- il y a 10 heures
Ce lundi 8 juin, Antoine Larigaudrie a reçu Gustav Sonden, cofondateur de Colbr, et Vincent Grard, directeur France Trade Republic, dans l'émission Tout pour investir sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:00Tout pour investir, le déchiffrage.
00:05Avec Vincent Grard de Trade Republic, bonjour, merci d'être avec nous.
00:09Gustave Sanden de Colbert, merci, comme tous les lundis,
00:13on va un petit peu faire le sum up de ce qui s'est passé en fin de semaine dernière
00:18et sur ce début de semaine.
00:21Bon, reprise de la prime de risque géopolitique, ok.
00:25Il s'est passé quelque chose vendredi soir, du côté de Wall Street,
00:29on ne peut pas ne pas en parler.
00:31Une baisse de 4,2% du Nasdaq, ça a vraiment craqué du côté de la techno.
00:36On a senti un retournement de marché,
00:38alors qu'il était d'ailleurs contigu pendant toute la semaine avec la baisse du Bitcoin.
00:43Les 60 000 dollars ont bien tenu, on est remonté à 63 000,
00:47ça a un petit peu rebondi ce week-end.
00:50Gustave Sanden, est-ce qu'il y a un changement de sentiment du côté de Wall Street ?
00:53Est-ce que cette grande peur de « ça va craquer » côté intelligence artificielle et côté tech,
00:57est-ce que ce n'est pas en train de se matérialiser ?
01:00Ou alors est-ce que c'est vraiment un coup de semence d'un air de dire « méfiez-vous,
01:06on va s'en tenir là pour le moment,
01:07mais il y en a sous la pédale parce qu'on a besoin d'argent frais
01:12pour participer à l'intro de SpaceX,
01:14pour anticiper le futur,
01:15mais en gros on en a sous la pédale pour vendre. »
01:19Vous avez cité pas mal d'éléments en introduction
01:21qui posent un contexte quand même difficile à lire.
01:24Si je devais en retenir un qui a peut-être été le catalyste de la semaine dernière,
01:28c'est probablement la publication sur l'emploi américain
01:33qui a été nettement supérieure à ce qui était attendu.
01:36On était à 156 000 créations versus un tout petit peu plus de 100 espérés.
01:41Et ça, c'est le baromètre, le thermomètre pour les taux.
01:46Et les taux, c'est le thermomètre de l'économie et des valeurs dans leur ensemble.
01:50Donc clairement, le lien de cause à effet s'est fait là.
01:53Maintenant, dans quel contexte un peu plus moyen terme ça s'inscrit ?
01:57Ça s'inscrit après quand même neuf semaines exceptionnelles.
02:01C'est le 16e plus gros rallye sur les neuf semaines depuis 1950,
02:05pour vous donner un ordre d'idée.
02:07Plus de 19% de performances embarquées sur neuf semaines.
02:10Donc, qu'il y ait une réaction un peu épidermique,
02:13une respiration profonde, mais une respiration tout de même après ce rallye-là,
02:19pour l'instant, ça ne paraît pas non plus complètement catastrophique ou alarmant.
02:27Alors, ça ne paraît pas alarmant ni pour vous ni pour la plupart des observateurs.
02:32C'est juste que cette respiration, elle est archi brusque, archi soudaine,
02:37et qu'on a l'impression que ça a débouclé tout un tas de trucs d'un coup.
02:41Et quand on parle depuis quelques semaines d'un risque de crevaison de bulles,
02:45évidemment, ce n'est pas de très très bonne augure tout ça, Vincent.
02:48Moi déjà, je n'aime pas la notion de bulles sur l'IA.
02:51Je n'y adhère pas personnellement.
02:53Il y a des bas, c'est vrai.
02:55Quand on compare ça à la bulle Internet des années 2000,
02:58on n'a pas du tout les mêmes configurations.
03:00Là, on est sur des boîtes quand même qui ont des chiffres d'affaires exceptionnels,
03:03avec des taux de marge à 80%.
03:05On n'est pas sur des coquilles vides.
03:06Je suis d'accord, simplement au bout de la chaîne,
03:08parce que tout ça, évidemment, c'est une chaîne de financement.
03:11On le sait, on en a beaucoup parlé d'ailleurs de ce côté circuit fermé, etc.
03:14Mais au bout de la chaîne, on a quand même des patrons de Sam Altman, d'OpenAI.
03:19Sam Altman, le patron d'Enthropique, dans leurs déclarations,
03:22c'est des gens qui ouvertement nous disent
03:25qu'on ne sait absolument pas où on va.
03:28Donc, je veux bien que ce soit sonant trébuchant.
03:31OK, les chiffres d'affaires, les revenus, les perspectives bénéficiaires.
03:35Et ce qu'on va faire, comment les choses vont s'enchaîner dans les prochains mois,
03:39ça, ils n'en ont pas une idée raisonnable.
03:43Pour moi, c'est ça.
03:44En tout cas, la vraie question pour les investisseurs,
03:46c'est combien d'années de résultats ou de chiffres
03:49on est prêt à valoriser la boîte ?
03:50C'est ça.
03:51Pour moi, c'est la seule question qui vaille en ce moment sur les sujets d'IA.
03:55Jusqu'à maintenant, on était prêt à valoriser les boîtes
03:585, 10, 15 ans de résultats ou de chiffres.
04:01Peut-être que ça va changer.
04:02Et c'est ce qui va entraîner un retournement.
04:04Pour moi, la baisse de la semaine dernière aussi,
04:06c'est surtout la publication des résultats de Broadcom
04:09qui était très bien.
04:10Ça a été un facteur déclencheur, ça peut-être ?
04:12Ça a entamé déjà une baisse directe du titre jeudi.
04:17qui a été confirmé vendredi.
04:18Mais encore une fois, on est sur une société
04:20qui a un taux de marge de 77%,
04:23qui a des résultats qui sont supérieurs aux attentes,
04:27mais qui ne sont pas suffisamment exceptionnels
04:29pour convaincre le marché de continuer.
04:32Donc, c'est tout là le vrai sujet.
04:35C'est assez curieux.
04:36Et puis, au-delà de ça,
04:38derrière, il y a évidemment
04:40beaucoup d'observateurs à Wall Street
04:42qui disent qu'il y a des positions à solder
04:44parce qu'on a besoin de cash pour quoi faire
04:46pour participer à l'introduction de SpaceX.
04:49Alors, c'est le grand buzz du moment, évidemment.
04:53Fondamentalement, il y a quelque chose
04:54qui est en train de se passer.
04:57En plus, il y a des pubs pour tout un tas de produits
05:00qui fleurissent en ce moment pour s'y exposer,
05:02sans vraiment s'y exposer.
05:03On ne comprend pas bien ce qui se passe.
05:04Il y a une vraie frénésie.
05:05Tout le monde veut en être.
05:07Est-ce qu'il n'y a pas, justement,
05:09le phénomène qu'on craignait des vases communicants ?
05:12À savoir, on va tout solder
05:13ce qui a bien monté ces derniers temps.
05:16Même l'or n'est plus qu'à 4 316 dollars.
05:19Il y a eu une grosse correction aussi
05:20ces derniers jours de 200 dollars.
05:23On a besoin de munitions pour aller investir
05:25du côté de la nouvelle aventure d'Elon Musk.
05:27C'est un peu notre fil rouge.
05:29Depuis quelques semaines, on la prépare,
05:30cette IPO.
05:32Il y a ceux qui veulent s'y préparer.
05:34Donc, fin de semaine, théoriquement.
05:36Ce serait jeudi, vendredi.
05:38Exactement.
05:39Il y a ceux qui veulent donc s'y préparer,
05:40vous l'avez dit.
05:41Et il y a ceux qui n'ont pas le choix.
05:42Et ça, c'est ce qu'on dit aussi
05:43depuis quelques semaines.
05:44C'est notamment les ETF.
05:46Il va y avoir un rebalancement
05:48de la composition des indices,
05:49et notamment du Nasdaq,
05:51qui n'est quand même pas complètement naturel.
05:52C'est-à-dire qu'une entreprise
05:53passe d'introduction en bourse à Nasdaq.
05:57C'est normalement,
05:57il y a des étapes intermédiaires.
05:59On est dans un monde
06:00qui a quand même radicalement changé.
06:02Je l'ai dit ici,
06:02c'est-à-dire un marché des capitaux privés
06:05qui crée des boîtes de cette taille
06:06et de l'autre,
06:07une raréfication des IPOs
06:09avec du coup des méga-IPOs
06:11qui font qu'on arrive à la cote
06:13directement dans un indice.
06:14Et quand on sait l'importance
06:16qu'ont pris les ETF indiciels
06:18ces dernières années,
06:19ça va faire bouger les capitaux clairement.
06:22D'autant que le Nasdaq a dit
06:24« Ouais, ok, procédure accélérée,
06:26comme ça vous rentrez tout de suite. »
06:28Le S&P a dit
06:30« Non, non, vous, Elon Musk ou pas,
06:33vous allez attendre comme tout le monde
06:3512 mois,
06:36histoire qu'on ait une valorisation raisonnable
06:38et ensuite vous intégrerez le S&P 500 ou pas. »
06:43Mais déjà, il y a un...
06:43Il y a un petit sursis,
06:44mais tout ça pour 5% de flottant.
06:47Oui, on le rappelle,
06:48c'est pas grand-chose.
06:49Donc c'est aussi là un aménagement
06:53et une simplification des procédures
06:55qui a été permise par le Nasdaq.
06:57Mais donc c'est quand même
06:58un vrai élément perturbateur.
07:00A priori, je pense que quand même
07:02ce qui s'est passé sur les taux
07:03et sur l'emploi
07:04a plus servi de catalyse
07:05parce que quand on est sur
07:06une trajectoire de croissance,
07:09des résultats,
07:09comme Vincent l'a rappelé,
07:11dès lors qu'on a un taux d'actualisation
07:14de ces cash flow futurs
07:15qui est légèrement modifié,
07:18ne serait-ce que si on est
07:19dans une logique pure financière
07:20arithmétique,
07:21il y a sanction immédiate.
07:22Et c'est un peu ce qui s'est passé.
07:23C'est pour ça que moi,
07:24cette explication me va bien.
07:25Maintenant, effectivement,
07:27ce qui va se passer avec SpaceX,
07:28ça va être un rebalancement.
07:29Mais pour le coup,
07:30on le sait depuis quelques semaines.
07:32Alors, c'est ça.
07:32Et puis, il y a une question
07:34d'ailleurs très intéressante
07:36que Wilfried Galland,
07:38mon pensée à Arbevel,
07:39ouvrait ce matin en matinale
07:40dans Good Morning Business
07:41avec Laure Closier.
07:43C'est l'intro de SpaceX.
07:46Pas de souci, ça va avoir lieu.
07:47Ça va redéfinir
07:49un certain nombre de choses.
07:50Mais cela dit,
07:52une intro de SpaceX
07:53avec des taux
07:53qui grimpent bien, bien au-delà
07:56de 4% maintenant
07:58et une introduction
07:59qui se passe à 3,5%,
08:01ce n'est pas la même chose.
08:02Les capitaux futurs,
08:04les dynamiques futures,
08:05elles commencent à être grévées
08:07par ce contexte de taux.
08:08Et encore une fois,
08:10l'Amérique économique,
08:12elle fonctionne bien.
08:13Elle crée plus d'emplois
08:14que prévues.
08:16Aucune raison de baisser les taux
08:18qu'on s'appelle Kevin Warsh,
08:19qu'on ait de la pression politique
08:20ou pas.
08:21Là, ce serait la pire des bêtises
08:23de baisser les taux
08:25dans le contexte actuel,
08:27Vincent.
08:27Là, la probabilité est proche de zéro.
08:29En effet,
08:29ces résultats du NFP
08:31sont une très bonne nouvelle
08:33pour l'économie.
08:34Et ce, malgré le fait
08:35que tout le monde annonçait
08:36que l'IA allait accélérer
08:38les licenciements
08:39et ainsi de suite.
08:39on se rend compte
08:40que ce n'est pas énormément le cas.
08:42Derrière,
08:43vous avez aussi
08:43le contexte géopolitique
08:44qui met un peu de tension,
08:46mais ça ne se ressent pas
08:47sur les chiffres de l'emploi.
08:48Donc non,
08:48c'est une bonne nouvelle.
08:49Maintenant,
08:50en effet,
08:50le marché sanctionne
08:52le fait qu'il n'y aura
08:53pas du tout
08:54de baisse des taux
08:55côté Fed,
08:56voire même une hausse.
08:57On est à 80%
08:59de chances de hausse
09:01sur le prochain discours.
09:03Donc voilà,
09:05l'objectif,
09:05c'est aussi
09:05de venir calmer l'inflation.
09:07Après,
09:07on rappelle encore une fois
09:08qu'aucune banque centrale
09:10n'a fait baisser
09:11le prix du pétrole
09:12en augmentant ses taux.
09:14Non,
09:14mais ils font avec
09:15les armes qu'ils ont.
09:16Bah oui.
09:17Donc voilà,
09:18c'est une bonne nouvelle économique,
09:19c'est une moins bonne nouvelle
09:20pour les investisseurs,
09:22mais encore une fois,
09:23ça va.
09:24Le Nasdaq est quand même
09:25encore à,
09:26je ne sais plus,
09:2715% il me semble
09:28en year to day,
09:29donc depuis le début
09:29de l'année de performance.
09:31Le S&P
09:31à autour des 7%.
09:33Au final,
09:34il n'y a que le CAC 40
09:35qui est à la traîne
09:35à à peine un petit pourcent
09:36de hausse cette année.
09:37Donc voilà,
09:39une petite respiration,
09:40ça fait du bien aussi,
09:41ça fait prendre conscience
09:42aux gens que les marchés
09:43ne montent pas en permanence.
09:45On est sur un rythme naturel.
09:48Et qu'il y avait des bénéfices
09:49à prendre sans doute aussi.
09:51Tiens,
09:51un titre qui a souffert
09:52de pas mal de prises de bénéfices,
09:55alors que ça a été encore
09:56l'année dernière
09:57une histoire absolument extraordinaire,
09:59c'est Ferrari.
10:01On va reparler de la Luce
10:02dont on a parlé
10:04pendant des semaines
10:05en disant qu'elle était horrible,
10:06en disant ceci,
10:07cela fait un excellent,
10:08excellent coup de pub
10:09de la part de Ferrari
10:10parce que tout le monde
10:10en a parlé.
10:14Maintenant,
10:16ce truc est devenu rarissime
10:18et très demandé.
10:19Et c'est peut-être finalement
10:21ce que Ferrari attendait,
10:22Vincent Gras.
10:24comme tout produit,
10:26il y a une loi de l'offre
10:26et de la demande.
10:28On peut penser ce qu'on veut
10:29de ce design minimaliste
10:31qui a été fait par le créateur
10:32de l'iPhone.
10:34Je ne vous donnerai pas mon avis
10:35de passionné automobile.
10:37Je pense que vous n'avez pas
10:38envie de l'entendre.
10:39Le mieux non plus.
10:40Enfin, bref.
10:42le sujet,
10:43en tout cas,
10:43c'est que ça a aussi
10:44fait décaler
10:45les concurrents de Ferrari
10:46dans leur mise en place
10:48des véhicules électriques.
10:49On a, je crois,
10:50Lamborghini qui a dit
10:51décaler le projet
10:52de 2028 à 2030.
10:55Voilà,
10:55cette voiture fait la rareté.
10:57On en parlait
10:57un tout petit peu
10:58avant l'émission,
11:00si tu veux dire un mot,
11:01Gustave,
11:01mais le sujet
11:03que les gens y vont aussi
11:03pour se mettre
11:04dans les listes d'attente
11:05de Ferrari
11:06pour pouvoir acheter
11:06d'autres modèles derrière,
11:07c'est un concept
11:08assez incroyable.
11:09Alors, fun fact,
11:10c'est nos confrères
11:12de l'automobile propre,
11:13les spécialistes
11:14de l'automobile électrique
11:16qui ont levé
11:17ce lièvre.
11:19Ferrari pourrait passer
11:21des provisions
11:21absolument colossales
11:22sur cette Luce
11:24parce que c'est des modèles
11:24de pré-série.
11:26Simplement,
11:26comme ce n'est pas
11:27une supercar,
11:28une hypercar,
11:29une voiture de sport
11:30comme Ferrari
11:30a l'habitude
11:31de les construire,
11:32c'est-à-dire que c'est
11:32une berline à 5 places,
11:35merci l'Europe,
11:36elle va devoir passer
11:36les tests Euro & Cap.
11:38ce qui fait qu'ils vont
11:40devoir réserver
11:4215 ou 20 exemplaires
11:43à 500 000 euros pièce
11:46à démolir
11:47à coup de crash test.
11:49Et ça,
11:49c'est la première fois
11:50que ça va arriver
11:50à Ferrari.
11:51Ça pourrait avoir
11:51un impact économique
11:52et alors peut-être
11:53rendre l'automobile
11:54finalement encore plus
11:55désirable.
11:56Oui,
11:57il y a tout un tas
11:58de fantasmes,
11:59il y a tout un tas
12:00d'accidents.
12:01En tout cas,
12:02ce qui est clair,
12:03c'est que ça a fait le buzz,
12:04vous l'avez dit
12:05en introduction,
12:05et donc en sa mission
12:07accomplie,
12:07ça reste une voiture
12:10qui va être peu produite
12:11de 1 500 exemplaires.
12:12Et effectivement,
12:13moi,
12:13ce qui m'a le plus amusé,
12:14c'est qu'en fait,
12:15ce qui aujourd'hui
12:16a relancé un peu le titre
12:17puisqu'au lancement,
12:18on prend moins 8,5 quand même,
12:20c'est plutôt la confiance
12:22du marché
12:23dans les aficionados
12:24de la marque
12:25à finalement soutenir Ferrari
12:27dans cet effort,
12:28non pas par conviction
12:29pour le design
12:30ou pour l'électrification,
12:32mais effectivement,
12:33pour remonter
12:33dans la fameuse short-piste,
12:34vous savez,
12:35qui est très confidentielle,
12:36qui vous permet
12:36d'avoir accès
12:37au futur SP3
12:39ou autre modèle thermique.
12:40Donc,
12:41c'est un petit peu grotesque
12:42si c'est le cas.
12:43Et d'ailleurs,
12:44Ferrari fait tout
12:45pour dire non,
12:45non,
12:46attention,
12:46vous n'allez pas être
12:46bien scoré sur la liste
12:47parce que vous achetez
12:48une Luce.
12:49Mais pour autant,
12:50c'est effectivement
12:51ce qui se joue.
12:53Donc,
12:53je trouve ça assez amusant
12:55de voir que finalement,
12:56l'important,
12:57enfin,
12:57la rareté,
12:58c'est comme chez Rolex,
12:59parfois,
12:59il faut acheter une Digest
13:00pour être mieux placé
13:01pour Stélettona.
13:02C'est exactement ça.
13:05Et ça suit cette logique.
13:07Dernier petit mot,
13:07Vincent Grare,
13:08vous vouliez en parler,
13:09ça fait longtemps
13:10qu'on n'a pas parlé,
13:11les casinos de Vegas.
13:12Qu'est-ce qui se passe ?
13:14Il se passe un phénomène
13:15assez intéressant,
13:16le nombre de visiteurs
13:17est en chute,
13:19il n'a jamais été aussi faible
13:20si on exclut le Covid,
13:22évidemment,
13:22mais en tout cas,
13:23depuis la période du Covid,
13:24ça n'a pas repris
13:25dans les niveaux d'avant-crise.
13:26Comment ça se fait ?
13:27Mais en même temps,
13:28les casinos font des profits
13:30records actuellement.
13:31Donc en fait,
13:32il y a un positionnement
13:33qui est en train de s'établir
13:34à Vegas.
13:35Une forme de premiumisation ?
13:37Exactement.
13:37Avec notamment aussi
13:38le circuit de F1
13:39et ainsi de suite.
13:40Donc,
13:41ils se retournent
13:43sur ce qu'on appelle
13:43les baleines,
13:44les très gros parieurs,
13:46plutôt que la masse,
13:48en fait.
13:48Donc,
13:48ils se retournent
13:49vers des événements
13:49très premium
13:50pour attirer
13:51les gros parieurs.
13:52Le fun fact là-dedans,
13:53c'est qu'il y a une théorie
13:55qui dirait que suite
13:58à la mise en place
13:59d'Ozampic,
14:00vous savez,
14:00le médicament
14:01qui permet aux gens
14:02de maigrir,
14:03qui agit notamment
14:03sur le taux de dopamine,
14:05ça ferait baisser l'envie
14:07de jouer
14:08à ceux qui en prennent.
14:09Non !
14:09Donc ça,
14:10c'est un sujet
14:10que je vais suivre
14:11assez personnellement
14:12parce que c'est très drôle
14:13quand même
14:13d'avoir cette conséquence
14:17sur cette action
14:18du médicament.
14:18Ça dérègle
14:19la fièvre
14:20du pari
14:22de l'argent.
14:23Il n'y a pas d'études
14:23scientifiques encore
14:25sourcées,
14:25mais c'était une théorie
14:26qui était avancée.
14:28À suivre
14:28dans les prochaines
14:29semaines, moi.
14:30Ah bah oui, absolument.
14:31Vincent Grard,
14:32Trade Republic,
14:33excellente observation.
14:34Gustave Sonden de Colbert,
14:35merci d'avoir été avec nous
14:36pour commenter encore une fois
14:38cette actualité passionnante.
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