- il y a 2 jours
Alors que l’UE semble vaciller entre rejet populaire et tentation d’un fédéralisme imposé d’en haut, un nouveau concept vient bousculer le débat intellectuel et politique : le nationisme. Henri Temple, universitaire et spécialiste du droit économique, est venu présenter son ouvrage "Essai sur le concept de nationisme".
Loin des amalgames et des raccourcis, Henri Temple redéfinit la Nation comme un pur "réel sociologique" et remet les Droits de l’Homme et la souveraineté populaire au cœur du combat patriotique.
Au cours de cet échange sans langue de bois, nous abordons :
💡 Nationisme vs Nationalisme : Quelle est la différence fondamentale entre ces deux notions ?
⚖️ Droits de l’Homme & Souveraineté : Pourquoi les institutions contemporaines se sont-elles éloignées de la réalité du terrain ?
UE La déconstruction du mythe européen : En quoi l'UE est-elle une construction hors sol et pourquoi faut-il remettre en cause le Traité de Lisbonne ?
🕊️ Une doctrine de paix : Comment la reconnaissance des Nations peut-elle prévenir les conflits mondiaux plutôt que de les alimenter ?
🔮 Quel avenir pour les Français ? Entre l'illusion fédérale et la persistance des États-nations, à quoi faut-il s'attendre dans les années à venir ?
Une plongée dans la philosophie politique et le droit pour repenser la démocratie, l'État et la liberté des peuples.
Loin des amalgames et des raccourcis, Henri Temple redéfinit la Nation comme un pur "réel sociologique" et remet les Droits de l’Homme et la souveraineté populaire au cœur du combat patriotique.
Au cours de cet échange sans langue de bois, nous abordons :
💡 Nationisme vs Nationalisme : Quelle est la différence fondamentale entre ces deux notions ?
⚖️ Droits de l’Homme & Souveraineté : Pourquoi les institutions contemporaines se sont-elles éloignées de la réalité du terrain ?
UE La déconstruction du mythe européen : En quoi l'UE est-elle une construction hors sol et pourquoi faut-il remettre en cause le Traité de Lisbonne ?
🕊️ Une doctrine de paix : Comment la reconnaissance des Nations peut-elle prévenir les conflits mondiaux plutôt que de les alimenter ?
🔮 Quel avenir pour les Français ? Entre l'illusion fédérale et la persistance des États-nations, à quoi faut-il s'attendre dans les années à venir ?
Une plongée dans la philosophie politique et le droit pour repenser la démocratie, l'État et la liberté des peuples.
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00:00Chers amis, aujourd'hui je tiens sincèrement à vous dire un grand merci.
00:05Merci pour votre confiance, merci pour votre aide.
00:07Malgré une période que je sais difficile, vous avez répondu présent massivement à nos appels
00:12et grâce à vous le deuxième semestre de TVL est désormais assuré,
00:16tout comme son indépendance totale vis-à-vis des puissances mondialistes.
00:20Chaque don que vous nous avez confié sera entièrement tourné vers l'information
00:24et le décryptage de l'actualité, je vous l'assure.
00:27Alors bien sûr, nous devons nous préparer à de nouvelles attaques.
00:31Les enjeux des mois à venir vont décupler les opérations de déstabilisation, à ne pas en douter.
00:35Mais vous savoir à nos côtés, savoir que nous nous battrons ensemble dans la même direction,
00:40c'est une véritable source d'énergie et pour tout cela aussi, je vous remercie.
00:46Alors bel été avec TVL.
00:59Bonjour à tous et bienvenue aujourd'hui dans notre Zoom avec Henri Temple.
01:04Bonjour Monsieur.
01:05Bonjour Monsieur Bergerot.
01:06Henri Temple, vous êtes universitaire spécialiste du droit économique
01:10et vous publiez cet essai, essai sur le concept de nationnisme
01:16avec en couverture la déclaration des droits de l'homme et du citoyen
01:21dont vous avez d'ailleurs enlevé un petit détail.
01:24On en parlera peut-être pendant cette émission.
01:27Alors d'abord, le nationnisme, qu'est-ce que c'est ?
01:29Est-ce que vous pouvez nous en donner une définition ?
01:31Et puis, qu'est-ce qui distingue le nationnisme du nationalisme ?
01:35Alors, à l'origine, l'idée de nation est une idée assez nouvelle
01:41et elle est proclamée justement dans la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen en 1789
01:45comme le principe politique qui fonde toute souveraineté,
01:50toute souveraineté interne ou externe.
01:53La royauté, alors, et j'incite beaucoup, jusqu'en 1791 n'est pas abolie.
01:58La constitution de 1791 laisse tout son rôle au roi
02:01avec même le pouvoir exécutif, ce qui n'est pas rien.
02:05L'idée de nation sera d'ailleurs reprise dans toutes nos constitutions,
02:08pas toutes, mais presque.
02:10En tout cas, toutes celles de la République, pas celles de Napoléon Ier,
02:14ni trop de Napoléon III, où on parle plutôt de peuple que de nation.
02:20C'est une découverte de la gauche.
02:22Là, il n'y a pas l'ombre d'un doute, mais la gauche a abandonné la nation.
02:27Jean Jaurès disait que la nation est le seul bien des pauvres.
02:30Mais aujourd'hui, la gauche s'est complètement coupée de cette idée de nation.
02:36Elle la refuse.
02:37Elle s'est coulée dans le mondialisme.
02:43L'idée de nation est une nation simple en apparence,
02:46mais elle est très vaste et extrêmement complexe.
02:49C'est peut-être la raison pour laquelle personne ne l'avait trop étudiée.
02:54Le grand sociologue Marcel Moss avait entrepris d'écrire une théorie générale de la nation.
03:03Et il écrit des lettres à ses proches en disant « j'arrête parce que je n'y arrive pas
03:07».
03:07C'est dire la complexité.
03:09Et Edgar Morin dit la même chose.
03:13C'est complexe, peut-être que d'autres le feront à ma place.
03:16Alors j'en viens aux définitions.
03:19Le nationalisme est une idéologie qui est propre à un pays donné, à un moment donné.
03:26Il existe deux formes de nationalisme.
03:29Une forme défensive.
03:32Un peuple va vouloir sa liberté et revendiquer son identité malgré la pression militaire.
03:40La Hongrie est devenue libre en 1849.
03:44L'Italie en 1861.
03:47L'Italie, aujourd'hui, tout le monde pense que l'Italie est une grande nation,
03:51mais c'est seulement depuis 1861, l'Union et la libération.
03:56Et je citerai tous les pays, la Norvège, la Finlande, la Pologne, l'Irlande, l'Ukraine en 1918 d'abord,
04:03puis en 1991, la Serbie.
04:06Donc on voit que de grands pays qui aujourd'hui occupent le paysage politique,
04:10ne sont pas libres depuis très longtemps.
04:13Et la chance de la France est d'en avoir été depuis très longtemps.
04:17Et d'autres nations luttent encore pour leur indépendance.
04:21On les oublie, elles aussi, mais en Iran, ce sont les Kurdes et les Balouchs.
04:26Il n'y a en Iran qu'à peu près 50% de la population qui parle perse.
04:30C'est dire l'hétérogénéité de la société iranienne.
04:34En Birmanie, il y a le problème des Karen.
04:36En Chine, le Tibet, le Turkestan, le Turkestan oriental.
04:40Au Maghreb, la Kabylie et le Sahara.
04:43Et au Sahel, la guerre rémanente de l'Azawad dans le nord du Mali.
04:50Les populations du nord du Mali n'ont jamais été englobées dans un État unitaire et centralisé.
04:57Et puis, il y a le nationalisme agressif.
05:00Il n'est plus défensif, mais agressif.
05:03Et ce nationalisme-là nie notre nation.
05:06En disant, non, non, vous n'existez pas, vous nous appartenez.
05:08Et on essaie de les assimiler ou de les détruire.
05:12Les nations qui sont intégrées dans un empire, notamment.
05:17Donc, les exemples classiques, c'est l'Allemagne nazie, l'Italie fasciste, mais aussi la Chine et l'URSS.
05:24Et je crois qu'il reste beaucoup dans le comportement de Xi et de Poutine de cette dynamique impériale,
05:31puisqu'on a tendance à nier les nations qui vivent dans ces vastes espaces politiques.
05:38Alors, et le nationnisme ?
05:41L'expression n'est pas de moi.
05:43Elle a été introduite dans le vocabulaire géopolitique par Pierre-André Taguiev, puis Emmanuel Todd.
05:51Mais ce sont quelques lignes qui ont été consacrées.
05:56J'ai estimé qu'il fallait développer cette idée, parce que je crois qu'elle est porteuse.
06:01En 2027, il faudra avoir des bases solides pour savoir comment on oriente la France.
06:10Alors, le nationnisme est étayé par les droits de l'homme.
06:15J'y reviens.
06:17Les droits de l'homme collectifs.
06:19On a tendance à assimiler les droits de l'homme ordinaires,
06:22qui sont invoqués à tort et à travers par la gauche.
06:25Ne bougez pas, on ne peut plus rien faire.
06:28Vous attentez aux droits de l'homme.
06:29Mais ils oublient, y compris la CEDH, y compris la Cour européenne des droits de l'homme,
06:34oublient les droits de l'homme collectifs, qui sont le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes.
06:39C'est important.
06:41C'est dans la DUDH, la Déclaration universelle des droits de l'homme.
06:45Celui de décider librement de sa culture, j'insiste,
06:48les nations ont le droit de décider librement de leur culture.
06:52Donc, la CEDH et la Commission européenne sont complètement en dehors des droits de l'homme,
06:56ou opposés aux droits de l'homme collectif.
06:58et celui de sauvegarder leur existence.
07:01La droite, on peut le regretter.
07:04Tout à l'heure, on regrettait que la gauche ait abandonné la nation.
07:06On peut regretter que la droite, peut-être influencée par le discours agressif de la gauche,
07:12ait oublié de tout le parti positif que l'on pouvait tirer des droits de l'homme collectifs.
07:21Alors, je voudrais citer une phrase de Stuart Milt, de John Stuart Milt,
07:26qui me paraît très importante, et qui dit,
07:29« Le droit des êtres humains, la nation, c'est le droit des êtres humains de s'associer.
07:34Le droit des êtres humains de s'associer en nation,
07:37pour unir tous les membres de la nationalité sous le même gouvernement,
07:41car la question du gouvernement devrait être décidée par les gouvernés. »
07:47Et ça, je trouve ça assez percutant comme formule.
07:50Alors, Henri Temple, excusez-moi,
07:51mais moi, je n'ai toujours pas compris la différence entre nationalisme et nationnisme.
07:55Est-ce que vous pourriez, en une phrase, réduire les différences ?
08:01– Alors, le nationalisme, c'est une science philosophique.
08:05Donc, elle se veut objective, elle est universelle,
08:09applicable à toutes les parties du monde, toutes les populations du monde.
08:12Alors que, comme je le disais il y a un instant,
08:14le nationalisme est une idéologie limitée à un pays,
08:19limitée à une situation historique.
08:22Moi, j'ai voulu faire plutôt de la nation, du thème de la nation,
08:26ce qui n'a jamais été fait, pas une idéologie,
08:32mais une doctrine philosophique objective.
08:34– Donc, le nationnisme serait un nationalisme universel, si je vous suis ?
08:39– Pas un nationalisme.
08:40On part parce que nationalisme est une idéologie,
08:43tandis que là, il s'agit d'une science, le nationnisme.
08:46– Alors, vous faites de la nation un fait sociologique,
08:49mais qu'est-ce qu'ils font d'une nation ?
08:51– Alors, je l'explique dans mon livre,
08:54mais c'est tout un ensemble de données objectives et partagées,
09:01objectives et partagées, comme la langue, comme la religion,
09:05même pour les athées.
09:06Maurras était athée.
09:09Donc, tous ces éléments culturels, l'histoire commune
09:13et les épreuves vécues ensemble,
09:15moi j'ai beaucoup de noms de ma famille sur les monuments aux morts,
09:19ce qui n'est pas le cas des nouveaux entrants.
09:21Et donc, dans ma culture familiale, ça m'a beaucoup impressionné, ça quand même.
09:26Et puis, la langue, bien sûr, la religion, la culture, l'histoire et le territoire.
09:32Ces données historiques vont façonner l'être humain,
09:35dès son enfance, ou ne pas le façonner.
09:39– Parce que l'homogénéité ethnique aussi est constitutive d'une nation.
09:42– Absolument, je ne dirais pas ethnique, mais au moins culturelle.
09:48– La France n'a pas une véritable unité ethnique, elle a une unité culturelle.
09:52– Il n'y a pas eu d'unité ethnique entre les invasions barbares et le XIXe siècle ?
09:55– Entre les Bretons du Finistère et les Corses du Cap-Corse,
10:01d'ailleurs, Passe-Paul disait,
10:02je n'ai pas une goût de sang-gaulois dans mon déveil.
10:05Ce qui faisait, comme disait Ernest Renan,
10:07ce qui fait la nation,
10:08c'est la volonté de partager les épreuves et l'avenir.
10:12Donc c'est la grande différence qu'il y a
10:15entre la définition française de la nation et la définition allemande.
10:18C'est-à-dire que nous n'avons pas tellement de gènes communs,
10:23il y en a, mais pas que ça.
10:25– Alors vous mettez donc, on l'a compris,
10:27les droits de l'homme au cœur de ce concept de nationnisme,
10:32mais comment vous expliquez qu'avec l'utilisation des droits de l'homme,
10:37nous en soyons là où nous en sommes aujourd'hui,
10:39c'est-à-dire loin d'un bon résultat.
10:42– Alors, par exemple, pour prendre un exemple très, très complet, très juridique,
10:46je vais me mouiller.
10:48Dans le préambule de la Convention européenne des droits de l'homme,
10:51il est rappelé qu'on va appliquer les grands textes des Nations unies,
10:57y compris le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes.
11:00Je vous mets au défi de trouver une seule décision de la Cour européenne des droits de l'homme
11:04qui fait appel à ces droits des Nations unies, droits des peuples,
11:09à disposer d'eux-mêmes, à décider librement de leur culture
11:12et sauvegarder leur existence.
11:13Jamais.
11:14C'est dans le préambule, donc, qu'ils font semblant de l'oublier.
11:17Mais pour en revenir aux faits sociologiques,
11:19ici, c'est quand même très important,
11:21parce que le fait que l'on façonne la psychologie, la psychosociologie,
11:28dès la petite enfance,
11:29on sait que l'enfant est formé à partir de 5-6 ans,
11:32et il va recevoir des imprégnations linguistiques, culturelles,
11:36des habitudes familiales qui ne vont jamais le lâcher.
11:40Tout ceci va forger ce que j'appelle l'affect commun.
11:44Les gens, comme disait Julien Benda,
11:47les gens vont se reconnaître pour ayant les mêmes valeurs
11:50et la même culture.
11:52Et cet affect commun va les amener à rechercher un conseil.
11:57De l'affect commun découle le consensus commun.
12:00Nous sommes d'accord, puisque nous avons la même affectivité,
12:03pour vivre la nation ensemble et la faire évoluer
12:07selon nos désirs et nos intérêts généraux.
12:11Alors, vous dites que le nationnisme entend démythifier
12:14les constructions politico-économiques supranationales imposées d'en haut.
12:19Alors, comment le nationnisme s'en prendrait-il à l'Union européenne, par exemple ?
12:24– L'Union européenne a tout faux.
12:28La stratégie plus ou moins cachée, de moins en moins cachée,
12:32mais assez pernicieuse de l'Union européenne,
12:35et surtout de la Commission européenne,
12:37c'est de remplacer, moi j'ai vu les cartes,
12:39j'ai été expert européen, donc j'ai vu les cartes,
12:41de remplacer l'Europe des nations par l'Europe des régions.
12:43Vous avez des grandes cartes, dans pratiquement tous les bureaux de l'Union européenne,
12:48où leur but, leur idéologie délirante, c'est de supprimer les nations,
12:53et puis de créer des agglomérats de régions.
12:58Voilà, ils veulent…
12:59– On l'avait vu avec la crise catalane,
13:01quand cet élu catalan s'était réfugié à Bruxelles, d'ailleurs,
13:05il n'avait pas choisi Bruxelles par hasard.
13:06– Il est rentré à la maison.
13:09Encore que la revendication catalane est quasiment aboutie.
13:14Moi, j'ai connu la Catalogne il y a 60 ans,
13:18et on y parlait castillan.
13:20Et puis, ils ont forgé leur identité,
13:23et ainsi encouragé leur séparatisme.
13:26– Alors, vous présentez le nationnisme comme une doctrine de paix,
13:31en quoi la reconnaissance des nations pourrait prévenir les conflits, selon vous ?
13:36– Pourrait prévenir les conflits.
13:39– Ah, eh bien, on l'a vu tout à l'heure,
13:42on a énuméré toutes les populations d'Europe,
13:45tous les peuples d'Europe qui sont devenus indépendants,
13:47y compris l'Italie, la Pologne, l'Irlande,
13:50ça s'est fait dans le sang.
13:51Ces gens ont leur nié leur identité et leur liberté.
13:56Ils se sont révoltés, ils ont obtenu leur indépendance.
14:00Mais à l'heure actuelle, il y a encore des conflits dans le monde
14:03qui sont alimentés par le refus de comprendre,
14:06d'accepter sa différence et sa revendication identitaire.
14:09On en a en Afrique, on en a en Algérie,
14:12on en a dans le Sahel, on en a partout,
14:14y compris en Chine, bien sûr,
14:17les Tibétains et le Xinjiang,
14:20tous ces gens-là demandent
14:23de retrouver une liberté qu'ils ont eue par le passé
14:26et qu'ils auraient contesté les armes à la main.
14:29– Alors, le nationnisme, c'est aussi la réaffirmation
14:33du principe de souveraineté,
14:35tant populaire que nationale et internationale.
14:38Alors, qu'est-ce que vous entendez par là ?
14:39– Oui, là, c'est très simple.
14:46La réponse sera très courte.
14:48Au niveau international, cette liberté,
14:51cette souveraineté s'appelle l'indépendance nationale.
14:54De Gaulle en parlait souvent, tout le temps même, je dirais.
14:56Et au niveau national, interne,
15:00c'est la démocratie, totalement restituée.
15:03C'est la nation qui vote sur tous les sujets essentiels,
15:06que ce soit le mariage pour tous, la fin de vie,
15:12et bien entendu, le traité de Lisbonne.
15:15Nous avons voté non et ça a été oui.
15:18Donc, c'est un véritable coup d'État démocratique
15:21anti-républicain qui s'est réalisé à ce moment-là.
15:23Donc, voilà la souveraineté populaire, elle est essentielle.
15:31Et si nous voulions la restituer,
15:34il n'y aurait que quelques référendums à faire,
15:37deux ou trois, pas plus.
15:38– Alors, les principes du nationnisme,
15:41s'ils étaient appliqués,
15:42quelles en seraient les conséquences
15:43pour l'organisation de l'État et nos relations internationales ?
15:47– Il faudrait réformer cette constitution.
15:50Cette constitution n'a plus lieu d'être depuis 2005,
15:55depuis 2005,
15:56puisque De Gaulle faisait un référendum bon ou mauvais
15:59tous les deux ans, environ, en moyenne,
16:01deux ans, deux ans et demi.
16:03Et là, de 2005 à 2026,
16:07zéro référendum.
16:09Parce que les gens au pouvoir craignent le peuple.
16:15Ils craignent des décisions qui ne seraient pas aurodites
16:18en catimini dans les arrières-salles de la Commission européenne
16:22ou de l'Élysée.
16:23– Alors, on a les européistes qui sont de fervents adversaires,
16:27de l'idée de nation,
16:29ils veulent une fédération européenne,
16:32et puis, ils invoquent la suspicion de complotisme,
16:36voire de fascisme,
16:37quand on leur parle de la nation,
16:40en répétant leur mantra habituel,
16:42comme avec l'UE,
16:44l'Union serait la force,
16:45on en voit le résultat.
16:46Qu'est-ce que vous répondez à ces européistes
16:48qui condamnent la nation ?
16:50– Il y a deux sortes d'européistes.
16:51Il y a ceux qui sont vraiment très, très, très naïfs.
16:54Mais si j'étais brutal,
16:56je dirais qu'ils sont ou totalement stupides,
16:59ou corrompus par le système
17:01dont ils attendent des avantages personnels.
17:06Alors, quant au mot fascisme,
17:08alors moi, je ne supporte pas ça,
17:09parce que j'ai un oncle qui a été massacré
17:12en 1944 à Lyon par les fascistes, justement.
17:16Je vais demander à des gens comme Mélenchon,
17:18qui n'a pas une goût de sa français dans les veines,
17:21qui est français de plein droit,
17:27mais dont les parents ne sont pas d'origine française.
17:30Et moi, j'ai dans les cimetières, je le disais tout à l'heure,
17:33à chaque guerre, quelqu'un qui est dans un cimetière.
17:37Donc, me traiter de fascisme, je ne le supporte pas.
17:40D'ailleurs, on pourrait demander à ces gens-là,
17:43qui ont une culture générale et politique assez basse,
17:45qu'est-ce qu'ils entendent par fascisme,
17:48et qu'est-ce qu'ils entendent par extrême droite,
17:50et en quoi les partis démocratiques qui s'expriment,
17:53comme je viens de le faire maintenant,
17:56qui s'expriment librement,
17:57pourraient-ils être taxés de fascisme ou d'extrême droite ?
18:00Je voudrais rappeler quand même que fascisme était l'expression favorite de Staline.
18:05Ils en voulaient partout.
18:06Mais qu'avant d'avoir des fascistes partout,
18:09Staline et le parti communiste dit français
18:12étaient alliés des nazis,
18:14de 1938 à juin 1941,
18:17avec des désertions,
18:19et avec des sabotages de nos usines d'armement.
18:23Qu'on ne vienne pas nous donner des leçons,
18:24sinon on va ressortir le dossier de l'histoire, nous aussi.
18:27Et n'oublions pas non plus que le communisme et l'extrême gauche,
18:31Protsky y a été associé pendant longtemps,
18:33c'est 100 millions d'êtres humains qui ont été tués par une idéologie.
18:37Faudrait-il interdire ces idéologies ?
18:40Non.
18:41Il faut qu'ils s'expriment,
18:42mais il faut leur dire leur vérité.
18:45Alors il y a une autre question,
18:46l'Union fait-elle la force, c'est ça peut-être ?
18:48Oui, alors ça c'est un mantra qui répète,
18:50mais peu importe, on aura bien compris
18:52ce que vous pensez de l'Union européenne
18:54et de ces gens qui peuvent insulter sur le fascisme,
18:58sur le complotisme.
18:58On voit en tout cas les Européens aujourd'hui
19:01coincés dans une situation intermédiaire
19:03où les nations n'ont pas encore disparu
19:05et où l'État fédéral n'est pas tout à fait advenu.
19:08Qu'est-ce qui attend les Européens dans les années à venir alors ?
19:11Alors ce mantra, l'Union fait la force,
19:15est un mantra qui est anti-mathématique.
19:17Parce que ce n'est pas en abaissant les nations
19:19qu'on va augmenter l'addition des nations.
19:22C'est faux.
19:22Les enfants du CP le savent.
19:24Ils savent que 2 plus 1 plus 1 n'est pas égal à 8 plus 9 plus 7.
19:29Donc si on diminue la puissance et la liberté des nations,
19:32on diminue la puissance et la liberté de l'Europe.
19:35C'est mathématique.
19:38Moi je rêve non pas d'une fédération,
19:41mais d'une confédération.
19:43Il faudra tout remettre à zéro.
19:46Et c'est possible.
19:46Je crois qu'il y a une recette.
19:49De tout remettre à zéro.
19:50Et c'est non seulement dans la conjoncture actuelle,
19:54parce que partout en Europe les gens se révoltent
19:56contre l'univers concentrationniste bruxellois.
20:01Et donc il suffirait que la France fasse un référendum
20:05sur l'abolition du traité de Lisbonne.
20:09Ce traité de Lisbonne est illégitime.
20:13Puisqu'il nous a été imposé alors qu'on avait voté.
20:15Non.
20:16Si la France dit, rétablissons la liberté, la vérité et la démocratie,
20:21nous ne sortons pas de l'Europe,
20:23les Français ont la trouille de ça.
20:25On ne sait pas trop pourquoi, mais ils ont peur.
20:28Si on leur dit, non, non, nous ne quittons pas l'Europe,
20:30nous y restons, mais sans le traité de Lisbonne.
20:33Ça sera une Europe ingérable, à deux vitesses.
20:36Et la France aura beau jeu alors de dire à tous les peuples,
20:39refaisons le travail.
20:41Ce que nous avons fait, ce qui a été fait, sans nous d'ailleurs,
20:44jusqu'à présent, ne marche pas.
20:46Il suffit de regarder les dernières statistiques,
20:49les derniers sondages publiés par Le Monde en 2026.
20:55Le Monde qui n'est pas tellement suspect d'être nationiste.
20:58Mais voilà les résultats.
21:0175% des Français ne font plus confiance à l'État ni à la République.
21:0688% rejettent les partis politiques.
21:0961% sont prêts à manifester, alors qu'il n'était que 30% en 2010.
21:1550%, c'est assez grave, ne croient plus à la démocratie.
21:1942%…
21:20À cette démocratie, peut-être.
21:21Pardon ?
21:22À la démocratie qu'on nous propose.
21:23Bien sûr, mais vous avez raison.
21:26Moi, je suis tellement admiratif de la pensée démocratique des Grecs.
21:31On m'objecte toujours que c'était qu'une partie de la population.
21:34C'était il y a 2500 ans.
21:36On pourrait déjà s'inspirer du modèle suisse qui n'est pas très loin
21:39et qui est contemporain.
21:40D'ailleurs, sur le plan monétaire, j'avais organisé à l'Assemblée nationale
21:43un débat avec les Suisses sur ce qu'ils appelaient la monnaie pleine.
21:48Ce référendum en Suisse n'a pas réussi, mais l'idée était intéressante.
21:53De retirer aux banques privées la possibilité de créer de la monnaie.
21:58Ceci a été dénoncé brillamment par un prix Nobel d'économie,
22:02Maurice Allais, dans un ouvrage merveilleux.
22:05Notre premier prix Nobel français d'économie.
22:07Oui.
22:08Et qui avait dit que c'est de la fausse monnaie.
22:11De la monnaie de singe.
22:13Quand on permet à des banques privées de prêter à des États
22:16et de surveiller si les États respectent bien les règles
22:19avec des agences de notation, c'est une privatisation
22:22de quelque chose qui devrait être absolument national.
22:26Privatisation de la monnaie.
22:27Merci à vous Henri Temp, je rappelle le titre de votre ouvrage.
22:30Essai sur le concept de nationnisme à retrouver,
22:34évidemment sur la boutique de TV Liberté.
22:36Merci à vous de nous avoir suivi.
22:37J'ajouterai un mot pour vous remercier de m'avoir invité.
22:41J'attends que le nouvel observateur m'invite,
22:43parce que je n'oublie pas que Jean-Daniel avait écrit
22:46un beau livre sur la nation.
22:47Ah bon ?
22:47Très intéressant, oui, très intéressant.
22:50Aujourd'hui, il serait nationniste, Jean-Daniel.
22:52Bon, tout n'est pas perdu alors.
22:53Voilà, on n'est pas perdu.
22:55Et puis, ceux qui s'intéressent, je suis prêt à échanger avec eux.
22:59Ils se réfèrent sur mon site nationnisme.fr,
23:03nationnisme.fr, qui est bilingue.
23:05– Le message est passé.
23:07Merci à vous, monsieur.
23:08– Merci beaucoup.
23:09– Merci beaucoup.
23:15Sous-titrage FR ?
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