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  • il y a 3 mois
Tous les jours, les informés débattent de l'actualité autour de Hadrien Bect et de Renaud Dély.

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00:07Et ravi de vous retrouver dans les informés de France Info, votre demi-heure de décryptage de l'actualité comme
00:12chaque matin avec vous, Renaud Dely. Bonjour.
00:15Bonjour Adrien.
00:16Deux sujets à voir ce matin, nous allons nous interroger sur la réussite ou non d'Emmanuel Macron pour ce
00:23G7 à Evian et puis cette visite de Donald Trump qui a suivi à Versailles.
00:28Avant cela, nous allons évoquer la canicule et nous interroger sur la manière dont la France est prête ou pas
00:34à faire face à ces épisodes de chaleur.
00:37Pour parler de ces deux sujets, j'accueille Roselyne Fèvre. Bonjour.
00:41Bonjour.
00:41Vous êtes chef du service politique de France 24 et Paul Barcelone. Bonjour Paul.
00:44Bonjour Adrien.
00:45Vous êtes journaliste au service politique de France Info, donc sur la chaleur qui s'accentue et qui va encore
00:51s'accentuer malheureusement en France, Renaud.
00:53Le gouvernement français est-il à la hauteur ?
00:55Il fait chaud, très chaud, trop chaud. Un nouvel épisode caniculaire qui va durer au moins jusqu'à mardi avec
01:0353 départements en vigilance orange.
01:07Souvenez-vous, la pression de canicule ne date pas d'il y a très longtemps, mais c'était il y
01:11a moins de trois semaines.
01:12Bref, ces épisodes se répètent avec d'ores et déjà des conséquences lourdes.
01:16Des cours annulés, des examens reportés pour ce qui est des élèves et des étudiants, des trains supprimés, des logements
01:23qui donc se transforment en bouilloires thermiques.
01:26La France semble vulnérable de façon assez spectaculaire à ce réchauffement climatique, comme le montrent toutes ses conséquences.
01:33Alors pour quelles raisons ? Est-ce que c'est le résultat d'une impréparation de longue date du pays
01:38?
01:38Est-ce que c'est aussi l'incapacité des pouvoirs publics à anticiper justement ce phénomène de dérèglement climatique ?
01:44Bref, est-ce que, comme vous le disiez, le gouvernement actuel et ses prédécesseurs d'ailleurs est à la hauteur
01:50de ce défi climatique ?
01:52Voici ce qu'on disait ce matin sur l'antenne de France Info Agnès Pannier-Runacher, ancienne ministre de la
01:57Transition écologique, députée Renaissance du Pas-de-Calais.
02:00Nous sommes un des pays en Europe et dans le monde qui avons le plan d'adaptation au changement climatique
02:07qui est le plus complet et qui est souvent regardé comme une référence au plan international.
02:13Donc lorsqu'on mesure l'action, elle s'est considérablement accélérée.
02:17Mais le dérèglement climatique s'est également considérablement accélérée, en tout cas il se manifeste de manière beaucoup plus forte.
02:24Et très objectivement, aucun pays ne peut honnêtement affirmer qu'il est totalement prêt face à un défi de telle
02:31ampleur.
02:32Bref, quand on se compare, on se console, selon Agnès Pannier-Runacher, qui évidemment défend notamment sa propre action.
02:39Sauf que celle qui lui a succédé au ministère de la Transition écologique, Monique Barbu, a reconnu elle-même devant
02:44les sénateurs
02:46que malgré les efforts de la France, aujourd'hui nous n'étions pas à la hauteur
02:51et que les financements n'étaient pas à la hauteur de cet enjeu du défi climatique.
02:55Alors pourquoi est-ce que le gouvernement semble à la traîne ?
02:59Est-ce qu'il y a un défaut d'anticipation de ce gouvernement, comme des précédents d'ailleurs,
03:04c'est-à-dire de longue date, qui fait que la France ne parvient toujours pas à s'adapter à
03:08ces épisodes caniculaires
03:09qui se répètent de façon de plus en plus fréquente ?
03:12Alors j'aimerais qu'on arrive à démêler un petit peu ce qui est dit,
03:14parce qu'entre Roselyne Fèvre, entre Agnès Pannier-Runacher qui nous dit
03:18on a fait énormément de choses, on est le gouvernement en Europe qui a fait le plus,
03:21et je vois que vous levez les yeux au ciel,
03:23et Monique Barbu qui dit on n'est pas à la hauteur,
03:25alors que Monique Barbu est la successeure d'Agnès Pannier-Runacher.
03:30Où est la vérité ?
03:31Alors c'est normal qu'elle défende son bilan,
03:34elle ne va pas dire tout ce que j'ai fait est nul, bien évidemment.
03:37Là où elle a raison, c'est que le climat se réchauffe plus vite que prévu.
03:42Dix ans après la signature des accords de Paris,
03:46les plus 1,5 degré vont venir bien avant 2100.
03:52Donc longtemps les gouvernements, pas qu'en France d'ailleurs,
03:56ont hurlé en disant c'est le réchauffement climatique, etc.
03:59Mais qu'a-t-on fait pour l'adaptation ?
04:01Le sujet c'est l'adaptation, comment on s'adapte ?
04:04Et face à un réchauffement qui est devenu inéluctable.
04:07Moi je vois deux raisons.
04:09La première c'est un retard, effectivement, clairement, dans l'adaptation.
04:13La deuxième qui est encore plus forte,
04:15c'est pour moi l'invraisemblable bureaucratie du ministère de la Transition.
04:21Écoutez et accrochez-vous,
04:22la France accorde plus de 500 millions d'euros à un fonds vert.
04:27Et alors on a un plan qui s'appelle le PCAET,
04:30le plan climat, air, énergie, territorial.
04:33À quoi s'ajoutent des SCOT,
04:35schéma de cohérence territoriale et les pluies,
04:37les plans locaux d'urbanisme intercommunal.
04:40Tout ça débouche, on s'accroche encore,
04:42sur 52 mesures avec 200 actions
04:45et 341 sous-actions.
04:49Alors, vous y comprenez quelque chose, vous ?
04:51Peut-être que certains élus comprennent.
04:52Non, mais personne n'y comprend rien.
04:54C'est-à-dire qu'on est là typiquement dans une politique bureaucrate,
04:58dans une conception de l'écologie par les écologistes,
05:03où il y a des normes, des contraintes et où, in fine,
05:05personne ne comprend rien et où rien ne se fait.
05:08On comprend de votre côté, Roselyne Fèvre, bureaucratie.
05:11Paul Barcelone et Roselyne a commencé à l'évoquer.
05:13Il y a aussi la question budgétaire.
05:15Il faut de l'argent pour faire tout ça.
05:17Et c'est pas toujours le budget de la transition.
05:20On a l'impression que c'est pas toujours la priorité.
05:22Ça renvoie à l'idée que la canicule, la préparation pour le gouvernement ou pas,
05:27l'anticipation, l'adaptation, les plans logements, changements climatiques, etc.
05:32Tous ces sujets-là sont quand même extrêmement politiques.
05:34Oui, il y a la question budgétaire et la donne politique,
05:37le contexte politique, c'est que ce gouvernement, aujourd'hui,
05:39n'a pas de majorité pour faire bouger les lignes.
05:42L'autre réalité, c'est que toutes les oppositions,
05:44Marine Tondelier, la secrétaire générale d'Europe Écologie-Les Verts,
05:47lors du dernier épisode caniculaire,
05:50disait que la France est déjà en retard.
05:52On n'est déjà pas préparé,
05:54on n'a déjà pas assez anticipé pour ce gouvernement.
05:56Et donc, on ne fait que déplorer les conséquences
05:58systématiquement de la canicule.
05:59Et on se rend compte de ces conséquences
06:02uniquement quand l'épisode vient sur nous.
06:04Donc, ça renvoie évidemment à une difficulté.
06:06Ensuite, j'ai envie de dire,
06:08c'est un peu facile,
06:09mais de la gestion de crise perpétuelle pour le gouvernement.
06:12Lors du précédent épisode de canicule,
06:14le ministre de l'Éducation nationale,
06:16j'en sais quelque chose,
06:17c'est moi qui lui ai posé la question au Conseil des ministres,
06:19disait qu'il n'est pas question
06:21de fermer les écoles
06:22ou de reporter les épreuves du bac.
06:24Et finalement,
06:2415 jours après, on y est.
06:25On rappelle, dans l'académie de Poitiers,
06:27les oraux du bac sont reportés la semaine prochaine.
06:29Donc, ça montre la difficulté
06:30à trouver le bon dosage,
06:32à trouver le bon équilibre.
06:33Et ça renvoie à l'idée
06:34que le gouvernement est très vite dépassé,
06:36mais qu'on est collectivement très vite dépassé.
06:38L'État, la SNCF, partout.
06:40Dans le même temps,
06:40parce qu'on peut faire le procès du gouvernement,
06:42on peut aussi voir quand même
06:43ce qui a été fait.
06:45Il y a combien de dizaines
06:46de milliers d'écoles en France ?
06:47Plusieurs dizaines de milliers.
06:48Il y a quand même des rénovations
06:50qui ont été faites.
06:51On ne peut pas tout faire en deux ans, j'imagine.
06:53Vous posiez la question budgétaire
06:54à juste titre.
06:55Il y a aussi, je crois,
06:57dans l'opinion politique,
06:58le sentiment que c'est toujours
06:59le budget climatique,
07:01les budgets verts,
07:02Roselyne faisait référence
07:03au fond vert à l'instant,
07:05qui sont les premiers sacrifiés.
07:06Et ça, ça restera malgré tout
07:08une forme, j'ose le mot,
07:10d'un pensée aussi du quinquennat Macron
07:11qui avait dit entre deux tours
07:13de la présidentielle 2022,
07:14ce quinquennat sera écologique
07:15ou ne sera pas.
07:16Et il y a perpétuellement
07:17l'impression...
07:18Le premier ministre est en charge
07:19de la planification écologique.
07:20Oui, qui était Elisabeth Borne la première.
07:22Il y a toujours l'impression
07:23que ça resterait un impensé
07:25ou que les choses n'auraient pas
07:26été suffisantes
07:26ou qu'Emmanuel Macron
07:27n'aurait pas fait assez.
07:28Ça renvoie aussi à ça, cette question.
07:29Renaud ?
07:30Il y a deux façons, me semble-t-il,
07:32de juger, voire de jauger,
07:33en tout cas, l'action du gouvernement
07:34face au réchauffement climatique.
07:35C'est soit de regarder dans le rétroviseur,
07:36soit de regarder, effectivement,
07:38l'avenir.
07:38Si on regarde dans le rétroviseur,
07:40la défense du gouvernement,
07:46en tout cas, la défense
07:48des deux mandats d'Emmanuel Macron,
07:49consiste à dire
07:50nous en faisons beaucoup plus.
07:51Il y a beaucoup plus de financement,
07:53beaucoup plus d'initiatives globales.
07:55Il y a eu beaucoup plus de lois
07:57que sous le mandat de François Hollande
07:59ou celui de Nicolas Sarkozy.
08:00Ceci est vrai, indéniablement,
08:02depuis 2017.
08:04Les crédits engagés
08:06pour lutter contre le réchauffement climatique,
08:08pour adapter le pays à ce défi,
08:10les initiatives,
08:11la création du Fonds Vert
08:12et bien d'autres éléments
08:15qui participent à cette panoplie.
08:17Indéniablement, depuis 2017,
08:19il y a eu beaucoup plus de choses
08:20qui ont été faites qu'antérieurement.
08:21Sauf que le réchauffement climatique
08:23s'accélère,
08:24on mesure de façon de plus en plus fréquente,
08:28en France et ailleurs d'ailleurs.
08:29C'est-à-dire que si on regarde vers l'avenir,
08:31en revanche,
08:32on ne peut que constater
08:33qu'aujourd'hui,
08:34il y a un vrai défaut d'anticipation
08:36qui perdure
08:37et donc il y a un problème d'échelle
08:38aujourd'hui encore
08:39dans l'action publique
08:40par rapport à ce qui nous attend
08:42dans les mois,
08:43dans les années
08:43et dans les décennies qui viennent.
08:44Et c'est vrai aussi
08:46que ces dernières années,
08:48à l'occasion d'une foultitude de crises
08:50qui se sont succédées
08:51et qui ont pesé
08:51sur les finances publiques,
08:53l'environnement a trop souvent
08:55été une variable d'ajustement.
08:58Le Fonds Vert,
09:00dont se félicitent les élus locaux,
09:03et c'est vrai qu'ils y recouraient
09:04de façon assez massive
09:06ces dernières années
09:06pour essayer de lancer
09:07un certain nombre d'adaptations
09:08justement
09:10de leurs infrastructures
09:12aux défis climatiques.
09:13Les crédits du Fonds Vert
09:14ont été réduits
09:15de façon assez drastique
09:16ces deux dernières années
09:17et ça, ça montre bien
09:18que justement,
09:19ce défaut d'anticipation,
09:20c'est-à-dire de regard à long terme,
09:21c'est-à-dire que quand il y a
09:22une crise des finances publiques,
09:23c'est vrai qu'on pioche
09:24plus souvent, en tout cas,
09:25dans les fonds de l'environnement.
09:26Or, sans vouloir trop caricaturer,
09:29mais c'est vrai qu'il y a des défis
09:33extrêmement urgents et importants aussi
09:34pour lesquels on trouve de l'argent.
09:36On trouve de l'argent
09:36et c'est normal, c'est légitime
09:38pour financer l'effort
09:40de défense nationale
09:41qui est devenu notamment.
09:42C'est une question prioritaire.
09:43Est-ce que, Roselyne,
09:44sur ce sujet,
09:45il n'y a pas aussi eu
09:46des différences,
09:48des alternances de lignes
09:49du gouvernement ?
09:50Parce qu'il y a quand même
09:51parfois dans l'opinion
09:53l'idée que l'écologie,
09:54c'est quelque chose
09:55forcément de punitif, etc.
09:56L'adaptation,
09:57ce n'est dans tous les cas
09:58pas punitif
09:59puisque c'est une adaptation.
10:00Mais on a pu avoir l'impression
10:02peut-être que par le passé,
10:03le gouvernement n'arrivait pas bien
10:04à choisir sa ligne.
10:06Oui, mais c'est très juste
10:07ce que vous dites.
10:08C'est une question.
10:09C'est-à-dire que,
10:09non mais, vous avez raison,
10:11mais tout ce qui est mis en œuvre
10:13aujourd'hui
10:14ne marche pas à l'adaptation.
10:16Et moi, je refais cette analyse
10:17et je reste campé
10:19sur ma position,
10:20comme on dit,
10:20c'est que je pense que
10:21toute cette superposition
10:24de normes, de contraintes, etc.
10:25parce que dans le fond,
10:26là, par exemple,
10:27il y a un papier dans l'Opinion
10:28dont je me suis inspiré,
10:29d'ailleurs,
10:29parce que c'était édifiant.
10:31Le ministère de l'Écologie,
10:33par exemple,
10:33n'a pas la climatisation.
10:35Les hôpitaux
10:36n'ont pas de climatisation.
10:38Alors moi, je veux bien
10:39qu'on dise
10:40OK, la planète, etc.
10:42mais il y a un moment donné aussi,
10:43il faut que l'écologie
10:46soit un peu raisonnable
10:47et qu'on aide les gens
10:49à vivre aussi un peu mieux.
10:51Et puis qu'on arrête d'empiler,
10:53qu'on fasse effectivement,
10:55qu'on aide, par exemple,
10:56les bailleurs sociaux,
10:58des prêts,
11:00voilà,
11:01toute la rénovation
11:03des bâtiments,
11:04l'isolation,
11:05tout ça,
11:06et c'est pas avec des scots,
11:07des pluies,
11:08tout ce que je viens de...
11:09On aime beaucoup
11:10les acronymes en France,
11:11à notre décharge.
11:12Oui, mais c'est ça,
11:13mais c'est ce qui tue,
11:14c'est ce qui tue
11:15notre politique
11:16qui devrait être
11:17la politique au sens noble
11:18du terme,
11:19c'est-à-dire d'aider les gens
11:20à vivre beaucoup mieux.
11:21Un mot, Paul,
11:21qui va nous amener d'ailleurs
11:22à notre deuxième sujet,
11:24le G7,
11:25vous parliez d'impensé
11:26d'Emmanuel Macron,
11:27au G7,
11:27on n'a pas parlé ?
11:29Non, alors je parlais
11:30d'impensé d'Emmanuel Macron,
11:31j'en sais rien,
11:32je pose la question
11:33et j'ouvre le débat,
11:34je constate que c'est
11:36a fortiori depuis 2017,
11:37un vrai sujet
11:38qu'il a remis lui-même
11:39sur la table en un an,
11:40en jeu du bon tour.
11:41Le sujet environnemental,
11:43n'était pas au milieu du G7.
11:44Mais bien sûr,
11:45c'était ça que je cherchais
11:46à vous dire.
11:46C'est dénoncé par les organisations
11:48du G7.
11:50J'essaye, moi aussi,
11:51mais deuxième langue,
11:52c'est pas toujours facile.
11:54Non, mais c'est vrai
11:54que c'était pas un sujet
11:57à l'ordre du jour
11:58du sommet du G7,
11:59là où il y avait évidemment
12:00les crises internationales,
12:01l'intelligence artificielle,
12:02l'Ebola, le cancer,
12:03je pourrais en citer d'autres.
12:04Mais c'est vrai que
12:05la question climatique
12:06n'a pas forcément...
12:06Pourquoi ?
12:07Parce que c'est aussi
12:08un sujet de désaccord,
12:09pardon de le dire,
12:09entre Emmanuel Macron
12:10et Donald Trump.
12:11Et que par ailleurs,
12:12parler du climat,
12:13compte tenu des thèses
12:14que défend le président américain,
12:15ce serait prendre le risque
12:16de le froisser.
12:16Et on va y venir dans un instant.
12:17Mais l'objectif de ce sommet du G7,
12:19c'était justement
12:20plutôt de le caresser
12:21dans le sens du poil
12:22et d'en prendre soin.
12:23Juste un mot aussi,
12:24parce qu'on a évoqué à raison
12:25le fait que l'action
12:26des pouvoirs publics
12:27n'était sûrement pas
12:28à la hauteur.
12:29Il y avait un défaut
12:29d'anticipation.
12:30Il faut aussi souligner
12:31que moi, je pense que
12:32ça dépasse.
12:33C'est-à-dire qu'il y a
12:33l'enjeu dépasse simplement
12:35ceux qui sont de pouvoir,
12:36qui par définition
12:36exercent plus de responsabilité
12:38que les autres.
12:39C'est un problème
12:39de culture collective aussi,
12:41y compris les oppositions.
12:42C'est-à-dire qu'il y a aussi
12:43un concours de démagogie
12:44dans l'opposition.
12:45On le voit, par exemple,
12:46lorsque la crise pétrolière
12:48fait grimper les prix
12:49des carburants,
12:49il y a un certain nombre
12:50de responsables politiques,
12:51à commencer par le RN,
12:56mais sauf que ça attise
12:57un peu plus notre dépendance
12:58aux énergies fossiles.
12:59Et donc, ça a aussi évidemment
13:00des répercussions
13:01sur le réchauffement climatique.
13:02Sur la climatisation,
13:03Rosine Fèvre a raison,
13:05c'est une mesure utile
13:06pour s'adapter
13:07au réchauffement climatique,
13:08sauf que ça ne diminue pas
13:09les émissions de gaz
13:10à effet de serre.
13:11Donc, à très court terme,
13:12pour s'adapter
13:14aux situations d'urgence,
13:15il faut sûrement
13:16un effort de climatisation,
13:17sauf qu'il faut,
13:18les pouvoirs publics
13:18doivent anticiper
13:19à plus long terme,
13:20et l'objectif, c'est bien
13:21de réduire les émissions
13:22de gaz à effet de serre.
13:23Même si, effectivement,
13:25c'est toute la question
13:25entre l'atténuation
13:27ou, effectivement,
13:29l'adaptation,
13:29comme vous le disiez.
13:30On va parler du G7
13:31qu'on a commencé à évoquer.
13:32C'est juste après l'info
13:33en une minute.
13:349h19, Marie-Marty Rossi.
13:36Au Moyen-Orient,
13:37les négociations
13:38sont finalement reportées
13:39entre l'Iran
13:39et les Etats-Unis,
13:40annonce ce matin
13:41de la Suisse
13:42qui devait accueillir
13:43à partir d'aujourd'hui
13:44cette session de pourparler
13:45pour parvenir
13:45à un accord final,
13:47un report
13:47qu'il ne faut pas
13:49surinterpréter.
13:49Toutefois,
13:49déclaré tout à l'heure
13:50sur France Info,
13:51le ministre des Affaires étrangères
13:53Jean-Noël Barraud,
13:54le chef de la diplomatie française
13:55qui appelle
13:56toutes les parties
13:57à respecter
13:58ce protocole d'accord
13:59signé mercredi
14:00et qui inclut
14:00en théorie le Liban.
14:01Les affrontements
14:02se poursuivent ce matin
14:03entre Israël et le Hezbollah.
14:0518 personnes sont mortes
14:06dans le sud du Liban.
14:074 soldats israéliens
14:08ont été tués.
14:10Un épisode de chaleur
14:11étendue, durable
14:12et intense.
14:13C'est ce qu'annonce
14:13Météo France.
14:1453 départements
14:15sont en vigilance orange
14:16pour canicule
14:17du sud-ouest
14:18au nord-est du pays.
14:19Le pic est attendu
14:20en début de semaine prochaine
14:22avec des pointes
14:23autour de 40 degrés.
14:24Et puis à suivre ce soir
14:25à la coupe du monde de foot,
14:27les Etats-Unis affrontent
14:28l'Australie à 21h.
14:29Cette nuit,
14:29le Mexique a battu la Corse.
14:31La Corée du Sud
14:32un but à zéro.
14:34Les Mexicains
14:35qui se qualifient donc
14:36pour les 16e de finale.
14:40France Info
14:42Les informés
14:44Adrien Bec
14:45Renaud Delis
14:47Et toujours avec Roselyne Fèvre,
14:49chef du service politique
14:50de France 24
14:50et Paul Barcelone,
14:51journaliste au service politique
14:53de France Info.
14:54Question donc Renaud Delis
14:55pour ce deuxième débat.
14:56Emmanuel Macron
14:57a-t-il réussi son G7 ?
14:59En tout cas,
15:00c'est ce qu'il dit.
15:01Il revendique ce succès.
15:02Pour y parvenir,
15:03il a choyé,
15:04disons en particulier
15:05Donald Trump
15:05pendant trois jours,
15:06lequel est arrivé
15:07auréolé
15:08d'un accord
15:09conclu avec l'Iran.
15:10Un bon accord
15:11selon Emmanuel Macron.
15:12Est-ce à dire d'ailleurs
15:13que la France,
15:14comme l'Europe,
15:14pourrait aujourd'hui participer
15:15à la mise en oeuvre
15:16de cet accord
15:16quand même assez incertain ?
15:18Est-ce que la France
15:19peut redevenir un acteur
15:20justement et pas simplement
15:21un observateur ?
15:22Voici ce qu'on disait
15:23il y a quelques minutes
15:23sur ce plateau
15:24celui qui était votre invité,
15:25Jean-Noël Barraud,
15:26le ministre des Affaires étrangères.
15:31Jean-Noël Barraud
15:32qu'on va peut-être entendre.
15:33On ne va peut-être pas en fait.
15:34Eh bien donc Jean-Noël Barraud
15:35qui a...
15:36Faites-nous le résumé.
15:38qui indiquait que donc
15:39la France,
15:39comme l'a dit Emmanuel Macron,
15:41proposait ses services
15:42pour participer
15:43à la sécurisation
15:44du détroit d'Hormuz
15:45qui doit donc rouvrir
15:47incessamment.
15:48On sait que la France
15:49et un certain nombre
15:50de pays européens
15:51sont prêts à y participer.
15:52C'est-à-dire que la France
15:53peut redevenir en quelque sorte
15:54un acteur
15:55et puis un vrai partenaire
15:56d'ailleurs de Donald Trump
15:57à la suite de ce G7
15:59dont Emmanuel Macron
16:00revendique le succès
16:01et au cours duquel
16:02il s'est appliqué
16:03à afficher une grande complicité
16:06avec le président américain.
16:07Roselyne,
16:07est-ce que Jean-Noël Barraud
16:09quand il dit que...
16:11Après tout...
16:12On ne l'a pas entendu
16:12mais c'est ce qu'il a dit.
16:14On a pu l'entendre
16:15un petit peu plus tôt
16:16sur France Info.
16:17Quand il dit
16:17bon on peut aider
16:18d'ailleurs Emmanuel Macron
16:19qui dit aussi
16:20on peut aider,
16:20on va peser,
16:21on a le G7,
16:22il se passe beaucoup de choses.
16:23Est-ce que tout ça
16:24c'est réel
16:25ou est-ce que finalement
16:26la France est très bonne
16:27pour organiser des sommets,
16:29organiser des rencontres,
16:31envoyer des bateaux
16:32ça et là
16:32et c'est à peu près tout ?
16:33Vous avez bien résumé.
16:34Je pense que c'est tout à fait ça.
16:36D'ailleurs Emmanuel Macron
16:37il me semble qu'hier soir
16:38a dit
16:39qu'il ne croyait pas
16:41que la guerre
16:42soit totalement terminée.
16:43Donc ça va être difficile
16:45de pouvoir négocier
16:47quelque chose
16:48qui n'est pas vraiment négociable
16:49puisque beaucoup disent
16:51et on l'entend.
16:52Alors bien évidemment
16:53Emmanuel Macron
16:54ne va pas dire
16:55à Donald Trump
16:56que son accord
16:58est assez raté
17:00et que c'est un fiasco total
17:02pour en tout cas
17:03les Etats-Unis.
17:03On comprend en creux
17:04du ministre des Affaires étrangères
17:06que bon
17:07la France n'était pas partie prenante
17:08donc la France
17:09se garde bien
17:10de se prononcer
17:11sur le contenu lui-même
17:12de l'accord.
17:12Il vaut mieux.
17:13Il vaut mieux.
17:14Mais bon tout le monde
17:14a applaudi Donald Trump.
17:16Vous savez c'est comme
17:17je donne une image
17:18comme un enfant
17:19qui va vous offrir
17:20un collier de nouilles
17:21pour votre anniversaire
17:22et vous allez dire
17:23oh c'est beau
17:24et vous allez le mettre
17:25le soir à un dîner
17:26vous allez avoir
17:26un grand moment de solitude
17:27mais vous allez faire plaisir
17:29à l'enfant.
17:30Et bien pour Donald Trump
17:31c'est un petit peu
17:32la même chose
17:32c'est un peu la diplomatie
17:34de la papouille
17:34et c'est pas Donald Trump
17:37dans le fond
17:37dont on prend soin
17:38c'est de la relation
17:39avec les Etats-Unis
17:41parce que c'est la puissance
17:42la plus grande puissance
17:43militaire et économique
17:45du monde.
17:46Paul Barcelone
17:46vous étiez à Evian
17:47vous avez suivi ce G7
17:49qu'est-ce que la France
17:50a véritablement obtenu ?
17:51Est-ce que peut-être
17:52sur le sujet ukrainien ?
17:53Oui alors d'abord
17:55sur l'Iran
17:56pour bien comprendre
17:57sur l'accord
17:59la France n'endose pas
18:00à cet accord
18:01pour la bonne et simple raison
18:01qu'elle estime
18:02qu'elle n'est pas partie
18:02à juste titre
18:03qu'elle n'est pas partie
18:04au conflit
18:04que par ailleurs
18:05je rappelle à tout le monde
18:06que Donald Trump
18:08n'avait pas pris soin
18:08de prévenir Emmanuel Macron
18:09en dépit de leur bonne relation
18:11et parfois de la mise en scène
18:12quand il a commencé à frapper
18:13des points de vue de la communication
18:14peut engendrer
18:15absolument
18:16donc la France
18:17est quand même prudente
18:18ça a d'ailleurs été
18:19la prudence
18:20la vigilance
18:20sur cet accord-là
18:21les 14 points
18:22beaucoup de flou
18:23on ne connaît pas
18:24tous les détails
18:24pas tous les tenants
18:25et les aboutissants
18:26c'est tout le fil
18:27qu'a quand même tiré
18:28hier Emmanuel Macron
18:29pour sa deuxième émission
18:31faire le service
18:32après-vente
18:32de ce sommet du G7
18:33c'était sur France 2
18:34dans l'émission
18:35l'événement
18:36beaucoup de prudence
18:37en disant
18:38et Roselyne le rappelait
18:39cette guerre n'est pas terminée
18:40on attend que le détroit d'Hormuz
18:42soit bien rouvert
18:43et que les choses
18:44puissent circuler
18:46que les bateaux
18:46puissent reprendre etc
18:47on sait que
18:47beaucoup de mines
18:49et que la France
18:50a notamment fait des offres
18:51de services
18:51pour participer
18:52à des opérations de déminage
18:53peut-être rapprocher
18:55son porte-avions Charles de Gaulle
18:56en l'espace de 2-3 jours
18:57si besoin
18:58et une fois qu'il y aura l'accord
18:59à la fois des Iraniens
19:01et des Américains
19:02beaucoup de flou
19:03autour de tout ça
19:04et surtout
19:04le respect
19:05du cessez-le-feu au Liban
19:07doublé d'un appel
19:08à la responsabilité
19:09de Benjamin Netanyahou
19:10et je vous le donne en mille
19:11les négociations sont suspendues
19:13et dans le même temps
19:14Israël a bombardé
19:15le sud-Liban cette nuit
19:16donc chaque jour
19:18les données de l'équation
19:19peuvent bouger
19:20et Israël
19:21de son côté
19:22vise aussi Israël
19:22donc c'est vrai
19:23qu'il y a 4 soldats israéliens
19:2416 morts
19:24côté libanais ce matin
19:254 soldats israéliens
19:27morts dans le sud-Liban
19:28donc les craintes
19:29émises hier soir
19:30par Emmanuel Macron
19:31se sont réalisées
19:32dès cette nuit
19:32et ce matin
19:33puisque nous revoilà
19:34pas tout à fait
19:35à la case départ
19:35mais quand même
19:36comme si on a l'impression
19:37qu'on a reculé
19:38d'une case au moins
19:38alors on n'est pas
19:39à la case départ
19:40il y a encore cet accord
19:41il n'y a pas encore
19:41pour l'instant
19:42mais la mise en oeuvre
19:43va être extrêmement complexe
19:44au regard de toute cette fragilité
19:46et puis aussi des flous
19:47qu'il y a dans cet accord
19:47notamment d'ailleurs
19:48sur le sort du 3 d'Hormuz
19:49et plus particulièrement
19:50sur l'existence ou pas
19:51d'un droit de péage
19:52sans parler du reste
19:53c'est-à-dire
19:55les compensations
19:56un fonds qui participerait
19:58à la reconstruction de l'Iran
20:00le dégel des avoirs iraniens
20:01etc.
20:02et c'est là que je crois
20:03qu'on peut effectivement
20:05reconnaître
20:05une grande intelligence
20:07de situation
20:08à Emmanuel Macron
20:09tout au long de ce G7
20:09parce que certes
20:11il a choyé
20:12loué
20:13Donald Trump
20:14tout au long
20:14de ce sommet
20:16il en a rajouté
20:18pour dire que c'était
20:18un très bon accord
20:19je ne suis pas du tout
20:19persuadé
20:20loin de là
20:20et vous évoquiez tout à l'heure
20:22les propos de Jean-Noël Barraud
20:23qu'il soit convaincu
20:24qu'il soit un très bon accord
20:24sauf qu'il a compris
20:26là-dessus
20:27on a l'impression
20:27qu'il dit
20:28que c'est un très bon accord
20:30parce qu'en fait
20:30il permet de rouvrir
20:31et c'est à peu près
20:33la seule raison
20:36bien sûr
20:37et puis bon
20:37ça fait cesser
20:39les bombardements
20:40mais il l'a rappelé aussi
20:41le chef de l'État
20:42la population iranienne
20:44elle a été passée
20:45entre guillemets
20:45par pertes et profits
20:46par Donald Trump
20:48et par cet accord
20:49c'est vrai que c'est quand même
20:50les civils iraniens
20:51qui ont été les premiers
20:52à souffrir
20:53d'abord du régime
20:54et de la répression terrible
20:55des dizaines de milliers de morts
20:56au mois de janvier
20:57puis ensuite
20:57de ces bombardements
20:59mais s'il a fait ça
21:00Emmanuel Macron
21:01c'est parce qu'il savait
21:02justement
21:02qu'il fallait en quelque sorte
21:04remettre en situation
21:05Donald Trump
21:05lui-même extrêmement affaibli
21:07par cette guerre sans issue
21:08dans laquelle il était enlisé
21:09et dont il voulait sortir
21:10à tout prix
21:11pourquoi ?
21:12Pour justement
21:13notamment faire avancer
21:14la cause ukrainienne
21:15d'où la présence
21:16du président Zelensky
21:17d'où la vraie
21:19inflexion de Donald Trump
21:20son annonce
21:21de vouloir
21:21d'être prêt
21:22à réinstaurer
21:24des sanctions
21:24sur le gaz
21:25et le pétrole russe
21:26parce qu'en clair
21:27Emmanuel Macron
21:28a réussi en quelque sorte
21:29à parler le Trump
21:30c'est-à-dire
21:30à convaincre le président américain
21:32que le président ukrainien
21:33Volodymyr Zelensky
21:34était en passe
21:35de devenir un winner
21:36au vu de la situation
21:38justement sur le front
21:39alors que Poutine
21:40devenait en quelque sorte
21:40un loser
21:41et Donald Trump
21:42préfère toujours aider
21:42les winners
21:43il n'avait pas le choix
21:46aussi de se comporter
21:47comme ça
21:47Emmanuel Macron
21:48on ne peut pas faire autrement
21:49il ne pouvait pas passer
21:49outre la présence
21:50de Donald Trump
21:51son objectif
21:51c'était de le garder
21:52à bord
21:53au sein de ce G7
21:54durant l'intégralité
21:55du sommet
21:55d'où l'invitation
21:56à dîner à Versailles
21:57et il ne pouvait pas
21:58faire autrement
21:58par ailleurs
21:59c'était la condition
21:59pour le remettre
22:00autour de la table
22:01sur le dossier ukrainien
22:02qu'il avait laissé de côté
22:03merci beaucoup
22:04merci Renaud Delis
22:06merci Paul Barcelone
22:07vous êtes aujourd'hui
22:08de ce service politique
22:09de France Info
22:10Roselyne Fèvre
22:11chef du service politique
22:12de France 24
22:12et donc je dis à nouveau merci
22:14parce que ça me fait plaisir
22:15à Renaud Delis
22:16et merci à vous Adrien
22:17je sais parce que
22:18si vous ne le faites pas
22:19personne ne le ferait
22:19vous le dites à chaque fois
22:20merci d'avoir suivi
22:22les informes
22:22et restez sur France Info
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