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Éducation
Transcription
00:00:08Bonjour à tous, bienvenue.
00:00:11Est-ce que vous m'entendez ?
00:00:17Si.
00:00:18Hop, super.
00:00:19Oui, en effet, vous pouvez faire ça aussi, envoyer des pouces.
00:00:22J'ai une autre question aussi.
00:00:24Est-ce que vous avez trouvé le lien de connexion facilement
00:00:28ou est-ce qu'il a fallu des...
00:00:32Oui, super.
00:00:34Parce que j'ai des signaux par mail qui sont différents.
00:00:36Donc, toutes mes excuses, à un moment donné, je suis un peu distraite par ça.
00:00:40Mais a priori, ça devrait aller.
00:00:47Super, super.
00:00:49Très bien.
00:00:50Super.
00:00:50Bon, ben, je vais...
00:00:51Débutons ce webinaire.
00:00:54Eh bien, bienvenue à tous.
00:00:55Pour ce webinaire « Sciences comportementales et transitions écologiques ».
00:00:59C'est une série de webinaires qui sont proposés par la Fabrique d'innovation pour les transitions.
00:01:05Et donc, je m'appelle Élise Potier.
00:01:06Je suis chef de projet « Sciences comportementales ».
00:01:11La Fabrique d'innovation pour les transitions, c'est un laboratoire d'innovation
00:01:16du secrétariat général de quatre ministères.
00:01:19Donc, j'appelle dans mon jargon le pôle ministériel.
00:01:22Donc, on va retrouver le ministère de la Transition écologique,
00:01:24aménagement du territoire, transport, villes et logements, pardon.
00:01:29Et donc, plus spécifiquement, la Fabrique d'innovation pour les transitions
00:01:32se trouve au sein de la sous-direction de l'innovation pour les transformations,
00:01:36elle-même au sein du service de la transformation ministérielle
00:01:39et de l'animation du réseau, le STMAR.
00:01:41Peut-être que certains d'entre vous le connaissent.
00:01:46Cette série de webinaires qui est proposée par la Fabrique d'innovation
00:01:52pour les transitions, c'est un rendez-vous que l'on vous donne
00:01:58une fois par mois, toujours le jeudi de 13h30 à 14h30.
00:02:04Et bon, ça varie.
00:02:06Ça peut être le deuxième ou le troisième jeudi du mois.
00:02:09Et l'idée, c'est surtout de s'autoriser un temps d'échange d'une heure
00:02:12avec quelqu'un qui a appliqué, un professionnel qui a appliqué
00:02:17les sciences comportementales à des projets de politique publique
00:02:20de transition écologique.
00:02:22La saison 1 qui se clôture aujourd'hui, donc avec l'intervention
00:02:26de Marion Dupou, de la Commission européenne, porte sur l'approche
00:02:31comportementale en tant que méthodologie de projet qui permet
00:02:36d'appliquer les sciences comportementales à des projets de politique publique.
00:02:39C'est une approche qui est assez rodée, qui est utilisée par plein d'unités
00:02:43sciences comportementales dans le monde et qu'on vous présente
00:02:47dans le cadre de cette saison 1.
00:02:50Vous pourrez retrouver, je vais vous mettre le lien dans la discussion publique,
00:02:53mais vous pourrez retrouver l'ensemble des webinaires de cette saison 1
00:02:57sur cette page-là, c'est une page Carrefour qui va permettre
00:03:00de retrouver plein de choses.
00:03:03Et donc aujourd'hui, non seulement on clôture la saison 1
00:03:06des webinaires sciences comportementales et de transition écologique,
00:03:09mais aussi on clôture le cycle sur le cadrage d'un projet.
00:03:12Comment est-ce que je vais accompagner des équipes qui portent
00:03:16des projets de politique publique avec cette approche comportementale
00:03:19et bien finalement les préparer à ce projet de sciences comportementales à venir ?
00:03:27C'est un temps d'échange avec un expert, comme je vous l'ai dit.
00:03:31Lors de cette saison 1, on est plutôt allé chercher des personnes
00:03:34qui vont vraiment appliquer au quotidien les sciences comportementales
00:03:37à leurs projets de politique publique ou alors des agents publics
00:03:41des quatre ministères de rattrachement qui se sont fait accompagner
00:03:45par des experts avec cette approche et donc qui vont plutôt nous faire
00:03:48un retour d'expérience de comment ils ont vécu, on va dire peut-être
00:03:52ce choc culturel pour certains, parce que c'est vrai que ça suppose
00:03:57quand même des réflexions très propres quand on applique
00:04:01les sciences comportementales.
00:04:03Un dernier mot avant de vous parler du webinaire d'aujourd'hui,
00:04:08c'est juste vous dire que si vous êtes intéressé par tous les événements
00:04:12en lien avec les sciences comportementales qui sont organisées
00:04:14par la Fabrique d'Innovation pour les Transitions,
00:04:16vous pouvez vous inscrire à la communauté, mais vous pouvez aussi
00:04:20m'envoyer à moi des choses que vous voulez souhaiter valoriser
00:04:23aux personnes qui se sont inscrites sur cette communauté pour,
00:04:26ça peut être des projets, des événements, ça peut être des choses
00:04:29que vous avez lues, qui vous ont intéressé, bref, je vous laisse la main
00:04:32sur ces propositions-là et puis comme j'informe une fois par mois
00:04:37tous les membres de cette communauté des webinaires à venir,
00:04:39ça me permettra aussi de pousser vos événements, vos idées, etc.
00:04:44C'est un webinaire qui est donc enregistré, je vous remercie d'accepter
00:04:48du coup d'être enregistré, vous pouvez poser l'ensemble de vos questions
00:04:52dans la discussion publique, donc je ferai le lien avec Marion
00:04:56qui répondra à vos questions, surtout en fin de présentation.
00:05:00Et puis voilà, je pense qu'on peut démarrer, donc Marion va nous parler
00:05:07du cadrage de projets en sciences comportementales, mais aussi et surtout
00:05:10des outils et des bonnes pratiques qui sont employés par le EU Policy Lab
00:05:16du Centre commun de recherche de la Commission européenne, donc Marion
00:05:20vous parlera un peu plus de ce que c'est que ce centre commun
00:05:23de la recherche. Juste pour vous dire, c'est aussi un honneur pour nous
00:05:27d'accueillir Marion et cette unité-là, enfin qui représente cette unité-là
00:05:32aussi aujourd'hui parce que c'est une des unités assez iconiques
00:05:35d'application des sciences comportementales et donc franchement je remercie
00:05:38le Centre commun de recherche d'accepter et donc plus particulièrement
00:05:41Marion d'accepter de nous présenter comment est-ce que vous accompagnez
00:05:45les équipes au sein de la Commission européenne et comment vous appliquer
00:05:50et pousser l'application des sciences comportementales.
00:05:53Donc Marion, tu es économiste comportementale et analyste des politiques
00:05:57au Centre commun de recherche de la Commission européenne.
00:06:00Tu mènes des travaux notamment d'application des sciences comportementales
00:06:07tout au long du cycle de politique publique et tu nous parleras aussi de ça,
00:06:11de ce que c'est qu'un cycle de politique publique et plus particulièrement
00:06:14là où les sciences comportementales sont intéressantes et peuvent vraiment
00:06:19enrichir l'approche, on va dire, plus sciences politiques.
00:06:23Plus spécifiquement, tes travaux portent sur les enjeux environnementaux,
00:06:27donc tu nous en montreras un certain nombre au cours de ta présentation
00:06:31et merci d'avance.
00:06:33Et enfin, tu es titulaire d'un doctorat en économie
00:06:36où tu as d'ailleurs travaillé sur des questions aussi,
00:06:39des enjeux aussi environnementaux.
00:06:41Je vais te laisser la parole.
00:06:43Je vois que ton micro est ouvert, donc je te laisse place.
00:06:46Je vais te donner le mode présentateur.
00:06:51Comme ça, tu vas pouvoir faire ta manip et te saisir du partage d'écran
00:06:57et moi, je reviendrai à 14h20, donc à l'écran, pour t'informer,
00:07:06d'ouvrir ou te permettre d'ouvrir le temps de questions-réponses.
00:07:09Et je vous souhaite à tous une très bonne écoute.
00:07:12Super, merci beaucoup Élise.
00:07:14Bonjour à tous.
00:07:16Donc, je vais continuer un peu ma présentation.
00:07:18Donc, comme Élise l'a dit, je fais partie du Centre commun de recherche
00:07:22qui est le service de la Commission européenne chargée de la science
00:07:25et de la connaissance.
00:07:26En gros, on fournit aux autorités européennes et nationales
00:07:29des faits solides, un appui scientifique indépendant
00:07:32pour les aider à concevoir et mettre en œuvre les politiques publiques européennes.
00:07:37Nous, on est basé à Bruxelles, mais le Centre dispose de sites de recherche
00:07:40dans cinq États membres différents, la Belgique, l'Italie, l'Allemagne,
00:07:44les Pays-Bas et l'Espagne.
00:07:46Et au sein du JRC, je fais partie du EU Policy Lab,
00:07:49qui est un espace collaboratif et expérimental au service de l'innovation
00:07:53en matière politique publique.
00:07:54Le Policy Lab, il est composé de trois équipes.
00:07:57On a l'équipe prospective, qui développe des approches tournées
00:08:01vers le futur et contribue à diffuser une culture d'anticipation
00:08:05au sein de la Commission européenne.
00:08:07On a aussi l'équipe design, qui s'appuie sur des activités participatives
00:08:11en associant des décideurs publics, des scientifiques, des parties prenantes
00:08:15afin d'accélérer l'innovation des politiques publiques.
00:08:17Et enfin, l'équipe sciences comportementales, dont je fais partie,
00:08:20qui soutient l'élaboration de politiques publiques en apportant
00:08:23des données scientifiques probantes sur les comportements humains.
00:08:28Ça, c'est mon équipe en sciences comportementales.
00:08:31Donc, on travaille sur de très nombreuses thématiques,
00:08:33incluant l'environnement, où je suis spécialisée,
00:08:35mais aussi la santé, l'éducation, l'immigration,
00:08:39les préparations aux crises, l'emploi ou encore la désinformation.
00:08:43Et dans ce séminaire, je vais vous faire part de notre approche méthodologique,
00:08:46la méthode DOIT. C'est la méthode de base, en fait, pour nous,
00:08:50pour cadrer un projet comportemental.
00:08:52On a aussi récemment publié un document de position
00:08:55qui complémente la méthode DOIT en fournissant une grille
00:08:58à cinq niveaux d'utilisation des sciences comportementales.
00:09:01Et dans cette présentation, je commencerai par vous expliquer
00:09:04un peu l'état des lieux de la science comportementale à la Commission,
00:09:07comment elle est utilisée.
00:09:09Ensuite, je vous présenterai l'approche DOIT,
00:09:10puis le document de position et sa grille, surtout,
00:09:13qui peut être utile dans vos projets.
00:09:14Et ce document de position, en fait, c'est un peu
00:09:17notre vision stratégique, finalement, de la science comportementale
00:09:20en politique publique.
00:09:21Et enfin, je vous présenterai deux exemples
00:09:23et je finirai par vous donner quelques bonnes pratiques
00:09:26que j'ai rassemblées grâce à toute mon équipe.
00:09:30Donc, on commence un peu par un état des lieux
00:09:33de la science comportementale à la Commission européenne.
00:09:36À la Commission, on a ce qu'on appelle
00:09:37le cadre pour une meilleure réglementation,
00:09:40Better Regulation Framework.
00:09:41Et en fait, il s'agit d'un ensemble de principes,
00:09:44de lignes directives qui visent à garantir
00:09:46que les politiques européennes soient conçues
00:09:48de la meilleure manière possible.
00:09:50Et en particulier, ce cadre, il veille à ce que les politiques
00:09:53prennent en compte tous les types de coûts et de bénéfices,
00:09:56que ce soit économiques, environnementales ou sociales.
00:09:59Il veille aussi à ce que les politiques soient élaborées
00:10:02de manière transparente, notamment grâce à des consultations
00:10:05des parties prenantes et à la publication de documents.
00:10:08Il prévoit également que les politiques s'appuient
00:10:10sur les meilleures données disponibles scientifiques
00:10:13et qu'elles associent à toutes les parties prenantes concernées.
00:10:18Et ce cadre, il repose en fait sur une série d'outils,
00:10:22la Better Regulation Toolbox,
00:10:24qui ne sont pas juridiquement contraignants,
00:10:26mais qui guident un peu comment faire la politique.
00:10:31Et parmi lesquels, donc, dans cette boîte à outils,
00:10:34il y a les sciences comportementales.
00:10:36Et ce cadre précise que les sciences comportementales,
00:10:40elles doivent être prises en compte chaque fois
00:10:42que l'efficacité d'une politique dépend du comportement humain.
00:10:45Donc, en théorie, ça veut dire que notre travail,
00:10:49il peut être utile à toutes les étapes du cycle de politique publique.
00:10:52Mais en pratique, les sciences comportementales,
00:10:55elles ont surtout été mobilisées au stade de l'analyse d'impact
00:10:58et beaucoup moins en amont lors de la phase de préparation
00:11:01et de conception des politiques,
00:11:04c'est-à-dire au moment où on peut encore influencer
00:11:05l'éventail des options pour adresser un problème de politique.
00:11:10Autrement dit, les sciences comportementales,
00:11:13elles ont souvent été utilisées comme un outil ajouté après coup
00:11:16pour améliorer les politiques,
00:11:18dont les principaux mécanismes étaient déjà décidés.
00:11:22Nous, on vise plutôt ça,
00:11:24la science comportementale à toutes les étapes du cycle
00:11:26de politique publique, et surtout au plus tôt,
00:11:28parce que ça permet d'éclairer la conception des politiques
00:11:31et pas seulement leur mise en œuvre.
00:11:34Là, en fait, dans ce schéma, on ne va pas aller dans le détail,
00:11:37mais j'illustre que les sciences comportementales
00:11:40peuvent apporter à chaque étape du cycle politique quelque chose.
00:11:44Dans les grandes lignes, le texte en couleur que vous voyez,
00:11:46il présente les contributions possibles des sciences comportementales
00:11:49à chaque étape du cycle.
00:11:51Et vous avez un cercle extérieur gris
00:11:54où vous pouvez voir ce que les sciences comportementales apportent
00:11:57plus largement au processus de décision en politique publique,
00:12:00par exemple, en favorisant un travail plus collaboratif
00:12:03entre acteurs publics ou en proposant des formations aux décideurs
00:12:06pour comprendre ce que la science comportementale peut apporter
00:12:08au cycle de politique publique.
00:12:11Donc, si ça vous intéresse, vous pourrez revenir plus en détail
00:12:13une fois la présentation partagée.
00:12:15Mais je voudrais passer à notre approche méthodologique,
00:12:18qui est un peu plus pratique.
00:12:20Et donc, c'est la méthode d'Ouit, comme je disais.
00:12:23Alors, D, pour définir l'élément comportemental.
00:12:26Quand un problème de politique publique, il a une dimension comportementale,
00:12:31la première étape, c'est de définir précisément le comportement en jeu.
00:12:35De quel comportement on parle, mais aussi comment ce comportement,
00:12:39il est lié au problème de politique publique.
00:12:42Et est-ce qu'on cherche à modifier ce comportement
00:12:44ou plutôt à mieux le comprendre ?
00:12:46On peut prendre l'exemple de l'amélioration de l'information
00:12:49sur une étiquette produit.
00:12:52L'objectif, est-ce que c'est de rendre l'information plus claire
00:12:55ou plutôt d'attirer davantage l'attention des consommateurs ?
00:12:59Ensuite, on passe à la deuxième étape, O,
00:13:02pour observer le comportement et essayer de le comprendre.
00:13:05Donc, avant de chercher à agir sur un comportement,
00:13:08on l'observe pour le comprendre,
00:13:09comprendre ce qui se cache derrière.
00:13:11Autrement dit, on identifie les facteurs qui l'influencent.
00:13:14Et pour ça, on s'appuie généralement sur une revue de la littérature
00:13:18et ou une analyse empirique qualitative ou quantitative.
00:13:22On réfléchit par exemple à comment les personnes,
00:13:25est-ce qu'elles pensent ?
00:13:26Comment agissent-elles ?
00:13:27Comment ressentent-elles les choses face au problème ?
00:13:29Est-ce qu'il existe un comportement idéal
00:13:33que les personnes n'adoptent pas spontanément ?
00:13:35Et pourquoi ?
00:13:36Ensuite, on passe à l'étape d'identification
00:13:40des options politiques permettant d'agir sur le comportement.
00:13:44Pourquoi ?
00:13:45Pour agir sur le comportement qui se trouve au cœur du problème.
00:13:48Et ces options, elles peuvent prendre la forme
00:13:50d'intervention comportementale, dite douce.
00:13:52Ça peut être des nubges, par exemple,
00:13:54dont vous avez certainement entendu parler.
00:13:56Par exemple, on peut modifier le contenu d'une étiquette
00:13:59sur un produit alimentaire ou un produit électroménager.
00:14:02Mais les options politiques, elles peuvent aussi être
00:14:05plus traditionnelles, comme une réglementation, un règlement.
00:14:09Par exemple, on peut recommander de faire payer
00:14:12ou interdire les sacs plastiques non durables
00:14:14que les consommateurs utilisent souvent simplement
00:14:16parce que c'est plus facile que de penser à apporter
00:14:18un sac réutilisable.
00:14:21Basé sur des considérations comportementales,
00:14:24on peut être amené à recommander une politique
00:14:26plus traditionnelle aussi.
00:14:28Et enfin, tester.
00:14:30tester l'efficacité de ces options politiques.
00:14:33Donc là, on va, au-delà de comprendre les comportements,
00:14:35on teste empiriquement, en amont de l'application de la politique,
00:14:38la manière dont ces différentes versions politiques
00:14:42pourraient influencer efficacement le comportement réel.
00:14:44Et pour ça, on utilise en général des expériences comportementales.
00:14:48Par exemple, on a un groupe de participants à notre expérience
00:14:51qui va recevoir une information et pas l'autre.
00:14:53Et on évalue la différence de réponse des participants
00:14:56entre les deux conditions.
00:14:58Donc là, pour la méthode DO-IT, DO, c'est surtout quelque chose
00:15:03qui correspond à l'étude des moteurs du comportement.
00:15:06Et IT, ça se concentre surtout sur les leviers
00:15:08qui permettent de changer ce comportement.
00:15:12Un peu plus en détail, une sorte d'arbre de décision,
00:15:15si on peut dire.
00:15:16D'abord, on spécifie et on clarifie le problème
00:15:17de politique publique.
00:15:19Ensuite, on définit les éléments comportementaux pertinents.
00:15:22Et parfois, le comportement, il n'est pas forcément
00:15:24ce qu'il faut viser.
00:15:25Donc, on s'arrête là.
00:15:26Si les sciences comportementales, par contre, sont pertinentes,
00:15:29alors on observe le comportement, en commençant par la revue de littérature.
00:15:33Si les données et les résultats dans la littérature sont assez exhaustifs,
00:15:38alors on peut passer directement à l'identification des options politiques
00:15:42qui permettraient de régler le problème.
00:15:44Par contre, si la littérature n'est pas assez exhaustive,
00:15:47alors on doit observer plus en détail le comportement,
00:15:49via, par exemple, des entretiens, des enquêtes,
00:15:53des petits tests expérimentaux, pour comprendre quels éléments
00:15:56du problème posent soucis spécifiquement.
00:15:58Et enfin, on teste les solutions développées avec des expériences
00:16:01qui nous permettent d'identifier si, oui ou non,
00:16:03notre intervention a été efficace.
00:16:06Et enfin, on communique nos résultats, bien sûr.
00:16:08On ne s'arrête pas là.
00:16:09Au décideur, afin qu'il soit intégré dans la politique,
00:16:12c'est une étape très importante.
00:16:15Voilà, je vais passer à notre vision stratégique,
00:16:18ce document qu'on a rédigé l'an passé.
00:16:22Ici, je vous donne juste une vue d'ensemble de la grille
00:16:24qui décrit le périmètre d'usage des sciences comportementales
00:16:28dans le paysage politique.
00:16:29Et cette figure, elle illustre donc les cinq niveaux
00:16:33d'utilisation des sciences comportementales en politique publique.
00:16:37Aujourd'hui, on a tendance à contribuer le plus souvent
00:16:41aux interventions comportementales et aux politiques traditionnelles,
00:16:44donc les deux cercles les plus au centre dans cette grille.
00:16:48Et on est encore assez rarement impliqués
00:16:51dans la conception de combinaisons d'instruments politiques,
00:16:53les policy mix.
00:16:54C'est aussi assez rare que les sciences comportementales
00:16:57soient mobilisées pour renforcer la cohérence des politiques
00:17:00entre différents domaines.
00:17:01Pourtant, c'est utile, on va le voir.
00:17:03Et on est assez rarement sollicités aussi
00:17:05pour contribuer à un changement systémique.
00:17:08En tout cas, ce n'est pas l'usage par défaut
00:17:10des sciences comportementales.
00:17:12Je vais maintenant vous donner un exemple
00:17:14pour chaque contribution de la science,
00:17:17chaque usage de la science comportementale
00:17:19qui est dans cette figure.
00:17:23Donc, le premier usage,
00:17:24la première façon d'impliquer les sciences comportementales
00:17:26en politique publique,
00:17:27c'est aussi la plus connue et la plus utilisée.
00:17:31Ça peut servir donc à concevoir
00:17:32des interventions comportementales comme des nudges.
00:17:35Par exemple, ça peut se faire en complément
00:17:38d'une réglementation déjà existante.
00:17:40C'est le cas quand une étiquette est prévue
00:17:44par une réglementation et que les chercheurs
00:17:46en sciences comportementales sont sollicités après coup
00:17:48pour concevoir cette étiquette,
00:17:50afin de s'assurer que l'étiquette soit efficace,
00:17:54transparente et acceptable pour la population concise.
00:17:57On a notamment dans ce cadre contribué
00:18:00au règlement sur l'éco-conception des smartphones
00:18:03en montrant que des labels environnementaux gradués
00:18:06étaient plus efficaces que de simples coches vertes
00:18:08ou croix rouges.
00:18:09On a également contribué à la directive
00:18:11de l'étiquetage énergétique
00:18:13en mettant en évidence cette fois
00:18:15le risque de surcharge informationnelle.
00:18:17Pour ça, on avait testé en fait trois types d'étiquettes
00:18:20contenant des quantités d'informations différentes
00:18:23et on a recommandé la plus optimale.
00:18:26Et dans ces cas-là,
00:18:28l'utilisation des sciences comportementales
00:18:30elle reste plutôt de type plug-in,
00:18:32c'est-à-dire que les chercheurs, là, dans ce cas,
00:18:34ils n'ont pas vraiment leur mot à dire
00:18:36sur si oui ou non, l'étiquette,
00:18:38c'est l'instrument le plus approprié
00:18:40pour régler le problème.
00:18:44Ensuite, les interventions comportementales,
00:18:45elles peuvent aussi aider à mieux communiquer
00:18:47des politiques publiques qui existent déjà.
00:18:49C'est ce qui s'est passé pour le paquet
00:18:51Fit for 55,
00:18:52ou en français,
00:18:53ajustement à l'objectif 55.
00:18:55C'est une politique climatique européenne.
00:18:57Et cette communication, en fait,
00:18:59elle s'est appuyée sur des études comportementales
00:19:01qui proposaient une série d'interventions
00:19:04qui visaient à réduire les idées reçues
00:19:07sur les effets redistributifs des politiques climatiques.
00:19:10C'est des idées reçues parmi les citoyens.
00:19:13Donc, en termes d'impact,
00:19:14les interventions comportementales,
00:19:16elles peuvent parfois produire des effets en cascade,
00:19:20ce qui est très intéressant
00:19:21parce qu'il y a un changement un peu plus systémique.
00:19:24Par exemple, si on prend des labels nutritionnels,
00:19:27s'ils sont bien conçus,
00:19:29ça peut orienter la demande vers des produits plus sains
00:19:31à condition qu'il y ait un nombre suffisant
00:19:33de consommateurs qui y réagissent.
00:19:35Et ça, ça peut ensuite inciter les producteurs
00:19:38à reformuler leurs produits
00:19:39avec au final des bénéfices pour la santé
00:19:41de tous les consommateurs
00:19:42et pas seulement ceux qui étaient sensibles
00:19:44aux labels à la base.
00:19:46Et cela dit, par contre,
00:19:47ce type d'effet cascade,
00:19:48ça reste incertain et c'est assez difficile à prévoir.
00:19:54Deuxième contribution des sciences comportementales,
00:19:57ce n'est pas parce qu'on identifie
00:20:00un élément comportemental dans le problème
00:20:02de politique publique
00:20:03que la solution, elle doit nécessairement
00:20:05être comportementale.
00:20:06Les sciences comportementales,
00:20:08elles peuvent aussi finalement conduire
00:20:09à recommander des instruments
00:20:11ou des politiques plus traditionnels,
00:20:13plus contraignants.
00:20:15Et c'est ce qui s'est passé
00:20:16avec la Directive européenne
00:20:17sur les droits des consommateurs en 2011.
00:20:20Les sciences comportementales,
00:20:21elles ont conduit à recommander
00:20:23l'interdiction des cases précochées
00:20:25pour les services supplémentaires en ligne.
00:20:28Je vous donne un exemple typique
00:20:29que vous avez certainement rencontré.
00:20:31Quand vous achetez un billet d'avion,
00:20:33il arrive qu'il y ait une assurance
00:20:36sélectionnée par défaut
00:20:37et donc automatiquement ajouter
00:20:39à votre panier.
00:20:41Et les chercheurs en sciences comportementales
00:20:43à l'époque,
00:20:44dont mon chef d'équipe
00:20:45qui était impliqué,
00:20:46ils ont travaillé avec les juristes
00:20:47de la direction justice,
00:20:49de la commission,
00:20:50très tôt dans le processus
00:20:51d'élaboration de la politique
00:20:52pour les alerter sur le pouvoir
00:20:54des options par défaut.
00:20:56Ces coches déjà mises
00:20:59et sur le fait que l'inattention
00:21:00finalement des consommateurs
00:21:01pendant l'achat
00:21:02était exploitée
00:21:03par certaines entreprises.
00:21:07Troisième niveau de contribution,
00:21:09les sciences comportementales,
00:21:10elles peuvent également
00:21:11éclairer les combinaisons
00:21:12d'instruments politiques,
00:21:13les policy mix.
00:21:14J'entends par policy mix
00:21:16la combinaison
00:21:17d'un instrument politique traditionnel
00:21:19comme une interdiction
00:21:20ou une taxe
00:21:21avec une intervention comportementale
00:21:23comme un nudge.
00:21:24La plupart du temps,
00:21:26les sciences comportementales
00:21:27dans ces cadres-là,
00:21:28elles éclairent uniquement
00:21:29les interventions comportementales
00:21:31du policy mix,
00:21:33pas celles qui sont plus traditionnelles.
00:21:34Et ensuite,
00:21:35ces interventions comportementales,
00:21:36elles sont combinées
00:21:37avec les instruments
00:21:38plus traditionnels
00:21:39de manière à ce que ça se complète
00:21:41pour l'objectif commun.
00:21:43Un exemple,
00:21:44la directive sur les produits
00:21:45du tabac,
00:21:45les sciences comportementales,
00:21:47là,
00:21:47elles ont éclairé
00:21:47la conception
00:21:48des avertissements sanitaires,
00:21:50ces images un peu choquantes
00:21:52que vous avez tous eues
00:21:52sur les paquets de cigarettes.
00:21:54Elles ont vraiment été conçues
00:21:55pour susciter
00:21:56de fortes émotions négatives.
00:21:58Et ces avertissements,
00:22:00ils ont été combinés
00:22:01par la suite
00:22:02à des interdictions de fumer
00:22:03dans les lieux publics
00:22:04ou alors des taxes
00:22:05sur les cigarettes
00:22:06en fonction des États membres.
00:22:10Quatrième contribution,
00:22:12les sciences comportementales,
00:22:13elles peuvent aussi
00:22:13renforcer la cohérence
00:22:15entre différents domaines
00:22:16de politique publique.
00:22:18Parce que parfois,
00:22:19les problèmes comportementaux,
00:22:21ils contribuent
00:22:22à des défaillances systémiques.
00:22:23Et dans ce cas,
00:22:24c'est essentiel
00:22:24d'examiner
00:22:26les politiques menées
00:22:27dans différents domaines
00:22:28afin d'identifier
00:22:29s'il y a d'éventuelles
00:22:30contradictions,
00:22:31mais aussi des synergies
00:22:32possibles entre elles.
00:22:34Dans ce contexte,
00:22:36on propose d'adopter
00:22:37une perspective humaine,
00:22:38si on peut dire,
00:22:39pour mieux comprendre
00:22:41le paysage
00:22:41de politique publique.
00:22:42L'exemple typique,
00:22:44c'est celui des agriculteurs
00:22:45qui sont exposés
00:22:46à différents signaux politiques,
00:22:48différents messages
00:22:49qui ne sont pas toujours alignés.
00:22:51Et notamment,
00:22:52avec les politiques environnementales,
00:22:53on leur demande
00:22:54de limiter la perte
00:22:55de biodiversité,
00:22:56de promouvoir
00:22:57les services écosystémiques.
00:22:59Avec les politiques agricoles,
00:23:01là, ils sont plutôt
00:23:02encouragés
00:23:02à augmenter leur productivité,
00:23:04parfois même
00:23:05au moyen de subventions.
00:23:07Et à travers
00:23:08les politiques de santé,
00:23:09on leur demande aussi
00:23:10de garantir
00:23:11une alimentation saine
00:23:12pour les consommateurs.
00:23:13Donc, ça peut être
00:23:14parfois difficile
00:23:15de naviguer ce terrain-là,
00:23:17voir une source
00:23:18de confusion
00:23:19pour les agriculteurs.
00:23:20Donc, ce qu'on préconise,
00:23:21c'est d'adopter
00:23:23leur point de vue
00:23:24aux agriculteurs
00:23:25pour permettre
00:23:26de mieux comprendre
00:23:27les contradictions
00:23:28dans ce paysage politique
00:23:30et potentiellement
00:23:30de renforcer
00:23:31la cohérence
00:23:32des politiques publiques.
00:23:33Ce qu'on appelle
00:23:34la perspective
00:23:36inside-out,
00:23:37dans le sens
00:23:38de l'intérieur
00:23:38vers l'extérieur,
00:23:39parce que finalement,
00:23:40on prend la perspective
00:23:41d'un acteur
00:23:42dans le système
00:23:42et on regarde
00:23:44à partir de sa vision
00:23:46les signaux
00:23:47qui sont envoyés,
00:23:47les signaux
00:23:48qu'il reçoit,
00:23:48qui proviennent
00:23:49de différentes parties
00:23:50du système,
00:23:51ici,
00:23:51les différents domaines
00:23:52de politique publique.
00:23:54et enfin,
00:23:55le dernier niveau,
00:23:58on a la perspective
00:23:59inside-out
00:24:00qui est utile
00:24:01pour zoomer
00:24:02finalement en avant
00:24:03sur la manière
00:24:04dont les individus
00:24:05perçoivent les signaux
00:24:06politiques et y réagissent
00:24:07et c'est précisément
00:24:08une compétence
00:24:09des sciences comportementales,
00:24:11mais on pense
00:24:12qu'il y a une perspective
00:24:13complémentaire
00:24:14à prendre en compte
00:24:14qu'on appelle
00:24:15outside-in
00:24:16et qui est essentielle
00:24:18pour prendre du recul
00:24:20et examiner le système
00:24:21plus large
00:24:22dans lequel
00:24:22les perceptions
00:24:23et ces comportements
00:24:25prennent place.
00:24:26Et c'est là
00:24:26que l'analyse systémique
00:24:28a une valeur ajoutée.
00:24:33Elle permet
00:24:33de replacer
00:24:34finalement
00:24:35les comportements
00:24:36individuels
00:24:36dans des structures
00:24:37plus larges,
00:24:37les règles institutionnelles,
00:24:39les normes sociales,
00:24:40les incitations financières,
00:24:42les infrastructures
00:24:43plus généralement.
00:24:44Et l'analyse systémique
00:24:45finalement,
00:24:46ça regroupe
00:24:47un large éventail
00:24:48de disciplines.
00:24:49Il y a
00:24:50certaines disciplines
00:24:51qui vont se concentrer
00:24:52plus sur les méthodes
00:24:53quantitatives,
00:24:54la dynamique des systèmes,
00:24:55la modélisation
00:24:55multi-agents
00:24:56et d'autres
00:24:57que vous connaissez
00:24:58peut-être plus aussi
00:24:59et qu'on a aussi
00:24:59dans notre YouPolySylab,
00:25:01ces approches
00:25:01plus qualitatives
00:25:02comme le design
00:25:03ou la prospective stratégique.
00:25:06Et lorsque
00:25:06les sciences comportementales
00:25:07sont combinées
00:25:08à l'analyse systémique,
00:25:10alors on parle
00:25:11d'approche comportementale
00:25:12systémique,
00:25:13Behavioral Systems,
00:25:14qui a été développée
00:25:16par Bussara
00:25:17et cette approche
00:25:18en fait,
00:25:18elle est
00:25:21elle reconnaît
00:25:22que le comportement humain
00:25:24est façonné
00:25:25par des éléments
00:25:26qui sont à la fois
00:25:26comportementaux
00:25:27et structurels,
00:25:28qui interagissent en plus.
00:25:29Donc c'est à la fois
00:25:30finalement
00:25:31le système
00:25:32qui façonne
00:25:33le comportement des gens,
00:25:35mais aussi
00:25:35le comportement des gens
00:25:36qui explique
00:25:37qu'il façonne le système.
00:25:39Et le cœur
00:25:39de cette approche,
00:25:40il se base
00:25:41sur une cartographie
00:25:42de tous les acteurs
00:25:43pertinents
00:25:44aux problèmes
00:25:44de politique publique.
00:25:45ont identifié
00:25:47leurs comportements,
00:25:48les éléments
00:25:48qui influencent
00:25:49ces comportements,
00:25:49des facteurs économiques,
00:25:51politiques,
00:25:52légaux,
00:25:52etc.
00:25:53Et l'objectif
00:25:54ensuite
00:25:55dans ces cartographies,
00:25:56c'est d'identifier,
00:25:57de trouver
00:25:58les points
00:25:58de levier
00:26:00où une
00:26:01ou plusieurs
00:26:01interventions comportementales
00:26:03ou traditionnelles
00:26:03pourraient avoir
00:26:04le plus d'effet
00:26:05pour débloquer
00:26:06le système.
00:26:07Et finalement,
00:26:08cette approche,
00:26:11elle s'applique
00:26:12particulièrement bien
00:26:13aux problèmes
00:26:13complexes
00:26:14comme les problèmes
00:26:16environnementaux
00:26:17quand il n'y a pas
00:26:18une solution simple
00:26:19à la clé.
00:26:21Voilà,
00:26:22on va maintenant
00:26:22décortiquer
00:26:23un exemple en détail
00:26:24et survoler un autre
00:26:25pour appliquer
00:26:26ce qu'on vient de voir
00:26:26ensemble
00:26:27à un cas pratique.
00:26:29Je vais commencer
00:26:30par l'harmonisation
00:26:31des étiquettes
00:26:31de tri des déchets
00:26:32dans l'Union européenne.
00:26:34C'est un projet
00:26:34qui est en train
00:26:34de se finir actuellement
00:26:35et contribue à réduire
00:26:37les déchets d'emballage
00:26:38en Europe.
00:26:38Il a été mandaté
00:26:40par la Direction
00:26:41Environnement
00:26:42de la Commission européenne
00:26:43et actuellement,
00:26:45pour un peu de contexte,
00:26:46les pays de l'Union européenne,
00:26:48ils ont des systèmes
00:26:48de collecte
00:26:49de déchets très différents.
00:26:51Ils ont des associations
00:26:52de couleurs
00:26:53aux matériaux
00:26:54très différents.
00:26:55Par exemple,
00:26:55en France,
00:26:56vous avez le jaune
00:26:56pour plastique,
00:26:58papier, métal.
00:26:59Pour moi,
00:27:00ici,
00:27:01le plastique et le métal,
00:27:02c'est bleu.
00:27:03Et puis,
00:27:03il y a aussi
00:27:04des étiquettes
00:27:04de tri différentes.
00:27:06Il y a certaines étiquettes
00:27:07qui indiquent
00:27:08la destination du déchet,
00:27:10dans quelle poubelle
00:27:10ça va aller.
00:27:11D'autres qui montrent
00:27:12les composants
00:27:13de l'emballage
00:27:14qui devraient être séparés
00:27:15et la destination.
00:27:16C'est votre label
00:27:17que vous avez en France.
00:27:19Et enfin,
00:27:19d'autres qui vont
00:27:21simplement indiquer
00:27:22le matériau de l'emballage,
00:27:23si c'est du métal,
00:27:24du verre,
00:27:25du plastique.
00:27:26Et les étiquettes
00:27:27de tri
00:27:27qu'on doit concevoir
00:27:29dans ce projet,
00:27:29elles doivent indiquer,
00:27:30c'est dans le règlement,
00:27:32le matériau de l'emballage
00:27:33à trier.
00:27:33Donc,
00:27:34c'est plus côté
00:27:35scandinave,
00:27:36la dernière possibilité
00:27:37que je vous ai présentée.
00:27:38Et il doit y avoir
00:27:39également
00:27:40un principe
00:27:41de correspondance
00:27:42dans ces étiquettes.
00:27:43Ça veut dire
00:27:44que l'étiquette
00:27:44que vous allez voir
00:27:45sur un emballage,
00:27:46elle doit correspondre
00:27:47à l'étiquette visible
00:27:48sur la poubelle
00:27:49pour qu'il y ait
00:27:50un matching finalement.
00:27:53Là,
00:27:54je vais vous résumer
00:27:55notre processus
00:27:56qui a été très long,
00:27:58ça a duré
00:27:58trois ans et demi,
00:27:59ce projet.
00:28:01On est vraiment
00:28:01sur la fin.
00:28:03Et ce projet,
00:28:04la particularité,
00:28:05c'est qu'il a combiné
00:28:06les sciences comportementales
00:28:07avec une autre discipline,
00:28:08design,
00:28:09le design
00:28:09qu'on a dans notre équipe.
00:28:12Et pour développer
00:28:13le prototype 1,
00:28:14on a commencé
00:28:15par examiner
00:28:15les systèmes nationaux
00:28:16d'étiquetage,
00:28:17dont français d'ailleurs,
00:28:18qui sont déjà bien établis.
00:28:19Et on les a comparés
00:28:21aux exigences
00:28:21du règlement européen
00:28:22sur les emballages
00:28:23et les déchets d'emballage.
00:28:24Le système nordique,
00:28:26donc le dernier
00:28:26que je vous ai présenté
00:28:27qui indique les matériaux,
00:28:29il est déjà utilisé
00:28:29dans plusieurs pays
00:28:30et c'était celui
00:28:32qui correspondait le mieux
00:28:33aux exigences du règlement
00:28:34et ça a donc servi
00:28:35de point de départ pour nous.
00:28:37On a aussi appliqué
00:28:38le modèle COMB,
00:28:39c'est un cadre comportemental,
00:28:41une théorie comportementale
00:28:42qui permet de définir
00:28:44les éléments comportementaux
00:28:45en jeu
00:28:46et ce qui les affecte.
00:28:47Et en parallèle,
00:28:48on a interrogé
00:28:49des acteurs clés
00:28:50pour cartographier
00:28:52la diversité
00:28:53des systèmes
00:28:53de collecte de déchets,
00:28:54tout ce qui est
00:28:55association entre couleurs
00:28:56et matériaux
00:28:57dans les différents
00:28:58pays européens,
00:28:59ainsi que toutes les pratiques
00:29:00de mélange des déchets
00:29:02à travers l'UE.
00:29:02Par exemple,
00:29:03en France,
00:29:03on mélange plastique,
00:29:05papier et métal,
00:29:06alors qu'en Scandinavie,
00:29:07les trois sont séparés.
00:29:08En Belgique,
00:29:09j'ai plastique et métal
00:29:10qui sont ensemble,
00:29:10donc ça diffère énormément.
00:29:13On a aussi organisé
00:29:14un premier atelier
00:29:15avec les parties prenantes
00:29:16pour construire
00:29:17une compréhension commune
00:29:18du besoin d'harmonisation
00:29:20au travers des pays.
00:29:21Et ces parties prenantes,
00:29:22elles incluent en particulier
00:29:23les acteurs
00:29:24de la gestion des déchets,
00:29:25donc ça peut être
00:29:25les municipalités,
00:29:27certains acteurs privés,
00:29:28mais aussi les acteurs
00:29:29liés à l'emballage,
00:29:30donc producteurs d'emballage
00:29:31en particulier,
00:29:33aussi producteurs de produits.
00:29:35Et on a lancé enfin
00:29:36une première consultation
00:29:37des parties prenantes
00:29:38et on a réalisé
00:29:39une revue de la littérature
00:29:40sur les facteurs
00:29:42qui influencent
00:29:43la compréhension
00:29:44des étiquettes
00:29:45par les citoyens.
00:29:46Et donc tout ça,
00:29:47ça nous a donné
00:29:47le prototype 1
00:29:48de nos étiquettes
00:29:50pour le tri des déchets.
00:29:51Et ensuite,
00:29:52pour éclairer la conception
00:29:54du prototype 2,
00:29:55on a fait évoluer
00:29:55le design du prototype 1
00:29:58avec des ateliers consommateurs,
00:30:01donc on a invité
00:30:02des citoyens
00:30:03pour discuter avec nous
00:30:04de ces étiquettes.
00:30:04On a fait un deuxième atelier
00:30:06avec les parties prenantes,
00:30:08centré cette fois
00:30:08plus sur les défis
00:30:09d'harmonisation
00:30:10propres à certains pays
00:30:12et propres à certaines
00:30:13catégories d'acteurs aussi,
00:30:14parce que ce n'est pas
00:30:15la même chose par exemple
00:30:16pour un acteur
00:30:16de la gestion des déchets
00:30:17et un producteur d'emballage,
00:30:19l'enjeu.
00:30:20On a ensuite mené
00:30:21une très grande enquête
00:30:22expérimentale,
00:30:23on avait environ 17 000 citoyens
00:30:25dans 21 pays
00:30:26de l'Union européenne.
00:30:28Et là, cette fois,
00:30:29c'était pour tester
00:30:30la compréhension
00:30:31par les citoyens
00:30:32des différents petits éléments
00:30:33des étiquettes,
00:30:34la couleur,
00:30:35le texte,
00:30:36le contraste,
00:30:37les pictogrammes,
00:30:38tout ce qui est instruction
00:30:39pour le tri.
00:30:41Et enfin,
00:30:42pour aboutir
00:30:42à la proposition technique,
00:30:44on a mené
00:30:44une deuxième consultation
00:30:45et un troisième atelier
00:30:47avec des parties prenantes
00:30:48ainsi que des expériences
00:30:49comportementales.
00:30:50Cette fois,
00:30:51l'expérience comportementale,
00:30:52elle était en ligne
00:30:53et on avait environ 11 000 citoyens
00:30:55dans 11 États membres.
00:30:57Et l'objectif,
00:30:58là, on était vraiment
00:30:59dans le test,
00:31:00c'était de tester
00:31:00si le prototype 2
00:31:02qu'on avait développé
00:31:02améliorent effectivement
00:31:05le tri correct des déchets.
00:31:07Si on fait une petite pause
00:31:09sur cette diapo,
00:31:11on peut observer
00:31:12les activités dédiées
00:31:13à identifier
00:31:14les moteurs du comportement,
00:31:15vous vous rappelez
00:31:16le petit doux
00:31:17de notre méthode,
00:31:18et celle dédiée
00:31:19à concevoir
00:31:20les leviers
00:31:20de changement
00:31:21du comportement,
00:31:22le HIIT.
00:31:23Et vous voyez
00:31:24à peu près
00:31:24que c'est moitié-moitié
00:31:25dans le processus.
00:31:26Il y a certaines étapes
00:31:28qui se chevauchent.
00:31:31Pour le périmètre d'usage,
00:31:33concevoir, en gros,
00:31:34des étiquettes de tri,
00:31:37c'est plus un exemple typique
00:31:39d'intervention comportementale
00:31:41parce que ces étiquettes,
00:31:42elles fournissent
00:31:42une information présentée
00:31:44d'une manière
00:31:44très spécifique,
00:31:45framée,
00:31:46au moment du dépôt des déchets
00:31:47par les citoyens.
00:31:49Et ça permet
00:31:50de guider un comportement
00:31:52qui pourrait autrement
00:31:52être sous-optimal.
00:31:54Donc l'efficacité
00:31:55des étiquettes,
00:31:56elle dépend
00:31:56de nombreux paramètres
00:31:57de conception,
00:31:58notamment,
00:31:59on l'a cité un peu déjà,
00:32:00donc on a les symboles,
00:32:01on a la couleur,
00:32:02le texte,
00:32:03le contraste,
00:32:04la taille,
00:32:04l'emplacement aussi
00:32:05sur le paquet,
00:32:07peut-être le recours
00:32:08éventuel
00:32:09à des solutions numériques
00:32:11comme les codes QR.
00:32:14Et à ce niveau,
00:32:15les sciences comportementales,
00:32:17elles ont contribué
00:32:17directement en alignant
00:32:18finalement la conception
00:32:20des étiquettes
00:32:21avec la manière
00:32:21dont les individus
00:32:22perçoivent
00:32:23et traitent l'information.
00:32:26Au niveau du cycle
00:32:28de politique publique,
00:32:30ce n'est pas un cas
00:32:31d'intégration précoce
00:32:32des sciences comportementales,
00:32:33mais plutôt au niveau
00:32:34de l'implémentation,
00:32:36de la mise en œuvre,
00:32:37parce que la politique
00:32:39sur les emballages,
00:32:40le règlement
00:32:40sur les emballages
00:32:41et les déchets d'emballage
00:32:42existait déjà.
00:32:43Et donc,
00:32:44cette décision
00:32:45d'utiliser les labels,
00:32:46elle avait déjà été prise
00:32:47avant l'implication
00:32:49des sciences comportementales.
00:32:50Donc, dans le cycle,
00:32:51on a été impliqué,
00:32:52on n'a pas eu notre mot
00:32:54à dire sur la pertinence
00:32:55de l'option politique
00:32:56label d'un point
00:32:57de vue comportemental.
00:32:58On a juste été appelé
00:32:59pour concevoir ce label.
00:33:03Et en fait,
00:33:03tout ce projet,
00:33:04finalement,
00:33:05il aide à la rédaction
00:33:06de l'acte d'exécution
00:33:07du règlement
00:33:08sur les emballages
00:33:09et les déchets d'emballage
00:33:10qui existent déjà.
00:33:10Donc, c'est vraiment
00:33:11un appui direct
00:33:12à la politique publique,
00:33:13à sa mise en œuvre,
00:33:14en l'occurrence.
00:33:17Maintenant,
00:33:17je souhaite regarder
00:33:18avec vous
00:33:19si ce projet,
00:33:20il contribue
00:33:21à d'autres niveaux
00:33:21d'utilisation
00:33:22des sciences comportementales
00:33:24dans la grille
00:33:24que je vous ai présentée
00:33:25tout à l'heure.
00:33:27Juste pour discuter
00:33:28un peu de comment
00:33:29ça aurait pu être différent aussi.
00:33:31Déjà,
00:33:32est-ce qu'on informe
00:33:33une politique traditionnelle ?
00:33:34Pas vraiment.
00:33:34Comme j'ai dit,
00:33:35ce choix,
00:33:35il a été déterminé
00:33:37politiquement avant
00:33:38la mobilisation
00:33:38des sciences comportementales.
00:33:39Donc, on n'a pas pu
00:33:40vraiment évaluer
00:33:41si d'autres instruments
00:33:42auraient pu être
00:33:43plus efficaces.
00:33:44Mais avec un mandat différent,
00:33:47on aurait pu considérer
00:33:48d'autres instruments,
00:33:49des instruments économiques,
00:33:50par exemple,
00:33:51comme la tarification incitative,
00:33:53le pay as you throw.
00:33:54Ou alors,
00:33:55on aurait pu conseiller
00:33:56des améliorations
00:33:57ou une harmonisation
00:33:58des infrastructures
00:34:00de tri des déchets
00:34:01plutôt que simplement
00:34:02le label.
00:34:04Est-ce qu'on a combiné
00:34:05des instruments politiques
00:34:06dans ce projet ?
00:34:07Alors, oui,
00:34:08on a par exemple
00:34:09prédigé des manuels
00:34:10d'utilisation
00:34:11destinés à soutenir
00:34:12la campagne d'information
00:34:13qui accompagnera
00:34:14la mise en œuvre
00:34:15des labels
00:34:15dans tous les pays.
00:34:17Et même si ça dépassait
00:34:18notre mandat,
00:34:19on a aussi proposé
00:34:20une transition
00:34:20des couleurs de poubelles.
00:34:22Parce que le souci
00:34:23qu'on avait,
00:34:24c'est qu'à long terme,
00:34:25on risquait d'apposer
00:34:26des labels colorés
00:34:27sur des poubelles
00:34:28de couleurs différentes.
00:34:29Et ça,
00:34:29c'était un souci.
00:34:31Donc, c'est une proposition
00:34:32qu'on a faite
00:34:34qui, malheureusement,
00:34:35n'est pas dans notre mandat.
00:34:35Donc, ça risque
00:34:36de ne pas être implémenté.
00:34:39Est-ce qu'on a évalué
00:34:40des interconnexions
00:34:41entre politiques publiques ?
00:34:43Alors, oui,
00:34:44parce qu'on a vérifié
00:34:44finalement la cohérence
00:34:46avec d'autres systèmes
00:34:47d'étiquetage
00:34:47afin d'éviter
00:34:48des signaux confus
00:34:49ou contradictoires
00:34:51pour les consommateurs.
00:34:54On a en fait analysé
00:34:56si la présence
00:34:56d'autres labels
00:34:57sur les emballages
00:34:58perturbait les consommateurs
00:34:59lorsqu'ils cherchaient
00:35:00des informations
00:35:01sur le tri des déchets,
00:35:03donc nos labels en particulier.
00:35:04On a mis en évidence aussi
00:35:06des enjeux importants,
00:35:08en fait,
00:35:08liés aux changements
00:35:09actuels et futurs
00:35:10qui concernent
00:35:11tout ce qui est
00:35:12système de consignes,
00:35:13contenus recyclables,
00:35:15réparabilité,
00:35:16réemploi aussi du déchet.
00:35:18Parce que les labels
00:35:20qui sont associés
00:35:21à ça,
00:35:22à ces autres usages
00:35:23dans l'économie circulaire,
00:35:25pourraient rentrer en conflit
00:35:26avec l'instruction
00:35:27de trier l'emballage.
00:35:28Donc, par exemple,
00:35:29on s'est posé la question,
00:35:30est-ce qu'il vaut mieux
00:35:31utiliser le système
00:35:32de consignes
00:35:33ou réemployer l'emballage
00:35:34plutôt que de le trier ?
00:35:35Comment rendre finalement
00:35:36cette hiérarchie plus claire ?
00:35:38C'est quand même mieux
00:35:38de réutiliser un emballage
00:35:40plutôt que de tout de suite
00:35:41le trier, par exemple.
00:35:44Est-ce qu'on a utilisé
00:35:45l'approche comportementale
00:35:46systémique ?
00:35:47Alors non,
00:35:48pas explicitement.
00:35:49On n'avait pas ça en tête
00:35:50à la base,
00:35:51on n'a pas cartographié
00:35:52l'ensemble du système,
00:35:55les acteurs,
00:35:56leurs contraintes,
00:35:57les boucles de rétroaction,
00:35:58les points de levier,
00:35:59mais on a eu plusieurs éléments
00:36:01qui allaient dans cette direction,
00:36:02dans le projet.
00:36:03Par exemple,
00:36:04au tout début du projet,
00:36:05comme je vous ai dit,
00:36:05on avait cartographié
00:36:06les pratiques de tri
00:36:08des déchets à travers l'Europe,
00:36:09les systèmes de collecte,
00:36:10les couleurs utilisées,
00:36:11les pratiques de mélange
00:36:12des déchets,
00:36:13les labels de tri
00:36:14qui existent déjà.
00:36:15Et aussi,
00:36:16on a mobilisé
00:36:17à la fois
00:36:18sciences comportementales
00:36:19et design.
00:36:20Et ça,
00:36:21ça nous a permis
00:36:21de rendre notre recherche
00:36:22plus complète,
00:36:23plus holistique.
00:36:24notamment,
00:36:25on a pris en compte
00:36:26un très large éventail
00:36:29d'acteurs.
00:36:31On a mis en balance
00:36:32les arguments
00:36:33des producteurs
00:36:33d'emballage
00:36:34et les arguments
00:36:36des acteurs
00:36:37de gestion des déchets,
00:36:38avec aussi
00:36:39les données recueillies
00:36:40auprès des citoyens.
00:36:42Donc là,
00:36:43c'était notre difficulté d'ailleurs,
00:36:45chercher un compromis
00:36:45qui donne du poids
00:36:48aux preuves citoyennes,
00:36:50aux preuves sur les citoyens,
00:36:52tout en laissant
00:36:52suffisamment de flexibilité
00:36:53pour éviter une résistance
00:36:55de la part des parties
00:36:55prenantes,
00:36:56notamment les producteurs
00:36:57d'emballage
00:36:58qui n'aimaient pas du tout
00:36:59les couleurs,
00:37:00alors que la couleur,
00:37:00c'est très important
00:37:01pour les citoyens.
00:37:04Dans ce projet,
00:37:05en gros,
00:37:05on avait une grosse contrainte
00:37:06liée au mandat.
00:37:07Il s'agissait d'un projet
00:37:08qui répondait
00:37:09à une demande très précise.
00:37:10La mission,
00:37:11c'était la conception
00:37:12des labels,
00:37:13pas le choix
00:37:14ou la refonte
00:37:16de l'approche politique
00:37:17plus large,
00:37:19pas non plus
00:37:20l'analyse
00:37:21de ces interactions
00:37:22avec d'autres politiques,
00:37:23d'autres labels.
00:37:23On a essayé d'apporter
00:37:24ces considérations
00:37:25et après,
00:37:27c'est pris en compte
00:37:27en fonction du mandat.
00:37:29Mais dans l'ensemble,
00:37:30c'est tout de même
00:37:31une forte contribution
00:37:32des sciences comportementales,
00:37:33c'est pour ça
00:37:33que je voulais le présenter,
00:37:35avec un impact direct
00:37:36sur la politique publique,
00:37:37un appui actuellement,
00:37:38d'ailleurs,
00:37:39c'est l'étape
00:37:39dans laquelle on est
00:37:40à la rédaction
00:37:41d'un acte d'exécution.
00:37:42Et aussi,
00:37:43notre projet,
00:37:44il va soutenir
00:37:45finalement les négociations
00:37:46avec les États membres
00:37:48sur cet acte d'exécution.
00:37:52Et très brièvement,
00:37:53sur l'exemple
00:37:53du développement
00:37:54d'un marché européen
00:37:55sur des crédits nature,
00:37:57c'est le deuxième exemple
00:37:58que je survole.
00:37:59Donc là,
00:37:59la direction environnement,
00:38:01elle a publié
00:38:02en été dernier
00:38:03sa feuille de route
00:38:05pour les crédits nature
00:38:06qui ouvre les discussions
00:38:07sur si,
00:38:09oui ou non,
00:38:09un marché à l'échelle européenne
00:38:12a de la valeur ajoutée
00:38:13et comment est-ce
00:38:14qu'on attire l'offre
00:38:15et surtout la demande
00:38:16sur ce marché.
00:38:16Donc,
00:38:17dans ce projet,
00:38:19notre objectif,
00:38:20c'est d'examiner
00:38:21les conditions comportementales
00:38:22préalables
00:38:23à la conception crédible
00:38:26d'un marché
00:38:27des crédits nature.
00:38:28Notamment,
00:38:28on regarde les obstacles
00:38:30et les moteurs
00:38:30de la participation
00:38:32des acheteurs,
00:38:33surtout la demande,
00:38:34donc en particulier,
00:38:35de crédits nature
00:38:36à ce marché.
00:38:37Donc,
00:38:37les acheteurs,
00:38:38dans ce cas-là,
00:38:39ce sont des entreprises
00:38:40en général.
00:38:41Et notre projet,
00:38:42il a commencé
00:38:43par une revue
00:38:45de littérature
00:38:47exploratoire.
00:38:48On est actuellement
00:38:48en train d'analyser
00:38:49aussi 38 entretiens
00:38:51avec des entreprises
00:38:52françaises,
00:38:53d'ailleurs,
00:38:53qui ont été,
00:38:54ces entretiens,
00:38:55ils ont été conduits
00:38:55par la Banque européenne
00:38:57d'investissement.
00:38:58Et on analyse aussi,
00:38:59avec une perspective
00:39:01comportementale toujours,
00:39:02le retour
00:39:03des parties prenantes
00:39:04sur la feuille de route
00:39:05pour les crédits nature.
00:39:07Et l'étape finale
00:39:08sera l'enquête
00:39:09à grande échelle
00:39:10pour analyser
00:39:11le comportement
00:39:12des chefs d'entreprise
00:39:13dans leur décision
00:39:14de participer
00:39:15ou non
00:39:16à ces marchés.
00:39:17Et notamment,
00:39:18on voudrait comprendre
00:39:19leurs arbitrages
00:39:21entre les caractéristiques
00:39:23du marché.
00:39:24On voudrait évaluer
00:39:25leur acceptabilité
00:39:26de ces différentes caractéristiques.
00:39:28Et on veut aussi comprendre
00:39:29plus généralement
00:39:30les déterminants
00:39:31comportementaux en jeu.
00:39:32Par exemple,
00:39:33si les chefs d'entreprise
00:39:35sont sensibles
00:39:36au comportement
00:39:37de leurs concurrents
00:39:38ou alors plus aux exigences
00:39:40de leurs clients.
00:39:40Si leur stratégie,
00:39:42elle est plutôt financière,
00:39:44réputationnelle,
00:39:45anticipatoire
00:39:46de futurs règlements
00:39:47ou alors si les chefs d'entreprise
00:39:48ont simplement
00:39:49des valeurs environnementales.
00:39:50Et enfin,
00:39:52l'objectif,
00:39:53c'est de tester
00:39:54de potentielles interventions
00:39:55qui amélioreraient
00:39:56la conception
00:39:58de ce marché.
00:39:59Et de nouveau,
00:40:00donc,
00:40:01pour l'approche
00:40:02méthodologique
00:40:03Do It,
00:40:04vous voyez qu'on a fait
00:40:05à peu près
00:40:05moitié-moitié
00:40:06une analyse surtout
00:40:07des moteurs comportementaux
00:40:08au départ
00:40:09et ensuite,
00:40:09on identifie
00:40:10et on teste
00:40:11les leviers.
00:40:14Pour le périmètre d'usage
00:40:15dans ce projet,
00:40:16on informe cette fois-ci
00:40:17le design
00:40:18d'un marché environnemental.
00:40:19Donc,
00:40:20c'est un instrument
00:40:20de politique traditionnelle
00:40:22cette fois
00:40:22et il y a de grandes chances
00:40:24qu'on étudie aussi
00:40:26les interconnexions
00:40:27entre ce marché
00:40:27et d'autres politiques
00:40:28parce qu'il y a
00:40:29de nombreux instruments
00:40:30de finances durables
00:40:31qui concernent
00:40:32la biodiversité
00:40:33et aussi le carbone
00:40:34et les deux problématiques
00:40:35sont très liées.
00:40:37Au niveau du cycle politique,
00:40:38cette fois-ci,
00:40:39on est très tôt
00:40:40dans le cycle politique
00:40:40au niveau de l'anticipation,
00:40:42donc on est avant
00:40:42la formulation
00:40:44d'options politiques.
00:40:45Donc,
00:40:46les questions-là,
00:40:46elles sont encore
00:40:47très ouvertes.
00:40:48Par exemple,
00:40:49est-ce que le marché
00:40:50sera volontaire
00:40:50ou obligatoire ?
00:40:51Est-ce que les paiements
00:40:53des projets
00:40:54se feront au début
00:40:55du projet
00:40:55ou une fois le projet
00:40:56évalué
00:40:57et qu'on a les résultats
00:40:58sur la biodiversité ?
00:41:00La formulation-là
00:41:01de ces options politiques,
00:41:03elle n'est prévue
00:41:03que pour début
00:41:05le premier semestre
00:41:062027.
00:41:08Et aussi,
00:41:08dans ce projet,
00:41:09on a été très proactifs,
00:41:11on ne nous a pas demandé
00:41:11notre contribution
00:41:12à la base,
00:41:13mais quand on a proposé
00:41:14cette étude,
00:41:14les décideurs,
00:41:15ils ont été très intéressés
00:41:17et on est maintenant
00:41:18en fait complètement intégrés
00:41:19dans leur processus
00:41:19de décision.
00:41:20Ça nous permet du coup
00:41:21d'informer la conception
00:41:23de la politique
00:41:23au plus près
00:41:24de ce qui se passe
00:41:25et donc c'est un cas
00:41:26assez idéal finalement
00:41:28pour nous en tant
00:41:29que chercheurs
00:41:29mais aussi pour les décideurs
00:41:30parce qu'ils comprennent
00:41:31très bien
00:41:32le processus de recherche
00:41:33du coup,
00:41:34ce qu'on fait
00:41:35et l'utilité
00:41:36des sciences comportementales.
00:41:38Voilà pour les exemples,
00:41:40je vais finir
00:41:41par quelques recommandations
00:41:42sur le cadrage
00:41:43d'un projet,
00:41:44donc c'est ce à quoi
00:41:46j'ai réfléchi
00:41:46avec toute mon équipe là.
00:41:48Donc la première chose,
00:41:49bien cadrer le problème
00:41:50dès le départ,
00:41:51partir d'une bonne question
00:41:52de recherche
00:41:53avec des ouvertures,
00:41:56une ouverture d'esprit
00:41:57sur vraiment
00:41:58les causes possibles
00:41:59du problème
00:41:59parce que parfois
00:42:01on arrive avec des solutions
00:42:02un peu déjà en tête
00:42:03et donc ça implique
00:42:04cette étape
00:42:05un vrai travail
00:42:06de périmétrage
00:42:07avec les équipes concernées
00:42:08et c'est lié du coup
00:42:09au deuxième point,
00:42:11dès le départ,
00:42:11associer les décideurs
00:42:13et les parties prenantes
00:42:14parce que l'inclusion
00:42:15des acteurs concernés
00:42:16finalement,
00:42:17elle est clé
00:42:18pour la pertinence
00:42:20de l'étude
00:42:20mais aussi pour l'acceptabilité
00:42:22et l'intégration
00:42:23de ces résultats.
00:42:24Et dans le cas
00:42:25des crédits nature,
00:42:26par exemple,
00:42:26on a d'autant plus de chances
00:42:27que nos résultats
00:42:28y soient pris en compte,
00:42:29que notre intégration
00:42:29au processus,
00:42:30elle s'est faite
00:42:31bien en amont.
00:42:32Ensuite,
00:42:33troisième point,
00:42:34situer l'étude
00:42:35au bon moment
00:42:36dans le processus politique
00:42:37comme je vous ai un peu montré
00:42:39avec les périmètres d'usage
00:42:40et où est-ce qu'on est
00:42:41dans le système,
00:42:43dans le cycle
00:42:44de politique publique
00:42:44pour clarifier
00:42:45si l'étude,
00:42:46elle vise à éclairer
00:42:47un choix
00:42:47qui est encore ouvert
00:42:48ou à plutôt améliorer
00:42:50la mise en œuvre
00:42:51d'une décision
00:42:51qui a déjà été prise
00:42:52parce que ce n'est pas
00:42:53la même marge de manœuvre
00:42:55en fonction de
00:42:56quand on est sollicité.
00:43:00Quatrièmement,
00:43:01prendre en compte
00:43:01le contexte structurel
00:43:02et systémique.
00:43:04S'il y a le temps
00:43:05d'adopter une approche
00:43:07plus systémique,
00:43:08l'approche comportementale
00:43:09systémique,
00:43:10dans un projet,
00:43:10c'est ce qu'on a tendance
00:43:11à recommander
00:43:12parce que ça permet
00:43:12vraiment de s'assurer
00:43:13que les facteurs structurels
00:43:17sont autant considérés
00:43:18que les facteurs comportementaux
00:43:20et c'est très souvent
00:43:21qu'ils sont entremêlés.
00:43:23Et s'il n'y a pas le temps
00:43:24pour une telle analyse,
00:43:25alors au moins faire
00:43:26un tour rapide
00:43:26des contraintes structurelles
00:43:28qui pourraient expliquer
00:43:28le comportement
00:43:29au-delà des biais
00:43:31comportementaux humains.
00:43:33Cinquièmement,
00:43:33vérifier en amont
00:43:34ce qu'on sait déjà
00:43:36et ce qu'il est réaliste
00:43:37de faire.
00:43:39Commencer notamment
00:43:39par une revue
00:43:40de la littérature
00:43:41comme on l'a dit tout à l'heure
00:43:42et par une clarification
00:43:43aussi du mandat.
00:43:44Qu'est-ce qu'on est autorisé
00:43:45à faire ou pas ?
00:43:46C'est quoi les limites
00:43:47d'action pour les chercheurs ?
00:43:49Ça permet d'éviter
00:43:51de lancer une étude
00:43:52qui n'est pas forcément utile
00:43:54ou alors redondante
00:43:55ou alors un peu hors du périmètre
00:43:56qui est réellement actionnable.
00:43:59Sixième,
00:43:59ce serait penser
00:44:01à l'après-étude en amont.
00:44:03Ça, c'est très important
00:44:04parce que souvent,
00:44:05on pense à mettre
00:44:07notre étude à l'échelle
00:44:08seulement après avoir lancé
00:44:09un pilote d'expérience
00:44:11ou même l'expérience complète
00:44:12parfois.
00:44:13Et c'est important finalement
00:44:14d'anticiper déjà dès le départ
00:44:16si les résultats
00:44:17pourraient être repris en pratique
00:44:19facilement
00:44:19si l'intervention
00:44:20serait applicable
00:44:21à plus grande échelle
00:44:23dès le début du projet
00:44:24et faire tout ça.
00:44:26Et ça, d'ailleurs,
00:44:27c'est une réflexion
00:44:28qui est incluse
00:44:29dans l'approche
00:44:29comportementale systémique.
00:44:32Septièmement,
00:44:33et dernièrement,
00:44:34assurer une base méthodologique
00:44:35proportionnée aux enjeux.
00:44:37C'est-à-dire que
00:44:38quand l'étude,
00:44:39elle implique
00:44:40un investissement logistique
00:44:42et financier
00:44:43qui est important,
00:44:44alors il faut faire
00:44:46des choix méthodologiques
00:44:47qui sont vraiment solides,
00:44:48notamment liées
00:44:49à la taille de l'échantillon
00:44:50parce que c'est ça
00:44:51qui va permettre
00:44:51de déterminer
00:44:54la capacité réelle
00:44:55de notre étude
00:44:56à détecter un effet
00:44:57de notre intervention
00:44:58ou pas.
00:45:00Et je finis avec
00:45:02des bonnes pratiques.
00:45:03D'abord,
00:45:04les données sont essentielles.
00:45:05Ça peut paraître évident,
00:45:06mais c'est important
00:45:07de le rappeler, je pense.
00:45:08Il ne faut pas supposer
00:45:09ce qu'on sait déjà,
00:45:09pourquoi les personnes
00:45:10agissent d'une certaine manière.
00:45:12Il faut plutôt partir
00:45:13des données disponibles
00:45:14ou alors en collecter
00:45:15s'il n'y en a pas.
00:45:16Et en d'autres mots,
00:45:17et là, je fais écho finalement
00:45:18à une figure
00:45:19en sciences comportementales,
00:45:21Michael Horsworth,
00:45:22il faut faire attention
00:45:22à notre biais de confirmation
00:45:23parce qu'on est tous humains
00:45:24aussi en tant que chercheurs.
00:45:26Et ce biais de confirmation,
00:45:28c'est notre tendance
00:45:30à chercher surtout
00:45:31les informations
00:45:32qui vont confirmer
00:45:33ce qu'on pense déjà
00:45:34au lieu de tester réellement
00:45:36les hypothèses
00:45:38plus larges
00:45:38qu'on pourrait avoir.
00:45:40Et enfin,
00:45:40les comportements humains
00:45:41sont très variables,
00:45:43ils dépendent
00:45:44de nombreux facteurs
00:45:45psychologiques,
00:45:46sociaux,
00:45:47cognitifs,
00:45:48mais aussi structurels,
00:45:49les règles,
00:45:50les coûts,
00:45:50les normes sociales,
00:45:51les infrastructures.
00:45:52Donc, idéalement,
00:45:53bien prendre tout cela en compte.
00:45:55Je vous remercie
00:45:56et j'espère que c'était utile
00:45:58et suffisamment pratique
00:45:59pour ce séminaire.
00:46:01Merci à vous.
00:46:06Merci beaucoup, Marion.
00:46:08C'est magique,
00:46:09c'est revenu sur la diapositive
00:46:11que je présentais.
00:46:12Donc, merci beaucoup.
00:46:14C'était très clair
00:46:15et c'était très clair.
00:46:17Je m'adresse aux participants.
00:46:20Si vous avez des questions,
00:46:21vous pouvez les poser
00:46:22dans la discussion publique
00:46:24pour Marion.
00:46:26Et en attendant
00:46:27que certains d'entre vous
00:46:30se lancent,
00:46:31et donc je vois
00:46:31que Emma et Magali le font,
00:46:33donc merci à vous,
00:46:34je vais peut-être poser
00:46:35une question à Marion
00:46:36qui est plutôt
00:46:36une clarification,
00:46:37c'est que est-ce que
00:46:39tu pourrais resituer
00:46:40le Centre commun de recherche
00:46:41au sein de la Commission européenne,
00:46:43notamment en lien
00:46:43justement avec
00:46:45la Commission environnement,
00:46:47en l'occurrence
00:46:47que tu as citée.
00:46:49C'est-à-dire,
00:46:49comment est-ce que
00:46:50la Commission environnement
00:46:51vient vous chercher
00:46:51et vous donne mandat
00:46:53pour travailler
00:46:54sur tel projet ?
00:46:57Alors, le GRC, en fait,
00:47:00le Joint Research Center
00:47:01en anglais,
00:47:01le GRC, c'est vraiment,
00:47:03c'est une direction générale
00:47:05à part entière de la Commission
00:47:07comme la Direction générale
00:47:08environnement
00:47:08qui est plus là
00:47:09axée sur la politique publique
00:47:11ou d'autres directions générales.
00:47:13Et donc,
00:47:15dans ce cadre
00:47:17pour une meilleure régulation
00:47:19que je vous ai présentée
00:47:20au tout départ,
00:47:21les décideurs politiques,
00:47:22ils doivent suivre
00:47:25cette documentation
00:47:26pour être sûrs
00:47:27qu'ils prennent en compte
00:47:28tous les faits scientifiques
00:47:29disponibles.
00:47:30Et la science comportementale
00:47:31en fait partie.
00:47:32Donc, c'est comme ça
00:47:33souvent qu'ils nous trouvent.
00:47:34Ou alors,
00:47:35il y a aussi beaucoup
00:47:36de bouche à oreille.
00:47:36Si on a fait un projet
00:47:37qui a été très utile
00:47:39pour une politique,
00:47:40alors les décideurs
00:47:41discutent entre eux
00:47:42et du coup,
00:47:43ils font appel à nous.
00:47:44Et après,
00:47:45on a plusieurs manières
00:47:46d'interagir avec eux.
00:47:47C'est soit nous
00:47:47qui sommes proactifs
00:47:48un peu dans l'exemple
00:47:50des crédits nature
00:47:51qui allons chercher
00:47:52les décideurs
00:47:53et qui leur proposons
00:47:55nos services
00:47:56en expliquant l'utilité
00:47:57des sciences comportementales
00:47:58pour leur domaine.
00:47:59Soit on est plus
00:48:01dans l'inverse
00:48:02où les décideurs
00:48:03savent déjà
00:48:03qu'il y a un problème
00:48:04de comportement
00:48:04et ils vont venir
00:48:05nous chercher directement
00:48:06et on va établir
00:48:07par exemple un contrat
00:48:08avec eux.
00:48:09Ils vont financer
00:48:09notre recherche
00:48:10pour atteindre
00:48:13leur objectif finalement.
00:48:16Merci beaucoup Marion.
00:48:17On a une question
00:48:18de Emma Lothelier
00:48:19qui se pose la question
00:48:21de si jamais
00:48:23peut-être Emma
00:48:24si vous pouvez précider
00:48:25d'où vous venez
00:48:25ce serait d'autant
00:48:27plus informant.
00:48:29Merci beaucoup.
00:48:30Est-ce qu'il y a
00:48:30des partenariats
00:48:32qui sont possibles
00:48:33entre des structures
00:48:34en France
00:48:34et les travaux
00:48:36qui sont menés
00:48:36par le EU Policy Lab
00:48:38ou le Centre commun
00:48:39de recherche ?
00:48:41Alors comme on fait
00:48:42de la recherche
00:48:43c'est souvent ouvert
00:48:45pour le partenariat.
00:48:46par exemple j'ai un projet
00:48:47actuellement
00:48:48sur l'implémentation
00:48:49des politiques publiques
00:48:51vertes
00:48:51et les obstacles
00:48:52à cette implémentation
00:48:53dans les états membres.
00:48:54Donc là
00:48:55on est encore
00:48:56au début du projet
00:48:57mais je souhaiterais
00:48:58travailler avec des partenaires
00:48:59qui sont dans les états membres
00:49:00donc les partenariats
00:49:02ça se fait bien.
00:49:04Pour ce qui est
00:49:05je crois que c'était
00:49:06plutôt une aide
00:49:07finalement
00:49:08si on souhaite
00:49:08peut-on faire appel
00:49:09à l'un de vos espères
00:49:10pour réaliser une étude
00:49:12contractée
00:49:13vous voulez dire
00:49:13peut-être alors.
00:49:15je ne suis pas sûre
00:49:17que
00:49:17j'ai passé
00:49:19trois ans
00:49:19trois ans et demi
00:49:20au GRC
00:49:20je n'ai pas vu ce cas-là
00:49:22mon chef d'équipe
00:49:23serait plus à même
00:49:24de répondre
00:49:24mais je ne suis pas sûre
00:49:25qu'il est dans le
00:49:27non je ne crois pas
00:49:28je ne le vois pas
00:49:28je pourrais me renseigner
00:49:30et revenir vers vous
00:49:31en tout cas
00:49:31les liens souvent
00:49:32qui sont entre
00:49:34la commission
00:49:35et les états membres
00:49:36c'est via
00:49:37la direction générale
00:49:38réforme
00:49:39qui est en lien
00:49:40avec les états membres
00:49:41en fait
00:49:42et là en fait
00:49:42la direction réforme
00:49:44apporte un soutien
00:49:44aux états membres
00:49:45dans la mise en oeuvre
00:49:46d'une politique
00:49:47ou un problème
00:49:48sur quelque chose
00:49:50de spécifique
00:49:50et là
00:49:51via ce canal
00:49:54on est parfois impliqué
00:49:55aujourd'hui d'ailleurs
00:49:56il y avait une conférence
00:49:58sur les taxes
00:50:01et comment faire payer
00:50:03les taxes
00:50:03aux citoyens
00:50:04dans les pays
00:50:05et il y avait
00:50:06donc via
00:50:07cette direction
00:50:08générale
00:50:09réforme
00:50:10un projet
00:50:11qui impliquait
00:50:11l'Autriche
00:50:12la Belgique
00:50:13et le Portugal
00:50:13si je ne me trompe pas
00:50:14et nous
00:50:15on a été amenés
00:50:16à les aider
00:50:16ces états membres
00:50:18à mettre en place
00:50:19des interventions comportementales
00:50:20qui permettaient
00:50:21de collecter
00:50:22plus efficacement
00:50:24les taxes
00:50:24finalement
00:50:27Il y a une question
00:50:29Marion
00:50:30qui sera attenante
00:50:31aussi
00:50:32c'est est-ce qu'il y a
00:50:32un point de contact
00:50:33justement
00:50:33dans cette direction
00:50:35qui pourrait être
00:50:36qui est connue
00:50:38et dont c'est le travail
00:50:39d'être en contact
00:50:40des pays membres
00:50:42dans le cadre
00:50:43de partenariats
00:50:43est-ce que
00:50:45je te laisse
00:50:46peut-être
00:50:47on y répondra
00:50:48par écrit
00:50:49enfin
00:50:50à toi de voir
00:50:51si tu veux
00:50:51répondre à l'ombre
00:50:52je pense qu'on passe
00:50:54en général
00:50:54par mon chef d'équipe
00:50:55et ensuite
00:50:56mon chef d'équipe
00:50:57en fonction de la demande
00:50:57redistribue au sein
00:50:58de l'équipe
00:50:59les demandes
00:51:01donc je peux écrire
00:51:03son email
00:51:04dans le chat
00:51:07super
00:51:07merci beaucoup
00:51:11je lis en parallèle
00:51:13la question de Megali Croce
00:51:15est-il possible
00:51:16de travailler en interne
00:51:17entre chargée
00:51:18de
00:51:20de projet d'innovation
00:51:22si l'on suit les étapes
00:51:23où pourrions-nous
00:51:23être bloqués
00:51:25alors
00:51:25désolé Marion
00:51:27tu étais en train
00:51:27d'écrire
00:51:27donc c'est absolument
00:51:28pas le bon moment
00:51:29de te poser la question
00:51:32donc on a Magali
00:51:33qui pose une question
00:51:34ouais
00:51:36qui se demande
00:51:37si est-ce qu'on
00:51:38je l'essaye
00:51:39vous parlez de chercheur
00:51:41pour appliquer
00:51:41cette méthode
00:51:41est-il possible
00:51:42de travailler en interne
00:51:44entre chargée
00:51:44de projet d'innovation
00:51:45si l'on suit les étapes
00:51:47où pourrions-nous
00:51:48être bloqués
00:51:50la méthode
00:51:51do it
00:51:51j'imagine
00:51:55alors la méthode
00:51:56do it
00:51:57je pense que
00:51:59en fait
00:51:59on a
00:52:00je peux partager
00:52:01aussi
00:52:01le document
00:52:03dans le cadre
00:52:03pour une meilleure
00:52:05réglementation
00:52:06qui détaille
00:52:07qui donne
00:52:08beaucoup plus
00:52:09de détails
00:52:09sur la méthode
00:52:10do it
00:52:10pour les étapes
00:52:11l'arbre décisionnel
00:52:12que je vous ai montré
00:52:14où est-ce que
00:52:15vous pourriez
00:52:15être bloqué
00:52:17difficile à dire
00:52:18sans contexte
00:52:19d'un projet
00:52:20est-ce qu'il est possible
00:52:21de travailler en interne
00:52:22entre chargée
00:52:23de projet d'innovation
00:52:27si vous voulez dire
00:52:28dans votre unité
00:52:29oui
00:52:30moi je trouve
00:52:30que c'est facile
00:52:32la méthode do it
00:52:33c'est une méthode
00:52:34c'est la méthode
00:52:34qu'on a développée
00:52:35à la commission
00:52:35mais il y en a
00:52:36d'autres aussi
00:52:37la méthode basique
00:52:39par exemple
00:52:39de l'OCDE
00:52:41qui peuvent aussi
00:52:42qui ont
00:52:43on a toutes
00:52:44finalement
00:52:44le même
00:52:46genre d'étape
00:52:46dans notre processus
00:52:47c'est juste
00:52:48qu'on formule
00:52:48les choses un peu différemment
00:52:49donc ça peut être utile
00:52:50de suivre une méthode spécifique
00:52:51et si on ne comprend pas
00:52:52une étape suffisamment bien
00:52:54peut-être
00:52:54s'alimenter
00:52:55sur d'autres étapes
00:52:57mais pour moi
00:52:59on peut travailler
00:53:00en interne
00:53:00entre chargées de projet
00:53:01oui
00:53:05merci beaucoup
00:53:06et effectivement
00:53:07là je renvoie aussi
00:53:08vers tous les autres
00:53:08webinaires
00:53:09de la saison 1
00:53:10où en fait
00:53:11chaque intervenant
00:53:12a un peu présenté
00:53:13ses différentes étapes
00:53:14de projet aussi
00:53:14donc on voit bien
00:53:16qu'il y a
00:53:17plein de façons
00:53:18globalement
00:53:19ça reprend
00:53:20le fait
00:53:20de définir son problème
00:53:22d'aller faire
00:53:23de l'observation
00:53:23essayer de comprendre
00:53:24le sujet
00:53:25pour ensuite
00:53:25monter une intervention
00:53:26et expérimenter
00:53:28cette intervention
00:53:29et après
00:53:30il y a des nuances
00:53:30finalement
00:53:32entre les différents modèles
00:53:33mais effectivement
00:53:34il y a pas mal
00:53:34de ressources
00:53:35Marion
00:53:36on est assez partant
00:53:37pour avoir justement
00:53:39les ressources
00:53:40un peu plus détaillées
00:53:41que ta présentation
00:53:42si jamais tu les transmets
00:53:44et de toute façon
00:53:45à la fin du webinaire
00:53:46tu transmettrais
00:53:47bien évidemment
00:53:48le support de présentation
00:53:50mais aussi
00:53:51toutes les ressources
00:53:52que Marion
00:53:52tu jugeras
00:53:55informantes
00:53:55pour aller un cran
00:53:56plus loin
00:53:57sur la méthode
00:53:59notamment
00:54:00ça permet aussi
00:54:01de faire le lien
00:54:01avec la question
00:54:02de Adoration
00:54:03qui se demande
00:54:03s'il y aura
00:54:04un partage des résultats
00:54:05sur l'efficacité
00:54:07et l'acceptabilité
00:54:07du label
00:54:08sur la question
00:54:09des tri
00:54:10je peux partager
00:54:12tous les documents
00:54:12on a tout déjà publié
00:54:14en l'occurrence
00:54:16par contre
00:54:16la proposition technique
00:54:17qu'on fait
00:54:18elle est très très longue
00:54:19c'est à peu près
00:54:19200 pages
00:54:20mais il y a
00:54:21un résumé au départ
00:54:23mais par contre
00:54:24la proposition technique
00:54:25c'est vraiment
00:54:26nous du point de vue
00:54:27chercheur
00:54:28qu'est-ce qu'on apporte
00:54:29à la politique publique
00:54:30ensuite
00:54:31les décisions
00:54:32vont parfois
00:54:34et souvent
00:54:34même à contresens
00:54:35de ce que
00:54:36les profs scientifiques
00:54:38peuvent apporter
00:54:39et là dans notre cas
00:54:40pour un bref
00:54:42résumé
00:54:43finalement nous
00:54:44on a clairement conseillé
00:54:45recommandé
00:54:46d'utiliser de la couleur
00:54:47donc on avait développé
00:54:48comme vous avez vu
00:54:49ce que je vous ai montré
00:54:50un système de label
00:54:52qui est coloré
00:54:53qui permet d'associer
00:54:54les couleurs
00:54:55aux matériaux
00:54:55en revanche
00:54:57ça n'a vraiment pas
00:54:58été accepté
00:54:59depuis le départ
00:55:00par les parties prenantes
00:55:01et surtout
00:55:01les producteurs
00:55:02d'emballages
00:55:03parce que c'est cher
00:55:06économiquement parlant
00:55:07d'imprimer
00:55:09en couleur
00:55:10en gros
00:55:10sur les paquets
00:55:11sur les emballages
00:55:13donc on a un peu
00:55:15du mal
00:55:15à combattre
00:55:16ce lobby là
00:55:17donc il semblerait
00:55:19qu'on tende
00:55:20vers des labels
00:55:21en noir et blanc
00:55:22alors il y aura toujours
00:55:23le petit pictogramme
00:55:24le symbole
00:55:25mais c'est un peu
00:55:26une défaite pour nous
00:55:27on était très
00:55:28on était très fervent
00:55:31de cette idée
00:55:31de la couleur
00:55:32parce que dans
00:55:32toutes nos expériences
00:55:33ça montrait
00:55:34que c'était
00:55:34important finalement
00:55:36pour les citoyens
00:55:37de faire cette association
00:55:39ce matching
00:55:39avec la couleur
00:55:40surtout
00:55:41et moindrement
00:55:42avec le pictogramme
00:55:43il y a toujours
00:55:44cette idée de matching
00:55:45bien sûr
00:55:45mais elle est moins saliante
00:55:49mais ce n'est pas certain
00:55:50encore
00:55:50c'est une hypothèse
00:55:53de ce qui va se passer
00:55:54étant donné les discussions
00:55:57très bien
00:55:57merci beaucoup
00:55:58donc on comprend aussi
00:55:59que ce que vous
00:56:00les recherches
00:56:01elles donnent mieux
00:56:02à des recommandations
00:56:04donc appuyer sur
00:56:05des preuves scientifiques
00:56:09mais que finalement
00:56:11la décision politique
00:56:12est celle qui sera prise
00:56:14et elle tiendra compte
00:56:16de ces preuves-là
00:56:17mais aussi de la voix
00:56:18il y avait un terme
00:56:19que tu avais utilisé
00:56:20que je trouvais assez intéressant
00:56:21et je n'arrive pas
00:56:21à le ressaisir
00:56:22mais que tu as employé
00:56:24notamment sur la deuxième partie
00:56:26sur l'acceptabilité
00:56:28plutôt le deuxième projet
00:56:29sur la phase exploratoire
00:56:31où tu parlais justement
00:56:32de ce poids
00:56:33de la voix
00:56:33des parties prenantes
00:56:36le terme je l'aimais beaucoup
00:56:37mais je ne l'ai pas
00:56:38et j'ai l'impression
00:56:39que tu ne l'as pas non plus
00:56:41mettre en balance
00:56:43oui mettre en balance
00:56:45oui tu avais employé
00:56:46un autre terme
00:56:47mais il me vient parler
00:56:48et désolé de prendre
00:56:50l'espace de parole là-dessus
00:56:51en tout cas
00:56:52je te remercie
00:56:54je vais prendre
00:56:56les trois minutes
00:56:57qui restent
00:56:57pour vous présenter
00:56:59vous demander de répondre
00:57:01à un petit questionnaire
00:57:02si ça ne vous dérange pas
00:57:05un questionnaire
00:57:08un questionnaire
00:57:09alors pas d'évaluation
00:57:10mais surtout
00:57:12l'idée c'est d'avoir
00:57:13votre avis
00:57:14sur ce webinaire
00:57:15mais aussi des idées
00:57:17de sujets
00:57:18de thèmes
00:57:18que vous avez envie
00:57:19d'approfondir
00:57:20aussi pour vous dire
00:57:21donc je vais vous mettre
00:57:22le lien tout de suite
00:57:24hop hop hop
00:57:26pour ceux qui n'ont pas
00:57:29leur téléphone en main
00:57:31ce qui est probablement
00:57:32le cas de tout le monde
00:57:33donc dans la discussion
00:57:34il y a un lien
00:57:35si vous pouvez cliquer
00:57:37et répondre
00:57:38aux trois quatre questions
00:57:39ce serait absolument génial
00:57:42et je reprends la parole
00:57:44dans une minute
00:57:45pour vous parler
00:57:46du prochain rendez-vous
00:57:59et pourquoi
00:58:01alors
00:58:03est-ce que
00:58:04toujours
00:58:07ce problème
00:58:17bon bah écoutez
00:58:20le lien expiré
00:58:21c'est intéressant
00:58:22ok
00:58:22bon bah écoutez
00:58:23il marchait ce matin
00:58:24je suis désolée
00:58:25je vais vous l'envoyer
00:58:26du coup plutôt par mail
00:58:27avec l'ensemble des ressources
00:58:28si vous pouvez prendre
00:58:29cette minute
00:58:30ce serait vraiment idéal
00:58:31pour nous
00:58:31toutes mes excuses
00:58:33et il ne fonctionne pas
00:58:35ça me permet
00:58:36juste de vous dire
00:58:37que le 11 juin
00:58:39donc
00:58:41assez vite
00:58:42je vous propose
00:58:44de faire
00:58:45d'occuper justement
00:58:46cet espace de parole
00:58:47pour vous permettre
00:58:49de discuter
00:58:50donc là
00:58:51cette fois-ci avec moi
00:58:52sur
00:58:52me faire un retour
00:58:53sur la saison 1
00:58:55des webinaires
00:58:56l'idée c'est vraiment
00:58:57de vous montrer
00:58:57ce qu'on m'a dit
00:58:59dans le cadre
00:59:00des questionnaires
00:59:00que vous prenez
00:59:02le temps de remplir
00:59:04approfondir ça
00:59:04dans ces résultats
00:59:06avec vos retours
00:59:07on va dire
00:59:07plus qualitatifs
00:59:09donc ça c'est plutôt
00:59:10un objectif
00:59:11de ce prochain webinaire
00:59:12et le deuxième objectif
00:59:14de ce prochain webinaire
00:59:15c'est de vous présenter
00:59:16un partenaire
00:59:17avec qui je vais travailler
00:59:18pour la saison 2
00:59:19donc à partir du mois de septembre
00:59:21vous voyez
00:59:21le premier rendez-vous
00:59:23de la saison 2
00:59:23donc 17 septembre
00:59:26qui portera plutôt
00:59:27sur des concepts
00:59:28issus
00:59:29des sciences comportementales
00:59:30donc la question
00:59:31de l'acceptabilité
00:59:32par exemple
00:59:32c'est un concept
00:59:33la question de la norme sociale
00:59:34c'est un concept
00:59:35et du coup
00:59:36d'aller creuser
00:59:36ce que ce concept
00:59:38veut dire
00:59:38quand on l'applique
00:59:39à des petites publiques
00:59:40de transition écologique
00:59:41et donc le 11 juin
00:59:44l'idée c'est de vous présenter
00:59:45ce qu'on imaginerait
00:59:46sur cette saison 2
00:59:46pour avoir vos retours
00:59:47et pouvoir choisir
00:59:48avec vous aussi
00:59:49les concepts
00:59:50que vous aimeriez
00:59:50qu'on aille creuser
00:59:53voilà
00:59:53et donc je vous remercie
00:59:56pour votre temps
00:59:59il y aura un replay
01:00:00absolument
01:00:01donc tout est enregistré
01:00:03et mis en ligne
01:00:03je vous le transmettrai
01:00:05aussi avec le support
01:00:06de présentation
01:00:06et les ressources
01:00:07de Marion
01:00:10et puis voilà
01:00:11je vous remercie
01:00:12Marion je te remercie
01:00:13pour ce temps
01:00:15de présentation
01:00:16qui était vraiment
01:00:17très très pédagogue
01:00:17merci beaucoup
01:00:19qui nous permet aussi
01:00:20de voir les super travaux
01:00:21qui sont réalisés
01:00:21par l'équipe
01:00:22et en tout cas
01:00:25si un jour
01:00:25tu souhaites
01:00:26représenter des travaux
01:00:27cet espace
01:00:29t'es ouvert
01:00:30merci à tous
01:00:32et une excellente journée
01:00:36bonne journée
01:00:37au revoir
01:01:00merci à tous
01:01:01merci à tous
01:01:02je vous remercie
01:01:02Sous-titrage FR ?
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