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  • il y a 2 jours
Avec Anne-Cécile Mailfert, présidente de la Maison des Femmes

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##C_EST_QUOI_LE_PROBLEME-2026-06-02##

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News
Transcription
00:00Le 10h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
00:04Bonjour à toutes et à tous, bonjour Félix Mathieu.
00:07Bonjour.
00:07On va aujourd'hui évoquer la question des violences, des agressions sexuelles,
00:15violences faites aux femmes, suite à l'affaire Patrick Bruel.
00:19Le silence l'a protégé pendant longtemps,
00:23et aujourd'hui, eh bien, force est de constater que les femmes parlent.
00:28Néanmoins, certaines voix disent qu'il faut laisser faire la justice.
00:31On en parlera dans un instant avec Anne-Cécile Maïfer,
00:34président de la Fondation des Femmes,
00:36et vous pouvez nous appeler 0826 300 300.
00:39La polémique en ce moment, elle est autour de la libération de la parole,
00:45et effectivement, des accusations publiques qui sont faites.
00:47On va essayer de comprendre pourquoi ces femmes parlent,
00:50quel intérêt elles ont, je mets intérêt entre guillemets, à le faire.
00:54À 11h, nous parlerons des urgences, une heure de plus d'attente qu'il y a 10 ans.
01:01Et puis, les violences après la victoire du PSG.
01:04Le président de la République avait dit qu'il serait intraitable,
01:07que la France ne pouvait accepter ces violences.
01:10Les premières condamnations ont été prononcées,
01:12beaucoup de sursis, quelques amendes.
01:14Est-ce que c'est suffisant ? Est-ce que c'est exemplaire ?
01:16On en parlera avec vous également au 0826 300 300.
01:20C'est à suivre dans quelques instants.
01:23L'affaire Bruel a provoqué une ombre de chocs.
01:28Les accusations contre les célébrités se multiplient.
01:32Certains estiment que la célébrité a longtemps été un bouclier.
01:36Certains estiment qu'il ne faut pas jeter en pâture,
01:40et je mets des guillemets car je n'approuve pas cette expression,
01:45le nom de prédateur.
01:47On en parle avec vous, et donc Félix Mathieu,
01:50effectivement, beaucoup de plaintes aujourd'hui sortent dans les médias.
01:54Oui, des plaintes pour viol, pour agression sexuelle.
01:56Patrick Bruel a donc fini par annuler tous ses concerts jusqu'à l'automne.
02:00Pour le moment, il se retire aussi de la troupe des enfoirés.
02:03Alors, évidemment, lui conteste les accusations,
02:05mais il souhaite éviter de mettre la compagnie caritative,
02:08les enfoirés dans l'embarras, explique la direction.
02:10C'est les derniers rebondissements.
02:12Ça en date suite à ces plaintes,
02:14dont celle, évidemment, de l'animatrice télé Flavie Flamand,
02:18qui dénonce un viol qu'elle aurait subi en 1991 alors qu'elle avait 16 ans.
02:22Patrick Bruel lui conteste l'avoir droguée pour la violer,
02:25comme elle l'affirme.
02:26Des concerts du chanteur avaient déjà été annulés en Belgique ou au Québec.
02:31En France, des maires l'avaient plutôt appelé à annuler ses dates lui-même.
02:35Le temps, effectivement, c'est ce qu'ils disent, de laisser faire la justice.
02:38Alors, la semaine dernière, des militantes ont même interrompu la pièce
02:40dans laquelle Patrick Bruel joue toujours, dans un théâtre parisien.
02:44Une pétition, par ailleurs, en ligne, réclame l'annulation de ses concerts.
02:48Elle approche ce matin les 50 000 signatures, cette pétition.
02:52Alors, effectivement, Valérie, comme dans toutes les affaires récentes d'accusation
02:55contre quelqu'un de connu,
02:56certains s'étonnent des plaintes qui s'accumulent des années après.
02:59D'autres, au contraire, font valoir que la célébrité,
03:03la notoriété de l'accusé,
03:04lui a longtemps permis de bénéficier, comme ça,
03:07d'un statut un peu d'icône intouchable, quelque part.
03:10Oui, selon les statistiques,
03:1186% des affaires de violences sexuelles
03:14se terminent par un classement sans suite.
03:16C'est même 94% pour ce qui est des accusations de viol,
03:2094% de classement sans suite.
03:22Alors, souvent, faute de preuve,
03:23on dit souvent que le doute profite à l'accusé,
03:26des accusés et leurs avocats,
03:28qui estiment souvent, d'ailleurs, après ces classements sans suite,
03:30que leur présomption d'innocence a été bafouée.
03:33C'est toujours quelque chose qui revient,
03:35cette notion de présomption d'innocence.
03:37Tandis que, de leur côté, les plaignantes et leurs défenseurs,
03:39y voient plutôt dans ces classements sans suite,
03:41une sorte de double peine pour la victime présumée.
03:44Anne-Cécile Maïfer, bonjour.
03:45Vous êtes présidente de la Maison des Femmes.
03:48Merci d'être avec nous ce matin.
03:51Moi, je voulais vous entendre...
03:52De la Fondation des Femmes, pardon.
03:53Pardon ?
03:54De la Fondation des Femmes.
03:55Fondation des Femmes.
03:56Effectivement, la Maison des Femmes, c'est autre chose.
03:59C'est très bien aussi.
04:01Très bien aussi.
04:02Fondation des Femmes, vous vous battez,
04:05vous défendez, effectivement,
04:08justement, toutes ces femmes victimes de violences,
04:11d'agressions sexuelles.
04:12Sur l'affaire Bruel, moi,
04:14je voulais vous entendre sur cette petite musique
04:18qu'on entend qui dit
04:19« Laissons faire la justice ».
04:21« Laissons faire la justice »,
04:23cette phrase qui dit
04:24« Il est présumé innocent ».
04:26J'entendais même, j'ai lu Tristan Banon
04:28qui disait
04:29« Je n'ai rien à dire là-dessus ».
04:32Enfin, moi, j'étais très étonnée
04:33de sa prise de position en disant
04:34« Laissons faire la justice ».
04:36« Laissons faire la justice ».
04:37Les femmes ont attendu,
04:39quand on prend l'affaire Bruel
04:40et qu'on voit le nombre de plaintes
04:41qui ont été classées
04:42et grâce, finalement,
04:44à la plainte de Flavie Flamand,
04:46ces dossiers sont réouverts.
04:48On peut quand même s'interroger
04:49sur la justice
04:50en matière d'agressions sexuelles
04:51sur des femmes.
04:53Oui, c'est un peu un cas d'école,
04:55en fait,
04:55sur les problématiques judiciaires
04:57aujourd'hui.
04:59Depuis MeToo,
05:00depuis 2017,
05:01on dit aux femmes
05:02« Arrêtez avec le tribunal médiatique,
05:04arrêtez avec Twitter, etc. »
05:06Quand il y avait encore
05:07le hashtag MeToo sur Twitter,
05:08c'est fini maintenant.
05:09Et on leur disait
05:11« Sollicitez la justice ».
05:12Ce qu'elles ont fait
05:13de manière massive,
05:14le nombre de plaintes
05:16a explosé.
05:17Donc, les femmes
05:17ont écouté, entre guillemets,
05:19la consigne.
05:19Les femmes sont souvent
05:20des bonnes élèves.
05:21Donc, elles ont écouté la consigne
05:23et il y a eu trois fois plus de plaintes,
05:25pas seulement la première année,
05:26mais chaque année depuis.
05:27Donc, on a aujourd'hui
05:28un nombre de plaintes
05:29qui est extraordinaire.
05:31Et moi, j'en suis très heureuse
05:32puisque nous,
05:33on incite aussi
05:34les femmes à porter plainte.
05:36Mais là,
05:36elles l'ont vraiment fait
05:37depuis huit ans.
05:38Et la manière
05:39dont la justice a répondu,
05:41c'est vraiment
05:41d'être une sorte de mur.
05:43En fait, la justice n'a pas,
05:45et la police non plus,
05:46il n'y a jamais eu suffisamment
05:47d'enquêteurs
05:48pour enquêter sur tout ça
05:49parce que ça aurait voulu dire
05:50trois fois plus d'enquêteurs
05:51s'il y a trois fois plus de plaintes.
05:52C'est logique.
05:53Et puis derrière,
05:53trois fois plus de cours d'assises,
05:54etc.
05:55Donc, en fait,
05:56on a fermé les yeux.
05:57On s'est dit
05:58que ça allait passer,
05:58ça allait leur passer aux femmes,
05:59qu'elles allaient arrêter
06:00de porter plainte comme ça.
06:01Et en fait, non,
06:02ça ne leur passe pas.
06:03Elles portent plainte.
06:04Elles jouent le jeu.
06:05En fait, c'est vraiment, moi,
06:08des accusations qui me font mal
06:09parce qu'en fait,
06:10ce que je vois tous les jours,
06:11c'est des femmes qui, au contraire,
06:12ont confiance dans la justice,
06:13continuent d'avoir confiance
06:14alors que depuis huit ans,
06:15clairement, la justice leur fait défaut.
06:17Elles continuent de faire confiance quand même,
06:19de porter plainte,
06:20d'essayer de jouer le jeu.
06:21Et depuis huit ans,
06:22on a quand même une justice
06:23qui est sourde aux demandes des femmes.
06:25Mais sourde, dans quel sens ?
06:27Ça veut dire...
06:28Pourquoi ?
06:29Comment vous l'expliquez ?
06:30Quand vous dites sourde,
06:31ça veut dire quoi ?
06:32Il y a un manque de preuves.
06:36C'est quoi, sourde ?
06:37Pourquoi ?
06:37Alors, il y a un manque d'enquête, surtout.
06:39Nous, ça fait partie des propositions.
06:41On demande à ce qu'il y ait
06:42une loi intégrale
06:43contre les violences sexuelles
06:45faites aux femmes et aux enfants
06:46qui soient votées
06:46parce qu'en fait,
06:47on voit depuis huit ans
06:48que rien n'a bougé.
06:49Et donc, elles se prennent ce mur,
06:51en fait, qui est là,
06:52qui reste là.
06:53Et la justice est sourde,
06:54tout simplement parce que,
06:55par exemple,
06:55quand on a trois fois plus de plaintes
06:57mais pas trois fois plus d'enquêteurs,
06:58eh bien oui, il n'y a pas de preuves.
06:59Mais il n'y a pas de preuves
07:00parce qu'il n'y a pas d'enquête.
07:01Et les enquêtes ne sont pas obligatoires.
07:03Donc, il y a énormément d'enquêtes,
07:04de plaintes qui sont classées sans suite
07:06sans même qu'un enquêteur
07:07ait pris le temps de regarder.
07:09Donc, on en est là aujourd'hui en France.
07:11Et donc, évidemment, après,
07:12au niveau de l'instruction,
07:13puis au niveau des jugements,
07:15c'est sûr qu'il n'y a pas
07:17beaucoup plus de procès.
07:18Il n'y a même pas plus
07:21de condamnés depuis MeToo.
07:22C'est-à-dire qu'on est sur le même nombre,
07:23voire un peu moins,
07:25d'hommes mis en cause,
07:26enfin, d'hommes réellement condamnés pour viol.
07:29Et ce n'est pas que les femmes sont des menteuses,
07:31comme certains voudraient nous le faire croire.
07:33C'est vraiment que la justice résiste pour le moment.
07:36Elle ne veut pas mettre les moyens.
07:38Moi, quand j'avais échangé il y a quelques temps
07:40avec Éric Dupond-Moretti à ce sujet,
07:42son directeur de cabinet m'avait répondu
07:44« Ouh là là ! Attention à la surpopulation carcérale ! »
07:47Donc, en fait, on en est là aussi.
07:49C'est-à-dire qu'en vrai,
07:49ils ne veulent pas condamner plus.
07:51Et donc, il n'y a pas plus d'assises.
07:53Ça coûte très cher, par ailleurs, les assises.
07:55Donc, il y a vraiment ce problème budgétaire.
07:57Et donc, les femmes se prennent les pieds,
07:59en fait, dans le fait que la vie des femmes ne compte pas.
08:03En fait, ça n'est pas si intéressant que ça.
08:06Et donc, on va passer beaucoup de temps
08:07à parler de présomption d'innocence.
08:09Et elle est très importante, la présomption d'innocence.
08:12Moi aussi, je suis tout à fait d'accord.
08:13Mais enfin, bon, un peu de dignité.
08:15On voit bien qu'aujourd'hui, il y a un problème
08:17avec le système qui ne fonctionne pas.
08:19Et pour toutes celles et ceux qui clament
08:21aimer la justice au point qu'il faille la respecter,
08:24quoi qu'il en soit,
08:25et bien qu'il nous rejoigne aussi
08:27dans le fait que nous souhaitons une meilleure justice.
08:29Oui.
08:30Après, on va vous répondre
08:32que c'est très compliqué d'enquêter
08:34sur des affaires de viol,
08:36d'agression sexuelle.
08:39Pas tant que ça.
08:40Pas tant que ça, en fait.
08:41Sur les preuves.
08:43Oui, oui.
08:43Non, non.
08:44Mais je vous dis, je me fais l'avocat du diable.
08:45On vous dit, par exemple,
08:47dans les affaires de Patrick Bruel,
08:49c'est parole contre parole.
08:50Sur la masseuse qui dit
08:51qu'il lui a demandé
08:53certains types de massages,
08:55comment on prouve cela ?
08:59Alors, en fait,
09:00il y a ce qu'on appelle
09:00un faisceau d'indices concordants.
09:02Et dans ce faisceau d'indices concordants,
09:03si on voit qu'il y a une même manière
09:05qui est répétée,
09:07c'est-à-dire que si on a plusieurs témoignages
09:08qui n'ont rien à voir les unes avec les autres
09:10sur plusieurs années étalées,
09:11dans plusieurs endroits étalés
09:12qu'elles vont décrire la même chose,
09:14en fait, on a là
09:15un faisceau d'indices concordants.
09:17S'il peut y avoir, dans tous les cas,
09:20des...
09:21Voilà.
09:22En fait,
09:22on peut quand même réussir à montrer
09:24qu'un témoignage est tout à fait cohérent.
09:26On peut aussi regarder
09:28les syndromes post-traumatiques
09:29suite à un viol.
09:30Il y a des conséquences.
09:31Pour beaucoup de femmes,
09:33il y a des conséquences
09:34qui sont tout à fait attestables.
09:36C'est-à-dire que nous,
09:36les associations,
09:37on sait reconnaître
09:38quand une femme a été victime.
09:39Elle a des symptômes,
09:41en quelque sorte,
09:42de cette agression
09:42qui est comme un traumatisme,
09:44comme un accident.
09:46elle va avoir des comportements,
09:48des pensées, etc.,
09:49qui sont assez symptomatiques de ça.
09:50Donc ça, c'est des choses
09:51que si on veut,
09:52on peut.
09:54Pas forcément toujours partout,
09:56d'accord ?
09:56Pas à 100%.
09:57Mais en tout cas,
09:59c'est faux
10:00que dans 94% des cas,
10:03on a vraiment cherché comme il faut
10:05et on n'a rien trouvé.
10:06C'est faux.
10:06Donc les classements sans suite
10:08à 94% de classements sans suite,
10:10la justice ne donne pas suite
10:11parce que la justice
10:12ne donne pas les moyens.
10:140826 300 300,
10:16appelez-nous pour témoigner.
10:18Évidemment,
10:18on vous donne la parole
10:20sur Sud Radio.
10:21Félix Mathieu,
10:21vous aviez une question ?
10:22Ce faisceau de preuves
10:23que vous évoquiez,
10:24on peut le mettre en avant
10:25dans des cas
10:26où il y a plusieurs personnes
10:28qui accusent
10:29une même autre personne.
10:31Dans les cas
10:32où il n'y a,
10:33par exemple,
10:34qu'une seule accusatrice,
10:36comment c'est possible
10:37d'obtenir ce faisceau de preuves ?
10:41Alors,
10:41ça dépend.
10:42Enfin,
10:42chaque cas est très différent.
10:44Il peut y avoir des preuves.
10:45Ça peut être des SMS.
10:47Ça peut être une relation d'autorité.
10:48Ça peut être...
10:49En fait,
10:50il y a beaucoup de choses
10:50qui peuvent quand même
10:51être prises en compte.
10:52Et puis aussi,
10:52vous dites,
10:52il n'y a qu'une seule victime.
10:54On le voit là de plus en plus.
10:55C'est rare qu'il y ait
10:56une seule victime.
10:57En fait,
10:58souvent,
10:58ces agresseurs
10:59sont des agresseurs en série.
11:00C'est ce qu'on voit aussi
11:00dans l'affaire PPDA.
11:02On voit bien qu'en fait,
11:03il avait toujours
11:04le même pattern,
11:05le même mode d'action.
11:06Et c'est ça aussi
11:07qui est en train
11:07d'être démontré
11:09avec les recours
11:12sur le cas de PPDA.
11:13Là,
11:13on le voit aussi avec Bruel.
11:14C'est-à-dire qu'il avait sûrement
11:15une manière de faire,
11:16une tactique
11:17qu'il mettait en place
11:18à chaque fois.
11:19Donc,
11:20par exemple,
11:20une enquête approfondie,
11:21c'est une enquête aussi
11:22qui va interroger
11:25du passé
11:25pour essayer
11:26de trouver
11:27d'autres victimes.
11:27On rappelle
11:28qu'il est présumé innocent.
11:30Il faut répéter cette phrase.
11:32Il n'a pas été jugé
11:33pour l'instant.
11:34On y revient
11:35dans un instant
11:36avec vous,
11:37Anne-Cécile Maëfer,
11:39présidente de la Fondation
11:40des Femmes.
11:41On se retrouve
11:42avec vous
11:43sur Sud Radio
11:430826 300 300
11:45et puis on parlera
11:46de cet affichage médiatique
11:48qui est fait
11:49pour les personnalités.
11:51A tout de suite.
11:5210h midi,
11:54mettez-vous d'accord.
11:56Sud Radio.
11:57Le 10h midi,
11:58mettez-vous d'accord.
12:00Valérie Expert.
12:01Et on est de retour
12:01avec vous
12:02dans ce 10h midi.
12:03Nous évoquons
12:04les agressions sexuelles
12:06contre les femmes
12:08suite à l'affaire Bruel.
12:10On est avec
12:11Anne-Cécile Maëfer,
12:12présidente
12:13de la Fondation des Femmes.
12:14On a beaucoup de réactions.
12:16Céline est en ligne
12:17avec nous.
12:17Bonjour Céline.
12:18Bonjour.
12:19Bonjour.
12:21Qu'est-ce que vous vouliez
12:22nous dire ?
12:24En fait,
12:25je voulais réagir
12:25sur le fait
12:26que ces affaires
12:27en effet mettent
12:28des années
12:29avant d'éclore
12:30et je pense
12:31qu'il y a différentes
12:31raisons à ça.
12:33La première,
12:34c'est que dans un premier temps,
12:35en effet,
12:35les victimes,
12:36je pense,
12:36sont un peu
12:38désemparées,
12:38etc.
12:38que quand elles portent plainte,
12:40on l'a vu pour la fameuse masseuse,
12:42c'est classé sans suite.
12:44Donc, déjà,
12:45il faut avoir le courage
12:46d'y aller
12:46et en plus,
12:47voilà,
12:49la désagréable surprise
12:51de voir que sa plainte
12:52peut être en effet classée.
12:54Et par ailleurs,
12:55tout un écosystème autour
12:57qui est tout à fait au courant
12:59de la perversion
13:00de la personne en question.
13:03On l'a vu pour TPDA aussi,
13:05enfin,
13:06Nicolas Huleux,
13:06etc.
13:07Tout le monde sait
13:08dans l'écosystème,
13:09mais en gros,
13:10pour des raisons
13:10souvent économiques,
13:12on passe ça sous le tapis
13:14en mode,
13:14bon,
13:15bah oui,
13:15on sait qu'il est comme ça.
13:16Bon,
13:17bah on prévient
13:17les jeunes femmes
13:18qui sont susceptibles
13:19de les approcher
13:20et puis,
13:21bon,
13:21bah voilà,
13:22quoi.
13:22Ça a juste une aire.
13:24Donc,
13:25voilà,
13:25je pense que ça explique
13:27le fait que les dossiers
13:29ne ressortent jamais
13:31à un moment
13:32où ça pourrait éviter
13:33de nombreuses victimes,
13:34en fait.
13:35Oui,
13:35bien sûr,
13:36mais ça met du temps,
13:37ça met du temps,
13:38Anne-Cécile Maïfer.
13:39Les choses évoluent
13:42évoluent lentement,
13:43les gens ont parfois
13:44du mal à comprendre
13:45que des femmes portent plainte
13:46des années et des années
13:48après.
13:50Moi,
13:50ce que j'aime
13:51m'a répété,
13:52c'est que je ne vois pas
13:53l'intérêt
13:53quand j'entends
13:55certains dire
13:57c'est pour se venger
13:58ou pour exister,
14:00ce qu'elles se prennent
14:01dans la figure.
14:02ce sont des arguments
14:03qui vous aussi,
14:03j'imagine,
14:04Anne-Cécile Maïfer
14:05doit vous faire mal
14:06quand vous entendez ça ?
14:08Oui,
14:08c'est vrai que ça me révolte
14:09parce que moi,
14:11on accompagne,
14:12la Fondation des Femmes
14:13finance grâce aux dons
14:15des gens,
14:16des centaines d'associations
14:18partout en France
14:18et on voit ce qui se passe
14:19dans ces associations-là,
14:20on voit les femmes arriver
14:21après avoir porté plainte,
14:22vraiment,
14:23ce n'est pas simple.
14:23la justice fait cette victimisation
14:25secondaire
14:26et en plus,
14:27lorsqu'elles portent plainte,
14:28par exemple là,
14:28dans le milieu du travail
14:29ou autre,
14:30dans les secteurs artistiques,
14:32c'est des femmes
14:32qui probablement
14:33ne vont plus être rappelées
14:35pour être électriciennes
14:37ou pour être matérieuses.
14:39En fait,
14:39elles vont être considérées
14:40comme les filles
14:41qui font des problèmes,
14:42qui râlent.
14:44Et donc,
14:45on a aujourd'hui
14:46des victimes
14:46qui sont en grande précarité
14:48parce qu'elles ont témoigné
14:51contre un agresseur
14:52qui, lui,
14:52peut être tranquillement défendu
14:55sur tous les plateaux
14:56par tout le monde.
14:57Oui.
14:58Merci Céline.
14:59On a Martin.
15:00Alors Martin,
15:00vous êtes policier.
15:02Oui.
15:03Et vous avez voulu répondre
15:04à Anne-Cécile Maïfer
15:06qui disait
15:06qu'il n'y avait plus d'enquête,
15:07qu'il n'y avait pas d'enquête.
15:09En tout cas,
15:09qu'il n'y avait pas suffisamment
15:10d'enquêteurs aujourd'hui
15:12pour traiter ces affaires.
15:14Alors,
15:14je suis désolé madame,
15:15je vais parler vite
15:16parce que je sais
15:16comment fonctionne
15:17sur une radio
15:17et que ça va très très vite
15:18et qu'on n'a pas beaucoup
15:19de dire...
15:19Ah si, si, si,
15:20vous avez le temps.
15:21Non, mais une fois
15:21que j'ai appelé,
15:22on m'a coupé rapidement.
15:25Enfin bref.
15:26Moi, je ne sais pas
15:27si vous connaissez le terrain,
15:28madame,
15:28mais je pense que
15:28c'est complètement l'uneur
15:29ce que vous racontez en fait.
15:31Il faudrait peut-être
15:31aller un petit peu
15:32dans les tribunaux
15:32et puis se rapprocher
15:33vraiment de la justice
15:34et des policiers.
15:35Il faut savoir que nous,
15:35on a une pression
15:36qui est énorme
15:37concernant les violences
15:38faites aux femmes,
15:39les violences conjugales.
15:40C'est-à-dire que
15:40quand il y a une personne
15:42qui se présente
15:42pour ce genre de choses,
15:43et bien c'est tout de suite
15:44la garde à vue
15:45sur le monsieur
15:45sans qu'on ait réfléchi
15:47de quoi que ce soit.
15:48C'est une perquisition,
15:49c'est sa vie qui est bousculée,
15:50c'est l'école du petit,
15:51c'est tout le monde
15:51qui est concerné,
15:52c'est toute la famille
15:53qui est au courant
15:54parce qu'il y a une enquête
15:54sur tout le monde
15:56et même quand on s'aperçoit
15:58qu'il n'y a rien du tout
15:59dans la procédure
16:00parce que souvent,
16:01il arrive que ce soit fait
16:02pour une garde d'enfants
16:03ou autre chose,
16:03mais il y a tout un système judiciaire
16:05qui est un bulldozer
16:06et qui écrase complètement
16:07la famille,
16:07qui met des gamins
16:08et des femmes
16:10dans des associations
16:11ou dans des hôtels
16:12pourris,
16:13miteux,
16:13parce qu'on leur dit
16:14qu'il faut les éloigner des pères
16:15pour les protéger
16:16en attendant,
16:17sans se soucier du préjudice
16:19que peut avoir l'enfant
16:20parce qu'il va se retrouver.
16:21Moi, j'ai des affaires
16:24où il y a des gamins
16:24qui ne pouvaient même pas se doucher,
16:25qui sont sortis d'une semaine
16:27dans des hôtels
16:27avec des boutons de partout
16:28et on s'en rendu compte
16:29dans la procédure
16:30qu'il n'y avait rien du tout
16:30et la dame,
16:31elle a fait ça
16:31juste pour avoir
16:32un titre de séjour en fait.
16:34Donc, on parle de violences conjugales,
16:35on ne parle que des femmes en fait.
16:37On ne parle jamais des hommes
16:37qui n'osent pas venir
16:38déposer plainte,
16:39des hommes qui se font frapper
16:40par leur femme
16:40et ça arrive beaucoup
16:41et que les procédures,
16:43quand les mecs viennent,
16:44ils disent
16:44oui, ma femme,
16:45elle m'a mis une tarte
16:45et je me suis emporté,
16:46je lui ai crié dessus,
16:47j'ai cassé des choses
16:47parce qu'il faut savoir
16:48que jeter des choses
16:49au visage de quelqu'un,
16:50casser des assiettes,
16:51c'est considéré
16:51comme des violences conjugales.
16:52Donc, on va mettre
16:53le monsieur en garde à vue
16:53parce qu'il a lancé
16:54une assiette sur sa femme
16:55alors que c'est lui
16:56qui a pris une tarte
17:05et arrêter de dire des choses
17:07qu'il n'y a pas d'enquête
17:08et qu'il y a des classés sans suite.
17:10Quand, en fait,
17:10vous êtes dans un état de droit,
17:11vous êtes content,
17:12vous avez voté
17:13pour ce genre de choses,
17:14pour avoir un état
17:14qui est faible
17:15et où on ne dit rien du tout,
17:16où on laisse les gens dehors
17:17alors qu'ils sont
17:18des vrais criminels.
17:19On est d'accord avec ça,
17:20on est toujours en train
17:21de défendre que c'est
17:21le pays des droits de l'homme
17:22et compagnie.
17:23Mais quand, en fait,
17:24il n'y a zéro
17:25que les policiers se démènent
17:27et moi, je peux vous le dire,
17:28c'est les procédures
17:29où on passe le plus d'heures.
17:30On ne voit pas notre famille,
17:31on ne voit pas notre femme,
17:32on ne voit pas nos enfants
17:33parce qu'on passe des heures
17:34parce qu'on croit
17:35en la personne qui nous dit
17:36j'ai été violée
17:36ou j'ai été violentée
17:37et donc on veut la mettre
17:38en protection.
17:39On passe des heures
17:39et des heures et des heures
17:40mais c'est ce que personne
17:41ne veut parler,
17:41les voisins ne veulent pas parler,
17:42il n'y a pas de preuve,
17:43il n'y a rien du tout.
17:44Donc, en fait,
17:44vous présentez ça à la justice,
17:45c'est indéfendable.
17:46Donc, évidemment,
17:47qu'il y a du classement sans suite.
17:48C'est pour ça qu'on est
17:49dans une démocratie
17:50et qu'on est dans un état de droit.
17:52Si vous voulez un état fort
17:53et une justice beaucoup plus forte,
17:54il faut voter différemment, en fait.
17:56Il faut mettre des mecs au pouvoir
17:57qui soient vraiment déterminés
17:58et pas des avocats
17:59comme Dupont-Moretti
18:00qui s'est pointé
18:01et qui n'a rien fait pour la justice
18:02et qui a été baladé dans les prisons.
18:04Il ne faut pas s'étonner de ça, en fait.
18:05Merci, merci, Martin.
18:07On vous a laissé parler.
18:08Je vais dire que l'église
18:10du village, c'est de dire
18:11que les hommes sont agressés
18:13autant que les femmes.
18:14Je ne pense pas que ce soit
18:16exactement le sujet.
18:17Vous parlez de violence conjugale
18:19qui est aussi,
18:21peut-être qu'Anne-Cécile Maïfer
18:22peut en parler,
18:23qui est aussi un cas,
18:25enfin, qui sont des cas
18:25un petit peu différents.
18:27Moi, je répète
18:28et je le redis,
18:29j'ai le cas d'une proche
18:30qui a porté plainte
18:31pour une agression sexuelle
18:33sur un enfant de 3 ans
18:34dans une maternelle
18:36dans le sud de la France.
18:38Ça fait 2 ans,
18:39il n'y a pas de nouvelles.
18:40Donc, le policier a dit
18:42oui, oui, oui.
18:43Enfin, il n'y a pas de nouvelles.
18:44Il n'y a pas eu d'enquête réelle.
18:47Il n'y a rien eu.
18:47Donc, tout, on peut se jeter
18:50des exemples à la figure.
18:52Maintenant, nous,
18:52ce dont on parle,
18:53c'est aussi d'agression.
18:55Anne-Cécile Maïfer,
18:56je vous ai vu réagir.
18:58Oui, oui.
18:59Oui, alors,
18:59sur le sujet des violences conjugales,
19:01grâce au Grenelle
19:02des violences conjugales
19:03en 2019,
19:03il y a eu des progrès.
19:04demander les associations.
19:06Il y a eu des progrès
19:07aussi bien sur la formation
19:08qu'effectivement,
19:10un peu plus de temps
19:11aussi mis par les équipes
19:15là-dessus.
19:16Il n'empêche qu'il y a encore
19:18énormément de féminicides
19:19qui ont lieu
19:19alors même que les femmes
19:21ont porté plainte
19:22et ont signalé des choses.
19:23Après, c'est difficile
19:24de tout empêcher complètement.
19:27néanmoins,
19:28c'est vrai que quand on parle
19:29des violences sexuelles,
19:29il faut regarder les chiffres.
19:31Dans les cas de violences conjugales,
19:32les classements sans suite
19:33ont diminué suite au Grenelle.
19:35Donc, aujourd'hui,
19:36on est à moins de 75 %
19:37de classements sans suite.
19:38Dans le cas des violences sexuelles,
19:40ça a augmenté suite à MeToo
19:42et pour le moment,
19:43on est vraiment très haut en fait.
19:46Donc, dans le cas
19:47des violences sexuelles,
19:48il y a quand même
19:48des spécificités.
19:50C'est un sujet vraiment
19:51sur lequel il n'y a pas eu
19:52de Grenelle,
19:53il n'y a pas eu
19:53de grandes lois,
19:54il n'y a pas eu
19:55d'amélioration
19:56substantielle.
19:57Et donc, on a eu MeToo
19:58sur les violences sexuelles,
19:59sur les viols,
19:59les agressions sexuelles,
20:00mais il n'y a pas eu vraiment
20:02une amélioration en fait.
20:04Sur les violences conjugales,
20:05il y a des choses
20:06qui ont bougé,
20:06ça les associations,
20:08on atteste.
20:09Maintenant, effectivement,
20:09moi je ne m'inscris pas du tout
20:10dans le discours
20:11de ce monsieur.
20:12Je ne pense pas
20:13qu'il fallait mettre
20:14des dictateurs
20:15à la tête de l'État
20:16pour qu'on puisse régler
20:17ce problème.
20:19Et d'ailleurs,
20:20ça me fait un peu peur
20:20de savoir que ce monsieur
20:22est policier
20:22parce que la manière
20:23dont il parle
20:25des femmes
20:25qui portent plainte
20:26pour violences,
20:27on sent quand même
20:27beaucoup de suspicion
20:28de sa part.
20:30Après, là où je le rejoins
20:31aussi,
20:31c'est qu'effectivement,
20:33nous on se bat pour ça.
20:34L'État ne met pas non plus
20:35les moyens
20:36pour l'après.
20:37Nous, on se bagarre
20:38et on paye
20:39à la Fondation des femmes,
20:40on paye des bonnes
20:40chambres d'hôtel
20:41aux dames qui partent
20:42parce qu'on sait
20:42que les hôtels sociaux,
20:43c'est terrible,
20:44que ça fait qu'en fait,
20:45elles rentrent
20:46chez leur ex-mari
20:47parce qu'effectivement,
20:48elles sont logées
20:48dans des conditions insaludes.
20:49Donc, elles se disent
20:50bon, ce n'est pas grave,
20:51il ne s'est rien passé
20:51parce qu'en fait,
20:52elles ont peur
20:52de plonger leur famille,
20:54leurs enfants
20:54et elles-mêmes
20:55dans la grande précarité
20:56suite à des violences conjugales,
20:58ce qui arrive aussi
20:58malheureusement
20:59trop souvent.
21:00Donc, nous, on dit
21:01attention quand on dit
21:02aux dames,
21:02il faut partir,
21:03il faut aussi
21:03que l'État,
21:04les associations,
21:05la générosité publique
21:06aussi en soit là
21:07pour l'aider
21:08à faire en sorte
21:09qu'elles ne soient pas
21:09punies d'être parties.
21:11Il ne faut pas
21:11qu'elles soient punies
21:11d'avoir vécu des violences
21:13et surtout pas
21:14que les enfants
21:14soient punis également.
21:15Donc, là-dessus,
21:16c'est sûr, c'est vrai.
21:17Moi, je vois aussi
21:18effectivement
21:19beaucoup de cas de femmes
21:20qui sont dans une situation
21:21à nouveau pire
21:22après avoir porté plainte
21:23qu'avant
21:24et je pense que
21:24c'est une responsabilité
21:25collective
21:26et qu'il faut
21:27qu'on se mobilise
21:27toutes et tous.
21:28Nous, à la Fondation des Femmes,
21:29on récolte des dons pour ça,
21:30pour financer
21:31des tas d'associations partout
21:32et donner des bonnes conditions
21:33aux femmes
21:33mais malheureusement,
21:35ce n'est pas le cas
21:35encore partout.
21:37Juste votre point de vue
21:39sur la polémique
21:40autour du fait
21:42de mettre
21:43sur la place publique
21:44le nom
21:45de personnalité.
21:49On entend parler
21:49de lynchage,
21:51on entend parler
21:51de...
21:53Oui, ça vous fait sourire,
21:54moi aussi.
21:55Oui, parce qu'en fait,
21:56des lynchages,
21:56ça existe
21:57et justement,
21:58il y a des femmes
21:58qui en sont victimes,
22:01des femmes même physiquement
22:02dans certains pays.
22:03Donc, je pense qu'avant
22:04d'utiliser ce genre de mots,
22:05il faut faire attention.
22:07Ce qui est très inconfortable
22:09pour ces hommes,
22:09c'est effectivement
22:10d'être pointés du doigt.
22:12Et ça, c'est...
22:13Ils ont plus peur
22:14de ça,
22:15de l'opinion publique
22:16et de leur réputation
22:16que peur de la justice.
22:18Et du coup,
22:18il faut quand même
22:19se poser des questions.
22:20Comment c'est possible
22:20qu'ils aient plus peur
22:21de perdre leur réputation
22:22que d'affronter le juge ?
22:25Donc, c'est aussi peut-être
22:27parce qu'ils pensent
22:27qu'il y a une plus grande
22:28tolérance d'un côté
22:29que de l'autre.
22:30Moi, je pense que c'est
22:31important que les choses
22:32soient dénoncées publiquement.
22:34pourquoi ?
22:34Parce qu'en fait,
22:35ça envoie un message
22:36à tous les autres hommes.
22:37En fait, de dire
22:38ça, ça n'est pas acceptable.
22:40Ça, ça n'est pas désirable.
22:42Non, en fait,
22:43vous n'irez pas loin dans la vie
22:44si vous faites ça.
22:45Et je pense que c'est
22:46vraiment important.
22:47Et je pense que cette sanction-là,
22:48elle est limite...
22:50Elle est limite plus intéressante
22:51que la prison,
22:52qui est en fait
22:53de mettre plein de violeurs
22:54dans une même prison.
22:55En fait, ils ressortent,
22:56ils sont toujours violeurs.
22:57Vous voyez ce que je veux dire ?
22:57Et ça n'a pas vraiment permis
22:59de changer quoi que ce soit
22:59à la société.
23:01Alors que vraiment,
23:02cette menace,
23:02et des statistiques l'ont montré,
23:04d'être pointé du doigt,
23:06ça, vraiment,
23:07ça dérange énormément.
23:09Et évidemment,
23:10il faut...
23:10Et c'est ce que font
23:11les enquêtes journalistiques.
23:12Elles vérifient.
23:13Évidemment,
23:14là, il y a 30 témoignages
23:15qui sont très concordants.
23:16Donc, en fait,
23:17on ne fait pas n'importe quoi.
23:18Nous, les associations,
23:19on ne fait pas n'importe quoi.
23:20On ne dénonce pas n'importe qui.
23:22Les journalistes non plus.
23:24Et quand on le fait,
23:26c'est qu'on pense
23:26qu'il y a vraiment matière
23:27à examiner les choses
23:29pour la justice.
23:30En tout cas,
23:30ça, c'est sûr.
23:31Mais en tout cas,
23:32je trouve qu'une condamnation morale,
23:34publique, morale,
23:35elle est aussi importante
23:36parce qu'elle permet
23:37d'enseigner aussi
23:38aux enfants,
23:39aux adultes,
23:39qu'il y ait des choses
23:40que la société tolère,
23:41il y a des choses
23:41que la société ne tolère pas.
23:43Merci beaucoup,
23:44Anne-Cécile Maïfer,
23:44présidente de la Fondation des Femmes.
23:46Et bravo pour votre action.
23:48Merci à vous.
23:49Et on se retrouve, nous,
23:50dans un instant
23:51pour commenter l'actualité.
23:52A tout de suite.
23:5310h midi,
23:55mettez-vous d'accord.
23:56Sud Radio.
23:59Sous-titrage Société Radio-Canada
23:59Merci à vous.
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