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Regardez "On refait le monde" avec Jean-Philippe Dubrulle, directeur des études politiques et d'opinion chez Toluna Harris Interactive, Hervé Marseille, président de l'UDI, président du groupe Union Centriste au Sénat, sénateur des Haut-de-Seine, Arthur Delaporte, porte-parole du PS, député du Calvados, et Arthur Bellier, journaliste au service politique de RTL
Regardez On refait le monde avec Anne-Sophie Lapix du 03 juin 2026.
Regardez On refait le monde avec Anne-Sophie Lapix du 03 juin 2026.
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00:02Jusqu'à 20h, on refait le monde sur RTL avec Anne-Sophie Lapix.
00:07Il y a ceux qui pensent que la primaire est une machine à perdre,
00:10ceux au contraire qui pensent que c'est un tremplin pour la présidentielle, qu'elle crée une dynamique,
00:15et puis ceux qui l'aiment tellement qu'ils en veulent deux, une fermée et une ouverte, je pense aux
00:20socialistes.
00:21Le débat fait rage, en tout cas à moins d'un an de l'élection.
00:24La primaire est-elle la moins mauvaise des solutions quand il y a pléthore de candidats ?
00:29On en débat avec les invités d'On Refait le Monde.
00:31Hervé Marseille, président de l'UDI et des sénateurs union-centriste, bonsoir.
00:35Bonsoir.
00:36Arthur Delaporte, porte-parole du PS et député du Calvados, bonsoir.
00:40Jean-Philippe Dubrul, directeur des études politiques et d'opinion chez Toluna Harris Interactive, bonsoir.
00:45Bonsoir.
00:45Et Arthur Bélier, journaliste au service politique d'RTL, rebonsoir.
00:49Rebonsoir Anne-Sophie, bonsoir à tous.
00:50On Refait le Monde sur RTL.
00:54La primaire, ce n'est pas le meilleur des moyens de se rassembler,
00:58mais à ma connaissance, c'est le seul.
01:00Il n'y aura pas, que chacun le comprenne bien,
01:02il n'y aura pas de primaire pour désigner un candidat avec la gauche au-delà du parti social.
01:09On n'a pas été foutu de se mettre d'accord sur un contrat de gouvernement.
01:12Et vous voudriez que ces partis qui ne sont pas capables de se parler entre eux
01:15se mettent spontanément d'accord sur une primaire et ses conditions de la question ?
01:18Je n'y crois pas beaucoup, je dois le dire.
01:19C'est une fable, cette histoire de primaire.
01:22On voit bien que ceux qui la prônent sont animés par des sentiments totalement insincères.
01:26Tout ça, c'est de la tambouille politicienne.
01:29Vous aurez sans doute reconnu Valérie Pécresse, François Hollande, Édouard Philippe et Éric Ciotti.
01:35D'abord, Arthur Bélier, les primaires, c'est quelque chose qui est arrivé relativement tard en France,
01:40c'est inspiré du système américain ?
01:42Oui, la première en France, c'est 2011, c'est la primaire du parti socialiste
01:46qui départage notamment François Hollande et Martine Aubry.
01:48Alors qu'aux Etats-Unis, ça existe quasiment depuis le début du XXe siècle.
01:53Et ça prend vraiment essor après la Seconde Guerre mondiale.
01:57Donc oui, on s'en est un peu inspiré, même si on est encore très loin de la façon dont
02:00c'est mené aux Etats-Unis,
02:01où c'est vraiment institutionnalisé.
02:03Il y a deux partis très forts qui participeront, quoi qu'il arrive, à la présidentielle.
02:07Et juste en leur sein, ils doivent se départager.
02:09Les Jeux sont quand même beaucoup plus ouverts en France.
02:11C'est pour ça que Périmètre, primaire, pas primaire, qui vote, c'est beaucoup plus bordélique en France.
02:16Mais donc on s'y est mis beaucoup plus tard que les Américains.
02:19Aux Etats-Unis, ça marche très bien.
02:20C'est un système qui a fait ses preuves.
02:22Ça marche très bien, mais de toute façon, le gagnant est forcément d'un des deux camps à chaque fois.
02:25Et les deux camps font des primaires, donc ça aide à ce que ça réussisse.
02:28Alors en France, ce n'est donc pas vraiment le cas.
02:30Vous savez combien de présidents élus ont été désignés par une primaire ?
02:34Un, oui, un, c'est François Hollande.
02:37Arthur Delaporte, pourquoi ça a marché selon vous, pour François Hollande ?
02:40Ça a marché pour François Hollande pour deux raisons.
02:42Parce qu'il y avait un souhait d'alternance à cause du mandat calamiteux de Nicolas Sarkozy.
02:47Donc on a gagné aussi parce que l'adversaire en face était mauvais, parce qu'il y avait une dynamique
02:52pour François Hollande qui a été propulsée aussi par la primaire.
02:56La primaire a permis de le faire connaître, lui a permis de découvrir aussi le peuple de gauche.
03:00On le connaissait plus longtemps quand même, François Hollande.
03:02Oui, mais il n'était pas forcément considéré comme présidentiable.
03:04Et donc, à travers la primaire, il a acquis sa stature, sachant qu'il y avait déjà eu, il faut
03:08le rappeler, une primaire interne au Parti Socialiste en 2006, à l'occasion de la présidentielle de 2007.
03:16Et qu'elle avait aussi été un combat assez suivi.
03:20Et il y avait à l'époque plus de 400 000 personnes qui avaient adhéré au Parti Socialiste.
03:24Et c'est Ségolien Régal qui avait été...
03:25Voilà, où il y avait une forme de primaire à la fois ouverte, parce qu'on pouvait adhérer très récemment,
03:29mais à moindre coût au Parti Socialiste.
03:31Parce qu'il y a des débats quand il y a une primaire, et on se confronte, on confronte ses
03:34idées, ça oblige aussi à sortir un peu.
03:36Il y a des débats publics, on voit exister des candidats, et donc ça peut aussi permettre de dire, bah
03:41tiens, Ségolène Royal, c'est l'incarnation qu'il nous faut.
03:45Et c'est comme ça, et d'ailleurs, grâce à cette primaire de la gauche, qu'elle s'était retrouvée
03:48propulsée, ça n'a pas suffi à l'époque pour l'emporter.
03:51Donc voilà, la primaire, c'est pas la recette miracle.
03:54En revanche, ça permet de se faire connaître, mais surtout, ça permet de réduire l'offre politique.
03:57Et encore plus aujourd'hui, avec une fragmentation de la gauche, notamment, mais pas seulement.
04:03Alors, à droite, François Fillon avait également été désigné par la primaire de la droite,
04:07donc ça aurait pu marcher, en fait, sans l'affaire de son épouse, qui était son assistante parlementaire, Hervé Marseille.
04:16Oui, ça aurait pu marcher.
04:18Disons que c'est un accident, mais c'est un accident qui n'est pas vraiment, enfin, c'est un
04:22accident, pour le coup, sur le parcours, qui n'était pas vraiment prévisible.
04:25Si aujourd'hui, on pense primaire, c'est vrai que ça paraît une bonne martingale en se disant, il y
04:32a tellement de gens, à droite comme à gauche,
04:34donc il faudrait essayer de départager, quoi, trouver une méthode.
04:37Mais je pense que, malheureusement, on n'a plus le temps.
04:42On n'a plus le temps de préparer des primaires, parce que ça ne se fait pas en cinq minutes.
04:46Il faut d'abord savoir qui accepte d'y aller.
04:49Oui, on voit que c'est un problème.
04:50À droite comme à gauche, je ne suis pas convaincu que tous ceux qui sont candidats aient envie de se
04:55soumettre à une primaire.
04:57Voilà, donc si les gens ne viennent pas concourir, ça ne sert à rien.
05:02Ensuite, on ne parle qu'à ceux qui sont concernés, c'est-à-dire à l'électorat susceptible de voter.
05:10Ensuite, ça crée des fractures.
05:12On l'a vu, vous parliez à l'instant de François Fillon, on a vu qu'il y a eu
05:16des fractures.
05:17Et que ceux qui ne sont pas choisis, en général, en gardent beaucoup de ressentiments.
05:21Oui, parce qu'à l'issue d'une primaire, il faut être sûr que tous ceux qui n'ont pas
05:24été élus vous soutiennent.
05:26Voilà, il faut emmener tout le monde.
05:28Et puis, ce n'est pas évident, à la sortie, d'avoir un projet.
05:32Parce que M. Delaporte dit qu'il y a des débats.
05:36Oui, mais ça ne fait pas un projet.
05:37Il faut quand même rapprocher le projet des uns et des autres.
05:41Parce qu'entre ceux qui pensent quelque chose et ceux qui pensent totalement autre chose,
05:47il faut pouvoir faire en sorte que tout le monde se retrouve dans le même projet.
05:52Ce n'est pas évident.
05:53Donc, il faut finalement un périmètre restreint.
05:55Moi, je vais vous dire une chose.
05:56Le projet du Parti Socialiste, il est assez proche, si on regarde, du projet des écologistes,
06:01du projet du Parti Communiste.
06:02On a même réussi à se mettre d'accord en trois jours sur un programme pour la France,
06:06il y a de cela deux ans.
06:07Donc, ce n'est pas incompatible.
06:08Et je vais même vous dire qu'il y a moins de différences idéologiques, à mon sens, aujourd'hui,
06:12entre les différentes forces de gauche qu'il pouvait y avoir, par le passé,
06:15entre Gérard Collomb et Gérard Filoche,
06:17qui défendaient des visions qui étaient quand même diamétralement opposées.
06:20Et pourtant, au sein du même parti, entre Manuel Valls, par exemple, et Arnaud Montebourg.
06:25Donc, finalement, aujourd'hui, on a aussi cette capacité que la primaire permet de faire converger une offre politique,
06:31de se mettre d'accord aussi au préalable sur une plateforme programmatique.
06:34Ça, ça fait partie des discussions.
06:36En tout cas, ce qui est sûr, c'est qu'on l'appelle primaire ou non,
06:38il y a une nécessité, à droite comme à gauche, de réduire l'offre politique.
06:42Parce que sinon, c'est le risque de l'élimination dès le premier tour.
06:45Alors, à droite, pour l'instant, la porte a été refermée par Bruno Retailleau.
06:48Il a été désigné lors d'un vote, le 19 avril, par son parti, les LR.
06:52Et il devait trancher, les militants, entre le choisir, lui, et lancer des primaires, en gros.
07:01Laurent Wauquiez a parlé d'un scrutin pour rien, David Lysnard, d'un vote truqué.
07:05S'il n'embrouille, en fait, ce vote ?
07:06C'est les affaires internes au républicain.
07:10Mais, pour revenir à ce que disait M. Delaporte à l'instant, il y a quand même un sujet majeur
07:16à gauche.
07:17C'est qu'il y a, en gros, des législatives quasiment en même temps que les présidentielles.
07:24Et, à gauche comme à droite, il faut clarifier.
07:26Est-ce qu'on fait avec les filles ou pas ?
07:29Et voilà.
07:31Les primaires, elles ne vont pas sur les filles.
07:32Je veux dire, c'est bien de faire des primaires.
07:34Mais, à la sortie, moi, je ne sais pas, imaginons que M. Glucksmann accepte de faire une primaire et qu
07:40'il sorte vainqueur.
07:42Cinq semaines après l'élection présidentielle, en gros, il y a des élections législatives.
07:48Ça a le même niveau d'importance que la présidentielle.
07:51On ne va pas continuer encore cinq ans de plus sans majorité.
07:53Vous êtes parti sur la gauche, on était plutôt sur la droite, en fait.
07:56À droite, c'est la même chose.
07:58Il faut clarifier.
07:59Il faut que les gens disent avec qui ils sont prêts à travailler, avec qui ils ne sont pas prêts
08:03à travailler.
08:03Et il faut avoir un socle qui soit le plus large possible.
08:08Le plus large.
08:09Est-ce que ça va d'Edouard Philippe à Éric Zemmour, en fait ?
08:14C'est la question qu'on pose.
08:15D'abord, Jean-Philippe Brut, je voulais vous demander, est-ce que les Français aiment les primaires ?
08:20Sont plutôt partisans de ce système ?
08:23Alors, partisans des primaires, c'est un peu variable dans le temps, en fonction des millésimes, en fonction de quand.
08:28On mesure aussi, parce que quand on est bien en amont du débat sur les candidatures, tout le monde dit
08:32oui, bien sûr, l'union, l'union, l'union.
08:34Et ça, on l'a mesuré encore récemment, ne serait-ce qu'à l'occasion des municipales.
08:38Ou quand on demande aux sympathisants, deux gauches d'un côté, deux droites de l'autre, faut-il une union
08:44des gauches, faut-il une union des droites ?
08:46En majorité, chaque camp dit oui, bien sûr, on veut l'union pour gagner.
08:50Ça, c'est à froid, en quelque sorte.
08:52Et puis quand on arrive à chaud, évidemment, et qu'on voit que le candidat qu'on soutient soi, il
08:56n'est peut-être pas dans la meilleure des postures pour remporter la primaire,
09:00là, ça commence à dérailler un petit peu.
09:02Mais en tout cas, sur ce qui est encore réel aujourd'hui, à fortiori à gauche, c'est qu'il
09:07y a une appétence d'une large majorité de cet électorat
09:09pour une union, pour renouer avec la victoire, parce que ça commence quand même à faire assez longtemps.
09:16Et à droite, pour qu'on sache ?
09:19À droite, il y a aussi, en tout cas c'était à l'occasion des municipales qu'on l'a
09:22mesuré, il y a une volonté majoritaire de convergence des droites.
09:27Ce qui est assez intéressant, c'est que les...
09:29Quand vous dites convergence des droites, vous parlez d'une droite ?
09:32Et le Rassemblement National, donc entre droite et extérieure droite.
09:35Et ce qui est assez intéressant de voir...
09:36Ce qui n'est pas le sujet des primaires.
09:37C'est que le...
09:39Ça paraît mal parti pour une primaire entre ces deux camps-là, mais ce qui est intéressant, c'est que
09:43les sympathisants des Républicains
09:46voudraient plus une union des droites que les sympathisants du Rassemblement National,
09:50puisque eux, logiquement, ils sont bien devant, ils n'ont pas forcément besoin de pièces rapportées.
09:53Ils pensent que ce n'est pas nécessaire.
09:55Qu'est-ce que ça vous inspire, M. Vassail ?
09:57Non, mais c'est pour ça que je parlais de clarification, parce qu'il faut savoir dans chaque camp
10:01avec qui on veut travailler, jusqu'où ça va.
10:05Et je pense qu'il faut être assez clair, pour la droite républicaine et le centre,
10:10il n'est pas question de travailler avec le RN.
10:13Donc à partir de là...
10:14Ni même Éric Zemmour ?
10:16Parce que là, on parlait de la primaire qui allait jusqu'à Éric Zemmour.
10:18Oui, certains droites veulent aller jusqu'à Saracnafo, Éric Zemmour.
10:21Voilà, c'est pour ça qu'il faut clarifier.
10:23Qui est d'accord pour faire une primaire ?
10:25Et jusqu'où ça va ? Avec qui on travaille ?
10:28Or, il n'y a personne qui est clair là-dessus.
10:30Et c'est pour ça qu'on n'a pas le temps.
10:31On est au mois de juin, bientôt il va y avoir le mois de juillet, les vacances, etc.
10:36On va tomber dans le budget à la rentrée.
10:38C'est la différence avec la gauche, c'est qu'on a plus de clarté sur le périmètre de la
10:40primaire.
10:41Non mais c'est vrai, parce que nous on dit de Ruffin à Glucksmann.
10:45Et quand on entend Raphaël Glucksmann, il dit
10:47« moi je veux aussi cette primaire qui rassemble de la gauche hors Mélenchon ».
10:52Donc finalement, tout le monde s'accorde à peu près sur cet espace politique.
10:56Maintenant, il faut créer les conditions du rassemblement.
10:58Oui, on va voir si c'est si simple aussi à gauche.
11:00On le fera après l'essentiel de l'info d'Alban Leprince.
11:06Bonne soirée sur RTL.
11:08If you call to San Francisco
11:15RTL, votre radio
11:21En commun.
11:23Anne-Sophie Lapix.
11:24On refait le monde sur RTL.
11:26Il est 19h30, l'essentiel de l'info avec vous, Alban Leprince.
11:29Et après six jours de recherche, l'IANA reste introuvable ce soir.
11:33La procureure de la République d'Auche a notamment révélé cet après-midi
11:36que l'homme suspecté de l'avoir enlevé avait déjà été mis en cause dans trois affaires impliquant des mineurs.
11:42Après l'annulation des concerts de Patrick Bruel à Québec, c'est toute la tournée canadienne du chanteur qui est
11:48finalement annulée.
11:49C'est ce qu'annonce Ticketmaster, la plateforme de vente en ligne de billets.
11:52Pour rappel, le chanteur est visé par plusieurs plaintes pour viol, des faits qu'il dément catégoriquement.
11:58Et puis décidément, cette édition de Roland-Garros n'est pas comme les autres.
12:02Cet après-midi, c'est la numéro 1 mondiale.
12:04Arina Sabalenka qui s'est faite éliminer aux portes des demi-finales par la Russe Diana Schneider.
12:09Sébastien Rouxel chez les hommes, quart de finale en cours entre Félix Ojal Yassim et Flavio Koboli.
12:14Pour l'instant, c'est l'Italien qui domine.
12:17Oui, Flavio Koboli qui n'est plus très loin maintenant de sa toute première demi-finale ici à Roland-Garros.
12:21Il mène 2-7 à 1.
12:23Il est en train de servir pour le gain du match à 5-4 dans la quatrième set.
12:27Il mène 15-0 sur son service après 3h22 de jeu.
12:30Merci beaucoup Sébastien Rouxel.
12:32On vous retrouve à 20h.
12:33Et vous aussi, on vous retrouve à 20h, Alban Leprince.
12:35A tout à l'heure.
12:36Anne-Sophie Lapix, on refait le monde jusqu'à 20h sur RTL.
12:41Alors c'est l'argument massue des partisans des primaires.
12:44Évitez la multiplication des candidatures qui mènera tout droit à un duel RN-LFI.
12:50Est-ce qu'effectivement cela reste ce qu'il y a de plus efficace ?
12:52On en débat avec nos invités.
12:54Jean-Philippe Dubrun, directeur des études politiques et d'opinions chez Tolena Harris Interactive.
12:58Hervé Marseille, président de l'UDI et des sénateurs non-centristes.
13:01Arthur Delaporte, porte-parole du PS et député du Calvados.
13:04Et Arthur Bélier, journaliste au service politique d'RTL.
13:07On refait le monde sur RTL.
13:10Il n'y aura pas de primaire.
13:12Cette primaire n'existera pas et c'est une machine à perdre.
13:16Moi je l'ai dit depuis le début, je savais qu'elle n'allait pas avoir lieu.
13:18Elle n'aura pas lieu.
13:19Il faut trouver donc un mode de désignation alternatif.
13:22Et pour ça, il faut juste se parler.
13:24Ce n'est pas si compliqué que ça.
13:25Alors je vais vous faire réagir Arthur Delaporte.
13:27Mais d'abord Arthur Bélier, on a évoqué tout à l'heure la situation à droite.
13:31À gauche, depuis le début de la semaine, on parle d'une double primaire.
13:35Voilà, Arthur, est-ce que vous pouvez nous expliquer de quoi il s'agit ?
13:37Nouvelle idée née dans les arcanes du Parti Socialiste pour essayer de sortir de l'impasse.
13:44Donc une double primaire.
13:45Donc il y avait un projet de primaire qu'une partie du Parti Socialiste, une partie des élites de Raphaël
13:50Glucksmann en refusait.
13:51Donc le Parti Socialiste propose d'en faire deux.
13:53Avec d'abord une sorte de primaire entre, je cite les mots du Parti Socialiste,
13:59au sein de l'espace de la gauche socialiste et social-démocrate.
14:02Là-dedans, en gros, on met le Parti Socialiste et on met Raphaël Glucksmann.
14:06Est-ce qu'on met Bernard Cazeneuve ?
14:08Vous voyez, donc en gros le PS et ses amis.
14:10Et il y a François Hollande en tout cas.
14:11Et François Hollande, il est au Parti Socialiste, député.
14:14Donc on pourrait imaginer Olivier Faure, Boris Vallaud, Jérôme Guetsch qui seraient candidats.
14:18Et ensuite, ce champion désigné irait se confronter aux écologistes, aux communistes,
14:24aux anciens insoumis comme François Ruffin, Clémentine Autain,
14:27pour aboutir à une candidature unique, potentiellement grâce à une nouvelle primaire.
14:33Voilà l'idée qui...
14:34Et pourquoi on ne les met pas ensemble dès le premier tour ?
14:36Parce qu'ils ne veulent pas être tous ensemble dès le premier tour.
14:39Les écologistes...
14:39En vrai, il y a toute une partie du PS, c'est bien l'objet du blocage.
14:42Tous les opposants d'Olivier Faure qui refusent de se jeter directement dans les bras
14:46avec les écologistes, les communistes, les anciens insoumis.
14:48Et surtout, il y a Raphaël Glucksmann qui est quand même un des mieux placés dans les sondages
14:51qui refuse pour le moment toute primaire.
14:54Mais oui, vous l'avez entendu, Raphaël Glucksmann qui était au Grand Jury RTL dimanche,
14:58il a dit qu'il n'y aura pas de primaire.
14:59On va être un peu sioux, mais on peut dire qu'on n'appelle pas ça une primaire
15:02et dire que c'est une désignation.
15:03Vous pensez qu'en changeant de nom, ça peut marcher ?
15:06Je ne sais pas, mais ce qui est sûr, c'est que si le mot primaire est oni,
15:09il faut trouver des modalités alternatives.
15:11Mais à la fin, que quelqu'un m'explique si...
15:13Là, la martingale dont parlait Hervé Marseille tout à l'heure, la recette miracle,
15:17moi, je me souviens très bien, il fut un temps où je n'étais pas député,
15:20mais chercheur en sciences politiques.
15:21Je suis allé dans un congrès international expliquer pourquoi on avait retiré
15:26la primaire des statuts du Parti Socialiste.
15:27Ça l'y a été jusqu'en 2019.
15:30Et ils m'ont dit, mais vous êtes fou ?
15:31Comment vous allez faire si vous n'avez plus de primaire ?
15:34En fait, on n'a pas inventé d'autres modes de désignation démocratique
15:37qu'un moment où les gens votent.
15:39La primaire des sondages, il y a d'ailleurs eu un communiqué des instituts de sondage
15:43hier ou avant-hier, ça n'existe pas, ça ne veut rien dire.
15:45Les sondages, ça indique des positions à un moment donné,
15:47mais ça n'est pas en fait quelque chose qui doit se substituer à notre responsabilité collective.
15:51Donc soit il y a un consensus politique autour d'une personnalité
15:54et aujourd'hui, il n'y a pas de consensus autour d'une personnalité.
15:58Soit, à un moment, on tranche et on demande aux électeurs de trancher
16:01et de venir nous dire quel est leur avis.
16:03Alors les électeurs, ça peut être plusieurs personnes.
16:05Ça peut être soit des militants,
16:07les militants des différentes formations politiques qui viennent voter
16:09et dans ce cas-là, ce n'est pas une primaire ouverte
16:11comme on en a connu en 2017 par exemple.
16:13Soit, c'est ouvert aux sympathisants des différents partis,
16:16soit c'est ouvert plus largement à l'ensemble des citoyens.
16:19Et ça, c'est quelque chose qui reste à discuter
16:21parce que finalement, aujourd'hui, tout est sur la table.
16:24Nous, on cherche à porter avec le Parti Socialiste
16:26une piste, une solution.
16:27Donc c'est vrai que ça a l'air un peu technique comme ça,
16:29mais finalement, ça n'est pas tant que ça.
16:30Si vous regardez, par exemple, les écologistes,
16:33ils ont fait une primaire interne avant d'envoyer Marine Tondelier.
16:35Ils ont réduit leur offre politique,
16:37ils n'ont pas envoyé trois personnes à la primaire.
16:38Pourquoi est-ce que nous, on ne pourrait pas faire la même chose ?
16:41Mais c'était très clair que c'était interne aux écologistes, le parti.
16:43Or là, vous ouvrez à déjà Raphaël Guzman.
16:45La primaire du Parti Socialiste de 2011,
16:48il y avait aussi les radicaux de gauche qui y participaient.
16:50Pourtant, on disait que c'était la primaire socialiste
16:52parce que c'est le même espace politique.
16:54Et moi, je considère que l'espace socialiste, social-démocrate,
16:56celui que nous avons porté aux Européennes avec Raphaël Guzman,
17:00ce n'est pas le même espace que celui des écologistes.
17:02Et donc, ces différents espaces puissent avoir leur désignation
17:05avant de se retrouver.
17:06Et s'ils refusent ?
17:07Eh bien, s'ils refusent, moi je leur dis chiche,
17:09expliquez-moi comment vous allez aller battre le Rassemblement National demain.
17:12Parce que c'est la question que se posent des électeurs.
17:13S'ils refusent, vous faites comment ?
17:14Vous la faites quand même sans lui ?
17:16On est ouvert, nous.
17:17On n'est pas fermé.
17:18On cherche à innover, à trouver une solution
17:20qui permette à la fin de rassembler la gauche.
17:22Parce que c'est la seule alternative possible
17:23à la victoire du Rassemblement National.
17:26Marseille.
17:26Écoutez, ok, mais je veux dire, pendant qu'on discute de tout ça,
17:31il y a de moins en moins d'électeurs.
17:33Il y a plus de candidats que d'électeurs bientôt,
17:34parce qu'on voit que les voix partent aux extrêmes,
17:38notamment au Rassemblement National,
17:39qui vient de prendre dans le dernier sondage à risque,
17:43je crois, 6 points.
17:45Jordan Bardella.
17:45Donc, tout va bien.
17:47S'il prend 6 points toutes les semaines,
17:49on ne va plus se poser de questions bientôt.
17:52Donc, je pense qu'il faut aussi raison garder.
17:56Les élections présidentielles,
17:57ce n'est pas demain matin, c'est dans un an.
17:59Alors, je comprends qu'on s'émeuve un peu
18:02en disant qu'il y a beaucoup de candidats.
18:03Mais c'est dans un an.
18:04C'est énorme, un an.
18:06Il faut bien partir, à un moment donné,
18:07convaincre, aller chercher...
18:09Oui, d'accord.
18:10Comme Arthur Delaporte, je suis parlementaire.
18:12Déjà, on ne sait pas ce qui se passe
18:13la semaine prochaine au Parlement,
18:14donc on nous demande de réfléchir
18:16à ce qui va se passer dans un an.
18:17Donc, il y a quand même un peu de temps.
18:19Et puis, il y a des candidats, c'est normal,
18:21c'est la démocratie.
18:23Chacun fait valoir sa candidature.
18:25Les modes de communication ont changé
18:27par rapport aux années passées
18:28avec les réseaux sociaux,
18:29la façon de s'exprimer.
18:31Tout ça a évolué.
18:33Donc, laissons un peu de temps au temps.
18:35Je pense aussi que ceux qui sont candidats,
18:37globalement, ils sont quand même responsables
18:40à un moment donné.
18:41Ils vont bien voir en lisant les sondages,
18:43en écoutant les uns les autres,
18:46avec les moyens aussi.
18:47Il faut des moyens pour faire campagne.
18:48À un moment donné...
18:49On va en parler des moyens,
18:50parce que c'est aussi l'enjeu
18:51d'être soutenu par la partie.
18:53Mais comment vous faites,
18:54Jean-Philippe Dubrul,
18:55comment vous testez les gens ?
18:57Vous en testez plusieurs par famille politique ?
19:00Vous faites comment ?
19:01Alors, c'est ça.
19:01On teste plusieurs hypothèses, tout simplement.
19:03Alors, au final,
19:04ça devient de moins en moins lisible,
19:05c'est vrai.
19:06Moins en moins lisible aussi à répondre
19:08pour les gens que l'on interroge.
19:09Mais sur les sondages,
19:11je pense que si on voulait sonder les sondeurs,
19:13on aurait un résultat très net,
19:15qui est qu'aucun sondeur
19:16ne voudrait la responsabilité
19:18de désigner, de fait,
19:21parce qu'il n'y a pas eu de primaire,
19:22que ce soit vraiment les sondages
19:23qui désignent...
19:25Il y avait une dépêche AFP hier
19:27qui avait justement fait le tour des sondeurs
19:30et qui avait obtenu effectivement ce verdict.
19:32Oui, tout à fait.
19:33Parce que ce n'est pas au sondage
19:34de déterminer directement ou indirectement
19:36qui doit gagner,
19:38encore moins qui doit se présenter.
19:39Les sondages ne font que mesurer
19:41ce que les gens,
19:42pour qui les gens,
19:43ou pourquoi les gens veulent voter,
19:45charge aux politiques
19:47de proposer des choses et des candidats.
19:49Et finalement,
19:49le fait qu'on s'engage,
19:51notamment du côté du Bloc central,
19:53avec deux candidatures annoncées,
19:55celle d'Edouard Philippe
19:56et de Gabriel Attal,
19:57donc on s'achemine,
19:58ça a été murmuré,
19:59vers ce qu'on appelle
19:59une primaire sauvage.
20:00En gros, les deux vont faire campagne
20:02jusqu'en janvier,
20:03puis voir qui est le mieux placé
20:05dans les sondages.
20:06Pour au final renoncer.
20:07En fait, ils remettent...
20:08Ce sont les sondages
20:09qui détermineront le...
20:11Ils remettent cette responsabilité
20:13au sondage,
20:14responsabilité dont les sondeurs,
20:15un, ne veulent pas,
20:16et deux,
20:17c'est une forme de renoncement
20:18du débat politique.
20:20Et la primaire sauvage...
20:20Dominique de Villepin,
20:21il y participe à la primaire sauvage ?
20:23Parce que c'est un nouveau concept...
20:24Ce sera les maires
20:25qui seront les déterminants,
20:26parce que rappelons aussi
20:27que l'une des conditions
20:28pour être candidat à la fin,
20:30c'est d'avoir 500 maires
20:31qui soutiennent.
20:32Donc la force des grands partis politiques,
20:33le parti socialiste par exemple,
20:35c'est d'avoir, forcément,
20:37dès le départ,
20:38ses 500 signatures.
20:39Donc on n'a pas de sujet, nous,
20:40pour présenter une candidature.
20:41Ce qui n'est pas le cas
20:41pour tout un certain nombre
20:43d'autres candidats,
20:43et en particulier
20:44Dominique de Villepin.
20:45Et Arthur,
20:46l'enjeu c'est quand même aussi
20:47l'argent.
20:48L'argent des partis.
20:49C'est pour ça aussi
20:49que ces primaires sont importantes.
20:51Forcément, vous demandiez tout à l'heure
20:52comment on fait
20:53pour ramener Raphaël Guzman
20:54à une primaire
20:55s'il la refuse.
20:56Et bien, en coulis,
20:57c'est un des arguments avancés
20:58par ceux qui sont autour
20:59d'Olivier Faure sur...
21:00Ah bah très bien,
21:05Donc s'il ne veut pas discuter,
21:06faire de primaire avec nous,
21:07très bien,
21:07qu'il y aille.
21:08Et on ne sera pas là
21:08pour financer sa campagne
21:09parce qu'en effet,
21:10ça coûte cher de faire campagne.
21:12Il y a un petit parti
21:12comme Place Publique,
21:13comme celui de Dominique de Villepin
21:14ou autre.
21:16Et bien, on ne tient pas un an
21:17à rythme de meetings,
21:18de déplacements
21:19pour aller jusqu'au bout
21:20de la campagne.
21:21Il faut que les banques prêtent.
21:22Il faut que.
21:23Et quand on est un parti,
21:24en général, historique,
21:26on a un capital
21:27qu'on peut gager,
21:28qu'on peut hypothéquer.
21:29Et donc, ça permet aussi
21:30de lancer des prêts,
21:31ce qui n'est pas le cas
21:32de tout le monde.
21:33Et en fait,
21:34on sait très bien
21:34qu'on peut commencer
21:35à 12-13%
21:36et finir en dessous de 5%.
21:38Ça s'est vu
21:38sur des précédentes présidentielles.
21:40Benoît Hamon,
21:41prenons son exemple.
21:42Il était à 17-18%,
21:43il finit à la fin
21:44à 6 points.
21:45Pas très loin
21:46du seuil des 5%.
21:47Anne Hidalgo finit carrément en dessous.
21:48Anne Hidalgo,
21:48elle était à 8-9%,
21:49donc elle était déjà
21:50un peu plus basse,
21:51mais on finit à 2%.
21:52Les écolos, pareil.
21:53Donc, vous voyez,
21:54à un moment,
21:54parlons des LR,
21:55à un moment,
21:56les banques,
21:56elles sont un peu frilleuses.
21:58On va faire une petite pause
21:59et on va continuer
22:00de parler de ces primaires
22:01avec on veut ou on ne veut pas.
22:03On y va ou on n'y va pas.
22:04Allez.
22:21Les primaires ont des défauts,
22:22mais est-ce qu'on a mieux
22:23pour les éviter ?
22:24Quelles sont les alternatives ?
22:25Les sondages ?
22:26Un comité de sélection ?
22:27Que sais-je ?
22:28On va poser la question
22:29aux invités
22:29dont refait le monde.
22:30Hervé Marseille,
22:31président de l'UDI
22:32et des sénateurs
22:33unioncentriste.
22:34Jean-Philippe Dubru,
22:35directeur des études
22:36politiques et d'opinion
22:37chez Toluna Harris Interactive.
22:39Arthur Delaporte,
22:40porte-parole du PS
22:40et député du Calvados.
22:42Et Arthur Bélier,
22:43journaliste au service
22:44politique d'RTL.
22:46On refait le monde
22:47sur RTL.
22:49Les divisions internes
22:51dans les partis
22:51font qu'il y a
22:52une multitude
22:53de candidatures
22:54et c'est la confusion.
22:56C'est irresponsable.
22:57Nous, c'est carré.
22:58Il y a une équipe,
23:00un programme,
23:01un seul candidat
23:02et on se met au travail.
23:04Jean-Luc Mélenchon
23:05sur TF1.
23:06Nous, c'est carré.
23:07Et pourquoi c'est carré d'ailleurs ?
23:08Pourquoi au RN et au LFI
23:10il n'y a pas de primaire ?
23:11Arthur Delaporte.
23:12Ce n'est pas carré,
23:12c'est vertical.
23:13C'est la différence
23:14entre un parti démocratique
23:16comme le parti socialiste,
23:17comme les différents partis de gauche
23:18et la France insoumise
23:19ou le Rassemblement national.
23:20C'est le culte du chef
23:21et donc à partir du moment
23:22où le chef a dit,
23:23on exécute.
23:24sauf que ce n'est pas ma manière
23:25de voir la politique.
23:26Donc, il y a en effet du débat,
23:28c'est une richesse,
23:29c'est aussi un moyen
23:30de faire vivre une pluralité de lignes
23:32et à la fin,
23:33de produire du rassemblement
23:34qui va au-delà
23:35de ce qu'on pourrait considérer
23:36parfois comme une forme de sectarisme.
23:37On ne cherche pas un chef
23:38dans une élection présidentielle ?
23:39On cherche un chef,
23:40c'est vrai.
23:40Mais si on est dans une démocratie mature
23:43et moderne,
23:44aujourd'hui,
23:45on se meurt du culte du chef
23:46parce qu'on croit
23:47que le président de la République
23:48est omnipotent
23:49et que sa seule volonté
23:50va résoudre tout.
23:51Mais moi, je crois
23:52dans le parlementarisme moderne.
23:54Qu'est-ce que ça veut dire ?
23:55Ça veut dire qu'on dialogue,
23:56qu'on discute
23:56et donc, si à la fin,
23:58c'est un seul qui décide
23:59pour tout le monde,
24:00eh bien, en fait,
24:00on n'est pas véritablement
24:02dans une culture saine
24:03du débat public.
24:04Jean-Philippe Dubrulle,
24:05cette élection a donc ça de particulier
24:07que le RN
24:08est quasiment déjà qualifié
24:09tellement il est haut
24:10dans les sondages.
24:11À quel niveau, d'ailleurs,
24:12se situe-t-il aujourd'hui
24:13que ce soit Marine Le Pen
24:14ou Jordan Bardella ?
24:15Alors, vous faites bien
24:16de le signaler,
24:17on teste les deux
24:17puisque les deux hypothèses
24:18sont encore ouvertes.
24:20Nous verrons ce qu'il en sera
24:21dans un mois encore.
24:22Voilà.
24:22Mais dans ce qu'on mesure,
24:24en gros,
24:24environ un tiers
24:25des suffrages exprimés,
24:27des intentions exprimées
24:28entre 31 et 34%,
24:30suivant les hypothèses
24:31on en parlait tout à l'heure
24:32contre qui on les met,
24:33suivant quel candidat on met.
24:35Voilà, on est à environ
24:35un tiers des Français
24:37et pour trouver
24:39un second,
24:40un qualifié
24:41pour le second tour,
24:41il faut descendre
24:42jusqu'à 19,
24:44voire 17,
24:45voire 15%.
24:46Et à ce niveau-là,
24:48il y a du monde.
24:49En fait,
24:49le ticket d'entrée
24:50d'accession au second tour,
24:51le ticket d'entrée
24:52pour livrer un duel
24:53contre le Rassemblement National
24:55est à un prix
24:56exceptionnellement bas.
24:57Il avait déjà été
24:58à des élections passées.
25:00En 2017,
25:01c'était 19% et quelques.
25:04en 2022,
25:06c'était quand même
25:07sensiblement plus haut.
25:08Mais là,
25:09on descendrait
25:09un seuil de qualification
25:10qu'on n'a pas vu
25:11depuis 2002.
25:13Et Jean-Luc Mélenchon,
25:14il est où ?
25:15Et Jean-Luc Mélenchon,
25:15mais il est justement
25:16à cet étiage-là,
25:18en fonction des hypothèses,
25:19il est entre 14 et 15%.
25:20Notamment dans
25:21une ou deux hypothèses,
25:23une ou deux hypothèses
25:23qu'on a testées,
25:25il est qualifiable
25:26au second tour.
25:26Par exemple,
25:27lorsque Gabriel Attal
25:28est candidat seul
25:29du bloc central
25:31et qu'il n'y a pas
25:31Édouard Philippe
25:31dans l'équation,
25:32on a une possibilité,
25:34si l'élection présidentielle
25:34avait lieu ce dimanche,
25:36dans les précautions
25:36de son d'heure,
25:37d'avoir un second tour,
25:38Mélenchon,
25:39Le Pen ou Le Pen.
25:40Est-ce que je peux vous demander
25:40ce que ça donnait
25:41il y a 5 ans ?
25:43Le RN,
25:43il était à combien
25:45et LFI était à combien ?
25:46Il y a 5 ans,
25:48le RN n'était pas du tout
25:49aussi haut,
25:50on devait être autour
25:51de 25%.
25:52Des choses comme ça,
25:54ça a pu monter
25:54dans les mois suivants
25:56et finalement,
25:57le RN a fait une petite,
25:58ce qu'on a considéré
25:59comme une contre-performance
26:00au moment de l'élection
26:00en 2022 parce que
26:02les sondages mesuraient
26:03un élan un peu plus fort
26:04mais la question
26:06sur Jean-Luc Mélenchon
26:07et LFI est très intéressante
26:08encore plus
26:09puisqu'il est toujours
26:10sous-évalué avant,
26:11non c'est ça ?
26:11Le temps de lancer la machine
26:13et je crois que tout le monde
26:14reconnaît ses alliés
26:15comme ses adversaires
26:16sa capacité à faire campagne.
26:17Jean-Luc Mélenchon
26:18en 2021,
26:19un an avant l'élection présidentielle,
26:20il était environ à 10%
26:21des intentions de vote.
26:22Aujourd'hui,
26:22il y a un an
26:23de la prochaine présidentielle,
26:24il est à 14 ou 15.
26:25Alors si toutes les choses
26:26sont égales par ailleurs
26:27et qu'ils relancent
26:28la machine de campagne,
26:29ça peut augurer
26:31des scores peut-être
26:32supérieurs
26:33à ce qu'il a fait
26:33par le passé.
26:34J'aime bien
26:35parce qu'on fait
26:35beaucoup de politique-fiction
26:36et c'est vrai
26:37que si on regarde
26:37les sondages...
26:38C'est intéressant
26:39et c'est bien de spéculer.
26:41Si on regarde
26:42les sondages
26:42à un an
26:42de la présidentielle
26:43de 2022,
26:44Emmanuel Macron
26:44n'existait pas
26:46ou peu
26:47et que finalement
26:48sa dynamique s'est créée
26:49dans les derniers mois
26:50de campagne
26:50donc tout se joue à la fin
26:51et aujourd'hui
26:52on peut parler
26:52de seuil
26:53de qualification théorique
26:54mais ça n'existera pas
26:56parce qu'en fait
26:56il se passe quelque chose
26:57c'est que les électeurs
26:58sont en général
27:00calculateurs.
27:01Donc dans les dernières semaines
27:01de l'élection
27:02vous avez environ
27:03si on prend la gauche
27:04un tiers de l'électorat
27:05qui va faire son choix
27:07en fonction de celui
27:07qui est le plus en dynamique.
27:09Donc ça veut dire
27:10qu'aujourd'hui
27:10si vous avez
27:11mettons dans un sondage
27:12où vous avez
27:13un candidat
27:13Mélenchon à 13%
27:15un Raphaël Guxman
27:15qui aujourd'hui
27:16à ce stade
27:17a supposé qu'il soit candidat
27:18jusqu'à la fin
27:19et qu'aucune primaire
27:20ne vienne
27:20est à 13%
27:21mais à la fin
27:22ça ne se passera pas comme ça
27:22il y en aura un
27:23qui sera un peu devant
27:23et vous avez potentiellement
27:25un tiers de l'électorat de gauche
27:26qui se portera
27:27sur celui
27:27qui est en tête de la gauche
27:28parce qu'il y a un effet
27:29de vote utile
27:30mécanique.
27:31Donc ça peut très bien
27:31être un seuil de qualification
27:33à 20%
27:34parce que
27:35comme ça s'est déjà produit
27:36vous avez
27:37ces électeurs stratégiques
27:38qui feront leur choix
27:39qui délaisseront
27:40leur candidat de cœur
27:41pour le candidat de la raison
27:42et ce n'est pas ce que je souhaite
27:43en soi
27:44c'est juste que
27:45la raison pour laquelle
27:45avec le parti socialiste
27:47on veut rassembler la gauche
27:47c'est qu'on sait que
27:48de la dynamique du rassemblement
27:50naîtra aussi
27:52de qualification au second tour.
27:54Ré Marseille ?
27:55Oui mais
27:55je veux dire
27:56on voit bien qu'à force
27:57de parler boutique
27:58on dégoûte aussi
27:59les français
28:00parce que
28:01c'est bien d'accord dire
28:02voilà nous les problèmes
28:04du parti socialiste
28:05vous comprenez
28:05c'est terrible
28:06il y a machin
28:06il y a truc etc
28:08et on pourrait dire
28:09la même chose
28:10d'ailleurs à droite
28:11et au centre
28:11je veux dire
28:12les français ils attendent
28:13qu'on leur parle à eux
28:14et qu'on leur parle
28:15de leurs problèmes
28:16et qu'on apporte des solutions
28:17c'est pas qu'on leur dise
28:19on va vous expliquer
28:20nos problèmes
28:21ils vont nous dire
28:22écoutez
28:22vous passez votre temps
28:24à parler de vous
28:24à nous expliquer
28:26les difficultés
28:27que vous avez entre vous
28:28et qu'est-ce que vous faites
28:29pour nous ?
28:30Il y a des candidats
28:31qui commencent à dévoiler
28:31leur programme
28:32pas tant que ça quand même
28:33c'est un peu facile
28:34je trouve
28:35on est dans une émission
28:37où on débat
28:37d'un processus de sélection
28:39mais j'espère
28:40qu'il y aura des émissions
28:41sur le programme
28:41d'ailleurs
28:42faites-nous confiance
28:43sur RTL
28:44le 25 juin
28:46le parti socialiste
28:47adopte son programme
28:48il fait 200 pages
28:49et je crois
28:50que le 26 juin
28:51on pourrait peut-être
28:52faire une belle émission
28:53sur le programme
28:55j'ai cru comprendre
28:57déjà qu'il y avait
28:57un projet de projet
28:59qui avait été ébauché
29:01par Mme Chloé Riedel
29:02d'ailleurs
29:02c'est ça
29:02c'est exactement
29:25on porte des réponses
29:26au problème du quotidien
29:27on parle de logement
29:27on parle de pouvoir d'achat
29:28on parle de l'école
29:29et donc dans ce programme
29:30il y a des réponses
29:31déjà on verra
29:32ce qu'il en est du budget
29:33si on est capable
29:34de trouver un compromis
29:34sur le budget
29:36donc ça sera un débat
29:37dans le débat
29:38et c'est quand même
29:39du concret
29:39est-ce que les français
29:41sont prêts
29:41aujourd'hui
29:42à entendre justement
29:43les programmes
29:45est-ce qu'ils sont à l'écoute
29:46est-ce qu'on a ce sentiment
29:47non
29:47pas du tout
29:48c'est mon sentiment
29:49je veux dire
29:50j'ai pas le sentiment
29:51que les français
29:52pour l'instant
29:52soient dans le débat
29:53et c'est vrai
29:54je crois que c'est
29:55Arthur Delaporte
29:55qui l'a dit
29:57on a vu
29:57à l'occasion
29:59des dernières élections
30:00présidentielles
30:00les deux dernières
30:02au moins
30:02que l'opinion
30:03se coagulait
30:05à peu près
30:05vers février
30:06on a vu aussi
30:08cette semaine
30:09Nathalie Kosciusgo
30:10Morisset
30:11venir soutenir
30:12Édouard Philippe
30:14est-ce que ça compte
30:15les soutiens
30:15de sentir la puissance
30:16d'un candidat
30:17en fonction
30:18justement
30:19des ralliements
30:19Arthur
30:20de la Porte Pélier
30:21sans faire offense
30:22à Nathalie Kosciusko
30:23Morisset
30:24je ne suis pas sûr
30:24que son ralliement
30:25crée un effet de souffle
30:26derrière celui
30:27d'Édouard Philippe
30:28mais si on voit
30:29les ralliements
30:30se multiplier
30:31à force d'eux
30:32oui ça a sûrement
30:33un impact
30:34on se rappelle
30:34de celui de François Bayrou
30:35qui à quelques mois
30:37avant l'élection
30:38en 2017
30:38se désise de la campagne
30:40et rallie Emmanuel Macron
30:42tout le monde considère
30:43en analyse
30:43que ça a servi
30:45la campagne
30:45d'Emmanuel Macron
30:46et que ça a créé
30:46chez l'électorat centriste
30:47habitué à voter Bayrou
30:48depuis 2-3 élections
30:49ça a créé quelque chose
30:51donc oui
30:52ça va aussi jouer
30:53même si je crois
30:54qu'entre Édouard Philippe
30:55et Gabriel Attal
30:56ils se sont promis
30:57de ne pas se mener
30:58une guerre de ralliements
30:59oui
30:59déjà oui
31:00une petite phrase
31:01des choses comme ça
31:01parfois il y a des promesses
31:02qui refusent cette primaire
31:03il y a un meeting le 13 juin
31:05ils nous promettent
31:06qu'il y aura
31:07des députés socialistes
31:08qui dès le 13 juin
31:09feront leur ralliement
31:12à Raphaël Guzman
31:13sans attendre
31:13cette double primaire
31:14je vais vous faire une confidence
31:14le parti socialiste
31:16sera représenté
31:17par courtoisie
31:18et par amitié
31:19au meeting de Raphaël Guzman
31:20parce qu'on espère
31:21à la fin
31:21courtoisie
31:22ça ne sent pas
31:22l'enthousiasme
31:25parce que nous appartenons
31:25au même espace politique
31:26et que nous souhaitons
31:27à la fin
31:27qu'il y ait une candidature commune
31:29dans cet espace
31:29certains iront
31:30en affichant un soutien
31:31mais à la fin
31:32il n'y aura qu'une candidature
31:32en tout cas c'est son cher
31:33Marseille
31:34on n'a pas encore tout vu
31:35il y a encore des candidats
31:37tapis dans l'ombre
31:38prêts à surgir
31:39plutôt d'ici quelques mois
31:41possiblement
31:41je pense qu'il y a des candidats
31:44qui font assaut
31:45de formules
31:47pour manifester un intérêt
31:49je me prépare
31:50j'y réfléchis
31:52je ne suis pas indifférent
31:54ceux-là
31:54ils peuvent attendre
31:55que les primaires éventuelles passent
31:56et surgir après en fait
31:57vous avez des candidats
31:59à la candidature
32:00qui attendent
32:01à un moment donné
32:02en se disant
32:02si certains abandonnent
32:03il y a peut-être
32:04un espace politique
32:05qui se crée
32:05vous parlez de qui là ?
32:06vous avez une idée ?
32:07je ne sais pas
32:08tout le monde sait
32:09on parle du nom
32:10de Jean Castex
32:11ou de
32:12François Hollande
32:13qui est en retrait aussi
32:14et qui attendra
32:15Noël
32:15pour sortir de l'année
32:16plus visible quand même
32:19il y a un monsieur Pigasse
32:20je veux dire
32:21qui n'est pas aujourd'hui
32:21dans le circuit politique
32:22et un banquier d'affaires
32:23propriétaire de certains médias
32:25qui commence à faire savoir
32:26qu'il se tient prêt
32:27il rencontre énormément
32:28Olivier Forge
32:29Jean-Luc Mélenchon
32:30et qu'il veut être utile
32:31pourquoi pas
32:33en posant une candidature
32:34donc on n'est pas
32:35à l'abri de nos surprises
32:36peut-être
32:37c'est pour ça que faire des primaires
32:39il faudrait qu'il y ait tout le monde
32:40parce que sinon
32:41c'est une primaire
32:42sans tout le monde
32:44vous avez conclu en fait
32:46en disant que vous étiez pour les primaires
32:47j'ai l'impression
32:48non
32:49en tout cas
32:49nous
32:50la démarche que nous avons
32:51avec la direction du parti socialiste
32:53elle est constante
32:54depuis l'élection d'Olivier Fort
32:56c'est celle du rassemblement
32:57parce qu'on sait très bien
32:58qu'on ne peut pas dire
32:59que le parti socialiste
33:00est hégémonique à gauche
33:01comme il l'a été
33:02et donc
33:02dans cet espace fragmenté
33:04il faut qu'on rassemble
33:05on a réussi à montrer
33:05qu'on était en capacité
33:06de créer une dynamique
33:07aux européennes
33:07avec le rassemblement
33:08avec Raphaël Guzman
33:10mais là on sait
33:11qu'il faut aller au-delà
33:11c'est pas à 13%
33:12qu'on sera qualifié au second tour
33:13donc maintenant
33:14l'enjeu c'est de dire
33:15aux écologistes
33:16aux communistes
33:17à François Ruffin
33:17à Raphaël Guzman
33:18soyons responsables
33:19mettons-nous dans la table
33:20trouvons des modalités
33:21et avançons
33:22et bien on verra
33:22donc s'il y a une
33:23de primaire
33:24ouverte, fermée
33:26sauvage
33:26merci beaucoup à vous tous
33:28d'être venus débattre
33:29dans ce studio
33:30demain Thomas Soto
33:30recevra Fabien
33:33Vanemelrik
33:34secrétaire général
33:35d'Alliance Police Nationale
33:36quant à Marc-Olivier Fogel
33:38il accueillera Camille
33:3912 ans
33:40et son père Sylvain
33:41supporteur du PSG
33:42victime de gaz lacrymogène
33:43au cours des débordements
33:44samedi dernier
33:45lors de la victoire
33:46du club en Ligue des Champions
33:47il est l'heure de retrouver
33:48André Dusselier
33:49bonsoir André
33:50quelle histoire allez-vous
33:50nous raconter ce soir
33:51bonsoir Anne-Sophie
33:52ce soir je vais vous raconter
33:54le destin fascinant
33:55de Philippe Labreau
33:56grand observateur de l'Amérique
33:58et témoin du drame
33:59de Kennedy à Dallas
34:01à tout de suite
34:01sur l'artère
34:02et je précise que nous sommes
34:03dans le studio
34:04Philippe Labreau
34:05merci beaucoup
34:06à tout de suite André
34:10bonne soirée
34:14sur RTL
34:15on s'est la bonne
34:16on s'est la bonne
34:18on s'est la bonne
34:19on s'est la bonne
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