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  • il y a 7 semaines
Ce mercredi 17 décembre, Tudal Jaffrelot, directeur général de Dimood Group, Emmanuel de la Ville, cofondateur et directeur général de Wellia, Sébastien Videment, président fondateur de Meritis ainsi qu'Agnès Sarrazin-Millet, directrice du développement de XEFI, étaient les invités dans l'émission Pari ETI présentée par Patrice Bégay. Pari ETI est à voir ou écouter tous les mercredis et samedis sur BFM Business.

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Transcription
00:00BFM Business fait le pari des entreprises de taille intermédiaire.
00:10Paris ETI avec Patrice Beyer.
00:15Paris ETI, l'émission qui vous donne envie des entreprises de taille idéale.
00:20Et puis on a un plateau extraordinaire et idéal.
00:23Tudal Jaffrello, directeur général adjoint de Dimood en Bretagne.
00:27Quelle belle entreprise, quelle belle région. Bienvenue.
00:30En face de toi, regarde, on traverse ce beau plateau.
00:34Agnès Sarrazin-Millet du groupe Xéfi.
00:36Toi tu nous viens d'une région formidable, Auvergne-Rhône-Alpes.
00:39C'est ça.
00:40Précisément où ?
00:41Rieux-la-Pape.
00:42C'est à côté de...
00:43Au nord de Lyon.
00:43Au nord de Lyon. Bienvenue à toi ma chère Agnès.
00:47Allez, on traverse la France.
00:49On va en Ile-de-France.
00:52Allez, c'est ça.
00:54Ouelia, comme on dit.
00:55Le patron, c'est Emmanuel de la ville.
00:58C'est ô combien important les ETI pour toi.
01:01Ah ben oui.
01:02Je suis en mode start-up, mais avant j'avais une ETI.
01:05Et oui, et tu vas nous en parler.
01:06Sébastien Videment qui est avec nous.
01:09Patron de Meritis.
01:10Bienvenue à toi.
01:11Bienvenue, merci encore.
01:12Merci pour l'invitation.
01:13C'est un plaisir, c'est un plaisir les amis.
01:15Vous êtes prêts ?
01:16Oui.
01:17On y va ?
01:17Allez, Paris ETI, c'est parti.
01:18Paris ETI sur BFM Business.
01:25Tu dalles, tu dalles Jaffrello.
01:27Alors, toi tu as grandi dans l'univers de la tech depuis 20 ans.
01:30Tu ne fais pas ton âge ?
01:32Merci.
01:33Ça commence bien.
01:34Grand groupe internationaux et des start-up.
01:36Tu en as une à côté de toi, regarde, le plus jeune d'entre nous.
01:39Sony, Microsoft, Klaxoon aussi, avec un goût marqué pour l'entrepreneuriat et l'intrapreneuriat.
01:48Tu as toujours eu à cœur de conjuguer performance économique et impact collectif.
01:53Ton moteur, c'est quoi ?
01:54Mon moteur, c'est le défi collectif, d'aller chercher de nouvelles dimensions, de nouveaux Everest,
01:59et puis d'essayer vraiment d'être toujours dans une...
02:02Tu es dans l'action, tu donnes du sens à l'action, tu es positif, c'est toujours ça.
02:05Dis-moi, dans deux mots, tu peux nous en parler ?
02:07C'est dans la grande catégorie des ESN.
02:09Donc, vraiment, les outils du numérique qui permettent les transformations des entreprises,
02:14et avec une coloration forte autour des ERP.
02:16Donc, les ERP, c'est vraiment les outils de gestion qui permettent aux entreprises,
02:19sur les aspects financiers, de collecter les informations importantes
02:23pour bien les restituer à l'ensemble de leurs écosystèmes et de leurs acteurs.
02:29Quand on dit ESN, on dit numérique, on fait un coucou à nos amis de Numéum,
02:33à Véronique Torner, à l'équipe de France du numérique, qui font un travail formidable.
02:35Ta plus grande fierté managériale, c'est quoi ?
02:40C'est d'avoir pu, au travers des années, accompagner des collaborateurs dans leur carrière,
02:47et puis de les retrouver aujourd'hui à des postes de patrons de start-up, patrons de ETI, patrons de PME,
02:53et de les regarder comme des vrais leaders inspirants.
02:55Donc, cet aspect 360, d'avoir accompagné des personnes,
02:59et de les retrouver maintenant dans des postes à responsabilité, c'est vraiment une super gratification.
03:03Quelle erreur t'as le plus appris, en fait ?
03:05On en fait tous des erreurs.
03:07Je pense que c'est d'avoir mis du temps à comprendre que des projets, aussi beaux soient-ils,
03:13si on n'arrive pas à embarquer les équipes dans ce qu'on a pris de l'avance à réfléchir,
03:19va mettre du temps, voire pas aboutir.
03:22Et ça, pour le coup, je pense que c'est embarquer les équipes,
03:25c'est quelque chose qui m'a pris du temps à intégrer,
03:27et je continue d'apprendre.
03:28Mais voilà, les grands projets sont accompagnés aussi de beaucoup de pédagogie,
03:32et dans les fonctions de direction, il faut accepter de passer beaucoup de temps à communiquer.
03:37C'est jamais parfait, puisque c'est justement un monde en évolution.
03:40Les codes changent, donc il faut s'adapter à tout ça.
03:42Écouter et savoir communiquer, c'est quoi ta vision de l'ETI de demain ?
03:46L'ETI, aujourd'hui, même par rapport à ce plateau, c'est intéressant,
03:49parce qu'on a des tailles différentes, on a des chiffres d'affaires différents,
03:52on a des perspectives différentes, mais globalement, il y a des choses qui nous rassemblent.
03:55L'ETI, c'est aussi l'entreprise de taille idéale, c'est ça que tu dis.
04:01C'est vraiment ça, c'est de continuer de faire de la croissance,
04:03mais pas pour grossir, pour grandir, pour chercher à réaliser de nouveaux Everest avec nos collaborateurs.
04:09On a une grande fidélité aujourd'hui dans notre entreprise,
04:12on a monté au capital 25% de nos collaborateurs,
04:15donc ça, ça fait partie des initiatives où je pense que l'ETI permet ça,
04:19et c'est ce genre de défi qu'on veut mener.
04:20Et puis, bien sûr, les entreprises régénératives, on bosse sur des nouveaux sujets qui nous secouent pas mal.
04:27Bon, il faut s'adapter, mais c'est aussi ça les défis des ETI, pardon.
04:32Défi d'ETI et de développement des ETI.
04:34Justement, une grande directrice du développement avec nous, Agnès Sarazamillé, du groupe Zéphi,
04:38comme je l'ai dit tout à l'heure, Dora.
04:40Toi, tu es originaire de Nouvelle-Aquitaine ?
04:42Oui, tout à fait, du poitou.
04:44Et fille d'agriculteur ?
04:45En effet.
04:45Voilà, sans télévision, jusqu'à l'âge de tes 18 ans, je sais tout, je sais tout.
04:50Un parcours atypique, c'est important de les présenter, ces parcours atypiques dans cette émission.
04:54Un BTS, puis Exelia à La Rochelle, début dans des grands groupes du CAC 40, Danone,
04:59puis fondatrice et dirigeante de ta propre entreprise pendant 12 ans.
05:03Aujourd'hui, tu diriges plusieurs sociétés au sein du groupe Zéphi.
05:07Tu es une femme d'excellence, une femme déterminée et résiliente, c'est ce qu'on dit de toi.
05:10Tu es la preuve vivante que tout est possible, et ça c'est important.
05:14Tu peux nous présenter un peu, Zéphi ?
05:16Parce que c'est 200 agences de proximité, c'est 400 millions d'euros de chiffre d'affaires,
05:21c'est 2000 salariés, tu t'es fixé un objectif de 500 agences avec ton président,
05:27un milliard d'euros de chiffre d'affaires, et devenir le leader européen.
05:30C'est beau ça ?
05:30C'est ça, oui, en effet.
05:32Donc, Zéphi, on est un guichet unique, en fait, de services informatiques.
05:35Auprès de notre clientèle, c'est plutôt les TPE-PME, principalement même, TPE-PME.
05:42Donc, on vend du matériel informatique, des solutions d'impression, on installe, on maintient.
05:49Donc, chaque vente de matériel, c'est aussi un contrat à côté.
05:52On héberge et on sauvegarde la donnée de nos clients, puisqu'on a nos propres data centers.
05:58Aujourd'hui, on a 7 data centers.
06:00Et puis, évidemment, on vend tout un tas de solutions logicielles qui vont à l'intérieur des outils informatiques.
06:07On fait aussi du lien Internet, du cloud et de la digitalisation des entreprises.
06:13Bon, on a vu ta croissance, au-delà de la croissance d'une ETI.
06:16C'est quoi le moteur profond qui alimente, en fait, ta vision et ton engagement quotidien ?
06:20Patrice, j'ai entendu un mot qui m'a touchée, qui est femme d'excellence.
06:24Ce qui m'anime au quotidien, c'est vraiment l'excellence.
06:27Faire mieux chaque jour que la veille.
06:29Faire mieux chaque année, si on peut, que l'année précédente.
06:33Donner envie de réussir aux collaborateurs.
06:38Les accompagner au quotidien pour faire de belles carrières au sein du groupe Xéfi.
06:43En effet, en fait, Sacha Rosenthal, le président fondateur et moi-même,
06:48avons ce point commun que tout est possible.
06:52La preuve en est, c'est que Sacha est déscolarisé à l'âge de 15 ans.
06:58Il intègre l'armée à 18 ans et à l'issue de l'armée, il tombe dans l'informatique avec passion.
07:04Et aujourd'hui, il a créé l'entreprise il y a 28 ans, tout seul.
07:08Et on en est à 1000 collaborateurs, 2000 avec les collaborateurs de nos franchises.
07:12Et pour ma part, en effet, tu l'as dit, fille d'agriculteur, de la Vienne.
07:20Et pourtant, on construit une carrière solide et légitime dans un secteur traditionnellement masculin.
07:26On fait comment ?
07:27On fait comment ? On ne se pose pas trop de questions.
07:28Ça vient un peu...
07:29On trace.
07:30On trace.
07:32Il y a quelques écueils de temps en temps.
07:35Notamment, j'ai démarré ma carrière comme commerciale en grande distribution.
07:39Donc, les négociations, ce n'est pas toujours évident.
07:42Notamment quand on est une femme en début de carrière.
07:45Et après, il y a plein de choses qui sont top de travailler à vos côtés, messieurs.
07:50C'est que l'ambition, ce n'est pas un mot tabou.
07:52Donc, ça, c'est chouette qu'il y ait un peu de plafond de verre avec vous.
07:55Donc, c'est inspirant aussi et qu'on peut faire plein de choses en commun pour construire nos ETI, justement.
08:02Alors, justement, quelqu'un qui a construit une ETI, qui aujourd'hui, il va nous en parler, a lancé un super produit.
08:08Emmanuel Delaville, pionnier de la RSE.
08:11Tu as créé en 2004 ETI Finance, une agence indépendante de notation RSE, justement des PME de croissance et des ETI.
08:18L'enjeu fut, en fait, de faire connaître l'importance d'une performance globale.
08:26En fait, c'est incroyable, ça, pour toi.
08:31Tu te dis, j'ai créé un truc au service des ETI.
08:34Au service des PME et des ETI et au service du développement durable.
08:39Parce que quand j'ai lancé l'entreprise ETI Finance en 2003, tout ce qui était lié aux enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance, tout le monde n'était pas convaincu.
08:52C'était des nouveaux sujets.
08:53Donc, il fallait convaincre énormément qu'au-delà d'un bilan, d'un compte d'exploitation, il y a des hommes, des femmes, qu'il y a des ressources et que ça importe et qu'on devrait mieux en tenir compte.
09:03Donc, il fallait créer pour ça une agence qui mesure ce que font les entreprises dans ce domaine-là.
09:07Alors, justement, c'est quoi le lien entre ton passage de l'ARSE avec ETI Finance, à l'IA et à la santé mentale ?
09:15C'est comme ça qu'on peut le présenter, de où est l'IA ?
09:17Alors, dans l'ARSE, j'en ai fait depuis 20 ans.
09:21ETI Finance est une belle entreprise.
09:24Il fallait laisser la place aux jeunes.
09:2720 ans, c'est un chiffre rond aussi.
09:29J'avais envie d'aller dans l'ARSE.
09:32Tu as les trois dimensions.
09:34L'environnement, le social, la gouvernance.
09:36Et il y a eu un gros prisme sur l'ARSE, un tropisme, si je puis dire, qui est la dimension écologique, c'est-à-dire le E, le côté environnemental.
09:46Mais le côté S était un peu manquant.
09:48Donc, quand j'ai quitté ETI Finance il y a un peu moins de 18 mois, je voulais absolument m'engager du côté du capital humain et de contribuer à ce que ce capital humain aille mieux.
10:01Parce que ce que je constatais, en notant, on notait à peu près 2000 entreprises en Europe, des ETI, c'était une dégradation des indicateurs d'absentéisme, turn over.
10:12Et donc, d'où l'idée d'aller vers le mieux-être des personnes au travail.
10:17Alors, avec Vélia, maintenant, tu as besoin de quoi ?
10:19Aujourd'hui, on est à l'étape de start-up avec un MVP, c'est-à-dire un produit, un prototype qui est en cours de test par des scientifiques de la fac de Paris-Cité, en psychologie.
10:35Et puis, à partir des mois qui viennent, je vais démarcher des DRH et leur proposer de mettre ça à disposition des salariés.
10:46Donc, j'ai besoin de quoi ? Des entreprises qui veuillent bien tester sur un groupe et puis l'étendre à l'ensemble des salariés pour les accompagner dans la gestion de difficultés passagères, que ce soit l'anxiété, le stress.
11:00Et il y en a de plus en plus aujourd'hui.
11:01Et de burn-out. L'absentéisme en France augmente, notamment à cause de cette crise de surcharge de travail, de sens, de confiance à l'avenir.
11:17Exactement. En face de toi, Sébastien Videment, fondateur et dirigeant de Myritis.
11:22Alors, toi, tu es diplômé, c'est intéressant de voir vos profils très différents, diplômé des arts et métiers et entrepreneur dans l'âme.
11:30Tu as fondé et dirigé Myritis depuis maintenant 2007, c'est ça ?
11:34C'est ça. 18 ans.
11:3618 ans, une ETI en forte croissance qui regroupe à peu près 1000 collaborateurs avec une implantation en France, à l'international.
11:43D'ailleurs, professionnellement, aussi bien que personnellement, les valeurs de Myritis te permettent de garder le cap avec des valeurs d'exigence, d'humilité, de bienveillance et de proximité humaine.
11:54C'est un cabinet de conseil de transformation digitale, de développement IT également, qui est fort de tous ces collaboratrices et collaborateurs.
12:04Et vous travaillez pour des grands comptes.
12:05Oui, principalement. Et des ETI de plus en plus dans les régions.
12:08Donc, 440 et ETI, c'est ça ?
12:10C'est ça.
12:10Sur des expertises telles que la finance, le cloud, la data, la cybersécurité, on en parle beaucoup en ce moment.
12:17J'ai à peu près bien résumé ?
12:20C'est parfait.
12:21Ça te va ?
12:21C'est quoi ? On parle souvent de succès. Génial. Il faut parler aussi des échecs.
12:27C'est quoi l'échec qui t'a le plus appris en tant que dirigeant d'entreprise ?
12:32Et comment ça t'a permis de te transformer dans ton management ?
12:37Alors, je ne sais pas si c'est un échec, mais ça éclaire un peu quand même ta question.
12:41On a quand même lancé, parce qu'à l'époque, on était deux associés au tout départ.
12:45Donc, on a lancé une entreprise, un cabinet de conseil spécialisé en informatique et en finance en septembre 2007.
12:52Trois mois avant la crise des subprimes, en l'occurrence, et deux ans avant la crise de la dette souveraine.
12:58Donc, concrètement, au moment où on s'est lancé, dans ce segment-là, qui était très porteur depuis plusieurs années, tout s'est effondré.
13:05Et c'est peut-être, après coup, une chance qu'on a eue, puisque ça donne quand même, quand on lance une activité avec autant de difficultés,
13:12quelques éléments de résilience, un modèle qui doit être très solide, qui doit trouver son marché, des fondamentaux très robustes pour vivre.
13:20Parce que sinon, on a fait mourir plusieurs fois.
13:23Une fois qu'on a passé cette étape-là, j'ai toujours gardé en tête que c'est jamais acquis.
13:28On peut toujours se casser un peu la figure sur un sujet ou un autre.
13:31Enfin, il faut refaire ses preuves en permanence.
13:33Et tu disais, Agnès, la mécanique de l'exigence qui est inscrite un peu en nous, je l'ai toujours gardée, parce qu'on sait très bien que le monde bouge, le monde évolue, et il faut s'adapter.
13:43On souhaite toujours laisser un impact derrière lequel tu souhaites laisser dans ta société ?
13:49Transmettre les valeurs, préserver les valeurs.
13:53Au-delà de la performance économique.
13:54Ah oui, ce qui est super important, on m'a dit, je pense à un de nos premiers consultants, il s'appelle Alain, on fait un bilan annuel ensemble, et puis je lui annonce qu'on va grandir un petit peu dans l'équipe siège, qu'on va avoir de nouveaux commerciaux à nos côtés, Adrien et Kéroli.
14:08Puis il me regarde, il me dit, ah mais c'est bon, Méretis, c'est foutu. Méretis, c'est terminé.
14:12Je connais l'histoire, un cabinet de conseil, vous allez recruter des commerciaux, on ne va plus voir les fondateurs et on va perdre l'âme de la boîte.
14:19Il m'a dit ça donc en 2008 ou 2009.
14:21Je regarde, je dis, ben non, tu ne peux pas dire ça. Regarde, c'est des gens super, on va avoir plus de personnes pour proposer plus de projets.
14:28Et ce garçon est resté dix ans à nos côtés.
14:31Et avec cette fameuse question au bilan annuel, est-ce que Méretis a gardé son âme ?
14:34Et c'est comme ça que je pense qu'on peut continuer de grandir en préservant ses fondamentaux.
14:38C'est en essayant de montrer que c'est possible, à condition d'avoir des gens qui portent les valeurs au quotidien de manière sincère.
14:45C'est ça, peut-être le plus gros message.
14:47On parle souvent d'un trépied entre sa vie familiale, sa vie perso et sa vie dans l'entreprise.
14:54Toi, tu es un passionné.
14:57Et quelle passion personnelle t'apporte le plus d'équilibre, ce qu'il en faut, ou d'inspiration dans ton quotidien de patron, chef d'entreprise ?
15:06Tu l'as dit, il y a ces trois trépieds.
15:08Déjà, d'un point de vue familial, ma femme Roxane et mes trois enfants, c'est un terrain tellement gratifiant, tellement plaisant de voir ses enfants grandir.
15:17Donc ça, c'est un des premiers points, évidemment, très attachés.
15:20Et amical aussi avec les amis.
15:21J'ai le sport, je suis un bon sportif.
15:25Quel sport ?
15:26Tennis, trail, vélo, globalement.
15:28Et on part dans des aventures, on traverse les Pyrénées, on fait le Gervin.
15:32Et ça, pour le coup, ça déconnecte complètement.
15:35Et puis dans le sport, il n'y a que la vraie vie qui existe.
15:38C'est-à-dire qu'il n'y a pas de mensonge.
15:39Il y a ceux qui sont là, il faut aller au bout, on s'entraide, c'est difficile, on souffre un peu.
15:43Une bonne bière le soir.
15:44Et puis voilà, ça repart pour deux ans.
15:46Et c'est reparti.
15:48On sort des gens passionnés, comme vous le voyez.
15:50Maintenant, il va être animé.
15:51Ça s'appelle Le Débat.
15:52C'est Le Débat Paris-ETI.
15:53Vous avez l'Agnac ?
16:01Oui !
16:02Qu'est-ce qui vous la donne tous les matins, l'Agnac ?
16:04Mes collaborateurs, aller au travail pour les accompagner, encore une fois, à des réussites individuelles et collectives,
16:12atteindre des objectifs.
16:14Et ce qui me motive, c'est vraiment que prochainement, on atteigne ce milliard d'euros de chiffre d'affaires.
16:20Emmanuel Delaville, l'Agnac, elle vient d'où ?
16:22Moi, tous les matins, je remets le tablier parce que tout est à faire.
16:26Tout est en construction.
16:27Un jour est tellement important.
16:27Monsieur le startupeur.
16:28Voilà, le startupeur.
16:29C'est ma troisième start-up.
16:30Donc, il faut avoir tous les matins l'Agnac pour aller trouver les personnes et les capitaux.
16:38Tu dalles ?
16:39Il y a deux choses.
16:39La première, c'est qu'on a une chance inouïe de pouvoir faire des choses incroyables.
16:43Donc, d'abord, c'est de se dire qu'on a une chance assez spectaculaire de réaliser des grandes choses.
16:49Et la deuxième, je viens du business.
16:50Et effectivement, moi, les grandes réussites, c'est quand il y a des petits succès au boulot,
16:54que je peux aller voir des clients, voir leur outil de travail, leur enlever des petits cailloux dans la chaussure.
16:59Et puis que petit deal devient grand, faire du business avec des collaborateurs et des clients, c'est ce qui m'anime.
17:05Sébastien ?
17:05Moi, les gens avec qui je travaille énormément, quand on a la patate le matin et qu'on a plaisir à les voir,
17:09je pense que ça se sent.
17:11Et ça, je suis très, très bien entouré.
17:12J'ai beaucoup de chance.
17:13Et pensez avec eux au coup d'après, à l'étape d'après.
17:16On est dans le monde de l'informatique.
17:18Ça bouge tout le temps.
17:19Il y a des nouvelles étapes, des nouvelles réglementations, des nouveaux outils, des nouvelles tendances.
17:23Il faut s'adapter en permanence.
17:24Et quand on a une belle équipe, on peut bien construire la suite.
17:27On parle souvent d'exemplarité.
17:28En quoi les patrons d'ETI sont des exemples pour nos jeunes ?
17:33Ça, tu as dû le voir dans tes études.
17:34Ah oui, c'est très important.
17:36Moi, ce que j'ai vu dans mes entreprises passées,
17:40là, c'est une start-up, on est deux.
17:43Ce n'est pas le cas, mais c'est l'alignement.
17:46Moi, ce que j'ai aimé, c'est que, ce que j'ai vraiment vécu,
17:50c'est-à-dire quand les personnes sentent l'implication du dirigeant
17:54et l'alignement entre ce qu'il dit et ce qu'il fait.
17:57C'est-à-dire que nous, on apportait une agence dans la RSE.
18:01Il fallait qu'on soit totalement avec une approche globale,
18:04holistique de la performance.
18:06Pas uniquement juste l'EBITDA.
18:07Mais comment on fait cet EBITDA ?
18:10Et comment on prend soin du capital humain, des ressources ?
18:14Et que ce soit en adéquation, je veux dire, le dire et le faire.
18:19Sébastien ?
18:20Je suis complètement d'accord avec ça.
18:22Je trouve que cette notion d'alignement,
18:24et notamment sur des entreprises de notre taille,
18:26le degré de sincérité de la parole du dirigeant,
18:29impliquer sa communication,
18:31vouloir transmettre.
18:32Méritis est adhérent au FBN, au Family Business Network,
18:35justement dans cette dynamique-là,
18:37pour montrer qu'il y a une cohérence qui va de bout en bout.
18:41Et c'est ce qui, à mon avis, donne du sens aux gens
18:43pour qu'eux-mêmes puissent s'engager dans l'entreprise.
18:45Donc je suis très à l'aise avec ça.
18:46Tu dalles l'exemplarité.
18:49Je pense que d'abord, il y a l'authenticité,
18:51avant même l'exemplarité,
18:54c'est-à-dire qu'on ne fait pas tout parfaitement,
18:55on accepte de se remettre en question en permanence,
18:57donc il y a de l'authenticité.
18:58Dire quand on fait bien les choses,
19:00les assumer,
19:01et puis aussi, de temps en temps,
19:03admettre qu'on s'est trompé dans un produit,
19:05dans une stratégie.
19:06Donc il y a ça.
19:07L'authenticité, c'est fort.
19:08Ça ne va qu'avec la confiance.
19:10Donc moi, j'ai la chance d'avoir un président
19:12qui est à la fois inspirant et éclairant aussi
19:15sur du mentoring, de l'accompagnement.
19:18On est aussi membre du club ETI.
19:20Ça nous permet de rencontrer nos confrères,
19:22discuter aussi de sujets qui ne sont pas évidents,
19:23parce que le monde est en mouvement.
19:25On s'adapte avec les nouveaux codes,
19:26générationnels, culturels, internationaux.
19:29On est secoués quand même.
19:30Donc authenticité, confiance,
19:32et puis l'équipe de direction.
19:34C'est-à-dire que cet alignement,
19:36on le voit partout dans l'entreprise,
19:37mais d'abord avec l'équipe de direction.
19:39Et on a la chance d'avoir ce comité exécutif
19:42très soudé où on peut se dire beaucoup de choses.
19:44C'est important, ça.
19:44Beaucoup de choses.
19:45On peut assumer, non pas ses erreurs,
19:48mais parfois ses fragilités.
19:49Une petite nuance qui est importante,
19:51c'est qu'on faut accepter ses fragilités.
19:53Et déjà, on fait un grand pas.
19:54Agnès ?
19:55Déjà, chez Xéfi, les membres du Comex,
19:57nous n'avons pas de bureau.
19:58Donc nous sommes aux côtés des équipes en permanence.
20:01On est très pragmatiques.
20:03On est assez opérationnels aussi.
20:04Je parlais d'excellence,
20:05mais d'excellence opérationnelle.
20:07Donc on accompagne nos équipes sur le terrain,
20:09chez les clients.
20:10On est vraiment au quotidien à leur côté.
20:13Et je pense aussi qu'en tant que dirigeant,
20:15si on veut inspirer nos jeunes générations,
20:16il faut qu'on aille dans les écoles, en amont.
20:19Et puis, je vais prendre ma casquette de femme.
20:23Mais je souhaite aussi qu'on intègre
20:26de plus en plus de jeunes filles
20:27dans des métiers de l'informatique,
20:29notamment, de la cybersécurité,
20:31peu importe.
20:32Mais qu'on attire d'autres talents.
20:36Et puis, voilà, on est mentor au quotidien.
20:39Alors, attirer plus de talent,
20:41les ETI sont au top de la compétitivité,
20:44on peut le dire.
20:44C'est quoi leur atout ?
20:46L'atout, c'est qu'on est certes une entreprise qui grandit.
20:49Donc on peut, chez nous tous,
20:51construire de belles carrières,
20:53d'excellentes réussites.
20:55Et puis, construire une vie professionnelle extraordinaire.
21:01Je pense que tout est possible dans une ETI.
21:02Sébastien ?
21:04Oui, ETI, ça me fait penser à entreprises de taille incroyable.
21:08C'est-à-dire qu'au final, on a plutôt les avantages
21:10de ne plus être une toute petite entreprise,
21:12pas toujours les contraintes d'être une trop grosse.
21:14On a encore vachement de flexibilité, d'adaptabilité.
21:17On teste de nouvelles choses.
21:18Il y a ETI aussi innovant.
21:20Et donc, tout ça a mis bout à bout.
21:21Si on a un équilibre managérial,
21:23des relais managériaux,
21:24une bonne base sociale, humaine,
21:27il y a tout pour être super heureux.
21:28Et y compris pour les jeunes femmes.
21:30Oui, bien sûr.
21:32Et puis, pour avoir connu des grands groupes,
21:33des startups, effectivement,
21:35je ne sais pas s'il y a une taille idéale,
21:36mais l'ETI permet ça,
21:37de réaliser des choses incroyables.
21:39Et peut-être, je le transformerai, ta question,
21:40plutôt en quel souhait j'ai pour les ETI en devenir.
21:43C'est d'attirer des talents
21:44qui ont envie de nous provoquer,
21:46de nous challenger avec des codes.
21:48On peut le faire avec respect.
21:49Mais de penser eux-mêmes
21:51que ce n'est pas parce qu'il y a un patron
21:53qu'on ne peut pas se réaliser,
21:55qu'on ne peut pas se dépasser,
21:56qu'on ne peut pas proposer.
21:57Et le cadre de la PME en croissance,
21:59de l'ETI,
22:00permet vraiment cet espace d'expression,
22:03de dire,
22:04j'ai une bonne idée,
22:05est-ce que je peux la réaliser dans cette entreprise ?
22:07La réponse est probablement plus oui
22:09dans ce type de société.
22:11Parce qu'on n'est pas tout petit,
22:12on n'est pas encore trop gros.
22:14On est rassurés.
22:15On est rassurés.
22:15Vas-y, allez-y.
22:16Non, non, je dirais aussi,
22:17pour aller dans ton sens,
22:18il faudrait,
22:19pour moi, l'ETI,
22:20elle doit garder l'âme
22:21de la PME qu'elle a été.
22:23Ça, c'est pour moi l'idéal.
22:24C'est-à-dire,
22:24ça rejoint ce que tu disais tout à l'heure
22:26au niveau des valeurs.
22:27Tu vois,
22:28le fait de cette proximité
22:29et que les fondateurs sont là.
22:31Et puis,
22:31avoir les ambitions d'une GE,
22:33d'une grande entreprise.
22:34Voilà.
22:34C'est ça.
22:35Réfléchissez.
22:36Je vous pose une question.
22:37En une phrase,
22:37vous allez m'y répondre.
22:38On est à la fin de l'émission.
22:40De quoi êtes-vous le plus fier ?
22:42Quand vous regardez votre parcours,
22:45quand vous regardez ce que vous avez monté
22:46avec vos entreprises,
22:48en quelques phrases,
22:49de quoi êtes-vous le plus fier ?
22:50On va démarrer avec toi, Tudal.
22:54Ça fait un peu...
22:55La question,
22:56j'ai presque répondu en introduction,
22:58c'est...
22:59La fierté vient aussi
23:00d'avoir fait grandir des talents.
23:03Donc, vraiment, moi,
23:03je pense que...
23:04Il y a quelque chose en particulier
23:05que tu as marqué ?
23:07En particulier,
23:09c'est de respecter
23:10avec authenticité
23:11des valeurs qui m'animent,
23:13d'avoir trouvé un président
23:14qui me permet de me réaliser
23:16et d'essayer de transmettre
23:17à des profils
23:18pas qui me ressemblent
23:19parce que le mimétisme,
23:20il n'est pas du tout...
23:21La politique des clones,
23:22ce n'est pas bon.
23:22Non, en fait.
23:23Et c'est plutôt de chercher
23:24des profils qui partagent des valeurs
23:25mais dans lesquels
23:26on peut s'épanouir différemment.
23:28Et c'est ça, en fait,
23:29la meilleure forme de réalisation.
23:32Elle est plutôt de dire
23:33est-ce que j'ai la confiance
23:34de mon président ?
23:36La réponse est oui.
23:37Est-ce qu'il y a une forme de loyauté
23:39que je lui dois en transmettant ?
23:40La réponse est oui aussi.
23:41Essayons de construire comme ça.
23:43Donc, développons les talents.
23:45Emmanuel,
23:45tu as plus grand de fierté ?
23:46Fierté, c'est vraiment d'avoir...
23:48J'ai vraiment l'impression
23:48d'essayer de servir
23:51pas uniquement l'actionnaire
23:55mais d'emmener tout le monde.
23:57Embarquer.
23:58Une entreprise qui embarque
23:59tout le monde.
24:00Et ne pas peut-être
24:02ce que j'ai connu
24:02dans mes temps passés
24:05où il y avait un tropisme
24:08sur la shareholder value.
24:09Et donc, ce que je veux dire par là,
24:10probablement, j'ai contribué.
24:11Voilà, je suis fier
24:12d'avoir contribué
24:13à un développement plus global.
24:15Une phrase, Agnès,
24:16de fierté.
24:17Une phrase de fierté.
24:18Très fier de pouvoir
24:19donner la chance
24:19à tout le monde,
24:20encore une fois,
24:21sans recruter
24:22sur un tas de critères,
24:23mais vraiment
24:24plus sur le savoir-être
24:26et de proposer
24:27à nos collaborateurs
24:28et à tous ceux
24:29qui vont nous rejoindre
24:30de très belles carrières.
24:31Sébastien ?
24:32Mériti, ça vient de méritocratie
24:34et on mérite ses clients,
24:35on mérite ses collaborateurs.
24:36Moi, je suis super fier
24:38de l'ensemble des clients
24:40et collaborateurs
24:41avec lesquels on bosse
24:41depuis 18 ans.
24:42Donc, c'est ça la grande fierté.
24:43Le mérite, le plaisir,
24:44c'est ce qu'on a eu
24:45autour de cette table-là.
24:47Merci à vous,
24:47tous les quatre.
24:49Tudal, Agnès,
24:50Emmanuel, Sébastien.
24:52Merci aussi aux équipes
24:53qui ont préparé
24:54cette émission à mes côtés.
24:55Éric à la réalisation,
24:56Charlotte, Thomas, Guillaume
24:58et Camille à la production.
25:00Vous êtes formidables,
25:01vous aussi.
25:02Vous êtes formidables,
25:03vous qui nous écoutez,
25:04vous qui nous regardez
25:05le mercredi, le vendredi,
25:06le samedi, le dimanche.
25:08C'est un plaisir
25:08d'être avec vous
25:09comme ça chaque semaine
25:11depuis maintenant trois ans.
25:12Ciao, à la prochaine !
25:14Paris ETI sur BFM Business
25:17Sous-titrage Société Radio-Canada
25:18Sous-titrage Société Radio-Canada
25:18Sous-titrage Société Radio-Canada
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