un coffre,
00:44:28mais en dehors d'une banque,
00:44:29ça peut être une société de coffres
00:44:31ou ça peut être chez soi,
00:44:33si on est, par exemple, bricoleur.
00:44:34Moi, ce n'est pas mon cas,
00:44:35mais quelqu'un qui serait
00:44:36un bon bricoleur,
00:44:37qui referait toute sa maison,
00:44:38les cloisons,
00:44:39les murs porteurs,
00:44:40qui ferait du carrelage,
00:44:41je pense qu'il y a de quoi
00:44:42être bien, bien vicieux,
00:44:43aller mettre ça
00:44:44sous une tuile,
00:44:45sous le toit,
00:44:46à 5 mètres de haut,
00:44:48le mettre sous du carrelage
00:44:51et puis bien refermer son carrelage
00:44:52en se disant,
00:44:53je le garde pour mes petits-enfants
00:44:54et puis si un jour,
00:44:55je le ferai à la John Wick
00:44:56en défonçant le carrelage,
00:44:57il peut y avoir des moyens,
00:44:59à mon avis,
00:44:59bien, bien vicieux.
00:45:00Mais alors,
00:45:01où est-ce qu'on se procure de l'or ?
00:45:03Alors, là-dessus,
00:45:04il faut être un peu prudent,
00:45:05je dirais que...
00:45:06Est-ce qu'il faut acheter son or
00:45:07en France déjà
00:45:08ou à l'étranger ?
00:45:09Il y en a qui conseillent
00:45:10à l'étranger,
00:45:11moi qui suis un peu
00:45:13franco-français,
00:45:15j'ai moins de facilité,
00:45:16mais encore une fois,
00:45:18ça ne dépend pas,
00:45:19l'investissement ne dépend pas
00:45:20que du bien,
00:45:21ça dépend aussi
00:45:21de l'investisseur
00:45:22et peut-être qu'il y en a
00:45:23qui sont binationaux,
00:45:25qui parlent déjà très bien
00:45:26des langues,
00:45:27qui vont tout le temps
00:45:27dans un pays,
00:45:28tous les étés,
00:45:29qui se disent,
00:45:30après tout,
00:45:30pourquoi je n'en achèterais pas
00:45:31dans un autre pays,
00:45:33effectivement,
00:45:34l'été en allant en vacances ?
00:45:36Je serais juste
00:45:37peut-être prudent
00:45:38à l'acheter
00:45:40ou à le vendre
00:45:40à des particuliers,
00:45:42peut-être pas tomber
00:45:43sur, je dirais,
00:45:43un peu un traquenard,
00:45:45vous vendez des pièces d'or
00:45:47et puis en fait,
00:45:48vous tombez sur
00:45:48trois malfrats
00:45:49qui vous laissent
00:45:50sur le carreau
00:45:51et puis qui repartent
00:45:52avec l'or,
00:45:52comme ça,
00:45:53je me méfierais de ça.
00:45:54Donc aller
00:45:55chez des revendeurs
00:45:59qui ont pignon sur rue ?
00:46:00Qui ont pignon sur rue.
00:46:00Voilà.
00:46:01Qui ont pignon sur rue
00:46:02pour s'assurer.
00:46:03Il y a quand même,
00:46:03sur les pièces,
00:46:04un des avantages des pièces,
00:46:05c'est que normalement,
00:46:06il n'y a pas trop de contrefaçons
00:46:07parce qu'une pièce,
00:46:08c'est fin.
00:46:08Donc aller mettre à l'intérieur
00:46:09comme du Tuxten,
00:46:11c'est assez difficile.
00:46:12En revanche,
00:46:12si vous achetez des lingots,
00:46:13il y a quand même
00:46:14pas mal, effectivement,
00:46:15de contrefaçons.
00:46:16Donc effectivement,
00:46:17acheter une entreprise
00:46:18qui a pignon sur rue,
00:46:20il y en a qui sont très connus,
00:46:21il y en a qui sont là
00:46:21depuis très très longtemps.
00:46:23Effectivement,
00:46:23je pense que c'est un gage
00:46:24de sécurité.
00:46:26Et même quand vous le revendrez après,
00:46:27quand on vous met de l'or
00:46:28sous sachet
00:46:29et que vous voyez
00:46:30qui vous l'a vendu,
00:46:31etc.,
00:46:31c'est aussi, je pense,
00:46:32un gage de confiance.
00:46:33Alors j'ai encore deux questions
00:46:34pour vous, Stéphane Bussière,
00:46:35avant de terminer cette émission.
00:46:37L'immobilier,
00:46:38vous dites qu'il reste
00:46:40un bon placement
00:46:42à condition d'appliquer
00:46:43la bonne stratégie.
00:46:44Alors c'est quoi la bonne stratégie
00:46:46en matière immobilière ?
00:46:47Alors la bonne stratégie,
00:46:48en général,
00:46:49il y a peut-être
00:46:50deux grandes critiques
00:46:51sur l'immobilier.
00:46:52Un, c'est qu'on est
00:46:53quand même très taxé.
00:46:54Alors ça, ce n'est pas
00:46:54que sur l'immobilier.
00:46:55En vrai, c'est un peu surtout
00:46:55quand vous avez des actions,
00:46:57vous avez le PFU.
00:46:58Enfin, je veux dire,
00:46:58en fait, les impôts,
00:46:59on en paye partout,
00:46:59tout le temps.
00:47:00Mais effectivement,
00:47:01il y a peut-être des montages
00:47:03que j'essaye de développer
00:47:04dans mon livre
00:47:04pour vous dire
00:47:05si vous faites
00:47:05un investissement locatif
00:47:07et que vous le faites
00:47:08avec un mauvais montage,
00:47:10vous risquez de payer
00:47:10beaucoup d'impôts.
00:47:11Ça risque d'être
00:47:11très étouffant.
00:47:12Par exemple,
00:47:13faites-le avec une SCI,
00:47:14donc une société
00:47:15par une société.
00:47:16Je pense qu'il y a
00:47:17pas mal d'investisseurs qui…
00:47:17Donc, n'hésitez pas
00:47:18à aller chez le notaire.
00:47:19Absolument.
00:47:21Vaut mieux…
00:47:21Déjà, les notaires
00:47:22font beaucoup
00:47:22de consultations gratuites
00:47:23et quand même,
00:47:24ce ne serait pas gratuit
00:47:24quand même,
00:47:25ils vous proposent
00:47:27une convention d'honoraires avant,
00:47:28quand même,
00:47:28ce serait un avocat fiscaliste.
00:47:29Vaut parfois mieux,
00:47:31effectivement,
00:47:31payer 100 euros au début
00:47:33et être bien aiguillé
00:47:34plutôt que de payer
00:47:35après,
00:47:36sur un investissement,
00:47:37pendant 20 ans
00:47:37après des impôts
00:47:38comme ça
00:47:39et avoir finalement
00:47:40une rentabilité
00:47:40qui soit totalement étouffée
00:47:41par la fiscalité.
00:47:43Et je pense que
00:47:44rien qu'acheter au moins
00:47:45sa résidence principale,
00:47:46ça reste une très bonne idée.
00:47:48Il y a quand même
00:47:48un abattement assez important
00:47:49sur l'IFI.
00:47:50L'IFI,
00:47:50c'est ce qui avait remplacé
00:47:51l'ISF,
00:47:51l'impôt sur la fortune,
00:47:52qui aujourd'hui
00:47:52ne touche plus que l'immobilier.
00:47:54Donc, il y a un abattement
00:47:54de 30%
00:47:55et puis,
00:47:56ce n'est pas aussi imposé
00:47:57sur la plus-value.
00:47:58C'est le seul grand cas
00:47:59vraiment d'exonération.
00:48:01Quand vous faites
00:48:02de la plus-value,
00:48:02quand vous revendez
00:48:03de l'immobilier,
00:48:04vous êtes effectivement
00:48:05imposé là-dessus.
00:48:06Ce n'est pas le cas
00:48:07de la résidence principale.
00:48:08Et puis,
00:48:08la résidence principale,
00:48:09j'ai envie de dire.
00:48:10Alors, certains peuvent
00:48:11être locataires,
00:48:11peut-être sont dans le parc social,
00:48:13peut-être n'ont pas les moyens.
00:48:14Mais quand vous le pouvez,
00:48:15de toute façon,
00:48:17a priori,
00:48:17on ne peut pas y échapper
00:48:18au logement.
00:48:20Donc, déjà,
00:48:20ça reste plutôt
00:48:21une bonne première option.
00:48:22Et puis, après,
00:48:22je développe plein de choses
00:48:23puisqu'effectivement,
00:48:23il y en a beaucoup,
00:48:24ils ne veulent pas investir
00:48:24dans le logement.
00:48:25Ils n'ont pas forcément tort.
00:48:28Mais je développe
00:48:29Alors, vous parlez
00:48:29de l'assurance-vie.
00:48:30Je voudrais vous entendre
00:48:32très rapidement.
00:48:32Il ne nous reste plus
00:48:33beaucoup de temps
00:48:33si vous pouvez nous dire
00:48:35un mot sur l'assurance-vie
00:48:36parce qu'il y a,
00:48:38vous le dites,
00:48:38en 2023,
00:48:411923 milliards d'euros
00:48:42placés en assurance-vie.
00:48:44À quelles conditions
00:48:45est-ce un bon placement
00:48:46à l'assurance-vie ?
00:48:48Il y a surtout des conditions
00:48:49dans lesquelles
00:48:50c'est un mauvais placement.
00:48:51Oui, alors expliquez-nous pourquoi.
00:48:52Il y a peut-être,
00:48:53effectivement,
00:48:53il y a un petit avantage fiscal.
00:48:54C'est vrai.
00:48:56Toutefois,
00:48:57alors d'ailleurs,
00:48:58aujourd'hui,
00:48:58le montant a encore augmenté.
00:48:59Je crois qu'on note
00:48:59à à peu près 2100 milliards.
00:49:01Toutefois,
00:49:02l'assurance-vie
00:49:03ou les contrats de capitalisation,
00:49:04c'est une enveloppe.
00:49:05Et après,
00:49:05ça dépend de ce qu'on met dedans.
00:49:06Si c'est pour acheter
00:49:07des obligations françaises
00:49:08qui, effectivement,
00:49:09vont être libérées
00:49:10dans une mauvaise monnaie
00:49:11comme l'euro
00:49:11et qui vont perdre
00:49:12de la valeur en inflation,
00:49:14vous allez perdre
00:49:15plus de valeur,
00:49:15en fait,
00:49:16à acheter et fermant
00:49:16des obligations françaises
00:49:18que, finalement,
00:49:19votre avantage fiscal
00:49:20ne va vous rapporter.
00:49:21Ça,
00:49:22et puis,
00:49:23l'augmentation
00:49:24de l'endettement public
00:49:26augmente énormément.
00:49:27Et en fait,
00:49:27il n'y a que deux moyens,
00:49:28il n'y en a pas 36,
00:49:30de régler un problème
00:49:31d'endettement public
00:49:31lorsque l'État
00:49:32n'arrive plus
00:49:33à payer vraiment
00:49:34ses obligations.
00:49:35Il y a un,
00:49:36l'inflation,
00:49:37c'est-à-dire,
00:49:37en fait,
00:49:37la dette,
00:49:39nominalement,
00:49:39le chiffre,
00:49:40ça reste le même.
00:49:40En revanche,
00:49:41la valeur,
00:49:41on le réduit.
00:49:42En fait,
00:49:42on fait perdre
00:49:44de la valeur à la monnaie.
00:49:44Et puis,
00:49:45le deuxième,
00:49:45c'est le défaut.
00:49:46C'est ce qu'ils ont fait
00:49:47en partie en Grèce
00:49:49en 2012.
00:49:50Ils ont dit,
00:49:50écoutez,
00:49:51il y a 30%
00:49:51des dettes
00:49:53grecques
00:49:54qu'on ne rembourse pas.
00:49:55Vous en aviez acheté.
00:49:56En plus,
00:49:56on vous avait encouragé
00:49:57à le faire.
00:49:58On est désolé pour vous,
00:49:59mais on ne remboursera pas.
00:50:01Ça,
00:50:01et puis,
00:50:02il y a aussi un problème
00:50:02peut-être de notation.
00:50:05La note française
00:50:06ne cesse d'être dégradée.
00:50:08Il y a beaucoup
00:50:10de banques,
00:50:11de fonds de pension
00:50:12hollandais,
00:50:13américains,
00:50:13qui en détiennent,
00:50:14qui vont certainement
00:50:15devoir leur vendre
00:50:15si les notations
00:50:16sont trop dégradées.
00:50:17Et à ce moment-là,
00:50:18il y aura beaucoup,
00:50:18beaucoup d'obligations
00:50:19sur le marché.
00:50:20Et du coup,
00:50:21les obligations
00:50:21vaudront beaucoup moins.
00:50:23Merci Stéphane Bussière.
00:50:25Merci à vous.
00:50:26C'est moi qui termine là-dessus.
00:50:27Sur les crypto-monnaies,
00:50:29on n'a pas vraiment
00:50:30le temps de développer le sujet,
00:50:31mais vous vous rappelez
00:50:32que ça ne repose pas
00:50:34sur un actif réel.
00:50:36Alors,
00:50:36il faut faire attention.
00:50:38Ça dépend des personnalités.
00:50:39Il y en a qui peuvent
00:50:40être attirés par la crypto
00:50:41ou pas.
00:50:42En tout cas,
00:50:43c'est ce que vous expliquez
00:50:44très clairement
00:50:45dans votre ouvrage
00:50:47publié chez DBS.
00:50:49C'est la crise.
00:50:50Investissez
00:50:51pour un patrimoine
00:50:52solide grâce
00:50:52à des investissements
00:50:54résilients.
00:50:55Peut-être que le principal conseil
00:50:56qu'on puisse donner
00:50:57à nos téléspectateurs,
00:50:58c'est qu'il faut s'adresser
00:50:59à un professionnel,
00:51:01à un conseiller patrimonial,
00:51:03à un gestionnaire patrimonial
00:51:05qui est la personne
00:51:06qui pourra le mieux
00:51:07nous renseigner
00:51:08sur ce qu'il faut faire
00:51:09de notre capital.
00:51:10Oui.
00:51:11Et puis surtout,
00:51:12entreprenez des actions.
00:51:13Ne vous laissez pas vraiment
00:51:14grignoter votre épargne
00:51:16par l'inflation.
00:51:17Vraiment,
00:51:18essayez de passer
00:51:19à l'offensive.
00:51:20Ne soyez pas passifs.
00:51:22Achetez même
00:51:23un petit peu d'or,
00:51:23un petit peu d'argent,
00:51:25entreprenez quelques actions,
00:51:26mais quand même,
00:51:28essayez vraiment
00:51:28de prendre les devants.
00:51:30Merci à vous,
00:51:31Stéphane Bussière,
00:51:31d'avoir accepté
00:51:32notre invitation
00:51:33tout de suite
00:51:34après cet entretien,
00:51:35la chronique
00:51:36de Philippe Béchade.
00:51:38Et quant à nous,
00:51:38on se retrouve
00:51:38la semaine prochaine.
00:51:39À bientôt.
00:51:40Salut.
00:52:00Bonjour et bienvenue.
00:52:01Voici notre rendez-vous hebdomadaire
00:52:03de décryptage
00:52:04de l'actualité économique
00:52:06et géopolitique
00:52:08en mode affranchi.
00:52:09Je salue tous les abonnés
00:52:11de TV Liberté
00:52:12pour cette chronique
00:52:14que je vais intituler
00:52:16« On nous prépare
00:52:18à un avenir
00:52:19pas très radieux ».
00:52:21Alors bien sûr,
00:52:23il y a plusieurs sujets
00:52:25qui dominent l'actualité.
00:52:27Il y a les tensions
00:52:29au Proche-Orient.
00:52:30En fait,
00:52:31ce sont les tensions
00:52:32américano-iraniennes.
00:52:36Il y a l'attaque frontale
00:52:40de plusieurs dirigeants
00:52:42européens
00:52:43contre la liberté d'expression.
00:52:47Et puis il y a
00:52:48quelques signaux d'alerte
00:52:51sur les marchés financiers
00:52:53qui pressentent peut-être
00:52:56effectivement
00:52:56quelques soucis
00:52:59dans les 8, 10, 15 prochains jours.
00:53:03C'est encore difficile
00:53:04de timer.
00:53:06On va commencer bien sûr
00:53:07par les tensions
00:53:09irano-américaines.
00:53:12Des tas de rumeurs circulent
00:53:14comme quoi
00:53:15on pourrait assister
00:53:17à une sorte
00:53:18de nouveau conflit
00:53:20mis en scène
00:53:22où l'on a fixé par avance
00:53:25les limites
00:53:27que l'on
00:53:28que l'on s'engagera
00:53:30à respecter.
00:53:31Un peu comme
00:53:32la guerre
00:53:33des 12 jours
00:53:34demi
00:53:35à fin juin
00:53:362025
00:53:37qui a vu
00:53:39Israël
00:53:40et l'Iran
00:53:42s'échanger
00:53:43des tirs de missiles
00:53:46à saturation
00:53:48côté iranien.
00:53:50Mais de façon
00:53:51relativement
00:53:52brève,
00:53:54l'offensive
00:53:54ne s'est pas
00:53:55poursuivie.
00:53:57Quant
00:53:57aux bombardements
00:53:58américains,
00:53:59ils ont été
00:54:00qualifiés
00:54:01de grands succès,
00:54:03le potentiel
00:54:04iranien
00:54:05complètement
00:54:05détruit,
00:54:07Téhéran
00:54:08privé
00:54:08de tout
00:54:09moyen
00:54:09pour la prochaine
00:54:11décennie.
00:54:11Et aujourd'hui,
00:54:13on reparle
00:54:14de bombarder
00:54:15les installations
00:54:16nucléaires iraniennes
00:54:18comme si en fait
00:54:19ce qui s'était produit
00:54:21fin juin
00:54:222025
00:54:22n'avait en fait
00:54:23servi
00:54:24qu'à faire
00:54:26des gros titres
00:54:27dans les journaux.
00:54:28Il y a eu
00:54:28quelques trous
00:54:30dans la roche
00:54:31mais
00:54:32probablement
00:54:32pas
00:54:33beaucoup
00:54:34d'effets.
00:54:36Le problème,
00:54:37c'est que
00:54:37le conflit
00:54:38risque
00:54:39de déborder
00:54:41d'un simple
00:54:42affrontement
00:54:42américano-iranien
00:54:44parce qu'au nom
00:54:45de quoi
00:54:45les États-Unis
00:54:46iraient-ils
00:54:47attaquer l'Iran
00:54:49donc commettre
00:54:50un véritable
00:54:50acte de guerre
00:54:52contrairement
00:54:53à l'Irak
00:54:54qu'on accusait
00:54:56de détenir
00:54:56des armes
00:54:57de destruction
00:54:57massive,
00:54:58d'héberger
00:54:59des terroristes
00:55:00d'Al-Qaïda
00:55:01qui avaient frappé
00:55:02les États-Unis.
00:55:03L'Iran
00:55:04n'a pas frappé
00:55:06les États-Unis
00:55:06en aucune sorte.
00:55:07Bien sûr,
00:55:08l'Iran
00:55:09a envoyé
00:55:11des missiles
00:55:12sur son allié
00:55:13israélien.
00:55:14On comprend bien
00:55:15que
00:55:18la pression
00:55:19pour
00:55:21faire chuter
00:55:22le régime
00:55:24des Mollahs,
00:55:25on comprend bien
00:55:25qu'il vient
00:55:26de Tel Aviv.
00:55:27Combien
00:55:28un éventuel
00:55:29affrontement,
00:55:30même scénarisé,
00:55:32ferait-il
00:55:33de victime ?
00:55:34Mais surtout,
00:55:34il ferait une grosse
00:55:35victime,
00:55:35c'est le droit
00:55:36international.
00:55:37Avec l'Iran,
00:55:38je le répète,
00:55:39on avait la Libye
00:55:40des armes
00:55:41de destruction
00:55:41massive.
00:55:42Là,
00:55:42il n'y en a
00:55:43aucun.
00:55:44Qu'est-ce qui
00:55:44interdirait
00:55:45à n'importe
00:55:46quel pays
00:55:47d'aller s'attaquer
00:55:49à son voisin,
00:55:50voire à son lointain ?
00:55:52Puisque les États-Unis
00:55:54sont séparés
00:55:55de presque
00:55:5610 000 kilomètres,
00:55:57Washington,
00:55:58Téhéran,
00:55:59c'est 10 000 kilomètres.
00:56:00Quel pays,
00:56:01aujourd'hui,
00:56:02pourrait se voir
00:56:03reproché
00:56:04d'avoir attaqué
00:56:05si les États-Unis
00:56:06le font
00:56:07sans raison.
00:56:09La Chine,
00:56:10elle,
00:56:11qui importe
00:56:11une bonne partie
00:56:12de son pétrole
00:56:13et de son gaz
00:56:14d'Iran,
00:56:16après avoir
00:56:17peut-être perdu
00:56:18le pétrole vénézuélien
00:56:19qu'elle avait payé,
00:56:21et c'est la Chine
00:56:22qui a aidé
00:56:23le Venezuela
00:56:24à maintenir
00:56:24son outil de production,
00:56:26comment va réagir
00:56:27la Chine
00:56:28si,
00:56:28après avoir
00:56:29lui avoir
00:56:30confisqué
00:56:31quelque part
00:56:31le pétrole
00:56:32qu'il avait payé,
00:56:33on devait le priver
00:56:34de son fournisseur
00:56:36iranien.
00:56:37Est-ce que ça
00:56:38ne pourrait pas
00:56:38dégénérer ?
00:56:40Bon,
00:56:41après tout,
00:56:41si les États-Unis
00:56:42peuvent faire
00:56:43comme chez eux
00:56:44en Iran,
00:56:44nous,
00:56:45on fera bien
00:56:45comme chez nous
00:56:47à Taïwan,
00:56:48parce que Taïwan,
00:56:48c'est chez nous,
00:56:49justement.
00:56:51Qu'est-ce qui empêchera
00:56:52le Rwanda
00:56:53de poursuivre
00:56:54son offensive
00:56:56sur l'ex-Congo
00:56:57Katanga ?
00:56:58Je pourrais multiplier
00:57:00comme ça
00:57:00tous les conflits
00:57:01latents
00:57:02où on pourrait
00:57:03très très bien
00:57:03se retrouver
00:57:06face à des conflits
00:57:07beaucoup plus vastes,
00:57:09par exemple,
00:57:10que le conflit
00:57:10autour du Cachemire
00:57:11entre l'Inde
00:57:12et le Pakistan.
00:57:13Bref,
00:57:14l'attaque de l'Iran
00:57:15constituerait
00:57:16un précédent,
00:57:17alors qu'il voudrait dire
00:57:18que l'ONU
00:57:19n'existe plus,
00:57:20que le droit international
00:57:21n'existe plus.
00:57:22Ça pourrait être suivi
00:57:23par des opérations
00:57:26d'embargo
00:57:28sur les exportations
00:57:29de terres rares,
00:57:31d'argent raffiné,
00:57:32de cuivre raffiné
00:57:33de la Chine
00:57:34vers les États-Unis
00:57:35et la Chine
00:57:36pourrait également
00:57:38lâcher
00:57:38des masses
00:57:39de tibons
00:57:40qu'elle détient encore
00:57:41et provoquer
00:57:42un mini-crack,
00:57:43voire un crack
00:57:43plus important
00:57:44à Wall Street.
00:57:46En Europe,
00:57:47le crack
00:57:47auquel on assiste
00:57:48n'est pour l'instant
00:57:49pas boursier.
00:57:50Il concerne
00:57:52les libertés,
00:57:53notamment
00:57:53la liberté
00:57:55d'informer,
00:57:56de s'exprimer
00:57:57avec une offensive
00:57:58généralisée
00:57:59alors de la part
00:58:01d'Emmanuel Macron
00:58:02mais également
00:58:03du chancelier Mertz
00:58:04qui criminalise,
00:58:06qui criminalise
00:58:07toute critique
00:58:09le visant.
00:58:10L'Allemagne
00:58:11n'a jamais connu ça
00:58:12depuis malheureusement
00:58:14plus de 80 ans.
00:58:16Au Royaume-Uni,
00:58:18c'est pareil
00:58:18avec Thierry Starmer.
00:58:19Bon, voilà,
00:58:21ce sont deux chevaliers
00:58:24des plus hautes instances
00:58:26de Davos
00:58:27et Emmanuel Macron
00:58:30qui, lui,
00:58:30est toujours
00:58:30à la pointe
00:58:32explique que
00:58:33la liberté d'expression
00:58:35c'est du bullshit.
00:58:36Bien sûr,
00:58:36il profite
00:58:38qu'il est en Inde
00:58:38pour une nouvelle fois
00:58:40tacler les Français
00:58:42ou dire son fait
00:58:44à ceux
00:58:45qui s'opposent
00:58:47à lui
00:58:47et en l'occurrence
00:58:49donc il accuse
00:58:50notamment
00:58:50les algorithmes
00:58:52de mettre en avant
00:58:53des contenus haineux
00:58:54etc.
00:58:55Il prétend
00:58:56qu'il ne sait pas
00:58:57comment ils fonctionnent.
00:58:58Pourtant,
00:58:58les algorithmes
00:58:59par exemple
00:59:00de Twitter
00:59:01de X
00:59:02sont open source.
00:59:04Et si on accuse
00:59:06les algorithmes
00:59:07d'orienter
00:59:09l'attention
00:59:10des internautes
00:59:11de soutenir
00:59:13telle
00:59:14partie
00:59:15ou tel
00:59:17projet de société
00:59:18plutôt qu'un autre,
00:59:19est-ce que ce n'est pas
00:59:20ce que font
00:59:21les médias
00:59:22en toute opacité ?
00:59:24Heureusement,
00:59:25le travail
00:59:26de Charles
00:59:26Aloncle
00:59:29dans sa commission
00:59:30d'enquête parlementaire
00:59:31sur l'audiovisuel public
00:59:33a montré
00:59:34à quel point
00:59:35cet audiovisuel
00:59:36est aujourd'hui
00:59:36complètement
00:59:38aux mains
00:59:39d'une coalition
00:59:41PSO
00:59:42macroniste.
00:59:43Donc pour en revenir
00:59:45à l'orientation
00:59:46des contenus
00:59:49des médias
00:59:50qui n'invitent plus
00:59:51des personnalités
00:59:52d'opposition
00:59:54ou même pas
00:59:54d'opposition
00:59:55qui auraient des thèses
00:59:57par exemple
00:59:57un petit peu
01:00:00sceptiques
01:00:01sur la façon
01:00:03dont l'Europe
01:00:04évolue.
01:00:06En fait,
01:00:07il y a des forces politiques
01:00:08qui sont
01:00:09totalement
01:00:11invisibilisées
01:00:12par des rédacteurs
01:00:13en chef
01:00:15que l'on retrouve
01:00:16ensuite en train
01:00:16de discuter
01:00:17avec des responsables
01:00:18politiques
01:00:18en expliquant
01:00:19qu'ils vont aller
01:00:20flinguer l'adversaire.
01:00:22Est-ce que là,
01:00:23il n'y a pas
01:00:24une profonde dérive ?
01:00:27Est-ce que les médias
01:00:29informent réellement
01:00:30ou est-ce qu'ils
01:00:31ne soutiennent pas
01:00:33le pouvoir
01:00:34contre tous
01:00:35ces détracteurs
01:00:37ou tous ceux
01:00:38qui pourraient
01:00:38lui faire de l'ombre ?
01:00:39Alors ça,
01:00:40c'est la bonne censure,
01:00:41censurer les opposants
01:00:43politiques,
01:00:44les paroles divergences
01:00:45et puis la mauvaise
01:00:47censure
01:00:47qui est que
01:00:51les réseaux
01:00:54sont aux mains
01:00:55de personnes
01:00:57anonymes
01:00:57qui ne déclarent pas
01:00:59leur affiliation.
01:01:02Bon,
01:01:02la réalité,
01:01:03c'est que
01:01:04c'est tout simplement
01:01:05une attaque
01:01:06contre les libertés
01:01:07publiques
01:01:08coordonnées
01:01:09par tous
01:01:09les membres
01:01:10du UEF
01:01:11qui sont à la tête
01:01:12des pays européens
01:01:14ou même plus éloignés
01:01:15comme l'Australie
01:01:16et la Nouvelle-Zélande.
01:01:18Quant au marché
01:01:19financier,
01:01:20quand vous voyez
01:01:21que les valeurs
01:01:22défensives
01:01:23sont en train
01:01:24de bondir
01:01:26comme
01:01:27le fond
01:01:27des Oranges,
01:01:29les Françaises
01:01:30des Jeux,
01:01:31vous comprenez
01:01:32qu'il y a des initiés
01:01:33qui commencent déjà
01:01:34à se mettre
01:01:35aux abris
01:01:36avant que des choses
01:01:38tournent au vinaigre.
01:01:39Pour vous remercier
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