- il y a 10 minutes
Ce jeudi 11 juin, Raphaël Legendre a reçu Françoise Benhamou, présidente du Cercle des Économistes, Anne-Charlotte Fredenucci, présidente du groupe Ametra, et Patrick Bertrand, directeur général des opérations de Holnest, dans l'émission Les Experts sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:05BFM Business et la Tribune présente les experts, Raphaël Lejean.
00:12Bonjour, bienvenue, vous êtes en direct sur BFM Business, il est 9h31, on est ensemble pour une heure de débat
00:17et de controverse après les événements de cette nuit.
00:22Cette nuit, les Etats-Unis ont de nouveau frappé l'Iran, Téhéran promet des représailles et menace à nouveau le
00:28détroit d'Hermouz, par où transite près d'un cinquième du pétrole mondial.
00:33Pourtant, les marchés restent étonnamment calmes ce matin, le baril est toujours sous les 100 dollars, évolue à peine.
00:39Alors, les investisseurs sous-estiment-ils le risque géopolitique ou parient-ils sur un conflit contenu ?
00:47Ce sera le premier thème des débats ce matin.
00:49Pendant ce temps-là, l'inflation repart aux Etats-Unis.
00:51Les banques centrales vont-elles devoir durcir le ton au moment même où la croissance ralentit ?
00:57La BCE se réunit en ce moment même et la Fed, ce sera la semaine prochaine.
01:02On va aussi parler d'Eurosatori, le plus grand salon mondial de la défense terrestre qui ouvre ses portes lundi
01:08à Villepinte.
01:09L'Europe est-elle enfin en train de réarmer sérieusement, de se réarmer sérieusement ?
01:16Où les ambitions dépassent-elles encore les moyens ?
01:19Et puis, en France, on va parler de la prime d'activité aussi.
01:234,5 millions de bénéficiaires, mais des effets sur l'emploi jugés incertains par la Cour des comptes.
01:30Alors, faut-il repenser cet outil qui nous coûte quand même plus de 10 milliards par an ?
01:35Et puis enfin, Bruxelles, change-t-elle enfin de logiciels ?
01:38Simplification administrative, paquet Omnibus 4, souveraineté numérique, accélérateur industriel.
01:45L'Europe est-elle en train de passer de la régulation à la puissance économique ?
01:51Voilà pour le programme du jour et les 9h passées de 33 minutes.
01:54C'est les experts.
01:55Allez, c'est parti.
01:58Et pour parler de tout ça, j'ai le plaisir d'accueillir sur le plateau Anne-Charlotte Fredenucci.
02:03Bonjour Anne-Charlotte.
02:04Bonjour Raphaël.
02:05Présidente du groupe Ametra.
02:06Face à vous, Françoise Benhamou.
02:08Bonjour Françoise.
02:09Bonjour Raphaël.
02:10Présidente du Cercle des économistes.
02:13Et Patrick Bertrand.
02:14Bonjour Patrick.
02:15Bonjour.
02:15Directeur général des opérations d'Allnest.
02:18Alors, je le disais, les événements cette nuit, ce sont les Etats-Unis qui ont mené à l'aube de
02:22nouveaux bombardements contre l'Iran.
02:23L'Iran qui a annoncé des ripostes contre les bases militaires au Koweït et à Bahreïn et a promis de
02:31prendre pour cible tous les navires s'aventurant dans le détroit d'Hormuz.
02:37Finalement, assez peu de réactions ce matin des marchés.
02:41Françoise, je commence avec vous, notamment sur le pétrole.
02:45Moi, je reste très surpris de ce pétrole qui est sous les 94 dollars en ce moment.
02:52On ne franchit plus depuis un moment la barre des 100 dollars, alors qu'un tel conflit pourrait le propulser
02:58bien au-delà.
02:59Qu'est-ce qui explique cette atonie des marchés ?
03:01On a été récemment d'ailleurs au-delà, donc bien avant la guerre.
03:04Donc, qu'est-ce qui se passe ?
03:06D'abord, il y a un affaiblissement des déclarations, de la force des déclarations.
03:10Pourquoi ? Parce qu'on en entend et puis il se passe des choses qui sont moindres que ce qu
03:15'on attendait.
03:15Donc, il y a sans doute une espèce d'accoutumance à la guerre des marchés, sauf évidemment explosion généralisée, mais
03:24on n'en est pas là.
03:26Mais il n'en reste pas moins que Hormuz, pour reprendre une expression que j'ai lue récemment, c'est
03:31le cœur battant de la mondialisation énergétique.
03:35Donc, à la fois, il n'y a pas de réaction, enfin, ou une réaction relativement faible, mais en même
03:39temps, prudence, tout peut arriver.
03:41Donc, on est dans cet entre-deux et évidemment, ça n'aide pas les anticipations des entreprises et des États.
03:48Oui, Patrick ?
03:49Il y a aussi, en complément, plusieurs éléments.
03:52Le premier, c'est que la consommation mondiale n'est quand même pas au top du top.
03:57Dans un paquet de régions, la croissance n'est pas là, donc ça c'est un premier élément.
04:03Deuxième élément, le cours du pétrole avait beaucoup progressé.
04:07Troisième élément, même s'il y a effectivement cette accoutumance ou cet attentisme, on ne voit pas d'attaque majeure,
04:17il y en a eu, sur les capacités de production.
04:20Je pense qu'il y a deux éléments dans cette crise.
04:23Il y a la capacité de production, puis il y a la capacité d'exportation et de diffusion, etc.
04:32Si on abat complètement les capacités de production, plus on bloque le détroit d'Hormuz et que, by the way,
04:39on n'imagine pas que la croissance puisse redémarrer dans ce contexte-là, là, il y aura probablement un gros
04:43problème.
04:43Oui, la croissance ne part pas, mais l'inflation, elle, augmente quand même.
04:47Alors, il y a un grand débat d'ailleurs, est-ce qu'on est en phase d'inflation ou est
04:50-ce que c'est un choc de prix ?
04:52C'est un débat qui divise...
04:54Il y a une inflation sous-jacente.
04:55Oui.
04:56Anne-Charlotte, un commentaire sur...
04:59Il y a un commentaire sur le détroit d'Hormuz.
05:02Certes, la question du prix du pétrole se pose, mais la véritable problématique, me semble-t-il, pour les entreprises,
05:07c'est que c'est une crise sur d'autres crises et que ça amène de l'instabilité, de la
05:11volatilité, de l'insécurité.
05:13Je vous donne un exemple.
05:14Chez Ametra, nous concevons des systèmes mécaniques, électriques, électroniques pour nos clients, mais nous fabriquons aussi des PC industriels et
05:19des bandes test.
05:20Eh bien, avant la crise, il y a 3 ou 4 mois, quand nous demandions à un fournisseur asiatique un
05:25prix d'un composant, il était valable 1 ou 2 mois.
05:27Aujourd'hui, lorsque nous ouvrons notre PC le matin et que nous consultons le devis d'un fournisseur asiatique, il
05:33faut, avant la fin de la journée en Asie, c'est-à-dire dans 4 ou 5 heures, valider le
05:38devis.
05:38Ça crée évidemment une grande, grande difficulté à créer du stock pour pouvoir livrer nos clients, etc.
05:43Et cette incertitude, cette insécurité est terrible pour le business.
05:47Mais vous devenez des sportifs de haut niveau.
05:51Il est vrai que la crise porte particulièrement sur les économies asiatiques.
05:55Elles sont plus dépendantes que les nôtres, exclusivement de l'énergie.
06:01Le pétrole et le gaz qui passent notamment là-bas.
06:03Oui, c'est 80% effectivement.
06:05Et si le pétrole ne manque pas tant, c'est que la Chine aussi a sensiblement réduit, parce qu'elle
06:11a beaucoup stocké effectivement.
06:13Donc c'est plutôt compliqué pour les entreprises qui font du business avec l'Asie, si je comprends bien.
06:20Beaucoup plus que la zone occidentale.
06:21Dès qu'on touche à l'électronique, et c'est notre cas géométra, on a une instabilité, une insécurité des
06:26prix qui est terrible pour les entreprises.
06:28Bon, il y a une période très compliquée qui va être à gérer là pour les banques centrales.
06:33Je le disais, la BCE se réunit en ce moment même.
06:37On attend une hausse d'un quart de point des taux directeurs, puisqu'on a ces prix qui augmentent, Françoise.
06:43Mais on a aussi une croissance qui ralentit en ce moment.
06:45Exactement, c'est toujours le paradoxe.
06:47C'est-à-dire qu'effectivement, on va être à plus de 3% d'inflation.
06:51Donc on est au-dessus de la norme qui est celle de la BCE.
06:56De la cible.
06:56De la cible, 2%.
06:58Et donc, qu'est-ce qui se passe ?
06:59Les taux vont augmenter.
07:01Mais c'est dans un moment où, justement, la croissance est faible et même négative en France, deux trimestres de
07:06suite.
07:07Donc il y a une grande inquiétude sur cet effet qui pourrait, de ce fait, faire que la croissance soit
07:12de nouveau négative.
07:14Et là, on entrerait en récession.
07:15Alors, on n'en est pas tout à fait là.
07:17Mais c'est vrai qu'il y a une grande inquiétude dans toute l'économie et avec des effets.
07:22Les effets sont très importants aussi sur le plan, je dirais, du moral des entreprises et de celui des consommateurs.
07:29Résilientes quand même, parce qu'elles sont en permacrise et les chefs d'entreprise continuent à se battre pour la
07:34croissance.
07:35Mais est-ce que la BCE menace cette croissance, Patrick ?
07:38Un point d'interrogation.
07:39D'ailleurs, on peut se poser même la question de savoir si on ne rentrerait pas potentiellement dans une zone
07:46de stagflation.
07:47C'est-à-dire qu'on ait l'inflation et la stagflation en même temps,
07:51qui est un sujet un petit peu différent pour la Federal Reserve Board,
07:54parce que la croissance aux États-Unis est plus importante.
07:57Donc, votre management des taux peut être un peu différent.
08:02Donc, la marge de manœuvre pour la BCE est rude, difficile et de plus en plus complexe pour les entreprises.
08:10Vous l'évoquiez tout à l'heure en parlant de volatilité des prix.
08:14On est aujourd'hui dans un contexte où, une fois de plus,
08:17on va être confronté non seulement au sujet géopolitique,
08:21mais aussi à la volatilité au niveau des taux.
08:23Et on sait que le financement est, en sous-jacent du financement et des taux,
08:28la confiance, non pas l'optimisme, mais la confiance ou la prévisibilité
08:33devient un facteur majeur de contrainte pour les dirigeants d'entreprise.
08:38Vous anticipez un peu ma question.
08:40Je vais vous poser une question très bête, mais vous y répondez déjà à moitié.
08:44Est-ce que le chef d'entreprise regarde l'évolution des taux directeurs de la BCE ?
08:49Est-ce que ça impacte votre business ?
08:51On pourrait penser que c'est finalement très loin de votre quotidien.
08:55Il regarde le coût du crédit.
08:56Finalement, un quart de point, un quart de moins.
08:59Anne-Charlotte Frédénouchi.
09:00C'est une bonne question, mais si le chef d'entreprise ne regarde pas le taux de la BCE,
09:04chez Ametra, le jour où on appelle notre banquier pour dire
09:06qu'on a besoin de faire plusieurs millions d'investissements dans notre système d'information,
09:10le banquier va nous répondre « Ah bah oui, mais la BCE a augmenté ses taux,
09:13donc ça va coûter à Ametra tant en plus sur votre compte de résultats. »
09:17Donc qu'on regarde ou non, ne vous inquiétez pas,
09:19les entreprises sont rattrapées par les taux de la BCE.
09:22Par les services financiers, évidemment,
09:24mais est-ce que ça veut dire que si vous entendez Christine Lagarde
09:27tout à l'heure annoncer une hausse d'un quart de point,
09:29ça va modifier vos investissements à venir dans les 6, 12, 18, 24 mois à venir ?
09:36Chez Ametra, on a la chance d'être dans des secteurs d'activité,
09:39défense, aéronautique, nucléaire, qui sont en forte croissance.
09:42Mais si on met à part le cas d'Ametra,
09:45et que je vous réponds avec une casquette chef d'entreprise un peu plus neutre,
09:48la réponse est oui, nécessairement,
09:50parce qu'on sait très bien, en tant que chef d'entreprise,
09:52tout ce que l'augmentation des taux de la BCE a comme impact
09:55en termes de confiance sur l'investissement, confiance des ménages, etc.
09:59Et un secteur qui en partie énormément, évidemment, de la question des taux,
10:04c'est l'immobilier.
10:06Et ça, c'est essentiel.
10:06Un secteur qui n'est déjà pas très en forme.
10:08– Bien sûr.
10:09– Pardon, Patrick.
10:10– Oui, sur le sujet, oui, on a l'effet immédiat de contact avec les banquiers.
10:16Donc, ça, c'est clair.
10:17Alors, ce qui est un peu différent lorsqu'on est entreprise excédentaire en trésorerie,
10:21puisque là, il y a le sujet du placement.
10:22– C'est le grand sujet de la trésorerie, évidemment.
10:23– Mais sur le fond, vous l'avez très bien évoqué tout à l'heure,
10:26sur le fond, on sait que c'est un effet immédiat sur les coûts d'approvisionnement,
10:31parce qu'il y a des sujets de taux de change
10:33qui sont impactés par l'évolution des taux
10:36en fonction des différentes zones.
10:38Donc, même quand on fait un budget en début d'année
10:39et que, sans être vraiment exportateur,
10:42mais qu'on se fournit et on s'approvisionne à l'étranger,
10:45dans le budget, vous devez intégrer votre parité
10:48pour être à peu près sûr que vous allez arriver à la fin de l'année positif.
10:53Et, naturellement, les taux directeurs ont un impact évident
10:58sur les parités des monnaies.
11:00– En Europe, et peut-être aux États-Unis,
11:02aux États-Unis où l'inflation est au plus haut depuis trois ans,
11:06Françoise, et on attend la semaine prochaine la décision,
11:08la première décision de Kevin Walsh à la tête de la Fed.
11:11– Exactement, et on a la guerre Trump, si je puis dire,
11:16contre la Fed, donc ce sera compliqué.
11:18– Enfin, Trump qui vient de dire qu'il adorait l'inflation tout d'un coup,
11:21ça c'était hier, mais qui promet qu'elle va retomber très très vite.
11:26Vrai sujet politique.
11:27– C'est un sujet politique, c'est un sujet économique
11:29et c'est un sujet mondial.
11:30– Bon, on attend d'ici, allez, deux heures, deux heures et demie,
11:35la décision de la BCE, très probable augmentation de 0,25 points de PIB,
11:41avec une croissance qui s'annonce compliquée.
11:43Les prochains mois le seront probablement aussi.
11:46Allez, je voulais qu'on parle du salon Eurosatory Ensemble,
11:49le plus grand salon mondial de l'armement terrestre,
11:53qui ouvre ses portes lundi à Villepinte,
11:56qui se tiendra du 15 au 19 juin.
11:58Il est placé cette année sous le signe, évidemment,
12:02des nouveaux rapports de force mondiaux.
12:04L'événement s'articulera autour d'une ambition claire,
12:08nous dit le ministère des Armées,
12:09se préparer, s'engager et vaincre en coalition aéroterrestre.
12:14Vous faites partie de la base industrielle,
12:17technologie et défense, Anne-Charlotte Freducci.
12:21À quoi il faut s'attendre dans cette édition ?
12:23C'est une édition forcément particulière.
12:25– Alors, ça sera une édition forcément particulière.
12:27Aramétra expose au salon,
12:28donc nous allons être acteurs et spectateurs
12:32au premier plan de ce salon.
12:33Ça sera une édition particulière
12:35parce que c'est une édition de tous les records,
12:36en termes d'exposants, en termes de visiteurs,
12:39en termes de délégations,
12:40ce qui démontre un intérêt fort du politique
12:43pour le sujet de l'économie de défense,
12:47de la défense en général.
12:48Et ça démontre aussi un intérêt
12:50de nombreux pays étrangers
12:51pour les systèmes qui seront exposés à Eurosatorie,
12:54qui sont notamment des systèmes français et européens.
12:57Ça sera une édition particulière aussi
12:59parce que nous aurons 80 exposants ukrainiens.
13:02– Eh oui, ils étaient 10 il y a quelques années encore.
13:04On a multiplié par 8
13:05le nombre de représentants ukrainiens à Eurosatorie.
13:09– Absolument.
13:10Et donc ça pose une question politique,
13:12nous l'évoquions tout à l'heure.
13:14Quelle sera demain au lendemain du conflit
13:17la place de l'Ukraine dans l'Europe de la défense ?
13:20Est-ce que c'est l'Ukraine qui a besoin de l'Europe
13:22pour se reconstruire au lendemain du conflit ?
13:24Est-ce que c'est l'Europe qui aura besoin de l'Ukraine,
13:26qui sera la première armée européenne,
13:28tant en termes de soldats entraînés au combat
13:31qu'en termes de systèmes développés de manière ultra rapide,
13:34de manière très économique
13:36et de manière adaptée au conflit d'aujourd'hui ?
13:39C'est une question.
13:40Je pense que Eurosatorie nous apportera un élément de réponse.
13:43Et Ametra est impatient de participer
13:46à la conclusion d'accords éventuels
13:48avec ces sociétés présentes.
13:50– Je vous disais, 80 sociétés ukrainiennes
13:52contre 10, il y a deux ans, pardon,
13:55je l'ai dit il y a quelques années,
13:55non, c'était en 2024.
13:57En deux ans, on va passer de 10
13:59à 80 sociétés ukrainiennes présentes.
14:02Une autre question pour vous, Anne-Charlotte.
14:04La direction générale de l'armement,
14:06qui est le grand donneur d'ordre en France,
14:09a promis, il y a déjà 12 à 18 mois,
14:12qu'il allait donner de la visibilité
14:15aux entreprises de la BITD,
14:17de la base industrielle de technologie et de défense,
14:20en France.
14:21On a l'impression que ça tarde à venir,
14:23cet allongement des commandes,
14:25cette visibilité pour les entreprises de l'armement en France,
14:29qui, je le rappelle, sont majoritairement des PME.
14:32Ce n'est pas forcément des grands groupes.
14:34Absolument, chez Ametra, on est 450,
14:36on est une grosse PME, une petite ETI,
14:38comme vous voulez,
14:39et je vous confirme que la visibilité des commandes
14:41tarde à venir.
14:42La loi de programmation militaire
14:43n'est sans doute pas à la hauteur des ambitions
14:45en matière de défense que nous nous donnons.
14:47Ah oui, pourtant, on a beaucoup augmenté,
14:48cette loi de programmation militaire.
14:49Oui, mais nos ambitions ont augmenté très fortement également,
14:53puisque nous constatons, nous, France,
14:56nous constatons que le conflit est maintenant aux portes de l'Europe
15:00et qu'il est nécessaire, certainement,
15:02pour protéger nos valeurs, nos frontières,
15:04d'augmenter encore davantage ce budget.
15:07François Bénéau.
15:07Oui, je voudrais rebondir sur ce que vous dites
15:09qui est très important.
15:10Alors, d'une part, sur l'Ukraine,
15:11c'est vrai qu'il y a des compétences,
15:13elle acquit des compétences incroyables,
15:14notamment pour les drones,
15:15et ça nous pose la question,
15:18je n'en suis pas spécialiste,
15:19je parle sous votre contrôle,
15:20mais de quelle est la bonne répartition
15:23en matière d'armement,
15:24quels sont les armements de demain ?
15:27Et est-ce qu'on ne fait pas d'erreurs là-dessus ?
15:30C'est très difficile d'anticiper,
15:31mais l'Ukraine nous a montré
15:32qu'il y a des changements qui sont fondamentaux.
15:34Puis le deuxième point sur la loi de programmation militaire,
15:37je regardais la part des dépenses militaires
15:39en proportion du PIB en France
15:41entre 1950 et 2021,
15:43on est passé de 7,57% du PIB
15:47à 2,02%
15:49et là on remonte lentement à 2,5%
15:52et avec des projections
15:53qui sont un peu plus élevées,
15:54mais on voit que c'est lent la remontée
15:56dans un contexte géopolitique
15:58qui est quand même extrêmement menaçant.
16:00Bon, ce qui pose la question des moyens financiers,
16:02effectivement,
16:03et l'état de nos finances publiques.
16:04Voilà, mais il y a des choix très forts là
16:06qui sont sans doute à faire
16:07et qui posent la question du politique.
16:09On parle beaucoup de la justice en ce moment aussi,
16:11des moyens alloués à la justice
16:12qui pourtant est un ministère
16:14dont les crédits ont beaucoup augmenté,
16:16mais on voit qu'on n'est pas au rendez-vous des besoins.
16:19J'ajoute un point sur les dépenses militaires
16:21qui est très important,
16:22c'est l'effet sur l'innovation,
16:24qui n'est pas du tout négligeable.
16:26Il y a des papiers académiques là-dessus
16:28qui sont très intéressants,
16:29notamment du CEPR,
16:31de Philippe Aguillon et d'autres,
16:32et qui montrent à quel point
16:33l'innovation dans le domaine de la défense
16:35peut avoir un effet d'entraînement
16:36sur l'ensemble de l'économie.
16:38Ça aussi, c'est important.
16:39Rappelons-nous, le GPS, l'Internet,
16:41leur origine est militaire.
16:42C'est la base de la DARPA aux Etats-Unis
16:44qui sert de l'innovation.
16:46Patrick, vous souhaitiez réagir ?
16:47Pardon.
16:48Le fond aussi des choses,
16:50il y a l'outil, les armements,
16:52quel type d'armement,
16:53mais pour quelle vision stratégique ?
16:56Et l'échec de l'avion du futur
16:58qui a été annoncé,
17:00dont on parle beaucoup à l'abresse,
17:01est vraiment très significatif à cet égard.
17:04C'est-à-dire que comment,
17:07dans un contexte où des pays
17:09ont des approches différentes,
17:10par exemple la France,
17:11l'approche dissuasion nucléaire que l'on connaît,
17:14l'approche capacité de déploiement
17:17de forces armées à l'extérieur
17:19de façon autonome,
17:20l'Allemagne beaucoup plus
17:21dans une logique de défense du territoire,
17:24et ça, ça fait un avion totalement hybride,
17:26parce qu'il faut un avion
17:28qui puisse atterrir sur les porte-avions,
17:31transporter les bombes nucléaires,
17:32mais de l'autre côté, être à l'appui
17:34de troupes au sol, etc.
17:36Donc, le sujet des outils
17:38est extrêmement intéressant,
17:40et notamment cette émergence
17:42de ce qu'on appelle la guerre hybride
17:43et la remarquable réactivité,
17:45réaction et compétence de l'Ukraine,
17:47mais au passage,
17:49on repose de nouveau
17:51le sujet d'une stratégie
17:53au niveau européen,
17:54et on restera en retard
17:56tant qu'on n'aura pas une stratégie commune.
17:58Aux États-Unis, il y a un client,
18:00l'armée, il y a une stratégie,
18:02il y a un territoire.
18:02Là, on a des stratégies
18:04de nature politique différentes,
18:06et donc, du coup,
18:07on augmente les coûts,
18:09parce que le coût de l'avion du futur
18:11était augmenté de cette accumulation
18:13de réponses à ces peuples
18:15différents émis par les différents pays.
18:18Donc, il y a un sujet fondamental
18:21de gouvernance et de stratégie,
18:23et on en revient,
18:24on l'a beaucoup évoqué sur ce plateau,
18:27à la cohérence de la stratégie européenne.
18:29Quand est-ce qu'on se mettra
18:31à peu près d'accord ?
18:32Et à partir de là,
18:33c'est comme si,
18:35dans une entreprise,
18:36avec 8 ou 10 filiales,
18:39on décide de lancer
18:40un nouveau produit,
18:41et la filiale X vous dit
18:43oui, mais le produit,
18:43il faut qu'il soit de telle façon.
18:45La filiale Y vous explique
18:47que son client, non.
18:48Et donc, vous faites un produit
18:50qui n'est plus un bon produit,
18:51parce que vous faites
18:52une espèce de quelque chose
18:55de totalement hétérogène
18:56et qui ne répond plus directement aux besoins.
18:57Ou un produit qui ne sort pas,
18:58tout simplement,
18:59puisqu'on a hété l'échec.
18:59Ou un produit qui n'est pas acheté,
19:01parce que finalement,
19:02il n'est pas bon.
19:03Comme il a voulu,
19:04c'est un peu un nivellement par le bas,
19:06comme il a voulu répondre
19:07à tous les besoins,
19:07il n'est plus performant
19:09pour le besoin X exprimé.
19:12Quelle leçon vous tirez
19:13de l'échec du SCAF,
19:14Anne-Charlotte Renemchi ?
19:18Ce qui est sûr,
19:19c'est qu'on est parti
19:20avec une belle idée en tête.
19:22Il y avait une volonté politique
19:23qui a été exprimée
19:24entre la France et l'Allemagne,
19:26mais finalement,
19:26cette volonté politique
19:27ne s'appuyait pas
19:28sur un cahier des charges
19:30industrielle cohérent.
19:31Il est vrai qu'en France,
19:32nous avons un porte-avions,
19:33nous avons une arme
19:34de dissuasion nucléaire
19:35à faire porter par nos avions.
19:37Ce n'est pas le cas des Allemands.
19:39Et dans cette volonté politique,
19:41on a, me semble-t-il,
19:42un peu oublié
19:42d'associer les industriels
19:44dès l'origine.
19:45Or,
19:45s'il n'y a pas de cohésion
19:47entre les industriels,
19:48de coopération entre les industriels,
19:50et s'il n'y a pas d'alignement
19:51des besoins des forces armées,
19:53il n'y a pas de coopération possible.
19:55Il y a aussi sur ce sujet,
19:57mais attention,
19:58parce qu'on n'est pas
19:59dans le cœur
20:00des négociations
20:02et de tout ce qui s'est passé.
20:04Mais nous avons aussi
20:06une vraie question,
20:08c'est que la France
20:09est très très en avance
20:10sur l'aspect technologique.
20:11Donc, il y a une notion
20:12de propriété intellectuelle.
20:14Et l'Allemagne
20:15a une capacité industrielle
20:17tout à fait remarquable.
20:18entre la propriété intellectuelle
20:21et la capacité industrielle.
20:24Et deuxième élément,
20:25on se retrouve dans un schéma
20:26où nos partenaires allemands
20:28disent
20:28mais comme on finance,
20:29on devrait avoir droit
20:30à l'accès
20:31à la propriété intellectuelle.
20:32C'est comme si
20:33un fonds d'investissement
20:34dans une entreprise
20:35vous expliquait
20:36qu'on va bâtir
20:37quelque chose ensemble
20:38mais comme je te finance,
20:39la propriété intellectuelle,
20:41il faut aussi que je l'ai.
20:42Ben non,
20:43ça ne marche pas comme ça.
20:45Dassault étant le seul
20:46à avoir ce logiciel
20:47de stabilisation
20:48des avions de chasse
20:49avec un acteur américain
20:50Nogé ou oubliez le nom
20:52mais qui ne voulait pas
20:53le transférer effectivement.
20:54On en revient aux intérêts
20:55qui ne sont pas des intérêts
20:56comme on dit.
20:57C'est vrai que
20:57la volonté politique
20:58comme vous l'avez dit madame
20:59ne suffit pas
21:00mais en plus
21:00elle a plus ou moins disparu.
21:02Et donc ça c'est un sujet.
21:04Alors on cherche d'ailleurs
21:05d'autres partenaires,
21:06des partenaires européens
21:07de substitution.
21:09Je pense aux tractations
21:12avec ça par exemple.
21:13Donc il y a...
21:14Ce n'est pas fermé
21:15l'Europe de la défense
21:16mais on voit bien
21:17que ce sont des partenariats
21:19un à un
21:20et on n'a pas une logique
21:21de défense européenne
21:22pour l'instant
21:23et on en est très loin
21:24malheureusement.
21:24Vous pourriez faire
21:25des opérations
21:25chez Ametra
21:26de croissance externe
21:28européenne ?
21:29Oui évidemment.
21:30Ametra est allé
21:30s'implanter en Tunisie
21:31et en Inde
21:32pour accompagner
21:33ses clients.
21:35Alors lorsque nous avions
21:36des usines
21:36que nous avons cédées
21:37l'année dernière
21:37pour faire un recentrage
21:38stratégique sur les activités
21:40de bureaux d'études
21:40mais nous regardons
21:42aujourd'hui
21:42une implantation en Belgique
21:43parce que nos clients
21:44de la défense
21:44en ont besoin
21:45voire une implantation
21:46en Allemagne
21:47donc oui évidemment
21:48nous irons là
21:48où les clients
21:49d'Ametra nous entraînent.
21:50Ce que je vous entends là
21:51c'est que
21:51cette consolidation européenne
21:53elle doit se faire
21:54par l'industrie
21:54et par les acteurs
21:56de l'entreprise
21:58avant de lancer
21:59par le politique
22:00en réalité.
22:01En parallèle à mon avis
22:02il faut les deux
22:02c'est-à-dire qu'il faut
22:03une volonté politique
22:04et il faut des coopérations
22:05industrielles
22:06qui aient du sens
22:07qui créent de la valeur
22:07et qui répondent
22:08à l'expression
22:09de besoins politiques.
22:10La Suède nous a acheté
22:11quatre frégates récemment
22:13donc on voit
22:14qu'il y a des choses
22:15qui peuvent arriver
22:15et qui peuvent se passer
22:17c'est vrai que la volonté politique
22:18est indispensable
22:19mais ça doit se négocier
22:20en même temps
22:21l'industrie
22:21et le politique.
22:22Oui
22:23et le politique
22:24et qui doit aussi
22:24mettre les voies et moyens
22:26les conditions
22:26de l'essor
22:27d'une industrie européenne
22:28faciliter un peu le travail
22:29on en parlera
22:30dans la seconde partie
22:31de l'émission
22:31juste avant
22:32la coupure pub
22:33je voulais qu'on touche
22:34un mot
22:34tous ces sujets
22:35on va en parler
22:35aux rencontres économiques
22:37d'Aix-en-Provence
22:38François
22:38Bien entendu
22:39premier week-end de juillet
22:41comme chaque année
22:41avec énormément de monde
22:43les 2 et 3 juillet
22:44il y aura
22:45notamment
22:45il y aura trois grandes thématiques
22:47qui vont ressortir
22:48celle de la jeunesse
22:49essentielle
22:50la géopolitique
22:51bien entendu
22:52avec toutes les questions
22:53qui se posent
22:54les reconfigurations
22:55nord-sud notamment
22:56et puis
22:57le troisième élément
22:59est-ce qu'on peut encore
23:00parler de progrès
23:01et comment
23:01et en quel terme
23:03et donc ce seront
23:04trois thématiques centrales
23:06à un moment particulier
23:07qui est le lancement
23:07de la présidentielle aussi
23:09j'imagine qu'on aura
23:10beaucoup d'acteurs politiques
23:11qui vont venir
23:11on aura beaucoup d'acteurs politiques
23:13on a beaucoup d'acteurs étrangers
23:15qui pourront nous éclairer aussi
23:16des ministres
23:17des gouvernants
23:18de banque centrale
23:19etc
23:19vraiment on a
23:20on a de très belles rencontres
23:21qui se préparent
23:22bon
23:23et bien rendez-vous
23:24les 2 et 3 juillet
23:26à Aix-en-Provence
23:27pour les rencontres économiques
23:28disponibles
23:29évidemment
23:30sur internet
23:31sur internet
23:32pour ceux qui n'auront pas
23:33la chance
23:33de s'y déplacer
23:34BFM Business
23:35il sera bien sûr
23:37dès la matinale
23:39les experts
23:39deux émissions spéciales
23:41en direct
23:42d'Aix-en-Provence
23:43avec plein de beaux mondes
23:45sur le plateau
23:46ne ratez pas
23:47cet événement
23:48bien sûr
23:49qui clôture
23:50l'année économique
23:51en général
23:53et prépa la suivante
23:55absolument
23:55qui s'annonce
23:56absolument passionnante
23:57allez ne quittez pas
23:58on va
23:58revenir sur
24:00des questions
24:01un peu moins militaires
24:02en deuxième partie
24:03on va revenir notamment
24:04sur ce rapport
24:05de la Cour des Comptes
24:06qui s'est penché
24:07sur la prime d'activité
24:08une prime d'activité
24:09qui coûte plus de 10 milliards
24:10et qui estime
24:12la Cour
24:13aurait des effets
24:14sur l'emploi
24:15qui ne sont pas
24:16démontrés
24:17on va décortiquer ça
24:18ensemble
24:19et puis on reviendra
24:19sur la présentation
24:20par Bruxelles
24:21on parlait de cette
24:21consolidation européenne
24:23Bruxelles
24:23qui essaie de simplifier
24:25la vie des entreprises
24:26un nouveau paquet
24:27omnibus
24:27a été présenté
24:28par la commission
24:29on verra
24:30ce qu'il recouvre
24:31ne quittez pas
24:32on se retrouve tout de suite
24:40BFM Business
24:41et la tribune
24:41présente
24:43les experts
24:44Raphaël Legendre
24:47allez il est 9h
24:48passé de 58 minutes
24:49vous êtes toujours
24:49en direct sur BFM Business
24:51c'est la seconde partie
24:52des experts
24:53avec toujours
24:54autour de la table
24:54Patrick Bertrand
24:55directeur général
24:56des opérations
24:57d'Holnest
24:57Françoise Benhamou
24:58présidente du cercle
24:59des économistes
25:00et Anne-Charlotte
25:01Fredenucci
25:01présidente du groupe
25:02Ametra
25:03on va parler de ce rapport
25:05ensemble
25:05les amis
25:06de la Cour des Comptes
25:07qui dit rarement du bien
25:09quand la Cour des Comptes
25:10se penche sur un sujet
25:11c'est en général
25:13pour l'étrier
25:14c'est un peu le mot
25:15qu'on utilise
25:16en presse écrite
25:18parfois de manière abusive
25:19d'ailleurs
25:20parce qu'il arrive à la Cour
25:21de dire des bonnes choses
25:22aussi
25:22mais plus rarement
25:23cette fois-ci
25:24c'est donc
25:24sur la prime d'activité
25:26une prime d'activité
25:28qui a beau avoir été pensée
25:29pour encourager le travail
25:30des Français
25:31aux faibles ressources
25:33aux bas salaires
25:34la Cour
25:35nous dit
25:36Françoise
25:37que ces effets
25:38sur l'emploi
25:38ne sont pas
25:40démontrés
25:40c'est quand même bien dommage
25:42parce que ça touche
25:434,5 millions de personnes
25:4410 milliards
25:45et
25:4610,7 milliards
25:48et ça coûte
25:48un petit
25:4910 milliards d'euros
25:51voilà
25:51alors c'est pas toute la prime
25:53qui est mise en question
25:54mais c'est vrai
25:55qu'il y a un chiffre
25:56qui m'a frappé
25:57moi dans ce rapport
25:58c'est que
25:5914%
25:59des personnes interrogées
26:01ont dit
26:02qu'elles étaient retournées
26:03dans l'emploi
26:04sans prendre en compte
26:05sans même savoir
26:05d'ailleurs qu'elle existe
26:06probablement
26:07la prime d'activité
26:08donc
26:09il y a une question
26:10alors 14%
26:11c'est pas rien
26:12mais enfin
26:13quand même
26:13il y a une question
26:14sur ces 10,7 milliards
26:15est-ce qu'ils sont bien
26:17utilisés
26:18est-ce qu'ils sont bien
26:18fléchés
26:19est-ce qu'il ne faut pas
26:20recentrer
26:21pour limiter
26:22le nombre d'allocataires
26:24sur ceux
26:25sur lesquels
26:25ce serait efficace
26:27et puis
26:27quand il y a
26:28comme ça
26:29une prime
26:29il faut que
26:30les gens
26:31qu'on vise
26:32et pour lesquels
26:33on vise quelque chose
26:33parce que c'est une incitation
26:34au retour à l'emploi
26:35pour les gens
26:36qui ont des revenus modestes
26:38et qui seraient tentés
26:38de rester
26:39dans un système
26:40d'aide publique
26:41etc
26:41est-ce que ça marche
26:43pour que ça marche
26:44il faut d'abord
26:44qu'ils soient au courant
26:45du fait que ça existe
26:46donc voilà
26:48il y a tous ces éléments-là
26:49donc c'est pas un rejet
26:50total
26:51c'est un recentrage
26:52qu'elle propose
26:52bon un peu comme
26:53les aides à l'apprentissage
26:55exactement
26:55en tant que chef d'entreprise
26:58est-ce que vous constatez
27:00un effet
27:00alors j'imagine que
27:01dans l'industrie
27:02de la défense
27:03les salaires
27:05sont plutôt
27:05des salaires élevés
27:07on n'est pas forcément
27:08autour du SMIC
27:08mais quelle expérience
27:09vous avez eue
27:10vous de la prime d'activité
27:11si vous en avez eu une
27:12auprès de salariés
27:13alors chez Amitra
27:14on n'a pas une expérience
27:15directe de la prime
27:15de retour à l'emploi
27:16mais moi
27:17retourner à l'emploi
27:18je trouve ça très bien
27:19j'y suis philosophiquement favorable
27:21en revanche
27:22il faut bien expliquer
27:23que ces 10,7 milliards
27:24on les prend quelque part
27:26d'un budget autre
27:27donc
27:28in fine
27:29ça alourdit
27:30aussi
27:30ça entache
27:32notre compétitivité
27:33or
27:34dans l'industrie
27:35on est face à une compétitivité mondiale
27:37chez Amitra
27:38quand on remet un prix
27:38pour un projet
27:40de développement
27:40d'un nouveau système
27:41à Thalès
27:42on est en concurrence
27:43contre des sociétés
27:44indiennes
27:45mexicaines
27:46etc
27:46et si notre
27:48capacité
27:49si notre coût de l'emploi
27:51est grévé
27:51de toutes sortes
27:52d'aides
27:53qui sont en plus
27:54partiellement efficaces seulement
27:55et bien ce sont des contrats
27:57que nous ne gagnons pas
27:57et donc des emplois
27:58qui partent à l'étranger
27:59Patrick
27:59c'est une aide au retour
28:01à l'emploi
28:02plus qu'une dépense
28:03de non-activité
28:04ça va dans le bon sens
28:05j'accepte un emploi
28:06qui est un peu sous-payé
28:08donc je suis complété
28:09mais pour rebondir
28:10sur ce que vous évoquez
28:11il y a une solution
28:14vous réduisez
28:15les cotisations sociales
28:17payées par les entreprises
28:18qui viennent financer
28:19la CAF
28:20qui finance
28:21la prime d'activité
28:22et croyez-moi
28:23les entreprises
28:24seront ravies
28:25d'augmenter les salaires
28:26et de faire en sorte
28:27que
28:28pour un coût
28:29d'ailleurs
28:29beaucoup moindre
28:30et de faire en sorte
28:31qu'elles soient attractives
28:33et que
28:34les personnes
28:35qui cherchent un emploi
28:36reviennent à l'emploi
28:37donc on est dans un système
28:39et sans avoir lu
28:40en détail
28:41le rapport
28:42de la Cour des Comptes
28:43on oublie quand même
28:44un point
28:44qu'ils ont très largement
28:45soulevé
28:47qui est la gestion
28:48la qualité de la gestion
28:50le nombre d'erreurs
28:51encore et toujours
28:51si je ne dis pas de bêtises
28:53je crois que
28:53la Cour des Comptes
28:54a refusé de certifier
28:55les comptes de la CAF
28:56au cours des deux dernières années
28:57absolument
28:58à l'intérieur de cela
28:59il y a la gestion
29:01de la prime d'activité
29:02on revient
29:03sur le sujet
29:04de l'efficacité
29:05et de l'efficience
29:07pardon
29:07de la dépense publique
29:09le point
29:10qui révolte
29:11quand on lit
29:12encore une fois
29:12je n'ai pas lu
29:13en détail
29:14mais quand on lit
29:15les quelques extraits
29:16etc
29:16c'est oui
29:17on a compris
29:18que ça coûtait tant
29:19etc
29:19mais c'est le fait
29:21que c'est truffé d'erreurs
29:22et qu'il y a des erreurs
29:23partout
29:23dans un monde
29:24qui est hyper digitalisé
29:26où on peut arriver
29:28globalement
29:29c'est compliqué
29:29mais assez facilement
29:31à mieux maîtriser
29:32les situations
29:33personnelles
29:35puisqu'il faut faire
29:35une déclaration
29:36de situation personnelle
29:37pour valider
29:38que vous êtes bien
29:39dans le niveau de rémunération
29:40qui vous donne droit
29:41à ces éléments-là
29:42une fois de plus
29:43mais combien de fois
29:44sur ce plateau
29:45avons-nous abordé
29:46sur des sujets
29:47totalement différents
29:48cette vraie question
29:50et cette vraie question
29:52qui amène souvent à dire
29:53ah c'est peut-être inutile
29:55c'est peut-être pas très utile
29:57c'est juste que c'est utile
29:59mais c'est mal géré
30:00Françoise Benhamou
30:01mais que les aides publiques
30:02doivent être évaluées
30:03pour vérifier
30:04si elles sont efficaces
30:05ça c'est une évidence
30:06après
30:09transférer
30:09si vous voulez
30:10les aides sociales
30:11vers l'entreprise
30:12de manière systématique
30:13en baisse des cotisations
30:14ça n'est pas nécessairement
30:16la même efficacité
30:17qui est souhaitée
30:18qui est recherchée
30:19donc là
30:19c'est une question
30:20d'évaluation
30:21des politiques publiques
30:22moi je crois que
30:23c'est surtout ça le problème
30:24ce qui n'est pas toujours
30:25très simple
30:25voilà
30:26c'est pas toujours simple
30:26et c'est vrai
30:28qu'on est dans la contradiction
30:29entre le politique
30:30et l'économique
30:31puisque Sébastien Lecornu
30:33a légèrement augmenté
30:34si je ne me trompe
30:35cette prime d'activité
30:38tout à fait récemment
30:39voilà
30:39donc là
30:40cette réflexion
30:41il aurait fallu l'inverser
30:42c'est-à-dire
30:42commencer à regarder
30:43comment on rationalise
30:45et comment on la rend
30:45le plus efficace
30:46la prime d'activité
30:47et ensuite voir
30:48si on augmente
30:49si on baisse
30:49si on transfère
30:50etc
30:51c'est vrai qu'on peut s'interroger
30:52sur le fait que la Cour des Comptes
30:53sorte maintenant ce rapport
30:55alors qu'on vient de décider
30:56d'une augmentation
30:57de 50 euros
30:58je crois
30:58de la prime d'activité
30:58c'est pas le même tempo
30:59j'étais provocateur
31:01à dessein
31:03dans ce que j'évoquais tout à l'heure
31:04mais quand même
31:05réfléchissons
31:05sur le fond
31:06la prime d'activité
31:08est là pour compenser
31:09des salaires
31:10qui sont trop bas
31:11et pourquoi
31:12sont-ils trop bas
31:13c'est parce que
31:14par rapport au coût réel
31:16du salaire
31:17dans l'entreprise
31:17et bien ce qui est versé
31:18aux salariés
31:19est très très loin
31:20de ce que ça coûte
31:21à l'entreprise
31:22donc il faut qu'on arrive
31:23ça va être le sujet
31:23maintenant de la présidentielle
31:24rapprocher le brut du net
31:26bien sûr
31:26la réponse
31:27elle n'est jamais
31:28dans
31:29tout à droite
31:31tout à gauche
31:31si je peux
31:32employer cette expression
31:33mais clairement
31:34il y a du tuning
31:36et
31:37si on pouvait
31:39sur bien des sujets
31:40vous avez parlé
31:41du budget de la justice
31:42tout à l'heure
31:43reparler d'efficacité
31:45et de priorité
31:46dans les fonds
31:48qui sont affectés
31:48avant de parler
31:50de la réduction
31:51des dix fonds
31:52oui
31:52ou de l'augmentation
31:53parce que le grand sujet
31:54sur la justice
31:54c'est faut-il plus de moyens
31:56or ce qu'on constate
31:57c'est que
31:58derrière la défense
32:00le budget de la justice
32:01est celui qui a le plus
32:02progressé depuis
32:042017
32:04près de 60%
32:06d'augmentation
32:07depuis 2017
32:08on arrive à peu près
32:09dans la moyenne européenne
32:11en termes de dépenses
32:12par habitant
32:12on manque de procureurs
32:14et de juges
32:15encore
32:15mais ce que disent
32:16les procureurs
32:17on en a beaucoup parlé
32:18ce matin dans la matinale
32:19de BFM Business
32:19c'est que
32:20à chaque sujet
32:22ça devient une priorité nationale
32:24à chaque crise médiatique
32:25ça c'est clair
32:26violence familiale
32:27terrorisme
32:28narcotrafic
32:28des circulaires
32:29du ministère
32:30de la justice
32:31sont déployés
32:32pour dire au juge
32:33tel sujet est la priorité
32:34et quand tout est prioritaire
32:36ce que disent les magistrats
32:37plus rien ne l'est vraiment
32:38on n'a jamais eu
32:39autant besoin
32:40de priorité
32:41me semble-t-il
32:41puisqu'on est
32:42dans une situation
32:44où les finances publiques
32:45sont limitées
32:46et en même temps
32:47le politique
32:47la situation politique
32:49fait que les priorités
32:50vont dans tous les sens
32:51et que le quoi qu'il en coûte
32:53il en reste quelque chose
32:54dont on n'arrive pas
32:55à se débarrasser
32:56dans notre pays
32:57Patrick ?
32:58sur ce que vous évoquez
32:59pardonnez-moi
32:59parce que je ne pouvais pas
33:00ne pas
33:02si cette source
33:03est de qualité
33:05c'est la source
33:05de la commission européenne
33:06budget de la justice
33:07on est un petit peu
33:08il a beaucoup augmenté
33:10on est un petit peu
33:10en dessous
33:11de la médiane européenne
33:12mais
33:14en nombre de juges
33:15professionnels
33:15pour 100 000 habitants
33:16on est à 11
33:17alors que la médiane
33:18est à 18
33:18et en nombre de procureurs
33:20on est à 3,2
33:21alors que la médiane
33:22est à 11
33:25l'argent là
33:26il est où
33:28il est pourquoi
33:29de sujet
33:30une fois de plus
33:31de gestion
33:32alors que
33:33encore une fois
33:34vous avez raison
33:34de souligner
33:35ça a augmenté
33:35de façon considérable
33:37au cours des 6
33:38à 8 dernières années
33:39là encore
33:40on est dans des sujets
33:41de priorité
33:42et pour ne pas être trop long
33:44c'est le même sujet
33:45on l'avait évoqué
33:46à plusieurs reprises
33:47au moment du Covid
33:47dépenses de santé
33:49France-Allemagne
33:49par rapport au PIB
33:50à peu près équivalent
33:51grosse différence
33:52entre 8 et 10%
33:54de plus de non-soignants
33:55dans le budget
33:56de la santé français
33:58on va revenir
33:59sur les salaires
34:00mais c'est quand même
34:01absolument passionnant
34:01ça pose la question
34:02du périmètre
34:03de l'action publique
34:04et de l'État
34:05qui peut-être
34:06se dilue
34:07au fur et à mesure
34:08des années
34:08de l'action
34:09au jour le jour
34:12sur les fonctions de base
34:14je voulais qu'on vienne
34:14Anne-Charlotte
34:15qu'on continue
34:16sur la question
34:17des bas salaires
34:18vous savez qu'il y a eu
34:18toute cette polémique
34:19sur le gel
34:20des allègements de charges
34:22annoncés
34:22et confirmés
34:23par Bercy
34:24suite à la hausse
34:24du SMIC
34:26des allègements de charges
34:27qui explosent
34:28avec l'inflation
34:29puisqu'elles sont indexées
34:30aussi sur le SMIC
34:31plus 30 milliards
34:33si je ne dis pas de bêtises
34:34depuis 5 ou 6 ans
34:36est-ce que
34:37ça vous impacte
34:38le MEDEF
34:40est hors de lui
34:41le patronat
34:42de manière générale
34:42en disant
34:43c'est 2 milliards
34:44de hausse d'impôt
34:44en plus
34:45sur les entreprises
34:47est-ce que vous
34:47ça vous impacte
34:48dans votre politique d'emploi
34:50ce gel des allègements de charges
34:52qui vont de 1 à 3 SMIC
34:53je le rappelle
34:55chez Ametra
34:56nous avons maintenant
34:57une concentration
34:58sur des emplois
34:59plutôt de type
35:00technicien et ingénieur
35:01donc il n'y a personne
35:02dans le groupe Ametra
35:03qui soit au SMIC
35:03ou proche du SMIC
35:04mais tous les sujets
35:05de rémunération
35:06de gel
35:07des allègements
35:08d'alourdissement
35:10des charges
35:11touchent toutes les entreprises
35:12de tuyauterie fiscale ou sociale
35:13voilà
35:14de tuyauterie fiscale ou sociale
35:15comme vous dites
35:16complexe et coûteuse
35:17tous ces sujets
35:19touchent l'ensemble
35:20des entreprises de France
35:20parce que finalement
35:21il y a un tassement
35:22lorsque le SMIC monte
35:24ou que les allègements
35:24baissent sur le SMIC
35:25il y a un alourdissement
35:27du coût du travail
35:28qui va coûter davantage
35:29lorsqu'on va par exemple
35:31passer commande
35:32je disais
35:33nous avons essentiellement
35:33des ingénieurs
35:34chez Ametra
35:34nous concevons des systèmes
35:36innovants
35:36mais nous les faisons fabriquer
35:37dans notre supply chain
35:39chez nos fournisseurs
35:39donc lorsque nous rendons
35:41un prix à un client
35:42c'est un prix qui intègre
35:43le coût de nos ingénieurs
35:44et le coût de fabrication
35:46de nos fournisseurs
35:47qui eux ont des salariés
35:48qui sont proches du SMIC
35:49donc évidemment
35:50il y a un impact
35:51sur la compétitivité globale
35:53des entreprises
35:53notamment industrielles
35:54pour le secteur
35:55que je connais
35:55et puis il y a un effet
35:56tassement des salaires
35:57Françoise aussi
35:58la prime d'activité
35:59les salaires sont faibles
36:01concours à ça aussi
36:01et il y a toujours
36:04des effets de seuil
36:05sur ces allégements
36:05de surcharge
36:06qui fait que du coup
36:07on les augmente
36:07on les augmente
36:08et donc là
36:09il y a une réflexion
36:10me semble-t-il
36:10d'ensemble
36:11qui doit être faite
36:12au niveau des entreprises
36:13et au niveau macroéconomique
36:14aussi
36:15sur le partage
36:16de la valeur
36:17tout simplement
36:17et la part des salaires
36:20et c'est vrai
36:21que les salaires
36:22ensuite
36:22c'est la consommation
36:23Est-ce que ça bouge
36:24en France
36:25beaucoup
36:25la part des salaires
36:26dans la valeur ajoutée ?
36:27Non
36:27parce qu'il y a un débat
36:28il y a Oxfam
36:29qui a publié cette semaine
36:30un rapport
36:31sur les 100 plus grands
36:32groupes européens
36:33en disant qu'ils nourrissaient
36:35les inégalités
36:36parce que 70% du résultat
36:38des 100 premiers groupes
36:39européens
36:40partaient en dividende
36:42on l'a décrypté ici
36:43sur l'antenne de BFM Business
36:45en disant que
36:46évidemment si on se concentre
36:47sur le résultat net
36:48c'est normal que
36:49ce ne soit que les dividendes
36:50mais que si on prend
36:51l'ensemble
36:51de la valeur ajoutée
36:52les salariés
36:54sont de très loin
36:54les premiers bénéficiaires
36:56puisque c'est 60%
36:58de la valeur ajoutée
37:00mais est-ce que vous
37:01soulevez ce débat là
37:03Françoise
37:03pour dire que la répartition
37:04capital-travail
37:06n'est peut-être pas
37:06assez juste ?
37:07Il y a toujours ce décrochage
37:09entre la réflexion macro
37:10et puis ensuite
37:11ce qui se passe
37:12dans les différents types
37:13d'entreprises
37:14et où là
37:15on est dans le concret
37:17et où la question
37:18du partage de la valeur
37:19va se poser
37:20de manière différente
37:21quand on est au niveau macro
37:22c'est vrai qu'on voit
37:23notamment dans les grandes entreprises
37:24effectivement
37:25elles vont bien
37:25dans l'ensemble
37:26pour l'instant
37:28et donc
37:29c'est vrai
37:29que du coup
37:30il y a
37:31un avantage
37:32au capital
37:33si je puis dire
37:33mais
37:34c'est vrai
37:35qu'en même temps
37:36les salaires sont faibles
37:37et c'est un sujet
37:38récurrent
37:38dans notre pays
37:39Bon
37:39sujet de la prospérité globale
37:41j'ai alternance
37:42merci alternance
37:43qui nous fait
37:43une petite correction
37:44sur les comptes
37:46alors les comptes
37:47de la sécu
37:47mais non
37:47on parle bien
37:48des allocations familiales
37:50ces comptes
37:51ont été certifiés
37:52cette année
37:52pour la première fois
37:53depuis 6 ans
37:55voilà c'est les dernières années
37:56merci pour la précision
37:58c'était les dernières années
38:00merci effectivement
38:01de cette précision
38:03mais je veux qu'on continue
38:04sur ce débat
38:05le sujet du partage
38:07de la valeur
38:07il est très largement partagé
38:09par les dirigeants
38:10d'entreprise
38:10et d'ailleurs
38:11à noter que
38:12ce qui a été intégré
38:13dans la loi
38:14est venu d'un accord
38:15entre les partenaires sociaux
38:17de toutes origines
38:18et quand on parle
38:20de montant
38:21alors peut-être
38:23qu'on va me redire
38:24que c'est pas tout à fait
38:25on fait du fact-checking
38:25en direct
38:26mais voilà
38:27fact-checking
38:27c'est en gros
38:29de l'ordre de 26 à 27 milliards
38:31participation et intéressement
38:33et ça représente
38:348 à 9 millions
38:35de salariés
38:37ça doit être un peu plus
38:37de 50%
38:38même beaucoup plus
38:39que 50%
38:40Les actionnaires
38:40ne sont pas tous
38:41sur des yachts
38:42à fumer des gros cigares
38:42c'est aussi des salariés
38:44des retraités
38:44des épargnants
38:45On est dans un schéma
38:46où quand on parle
38:48des dizaines de milliards
38:49de dividendes
38:50on a l'impression
38:51qu'il n'y a rien
38:52pour les salariés
38:52sauf que les dividendes
38:54comme vous l'avez très bien
38:55mis en évidence
38:56ils viennent après
38:58le fait que les salariés
38:59évidemment reçoivent
39:00le salaire
39:01mais aient aussi droit
39:02à un partage de la valeur
39:03donc voilà
39:04il faut remettre
39:05les sommes
39:06en parallèle
39:08et en rappelant
39:10cette part
39:10dans la valeur ajoutée
39:11parce qu'encore une fois
39:13une entreprise
39:13elle marche
39:14parce qu'il y a des gens
39:14qui financent
39:15et parce qu'il y a des gens
39:16qui travaillent
39:16et d'abord parce qu'il y a
39:17des gens qui travaillent
39:18donc ce travail
39:19il est rémunéré
39:20d'abord avant tout le monde
39:21y compris
39:22avec l'intéressement
39:23à la participation
39:24et puis quand il y a
39:25un résultat
39:26on rémunère
39:27l'apport du capital
39:28Et puis les entreprises
39:30pour bien travailler
39:30il faut qu'on leur
39:31fiche la paix aussi
39:32et qu'on allège un peu
39:33les contraintes
39:34parfois pour davantage
39:36de production
39:37de rentabilité
39:38bref
39:38laissez faire
39:39les entreprises
39:40c'est évidemment
39:41le mot d'ordre
39:41sur BFM Business
39:43et bien justement
39:44on a une bonne nouvelle
39:45et on va terminer
39:46sur cette bonne nouvelle
39:46l'émission
39:47ce sera le dernier débat
39:48aujourd'hui
39:49c'est la présentation
39:49du paquet
39:50Omnibus 4
39:51par la Commission Européenne
39:54je ne sais pas
39:55si vous avez vu passer
39:56les trois premiers
39:57mais elle concerne
39:58les entreprises
39:59comme Ametra
40:00et Charlotte Fredenucci
40:01puisque ça concerne
40:02les PME
40:02et les ETI
40:03vous êtes juste
40:03entre les deux
40:05est-ce que vous avez pu regarder
40:06ce qu'il contenait
40:06ce paquet
40:08Omnibus
40:08de simplification
40:09présenté cette semaine
40:10par la Commission
40:11oui j'ai regardé
40:12de loin
40:13mais tout ce qui
40:15relève de la simplification
40:16et de l'allègement
40:17des contraintes
40:18va dans le bon sens
40:19évidemment
40:19alors qu'on soit très clair
40:21l'objectif n'est pas
40:22de laisser les entreprises
40:23se comporter
40:24comme des cow-boys
40:25dans le Far West
40:26d'il y a
40:28200 ans
40:28chez Ametra
40:30on a une politique
40:31USG ambitieuse
40:32on est certifié
40:33Covadis
40:33on mène un certain
40:34nombre d'actions
40:35qui pourraient
40:36dans un certain cas
40:37nous être imposées
40:38par des réglementations
40:40bruxelloises
40:41donc l'objectif
40:42n'est pas de ne rien faire
40:43en matière de SG
40:45de compliance
40:46de décarbonation
40:47etc
40:47mais l'objectif
40:48est de laisser
40:49les entreprises
40:50se débrouiller seules
40:51et mener à bien
40:53des actions
40:54qui soient différenciantes
40:55si l'Europe
40:57nous impose
40:58à tous
40:58un bilan carbone
40:59le bilan carbone
41:00que nous avons réalisé
41:01chez Ametra
41:01n'est plus un engagement
41:02USG
41:02mais ça devient simplement
41:03un respect de la réglementation
41:05ça dommage
41:06donc oui
41:07j'ai regardé le package
41:08Omnibus 4
41:09j'espère qu'il continuera
41:11à alléger nos contraintes
41:12et qu'il nous permettra
41:13d'être un peu plus libres
41:14Françoise
41:14oui alors
41:15c'est une ancienne
41:16à chaque fois
41:17on revient
41:18sur la question
41:19de cette baisse
41:20des normes
41:21et des réglementations
41:22et à juste titre
41:23elles sont lourdes
41:24elles sont complexes
41:24dans tout domaine
41:26moi je l'ai vécu
41:27dans l'université
41:28c'est une ancienne récente
41:29tout de même
41:29au niveau européen
41:31Bruxelles avait plutôt
41:32tendance à sur-réglementer
41:33depuis février 2025
41:34c'est les Omnibus
41:35je ne sais pas
41:35qu'Omnibus
41:36qui ont le rôle de nom
41:37d'ailleurs
41:37qui sont des trains de mesure
41:39là
41:39ont été adoptés
41:40alors ça touche
41:41la durabilité
41:42ça touche la politique agricole
41:44ça touche les produits chimiques
41:46et il s'agit de simplifier
41:47les exigences
41:48de reporter
41:49les dates d'application
41:50de certaines mesures
41:51réglementaires un peu complexes
41:52d'avoir un traitement allégé
41:55pour les PME
41:55et les ETI
41:57donc c'est très intéressant
41:58tout ça
41:58avec quand même
42:00un petit bémol
42:01attention
42:01il ne faudrait pas
42:05abandonner
42:05si je puis dire
42:06les questions
42:08d'économie verte
42:11parce que
42:12qu'on détricote
42:13aussi
42:13voilà
42:13et on a tendance
42:14à les détricoter
42:15au prétexte
42:16de cette question
42:17de réglementation
42:18Patrick
42:18alors
42:20simplifier
42:20ça n'est pas
42:21déréglementer
42:22on confond toujours
42:24le fait que
42:26réglementer
42:27c'est
42:28rendre complexe
42:29la vie des entreprises
42:30et vous l'avez très bien
42:32souligné
42:32on pourrait
42:33très bien
42:34et c'est le rôle
42:36de l'Etat
42:36et de la Commission européenne
42:37de donner l'impulsion
42:39c'est-à-dire
42:39avoir une loi
42:40qui dise
42:40les entreprises
42:41doivent déclarer
42:43leurs objectifs
42:44de décarbonation
42:45et après
42:46laisser les entreprises
42:47et notamment
42:48les fédérations
42:48parce que
42:49l'empreinte carbone
42:50elle est différente
42:51selon les métiers
42:52les laisser
42:53comme on l'a fait
42:53pour le partage
42:54de la valeur
42:54les laisser
42:55établir
42:56les bons dispositifs
42:58donc
42:58vraiment faire en sorte
43:00qu'on allège
43:01mais le but
43:03on simplifie
43:04le but
43:04c'est pas de déréglementer
43:05tous ces paquets
43:06omnibus
43:07que vous avez
43:07parfaitement souligné
43:08du 1 au 4
43:10pour moi
43:11ils révèlent quand même
43:12un vrai changement
43:13de paradigme
43:14c'est que
43:15peut-être
43:15que enfin
43:17la Commission européenne
43:18comprend
43:19que
43:20dans sa réglementation
43:22la compétitivité
43:23doit devenir
43:24un élément majeur
43:26plutôt que
43:27l'efficacité
43:27on l'a vu
43:28au moment du sujet
43:29Mercosur
43:30ce sujet
43:31de la concurrence
43:33réglementaire
43:33est un truc
43:34qui est terrible
43:35c'est comme
43:36dans une classe
43:36s'il y a des bons
43:38et bonnes élèves
43:39qui respectent
43:40les règles
43:40etc
43:40puis qu'à côté
43:41il y en a
43:42qui trichent un peu
43:45qui arrivent
43:45à un niveau
43:47supérieur
43:48à celui
43:48qui a bien respecté
43:49et donc
43:50c'est ce qu'on appelle
43:51le level playing field
43:52voilà
43:52et dernier sujet
43:54si
43:55les omnibus
43:57ne s'accompagnent pas
43:59d'un robinet
44:00de réglementation
44:01nouvelle
44:01qui continue à couler
44:03on sera
44:04dans un bon chemin
44:05Françoise
44:06oui on est
44:06on pense au rapport
44:08Draghi
44:09qui montre
44:09extrêmement bien
44:11à quel point
44:11il y a un déficit
44:12de compétitivité
44:13quand on compare
44:14l'Europe prise
44:15dans son ensemble
44:16aux Etats-Unis
44:17par exemple
44:17qui est de l'ordre
44:18de 20%
44:18et ça c'est un vrai sujet
44:20donc
44:21est-ce que
44:22omnibus répond
44:23un peu à cela
44:24sans doute un petit peu
44:25mais ça n'est pas que cela
44:26il y a un problème
44:27de compétence
44:28etc
44:28d'organisation
44:30mais c'est vrai
44:31que ces directives
44:33pourquoi pas
44:34avec ce bémol
44:35moi j'assiste beaucoup
44:36quand même
44:36sur le fait
44:37qu'il faut faire
44:37très attention
44:38à tout ce qui est
44:41économie décarbonée
44:42etc
44:42d'autant plus
44:43qu'on en aura besoin
44:43avec ce qui se passe
44:45pour y revenir
44:46un instant
44:46au Moyen-Orient
44:47c'est vrai
44:48qu'on va repenser
44:49notre politique énergétique
44:51et il y aura sans doute
44:52des choix à faire
44:53de ce point de vue-là
44:54Stéphane Séjourné
44:55s'est félicité
44:56dans un tweet
44:57sur Rix
44:58vous nous demandez
44:59de simplifier
45:01les normes européennes
45:01nous l'avons fait
45:02alors effectivement
45:03vous avez un allègement
45:04sur le RGPD
45:05sur le règlement
45:06prospectus
45:07sur le règlement
45:08batterie
45:08on ne va pas tous les citer
45:09il y en a une
45:10quiérielle
45:11on pourrait y passer
45:12l'émission
45:13il y a la simplification
45:14il y a aussi la question
45:15de la souveraineté
45:16qui vraiment
45:17est en train d'émerger
45:18sous les coups de butoir
45:19notamment de Donald Trump
45:20d'un côté sur le numérique
45:22des surcapacités
45:24surcapacités chinoises
45:26de l'autre
45:27il y a des textes
45:28intéressants
45:28qui sont sortis aussi
45:29la semaine dernière
45:30sur la souveraineté numérique
45:32il y a quelques semaines
45:33l'accélérateur industriel
45:35qui promeut
45:36la préférence européenne
45:38est-ce que ces choses-là
45:40impactent aujourd'hui
45:42ou vous pensez
45:43vont impacter
45:43le business en Europe
45:44Anne-Charlotte Frédénucci
45:46oui certainement
45:47à condition que ces déclarations
45:48soient suivies des faits
45:49mais voilà
45:49est-ce qu'on se paye de mots
45:50enfin ma question
45:51plus simplement
45:51est-ce qu'on se paye de mots
45:52ou est-ce qu'on avance
45:54quand même qu'à un cas
45:55alors j'ai pas de boule de cristal
45:57pour vous dire
45:57si les déclarations d'aujourd'hui
45:58se traduiront
45:59en fait demain
46:00et notamment en investissement
46:01industriel
46:02puisque c'est ça
46:02la vraie question
46:03on parle de souveraineté
46:04on veut se doter de souveraineté
46:06mais est-ce que demain
46:08concrètement
46:08on va investir
46:09dans des systèmes
46:10de défense souverain
46:11des systèmes numériques
46:12de défense souverain
46:13est-ce qu'on va donner
46:14aux grandes entreprises
46:15qui elles-mêmes
46:17passeront des commandes
46:17à la BITD
46:18et ainsi de suite
46:19et notamment
46:20on verra arriver
46:21des commandes
46:21chez Ametra
46:22est-ce qu'on va vraiment
46:22se donner les moyens
46:23c'est ça la question
46:25et là je n'ai pas de réponse
46:26Est-ce qu'il existe
46:27une préférence européenne
46:28dans le secteur de l'armement
46:30aujourd'hui
46:30comme on en discute
46:31dans l'automobile
46:32notamment où 70% des pièces
46:34devraient être made in Europe
46:35dans l'assemblage
46:35est-ce que c'est des choses
46:36qui existent
46:37dans le secteur de l'armement
46:38où tout est ouvert
46:41On a vu quand même
46:43de nombreux contre-exemples
46:44on a vu la Pologne
46:45commander des avions américains
46:47on a vu
46:48de nombreux cas
46:49de commandes
46:52extra-européennes
46:53alors qu'il existait
46:54en Europe
46:54des solutions
46:55des solutions
46:57qui auraient pu répondre
46:58Le rafale notamment
46:59On achète beaucoup
47:00aux Etats-Unis
47:00qui auraient pu répondre
47:00à ces problématiques
47:02et ça n'est pas anodin
47:04ces choix
47:04de systèmes américains
47:06parce que d'abord
47:07ça sous-entend
47:09que l'Europe
47:10n'aurait pas pu livrer
47:11ces systèmes
47:12alors qu'ils existent
47:13réellement
47:14ces systèmes de défense
47:14encore une fois
47:15et toute la chaîne
47:16d'investissement
47:17que ça aurait pu générer
47:19jusqu'à des emplois
47:21chez Ametra
47:21pour ramener
47:22à mon cas concret
47:23tout ça ne s'est pas produit
47:25ces investissements
47:26cet argent a été injecté
47:27aux Etats-Unis
47:27à la place
47:28c'est quand même dommage
47:28Patrick Joyer
47:29réagir sur l'F-35
47:30évidemment
47:31Oui
47:32l'F-35
47:33alors il est vrai aussi
47:34qu'il ne faut pas oublier
47:36ce sujet de l'OTAN
47:39qui impose
47:40aux armées européennes
47:42et aux armées américaines
47:43de coopérer
47:43évidemment
47:44avec une puissance
47:47intellectuelle
47:48technologique
47:49plutôt des Etats-Unis
47:49qui est importante
47:50mais je voudrais revenir
47:52sur le sujet omnibus
47:53quand même
47:53il y a des petites choses
47:55qui sont sympathiques
47:56notamment l'omnibus 4
47:59casse
47:59comme quoi
48:00on peut faire simple
48:01casse
48:02un effet de seuil
48:03qui est la taille
48:04de l'entreprise
48:04aujourd'hui
48:05quand une PME
48:06alors je fais attention
48:07au fast-checking
48:08je ne vais plus citer
48:09les chiffres
48:09mais quand une PME
48:11arrive au seuil ETI
48:13ça y est
48:13elle est considérée
48:14comme quasiment
48:15une multinationale
48:16c'est-à-dire qu'elle a
48:16les mêmes obligations
48:17qu'une entreprise
48:19là c'était 250 salariés
48:21effectivement
48:22on se heurte
48:23c'est un mur
48:23de réglementation
48:25de charges normatives
48:25voilà
48:26il y a création
48:26d'une catégorie
48:27qui est une troisième catégorie
48:28il y a PME
48:29il y a grand groupe
48:30et il y a SMO
48:30et on repousse la limite
48:31à 1000 salariés
48:32je ne sais plus
48:34dans quel axe
48:35vous êtes
48:36et puis
48:36quand on voit aussi
48:38que
48:39dans Omnibus 4
48:42il y a une mesure
48:43de simplification
48:43qui est que
48:45on a compris
48:46qu'il y avait
48:47beaucoup de formulaires papier
48:48qu'on pouvait digitaliser
48:49on tombe de notre chaise
48:54ça pose
48:56une vraie question
48:58tant mieux
48:58ça arrive
48:59donc il ne faut pas
49:00critiquer
49:00tant mieux
49:02ça arrive
49:02mais
49:02oh Dieu
49:03que c'est long
49:04c'est un vrai sujet
49:04c'est franchissement de seuil
49:05Anne-Charlotte
49:07Danucci
49:07c'est un vrai sujet
49:09franchissement de seuil
49:09je vais juste rebondir
49:10sur la question
49:11des formulaires papier
49:12je vous confirme
49:13que chez Ametra
49:14on a une assistante
49:16qui a un cerveau bien fait
49:17qui pourrait faire
49:17vraiment autre chose
49:18qui traite plusieurs jours
49:19par mois
49:20des papiers qui arrivent
49:21qui sont des enquêtes
49:22diverses et variées
49:23qu'on doit renseigner
49:24et ça c'est du temps réel
49:26c'est de l'argent réel
49:27qui est investi
49:28par Ametra
49:29dans ces réponses
49:30dont on ne sait pas trop
49:31à quoi elles servent
49:32mais pour revenir à la question
49:33du franchissement des seuils
49:34Raphaël
49:35oui
49:35c'est extrêmement frustrant
49:37dans une petite ETI
49:38comme Ametra
49:39450 collaborateurs
49:40de penser qu'à partir
49:41de 250
49:43et tant mieux
49:44de penser qu'à partir
49:45de 250 collaborateurs
49:47ce qui ne fait pas
49:48une multinationale
49:49quand même
49:49on est considéré
49:51au même titre
49:52que des sociétés
49:53qui comptent
49:53plusieurs milliers
49:54ou plusieurs dizaines
49:55de milliers de salariés
49:56en matière de déclaration
49:57réglementaire
49:58en matière d'aide
49:59qu'on a le droit
49:59ou non de toucher
50:00etc.
50:01donc j'accueille
50:02très favorablement
50:03cette information
50:04nous l'accueillons
50:05très favorablement
50:06cette information
50:07non mais quand il y a
50:07des bonnes nouvelles
50:08il faut savoir
50:08sans féliciter aussi
50:09mais je pense que
50:10celle-ci elle est vraie
50:11encore une fois
50:12oui oui
50:12c'est très intéressant
50:15parce qu'effectivement
50:16il arrive
50:16qu'une mesure supplémentaire
50:18soit intéressante
50:20quelquefois
50:20voilà
50:21on ajoute
50:22une couche
50:23en quelque sorte
50:23mais cette couche-là
50:24elle est productive
50:26d'efficacité
50:28sur la question
50:29de la souveraineté
50:29quand même européenne
50:30votre avis
50:31Françoise Benhamou
50:33est-ce que vous pensez
50:33qu'on est enfin
50:34en train
50:34de se prendre
50:35par la main
50:36en européen
50:37face au coup de boutoir
50:38à la fois des Etats-Unis
50:39d'un côté
50:40et face aux surcapacités
50:42chinoises
50:43qui se déversent
50:43aujourd'hui encore
50:45de manière assez tranquille
50:47sur le vieux continent
50:48cette évidence
50:49on l'a tous en tête
50:50et je crois
50:50évidemment
50:51les politiques
50:52et les responsables
50:53avant tout
50:54après
50:55la mettre en oeuvre
50:56la mettre en action
50:58c'est beaucoup plus compliqué
51:00et on le voit
51:00effectivement
51:01dans le domaine
51:01de la défense
51:02on continue en Europe
51:03à acheter énormément
51:04aux Etats-Unis
51:05avec les dépendances
51:06qui s'en suivent
51:07donc oui
51:08dans les têtes
51:09je dirais
51:10mais il faut que ça aille
51:10très vite maintenant
51:11et cette vitesse
51:12on ne l'a pas
51:13il faut un leadership
51:14peut-être politique
51:15aussi
51:16exactement
51:16alors nous manque beaucoup
51:17ce qu'on appelle
51:18de manière un peu cliché
51:20le couple franco-allemand
51:21c'est une expression
51:22c'est une expression
51:22qui n'existe qu'en français
51:23d'ailleurs
51:24pas en allemand
51:24je le répète
51:26assez régulièrement
51:28est-ce que la présidentielle
51:29Patrick
51:30va être l'occasion
51:30de relancer tout ça
51:32on voit Emmanuel Macron
51:33en fin de course
51:33évidemment
51:34le chancelier Mertz
51:35pas au mieux de sa forme
51:36et les chantiers
51:38franco-allemands
51:39type Skaf
51:40qui n'aboutissent pas
51:41c'est très compliqué
51:41en ce moment
51:42il n'y a pas de boule
51:42de crétial
51:43je ne veux pas être pessimiste
51:44parce que ce n'est pas
51:45le tempérament
51:46d'un dirigeant d'entreprise
51:47mais je ne
51:49évidemment
51:50que la stabilité
51:51des pouvoirs politiques
51:52dans chacun des pays
51:54est favorable
51:55favorise
51:56une plus grande cohésion
51:58mais j'ai le sentiment
52:00que ça va au-delà
52:02que évidemment
52:03les interférences
52:04des échéances électorales
52:06vont avoir un impact
52:07mais que cela va au-delà
52:09il y a une réflexion
52:10de fond
52:11profonde
52:12sur
52:13ce que nous voulons faire
52:15c'est est-ce qu'on veut
52:15construire
52:16une zone
52:18qui a du sens
52:20et notamment
52:20sur le plan
52:21souveraineté
52:22ou est-ce qu'en permanence
52:24on continue
52:24à défendre
52:25ses propres intérêts
52:26avec des enjeux
52:27qui sont la montée
52:28des nationalismes
52:29en plus
52:29oui Anne-Charlotte
52:30la question politique
52:32que vous soulevez
52:32moi me fait penser
52:33à un sujet
52:34c'est le désalignement
52:36du temps politique
52:37et du temps économique
52:38et c'est encore plus vrai
52:39quand un gouvernement
52:41est fragilisé
52:41effectivement
52:43tout le monde regarde
52:43en France
52:44ce qui se passera
52:45au-delà de l'élection
52:46présidentielle
52:47dans un an
52:48et ça signifie
52:49que dans l'année
52:49qui va venir
52:50la parole des politiques
52:52a une valeur
52:53extrêmement limitée
52:54or nous
52:55industriels
52:56chez Ametra
52:57par exemple
52:57quand on investit
52:58on investit
52:59pour 5 ans
52:59pour 10 ans
53:00on fait des choix
53:01économiques aujourd'hui
53:02qui vont engager
53:03nos entreprises
53:03pour une durée
53:05très supérieure
53:05à celle du temps politique
53:07et aujourd'hui
53:07le désalignement
53:08est quand même
53:09particulièrement criant
53:10et croient
53:12puisqu'en plus
53:13le temps de l'économie
53:14accélère terriblement
53:16notamment
53:16avec les nouvelles technologies
53:18merci à tous les trois
53:19ce sera le mot de la fin
53:20Anne-Charlotte Fredenucci
53:21présidente du groupe Ametra
53:22Françoise Benhamou
53:23présidente du cercle
53:24des économistes
53:25et Patrick Bertrand
53:26directeur général
53:27des opérations
53:28d'Omnes
53:28pour cette émission
53:29passionnante
53:30disponible en podcast
53:31et replay
53:32sur l'application
53:33BFM Business
53:34tout de suite
53:34vous retrouvez
53:35Sandra Gandouin
53:36pour BFM
53:36entreprise spéciale croissance
53:38quant à nous
53:38on se retrouve demain
53:39même heure
53:40même endroit
53:409h30
53:41en direct
53:41sur BFM Business
53:42pour une spéciale
53:44IA
53:45d'ailleurs
53:45ce sera en direct
53:46depuis le sommet de l'IA
53:48à Lille
53:49n'arrêtez pas
53:50cette émission spéciale
53:51à demain
53:54les experts
53:56débats et controverses
53:57sur BFM Business
53:581
53:591
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