- il y a 8 heures
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##C_EST_QUOI_LE_PROBLEME-2026-03-17##
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##C_EST_QUOI_LE_PROBLEME-2026-03-17##
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NewsTranscription
00:00en Isère, en présence de la ministre des Armées, Catherine Vautrin.
00:04Nicolas Sarkozy ne fera pas appel de la confusion des peines.
00:07Une information dévoilée par plusieurs médias.
00:09Il devra donc bien purger sa peine de six mois de prison ferme dans l'affaire Big Malion.
00:14L'ancien président sera convoqué par un juge d'application des peines à une date qui n'est pas encore
00:18connue.
00:19Un petit sursis pour les étudiants.
00:21Après une panne hier, ils peuvent déposer leur candidature pour les masters.
00:24Jusqu'à ce soir, 23h59, les étudiants de niveau Bac plus 3
00:28peuvent saisir jusqu'à 15 vœux en formation classique ou mixte
00:31et 15 vœux en alternance sans qu'il soit nécessaire de les hiérarchiser.
00:35Et puis, on termine avec du football, avec les huitièmes de finale retour de la Ligue des Champions.
00:40C'est ce soir, un peu moins d'une semaine après sa victoire 5 à 2 à domicile lors du
00:44match allé.
00:45Le Paris Saint-Germain retrouve Chelsea.
00:47C'est une rencontre à suivre à partir de 21h.
00:50Excellente matinée à tous.
00:53Sud Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
00:57Bonjour à toutes et à tous.
00:59Bonjour Gilles Gansman et bonjour à vous Félix Mathieu.
01:03Aujourd'hui avec vous, c'est quoi le problème ?
01:05Et je dis bonjour à Brice Socol que nos auditeurs connaissent bien.
01:09Vous êtes politologue.
01:11Vous avez publié avec Frédéric Dhabi ce livre
01:15L'écharpe et la tempête.
01:17Et les tempêtes qui est paru aux éditions de l'Aube.
01:22Voilà, on avait Frédéric Dhabi hier avec nous.
01:24C'est un livre dans lequel vous êtes allé à la rencontre des maires un petit peu partout en France.
01:29Et ce matin, on a eu envie de vous inviter pour parler de ces listes uniques un petit peu partout
01:35en France.
01:35Vous en aviez fait un coup de gueule.
01:37On en avait parlé absolument la semaine dernière.
01:39dans les débats, mais c'est vrai que la question se pose aujourd'hui,
01:43savoir si la fin du panachage a favorisé cette abstention
01:47et surtout quelles en sont les conséquences avec des...
01:50Moi, j'ai vu beaucoup de micro-trottoirs où les gens disaient
01:52« J'irai pas voter parce qu'il n'y a qu'une liste, il n'y a pas eu
01:57de campagne. »
01:58Enfin bon, on va avoir l'occasion d'y revenir avec vous.
02:01Encore une semaine et c'est la quille, Brice.
02:03C'est les vacances, c'est l'été.
02:04Et on vous attend au 0826 300 300.
02:07Est-ce que vous avez été dans ce cas ?
02:08Est-ce que dans votre commune, il n'y avait qu'une liste ?
02:11Est-ce que vous êtes allé voter ?
02:12Est-ce que vous auriez souhaité qu'il y ait d'autres choix ?
02:16On en parle évidemment avec vous, avec Félix Mathieu.
02:19Dans un instant, on va revenir dans les débats
02:21sur ce que Bruno Retailleau a appelé les accords de la honte.
02:24Là aussi, beaucoup de témoignages à Sud Radio
02:27et puis sur les réseaux d'électeurs qui se sentent trahis,
02:32qui ont l'impression d'avoir voté pour rien
02:34ou en tout cas d'avoir voté et d'avoir été trahi par ces accords.
02:38En particulier, si on pense à Paris,
02:39avec la liste de M. Bournazel qui rejoint celle de Rachida Dati.
02:45Les électeurs PS vont-ils aller voter pour ces candidats ?
02:50Dites-nous, vous, par exemple, à Toulouse.
02:52On en parlera avec vous si vous voterez
02:54et si vous irez voter pour le maire sortant, M. Moudin,
02:59que pour résister à cet accord entre l'EPS et LFI 0826-300-300.
03:06Et moi, je vous poserai une question, Valérie, à nos auditeurs.
03:09Est-ce que vous êtes prêts que nos soldats répondent à l'appel de Donald Trump
03:13pour aller libérer le détroit d'Hormuz et payer votre essence moins cher ?
03:17Est-ce que vous êtes prêts que nos soldats soient sur place
03:21mais que votre essence soit moins chère ?
03:24On en parlera lors du zapping avec vos débatteurs, Valérie.
03:27C'est encore raccourci, parce que c'est pour le pétrole.
03:31Oui, mais pour libérer le détroit d'Hormuz,
03:34la France a dit non, mais que peut-être.
03:37Peut-être. On en parle dans un instant.
03:40Alors, Félix Mathieu, c'est quoi le problème ?
03:42Effectivement, le problème, on s'en est rendu compte
03:44au cours de cette campagne, avec ce grand nombre de listes uniques
03:50dans un très grand nombre de communes, je crois que c'est 33 000, c'est ça ?
03:54À peu près, oui.
03:55Dans lesquelles il n'y avait qu'une seule liste,
03:57alors des candidats, peut-être des électeurs un peu démotivés.
04:02Et c'est de ça dont on va parler.
04:03Oui, d'autant que ces listes, on ne pouvait plus les modifier,
04:06on ne pouvait plus les panacher, comme on disait à la fin du panachage.
04:08Oui, on pouvait rayer les noms autrefois.
04:10Oui, c'est ça. Jusqu'ici, c'était permis dans les communes de moins de 1000 habitants, en tout cas.
04:14Vous pouviez rayer un nom ou en ajouter.
04:16Donc, même s'il y avait une seule liste, il y avait quand même un suspense quelque part.
04:20Résultat, d'ailleurs, souvent, des maires sortants se retrouvaient parfois avec moins de voix que leurs colistiers.
04:25Et d'un autre côté, vous aviez des gens de la commune qui ne se présentaient pas,
04:28mais qui se retrouvaient quand même à avoir quelques voix lors du dépouillement.
04:31Donc, cette année, c'est plus possible.
04:33Résultat, effectivement, d'environ 33 000 communes sur 35 000.
04:37Il n'y a pas de second tour.
04:37Bon, le conseil municipal est déjà au complet depuis dimanche.
04:40La plupart des communes, en fait, connaissent déjà tout simplement le nom de leur nouveau maire.
04:45Un scrutin, est-ce qu'il faut y voir un lien ?
04:47Un scrutin marqué quand même par un record d'abstention hors crise sanitaire.
04:52On est à plus de 42% d'abstention.
04:55Certains ne sont pas allés voter, effectivement, en se disant, il y a une seule liste et en plus, je
04:58ne peux pas la modifier.
04:59Donc, mon vote, quelque part, ne va rien changer.
05:01Ça ne sert à rien de me déplacer.
05:02En plus, si certains n'étaient pas au courant du changement, de la fin du panachage, du changement de règles,
05:07s'ils n'étaient pas au courant et qu'ils ont panaché comme avant, un peu par habitude à chaque
05:10municipal...
05:11Le bulletin était nul.
05:12Le bulletin est nul, oui.
05:13Oui, c'est ça.
05:13Et peut-être expliquer pourquoi, effectivement, la loi, le mode de scrutin a été changé.
05:19Oui, alors désormais, la règle, c'est effectivement une liste complète et paritaire.
05:23Donc, l'idée, c'est d'avoir autant d'hommes que de femmes.
05:25Donc, pas de liste à la carte.
05:27Comme ça, c'est plus simple.
05:28Et puis, il y avait aussi l'idée de mettre fin au côté coup de stylo défouloir.
05:32C'est-à-dire un peu le défouloir contre les têtes qui dépassent.
05:35Mettre fin à la prime au plan qui est, en quelque sorte, je m'explique.
05:38Vous aviez souvent le maire ou le chef de l'opposition qui était en première ligne,
05:42qui se retrouvait parfois à avoir moins de voix que tous les colistiers.
05:45Parce que, tout simplement, c'est lui qui devait prendre position sur le sens de circulation de la grande rue,
05:50le stationnement place de l'église, le maire lui-même qui se retrouvait à devoir retoquer un permis de construire
05:56ou que sais-je.
05:57Et dans une commune de quelques centaines d'habitants,
05:59il suffisait de 3-4 personnes qui rayent le nom du maire pour un problème personnel.
06:03Et le maire se retrouvait en dernier derrière tous les conseillers municipaux.
06:07Ces conseillers municipaux, alors souvent derrière l'Elysée quand même,
06:11maire ensuite lors de la première réunion du conseil municipal.
06:13Mais bon, désormais, quelque part, c'est l'intention de ce changement.
06:17C'est officiel.
06:17On sait qui dirige la liste, qui est candidat au poste de maire.
06:23Et quelque part, le stylo, c'est pour la liste de course au Super U ou au Leclerc.
06:27Mais pas pour la mairie et pas pour l'isoloir.
06:29Tu sais, c'est ce qu'on appelait avant le tir au pigeon.
06:31On a interdit le tir au pigeon, en fait.
06:33Avant, on pouvait rayer, supprimer la personne qui nous déplaisait pour les raisons que tu as évoquées.
06:410826 300 300, est-ce que ça a été votre cas ?
06:43Est-ce qu'il n'y a eu qu'une liste ?
06:44Est-ce que vous avez compris les enjeux ?
06:45Et est-ce que ça vous a découragé d'aller voter ?
06:48Est-ce que trop de démocratie tue la démocratie ?
06:50Parce qu'on a voulu qu'il y ait autant de femmes que d'hommes,
06:53donc favoriser la parité.
06:55Mais quelque part, quand on l'a évoqué, c'est un peu un déni de démocratie quand même.
06:59C'est un peu un déni de démocratie.
07:00Moi, j'appelle ça un peu la cerise sur le gâteau, compte tenu du taux d'abstention.
07:03Oui, c'est ça.
07:04On a vu qu'un taux d'abstention qui a été très élevé, bien évidemment,
07:08comme depuis 1980 pour des élections, des élections municipales.
07:12Il y a plusieurs raisons à ça.
07:14Alors, la première des raisons, c'est évidemment le fait,
07:16il y a la défiance à l'égard du politique en général,
07:18et du politique nationale qui descend sur le politique locale.
07:21Il y a eu les crises internationales qui sont venues un peu occulter le débat des municipales.
07:26Et puis, il y a eu évidemment, moi je considère que cette proposition de loi,
07:31qui avait beaucoup été portée par la présidente de l'Assemblée nationale à l'époque,
07:36elle n'est pas bonne pour la démocratie locale.
07:39Les communes de moins de 1000 habitants en France, c'est 70% des communes françaises.
07:44C'est à peu près 15% de la population.
07:46Et moi, j'ai regardé les chiffres, ce qui s'est passé là aux élections municipales.
07:51Vous avez des départements où, dans 80% des communes, des départements,
07:56je pense à l'Allier, je pense à la Basse-Normandie, je pense à la Marne,
08:00vous n'aviez qu'une liste.
08:01C'est-à-dire qu'avant les élections, on connaissait déjà qui allait être élu.
08:06Et surtout, on a abîmé et affaibli la démocratie locale.
08:10Parce que dans un village de 350-400 habitants, il y a toujours des rancœurs,
08:14il y a toujours du passif, il y a des gens qu'on aime, qu'on n'aime pas,
08:17pour les raisons que vous avez évoquées tout à l'heure.
08:19Et donc, c'est vivre la démocratie locale, vivre un village.
08:23Et je trouve que là, sous couvert de la parité,
08:27on a un peu affaibli cette démocratie locale
08:30et la participation de nos concitoyens à la chose publique.
08:34Et je trouve ça un petit peu dommage.
08:35C'est-à-dire qu'encore une fois, on a une vision peut-être excessivement parisienne
08:41de ce que pourrait être la démocratie, la démocratie de proximité.
08:44Alors, on est en ligne avec Evelyne Glory.
08:46Bonjour Madame, vous êtes maire de Blaidaire, en Ile-et-Vilaine, 790 habitants.
08:53Il n'y avait qu'une liste dans votre commune et vous le regrettez.
09:00Regretter d'avoir une liste, une deuxième liste, pas forcément.
09:03Ce que je regrette, c'est la manière dont on a pu vivre ces élections.
09:08Vous l'avez très bien exprimé à l'instant, dans des propos que vous avez tous tenus.
09:13Aujourd'hui, on l'a vu, on a eu les rageux.
09:17Il ne faut pas s'inquiéter, ils sont venus voter.
09:19Mais les personnes qui étaient pour vous, eux, ne sont pas venus voter.
09:23Les gens vous disaient, ça ne sert à rien que je vienne voter parce qu'on sait très bien que
09:29les dés sont déjà tombés,
09:33que vous serez réélus, tu n'as pas besoin de ça pour être élu, tu n'as pas besoin de
09:36nous.
09:37Bref, à nous, ce n'est pas ce que l'on veut.
09:39Et le coup de crayon, c'est vrai que ça ne fait jamais plaisir, c'est ce que vous disiez
09:43à l'instant.
09:44Mais ça permettait aux gens de choisir.
09:46La liste entière, c'est par défaut.
09:51Ça, ce n'est pas bon.
09:51Très honnêtement, ce n'est pas bon.
09:53Au niveau de démocratie locale, c'est très mauvais.
09:55Nous, nous sommes les garants du fonctionnement de nos petites communes.
09:58On a besoin de voir quelles sont les personnes qui plaisent ou qui ne plaisent pas.
10:02C'est-à-dire que là, vous avez vraiment eu l'effet.
10:04La municipalité, vis-à-vis, sans moi, il n'y a pas besoin.
10:07C'est ça.
10:09Il y a eu combien de votants chez vous ?
10:11Il y a eu combien de votants chez vous ?
10:13604 votants.
10:14J'ai eu 58,77% de gens à venir voter, ce qui est bien.
10:22Mais je pense qu'on aurait fait beaucoup plus.
10:24Moi, très honnêtement, je n'ai pratiquement pas fait de porte-à-porte.
10:27Je n'ai pas fait de porte-à-porte.
10:28J'ai fait du boitage.
10:29J'ai fait une profession de foi pour expliquer et exprimer nos voeux pour les six années à venir.
10:35Mais je ne suis pas allée porter la bonne parole, comme je l'ai fait dans mes trois précédents mandats,
10:42parce que le débat allait tourner autour de cette nouvelle façon de faire voter les gens,
10:49l'esprit de liste, avec des listes entières.
10:52Je savais pertinemment que dans toutes les maisons, on allait me dire,
10:55ce n'est pas bien, on ne peut pas faire ça, c'est nul.
10:57Parce qu'on me l'a déjà dit dans diverses manifestations,
11:00ces propos n'ont déjà été tenus.
11:02Et ce n'est pas ce que j'avais envie d'entendre.
11:05J'avais envie de construire quelque chose de plus fort avec la population qui me connaît très bien.
11:10Puisque moi, j'ai vécu, je suis née à Pleder.
11:13Je suis partie vivre 25 ans à Rennes.
11:16Et je suis revenue vivre à Pleder, parce que j'ai cherché une autre qualité de vie.
11:20Et je fais en sorte que cette qualité de vie, je la porte au quotidien.
11:24Et là, ça a été plus compliqué à monter et à mettre en place.
11:28Oui. Alors, on va...
11:30Gilles, vous vouliez poser une question à Madame le maire ?
11:32Oui, je voulais savoir si vous vous sentiez parfois illégitime,
11:37comme vous n'êtes qu'une seule liste.
11:39Est-ce que, mentalement, des fois, vous vous posez cette question ?
11:43Suis-je bien légitime ?
11:46Non, je ne me pose pas la question.
11:48Je viens de vous dire que moi, je suis née sur cette commune.
11:51Donc, l'avantage que j'ai, moi, peut-être par rapport à d'autres nouveaux arrivants sur une commune,
11:57ma famille était connue, je suis connue.
11:59Je vous dis, je suis partie quelques années vivre ailleurs.
12:03Je ne me sens pas illégitime.
12:06Mais ce n'est pas pour ça que je me sens au-dessus de tout.
12:08On se retrouve dans un instant, restez avec nous.
12:11Et je vous encourage à réagir au 0826 300 300.
12:16Est-ce qu'il n'y avait qu'une liste dans votre commune ?
12:18Est-ce que vous avez compris le changement du mode de scrutin ?
12:21Moi, j'avoue que j'ai découvert, j'en ai découvert les raisons à l'occasion de ces élections.
12:27Et effectivement, on a Martine qui dit, il n'y avait qu'une seule liste chez moi,
12:31mais je suis allée voter.
12:33On y revient avec vous, 0826 300 300.
12:36Est-ce que vous trouvez que, quelque part, on vole un peu cette élection aux Français ?
12:42A tout de suite.
12:46Avec vous sur Sud Radio, nous parlons de la modification du scrutin électoral.
12:53La fin du panachage a-t-elle favorisé l'abstention,
12:57en particulier les listes uniques dans les différentes communes ?
13:01François ne nous dit rien de démocratique avec une seule liste.
13:05Et on a en ligne Simon qui voulait réagir.
13:07Bonjour Simon.
13:08Oui, bonjour.
13:10Bonjour.
13:11Pour le panachage, pour les petites communes, déjà, c'était quand même très restrictif.
13:17Et les petites communes, en général, ils arrivent à connaître les différents colistiers.
13:22Donc, il n'y aurait pas de souci que ça soit maintenu.
13:25Mais ce panachage aurait permis, s'il avait été plus général,
13:30même si c'est complexe après à faire le comptage,
13:32il aurait permis d'éviter certaines fusions.
13:35Puisque les listes, là, vont être déposées en dernier lieu ce soir, en 18h.
13:40Et effectivement, quand il y a eu des fusions,
13:43on va retrouver des noms.
13:45Par exemple, sur les listes PS, il y avait déjà du LFI.
13:50Quelqu'un qui veut à tout prix voter PS, mais qui ne souhaite pas avoir LFI,
13:54aurait pu avoir la possibilité de barrer les noms qui ne le conviennent pas.
13:58– Oui, mais là, c'est plus qu'à...
14:01Donc, chez vous...
14:02– Ah, parce que ce n'était pas dans les grandes villes.
14:03– Ce n'était pas dans les grandes villes, là.
14:04– On ne pouvait pas déjà dans les grandes villes panachées.
14:05– C'était dans les petites...
14:07– Moins de mille.
14:08– Oui, moins de mille habitants.
14:10– Bien sûr, bien sûr.
14:11– Vous, comment ça s'est passé dans votre commune ?
14:13Il y avait plusieurs listes ?
14:14– Ah non, déjà, il n'y avait qu'une liste,
14:16mais j'ai quand même voté, bien entendu,
14:18parce qu'on se doit de le faire, qu'on soit d'accord ou pas d'accord,
14:22ou si on est d'accord, on confirme l'élu,
14:24et si on n'est pas d'accord, on vote blanc,
14:26même si on sait que ça n'a un effet que psychologique,
14:29et ça n'a aucune incidence.
14:31Voilà, bon, mais voilà, quoi.
14:33Mais moi, je me mets à la place des grandes villes,
14:36où on voit quand même qu'il y a une scission
14:38entre les grandes villes et les territoires un peu plus ruraux,
14:43parce que, bon, on voit bien que, de toute façon,
14:46il y a une difficulté de compréhension
14:48et un manque de proximité des maires
14:50et une politicisation plus importante, c'est sur les grandes villes.
14:53– Oui, oui.
14:54– Gilles, vous voulez réagir ?
14:55– Après, vous ne vous dites pas que dans votre village,
15:00du coup, il n'y a pas de possibilité de contestation,
15:04puisque c'est qu'une seule liste,
15:06et donc il n'y a pas d'autres listes à la municipalité,
15:09d'autres conseillers qui peuvent contester.
15:11Si vous avez une idée, vous allez voir le maire qui vous dit non,
15:14vous n'avez presque aucun recours, en fait.
15:16– Tout à fait.
15:18– Oui.
15:18– C'est la difficulté.
15:20– Oui, oui, c'est…
15:21– De toute façon, au-delà de ça, bien sûr,
15:24mais si vous avez une opposition à la marge
15:28et que le maire, de toute façon élu,
15:30va avoir la majorité 50 plus 1,
15:32il est quasiment sûr de faire passer tous ses projets,
15:35il n'y a pas de soucis.
15:36Il faut simplement perdre du temps en tergiversation,
15:38en discussion,
15:39pour essayer peut-être de composer,
15:42mais voilà.
15:42mais de toute façon, au final,
15:44on arrivera au même résultat.
15:45– Oui.
15:47Merci en tout cas de votre appel, Simon Bob.
15:49Brice Socol, on parlait de…
15:50Gilles posait la question de la légitimité à Madame Glory,
15:56donc maire de Plederne.
16:00Vous dites que c'est une question qui se pose chez certains maires.
16:03– C'est une vraie question qui se pose.
16:04Moi, mon père est maire d'une commune de 450 habitants,
16:07dans l'Allier, qui s'appelle Husserl d'Allier,
16:08j'en fais la publicité.
16:10Il y avait une liste, sa liste,
16:11et il me dit, moi, je fais campagne
16:13parce que je ne veux pas être élu avec 20% ou 30%
16:16des voix de mes administrés.
16:18Il a fini à 80%, ce qui est très bien,
16:20mais il a fait campagne parce que ça pose la question de la légitimité.
16:22Il m'a dit, si moi, une liste,
16:24je suis élu avec 20% de mes administrés,
16:26je ne suis pas légitime à m'occuper de mon village.
16:30Donc la question de la légitimité est une vraie question.
16:33Deuxièmement, les listes uniques,
16:36on les a vues évidemment du fait de cette loi
16:39dans les communes de moins de 1000 habitants,
16:41mais il y a eu aussi des listes uniques
16:42dans les villes moyennes et dans les grandes villes.
16:46Il y a eu 4%, si vous voulez,
16:49des listes communes dans les villes
16:51entre 10 000 et 30 000 habitants.
16:53Ce que je veux dire par là,
16:54c'est qu'on vit quand même une crise,
16:57une crise des vocations, entre guillemets.
16:59Oui, aussi, c'est ce que vous racontez dans le livre.
17:01Il faut lire votre livre.
17:03L'écharpe et les tempêtes,
17:04vous allez à la rencontre des maires
17:07qui vous racontent le bien, le bon et le moins bon.
17:10Absolument, et puis la défiance
17:13de nos concitoyens,
17:15et puis la difficulté d'être maire aujourd'hui.
17:17C'est une sacrée responsabilité.
17:18Vous êtes pris en étau entre
17:21un État qui se désengage.
17:23On a vu que la sécurité, c'était un des thèmes.
17:25Il se désengage sur la sécurité,
17:27il se désengage sur la santé,
17:29les services publics.
17:30Et vous avez de l'autre côté
17:32nos concitoyens
17:33qui sont légitimement en attente
17:36et de plus en plus exigeants.
17:37Et donc, le maire, il est pris en étau
17:39entre un désengagement de l'État
17:41et nos concitoyens
17:42qui ont besoin de services publics.
17:45Et juste sur...
17:48J'ai oublié ma question.
17:50Mais est-ce qu'il n'y a pas plus
17:51de vocation aux extrêmes ?
17:53C'est-à-dire que, par exemple,
17:55j'ai vu hier un sujet
17:56sur le journal de France 2
17:58d'un jeune de 19 ans
18:00qui avait gagné une mairie pour l'ERN.
18:02Est-ce qu'il n'y a pas plus de vocation
18:03chez l'ERN et chez les fils
18:05et un peu moins de maires
18:07qui se présentent sous des étiquettes LR et PS ?
18:11Aujourd'hui, c'est une réalité.
18:12C'est-à-dire que les deux parties
18:14ou les deux imaginaires
18:16aujourd'hui qui s'imposent en France
18:17depuis maintenant, depuis 2022,
18:19c'est à la fois l'imaginaire des les filles
18:21avec cette nouvelle France,
18:22on en parlait tout à l'heure à l'antenne,
18:24et puis le rassemblement national.
18:26Ces deux parties sont en dynamique.
18:28Et donc, comme tout parti en dynamique,
18:30évidemment, ils attirent une partie
18:32de la jeunesse qui s'y retrouve
18:34pour des raisons à la fois idéologiques,
18:37pour des raisons thématiques.
18:38Et donc, l'engagement des jeunes aujourd'hui...
18:40Donc là, il y a des vocations pour être maire
18:42ou avoir d'autres mandats ?
18:43Bien sûr, ce fait prioritairement aujourd'hui.
18:45On le voit.
18:45On le voit dans les chiffres,
18:46dans la moyenne d'âge
18:47de ceux qui se sont engagés
18:49chez les filles
18:50et au Rassemblement national.
18:51Beaucoup, beaucoup de jeunes,
18:52une nouvelle génération
18:53qui s'engage.
18:55Juste, pardon, Mme Glory,
18:58il y avait d'autres personnes
18:59qui auraient aimé monter des listes,
19:02à votre avis ?
19:02Est-ce qu'il y avait d'autres candidats
19:03mais qui n'ont pas réussi ?
19:05Non.
19:07Moi, j'ai proposé plusieurs reprises
19:08de prendre la place
19:09puisque, comme je vous le disais tout à l'heure,
19:11j'ai fait trois mandats.
19:13Je pense qu'à un moment,
19:14il faut laisser la place
19:15aux autres personnes.
19:17Et à plusieurs reprises,
19:18dans mes discours,
19:20j'ai proposé que quelqu'un
19:22monte une liste
19:24et puis aider.
19:25Aider et porter aussi
19:26les gens qui voulaient
19:28construire une liste.
19:29Mais non,
19:30il n'y a pas eu la foule,
19:32je n'ai eu personne
19:34pour me dire
19:34écoute,
19:35voilà,
19:35Évelyne,
19:36je pars
19:37et je conspris une liste.
19:38Il n'y en avait pas.
19:40Je l'ai entendu
19:40dans plusieurs communes, ça.
19:42Bien sûr.
19:43Quand vous nous disiez
19:44que malgré la fin du panachage,
19:46je vous cite,
19:46les rageux,
19:47on les a vus,
19:47ils se sont déplacés.
19:48Est-ce que ça veut dire
19:49qu'il y en a qui ont panaché
19:50même si c'est plus permis
19:51et qui se sont retrouvés
19:52avec des bulletins nuls ?
19:56Répétez,
19:56je n'ai pas bien entendu.
19:57Est-ce que vous avez des gens
19:58qui ont quand même
19:59raturé leur bulletin de vote ?
20:01Oui.
20:03Quand je vous dis
20:04les rageux,
20:05j'ai même des petits mots doux,
20:08comme on a à chaque fois.
20:10Mais là,
20:11cette fois-ci,
20:11il rayait tout le monde.
20:13La fois précédente,
20:14comme on le disait
20:15avec le panachage,
20:17ça rayait une personne,
20:18deux personnes.
20:19Mais là,
20:19en écrivant sur le bulletin de vote
20:22ou en rayant un nom
20:23ou deux noms,
20:24même pour certains,
20:25c'était bien rayé.
20:27Voilà,
20:27c'est le jeu,
20:28mais on savait
20:29qu'on ne peut pas
20:30plaire à tout le monde.
20:30De toute façon,
20:31c'est ce que vous disiez
20:32tout à l'heure.
20:35Mais les rageux,
20:36je les ai vus,
20:36oui.
20:37Ils pourront peut-être
20:38monter une liste
20:38la prochaine fois,
20:39ça en fera une deuxième.
20:40Est-ce qu'il va y avoir
20:41une réflexion,
20:42Brice Socol ?
20:42Oui,
20:43moi,
20:43ça sera peut-être
20:43ma dernière.
20:44C'est peut-être
20:44ma dernière fois.
20:45pour modifier
20:48cette loi,
20:48est-ce qu'on se rend compte
20:50finalement des conséquences
20:51qu'on n'avait peut-être
20:51pas imaginées ?
20:52Vous nous avez dit
20:54à Mimo
20:54que c'était une loi
20:55imaginée par Paris.
20:56Oui.
20:57Est-ce qu'on peut,
20:58est-ce qu'on se rend compte
20:59que ça a des effets
21:00pervers de ce...
21:02Les associations d'élus,
21:03moi j'ai rencontré
21:04deux présidents
21:04d'associations d'élus
21:05qui commencent
21:07à en tirer les conséquences
21:08et qui se disent
21:08il va falloir revenir
21:10sur cette proposition de loi.
21:12Mais comme j'entends
21:14aussi beaucoup d'élus
21:15aujourd'hui dire,
21:16la loi sur le non-cumul
21:18des mandats,
21:18peut-être faut-il
21:20la revisiter.
21:21Donc je pense
21:22qu'il y a un grand chantier,
21:23il y a une grande réforme
21:24à faire peut-être.
21:25Alors on parle beaucoup
21:26de réforme de la décentralisation,
21:28c'est le grand marronnier
21:28chaque année.
21:29Mais il y a un sujet,
21:30il y a un sujet sur...
21:31Si on veut faire revenir
21:32les gens aux urnes,
21:34il faut peut-être changer
21:35certains modes de scrutin,
21:36il faut peut-être aussi
21:37donner plus de compétences
21:38aux maires,
21:40revoir les différents échelons
21:42politiques et administratifs,
21:44que l'État se réforme.
21:45Enfin, ça mérite
21:46une grande réflexion collective
21:49pour clarifier.
21:50Est-ce qu'il y a une volonté
21:50de le faire ?
21:51Puisqu'on a vu qu'au fil du temps,
21:52le maire,
21:53et encore une fois,
21:54on le voit dans votre livre,
21:56perdent de plus en plus
21:56de leurs prérogatives.
21:58On a assisté
21:59depuis dix ans
22:00sous ses mandats
22:02d'Emmanuel Macron,
22:02mais un petit peu avant,
22:03également,
22:04à une recentralisation.
22:06Et donc, paradoxalement,
22:08l'administration déconcentrée
22:10de l'État
22:10a de plus en plus de pouvoir
22:11et les collectivités
22:12ont de moins en moins
22:13de marge de manœuvre.
22:15Madame le sait,
22:1685% aujourd'hui
22:17des budgets des collectivités
22:19dépendent des dotations
22:20et des subventions.
22:21Ça, c'est une réalité.
22:22Donc, dépend de l'État.
22:23Donc, on transfère
22:24des compétences
22:24aux collectivités
22:25et pas forcément toujours
22:27l'argent qui va leur permettre
22:29d'exercer ses compétences.
22:30Donc, oui,
22:31il y a une vraie réflexion
22:31à mener.
22:32À mon avis,
22:34pas avant l'élection présidentielle,
22:36ça me paraît un peu compliqué.
22:38Mais aussi sur leur rémunération,
22:40je peux me permettre,
22:41madame,
22:41de vous demander
22:41combien vous avez
22:43comme indemnité
22:44en tant que maire
22:45dans votre village ?
22:50Comme par hasard,
22:51question tabou.
22:52On ne vous entend pas.
22:54On ne vous entend pas.
22:55Mais c'est peut-être aussi
22:56leur avisité qui fait que...
22:58Oui, peut-être que Brice peut répondre.
22:59La connexion est très mauvaise.
23:01Oui, moi, je ne sais pas
23:02quelle est le...
23:02Ça dépend du nom d'habitant.
23:03Peut-être 1 200, 1 300 euros,
23:05je ne sais pas,
23:05pour un maire.
23:06Je vais vérifier.
23:08Ça dépend du nombre d'habitants.
23:09Oui, c'est ça.
23:10Mais il faudrait peut-être
23:10un vrai aussi statut de l'élu.
23:12Oui, bien sûr.
23:12On a eu une réforme
23:13sur le statut de l'élu local
23:14qui a été adopté.
23:15Mais je pense qu'il faudrait
23:17prendre un peu peut-être
23:17l'exemple allemand
23:18où il y a un vrai statut
23:19de l'élu local
23:20et où les élus
23:22sont autonomes
23:25et peuvent vraiment
23:25exercer leur mandat.
23:27Merci infiniment,
23:28Brice Socol.
23:29Je rappelle votre livre
23:30co-écrit avec Frédéric Dhabi,
23:32L'écharpe et les tempêtes.
23:33Très intéressant aux éditions
23:34de l'eau pour comprendre
23:35le quotidien des maires.
23:36Et Mme Evelyne Glory,
23:38maire de Pleder,
23:39en Ile-et-Vilaine.
23:40Merci d'avoir été avec nous.
23:41Nous, on se retrouve
23:42dans un instant.
23:42On va parler de ces accords
23:46LFI-PS.
23:47Est-ce que vous êtes étonné
23:49par ces alliances ?
23:50Et puis,
23:50Pierre-Yves Bournazel,
23:52sa liste fusionne
23:53avec celle de Rachida Dati.
23:54Mais il n'est plus candidat.
23:56Enfin, il ne sera pas
23:57sur la liste plus précisément.
23:58A tout de suite.
23:59A tout de suite.
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