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  • il y a 20 heures
Iran, Ukraine, Moyen-Orient. Depuis plusieurs mois, les tensions géopolitiques se multiplient et semblent s’enchaîner sans logique apparente. Derrière les conflits visibles, une autre réalité s’impose progressivement : celle d’un système monétaire mondial sous pression.
Inflation persistante, explosion des dettes publiques, accumulation record d’or par les banques centrales, contestation croissante du dollar par les BRICS… pour certains économistes, ces signaux ne relèvent plus de simples déséquilibres conjoncturels.
Mais une question dérange : et si nous étions entrés dans une véritable guerre mondiale monétaire, où les conflits militaires ne seraient que le prolongement d’un affrontement économique global ?
Dans cet épisode de “Politique & Eco”, Bernard Monot, économiste-politique et ancien député européen, décrypte les mécanismes profonds de cette recomposition du système mondial.
➡️ Les guerres actuelles en Iran et en Ukraine sont-elles liées à des tensions monétaires et financières plus larges ?
➡️ Le monde assiste-t-il à une remise en cause durable de la domination du dollar ?
➡️ Pourquoi les banques centrales achètent-elles de l’or à un rythme inédit ?
➡️ Le système de dette occidental est-il arrivé à un point de rupture ?
➡️ Un krach financier mondial est-il désormais un scénario crédible à court terme ?
Entre guerre, dette et monnaie, une analyse des fractures profondes d’un ordre économique mondial en pleine transformation.

A la suite de "Politique & Eco", retrouvez la chronique financière de Philippe Béchade intitulée : "Les mauvais calculs du gouvernement à l'épreuve de la canicule".
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00:00:00TVL a besoin de vous maintenant. Je sais que pour beaucoup d'entre vous, ma demande est synonyme de sacrifice.
00:00:06Et je vous remercie par avance pour le soutien que vous nous accorderez. Il n'y a pas de petits
00:00:10gestes.
00:00:10De notre côté, toutes les dépenses sont concentrées sur notre mission d'information.
00:00:16Au sein de TVL, nous n'avons ni milliardaires, ni millionnaires.
00:00:20TVL, ce n'est pas non plus le service public, je peux vous le dire. Personne ne se gave.
00:00:24Il n'y a pas de prétendu star chez TVL, il n'y a que des personnalités animées par la
00:00:29volonté de vous livrer une information libre.
00:00:31Et c'est uniquement notre indépendance totale qui nous permet cette liberté.
00:00:35Celle que vous avez appréciée pendant les Gilets jaunes et le Covid, celle qui vous ouvre les yeux sur l
00:00:39'actualité internationale.
00:00:40Parce que soyons clairs, si j'avais un oligarque derrière l'épaule pour souffler mes textes,
00:00:44si j'avais une puissance étrangère pour dicter les éléments de langage,
00:00:47un marchand de canons pour décrypter les guerres,
00:00:50ou des perfusions d'argent public à la gloire du pouvoir en place,
00:00:53je ne serais pas là à vous demander de l'aide.
00:00:56TVL a besoin de votre don, car c'est la seule garantie d'une intégrité totale.
00:01:01C'est aussi pour ça que nos analyses sont confirmées par le réel.
00:01:04Elles ne sont pas biaisées par des intérêts privés.
00:01:06Et dans les mois à venir, l'information totalement indépendante, ce sera crucial.
00:01:12La voix de TVL sera capitale.
00:01:14Alors aidez-la à raisonner.
00:01:16Soutenez TVL maintenant.
00:01:24Tous les états du G7 et leurs affidés sont surendettés.
00:01:29Et en fait, ça détruit la valeur de la monnaie,
00:01:31que ce soit le dollar, la livre sterling, l'euro, le yen au Japon, etc.
00:01:38Donc ils sont en train de payer 50 ans de surendettement
00:01:42par la destruction de leur monnaie.
00:01:44Et c'est pour ça qu'ils font des guerres.
00:02:04Bonjour à tous.
00:02:05Ravi de vous retrouver pour Politique et éco.
00:02:08Alors le Moyen-Orient s'embrase.
00:02:11La guerre en Ukraine se poursuit.
00:02:12Les BRICS défient le dollar.
00:02:14Et les banques centrales accumulent de l'or à un rythme inédit.
00:02:19Sommes-nous en train d'assister à un simple épisode de tensions internationales
00:02:23ou à un basculement historique de l'ordre économique mondial ?
00:02:27Faut-il craindre une nouvelle crise énergétique ?
00:02:31Une flambée de l'inflation ?
00:02:33Comment protéger son épargne ?
00:02:34Et sommes-nous déjà entrés dans ce que certains appellent la troisième guerre mondiale monétaire ?
00:02:41Pour en parler, nous recevons Bernard Monod.
00:02:43Bonjour, monsieur.
00:02:44Bonjour, monsieur Bergerot.
00:02:46Bernard Monod, économiste politique, vice-président du Cercle national des économistes,
00:02:51ancien député européen.
00:02:54Et vous êtes également l'auteur de l'ouvrage
00:02:57« L'Eurovision pour les peuples », « Le patriotisme » ou « La banqueroute ».
00:03:01Vous pouvez évidemment, avant cet entretien, cliquer sur le pouce en l'air,
00:03:07vous abonner, commenter et n'hésitez pas surtout à partager les vidéos de TV Liberté
00:03:12pour un meilleur référencement sur Internet.
00:03:15Commençons avec vous, Bernard Monod.
00:03:19Vous avez suivi de près les conséquences économiques de la guerre entre Israël, les États-Unis et l'Iran.
00:03:26Est-ce que la paix est réellement engagée
00:03:29ou est-ce qu'on assiste simplement à une pause stratégique avant un nouvel affrontement ?
00:03:35Bien malin qu'il peut le dire, avec les États-Unis et l'État d'Israël aujourd'hui
00:03:40qui sont chauffés à blanc et pour cause, à cause du pétrodollar,
00:03:46dont souffrent énormément les États-Unis depuis maintenant 25 ans.
00:03:50Je rappelle la guerre en Irak, la Libye, c'était avec une arme de destruction massive,
00:03:59soit disant, toujours un faux prétexte pour faire la guerre, en fait,
00:04:03à tous les pays qui, comme par hasard, possèdent du pétrole dans leur sous-sol.
00:04:07On l'a vu encore récemment avec le Venezuela en début d'année,
00:04:11puis l'épisode avec l'Iran, qui a repris d'ailleurs,
00:04:16puisqu'il n'y a pas plus tard qu'une année, en juin 2025,
00:04:19les États-Unis, à la demande d'Israël, avaient déjà bombardé avec des bombes, des méga-bombs.
00:04:26Donc voilà, enfin, la réalité, c'est que les États-Unis font la guerre pour l'or noir, le pétrole,
00:04:33sur lequel est adossé le pétrole, le dollar, pardon, c'est le pétrodollar.
00:04:38Nous sommes en, oui, effectivement, je dis le terme de Troisième Guerre mondiale monétaire,
00:04:44depuis octobre 2022, j'avais annoncé ça sur un plateau de télé déjà,
00:04:48et puis à partir de janvier 2023, ça a réellement rentré de manière réaliste et concrète dans la vie des
00:04:59gens,
00:05:02puisque l'euro et le dollar, bien entendu, ont plongé depuis trois ans de manière très importante.
00:05:07Je vous donnerai un chiffre tout à l'heure.
00:05:09On va revenir sur cette notion de Troisième Guerre mondiale monétaire que vous évoquez, Bernard Monod.
00:05:15Est-ce que vous pouvez nous dire comment l'économie sort de cette guerre, si elle est bien terminée aujourd
00:05:20'hui ?
00:05:21Moi, je ne crois pas qu'elle soit terminée.
00:05:23Ils sont en perpétuelle guerre, comme je l'ai dit, par rapport au pétrodollar.
00:05:28Le grand problème des États-Unis, enfin, on va dire maintenant du bloc occidental,
00:05:32avec les pays du G7 qui se sont réduits encore un peu plus tard que la semaine dernière à Evian,
00:05:37c'est le dernier combat d'arrière-garde pour tenter de survivre au niveau de l'économie occidentale,
00:05:45qui est surendettée, en fait, c'est là où le bas blesse,
00:05:48c'est que tous les États du G7 et puis leurs affidés sont surendettés,
00:05:53et en fait, ça détruit la valeur de la monnaie, que ce soit le dollar, la liste sterling, l'euro,
00:05:59le yen au Japon, etc.
00:06:02Donc, ils sont en train de payer 50 ans de surendettement par la destruction de leur monnaie,
00:06:08et c'est pour ça qu'ils font des guerres.
00:06:10– Et alors, certains observateurs nous avaient parlé d'un baril de pétrole
00:06:16qui pourrait monter à 150, 180, voire 200 dollars.
00:06:19Pourquoi cela ne s'est pas produit, finalement ?
00:06:21– Alors, il y a eu une pointe de mémoire sur les marchés, une nuit à 150, 160 dollars de
00:06:27mémoire.
00:06:27Je crois que c'était au mois de mai.
00:06:30Mais bon, ça ne signifie rien, en fait.
00:06:32La guerre a été faite, justement, pour raréfier l'approvisionnement du pétrole,
00:06:38d'où la fermeture du détroit d'Hormuz.
00:06:40Donc, à force de provoquer l'Iran, il faut bien qu'ils réagissent.
00:06:43Donc, tout ça est calculé, de mon point de vue.
00:06:46Ils ne font rien par hasard, de toute manière.
00:06:49Et ça a fait, artificiellement, monter le prix du pétrole.
00:06:53Mais comme le monde occidental est en train de rentrer en récession,
00:06:57donc il y a moins de demandes de pétrole,
00:07:00et donc le prix rechute l'offre et la demande, c'est la règle.
00:07:04Donc, effectivement, là, on est à l'heure actuelle à 76 ou 75 dollars le baril de pétrole.
00:07:13Ça peut rebondir s'il y a de la spéculation à nouveau,
00:07:17ou s'il y a à nouveau un risque de guerre active.
00:07:21Moi, ce que je pense, c'est que la guerre en Iran, avec la flotte américaine là-bas,
00:07:26ça coûte extrêmement cher aux États-Unis.
00:07:29Elle est très impopulaire aux États-Unis, dans l'opinion publique.
00:07:32Et les mid-termes arrivent pour Trump au mois de novembre.
00:07:36Et il va falloir qu'il donne des gages à l'opinion publique qui va voter
00:07:41pour qu'il ne perde pas la majorité dans son Parlement.
00:07:48Donc, voilà un petit peu la situation.
00:07:49Il est dans une impasse.
00:07:51Et les États-Unis sont en réaction désespérée de sauver, encore une fois, le pétrodollar
00:07:57et leur hégémonie et leur domination mondiale.
00:08:01Vous dites que rien n'arrive par hasard.
00:08:03Vous pensez que Donald Trump a un plan à long terme et qu'il gère la situation ?
00:08:09Il l'a subi, puisqu'il a hérité quand même de 50 ans de ce que je vous disais,
00:08:16de surendettement de ses prédécesseurs.
00:08:18Et puis, il est là aux ordres d'une élite bancaire qui a la main mise sur les États-Unis.
00:08:27Donc, pour les citer Goldman Sachs, J.P. Morgan, Morgan Stanley, Barclays, la Bank of America, etc.
00:08:36Toutes celles qui détiennent la réserve fédérale américaine.
00:08:39Et donc, il agit pour leur compte.
00:08:43C'est-à-dire sauver le soldat pétrodollar.
00:08:48Coute que coûte, je crois qu'ils n'y arriveront pas, parce que maintenant, ils ont fort à faire avec
00:08:52l'autre bloc qui rééquilibre le nouvel ordre mondial.
00:08:56Ce sont les BRICS, ce qu'on appelait avant les pays émergents.
00:09:00Les pays émergents, aujourd'hui, nous ont dépassés en termes de poids économique par rapport au pays du G7.
00:09:07Et donc, le Brésil, la Russie, l'Inde, la Chine, l'Afrique du Sud, etc.
00:09:11ont pris le pas, aujourd'hui, d'un point de vue économique et également démographique.
00:09:18Et puis, surtout, ils possèdent énormément de ressources.
00:09:22L'Iran fait partie de l'organisation des BRICS+.
00:09:26Le Venezuela, par exemple, avait posé sa candidature il y a deux ans et demi, je crois, pour rentrer dans
00:09:32l'organisation.
00:09:33D'où la réaction très violente des États-Unis avec Trump.
00:09:38Avec quand même le kidnapping de Maduro, c'est du jamais vu.
00:09:41Avec le blanc-seing de toute la communauté internationale.
00:09:45L'ONU n'a pas bougé.
00:09:47Tout ça sans aucune résolution de l'ONU, entre parenthèses.
00:09:49On vous dira que Maduro exerçait une pression épouvantable sur son peuple, qu'il crevait de faim.
00:09:57Bien sûr. Il y avait Chavez avant lui qui faisait exactement la même politique.
00:10:00Sauf que Chavez avait mis les Américains dehors pour exploiter eux-mêmes leur pétrole
00:10:05sans la mainmise des États-Unis et des majors américaines.
00:10:11Donc, tout ça, c'est du théâtre.
00:10:15Que la majorité des citoyens du monde gobe, enfin, tolère ou accepte naïvement.
00:10:24Mais en réalité, tout ça est voulu, orchestré.
00:10:27Et donc, avec toutes les conséquences que ça entraîne.
00:10:30Donc, la hausse du pétrole, puis la chute, ensuite la baisse de l'or.
00:10:35Et puis, qui est la conséquence, en fait, de cette guerre.
00:10:39Puisque l'or a commencé à chuter dès que le pétrole a grimpé.
00:10:43Et puis que la guerre en Iran a commencé.
00:10:46Donc, vous voyez, tout ça se tient.
00:10:48Les États-Unis, sur 250 ans d'existence, ont été en paix, je crois, qu'une quinzaine d'années.
00:10:55Donc, voilà, on est face à un pays dominateur, dont il n'est pas bon d'être son allié.
00:11:02Parce que, par exemple, sur les dix dernières années, sous Macron, 1 600 entreprises françaises, des fleurons, sont passées sous
00:11:13pavillons américains.
00:11:14Voilà.
00:11:14Donc, avec le blanc-seing de Bercy, de Matignon et de l'Élysée.
00:11:20Voilà.
00:11:21Donc, c'est affligeant.
00:11:24Parce que, moi, je dis depuis 50 ans, nous avons des employés de banque qui nous gouvernent.
00:11:28Mais, grosso modo, depuis Pompidou jusqu'à Macron.
00:11:31Et qui font la part belle aux États-Unis.
00:11:35Le détroit d'Ormuz a été rouvert, puis très rapidement refermé le 20 juin dernier par l'Iran.
00:11:44On représente des frappes israéliennes au Liban.
00:11:48En cas de réouverture de ce détroit, combien de temps faudra-t-il pour revenir à la situation d'avant
00:11:55-guerre ?
00:11:56C'est-à-dire un flux normal des navires pétroliers à cet endroit.
00:12:02Dès que l'Occident, les États-Unis et l'État d'Israël arrêteront de faire la guerre à l'Iran
00:12:07et à tous leurs voisins, notamment.
00:12:10Puisque le Liban est concerné aussi.
00:12:13Et donc, voilà, on sera en paix que quand la majorité du monde réclameront la paix, notamment au niveau de
00:12:22l'ONU.
00:12:23Nous, c'est notre position au cercle national des économistes.
00:12:26Nous sommes pour la paix en premier.
00:12:28Parce qu'on ne peut pas faire de commerce et de prospérité en temps de guerre.
00:12:32Sauf les banquiers, les financiers, les marchands d'armes.
00:12:35Mais on parle là d'économie nationale.
00:12:40Eh bien, nous, on est pour que la France réclame une résolution de paix avec l'Iran, le Liban et
00:12:50également en Ukraine.
00:12:51Et se pose en médiateur, en fait, entre le bloc occidental et le bloc des BRICS.
00:12:58C'est le seul moyen de retrouver la paix.
00:13:01Car aujourd'hui, les dirigeants européens, je pense à Ursula von der Leyen, Starmer, j'en parle plus, parce qu
00:13:07'il a été obligé de démissionner.
00:13:08Notamment pour des attaques financières des banques de Wall Street.
00:13:13Comme sa prédécétrice, madame Listrus.
00:13:16– Ça n'avait jamais, ah oui.
00:13:17– Listrus, c'était il y a 4 ans.
00:13:19Elle a été dégagée en 6 semaines.
00:13:21Vous avez le pire, c'est le chancelier allemand Merz.
00:13:25Et puis, évidemment, notre démoniaque Macron.
00:13:30Donc, les 4 cavaliers de l'apocalypse, comme je dis, qui cherchent, dans l'agenda 2028-2030, à déclarer la
00:13:35guerre contre la Russie.
00:13:37Et nous, on est très, très inquiets sur le risque très probable de guerre militaire, sur provocation incessante de la
00:13:46Russie.
00:13:47Au travers de l'Ukraine, bien entendu.
00:13:49– On a vu le président Trump signer un accord de négociation de paix avec l'Iran.
00:13:55C'était le 17 juin, selon mon souvenir, à Versailles.
00:14:00Il se trouve que le Premier ministre israélien refuse ce qui est contenu dans cet accord,
00:14:07à savoir le fait qu'il ne faut plus faire la guerre au Liban, en tout cas aux alliés de
00:14:11l'Iran.
00:14:12Qui dirige aujourd'hui dans l'alliance américano-israélienne ?
00:14:16– Jusqu'à présent, j'ai le sentiment que c'était Netanyahou.
00:14:20Mais peut-être qu'il prend les mid-termes arrivant en mois de novembre,
00:14:25peut-être qu'il prend un peu de champ pour, en tout cas, au niveau de la communication et de
00:14:29l'opinion publique,
00:14:30montrer que Trump est indépendant.
00:14:34Moyennant quoi, il ne faut pas obliger que tout ça...
00:14:38Israël fait la guerre, mais c'est les États-Unis qui payent, quand même, financièrement,
00:14:41et puis en engagement également.
00:14:44Donc, non, moi, je ne crois pas qu'on en sortira sans parti pris de l'Occident
00:14:53qui réclame la paix en Moyen-Orient et au Proche-Orient.
00:15:00Vous parliez du détroit d'Hormuz, moi, je dirais que c'est un peu le syndrome du clignotant.
00:15:04Un jour, c'est ouvert, un jour, c'est fermé.
00:15:06On ne sait plus où on en est, en fait, plus personne n'arrive à suivre.
00:15:09Et donc, en tout cas, j'ai l'impression que l'Iran, avant la guerre,
00:15:15était en moins bonne position qu'aujourd'hui, d'un point de vue statut, posture.
00:15:21C'est-à-dire qu'ils arrivent aujourd'hui à monnayer les passages,
00:15:24enfin, un péage, en fait, pour les navires qui traversent leur zone.
00:15:28Et c'est quand même une avancée considérable pour eux.
00:15:31En plus, je crois qu'ils ont négocié des prix, des montants de réparation des dégâts de guerre.
00:15:37Donc, finalement, ils ne s'en tirent pas si mal que ça.
00:15:42Malgré l'arrêt de la guerre, on peut dire qu'économiquement, le mal est fait.
00:15:48Nous recevions récemment Jacques Sapir qui anticipait un choc pour le pouvoir d'achat des Français
00:15:57pouvant arriver à la fin de l'été, au début de l'automne.
00:16:00Est-ce que vous partagez ce constat avec Jacques Sapir ?
00:16:03D'autant plus qu'on est 100% d'accord avec Jacques Sapir au niveau du Cercle national des économistes,
00:16:09et depuis longtemps.
00:16:12Oui, c'était un peu l'objet de mon livre que j'ai écrit en 2019,
00:16:17qui est extrêmement d'actualité, hélas,
00:16:19qui annonce une banqueroute qui a déjà commencé pour moi depuis 2021-2022.
00:16:26Dès lors que vous voyez l'euro se déprécier par rapport à l'étalon qui est l'or au niveau
00:16:32de son prix,
00:16:34donc je vous donne un chiffre que devraient retenir vos auditeurs,
00:16:37c'est qu'avec l'inflation à la fois des prix à la consommation plus le plus important de l
00:16:43'inflation monétaire,
00:16:45l'euro a baissé d'environ 150% depuis janvier 2023.
00:16:50C'est la réalité des chiffres, tout le reste c'est que littérature,
00:16:54donc évidemment dans les médias, au niveau du gouvernement, de l'INSEE, etc.,
00:16:59on communique exclusivement sur ce qu'on appelle l'IPC, l'inflation des prix à la consommation,
00:17:04mais là nous avons un retour d'inflation assez important,
00:17:08mais d'un point de vue structurel, depuis 3 ans nous sommes déjà en hyperinflation.
00:17:13Alors qu'est-ce que c'est que l'hyperinflation monétaire ?
00:17:15C'est selon la réglementation de la comptabilité internationale,
00:17:21donc ce qu'on appelle l'IFRS,
00:17:23c'est 33% par an pendant 3 ans, c'est-à-dire 99% d'augmentation des prix par
00:17:29rapport à l'origine.
00:17:30Voilà, donc je vous ai dit tout à l'heure, nous sommes à environ 150%.
00:17:36Donc notre billet de 100 euros d'il y a 3 ans a une valeur d'achat aujourd'hui d
00:17:41'environ 15 euros.
00:17:41Et ça se répercute sur toute la valeur des actifs, c'est-à-dire l'immobilier, les obligations, les actions.
00:17:47Donc il ne faut pas s'en tenir qu'aux performances visibles,
00:17:51il faut aller plus loin et regarder la valeur réelle des patrimoines,
00:17:56et ça passe par la valeur de l'euro par rapport à l'or.
00:17:59On assiste donc déjà à un ralentissement de l'économie, voire à une récession,
00:18:05ce qu'on peut appeler la stagflation.
00:18:08Vous prévoyez non pas un retour à la normale dans les années à venir,
00:18:13mais est-ce que vous évoquez le cas d'une banqueroute de l'État français ?
00:18:17Alors l'État français est déjà ruiné, donc point de vue technique.
00:18:21Il y a 3 étapes dans un effondrement financier, donc des finances publiques.
00:18:25La première, c'est la ruine, donc la France est déjà ruinée.
00:18:29Nous avons un bilan avec un passif qui est supérieur à ses actifs,
00:18:32environ 4 500 milliards d'actifs pour 7 500 milliards de passifs,
00:18:38donc toutes les dettes que l'on a engagées, etc.
00:18:42Sans le hors-bilan d'ailleurs.
00:18:43Et le hors-bilan compris.
00:18:45Oui, 7 500 avec le hors-bilan.
00:18:47Donc nous sommes, de fait, techniquement en ruine.
00:18:52Nous avançons vers la quasi-faillite, puisque pour l'instant,
00:18:55les taux sont maîtrisés parce que les banques centrales occidentales,
00:19:00et en particulier la BCE, rachètent la dette qui roule tous les ans,
00:19:04en particulier en France notamment.
00:19:05On a eu un renouvellement en 2026 de 300 milliards sur notre dette précédente.
00:19:12Et donc, si vous voulez, tout ça, c'est les banques centrales qui temporisent,
00:19:16mais en fait, ils achètent du temps, mais ils reculent pour plus mal sauter, en réalité.
00:19:21Est-ce que vous pensez que cette banqueroute est inéluctable, Bernard ?
00:19:24Oui, c'est la troisième étape, c'est ça.
00:19:26Donc, lorsqu'il va y avoir un krach obligataire, c'est-à-dire que les taux vont s'envoler,
00:19:31et nous, on a calculé au CNE qu'à 5-17% d'OAT à 10 ans,
00:19:36il y a une rupture financière, et donc on sera en situation de faillite financière.
00:19:43Et arrive très très vite ensuite la banqueroute.
00:19:45C'est là le moment où on perd la solvabilité de l'État français vis-à-vis de ses créanciers,
00:19:51vis-à-vis de toutes ses contreparties.
00:19:53Et ça s'est déjà produit.
00:19:55Pour nous, la situation actuelle est équivalente à peu près à celle de la post-révolution,
00:20:00donc 1789, crise des assignats entre 1792 et 1796.
00:20:07Et immédiatement après, dans l'année qui a suivi, 1797, banqueroute prononcée par le directoire de l'époque,
00:20:14donc le Parlement de l'époque, ce qu'on appelle la banqueroute des deux tiers.
00:20:18Eh bien, l'État et les citoyens ont perdu deux tiers de la valeur de leur patrimoine,
00:20:22parce que leur monnaie s'est effondrée, et ça a été neutralisé.
00:20:26– J'ai vu que la Banque de France a émis un rapport il y a seulement quelques jours
00:20:31indiquant que la France était dans le même État, en tout cas pour ses finances publiques,
00:20:37dans la même situation qu'avant la crise des subprimes en 2008.
00:20:40– Pire, pire, parce que la crise des subprimes était en 2008,
00:20:46nous étions environ à 1 600 milliards de dettes officielles,
00:20:50nous sommes à 3 500 milliards de dettes aujourd'hui à mi-2026,
00:20:54sachant qu'on sera probablement en fin d'année à 100 milliards supplémentaires.
00:20:58C'est exponentiel, en fait, maintenant c'est incontrôlable,
00:21:02et alors évidemment la seule solution de toute la classe politique,
00:21:06et évidemment qui sont la chambre d'écho de la Commission européenne,
00:21:11c'est casser le système de protection sociale français depuis 1947,
00:21:15c'est-à-dire la sécurité sociale, l'assurance chômage, les retraites, la politique familiale,
00:21:21ça c'est des champions du saccage social, ils ne savent raisonner que comme ça,
00:21:26sauf que le plus gros consommateur de déficit de dettes et de dépenses publiques,
00:21:32c'est l'État lui-même, puisque d'année en année,
00:21:35on augmente de 50, 80, depuis 5 ans, on a 100 milliards supplémentaires
00:21:41de dépenses de fonctionnement nouvelles.
00:21:44Donc il y a pléthore de fonctionnaires, notamment de fonctionnaires d'État,
00:21:51qui consomment énormément de budget et de déficit.
00:21:54– Vous pointez la responsabilité, Bernard Monod, de la Commission européenne,
00:21:58dans ce saccage social, mais est-ce que c'est la résultante d'actes politiques venant de personnes,
00:22:06ou est-ce que c'est la résultante d'un système qui arrive en bout de course ?
00:22:10– Alors moi je suis très catégorique là-dessus, maintenant,
00:22:14l'Union européenne aujourd'hui est quasiment le quatrième Reich.
00:22:18Tout ce qui a été mis en place depuis 35 ans, c'est-à-dire 1992 jusqu'à aujourd'hui,
00:22:23on nous avait fait 4 promesses, celle de la plus de croissance économique,
00:22:27moins de chômage, de la prospérité et de la paix.
00:22:31Aucune des promesses n'a été respectée depuis plus de 30 ans.
00:22:36Au contraire, on a empiré, la France s'est appauvrie avec 30 ans d'Union européenne.
00:22:41Et alors il y a des solutions pour en sortir, c'était même l'objet de mon livre,
00:22:47donc c'est le Brexit, c'est-à-dire non pas sortir la France de l'Union européenne,
00:22:52mais sortir la Commission européenne de l'Europe.
00:22:55Voilà, se débarrasser de la Commission européenne, reprendre le pouvoir,
00:22:58car la Commission européenne aujourd'hui, c'est la chambre d'enregistrement
00:23:02de toutes les volontés des lobbies, notamment anglo-saxons, anglais et américains.
00:23:07Les multinationales ont la haute main au sein de Bruxelles,
00:23:12d'où une corruption phénoménale qui passe notamment par la plateforme de l'Ukraine,
00:23:18avec tous les budgets qui filent immédiatement vers l'Ukraine.
00:23:23Le nouveau plan de 800 milliards réclamé par Mario Draghi il y a 3 ans
00:23:28est à la manœuvre aujourd'hui depuis 2026.
00:23:32Entre parenthèses, la Commission européenne veut créer un 28ème état fictif,
00:23:37virtuel, qui serve de réceptacle pour toutes les multinationales
00:23:45et qui vont chanter tous les droits nationaux au niveau du droit social,
00:23:50du droit des entreprises, fiscales, etc.
00:23:53Donc en fait, ils sont en train de s'organiser pour siphonner les budgets
00:23:59et aussi l'épargne des Européens.
00:24:01Ça c'est dramatique.
00:24:02D'où l'étape suivante, c'est aussi imposer tôt ou tard,
00:24:06le jour où il y a un clash sur le système monétaire international
00:24:09ou un krach obligataire en zone euro,
00:24:11eh bien ils imposeront l'euro numérique.
00:24:13Ça c'est l'étape.
00:24:13– On va en parler d'ailleurs à la fin de cette émission,
00:24:16chère Bernard Donneau, mais justement,
00:24:18cette Commission européenne qui voit la situation empirée
00:24:22dans les états qu'elle gouverne, si l'on peut dire,
00:24:27qu'est-ce qu'elle attend après le cataclysme qu'elle est en train de déclencher ?
00:24:32C'est un état policier ? C'est quoi le projet de ces gens ?
00:24:37– C'est l'URSS en fait, c'est-à-dire que l'anciennement l'URSS
00:24:42est devenu aujourd'hui un pays capitaliste avec la Russie
00:24:46et à l'inverse, l'Union européenne est devenue un régime totalitaire
00:24:51qui est en train de préparer la répression financière,
00:24:54qui est préparée depuis longtemps.
00:24:56Moi j'en ai parlé également dans mon livre depuis 2015.
00:25:00Vous avez l'Union bancaire européenne.
00:25:03Premièrement, nous avons perdu notre système bancaire
00:25:05qui est parti de Paris pour aller à Francfort,
00:25:07à la Banque centrale européenne.
00:25:09Ça veut dire que si une banque fait faillite en France,
00:25:11ce sont des technocrates qui vont décider de l'avenir
00:25:13de votre compte bancaire.
00:25:14Ça c'est le premier point.
00:25:15Le deuxième point, c'est la supervision totale,
00:25:18c'est-à-dire qu'on n'est plus maître de notre indépendance bancaire en France.
00:25:23Voilà. Ça c'est dramatique.
00:25:25Ce sera la première chose, c'est de rapatrier ce pouvoir-là à Paris,
00:25:29lorsque les patriotes seront au pouvoir.
00:25:32Et puis, au-delà de ça, ils veulent contrôler...
00:25:36Vous diriez une droite qui fonctionne toujours à 28 ou 27,
00:25:38je m'y perds à la fin.
00:25:39Oui, on ne change rien à l'architecture générale,
00:25:41simplement on prive du pouvoir de la Commission européenne
00:25:44et on met en place ce que j'appelle moi l'alliance eurasienne des nations,
00:25:49y compris avec la Russie.
00:25:51Parce que je vous signale que la Russie, pendant la guerre avec l'Iran,
00:25:56a proposé à nouveau, aimablement,
00:25:58parce qu'avec tout ce qu'on leur fait,
00:26:00je pense qu'ils sont très courtois,
00:26:04ils nous ont proposé à nouveau de nous réalimenter en pétrole et en gaz
00:26:07au prix de leur marché à eux, et non pas du marché international.
00:26:11Donc l'Union européenne, immédiatement...
00:26:12Mais c'est une Europe des nations ou c'est une Europe bureaucratique
00:26:15qui chapeauterait tout un ensemble ?
00:26:17C'est une véritable Europe des nations, une eurasie des nations,
00:26:20encore une fois, avec la Russie,
00:26:22d'où l'importance que la France soit neutre diplomatiquement et militairement
00:26:27pour pouvoir justement construire cette Europe,
00:26:33l'eurasie des nations.
00:26:34– Vous évoquiez justement ce conflit en Ukraine,
00:26:38à l'instant, Bernard Monod, qui continue,
00:26:404 ans après son début,
00:26:43quel bilan économique tirez-vous pour l'Europe
00:26:46et spécialement pour la France ?
00:26:48– Catastrophique, ça alimente les déficits,
00:26:52l'excès de déficits.
00:26:54On n'arrête pas de donner des dizaines de milliards d'euros
00:26:56depuis 4-5 ans, plus le matériel livré, plus etc.
00:27:01Au détriment, bien entendu, du système social français
00:27:03et puis surtout du déficit et de la dette française
00:27:07qui est incontrôlable aujourd'hui.
00:27:10Mais moi, je vais vous dire,
00:27:13philosophiquement, je pense que tout ça évolue
00:27:15depuis le Covid en 2020,
00:27:17en passant par le réchauffement climatique,
00:27:20avec l'escroquerie écologique,
00:27:23où, entre parenthèses,
00:27:25on a 17 centimes de plus par litre d'essence
00:27:28depuis le 1er janvier que l'on paye,
00:27:30c'est-à-dire à peu près 8% du prix de l'essence.
00:27:32Donc, de taxes écologiques qui s'est rajoutée.
00:27:35Personne n'en parle, concrètement.
00:27:37Et maintenant, la guerre,
00:27:39donc depuis 2022,
00:27:41ce sont tous des prétextes, des justifications
00:27:43pour faire du déficit et de la dette.
00:27:45Et à qui profitent le déficit et la dette ?
00:27:48À nos créanciers.
00:27:49Et qui sont nos créanciers ?
00:27:50Ce sont le système bancaire international,
00:27:53les fonds d'investissement,
00:27:54notamment américains,
00:27:57avec BlackRock, Vanguard,
00:27:59State Street, etc.
00:28:01Et tout ça fait la part belle
00:28:03aux banquiers et aux usuriers de la France.
00:28:06Donc, à un moment donné,
00:28:07il va falloir prendre le taureau par les cornes,
00:28:10arrêter de dépendre,
00:28:11et nous, on a les moyens,
00:28:12puisqu'on a mis en place un plan anti-banqueroute
00:28:15au sein du cercle national des économistes,
00:28:18depuis très longtemps,
00:28:20même un plan de recapitalisation de la France.
00:28:23Donc, vous avez parlé, je crois,
00:28:24avec Emmanuel Crenn,
00:28:26que vous avez reçu,
00:28:27qui est membre du cercle national des économistes.
00:28:30Eh bien, donc, il y a des solutions
00:28:32sans mettre le pays à feu et à sang.
00:28:35On va les évoquer, ces solutions,
00:28:36dans un instant, avec vous, Bernard Monod,
00:28:38mais justement, sur cette notion
00:28:40de troisième guerre mondiale
00:28:41que vous évoquiez en début d'entretien,
00:28:43c'est qui, aujourd'hui,
00:28:44les deux camps qui s'opposent
00:28:47dans cette guerre mondiale monétaire ?
00:28:49Alors, l'Occident, au sens large,
00:28:53sur-endetté depuis 50 ans.
00:28:55Donc, avec les pays que vous connaissez du G7,
00:28:59les États-Unis, le Royaume-Uni,
00:29:00la France, l'Italie, l'Allemagne,
00:29:03le Japon, le Canada, etc.
00:29:04Bon, plus certains autres pays alignés.
00:29:08Est-ce que c'est simplement le G7
00:29:10contre les BRICS,
00:29:11ou est-ce que c'est plus complexe que ça ?
00:29:14Non, c'est ça.
00:29:15Si on caricature, c'est ça.
00:29:17D'où l'importance de se retirer de l'un
00:29:21pour être neutre.
00:29:22Et aussi, c'est ce qu'on préconise,
00:29:25d'ailleurs, aux cercles nationales économistes,
00:29:27c'est de candidater auprès des BRICS
00:29:30pour, justement, donner des gages aux BRICS,
00:29:32d'équilibre entre les deux,
00:29:34et pouvoir servir de médiateur pour travailler à la paix,
00:29:38à la paix militaire et à la paix économique aussi.
00:29:41Nous, c'est nos deux grandes inquiétudes au CNE,
00:29:46c'est donc la guerre et la servitude financière
00:29:51dans laquelle nous sommes en train de rentrer,
00:29:53qui nous mènent jusqu'à la banqueroute.
00:29:54Et tout ça est voulu.
00:29:56Nous, on pense que tout ça est organisé.
00:30:00À la Commission européenne,
00:30:01ou est-ce qu'il y a encore autre chose
00:30:02au-dessus de la Commission européenne ?
00:30:04Qui, les marchés financiers au sens large ?
00:30:06Et qui sont les marchés financiers ?
00:30:08Les banques de Wall Street, les banques de Citi.
00:30:11Ça ne date pas d'aujourd'hui, vous savez.
00:30:13La Première Guerre mondiale est la conséquence
00:30:15de la fin des talons or
00:30:16et de la création de la réserve fédérale américaine
00:30:19en 1912,
00:30:23suivie immédiatement
00:30:24de la prise de pouvoir
00:30:25des banques de Wall Street.
00:30:27Avec la création de la FED en 1913.
00:30:29La création de la FED en 1913,
00:30:31qui a justement amené
00:30:34à la Première Guerre mondiale.
00:30:36Puis, chaque fois qu'on est en ralentissement
00:30:38du commerce international,
00:30:41il y a des déclenchements de guerre.
00:30:42On a eu la même chose en 1939-1940.
00:30:45Et donc, chaque fois que l'économie mondiale ralentit,
00:30:49ça déclenche des guerres.
00:30:50Organisé par la finance,
00:30:53le système bancaire anglo-saxon,
00:30:54et puis, les multinationales
00:30:58qui fournissent effectivement les armes.
00:31:00– Quels sont les différents scénarios possibles
00:31:03que vous envisagez pour une fin
00:31:05de cette guerre mondiale monétaire ?
00:31:07– Nous, ce qu'on réclame,
00:31:09c'est que la France a quand même
00:31:10un siège au Conseil de sécurité
00:31:12de l'ONU, hérité de 1945.
00:31:16Elle n'occupe pas correctement sa place.
00:31:19Elle devrait être justement l'arbitre
00:31:21au sein du G7, et puis, comme je vous le dis,
00:31:24d'être médiateur entre les deux grands blocs aujourd'hui.
00:31:27Je vous rappelle que le bloc des BRICS aujourd'hui,
00:31:30en poids économique, dépasse le poids du G7.
00:31:33C'est-à-dire qu'il y a un grand basculement
00:31:35vers les pays des BRICS,
00:31:38d'où l'importance de jouer maintenant,
00:31:41de coopérer maintenant,
00:31:42en toute concorde avec la Russie,
00:31:47l'Inde, la Chine, le Brésil, etc.
00:31:50Toutes ces grandes puissances
00:31:52qui sont en train de monter,
00:31:54de s'imposer,
00:31:56et qui ne cherchent pas forcément la guerre.
00:31:59Ils cherchent simplement à être indépendants
00:32:01et ne plus être sous la domination
00:32:02et la suprématie des États-Unis
00:32:04et du dollar,
00:32:05qui est leur arme.
00:32:07Vous savez, dès que vous touchez au dollar,
00:32:09ces déclarations de guerre,
00:32:10ça remonte aux années 70.
00:32:13– Oui, Marc et Kadhafi s'en souvient.
00:32:15– De Gaulle a été dégagé du pouvoir
00:32:17parce qu'il avait réclamé, en 1965,
00:32:20le retour à l'État en or.
00:32:21– On lui a même mis 68 dans les roues
00:32:23pour qu'il dégueille.
00:32:23– Exactement.
00:32:24C'est une énorme opération au CIA
00:32:27pour dégager De Gaulle.
00:32:28– Ils ont fait pareil à Maïdan.
00:32:29Quel est aujourd'hui le risque économique,
00:32:32le principal,
00:32:33dont les Français ignorent le danger aujourd'hui ?
00:32:37– D'abord, la paix.
00:32:39La paix, il faut...
00:32:40Enfin, plutôt le risque, c'est la guerre.
00:32:44Deux preuves que nos dirigeants européens
00:32:49travaillent à ce projet de guerre militaire en Europe.
00:32:53C'est le premier en France,
00:32:54c'est la loi de programmation militaire de Macron
00:32:56en 2023 pour effet 2024,
00:33:00qui est toujours en cours,
00:33:01c'est-à-dire la réquisition des personnes et des biens,
00:33:05en cas de simple menace stratégique d'un étrangère.
00:33:09– Certaines personnes, Bernard Monod,
00:33:11s'alarment du fait que le président de la République
00:33:14n'aurait pas encore fixé les dates
00:33:16de la prochaine élection présidentielle.
00:33:18Certains redoutent qu'ils veuillent entrer en guerre
00:33:21avec pourquoi pas la Russie.
00:33:23Est-ce que c'est un risque ?
00:33:24– C'est une hypothèse probable, effectivement.
00:33:27Moi, je n'arrête pas de dire
00:33:28mais qui il faut pour 2027,
00:33:30mais peut-être qu'il n'y aura pas d'élection présidentielle
00:33:32s'il y a un déclenchement de guerre en Europe.
00:33:35On a le syndrome Zelensky,
00:33:36ça fait deux ans aujourd'hui
00:33:38qu'il n'y a plus d'élection présidentielle.
00:33:41Il est illégitime, il est toujours au pouvoir,
00:33:43sous le prétexte de la guerre.
00:33:45Donc moi, j'alerte tous nos compatriotes
00:33:48que le risque est très important de guerre militaire
00:33:51et que nos jeunes, nos enfants,
00:33:54soient mobilisés pour aller sur le front ukrainien.
00:33:56Voilà.
00:33:57Parce que c'est le seul moyen pour le pouvoir en place
00:33:59de se maintenir.
00:34:00Il n'y a pas que la France,
00:34:01c'est l'Allemagne,
00:34:02c'est encore une fois la Commission européenne,
00:34:04le Royaume-Uni.
00:34:06Voilà, enfin, il y a un très haut risque.
00:34:08Le deuxième, c'est, comme je vous ai dit,
00:34:10c'est la servitude financière.
00:34:11C'est-à-dire que les Français sont en train de s'appauvrir
00:34:14et de finir ruinés comme l'État français.
00:34:19Et ça passe par l'euro.
00:34:20Donc nous, on conseille,
00:34:22fuyez l'euro à titre personnel,
00:34:24fuyez l'euro
00:34:24et allez vous réfugier
00:34:26dans la seule monnaie universelle et intemporelle,
00:34:29c'est l'or physique.
00:34:30Alors, justement, Bernard Monod, l'or...
00:34:32Et c'est valable aussi pour l'État ?
00:34:34Eh bien, justement, c'est l'objet de ma prochaine question.
00:34:36Vous en parlez depuis longtemps.
00:34:38De l'or, vous avez adressé des courriers
00:34:42à des responsables politiques et économiques français.
00:34:45Je pense aux deux présidents des deux chambres du Parlement,
00:34:50au Premier ministre,
00:34:51au nouveau président de la Banque de France,
00:34:55pour les inciter à accroître les stocks d'or de cette Banque de France,
00:35:02ce que font déjà plusieurs banques centrales dans le monde.
00:35:05On sait que les Chinois achètent beaucoup d'or.
00:35:07Et de réaliser un audit de ces stocks.
00:35:10Alors, pourquoi ces idées ?
00:35:12Pourquoi c'est ce que vous proposez ?
00:35:14Parce que le sujet est hyper stratégique.
00:35:17En fait, tout tourne, toute la prospérité,
00:35:19l'expansion et l'essor de la France depuis 1945
00:35:23est partie, en fait, du socle
00:35:25qui est la réserve d'or de la France.
00:35:28De Gaulle, en 1945, a fait rapatrier
00:35:30le stock d'or qui avait été évacué en urgence
00:35:32par les patriotes en mai 40,
00:35:35avant l'arrivée des Allemands à Paris.
00:35:40Tout avait été évacué.
00:35:41Donc, la Banque de France était vide de sa réserve d'or.
00:35:45Ça avait été mis à l'abri au Sénégal,
00:35:48à Dakar, à Halifax, au Canada,
00:35:51et puis dans les Antilles françaises.
00:35:52De Gaulle a fait rapatrier en 1945
00:35:54et ça a servi de point de départ des 30 glorieuses.
00:35:58Et là, aujourd'hui, nous sommes extrêmement menacés
00:36:01par les marchés étrangers, les marchés financiers,
00:36:04par la Banque centrale européenne,
00:36:06dont on ne sait pas bien la politique
00:36:08par rapport aux réserves d'or et aux stocks d'or,
00:36:14et en particulier celle de la France
00:36:15qui est aujourd'hui encore très importante,
00:36:18mais qui a été déjà touchée en 2004
00:36:21par la haute trahison de Sarkozy,
00:36:23qui a fait vendre environ 620 tonnes d'or,
00:36:28qui a diminué, bien entendu, la puissance économique
00:36:30et financière de la France en faisant ça.
00:36:33– Des industrialisations également.
00:36:35– À l'époque, l'once d'or en dollars était à 400,
00:36:40aujourd'hui, il est à 3500, 3600 dollars l'once,
00:36:46euros l'once, pardon.
00:36:47Et donc, le problème, il est là.
00:36:50Donc, nous avons une série de traites qui nous gouvernent.
00:36:53Comme je vous ai dit tout à l'heure,
00:36:54c'est une clique d'employés de banque
00:36:58depuis Pompidou jusqu'à Macron,
00:37:01peu ou prou, Mitterrand n'était pas l'employé de banque,
00:37:04mais en tout cas, il servait bien la finance
00:37:06et le système multinational et mondialiste.
00:37:09Et donc, ce qu'il faut, c'est reprendre la main.
00:37:12Et nous, on a fait un plan de sauvegarde de l'or de la France.
00:37:16L'or de la France n'est pas une monnaie comme ça
00:37:19qui est dans le bilan de la Banque de France.
00:37:22C'est un bien qui appartient à la France, à l'État,
00:37:25et donc aux Français.
00:37:26Ce n'est pas n'importe quoi.
00:37:28Voilà.
00:37:28Donc, il faut que les Français soient très conscients
00:37:30qu'il y a un énorme risque aujourd'hui
00:37:32sur les marchés financiers.
00:37:34Il faut savoir que…
00:37:35– Cette heure, est-ce qu'il appartient aux Français
00:37:36ou est-ce que concrètement, aujourd'hui, il appartient à la BCE ?
00:37:39– Il appartient à l'État français juridiquement.
00:37:42Il y a le code monétaire et financier.
00:37:45Je ne donnerai pas l'article, ça n'a aucun intérêt.
00:37:47mais qui fixe les règles de propriété.
00:37:51Donc, c'est l'État français qui possède le stock d'or
00:37:54donc de 2 436 tonnes d'or, exactement.
00:38:01On était à près de 3 100 avant Sarkozy.
00:38:06Donc, si vous voulez, c'est fondamental
00:38:08pour que la France reste une grande puissance,
00:38:10c'est qu'elle soit maître de son stock d'or.
00:38:12Aujourd'hui, nous estimons aux cercles nationales économistes
00:38:14que c'est en grand danger, c'est très opaque.
00:38:18La meilleure preuve, c'est que le gouvernement de la Banque de France
00:38:20précédent, avant M. Emmanuel Moulin,
00:38:23qui vient d'être nommé par Macron
00:38:25et validé par le Parlement,
00:38:28eh bien, a vendu environ 129 tonnes
00:38:31qui étaient à la réserve fédérale américaine de New York.
00:38:36On n'a pas pu récupérer le stock physique qui nous appartenait.
00:38:39On a été payé en monnaie singe, c'est-à-dire du dollar.
00:38:41– C'est pour ça que vous réclamez cette audite sur les stocks d'or ?
00:38:44– Absolument.
00:38:45Sur le technique, sur le fond et sur la forme.
00:38:48Et donc, nous n'avons aucune réponse.
00:38:50Nous nous avions écrit déjà en avril 2023
00:38:52à Vélonroy de Gallo, le gouverneur de l'époque.
00:38:55Il nous avait répondu courtoisement,
00:38:58mais il n'a rien fait.
00:38:59Bien au contraire, en 2025, début 2026,
00:39:01il a vendu.
00:39:02Alors certes, au plus haut,
00:39:04puisque entre-temps, il y a eu un petit recul,
00:39:07mais en attendant, c'est plus…
00:39:09– Oui, si c'est pour récupérer des dollars,
00:39:11ce n'est pas intéressant.
00:39:12– Voilà, c'est de la monnaie de singe.
00:39:13Il faut appeler un chat un chat.
00:39:15Et donc, tout ça, ça profite à qui ?
00:39:17À la réserve fédérale américaine, aux États-Unis,
00:39:19à Trump, etc.
00:39:21L'or est là-bas et le papier est en France.
00:39:24Alors, ils nous disent en même temps
00:39:25qu'ils ont fait des plus-values.
00:39:26De l'autre côté, qu'ils ont racheté ces 129 tonnes
00:39:29avec des nouvelles règles de standard moderne,
00:39:34on va dire, ce qu'on appelle le LMBA.
00:39:36Mais en réalité, c'est très opaque.
00:39:38Donc, on a demandé des comptes
00:39:41au gouverneur de la Banque de France,
00:39:42qui ne nous a toujours pas répondu.
00:39:43On a fait copie, effectivement,
00:39:46à la présidente de la Sérieure nationale,
00:39:49au président du Sénat,
00:39:50à la présidente de la Cour des comptes,
00:39:53et puis même à M. Lecornu,
00:39:56le Premier ministre.
00:39:58Nous n'avons aucun accusé de réception.
00:40:00On a écrit en avril.
00:40:01Ça fait à peu près deux mois.
00:40:04On a l'impression que ça ne les intéresse pas,
00:40:06qu'ils ne comprennent rien à ces sujets
00:40:08qui sont fondamentaux.
00:40:09L'or de la France est capital
00:40:11pour le retour de la puissance de la France.
00:40:15– Capital pour l'État et également pour les individus.
00:40:18– Et les Français.
00:40:18– Vous avez toujours incité
00:40:21les téléspectateurs de TV Liberté
00:40:22à acheter de l'or.
00:40:23S'ils le peuvent, évidemment,
00:40:24on va en venir à vos propositions,
00:40:27celles émises par le CNE
00:40:30face à cette fin de guerre mondiale monétaire.
00:40:34Vous allez nous détailler tout cela.
00:40:38Vous proposez de déposer à l'ONU
00:40:39un projet de résolution
00:40:40pour la paix au Moyen-Orient,
00:40:42de rétablir le commerce du pétrole et du gaz
00:40:45avec la Russie,
00:40:46de ne plus payer ces hydrocarbures
00:40:49avec le dollar,
00:40:51également supprimer les 17 centimes
00:40:52supplémentaires de contributions CCE
00:40:55sur le litre de carburant
00:40:57et puis réautoriser la recherche
00:40:59de pétrole offshore,
00:41:02notamment en Guyane,
00:41:03qui a été interdit
00:41:04sous le gouvernement Hollande
00:41:06par Nicolas Hulot.
00:41:08Est-ce que vous pouvez nous revenir
00:41:09sur ces propositions ?
00:41:11– Oui, vous avez déjà dit
00:41:13l'essentiel de notre plan anti-banqueroute
00:41:16et plan anti-inflation aussi.
00:41:18Ça rejoint le diagnostic
00:41:20de Jacques Sapir,
00:41:22effectivement,
00:41:23de cette vague d'inflation,
00:41:25d'hyperinflation.
00:41:26En fait, la guerre,
00:41:30les crises, etc.,
00:41:31sont des moyens de cacher
00:41:32en fait que la monnaie
00:41:34est en train de s'effondrer
00:41:35et que, voilà.
00:41:36Donc pour éviter tout cela,
00:41:38il y a des solutions
00:41:39qui sont, entre parenthèses,
00:41:40gratuites.
00:41:40Il suffit simplement
00:41:41d'avoir une volonté politique
00:41:42avec un chef,
00:41:44un homme d'État
00:41:45à la tête de la France
00:41:46qui est le poids,
00:41:49qui est l'expérience
00:41:50et surtout qui connaissent
00:41:52la culture des marchés financiers
00:41:53pour comprendre
00:41:54le bras de fer
00:41:55qu'il faut mener
00:41:55avec nos interlocuteurs.
00:41:58Donc, effectivement,
00:41:59puisqu'on a la chance
00:42:00d'avoir un siège
00:42:01au Conseil de sécurité
00:42:02de l'ONU,
00:42:03c'est très simple
00:42:04de déposer une résolution
00:42:06où la France
00:42:07prend la posture
00:42:07d'être neutre
00:42:09comme la Suisse,
00:42:10entre parenthèses,
00:42:10où est-ce qu'on fait
00:42:11les accords de paix ?
00:42:12C'est en Suisse.
00:42:13– Bernard Mouneau,
00:42:14l'ONU,
00:42:15est-ce que cela sert encore
00:42:16à quelque chose
00:42:17quand le président Chirac
00:42:18a mis son veto
00:42:19contre la guerre
00:42:20des États-Unis en Irak ?
00:42:22Cela n'a empêché personne
00:42:24de démolir l'Irak.
00:42:26– C'est vrai,
00:42:27c'est vrai,
00:42:27dans les faits,
00:42:28c'est vrai,
00:42:28mais enfin,
00:42:29ça servira encore moins
00:42:30si on ne l'utilise pas.
00:42:31Donc, voilà.
00:42:32Donc, nous,
00:42:32ce qu'on propose,
00:42:33c'est d'occuper le siège
00:42:34et puis de prendre
00:42:35des positions
00:42:36et des postures
00:42:37extrêmement importantes.
00:42:37Je vous signale
00:42:38qu'il y a aussi
00:42:38la Russie
00:42:39qui fait partie
00:42:40des cinq puissances
00:42:42au Conseil de sécurité
00:42:44de l'ONU.
00:42:44Donc, ce n'est pas rien.
00:42:46Voilà,
00:42:47c'est d'où notre proposition
00:42:48de faire la paix
00:42:49avec la Russie,
00:42:50de recommencer avec eux,
00:42:52d'arrêter les sanctions
00:42:52qu'on fait subir
00:42:53bien avant 2022.
00:42:56Ça a commencé
00:42:57depuis 2014,
00:42:58les sanctions.
00:42:59– Est-ce que vous pensez
00:42:59que cela intéresse
00:43:01Vladimir Poutine
00:43:02de rétablir
00:43:03le commerce
00:43:04avec l'Europe
00:43:06de ses hydrocarbures,
00:43:07gaz,
00:43:08pétrole ?
00:43:08– Bien sûr.
00:43:09– Ça va dans l'intérêt
00:43:10de son propre pays
00:43:11et puis de sa coalition
00:43:13aussi avec les BRICS.
00:43:14Je vous signale
00:43:15qu'ils fonctionnent
00:43:16de manière,
00:43:16même s'il y a
00:43:17des petites divergences,
00:43:18ils fonctionnent quand même
00:43:19notamment d'un point
00:43:21de vue bancaire
00:43:21et monétaire
00:43:24au niveau
00:43:24d'un socle différent
00:43:27de celui imposé
00:43:28par l'Occident,
00:43:29à savoir le dollar,
00:43:30SWIFT, etc.
00:43:31Ils ont créé
00:43:32un nouveau système parallèle
00:43:34et qui est en train
00:43:37de prendre de la puissance.
00:43:38et je pense
00:43:39qu'on ne peut pas
00:43:39faire sans eux.
00:43:40Si on veut retrouver
00:43:41la paix,
00:43:42la prospérité
00:43:42et la stabilité
00:43:43en France,
00:43:44on doit renouer
00:43:45avec la Russie
00:43:46et avoir
00:43:47des échanges
00:43:49équilibrés
00:43:50avec la Chine.
00:43:51Alors pour le reste,
00:43:52effectivement…
00:43:52Ne plus payer
00:43:53le gaz et le pétrole
00:43:55en dollars,
00:43:56dans quelle monnaie
00:43:57payerions-nous alors ?
00:43:58En euros,
00:43:59puisqu'en soi-disant
00:44:00on a créé l'euro
00:44:01il y a 30 ans
00:44:01pour contrebalancer
00:44:02le dollar.
00:44:03Donc ça n'a rien changé
00:44:05en définitive.
00:44:05Est-ce que l'euro
00:44:06n'est pas une partie
00:44:08du problème ?
00:44:09On sait que la France
00:44:11a pâti
00:44:12de l'introduction
00:44:14de l'euro,
00:44:14au contraire
00:44:15des Allemands
00:44:16qui en ont profité.
00:44:17Oui, mais ça
00:44:17c'est un autre sujet,
00:44:18mais par rapport
00:44:19au pétrole
00:44:19qui est quand même
00:44:20la facture est lourde
00:44:22de la payer en dollars,
00:44:24c'est-à-dire
00:44:24qu'on a le taux de change
00:44:27la plupart du temps
00:44:29qui est défavorable
00:44:29par rapport
00:44:30à nos factures.
00:44:32Donc nous ce que l'on dit
00:44:33c'est arrêtons
00:44:34de payer le pétrole,
00:44:36les importations énergétiques
00:44:37en dollars,
00:44:39puisqu'en plus de ça
00:44:41continuer à enrichir
00:44:43les Etats-Unis.
00:44:44Donc il faut couper
00:44:45le mal par la racine
00:44:48et donc ça passe par là
00:44:50mais du coup
00:44:50c'est déclaration de guerre
00:44:51donc il faut un homme
00:44:53d'Etat
00:44:53de grande volonté
00:44:55comme on avait
00:44:55à l'époque
00:44:56du général de Gaulle
00:44:57qui tienne tête
00:44:58aux Etats-Unis
00:44:58et qui disent
00:44:59bon ben écoutez
00:44:59maintenant
00:45:00on va payer
00:45:00soit en euro
00:45:01soit dans la devise
00:45:03du pays fournisseur.
00:45:04Si c'est l'Algérie
00:45:05ce sera l'euro
00:45:07ou leur monnaie,
00:45:08si c'est l'Arabie Saoudite
00:45:10ce sera en euro
00:45:11ou leur monnaie,
00:45:12si c'est le Venezuela
00:45:13on peut le payer
00:45:14voire même en yuan
00:45:15parce que je vous signale
00:45:16que ce qui a déclenché
00:45:17la guerre au Venezuela
00:45:19c'était parce que
00:45:21la Chine payait
00:45:22ses achats de pétrole
00:45:24en yuan
00:45:24et ça
00:45:25ça rendait fou
00:45:26les Américains
00:45:26donc vous voyez bien
00:45:27que dès qu'on touche
00:45:28au pétro-dollar
00:45:29c'est critique
00:45:32désastreux
00:45:33pour les Etats-Unis.
00:45:34Alors il y a ça
00:45:34et puis effectivement
00:45:36on a supprimé
00:45:36les 17 centimes
00:45:38par litre de pétrole
00:45:39depuis le début de l'année
00:45:42qui ferait économiser
00:45:43déjà 8%
00:45:44sur le prix du pétrole
00:45:45donc c'est une taxe écologique
00:45:47verte
00:45:49supplémentaire
00:45:49qui bénéficie bien
00:45:51aux recettes de l'Etat
00:45:52et puis
00:45:53également
00:45:57révoquer la loi
00:45:58Hulot
00:45:58donc je crois que c'était
00:46:00en 2016
00:46:00d'interdiction
00:46:01même de faire
00:46:04du forage
00:46:04de la recherche
00:46:07même pour ça
00:46:07on n'a plus le droit
00:46:08de le faire
00:46:08que ce soit en métropole
00:46:09ou en Outre-mer
00:46:11et en particulier
00:46:11en Guyane française
00:46:12je vous signale
00:46:13que la Guyane française
00:46:14est sur le même gisement
00:46:15que le Guyana
00:46:16qui a fait un boom pétrolier
00:46:18depuis 8 ou 10 ans
00:46:19et puis
00:46:20surtout que le Venezuela
00:46:21donc du pétrole
00:46:22on en a en France
00:46:23contrairement
00:46:24à la propagande
00:46:25qu'on avait entendue
00:46:26il y a 40 ans
00:46:27on a du pétrole
00:46:28mais on n'a pas de pétrole
00:46:29mais on a des idées
00:46:30donc vous voyez
00:46:32ce sont des choses simples
00:46:33gratuites
00:46:34simplement
00:46:35il faut avoir
00:46:35une volonté politique
00:46:36et macroéconomique
00:46:38d'agir dans ce sens-là
00:46:40voilà
00:46:40donc on a mis au point
00:46:42ce plan anti-banqueroute
00:46:43et anti-hyperinflation
00:46:44Terminons avec
00:46:46ce sujet
00:46:47que vous avez brièvement
00:46:49évoqué tout à l'heure
00:46:50Bernard Monod
00:46:51celui de
00:46:52l'euro numérique
00:46:53le Parlement européen
00:46:55a procédé
00:46:55c'était mardi 23 juin
00:46:57à un vote
00:46:58sur le projet
00:46:59de cet euro numérique
00:47:01en fabrication
00:47:02à la Banque centrale européenne
00:47:03le comité
00:47:04des affaires économiques
00:47:05a donc donné
00:47:07son feu vert
00:47:07à l'ouverture
00:47:08de négociations
00:47:09avec les états membres
00:47:11et ces discussions
00:47:11pourraient démarrer
00:47:12à la rentrée
00:47:14alors qu'est-ce qu'on pense
00:47:14de l'euro numérique
00:47:15au CNE
00:47:17est-ce un outil
00:47:17anti-mafia
00:47:18comme nous l'a présenté
00:47:20Christine Lagarde
00:47:21ou alors
00:47:21est-ce un outil de contrôle
00:47:22comme le pensent
00:47:23d'autres ?
00:47:24Oui la mafia
00:47:25c'est eux
00:47:25en fait
00:47:26il faut bien dire ça
00:47:27et Christine Lagarde
00:47:29en est une digne représentante
00:47:31enfin plutôt
00:47:32pègre
00:47:33je pense que c'est encore
00:47:34pire que mafia
00:47:36en fait
00:47:36elle roule pour la Fed
00:47:37elle roule pour
00:47:38tout le système
00:47:40bancaire occidental
00:47:42elle est financier
00:47:43donc il ne faut pas
00:47:44qu'elle nous raconte
00:47:45l'histoire
00:47:47non bah écoutez
00:47:47on n'avait pas pris
00:47:48position tout à fait
00:47:49volontairement
00:47:50d'un point de vue
00:47:50technique
00:47:51et politique
00:47:53sur le sujet
00:47:54de l'euro numérique
00:47:54parce qu'on attendait
00:47:55que les choses
00:47:56se stabilisent
00:47:57voilà
00:47:58là je pense que
00:47:59dans le courant de l'été
00:47:59on va prendre
00:48:00une posture stratégique
00:48:01au sein du
00:48:02cercle national des économistes
00:48:03est-ce que vous me disiez
00:48:04que ça mettrait
00:48:05des bâtons
00:48:06dans les roues des banques
00:48:07est-ce que c'est pas
00:48:08une bonne nouvelle ?
00:48:08alors non
00:48:09pas du tout
00:48:10au contraire
00:48:11le système bancaire
00:48:12est comment dire
00:48:13est vent debout
00:48:14parce qu'ils perdent
00:48:16leur pouvoir
00:48:16je dirais
00:48:17de transformation
00:48:19et d'économie bancaire
00:48:21au niveau national
00:48:22donc nous
00:48:24on est plutôt
00:48:24contre l'euro numérique
00:48:25aujourd'hui
00:48:26techniquement
00:48:26et politiquement
00:48:27pourquoi ?
00:48:28parce que ça va devenir
00:48:29une arme
00:48:30de répression financière
00:48:31de contrôle
00:48:32couplé
00:48:33entre parenthèses
00:48:34avec l'identité numérique
00:48:35on sera
00:48:36des caniches
00:48:38en laisse
00:48:39de madame Lagarde
00:48:41entre parenthèses
00:48:42mais certains vous diront
00:48:43vous êtes complotiste
00:48:44vous êtes paranoïaque
00:48:45Bernard Monod
00:48:46écoutez nous
00:48:46ça fait 15 ans
00:48:47qu'on nous traite
00:48:48de complotiste
00:48:48de paranoïaque
00:48:49en attendant
00:48:50les faits nous donnent
00:48:50tout le temps raison
00:48:51hélas
00:48:52on aimerait bien avoir tort
00:48:53quand on a pondu
00:48:54le plan de recapitalisation
00:48:56de la France
00:48:56en 2010
00:48:572011
00:48:59on était à 1800 milliards
00:49:01d'euros de dettes
00:49:01nous sommes à plus de 3500
00:49:04si on nous avait écouté
00:49:05à l'époque
00:49:05on ne serait pas
00:49:06à subir une austérité
00:49:09sociale
00:49:09sans compter
00:49:10le matraquage fiscal
00:49:11qui va arriver
00:49:13probablement
00:49:13dès 2027
00:49:142028
00:49:15après les élections
00:49:16présidentielles
00:49:16s'il y en a
00:49:17donc
00:49:19donc si vous voulez
00:49:21l'euro numérique
00:49:22nous
00:49:22comme ça
00:49:23à prime abord
00:49:24on est contre
00:49:25on a
00:49:26un système alternatif
00:49:28d'ailleurs
00:49:28d'un garçon
00:49:29que vous connaissez
00:49:29c'est Pierre
00:49:30Durand
00:49:31qui est venu
00:49:32avec son projet
00:49:36monero
00:49:36mais qui est plus loin
00:49:37qu'une crypto-monnaie
00:49:38c'est un système
00:49:39de paiement
00:49:42indépendant
00:49:43alors pas encore l'or
00:49:45mais on y travaille
00:49:45justement
00:49:46puisque
00:49:47Pierre Durand
00:49:48nous a rejoint
00:49:49depuis le début de l'année
00:49:49effectivement
00:49:50ainsi que Valérie Bugot
00:49:52ainsi que Valérie Bugot
00:49:53donc on est ravis
00:49:54de recevoir
00:49:54des personnes
00:49:55éminentes
00:49:56voilà
00:49:57juriste
00:49:58à part
00:49:59elle est vraiment
00:50:00avec son projet
00:50:02de grande
00:50:02envergure
00:50:03de révolu droit
00:50:05nous ça colle
00:50:06parfaitement
00:50:07à notre projet
00:50:08notre modèle
00:50:09de patriotisme économique
00:50:10sur le volet
00:50:11juridique
00:50:12et droit
00:50:13donc ça refonde
00:50:14tous les fondamentaux
00:50:15du droit
00:50:16sous l'angle
00:50:17avantage économique
00:50:19politique
00:50:20et social
00:50:22mais donc
00:50:23vous voyez
00:50:23on a des gens
00:50:24éminents
00:50:25qui nous reviennent
00:50:26avec des projets
00:50:28qui viennent
00:50:28s'imbriquer
00:50:29parfaitement
00:50:29dans notre projet
00:50:31de notre modèle
00:50:32de patriotisme économique
00:50:33et voilà
00:50:35alors il y a un élément
00:50:36qu'il faut que je vous précise
00:50:37parce qu'il y a des rumeurs
00:50:38sur le marché
00:50:40il peut se passer
00:50:41un événement
00:50:43stratégique
00:50:43cet été
00:50:44c'est que les Etats-Unis
00:50:45pris à la gorge
00:50:46alors là il y a une remontée
00:50:48artificielle
00:50:48un petit peu
00:50:49du dollar
00:50:50montanément
00:50:51d'un point de vue
00:50:51conjoncturel
00:50:52mais il n'est pas impossible
00:50:53que les Etats-Unis
00:50:55avec le trésor américain
00:50:56Trump
00:50:57et la réserve fédérale américaine
00:50:58qu'ils décident
00:50:59en fait
00:51:00de réévaluer
00:51:01le prix
00:51:02de l'or
00:51:03en dollars
00:51:04c'est à dire
00:51:04que là aujourd'hui
00:51:05depuis 53 ans
00:51:08l'once d'or
00:51:09en dollars
00:51:10vaut 42,22 dollars
00:51:13ça fait
00:51:13donc 53 ans
00:51:14qu'il n'y a pas eu
00:51:15de réévaluation
00:51:15il y en avait
00:51:16dans l'histoire
00:51:17depuis un siècle et demi
00:51:18depuis l'existence
00:51:20du dollar
00:51:20on est parti
00:51:21de 20 dollars
00:51:22on est passé
00:51:22par 37 dollars
00:51:26puis 42 dollars
00:51:27depuis un siècle et demi
00:51:28il n'est pas impossible
00:51:30qu'il y ait une réévaluation
00:51:31aujourd'hui
00:51:32sur le marché financier
00:51:33il faut savoir
00:51:34qu'il y a des gros investisseurs
00:51:35qui parient
00:51:36sur le dollar
00:51:37l'or en dollars
00:51:39à 20 000 dollars
00:51:39en fin d'année
00:51:41en décembre 2026
00:51:42sur les marchés
00:51:43à terme
00:51:44donc il faut savoir
00:51:45qu'il se passe des choses
00:51:46évidemment
00:51:46le grand public
00:51:47n'en a pas
00:51:50connaissance
00:51:51mais il peut y avoir
00:51:52des surprises
00:51:53justement
00:51:53d'où l'importance
00:51:55de sauver
00:51:56en France
00:51:56notre stock d'or
00:51:58que les français
00:51:59réclament à leurs députés
00:52:00d'avoir un droit de regard
00:52:01et que le parlement
00:52:03se penche
00:52:03sur les actions
00:52:05c'est-à-dire
00:52:05la vente
00:52:06qui a eu lieu
00:52:06en 2025-26
00:52:08à la Banque de France
00:52:09n'aurait pas dû avoir lieu
00:52:10sans l'aval
00:52:11de l'Assemblée nationale
00:52:12du Sénat
00:52:13et puis au moins
00:52:14que l'opinion publique
00:52:15soit au courant
00:52:15ça appartient aux français
00:52:17on ne vend pas
00:52:17le bien des français
00:52:18sans son accord
00:52:21Merci à vous
00:52:22Bernard Monod
00:52:23d'avoir accepté
00:52:24notre invitation
00:52:24je rappelle que vous êtes
00:52:26l'auteur de cet ouvrage
00:52:27L'Eurovision pour les peuples
00:52:29le patriotisme
00:52:30ou la banqueroute
00:52:31ouvrage évidemment
00:52:32toujours d'actualité
00:52:33merci à vous
00:52:34et quant à nous
00:52:36on se retrouve
00:52:37la semaine prochaine
00:52:38pour un nouveau numéro
00:52:39de Politique et Éco
00:52:40mais avant
00:52:41évidemment
00:52:41juste après cet entretien
00:52:43c'est la chronique économique
00:52:44et financière
00:52:45de Philippe Béchade
00:52:46on se retrouve
00:52:46la semaine prochaine
00:52:48à bientôt
00:52:48salut et merci beaucoup
00:53:10Bonjour
00:53:11et bienvenue
00:53:12pour ce rendez-vous hebdomadaire
00:53:14de décryptage
00:53:15de l'actualité économique
00:53:16et géopolitique
00:53:17en mode affranchi
00:53:18je salue tous les abonnés
00:53:20de TV Liberté
00:53:21pour cet épisode
00:53:23que je vais intituler
00:53:26canicule
00:53:26ou mauvais calcul
00:53:28bon alors la canicule
00:53:30oui en effet
00:53:32à plus de 31 degrés
00:53:34dans les locaux
00:53:36une tenue un petit peu plus
00:53:38légère qu'à l'accoutumée
00:53:40mais un propos
00:53:41qui lui gardera
00:53:43je l'espère
00:53:44suffisamment de profondeur
00:53:46et première question
00:53:48dans le titre
00:53:49que sont devenus
00:53:52les 43 milliards
00:53:55collectés par l'État
00:53:57depuis 2004
00:53:59depuis la suppression
00:54:02du lundi de Pentecôte
00:54:06qui était destiné
00:54:08à rapporter
00:54:10suffisamment d'argent
00:54:12pour notamment
00:54:13moderniser
00:54:15les EHPAD
00:54:16mais également
00:54:17les écoles
00:54:18les collèges
00:54:19en cas
00:54:20de canicule
00:54:21les lundis
00:54:24ont bien été
00:54:24travaillés
00:54:26l'argent
00:54:27a bien été
00:54:28collecté
00:54:29mais le voyez-vous
00:54:31se matérialiser
00:54:32sous la forme
00:54:33de climatisation
00:54:35alors c'est vrai
00:54:36que ce terme
00:54:37aujourd'hui
00:54:38n'est pas
00:54:38à la mode
00:54:40si vous parlez
00:54:41de climatisation
00:54:42vous êtes immédiatement
00:54:43catalogué
00:54:44d'extrême droite
00:54:45ce qui fera
00:54:46certainement plaisir
00:54:47aux 1 milliard
00:54:49440 millions
00:54:51d'Indiens
00:54:51qui rêvent
00:54:53tous
00:54:53dès qu'ils ont
00:54:54les moyens
00:54:55de s'acheter
00:54:56une climatisation
00:54:58tout le sud
00:54:59de la Chine
00:55:00est climatisé
00:55:01l'essentiel
00:55:02de l'Indonésie
00:55:03également
00:55:04bien sûr
00:55:05tous les pays
00:55:07du proche
00:55:08ou du Moyen-Orient
00:55:09je ne parle pas
00:55:11de Séville
00:55:12ou Alicante
00:55:13ou des températures
00:55:14de 40
00:55:1543
00:55:1544 degrés
00:55:17sont le quotidien
00:55:19d'un été
00:55:20tout à fait
00:55:20normal
00:55:21et où l'on travaille
00:55:23et où l'on ne
00:55:24pleurniche pas
00:55:25et où l'on ne décroche
00:55:26pas son téléphone
00:55:27pour appeler
00:55:28un numéro vert
00:55:29pour savoir
00:55:29que faire
00:55:30quand il fait
00:55:31si chaud
00:55:32oui mais en France
00:55:33on s'interdit
00:55:34évidemment
00:55:34la climatisation
00:55:36car ça va réchauffer
00:55:37encore l'atmosphère
00:55:38allez expliquer ça
00:55:40aux 3 milliards
00:55:41d'Indiens
00:55:42et de Chinois
00:55:43qui s'achètent
00:55:44entre 40 et 50 millions
00:55:46de clims
00:55:47par an
00:55:48voilà
00:55:48donc la France
00:55:50est toujours
00:55:51à la pointe
00:55:53de ce qui nous met
00:55:54en recul
00:55:56par rapport
00:55:57on va dire
00:55:57à une civilisation
00:56:00qui adopte
00:56:02des standards
00:56:02de confort
00:56:04en l'occurrence
00:56:05l'hôpital
00:56:06et les EHPAD
00:56:07il s'agit juste
00:56:08de sauver
00:56:10des vies
00:56:10mais en France
00:56:11on est très content
00:56:12de présenter
00:56:13le plus fort total
00:56:15de décès
00:56:16liés
00:56:17à la chaleur
00:56:18et notamment
00:56:19dans des établissements
00:56:20de soins
00:56:21publics
00:56:22voilà
00:56:23c'était mon petit
00:56:25coup de gueule
00:56:26bien sûr
00:56:27je n'ai pas de réponse
00:56:28à la question
00:56:28où sont passées
00:56:30les 43 milliards
00:56:31je n'en sais rien
00:56:32mais je pense
00:56:34que ça serait bien
00:56:35que quelques citoyens
00:56:36décident de poser
00:56:37la question
00:56:38à nos députés
00:56:39ou à nos gouvernants
00:56:43l'autre sujet
00:56:46c'est le prix
00:56:47des carburants
00:56:48qui ne rebaisse
00:56:49pas très vite
00:56:50alors que
00:56:51le coût du Brent
00:56:54est retombé
00:56:55et bien
00:56:56figurez-vous
00:56:57vers 73 dollars
00:56:59c'est-à-dire
00:57:00à ces niveaux
00:57:01d'avant
00:57:02la guerre
00:57:03dans le Golfe
00:57:04en réalité
00:57:05des niveaux
00:57:07qui correspondaient
00:57:09à un marché
00:57:10parfaitement
00:57:11approvisionné
00:57:13avec une visibilité
00:57:14de moyen
00:57:15ou de long terme
00:57:16aujourd'hui
00:57:17on obtient
00:57:18le même niveau
00:57:19avec une production
00:57:21mondiale
00:57:22qui sera
00:57:22amputé
00:57:23de 7
00:57:24ou 8%
00:57:25durablement
00:57:27et avec
00:57:28des états
00:57:29qui vont devoir
00:57:29reconstituer
00:57:30leur réserve
00:57:31stratégique
00:57:32oui vous l'avez compris
00:57:33le prix
00:57:35du fioul
00:57:36des carburants
00:57:38a été
00:57:38littéralement
00:57:40sponsorisé
00:57:41par les états
00:57:42bon
00:57:43aux états-unis
00:57:44il y en a
00:57:45il y en allait
00:57:46des résultats
00:57:48des mid-term
00:57:50pour Donald Trump
00:57:51il fallait
00:57:52impérativement
00:57:53faire baisser
00:57:54artificiellement
00:57:55le prix
00:57:56du pétrole
00:57:57pour éviter
00:57:59de se prendre
00:58:00une défaite
00:58:02historique
00:58:02au mid-term
00:58:03sauf que là
00:58:05on assiste
00:58:06effectivement
00:58:06à une baisse
00:58:07du pétrole
00:58:08papier
00:58:09du fait
00:58:10de la capitulation
00:58:12d'investisseurs
00:58:13qui tiennent
00:58:15compte des fondamentaux
00:58:15et du fait
00:58:16qu'il va falloir
00:58:17remettre
00:58:18un milliard
00:58:19de barils
00:58:19dans les réserves
00:58:21stratégiques
00:58:21de tous les pays
00:58:22qui les ont
00:58:23libérés
00:58:24un milliard
00:58:26à racheter
00:58:26en même temps
00:58:27que la consommation
00:58:28normale
00:58:29pour le fonctionnement
00:58:31de nos économies
00:58:32donc
00:58:33le prix du pétrole
00:58:35physique
00:58:35n'est évidemment
00:58:36pas le prix
00:58:37du pétrole papier
00:58:38et c'est certainement
00:58:39ce qui explique
00:58:40le fait que
00:58:40l'essence
00:58:41à la pompe
00:58:42ne rebaisse pas
00:58:43aussi vite
00:58:44je parle
00:58:45en général
00:58:46parce qu'en France
00:58:47évidemment
00:58:47nous avons
00:58:48l'essence
00:58:49la plus taxée
00:58:51chez nos voisins
00:58:52elle est moins chère
00:58:53en Allemagne
00:58:53en Italie
00:58:54en Espagne
00:58:55et je ne parle même pas
00:58:56de la principauté
00:58:59d'Andorre
00:59:00donc
00:59:01nos économies
00:59:05respectives
00:59:05continuent
00:59:06de souffrir
00:59:08d'une pression
00:59:09inflationniste
00:59:10et qui surtout
00:59:11ampute
00:59:12le pouvoir d'achat
00:59:13et figurez-vous
00:59:15que c'est le moment
00:59:16que choisissent
00:59:17certains économistes
00:59:18pour remettre
00:59:19sur le tapis
00:59:20le débat
00:59:20sur le fait
00:59:21de transmettre
00:59:23plus d'argent
00:59:24de générations
00:59:26seniors
00:59:26vers les générations
00:59:28ascendantes
00:59:29mais
00:59:29on comprend
00:59:30surtout
00:59:31que le débat
00:59:32ça va être
00:59:32comment ponctionner
00:59:34tous ces riches
00:59:35retraités
00:59:36de façon
00:59:38à pouvoir donner
00:59:38plus
00:59:39aux jeunes
00:59:41en réalité
00:59:42il suffirait
00:59:43de donner
00:59:43vraiment du travail
00:59:44aux jeunes
00:59:45et du coup
00:59:46ils auraient
00:59:46du pouvoir d'achat
00:59:47et du coup
00:59:47ils cotiseraient
00:59:49pour les retraites
00:59:49et du coup
00:59:50ça résoudrait
00:59:51un petit peu
00:59:52les problèmes
00:59:52et bien non
00:59:53en France
00:59:54on commence toujours
00:59:55par prendre
00:59:56aux riches
00:59:57pour donner
00:59:58à ceux
00:59:59qui finalement
01:00:01peuvent
01:00:02rester un petit peu
01:00:03dans le confort
01:00:04de la stistana
01:00:05je ne critique
01:00:08pas fondamentalement
01:00:09notre modèle
01:00:10mais je dis
01:00:11que simplement
01:00:11le réflexe
01:00:13qui consiste
01:00:14à toujours
01:00:14taxer celui
01:00:15qui possède
01:00:16et à transférer
01:00:19l'argent
01:00:19vers celui
01:00:21qui aspire
01:00:22à
01:00:22n'a jamais
01:00:23donné
01:00:24de bons résultats
01:00:25et puis
01:00:26j'ai terminé
01:00:27avec cette petite
01:00:28alerte
01:00:29la commission
01:00:31européenne
01:00:31derrière les portes
01:00:33capitonnées
01:00:33a décidé
01:00:35d'adopter
01:00:36pour faire plaisir
01:00:37cette fois-ci
01:00:38non plus
01:00:38à Ursula von der Leyen
01:00:40mais à madame Lagarde
01:00:41le principe
01:00:43de l'euro
01:00:44numérique
01:00:46que la banque
01:00:47centrale européenne
01:00:47pourrait donc
01:00:48mettre en place
01:00:49d'ici à peine
01:00:51six mois
01:00:51tout est prêt
01:00:53il ne manquait plus
01:00:54qu'un feu vert
01:00:55européen
01:00:56et dès que le projet
01:00:58a été concocté
01:00:59par nos
01:01:00hauts commissaires
01:01:02immédiatement
01:01:02nos députés
01:01:03le doigt
01:01:04sur la couture
01:01:05se sont
01:01:05empressés
01:01:06de l'adopter
01:01:08sans en mesurer
01:01:09les conséquences
01:01:10avant de nous quitter
01:01:11j'ai une annonce
01:01:12importante à vous faire
01:01:13du 22 au 29 juin
01:01:15nous organisons
01:01:16un événement
01:01:16exceptionnel
01:01:17le sommet
01:01:18de la vérité
01:01:19économique
01:01:20à cette occasion
01:01:21nous aurons le plaisir
01:01:22d'accueillir
01:01:23officiellement
01:01:24Marc Toiti
01:01:24au sein des publications
01:01:26Agora
01:01:26pendant plusieurs jours
01:01:28Marc reviendra
01:01:29sur un sujet
01:01:30qui nous concerne
01:01:31tous
01:01:31la crise
01:01:33de la dette
01:01:33française
01:01:35où en est réellement
01:01:36la France
01:01:37aujourd'hui
01:01:38surtout vis-à-vis
01:01:39des marchés
01:01:40pourquoi la dette
01:01:41continue-t-elle
01:01:42de s'envoler
01:01:43quelles peuvent être
01:01:45les conséquences
01:01:46pour votre épargne
01:01:47votre retraite
01:01:48votre pouvoir d'achat
01:01:50et votre patrimoine
01:01:52autant de questions
01:01:53auxquelles il répondra
01:01:54sans détour
01:01:55mais surtout
01:01:56Marc Toiti
01:01:57ne se contentera pas
01:01:59de dresser
01:02:00un constat
01:02:02il partagera également
01:02:03des solutions
01:02:04concrètes
01:02:05pour protéger
01:02:06votre épargne
01:02:07et mieux
01:02:07préparer votre patrimoine
01:02:09face aux défis
01:02:10économiques
01:02:11qui se profilent
01:02:13et surtout
01:02:14le gouvernement
01:02:15ne nous fera pas
01:02:17de cadeaux
01:02:17en tant que contribuables
01:02:18si vous souhaitez
01:02:20comprendre
01:02:20ce qui se joue
01:02:21réellement aujourd'hui
01:02:22et découvrir
01:02:23les stratégies
01:02:23à mettre en place
01:02:24pour défendre vos intérêts
01:02:25je vous invite
01:02:27à nous rejoindre
01:02:28l'inscription
01:02:29est entièrement
01:02:30gratuite
01:02:31pour réserver
01:02:32votre place
01:02:32au sommet
01:02:33de la vérité
01:02:34économique
01:02:35cliquez simplement
01:02:36sur le lien
01:02:37qui se trouve
01:02:38dans la description
01:02:39de cette vidéo
01:02:40Marc Toiti
01:02:41et les publications
01:02:42Agora
01:02:42vous donnent rendez-vous
01:02:44du 22 au 29 juin
01:02:46d'ici là
01:02:47prenez soin de vous
01:02:49et de votre épargne
01:02:53Sous-titrage Société Radio-Canada
01:02:55Merci
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