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  • il y a 5 mois
Lundi 1 septembre 2025, retrouvez Elyas Galou (Stratégiste d’investissement global, Bank of America Global Research), Andrew Etherington (Head of Multi-Asset Total Return, AXA IM) et Mabrouk Chetouane (Head of Global Market Strategy, Solutions, International, Natixis IM) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.

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Transcription
00:00Planète Marché, comme tous les soirs dans Smartbourse, trois invités autour du plateau,
00:14trois invités éminents en étant en compagnie de Mabrouk Chetouane.
00:17Bonjour Mabrouk.
00:18Bonjour Fabrice.
00:18Champion de l'élégance Mabrouk.
00:21Head of Global Market Strategy chez Natixis IM, bienvenue à vous.
00:24Merci.
00:25À vos côtés Elias Galou.
00:27Bonjour Elias.
00:28Bonjour Fabrice.
00:29Stratégiste d'investissement global, Bank of America, Global Resorts, bienvenue.
00:32Merci beaucoup.
00:33Et puis Andrew Etherington, Head of Multiasset Total Return chez AXA IM, désormais dans le giron du groupe BNP Paribas AM.
00:42Bonjour Andrew.
00:42François Fabrice.
00:44Messieurs, on démarre avec ce risque politique, on en parle depuis une semaine,
00:49et les marchés qui ont été plutôt secoués par cette nouvelle, on l'a vu en tout cas pendant toute cette semaine.
00:55Mabrouk, quelle est votre réaction ?
00:57C'est vrai qu'on s'attendait peut-être à une rentrée plus tranquille, et puis patatras, on voit ce risque politique français, pour une fois, qui revient sur le devant de la scène.
01:05Faites bien d'insister sur le côté français, c'est un risque politique extrêmement localisé, donc on n'est pas du tout sur, finalement, un risque politique global ou majeur.
01:13Il y a plusieurs éléments. Le premier, c'est, je pense qu'on l'a rappelé à plusieurs reprises au cours de ces derniers mois, les marchés se sont habitués à à peu près tout.
01:23C'est-à-dire qu'en gros, on s'est habitué à une guerre, on s'est habitué à Donald Trump, et avec toutes ces, entre guillemets, toutes ces sorties, toutes ces inventions, toutes ces, effectivement, taxes.
01:32Et donc, on voit bien que cela n'empêche pas, quelque part, les marchés de continuer, peu ou prou, leur rythme de croisière.
01:40Et donc, je pense que, finalement, cette probable, hypothétique, on va dire, dissolution, ou même vote de non-confiance, en quelque sorte, pour le gouvernement Bayrou,
01:51ne constitue pas, en fait, ne constitue pas une surprise, en quelque sorte, puisqu'on a déjà été confrontés, à la fois, au même épisode, en juin dernier,
02:01et avec, également, la démission du gouvernement Barnier, en décembre dernier.
02:04Donc, tout ceci ne constitue pas une surprise. Le marché a déjà vu, en quelque sorte.
02:08Et quand vous regardez, en fait, la réaction même du, on parlait du spread, effectivement, de l'écart de taux entre les taux allemands et les taux français,
02:17Effectivement, en juin 24, on a eu une très grande, effectivement, réaction, plus modérée, finalement, en décembre, avec, justement, la confiance en accordée, finalement, au gouvernement Barnier.
02:26Et là, on pense que, globalement, de nouveau, on va se retrouver dans un épisode de volatilité, certes, mais pas non plus de, comment dire, de dérapage ou de sortie de route des marchés.
02:35Et il y a un point extrêmement important, me semble-t-il, qu'il convient de rappeler, c'est que, depuis la dissolution, avec la remontée des taux, qui est totalement justifiée par ailleurs,
02:44En fait, la dette française, on avait la crainte qu'elle soit, effectivement, en désamour vis-à-vis des investisseurs, puisque risque politique, on n'y voit pas grand-chose, c'est le chaos, c'est confus.
02:54On a dit qu'elle était plus chère que la dette grecque, à un moment.
02:56Oui, mais bon, ça, c'est une comparaison qui est complètement fallacieuse, en fait, en réalité.
02:59Ce qu'il convient de regarder, c'est la dynamique.
03:01Et en fait, il y a des pays qui parviennent à réduire leur stock de dette, il y a des pays qui parviennent à réduire ce fameux ratio dette sur PIB.
03:08La France, le Royaume-Uni, on en parlera peut-être plus tard, en sont totalement incapables.
03:12Et pourquoi compare-t-on, effectivement, la France avec l'Italie, et en disant, regardez, l'Italie va bientôt emprunter à moins cher que la France ?
03:19C'est normal, l'Italie a fait les efforts. La France n'a pas fait l'effort.
03:22C'est un petit peu désolant. Alors, on va continuer le tour de tard, mais on reviendra sur les taux tout à l'heure.
03:26Voilà. Elias Galou, quel est votre regard, là aussi ? Certains disent que c'est quand même un petit peu désolant de voir ce chute gouvernement Beyrou comme une chronique d'une mort annoncée, finalement.
03:37Je pense que ce qui est frappant avec la France, il y a le cas français, il y a le cas sur les marchés obligataires mondiaux.
03:43On voit la tendance de long terme qui se déroule depuis, quand même, plusieurs années.
03:48C'est la remontée des taux longs sur l'ensemble des pays avancés.
03:52Ça a d'abord été le cas pour les États-Unis.
03:54C'est le cas en Europe. Et aujourd'hui, ce qu'on voit, c'est que même le Japon, qui était vraiment l'encre des taux bas depuis le début du XXIe siècle,
04:05on voit que même les taux japonais de long terme ont beaucoup augmenté, qui sont aujourd'hui au plus haut depuis la grande crise financière de 2008-2009.
04:14Ce qui est particulier avec la France, pour peut-être compléter Mabrouk, c'est ce qui se produit sur la courbe des taux.
04:19Et là, le bas blesse un petit peu, puisque lorsqu'on voit, par exemple, la courbe des taux, c'est-à-dire l'écart entre les taux longs et les taux courts,
04:27ce qu'on voit, c'est que la France, si vous regardez l'écart entre les taux 30 ans et les taux 5 ans,
04:32bien la courbe des taux la plus pentue qui soit dans les pays développés, c'est bien la courbe des taux française.
04:38Et là, on voit, c'est un point où le marché est beaucoup plus inquiet vis-à-vis de la France.
04:43Tu citais tout à l'heure le Royaume-Uni. Depuis le début de l'année, dans mon équipe, Banco of America Global Research,
04:51je dis toujours qu'il faut regarder le Royaume-Uni comme étant un peu le signe avant-coureur,
04:56le marché sur lequel les bandes vigilantes vont taper.
05:03Aujourd'hui, lorsque je vois la courbe des taux française, elle est plus pentue que la courbe des taux britannique,
05:07qui montre bien que la France commence à devenir le mauvais élève de l'ensemble des pays développés.
05:14Le Royaume-Uni, on entend beaucoup parler sur les médias avec l'épisode Listreurs
05:17qui avait essayé de faire passer son paquet un petit peu compliqué.
05:21Elle avait dû démissionner au bout d'une quarantaine de jours.
05:24Je crois que je parle sous votre contrôle, Andrew.
05:26Alors justement, quel est votre regard, vous aussi, sur cette séquence de rentrée
05:31qui rebat les cartes en tout cas pour le paysage de l'investissement en France ?
05:36Certes, il y a quelques particularités avec le comportement de la courbe de l'OAT,
05:41suite à l'incertitude qui s'est accrue.
05:44Mais en même temps, on savait déjà en début de l'été qu'à la rentrée, ça allait être un peu mouvementé.
05:50Ça a été déjà annoncé par l'opposition.
05:52Et donc, quelque part, le Premier ministre a été mis un peu de huile sur le feu déjà.
05:59Donc, mais l'ensemble des courbes long terme à l'échelle mondiale sont en train de se pontifier.
06:08Il y a probablement un petit peu plus de stress sur la partie très longue en Europe, en France,
06:14parce qu'il y a un changement de législation aux Pays-Bas,
06:17qui est un des grands porteurs sur la partie très longue de la courbe.
06:20Et la France a été toujours en présence très importante parce que l'OAT est depuis quand même quelques décennies
06:27la référence de liquidité, de profondeur et de marché très évolué.
06:33Donc, c'est normal quand il y a un peu de désarroi, un peu de stress,
06:36que les acheteurs, surtout étrangers, se reculent.
06:40Néanmoins, dans les premières séances après l'annonce par le Premier ministre de sa vote de confiance le 8 septembre,
06:47on a vu des flux étrangers, notamment japonais,
06:51qui étaient présents sur cette partie très longue de la courbe,
06:54ce qui n'était pas le cas depuis un moment.
06:55Et je crois que ça, ça se reflète plutôt le resserrement avec les taux italiens
07:01et qu'aujourd'hui, il y a moins à jouer là.
07:03Et la France a été depuis très longtemps une référence dans la matière.
07:07Donc, je suis moins inquiet que peut-être la média aimerait communiquer pour l'instant.
07:13Parce que les fondamentaux n'ont pas changé.
07:16Mais quel est votre regard, par exemple, sur...
07:18C'est vrai que si on regarde le problème,
07:20le Premier ministre, dans sa conférence de presse, l'a rappelé,
07:243 350 milliards de dettes.
07:26On cherche finalement 44 milliards sur un budget assez conséquent.
07:30On pourrait les trouver.
07:31Et ça paraît inconcevable qu'on arrive à se mettre d'accord.
07:36Alors, est-ce que c'est une équation impossible ?
07:40Non, mais ce n'est pas une question impossible.
07:44Chaque pays a ses propres problèmes de dettes qu'ils ont cumulés depuis très longtemps.
07:49Vous avez très bien cité le cas de la Grande-Bretagne,
07:52qui n'a pas la même économie qu'ici,
07:53qui n'ont pas le même système de retraite,
07:56mais qui n'ont jamais réabsorbé le choc qui a été créé par un gouvernement de droite,
08:02sachant qu'aujourd'hui, c'est un gouvernement de gauche.
08:03Donc, il y a une continuité dans le désarroi un peu des investisseurs internationaux.
08:09Je crois que la situation de la France est sous stress.
08:14Est-ce que ça s'est dégradé de manière notable depuis le début de l'été ?
08:17Pas vraiment beaucoup,
08:19parce que l'écart de rendement avec l'Allemagne,
08:21comme vous avez cité,
08:23s'est écarté d'une dizaine de BP.
08:25On fait ça d'une journée avec un peu de vol sur le marché.
08:29Donc, pour l'instant, je ne suis pas…
08:30Pas de stress énorme, en tout cas.
08:32Si un projet a longue date,
08:34c'est clair que ça va être fait avec la négociation des deux côtés,
08:38qui va avoir les mesures magiques.
08:42Ce ne serait pas fait dans l'année,
08:43ce ne serait pas fait dans une quinquennat.
08:46On l'a dit tout à l'heure à Mabrouk,
08:47on est en plein Labour Day aux États-Unis.
08:49C'est un peu l'équivalent du 1er mai, les jours fériaux.
08:51On en a beaucoup parlé ces derniers temps.
08:53Certains devaient disparaître.
08:54Pour vous, ce n'est pas le sujet d'avoir un ou deux jours fériaux.
08:57Non, non, c'est ridicule, en fait, comme débat.
09:01Ce n'est pas ça qui va restaurer la croissance, en fait.
09:03Globalement, il y a plus d'aspects.
09:06Parce qu'en fait, la croissance,
09:06c'est quand même de l'investissement et de la productivité, en fait.
09:10Ce n'est pas, entre guillemets, en faisant de la mesurette.
09:13En fait, le problème, en France,
09:14c'est qu'on fait tout le temps de la mesure,
09:16de la demi-mesure, entre guillemets.
09:18On ne va pas jusqu'au bout des mesures.
09:20Et donc, du coup, le problème,
09:21c'est qu'on aborde toujours la question de la dette
09:23à travers un seul prisme,
09:24celui de la réduction de la dépense,
09:26mais jamais à travers la génération de plus de recettes
09:29par le canal de la croissance ou par le canal de l'investissement.
09:31Ce qui est un drame absolu.
09:32Pourquoi on ne questionne pas les 36 milliards de dettes aux États-Unis ?
09:36Tout simplement parce qu'en fait, il y a de la croissance.
09:38Personne ne discute aujourd'hui de la capacité des États-Unis
09:40à faire de la croissance.
09:41En revanche, je ne serai pas aussi, effectivement, sombre,
09:43comme vous l'avez indiqué,
09:45sur notamment la dette française.
09:47Il y a un point qu'il faut regarder de manière très attentive,
09:49et l'agence France Trésor nous donne les datas.
09:51Les données, pardon,
09:52c'est de quelle manière, effectivement,
09:54les investisseurs vont se porter,
09:55vont s'exposer sur la dette française.
09:56Et en fait, on se rend compte que les taux qui montent,
09:59ça donne effectivement plus de rendement,
10:01et en fait, ça attire des investisseurs.
10:03La dette française est sursouscrite à hauteur de un facteur 3,
10:07alors qu'elle était historiquement un facteur de 2.
10:09C'est-à-dire qu'elle est plus attractive, paradoxalement,
10:11parce qu'elle paye plus, finalement.
10:12Elle paye plus.
10:13Et donc, qui va penser, un quart de milliardième de seconde,
10:15que finalement, la France va faire défaut ?
10:16On a quand même un bouclier absolu qui s'appelle la BCE,
10:19qui empêchera effectivement toute forme de dislocation de la zone euro,
10:22pour un pays d'ailleurs aussi important que la France.
10:24Et donc, globalement,
10:25quand vous avez des taux français de l'OIT qui payent 3,50,
10:28vous êtes un assureur,
10:29vous êtes effectivement un investisseur de long terme,
10:31vous allez acheter.
10:32Et donc, globalement,
10:33c'est pour ça que je ne suis pas inquiet sur la capacité,
10:34finalement, de l'État français à emprunter.
10:38Il faut arrêter, effectivement,
10:39avec les cassandres qui prêchent, effectivement,
10:40des malheurs à tous les coins de rue.
10:42En revanche, effectivement,
10:44il convient à un moment donné
10:45de restaurer notre crédibilité.
10:46Donc, on ne peut pas effectivement continuer comme ça
10:49à vouloir détruire, entre guillemets,
10:51l'appareil social, etc., en France,
10:53sans pour autant générer plus de croissance.
10:54Ce n'est pas possible, ce n'est pas tenable.
10:56Et c'est ce que peuvent sanctionner les marchés.
10:57Et pourtant, nos investissements, ils sont là.
10:59On a 1 000 milliards de dettes supplémentaires depuis le Covid.
11:02Et on a l'impression que ce n'est pas tellement productif.
11:04Contrairement aux États-Unis,
11:05on a l'impression que c'est de la mauvaise dette.
11:06Mais c'est de la mauvaise dette.
11:07Le mauvais cholestérol est là.
11:08Ah oui, complètement.
11:09Alors là, pour le coup,
11:10les Américains sont gavés entre bien de bons cholestérol.
11:12Et là, tout va bien pour eux.
11:13Et nous, on n'a que du mauvais.
11:14Pourquoi ?
11:14Parce qu'en fait, on a utilisé la dette
11:16pour un point, notamment.
11:18C'est faire du contrôle des prix,
11:20remplir des restreurs de SUV, effectivement,
11:22pendant la crise énergétique.
11:24Tout ceci, finalement, ne sert strictement à rien.
11:27Et donc, du coup, il est là, le problème.
11:28Quand Joe Biden décide, effectivement,
11:30d'utiliser massivement la dette
11:31pour pouvoir relancer l'économie américaine
11:33par le canal de l'investissement,
11:34tout en incitant fiscalement les entreprises,
11:37c'est ce qu'on appelle un sans-faute,
11:38un perfect, en quelque sorte.
11:40Et là, en France, on est très, très loin
11:41de pouvoir mener ces politiques,
11:43effectivement, de relance macroéconomique
11:45par le canal de l'investissement.
11:46Qui ne l'empêche pas de perdre les élections derrière,
11:48M. Biden.
11:48Oui, mais s'il compte, c'est le résultat sur la croissance.
11:50Et là aussi, c'est pas mal.
11:52Et son successeur peut s'en enorgueillir.
11:54Il veut continuer, d'ailleurs.
11:55On va aborder ça dans quelques instants.
11:57Elias, juste pour terminer, justement, sur...
11:59On disait à l'instant, finalement,
12:01pas d'inquiéture sur notre dette.
12:02Au contraire, on va en profiter.
12:03Les investisseurs étrangers se disent
12:04peut-être que c'est une aubaine.
12:05Finalement, l'OAT à 3,5 ou même un peu plus,
12:07comme vous le disiez tout à l'heure.
12:09En fait, la grande chance de la France,
12:11c'est surtout l'euro.
12:12C'est ça, la grande différence,
12:14par exemple, au Royaume-Uni.
12:15En fait, lorsque les investisseurs
12:17veulent pénaliser une économie,
12:19un marché en particulier,
12:21il y a trois axes.
12:22Le marché actions,
12:23le marché obligations
12:23et le marché des devises.
12:25Par exemple, vous mentionnez tout à l'heure
12:27le moment List-Russ au Royaume-Uni.
12:29Oui.
12:29Ce qui avait vraiment fait peur
12:31aux investisseurs britanniques,
12:33c'était la vitesse à laquelle
12:35on assistait en même temps
12:36à une dépréciation de la Pound Sterling
12:39avec une hausse,
12:41une remontée des taux longs britanniques
12:43qui avait conduit la Bank of England,
12:45la Banque d'Angleterre à l'époque,
12:46à changer son cap par rapport
12:48à la politique d'assouplissement quantitatif.
12:51Aujourd'hui, la chance de la France,
12:53c'est l'euro.
12:53On est dans un contexte
12:54où l'euro s'apprécie,
12:56je dirais plus,
12:56un dollar qui se déprécie,
12:58qui permet à l'euro de s'apprécier.
13:01Et ça, ça rassure énormément
13:02les investisseurs étrangers,
13:04dont les Japonais,
13:05puisque lorsqu'ils achètent
13:06la dette française,
13:07c'est une dette qui est dénominée en euros.
13:09Et ça, c'est une grande chance.
13:11Ça veut dire qu'on aurait été
13:11en franc français,
13:12là on se faisait torpiller.
13:14Je pense que le franc français
13:16aurait souffert.
13:17Mais l'autre grande chance de la France,
13:18et c'est pour ça en fait
13:19que ce contexte politique en France,
13:21il intervient dans un contexte géopolitique
13:24qui favorise la France,
13:26puisqu'on a aussi de l'autre côté
13:28une politique,
13:29un thème de long terme
13:30qui est le réarmement de l'Europe.
13:33Et ça, ça conduit l'ensemble
13:35des taux souverains sans risque,
13:38l'Allemagne, les Pays-Bas,
13:39plus haut.
13:40À remonter mécaniquement.
13:41Ça réduit en fait
13:42la vélocité de la remontée
13:44des taux français.
13:46Donc deux thèmes,
13:47la dépréciation du dollar,
13:48la hausse de l'euro,
13:49le réarmement de l'Europe,
13:50qui sont vraiment des coussins
13:53par rapport à l'écartement
13:55de la dette française.
13:55Très bien.
13:57Andrew et Serington,
13:58en entendant Elias et Mabon,
13:59on a l'impression que
14:00bad news égale good news,
14:02finalement, pour la France.
14:04C'est-à-dire cette dette
14:05qui l'augmente,
14:06on va continuer comme ça
14:07à pouvoir peut-être,
14:09alors j'espère pas la gabegie,
14:10qu'à un moment,
14:11on va quand même arrêter
14:12et puis trouver peut-être
14:13un gouvernement,
14:13c'est peut-être pas
14:14dans les semaines à venir.
14:16Là aussi,
14:17c'est la vision des investisseurs,
14:19là,
14:19que vous parlez tout à l'heure,
14:20des japonais.
14:21Je ne dirais pas
14:21que bad news is good news,
14:23mais c'est une opportunité.
14:26C'est qu'il y a encore
14:27de l'épargne
14:28qui a besoin d'être placée.
14:30On a beaucoup d'épargne,
14:31vous l'avez cité en fait
14:32en introduction,
14:34on a un problème en fait,
14:35le problème en Europe aujourd'hui,
14:36c'est le problème de l'épargne
14:37et où la placer,
14:39ou plutôt,
14:40pourquoi elle n'est pas dépensée.
14:42Parce que là,
14:42il y a un problème
14:43de croissance en Europe,
14:44c'est que les ménages
14:45sont catégoriques,
14:48ils ne veulent pas dépenser.
14:49On a entendu plus de 2%
14:50pour d'Alentez et Renaud.
14:53Très bien,
14:53mais on sort d'une période
14:55terrible pour la consommation,
14:57pour l'investissement,
14:58des ménages.
14:59Et je crois que la clé,
15:01c'est comment est-ce qu'on va
15:03libérer ces esprits animaux,
15:06animaliers ?
15:07Je ne sais pas comment dire.
15:08Animaux.
15:08Animaux.
15:09Des ménages
15:10qui sont assis
15:13sur les tombereaux
15:14d'épargne
15:15dans certaines parties
15:17de l'économie.
15:17C'est vrai qu'on est à quasiment
15:1820% d'épargne,
15:1919%.
15:20Exactement.
15:21Et on avait dit l'année dernière,
15:23la clé de cela,
15:24c'est la baisse
15:25de l'énergie
15:26et la confiance
15:27d'une fin des hostilités
15:28en Ukraine.
15:29Et puis l'investissement
15:30en Allemagne,
15:31surtout,
15:32qui va être déclenché.
15:33Pour l'instant,
15:34on est en attente.
15:35Ce qui fait que le BCE aussi.
15:37Et peut-être là,
15:38ce n'est pas terrible.
15:39Oui.
15:40Et alors,
15:40on a justement,
15:41si on regarde de l'autre côté
15:42de l'Atlantique,
15:43des États-Unis
15:45qui sont en pleine forme,
15:46en tout cas au niveau boursier.
15:47On est à nouveau
15:47sur des records.
15:48On a vu ce trou d'air
15:49avec la hausse des tarifs
15:51en présumé début avril.
15:54Depuis,
15:54de l'eau a collé sous les ponts.
15:55Ça y est,
15:56on est peu ou prou
15:57arrivé à un certain nombre
15:58d'accords sur les tarifs.
16:00Qu'en est-il aujourd'hui ?
16:02On voit en tout cas
16:02que celui qui a été
16:03le plus pénalisé,
16:04finalement,
16:04c'est le billet vert
16:05qui a perdu peu ou prou
16:0610 à 15%.
16:07On est à 1,17% aujourd'hui.
16:09Est-ce que c'est un point de rupture ?
16:10Je crois qu'il y a certains
16:11gouverneurs de la BCE
16:12qui se sont émus
16:13qui ont dit
16:13attention à 1,20.
16:17Ensuite, ça pourrait être
16:17beaucoup plus compliqué.
16:19Mavro, Chetouane ?
16:20Compliqué de quel point de vue,
16:22finalement,
16:22puisque quelque part,
16:24le souci avec un euro
16:25trop fort,
16:28serait de pénaliser
16:29nos exportations
16:30qui, a priori,
16:31sont déjà, entre guillemets,
16:33pénalisées par des tarifs douaniers.
16:34Donc, effectivement,
16:34c'est un peu problématique.
16:36Mais globalement,
16:37le sujet n'est pas là.
16:38On a déjà vu des épisodes
16:40où l'euro était bien plus,
16:41entre guillemets,
16:42cher, finalement,
16:43qu'il ne l'est actuellement.
16:45Et pour autant,
16:46finalement,
16:46ce qui a, encore une fois,
16:48permis même à l'industrie allemande
16:49de continuer d'exporter
16:50et d'avoir un surplus extérieur
16:53tout à fait titanesque,
16:54c'était, encore une fois,
16:54sa compétitivité.
16:55Donc, en fait,
16:56on s'attarde toujours
16:57à chaque fois sur,
16:58entre guillemets,
16:58des espèces de points de passage
17:00à 1,17, etc.
17:01C'est un seuil peut-être psychologique.
17:02Mais globalement,
17:03ça ne change pas vraiment la donne.
17:05En fait, en réalité,
17:05on a un dollar
17:06qui se déprécie très bien,
17:07on a un euro
17:07qui s'apprécie très bien.
17:09Ça reflète, par ailleurs,
17:10des réalités macroéconomiques.
17:11On a aussi une économie européenne,
17:13malgré tout,
17:14on le disait en introduction,
17:16on a des indicateurs économiques
17:17qui ne sont pas si détériorés
17:19que ça en Europe.
17:20Et donc, finalement,
17:21il est normal de voir
17:22la devise européenne s'apprécier.
17:23L'économie américaine a perdu,
17:25on y est passé quand même
17:25de quasiment 3% de croissance
17:27à moins de 2.
17:28Donc, en fait,
17:28on a quand même
17:29un ralentissement très net
17:30et qui dit finalement
17:31économie plus faible
17:32dit à un moment donné
17:33ajustement également
17:34sur la devise.
17:35Alors, on a beaucoup entendu parler
17:36de ces histoires
17:36de dédollarisation,
17:38de désaffection
17:39même vis-à-vis
17:40des actifs américains.
17:41Moi, je pense qu'honnêtement,
17:42rien n'a changé
17:43sur le plan fondamental.
17:44On est juste sur une fluctuation.
17:46Le dollar a été
17:47excessivement cher
17:49lors de l'élection
17:50effectivement de M. Trump,
17:52du président Trump,
17:53puisque une espèce de confiance,
17:55une espèce de boulevard finalement,
17:57d'euphorie,
17:57qui a propulsé en fait
17:59le dollar à des niveaux
18:00complètement stellaires.
18:02Et là, on recorrige
18:02en quelque sorte,
18:03on revient vers des niveaux
18:04qui sont, on va dire,
18:06un peu plus en phase
18:06avec l'économie américaine.
18:07Une banque centrale
18:08qui baisse les taux,
18:09une croissance qui ralentit,
18:10une devise qui s'apprécie.
18:11Alors justement,
18:12la baisse des taux,
18:13elle est prévue,
18:14elle est anticipée.
18:15On parle beaucoup
18:16de mi-septembre.
18:17Jay Powell l'a fait entendre
18:19simplement de Jackson Hole.
18:21Elias Gallou,
18:22on attend cette première
18:24baisse des taux
18:25du côté de la Fed ?
18:26Les marchés associent
18:28une probabilité de 87%.
18:30Précis, ça.
18:3187% pour une baisse des taux
18:33le 17 septembre prochain.
18:36Effectivement,
18:37M. Powell a ouvert la porte.
18:40C'est pour faire plaisir
18:41à Trump qu'il fait ça ?
18:43Parce que de toute façon,
18:44son mandat, on le dit,
18:44se termine fin mai 2026.
18:46Tout à fait.
18:47Et là, il sera remplacé.
18:48Tout à fait.
18:49En tout cas,
18:49ce que les marchés aujourd'hui,
18:50on parlait de l'incertitude
18:52qui domine
18:53depuis quand même
18:54le début de l'année,
18:56les marchés sont aujourd'hui
18:57certains
18:57qu'en mai 2026,
18:59on aura un changement
19:00de leadership de la Fed.
19:02Et je pense que
19:02c'est cette éventualité,
19:05ce scénario,
19:06que les marchés
19:06sont en train
19:07de pricer,
19:09de trader
19:09depuis plusieurs mois.
19:11On sait
19:11qu'à partir de mai 2026,
19:14le remplaçant
19:14sera beaucoup plus
19:16enclin
19:16à adopter
19:17une politique monétaire
19:19plutôt souple
19:20par rapport
19:20à ce que...
19:21c'est-à-dire que les taux
19:23pourraient baisser.
19:24Ce que vous nous dites,
19:24c'est que 9 mois en avance,
19:26déjà,
19:26on price le fait
19:27que demain,
19:28il y aura un gouverneur
19:29peut-être plus accommodant.
19:32On price ça.
19:33Enfin,
19:33plusieurs actifs
19:34price cela.
19:34Si vous voyez l'or
19:35aujourd'hui,
19:37le fait que l'or
19:38soit la classe d'actifs
19:41qui a le mieux performé
19:42depuis 2 ans
19:43par rapport aux actions,
19:44par rapport aux obligations,
19:45ça price justement
19:46un changement
19:47dans la perception
19:49de l'institution américaine,
19:52à la fois l'institution
19:53de Washington,
19:54D.C.
19:54par rapport
19:55à la politique fiscale,
19:56mais aussi l'institution
19:57de la Fed.
19:59En revanche,
19:59de l'autre côté,
20:00ce que vous voyez,
20:00c'est le dollar.
20:01Lorsque les taux longs montent
20:03et que le dollar
20:03se déprécie,
20:05c'est très rare.
20:05On voit très rarement
20:06ce genre de cas de figure.
20:07C'est très typique
20:09des pays émergents.
20:10Pourtant,
20:10on l'a vu
20:11notamment au mois d'avril.
20:13Donc,
20:14le marché,
20:15en tout cas,
20:15une partie du marché,
20:16il price justement
20:18un scénario
20:18dans lequel la crédibilité
20:20de la banque centrale américaine
20:21pourrait être remise en cause.
20:24Crédibilité
20:24ou indépendance ?
20:26Les deux vont de pair.
20:29Je termine juste
20:29avec l'enquête.
20:30Vous savez,
20:31à Banco of America,
20:32on a une enquête
20:33qui s'appelle
20:33la Global Fund Manager Survey
20:35qui pose des questions
20:37à à peu près
20:37200 à 300 investisseurs
20:39institutionnels.
20:40Ça capture
20:40entre 500 et 1000 milliards
20:42d'actifs sous gestion.
20:43On leur a demandé justement
20:44est-ce que vous anticipez
20:46un changement
20:47de politique monétaire
20:49à partir de l'an prochain ?
20:50On avait une majorité nette
20:52qui disait
20:52qu'ils anticipaient
20:53soit la Fed
20:55allait faire recours
20:56à yield curve control,
20:57c'est-à-dire
20:57pour ancrer
20:59les taux à long terme,
21:01soit au QI,
21:02à l'assouplissement quantitatif
21:04à partir de l'an prochain.
21:05Ce qui dénote énormément,
21:06et je pense que
21:07les actions aujourd'hui,
21:09le fait qu'on a
21:09à la fois
21:10le Nasdaq,
21:11le S&P
21:12et le Dow Jones
21:13au plus haut historique,
21:14ça anticipe
21:15une politique monétaire
21:16beaucoup plus souple
21:17à partir de 2026.
21:18C'est vrai que pour les grands indices,
21:20puis même les indices
21:21des petites valeurs aussi
21:22qui a bien performé
21:22durant cet été
21:24aux États-Unis.
21:25Andrew,
21:25justement sur la Fed,
21:27perte d'indépendance,
21:28on disait,
21:29perte de crédibilité
21:30pour vous,
21:32ou plutôt bonne nouvelle
21:33pour les investisseurs
21:34qui peuvent se réjouir
21:35finalement de leur marché montant.
21:36Non, je ne suis pas sûr
21:37que s'il y a une perte
21:38de crédibilité
21:38ou d'indépendance,
21:39il y a un bon augure
21:41pour les investisseurs
21:42parce que quand les taux
21:43ils montent
21:43sur la partie long terme,
21:46il va falloir
21:46quelque chose,
21:48un petit repli
21:49sur les actions
21:50pour équilibrer
21:51cette relation.
21:53Déjà,
21:55comme vous dites,
21:56on est déjà
21:57assez cher
21:58sur les actions,
21:59sur la high yield,
22:00relative à ce que
22:01le taux qu'on arrive
22:02à avoir
22:02sur un taux
22:03disant US.
22:04Donc,
22:05je crois qu'il ne faut pas oublier
22:08que oui,
22:08il y a une pression
22:09pour changer le ton
22:10de la Fed,
22:12ça va changer
22:12avec celui
22:13qui va être nommé
22:14à la place de Powell,
22:16mais c'est une majorité
22:17qui vote.
22:18Donc,
22:19je suis probablement
22:20plus inquiet
22:20par ce qui se passe
22:21avec Liz Cook
22:22qui est attaqué
22:23personnellement
22:24par l'administration
22:26sans pour l'instant
22:28des preuves
22:28et qui réclame
22:31sa démission.
22:32Elle est censée
22:33d'être virée,
22:34mais bon,
22:34elle a décidé
22:35de résister.
22:37Si elle passe,
22:39déjà,
22:40on peut dire
22:40qu'il y aura
22:41un problème
22:42des attaques
22:42sur d'autres,
22:43sur les présidents
22:44des banques régionaux
22:46qui votent,
22:48et ça,
22:48ça serait
22:48beaucoup plus dangereux.
22:50Pour l'instant,
22:51je crois que la Fed,
22:52à l'instar
22:52de Jay Powell,
22:55de son discours
22:56a lourdement applaudi
22:58lorsque la Symposium
23:02à Jackson Hole,
23:05la Fed va répondre
23:06à la data
23:08qu'ils vont avoir
23:09et néanmoins,
23:11on a le vendredi,
23:12l'NFP,
23:13qui est la série
23:14la plus volatile,
23:16la plus révisée
23:17qui existe
23:18aux États-Unis.
23:21Donc,
23:21je ne suis pas sûr
23:22qu'on est à la fin
23:23de la Fed,
23:24à l'indépendance.
23:25Ils sont sous pression.
23:26Je ne crois pas
23:27que l'institution
23:28va céder tout de suite
23:30et tant mieux.
23:31Parce que s'il cède,
23:32ça serait beaucoup
23:32plus compliqué
23:33pour nos actifs
23:34à risquer.
23:36On va voir
23:36ce chiffre du chômage.
23:38De toute façon,
23:39M. Trump a l'habitude
23:40de casser le thermomètre
23:41aussi quand les chiffres
23:41ne le prennent pas.
23:42Il revient comme ça.
23:43Ou il vire celui
23:44qui a le porteur
23:46de mauvaise nouvelle.
23:46Il pourrait virer
23:47effectivement celui
23:48qu'il a fraîchement nommé.
23:49Donc,
23:49si jamais les chiffres
23:50ne sont pas bons,
23:50il est capable de tout.
23:52Mais ce qui est très intéressant
23:53aussi,
23:54c'est que cette histoire
23:54d'indépendance,
23:55ça renvoie effectivement
23:56à un point aussi très important.
23:57C'est qu'à un moment donné,
23:58on connaît tous
23:58le mandat dual de la Fed.
24:00C'est-à-dire,
24:00il y a un objectif
24:01de plein emploi,
24:02un objectif d'inflation.
24:03Et ça veut dire quoi ?
24:04Au fond,
24:05dire qu'on a une Fed
24:06qui ferait,
24:07comme on dit
24:07dans les vieux livres
24:08en macroéconomie,
24:09du seigneuriage.
24:09C'est-à-dire,
24:10en gros,
24:10financer le seigneur,
24:11financer effectivement
24:12la dette,
24:13puisqu'il s'agit de ça
24:14au bout du compte.
24:16Pourquoi est-ce qu'on a besoin
24:17d'une Fed non indépendante
24:19pour pouvoir
24:24et on devra abandonner
24:25ou peut-être temporairement
24:27ou de manière permanente
24:28en fait,
24:29l'objectif d'inflation ?
24:30C'est-à-dire qu'en gros,
24:31ça veut dire
24:31à un moment donné,
24:32on tolérera davantage d'inflation
24:33parce que l'inflation,
24:34ça arrange parfaitement
24:35les acteurs endettés,
24:36dont l'État.
24:37Et puis, globalement,
24:38ça veut dire
24:39plus d'instabilité
24:40dans le système.
24:41Et on retrouverait finalement
24:42un régime macroéconomique
24:43qui avait disparu
24:44depuis finalement
24:45le début
24:46milieu des années 90
24:47avec l'avènement
24:48de l'indépendance
24:49des banques centrales
24:50qui est une forme
24:50de stabilité
24:51en quelque sorte.
24:52Bien évidemment,
24:52stabilité ne veut pas dire
24:53absence de crise.
24:54Il y en a toujours eu,
24:55il y en aura toujours.
24:56Mais là, finalement,
24:56quand on compare
24:57finalement les régimes
24:58de volatilité macroéconomique,
25:00la vol du cycle,
25:00elle a considérablement baissé
25:02parce que les banques centrales
25:03sont capables effectivement
25:04de lister ce dernier.
25:05Si vous supprimez
25:06effectivement cet objectif
25:07d'inflation,
25:08du moins ce paramètre
25:09d'inflation dans la fonction
25:10de réaction,
25:10vous vous exposez de facto
25:12à davantage de volatilité.
25:14Alors certains diront
25:15effectivement que
25:16c'est top pour la gestion active
25:17puisque globalement,
25:19au fond,
25:20plus de volatilité
25:21égale plus d'opportunités.
25:22À un moment donné,
25:23il faut savoir naviguer
25:23en outre trouble
25:24et plus l'eau devient trouble,
25:25plus ça devient compliqué
25:26y compris pour tout le monde.
25:28Donc je ne suis pas certain
25:29qu'on puisse effectivement
25:30se féliciter
25:30d'avoir la plus puissante
25:32banque centrale
25:33et l'institution
25:34qui est quelque part
25:35garante de la stabilité financière
25:36du monde
25:37et du système financier global
25:38être de moins en moins indépendante
25:40et attaquer de la sorte.
25:41Oui, être à la solde peut-être
25:43du président effectivement.
25:45Après peut-être orienté
25:46uniquement emploi
25:47mais c'est vrai
25:48qu'il y a d'autres composantes
25:49que la fête bien évidemment.
25:50Élias, justement sur ce point,
25:53vous en avez parlé tout à l'heure.
25:54Qu'est-ce que ça nous dit
25:55dans la...
25:56Voilà, on aborde
25:56le dernier quart d'heure
25:57pour parler aussi
25:58dans ces conditions.
25:59Qu'est-ce qu'on peut faire ?
25:59Qu'est-ce que vous recommandez
26:00à vos clients en cette rentrée ?
26:02Donc ils sont à juste titre inquiets
26:04notamment
26:04s'il y a des solutions,
26:05s'il y a des nouvelles mesures
26:06pas très sympathiques
26:07de la part des extrêmes.
26:08On imagine déjà
26:09les propositions.
26:11Il y a une sorte d'inquiétude là ?
26:12Qu'est-ce qui remonte
26:13du terrain entre guillemets ?
26:14Ce qui remonte du terrain,
26:16c'est globalement en fait
26:17pour les investisseurs actions,
26:19c'est la valorisation
26:20des indices boursiers
26:21actions américains.
26:23Puisque sur différentes mesures,
26:25quand vous voyez par exemple
26:26le price to book
26:26ou que l'on voit par exemple
26:29les anticipations de profit
26:31par rapport au prix,
26:33on est à peu près
26:35dans le marché le plus cher
26:37qui soit
26:37des 100 dernières années.
26:40On a passé par exemple
26:41sur la valorisation price to book,
26:43les points hauts de 1929
26:44et de 2000.
26:46C'est un marché
26:46qui est extrêmement cher
26:47et on sait que
26:49lorsque pour les investisseurs
26:51de long terme,
26:52acheter un marché
26:53ou le S&P 520 boursier américain
26:56à ce niveau de valorisation,
26:58l'anticipation de profit
27:01sur l'investissement,
27:03il est d'à peu près
27:03moins 1%.
27:04Donc, ça ne donne pas
27:06très envie d'y aller.
27:07L'inquiétude, elle est là.
27:09De l'autre côté,
27:10je pense qu'il faut regarder
27:12les thèmes de long terme.
27:13Quel est le principal thème
27:15de long terme
27:16qui pousse cette valorisation
27:17vers le haut ?
27:18C'est l'intelligence artificielle.
27:20Et aujourd'hui,
27:20on est face en fait
27:22à des mastodontes
27:23qu'on appelle
27:23les 7 magnifiques
27:24ou les Big Ten AI
27:27avec si on inclut
27:28d'autres entreprises
27:29qui n'ont jamais généré
27:31autant de profit
27:32dans l'histoire des marchés.
27:35Et c'est ça
27:35qui est difficile
27:36de naviguer.
27:37Pour le moment,
27:38le thème qui est clair,
27:39c'est que les investisseurs
27:41restent dans ce principe
27:43qu'on a appelé
27:44« anything but bonds ».
27:45C'est-à-dire qu'on ne veut pas
27:46toucher aux obligations d'État
27:47puisque les États
27:49sont en train de devenir
27:50un actif risqué.
27:52En revanche,
27:52on fait confiance aux entreprises.
27:54C'est pour ça
27:55qu'on achète leurs actions
27:56et c'est surtout pour ça
27:58qu'on achète leurs obligations.
28:00Et ce qu'on voit aujourd'hui,
28:01c'est que des entreprises
28:02telles que Microsoft,
28:03qui est un peu
28:04le gold standard,
28:05l'étalon or
28:07sur les marchés
28:08des obligations d'entreprise,
28:09on peut assister
28:10à des spreads,
28:12des écarts
28:12entre le taux Microsoft
28:14et le taux
28:15de l'État américain
28:16qui vont devenir négatifs.
28:17Et d'ailleurs,
28:18les entreprises,
28:18quand elles ont de l'argent,
28:19elles n'achètent pas
28:19des obligations d'État.
28:21Elles préfèrent investir
28:22dans leurs propres titres
28:22en général
28:23via réduction de titres.
28:27Andrew,
28:28qu'est-ce qu'on fait
28:28dans cette rentrée
28:29à la France ?
28:31Des investisseurs
28:32vous regardent,
28:32vous écoutent.
28:34Voilà,
28:34motif d'inquiétude,
28:35mais également,
28:36vous l'avez dit,
28:36motif de stabilité,
28:37en tout cas au niveau
28:37international,
28:38il y a peut-être moins
28:39de questions.
28:39Mais au fond,
28:39il n'y a pas tant
28:40d'inquiétude que ça.
28:42Certes,
28:43les valorisations
28:43sont difficiles,
28:45mais...
28:46Alors,
28:46difficile,
28:46on dit,
28:46excusez-moi,
28:47je fais une parenthèse,
28:48Elias,
28:48parce que tout à l'heure,
28:48vous avez dit,
28:49c'est vrai,
28:49peut-être ceux qui sont
28:50sous-investis
28:51se disent,
28:51ben ben,
28:51ce n'est pas un bon point
28:52d'entrée.
28:52En revanche,
28:53quand on est au plus haut,
28:53ça veut dire que tout le monde
28:54est en train de gagner de l'argent.
28:55Donc,
28:55les investisseurs
28:56qui étaient un peu traumatisés,
28:57on se souvient début avril,
28:58avec cette chute des marchés,
29:00aujourd'hui,
29:00ils sont quand même
29:00plutôt contents.
29:03Comme d'habitude,
29:04dans une situation pareille,
29:05c'est la diversification
29:06qui prime.
29:07Donc,
29:09d'abord,
29:09ce que nous sommes
29:10en train de faire,
29:11c'est dévier
29:12un peu de nos investissements
29:13en dehors des États-Unis
29:15vers l'Europe.
29:16L'Europe n'est pas en elle-même
29:18pas chère
29:18par rapport à son historique,
29:20mais relative aux États-Unis,
29:22c'est clair,
29:22et qu'on a vu
29:23comme le value
29:24a très bien performé
29:25en Europe
29:26depuis quelques mois.
29:29Donc,
29:30l'Europe est intéressante,
29:31la Chine offre encore,
29:33surtout en tech,
29:34des opportunités
29:35pour les investisseurs
29:37qui peuvent supporter
29:37un peu plus
29:38de volatilité,
29:39parce qu'on a vu
29:40que le marché,
29:40même si la Chine
29:41met un marché boursier
29:43depuis deux ans,
29:44en dehors de Zambie,
29:45mais on n'est pas tous
29:45exposés à ça.
29:48Mais,
29:49ces porteurs...
29:50La Chine a fait
29:50un très bon été
29:51en boursier.
29:52C'est exact.
29:52Mais l'Europe aussi,
29:54et il faut voir
29:54le value en Europe
29:55a été un bon site
29:58de performance.
29:59Après,
30:00nos actifs dollars,
30:02comme vous avez dit,
30:04il n'y a pas de sortie
30:06des États-Unis.
30:07Par contre,
30:08il y a du hedge.
30:09Et ça,
30:09ça va continuer.
30:10Je ne vois pas
30:10pourquoi ça va s'arrêter.
30:12Donc,
30:12nous avons augmenté
30:13nos hedges
30:14contre le dollar
30:15cet été.
30:16Il y a un moment
30:17où ça va coûter
30:17trop cher pour faire,
30:18mais pour l'instant,
30:19c'est tout à fait
30:20raisonnable
30:22vu la volatilité
30:23des marchés
30:23des actions.
30:25S'il y a un petit
30:25période un peu
30:27plus compliquée,
30:28ça serait bien
30:29d'avoir...
30:30Parce que je ne suis pas
30:30sûr que le dollar
30:31va apporter
30:32ce qui était
30:33historiquement
30:33son valeur de refuge.
30:35Ce n'est pas ça
30:36ce qu'on a vu
30:36depuis avril.
30:38Un peu,
30:39on avait cité
30:40la Grande-Bretagne aussi,
30:41un autre pays
30:42où les taux montent
30:43à la partie longue
30:44et la devise
30:45part dans l'autre sens.
30:48il y a les valeurs
30:49de refuge en Europe.
30:51Je crois
30:51que le marché
30:53allemand
30:53obligataire
30:54offre toujours
30:55une valeur
30:56solide
30:57avec une dette
30:58sur PIB
30:59de l'ordre
30:59de 60 %.
31:00Ils pourront dépenser
31:01pas mal d'argent
31:03dans les années à venir
31:03sans que
31:05leur ratio
31:07de dette
31:07se dégrade
31:08d'une manière
31:09comparable
31:09aux autres pays
31:10en Europe.
31:11Donc,
31:12la valeur de refuge
31:13est là.
31:13Puis alors,
31:15je ne me prononce
31:15pas trop sur l'or
31:16parce que ce n'est pas
31:17un actif
31:18sur lequel
31:19j'ai beaucoup de...
31:21Valeur refuge
31:22par excellence.
31:22En tout cas,
31:23ça continue
31:23à progresser
31:24encore aujourd'hui.
31:24Je crois qu'on est
31:25pratiquement sur des records
31:26à 3 470 dollars l'once.
31:29Sur les marchés américains,
31:30petite parenthèse également,
31:31c'est vrai que
31:31pour un investisseur européen,
31:33certes,
31:33on a beaucoup monté
31:34en valeur absolue,
31:35mais c'est vrai
31:36qu'en repasse en devise,
31:37là,
31:37comme il y a cet effet
31:38devise dont on vient
31:38de parler,
31:39finalement,
31:40ce n'est pas si exceptionnel.
31:42Il fallait peut-être
31:42mieux rester sur l'Europe.
31:43Alors,
31:44il y a plusieurs aspects
31:45sur l'Europe.
31:45Alors,
31:46c'est très hétérogène,
31:47comme d'habitude,
31:48l'Europe.
31:48Vous avez à la fois
31:49des marchés espagnols,
31:50italiens
31:51qui ont délivré
31:52une performance,
31:53on va dire,
31:53tout à fait spectaculaire
31:54avec, bien évidemment,
31:56cette pente de la courbe
31:57qui aide beaucoup
31:58le secteur prépondérant
31:59dans ces indices,
32:00à ce soit le secteur bancaire.
32:02Donc, ça,
32:02effectivement,
32:03il n'y a pas de raison
32:03que ça change.
32:04La pente,
32:04elle est toujours là,
32:05elle va rester.
32:05Puis, a priori,
32:06donc, ça va continuer.
32:07Et puis,
32:08juste un point,
32:10l'Espagne,
32:10quand vous regardez
32:11la trajectoire,
32:11la vitesse,
32:12en fait,
32:12à laquelle ça croit,
32:13ça croit aussi vite
32:13que les États-Unis.
32:15C'est ça qui sont
32:15en plein boum.
32:16L'Espagne,
32:17c'est tout à fait stupéfiant.
32:19Il y a de l'investissement,
32:20de la croissance.
32:21Alors, bon,
32:21certains diront que,
32:22oui, c'est du tourisme,
32:23mais pas que.
32:23Il y a aussi d'autres choses.
32:25Et puis,
32:25il y a quand même
32:25une économie,
32:26un marché boursier
32:27qui délivre.
32:28Et ça,
32:28ça ne vient pas de nulle part.
32:29La confiance d'investisseurs
32:30dans la capacité
32:31des entreprises espagnoles
32:32à délivrer du revenu,
32:34elle est quand même là.
32:35Et quand vous regardez
32:36la révision
32:37de la croissance des bénéfices,
32:38il y a un seul pays
32:39où ça monte finalement
32:40dans le quatuor
32:41des pays européens,
32:43c'est l'Espagne.
32:43Et puis,
32:44le reste,
32:44la France est encore
32:46un autre problème.
32:47Donc,
32:47il y a effectivement
32:48faire un peu la part des choses
32:49au sein de l'Europe,
32:50ne pas tout acheter,
32:51parce que c'est très facile
32:51d'acheter le stock 600
32:53ou l'euro stock 50
32:54et puis dire,
32:55on attend de voir,
32:56ce n'est pas forcément
32:56ce qu'il y a de nous à faire.
32:57Et on l'avait dit,
32:58on l'a évoqué brièvement,
33:00les petites capitalisations,
33:02notamment les moyennes.
33:03C'est surtout celle-ci
33:04qui présente
33:05le plus d'intérêt
33:06à mon sens.
33:07Alors,
33:07les petites,
33:08finalement,
33:08elles sont exposées
33:09à des vents contraires
33:10qui peuvent effectivement
33:11les bloquer,
33:12les tarifs,
33:12etc.
33:13Il y a quand même
33:13plusieurs facteurs
33:13anxiogènes
33:15qui peuvent,
33:16à un moment donné,
33:16pénaliser leur activité.
33:17En revanche,
33:18les mid-cap,
33:18les valeurs de taille moyenne,
33:21elles,
33:21quand vous regardez
33:21leur parcours,
33:22elles bénéficient finalement
33:23d'un cause,
33:24mais finalement macro
33:25qui n'est pas si mauvais
33:26que ça en Europe.
33:27En contraire,
33:28on a quelques faisceaux
33:29qui nous indiquent
33:29que c'est en train
33:30de s'améliorer
33:30de manière graduelle.
33:31Une politique monétaire
33:32qui a fait le job
33:33en délivrant
33:34plusieurs baisses de taux,
33:35en assouplissant
33:35les conditions financières
33:36et qui,
33:37à mon sens,
33:38a encore de l'espace
33:39pour pouvoir le faire,
33:40même si,
33:40effectivement,
33:41on prétend...
33:42Les moyennes valeurs
33:43seraient...
33:44Le parcours boursier,
33:46finalement,
33:46est déjà spectaculaire,
33:48mais il y a encore
33:48de la place
33:49quand on voit effectivement
33:50le massacre que ça a été.
33:52Ça fait sept ans
33:53qu'on nous dit
33:53c'est le réveil,
33:54c'est le réveil.
33:54Pour un investisseur européen,
33:56vous l'avez bien dit,
33:57aller s'exposer
33:58sur le marché américain
33:59avec un dollar fluctuant
34:00et donc c'est problématique
34:01finalement d'aller
34:02protéger de la performance
34:04et dépenser tout ça
34:05en prime de protection,
34:06peut-être regarder
34:07effectivement ce qui se passe
34:07en Europe.
34:08Et puis,
34:08je reviens au s'empiternel,
34:10la dette,
34:11effectivement,
34:12d'entreprise,
34:13je suis entièrement d'accord,
34:14ça paye,
34:14ça protège.
34:15Puis la dette d'État,
34:16ça se regarde aussi
34:16en diversification finalement.
34:18Ça permet là encore
34:19d'embarquer du carry,
34:22du portage
34:22dans son portefeuille
34:23à des niveaux de ton intérêt
34:25qui se regardent parfaitement.
34:27Elias,
34:28c'est vrai que sur l'Europe,
34:30en tout cas,
34:30on a dit,
34:31les bons élèves,
34:31en tout cas boursièrement,
34:33l'Espagne,
34:33qui redécolle.
34:34C'est vrai qu'ils ont fait
34:35les efforts pendant le Covid,
34:36il n'y a pas eu le quoi
34:36qu'il en coûte,
34:37donc ils ont morflé,
34:38entre guillemets,
34:39mais ça repart très bien.
34:40Et puis en Italie,
34:41là,
34:41on a fait des bonnes réformes
34:42et là aussi,
34:43ça commence à payer.
34:46Je serais un peu moins optimiste
34:48sur la trajectoire espagnole
34:49et italienne,
34:50dans le sens où j'y vais souvent.
34:52L'écho que j'entends
34:54sur le terrain,
34:56c'est un peu moins optimiste.
34:57Ce qui a beaucoup aidé l'Espagne,
34:59c'est l'immigration.
35:00Ce qui aide comme par hasard
35:01l'Italie depuis deux ans,
35:03c'est l'immigration.
35:04Il y a cette forte croissance
35:05de la population
35:06qui a énormément poussé,
35:08si vous voulez,
35:09à la hausse,
35:10la demande,
35:10de la consommation,
35:12la croissance nominale.
35:13Finalement,
35:13quel est le paramètre
35:14qui compte le plus
35:16par rapport aux trajectoires
35:17d'endettement ?
35:18C'est la croissance nominale.
35:19C'est ce qui a beaucoup aidé
35:20aux États-Unis
35:21ces dernières années.
35:22C'est pour ça qu'il y a
35:23peu d'inquiétudes
35:23sur la dette américaine
35:24et pourquoi on a un rythme record
35:26d'inflow
35:27sur les fonds de dette américaines.
35:31Et aussi en Espagne,
35:31ce qui a beaucoup aidé,
35:32c'est la croissance
35:33de la population,
35:35notamment liée à l'immigration
35:36d'Amérique du Sud.
35:39Ce qu'on aime,
35:40c'est vraiment les thèmes
35:40de long terme.
35:41Le réarmement en Europe
35:43qui bénéficie
35:44le secteur bancaire,
35:45qui bénéficie aussi
35:46les petites et moyennes
35:48entreprises en Europe.
35:49Il y a aussi deux thèmes
35:50à l'étranger
35:51que l'on pense
35:52qu'il faudrait jouer.
35:53Numéro un,
35:54c'est ce rebalancement,
35:56ce rééquilibrage
35:57de la Chine,
35:58d'une économie
35:59d'exportation
36:00vers une économie
36:01qui est boostée
36:02par la consommation.
36:04C'est pour ça,
36:04aujourd'hui,
36:05qu'en fait,
36:05tu parlais tout à l'heure
36:06d'animal spirit,
36:08l'esprit animalier.
36:09C'est ce qui se produit
36:10en Chine.
36:11Vous voyez en fait
36:12un fort rattrapage
36:13de la part
36:15des indices boursiers
36:16chinois domestiques.
36:18Ce qu'on avait,
36:18en fait,
36:19c'est cette dichotomie
36:20qui se produisait
36:20depuis un an
36:21avec une bonne performance
36:22des indices boursiers
36:23chinois
36:23qui sont traités
36:24sur la partie offshore,
36:26c'est-à-dire les étrangers
36:26qui achetaient la Chine.
36:28Désormais,
36:28on a ce rattrapage
36:29de la partie onshore,
36:31les Chinois domestiques
36:32qui achètent la bourse.
36:34En fait,
36:34ça,
36:34c'était le pivot
36:35de l'an dernier,
36:36de septembre dernier.
36:37Ils auraient peut-être
36:37été chaudés par l'immobilier,
36:39cela dit,
36:39ces derniers temps.
36:40En fait,
36:40c'était un moyen
36:41pour booster
36:41le moral des ménages chinois
36:44qui, en fait,
36:44si on pense
36:45aux ménages chinois,
36:47c'est le ménage
36:47qui est le plus souffert
36:48dans la décennie 2020
36:49avec les restrictions
36:50Covid
36:51qui ont duré
36:51jusqu'en fin 2022,
36:53début 2023.
36:54Ils ont eu trois ans
36:54de lockdown.
36:54Et de l'autre côté,
36:56l'immobilier
36:56qui a baissé
36:57de plus de 30 %.
36:59Là,
36:59ce qui a été ouvert
37:00en Chine,
37:01c'est vraiment
37:02de jouer,
37:03en fait,
37:04la partie boursière.
37:07Le dernier thème,
37:07je finis,
37:08c'est la fin
37:08de la déflation au Japon.
37:10Extrêmement important.
37:11Quel est le meilleur actif
37:13depuis le début
37:14de la décennie ?
37:15C'est les bancaires japonaises
37:17qui sont en hausse
37:18de 350 %.
37:19On pense que
37:20les bancaires japonaises
37:22sont un thème,
37:22enfin,
37:23sont un trade de long terme.
37:24La différence
37:25entre les bancaires japonaises
37:26et les bancaires européennes
37:27qu'on continue d'aimer beaucoup,
37:28les bancaires européennes,
37:29lorsque vous les achetez,
37:31elles sont au plus haut historique,
37:32en moyenne.
37:33Les bancaires japonaises,
37:34elles sont encore 70 %
37:36en deçà de leur niveau
37:37de 1989.
37:38Malgré la hausse,
37:40vous le disiez,
37:41de plus de 200 à 300 %.
37:42C'est vrai que là aussi,
37:44on partait de loin.
37:46Vous regardez du côté
37:46de la Chine,
37:47du Japon,
37:48comme Elias ?
37:49Du côté...
37:50Oui,
37:51surtout sur les tech.
37:52Je ne suis pas encore convaincu
37:54par le comportement
37:55des consommateurs chinois.
37:58Au mieux plus que des coteurs chinois.
37:59Ils sont...
37:59Après,
38:00ces 6 mètres,
38:00c'est vrai qu'ils sont nombreux.
38:01La différence,
38:02c'est qu'ils spilent beaucoup
38:03sur les bourses
38:04et ils ont repris confiance
38:05là-dessus.
38:06Mais ce qu'il faut qu'on voit,
38:07c'est un rééquilibre
38:09de la dette immobilière
38:11pour les permettre
38:12de dépenser
38:14les 30 %
38:15d'épargne
38:19qu'ils ont
38:19dans les ménages.
38:2030 % ?
38:21Minimum.
38:22Il faut dire qu'il n'y a pas
38:23tout le filet
38:24de la sécurité sociale,
38:25les retraites,
38:26etc.
38:26Il n'y en a pas du tout.
38:27Ils sont obligés
38:28d'épargner.
38:29Mais ça,
38:30c'est la clé
38:30pour qu'ils continuent
38:33à se croire
38:34à 5 %.
38:35Ils ont besoin
38:35que domestiquement...
38:37Pour l'instant,
38:38ils ont très bien
38:39modifié
38:40leur marché d'export,
38:41parce qu'on a vu
38:42que ça s'est effondré
38:43aux États-Unis,
38:43mais c'est venu ailleurs,
38:44c'est parti ailleurs en Asie,
38:46c'est venu en Europe,
38:48ce qui peut être
38:48une source de déflation
38:49pour nous aussi.
38:50Donc, encore une fois,
38:51moi, je suis d'accord
38:52avec Mabrouk,
38:53le BCE à la marge,
38:55surtout avec leurs prévisions,
38:56avant la remontée
38:57de la devise,
38:58de 1,6 %
39:00d'inflation
39:01de l'année prochaine
39:02est un marché
39:03qui ne presse
39:04que la moitié
39:05d'une baisse des taux
39:06d'ici la fin d'année.
39:07Donc, il reste encore
39:08un peu de souplesse là.
39:10Donc, on est exposé
39:11sur la partie courte
39:12de la courbe,
39:13parce que le marché américain
39:14nous pollue un peu
39:16les trésories
39:16sur la partie très longue
39:17de la courbe,
39:18mais on est confiant
39:19de rester sur la partie courte.
39:21Et plus tôt cela,
39:23c'est un peu,
39:24ce n'est pas grand risque,
39:27mais sur la Chine,
39:28non, c'est surtout
39:29sur la tech.
39:30Le Japon,
39:31on avait investi,
39:33surtout sur le secteur financier,
39:34on était sorti.
39:37Donc, je crois que,
39:39selon ce que j'entends,
39:39à côté,
39:40il y a encore de la marge.
39:41Oui, il faut y revenir.
39:42Voilà ce qu'on pouvait dire
39:43ce soir, en tout cas,
39:43sur ce qui se passe
39:44sur cette plainte marché.
39:46Des analystes,
39:47des économistes,
39:48des penseurs autour de la table,
39:49plutôt confiants,
39:50voilà,
39:50sur cette rentrée à Auris.
39:52Pas tant que ça,
39:52finalement,
39:53on garde le cap
39:54et on verra bien
39:55ce qui se passe.
39:56En tout cas,
39:57voilà, attention,
39:57marché un petit peu char
39:58du côté des Etats-Unis
39:59et puis diversification,
40:00peut-être sur la Chine,
40:01peut-être sur le Japon.
40:02Merci, messieurs,
40:03Mabrouk,
40:03chez toi,
40:03Natixis,
40:04IM,
40:05Andrew Etherington,
40:06AXAIM,
40:07BNP,
40:07Paraïba et Elias Galou,
40:09Bank of America.
40:10À très bientôt
40:11pour un prochain numéro
40:12de Parbours.
40:13Nous, on continue.
40:13Dans un instant,
40:14c'est le quart d'heure américain.
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