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  • il y a 8 mois
Mardi 13 janvier 2026, retrouvez Matthias LERIDON (président-associé, Tilder), François Cuny (Directeur général délégué à l'innovation, Inria) et David Bessot (membre du Cercle de la Donnée et directeur associé, TNP Consultants) dans SMART TECH, une émission présentée par Delphine Sabattier.

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Transcription
00:00Bonjour à tous, bienvenue dans Smartech. Aujourd'hui c'est un grand rendez-vous,
00:11le rendez-vous avec les interviews de l'intelligence artificielle. Je reçois
00:14deux acteurs importants dans ce domaine. L'autre rendez-vous, ce sera avec les
00:19métacompétences. Et oui, ces compétences qu'il va falloir absolument maîtriser
00:23pour être bon dans l'IA, évidemment. Allez, c'est parti.
00:30C'est parti pour les interviews de l'IA, le rendez-vous de l'intelligence artificielle
00:35que vous suivez dans Smartech toutes les semaines diffusées sur la chaîne Bismarck.
00:40Aujourd'hui autour de la table, François Cuny est avec nous, directeur général, délégué,
00:44pardon, j'allais faire un petit raccourci, à l'innovation, à l'INRIA. Bonjour, merci
00:48beaucoup d'être ici présent. Je vous ai reçu il y a quelques temps quand vous arriviez
00:52à l'innovation de l'INRIA il y a quelques années. Aujourd'hui vous allez nous parler
00:56d'un partenariat important que vous avez signé, INRIA a signé, avec Doctolib, une
01:02association en recherche. Je dois dire que ça a éveillé ma curiosité, donc j'espère
01:07que vous allez répondre à toutes mes questions. Et peut-être aussi à celle de notre autre
01:10invité, Mathias Léridon. Bonjour. Bonjour.
01:13Ravi aussi de vous recevoir. Vous êtes président associé de Tilder, cabinet de conseil en
01:16communication, et le co-auteur d'un ouvrage collectif, Intelligence artificielle,
01:21communication artificielle, qui était publié aux éditions Débat public. En fait, vous
01:26avez réuni plusieurs experts de la communication, des directeurs de com, et ensemble vous vous
01:33êtes posé la question, avec cette irruption de l'intelligence artificielle, est-ce que
01:38finalement notre communication aussi va devenir artificielle, ou va-t-elle rester humaine ?
01:43Donc, ouvrage collectif que vous avez apporté avec vous, on va le montrer à l'antenne,
01:49avec quelques signatures intéressantes que j'ai repérées, mais dont la vôtre. Alors
01:56dites-nous, est-ce qu'aujourd'hui, les responsables communication sont à bras
02:04ouverts avec l'intelligence artificielle, ou au contraire, très méfiants ?
02:09Alors je crois que d'abord, il n'y a pas que les dirigeants dans le monde de la communication,
02:13c'est l'ensemble des dirigeants qui sont face à cette problématique de l'intelligence
02:16artificielle. Il faut comprendre quelque chose, c'est que dans le monde de la communication,
02:20dans le monde du dialogue, il s'est passé deux tsunamis au XXIe siècle. Le premier
02:24tsunami, ça a été l'arrivée d'Internet. Pourquoi ? Parce que ça a permis à chaque
02:27individu, alors chaque individu, que ce soit une personne morale, une entreprise, une
02:32association, ou que ce soit l'un de nous trois autour de cette table, de devenir en
02:36fait une entreprise multimédia, mondialisée, qui permet de diffuser du contenu gratuitement.
02:40On a nos réseaux sociaux, on peut les balancer partout dans le monde, et donc on devient
02:45en fait une entreprise de diffusion, on devient un média qui permet de diffuser. Ça, c'était
02:49la première révolution.
02:50On a vu émerger les influenceurs.
02:51Donc les influenceurs, les réseaux sociaux.
02:54Alors, deux, trois éléments qui sont intéressants. Il y a deux milliards de sites Internet dans
02:58le monde aujourd'hui, et globalement, alors c'est un peu différent d'un pays à l'autre,
03:03mais globalement, 70% de la population s'informe aujourd'hui sur les réseaux sociaux. Donc ça
03:08veut dire que cette puissance de diffusion, elle crée en fait un comportement collectif,
03:12puisque en fait, on va moins vers les médias classiques, on va plus vers les réseaux
03:16sociaux. Ça, ça a créé en fait un premier tsunami. Le deuxième tsunami, c'est l'intelligence
03:21artificielle, parce qu'une fois qu'on était chacun à notre petite entreprise multimédia,
03:25après, il faut quand même mettre du contenu. Donc ça veut dire quand même qu'il faut se
03:27mettre face à un écran, faire passer quelque chose, une photo, écrire, faire un texte.
03:32Avec l'intelligence artificielle, tout d'un coup, chacun d'entre nous peut devenir en même
03:36temps une entreprise de production industrialisée de contenu.
03:39Donc c'est-à-dire qu'on avait la capacité de diffusion, et maintenant on a la capacité
03:43de création du contenu et de production du contenu. Donc c'est pour ça que nous, on
03:48s'est posé la question de se dire, quand on mélange les deux, il y a évidemment quelque
03:52chose de très fort et de très positif qui peut se passer, mais ça crée quand même
03:56un enjeu comportemental.
03:58Parce que ça veut dire que...
03:59C'est tout ma question, c'est les professionnels de la communication, est-ce qu'ils abordent
04:02ce sujet en se disant, catastrophe, aujourd'hui n'importe qui est capable de produire
04:07de la communication comme nous, ou au contraire, c'est génial, ça va être un
04:12nouvel outil, on va pouvoir encore plus exprimer notre métier à travers de multiples facettes
04:18et des plis plus larges ?
04:20Alors je ne vais pas dire les deux et en même temps, mais je vais dire qu'effectivement
04:23il y a un enjeu, et qui est un enjeu, qui est un risque.
04:25Parce que la réalité, c'est que tout le monde sait ce que c'est qu'une usine à trolls,
04:28c'est-à-dire que ce sont des capacités en fait à diffuser de façon très volumétrique
04:34des messages qui sont en général des fake news ou des messages de manipulation.
04:37Donc évidemment, si on rajoute la production industrielle de contenu, on crée en fait
04:41un risque supplémentaire.
04:44C'est important, je prends un exemple par exemple dans le livre, quand on est chez
04:48Decathlon, 90% des attaques digitales chez Decathlon se font en dehors des heures de travail.
04:56Donc ça crée une problématique quand on est un responsable de la communication, c'est
04:59comment je gère en fait une attaque massive qui est toujours en dehors des heures de travail.
05:03Alors que bon, il y a des gens qui travaillent chez Decathlon pour gérer ces attaques.
05:06Donc une communication de crise qu'il faut complètement réorganiser.
05:10Mais à côté de ça, la réalité quand même, c'est que l'intelligence artificielle,
05:14elle va permettre d'améliorer la communication.
05:17En fait, le vrai sujet, et je pense que tout le monde dans cet ouvrage collectif est d'accord,
05:22c'est une question fondamentalement d'éthique.
05:25Est-ce que la communication, est-ce que le contenu est un contenu qui a été généré
05:29par un être humain, un individu, ou est-ce qu'en fait il a été autogénéré
05:33de façon industrielle ?
05:34Aujourd'hui, c'est le grand jeu de tout le monde, c'est d'essayer de deviner,
05:36est-ce que ce que je lis est le produit d'une IA, ou est-ce que c'est vraiment la personne
05:40qui dit qu'on est hauteur ?
05:41Exactement.
05:42Et donc, c'est pour ça que d'abord, il n'y a pas une seule réponse à ça,
05:45mais parmi les réponses qui sont intéressantes, c'est cette espèce de certification
05:49et la non-anonymisation des contenus.
05:53C'est-à-dire que si le contenu, il est certifié et qu'en même temps, il n'est pas anonymisé,
05:58on peut penser que c'est le droit à la parole de chacun, c'est un débat qui est ouvert,
06:02c'est un débat démocratique, on peut ne pas être d'accord avec un autre contenu,
06:05mais on sait que ce contenu, il est porté par une personne.
06:08Quand il n'est pas porté par une personne, c'est-à-dire qu'il est généré par l'IA
06:12de façon, j'allais dire, un peu artificielle, et qu'en même temps, il est anonymisé,
06:18là, tout d'un coup, on rentre dans la zone de chrysogène,
06:21c'est-à-dire dans la zone dans laquelle on peut se dire,
06:23si on multiplie les capacités de diffusion avec les capacités de production de contenu,
06:28là, tout d'un coup, on augmente, j'allais dire, la capacité de crise.
06:32Mais est-ce que un responsable de communication, aujourd'hui, doit être transparent
06:36sur le dosage, l'utilisation de l'IA qu'il a eu dans sa communication ?
06:41Moi, je crois que ce n'est pas une vraie question, parce que le dosage, ça veut dire quoi ?
06:45Ça veut dire que, quand on est, par exemple, avec un correcteur orthographique,
06:49c'est quoi le dosage de « est-ce que je maîtrise l'orthographe ou non ? »
06:52Moi, je pense que c'est un débat qui est un débat superficiel.
06:56La réalité, c'est qu'utiliser l'intelligence artificielle pour améliorer un message,
07:02une vidéo, une réponse à un client ou à un consommateur,
07:06si c'est fait avec des conditions éthiques, sous un contrôle qui est humain,
07:12et que c'est signé, c'est-à-dire que c'est certifié et assumé,
07:15honnêtement, c'est une technologie de plus.
07:18Aujourd'hui, est-ce que c'est mieux de ne pas savoir complètement dessiner
07:21et d'avoir des palettes graphiques qui vont vous aider à être un bon dessinateur,
07:24même si vous n'êtes pas très bon dessinateur ?
07:26Je crois que le sujet n'est pas là.
07:27Le sujet, c'est une technologie supplémentaire.
07:30Un des éléments majeurs, et je pense que tout le monde est d'accord dans cet ouvrage sur le sujet,
07:34c'est la valeur du temps.
07:36C'est-à-dire qu'en fait, la problématique, c'est que d'habitude,
07:38alors dans l'histoire de l'humanité, on en parlait avant le débat,
07:42il y a toujours eu des technologies qui ont transformé la vie des gens.
07:46Le seul sujet, c'est en combien de temps elles ont transformé la vie des gens.
07:50Et là, c'est vrai que pour l'intelligence artificielle,
07:53en quelques années, on va transformer de façon phénoménale l'ensemble des activités humaines.
07:58Il n'y a pas une activité humaine qui ne sera pas touchée
08:01par l'arrivée de l'intelligence artificielle.
08:03Et l'évolution comportementale collective,
08:07des comportements, de la législation, de la régulation,
08:12de la manière d'éduquer les jeunes générations à ça,
08:16ne va pas prendre exactement le même temps.
08:17Parce qu'elle va prendre 5, 10, 15, peut-être 20 ans.
08:20Et donc, c'est vrai que cette valeur, cette tension sur la valeur du temps
08:24crée un moment de crise.
08:25Mais globalement, tout le monde dit,
08:27l'intelligence artificielle, c'est un plus dans la communication,
08:30même si en face, on peut avoir un risque systémique de communication presque automatique.
08:35Ça, cette accélération, vous la vivez au quotidien, François Cudy,
08:39parce qu'à l'innovation, voilà, on a l'impression en fait que c'est toujours très, très rapide
08:43et de plus en plus rapide. Je ne sais pas si c'est une impression.
08:45Je pense que c'est une impression et quand on parle d'intelligence artificielle,
08:52il faut bien se rendre compte que ça couvre extrêmement large
08:54et que l'intelligence artificielle, on en fait depuis les débuts de l'informatique
08:58parce que c'était la manipulation des données et des algorithmes sur la manipulation des données.
09:02Là, on a une forme d'intelligence artificielle avec les modèles de langage
09:06qui nous permet d'être conversationnel et qui a rapproché le quotidien des gens,
09:10ce qui fait qu'il y a une compréhension, une appréhension,
09:12et une adoption beaucoup plus rapide sur certains sujets.
09:15Mais je pense que c'est un sujet de long terme et on est en permanence dans l'innovation.
09:21Ce ne sera pas la dernière. C'est très important de le comprendre.
09:25La suite va arriver. Aujourd'hui, on est face à des questions,
09:29on l'évoquait, de comment on certifie, est-ce qu'on est sûr,
09:32est-ce qu'on a de la transparence, est-ce qu'on comprend.
09:36Demain, je pense, quoi qu'on arrive à faire sur le marquage, la certification,
09:40on aura des nouvelles intelligences qui vont corriger les défauts qu'on arrive à détecter aujourd'hui,
09:46qui se feront qu'on n'arrivera plus à les détecter demain, et ainsi de suite.
09:48Donc, ça va s'enchaîner.
09:50Je pense que le rythme est effréné, ça c'est sûr.
09:53Est-ce que ça s'accélère ? Je ne saurais pas le dire.
09:57On est toujours sur un rythme effréné, je suis d'accord.
09:59Moi, ce qui m'a interrogée, c'est la photo de la couverture à un poussin sur un œuf.
10:06Pourquoi, ce choix ?
10:08Parce que je pense que ça interroge tout le monde, en se disant,
10:12qu'est-ce qu'on va faire de ce poussin avec des lunettes sur un œuf ?
10:17Et en fait, l'idée, c'était justement de cet ouvrage, c'était de se dire,
10:21ce n'est pas un ouvrage universitaire, ce n'est pas un ouvrage technologique,
10:25c'est un ouvrage qui pose des questions comportementales.
10:28C'est-à-dire qu'en fait, comment, moi, en tant que dirigeant,
10:31quand je suis directeur du service d'information du gouvernement,
10:34quand je suis directrice de l'éthique chez Orange,
10:37quand je suis directeur du marketing ou du digital chez Decathlon ?
10:41Donc là, vous citez des auteurs, d'ailleurs, de cet ouvrage.
10:44Comment j'aborde cette question de l'intelligence artificielle ?
10:48Alors, là, si on prend, justement,
10:50alors, Michael Nathan, directeur du service d'information du gouvernement,
10:53il nous dit, l'IA nous emmène vers une communication augmentée,
10:55mais n'est pas synonyme d'intelligence émotionnelle.
10:58C'est-à-dire que les limites, aujourd'hui, elles sont là,
11:02parce que derrière, on a aussi Camille Chaise, par exemple,
11:04qui est l'ancienne parole du ministère de l'Intérieur,
11:06qui dit que l'IA n'est pas programmée, par exemple,
11:10pour l'expérience, l'empathie, alors que la com, c'est ça aussi.
11:13Oui, et d'ailleurs, ce que vous disiez tout à l'heure est très, très intéressant.
11:16L'intelligence artificielle, nous, on a un problème lexicologique en français,
11:20c'est qu'on a traduit artificial intelligence par intelligence artificielle.
11:24« intelligence » en anglais, ça veut dire, en fait, « masse de données ».
11:29Oui, c'est le renseignement.
11:30L'intelligence, au sens lexicologique français, c'est « brain »,
11:33ce n'est pas « intelligence ».
11:34Absolument.
11:34Donc, du coup, ça veut dire qu'au fond,
11:37quand on est dans l'étymologie de « artificial intelligence »,
11:41l'idée, c'est qu'on manipule une masse de données.
11:45La réalité, c'est qu'en fait, la dimension humaine,
11:47c'est-à-dire l'émotion,
11:49eh bien, elle ne sera jamais là si, en fait,
11:51il n'y a pas quelqu'un derrière qui utilise l'IA.
11:53Et donc, ce que dit Michael Nathan,
11:56comme ce que dit Camille Chès,
11:57c'est de dire, en fait, au fond,
11:59oui à l'intelligence artificielle,
12:01mais attention, elle ne sera jamais capable
12:03de générer, de comprendre l'émotion humaine.
12:06Il faut continuer à apprendre à faire de la com'.
12:08Donc, oui, il faut continuer à faire en sorte
12:11que la communication parte d'abord des humains.
12:13Pas seulement avec les outils.
12:14On n'est pas dans un film de science-fiction.
12:16Alors, François Cuny, je voulais que vous nous parliez
12:18de ce partenariat de recherche que vous avez signé
12:20avec Doctolib.
12:22L'objectif, vous nous dites, c'est de faire émerger
12:24des modèles d'IA.
12:26Alors, évidemment, fiables, sécurisés, souverains.
12:30On est avec des institutions, on va dire, françaises
12:34dans le domaine de la santé.
12:36Pourquoi ce partenariat ?
12:38Pourquoi être allé chercher,
12:39ou est-ce que c'est Doctolib d'ailleurs
12:40qui est venu vous chercher ?
12:41Pourquoi ce partenariat avec Doctolib ?
12:43Et autour de quel projet précisément ?
12:46Alors, pourquoi ?
12:47Parce que c'est l'ADN d'Inria.
12:48Dès le départ, Inria a été mis en place avec,
12:53d'abord, c'était le ministère de l'Industrie
12:55qui était la tutelle de l'Institut en 1967.
12:59Et dès le départ, on a dit, Inria,
13:01c'est l'excellence scientifique
13:02et le transfert vers l'industrie.
13:05Oui.
13:05La deuxième chose, c'est que ce transfert vers l'industrie,
13:09dont je m'occupe à Inria,
13:11on le conçoit en tant qu'Institut national.
13:13Donc, vers le tissu industriel national, européen,
13:16avec une idée que l'indépendance, l'autonomie,
13:19peut-être la souveraineté,
13:20sont des sujets particulièrement importants,
13:23surtout quand on est sur des verticales extrêmement stratégiques.
13:26Alors, dans les verticales stratégiques,
13:27on va avoir l'énergie, la défense, la santé, évidemment.
13:30Oui, mais par exemple, dans la santé,
13:31ce n'est pas forcément à Doctolib
13:33qu'on aurait pensé en premier
13:34pour travailler sur un projet de recherche en IA santé.
13:37Alors, dans la santé numérique, je pense que vous auriez...
13:39On aurait pensé à des hôpitaux ?
13:41Oui, on travaille avec les hôpitaux,
13:43on travaille dans un très, très gros projet
13:44autour de la modélisation du cœur et du poumon
13:47avec Dassault Systèmes et l'ensemble des hôpitaux de France
13:50pour aider à la prévention, au diagnostic,
13:53et à des choses comme ça.
13:54Alors là, dans la santé numérique et dans le parcours...
13:56Qu'est-ce qui vous intéressait ?
13:57D'abord, vous l'avez dit,
13:58c'est ni eux ni nous qui nous sommes cherchés,
14:01c'est parce qu'on vit dans un écosystème
14:02et on vit en particulier à un endroit très particulier à Paris
14:06qui s'appelle le Paris Santé Campus,
14:07qui est un bâtiment qui héberge le monde académique,
14:10le monde industriel, le monde institutionnel
14:12autour de la santé numérique.
14:13On s'est rencontrés à cet endroit-là.
14:15Donc, c'est peut-être une opportunité, une chance...
14:17Ça, c'est bien, le campus, ça marche.
14:18Et voilà, le campus, ça marche.
14:20Et il n'y a pas que cet exemple.
14:21Donc, oui, oui, non, vraiment,
14:22c'est important de se voir, de se parler.
14:25La deuxième chose, c'est que Doctolib,
14:26vous n'aurez peut-être pas été le premier,
14:29mais dans la santé numérique,
14:30dans le domaine du parcours patient,
14:33de l'outillage des médecins
14:36pour le suivi des consultations,
14:39des choses comme ça,
14:40c'est quand même un acteur de référence.
14:42Et pour le coup, quand j'en parle...
14:43Mais ça va être dans le rendez-vous,
14:44enfin, on l'identifie sur le rendez-vous,
14:45pas sur les données de santé.
14:47Eh bien non, c'est un acteur de rendez-vous
14:48vu de vous et moi, des utilisateurs.
14:51Mais en fait, son principal marché,
14:53ce sont les médecins.
14:53Il équipe le médecin dans ce qu'il appelle
14:56le système d'exploitation du médecin.
14:58C'est-à-dire que c'est le...
15:00Vous savez, votre médecin généraliste,
15:01il avait cette chance d'avoir l'historique
15:03des rendez-vous avec vous,
15:06de vous connaître.
15:06Des prescriptions.
15:07Maintenant, c'est stocké dans un dossier médical.
15:09Et ce que veut faire Doctolib,
15:10c'est vraiment ce dossier médical.
15:12Nous, ça nous a transformé la vie
15:14parce que maintenant,
15:14on peut trouver un médecin
15:15de n'importe quelle spécialité,
15:17très vite, plus vite qu'avant,
15:18ou en tout cas,
15:19trouver ce qu'on ne connaissait pas.
15:21Mais en fait, son véritable enjeu
15:24pour Doctolib,
15:25c'est aux côtés des médecins
15:26de pouvoir aider dans le diagnostic
15:28parce qu'il connaît ses patients.
15:30Et avec de l'IA,
15:31et c'est là où le partenariat
15:32avec INRIA intervient,
15:34on va pouvoir le connecter
15:35à des bases,
15:36celles-là, anonymisées,
15:37mais d'informations
15:39parce que l'on sait
15:40que tel ou tel symptôme,
15:41telle ou telle chose,
15:43déclare plutôt telle ou telle.
15:44Donc on va beaucoup plus vite
15:45dans le diagnostic.
15:46Dans le parcours patient
15:49qui est,
15:50je dois enchaîner les rendez-vous
15:51avec tel et tel spécialiste
15:53et une fois qu'on a compris
15:54la pathologie,
15:54je dois prendre telle et telle médication
15:56et donc éventuellement
15:58changer de médication,
15:59même au cours du temps.
16:00C'est-à-dire qu'on va regarder
16:01vos symptômes
16:01au fur et à mesure du temps,
16:03ce qu'on ne pouvait pas faire
16:03sans l'intelligence artificielle,
16:05sans informatiser,
16:05sans stocker l'information
16:06et changer la médication,
16:08y compris dans la prévention
16:10et dans l'acception.
16:11Puisque la prévention,
16:12vous prenez aujourd'hui
16:13des rendez-vous sur Doctolib,
16:15que j'évoquais tout à l'heure,
16:16demain,
16:16il est plus que probable
16:17que ce fameux rendez-vous
16:18que vous avez pris
16:19avec un médecin il y a un an
16:21qui vous a dit
16:21« Attention,
16:22dans un an,
16:22il faudra qu'on se revoie
16:23ou que vous alliez voir
16:23tel spécialiste »,
16:24l'application puisse vous le dire.
16:26On oublie combien de fois
16:27de se relancer.
16:28On oublie un peu exprès,
16:30mais combien de fois
16:31de se relancer là
16:32et ça va faire
16:32de l'acception aussi
16:34de la médication.
16:35Vous savez que c'est
16:35très, très, très compliqué
16:36pour des personnes
16:37sous forte médication
16:38de penser tous les jours
16:39à 18 heures
16:40ou toutes les trois semaines
16:42et des choses comme ça.
16:43Donc là,
16:44il y a une mécanique.
16:45Tout ça va utiliser
16:46de l'intelligence artificielle.
16:47Il faut que ce soit éthique.
16:48Il faut que ce soit transparent.
16:50Il faut que ce soit compréhensible.
16:51Il faut que ce soit explicable.
16:52Donc,
16:52c'est un outil
16:53sur lequel vous avez travaillé
16:54pour les médecins
16:55qui va permettre
16:57de les aider
16:58à quoi ?
16:58À faire des diagnostics
17:00plus complets,
17:01plus rapides ?
17:02Oui.
17:02D'orienter les patients ?
17:03Ce sera à la fois
17:03pour les médecins
17:04et pour les patients.
17:05Et pour les patients ?
17:05Donc,
17:05vraiment,
17:06la partie diagnostique
17:07et initiale,
17:09c'est plutôt
17:09l'outil au service
17:10du médecin,
17:11comme on l'expliquait
17:11sur la communication.
17:12C'est un outil
17:13au service des communiquants.
17:14Là,
17:15vous avez de façon
17:16un petit peu plus exhaustive
17:18non seulement
17:19l'historique
17:20de votre patient
17:20et la comparaison
17:23à des bases de données
17:23qui fait qu'avec
17:24votre connaissance académique,
17:26c'est toujours le médecin
17:26qui prend la décision.
17:28Il n'y a aucun problème.
17:28Ce n'est qu'un outil.
17:29Mais on va probablement
17:30un petit peu plus vite.
17:31On évite des errances.
17:33On détecte,
17:33vous savez,
17:34souvent,
17:35détecter une maladie,
17:36c'est...
17:36Mais c'est pour faire
17:36un outil d'aide
17:37à la décision.
17:38Sur quoi ?
17:39Sur la prescription ?
17:39Sur le diagnostic.
17:41Sur le diagnostic.
17:42Ensuite,
17:43on a le parcours.
17:44D'accord.
17:44Et donc là,
17:45le parcours,
17:45c'est on enchaîne
17:46quoi comme prescription ?
17:48On enchaîne quoi
17:49comme nouveau rendez-vous,
17:51comme nouvelle médication ?
17:52C'est du côté du médecin ?
17:53C'est du côté du médecin.
17:55C'est également,
17:56potentiellement,
17:57du côté du patient.
17:58Je l'évoquais tout à l'heure
17:59sur des trucs très techniques.
18:01On vous a dit
18:02qu'il faudrait
18:02que vous preniez rendez-vous.
18:03Ne l'oubliez pas.
18:05Ou, tiens,
18:05j'ai vu que vous aviez
18:06pris tel et tel rendez-vous.
18:07Est-ce que vous avez pensé
18:08à faire votre check-up
18:09de machin ?
18:10Ça peut être...
18:11Et puis,
18:11sur l'acception et la prévention,
18:12là, c'est plutôt
18:13du côté du patient.
18:14D'accord.
18:15Et ça veut dire
18:15que ça va se concrétiser
18:17comme on va y avoir
18:17des applications
18:18qui vont naître
18:19de ce partenaire ?
18:19Alors, les applications,
18:20c'est clairement Doctolib
18:21qui les porte
18:23et qui les développe.
18:24Nous,
18:24la façon dont on travaille,
18:26c'est qu'on met
18:26des chercheurs
18:27côté INRIA
18:29aux côtés de chercheurs
18:30ou de scientifiques
18:31ou d'ingénieurs
18:32côté Doctolib
18:33à travailler ensemble.
18:34On a lancé déjà
18:35deux thèses
18:36sur des sujets
18:37de diagnostic
18:38et de prévention.
18:41Là, l'idée,
18:41c'est d'aller probablement
18:42beaucoup plus loin
18:43en mettant une équipe,
18:44un laboratoire commun
18:45de scientifiques
18:47qui vont travailler
18:47au quotidien
18:48sur une durée
18:49moyen-long terme.
18:50Combien de personnes ?
18:51Alors, nos équipes,
18:52traditionnellement,
18:52sont entre 5 et 20 personnes.
18:54D'accord.
18:55Quelques permanents,
18:56donc ce qu'on appelle
18:56les chercheurs permanents
18:58et des doctorants,
18:59des post-doctorants
18:59qui sont plutôt des étudiants
19:01qui viennent pendant une durée
19:03sur des durées relativement longues
19:05pour l'industrie
19:05puisque nous,
19:06notre durée de vie,
19:07c'est la thèse,
19:08très traditionnellement,
19:093 ans.
19:09Donc là,
19:10ce sera plutôt 4 ans.
19:11Donc on amène aussi
19:12un acteur comme Doctolib
19:13à pouvoir s'engager
19:15sur du moyen long terme
19:17alors qu'on est dans un monde
19:18qui change très très vite
19:19et donc on se force
19:21à faire des feuilles de route
19:22qui ont des impacts industriels
19:23avec des visées assez rapides.
19:25Et si on parle
19:26en termes de business,
19:28c'est quoi ce partenariat
19:29très concrètement ?
19:31C'est un échange ?
19:33Enfin, je veux dire,
19:33pour l'INRIA,
19:34c'est un investissement
19:35de donner des équipes
19:36qui vont travailler
19:36sur des peut-être
19:38futures applications
19:38ou développement
19:39pour les doctolib ?
19:39Oui et non,
19:40parce que c'est un partenariat,
19:42c'est très gagnant-gagnant.
19:44Oui, oui,
19:44effectivement,
19:45un acteur comme Doctolib,
19:46il va pouvoir bénéficier
19:48de la compétence
19:49et dans l'autre sens.
19:51D'abord,
19:51nos chercheurs,
19:52ils sont extrêmement
19:53empreneurs
19:53de données,
19:55de problématiques
19:55issues du monde réel.
19:57C'est vraiment
19:58le point de départ.
19:59Ils sont hyper contents
20:00contre ce qu'ils font
20:02à une application réelle
20:04et les vrais challenges
20:06très difficiles
20:06sont souvent
20:07beaucoup plus
20:07dans des interactions
20:09avec des utilisateurs
20:10qu'exclusivement
20:12derrière la paillasse
20:12ou derrière l'écran
20:13quand on les a
20:14tout seul.
20:14Donc c'est vraiment
20:15un avantage partagé.
20:18Non,
20:18on ne donne pas.
20:19On est un organisme public,
20:20c'est de l'argent public,
20:21on finance
20:22normalement
20:23toutes nos équipes
20:23de recherche,
20:24c'est 4 000 scientifiques
20:25répartis partout en France.
20:27Donc de toute façon,
20:28cet argent-là
20:29est investi.
20:30Il se trouve que là,
20:30on fixe les règles,
20:33d'abord de travaux en commun,
20:34le chemin sur lequel
20:35on a envie de travailler,
20:36les acteurs
20:37et notamment les scientifiques
20:38et les modalités
20:41de transfert.
20:43On fixe les modalités
20:43de transfert.
20:44Si jamais il se passe
20:45quelque chose d'intéressant,
20:46vous aurez accès
20:47à ces résultats,
20:48moyennant évidemment
20:49le remboursement
20:50de l'argent public dépensé
20:51parce qu'on n'a pas le droit
20:53de sortir de ce schéma-là.
20:54Et oui,
20:55on développe un acteur
20:56potentiellement leader
20:57français ou européen
20:59dans une dynamique
21:00non seulement bilatérale,
21:02mais on va retrouver
21:02la dynamique d'écosystème
21:04que j'évoquais
21:04avec le Paris Santé Campus,
21:06y compris pour Doctolib.
21:07Doctolib, il ne se développera
21:08en tant que leader mondial
21:09que s'il a un écosystème
21:11de start-up,
21:12d'entreprise
21:12qui existe autour.
21:13Et Inria accompagne
21:14très favorablement
21:17la création d'entreprises.
21:18On a un start-up studio
21:19dont on en avait parlé
21:19dès le départ,
21:21il y a quelques années
21:22quand on s'était parlé.
21:23Aujourd'hui,
21:23c'est 50 entreprises,
21:2450 projets d'entreprises
21:25qu'on accompagne chaque année.
21:26Donc pratiquement un quart
21:27sont dans le domaine
21:28de la santé numérique.
21:29Doctolib est très intéressé
21:31à nous aider
21:32à promouvoir,
21:33à ouvrir ses portes
21:35à ces futures entreprises
21:36parce qu'ils sont souvent
21:36Doctolib se voient
21:38comme une plateforme
21:38potentiellement.
21:40Et donc ouvrir ses portes
21:41à des partenariats,
21:42voire à des reprochements,
21:43mais après les gens sont grands
21:44et ils peuvent discuter
21:45comme ils le souhaitent.
21:46Merci beaucoup
21:47François Cuny,
21:48directeur général délégué
21:49à l'Innovation,
21:50à l'INRIA
21:51et Mathias Léridon,
21:52président associé de Tilder,
21:53co-auteur de cet ouvrage
21:55« Intelligence artificielle,
21:57communication artificielle,
21:59point d'interrogation »
22:00beaucoup de retours d'expérience
22:02que je vous conseille à lire.
22:03On va s'intéresser maintenant
22:04aux compétences dans l'IA.
22:06On termine cette édition
22:13avec David Bessot,
22:14le vice-président du Cercle
22:15de la Donnée.
22:16Bonjour David.
22:17Bonjour Delphine.
22:18Alors aujourd'hui,
22:18vous allez nous proposer
22:19qu'on regarde un petit peu
22:20ce sujet des compétences,
22:22les compétences nécessaires
22:23à l'ère de l'intelligence
22:24artificielle
22:25et de la maîtrise
22:26de la donnée.
22:28Et voilà,
22:28et le problème,
22:29c'est quand on parle données,
22:30on parle informatique.
22:31et donc on est tous persuadés
22:32que les compétences,
22:33elles sont informatiques.
22:34Mais la donnée
22:35et l'informatique,
22:37c'est bien,
22:37mais ce n'est pas suffisant.
22:38Finalement,
22:38l'informatique est à la donnée,
22:40ce que la comptabilité
22:41est à la finance.
22:42C'est-à-dire,
22:42c'est une partie du domaine,
22:44mais il y a des enjeux
22:44qui sont beaucoup plus larges.
22:46Et dire que les compétences
22:47nécessaires pour travailler
22:48dans la donnée
22:48sont des compétences techniques,
22:50c'est un peu réducteur.
22:51Et c'est dommage
22:52de s'arrêter là.
22:52Alors,
22:53si ce ne sont pas
22:54que des compétences techniques,
22:55de quoi parlons-nous exactement ?
22:57On va parler
22:57de compétences techniques,
22:59mais pas que.
22:59On va parler
23:00de plein de compétences différentes
23:01qui vont permettre
23:02aux salariés
23:03dans l'entreprise,
23:04dans les organisations publiques,
23:05de comprendre
23:05la place qu'il a
23:06dans une chaîne de valeur,
23:08dans un processus
23:09de gestion de la donnée.
23:11Et il y a,
23:13parmi les six métacompétences
23:14qu'on a identifiées
23:15au sein du cercle,
23:15une dimension technique,
23:16mais il y en a d'autres.
23:17Et la première,
23:18par exemple,
23:18c'est la première.
23:19Alors,
23:19avant de rentrer sur la première,
23:20métacompétences.
23:22Est-ce qu'on peut définir
23:23ce que vous appelez
23:23une métacompétence ?
23:24C'est un dosage.
23:26C'est-à-dire que
23:26dans tous les métiers,
23:28vous allez devoir acquérir
23:29un petit peu
23:29de cette compétence-là.
23:31C'est quelque chose
23:31d'un peu générique
23:32qui va vous permettre
23:33d'appréhender sereinement
23:33le métier dans la donnée.
23:35Alors, la première ?
23:36La première,
23:37c'est le business.
23:38C'est comprendre
23:38la finalité de ce
23:39pour quoi on fait les choses.
23:41Et quand on est dématérialisé,
23:43finalement,
23:43on a du mal maintenant
23:45à ressentir
23:45ce pour quoi on fait les choses.
23:46On perd deux sens.
23:48C'est des sujets
23:48dont on parle beaucoup aujourd'hui.
23:50Et en fait,
23:50la capacité à comprendre
23:51le sens de ce qu'on fait
23:52quand on manipule de la donnée,
23:53c'est une compétence
23:54très importante
23:55de comprendre le système
23:56dans lequel on agit
23:57et l'interaction
23:58entre les systèmes.
24:00Et je dirais
24:00que la compétence business,
24:01de comprendre la finalité
24:03de ce qu'on fait,
24:04a beaucoup de sens
24:05dans le monde de la donnée.
24:07Deuxième métacompétence ?
24:09C'est les compétences techniques.
24:10C'est évidemment
24:11les compétences techniques.
24:12C'est important.
24:13D'ailleurs,
24:13on est tous devenus
24:14très très forts en technique.
24:15Je ne sais pas
24:15si vous vous souvenez
24:16il y a 20 ans...
24:17Vous parlez de moi ?
24:17Tout le monde.
24:18On est tous devenus très forts.
24:19Avant,
24:19on nous parlait de serveurs.
24:20On nous disait
24:21mais qu'est-ce que c'est
24:21qu'un serveur ?
24:22Aujourd'hui,
24:22à Noël,
24:22on a tous parlé des serveurs.
24:24C'est quelque chose
24:24de complètement normal.
24:25L'IA,
24:26tout le monde a l'impression
24:26de maîtriser l'IA
24:27depuis qu'il a un téléphone portable.
24:29Il y a des compétences techniques
24:30à avoir.
24:32Et ce qui est intéressant,
24:33c'est qu'un jardinier
24:34ou un avocat
24:35a de la même façon
24:36besoin de ses compétences techniques.
24:37Après,
24:38vous aurez aussi des métiers
24:39qui sont très techniques
24:46et qui vont l'utiliser
24:46et travailler sur les données.
24:48Oui,
24:48parce qu'on a parfois
24:49l'illusion de la compétence technique
24:50qu'on ne maîtrise pas forcément.
24:52Donc,
24:52on va vous dire
24:53que c'est quand même nécessaire
24:54d'avoir ces notions.
24:55Oui,
24:55et puis,
24:56on n'est pas obligé
24:56de maîtriser
24:57toute la technique.
24:59L'informatique
24:59est devenue très complexe
25:01depuis longtemps
25:02et alors avec l'IA,
25:03ça devient encore plus complexe.
25:05Le but n'est pas
25:05de maîtriser
25:07mais de comprendre
25:07la logique.
25:09Et on nous parle beaucoup
25:09de soft skills aussi
25:10dans l'IA.
25:12C'est un peu
25:13la bonne nouvelle
25:15finalement de l'IA.
25:16c'est-à-dire qu'on a l'impression
25:17qu'on a été un peu élevé
25:18dans le solutionnisme technologique.
25:20C'est-à-dire qu'à chaque problème,
25:21il y avait une application,
25:22il y avait un logiciel.
25:23Et avec la donnée,
25:24on se rend compte
25:24que ce qui est dur,
25:25c'est de faire communiquer
25:26des données entre elles.
25:27Et faire communiquer
25:28des données entre elles,
25:29c'est parler,
25:30c'est échanger de l'information.
25:32Et dans une entreprise
25:33qui est très cloisonnée,
25:35quand on veut échanger des données,
25:36il faut que les gens se parlent.
25:37Par exemple,
25:38il y a un poste
25:38qui est le data manager.
25:40Et le data manager,
25:41c'est quelqu'un
25:41qui gère un domaine de données
25:42et qui doit être capable
25:43de faire parler les gens
25:44les uns avec les autres.
25:45Et c'est parce qu'il les fera parler
25:47sur ce que c'est qu'un fournisseur,
25:49ce que c'est qu'un client,
25:50qu'il sera capable derrière
25:51de choisir des bons modèles
25:52et d'utiliser les données
25:53à bon escient.
25:54Donc le relationnel.
25:56Donc le relationnel.
25:57Enfin, heureusement.
25:58Autre métacompétence indispensable.
26:01C'est des compétences éthiques.
26:03Avec la data et avec l'IA,
26:05on a un super pouvoir.
26:07On peut faire des choses extraordinaires.
26:09Moi, je pense qu'il faut
26:10qu'on ait un super sens
26:11des responsabilités.
26:12Et au Cercle,
26:13on est très attentif au fait
26:14que manipuler de la donnée,
26:16c'est avoir un impact.
26:17On l'a dit dans notre livre
26:18l'année dernière,
26:18l'impact sur le vivant, par exemple.
26:20Et cet impact,
26:21il est vraiment important.
26:22Et quand nous,
26:22on utilise de la donnée,
26:23on ne se rend pas compte parfois
26:25de l'information qu'on manipule.
26:27Les DPO,
26:27qui s'occupent de données personnelles,
26:29nous rappellent à chaque fois
26:30l'importance
26:31de ne pas avoir de données
26:32sur son ordinateur,
26:34les extractions que l'on garde,
26:35même son répertoire téléphonique
26:37qui est parfois
26:37bourré d'informations personnelles.
26:39Et donc,
26:40il y a un besoin
26:41d'un très grand sens
26:42des responsabilités.
26:43Il y a même des entreprises
26:43qui proposent
26:45des data ethics officer
26:47et qui portent une doctrine
26:48à l'échelle de l'entreprise
26:50sur la manière
26:50d'utiliser les données.
26:51Allez, rapidement,
26:52deux dernières métacompétences.
26:54On va tous concevoir des produits.
26:56On le voit bien avec l'IA.
26:57On est amené
26:57à imaginer des agents,
26:59à concevoir.
26:59Donc, la compétence de conception
27:01est une compétence
27:01qui va être de plus en plus importante,
27:03adaptée au domaine métier.
27:05On ne travaillera pas pareil
27:05dans l'immobilier,
27:06dans l'industrie,
27:07dans la banque
27:08ou la finance.
27:09Et puis, il y a évidemment
27:10un sujet qui tient
27:11beaucoup au cercle,
27:12c'est les compétences
27:12de conformité,
27:13de sécurité,
27:14toutes les professions
27:15réglementées
27:16qui arrivent sur le marché.
27:17Le DPO dont vous parliez,
27:17par exemple.
27:18Par exemple,
27:18le DPO,
27:19par exemple,
27:19le RSSI.
27:21Et puis,
27:21vous allez avoir
27:21des ambassadeurs de la donnée,
27:23vous aurez des contrôleurs
27:24d'algorithmes,
27:24des contrôleurs de la donnée
27:25qui sont toute une filière,
27:27la filière data
27:28qui va se structurer
27:29dans les prochaines années.
27:30Et au cercle,
27:31notamment,
27:31on a un groupe de travail
27:32sur les professions réglementées
27:34qui visent justement
27:35à éclairer ce sujet-là.
27:37On arrive au terme
27:38de cette chronique
27:39et de cette énumération.
27:40Six métacompétences.
27:41Merci beaucoup,
27:42David Bessot,
27:43d'avoir été avec nous.
27:44Je rappelle que vous êtes
27:45le vice-président du Cercle de la donnée.
27:47Merci à tous
27:47de nous avoir suivis.
27:49C'était Smartech.
27:49On a eu ce grand rendez-vous
27:50avec l'intelligence artificielle
27:51aujourd'hui.
27:52Cette émission a été préparée
27:53avec Émilie Roche
27:54et puis réalisée
27:55avec les équipes
27:56de Bsmart.
27:57On se retrouve très vite.
27:58Je vous donne rendez-vous
27:59en l'occurrence jeudi
27:59en direct
28:00pour le grand débrief de la tech.
28:01Sous-titrage Société Radio-Canada
28:07Sous-titrage Société Radio-Canada
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