- il y a 10 heures
Les clefs d'une vie de Fréderic Lai
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##LES_CLEFS_D_UNE_VIE-2026-06-03##
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PersonnesTranscription
00:00Sud Radio, les clés d'une vie, Jacques Pessis.
00:03Sud Radio, les clés d'une vie, celle de mon invité.
00:06Vous avez un point commun avec Francis Lé, votre père, les tours du monde.
00:10Lui, devant son clavier, avec des mélodies devenues des classiques.
00:13Vous, devant les commandes des avions de ligne que vous avez pilotés.
00:17Vous rendez hommage à celui qui n'a jamais cessé de se faire tout petit derrière les grands écrans.
00:22Bonjour Frédéric Lé.
00:24Bonjour.
00:24C'est vrai que vous êtes le fils de Francis Lé, qu'il y a un album que vous avez
00:28réalisé et produit avec d'autres personnes,
00:33Playtime Francis, on va en parler tout à l'heure, parce que c'est un album de reprise très particulière
00:38de Jean-Francis Lé.
00:39Mais le principe des clés d'une vie, c'est d'évoquer le parcours de quelqu'un à travers des
00:44dates clés.
00:45Donc Francis Lé, qui était très discret, on va l'évoquer à travers ces dates clés si vous êtes d
00:49'accord.
00:49Volontiers.
00:50Alors, première date, elle ne correspond pas exactement à Francis Lé, mais elle est importante dans son parcours, car ce
00:55soir-là, il était sur scène.
00:57Le 20 septembre 1960, il était en vedette américaine de se gêner de l'humour.
01:03Je vois le portier de l'hôtel, puis dis où est la mère ?
01:07Raymond De Vos, car ce soir-là, Francis Lé est dans l'orchestre de Michel Magne, en vedette américaine de
01:13Raymond De Vos.
01:14Exactement. En fait, il a commencé comme ça. Il a commencé par l'accordéon.
01:21Le piano, mes grands-parents étaient horticulteurs, n'avaient pas beaucoup d'argent.
01:25Le piano, c'était trop cher, donc il a commencé par le piano du pauvre, c'est-à-dire l
01:27'accordéon.
01:28Il a commencé dans des orchestres, en particulier Michel Magne.
01:31Michel Magne qui débutait, qui n'avait pas encore composé toutes ses musiques.
01:34Et la vedette anglaise de ce spectacle, c'était celui-ci.
01:43Il a dû vous le raconter, Johnny Hallyday qui débutait, qui se faisait huer par une partie de la salle.
01:49Alors, il ne m'en a pas parlé. On a eu de longues discussions avec mon père sur Johnny plus
01:53tard, au sujet d'un film assez connu qui s'appelle « L'aventure, c'est l'aventure ».
01:57Exactement. Alors, il se trouve que ce soir-là, Johnny est passé avant Raymond De Vos.
02:00La critique est lamentable. On menace de virer Johnny.
02:04Donc, De Vos dit « S'il part, je pars avec lui ».
02:07Et Johnny n'a jamais oublié et a dit « Sans De Vos, j'aurais sans doute jamais fait cette
02:10carrière ».
02:11C'est très intéressant.
02:13Alors, il se trouve qu'effectivement, Francis Lé a grandi dans les environs de Nice, avec des parents horticulteurs d
02:20'origine italienne, je crois.
02:21Exactement, de Sardaigne.
02:22Voilà. Et puis, la musique, je crois que ça a commencé parce qu'un cousin faisait du jazz à l
02:28'accordéon.
02:28Exactement. Ses parents auraient bien aimé qu'il soit comptable, mais il n'y a jamais été très fort avec
02:33les chiffres.
02:34Il était beaucoup plus fort avec les mesures de musique, par exemple.
02:38Donc, il a commencé par l'accordé, en effet.
02:39Oui, je crois qu'il n'est pas allé à l'école, Francis Lé.
02:42Je crois que c'est un cousin qui lui a donné des cours d'harmonie et de solfège.
02:46Exactement. C'est exactement ça. Il s'est arrêté en troisième et il a commencé la musique.
02:52Ça doit être dans ses 15 ans, j'imaginais. Il s'est mis complètement dans la musique à ce moment
02:57-là.
02:57Et pourtant, il n'y avait pas dans les ancêtres familiaux de musiciens.
03:01Non, c'était très surprenant. Je vous dis, ses parents étaient très déçus quand il a annoncé qu'il allait
03:06être musicien, qu'il voudrait être musicien.
03:08Alors, il se trouve qu'il a appris en même temps la contrebasse, le bandoneon, les percussions. Il ne s
03:12'est pas arrêté à l'accordéon ?
03:13Non, plusieurs instruments. Je pense que c'est assez typique des musiciens de big band où on touche un peu
03:21à tout en fonction de ce qui nous plaît.
03:23Et à l'époque, dans les environs de Nice, il y a des balles le samedi soir. Et je crois
03:27qu'à 14 ans ou 15 ans, il remplace un cousin, Francis Lé.
03:30C'est exactement ça. C'est vraiment les balles de quartier sur les collines autour de Nice, le début.
03:35Voilà. Et je crois qu'en même temps, dans l'orchestre, il commence à improviser quelques morceaux.
03:40Oui, certainement. Il a toujours eu ce côté un peu jazzy. Le côté improvisation, c'est quelque chose qu'il
03:46y a toujours plus, je pense.
03:48Et puis, il accompagne des musiciens célèbres. Il y a notamment un trio très célèbre qu'il a accompagné.
03:58Les Peter Sisters, un peu oubliés aujourd'hui, ont été des stars entre 49 et 63.
04:06Vous savez ?
04:07Je l'apprends.
04:08Il y avait une mère du Niavi.
04:10Et les Peter Sisters ont fait un duo avec Henri Salvador au cinéma, qui a lancé Henri Salvador.
04:15Et l'accompagnateur des Peter Sisters, c'était Francis Lé, votre père.
04:19D'accord. J'en apprends tous les jours.
04:22Et puis, c'est aussi quelquefois le but de l'émission.
04:26Et puis, il a accompagné une chanteuse totalement oubliée aujourd'hui.
04:31Du monde entier, j'ai fait...
04:35Claude Goati.
04:36Ça vous dit quelque chose ?
04:38Je le sais, parce que ma mère, au début, quand mon père a commencé à devenir un peu célèbre,
04:44avait des extraits de journaux.
04:45Et j'ai des images et des articles qui datent...
04:48J'ai vu ça dans mon enfance, des images et des articles qui datent de cette époque.
04:52En fait, c'était une star qui était arrivée de Marseille.
04:55Elle a débuté à Marseille, votre père Francis Lé.
04:58Et puis, elle est venue à Paris.
04:59Elle a dit, si je viens à Paris, tu m'accompagnes.
05:01Et c'est comme ça qu'il est venu à Paris.
05:02Et cette femme a fait 120 disques en 10 ans.
05:06Et toutes les reprises de Beko, d'Aznavour, Ferré et autres, c'est elle.
05:10Elle a eu un certain succès.
05:12D'accord.
05:13Et puis, il se retrouve à Paris.
05:15Je crois qu'au départ, Francis Lé, Frédéric Lé va vivre dans un minuscule studio.
05:20À Montmartre, tout à fait.
05:21Il monte à Paris comme beaucoup de gens qui veulent essayer de percer,
05:25parce que c'est à Paris que ça se passe.
05:26Et il loue un minuscule appartement à côté de Montmartre,
05:30où il est obligé...
05:32Alors, il est toujours accordéoniste.
05:33L'accordéon, c'est un instrument assez bruyant.
05:35Il est obligé de jouer, de composer, de s'entraîner sous une couverture.
05:40Oui, parce que les voisins ne sont pas contents.
05:42Exactement.
05:43Alors, il se trouve qu'il n'a pas le téléphone.
05:45Et je crois que quand on lui téléphone, c'est au Café du Coin.
05:48Exactement, c'est au Café du Coin qui va frapper dans la maison d'à côté
05:52pour dire, Francis, c'est pour toi.
05:53Voilà, c'est fabule.
05:54Remarquez, Johnny, c'est arrivé aussi.
05:55Quand il a débuté, il n'avait pas le téléphone.
05:58Et on l'appelait au Golf Drouot, où la secrétaire prenait les messages.
06:01Vous voyez ?
06:02Oui, oui, comme quoi.
06:03Il n'y avait pas les portables à l'époque.
06:05Et puis, il y a quelqu'un qui va beaucoup compter dans ce jeune parcours.
06:08Moi qui fais des chansons depuis bientôt 20 berges.
06:13Bernard, vous avez dit quelque chose.
06:15Alors, c'est vraiment les débuts de mon père.
06:18Oui, oui, c'est un nom connu que j'ai entendu plein de fois.
06:21En fait, il était à 3.
06:22Il voulait être instituteur.
06:23Ça a duré 2 heures.
06:24Il est parti.
06:25Il est venu à Paris.
06:26Il a écrit des livres et des chansons.
06:27Il est devenu le poète de Montmartre.
06:29Il s'est installé sur la butte, dans un petit appartement.
06:32Il passait plus de temps au café à écrire sans arrêt.
06:35Et puis, il a rencontré Francis Lay et ils ont commencé à écrire des chansons ensemble.
06:40Je ne sais pas si vous le savez.
06:41Je sais qu'ils ont beaucoup travaillé ensemble.
06:44Je serais incapable de vous donner un titre qu'ils ont composé ensemble.
06:47Il y en a eu plusieurs, mais il y a surtout le fait qu'ils étaient la nuit ensemble.
06:52Bernard Dîmes se mettait devant une teneur de papier, écrivait à toute allure.
06:56Et Francis Lay composait une musique.
06:58Ils ont écrit des dizaines de chansons comme ça.
07:00Et ça a eu plus ou moins de succès.
07:03Mais surtout, c'était le temps où on passait plus de temps dans les cafés de Montmartre que dans les
07:09appartements.
07:10Ah oui, je pense que oui, oui.
07:11Et le repère de Francis Lay, je suis content de vous l'apprendre, Frédéric Lay, dans son enfance, ça s
07:18'appelait la taverne d'Atilio.
07:20Ah, c'est un nom que je connais aussi.
07:21C'est un nom que ça me parle.
07:23Voilà, c'était en fait le rendez-vous de tous les artistes de Montmartre, même Jué de Gréco, Veneas, Navour,
07:30Ferret.
07:30Et d'ailleurs, Félix Martin a écrit une chanson sur la taverne d'Atilio.
07:34La taverne d'Atilio n'en reparlera bien longtemps sur la butte.
07:39Histoire de se rappeler le bon temps qu'on a passé là-haut au troquet d'Atilio.
07:43Et c'est vrai qu'à cette époque, Francis Lay, il fréquente avec Bernard Dimet les poivreaux, les truands et
07:49les gigolots de Montmartre.
07:50Complètement.
07:52Avant Montmartre, je sais qu'il y avait une époque marseillaise aussi.
07:55Il passait dans des clubs plus ou moins louches.
07:59Mais en même temps, à l'époque, il n'y avait pas de problème.
08:02On faisait ça, on passait là et il y avait ce qu'on appelle le code d'honneur.
08:06Complètement.
08:06Et c'est vrai que Bernard Dimet et lui, au départ, ça fait un duo.
08:10Parce qu'improvisé comme ça avec un poète...
08:12Le poète Bernard Dimet, il a quand même écrit Syracuse, il a écrit Mon Truc en Plume et quelques autres.
08:17Et Bernard Dimet a écrit plusieurs chansons avec lui.
08:20Et j'en ai repéré une quand même.
08:22Si tu cherches ta jeunesse, ne reviens pas sur tes pas.
08:32Si vous connaissez cette chanson, Moology, Bernard Dimet accompagné par celui qui a composé la musique, qui est Francis Lay.
08:39Très bien, c'est fantastique que j'apprends plein de choses sur mon père, sur la vie.
08:43Mais c'est vrai qu'à l'époque, Moology débute, il est jeune.
08:48Et puis, un soir, il se produit place du tertreur, je ne sais pas si vous le savez.
08:52Et Bernard Dimet et Francis Lay sont là.
08:54Et arrive Edith Piaf.
08:56Parce qu'elle cherche à prendre Moology en première partie de l'Olympia.
08:59Vous connaissez l'histoire ?
09:00Je ne connais pas l'histoire, mais je connais un peu la relation avec Piaf.
09:03C'est-à-dire ?
09:05C'est-à-dire que Francis a commencé comme accordioniste pour Edith.
09:12Mais en même temps, la rencontre s'est faite ce soir-là.
09:14Il y avait place du tertreur à l'époque, plusieurs cafés.
09:17Et il y en avait un qui s'appelait la Mère Catherine.
09:19Et donc, Moology passe à la Mère Catherine.
09:21Et Piaf est dans la salle.
09:23Et puis, en coulisses, il y a Bernard Dimet et Francis Lay, venus encourager Moology.
09:27On leur présente Piaf.
09:28Elle dit, allez, venez boire un verre à la maison.
09:30Et c'est comme ça que ça a commencé.
09:31Alors, je ne connaissais pas cette anecdote.
09:33Et c'est vrai qu'à l'époque, Francis Lay, il ne gagnait pas beaucoup d'argent.
09:36Il vivait...
09:38C'est la bohème.
09:39C'est la bohème.
09:39Mais c'est vraiment ça, oui, tout à fait.
09:41Il vous en a parlé, cette bohème ?
09:43Je connais beaucoup plus...
09:45Enfin, on en parlait beaucoup plus d'une période un tout petit peu après.
09:49Cette période-là, moi, je suis arrivé en 68.
09:52Mais ça ne l'a pas marqué, parce que c'est quand même un temps difficile.
09:55Il n'imaginait pas la carrière qu'il allait faire ensuite.
09:57Il n'imagine certainement pas la carrière qu'il allait faire ensuite.
10:00Et il est resté toujours très simple.
10:01Il ne s'est jamais vu en haut.
10:06Oui, je pense que du coup, ça a dû le marquer.
10:08C'est quelqu'un qui est très terre à terre.
10:10Et je pense que cette ambiance de Montmartre,
10:13oui, c'est quelque chose qui a dû rester en lui.
10:15Oui, parce que l'ambiance de Montmartre, c'était à l'époque,
10:17c'était joyeux, on s'amusait, il se passait des autres choses.
10:20Et c'est vrai que Francis Lay, il a une caractéristique.
10:22Je le disais, il est toujours resté petit, même s'il est resté le plus grand.
10:26Ah oui, toujours.
10:29D'ailleurs, même plus tard, quand il a eu le succès qu'il a eu,
10:32il y a peu de personnes qui arrivent à mettre un visage sur son nom.
10:37En fait, le nom dit quelque chose, mais le visage est peut-être plus caché.
10:40Et pourquoi faisait-il cela ?
10:42Par modestie, par simplicité, je pense que c'est ses origines d'horticulteurs
10:51très modestes sur les collines de Nice.
10:55Il était tiré par les notes de musique, peut-être pas par les étoiles.
10:57Voilà, remarquez un fils d'horticulteur qui fréquente de grosses légumes,
11:01c'est assez logique.
11:01C'est pas mal.
11:02Ça, ce sont les débuts.
11:03Et puis après, effectivement, il y a eu d'autres choses.
11:05Et le 23 juillet 1962 est une date importante dans son parcours.
11:09On parle de Francis Lé dans quelques instants sur Sud Radio avec Frédéric Lé.
11:14Sud Radio, les clés d'une vie, Jacques Pessis.
11:17Sud Radio, les clés d'une vie, mon invité, Frédéric Lé, fils de Francis Lé.
11:21Et on va parler tout à l'heure de cet album Play It Like Francis,
11:27mon anglais est lamentable, pardon.
11:29Alors, on a évoqué les débuts de Francis Lé à Montmartre.
11:32Et puis, le 23 juillet 1962, c'est une date importante.
11:36Je crois que c'est l'une des rares fois qu'il a chanté à la télévision.
11:39Au mal d'aimer, la vie se range.
11:46Au mal d'aimer, dans l'école des vedettes d'Edith Piaf.
11:50Edith Piaf lui a demandé de chanter une chanson et il a obéi.
11:53Vous connaissez cette chanson ?
11:54Je ne connais pas cette chanson, je reconnais très bien l'accent niçois
11:57et la voix discrète de mon père.
11:59En fait, il avait écrit deux chansons pour Piaf,
12:02« À Paris ce soir » et « Le petit brouillard ».
12:04Elle les interprète dans cette émission et elle dit
12:06« Mais moi, j'ai demandé à Francis, que j'aime beaucoup, de chanter pour moi une chanson. »
12:11Et il était, paraît-il, mort de trac.
12:13Ah oui, il détestait ça.
12:14C'était un cauchemar pour lui.
12:16Aller sur scène, ce n'était pas du tout son élément.
12:20Alors, la rencontre avec Edith Piaf, ça a été très important pour Francis Lé.
12:23Ça a été très marquant.
12:24C'est une personne qui l'a...
12:26Oui, Edith a énormément marqué mon père.
12:29Comme anecdote, je sais qu'elle lui a offert une montre.
12:32Je pense que c'est pour une des chansons qu'il lui a écrit.
12:34Et c'est une montre qui l'a aidée très très précieusement
12:36parce que c'était la montre qu'Edith Piaf lui avait offerte.
12:40En fait, je ne sais pas si vous le savez,
12:41il est arrivé chez Edith Piaf, amené par Claude Figus,
12:44qui était un musicien avec qui il travaillait.
12:46Et ce Claude Figus avait aussi travaillé à Caznavour.
12:48Et c'est lui qui a présenté en plus Théo Sarrapeau à Piaf.
12:51Il a eu des gros soucis parce qu'un jour, Claude Figus a fait un pari.
12:55C'était de faire cuire des oeufs sur une poêle
12:57sur la flamme du soldat inconnu.
12:59Il a passé trois mois en prison.
13:01C'est risqué.
13:02Et c'est vrai que Piaf a tout de suite cru
13:05en le musicien qui était Francis Lé.
13:07Oui, oui, oui.
13:09Oui, oui, ils ont une relation artistique assez importante.
13:13Je me rappelle qu'il m'ait souvent dit
13:16que Piaf réveillait mon père au plein milieu de la nuit
13:18parce qu'elle avait une idée,
13:19elle avait trois phrases
13:20et elle voulait faire quelque chose avec ça.
13:21Tout à fait.
13:22Et même quelquefois,
13:23elle l'appelait pour dire
13:24« Viens » à 3h du matin.
13:26Je crois qu'il prenait son accordion sur le dos
13:27et de Montmartre, il descendait Boulevard Lannes.
13:29Et il traversait pareil.
13:30Exactement, oui, oui.
13:31Ça a marqué ça ?
13:32Oui, oui, c'est quelque chose qui l'a marqué.
13:34Il fallait venir tout de suite en plus.
13:36De toute façon, Piaf vivait la nuit
13:37et c'était « Maintenant ou jamais ».
13:39Et c'est vrai qu'il avait de l'admiration pour Piaf.
13:42Oui, énormément, oui, tout à fait.
13:44Et puis, il va écrire plusieurs musiques pour elle.
13:46Il y avait aussi le problème,
13:47je ne sais pas si vous le savez,
13:48si vous la racontez,
13:49elle l'emmenait ses amis au cinéma.
13:51Et c'était quand elle aimait un film,
13:52on allait voir dix fois le film.
13:54Alors, non, il ne m'en a jamais parlé.
13:55Et bien, il l'a dit un jour dans une interview,
13:57en fait, à 19h, on allait au cinéma,
13:59le film est bien, on revient le lendemain.
14:01Puis un soir, il y a quelqu'un,
14:03je crois que c'est Francis Lay,
14:03qui s'est endormi.
14:05Donc, elle l'a vu.
14:05Elle l'a puni en lui interdisant
14:07d'aller au cinéma le lendemain.
14:08D'accord.
14:09Il a dit ouf.
14:11Et c'est vrai que c'était une époque
14:13où la bohème existait,
14:15même pour Piaf.
14:16On partait en tournée,
14:17et c'est vrai que la dernière tournée
14:18d'Edith Piaf,
14:19c'est Francis Lay qui était à l'accordéon.
14:21Oui.
14:22Aux Etats-Unis, c'est possible ?
14:23Non, en France.
14:25En France.
14:26En fait, elle a fait une dernière tournée
14:28en 62,
14:2962, oui.
14:30Et elle a fait un bobineau.
14:32Il y avait Marc Bonnel,
14:33qui est un accordéoniste,
14:34et un second accordéoniste
14:35qui est Francis Lay.
14:38Oui, Marc Bonnel,
14:39ça me parle aussi.
14:40Alors, je ne sais pas pourquoi,
14:41il me parlait souvent d'une tournée
14:42quitte à fait avec Piaf aux Etats-Unis.
14:44Elle a dû faire une date
14:45aux Etats-Unis,
14:46comme ça.
14:47Mais c'était la fin de sa carrière.
14:48Et je crois même,
14:49il y a des images
14:50lorsqu'elle se retrouve dans le midi
14:52pour se reposer,
14:53Francis Lay est à l'accordéon
14:55et prépare un Olympia
14:57qui n'aura jamais lieu.
14:58D'accord.
14:59Et ça, il est très très lié à Piaf.
15:01Oui, oui, je confirme.
15:03Oui, tout à fait.
15:04Il a d'ailleurs écrit aussi
15:05des chansons pour Théo Sarra,
15:06Oui.
15:08Ne me demandez pas lesquelles.
15:09Il bluffe
15:11à l'aube et les mains.
15:13Et c'est vrai,
15:13il y a une chanson
15:14qui s'appelle
15:14On se croit libre.
15:15Ça n'a pas marché,
15:17mais à la limite,
15:18Francis Lay,
15:18on lui demandait une chanson,
15:19il faisait ça tout de suite.
15:20Ah oui, oui.
15:22Complètement.
15:22Je pense qu'il avait ça en lui.
15:24Mais comment ça se fait ?
15:25Comment ça venait ?
15:26C'était venu comment ?
15:28Comment vient le processus
15:29d'écrire une chanson ?
15:30C'est quelque chose
15:31que je n'ai jamais compris.
15:32Il n'y a que sept notes
15:34dans une gamme.
15:35Et donc,
15:35en plus,
15:36il était très angoissé
15:37de se parodier lui-même.
15:39Parce qu'il en a écrit
15:41beaucoup, en fait.
15:42Et bien des années plus tard,
15:45souvent,
15:45il me disait
15:45« Tiens,
15:46j'ai trouvé un truc.
15:47Est-ce que je ne l'aurais pas déjà fait ? »
15:49Mais le processus
15:50de création de la musique,
15:51c'est quelque chose
15:51qui est...
15:53Moi,
15:53si je travaille beaucoup,
15:54je peux devenir
15:54un bon technicien,
15:55mais je ne deviendrai jamais
15:56un créateur,
15:57en tout cas.
15:57Mais comment ça se passait ?
15:58Vous étiez enfant,
15:59Frédéric Lay,
16:00vous le voyez travailler au piano.
16:01Comment ça venait la musique
16:02chez Francis Lay ?
16:03Alors,
16:03il ne travaillait pas au piano,
16:04en fait.
16:05C'est vraiment un accordioniste.
16:06Donc,
16:06les touches d'un piano,
16:07les blanches,
16:08les noires,
16:08ça ne lui parle pas du tout.
16:12Lui,
16:13il dit que c'est un système
16:13qui permet d'avoir
16:14un clavier-mètre
16:14qui contrôle d'autres instruments
16:16et il composait
16:17sur un accordéon,
16:18en fait.
16:19Alors,
16:19ce n'est pas l'accordéon
16:20à soufflet,
16:20c'était un piano,
16:21mais avec des touches accordéon,
16:23une gamme chromatique,
16:24en fait.
16:24Et comment ça se passait ?
16:25Il cherchait,
16:25il trouvait,
16:26ça venait comment ?
16:27L'inspiration ?
16:28Alors,
16:29c'est assez bizarre.
16:30En fait,
16:31il travaillait bien sous pression,
16:32en fait.
16:33C'est-à-dire que
16:34s'il avait un mois
16:35pour faire un film
16:35ou une semaine
16:36pour faire une chanson,
16:37c'est dans les derniers jours
16:43laissait ses mains
16:43se balader
16:44sur cette espèce
16:46de clavier accordéon
16:47et il trouvait un départ,
16:49deux,
16:50trois,
16:50un truc,
16:50et puis il y revenait
16:51et puis petit à petit
16:52ça se créait comme ça.
16:53Mais le processus,
16:56si vous voulez,
16:57dans le cerveau,
16:57je suis incapable
16:58de vous le dire.
16:59Mais en même temps,
17:00il l'avait appris instinctivement,
17:01il n'a jamais fait
17:01de conservatoire.
17:02Il n'a jamais fait
17:03de conservatoire.
17:04Alors,
17:04peut-être que cette formation
17:05avec son cousin
17:06qui était assez intéressé
17:08par le jazz,
17:09peut-être ça lui donnait
17:09une liberté d'improvisation
17:11qui a peut-être
17:12emmené à la composition.
17:14Oui,
17:14c'est-à-dire que Francis Lé
17:15aimait beaucoup le jazz.
17:16Oui,
17:16tout à fait,
17:16énormément.
17:17Et c'est vrai
17:18que quand on écoute
17:18ses musiques,
17:19il y a toujours
17:20des inspirations jazzy.
17:21Il y a des inspirations
17:22très jazzy,
17:23il y a certains morceaux
17:24dont on parlera peut-être
17:25plus tard,
17:25qui ont été refusés
17:26parce que c'est trop jazzy
17:27et pas du tout compatible
17:28avec...
17:29Desquels par exemple ?
17:30Nommé une femme,
17:30c'est-à-dire que...
17:32On va en reparler justement.
17:34Mais alors,
17:34il y a une autre personne
17:35qui est importante
17:36dans son jeune parcours
17:37car c'est grâce à elle
17:38qu'il a fait ses débuts
17:40de compositeur de musique
17:42pour le cinéma.
17:43C'est Nadine Trintignant
17:44dont voici la voix.
17:45Vous voyez,
17:45je suis contente
17:45parce que tout à l'heure
17:46mon fils m'a dit...
17:48Il avait lu les quatre premières
17:49et il m'a dit
17:50tu écris de mieux en mieux.
17:52Ça m'a fait un plaisir fou.
17:53Nadine Trintignant
17:54qui était au départ
17:56monteuse de cinéma
17:57est devenue réalisatrice.
17:59Elle fait un court métrage
18:00Fragilité ton nom est femme
18:01et elle demande à Francis Lé
18:03de composer la musique.
18:04Sa première musique de film.
18:06Voilà.
18:07Et il ne voulait pas au départ.
18:10Je ne peux pas vous rassurer.
18:11Il a refusé.
18:12Il a refusé parce qu'il dit
18:13je ne connais pas la musique de film
18:15je ne sais pas comment on fait.
18:16Oui.
18:16Et puis finalement
18:18ça a dû bien se passer.
18:19Voilà.
18:20Et si Nadine Trintignant
18:21connaissait bien Francis Lé
18:23c'est parce qu'il y avait
18:24une bande de copains
18:24à Montmartre
18:25qui se retrouvaient
18:25tous les soirs je crois.
18:27D'accord.
18:27C'est-à-dire qu'ils se retrouvaient
18:28tous les soirs
18:29dans les cabarets.
18:30Nadine c'était la soeur
18:31de Serge et Christian Marquand
18:32qui étaient deux jeunes comédiens
18:33en devenir.
18:34Il y avait Jean-Louis Trintignant
18:35qu'elle avait épousé en 61
18:37et donc il a connu
18:38Jean-Louis Trintignant
18:39avant un homme et une femme.
18:40C'est très drôle.
18:41Et c'est vrai que
18:43il aimait les expériences nouvelles
18:45Francis.
18:45Et dès qu'il y avait
18:45une expérience nouvelle
18:46avec un instrument
18:47ou une musique
18:48ou quelque chose
18:49ça l'intéressait.
18:50Complètement.
18:51Oui oui.
18:52Je vous disais
18:52il avait peur de se parodier
18:54de refaire toujours
18:54la même chose
18:55et ce qui l'intéressait
18:56c'est des projets
18:56complètement nouveaux
18:57différents
18:59essayés
19:00il aimait bien
19:01on parle de plus tard
19:02mais il aimait bien
19:02des nouvelles sonorités
19:03ou des nouvelles couleurs.
19:05Oui.
19:05Par exemple
19:06quand il a accepté
19:07de faire ce court métrage
19:08il a découvert
19:09le saxo alto
19:10qu'il fascinait.
19:12D'accord.
19:12Et le saxo alto
19:13c'est un instrument
19:14qui s'est imposé
19:16dans les Big Bang
19:17avec Charlie Parker
19:18à cette époque-là.
19:19Tout à fait.
19:19Il y avait dans son studio
19:20beaucoup d'instruments ?
19:21Eh bien non justement
19:22donc assez rapidement
19:23je pense
19:24dans les années
19:25fin des années 60
19:26ça a été le premier
19:27à avoir un accordéon
19:29électronique
19:29qui permettait
19:31qui a permis par la suite
19:32justement
19:33avec un accordéon
19:34de reproduire
19:34tous les instruments
19:35mais il adorait ça
19:35il adorait
19:37il adorait jouer
19:39donc à travers
19:39son clavier maître
19:41que ce soit
19:42des violons
19:42des cordes
19:44des pianos
19:45de...
19:46Oui il aimait bien ça
19:46mais il...
19:47Je crois qu'il a été
19:47le premier
19:48et je crois que c'est
19:48dans la tournée
19:49de l'Édith Piaf
19:50qu'il l'a fait
19:50à mettre des micros
19:51dans l'accordéon
19:52Exactement
19:53oui oui
19:53Ça se faisait pas à l'époque ?
19:54Du tout
19:54Non non
19:55l'accordéon
19:56a été sonorisé
19:57comme une trompette
19:59aujourd'hui si vous voulez
19:59Et l'accordéon midi
20:00effectivement a fait ensuite
20:02beaucoup d'adeptes
20:04et quand on voit
20:05par exemple
20:05le récital de Serge Lama
20:07avec Serge Thomasi
20:08c'est un accordéon midi
20:09avec 48 possibilités
20:11d'instruments
20:12D'instruments
20:12oui
20:13Oui oui
20:14Mais il...
20:15Cette façon de jouer
20:17d'improviser
20:18c'est...
20:19Il vous a jamais dit
20:20pourquoi ça venait
20:21ça venait comme ça
20:22ou c'était...
20:23Je suis incapable
20:24de vous expliquer
20:25comment il faisait
20:25et lui-même
20:25des fois il le savait pas
20:26mon père était...
20:28adore le football
20:29adorait le football
20:29en tout cas
20:30et souvent il regardait un match
20:31il était toujours assis
20:32sur son...
20:33là où il composait
20:34et pendant qu'il regardait
20:36un match
20:36ou une émission
20:37à la télévision
20:37il y avait ses mains
20:38qui se déplaçaient
20:39sur des notes
20:39et souvent je lui disais
20:40mais c'est super
20:42ce que tu viens de faire
20:42est-ce que tu peux le refaire
20:43il était incapable
20:44de se rendre compte
20:44de ce qu'il avait fait
20:45ou de le refaire
20:46Il n'écrivait jamais
20:47une partition ?
20:48Alors
20:49quand il travaillait
20:50quand il trouvait une intro
20:51un thème, quelque chose
20:52après il écrivait
20:53et après il la développait
20:53mais c'était
20:55complètement naturellement
20:56c'est les mains
20:57qui se déplaçaient
20:57sur des notes en fait
20:58Est-ce qu'il avait
20:59l'oreille absolue ?
21:02Il avait une très bonne oreille
21:03Voilà
21:03Mais en même temps
21:04c'est rare
21:06qu'on convenait
21:07qu'il n'y ait pas
21:07beaucoup de musiciens
21:08qui ont comme ça
21:09un don
21:09et surtout aujourd'hui
21:10où les mélodies
21:11ont disparu
21:12Oui ça a un peu changé
21:13disons
21:14Alors ça c'est le parcours
21:15du départ
21:16avec Lille Piaf
21:17et puis effectivement
21:19il y a une date importante
21:20le 20 mai 1966
21:22On parle dans quelques instants
21:24sur Sud Radio
21:25de France Islet
21:26avec Frédéric Lé
21:27Sud Radio
21:28Les Clés d'une vie
21:29Jacques Pessis
21:30Sud Radio
21:30Les Clés d'une vie
21:31mon invité
21:32Frédéric Lé
21:33fils aîné de France Islet
21:34pour cet album
21:35Play It Like Francis
21:37un hommage tout à fait particulier
21:38qu'on va évoquer tout à l'heure
21:40On en revient
21:41au parcours de France Islet
21:42On a évoqué ses débuts
21:43à Montmartre
21:44Edith Piaf
21:45et puis le 20 mai 1966
21:47évidemment
21:48un triomphe absolu
21:49avec ce film
21:55Un homme et une femme
21:56Quand on voit une séquence
21:57le matin à la télévision
21:58où il est interviewé
22:00personne n'imagine
22:01un seul instant
22:01qu'il va avoir
22:02la palme d'or le soir
22:03et Francis Islet
22:04n'imagine pas non plus
22:05Ah non personne
22:06c'était vraiment
22:07ils se sont rencontrés
22:08avec Claude
22:10personne ne les connaissait
22:11personne n'aurait mis
22:11un centime sur eux
22:14on parlait tout à l'heure
22:15du fait qu'ils composaient
22:16sous accordéon
22:18sous couverture
22:18pardon
22:18à l'accordéon
22:19et oui
22:21j'ai dit
22:21alors mon père m'a raconté
22:22qu'au début avec Claude
22:23ils se retrouvaient vraiment
22:23à Montmartre
22:24tous les deux
22:25comme un couple
22:26qui sont devenus d'ailleurs
22:27sous une couverture
22:29alors il faut savoir
22:31que c'est le 20ème anniversaire
22:32du festival de Cannes
22:33parce qu'il y a eu
22:34une édition en 1939
22:35qui est un numéro zéro
22:36donc ça a commencé
22:37vraiment en 46
22:38et que le louche
22:39est arrivé avec ses comédiens
22:41et Francis Islet
22:41en minimo
22:42parce qu'ils n'avaient plus
22:43un sou
22:44oui oui
22:44ça leur correspondait
22:45tout à fait à l'époque
22:46et puis la surprise
22:48le soir
22:48il vous a raconté
22:49ce moment où il a appris
22:50que c'était la palme d'or
22:53non
22:54non mais c'est
22:55c'est un moment
22:56qui a été très marquant
22:57pour lui
22:57parce que
22:58je pense que
22:59ni lui ni Claude
22:59ne s'y attendait
23:00alors je crois
23:02qu'au départ
23:02ça a commencé
23:03avec Pierre Barou
23:05qui l'a rencontré
23:06dans l'orchestre
23:06de Michel Magne
23:07c'est Pierre Barou
23:08qui a fait rencontrer
23:09mon père
23:10et Claude Lelouch
23:10en effet
23:11en fait
23:11Pierre Barou
23:12était comédien au départ
23:13il avait joué
23:14dans
23:14D'où viens-tu de Johnny
23:15il avait joué
23:16dans un film
23:18qui s'appelait
23:18Une fille et des fusils
23:19de Claude Lelouch
23:20premier film
23:21et puis il dit
23:22je te présente un copain
23:23et je crois que
23:25Francis Islet
23:25est allé sur le tournage
23:26des Filles et des fusils
23:28c'est possible
23:29je vais vous raconter
23:30ce qui s'est passé
23:31je vous crois
23:31en fait
23:32il va sur le tournage
23:34et il voit
23:35un type qui sort
23:36de dessous de table
23:37avec une caméra
23:38et qui dit
23:38c'est génial
23:39et il voit Claude Lelouch
23:40pour la première fois
23:41et puis ils continuent
23:42à parler ensemble
23:43ils continuent à discuter
23:44et ils disent
23:45venez à la maison
23:47on va voir un verre
23:48et c'est comme ça
23:49qu'il s'est retrouvé
23:50ensuite
23:51à Saint-Ouen
23:52avec Claude Lelouch
23:54et un jour
23:55ils ont commencé
23:56à parler musique
23:57oui
23:58et puis un jour
23:59il y a eu
24:00une chanson
24:02que Francis Islet
24:03a composée
24:04et Claude Lelouch
24:05lui dit
24:06celle-là
24:06tu me la gardes
24:07pour mon prochain film
24:07prochain film
24:08qui n'avait pas encore écrit
24:09L'amour est bien plus fort que nous
24:23avec Pierre Barou
24:24qui chante
24:25exactement
24:25et c'est vrai
24:26cette chanson
24:26il l'a composée
24:27et écrite
24:28avant Un homme et une femme
24:29avant Un homme et une femme
24:29le thème principal
24:30de Un homme et une femme
24:31en fait
24:32Francis avait prévu
24:34plusieurs thèmes
24:34et qu'il a fait
24:36écouter à Claude
24:36quand Claude Lelouch
24:37est venu le voir
24:38et Claude n'était pas
24:40emballé en fait
24:40et puis au moment
24:41où Claude partait
24:42il a dit
24:43ah tiens
24:43j'ai peut-être
24:44un dernier truc
24:45à te faire écouter
24:46qui pourrait te plaire
24:46et Claude a tout de suite
24:48tiqué sur
24:49le chabad à mettre
24:50et il a dit
24:51mais pourquoi
24:52tu ne m'as pas fait
24:52entendre ça plus tôt
24:54et c'est vrai
24:55qu'en plus
24:55Francis Islet
24:56ne croyait pas
24:56à cette mélodie
24:57il avait composé ça
24:57sur un coin de table
24:58complètement
24:59oui oui
24:59mais il a toujours
25:00fait ça
25:01par la suite
25:02il a toujours eu
25:03quand on lui demandait
25:04une musique
25:04il en préparait
25:053-4
25:05il faisait écouter
25:06les 3-4
25:06et lui de lui-même
25:07était incapable
25:08de dire
25:08laquelle était
25:09la plus adaptée
25:10au film
25:11ou à la chanson
25:12en tout cas
25:12mais il composait
25:13comme ça
25:14sans se rendre compte
25:14qu'il avait ce génie
25:15de la composition
25:16oui
25:16c'est ce que je vous disais
25:17ses doigts
25:18se promenaient
25:19sur des notes
25:20d'accordéon
25:21et c'est comme ça
25:22qu'est né ce classique
25:32on dit
25:33on dit
25:39mon père me reprenait souvent
25:41et moi j'ai toujours dit
25:42mes enfants disent encore
25:43mais les vraies paroles
25:45c'est
25:45et en fait je crois
25:47que ces paroles sont nées
25:48parce que les paroles
25:49n'avaient pas encore été écrites
25:51c'est ça la vérité
25:52c'est possible
25:52ah oui
25:53Nicole Croissy
25:53il l'a raconté
25:54en fait Pierre Barou
25:55n'avait pas terminé les paroles
25:56donc on a fait
25:57d'abadabada
25:58en disant on continue
25:58on fera ça plus tard
25:59on remplira plus tard
26:01du coup ils ont bien fait
26:01de ne pas remplir
26:02et je crois que cette chanson
26:03a été enregistrée
26:04et toutes les musiques
26:05ont été enregistrées
26:06du Frédéric Lé
26:07avant le tournage du film
26:08oui alors Claude Lelouch
26:10aimait bien partir
26:13d'un projet
26:14d'un sentiment
26:14lui il a une approche
26:16très visuelle
26:17puisqu'il filme
26:17et il voulait que
26:19le message qu'il voulait faire passer
26:21soit emmené en même temps
26:22par la musique
26:23et donc il y a des réalisateurs
26:25qui font le film
26:26ils veulent que
26:26de 3 minutes 42
26:28jusqu'à tant de temps
26:30il y ait une musique
26:31avec des violons
26:31Claude en fait
26:32il racontait même pas le film
26:34il racontait un peu
26:34de quoi ça parle
26:36et il y a une fille
26:37qui est triste
26:38et voilà
26:39à toi de trouver
26:41comment tu vas illustrer ça
26:42en musique
26:43et Francis Lé
26:44se mettait au travail
26:45exactement
26:46alors il y a aussi
26:47l'histoire de l'enregistrement
26:48de la chanson
26:50je ne sais pas si vous le savez
26:50au départ
26:51il y a 60 musiciens
26:52qui sont convoqués
26:53non je ne sais pas
26:54ah bah je vais vous raconter
26:55vous en racontez moi
26:55en fait il y a 60 musiciens
26:57qui sont convoqués
26:57mais les partitions
26:59n'ont pas été écrites
27:00il y a eu un problème technique
27:01donc Claude Lelouch furieux
27:02dit on les vire
27:03il garde Francis Lé
27:05et son accordéon
27:062-3 musiciens
27:07dont Maurice Vendert
27:08et un homme et une femme
27:10va être enregistré
27:11de cette façon
27:12avec un minimum
27:13de musiciens
27:13alors qu'au départ
27:14il y avait 60 musiciens
27:16il ne vous l'a jamais raconté ?
27:17il ne me l'a jamais raconté
27:18mais c'est super
27:18je pense qu'il revenait
27:19à ses origines
27:20de petits orchestres
27:21sur les collines
27:22ni soins
27:22oui c'est vrai qu'il a toujours
27:23été fasciné par tout ce
27:24qui était minimaliste
27:25oui tout à fait
27:26oui oui
27:27et c'est vrai qu'à l'époque
27:28il a son accordéon
27:31électronique
27:31car il a été aussi
27:32un des premiers
27:32à avoir un accordéon
27:33électronique
27:34Francis Lé
27:34exactement
27:35oui oui tout à fait
27:36qu'est-ce que c'était
27:37l'accordéon électronique ?
27:38et bien c'était un accordéon
27:39qu'on pouvait
27:41brancher sur un amplificateur
27:42et plus tard
27:43sur
27:44donc sur
27:45toute une batterie
27:46d'instruments
27:49par le système midi
27:50en fait
27:50alors la chanson est sortie
27:52le film est sorti
27:53ça a changé sa vie
27:54ça a changé sa vie
27:55alors pas tout de suite
27:55parce qu'au début
27:56personne n'y croyait
27:57ce dabadabada
27:58cette espèce de rythme
28:00ternaire
28:00ça plaisait absolument
28:02à personne
28:02il a eu beaucoup de mal
28:03avec Claude
28:04ils ont eu beaucoup de mal
28:05à sortir la chanson
28:06ils ont essayé
28:07beaucoup de refus
28:08et puis en même temps
28:09oui ils ont essayé
28:10des refus
28:10c'est pour ça
28:11que je crois
28:12qu'avec Pierre Barraud
28:13ils ont décidé
28:14de devenir les éditeurs
28:15exactement
28:16c'est ce qui les a poussés
28:17à créer une maison d'édition
28:18édition 23
28:19voilà
28:19mais c'est
28:20cette maison d'édition
28:20c'était une autre au départ
28:21c'était au départ
28:23elle s'appelait
28:23comment cette maison d'édition
28:24c'était Pierre Barraud
28:26et Francis
28:27je crois que ça s'appelait
28:28Sarava
28:28exactement
28:29Sarava parce qu'il y avait
28:30une chanson au Brésil
28:32que Pierre Barraud
28:32avait rapportée
28:33qui était Sarava
28:34exactement
28:34et Pierre était très
28:36influencé par tout ce qui était brésilien
28:37et finalement
28:38cette maison d'édition
28:39ça a été
28:40un cadeau du ciel
28:41parce que finalement
28:43ça vous a
28:43ça a permis à Francis
28:44d'avoir encore plus
28:47de pouvoir
28:47sur ses chansons
28:48complètement
28:49complètement
28:50oui
28:50ses éditions
28:51c'était très bien
28:51et puis
28:52Claude Lelouch
28:53qui était très superstitieux
28:54qui est toujours très superstitieux
28:56aime beaucoup
28:57les chiffres 13
28:59Francis s'est dit
28:59je vais prendre un chiffre
29:00comme il habitait
29:00au 23 d'une rue
29:01à Paris
29:02et il a dit
29:02ce sera l'édition 23
29:03voilà
29:04et ça a marché comme ça
29:05c'est qu'il y a eu
29:06un autre cas dans ce genre
29:07où quelqu'un n'arrivait pas
29:08à monter un film
29:09c'était Michel Legrand
29:11personne ne veut
29:12des Parapultes Cherbourg
29:13il joue un soir au bridge
29:14avec son ami
29:15Francis Lemarque
29:16et à la fin
29:16il dit j'ai des problèmes
29:17et Francis Lemarque
29:18il dit écoute moi
29:18je veux bien investir
29:20dans le film
29:20en faisant l'édition
29:21des chansons
29:22et c'est comme ça
29:22que les Parapultes Cherbourg
29:23ont pu exister
29:25comme quoi
29:26il y a des gens
29:26qui ont
29:28qui sentent
29:30peut-être pas les tubes
29:31mais qui sentent
29:32le potentiel d'une chanson
29:33et d'autres
29:34qui le sentent moins
29:34et alors il se trouve
29:35qu'un homme et une femme
29:37c'est devenu un succès
29:38dans le monde entier
29:39la chanson
29:40complètement
29:40je travaille
29:42dans les avions
29:43je me déplace
29:43un peu partout
29:44sur terre
29:44et je l'entends
29:46régulièrement
29:47partout
29:47c'est fou
29:48encore aujourd'hui
29:49encore aujourd'hui
29:50et comment on explique ça
29:54je pense que
29:55s'il y avait
29:55une recette simple
29:57il y aurait
29:57beaucoup de compositeurs
29:58avec beaucoup de succès
29:59alors il y a eu
30:00plein de versions américaines
30:01et je crois que celle
30:02qui a le plus touché
30:03Francis Lay
30:04c'est celle-ci
30:16et la fidèle
30:18A Man and a Woman
30:19ouais c'est une super version
30:21oui
30:21c'est vrai que c'était extraordinaire
30:26cette façon de chanter
30:30cette air
30:31c'était extraordinaire
30:31elle vivait ça
30:33complètement
30:33à l'heure
30:33elle vivait Gérald
30:34complètement
30:34et à nouveau
30:35ça renforce
30:36ce que je disais plus tôt
30:36le côté jazzy
30:38de mon père
30:39et de ce thème-là
30:40en tout cas
30:41et la dernière apparition
30:43sur scène en France
30:44de Ella Fitzgerald
30:45c'est au Moulin Rouge
30:47pour une soirée
30:48pour les 100 ans
30:48du Moulin Rouge
30:49pas si vous le savez
30:49et elle a chanté
30:52assise
30:52car elle était assise
30:53un homme et une femme
30:55fantastique
30:56alors cette mélodie
30:57est tellement
30:58tellement connue
31:00qu'on a fini
31:01par oublier son origine
31:02c'est-à-dire qu'au départ
31:04elle n'aurait pas dû exister
31:05si Claude Lelouch
31:06n'avait pas insisté
31:07exactement
31:08et ce qui est étonnant aussi
31:09c'est que la musique
31:11a été nommée au Golden Globe
31:12mais n'a jamais eu
31:13le moindre César
31:14ou le moindre Oscar
31:17parce qu'il devait certainement
31:18avoir quelque chose de mieux
31:19à cette époque
31:20mais de toute façon
31:21comme on l'a dit
31:22un peu plus tôt
31:22ni Claude
31:23ni Francis
31:23ne croyait
31:25en au film
31:26et ne croyait en la musique
31:27donc
31:28il n'en a tiré
31:29aucune rancœur
31:30non mais en même temps
31:31quand on dit
31:32ça a changé sa vie
31:33est-ce que Francis Lee
31:34vous racontait
31:35comment cette chanson
31:36a changé sa vie
31:37pas seulement professionnellement
31:38mais son quotidien
31:40alors on va passer
31:41un peu plus tard
31:42parce qu'aux Etats-Unis
31:43juste après Un homme et une femme
31:45ils travaillaient sur un film
31:46et pour mettre une ambiance
31:50pour le tournage en tout cas
31:51ils écoutaient le tube du moment
31:53qui était
31:54la musique d'un homme et une femme
31:55et donc naturellement
31:59quand le film a été tourné
32:00ils ont dit
32:01on n'a qu'à demander au monsieur
32:02qui avait fait
32:03de faire la musique du film
32:04et ça c'était Love Story
32:06exactement
32:07et là
32:08il est passé
32:08à une dimension
32:09un peu supérieure encore
32:10et on va écouter cette musique
32:12que tout le monde connaît
32:13et on va en parler après
32:25c'est vrai que tout le monde
32:26connaît cette musique
32:27et on a oublié
32:29que c'était Francis Lee
32:29oui oui
32:30à nouveau
32:32à nouveau
32:32c'est pas quelqu'un
32:34qui aime briller
32:35sur scène
32:35ou être sur le devant
32:36de la scène
32:37en tout cas
32:37mais c'est un thème
32:38très très connu
32:39qui a été repris
32:40maintes et maintes fois
32:41il y a un nombre
32:42de versions incalculables
32:43et je crois qu'au départ
32:44il ne voulait pas
32:45composer cette musique
32:46il ne voulait absolument
32:47pas composer cette musique
32:48mon père est terrifié
32:49par tout ce qui vole dans l'air
32:51et c'est comme ça
32:53film américain
32:53il fallait que l'enregistrement
32:54soit fait aux Etats-Unis
32:55et il en avait absolument
32:57pour lui
32:58il était hors de question
32:59de prendre l'avion
33:00c'est Alain Delon
33:01qui est venu le voir
33:02qui était en vacances
33:04du côté de Saint-Tropez
33:05dans ma mémoire
33:05et qui est venu le voir
33:06chez mon père à Nice
33:08et qui a insisté
33:09beaucoup
33:10pour que Francis
33:10fasse cette musique
33:12je sais même
33:12qu'il a réussi
33:13à récupérer
33:14des morceaux du film
33:16et à les projeter
33:17devant Francis
33:17qui a été touché
33:18et qui a dit oui
33:19je connaissais le voir
33:20et c'est vrai
33:22que cette musique
33:22ça a été un immense succès
33:23Love Story au départ
33:25moi j'ai connu
33:25Eric Segal
33:26qui était un professeur
33:27d'université en Angleterre
33:29un homme qui parlait
33:29couramment le français
33:30très timide
33:31qui ne comprenait pas
33:32le succès de Love Story
33:33de son roman
33:34et encore moins
33:35l'adaptation au cinéma
33:36et c'est vrai
33:37que Love Story
33:38ça a été aussi
33:39un Oscar
33:40et un Golden Globe
33:41un Oscar
33:42à Hollywood
33:44Francis Ravi
33:44Francis très impressionné
33:46à Hollywood
33:47à Los Angeles
33:48qui
33:49bordouille
33:50les rares mots
33:51d'anglais
33:51qu'il connaissait
33:54mais ce qu'on ne sait
33:55pas non plus
33:55c'est qu'il a écrit
33:56beaucoup de musiques
33:57de films
33:57Jean Delanois
33:58Terence Young
33:59Henri Verneuil
34:00Claude Lelouch
34:01bien sûr
34:02tous ses films
34:02il a écrit aussi
34:03des chansons
34:04il y a une chanson
34:05très célèbre
34:05on ignore que c'est
34:06Francis Lay
34:07qui a fait la musique
34:09quand on partait
34:10de bon matin
34:10quand on partait
34:11sur les chemins
34:15à bicyclette
34:17un classique
34:18d'Yves Montand
34:18et là aussi
34:19Francis Lay
34:19oui c'est une chanson
34:21de mon père
34:22que j'ai du mal
34:23à aimer au début
34:23parce que moi
34:24j'étais adolescent
34:25j'étais plutôt rock
34:27et en vieillissant
34:29j'ai appris
34:30à adorer cette chanson
34:30je trouve que
34:32le rythme
34:33rappelle vraiment
34:34les mouvements
34:35de la chaîne
34:35d'un vélo
34:36c'est très très bien fait
34:37mais il a écrit
34:38pour Aznavour
34:39avec Reggiani
34:40il a écrit pour
34:41Alain Leprest
34:42c'est quand même
34:42pas le même univers
34:43et même Belmondo
34:44ah oui oui
34:46il a écrit pour
34:46beaucoup de monde
34:47alors c'est très peu
34:48connu parce que
34:49Francis ne s'invantait pas
34:50mais oui
34:52il a écrit vraiment
34:53pour beaucoup de monde
34:53mais comment peut-on
34:54être aussi génial
34:55et aussi timide
34:56Frédéric Lay
34:58je pense que
34:59chacun choisit sa vie
35:00il était heureux
35:01avec ses amis
35:02regarder un match de foot
35:04de l'OGC Nice
35:05plutôt qu'autre chose
35:06aller se faire
35:07son restaurant préféré
35:09du coin
35:09c'est pas du tout
35:10un personnage du showbiz
35:11c'est quelque chose
35:12qu'il a jamais attiré
35:13je vous dis
35:14il était très modeste
35:15très simple
35:19quelqu'un de très simple
35:20ce qui est simple
35:21c'est qu'on va continuer
35:22à parler de lui
35:22à travers votre projet
35:24et la date du 29 janvier
35:252026
35:26à tout de suite
35:27sur Sud Radio
35:28avec Frédéric Lay
35:29pour parler de Francis Lay
35:31Sud Radio
35:32les clés d'une vie
35:33Jacques Pessis
35:34Sud Radio
35:34les clés d'une vie
35:35avec Frédéric Lay
35:37fils de Francis Lay
35:38on a beaucoup parlé
35:38de Francis Lay
35:39de son parcours
35:39et puis le 29 janvier
35:422026
35:42c'est sorti
35:43Play It Like Francis
35:44c'est un vinyle
35:45qui donne une nouvelle vie
35:47à des mélodies
35:48de Francis Lay
35:48et ça c'est un projet
35:50qui vous tient à coeur
35:50parce que vous
35:52vous défendez
35:52Frédéric Lay
35:53la postérité
35:54de votre père
35:55oui
35:55et puis surtout
35:56en fait
35:57Francis aimait bien
35:58passer du temps
36:00il aimait bien
36:01les reprises
36:01de ses chansons
36:02c'est quelque chose
36:02qu'il faisait
36:04énormément rire
36:04rigoler
36:05ça l'intéressait beaucoup
36:06il passait beaucoup de temps
36:07sur les plateformes numériques
36:09Deezer
36:09Spotify
36:10Apple
36:11à regarder
36:12les reprises
36:12de ses chansons
36:12on parlait de Love Story
36:13Love Story
36:14ça a été repris
36:14il y a des versions
36:16samba
36:16des versions
36:17hard rock
36:18il y a plein de versions
36:19et c'est quelque chose
36:19ça l'a toujours amusé
36:20et réellement amusé
36:22c'est à dire des fois
36:22on lui disait
36:23tiens
36:24t'es au courant
36:24qu'il y a tel groupe
36:25qui chante ça
36:25et puis
36:27il n'était pas du tout au courant
36:28il dit
36:28mais tu pourrais récupérer des droits
36:29et il dit
36:29oh non
36:30ça m'amuse
36:30avec son accent niçois
36:32et donc le fait
36:34qu'on reprenne ses chansons
36:35c'est quelque chose
36:35qui l'a vraiment plu
36:36et puis
36:37il y a quelques années
36:39on a eu un artiste français
36:40de variété
36:41qui s'appelle
36:41Lémousse
36:41qui a repris Love Story
36:42avec Au Nom de la Rose
36:44on a eu un groupe allemand
36:45alors très rap
36:47mais rap gangster
36:48qui a repris
36:48Bill Itis
36:49qui est une chanson très
36:51mièvre
36:51enfin
36:52fleur bleue
36:53en quelque chose
36:54de très très rap
36:55et puis il y a
36:56un disque jockey turc
36:57qui il y a 2-3 ans
36:59a repris
37:00une chanson de Francis
37:01et on a fait un tube
37:02qui était le plus diffusé
37:04je crois dans tous les
37:04barlanges de la planète
37:06et donc
37:07du coup ça a vraiment du sens
37:08de reprendre des chansons
37:10de Francis
37:10pour les remixer
37:12au goût du jour
37:12voilà
37:13et ça vous
37:13vous assurez
37:15justement ce travail
37:16car l'un de vos métiers
37:17on parlera de l'autre tout à l'heure
37:18c'est justement
37:19de défendre la postérité
37:20de Francis Lay
37:21à travers des nouveautés
37:22oui alors
37:23les nouveautés
37:24il n'y en a pas autant que ça
37:25parce qu'ils ne composent plus
37:26évidemment
37:27mais on essaie
37:28de trouver
37:29de nouvelles façons
37:30par exemple
37:30on met des paroles
37:31sur des instrumentaux
37:33et là par exemple
37:34dans cet album
37:36Play It Like Francis
37:37il y a
37:38une nouvelle version
37:39de ce classique
37:54L'aventure c'est l'aventure
37:57Johnny l'a chanté
37:58et c'est une nouvelle version
37:59finalement
38:00cette nouvelle vie
38:01ça va permettre
38:02à une nouvelle génération
38:03de découvrir Francis Lay
38:05en dansant dans les discothèques
38:07complètement
38:07mes enfants
38:08en 12 et 15 ans
38:10je vous parlais
38:11de ce DJ Turk
38:12qui s'appelle
38:12La Verne
38:13qui a repris une chanson
38:15mes enfants connaissaient ça
38:16par coeur
38:16parce qu'ils voient ça
38:17sur TikTok
38:17Spotify
38:18enfin ce que regardent
38:19les jeunes aujourd'hui
38:20ils étaient incapables
38:21de dire que c'était
38:21leur grand-père
38:22qui l'avait fait
38:23en fait
38:23donc oui oui
38:24cet album
38:25il est né justement
38:26avec cette idée
38:27ensuite il a fallu trouver
38:28des DJ
38:28Frédéric Clay
38:29exactement
38:30alors avec mon complice
38:31Thierry Wolf de FGL
38:32on a envoyé
38:35alors on a choisi
38:36délibérément
38:37de ne pas prendre
38:38les chansons les plus connues
38:39c'est à dire
38:39il n'y a pas Love Story
38:40il n'y a pas Un homme et une femme
38:41on a pris d'autres chansons
38:42on leur a fait une liste
38:44sans leur imposer
38:45quoi que ce soit
38:45en fait
38:47et chacun
38:48a choisi le morceau
38:49qui l'inspirait le plus
38:50et effectivement
38:51il y a beaucoup de DJ
38:52c'était peut-être
38:53pas votre univers au départ
38:54il faut les trouver
38:55ces DJ
38:56oui
38:57je me suis bien entouré
38:59voilà
38:59parce qu'effectivement
39:01vous n'êtes pas du genre
39:01aller dans les discothèques
39:03alors moi
39:04non
39:04pas trop
39:05j'ai un peu passé l'âge aussi
39:06alors effectivement
39:07au départ
39:08votre univers
39:09c'est pas la musique
39:09mais l'aviation
39:10car
39:11et je crois que Francis
39:12est très fier de vous
39:13car vous étiez devenu
39:14pilote de ligne
39:15oui
39:15alors lui
39:16c'était vraiment un terrien
39:17avec son accordéon
39:18et il n'a pas eu de chance
39:19parce que moi
39:20je suis pilote de ligne
39:20et mon frère est astrophysicien
39:22souvent je lis
39:22moi j'en ai un
39:23moi je suis dans les nuages
39:24mon frère il est dans les étoiles
39:25je crois qu'il est dans l'observatoire de Nice
39:26exactement
39:27oui
39:27et
39:28donc c'est très drôle
39:29c'est très très drôle
39:30et pourquoi cette envie
39:31de devenir pilote de ligne ?
39:34à titre personnel
39:35mais je pense que le fait
39:36de grandir dans un cieux
39:37alors j'adorais aller en cieux
39:39d'enregistrement
39:39comme on peut recomposer
39:40les musiciens souvent composent
39:42la nuit
39:42parce qu'ils sont moins dérangés
39:43et
39:43donc j'ai passé beaucoup de temps
39:45dans un cieux d'enregistrement
39:46devant des tables de mixage
39:47et des synthétiseurs
39:48avec plein de boutons
39:49une ambiance assez feutrée
39:50et ça ressemble beaucoup
39:52à un cockpit d'avion en fait
39:53je pense que
39:55je n'ai dans ces studios
39:56justement à planter une graine
39:57que j'ai retrouvée plus tard
39:58mais pilote de ligne
39:59c'est un métier
40:00qui demande des capacités physiques
40:01et beaucoup de travail
40:02comment on devient
40:03pilote de ligne ?
40:04en physique pas trop
40:06en fait on fait croire aux gens
40:08que c'est quelque chose
40:08de très compliqué
40:09mais c'est chauffeur de bus
40:10de luxe
40:11voilà
40:12il faut donc étudier quand même
40:13il faut
40:14surtout que vous pilotiez
40:15je crois un Boeing 787
40:16qui est l'avion
40:18le plus moderne qui soit
40:19exactement
40:19c'est un super avion
40:20je suis très heureux de piloter
40:22mais je suis très heureux
40:23quand je lève mon uniforme
40:24de m'occuper de la musique
40:25de mon père aussi
40:25et c'est vrai que vous êtes
40:27commandant de bord
40:27et que vous avez fait
40:28le tour du monde
40:29avec cet avion
40:30j'ai fait le tour du monde
40:31avec cet avion
40:32et oui oui
40:35plusieurs fois même
40:35plusieurs fois
40:36et vous avez aussi soutenu
40:37des associations humanitaires
40:39complètement
40:40il y a une petite
40:41association militaire
40:42pas très connue
40:43qui s'appelle
40:43Aviation sans frontières
40:45qui quand il y a un conflit
40:47en fait il y a les grosses
40:48associations
40:49médecins sans frontières
40:50handicap international
40:51il y a toujours un terrain
40:52pas loin
40:53où des gros porteurs
40:54arrivent à emmener
40:55plein de matériel médical
40:56et moi j'avais
40:57un petit coucou
40:58quelque chose de plus petit
40:59un avion de 20 places
41:00à Hélice
41:01et en fait
41:02nous on allait dispatcher
41:03tout ce matériel
41:04la nourriture
41:05dans différents endroits
41:06dans des pays en guerre
41:06plutôt
41:07à l'époque
41:08c'était pas si courant
41:09que ça Frédéric Pé
41:10ah non
41:10pas du tout
41:11c'était assez original
41:13aujourd'hui
41:13ça se fait beaucoup plus
41:15mais c'est quand même dangereux
41:17c'est quand même
41:18oui et bien je
41:19je crois à un chat
41:20à six vies
41:21moi j'ai dû en perdre
41:21quelques-unes
41:22dans ces coins-là
41:23alors il se trouve que
41:25curieusement
41:26Francis Lay ne prenait
41:27jamais l'avion
41:27je crois qu'il avait eu
41:29une panique un jour à bord
41:30avec un mauvais atterrissage
41:31il était terrorisé
41:32même pas
41:33dans l'avion
41:34il était terrorisé
41:34à l'idée de devoir
41:35prendre l'avion
41:36et pourquoi ?
41:37alors
41:39on en a souvent parlé
41:40il s'imaginait
41:41qu'il avait traversé
41:42quelque chose
41:42qui s'appelait une tourmente
41:43alors moi
41:44je suis commandant de bord
41:45j'ai jamais dit
41:45à mes passagers
41:46on va traverser une tourmente
41:46peut-être une zone de turbulence
41:48mais je pense que
41:49dans sa tête
41:49il s'en faisait tout un monde
41:51et je suis arrivé
41:52à l'emmener deux fois
41:53en avion
41:54et j'étais très très fier
41:55et lui
41:55il me grondait tout le temps
41:57parce que
41:57quand je lui parlais
41:58je me retournais vers lui
41:59et je ne regardais pas dehors
41:59d'ailleurs
42:00mais effectivement
42:01il a pris l'avion
42:02uniquement parce que
42:03vous étiez aux commandes
42:03exactement
42:04c'est un peu
42:05un chauffeur privé
42:06de luxe
42:06et il était dans la cabine
42:07de pilotage avec vous ?
42:09c'est mon père
42:10il n'était pas paniqué ?
42:12non
42:12quand c'était moi
42:13ça allait
42:13mais il me surveillait
42:14quand même
42:15il y a un autre
42:16qui a le même problème
42:17c'est Robert Rossen
42:18il n'a jamais voulu
42:20prendre l'avion
42:20à tel point
42:21que lorsque David McIntosh
42:22lui a proposé
42:23de produire
42:23Les Misérables à Londres
42:25il a refusé
42:26parce qu'il fallait
42:26prendre l'avion
42:27il n'y avait pas le train
42:28à l'époque
42:28et c'est comme ça
42:29que Les Misérables
42:30devions anglaires
42:31alors qu'au départ
42:32c'était un spectacle français
42:33ah oui complètement
42:34mon père
42:35après Love Story
42:35a eu beaucoup de propositions
42:36jusqu'à la fin de sa vie
42:37des films
42:38le patient anglais
42:39enfin il y en a plein
42:40on lui a proposé
42:40plein de musiques de films
42:41qu'il a toujours refusées
42:42parce qu'il fallait
42:43prendre l'avion
42:43c'est-à-dire
42:43son moyen de transport préféré
42:45c'était son DAX
42:46un petit cyclomoteur de Honda
42:48ou le train
42:49voilà
42:49et il se trouve
42:50dans cet album de remix
42:52il y a London Airport
43:12version très particulière
43:14ça vient d'où London Airport ?
43:15très particulière
43:16je connais même
43:17je ne peux pas vous raconter
43:19l'étit original
43:20par contre je suis à nouveau
43:21je suis encore ravi
43:21d'entendre cet accent niçois
43:23c'est vrai que c'est
43:24c'est très particulier
43:25London Airport
43:26quand on n'aime pas les avions
43:28oui c'est vrai
43:28oui j'avais jamais fait le rapport
43:30oui mais vous avez bien raison
43:31alors il y a cet album
43:32mais il y a aussi
43:33tous les concerts
43:33que vous avez organisés
43:34pour Francis Lee
43:35car il y a eu
43:36au Japon notamment
43:38il y a eu
43:40une tournée
43:40le Francis Lee Orchestra
43:41il y a eu
43:42Love Story Show
43:43qu'est-ce que c'est
43:43que ces spectacles ?
43:45alors le Japon en fait
43:46les japonais sont
43:48très friands
43:48de la musique de mon père
43:49pour vous donner un exemple
43:50quand nous on gagne
43:51quand nous français
43:52on gagne la coupe
43:52du monde
43:53de football
43:54on chante
43:55à We'll Survive
43:55donc on l'a chanté deux fois
43:56au Japon
43:57à chaque mariage
43:58donc ils ont fait
43:58je sais pas combien par jour
43:59on chante une musique
44:00de mon père
44:01ça se fait ?
44:02ça doit résonner
44:04dans leur culture
44:05dans leur émotion
44:06quelque part
44:07et donc
44:08il y a eu
44:08le Francis Lee Orchestra
44:09qui a fait une tournée
44:10et le Love Story Show
44:12c'était un show
44:13à base des musiques
44:14de Francis Lee ?
44:15exactement
44:16on a monté ça
44:17et
44:18avec des musiciens incroyables
44:20on a une chanteuse
44:21qu'on adore
44:21et qui aime bien
44:22travailler avec nous
44:22qui s'appelle Ensilla
44:24Ensilla bien sûr
44:25qu'on connait bien
44:25qui fait beaucoup
44:27d'adaptation
44:27qui a un immense talent
44:28qui reprend
44:31le passager de la pluie
44:33où il y a une phrase
44:34qui dit
44:34je t'ai connu trop tard
44:35et souvent
44:36on en parle avec Anne
44:37et elle me dit
44:38chaque fois que je chante ça
44:39je pense à ton père
44:41parce qu'ils ne sont jamais rencontrés
44:43mon père avait
44:45adoré toute la musique
44:46sous toutes ses formes
44:46il regardait aussi
44:47les télécrochets
44:49à la télé
44:49et il a vu Anne
44:51donc un jour
44:52et là j'ai vu
44:53tel le chien
44:54le regard perçant
44:57il a dit
44:57ah là il y a quelque chose
44:58il y a quelque chose
44:59alors il y a eu aussi
45:00le Grand Ress à Paris
45:01qui était aussi
45:02complètement
45:02il y a aussi un concert
45:04je crois que Francis Lee
45:06aurait aimé faire ce concert
45:07diriger ce concert
45:08alors
45:09le diriger peut-être
45:10pas à nouveau
45:11être sur scène
45:13il a fait des apparitions
45:14sur scène
45:14quand il était vraiment obligé
45:16parce que c'est quelqu'un
45:16qui ne savait pas dire non
45:19pour des amis
45:20il était très ami
45:21avec Mère et Mathieu
45:22par exemple
45:23moi j'ai les souvenirs
45:24il monte sur scène
45:25mais c'est vrai
45:25c'était vraiment pas son truc
45:27et puis il y a
45:28l'amour d'aimer également
45:29qui est dans cette version remix
45:42Emmanuel 2
45:43on a oublié que
45:44la musique d'Emmanuel 2
45:45c'est aussi
45:46Francis Lee
45:47oui il a eu une période
45:48très
45:48mais c'est son style
45:50romantico
45:50populaire
45:52mais il aime ça
45:53en plus
45:54je ne sais pas si
45:54Christelle a commencé
45:55un jour
45:56elle vient pour une pub
45:57dans un studio
45:57elle se trompe de porte
45:58elle entre
45:58c'était juste
45:59chacun qui faisait
46:00le casting d'Emmanuel
46:01et c'est comme ça
46:01qu'elle a commencé
46:02c'est un très bon choix
46:04et puis Saint-Tropez
46:06on en parlait
46:07effectivement
46:07avec Alain Delon
46:08et il y a eu
46:09cette période générique
46:10justement
46:11et Saint-Tropez
46:12ça fait partie
46:13des mélodies
46:15qui ont compté aussi
46:16pour lui
46:16et pour Brigitte Bardot
46:34alors cette mélodie
46:35on la connait aussi
46:35d'abord
46:35je ne sais pas si vous savez
46:36Brigitte Bardot
46:37l'a utilisée
46:39pour un de ses shows
46:39télévision
46:40oui
46:40show qu'elle faisait
46:41gratuitement
46:42car c'était le cadeau public
46:43et puis Thierry Ardisson
46:44s'en est mêlé
46:45pour son émission
46:46oui tout à fait
46:46j'étais au courant de l'histoire
46:48et c'est vrai que Ardisson
46:49a repris cette mélodie
46:51et là aussi
46:52on ignore que c'est francissé
46:53alors que tous ceux
46:54qui regardaient
46:55tout le monde en parle
46:55connaissent cette mélodie
46:56oui mais il y a un côté
46:57alors c'est drôle
46:58parce que d'une part
46:59ça sonne très années 70
47:00mais de l'autre côté
47:02la musique c'est une boucle
47:04ça revient toujours
47:04et il y a un côté
47:05indémodable aussi
47:06voilà
47:07et ce n'était pas
47:08quelqu'un qui fréquentait
47:09sa tropez
47:09du tout
47:11c'était pas du tout
47:12les vacances c'était quoi
47:13c'était tranquille
47:14les vacances c'était
47:15un peu plus haut
47:16que les collines de Nice
47:16dans l'arpe
47:17une session de ski
47:18qui s'appelle
47:18Isola 2000
47:19et puis alors
47:20il y a un des titres
47:21les plus remixés
47:22de Francis Lay
47:23c'est Young Freedom
47:38comment expliquer que ce soit
47:39ma culture
47:40est plus mixée
47:41aujourd'hui par les DJ
47:43c'est ce que je disais
47:44je pense que la musique
47:45c'est une boucle
47:46ça revient périodiquement
47:47il y a un retour vers avant
47:48et ce côté très marqué
47:5070
47:52plaît pas mal
47:53aujourd'hui
47:53et il y a également
47:55Arti Pereira
47:56qui était animateur
47:57sur Radio Andorre
47:58qu'il avait utilisé
47:59comme générique
47:59c'est comme ça
48:00que le morceau est né
48:01et Radio Andorre
48:02finalement celui de Radio
48:03est né
48:03comme concurrent
48:04de Radio Andorre
48:04donc vous voyez
48:05c'est un peu la même famille
48:07et puis il y a quand même
48:08une mélodie
48:09à laquelle vous donnez
48:10plus que tout
48:10dans cet album
48:12Play It Live Francis
48:26Robert et Robert
48:27c'est un souvenir
48:28très personnel
48:29et très sentimental
48:30alors
48:31pas spécialement pour moi
48:33mais pour la personne
48:34qui l'a remixée
48:35en fait
48:36c'est quelqu'un
48:37qui s'appelle Play Paul
48:38qui est
48:39complètement à côté
48:40le frère
48:41d'un des Daft Punk
48:42et
48:43qui a vu
48:44qui adorait regarder
48:45ce film avec son père
48:46et dans la liste
48:48de morceaux
48:48qu'on lui a proposé
48:50le fait que ce soit
48:51la musique de Robert Robert
48:52ça lui a plu énormément
48:53donc il a choisi
48:54de remixer ce morceau là
48:55et c'est vrai
48:56que toutes ces musiques
48:59sont intemporelles
49:00c'est-à-dire que
49:00des DJ peuvent les reprendre
49:01aujourd'hui
49:02mais on peut imaginer
49:03dans 10, 15 ou 20 ans
49:04d'autres personnes
49:05les reprenant
49:06ah oui complètement
49:07on parlait de
49:08le thème Saint-Tropez
49:10Saint-Tropez
49:10ça fait
49:11depuis que je suis enfant
49:12que mon père recevait
49:14des demandes
49:15pour le remixer
49:16oui oui
49:16je ne sais pas
49:17ce que deviendra
49:18la musique classique
49:19dans 100 ans
49:20mais pour moi
49:21ça ne m'étonnerait pas
49:22que certains thèmes
49:23itinéraires d'un enfant gâté
49:24ou comme ça
49:24un jour ça figure
49:26comme de la musique classique
49:27c'est tout à fait possible
49:28alors il y a cet album
49:29donc Play It Like Francis
49:30qui est un vinyle
49:32et vous avez fait
49:32volontairement un vinyle
49:34et en même temps
49:34on peut le retrouver
49:35en streaming
49:36tout à fait
49:37vinyle, cd et streaming
49:39mais vinyle oui
49:39parce que c'est
49:41c'est plus adapté
49:42à tout ce qui va être
49:45bar, lounge
49:47voilà
49:47et c'est vrai qu'aujourd'hui
49:49le vinyle ne reprend du point
49:49il y a d'autres musiques
49:52de Francis Flet
49:53qui sont en vinyle
49:54les uns et les autres
49:55un homme et une femme
49:5713 jours au Japon
49:58les 40 ans
49:59le vinyle aujourd'hui
50:01Francis Flet
50:02en est un des leaders
50:04si j'ose dire
50:04oui c'est bien
50:06ce retour aux ressources
50:07moi je suis comme tout le monde
50:09je télécharge beaucoup de musique
50:11que j'écoute
50:11sur des appareils portables
50:13mais il y a une chaleur
50:14dans le vinyle
50:15ça apporte
50:18une chaleur
50:19c'est incroyable
50:20alors ça s'appelle
50:20Play It Like Francis
50:21c'est le projet pour l'instant
50:23mais il y en aura d'autres
50:23Frédéric Play
50:24il y en a d'autres
50:25on en a d'autres
50:26oui
50:26par exemple
50:28par exemple
50:29je vous parlais
50:30Francis a fait beaucoup de musique
50:32pour des films
50:33éroticaux
50:33des années
50:34voilà
50:35et peut-être visiter ça
50:37mettre ça au goût du jour
50:38pour en faire quelque chose
50:39d'assez actuel
50:39je crois qu'il doit être
50:41de là-haut
50:41très fier de vous
50:42et toujours aussi monnaie
50:44en disant
50:44je ne comprends pas
50:45mais c'est génial
50:46complètement
50:47c'est le genre de phrase
50:48qu'il dirait
50:49bien volontiers
50:50Play It Like Francis
50:52est disponible
50:52et merci Frédéric Lé
50:54d'en avoir parlé
50:55et de conserver
50:56la mémoire
50:56de ce génie de la musique
50:57oui c'est un plaisir
50:58de m'occuper
50:59de la musique de mon père
50:59merci à vous
51:00de m'avoir reçu
51:01et bien à très bientôt
51:02j'espère
51:03l'équipe d'Univis
51:03c'est terminé pour aujourd'hui
51:04on se retrouve bientôt
51:05restez fidèles
51:06à l'écoute de Sud Radio
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