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  • il y a 5 mois
Tous les jours, les informés débattent de l'actualité autour d'Hadrien Bect et Renaud Dély.

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00:00Et bienvenue dans les informés, votre demi-heure de décryptage de l'actualité comme chaque matin sur France Info
00:12et comme chaque matin en votre compagnie Renaud Dely. Bonjour mon cher Renaud.
00:15Bonjour Adrien.
00:16Avec ce matin Stéphanie Despierre. Bonjour Stéphanie.
00:19Bonjour.
00:19Vous êtes journaliste politique à LCP. Bonjour Jean-Jérôme Bertolus.
00:22Bonjour Adrien.
00:23Éditorialiste politique à France Info Télé et bonjour Fanny Guinochet.
00:28On vous connaît bien puisque vous êtes éditorialiste économie à France Info et on vous retrouve chaque matin à 7h50.
00:36Renaud, nous allons parler de politique et d'économie aussi avec une première question.
00:41L'économie française est-elle aussi mal en point qu'on pourrait le penser ?
00:45Et aussi mal en point notamment que la tournée d'alliants en quelque sorte de François Bayrou nous l'a laissé augurer
00:51puisque l'ex-premier ministre a fait beaucoup de médias avant de quitter Matignon
00:56pour expliquer à quel point la situation des finances publiques était dramatique
00:59et que la France était en quelque sorte au bord du gouffre.
01:02Cette situation des finances publiques n'est pas rassurante en effet.
01:04Mais si une hirondelle ne fait pas le printemps, une note de l'INSEE ne fait pas forcément l'été indien, certes.
01:09Mais il y a quand même eu une petite bonne nouvelle pour l'économie française hier
01:12avec cette note de l'INSEE qui envisage finalement une croissance un peu plus élevée qu'attendue.
01:200,8%, ce n'est pas mérifique mais c'est mieux qu'attendu.
01:23C'est mieux notamment d'ailleurs que l'Allemagne qui a plongé dans la récession.
01:26Un autre succès aussi de l'économie française, c'est l'inflation qui est ramenée à 1,2%.
01:32C'est d'ailleurs beaucoup mieux que la zone euro, ce taux d'inflation.
01:36Une inflation qui est d'ailleurs jugulée aussi en Europe.
01:39C'est ce dont se réjouissait ce matin François Villeroy de Gallo,
01:42le gouverneur de la Banque de France sur l'antenne de BFM Business.
01:45L'inflation elle est autour de notre cible de 2%.
01:48On est exactement à 2,1% aujourd'hui.
01:52Ça je crois que c'est plutôt une bonne nouvelle.
01:54L'inflation c'était le souci numéro un des Européens il y a encore deux ans.
01:58On a réussi à vaincre l'inflation sans provoquer de récession.
02:02Alors après, l'environnement évidemment autour de nous est très instable.
02:07Alors l'inflation ça va mieux, la croissance c'est pas si catastrophique que ça.
02:12Mais comme le souligne François Villeroy de Gallo, l'environnement lui et notamment l'instabilité politique
02:16font planer une lourde incertitude sur la conjoncture économique.
02:21Et puis, une nouvelle peut en cacher une autre.
02:24Il y a peut-être une mauvaise nouvelle qui peut tomber ce soir pour l'économie française.
02:27C'est la décision de l'agence Fitch qui pourrait dégrader la note financière de la France.
02:32Alors comment se porte l'économie française ?
02:35Est-ce que c'est effectivement un point qui sera au cœur des négociations engagées par Sébastien Lecornu
02:41pour tenter de trouver un compromis budgétaire en particulier avec la gauche ?
02:45Alors pour démêler le vrai ou faux, j'allais dire Fanny Guinochet,
02:49déjà est-ce que l'instabilité politique, c'est ce qui pèse sur la croissance,
02:56c'est ce qui pèse sur l'activité ou il n'y a pas que ça ?
03:00Alors l'instabilité politique, oui ça pèse.
03:02On l'a vu depuis un an, les investissements par exemple des entreprises ont beaucoup chuté.
03:07Je prends un an parce que c'était la dissolution de l'Assemblée nationale.
03:11Depuis ce moment-là avec les changements de Premier ministre,
03:15à chaque fois ce sont des investissements en moins, ce sont des embauches en moins
03:19parce que les employeurs le disent tous, ils ont le pied sur le frein.
03:23Donc ça pèse.
03:24Maintenant effectivement, comme le rappelait Renaud, l'économie française ne se porte pas si mal.
03:31Mais il n'empêche, si on revient sur cette fameuse note de Fitch que l'on attend qui tombera tout à l'heure,
03:36en mars, l'agence de notation, donc c'est une agence qui, on le rappelle, qui note notre dette,
03:43c'est-à-dire notre capacité, notre dette souveraine, notre capacité à emprunter sur les marchés obligataires,
03:47et bien l'agence Fitch disait, bon c'est pas si mal, mais attention, ce qui guette la France,
03:53c'est l'instabilité politique, la tension sociale, parce que finalement,
03:59et on est en plein dedans après la semaine qu'on a passée,
04:01parce que finalement ce que va noter Fitch, et il faut peut-être le rappeler,
04:05c'est la capacité de la France à rembourser son emprunt.
04:09Et si cette capacité-là, si les investisseurs sont rassurés de ce point de vue-là,
04:15bon, ils vont noter la France ou rester à l'identique.
04:18Si à force ils se disent, la France devient un pays de plus en plus instable,
04:24politiquement, socialement, et même du coup économiquement,
04:27et bien on peut avoir quelques doutes, et donc on va prêter à des taux beaucoup plus importants.
04:32Alors Jean-Jérôme Bertelus, quand même, quand on entend le monde politique,
04:37a commencé d'ailleurs ces derniers temps par François Bayrou,
04:38où on avait l'impression d'une situation assez noire,
04:42on se rend compte que c'est pas blanc, mais c'est plutôt gris, un peu foncé,
04:47mais qu'en fait, bon, la situation n'est pas si cataclysmique que ça.
04:51Oui, c'est vrai que ça a été un petit peu étonnant,
04:54de la part des dirigeants politiques,
04:57de peindre une situation aussi catastrophique,
05:00et je pense notamment aux propos d'Éric Lombard,
05:03le ministre de l'économie maintenant qui gère les affaires courants,
05:06qui avait indiqué qu'il y avait un risque, chez nos confrères de France Inter,
05:11qu'il y avait un risque que la France passe sous la tutelle du FMI,
05:15et en tout cas qu'il n'écartait pas cette hypothèse.
05:18Et il a dû démentir ses propres propos quelques jours après,
05:23parce qu'il n'a pas démenti en raison pour un message politique,
05:29il l'a fait, parce que les marchés commençaient à prendre peur.
05:33Et qu'est-ce que ça veut dire ?
05:34Ça veut dire aussi qu'il y a, en quelque sorte,
05:37les marchés, ils sont, alors comme vient de le dire Fanny,
05:40sensibles à l'instabilité politique,
05:42mais sensibles aussi au message qu'envoient les différents gouvernements.
05:48Or, c'est vrai qu'à la fois,
05:50il y a cette dette qui plane au-dessus de la tête des Français,
05:54mais c'est vrai, comme l'a rappelé Renaud,
05:57que, bon, finalement, la note de l'INSEE dit que la situation économique
06:01n'est pas si terrible que ça.
06:03L'instabilité politique, oui, certes,
06:05mais il y a l'instabilité géostratégique dans le monde aussi.
06:09– Les droits de douane, au sein de l'île.
06:11– Voilà, les droits de douane, donc c'est un espèce d'ensemble,
06:13et il faut être clair, je ne sais pas si Fanny sera d'accord avec moi,
06:18mais même si Fitch dégradait un petit peu la note ce soir,
06:21c'est-à-dire qu'on passerait pour les techniciens d'un double A à un A.
06:26– Technicien que vous êtes ?
06:27– Non, non, non, pas du tout,
06:29même si j'étais journaliste éco pendant quelques années.
06:31Non, mais ce qui est vrai, c'est que ça ne changerait pas du tout
06:33la donne de la dette française.
06:35C'est-à-dire qu'on en, voilà,
06:37il y a une espèce de détérioration progressive
06:40des taux d'intérêt auxquels emprunte la France,
06:43mais il n'y a pas comme ça une espèce de falaise.
06:45– Vous me forcez, Jean-Jérôme, à obtenir confirmation
06:48auprès de Fanny Guinochel,
06:49les marchés, ils ont déjà anticipé,
06:52pris l'impact en quelque sorte de cette possible dégradation ?
06:55– Ça fait une quinzaine de jours qu'ils voient déjà la situation politique
06:58depuis que François Bayrou a annoncé qu'il allait faire quelque part son hara-kiri.
07:03Les marchés, ils ont déjà un peu anticipé,
07:06d'ailleurs on le voit, il y a eu beaucoup plus d'échanges
07:08avant le lundi dernier qui était le vote de confiance,
07:12plutôt de défiance qu'auparavant.
07:15Et aujourd'hui, pour le rappeler, la France est à un niveau,
07:18vous le disiez, c'est à moins, c'est l'équivalent de 17 sur 20,
07:21bon bah si on descend un peu.
07:23Mais ce qui est inquiétant, c'est quand même cette lente dégradation.
07:26Et par ailleurs, ça joue quand même parce que,
07:28je pense que dans le choix d'Emmanuel Macron
07:30de nommer rapidement un nouveau Premier ministre,
07:34on s'est dit, c'est un signal qu'il envoie,
07:35alors certes à la classe politique, aux Français, etc.
07:37mais c'est aussi un signal qu'il envoie au marché de stabilité.
07:41En plus, il prend un proche de lui
07:44qui va certainement faire une politique de continuité.
07:47En tout cas, il n'y aura pas de grande rupture,
07:49notamment vis-à-vis de l'économie, une politique pro-business.
07:52– Alors si c'est une politique de grande rupture,
07:53Fanny, ça peut, à Jean-Jérôme,
07:55c'est une rupture politique.
07:56– Alors après, ça c'est autre chose.
07:58Mais pour les marchés, c'était plutôt un signal
07:59de, après on voit bien qu'il y a quand même aussi une fébrilité
08:03parce que par exemple, là aujourd'hui,
08:05Emmanuel Macron réunit des économistes à l'Elysée
08:07pour prendre quand même quelques conseils.
08:10Donc c'est ce que me disaient un certain nombre d'économistes
08:13qui sont conviés aujourd'hui auprès du chef de l'État
08:15pour dire, bon quand même, qu'est-ce qu'il faut ?
08:16Donc on verra, mais c'est vrai que ce soir,
08:19cette note, si elle se dégrade un peu,
08:21il ne va pas y avoir un électrochoc,
08:23ça sera juste, on se dégrade un petit peu plus.
08:25– Stéphanie Despierre, avec cette bonne conjoncture,
08:27enfin cette bonne conjoncture, cette conjoncture moins mauvaise
08:30qu'on pouvait le craindre,
08:32est-ce que ce n'est pas aussi de nature à faire dire
08:34à ceux avec qui Sébastien Lecornu va devoir négocier
08:38le Parti Socialiste,
08:38bon ben vous voyez finalement,
08:40ce n'est pas catastrophique,
08:42donc peut-être que vous pouvez ajuster
08:44sur un certain nombre,
08:45que ce soit sur le montant de la réduction du déficit
08:48ou les entreprises se portent bien,
08:49on peut peut-être les taxer un peu plus.
08:51– Très clairement, le Parti Socialiste va s'en saisir
08:54pour peser dans les négociations,
08:57la gauche avait déjà beaucoup dénoncé
08:59les discours que estimait catastrophistes
09:01de François Barraud,
09:02qui en effet a fait des ravages auprès des marchés,
09:04mais aussi auprès des Français,
09:05on voit qu'économiquement,
09:06la consommation ne redémarre pas,
09:08alors que la consommation,
09:09c'est vraiment normalement ce qui tire
09:11la croissance française,
09:12on voit que les Français,
09:13les taux d'épargne sont énormes,
09:14donc ça, ça montre bien,
09:15comme le disait Jean-Jérôme,
09:16que le message envoyé,
09:18c'est une question de confiance des marchés,
09:19mais aussi une question de confiance des Français,
09:21donc là, c'est très clairement,
09:23ça va jouer dans les négociations,
09:25après, est-ce que la gauche arrivera
09:27à convaincre les macronistes,
09:29et notamment Sébastien Lecornu,
09:30qui est un fidèle du Président de la République,
09:32d'être vraiment dans la rupture
09:34et d'abandonner un des totems,
09:36peut-être la taxation des ultra-riches,
09:38on attend de voir.
09:39– Renaud Delis.
09:40– Sur ce point, d'ailleurs,
09:41ce matin, Marc Ferracci,
09:42un ministre proche de surcroît
09:44d'Emmanuel Macron,
09:45qui est un macroniste pur jus,
09:47– Ministre de l'industrie,
09:48qui est un macroniste pur jus,
09:49si j'ose dire,
09:49dit qu'il n'y a pas de tabou
09:50sur la question de la taxation des plus revenus,
09:52qu'il ne faut pas qu'il y ait de tabou
09:53sur ce point-là.
09:54Donc, on a le sentiment
09:54que ça peut commencer à bouger,
09:55c'est un peu, d'ailleurs,
09:56ce que commence à laisser entendre Matignon.
09:59– Et ça bouge aussi un peu
10:00au sein du groupe macroniste
10:01à l'Assemblée nationale.
10:02– Et ce qui est intéressant,
10:04justement, je reviens juste d'un mot
10:05sur cette note de l'INSEE,
10:07d'ailleurs, tout est dans son titre,
10:08en quelque sorte,
10:09ce qui peut épargner la lecture
10:10d'un document qui est quand même
10:11forcément un petit peu aride,
10:13– Comment vous y allez ?
10:14– Pas de confiance, un peu de croissance,
10:15c'est-à-dire que la croissance,
10:16c'est un peu mieux qu'attendu,
10:18ce qu'on disait,
10:19mais c'est vrai qu'il n'y a pas de confiance,
10:21pas de confiance des ménages,
10:23qu'il y a une vraie instabilité politique
10:25qui menace, justement, quand même,
10:26sur la suite.
10:28Alors, ce qui est un peu mieux,
10:29on le disait, c'est la croissance,
10:30c'est l'inflation et c'est le chômage,
10:31d'ailleurs, qui ne s'envole pas,
10:32en tout cas, qui devrait être
10:33à peu près stable à la fin de l'année.
10:35Et ça, ça va forcément inciter
10:38la gauche et en particulier les socialistes
10:40à dire, ben voilà,
10:41un, il y a du grain à moudre,
10:42et d'ailleurs, une purge, entre guillemets,
10:44de l'ordre de 44 milliards d'euros
10:46pour réduire les déficits
10:47telles que celles qui étaient annoncées
10:48par François Bayou.
10:49Au contraire, ça risquerait d'ailleurs
10:50de casser le peu de croissance
10:52qui nous reste et de plonger le pays
10:53dans la récession.
10:54Donc, il faut faire un petit peu moins
10:55d'efforts pour réduire les déficits
10:57et il faut peut-être faire un peu d'efforts
10:59en termes de pouvoir d'achat
11:00pour essayer de relancer la consommation.
11:01Jean-Jérôme Bertolus, d'un mot.
11:03Un tout petit mot par rapport
11:04à cette note de l'INSEE,
11:05c'est vrai que le verre à moitié vide
11:07ou à moitié plein.
11:08En revanche, là où le verre est complètement vide,
11:11c'est le fait que la France
11:12est face à un mur d'investissement
11:14qu'on ne peut pas honorer,
11:16que ce soit en matière d'énergie,
11:18de relance du nucléaire,
11:19que ce soit en matière de transport
11:21avec un réseau ferré complètement très très vieux,
11:25que ce soit en matière de rénovation
11:26des écoles, etc.
11:27Ça veut dire que la conjoncture
11:29n'est pas si mauvaise que ça,
11:31mais la France n'a pas de possibilité
11:33d'investir pour l'avenir.
11:35Stéphanie Despierre, je voulais vous entendre
11:36sur ce que vous avez commencé à évoquer,
11:38l'évolution des députés macronistes
11:40sur la fiscalité.
11:41Vous, vous êtes journaliste parlementaire,
11:42vous travaillez au cœur du Parlement.
11:45Sur quoi ils se disent aujourd'hui,
11:47prêts, ces députés à avancer ?
11:48Même si ça ne dépend pas que d'eux,
11:50mais quand même.
11:51Alors, sur la taxe Zuckman,
11:52ils sont très nombreux à dire
11:53que ce n'est pas possible,
11:54qu'elle est caricatura,
11:55et que notamment,
11:56ça risque de porter sur le capital,
11:58ça risque d'empêcher les entreprises
12:00d'anéantir de l'activité économique.
12:04En revanche, ça fait plusieurs mois
12:05que certains, au groupe
12:07Ensemble pour la République
12:08et à l'Assemblée Nation,
12:08la réfléchissent.
12:09Et moi, depuis le mois de mai,
12:11depuis le mois de juin,
12:12certains disent,
12:13de toute façon,
12:13on sait qu'il va falloir,
12:15à un moment ou à un autre,
12:16lâcher un peu du lait
12:17sur la taxation des ultra-riches.
12:18Et ils s'y préparent.
12:19Ils sont en train de réfléchir.
12:20Certains avaient pris le taureau
12:22par les cornes en disant,
12:24bon, nous, notre boulot,
12:25c'est au sein du groupe Renaissance EPR
12:27de convaincre nos collègues
12:29parce qu'ils se rendent bien compte
12:30que de toute façon,
12:31il va falloir donner un gage à la gauche
12:34si on veut que décrocher
12:36un accord de non-censure.
12:37Et les macronistes ont deux totems,
12:39la taxation des revenus,
12:40et on va en parler,
12:40la réforme des retraites.
12:41Et donc, c'est le choix
12:42entre un mal ou un autre,
12:44d'un point de vue macroniste,
12:45mais apparemment,
12:46la taxation des ultra-riches,
12:47peut-être qu'il y a moyen de discuter.
12:48Vous m'offrez une transition formidable
12:50parce que va-t-il...
12:50C'était concerté entre vous.
12:51Absolument, on travaille dessus
12:52depuis une semaine quand même.
12:53Va-t-il falloir lâcher du lest,
12:55justement, aussi sur la réforme des retraites ?
12:57On se pose la question.
12:58Juste après le fil info,
12:59il est 9h19.
13:00Manon Lombard-Brunel.
13:02La France va convoquer ce matin
13:03l'ambassadeur de Russie.
13:05C'est l'annonce du ministre
13:06des Affaires étrangères,
13:08Jean-Noël Barraud,
13:08après l'incursion
13:09d'une vingtaine de drones russes
13:10cette semaine en Pologne.
13:12Hier, Emmanuel Macron a annoncé
13:13que la France allait mobiliser
13:15trois de ses rafales
13:15pour contribuer à la protection
13:17de l'espace aérien polonais.
13:19Le verdict est tombé
13:20pour Jair Bolsonaro au Brésil.
13:21L'ancien président brésilien
13:23a été condamné cette nuit
13:24à 27 ans de prison.
13:25Condamnation pour tentative
13:27de coup d'État
13:28à un an seulement
13:29de la prochaine élection présidentielle.
13:31Jair Bolsonaro va déposer un recours.
13:33Marco Rubio,
13:34le chef de la diplomatie américaine,
13:36a dénoncé de son côté cette nuit
13:37une chasse aux sorcières
13:38et une décision injuste.
13:40L'Agence nationale de sécurité
13:42du mendicament
13:43monte au créneau
13:44la vente illégale
13:45de certains traitements
13:46contre l'obésité
13:47est en hausse.
13:48Vente d'aupe
13:49et notamment par la multiplication
13:50de la publicité
13:51pour ses produits
13:52sur les réseaux sociaux.
13:53La NSM a saisi la justice.
13:55Et puis la Ligue 1 de football
13:57fait son retour ce soir
13:58après la trêve hivernale.
13:59Début de la quatrième journée
14:01avec ce match
14:02entre l'Olympique de Marseille
14:03et l'Orient.
14:04Le début de la rencontre
14:05c'est à 20h45.
14:09France Info
14:10Les informés
14:13Adrien Bec
14:14Renaud Delis
14:15Et toujours avec Stéphanie Despierres
14:17journaliste politique
14:18à l'LCP
14:19la chaîne parlementaire
14:20Jean-Jérôme Bertoluste
14:21éditorialiste politique
14:23à France Info
14:23Télé
14:24et Fanny Guinochet
14:25éditorialiste
14:26Économie
14:27du côté de France Info
14:28Radio.
14:30Nous l'avons évoqué
14:31en filigrane
14:32juste avant
14:32Renaud Delis
14:33la réforme des retraites
14:35va-t-il falloir
14:35que Sébastien Lecornu
14:36la remette sur le métier ?
14:37Il va de toute façon
14:38devoir rouvrir
14:39d'une façon ou d'une autre
14:40le dossier
14:40a priori c'est plutôt
14:41dans les tuyaux
14:42mais certains
14:43du côté élecutif
14:44évoquaient l'hypothèse
14:45de relancer
14:46le fameux conclave
14:47qui avait échoué
14:47sous François Bayrou
14:48sauf que les partenaires sociaux
14:49n'en veulent pas
14:50et Sébastien Lecornu
14:51et Matignon
14:52visiblement ne penchent pas
14:53forcément de ce côté-là
14:54les partenaires sociaux
14:55des syndicats
14:56ont déjà fait savoir
14:57qu'il n'était pas question
14:58de relancer
14:59un processus
15:00aussi long
15:01et aussi complexe
15:02en particulier
15:02Marie-Lise Léon
15:03la secrétaire générale
15:03de la CFDT
15:04qui était l'invité hier
15:05de nos confrères
15:06de France Inter
15:06Et je pense qu'il faut
15:08prendre au mot
15:08le nouveau Premier Ministre
15:10qui nous dit
15:10qu'il va faire différemment
15:12ok
15:13mais ça veut dire
15:13qu'il faut penser différemment
15:15si les totems
15:16et les dogmes
15:16restent du côté du gouvernement
15:18ça n'avancera pas
15:19Penser différemment
15:21se montrer créatif
15:21comme disait lui-même
15:22derrière Sébastien Cornu
15:23ça veut dire évidemment
15:23ne pas recommencer
15:24le conclave en question
15:25conclave qui avait échoué
15:26quand même en grande partie
15:27à cause de l'attitude du MEDEF
15:29sur notamment
15:29l'intégration des critères
15:30de pénibilité
15:31dans un accord
15:32que la CFDT en revanche
15:33semblait être sur le point
15:35de signer
15:35la CFDT d'ailleurs
15:36sera reçue aujourd'hui
15:38par Sébastien Lecornu
15:39Marie-Élise Léon
15:40doit donc le rencontrer
15:41comment est-ce que
15:42le nouveau Premier ministre
15:43va se dépatouiller
15:44en quelque sorte
15:45de cette réforme des retraites
15:46qui colle un peu
15:48au second quinquennat
15:49d'Emmanuel Macron
15:50comme le sparadrap
15:51au capitaine Haddock
15:52Voilà
15:52et précisons aussi
15:54qu'il a Sébastien Lecornu
15:55appelé
15:55à peine nommé
15:57Frédéric Souillot
15:58le patron de Force Ouvrière
16:00Fanny Guinochet
16:01il y a eu
16:02cette évocation
16:05on va dire
16:05dans l'air
16:05de relancer
16:06une forme de conclave
16:06la CFDT dit
16:07hors de question
16:08comment on fait
16:09et d'ailleurs
16:10et déjà pourquoi
16:11pardon
16:11et deuxième question
16:12comment on fait
16:12parce que la CFDT
16:14estime avoir
16:15à juste titre
16:17beaucoup poussé
16:18participer au conclave
16:19pendant des mois
16:20ça a été compliqué en plus
16:21parce qu'elle est restée
16:23à la table des négociations
16:24alors que
16:24son homologue
16:26et concurrente
16:27CGT
16:28elle avec laquelle
16:29elle apporte
16:29dès le départ
16:29je crois que personne
16:30n'a vraiment envie
16:31de refaire un remake
16:32de l'exercice
16:34en revanche
16:35ça ne veut pas dire
16:35que la CFDT
16:36et là
16:37elle fait monter
16:38un peu les enchères
16:38elle a raison
16:39Marie-Élise Léon
16:40ne va pas être sensible
16:42surtout sur la pénibilité
16:44qui est quand même
16:44l'ADN de la CFDT
16:46ça fait 20 ans
16:47que la CFDT demande
16:48qu'il y ait une meilleure
16:48prise en compte
16:49des critères pénibilité
16:50donc s'il y a une
16:51une voie de passage
16:52la CFDT
16:53la saisira
16:54mais pour ça
16:55il faut
16:56Renaud l'a rappelé
16:57Renaud Delis l'a rappelé
16:58il faut qu'il ait le patronat
16:59qui l'accepte
16:59c'est la question
17:00que je vais vous poser
17:01le MEDEF
17:01comment on fait
17:02pour peut-être
17:03il y a un peu plus loin
17:03on peut le dire
17:04un peu crûment
17:06à planter le conclave
17:07au printemps
17:09là aujourd'hui
17:09le MEDEF
17:10n'est pas dans la même disposition
17:11et c'est là-dessus
17:12que va jouer
17:13notamment Sébastien Lecornu
17:15le MEDEF
17:15veut de la stabilité
17:16peut-être
17:16c'est-à-dire
17:17qu'entre le moindre mal
17:18peut-être mettre
17:19trois critères
17:20ou quatre critères de plus
17:21de pénibilité
17:22et enfin les reconnaître
17:23depuis dix ans
17:24qu'on en parle
17:25c'est peut-être
17:26un mal
17:27moins dangereux
17:30finalement
17:30pour l'économie
17:31que de voir
17:32de nouveau
17:33un gouvernement tomber
17:34un budget
17:35qu'on n'aurait pas
17:36et une situation
17:37on vient de l'évoquer
17:37politique
17:38extrêmement instable
17:40donc peut-être que là
17:40il y aurait une voie de passage
17:41il faut voir
17:43la CFDT
17:44elle, elle joue
17:45elle joue sa partition
17:46et elle a raison
17:47c'est un peu comme les socialistes
17:48qui mettent la barre O
17:49pour obtenir
17:50les socialistes qui disent
17:51on les entend tous
17:51dire ça va coûter cher
17:53ça va coûter très cher
17:54Jean-Jérôme Bertolus
17:55est-ce que les socialistes
17:57peuvent avoir
17:57quelque chose de
17:59on va dire
17:59très vindicatif
18:01sur la réforme des retraites
18:03ou est-ce qu'ils se disent
18:04bon
18:04à un moment donné
18:05elle a été faite
18:05on n'a pas trop le choix
18:06c'est mieux qu'elle ne soit faite
18:08que l'inverse
18:08non c'est important
18:09la réforme des retraites
18:10pour les socialistes
18:11a un double titre
18:12d'une part
18:13parce que
18:13cette réforme des retraites
18:14est honnie par les français
18:16donc les socialistes
18:17ils sont comme tout le monde
18:18ils regardent un petit peu
18:19les sondages
18:20deuxièmement
18:21c'était dans l'accord
18:22du nouveau fond populaire
18:23et même si c'est aujourd'hui
18:24une guerre des gauches
18:26quotidienne
18:26c'est toujours
18:27les deux partenaires
18:31le PS
18:31et la France insoumise
18:33le PS ne veut pas donner
18:34des verges
18:35pour se faire battre
18:36par Jean-Luc Mélenchon
18:36qui n'en a pas besoin
18:37pour taper à bras raccourcis
18:39sur Olivier Faure
18:39donc
18:40le PS demande toujours
18:42la suspension
18:43de la réforme des retraites
18:44comme Marie-Lise Léon
18:45maintenant
18:45la secrétaire générale
18:46de la CFDT
18:47mais c'est pas forcément
18:48c'est sans doute pas acceptable
18:49pour Sébastien Gant
18:50mais en revanche
18:51en revanche
18:52il est clair
18:52que le nouveau Premier ministre
18:55va devoir
18:57donner des gages
18:59et comme vous l'avez dit
19:00effectivement
19:01et bien des gages importants
19:03parce que le compromis
19:04ça va faire mal
19:05si compromis il y a
19:06et il ne peut que y avoir
19:07un compromis
19:08pour Emmanuel Macron
19:09pour éviter la dissolution
19:11et bien ce compromis
19:12ça va faire mal
19:13donc sans suspendre
19:14l'économie
19:16de l'offre
19:18telle qu'effectivement
19:19l'a définie
19:20depuis 2017
19:21Emmanuel Macron
19:22il est clair
19:23que par exemple
19:24Sébastien Lecornu
19:25pourrait
19:26dans le projet
19:27de loi de finances
19:27de sécurité sociale
19:28réintroduire
19:30ses critères
19:31de pénibilité
19:32ou aller
19:32dans une
19:33pour les femmes
19:34dans une retraite
19:36moins
19:36moins contraignante
19:38Stéphanie Despierre
19:40sur la réforme
19:41des retraites
19:41c'est un marqueur
19:42du quinquennat
19:43d'Emmanuel Macron
19:43pour les députés
19:44macronistes
19:45c'est très important
19:46parce qu'il faut se souvenir
19:47quand même
19:47qu'il y a eu
19:48des énormes manifestations
19:49que eux
19:49ils ont été critiqués
19:51chahutés de toutes parts
19:52que ce soit dans l'hémicycle
19:53ou dans la rue
19:54et ça
19:55autant moi je sens
19:56une évolution
19:56sur la taxation
19:57des ultra-riches
19:58même si voilà
19:59tout est dans les détails
20:00et c'est là-dessus
20:00moins sur les retraites
20:01sur les retraites
20:02je les sens beaucoup moins ouverts
20:03en plus il faut dire
20:05ce qu'il y a
20:06c'est que le groupe
20:06Ensemble pour la République
20:07à l'Assemblée nationale
20:08est plus à droite
20:09qu'il ne l'était
20:10avant 2022
20:12toute son aile gauche
20:12n'est plus là
20:13donc voilà
20:14et c'est vraiment
20:15symboliquement
20:16ça reste
20:16voilà
20:17c'est des députés
20:18ça a été un énorme
20:18combat politique
20:19pour eux le poids
20:21il y a un poids politique
20:22à y renoncer
20:23et un poids de conviction
20:24et un poids de
20:25ils auraient l'impression
20:26d'avoir gaspillé
20:27énormément d'énergie
20:28énormément de...
20:28Emmanuel Macron lui-même
20:30j'allais vous dire
20:30il y a l'éléphant
20:31au milieu de la pièce
20:31aussi quand même
20:32c'est pas un éléphant
20:33c'est le président
20:33c'est une expression
20:36Renaud
20:36d'accord
20:36Emmanuel Macron
20:38qui répète
20:39que cette réforme
20:40des retraites
20:41elle est bonne
20:41pour l'économie
20:42c'est sa conviction
20:44de surcroît
20:45revenir dessus
20:45ça coûterait extrêmement cher
20:46évidemment revenir
20:47à 62 ans
20:48ça serait aux yeux
20:49du chef de l'État
20:50celui que vous qualifiez
20:52d'éléphant à l'instant
20:52je vous en prie
20:54ce serait évidemment
20:55hors de prix
20:56et puis il y a aussi
20:57une forme d'hypocrisie
20:58ambiante
21:00selon donc l'Élysée
21:01selon le chef de l'État
21:02c'est que quand on regarde
21:04à chaque fois que la gauche
21:05est revenue au pouvoir
21:06que les socialistes
21:07sont revenus au pouvoir
21:07ils sont jamais revenus
21:09sur des réformes de retraite
21:10des retraites successives
21:12qui avaient été faites
21:13par la droite
21:13et qu'ils avaient combattu
21:14de façon absolument virulente
21:16lorsqu'ils étaient dans l'opposition
21:17Baladur 93
21:18Raffarin 2003
21:20Raffarin Fillon
21:20Fillon 2010
21:22chacune de ces réformes
21:24de retraite finalement
21:25ils les ont combattues
21:26dans l'opposition
21:26et une fois au pouvoir
21:27ils sont absolument pas revenus
21:28comme d'ailleurs
21:29par exemple en Espagne
21:30aujourd'hui
21:31l'âge de la retraite
21:31s'apprête à l'horizon 2027
21:33à passer à 67 ans
21:35en Espagne
21:35et le gouvernement socialiste
21:36de Pedro Sanchez
21:37n'envisage pas
21:38de revenir sur cette réforme
21:38je pense qu'Emmanuel Macron
21:40a aussi cette conviction en tête
21:41merci Renaud Delis
21:42pour cette explication
21:43extrêmement claire
21:45je vous en prie
21:45merci à vous
21:47Fanny Guinochet
21:48vous êtes éditorialiste
21:49économie à France Info
21:50on vous retrouve tous les matins
21:507h50
21:51merci
21:52Jean-Jérôme Bertolus
21:53éditorialiste politique
21:54France Info TV
21:56et merci Stéphanie Despierres
21:57vous êtes journaliste politique
21:59à la chaîne parlementaire
22:00merci à vous
22:00d'avoir suivi les informés
22:02restez sur France Info
22:03merci à vous
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