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##C_EST_QUOI_LE_PROBLEME-2026-03-27##

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News
Transcription
00:00Sud Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
00:04Et on est ensemble avec vous pour ces deux heures d'information.
00:08Bonjour Gilles Gansman.
00:09Bonjour Valérie.
00:09Et tout à l'heure évidemment, mettons-nous d'accord avec les débatteurs, les sujets d'actualité.
00:15Mais bon, le vendredi...
00:17Moi je vous parlerai dans mon zapping, je vous parlerai de l'essence.
00:22Vous verrez qu'en Asie c'est beaucoup plus grave par rapport à ce qu'on vit en France.
00:25Oui, il y a des pénuries terribles.
00:26Exactement, on ira en Thaïlande.
00:28Vous pouvez réagir au 0826 300 300.
00:32Est-ce que vous avez des craintes de pénurie d'essence ?
00:34Vous verrez ce qui se passe en Thaïlande.
00:35Et je vous parlerai du nouveau maillot de l'équipe de France, vous l'avez vu, pour la coupe du
00:39monde.
00:39Oui, le vert de l'essence.
00:40Ce sera vert.
00:41Qu'est-ce que vous pensez du maillot de l'équipe de France ?
00:44On ne dit plus les bleus, alors on dit les verts, ou la statue de la liberté 0826 300 300.
00:50Si vous voulez réagir au maillot de l'équipe de France.
00:51On reviendra aussi sur le prix de l'essence et sur les aides du gouvernement pour les métiers en tension.
00:59Oui, je disais donc que le vendredi, c'est quoi le problème ?
01:02On prend quelques libertés, ce n'est pas un problème puisqu'on reçoit aujourd'hui Philippe Rizoli.
01:07Bonjour Philippe.
01:08Bonjour Valérie.
01:10On se fait plaisir.
01:11Donc je suis le problème du jour.
01:12Voilà, c'est bien.
01:13Non, j'ai cherché, je me suis dit qu'est-ce qu'on pourrait trouver ?
01:15Alors peut-être que le problème, ça pourrait être comment la vie après la télé.
01:20Puisque votre titre s'appelle « Jamais trop tard, mes années télé et les autres », ça paraît aux éditions
01:25de l'archipel.
01:26C'est un régal parce que ce sont de très courts chapitres, des petits épisodes, des petits épisodes mais importants
01:33dans votre vie.
01:34« Raconté avec l'humour qui vous caractérise », c'est un livre très bien écrit.
01:39C'est gentil, ça me touche beaucoup.
01:40Mais j'avais beaucoup aimé le précédent « Dis bien à mon fils que je l'aime », vous parlez
01:43de votre père.
01:44C'est un livre très personnel mais pas personnel de la même manière que celui-ci où vous racontez vos
01:50années télé.
01:52Et puis le « Après » de la télé, on est dans l'actualité puisque l'OANA, on en a
01:58abondamment parlé hier, est morte.
02:00On a beaucoup cité, parlé de cette lumière et quand la lumière s'éteint, c'est très difficile.
02:06Ça a été difficile pour vous le jour d'après en fait ?
02:10Oui, c'est toujours un petit peu difficile.
02:12On ne peut pas dire qu'elle se soit éteinte complètement en ce qui me concerne.
02:15Je fais quand même pas mal de choses, du théâtre, je fais de la musique.
02:19Oui, surtout sur la chaîne sur laquelle j'officiais qui était quand même la plus grande d'Europe.
02:24Ce n'était pas rien.
02:25À des horaires, en faisant des prime time, en faisant une émission récurrente quotidienne tous les midis, une autre le
02:33week-end.
02:35Donc effectivement, c'est difficile mais je ne veux pas tomber dans les poncifs.
02:40Alors on vous appelle moins, vous êtes moins invité.
02:43Non mais vous, qu'est-ce que vous ressentez ?
02:45Parce qu'il y a cette notion de, hors antenne, est-ce qu'on est accro à la télé ?
02:51Est-ce qu'on a du mal à arrêter ?
02:54Là, je vais parler pour moi, pour les autres, je n'en sais rien.
02:57Moi, je suis véritablement un enfant de la télé.
03:00Je l'avais raconté dans le premier chapitre, dans le premier livre.
03:04C'est-à-dire que la télé du début des années 60 en noir et blanc, où il n'y
03:09avait qu'une chaîne,
03:10et où j'attendais, même, il n'y avait rien sur l'écran, mais ce n'est pas grave, je
03:13l'allumais quand même.
03:14Et je dis la télé, mais la radio également, que j'allumais, sur les gros postes qui mettaient une heure
03:21à chauffer,
03:21c'est pareil, bon, avant qu'arrive le transistor au début des années 60.
03:25Donc j'ai adoré ça.
03:27Mais j'ai adoré ça parce que c'était aussi une ouverture sur le monde en ce qui me concerne.
03:31Moi, je suis issu d'une famille qui n'était pas extrêmement riche, donc on ne voyageait pas, par exemple.
03:38Et là, c'était l'occasion de voir ce qui se passait ailleurs.
03:41Quand je raconte dans ce livre qu'il y avait une série que j'adorais, qui s'appelait Aventure dans
03:45les îles,
03:46c'était le capitaine Troy, dont parle Laurent Woulzy dans sa chanson « Idéale, simplifiée ».
03:51Donc on doit avoir à peu près les mêmes références.
03:54C'était une façon de voyager.
03:56Alors le jour où je me suis retrouvé sur la tombe de Brel, par exemple, aux îles Marquises,
04:01c'était grâce à la télévision, grâce à ce métier.
04:06Sinon, ça ne serait vraisemblablement jamais fait.
04:09Donc oui, je pense que moi, je ne l'ai pas fait pour être connu, célèbre.
04:14Qu'est-ce qui vous a plu ? Qu'est-ce qui vous plaisait dans le métier d'animateur ?
04:18D'abord, il y a le contact avec les gens.
04:21Vous avez été le premier à dialoguer avec le public.
04:25Oui, je pense que je fais partie de ceux-là.
04:27Mettre en avant le public et avoir une interaction.
04:30Avant, il y avait Guy Lux, tout est sur scène.
04:33Ou à faire en sorte que ma voix off devienne une voix on,
04:36puisque c'est un monsieur qui s'appelait Pascal Argence, notamment,
04:40qu'on s'est mis à voir.
04:43Mais encore, je n'ai pas eu toutes les libertés que je souhaitais à cette époque-là.
04:49Sinon, je serais allé beaucoup plus loin.
04:50Parce que c'était un format, oui.
04:53Moi, par exemple, pour Le Juste Prix, qui a été une des émissions phares de ma carrière,
04:57dont on me parle très souvent, j'ai eu longtemps, alors je le mettrais entre guillemets,
05:01mais les Américains sur le dos, qui venaient sur le plateau.
05:04J'avais une déléguée américaine qui s'appelait Pamela Yozdan,
05:08avec qui j'allais dîner le soir, non pas pour la draguer,
05:13mais plutôt pour la charmer quand même un petit peu,
05:16pour qu'elle soit beaucoup plus douce,
05:20parce que ça ne plaisantait pas, qu'on n'avait pas le droit de faire un pas de côté.
05:23Mais l'interaction avec le public m'intéresse.
05:25Vous savez, là, il y a un livre qui sort, donc celui-là, jamais trop tard.
05:30Je vais faire des salons du livre, mais je reste des heures à parler avec le public,
05:35parce que découvrir les gens m'intéresse.
05:37Vous voyez, là, je suis venu en taxi, mais le gars m'a raconté sa vie.
05:41Je crois que c'est un petit don que j'ai à la base,
05:47qui fait que je sais faire parler, j'ai les moyens de vous faire parler, disons.
05:51Alors, c'est une multitude d'anecdotes, beaucoup que vous n'aviez jamais racontées.
05:55Moi, je ne savais pas que Jean Marais vous regardait.
05:58Oui, mais il m'a écrit, cher Philippe, je vous regarde tous les jours avec joie.
06:05Je trouve que c'est...
06:07C'est formidable.
06:08Oui, c'est touchant, parce que moi, Jean Marais,
06:10c'était évidemment, c'était les fantômas, c'était le capitaine, c'était le capitaine fracas,
06:14c'était un héros de mon enfance.
06:17La belle et la bête aussi.
06:20Quand j'avais 10 ans, il m'a fait tellement peur quand il prend la flèche dans le dos.
06:26Et donc, vous avez gardé ces...
06:27Oui, bien sûr, je l'ai.
06:29Gilles, pardon.
06:30Non, il y a d'autres stars qui vous regardaient, où vous avez été surpris.
06:34Ah non, il y en a pas mal.
06:35Franchement, il y en a pas mal que je rencontre, même encore maintenant,
06:38qui me disent, oh, je raconte une petite.
06:42Par exemple, un jour, je suis dans un déjeuner, ça se passe à Roland-Garros,
06:46il y a une chaise vide à côté de moi, qui vient s'asseoir, que je n'avais jamais rencontré
06:50de ma vie,
06:51mais dont j'étais, entre guillemets, fan.
06:54Alain Delon, Alain Delon, qui m'appelle Rizolo.
06:57Rizolo, voilà.
06:58Bonjour, Rizolo.
06:58Il le fait exprès, il savait très bien que je m'appelais Rizoli,
07:00mais il le fait exprès, salut Rizolo, il me tape sur l'épaule.
07:03Et avant de partir, il me dit, tu devrais absolument refaire ce que tu faisais à Canal.
07:08C'est-à-dire le talk show qui s'appelait Direct,
07:10là où je me sens vraiment le plus à l'aise,
07:12et c'est ce que je préfère faire, finalement.
07:14Longue carrière à la télévision,
07:17puis un jour, ça s'arrête, comme pour tout le monde.
07:19Oui, ça s'arrête sur un coup de fil,
07:20que je raconte un petit peu un détail,
07:23un coup de fil un peu lunaire,
07:26où je ne m'y attends pas,
07:27parce que je m'attends à ce que le juste prix s'arrête.
07:31C'est l'arrivée de l'euro, ça j'ai déjà eu l'occasion de le raconter.
07:35Par contre, je ne m'attends pas du tout à ce que ça s'arrête.
07:38Il n'y a pas la TNT, je ne peux pas rebondir directement.
07:41Ayant déjà fait Canal, je ne vais pas y retourner.
07:44Il reste la 2, la 3,
07:46puis là, je vais avoir quelques déconvenus auxquels je ne m'attendais pas non plus.
07:49Donc c'est vrai, c'est ce qui va finalement faire que je vais finir par accepter
07:55cette fameuse ferme célébrité dans laquelle, très honnêtement,
07:58je n'avais strictement rien à faire, rien à y faire,
08:02si ce n'est à la présenter éventuellement.
08:04Mais ça, c'était de Chaman, Christophe qui le faisait.
08:06Est-ce que la motivation, c'était de dire je continue sur TF1
08:10ou je prends mon chèque ?
08:12Je prends mon chèque ?
08:13Non, non, non, non, non, non, non, je ne prenais pas.
08:16J'ai pris un chèque.
08:16J'ai pris un chèque.
08:18D'ailleurs, à ce propos, je raconte aussi une petite anecdote à la fin.
08:21Je suis dans un train, très récemment, pour la promotion dans un TER,
08:26et de très loin, alors que je n'avais jamais reparlé de cette émission,
08:29au moment où je descends du TER,
08:32un monsieur me crie de loin,
08:35merci, merci pour ce que vous avez fait pour les enfants,
08:38et je ne comprends pas très bien de quoi il me parle.
08:40Et en fait, il parle de la somme que j'ai remportée à la ferme célébrité
08:46pour l'association que j'ai défendue à cette occasion.
08:52Qu'étaient les petits pringés ?
08:54Vous, vous seriez encore très rune vache ?
08:56Ah, je serais, oui, tout à fait.
08:57Ah, j'ai un doigté, vous ne vous imaginez pas.
09:00Même une chèvre.
09:01Vous racontez effectivement,
09:03à bientôt, grand, et ne te fais pas de soucis,
09:06passage qui raconte assez bien le milieu de la télévision,
09:08Étienne Moujotte, vous dites,
09:10t'inquiète pas, il vous appelait grand.
09:13Oui, il m'appelait grand.
09:14Évidemment, je n'aime plus trop que personne ne m'appelle grand.
09:16Et donc, vous dites, moi, je ne me faisais pas de soucis, quoi.
09:18Mais ça, c'est un peu le côté...
09:19Non, c'est exactement la phrase qui m'a torturé
09:23pendant des mois, des mois et de mois,
09:25c'est, dans l'immédiat, je n'ai pas de projet pour toi.
09:27Alors, on se dit, mais c'est quoi l'immédiat ?
09:29C'est un mois, c'est deux mois, c'est six mois, c'est un an ?
09:32Ce qu'il m'a dit, tu sais, tu as été à l'antenne tous les jours,
09:34ça fait presque 20 ans, enfin 16 ans que tu es à l'antenne tous les jours.
09:38Ce serait bien de laisser reposer ton image.
09:40Mais moi, je suis dans la quarantaine,
09:42je suis dans la force de l'âge, je suis en pleine forme.
09:44Ça marche avec le public, tout va bien.
09:45Pourquoi est-ce que j'irais laisser en pleine course
09:49faire un stop and go, quoi ?
09:52Enfin, j'étais un peu obligé.
09:53Il y a la rencontre avec Jean-Luc Delarue,
09:55complètement lunaire, dans un bureau.
09:57Oui, parce qu'à ce moment-là,
09:59il me passe un coup de téléphone.
10:00Je ne vais pas le raconter,
10:01parce que je le décris bien dans le livre.
10:04Oui, vous le décrivez assez bien,
10:05mais c'est vrai qu'on rencontre des personnalités de la télévision.
10:09Et puis, il y a ce qui se passe après.
10:13Il n'est jamais trop tard, c'est ça ?
10:15C'est-à-dire que...
10:16Alors, c'est en fait, la vraie...
10:18Parce que des fois, on me dit,
10:19il n'est jamais trop tard pour bien faire,
10:20mais ce n'est pas du tout cette phrase-là.
10:21Non, ce n'est pas ça du tout.
10:21Ce n'est pas ça que j'ai voulu dire.
10:23Il n'est jamais trop tard pour que nous devenions
10:25ce que nous aurions pu être.
10:26Absolument, pour entreprendre autre chose
10:29et faire ce qu'on a envie de faire.
10:30À condition, ce qui je pense était, j'espère, mon cas,
10:33avoir un éventail, une palette artistique assez large,
10:38c'est-à-dire pouvoir écrire, pouvoir monter sur scène.
10:41Ce n'est pas parce que vous avez un nom connu
10:43que vous allez être bon au théâtre, par exemple.
10:45Or, le public paye.
10:46À la télé, c'est gratuit.
10:48Là, le public paye.
10:50Donc, c'est ça.
10:51J'ai pris quelques cours, j'ai travaillé un petit peu, etc.
10:55Puis quand on m'a donné le feu vert, j'y suis allé.
10:57Et là, à nouveau, comme ça a été le cas pour la télévision,
11:00ça a fonctionné et j'ai enchaîné les pièces.
11:02Mais on avait déjà vu votre talent et votre façon d'improviser
11:06sur une émission tellement compliquée à animer
11:09qui était le millionnaire,
11:10parce que vous ne saviez pas à quoi ça allait ressembler.
11:13Je vous ai mis un extrait un peu culte du millionnaire.
11:15Vous avez raison.
11:16Un jour, vous avez dit stop et vous vous êtes mis à la peinture.
11:18Non, ce n'est pas moi qui ai dit stop, c'est mon toubis.
11:20Ah oui ?
11:20Mais enfin bon, vous vous êtes arrêté, quoi.
11:22Oui.
11:22Et vous êtes passé à la peinture.
11:24T'as les mains propres ?
11:28C'est pas des chefs-d'oeuvre, lui, je tiens.
11:33Non, mais sur la peinture à l'huile, il ne faut pas du gras.
11:39C'est incroyable, là, ces moments.
11:40C'est génial, mais je le revois comme si c'était...
11:43Je tiens à préciser que j'ai fait un peu le chemin à l'envers
11:46et je rencontre un tas de gens,
11:48malheureusement certains ne sont plus là,
11:50comme Jean-Pierre Pernault, comme Patrick Croix,
11:52comme Philippe Gildas, comme un certain nombre d'autres.
11:55Mais il n'y a aucune nostalgie dans ce livre.
11:57Non, il n'y a pas de la nostalgie, c'est tendre,
12:01on rit beaucoup.
12:02J'ai essayé, mais je suis content que vous ayez été sensible à cet humour.
12:06Il y a beaucoup d'humour, il y a beaucoup...
12:09Ce que vous dites de Jean-Pierre est très beau,
12:11puis vous racontez des choses quand il vous...
12:13Ce sont des anecdotes, il n'y a pas de nostalgie, effectivement.
12:17Ah non, non, pas du tout.
12:17C'est des moments de vie.
12:18Et puis moi, je voudrais que vous me racontiez,
12:20parce que je crois que c'est une histoire,
12:21une des histoires qui me fait le plus rire.
12:23La séquence Garçons, s'il vous plaît.
12:24Ce sera tout de suite après la pub.
12:27Le 10h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
12:32Avec Philippe Rizoli, on se met d'accord, oui, on est d'accord.
12:34Forcément, c'est plutôt la demi-heure, c'est quoi le problème ?
12:37Mais là, il n'y a pas de problème.
12:38Jamais trop tard, mes années télé et les autres.
12:41C'est un livre qui paraît chez l'archipel.
12:43Alors, c'est vrai que les gens n'ont pas le moral, sont tristes.
12:46Là, moi, ce livre, je l'ai dévoré, je me suis réjouie, j'ai rigolé.
12:50Parce qu'on passe...
12:52On parle de Maurice Favier aussi, avec vos années RTL.
12:55Oui, au tout début, oui, qui m'a raconté sur RTL.
12:57Je vous ai demandé de me raconter cette histoire.
12:59Garçon, s'il vous plaît, c'était au millionnaire.
13:03Oui, c'est au millionnaire.
13:04J'essaie de la faire très, très rapide.
13:07C'est au moment où le gagnant constatait ses gains.
13:11En l'occurrence, là, il devenait millionnaire.
13:13Je disais, vous êtes millionnaire, champagne.
13:15Mais ce monsieur qui était là me dit, non, non, merci, je ne bois pas d'alcool.
13:19Heureusement, en réserve, on avait des jus de fruits.
13:23Je dis, bon, alors, un petit jus de fruits, un jus d'orange, un jus de pamplemousse.
13:25Ah, non, non, non, surtout pas de jus de fruits.
13:27Bon, ben, alors, on va prendre un verre d'eau, peut-être.
13:30Il me dit, non, il me répond.
13:32Puis il me regarde, puis il me fait, bon, ben, puisque vous insistez, servez-moi un Campari soda.
13:38C'est incroyable.
13:40Il y a des réactions comme ça.
13:42Il y a des réactions assez incroyables.
13:44Alors, je raconte aussi les lapsus que j'ai pu faire.
13:49J'ai rajouté un chapitre à la fin que j'ai appelé Extra Balle, un peu comme au Flipper,
13:54où je mets plein de petits trucs qui me sont arrivés.
13:57Des lapsus qui, à l'époque, étaient moins relevés que maintenant.
14:00Maintenant, ça ne pardonne plus avec les réseaux.
14:02Ça passe et ça repasse en boucle.
14:05À l'époque, on arrivait à le faire en catimini.
14:08Même en télé, vous savez que vous avez une chaîne du juste prix lancée par Arthur.
14:13Vous avez même une chaîne de l'école des fans où vous êtes diffusé en boucle.
14:18Si vous allez sur votre free box sur Orange.
14:20Par contre, je vois de nombreux extraits sur le net.
14:24M6 m'a récompensé, je le mets entre guillemets, il y a deux ans,
14:29pour une des meilleures séquences, une des séquences qui fait le plus rire
14:32avec un jeune garçon et ses parents qui font du body-karaté.
14:37Donc, j'ai reçu un trophée.
14:39Mais il m'a fait la surprise de faire venir ce petit garçon, évidemment, dix ans après,
14:43qui était un athlète.
14:45Je ne l'avais pas reconnu.
14:47Donc, non, non.
14:48On vous parle de quoi le plus souvent quand on vous croise dans la rue ?
14:52Alors, on me fait de loin.
14:55En province, souvent, on me fait un petit geste de loin.
14:58Mais presque comme un micro.
15:00Voilà.
15:01On fait comme si on faisait tourner un micro.
15:03Ça, je pense que c'est véritablement ma signature.
15:06Le million, le million, ça s'est passé.
15:08C'est passé.
15:09Moi, je me souviens, on était au ski ensemble dans un événement.
15:12Les gens s'approchaient de Philippe et lui tapaient sur l'épaule et disaient
15:15« Vous pouvez soulever votre ski ? »
15:17Soulever son ski.
15:18C'était pour un s'il y avait le million dessous.
15:19C'était invivable.
15:22C'était des émeutes.
15:23Invivable.
15:24J'allais au Parc des Princes voir un match de foot.
15:28J'avais des gens derrière moi qui pendent tout le match, hurlaient « Le million, le million ».
15:32Non, non.
15:32C'est ça.
15:33Vous voyez, tiens.
15:34Ça, c'est un truc qui est difficile à vivre quand on vous arrête du jour au lendemain
15:38et que vous êtes, ce qui était mon cas, extrêmement populaire.
15:41C'est-à-dire que, ok, vous n'êtes plus tout à fait dans le cercle de la télé,
15:44mais pour le public, vous êtes là.
15:46Je veux dire, ils n'ont pas Alzheimer.
15:47Ils ne vous oublient pas du jour au lendemain.
15:49Donc, vous continuez à être extrêmement populaire.
15:53Et ça, ça se complique un peu parfois.
15:57Alors, ça vous coûte très cher.
15:58Parce que vous ne pouvez pas, par exemple, me dire « Je vais prendre le métro. »
16:01Parce que sinon, vous êtes…
16:03Donc, ça veut dire prendre un taxi.
16:04Mais le taxi, il faut le payer.
16:06C'est toute une réaction en chaîne.
16:08Ça veut dire que vous jouiez, vous prenez un ticket de millionnaire ou pas ?
16:13Alors, j'en ai pas pris souvent, sauf quand on était en déplacement, par exemple, dans les îles.
16:18Il m'est arrivé d'en acheter.
16:22Alors, j'avais le droit.
16:24J'avais le droit.
16:25Maintenant, si j'avais gagné, évidemment, ce n'est pas moi qui serais venu tourner la roue.
16:29Ça aurait été indélicat.
16:31Jamais trop tard, c'est de dire que quand la télé s'arrête, vous avez finalement…
16:37Vous vous êtes dit « Je ne vais pas rester chez moi à planter des poireaux et à élever des
16:42poules. »
16:43« J'ai eu envie de faire du théâtre. J'ai envie de chanter. »
16:46Moi, je me souviens de toute cette époque où vous avez sorti votre premier album.
16:49Et la question que je me pose, c'est qu'au tout début, quand on décide de changer d'activité,
16:55est-ce que cette image du juste prix, du millionnaire, ne vous marque pas en particulier sur l'album ?
17:00Parce que c'était un album très réussi, le premier album.
17:03Vous avez un vrai talent de chanteur avec des super arrangements.
17:06Vous racontez Philippe Châtel, les séances de travail que vous avez eues avec lui,
17:11les arrangements et tout ça.
17:12Et puis, on ne vous a pas pris au sérieux.
17:15Non, parce que je pense que malheureusement, il n'aurait pas fallu sortir immédiatement cette chanson « Les Bananas »
17:22qui n'a pas été arrangée.
17:25Ça, encore, je l'ai expliqué.
17:26Oui, vous l'expliquez, que Julien Doré, finalement, vous appelle et ressort la chanson.
17:30C'est un destin extraordinaire pour cette chanson qui ressort 25 ans après, qui devient un tube.
17:36Ça marche, les jeunes ont cru que ne connaissaient pas ce titre-là, parce qu'on ne le passe jamais
17:41en radio.
17:42Donc, ils ont cru que c'était un nouveau titre de Julien.
17:45Ils ont adhéré complètement.
17:47Et quand le 14 novembre dernier, je me retrouve sur la scène de l'accord à Arénal,
17:52chanté en duo avec lui devant 20 000 personnes, c'est quand même un truc de fou.
17:57Ça devait être jouissif, non ?
17:58Ah oui, j'ai adoré.
17:59Alors, on va l'écouter.
18:00J'ai adoré ça.
18:02Ça, c'était la première version.
18:04Ça, c'était la première version.
18:08Oui, effectivement.
18:10Et on n'a pas celle de Julien Doré.
18:11Il faudrait qu'on écoute celle de Julien Doré, parce qu'elle est beaucoup plus dans le style,
18:15dans l'esprit de ce que vous vouliez.
18:17Vous avez demandé de faire du commercial, certainement, aussi.
18:20Non, non, moi, on ne m'a rien demandé du tout.
18:21Par contre, j'ai appris des...
18:23Parce que ce n'est pas après avoir quitté TF1 que j'ai fait cet album.
18:27J'étais toujours...
18:29Ah, vous étiez toujours à TF1, ce soir ?
18:31Cette chanson-là, elle raconte la fin du jeu Le Millionnaire.
18:33Bien sûr.
18:34Et quand Philippe Châtel vient chez moi, il n'a pas écouté cette chanson-là, en particulier.
18:39Quand il m'a dit qu'on va faire un album, il en a écouté plein.
18:42Il m'a dit qu'on fait un album.
18:43Il se trouve qu'il y avait cette chanson-là dans le lot,
18:47mais qu'elle n'était pas faite du tout comme ça.
18:48Et moi, j'étais un fan absolu du répertoire de Philippe Châtel.
18:53Émilie Jolie, les Mr. Hyde, Émilie Jolie, etc.
18:56Ma lycéenne.
18:58Sauf qu'on lui a implicitement demandé de faire quelque chose d'extrêmement populaire.
19:03Peut-être en vue d'en faire genre un tube de l'été,
19:05comme il y avait eu la Lambada des années plus tôt.
19:08Et voilà.
19:09Et moi, je me suis retrouvé en studio avec des pointures,
19:13des musiciens vraiment top niveau.
19:16Donc finalement, je n'avais pas mon mot à dire.
19:18Pierre Billon aussi qui a travaillé avec vous.
19:19Oui, mais pas sur cet album-là.
19:22Parce qu'on avait déjà...
19:24Déjà, Pierre s'était intéressé à moi.
19:26Parce qu'au millionnaire, je chantais.
19:28Et je chantais.
19:29Alors, il y avait ce qu'on voyait en télévision.
19:31Mais j'avais testé un certain nombre de chansons que j'avais écrites
19:33il y a un petit moment sur le public pendant les pauses.
19:36Et Pierre Billon, que je connais bien d'ailleurs,
19:38ça serait pas mal si on faisait un album.
19:40Puis ça s'était arrêté en cours de route.
19:43Philippe Châtel avait eu la même...
19:44Mais chaque fois qu'on écoute mes titres,
19:47on me dit non, il faut absolument les faire connaître.
19:49Mais bon, chat est chaudé, crin l'eau froide.
19:52Donc voilà.
19:53Mais il n'est pas dit qu'un jour avec...
19:55Parce que moi, je suis très guitare acoustique, très etc.
19:58Donc il n'est pas dit qu'avec quelques musiciens,
20:00mais vraiment pour le plaisir, sans ambition...
20:02Parce qu'il n'y a pas un petit concert.
20:03Voilà, de me faire deux, trois petits trucs comme ça pour le fun.
20:07Comment vous expliquez le revival des jeux,
20:10de la Rue de la Fortune, d'une famille en or, du Big Deal ?
20:13Pourquoi cette nostalgie ?
20:14Ce que j'explique très très bien, c'est que ce sont des marques fortes.
20:17Ce sont des marques très fortes qui ont marqué toute une génération.
20:21Ce sont des marques en plus festives.
20:23On est dans un monde très légèrement perturbé quand même en ce moment.
20:29Et là, c'est bon enfant en fait, la Rue de la Fortune.
20:33Vous comprenez les Juste Prix, la Rue de la Fortune,
20:35ce sont des jeux à la fois assez simples,
20:38même si au fond, il y a quand même un petit peu de stratégie.
20:43Mais donc, voilà, la seule chose...
20:46Et là, je mets vraiment des...
20:49Comment dire ?
20:53Guimets ?
20:54Oui, ce n'est pas tout à fait des guimets.
20:56C'est-à-dire qu'on veut refaire les jeux de l'époque,
20:59mais sans les moyens de l'époque.
21:02En clair, je vais m'expliquer.
21:03Quand vous faites le juste prix,
21:05le but, c'est de remporter une vitrine.
21:07Et de remporter au passage des cadeaux,
21:09avec une ambiance, etc.
21:12Donc, il faut absolument que les cadeaux vous fassent rêver
21:14et que la vitrine vous fasse rêver.
21:17C'est comme ça.
21:17C'est en train de dire que c'est cheap sur M6 ?
21:19Je ne dis pas que c'est cheap,
21:21je dis que ça ne correspond pas tout à fait au niveau des cadeaux.
21:24Je ne parle pas de l'animation.
21:26Vous auriez accepté s'il n'y avait pas eu des contrôles ?
21:28Non, non, non, c'est fini.
21:28Moi, le juste prix, la page, elle est complètement tournée.
21:31Le seul truc qui m'aurait pu m'amuser,
21:33si on m'avait proposé un one-shot, une spéciale,
21:36là, je me serais éclaté comme un malade.
21:38Je pense qu'il devrait faire ça, ce serait bien.
21:39Même une spéciale du millionnaire ou d'un jeu ressemblant
21:44ou un truc comme ça.
21:46Un truc où je peux faire à la fois du stand-up,
21:48ce que j'aime en fait, et interviewer et tout ça.
21:51Mais sur une émission, un grand show,
21:54oui, ça, ça me plairait.
21:55Mais je ne veux plus faire d'émissions récurrentes comme ça.
21:58Et puis, en tout cas, juste après que je l'ai tellement fait,
22:01je connais le moindre détail.
22:02Tout le mécanisme du jeu.
22:06Mais je pense qu'il faut vraiment respecter les formats
22:11tels qu'ils ont été écrits.
22:13Pour le juste prix, ça date du milieu des années 50.
22:16The place is right.
22:17Bob Barker, que je suis allé rencontrer à Los Angeles, bien sûr.
22:21Bob Barker, Alex Trebek.
22:22Je suis en photo avec lui dans le livre pour Geo Party.
22:25Oui, c'est vrai, il y en a eu, des jeux.
22:29Souvent, l'inquiétude, c'était parce que vous regardiez les jeux
22:32aux Etats-Unis à cette époque-là.
22:34Les candidats criaient, s'évanouissaient.
22:37On s'est demandé à un moment si les joueurs français auraient.
22:40Oui, mais il faut les amener à faire ça.
22:42Moi, j'étais un des premiers à être proche,
22:46mais déjà dans Starquist sur Canal+,
22:48à être proche des candidats, à leur demander ce qu'ils faisaient,
22:51à me servir de leur vie
22:53pour qu'il se passe quelque chose.
22:57Animé, animateur, ça vient de animus.
22:59Donner vie, donner corps à...
23:02Et maintenant, quand je vois certains présentateurs dans les jeux dire
23:05« Alors vous venez d'où ? Alors vous faites quoi ? »
23:07Mais ils ne rebondissent pas, tout ça, ça me paraît plat, ça me paraît fade.
23:11Alors on va écouter un candidat qui était très heureux de gagner au juste prix.
23:15Écoutez.
23:15C'est pas possible !
23:19Je ne sais pas ce qui m'arrive, là.
23:23Déjà joué, c'était formidable pour gagner à ça.
23:26Je ne croyais pas de sous.
23:28C'est la première fois que je vois un candidat ému comme vous, c'est bien, c'est sympa à
23:33remarquer.
23:34C'est votre épouse qui est là.
23:36Elle est là-bas.
23:37Oui, on la voit, elle est gros plan, elle est encore plus effondrée que vous.
23:40C'est pas possible !
23:41Si c'est possible, vous avez gagné le canapé !
23:43Voilà, il y avait des réactions insensées.
23:46Oui, mais ça, il faut les amener en fait.
23:48Bien sûr !
23:48Et ça, c'est comme un cuisinier, un grand chef.
23:52Il faut savoir l'amener, c'est tout un truc.
23:54Ça vous a enfermé, les gens ?
23:56Oui, parce qu'encore une fois, moi je pense que j'étais beaucoup plus fait pour ce qu'on appelle
24:00le talk show.
24:00Parce que je m'intéresse, je ne suis pas un passionné de cinéma, je vais quatre fois au cinéma par
24:05semaine, je suis un passionné de théâtre, je suis un passionné de sport, de littérature, etc.
24:12De politique, donc j'ai un spectre assez large et c'est pour ça que j'étais tellement heureux en
24:18faisant direct ou en faisant sur Sud Radio, l'émission qui s'appelait Code Rizoli, où je déconnais le...
24:23Voilà, parce que c'est ma vraie formation à la base, c'est ça.
24:27Il se trouve que je fais un premier jeu qui est Star Quiz, il marche, on m'en propose un
24:30deuxième jeu au pardi, il marche, je fais intervile et on m'en parle.
24:34Donc, d'un jeu à un autre, vous devenez animateur de jeu alors que ce n'était pas ce sur
24:41quoi vous étiez.
24:41Mais je ne le regrette pas parce que j'ai pris beaucoup de plaisir, il ne faudrait pas penser que
24:44je crache dans la soupe.
24:45Mais le théâtre, Rameau, c'est le théâtre parce qu'on n'en a pas parlé, ça a été là
24:47pour le coup un nouveau métier pour vous.
24:51Ah oui, complètement, parce que les règles sont totalement différentes.
24:55Oui, vous êtes face au public, enfin là aussi vous étiez face au public.
24:59On est face au public mais sans le voir, alors que ça c'est une grosse différence dans l'animation.
25:02Vous le voyez, vous lui parlez, vous le regardez dans les yeux.
25:05Le public c'est le quatrième mur comme on dit au théâtre, donc vous n'êtes pas censé le voir.
25:09Mais il faut apprendre à tenir son verre d'une certaine main et pas de l'autre, la façon dont
25:14vous vous déplacez.
25:15Il y a des règles, tout ça je les ai appris en vitesse accélérée.
25:18Et puis après, vous savez, après c'est une question de personne, une question de personnalité.
25:22Vous avez des gens qui vont rentrer sur scène, ils occupent l'espace.
25:25On ne sait pas pourquoi, c'est inné.
25:27Puis vous avez les autres, ils peuvent faire des claquettes toute leur vie, ils ne seront jamais Fred Astaire.
25:31Et vous, ça a fonctionné en particulier avec Nathalie Marquet, vous racontez Jean-Pierre.
25:35Et d'autres, bien sûr, oui, mais ça a été le début avec Jean-Pierre.
25:38Ça a été le tout début, bien sûr.
25:39Alors je rappelle, le livre « Jamais trop tard, mes années télé et les autres » aux éditions L'Archipel,
25:44Philippe Rizoli, on a plaisir à vous retrouver, à retrouver ces années télé,
25:48à retrouver toutes ces anecdotes qui ont jalonné votre vie d'avant et celle d'après.
25:53Un livre qui donne le sourire, qui rend heureux, qui parle d'une autre époque,
25:58ou peut-être qu'on peut dire parfois c'était mieux avant.
26:00En tout cas, moi je le pense en ce qui concerne la télévision.
26:04Et puis on va réécouter, pour ce qui était là, on va écouter la version de Julien Doré,
26:09« Cuitasse les bananas ». Merci Philippe.
26:11C'est moi qui vous remercie tous les deux.
26:13Et puis à une prochaine fois, avec plaisir en tout cas.
26:16Oui, pour le prochain livre.
26:35Sous-titrage Société Radio-Canada
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