- il y a 2 jours
Ce vendredi 31 juillet, Mathieu Bailly, président d'Eurodia, Raphaël Doan, ancien haut fonctionnaire et essayiste, et Benoit Villiers, président d'Amoéba, étaient les invités dans l'émission Good Morning Business présentée par Sandra Gandoin. Good Morning Business est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.
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00:00:00BFM Business et RMC Live présentent la matinale de l'économie.
00:00:05Good Morning Business, Sandra Gandouin.
00:00:08Il est presque 7h, bienvenue dans la matinale de l'économie.
00:00:11Nous sommes en direct jusqu'à 9h sur BFM Business.
00:00:14Les publications des GAFAM pour ses derniers résultats sous la direction de Tim Cook.
00:00:19Apple a présenté un nouveau trimestre record dopé par l'iPhone.
00:00:23Amazon de son côté est tiré par le Cloud.
00:00:26Aoudan fera le point dans cette matinale, dans un tout petit instant, avec Étienne Braque.
00:00:30Et puis plus de 9 mois après l'entrée en vigueur d'une trêve dans la bande de Gaza,
00:00:34des responsables du Hamas confirment qu'un accord a été trouvé concernant la question des armes
00:00:38et un retrait progressif des forces israéliennes de Gaza.
00:00:42On va y revenir dans le journal.
00:00:45Mes invités, dans la prochaine heure, il dit être la seule société occidentale
00:00:50à disposer de la technique d'extraction du lithium la plus écologique et la plus performante.
00:00:55La société Eurodia lève 18 millions pour continuer à s'étendre, notamment en Amérique du Sud.
00:01:00Son président sera avec moi dans Parole de Patron à 7h20.
00:01:03Et puis il propose de faire de la France la troisième puissance de l'intelligence artificielle
00:01:09grâce à des investissements massifs mais aussi la rétention de nos talents.
00:01:14Raphaël Dohan, essayiste et haut fonctionnaire français, sera dans le grand entretien à 7h45.
00:01:19Tous nos invités, toutes nos chroniques, la matinale de l'économie.
00:01:22C'est parti, soyez les bienvenus.
00:01:24Votre rendez-vous avec la Banque Postale.
00:01:26La banque pour avoir un temps d'avance sur la performance de votre entreprise.
00:01:30La Banque Postale, citoyenne.
00:01:32Good Morning Business, le journal.
00:01:35Les publications et encore un trimestre record chez les GAFAM avec Apple hier qui a publié un profit net en
00:01:43hausse de 27% par rapport à l'an dernier.
00:01:4629,8 milliards de dollars au deuxième trimestre.
00:01:48Etienne Braque, hier soir, en plus de cela, Tim Cook a présenté ses derniers résultats en tant que directeur général.
00:01:54Jusqu'à partir du 1er septembre, c'est John Ternus qui va prendre la relève.
00:01:57Alors, ce qui a marqué les analystes hier dans la publication de ses résultats d'Apple, c'est la vigueur
00:02:02de la croissance de l'iPhone.
00:02:04Puisque vous avez des ventes en hausse de plus de 22%, 54 milliards de dollars de chiffre d'affaires pour
00:02:10l'iPhone lors du dernier trimestre.
00:02:11C'est tout simplement historique.
00:02:13Ça a surpris dans le sens où, habituellement, quand il y a un nouvel iPhone qui va sortir, chaque année
00:02:18c'est en septembre, vous attendez un petit peu le nouveau modèle.
00:02:20Soit pour acheter le nouveau, soit pour attendre une baisse de prix sur les anciens iPhones.
00:02:23Non, cette année, ce n'était pas le cas.
00:02:25L'iPhone 17 continue sur sa lancée.
00:02:28Les ventes de Mac également, très vigoureuses.
00:02:3029% de croissance pour le chiffre d'affaires de l'activité Mac.
00:02:33Avec les ordinateurs portables à moins de 800 euros d'Apple qui continuent de gagner des parts de marché sur
00:02:38le segment des PC.
00:02:39La seule déception, et c'est ce qui explique d'ailleurs le moins 6% hier soir en après-bourse,
00:02:44c'est le segment service dont la croissance ralentit.
00:02:47Ça regroupe notamment l'App Store, iCloud ou encore Apple Music.
00:02:50Et puis, la certaine forme de prudence également de Tim Cook sur le sujet des semi-conducteurs.
00:02:55On en parle tous les jours sur ce plateau, les SkyX, les Samsung, les pénuries de mémoire RAM, l'envolée
00:02:58des prix, etc.
00:02:59Alors là, ça n'a pas joué sur les résultats du deuxième trimestre.
00:03:02Marge brute quand même, 50% chez Apple.
00:03:04On est toujours sur des plus hauts historiques.
00:03:06Pourquoi ? Parce qu'il y avait des stocks chez les distributeurs, dans les magasins, puis également chez Apple.
00:03:10Mais par contre, ça risque de peser sur le trimestre en cours, sur le troisième trimestre et au-delà.
00:03:13Hier soir, Tim Cook a dit, si l'on regarde au-delà de septembre, nous constatons que les prix de
00:03:17marché de mémoire continueront d'augmenter.
00:03:19Ce qui pourrait avoir un impact croissant sur notre activité.
00:03:22Donc, il faut s'attendre à une petite baisse tout à l'heure à Wall Street.
00:03:24Bon, il ne faut pas oublier que le titre a touché des plus hauts historiques cette semaine.
00:03:27Première capitalisation mondiale, 5000 milliards de dollars de capitalisation boursière, plus 23% depuis le début de l'année.
00:03:32On parlera d'Amazon, évidemment, dans une demi-heure avec vous, Étienne Braque.
00:03:37Pendant ce temps, l'Union européenne lance un giga appel d'offres pour la construction de data centers.
00:03:43Bruxelles annonce mobiliser 30 milliards d'euros pour réduire sa dépendance aux géants américains et asiatiques dans l'intelligence artificielle.
00:03:51Paul Valère.
00:03:52Faire de l'Europe un continent de l'IA.
00:03:54Avec son appel d'offres XXL doté de 10 milliards d'euros d'argent public et 20 milliards issus du
00:03:59privé, Bruxelles veut changer d'échelle.
00:04:0118 États membres dont la France et l'Allemagne s'allient pour financer la création de 7 centres de calcul
00:04:06dédiés à l'IA.
00:04:07Le gouvernement français s'est positionné pour accueillir l'un d'entre eux.
00:04:10Les lauréats seront désignés en début d'année prochaine, premier coup de pelle espéré dès le premier trimestre.
00:04:15Les premières mises en service sont-elles attendues dès 2028 ?
00:04:18Ces méga-factories devront bien entendu être installées au sein de l'UE et respecter des critères de souveraineté.
00:04:24Leur puissance de calcul sera mise à disposition des entreprises, chercheurs, universités et autres organismes européens.
00:04:31Ces 7 méga-sites viendront s'ajouter à 19 centres de données pour IA, déjà localisés sur le continent.
00:04:36Bruxelles veut in fine et tripler la capacité des data centers européens d'ici 2032.
00:04:41Mais il faudra du temps pour rattraper notre retard sur les Etats-Unis et l'Asie, notamment en matière de
00:04:46puces.
00:04:46Faute de mieux, Bruxelles s'appuie encore sur des fabricants américains comme AMD, Nvidia et Qualcomm.
00:04:51Dans l'actualité internationale, les yeux sont tournés vers la reprise des combats au Moyen-Orient.
00:04:58Mais par ailleurs, le Hamas consent à un accord de désarmement dans la bande de Gaza.
00:05:03Plus de neuf mois après l'entrée en vigueur d'une trêve dans la bande de Gaza,
00:05:07des responsables du mouvement ont confirmé qu'un accord avait été trouvé concernant la question des armes
00:05:12et un retrait progressif des forces israéliennes de Gaza.
00:05:15Donald Trump affirme de son côté sur son réseau social qu'Israël quittera la bande de Gaza une fois que
00:05:21le Hamas sera désarmé.
00:05:23Et dans ce contexte géopolitique instable, ce nouvel exemple de l'inflation des dépenses militaires dans le monde,
00:05:29le tout nouveau premier ministre britannique, Andy Burnham, était hier sur le site de BAE Systems,
00:05:35dans le nord-ouest de l'Angleterre, pour annoncer un investissement massif de 10 milliards d'euros
00:05:40dans la flotte de sous-marins nucléaires.
00:05:43Investissement stratégique, mais aussi industriel.
00:05:46Clarabido.
00:05:48Derrière cette enveloppe, un objectif, renouveler la flotte qui assure la dissuasion nucléaire britannique.
00:05:54Concrètement, le groupe de défense BAE Systems est chargé de construire 4 sous-marins à propulsion nucléaire.
00:06:00Le premier, le HMS Threadnought, doit commencer ses essais en mer avant d'entrer en service,
00:06:05au début des années 2030, indique Downing Street.
00:06:07Ce budget permettra aussi d'accélérer le deuxième bâtiment du programme, le HMS Valiant,
00:06:13et de lancer la construction des deux suivants.
00:06:15Mais ce plan est aussi pensé comme un investissement pour l'économie britannique.
00:06:18Le gouvernement promet 47 000 emplois et formations,
00:06:22aussi bien sur les chantiers navals que chez les nombreux sous-traitants mobilisés pour le programme.
00:06:26L'idée est donc de renforcer à la fois les capacités militaires du pays et sa base industrielle.
00:06:31Et ce n'est qu'une étape, selon Downing Street, c'est plus de 73 milliards d'euros
00:06:36qui doivent être consacrés à la dissuasion nucléaire britannique sur les 4 prochaines années.
00:06:40Retour en France avec Doctolib, qui veut utiliser toutes les données de santé sur sa plateforme pour la recherche médicale.
00:06:47Le site de rendez-vous en ligne lance un programme scientifique à base d'intelligence artificielle,
00:06:52ce qui suscite beaucoup d'inquiétudes chez les associations de patients.
00:06:57Hélène Cornet.
00:06:59Doctolib veut améliorer le parcours de soins de ces 50 millions d'utilisateurs,
00:07:04anticiper l'évolution d'une maladie, par exemple ajuster le traitement ou alerter sur une situation d'urgence.
00:07:10Le site va fournir à des équipes de chercheurs l'intégralité de ces données
00:07:14pour les passer au scanner de l'intelligence artificielle, médicaments, ordonnances, analyses.
00:07:19Elles seront anonymes et conservées 5 ans maximum.
00:07:23Le consentement des patients est accordé par défaut, tout comme celui des médecins,
00:07:27à moins de remplir un formulaire en ligne.
00:07:29Doctolib dit respecter les règles de la CNIL.
00:07:32Les données sensibles seront chiffrées dans un environnement clos et sécurisé.
00:07:37Ce n'est pas suffisant.
00:07:38Selon beaucoup d'internautes, la Ligue des droits de l'homme et l'association Que Choisir,
00:07:42qui mettent en avant les cyberattaques qui se multiplient dans le domaine de la santé.
00:07:46En mai dernier, la plateforme Almiris s'était fait dérober les données de millions de clients.
00:07:51L'hiver dernier, c'était Cégédime qui était la proie des hackers,
00:07:55avec le piratage d'un logiciel contenant les données administratives de 15 millions de Français.
00:08:00Presque 7h07, les marchés tout de suite.
00:08:07Avec un être bon hier soir à Wall Street, Étienne Braque avec les résultats trimestriels.
00:08:11Le S&P 500 a gagné 1,7% à la clôture, le Nasdaq plus de 3% grâce à
00:08:16Microsoft.
00:08:17Accrochez-vous bien, le titre a gagné 15,5% hier soir après la publication des résultats de mercredi.
00:08:23C'était la meilleure séance pour le titre depuis 2008, avec, souvenez-vous, une croissance pour le cloud,
00:08:29pour Azure qui était largement au-delà des attentes, 43% de progression sur le chiffre d'affaires de cette
00:08:34activité.
00:08:35Séance totalement folle également ce matin pour la bourse de Séoul, qui gagne 14%,
00:08:40avec notamment Samsung qui gagne 22% ce matin, SKNX gagne plus de 10%.
00:08:46Alors souvenez-vous, SKNX avait perdu 10, 15, 20% même en séance en minutes de semaine.
00:08:50Oui, vous l'aviez dit que ça allait remonter le Cospi.
00:08:52Ah oui, alors le Cospi fait moins 10, plus 10, pas tous les jours mais presque.
00:08:56Alors là, ce qui joue sur la séance, visiblement, c'est les résultats de Microsoft, les résultats d'Apple.
00:09:01Et puis vous avez également le patron de SKNX qui a annoncé hier racheter des titres.
00:09:05Visiblement, il s'est dit, tiens, mon titre a baissé, c'est une opportunité d'achat.
00:09:08Donc il a racheté un peu plus de 3 millions de dollars d'actions SKNX.
00:09:12Et donc vous avez aujourd'hui ces valeurs liées aux semi-conducteurs à la bourse de Séoul qui s'envole
00:09:16d'une façon spectaculaire.
00:09:18Tokyo, par la même occasion, gagne un peu plus de 4% ce matin.
00:09:21Une belle séance également à Paris pour le CAC 40, Etienne.
00:09:23Quasiment 1% de hausse à la clôture, 8485 points.
00:09:27Le CAC 40 qui est sur un plus haut de début juillet.
00:09:29Avec Schneider Electric qui avait revu ses résultats hier matin à la hausse.
00:09:33Le marché a applaudi, plus 10% à la clôture.
00:09:35Bouygues, plus 7, avec une très bonne activité pour Équence.
00:09:39Société Générale, résultats historiques, plus 5%.
00:09:41Le groupe qui rachète un programme de rachat d'actions.
00:09:43A l'inverse, Sanofi a un petit peu pesé sur la séance, moins 9% à la clôture.
00:09:47Et puis un mot quand même de Wavestone.
00:09:49Là on sort du CAC 40, on est dans les petites valeurs.
00:09:51Wavestone qui est un cabinet de conseil qui s'est effondré de 30%.
00:09:54Donc les résultats d'entreprise apportent quand même un lot de volatilité énorme en ce moment.
00:09:59Pourquoi ? Parce que les résultats étaient en dessous des attentes.
00:10:02Wavestone qui vous dit beaucoup d'attentisme en ce moment de la part des entreprises.
00:10:06Et les entreprises font des choix aujourd'hui.
00:10:08Elles mettent le paquet sur l'intelligence artificielle.
00:10:10Et donc ça se fait au détriment des autres activités.
00:10:12Et quand vous avez un groupe de consultants, si vous avez une petite baisse de votre activité,
00:10:17votre consultant il faut quand même le payer.
00:10:18Donc en fait vous avez une érosion des marges.
00:10:20Et ça, ça a inquiété hier les investisseurs.
00:10:23Et quand même à moins 30%, ça n'arrive pas tous les jours.
00:10:25Merci Etienne Braque.
00:10:26Le plus tout de suite.
00:10:32Et on vous parle ce matin de Citroën Racing qui fait son grand retour dans la compétition automobile.
00:10:36Fort d'un passé triomphant dans le rallye, constructeur français s'est lancé dans un tout nouveau défi,
00:10:42celui de la Formule E.
00:10:43On va partir à Monaco, épreuve phare de la compétition électrique.
00:10:47Reportage d'Eline FAO.
00:10:52Pour sa première saison, Citroën met le turbo, un binôme de pilotes habitués des podiums.
00:10:58L'un est français, l'autre néo-zélandais.
00:11:00Et un engagement au plus haut niveau, livraison prochaine d'un nouveau simulateur,
00:11:05rapatriement intégral de l'équipe Citroën Racing dans les locaux de Ceylantis Motorsport.
00:11:09Tout cela mis au service de leur monoplace qui plus est presque entièrement modulable.
00:11:14Mika, ingénieur de course chez Citroën.
00:11:16La voiture Citroën et la Formule E en général, c'est vraiment...
00:11:20L'avantage qu'on a, c'est qu'on peut vraiment travailler sur tous les aspects de la voiture,
00:11:24que ce soit aussi bien d'un point de vue du logiciel que de la voiture en termes de mécanique.
00:11:28On peut créer notre propre voiture, créer notre propre logiciel.
00:11:31Dès l'année prochaine, le constructeur français devra pourtant partager la lumière
00:11:35avec une autre marque du groupe Ceylantis, Opel, qui prend la place de DS.
00:11:39Une arrivée à point nommé pour Citroën qui a pour ambition de renforcer sa notoriété sur le marché allemand.
00:11:45Mais la marque Tricolore compte bien surpasser sa rivale,
00:11:48surtout avec l'arrivée de la Gen 4 dans le championnat.
00:11:52Doriane Pinde, nouvelle pilote de développement de l'écurie française,
00:11:55a pu faire plusieurs essais avec le monoplace.
00:11:57C'est 800 chevaux, donc direct dans les roues, on ressent vraiment la puissance.
00:12:02C'est une voiture très joueuse aussi, qui bouge quand même pas mal,
00:12:05donc c'est très fun à rouler.
00:12:07Donc voilà, je pense que ça va être un championnat qui va être de plus en plus intéressant à suivre.
00:12:13Plus qu'un clin d'œil à son histoire sportive avec la Formule A,
00:12:17Citroën entend rebooster une image de marque.
00:12:19Images en perte de vitesse sur le marché européen,
00:12:22reconnaît son directeur général, Xavier Chardon.
00:12:24Ce qu'on vient chercher, c'est de l'exposition, de la notoriété,
00:12:29mais aussi de pouvoir avoir une plateforme pour animer nos équipes en interne.
00:12:33C'est au moins aussi important de redonner de la fierté aux équipes.
00:12:36On en avait besoin, la marque a été un peu secouée les dernières années.
00:12:41Une arrivée qui coïncide aussi avec le récent virage du groupe vers l'électrique.
00:12:45La voiture que vous voyez aujourd'hui à Monaco,
00:12:47ce n'est pas la voiture que vous allez voir lundi dans nos showrooms,
00:12:49mais en tout cas, cette électrification qu'on accélère sur notre gamme,
00:12:53aujourd'hui c'est un formidable banc d'essai pour fiabiliser nos voitures
00:12:58et encore les améliorer en termes d'aérodynamique,
00:13:01en termes de régénération au freinage.
00:13:05Contrairement à Peugeot, avec la 208 GTI ou Opel et sa GSI,
00:13:09Citroën ne compte pas se servir de son retour en compétition
00:13:12pour lancer une gamme plus sportive.
00:13:14La Formule AI reste à part, d'autant que le constructeur doit encore faire ses preuves.
00:13:19Lors du week-end, aucun point n'a été remporté par l'écurie tricolore.
00:13:23Good morning business, face à le Chypre.
00:13:26Face à le Chypre, le débat ce matin, face à le Chypre, il y a Étienne Braque
00:13:30et nous allons parler des banques et du financement des candidats à l'élection présidentielle.
00:13:35Le Crédit Mutuel Alliance Fédérale a annoncé qu'il ne le ferait pas,
00:13:39financer les candidats de l'élection présidentielle.
00:13:41Le groupe bancaire estime que le risque est trop important.
00:13:44Étienne, est-ce que c'est le rôle des banques de faire ça ?
00:13:47Pas vraiment. Pour rappel, une banque ne prend pas vraiment de risque en finançant des grands partis
00:13:51puisque l'État rembourse les dépenses de campagne si le candidat arrive au-delà des 5%.
00:13:57Donc pour une banque, financer un grand parti politique, ce n'est pas vraiment un risque.
00:14:01Non, si vous écoutez Daniel Ball du Crédit Mutuel, le plus grand des risques,
00:14:04c'est le fait qu'à la fin, le candidat ne se fasse pas valider les comptes de campagne.
00:14:08Et puis alors le deuxième argument qui n'est pas mis en avant,
00:14:10mais qu'il faut comprendre entre les lignes, c'est le risque de réputation.
00:14:14Une banque, même si elle ne fait pas de politique, elle pourrait être accusée de soutenir tel ou tel parti
00:14:18et de financer sa campagne pour un parti d'extrême.
00:14:21Aujourd'hui, le risque de réputation, il est quand même très grand pour une banque française.
00:14:26Et c'est l'un des pires pour les banques.
00:14:28Regardez le nombre de fois où les banques françaises ont été accusées de greenwashing
00:14:31ou d'appel au boycott car elles ont financé souvent, en plus pour des montants totalement négligeables,
00:14:35des projets gaziers ou pétroliers.
00:14:37Vous vous retrouvez avec des assemblées générales qui sont perturbées,
00:14:39des clients qui vous disent « Ah bah puisque c'est comme ça, moi je m'en vais, je clôture
00:14:43mon compte ».
00:14:44Donc en fait, à la fin, quand vous faites la balance bénéfice-risque, ça ne vaut pas le coup d
00:14:48'y aller.
00:14:48C'est-à-dire qu'en fait, vous allez financer quelques millions d'euros.
00:14:51Donc les revenus potentiels sont totalement négligeables.
00:14:53Et derrière ça, vous vous retrouvez avec du bad buzz, beaucoup d'articles dans la presse, du débat public.
00:14:58Et ça, après, vous allez le traîner pendant des mois, voire même des années.
00:15:01Emmanuel Lechypre.
00:15:02Ah, je suis totalement en désaccord avec tout ce que vient de dire Étienne.
00:15:06Pauvres banquiers, pauvres banquiers qui prennent en fait très peu de risques.
00:15:10Parce que la réalité, c'est que dès qu'une banque risque de faire faillite, tout le monde la sauve
00:15:13avec les impôts.
00:15:14Donc ce serait bien normal quand même que les banques contribuent un minimum à la vie démocratique.
00:15:19Parce que, un, sans financement, vous n'avez pas de pluralisme démocratique.
00:15:24C'est ça la réalité.
00:15:25Effectivement, une campagne, aujourd'hui, c'est plusieurs millions d'euros.
00:15:29Très peu de partis disposent d'une trésorerie suffisante.
00:15:32Donc si vous n'avez pas d'accès au crédit, ça veut dire quoi ?
00:15:34Il n'y a que les grands partis déjà installés qui pourront faire campagne.
00:15:37Il n'y a que les plus riches qui pourront être candidats.
00:15:40Ceux qui ont des fortunes personnelles.
00:15:41Genre Donald Trump.
00:15:42Ah bah oui, on veut des candidats riches à la Donald Trump, bien sûr.
00:15:45Ou bien seront candidats ceux qui sont financés par des donateurs plus ou moins obscurs,
00:15:49dont on ne sait pas très bien d'où ils tirent leur argent.
00:15:52Ça veut dire que vous ne laissez aucune chance d'émergence à des nouveaux mouvements politiques.
00:15:56Ça veut dire que vous n'avez aucune chance d'avoir des candidats de la société civile qui puissent apparaître.
00:16:01Donc, en gros, on ne demande pas aux banques de financer une idéologie.
00:16:05On demande juste aux banques de financer la vie démocratique.
00:16:08Et puis, les banques n'hésitent pas quand même à financer des activités beaucoup plus risquées
00:16:13que celles qui sont liées à une élection.
00:16:17Quand vous prenez des risques avec des start-up, avec des PME fragiles, avec des projets immobiliers,
00:16:23avec des entreprises en restructuration, vous pouvez quand même prendre ces risques-là.
00:16:26Alors, le remboursement, il est quand même largement garanti par l'État.
00:16:30Étienne a évoqué effectivement les 5%.
00:16:32La problématique aujourd'hui, c'est plutôt cette problématique d'invalidation des comptes de campagne
00:16:37où là, il n'y a plus de remboursement qui tienne.
00:16:39Mais il n'y a pas grand-chose à inventer.
00:16:42En fait, il y a déjà eu une réunion au mois de juillet entre les banques et Matignon
00:16:46pour essayer de régler ce problème-là.
00:16:48Alors, ça ne satisfait pas le crédit mutuel.
00:16:50D'ailleurs, est-ce que toutes les banques sont égales face aux problèmes, justement ?
00:16:54Oui, alors il y en a quelques-unes qui déjà ne financent plus.
00:16:57Beaucoup sont restées assez silencieuses jusqu'à maintenant sur le sujet.
00:17:01On sait que la Société Générale, par exemple, ne finance plus de parties.
00:17:03Bon, c'est un choix.
00:17:05Mais du coup, vous vous retrouvez, encore une fois, avec des risques de financement
00:17:08qui sont beaucoup plus problématiques.
00:17:10Et puis, on demande quand même aux banques d'avoir, oui, un comportement civique.
00:17:14Donc, moi, je pense qu'il devrait y avoir une obligation,
00:17:16un peu comme vous avez l'obligation de vous assurer.
00:17:18Il devrait y avoir une obligation pour les banques de faire des propositions aux parties.
00:17:22Et après, les parties...
00:17:23Et puis, on invente une petite garantie.
00:17:25Ce n'est quand même pas la mer à voir.
00:17:26Mais c'est trop facile aujourd'hui.
00:17:28On comprend qu'elles ont peur de tout.
00:17:29De toute façon, les banques, elles ont peur de tout.
00:17:31Dès qu'on les accuse de financer...
00:17:32Etienne a raison.
00:17:33Dès qu'on les accuse de financer des projets un peu trop gris et pas sévères,
00:17:37on leur tombe dessus, etc.
00:17:39Bon, c'est un métier qui est devenu un métier excessivement frileux.
00:17:42Donc, ils ne sont pas courageux, nos banquiers.
00:17:44Et ça, il faut les obliger à participer à la vie démocratique.
00:17:46Etienne, pour finir ?
00:17:47On arrive quand même au bout de quelque chose.
00:17:49Quand vous voyez le RN qui est obligé de se tourner vers une banque hongroise.
00:17:53C'était le cas notamment en 2022 pour trouver 10 millions d'euros
00:17:55parce qu'il n'y a aucune banque qui voulait les financer.
00:17:57Qu'on soit d'accord ou pas avec le RN, ça pose quand même des questions
00:18:00de se tourner vers une banque étrangère.
00:18:02En plus, à l'époque, c'était une banque qui était proche
00:18:03de l'ex-premier ministre hongrois, Viktor Orban,
00:18:06des questions de dépendance, d'ingérence politique.
00:18:08Quand vous regardez la France insoumise,
00:18:10alors eux, ils tournent le problème différemment.
00:18:12Ils vous disent, non mais de toute façon,
00:18:13on ne veut pas se tourner vers le système bancaire.
00:18:15On fait appel, en fait, à des dons.
00:18:18Des dons, mais aussi à des prêts à taux zéro.
00:18:20C'est-à-dire que vous avez des militants et des filles
00:18:22qui prêtent de l'argent à taux zéro
00:18:23pour financer la campagne présidentielle.
00:18:26Vous voyez bien quand même que tous les partis
00:18:28ont aujourd'hui des problèmes.
00:18:29Donc, il faut trouver un système qui passe par l'État.
00:18:32Sachant qu'une finie, dans la plupart des cas,
00:18:34à la fin, c'est quand même l'État qui paye.
00:18:35C'est-à-dire qu'en plus de prêter,
00:18:36derrière, elle financerait tout cela.
00:18:38Et ça permettrait aujourd'hui l'émergence
00:18:40de petits partis politiques
00:18:41qui n'arrivent pas à financer leur campagne.
00:18:44Oui, mais la vie démocratique a un coût
00:18:46et les banques doivent aussi l'assumer.
00:18:48Une démocratie sans crédit,
00:18:49c'est une démocratie réservée aux riches
00:18:51et ça, c'est insupportable.
00:18:52Merci beaucoup, messieurs.
00:18:54Le débat retrouve évidemment en replay
00:18:55sur notre site,
00:18:57Cultureia, le meilleur de l'année.
00:19:04Anthony Morel, ici, votre prochain job,
00:19:06c'était d'apprendre à une IA
00:19:07à faire votre métier.
00:19:09Faudrait être fou pour faire ça.
00:19:12C'est une tendance qui est en plein essor aux États-Unis.
00:19:14Oui, absolument.
00:19:14C'est vrai que c'est un phénomène
00:19:15qui est assez troublant.
00:19:16On pourrait même dire complètement cynique.
00:19:18Mais il y a des entreprises d'IA
00:19:19qui se sont créées sur ce modèle très particulier
00:19:22qui est de proposer à des humains,
00:19:25à vous et moi,
00:19:27d'entraîner l'IA dans des tâches
00:19:29pour lesquelles vous êtes expert
00:19:30et donc à terme de vous auto-remplacer,
00:19:32si l'on peut dire.
00:19:33Et ça fonctionne très, très, très bien.
00:19:34Il y a une entreprise notamment
00:19:35qui s'appelle Mercor
00:19:37qui embauche aujourd'hui
00:19:38des dizaines de milliers de freelances.
00:19:40Donc ça peut être aussi bien
00:19:41des développeurs informatiques,
00:19:43des juristes, des consultants,
00:19:45des journalistes.
00:19:46Et donc le principe,
00:19:47c'est qu'on s'inscrit sur la plateforme,
00:19:48on passe un petit entretien d'embauche
00:19:50avec une IA
00:19:51pour vérifier qu'on est bien expert de son domaine.
00:19:54Et à partir de ça,
00:19:55on va vous proposer des tâches
00:19:57à réaliser pour le compte de l'IA.
00:19:58Donc par exemple,
00:19:59un juriste,
00:19:59on va lui faire lire des contrats
00:20:02ou des clauses de non-concurrence
00:20:04qui ont été rédigées par TchadGPT.
00:20:06Et il va devoir détecter
00:20:07ce qui va, ce qui ne va pas.
00:20:08Ah, là, il y a une hallucination.
00:20:09Ah, là, il y a quelque chose
00:20:10qu'on pourrait améliorer.
00:20:11Un journaliste,
00:20:12il y a des journalistes sur la plateforme,
00:20:13on va lui faire lire
00:20:14des tonnes et des tonnes d'articles
00:20:15générés par l'intelligence artificielle.
00:20:17Il va dire,
00:20:18ah non, mais là,
00:20:19cette formulation-là,
00:20:19on pourrait peut-être l'améliorer.
00:20:20Ça, ça plairait plus à un lecteur humain.
00:20:22En fait, tout ce qui est impalpable
00:20:25pour l'intelligence artificielle,
00:20:26l'amélioration des modèles
00:20:28pour pouvoir être plus performante
00:20:29et mieux plaire aux êtres humains,
00:20:31eh bien, en fait,
00:20:32ce sont des humains
00:20:32qui vont faire ce boulot-là
00:20:34pour l'intelligence artificielle.
00:20:36C'est pas mal payé.
00:20:37Pour un juriste, par exemple,
00:20:38c'est de l'ordre de 150 dollars de l'heure
00:20:40pour analyser des textes
00:20:42générés par l'intelligence artificielle.
00:20:44Et ça fonctionne très, très bien.
00:20:45Il y a plus de 30 000 freelances
00:20:47inscrits sur la plateforme aujourd'hui.
00:20:48Ça ne dure qu'un temps
00:20:49parce qu'après,
00:20:50vous n'avez plus rien à lui conseiller.
00:20:52Vous n'avez plus rien à lui apprendre
00:20:53aux jeunes padawans.
00:20:54C'est exactement ça.
00:20:55C'est un modèle
00:20:56qui est autodestructeur par nature.
00:20:58C'est-à-dire qu'une fois
00:20:58que les modèles d'IA
00:20:59auront intégré
00:21:00tous les enseignements
00:21:01de ces entraîneurs humains,
00:21:03évidemment,
00:21:03elle n'aura plus besoin d'eux.
00:21:05C'est tout le problème.
00:21:06C'est la première fois dans l'histoire
00:21:07qu'un métier consiste
00:21:08à apprendre à une machine,
00:21:11à faire disparaître ce métier.
00:21:13Et l'ironie dans tout ça,
00:21:14c'est qu'en fait,
00:21:14sur cette plateforme,
00:21:15eh bien,
00:21:16on trouve notamment
00:21:17des gens aux Etats-Unis,
00:21:19surtout,
00:21:20qui ont été,
00:21:21par exemple,
00:21:21qui ont perdu leur boulot
00:21:22à cause de l'intelligence artificielle.
00:21:24Et donc,
00:21:24du coup,
00:21:25ils n'ont plus de boulot
00:21:25et donc,
00:21:26ils se recyclent sur cette plateforme
00:21:27et ils apprennent
00:21:28à l'intelligence artificielle
00:21:29à virer ceux qui restent...
00:21:30D'autres gens !
00:21:30D'autres gens dans leur secteur.
00:21:31Non, mais c'est un truc
00:21:32complètement dingue.
00:21:33Et c'est vrai
00:21:33dans tous les secteurs d'activité.
00:21:35Par exemple,
00:21:36il y a une autre entreprise,
00:21:37on parlait de Mercor,
00:21:38mais vous avez aussi
00:21:39Handshake AI.
00:21:40Eux, par exemple,
00:21:41en ce moment,
00:21:41ils embauchent des comédiens
00:21:43sur le même modèle.
00:21:44ils demandent...
00:21:45C'est bien payé,
00:21:45c'est 70 euros de l'heure.
00:21:47Et en fait,
00:21:47les comédiens vont se mettre
00:21:48devant leur ordinateur
00:21:49et ils vont faire de l'impro.
00:21:50Donc,
00:21:50on va leur demander
00:21:51« Réponds à l'intelligence artificielle ?
00:21:53Joue tel personnage ? »
00:21:54Et en fait,
00:21:54l'IA va analyser
00:21:55comment le comédien joue
00:21:56de manière à ce que l'IA
00:21:58soit de plus en plus réaliste
00:21:59dans les interactions
00:22:00qu'elle a avec l'être humain.
00:22:01Donc,
00:22:01en fait,
00:22:02on est vraiment
00:22:02dans la naissance
00:22:03d'un nouveau marché du travail
00:22:04où l'humain devient
00:22:05une sorte de matière première
00:22:07pour entraîner la machine
00:22:08d'une certaine manière.
00:22:09Alors,
00:22:09il y a encore plus fou,
00:22:10il y a une plateforme
00:22:10qui propose de louer
00:22:11votre corps à une IA.
00:22:13Oui,
00:22:13c'est ça.
00:22:14Ça s'appelle
00:22:15Rent Human,
00:22:16littéralement
00:22:16« Louer un humain ».
00:22:18Donc,
00:22:18oui,
00:22:18parce que l'IA,
00:22:19aujourd'hui,
00:22:19elle a quand même
00:22:20une limite majeure,
00:22:21c'est qu'elle est cantonnée
00:22:22à nos écrans.
00:22:22Elle ne peut pas sortir de l'écran.
00:22:23Un jour,
00:22:24on aura des robots à tout faire
00:22:25et ce sera possible,
00:22:26mais pour l'instant,
00:22:26ce n'est pas possible.
00:22:27Et donc là,
00:22:28le principe de cette plateforme,
00:22:29c'est que l'IA réfléchit
00:22:31et l'humain exécute.
00:22:32On va servir de bras
00:22:33et de jambes
00:22:34à l'intelligence artificielle
00:22:35qui va vous donner
00:22:36des missions à réaliser
00:22:37dans le monde réel
00:22:38pour pouvoir améliorer
00:22:39ces modèles.
00:22:40Donc,
00:22:40ça peut être,
00:22:40je ne sais pas,
00:22:41aller dans un supermarché,
00:22:42par exemple,
00:22:43prendre une photo
00:22:43d'un produit,
00:22:44noter le prix,
00:22:45aller dans un restaurant,
00:22:46tester tel plat
00:22:47et me dire ce que vous en avez pensé.
00:22:48Et tout ça,
00:22:49ça va servir en fait
00:22:50à entraîner les modèles
00:22:51d'intelligence artificielle.
00:22:51C'est l'IA qui vous donne des ordres.
00:22:52C'est l'IA qui vous donne des ordres
00:22:53et vous êtes payé pour ça.
00:22:55Mais il y a plein de gens
00:22:55qui s'inscrivent sur ces plateformes.
00:22:57Donc là aussi,
00:22:57c'est payé.
00:22:58Alors,
00:22:58ça va de 1 à 100 euros la tâche.
00:23:00Ça dépend de ce qu'on vous demande
00:23:01de faire.
00:23:02Donc,
00:23:02c'est vraiment la gig économie
00:23:03mais version IA.
00:23:05Good morning business,
00:23:06parole de patron.
00:23:07Parole de patron,
00:23:08ce matin,
00:23:09je reçois Mathieu Bailly.
00:23:10Bonjour.
00:23:10Bonjour.
00:23:11Président d'Eurodia.
00:23:12Vous allez me rappeler
00:23:13ce que fait Eurodia.
00:23:14On est ici dans l'extraction
00:23:16du lithium.
00:23:17Oui,
00:23:17exactement.
00:23:18Eurodia
00:23:19est une société
00:23:20basée à Pertuis.
00:23:21Nous sommes 120 collaborateurs
00:23:22et notre métier,
00:23:23c'est la fourniture
00:23:24d'ensembles industriels
00:23:25dans le domaine
00:23:26de la purification des liquides.
00:23:27Donc,
00:23:28qu'on soit,
00:23:29construit,
00:23:29installe un peu partout
00:23:30dans le monde
00:23:31des unités de purification
00:23:32dans tout un tas
00:23:34de domaines industriels
00:23:35dont celui
00:23:35de l'extraction du lithium.
00:23:36Ce que ça change,
00:23:37c'est que cette extraction
00:23:38du lithium,
00:23:39normalement,
00:23:40ce n'est pas très écolo.
00:23:42Vous,
00:23:42vous avez justement
00:23:43la technologie,
00:23:45une technologie
00:23:46plus économe en eau,
00:23:48plus écologique
00:23:49et plus performante.
00:23:50Comment vous arrivez à ça ?
00:23:51Alors,
00:23:52on arrive à ça
00:23:53avec beaucoup de R&D
00:23:53au départ.
00:23:55Ça fait une quinzaine d'années
00:23:56maintenant que Eurodia
00:23:57est dans ce secteur particulier
00:23:59et a développé
00:24:01au niveau expérimental
00:24:02laboratoire,
00:24:03puis des démonstrateurs,
00:24:04puis accompagné
00:24:05des acteurs majeurs
00:24:06de la production de lithium
00:24:07pour pouvoir proposer
00:24:09des technologies
00:24:09qui sont effectivement
00:24:11plus respectueuses
00:24:12de l'environnement
00:24:13tout en ayant
00:24:14des objectifs
00:24:15naturellement
00:24:15de performance
00:24:16et économique
00:24:17les plus élevés possibles.
00:24:19Vos clients,
00:24:19c'est Eramet,
00:24:20c'est Rio Tinto,
00:24:21c'est les gros extracteurs.
00:24:23En effet,
00:24:24qui d'autre ?
00:24:24Alors,
00:24:25on est sur un certain
00:24:26nombre de sujets
00:24:27dont on pourra parler
00:24:28dans les semaines qui viennent
00:24:29puisque,
00:24:30bien entendu,
00:24:30nous sommes très actifs
00:24:32sur le secteur,
00:24:32notamment en Amérique du Nord
00:24:33et en Amérique du Sud.
00:24:35L'Australie sera certainement
00:24:36un terrain de jeu futur
00:24:37pour Eurodia,
00:24:38mais les profils
00:24:41des clients d'Eurodia
00:24:42dans le domaine du lithium
00:24:43sont de catégorie
00:24:45des très grosses sociétés
00:24:46comme Eramet
00:24:47ou Rio Tinto
00:24:48et puis,
00:24:49parce que le lithium
00:24:50est un composé
00:24:51qui intéresse
00:24:52un certain nombre
00:24:53de start-up
00:24:55françaises,
00:24:56européennes,
00:24:56nord-américaines
00:24:57qui cherchent
00:24:58à investir
00:24:59et qui donc
00:24:59ont des besoins
00:25:00de technologies performantes
00:25:02d'extraction
00:25:02de lithium.
00:25:03Vous nous rappelez
00:25:04le lithium,
00:25:05c'est un composé
00:25:06qui rentre dans
00:25:06quelles fabrications,
00:25:07par exemple ?
00:25:07Dans toutes les fabrications
00:25:08de batteries électriques,
00:25:09que ce soit celle
00:25:10de nos smartphones
00:25:11où, bien entendu,
00:25:12les besoins sont
00:25:13drivés beaucoup
00:25:14par la mobilité électrique.
00:25:17Vous êtes présent
00:25:17dans 50 pays,
00:25:1880% de votre chiffre
00:25:20d'affaires est réalisé
00:25:21donc à l'international,
00:25:22il y a beaucoup
00:25:22de mines là-bas,
00:25:24effectivement,
00:25:24en Amérique du Sud
00:25:25où vous allez vous étendre,
00:25:27vous venez de lever
00:25:2818 millions d'euros,
00:25:29c'est une première
00:25:30pour l'entreprise.
00:25:31Oui,
00:25:31c'est une étape
00:25:32qui correspond
00:25:33à son degré
00:25:35de maturité,
00:25:36je dirais.
00:25:36Nous passons
00:25:38de l'agroalimentaire
00:25:39à des domaines
00:25:40plus macro
00:25:41en termes de production
00:25:42et nous avons besoin
00:25:44de capter la croissance.
00:25:45Pour capter la croissance,
00:25:46on a besoin
00:25:46de trois choses.
00:25:47La première,
00:25:48évidemment,
00:25:49des technologies performantes.
00:25:50La deuxième,
00:25:51une crédibilité financière
00:25:54par rapport
00:25:55à des acteurs
00:25:55qui ont des attentes
00:25:57par rapport
00:25:57à ses fournisseurs.
00:25:58Et puis,
00:25:59des savoir-être
00:26:00qui permettent
00:26:01de se différencier.
00:26:02On ne prend pas seulement
00:26:03des contrats
00:26:04parce qu'on a
00:26:04des bonnes technologies,
00:26:05on prend aussi
00:26:06des contrats
00:26:06parce qu'on a
00:26:07des équipes
00:26:07qui peuvent
00:26:09faire comprendre
00:26:10aux clients
00:26:10qu'on va l'accompagner
00:26:11sur le long terme
00:26:12parce que les projets
00:26:12dont nous parlons
00:26:13s'étalent sur plusieurs années.
00:26:15Des projets industriels
00:26:16comme ceux-là,
00:26:17on rencontre toujours
00:26:18des problèmes
00:26:18et la préoccupation
00:26:19principale de nos clients,
00:26:20c'est de dérisquer
00:26:21les projets
00:26:22qu'ils vont traverser.
00:26:24Pour être clair,
00:26:25quand vous signez
00:26:26un projet
00:26:27comme celui-là,
00:26:28par exemple,
00:26:28en Amérique du Sud
00:26:30pour un très gros client,
00:26:31vous signez
00:26:32et une fois que c'est fait,
00:26:33vous vous installez
00:26:34avec lui,
00:26:34il finance votre installation,
00:26:35le système
00:26:36sur son site
00:26:38d'extraction,
00:26:39c'est ça ?
00:26:40Oui, absolument.
00:26:40On a fait un choix
00:26:42de développer
00:26:43une engineering
00:26:43totalement intégrée
00:26:45en France
00:26:46et une fabrication
00:26:47qu'on souhaite
00:26:49le plus française possible
00:26:50mais qui est européenne
00:26:51pour ce type
00:26:53de technologie
00:26:54dont nous avons
00:26:55une spécificité,
00:26:57c'est la construction
00:26:58sur ce qu'on appelle
00:26:59sur Skids
00:26:59qui permet de transporter
00:27:01des grands ensembles
00:27:01industriels
00:27:02un peu partout
00:27:03dans le nom
00:27:03et nous exportons
00:27:05en ce moment
00:27:06majoritairement
00:27:06dans le Côte-Sud
00:27:07de l'Amérique du Sud.
00:27:09Le but, pour finir,
00:27:10c'est aussi de financer
00:27:10des projets industriels
00:27:12de plus en plus importants.
00:27:13Je disais juste avant
00:27:14cette interview
00:27:15que ça y est,
00:27:16la France commence
00:27:17à avoir des projets
00:27:18de ce type
00:27:19qui commencent réellement
00:27:20à pouvoir créer
00:27:24les fameux champions
00:27:24européens
00:27:25qu'on espère
00:27:27tant
00:27:27dans d'autres domaines.
00:27:28Oui, absolument.
00:27:30Moi, en tant qu'ambassadeur
00:27:31French Fab,
00:27:32je suis très attaché
00:27:34effectivement
00:27:34à la promotion
00:27:35de l'industrie française
00:27:36et vous avez tout à fait raison.
00:27:38Dans tout un tas de domaines,
00:27:39les nôtres,
00:27:39mais dans tout un tas d'autres,
00:27:41il y a effectivement
00:27:42des champions français
00:27:43qui sont en train de monter
00:27:44et qui commencent
00:27:45à faire rayonner
00:27:46une image
00:27:47de haute technologie,
00:27:49d'accompagnement
00:27:49des clients
00:27:50à l'international.
00:27:51Et ça, finalement,
00:27:53beaucoup dans le domaine
00:27:55écologique,
00:27:56c'est, vous l'avez dit,
00:27:57le résultat
00:27:57d'années et d'années
00:27:59de recherche
00:27:59et développement.
00:28:01C'est peut-être ça,
00:28:01le pessimisme
00:28:02qu'on a aujourd'hui,
00:28:03c'est qu'en fait,
00:28:04on a attendu
00:28:05ces projets très longtemps
00:28:06et que ça y est,
00:28:07comment ça arrivait ?
00:28:08Oui, absolument.
00:28:09Mais les projets en question
00:28:10sont des projets d'ampleur.
00:28:12Quand on parle
00:28:12de production de lithium,
00:28:13on parle d'investissement
00:28:14de plusieurs milliards
00:28:16dont les décideurs
00:28:17dans le climat géopolitique
00:28:19qui est le nôtre
00:28:20prennent peut-être
00:28:20un peu plus de temps
00:28:21qu'à l'habitude
00:28:22pour les déclencher.
00:28:24Et donc,
00:28:25il nous faut être prêts
00:28:26et avoir une R&D mature,
00:28:28des propositions
00:28:29industrielles pérennes,
00:28:31je crois qu'on en est là
00:28:32aujourd'hui,
00:28:32effectivement.
00:28:33C'est rassurant.
00:28:33Merci beaucoup,
00:28:34Mathieu Bailly,
00:28:35d'être venu ce matin,
00:28:36président de Rodia
00:28:36dans la matinale
00:28:37de l'économie.
00:28:38Dans un instant,
00:28:38le journal de 7h30,
00:28:39on va revenir sur
00:28:40les publications,
00:28:41les GAFAM
00:28:42et notamment Amazon
00:28:43porté par le cloud.
00:28:44On va voir ça
00:28:45avec Étienne Braque.
00:28:45À tout de suite.
00:28:49Les titres à 7h30,
00:28:52les résultats très solides
00:28:53d'Amazon dopé par le cloud.
00:28:56On va y revenir.
00:28:56Le marché automobile mondial
00:28:58qui reste en panne,
00:28:59mais les voitures électriques,
00:29:00ils continuent d'accélérer.
00:29:02Et puis,
00:29:02Javier Milay
00:29:03veut réformer
00:29:04la Banque Centrale d'Argentine.
00:29:07Après Microsoft
00:29:09et Meta,
00:29:09mercredi,
00:29:10Apple et Amazon
00:29:11ont donc publié hier
00:29:12et c'est encore bien
00:29:13au-delà des attentes.
00:29:16Amazon annonce
00:29:1762 milliards de dollars
00:29:18de profit net
00:29:19au dernier trimestre,
00:29:21soit plus du triple
00:29:22de celui d'il y a un an
00:29:23Étienne Braque.
00:29:24Comme chez Microsoft,
00:29:25c'est le cloud
00:29:26qui a tiré la croissance.
00:29:27Avec une croissance
00:29:28pour AWS
00:29:29de plus de 37%
00:29:31en l'espace d'un an
00:29:32pour le chiffre d'affaires.
00:29:34AWS, bien sûr,
00:29:35c'est l'activité
00:29:35la plus importante d'Amazon.
00:29:37On parle bien sûr
00:29:37souvent du site
00:29:38de e-commerce,
00:29:39mais c'est bien
00:29:40le cloud AWS
00:29:41aujourd'hui
00:29:42qui est l'activité
00:29:43la plus rentable
00:29:44du groupe
00:29:44avec quand même
00:29:45une marge opérationnelle
00:29:46de près de 40%.
00:29:47Là aussi,
00:29:49largement au-delà
00:29:50des attentes.
00:29:51Hier soir,
00:29:52Amazon dit
00:29:52au vu du contexte actuel,
00:29:54on va encore augmenter
00:29:55nos dépenses d'investissement.
00:29:56Finalement,
00:29:57ce ne sera pas
00:29:57200 milliards de dollars,
00:29:59mais 220 milliards de dollars.
00:30:01Le groupe dit
00:30:01de toute façon
00:30:02aujourd'hui,
00:30:02on n'arrive pas
00:30:03à répondre à la demande
00:30:04que ce soit sur le cloud
00:30:05et sur l'intelligence artificielle.
00:30:07Donc,
00:30:07on va encore investir
00:30:08plus d'argent
00:30:09et en 2027,
00:30:10il y aura toujours
00:30:11des contraintes
00:30:12vis-à-vis
00:30:13de l'offre
00:30:14chez Amazon.
00:30:15Du côté
00:30:16du segment
00:30:16e-commerce,
00:30:17là aussi,
00:30:18c'est au-delà
00:30:18des attentes,
00:30:19avec quand même
00:30:19une progression
00:30:20du chiffre d'affaires
00:30:21de 16%
00:30:21en Amérique du Nord,
00:30:23plus 15%
00:30:24à l'international.
00:30:25Et puis,
00:30:25un groupe hier soir
00:30:27qui s'est montré
00:30:27plutôt confiant
00:30:28dans l'exercice
00:30:29en cours,
00:30:30ce qui a provoqué
00:30:30une envolée
00:30:31du titre
00:30:32en après-bourse
00:30:32de près de 9%,
00:30:33même si ce fameux
00:30:35résultat net
00:30:35de 62 milliards
00:30:36de dollars
00:30:37est à prendre
00:30:38avec beaucoup
00:30:38de pincettes,
00:30:39parce qu'en fait,
00:30:39dans les 62 milliards,
00:30:41vous avez 53 milliards
00:30:42qui viennent
00:30:42du gain
00:30:43en cours
00:30:44de la participation
00:30:45d'Enthropic.
00:30:46Donc,
00:30:46quand vous regardez
00:30:47le résultat opérationnel,
00:30:48on est très loin
00:30:48des 62 milliards,
00:30:49comme chez Microsoft
00:30:51et chez Google
00:30:52ces derniers jours.
00:30:52Ces résultats,
00:30:53bien sûr,
00:30:53sont boostés
00:30:54par les prises
00:30:54de participation
00:30:55dans des startups,
00:30:56mais ça,
00:30:57le marché en fait fi
00:30:57et donc,
00:30:58il a très largement
00:30:59acheté la publication
00:31:00hier soir
00:31:00après la clôture.
00:31:01Merci, Etienne.
00:31:02On vous retrouve
00:31:02dans un instant
00:31:03pour le point marché
00:31:04des résultats semestriels
00:31:05aussi dans l'automobile.
00:31:06Ferrari en bonne forme.
00:31:07Le constructeur
00:31:08de luxe italien
00:31:09enregistre un bénéfice net
00:31:10de 463 millions d'euros
00:31:12au deuxième trimestre
00:31:13en hausse de 9%
00:31:14sur un an.
00:31:15Une dynamique
00:31:16qui pousse Ferrari
00:31:17à revoir légèrement
00:31:18à la hausse ses prévisions
00:31:19pour 2026.
00:31:20Explication,
00:31:21Justine Vassogne.
00:31:23Ce trimestre,
00:31:23Ferrari a dépassé
00:31:24les attentes des analystes
00:31:26avec un bénéfice
00:31:26en hausse de 9%
00:31:27sur un an
00:31:28et un chiffre d'affaires
00:31:29en augmentation
00:31:29de 8%.
00:31:30Le constructeur
00:31:31a pourtant vendu
00:31:32un peu moins de voitures,
00:31:33128 de moins précisément
00:31:34qu'il y a un an,
00:31:35mais il en a livré
00:31:36des plus chers
00:31:37avec de bons résultats
00:31:38pour sa Ferrari F80
00:31:40vendue en édition limitée
00:31:42à 3,6 millions d'euros.
00:31:44Mais ce qui porte le groupe,
00:31:45explique son PDG,
00:31:46Benedetto Vigna,
00:31:47ce sont surtout
00:31:48les demandes
00:31:48de personnalisation
00:31:49des voitures.
00:31:50Les clients veulent
00:31:51de plus en plus
00:31:51modifier leurs véhicules
00:31:53pour les rendre uniques
00:31:54et ça rapporte gros
00:31:55à Ferrari,
00:31:56lui permettant même
00:31:57d'augmenter ses prévisions
00:31:58pour 2026.
00:31:59Le carnet de commande
00:32:00du constructeur
00:32:01est rempli
00:32:01jusqu'à la fin 2027.
00:32:03Le groupe se dit très satisfait
00:32:04des prises de commande
00:32:06sur la Luce,
00:32:07sa première voiture
00:32:07100% électrique
00:32:09qui avait pourtant
00:32:10provoqué un tollé
00:32:11à son lancement.
00:32:12La plupart des aficionados
00:32:13de la marque
00:32:14la jugeant tout simplement
00:32:15moche.
00:32:16Selon le FT,
00:32:17Ferrari aurait en deux mois
00:32:18atteint ses objectifs
00:32:19de vente annuels
00:32:20pour la Luce
00:32:21et écoulé 500 modèles
00:32:23grâce à une forte demande
00:32:24en Chine.
00:32:25Et pendant ce temps,
00:32:25le marché automobile mondial
00:32:27reste en panne
00:32:28mais les voitures électriques
00:32:29continuent d'accélérer.
00:32:30Elles devraient représenter
00:32:31près d'un tiers des voitures
00:32:32neuves vendues dans le monde
00:32:33cette année,
00:32:34François-Xavier Roux.
00:32:36Effectivement,
00:32:36Sandra,
00:32:37l'électrique continue
00:32:38de grappiller
00:32:38des parts de marché.
00:32:39Rappelez-vous,
00:32:40les ventes de voitures électriques
00:32:42représentaient en 2024
00:32:4320% des ventes,
00:32:4525% en 2025
00:32:46et cette année,
00:32:48ce chiffre devrait s'élever
00:32:49à 29%.
00:32:50L'Agence internationale
00:32:51de l'énergie
00:32:52s'attend à ce qu'environ
00:32:5323 millions de véhicules électriques
00:32:55soient vendues
00:32:55cette année,
00:32:56soit une hausse de 10%
00:32:57comparée à l'an dernier.
00:32:58Et cela s'explique
00:32:59par la crise énergétique
00:33:00liée au conflit au Moyen-Orient
00:33:02et la hausse
00:33:03des prix des carburants.
00:33:04Les ventes ont rebondi
00:33:05de 4% au deuxième trimestre
00:33:07pour atteindre
00:33:085 millions de véhicules.
00:33:09Une hausse mondiale
00:33:11particulièrement portée
00:33:12par un continent,
00:33:13l'Europe,
00:33:14François-Xavier.
00:33:15Exactement,
00:33:15Sandra,
00:33:16l'Europe est clairement
00:33:16le moteur
00:33:17de cette croissance.
00:33:18Les ventes y ont bondi
00:33:20de 30%
00:33:21au premier semestre
00:33:21de cette année
00:33:22comparé à 2025.
00:33:24Dans le détail,
00:33:25l'Allemagne a vendu
00:33:25140 000 modèles supplémentaires.
00:33:27En France,
00:33:28on est à 95 000 véhicules
00:33:30de plus.
00:33:30En revanche,
00:33:31la dynamique est moins favorable
00:33:32aux Etats-Unis
00:33:33où les ventes sont en dessous
00:33:34de leur niveau de 2025
00:33:36avec une chute de 20%.
00:33:38Même constat en Chine
00:33:39où les ventes
00:33:40devraient stagner.
00:33:41Les ventes
00:33:42de véhicules électriques
00:33:43devraient représenter
00:33:44environ 13 millions
00:33:45de véhicules cette année,
00:33:46ce qui représente
00:33:47quand même 60%
00:33:47de part de marché.
00:33:48Ce ralentissement
00:33:49est compensé par l'essor
00:33:50de d'autres marchés asiatiques.
00:33:52Les ventes ont quasiment
00:33:53doublé au Vietnam,
00:33:54en Inde,
00:33:55en Corée du Sud
00:33:56ou encore en Australie.
00:33:57Merci François-Xavier Roux.
00:33:59À l'étranger,
00:33:59Javier Milay
00:34:00a détaillé
00:34:00plusieurs réformes
00:34:01qu'il entend présenter
00:34:02au Parlement,
00:34:03dont celle
00:34:04de la Banque centrale
00:34:05d'Argentine.
00:34:06Il entend interdire
00:34:07à l'institution monétaire
00:34:08de financer l'État
00:34:09et, je cite,
00:34:11blinder son président
00:34:12contre les abus
00:34:13de pouvoir politique.
00:34:14Écoutez-le.
00:34:15Nous sommes ici
00:34:16pour vous présenter
00:34:20un ensemble
00:34:21de réformes structurelles
00:34:22le plus important
00:34:23de ces 91 dernières années.
00:34:26Avec la réforme
00:34:27de la charte
00:34:28de la Banque centrale,
00:34:29nous allons mettre fin
00:34:30à l'escroquerie
00:34:30qui consiste
00:34:31à émettre de la monnaie
00:34:32pour financer
00:34:33la haute sphère publique
00:34:34dont la conséquence
00:34:35la plus évidente
00:34:36est le taux d'inflation.
00:34:38Une escroquerie
00:34:39plus communément appelée
00:34:40impôt inflationniste,
00:34:41un impôt qui permet
00:34:43d'augmenter les recettes fiscales
00:34:44sans l'autorisation
00:34:45du Parlement.
00:34:51Or, bien en France,
00:34:52jamais depuis 20 ans
00:34:53les Français
00:34:54n'avaient autant alimenté
00:34:55leur assurance vie
00:34:56au premier semestre.
00:34:57Ils y ont déposé
00:34:5836 milliards d'euros de plus
00:34:59qu'ils n'en ont retiré
00:35:01un placement plébiscité
00:35:02comme jamais Clara Bido.
00:35:05Il faut remonter
00:35:06au premier semestre 2006
00:35:07pour retrouver
00:35:08un tel engouement
00:35:09des Français
00:35:10pour l'assurance vie.
00:35:10Un succès largement porté
00:35:12par la baisse du rendement
00:35:13du livret A
00:35:14tombé à 1,5%
00:35:15depuis février,
00:35:16il ne sera relevé
00:35:17qu'à 1,7%
00:35:18au 1er août,
00:35:19de quoi pousser
00:35:20de plus en plus
00:35:21d'épargnants
00:35:21à prendre davantage
00:35:22de risques
00:35:23pour espérer
00:35:23de meilleurs rendements.
00:35:25Preuve en est,
00:35:25près des trois quarts
00:35:26de la collecte du semestre
00:35:28se sont dirigés
00:35:28vers les unités de compte.
00:35:30Ces placements investis
00:35:31notamment en actions
00:35:32ou en obligations
00:35:33plus risqués
00:35:34que les fonds euros
00:35:34mais aussi potentiellement
00:35:36plus rémunérateurs.
00:35:37Ce qui contribue aussi
00:35:38au financement
00:35:39de l'économie française,
00:35:40se félicite France Assureur.
00:35:42Une stratégie
00:35:42qui porte l'assurance vie,
00:35:44la collecte est supérieure
00:35:45d'environ 9 milliards d'euros
00:35:46à celle du premier semestre 2025.
00:35:49Le mouvement s'est même
00:35:50accéléré en juin
00:35:51avec 19,3 milliards d'euros
00:35:53versés sur les contrats,
00:35:54soit 12% de plus
00:35:55sur un an,
00:35:56un record pour cette période.
00:35:57Au total,
00:35:58les contrats d'assurance vie
00:35:59représentent désormais
00:36:00un an court
00:36:01de 2 162 milliards d'euros,
00:36:02soit 122 milliards de plus
00:36:04qu'il y a un an.
00:36:057h38,
00:36:06les marchés.
00:36:10Etienne Braque,
00:36:11une dernière salve
00:36:12de résultats trimestriels
00:36:13ce matin dans le CAC 40.
00:36:14Avec notamment AXA
00:36:15qui a publié ses résultats
00:36:16à 7h
00:36:17et qui revoit ses perspectives
00:36:18dans le haut de la fourchette
00:36:19avec des résultats trimestriels
00:36:22et sur le premier semestre
00:36:23qui sont au-delà des attentes.
00:36:25Alors à l'instant,
00:36:25on entendait la collecte
00:36:26de l'assurance vie.
00:36:27Ça a notamment profité
00:36:28à AXA
00:36:29qui a vu une très forte collecte
00:36:30sur ses produits vies
00:36:32sur les six premiers mois
00:36:33de l'année.
00:36:34Crédit Agricole
00:36:35a également publié
00:36:36ses résultats ce matin.
00:36:37Ils sont supérieurs
00:36:37aux attentes
00:36:38tirées par ses activités
00:36:40de banque de détail
00:36:41mais aussi de gestion d'actifs
00:36:42avec un profit
00:36:43de 1,2,5 milliards de 0,5
00:36:47de résultats nets
00:36:48sur le dernier trimestre
00:36:50quand le consensus
00:36:51attendait 1,9 milliards.
00:36:52Hier soir,
00:36:53c'était Saint-Gobain
00:36:54qui a confirmé
00:36:55ses perspectives
00:36:56et puis Euronext
00:36:57également qui a publié
00:36:57ses résultats hier soir
00:36:59avec des résultats
00:37:00largement au-delà
00:37:01des attentes
00:37:01bénéfices nets
00:37:02en hausse de quasiment
00:37:0320%
00:37:04marge débitda
00:37:05qui augmente encore
00:37:06au-delà des 66%.
00:37:07Donc, on a eu
00:37:08beaucoup de résultats
00:37:09d'entreprises cette semaine.
00:37:11Énormément, Etienne.
00:37:12En effet.
00:37:13Et là, quand vous faites le bilan
00:37:14quand même,
00:37:15vous avez des entreprises
00:37:16qui sont très confiantes
00:37:18pour la deuxième partie
00:37:19de l'année.
00:37:20Alors, toutes n'ont pas revu
00:37:21à la hausse
00:37:21leur perspective
00:37:22pour la deuxième partie
00:37:23de l'année
00:37:23mais il n'y a pas
00:37:24des entreprises
00:37:25qui ont revu
00:37:26de façon forte
00:37:27leur perspective non plus.
00:37:28Quand vous regardez hier,
00:37:29Schneider a gagné
00:37:3010% à la clôture,
00:37:32Bouygues plus 7,
00:37:32Société Générale plus 5
00:37:34et donc tout cela
00:37:34a permis au CAC 40
00:37:36de gagner quasiment 1%
00:37:37hier soir
00:37:38à 8485 points.
00:37:40Voilà donc pour ce cru trimestriel
00:37:42du CAC 40
00:37:43qui aura animé la séance
00:37:44à Paris,
00:37:45mais cru trimestriel également
00:37:46qui va encore animer
00:37:47la séance aujourd'hui
00:37:48avec donc Amazon
00:37:48qui est attendu
00:37:49en très forte hausse
00:37:50tout à l'heure
00:37:50à 15h30
00:37:51après la publication
00:37:52de ses résultats
00:37:52quand à l'inverse,
00:37:54Apple,
00:37:54et on en parlera dans 20 minutes
00:37:55dans le journal de 8 heures,
00:37:56un petit peu déçu
00:37:56sur ses perspectives.
00:37:58Bon,
00:37:58il ne faut pas oublier
00:37:58que le titre a touché
00:37:59encore un plus haut historique
00:38:00cette semaine
00:38:01en devenant la première
00:38:02capitalisation boursière mondiale.
00:38:03Merci beaucoup Etienne Braque.
00:38:05Dans un instant,
00:38:06il propose de faire
00:38:07de la France
00:38:08la troisième puissance
00:38:09de l'intelligence artificielle
00:38:11grâce à des investissements
00:38:13massifs,
00:38:14mais aussi la rétention
00:38:15de nos talents.
00:38:16Raphaël Dohan
00:38:17est dans le Grand Entretien.
00:38:18A tout de suite.
00:38:19Good morning business,
00:38:20le Grand Entretien.
00:38:21Le Grand Entretien,
00:38:22c'est Raphaël Dohan
00:38:23qui est avec moi
00:38:24et séguiste et ancien fonctionnaire.
00:38:26Bienvenue dans la matinale
00:38:27de l'économie.
00:38:28Bonjour, merci.
00:38:28On va parler
00:38:29d'intelligence artificielle.
00:38:30Aujourd'hui,
00:38:31vous êtes co-auteur
00:38:32de l'opération Prométhée,
00:38:34note publiée
00:38:35dans le Grand Continent
00:38:36qui propose de faire
00:38:37de la France,
00:38:38et pas de l'Europe,
00:38:39de la France,
00:38:40la troisième puissance mondiale
00:38:42de l'intelligence artificielle.
00:38:44Vous y défendez
00:38:45la création
00:38:46d'un laboratoire français
00:38:47de l'IA,
00:38:47capable de rivaliser
00:38:49avec les Etats-Unis
00:38:50et la Chine.
00:38:51Expliquez-nous l'idée.
00:38:52Oui, c'est une idée
00:38:53qui nous est venue
00:38:54du fait qu'aujourd'hui,
00:38:55la France n'a en fait
00:38:56pas de stratégie sérieuse
00:38:57en matière
00:38:58d'intelligence artificielle.
00:38:59Alors que c'est en train
00:39:00de devenir, l'IA,
00:39:01un flux vital
00:39:02pour notre économie,
00:39:03un peu au même titre
00:39:03que des ressources
00:39:04comme le gaz,
00:39:06le pétrole
00:39:06ou l'électricité
00:39:07l'ont été jusqu'ici.
00:39:08De sorte que si
00:39:09nous n'avons pas
00:39:10les moyens
00:39:10d'assurer
00:39:12notre propre production
00:39:13de ce nouveau flux vital,
00:39:14nous sommes dépendants
00:39:15de nos fournisseurs.
00:39:16Un peu comme
00:39:17certains pays
00:39:17sont dépendants
00:39:18du gaz russe
00:39:18de Poutine
00:39:19et on a vu
00:39:20à quel point
00:39:20c'était grave
00:39:21pour leur indépendance nationale.
00:39:23Donc l'idée
00:39:23ce serait de dire
00:39:24est-ce que nous avons
00:39:25les moyens
00:39:26de fournir
00:39:27notre propre
00:39:28intelligence artificielle,
00:39:29d'alimenter notre économie
00:39:30sachant que le risque
00:39:31si on ne fait rien
00:39:32c'est qu'il est double
00:39:34en fait.
00:39:34D'une part,
00:39:35nous risquons
00:39:35et c'est déjà en train d'arriver
00:39:37et ça va s'accentuer
00:39:37au fur et à mesure
00:39:38de verser des centaines
00:39:39voire des milliers
00:39:40de milliards d'euros
00:39:41aux Américains
00:39:42pour acheter l'intelligence
00:39:43qui va ensuite
00:39:44alimenter notre économie.
00:39:45Le deuxième risque
00:39:46bien sûr
00:39:46c'est que ça donne
00:39:46aux Américains
00:39:47et éventuellement aux Chinois
00:39:48si jamais on repose
00:39:49sur des modèles chinois
00:39:50ce qu'on appelle
00:39:50un kill switch
00:39:51donc la capacité
00:39:52de désactiver instantanément
00:39:53notre accès
00:39:53à ces modèles
00:39:54peut-être aux modèles
00:39:55les plus puissants
00:39:56et donc de désactiver
00:39:57quasiment soit
00:39:57notre économie entière
00:39:58soit au moins
00:39:59les capacités
00:40:00les plus critiques.
00:40:00On voit bien le danger
00:40:01dans le pire des cas
00:40:02mais ce que vous dites
00:40:03moi ce qui m'étonne
00:40:05c'est que vous ne mettiez
00:40:05pas ça au niveau
00:40:06de l'Europe
00:40:07parce que les investissements
00:40:08massifs que ça va demander
00:40:09vous les chiffrez
00:40:10à 620 milliards d'euros
00:40:12sur 3 ans
00:40:13la France a-t-elle
00:40:15les moyens
00:40:15et la taille
00:40:16de lutter
00:40:17contre des continents
00:40:18enfin des pays
00:40:19aussi grands que la Chine
00:40:20et les Etats-Unis ?
00:40:21Alors le grand enseignement
00:40:22de notre plan
00:40:22ce qu'on a calculé
00:40:23c'est que oui
00:40:24pas forcément toute seule
00:40:25d'ailleurs le but n'est pas
00:40:25d'être contre une coalition
00:40:27de partenaires
00:40:27au contraire
00:40:27on pense que ce serait
00:40:28très bien que la France
00:40:29mène un mouvement
00:40:30qui soit rejoint
00:40:31par des pays européens
00:40:32mais pas seulement
00:40:33d'ailleurs le Canada
00:40:33la Corée ou le Japon
00:40:34pourraient aussi être intéressés
00:40:35en fait toutes les puissances
00:40:37qui n'ont pas envie
00:40:37que s'installe une sorte
00:40:38de duopole
00:40:39entre la Chine et les Etats-Unis
00:40:40et qui aimerait
00:40:42qu'un troisième acteur émerge
00:40:43alors oui les montants
00:40:44sont très très importants
00:40:45620 milliards d'euros
00:40:46donc d'investissement
00:40:47sur 3 ans
00:40:48c'est une sorte de sprint
00:40:49en fait qu'on cherche à faire
00:40:49pour aboutir à un laboratoire
00:40:52capable d'entraîner
00:40:53des modèles d'IA
00:40:54qu'on appelle de frontières
00:40:54donc les plus puissants
00:40:55au monde
00:40:56et pour faire ça
00:40:57il faut en fait surtout
00:40:58de la puissance de calcul
00:40:59donc des centres de données
00:41:00des GPU
00:41:00de quoi faire tourner
00:41:02entraîner et faire tourner
00:41:03les modèles
00:41:03c'est ça qui est le plus important
00:41:04et ça ça demande aussi
00:41:05l'alimentation électrique
00:41:06donc ce dont on a besoin
00:41:07on calcule qu'en 2029
00:41:08pour avoir le même niveau
00:41:09de puissance
00:41:10que chacun des laboratoires
00:41:12américains aujourd'hui
00:41:13il faudrait qu'on ait
00:41:1412 gigawatts
00:41:14de puissance de calcul
00:41:15ce qui est très très loin
00:41:16de ce qu'on prévoit
00:41:17aujourd'hui d'investir en Europe
00:41:18alors la France
00:41:19aurait les moyens de le faire
00:41:20en réalité on n'est pas
00:41:21dans des ordres de grandeur
00:41:21si différents
00:41:23enfin si absurde que ça
00:41:24surtout avec d'autres
00:41:25partenaires européens ou pas
00:41:27vous savez depuis
00:41:28le sommet IA
00:41:29qui a eu en 2025
00:41:30et le sommet
00:41:32Choose France
00:41:32le dernier de 2026
00:41:34il y a eu déjà une annonce
00:41:35de 150 milliards d'euros
00:41:36pour les data centers
00:41:37en France
00:41:38là en l'occurrence
00:41:39ça vous dirait
00:41:39que si on multiplie
00:41:40ce chiffre par 3 ou 4
00:41:41ce qui n'est pas un ordre
00:41:42de grandeur délirant
00:41:43par rapport à ce qu'on a déjà
00:41:44on arrive à peu près
00:41:45à l'objectif
00:41:46sachant que le capital
00:41:47international
00:41:48est tout à fait disposé
00:41:49à investir en France
00:41:50parce qu'on a des atouts
00:41:52majeurs
00:41:52en premier lieu
00:41:53le surplus d'électricité
00:41:54qu'on a grâce au nucléaire
00:41:55donc tout ça c'est quelque chose
00:41:55qui attire les investissements
00:41:57étrangers
00:41:57et donc le but n'est pas
00:41:58de se fermer d'ailleurs
00:41:59y compris au capital américain
00:42:00on peut aussi financer
00:42:01ce projet là
00:42:02avec de l'argent américain
00:42:03le but étant
00:42:05d'avoir
00:42:06en fait de garder
00:42:07la valeur ajoutée
00:42:08qu'il y a à la fois
00:42:08au centre de données
00:42:10en plus de l'électricité
00:42:11et ensuite au modèle
00:42:12d'intelligence artificielle
00:42:13qu'on fait tourner
00:42:14sur ces centres de données
00:42:15alors mais comment
00:42:15concrètement
00:42:16au-delà des investissements
00:42:17étrangers
00:42:17comment vous le financez
00:42:20on est dans un pays
00:42:21qui n'a jamais été
00:42:21aussi endetté
00:42:22alors certes
00:42:23il y a de l'épargne
00:42:24mais comment vous dirigez
00:42:25l'épargne des français
00:42:26vers ce type de projet
00:42:27par exemple
00:42:27alors il y a deux choses
00:42:29clairement d'ailleurs
00:42:30si jamais
00:42:31si le privé
00:42:33si organiquement
00:42:34l'économie
00:42:35devait faire aboutir
00:42:35un projet comme ça
00:42:36il l'aurait déjà fait
00:42:36enfin ça aurait déjà passé
00:42:37donc on pense que l'État
00:42:39doit effectivement lancer
00:42:39un mouvement massif
00:42:41c'est vraiment
00:42:41un grand effort national
00:42:42à faire
00:42:43il le fait de deux
00:42:44de deux manières
00:42:45dans notre plan
00:42:46d'abord en investissant
00:42:47lui-même
00:42:47effectivement
00:42:48mais alors
00:42:48c'est des sommes importantes
00:42:50mais évidemment l'idée
00:42:50c'est pas que l'État
00:42:51finance les 620 milliards
00:42:52du tout
00:42:53on pense qu'on peut
00:42:53on peut amorcer
00:42:55la pompe suffisamment
00:42:56avec environ 1%
00:42:57de déficit
00:42:581% du PIB
00:42:59de déficit supplémentaire
00:43:00chaque année
00:43:01mais seulement pendant 3 ans
00:43:02donc c'est le sprint
00:43:03qui permet ensuite
00:43:03au laboratoire
00:43:04de voler de ses propres osiels
00:43:05et de réinvestir lui-même
00:43:07pour la suite
00:43:08mais surtout
00:43:09il doit également
00:43:11accélérer
00:43:12la construction
00:43:12des centres de données
00:43:13et en fait
00:43:14simplifier les procédures
00:43:15donc on imagine
00:43:16une sorte de loi promettée
00:43:17comme il y a eu
00:43:17une loi à Notre-Dame
00:43:18pour faciliter
00:43:19et inciter
00:43:19les investisseurs étrangers
00:43:20à venir
00:43:21et à se raccorder en France
00:43:22on a vraiment
00:43:23aujourd'hui
00:43:24ce qui intéresse le plus
00:43:25les investisseurs
00:43:26en centres de données
00:43:27des gens dont on a besoin
00:43:28c'est ce qu'on appelle
00:43:29le time to power
00:43:29donc la capacité
00:43:30à se raccorder
00:43:31le plus rapidement possible
00:43:32à la grille électrique
00:43:32ça c'est quelque chose
00:43:33qu'on n'offre pas
00:43:34tout à fait aujourd'hui
00:43:35mais qu'on pourrait offrir
00:43:36avec un changement législatif
00:43:37important
00:43:37donc le rôle de l'Etat
00:43:39serait double
00:43:39à la fois de lui-même
00:43:40mettre au pot
00:43:41pour une petite partie
00:43:42et de manière momentanée
00:43:43ce qui augmenterait
00:43:44la dette publique
00:43:44de 4% en total
00:43:45à la fin
00:43:45ce qui ne paraît pas délirant
00:43:47pour quelque chose
00:43:48qui est un vrai investissement
00:43:49pour l'avenir
00:43:51le projet de l'Union Européenne
00:43:53de lancer pour 30 milliards
00:43:54des giga usines
00:43:55l'IA avec des centres de données
00:43:56du coup ça c'est un projet
00:43:58particulier
00:43:59pas aussi global
00:44:00que le vôtre
00:44:01mais est-ce que c'est un bon début
00:44:02ou qu'est-ce que vous y voyez
00:44:04comme défaut ?
00:44:05ça va dans le bon sens
00:44:06disons
00:44:06parce que c'est très bien
00:44:06qu'on construise plus de puissance
00:44:08de calcul en Europe
00:44:09c'est vraiment le cœur
00:44:09on oublie parfois un peu
00:44:10mais la puissance de calcul
00:44:11c'est le cœur de la puissance
00:44:12tout court en matière
00:44:13de l'insolence artificielle
00:44:14et donc de puissance en général
00:44:16le problème c'est simplement
00:44:17les ordres de grandeur
00:44:17la Commission Européenne
00:44:19a annoncé son appel d'offres
00:44:21sur les gigafactories hier
00:44:22à 30 milliards d'euros
00:44:23donc nous on propose
00:44:25on pense qu'il faut 20 fois plus
00:44:26pour être au niveau
00:44:28d'un laboratoire américain
00:44:29on ne dit pas d'ailleurs
00:44:29qu'il faut avoir
00:44:30toutes les puissances de feu
00:44:31des Américains
00:44:31qui eux ont les reins
00:44:33suffisamment solides
00:44:34pour avoir 4 ou 5 laboratoires
00:44:35qui se font concurrence
00:44:36nous on pense qu'on peut
00:44:37au moins essayer
00:44:38d'en avoir un
00:44:38ce qui serait déjà extraordinaire
00:44:40et vraiment absolument indispensable
00:44:42si on ne veut pas
00:44:43être soumis
00:44:44et avoir une sorte de
00:44:44vassalisation permanente
00:44:45dans les années à venir
00:44:46ce qui nous pose problème
00:44:48dans l'IA
00:44:49c'est aussi la souveraineté
00:44:50du côté des puces
00:44:51et la Chine
00:44:52et les Etats-Unis
00:44:53ont une avance considérable
00:44:55pour le moment
00:44:56on s'appuie
00:44:56sur des fabricants américains
00:44:58Nvidia, Qualcomm
00:44:59et ça
00:45:00on va avoir du mal
00:45:02à compenser ce retard là
00:45:03aussi dans les puces
00:45:04oui clairement
00:45:04si on lance un projet comme ça
00:45:06et d'ailleurs on voit
00:45:06avec l'appel d'offres
00:45:07de la Commission Européenne
00:45:08il faut passer par des puces
00:45:09américaines aujourd'hui
00:45:10au moins au début
00:45:11ça c'est certain
00:45:12il n'y a pas d'autre choix
00:45:13donc baser notre souveraineté
00:45:14à nous sur des acteurs
00:45:16pour l'instant on est obligé
00:45:17sachant qu'à la limite
00:45:17le goulot d'étranglement
00:45:18il est plutôt du côté
00:45:19de la fabrication des puces
00:45:20vous savez de TSMC à Taïwan
00:45:22plutôt que le design des puces
00:45:24qui se fait par Nvidia
00:45:25ou AMD aujourd'hui
00:45:26on voit que ça commence
00:45:27à se diversifier
00:45:27que Nvidia ne va pas forcément
00:45:29garder le monopole
00:45:30qu'elle a aujourd'hui
00:45:33mais le plus important
00:45:34c'est qu'on voit
00:45:34la dépendance vitale
00:45:36celle qui nous rendrait vraiment
00:45:38qui nous ferait vraiment
00:45:39payer un tribut
00:45:39en quelque sorte
00:45:40aux américains
00:45:40ce serait la dépendance
00:45:41au modèle
00:45:42d'intelligence artificielle
00:45:43le fait qu'on doit acheter
00:45:44des puces au début
00:45:45pour financer nos investissements
00:45:47d'infrastructures
00:45:48quitte à ce qu'après
00:45:48une filière européenne
00:45:50se construise dans les décennies
00:45:51à venir
00:45:51ça me paraît moins grave
00:45:53parce que là
00:45:53il y a une sorte de latence
00:45:54alors que la dépendance
00:45:55au modèle d'IA
00:45:56c'est quelque chose
00:45:57on l'a vu avec les contrôles
00:45:58à l'export
00:45:59qui ont été placés
00:46:00momentanément
00:46:00sur les modèles d'anthropique
00:46:01au début de l'été
00:46:02c'est quelque chose
00:46:03qui est beaucoup plus soudain
00:46:04beaucoup plus critique
00:46:06et donc
00:46:07on doit faire un choix
00:46:08entre nos différentes
00:46:09parties de dépendance
00:46:10sachant que sur la chaîne
00:46:11d'infrastructures
00:46:12nécessaires
00:46:12l'Europe a aussi
00:46:13des maillons de la chaîne
00:46:14il y a ASML
00:46:15donc la fabrication
00:46:16des machines
00:46:16qui permettent
00:46:17de fabriquer les puces
00:46:18dont on parle souvent
00:46:19mais il y a aussi
00:46:19des composants optiques
00:46:20qui sont disponibles
00:46:21en Allemagne par exemple
00:46:22donc on a des atouts
00:46:23à faire valoir aussi
00:46:24de ce point de vue là
00:46:24une dernière question
00:46:26vous ne croyez pas
00:46:26à l'open source ?
00:46:28alors j'y crois
00:46:28pour certains aspects
00:46:29mais ce qui est certain
00:46:30c'est qu'aujourd'hui
00:46:30l'open source
00:46:31ce n'est plus l'open source
00:46:32du logiciel d'il y a 10 ans
00:46:33pour entraîner un modèle
00:46:34d'IA de frontière
00:46:35aujourd'hui
00:46:36à la meilleure capacité
00:46:37de puissance
00:46:37il faut une puissance
00:46:38de calcul énorme
00:46:39il faut plusieurs gigawatts
00:46:40disponibles
00:46:41donc il n'y a que
00:46:41des gros gros acteurs
00:46:42qui peuvent le faire
00:46:43et rien ne garantit
00:46:44que ces gros acteurs
00:46:45chinois ou américains
00:46:46continuent de publier
00:46:48en open source
00:46:48les poids de leur modèle
00:46:50les paramètres
00:46:51de leur modèle
00:46:51à l'avenir
00:46:52il y a un risque
00:46:53et puis on ne peut pas
00:46:54garantir que l'Europe
00:46:55aura toujours accès
00:46:56à l'investissement des autres
00:46:57donc c'est un pari dangereux
00:46:58de reposer sur l'open source
00:46:59et un peu utopique
00:47:00merci Raphaël Dohan
00:47:01d'être venu
00:47:02essayiste et ancien
00:47:03fonctionnaire
00:47:03dans la matinale
00:47:04de l'économie
00:47:05dans un instant
00:47:06on va revenir sur la publication
00:47:07des résultats
00:47:08à la fin des GAFAM
00:47:09Apple et Amazon
00:47:10des résultats encore une fois
00:47:11hallucinants
00:47:12on va voir ça avec Étienne Braque
00:47:13dans le journal de 8h
00:47:14à tout de suite
00:47:15mais tout cela
00:47:16ce sera après
00:47:16la chronique internationale
00:47:20Good morning business
00:47:21la matinale de l'économie
00:47:23avec ce rapprochement inattendu
00:47:24la Russie et les talibans
00:47:26désormais partenaires
00:47:27Moscou et Kaboul
00:47:28renforcent leur coopération militaire
00:47:30pourquoi ces anciens ennemis
00:47:32ont-ils choisi
00:47:32de se revoir
00:47:34et ont-ils besoin
00:47:36de l'un de l'autre
00:47:37explication d'Analisa Capellini
00:47:39et Mathieu Jolivet
00:47:41Annalisa
00:47:41tu veux nous parler aujourd'hui
00:47:43de la Russie
00:47:44qui a un nouvel allié
00:47:45ce sont les talibans
00:47:46en Afghanistan
00:47:47raconte-nous
00:47:47oui Mathieu
00:47:48en fait c'est un allié
00:47:49très précieux
00:47:49avec qui Moscou
00:47:50a même signé un accord
00:47:51de coopération militaire
00:47:52au printemps dernier
00:47:53alors ça peut paraître
00:47:54très étonnant
00:47:55parce qu'il y a un an seulement
00:47:56les talibans
00:47:57étaient encore sur la liste
00:47:58des groupes terroristes
00:47:59selon le Kremlin
00:48:00donc on n'a pas
00:48:01tous les détails
00:48:02de cet accord exactement
00:48:03mais on sait
00:48:04puisque ce sont
00:48:05les diplomates d'Afghanistan
00:48:06qui le disent clairement
00:48:07que cet accord
00:48:08est le signe
00:48:09d'un élargissement
00:48:10des relations bilatérales
00:48:11entre Moscou
00:48:12et Kaboul
00:48:14puisque l'Afghanistan
00:48:15et la Russie
00:48:15entretiennent des relations
00:48:16historiques
00:48:17et de longue date
00:48:18et que ces deux pays
00:48:19souhaitent le poursuivre
00:48:21je te cite les mots
00:48:22du ministre afghan
00:48:23de la défense
00:48:23Mohamed Yaqub
00:48:24justement ce ministre
00:48:25de la défense afghan
00:48:26qui parle d'une histoire commune
00:48:28alors c'est vrai
00:48:29il y a une histoire
00:48:30mais elle n'a pas toujours
00:48:31été simple
00:48:32l'union soviétique
00:48:33rappelle-toi
00:48:34a envahi l'Afghanistan
00:48:36en 1979
00:48:38et puis elle a été impliquée
00:48:39dans les pays
00:48:40pendant toutes les années 80
00:48:41avec des relations
00:48:42très tendues
00:48:43et on sait que la Russie
00:48:44s'est vraiment empêtrée
00:48:45dans ce bourbier afghan
00:48:46en octobre 2001
00:48:48juste après
00:48:48l'effondrement
00:48:49des tours jumelles
00:48:50à New York
00:48:51l'opération américaine
00:48:52Enduring Freedom
00:48:54va même renverser
00:48:55le régime taliban
00:48:57mais à l'époque
00:48:57Moscou sera accusée
00:48:59de fournir
00:49:00de la logistique
00:49:01et des armes
00:49:02aux talibans
00:49:03pour qu'ils se battent
00:49:04contre les américains
00:49:05justement
00:49:05exactement
00:49:05et d'ailleurs
00:49:06les américains
00:49:07et les russes
00:49:07ont les deux
00:49:08laissé derrière eux
00:49:09énormément d'armement
00:49:11de l'époque
00:49:12et donc les gouvernements
00:49:13afghans successifs
00:49:14ont réussi à en récupérer
00:49:16une partie
00:49:16et à les intégrer
00:49:17dans leur propre arsenal
00:49:19donc Moscou
00:49:20et Kaboul
00:49:20ont conclu
00:49:21un autre accord
00:49:22très récemment
00:49:22justement
00:49:23sur ce sujet
00:49:24là il s'agit
00:49:25d'un accord
00:49:25purement technique
00:49:26qui prévoit
00:49:27que les russes
00:49:27vont aller aider
00:49:28l'Afghanistan
00:49:29à reparer
00:49:30et à remettre
00:49:30en état
00:49:31tous les armements
00:49:32de fabrication soviétique
00:49:33qui se trouvent
00:49:34dans le pays
00:49:34et bien c'est là
00:49:35qu'on comprend finalement
00:49:36pourquoi les talibans
00:49:37tiennent autant
00:49:38à se rapprocher
00:49:39de Moscou
00:49:40je vais citer encore
00:49:41le ministre afghan
00:49:42de la défense
00:49:43qui quand il a annoncé
00:49:45l'accord avec les russes
00:49:46il a aussi
00:49:46adressé un avertissement
00:49:48au Pakistan
00:49:49le voisin
00:49:50et le grand ennemi
00:49:51de l'Afghanistan
00:49:52bientôt
00:49:53Islamabad
00:49:54ne va plus
00:49:55oser attaquer Kaboul
00:49:56grâce au soutien
00:49:57des russes
00:49:57voilà ce qu'il a dit
00:49:58et on voit que les russes
00:49:59y trouvent aussi leur intérêt
00:50:00forcément dans cette alliance
00:50:02d'un côté
00:50:03il y a Moscou
00:50:04qui essaye de trouver
00:50:05de nouveaux alliés
00:50:07alors que Moscou
00:50:08est de plus en plus coupée
00:50:09de ses réseaux occidentaux
00:50:11depuis l'invasion russe
00:50:13en Ukraine
00:50:13en février
00:50:142022
00:50:15on a vu les russes
00:50:16se rapprocher
00:50:16de la Corée du Nord
00:50:17de certains pays
00:50:19africains
00:50:19de certains pays du Golfe
00:50:21mais aussi de pays
00:50:21d'Asie centrale
00:50:22et puis un autre intérêt aussi
00:50:24de collaborer
00:50:25avec les talibans
00:50:25c'est que ça permet
00:50:27à Moscou
00:50:28de se créer
00:50:28un véritable tampon sécuritaire
00:50:30contre l'état islamique
00:50:32au Khorasan
00:50:33et ça on entend peu parler
00:50:35de ce groupe terroriste
00:50:37c'est une branche
00:50:37centre asiatique
00:50:38de l'état islamique
00:50:40qui opère
00:50:41dans des zones tribales
00:50:42entre le Pakistan
00:50:44et l'Afghanistan
00:50:45et Moscou
00:50:46s'inquiète bien sûr
00:50:46de la présence
00:50:47de ce groupe terroriste
00:50:48qui a été
00:50:49très affaibli
00:50:50mais qui est encore
00:50:51très dangereux
00:50:52en Asie centrale
00:50:53parce que cela pourrait
00:50:54à terme déstabiliser
00:50:55toute la région
00:50:56et donc par effet domino
00:50:57la Russie
00:50:58et donc on voit bien
00:51:00qu'armer et soutenir
00:51:01les talibans
00:51:02c'est en tout cas
00:51:03à ce stade
00:51:04la solution
00:51:05pour Moscou
00:51:06la plus efficace
00:51:07pour lutter
00:51:08contre cette expansion
00:51:09de l'état islamique
00:51:11au Khorasan
00:51:13BFM Business
00:51:14et RMC Live
00:51:15présente
00:51:15la matinale
00:51:16de l'économie
00:51:18Good Morning Business
00:51:19Sandra Gando
00:51:21Il est presque 8h
00:51:22bienvenue dans
00:51:22la matinale
00:51:23de l'économie
00:51:23nous sommes ensemble
00:51:24en direct
00:51:25jusqu'à 9h
00:51:26sur BFM Business
00:51:27on va revenir
00:51:28sur les publications
00:51:29des GAFAM
00:51:30pour ces derniers résultats
00:51:31sous la direction
00:51:32de Tim Cook
00:51:33Apple a présenté
00:51:33un nouveau trimestre record
00:51:35dopé encore une fois
00:51:37par l'iPhone
00:51:38Amazon de son côté
00:51:39est tiré par le cloud
00:51:40on va faire le point
00:51:41dans cette matinale
00:51:42avec Etienne Braque
00:51:44et puis plus de 9 mois
00:51:45après l'entrée en vigueur
00:51:46d'une trêve
00:51:47dans la bande de Gaza
00:51:47des responsables
00:51:49du Hamas
00:51:50ont confirmé
00:51:51qu'un accord
00:51:51avait été trouvé
00:51:52concernant la question
00:51:53des armes
00:51:54et un retrait progressif
00:51:55des forces israéliennes
00:51:56de la bande de Gaza
00:51:58on verra ça
00:51:58dans le journal
00:52:00dans la prochaine heure
00:52:01mes invités
00:52:02il a trouvé la solution
00:52:03à nos pesticides
00:52:04après 15 ans
00:52:05de recherche et développement
00:52:06Amweba
00:52:07vient de décrocher
00:52:08la validation
00:52:09de sa substance
00:52:10par la commission européenne
00:52:11son président
00:52:12Benoît Villers
00:52:13viendra tout
00:52:14nous expliquer
00:52:15à 8h15
00:52:16et puis il dit
00:52:17être la seule société
00:52:18occidentale
00:52:18à disposer
00:52:19de la technique
00:52:19d'extraction
00:52:20du lithium
00:52:21la plus écologique
00:52:22et la plus performante
00:52:23Eurodial
00:52:24à F18 millions
00:52:25pour continuer
00:52:26à s'étendre
00:52:26notamment
00:52:27en Amérique du Sud
00:52:28Mathieu Bailly
00:52:29sera dans parole
00:52:30de patron
00:52:30à 8h20
00:52:31la matinale
00:52:32de l'économie
00:52:33ça continue
00:52:33soyez les bienvenus
00:52:39et donc encore
00:52:40un trimestre record
00:52:41chez les GAFAM
00:52:42avec Apple
00:52:43hier
00:52:44qui a publié
00:52:45un profit net
00:52:45de 29 milliards
00:52:47de dollars
00:52:47au deuxième trimestre
00:52:48soit une hausse
00:52:49de 27%
00:52:50par rapport
00:52:51à l'an dernier
00:52:52Etienne Braque
00:52:53en plus de cela
00:52:53Tim Cook
00:52:54présentait ses derniers résultats
00:52:56en tant que directeur général
00:52:57puisqu'à partir
00:52:58du 1er septembre
00:52:59c'est John Ternus
00:52:59qui va prendre la relève
00:53:01des résultats
00:53:01au-delà des attentes
00:53:02ce qui a surtout marqué
00:53:03les analystes hier
00:53:04c'est la vigueur
00:53:05de la croissance
00:53:05de l'activité iPhone
00:53:07puisque vous avez
00:53:08une croissance
00:53:08des ventes
00:53:09sur l'iPhone
00:53:10de plus de 22%
00:53:11par rapport
00:53:12à l'an dernier
00:53:1254 milliards
00:53:14de dollars
00:53:14de chiffre d'affaires
00:53:15sur ce segment
00:53:16c'est juste historique
00:53:17pour un deuxième trimestre
00:53:18habituellement
00:53:19le deuxième trimestre
00:53:19il est un peu plus faible
00:53:20par rapport aux autres
00:53:21dans le sens où
00:53:22les clients attendent
00:53:23la sortie
00:53:23d'une nouvelle iPhone
00:53:24en septembre
00:53:25soit pour s'acheter
00:53:25le nouveau modèle
00:53:26soit pour attendre
00:53:27des baisses de prix
00:53:28et bien cette année
00:53:28ce n'était pas le cas
00:53:29l'iPhone 17
00:53:30continue d'être un carton
00:53:31sur ces différentes versions
00:53:33les Mac
00:53:33largement au-delà des attentes
00:53:35chiffre d'affaires
00:53:35qui frôle les 30%
00:53:37en termes de progression
00:53:38avec les nouveaux iPhone
00:53:39à moins de 800 euros
00:53:40800 dollars
00:53:41qui continuent
00:53:41de prendre départ de marché
00:53:42face au PC
00:53:43la seule déception
00:53:44et qui explique
00:53:45en grande partie
00:53:46le moins 6%
00:53:46hier soir en après-bourse
00:53:47c'est le ralentissement
00:53:48de l'activité service
00:53:50ça comprend notamment
00:53:51iCloud
00:53:52l'Apple Store
00:53:52ou encore Apple Music
00:53:54du côté des perspectives
00:53:56Tim Cook s'est montré prudent
00:53:58dans un contexte
00:53:58où on a une envolée
00:54:00des prix des semi-conducteurs
00:54:01pour l'instant
00:54:01ça n'a pas eu d'impact
00:54:02deuxième trimestre
00:54:03marge brute 50%
00:54:04pourquoi ?
00:54:05parce qu'il y avait du stock
00:54:05chez Apple
00:54:06mais également chez les revendeurs
00:54:07et là on commence
00:54:08à rentrer dans le dur
00:54:08surtout pour la sortie
00:54:09du nouvel iPhone
00:54:10et hier soir
00:54:11lors de la conférence
00:54:11avec les analystes
00:54:12il a dit
00:54:12si l'on regarde
00:54:13au-delà de septembre
00:54:14nous constatons
00:54:15que les prix de marché
00:54:15de mémoire
00:54:16continueront d'augmenter
00:54:17ce qui pourrait avoir
00:54:17un impact
00:54:18sur la croissance
00:54:20de notre activité
00:54:21donc tout cela
00:54:21a pesé hier soir
00:54:22en après-bourse
00:54:23ça sera confirmé tout à l'heure
00:54:25à 15h30
00:54:25quant à l'ouverture
00:54:26de Wall Street
00:54:26bon il ne faut pas oublier
00:54:27que le titre a touché
00:54:28un record historique
00:54:28cette semaine
00:54:29c'est le seul titre
00:54:30parmi les GAFAM
00:54:31à être sur un plus haut
00:54:33plus 23%
00:54:33depuis le début de l'année
00:54:34Apple qui est même
00:54:35passé devant Nvidia
00:54:36première capitalisation mondiale
00:54:38Merci beaucoup
00:54:39Etienne Mrak
00:54:40et pendant ce temps
00:54:41l'Union Européenne
00:54:42lance un giga
00:54:43appel d'offres
00:54:44pour la construction
00:54:45de data centers
00:54:46Bruxelles annonce
00:54:47mobiliser 30 milliards d'euros
00:54:48pour réduire sa dépendance
00:54:49aux géants américains
00:54:50et asiatiques
00:54:51dans l'intelligence
00:54:53artificielle
00:54:54Paul Valère
00:54:56Faire de l'Europe
00:54:57un continent de l'IA
00:54:58Avec son appel d'offres
00:54:59XXL doté
00:55:00de 10 milliards d'euros
00:55:01d'argent public
00:55:02et 20 milliards
00:55:02issus du privé
00:55:03Bruxelles veut changer d'échelle
00:55:0518 Etats membres
00:55:06dont la France
00:55:06et l'Allemagne
00:55:07s'allient pour financer
00:55:08la création de 7 centres
00:55:09de calcul dédiés à l'IA
00:55:11Le gouvernement français
00:55:12s'est positionné
00:55:13pour accueillir l'un d'entre eux
00:55:14Les lauréats seront désignés
00:55:15en début d'année prochaine
00:55:16premier coup de pelle
00:55:17espéré dès le premier trimestre
00:55:18Les premières mises en service
00:55:20sont-elles attendues
00:55:21dès 2028 ?
00:55:22Ces méga-factoris
00:55:23devront bien entendu
00:55:24être installés au sein de l'UE
00:55:25et respecter des critères
00:55:27de souveraineté
00:55:27Leur puissance de calcul
00:55:29sera mise à disposition
00:55:30des entreprises
00:55:31chercheurs
00:55:32universités
00:55:32et autres organismes européens
00:55:34Ces 7 méga-sites
00:55:35viendront s'ajouter
00:55:36à 19 centres de données
00:55:37pour IA
00:55:38déjà localisés
00:55:39sur le continent
00:55:40Bruxelles veut
00:55:41in fine et tripler
00:55:41la capacité des data centers
00:55:43européens d'ici 2032
00:55:44Mais il faudra du temps
00:55:46pour rattraper notre retard
00:55:47sur les Etats-Unis
00:55:48et l'Asie
00:55:48notamment en matière de puces
00:55:50Faute de mieux
00:55:51Bruxelles s'appuie encore
00:55:52sur des fabricants américains
00:55:53comme AMD
00:55:54Nvidia
00:55:54et Qualcomm
00:55:55Dans l'actualité internationale
00:55:57alors que les yeux sont tournés
00:55:58vers la reprise
00:55:59des combats
00:56:00au Moyen-Orient
00:56:01le Hamas
00:56:02consent à un accord
00:56:03de désarmement
00:56:04dans la bande de Gaza
00:56:06plus de 9 mois
00:56:07après l'entrée en vigueur
00:56:08d'une traîne
00:56:08dans cette zone
00:56:10des responsables du Hamas
00:56:11ont confirmé
00:56:11qu'un accord
00:56:12avait été trouvé
00:56:13concernant la question
00:56:14des armes
00:56:14et un retrait
00:56:15progressif
00:56:16des forces israéliennes
00:56:17de la bande de Gaza
00:56:18Donald Trump
00:56:19affirme de son côté
00:56:20sur son réseau social
00:56:21qu'Israël
00:56:22quittera la bande de Gaza
00:56:23une fois que le Hamas
00:56:24sera bien désarmé
00:56:25et dans ce contexte
00:56:26géopolitique
00:56:27instable ce nouvel exemple
00:56:28de l'inflation
00:56:29des dépenses militaires
00:56:31dans le monde
00:56:31le tout nouveau
00:56:32premier ministre britannique
00:56:33Andy Burnham
00:56:34était hier
00:56:35sur le site de BAE Systèmes
00:56:37dans le nord-ouest
00:56:37de l'Angleterre
00:56:38pour annoncer
00:56:38un investissement
00:56:40massif
00:56:40de 10 milliards d'euros
00:56:42dans la flotte
00:56:42de sous-marins nucléaires
00:56:43investissement stratégique
00:56:45mais aussi industriel
00:56:46Clara Bidot
00:56:48Derrière cette enveloppe
00:56:49un objectif
00:56:50renouveler la flotte
00:56:51qui assure la dissuasion
00:56:53nucléaire britannique
00:56:54concrètement
00:56:55le groupe de défense
00:56:56BAE Systèmes
00:56:57est chargé de construire
00:56:584 sous-marins
00:56:58à propulsion nucléaire
00:57:00le premier
00:57:01le HMS
00:57:01Threadnout
00:57:02doit commencer
00:57:03ses essais en mer
00:57:04avant d'entrer en service
00:57:04au début des années 2030
00:57:06un digne Downing Street
00:57:07ce budget permettra aussi
00:57:09d'accélérer
00:57:09le deuxième bâtiment
00:57:10du programme
00:57:11le HMS Valiant
00:57:13et de lancer
00:57:13la construction
00:57:14des deux suivants
00:57:15mais ce plan
00:57:15est aussi pensé
00:57:16comme un investissement
00:57:17pour l'économie britannique
00:57:18le gouvernement
00:57:19promet 47 000 emplois
00:57:21et formations
00:57:21aussi bien sur les chantiers
00:57:23navals
00:57:23que chez les nombreux
00:57:24sous-traitants
00:57:25mobilisés pour le programme
00:57:26l'idée est donc
00:57:27de renforcer
00:57:28à la fois
00:57:28les capacités militaires
00:57:29du pays
00:57:30et sa base industrielle
00:57:31et ce n'est qu'une étape
00:57:33selon Downing Street
00:57:34c'est plus de 73 milliards
00:57:35d'euros qui doivent être
00:57:36consacrées à la dissuasion
00:57:37nucléaire britannique
00:57:38sur les quatre prochaines années
00:57:40Retour en France
00:57:41avec Doctolib qui veut utiliser
00:57:43toutes les données santé
00:57:44sur sa plateforme
00:57:45pour la recherche médicale
00:57:46le site de rendez-vous en ligne
00:57:48lance un programme scientifique
00:57:49à base d'IA
00:57:50ce qui suscite
00:57:51beaucoup d'inquiétudes
00:57:52chez les associations
00:57:53de patients
00:57:53Hélène Cornet
00:57:56Doctolib veut améliorer
00:57:57le parcours de soins
00:57:58de ses 50 millions
00:57:59d'utilisateurs
00:58:00anticiper l'évolution
00:58:01d'une maladie
00:58:02par exemple
00:58:03ajuster le traitement
00:58:04ou alerter
00:58:04sur une situation
00:58:05d'urgence
00:58:06le site va fournir
00:58:08à des équipes de chercheurs
00:58:09l'intégralité
00:58:10de ces données
00:58:11pour les passer au scanner
00:58:12de l'intelligence artificielle
00:58:13médicaments
00:58:14ordonnances
00:58:15analyses
00:58:16elles seront anonymes
00:58:18et conservées
00:58:185 ans maximum
00:58:19le consentement
00:58:20des patients
00:58:21est accordé par défaut
00:58:22tout comme celui
00:58:23des médecins
00:58:24à moins de remplir
00:58:25un formulaire en ligne
00:58:26Doctolib dit respecter
00:58:27les règles de la CNIL
00:58:28les données sensibles
00:58:30seront chiffrées
00:58:31dans un environnement
00:58:32clos et sécurisé
00:58:33ce n'est pas suffisant
00:58:34selon beaucoup d'internautes
00:58:36avec la Ligue des droits
00:58:36de l'homme
00:58:37et l'association
00:58:38Que Choisir
00:58:38qui mettent en avant
00:58:39les cyberattaques
00:58:40qui se multiplient
00:58:41dans le domaine
00:58:42de la santé
00:58:43en mai dernier
00:58:44la plateforme Almiris
00:58:45s'était fait dérober
00:58:46les données
00:58:46de millions de clients
00:58:48l'hiver dernier
00:58:49c'était Cégédime
00:58:50qui était la proie
00:58:51des hackers
00:58:51avec le piratage
00:58:52d'un logiciel
00:58:53contenant les données
00:58:55administratives
00:58:55de 15 millions
00:58:56de français
00:58:56et puis de nombreux
00:58:58contenus en ligne
00:58:59générés par IA
00:59:00devront bientôt
00:59:01être étiquetés
00:59:02mesures imposées
00:59:02par Bruxelles
00:59:03qui va s'appliquer
00:59:04au sein de l'Union Européenne
00:59:05à partir de ce week-end
00:59:07via des icônes
00:59:08et des labels
00:59:08la Commission Européenne
00:59:09souhaite plus de transparence
00:59:11pour aider le public
00:59:12à distinguer
00:59:12le faux du réel
00:59:14Paul Valère
00:59:15Le défi est de préserver
00:59:17la capacité des citoyens
00:59:18à faire confiance
00:59:19à ceux qu'ils voient
00:59:19en temps des lises
00:59:20dit un responsable
00:59:21de la Commission
00:59:22dès le 2 août
00:59:23les agents IA
00:59:23textes, images, vidéos
00:59:25ou sont créés
00:59:25avec l'intelligence artificielle
00:59:27devront clairement
00:59:28être présentés comme tels
00:59:29sous peine d'amende
00:59:30la Commission Européenne
00:59:31à l'origine de cette mesure
00:59:33a d'ores et déjà publié
00:59:34des modèles de petites icônes
00:59:35qui devront être apposés
00:59:37sur ces contenus
00:59:38ainsi qu'un guide
00:59:39pour aider les entreprises
00:59:40à se conformer
00:59:41à ces obligations
00:59:41plusieurs plateformes
00:59:43ont déjà mis en place
00:59:44leur propre label
00:59:45TikTok impose
00:59:46depuis mai 2024
00:59:47aux créateurs de contenus
00:59:48de signaler
00:59:49l'usage de l'intelligence artificielle
00:59:51pour les contenus IA
00:59:52dits réalistes
00:59:52Instagram et Facebook
00:59:54ont aussi déployé
00:59:55une étiquette
00:59:55intitulée
00:59:56AI Info
00:59:57Google travaille également
00:59:58avec Nvidia
00:59:59OpenAI
01:00:00ou Apple
01:00:00à des solutions
01:00:01de marquage numérique
01:00:02et met en garde
01:00:03la Commission
01:00:04contre une complexité
01:00:05réglementaire supplémentaire
01:00:07alors que les solutions
01:00:08techniques évoluent encore
01:00:09le géant d'Internet
01:00:10estime que le millefeuille
01:00:11de règles
01:00:12censé aider les utilisateurs
01:00:14risquent d'être
01:00:14contre-productifs
01:00:168h07
01:00:17les marchés
01:00:21la tendance ce matin
01:00:22Etienne Braque
01:00:23un CAC 40
01:00:24qui est en hausse
01:00:24en préouverture
01:00:25plus 0,4%
01:00:27c'était une très belle séance
01:00:28hier soir du côté
01:00:28de Wall Street
01:00:29le Nasdaq a gagné
01:00:29plus de 3%
01:00:30le S&P 500
01:00:311,7%
01:00:33grâce notamment
01:00:33à Microsoft
01:00:34qui a gagné
01:00:3515%
01:00:36hier soir
01:00:36à la clôture
01:00:37c'était sa meilleure séance
01:00:38depuis 2008
01:00:39avec une croissance
01:00:40du chiffre d'affaires
01:00:41pour l'activité Azure
01:00:42chiffre d'affaires cloud
01:00:43au-delà des attentes
01:00:45ce matin
01:00:45il faut rester
01:00:46bien accroché également
01:00:47parce qu'on a quand même
01:00:48la bourse de Séoul
01:00:49qui gagne 17%
01:00:51oui 17%
01:00:52Samsung
01:00:52qui pèse quand même
01:00:53plus de 1000 milliards
01:00:54de dollars
01:00:54de capitalisation boursière
01:00:55à Séoul
01:00:56s'envole de 27%
01:00:58et SKNX reprend 17%
01:01:00enfin on est sur une séance
01:01:01qui est totalement dingue
01:01:02comme l'ensemble de la semaine
01:01:03à Séoul
01:01:04avec des baisses
01:01:05parfois de 20%
01:01:05en milieu de séance
01:01:06pour SKNX
01:01:07et puis là
01:01:08le titre qui rebondit
01:01:09après les résultats
01:01:09des GAFAM
01:01:10on en parlait il y a un instant
01:01:11on en reparlera tout à l'heure
01:01:12à 8h30
01:01:12et dans le club de la bourse
01:01:13avec des résultats
01:01:14encore hier
01:01:15au-delà des attentes
01:01:16pour Amazon
01:01:17et puis le patron de SKNX
01:01:18qui a racheté des actions
01:01:19pour la première fois
01:01:20à une hauteur
01:01:21de 3 millions de dollars
01:01:23et donc tout cela
01:01:24a été perçu
01:01:25comme un message favorable
01:01:26pour le marché
01:01:27qui achète donc massivement
01:01:29des actions SKNX
01:01:30les résultats à suivre ce matin
01:01:31Etienne ?
01:01:32oui encore beaucoup
01:01:33de résultats à suivre
01:01:34on est vraiment
01:01:35sur les derniers résultats
01:01:36du CAC 40
01:01:37avec Engie
01:01:38qui annonce
01:01:38un résultat net
01:01:39conforme aux attentes
01:01:40sur le dernier trimestre
01:01:41mais qui revoit
01:01:42à la hausse ses perspectives
01:01:43pour l'ensemble de l'année
01:01:44vous avez AXA également
01:01:46qui revoit ses objectifs
01:01:47dans le haut de la fourchette
01:01:48grâce notamment
01:01:49à son activité santé et vie
01:01:51Crédit Agricole également
01:01:52qui a publié ses résultats
01:01:53ce matin
01:01:53annonce un résultat net
01:01:55supérieur aux attentes
01:01:56résultat supérieur aux attentes
01:01:58également hier soir
01:01:58pour Euronext
01:01:59quand Saint-Gobain
01:02:00confirme ses perspectives
01:02:01au total
01:02:02on a quand même un cru
01:02:03qui est plutôt favorable
01:02:04sur le deuxième trimestre
01:02:05pour les sociétés du CAC 40
01:02:07et puis un dernier mot
01:02:08de EDF
01:02:08qui n'est plus coté en bourse
01:02:09mais qui continue
01:02:10de publier ses résultats
01:02:11et qui abaisse ce matin
01:02:13ses perspectives pour 2026
01:02:14avec la canicule
01:02:15et surtout la baisse
01:02:16des prix spot de l'énergie
01:02:18puisque vous avez des prix
01:02:19de l'énergie
01:02:19qui sont sur des plus bas
01:02:20de Covid
01:02:21et ça forcément
01:02:22ça a un impact sur EDF
01:02:23qui revend l'électricité
01:02:24notamment à ses concurrents
01:02:26le groupe prévoit désormais
01:02:27une baisse de son EBITDA
01:02:28de l'ordre de 10%
01:02:29alors que précédemment
01:02:31il s'attendait
01:02:31à un léger retrait
01:02:32de cette rentabilité bruit
01:02:35Merci Etienne
01:02:36on retrouve dans le journal
01:02:36de 8h30
01:02:37évidemment
01:02:38Culture IA
01:02:39le meilleur de la saison
01:02:40tout de suite
01:02:43Good morning business
01:02:45Culture IA
01:02:45Anthony Morel
01:02:47ici votre prochain job
01:02:48c'était d'apprendre
01:02:48à une IA
01:02:49à faire votre métier
01:02:51il faudrait être fou
01:02:52pour faire ça
01:02:53c'est une tendance
01:02:54qui est en plein essor
01:02:55aux Etats-Unis
01:02:55Oui absolument
01:02:56alors c'est vrai
01:02:57que c'est un phénomène
01:02:57qui est assez troublant
01:02:58on pourrait même dire
01:02:59complètement cynique
01:03:00mais il y a des entreprises
01:03:01d'IA qui se sont créées
01:03:02sur ce modèle
01:03:03très particulier
01:03:04qui est de proposer
01:03:06à des humains
01:03:06à vous et moi
01:03:07et bien d'entraîner l'IA
01:03:10dans des tâches
01:03:11pour lesquelles vous êtes expert
01:03:12et donc à terme
01:03:13de vous auto-remplacer
01:03:14si l'on peut dire
01:03:15et ça fonctionne
01:03:15très très très bien
01:03:16il y a une entreprise
01:03:17notamment qui s'appelle
01:03:18Mercor
01:03:19qui embauche aujourd'hui
01:03:20des dizaines de milliers
01:03:21de freelances
01:03:22donc ça peut être aussi bien
01:03:23des développeurs informatiques
01:03:25des juristes
01:03:26des consultants
01:03:26des journalistes
01:03:28et donc le principe
01:03:29c'est qu'on s'inscrit
01:03:30sur la plateforme
01:03:30on passe un petit entretien
01:03:32d'embauche
01:03:32avec une IA
01:03:33pour vérifier qu'on est bien
01:03:34expert de son domaine
01:03:35et à partir de ça
01:03:37on va vous proposer
01:03:38et bien des tâches
01:03:39à réaliser
01:03:39pour le compte de l'IA
01:03:40donc par exemple
01:03:41un juriste
01:03:41on va lui faire lire
01:03:43des contrats
01:03:44ou des clauses
01:03:46de non-concurrence
01:03:46qui ont été rédigées
01:03:47par Tchad GPT
01:03:48et il va devoir détecter
01:03:49ce qui va
01:03:49ce qui ne va pas
01:03:50ah là il y a une hallucination
01:03:51ah là il y a quelque chose
01:03:52qu'on pourrait améliorer
01:03:53un journaliste
01:03:54il y a des journalistes
01:03:54sur la plateforme
01:03:55on va lui faire lire
01:03:56des tonnes et des tonnes
01:03:57d'articles générés
01:03:58par l'intelligence artificielle
01:03:59il va dire
01:04:00ah non mais là
01:04:00cette formulation là
01:04:01on pourrait peut-être
01:04:02l'améliorer
01:04:02ça ça plairait plus
01:04:04à un lecteur humain
01:04:04en fait tout ce qui est
01:04:06impalpable pour l'intelligence
01:04:07artificielle
01:04:08l'amélioration des modèles
01:04:10pour pouvoir être plus performante
01:04:11et mieux plaire aux êtres humains
01:04:13et bien en fait
01:04:14ce sont des humains
01:04:14qui vont faire ce boulot là
01:04:16pour l'intelligence artificielle
01:04:17c'est pas mal payé
01:04:19pour un juriste
01:04:19par exemple
01:04:20c'est de l'ordre
01:04:20de 150 dollars de l'heure
01:04:22pour analyser des textes
01:04:24générés par l'intelligence artificielle
01:04:25et ça fonctionne très très bien
01:04:27il y a plus de 30 000
01:04:28freelances inscrits
01:04:29sur la plateforme aujourd'hui
01:04:30ça ne dure qu'un temps
01:04:31parce qu'après
01:04:31vous n'avez plus rien
01:04:33à lui conseiller
01:04:34vous n'avez plus rien
01:04:34à lui apprendre
01:04:35au jeune padawan
01:04:36c'est exactement ça
01:04:37c'est un modèle
01:04:38qui est autodestructeur
01:04:39par nature
01:04:39c'est-à-dire qu'une fois
01:04:40que les modèles d'IA
01:04:41auront intégré
01:04:42tous les enseignements
01:04:43de ces entraîneurs humains
01:04:45évidemment
01:04:45elle n'aura plus besoin d'eux
01:04:46c'est tout le problème
01:04:47c'est la première fois
01:04:48dans l'histoire
01:04:49qu'un métier consiste
01:04:50à apprendre à une machine
01:04:52à faire disparaître ce métier
01:04:54et l'ironie dans tout ça
01:04:56c'est qu'en fait
01:04:56sur cette plateforme
01:04:57et bien on trouve notamment
01:04:59des gens
01:04:59aux Etats-Unis
01:05:01surtout
01:05:02qui ont été
01:05:03par exemple
01:05:03qui ont perdu leur boulot
01:05:04à cause de l'intelligence artificielle
01:05:06et donc du coup
01:05:07ils n'ont plus de boulot
01:05:07et donc ils se recyclent
01:05:08sur cette plateforme
01:05:09et ils apprennent
01:05:10à l'intelligence artificielle
01:05:11à virer
01:05:11d'autres gens
01:05:13dans leur secteur
01:05:13non mais c'est un truc
01:05:14complètement dingue
01:05:15et c'est vrai
01:05:15dans tous les secteurs
01:05:16d'activité
01:05:17par exemple
01:05:18il y a une autre entreprise
01:05:19on parlait de Mercor
01:05:20mais vous avez aussi
01:05:21Handshake AI
01:05:22eux par exemple
01:05:22en ce moment
01:05:23ils embauchent
01:05:24des comédiens
01:05:25sur le même modèle
01:05:26donc ils demandent
01:05:26c'est bien payé
01:05:27c'est 70 euros de l'heure
01:05:28et en fait
01:05:29les comédiens vont se mettre
01:05:30devant leur ordinateur
01:05:31et ils vont faire de l'impro
01:05:32donc on va leur demander
01:05:33réponds à l'intelligence artificielle
01:05:35joue tel personnage
01:05:35et en fait
01:05:36l'IA va analyser
01:05:37comment le comédien joue
01:05:38de manière à ce que l'IA
01:05:40soit de plus en plus réaliste
01:05:41dans les interactions
01:05:42qu'elle a avec l'être humain
01:05:43donc en fait
01:05:43on est vraiment
01:05:44dans la naissance
01:05:45d'un nouveau marché du travail
01:05:46où l'humain devient
01:05:47une sorte de matière première
01:05:49pour entraîner la machine
01:05:50d'une certaine manière
01:05:51alors il y a encore plus fou
01:05:52il y a une plateforme
01:05:52qui propose de louer
01:05:53votre corps à une IA
01:05:55oui c'est ça
01:05:55ça s'appelle
01:05:56Rent Human
01:05:58littéralement
01:05:58louer un humain
01:05:59donc oui
01:06:00parce que l'IA
01:06:01aujourd'hui
01:06:01elle a quand même
01:06:02une limite majeure
01:06:03c'est qu'elle est cantonnée
01:06:03à nos écrans
01:06:04elle ne peut pas sortir de l'écran
01:06:05un jour on aura des robots
01:06:07à tout faire
01:06:07et ce sera possible
01:06:08mais pour l'instant
01:06:08ce n'est pas possible
01:06:09et donc là
01:06:10le principe de cette plateforme
01:06:11et bien c'est que l'IA réfléchit
01:06:13et l'humain exécute
01:06:14on va servir de bras
01:06:15et de jambes
01:06:16à l'intelligence artificielle
01:06:17qui va vous donner
01:06:18des missions à réaliser
01:06:19dans le monde réel
01:06:20pour pouvoir améliorer
01:06:21ces modèles
01:06:21donc ça peut être
01:06:22je ne sais pas
01:06:23aller dans un supermarché
01:06:24par exemple
01:06:24prendre une photo
01:06:25d'un produit
01:06:26noter le prix
01:06:27aller dans un restaurant
01:06:28tester tel plat
01:06:29et me dire ce que vous en avez pensé
01:06:30et tout ça
01:06:31ça va servir en fait
01:06:32à entraîner les modèles
01:06:33d'intelligence artificielle
01:06:33c'est l'IA qui vous donne des ordres
01:06:34c'est l'IA qui vous donne des ordres
01:06:35et vous êtes payé pour ça
01:06:36et il y a plein de gens
01:06:37qui s'inscrivent sur ces plateformes
01:06:38donc là aussi c'est payé
01:06:40alors ça va de 1 à 100 euros
01:06:41la tâche
01:06:42ça dépend de ce qu'on vous demande
01:06:43de faire
01:06:43donc c'est vraiment
01:06:44la gig économie
01:06:45mais version IA
01:06:49C'est Benoît Villers
01:06:51qui est avec moi
01:06:51président d'Amweba
01:06:52bonjour Benoît Villers
01:06:54vous étiez en train de me parler
01:06:55passionnément déjà
01:06:56de votre entreprise
01:06:57une biotech lyonnaise
01:06:59dites-nous sur quoi
01:07:00vous travaillez concrètement
01:07:01depuis 15 ans
01:07:02alors depuis 15 ans
01:07:04nous travaillons
01:07:05à utiliser
01:07:06l'amibe
01:07:07donc
01:07:08l'amibe
01:07:10c'est un micro-organisme
01:07:11naturel
01:07:12si vous voulez
01:07:13qui a souvent été
01:07:14complètement délaissé
01:07:15parce que l'amibe a été perçu
01:07:17comme pathogène
01:07:18ce qui est vrai
01:07:20pour 10
01:07:21amibes
01:07:22ce qui est faux
01:07:22pour 17 000 amibes
01:07:23donc il y a un nombre
01:07:25incalculable d'amibes
01:07:26vous en avez dans votre corps
01:07:27j'en ai dans mon corps
01:07:28tout le monde en a
01:07:29dans les milieux
01:07:30à queue
01:07:31il y a des amibes
01:07:32et donc personne
01:07:33ne s'est intéressé
01:07:33à qu'est-ce qu'on pourrait faire
01:07:35d'une amibes
01:07:35et Amweba
01:07:36de façon curieuse
01:07:37que c'est une petite boîte
01:07:39quand même
01:07:39de 25 personnes
01:07:41à Lyon
01:07:42est la seule société au monde
01:07:43qui sait faire grossir
01:07:45une amibes
01:07:46développer une amibes
01:07:47l'utiliser
01:07:48et maintenant
01:07:49on est en phase
01:07:50de commercialisation
01:07:52puisque nos produits
01:07:53ont été homologués
01:07:54aux Etats-Unis
01:07:55en Europe
01:07:56dans deux secteurs principaux
01:07:57qui sont
01:07:58l'agriculture
01:07:59les biofongicides
01:08:01et
01:08:02la cosmétique
01:08:04alors pour les biofongicides
01:08:05on est en plein débat
01:08:06justement sur
01:08:07les pesticides
01:08:08qu'est-ce que ça fait
01:08:09et est-ce que c'est plus écologique
01:08:10que ce qui est utilisé
01:08:11jusqu'à maintenant
01:08:12alors
01:08:12c'est plus écologique
01:08:14pour une raison simple
01:08:15c'est que le but
01:08:16de toute cette opération
01:08:17est de remplacer
01:08:19de la chimie
01:08:21par des produits naturels
01:08:23donc
01:08:23c'est la nature
01:08:25contre la chimie
01:08:25et ce qui est merveilleux
01:08:27c'est que ça marche
01:08:28donc on a
01:08:30l'objectif simple
01:08:32en fait
01:08:32c'est que dans vos aliments
01:08:33vous ayez moins de chimie
01:08:34et plus de nature
01:08:35et en cosmétique
01:08:36que vous ayez
01:08:37sur votre peau
01:08:38ou sur votre corps
01:08:39moins de crème
01:08:40avec des intrants chimiques
01:08:42et plus de produits naturels
01:08:43ça s'adapte à quelle culture
01:08:45ce que vous avez créé ?
01:08:46alors
01:08:47ça aussi
01:08:48c'est un peu
01:08:49la magie
01:08:50de cette amib
01:08:50cette amib
01:08:51est sourcée
01:08:52dans les eaux thermales
01:08:53d'Aix-les-Bains
01:08:53donc elle est bio
01:08:54totalement bio
01:08:55elle est sans résidus
01:08:58éco-friendly
01:08:59tout ce que vous voulez
01:09:00bon
01:09:01et
01:09:01dans les cultures agricoles
01:09:03et là
01:09:04c'est assez particulier
01:09:05ça va de la vigne
01:09:06si on a signé
01:09:07des accords commerciaux
01:09:08déjà
01:09:08avec des leaders mondiaux
01:09:10sur la vigne
01:09:11ça va sur les légumes
01:09:12on va en signer bientôt
01:09:14sur les céréales
01:09:15et ça va s'étendre
01:09:17avec le soja
01:09:18avec le gazon
01:09:19avec tout ce que vous voulez
01:09:20oui donc parce que
01:09:21vous venez de décrocher
01:09:21une validation
01:09:22de cette substance
01:09:24pardon
01:09:24par la commission européenne
01:09:26ce qui va faciliter
01:09:27l'homologation
01:09:28dans les pays européens
01:09:29donc vous entrez
01:09:30dans quelle phase
01:09:31là aujourd'hui ?
01:09:32alors nous rentrons
01:09:32dans une phase
01:09:33d'industrialisation
01:09:35et de commercialisation
01:09:37effective
01:09:38puisque en Europe
01:09:39vous savez
01:09:40l'agriculture
01:09:42est gérée
01:09:42par l'administration
01:09:43quand même
01:09:43il a fallu
01:09:44six ans et demi
01:09:45pour avoir
01:09:46l'homologation
01:09:48c'est la France
01:09:48qui a géré le dossier
01:09:49et une fois que la France
01:09:50a donné son accord
01:09:51l'ANSES
01:09:52il y a un effet domino
01:09:53l'Allemagne va suivre
01:09:54l'Autriche va suivre
01:09:56la Belgique va suivre
01:09:57donc l'effet domino
01:09:58va s'appliquer
01:09:59et là
01:10:00nous avons
01:10:01et c'est ça
01:10:01qui est
01:10:03assez sympathique
01:10:04pour nous
01:10:04c'est que
01:10:05tous les grands groupes
01:10:08agro
01:10:08sont venus nous voir
01:10:10immédiatement
01:10:10une semaine après
01:10:12avoir l'homologation
01:10:13on avait déjà
01:10:14les premiers contacts
01:10:15pour commercialiser
01:10:16le produit
01:10:16donc par exemple
01:10:17le hollandais Coppert
01:10:18alors Coppert
01:10:19n'est pas très connu
01:10:20mais c'est 500 millions
01:10:21d'euros de chiffre d'affaires
01:10:22présent dans 30 pays
01:10:23et Coppert
01:10:24c'est le leader
01:10:26incontestable
01:10:27dans les produits sous serre
01:10:28dans le monde entier
01:10:30la pollinisation
01:10:30et on a signé
01:10:32un MOU
01:10:32avec Syngenta
01:10:34Syngenta
01:10:34c'est 10 milliards
01:10:36de fournitures
01:10:37au monde agricole
01:10:38donc c'est un géant
01:10:40voilà
01:10:41et
01:10:41quels autres partenaires
01:10:43dans les tuyaux ?
01:10:44il y en a beaucoup
01:10:45je vais vous dire pourquoi
01:10:45parce que
01:10:47ce qu'on a signé
01:10:48ou ce que l'on va signer
01:10:49avec Syngenta
01:10:50ne représente
01:10:52que 30%
01:10:52du potentiel
01:10:53de notre produit
01:10:55aujourd'hui
01:10:56on n'a pas d'accord
01:10:57encore en Amérique latine
01:10:58on n'a pas d'accord
01:10:59en Asie
01:10:59on n'a pas d'accord
01:11:01sur le gazon
01:11:01on n'a pas d'accord
01:11:02sur l'arboriculture
01:11:05le champ
01:11:06est absolument extraordinaire
01:11:07le marché est énorme
01:11:08et la cosmétique en Chine
01:11:09parce que c'est en Chine
01:11:10que ça intéresse
01:11:11c'est l'Asie
01:11:11non
01:11:11je vais vous dire pourquoi
01:11:12c'est à dire que
01:11:14toutes les grandes marques
01:11:16veulent un seul produit
01:11:17et comme l'Asie
01:11:18c'est 85 milliards
01:11:20en cosmétique
01:11:21si vous n'êtes pas
01:11:22homologués en Asie
01:11:23ils ne peuvent pas vous prendre
01:11:25or
01:11:25nous nous sommes homologués
01:11:26dans le monde entier
01:11:27ce n'est pas une homologation
01:11:28on est inscrit sur une liste
01:11:29d'ingrédients
01:11:30qui s'appelle Inki
01:11:31qui est géré par les Etats-Unis
01:11:33évidemment
01:11:33comme c'est géré par les Etats-Unis
01:11:35la Chine n'en veut pas
01:11:35donc la Chine
01:11:36a son propre
01:11:38système d'homologation
01:11:39donc nous avons été en Chine
01:11:41et nous sommes
01:11:42en train d'homologuer
01:11:44notre produit en Chine
01:11:45pour qu'il soit vraiment
01:11:46dans le monde entier
01:11:47très très vite
01:11:47parce que le temps
01:11:48le temps nous est compté
01:11:50le financement
01:11:50pour justement démarrer
01:11:52cette phase d'industrialisation
01:11:53et de commercialisation
01:11:54alors le financement
01:11:55nous avons
01:11:56un partenaire
01:11:57depuis des années
01:11:58qui nous soutient
01:11:59et c'est vrai
01:12:00que nous sommes
01:12:02ouverts
01:12:03à avoir des partenaires
01:12:04industriels
01:12:05ou des institutionnels
01:12:06parce que le potentiel
01:12:08de cet amibe
01:12:09est quand même
01:12:10considérable
01:12:11considérable
01:12:11merci beaucoup
01:12:12Benoît Villers
01:12:13d'être venu nous voir
01:12:14ce matin
01:12:14président d'Amweba
01:12:15donc à l'origine
01:12:16de ce bio-fongicide
01:12:18qui pourrait finalement
01:12:19alimenter toute notre agriculture
01:12:20et la cosmétique
01:12:22et la cosmétique
01:12:23merci beaucoup
01:12:23d'être venu
01:12:24dans la matinale
01:12:24de l'économie
01:12:25dans un instant
01:12:26on va parler
01:12:26d'extraction du lithium
01:12:28verte
01:12:28elle aussi
01:12:29et là aussi
01:12:30grâce à une boîte française
01:12:31à tout de suite
01:12:33Parole de patron
01:12:34Parole de patron
01:12:35ce matin
01:12:35je reçois Mathieu Bailly
01:12:36bonjour
01:12:37président d'Eurodia
01:12:38vous allez me rappeler
01:12:39ce que fait Eurodia
01:12:40on est ici
01:12:41dans l'extraction
01:12:42du lithium
01:12:43oui exactement
01:12:44Eurodia
01:12:45est une société
01:12:46basée à Pertuis
01:12:47nous sommes 120 collaborateurs
01:12:49et notre métier
01:12:50c'est la fourniture
01:12:51d'ensembles industriels
01:12:52dans le domaine
01:12:52de la purification
01:12:53des liquides
01:12:54donc on conçoit
01:12:55construit
01:12:56installe un peu partout
01:12:57dans le monde
01:12:57des unités de purification
01:12:59dans tout un tas
01:13:00de domaines industriels
01:13:01dont celui
01:13:02de l'extraction du lithium
01:13:03ce que ça change
01:13:04c'est que cette extraction
01:13:05du lithium
01:13:06normalement
01:13:06c'est pas très écolo
01:13:08vous avez justement
01:13:10la technologie
01:13:11une technologie
01:13:13plus économique
01:13:13en eau
01:13:14plus écologique
01:13:15et plus performante
01:13:17comment vous arrivez à ça ?
01:13:18alors on arrive à ça
01:13:19avec beaucoup de R&D
01:13:20au départ
01:13:21ça fait une quinzaine d'années
01:13:23maintenant
01:13:23que Eurodia
01:13:24est dans ce secteur particulier
01:13:26et a développé
01:13:27au niveau expérimental
01:13:29laboratoire
01:13:30puis des démonstrateurs
01:13:31pu accompagner
01:13:31des acteurs majeurs
01:13:32de la production
01:13:33de lithium
01:13:33pour pouvoir proposer
01:13:35des technologies
01:13:36qui sont effectivement
01:13:37plus respectueuses
01:13:38de l'environnement
01:13:40tout en ayant des objectifs
01:13:41naturellement
01:13:42de performance
01:13:42et économique
01:13:44les plus élevés possible
01:13:45vos clients
01:13:46c'est Eramet
01:13:47c'est Rio Tinto
01:13:48c'est les gros extracteurs
01:13:49en effet
01:13:50qui d'autre ?
01:13:51alors on est sur
01:13:52un certain nombre
01:13:53de sujets
01:13:54dont on pourra parler
01:13:54dans les semaines qui viennent
01:13:56puisque bien entendu
01:13:57nous sommes très actifs
01:13:58sur le secteur
01:13:59notamment en Amérique du Nord
01:14:00et en Amérique du Sud
01:14:01l'Australie sera certainement
01:14:03un terrain de jeu futur
01:14:04pour Eurodia
01:14:05mais les profils
01:14:07des clients d'Eurodia
01:14:08dans le domaine du lithium
01:14:09sont deux catégories
01:14:10des très grosses sociétés
01:14:13comme Eramet
01:14:14ou Rio Tinto
01:14:15et puis
01:14:15parce que le lithium
01:14:17est un composé
01:14:18qui intéresse
01:14:18un certain nombre
01:14:19de start-up
01:14:21françaises
01:14:22européennes
01:14:23nord-américaines
01:14:24qui cherchent
01:14:25à investir
01:14:25et qui donc
01:14:26ont des besoins
01:14:27de technologies
01:14:28performantes
01:14:28d'extraction
01:14:29de lithium
01:14:29Vous nous rappelez
01:14:30le lithium
01:14:31c'est un composé
01:14:32qui rentre dans
01:14:33quelles fabrications
01:14:34par exemple ?
01:14:34Dans toutes les fabrications
01:14:35de batteries électriques
01:14:36que ce soit celle
01:14:37de nos smartphones
01:14:38où bien entendu
01:14:39les besoins sont
01:14:40drivés beaucoup
01:14:41par la mobilité électrique
01:14:43Vous êtes présent
01:14:44dans 50 pays
01:14:4580% de votre chiffre
01:14:46d'affaires est réalisé
01:14:47donc à l'international
01:14:48il y a beaucoup
01:14:49de mines là-bas
01:14:50effectivement
01:14:51en Amérique du Sud
01:14:52où vous allez vous étendre
01:14:54vous venez de lever
01:14:5418 millions d'euros
01:14:56c'est une première
01:14:56pour l'entreprise
01:14:57Oui
01:14:58c'est une étape
01:14:59qui correspond
01:14:59à son degré
01:15:02de maturité
01:15:02je dirais
01:15:03nous passons
01:15:05de l'agroalimentaire
01:15:06à des domaines
01:15:06plus macro
01:15:07en termes de production
01:15:09et nous avons besoin
01:15:10de capter la croissance
01:15:11pour capter la croissance
01:15:13on a besoin de trois choses
01:15:13la première
01:15:15évidemment
01:15:15des technologies performantes
01:15:17la deuxième
01:15:17une crédibilité financière
01:15:19pardon
01:15:20par rapport à des acteurs
01:15:22qui ont des attentes
01:15:23par rapport à ces fournisseurs
01:15:25et puis des savoir-être
01:15:26qui permettent
01:15:27de se différencier
01:15:28on ne prend pas seulement
01:15:30des contrats
01:15:30parce qu'on a
01:15:31des bonnes technologies
01:15:31on prend aussi des contrats
01:15:33parce qu'on a les équipes
01:15:34qui peuvent
01:15:36faire comprendre aux clients
01:15:37qu'on va l'accompagner
01:15:38sur le long terme
01:15:38parce que les projets
01:15:39dont nous parlons
01:15:40s'étalent sur plusieurs années
01:15:41des projets industriels
01:15:42comme ceux-là
01:15:43on rencontre toujours
01:15:44des problèmes
01:15:45et la préoccupation
01:15:46principale de nos clients
01:15:47c'est de dérisquer
01:15:48les projets
01:15:49qu'ils vont traverser
01:15:50pour être clair
01:15:51quand vous signez
01:15:53un projet
01:15:53comme celui-là
01:15:54par exemple
01:15:55en Amérique du Sud
01:15:56pour un très gros client
01:15:57vous signez
01:15:58et une fois que c'est fait
01:15:59vous vous installez
01:16:00avec lui
01:16:01il finance votre installation
01:16:02de système
01:16:03sur son site
01:16:05d'extraction
01:16:06c'est ça ?
01:16:06Oui absolument
01:16:07on a fait un choix
01:16:09de développer
01:16:09une engineering
01:16:10totalement intégrée
01:16:11en France
01:16:12et une fabrication
01:16:14qu'on souhaite
01:16:15le plus française possible
01:16:16mais qui est européenne
01:16:18pour ce type de technologie
01:16:21dont nous avons
01:16:21une spécificité
01:16:23c'est la construction
01:16:25ce qu'on appelle
01:16:25sur Skids
01:16:26qui permet de transporter
01:16:27des grands ensembles industriels
01:16:29un peu partout
01:16:29dans le nom
01:16:30et nous exportons
01:16:31donc en ce moment
01:16:32majoritairement
01:16:33dans le cône sud
01:16:34de l'Amérique du Sud
01:16:35le but pour finir
01:16:36c'est aussi de financer
01:16:37des projets industriels
01:16:38de plus en plus important
01:16:40je disais juste avant
01:16:41cette interview
01:16:41que ça y est
01:16:42la France commence
01:16:43à avoir des projets
01:16:44de ce type
01:16:45qui commencent réellement
01:16:48on commence à les voir
01:16:49peut-être
01:16:49à pouvoir créer
01:16:50les fameux champions
01:16:51européens
01:16:52qu'on espère
01:16:53tant dans d'autres domaines
01:16:55Oui absolument
01:16:56moi en tant qu'ambassadeur
01:16:58French Fab
01:16:59je suis très attaché
01:17:00effectivement
01:17:01à la promotion
01:17:02de l'industrie française
01:17:03et vous avez tout à fait raison
01:17:04dans tout un tas de domaines
01:17:05les nôtres
01:17:06mais dans tout un tas d'autres
01:17:07il y a effectivement
01:17:08des champions français
01:17:09qui sont en train de monter
01:17:11et qui commencent
01:17:12à faire rayonner
01:17:13une image
01:17:13de haute technologie
01:17:15d'accompagnement des clients
01:17:16à l'international
01:17:18Et ça finalement
01:17:19beaucoup dans le domaine
01:17:21écologique
01:17:22c'est vous l'avez dit
01:17:23le résultat
01:17:24d'années et d'années
01:17:25de recherche
01:17:26et développement
01:17:27c'est peut-être ça
01:17:28le pessimisme
01:17:29qu'on a aujourd'hui
01:17:30c'est qu'en fait
01:17:30on a attendu
01:17:31ces projets très longtemps
01:17:33et que ça y est
01:17:33commence à arriver
01:17:34Oui absolument
01:17:35mais les projets en question
01:17:37sont des projets d'ampleur
01:17:38quand on parle
01:17:39de production de lithium
01:17:40on parle d'investissement
01:17:41de plusieurs milliards
01:17:42dont les décideurs
01:17:44dans le climat géopolitique
01:17:45qui est le nôtre
01:17:46prennent peut-être
01:17:47un peu plus de temps
01:17:48qu'à l'habitude
01:17:49pour les déclencher
01:17:50et donc
01:17:51il nous faut être prêts
01:17:52et donc avoir
01:17:53une R&D mature
01:17:54des propositions
01:17:56industrielles pérennes
01:17:57je crois qu'on en est là
01:17:58aujourd'hui effectivement
01:17:59C'est rassurant
01:18:00Merci beaucoup
01:18:00Mathieu Bayer
01:18:01d'être venu ce matin
01:18:02président de Rodia
01:18:03dans la matinale
01:18:03de l'économie
01:18:11Les titres à 8h30
01:18:13les résultats solides
01:18:14d'Amazon
01:18:15dopés par le cloud
01:18:17le marché automobile
01:18:18mondial en panne
01:18:19mais les voitures électriques
01:18:20qui continuent d'accélérer
01:18:21et puis Ravier Milay
01:18:23qui veut réformer
01:18:23la banque centrale
01:18:24d'Argentine
01:18:27Après Microsoft
01:18:28et Meta
01:18:29mercredi
01:18:29c'est donc Apple
01:18:30et Amazon
01:18:30qui ont publié hier
01:18:32et c'est encore bien
01:18:33au-delà des attentes
01:18:34Amazon
01:18:3462,6 milliards
01:18:37de dollars
01:18:38de profit
01:18:38net au dernier trimestre
01:18:39soit plus du triple
01:18:40de celui d'il y a un an
01:18:42Etienne Braque
01:18:43comme chez Microsoft
01:18:44c'est le cloud
01:18:45qui porte la croissance
01:18:46Avec AWS
01:18:47Amazon Web Services
01:18:48qui a vu sa croissance
01:18:50bondir
01:18:51de plus de 37%
01:18:52au deuxième trimestre
01:18:54c'est au-delà
01:18:54des attentes
01:18:55comme chez Microsoft
01:18:56qui d'ailleurs
01:18:56s'est envolé de 15%
01:18:58à la clôture
01:18:58c'était une séance historique
01:18:59pour Microsoft
01:19:00hier
01:19:01en dehors de AWS
01:19:03vous avez également
01:19:04une activité dans le e-commerce
01:19:05qui est au rendez-vous
01:19:06et donc vous avez le titre
01:19:07Amazon
01:19:07qui était en très forte hausse
01:19:09hier soir à la clôture
01:19:10d'autant plus que la rentabilité
01:19:11suit
01:19:11c'est bien d'avoir une croissance
01:19:13du chiffre d'affaires
01:19:13mais les analystes
01:19:14regardent bien sûr
01:19:15la marge opérationnelle
01:19:16et en ce qui concerne
01:19:17la marge opérationnelle
01:19:18de AWS
01:19:19elle est sur des plus hauts
01:19:20d'un an
01:19:20au-delà des 40%
01:19:22après la publication
01:19:23de ces résultats
01:19:24vous avez un groupe
01:19:25qui se dit
01:19:25très confiant
01:19:26pour cette année
01:19:26au point même
01:19:27qu'il va augmenter
01:19:28ses dépenses d'investissement
01:19:29finalement
01:19:30ça ne sera pas
01:19:31200 milliards de dollars
01:19:32de capex pour cette année
01:19:33mais 220 milliards de dollars
01:19:35parce que d'après le patron
01:19:36il n'y a pas assez de capacité
01:19:37pour répondre à la demande
01:19:38en 2026
01:19:39en 2027
01:19:40et probablement
01:19:41en 2028
01:19:42alors c'est vrai
01:19:42qu'il y a beaucoup de sujets
01:19:44par rapport à ses capacités
01:19:45d'investissement
01:19:45par rapport à la rentabilité
01:19:46mais on a vu que Microsoft
01:19:47a essayé de rassurer
01:19:48par rapport à cela
01:19:49et ça fonctionnait
01:19:50et là visiblement
01:19:50c'était la même chose
01:19:51hier pour Amazon
01:19:53par rapport au profit
01:19:54que vous avez souligné
01:19:5562 milliards
01:19:55le problème
01:19:56et c'est un petit peu
01:19:57le point commun
01:19:58entre tous ces GAFAM
01:19:58c'est que ce sont surtout
01:19:59des résultats
01:20:00qui sont tirés
01:20:00par des participations
01:20:01dans des startups
01:20:02en l'occurrence
01:20:03chez Amazon
01:20:04par Anthropik
01:20:04puisque sur les 62 milliards
01:20:06de profils nets
01:20:07réalisés au deuxième trimestre
01:20:09vous avez 53 milliards
01:20:10qui viennent
01:20:11d'une participation
01:20:12dans Anthropik
01:20:12néanmoins
01:20:13le résultat opérationnel
01:20:14était au rendez-vous
01:20:14et visiblement
01:20:15ça rassure les marchés
01:20:16ça sera confirmé tout à l'heure
01:20:17à l'Ou Street
01:20:18à 15h30
01:20:18Merci beaucoup
01:20:19Etienne Braque
01:20:20des résultats semestriels
01:20:21aussi dans l'automobile
01:20:22et Ferrari
01:20:23en bonne forme
01:20:24le constructeur
01:20:25de luxe italien
01:20:26enregistre un bénéfice net
01:20:27de 463 millions d'euros
01:20:29au deuxième trimestre
01:20:30en hausse de 9%
01:20:32les détails
01:20:33de ces résultats
01:20:33avec Justine Vassaigne
01:20:35Ce trimestre
01:20:36Ferrari a dépassé
01:20:37les attentes des analystes
01:20:38avec un bénéfice
01:20:39en hausse de 9%
01:20:40sur un an
01:20:40et un chiffre d'affaires
01:20:41en augmentation
01:20:42de 8%
01:20:43le constructeur
01:20:44a pourtant vendu
01:20:45un peu moins de voitures
01:20:45128 de moins
01:20:46précisément qu'il y a un an
01:20:48mais il en a livré
01:20:49des plus chers
01:20:50avec de bons résultats
01:20:51pour sa Ferrari F80
01:20:53vendue en édition limitée
01:20:54à 3,6 millions d'euros
01:20:56mais ce qu'il porte
01:20:57le groupe
01:20:57explique son PDG
01:20:58Benedetto Vigna
01:20:59ce sont surtout
01:21:00les demandes
01:21:01de personnalisation
01:21:02des voitures
01:21:02les clients veulent
01:21:03de plus en plus
01:21:04modifier leurs véhicules
01:21:05pour les rendre uniques
01:21:06et cela rapporte
01:21:07gros à Ferrari
01:21:08lui permettant même
01:21:09d'augmenter ses prévisions
01:21:11pour 2026
01:21:11le carnet de commande
01:21:13du constructeur
01:21:13est rempli
01:21:14jusqu'à la fin 2027
01:21:15le groupe se dit
01:21:16très satisfait
01:21:17des prises de commande
01:21:18sur la Luce
01:21:19sa première voiture
01:21:20100% électrique
01:21:21qui avait pourtant
01:21:22provoqué un tollé
01:21:23à son lancement
01:21:24la plupart des aficionados
01:21:26de la marque
01:21:26la jugeant tout simplement
01:21:27moche
01:21:28selon le FT
01:21:29Ferrari aurait en deux mois
01:21:31atteint ses objectifs
01:21:32de vente annuels
01:21:33pour la Luce
01:21:33et écoulé 500 modèles
01:21:35grâce à une forte demande
01:21:37en Chine
01:21:37pendant ce temps
01:21:38le marché de l'automobile mondiale
01:21:39lui reste en panne
01:21:40mais les voitures électriques
01:21:42continuent d'accélérer
01:21:42François-Xavier Roux
01:21:43elle devrait représenter
01:21:44près d'un tiers
01:21:45des voitures neuves
01:21:46vendues dans le monde
01:21:47cette année
01:21:48effectivement Sandra
01:21:49l'électrique
01:21:51continue de grappiller
01:21:52des parts de marché
01:21:52rappelez-vous
01:21:53les véhicules électriques
01:21:55représentaient 20%
01:21:56des ventes
01:21:56en 2024
01:21:5725% l'an dernier
01:21:59et cette année
01:22:00ce chiffre devrait
01:22:01s'élever à 29%
01:22:02l'agence internationale
01:22:04de l'énergie
01:22:04s'attend à ce que
01:22:0523 millions
01:22:06de véhicules électriques
01:22:07soient vendus
01:22:08cette année
01:22:08soit une progression
01:22:09de 10%
01:22:10par rapport à 2025
01:22:11et cela s'explique
01:22:12par la crise
01:22:13de l'énergie
01:22:14liée au conflit
01:22:14au Moyen-Orient
01:22:15et la hausse
01:22:16des prix des carburants
01:22:17conséquence
01:22:18les ventes ont rebondi
01:22:19de 4%
01:22:19au deuxième trimestre
01:22:20pour 5 millions
01:22:21de véhicules vendus
01:22:22et cette hausse mondiale
01:22:23est portée tout particulièrement
01:22:24par un continent
01:22:25le nôtre
01:22:26François-Xavier
01:22:27c'est ça
01:22:27exactement Sandra
01:22:28l'Europe est clairement
01:22:29le moteur de cette croissance
01:22:30les ventes
01:22:31au premier semestre
01:22:322026
01:22:33ont bondi
01:22:33de 30%
01:22:34cette année
01:22:36comparé à 2025
01:22:37dans le détail
01:22:38l'Allemagne
01:22:38a vendu
01:22:39140 000
01:22:40modèles supplémentaires
01:22:41en France
01:22:42les ventes ont augmenté
01:22:43de 95 000 véhicules électriques
01:22:46en revanche
01:22:47la dynamique
01:22:47est moins favorable
01:22:48aux Etats-Unis
01:22:49où les ventes
01:22:49sont en dessous
01:22:50de leur niveau
01:22:51en 2025
01:22:51même constat en Chine
01:22:53où pour la première fois
01:22:54de la décennie
01:22:55les ventes devraient stagner
01:22:56aux alentours
01:22:57de 13 millions
01:22:58de véhicules vendus
01:22:59ce qui représente
01:22:59quand même
01:23:0060% du marché local
01:23:01ce ralentissement
01:23:02est compensé
01:23:03par l'essor
01:23:04de d'autres marchés asiatiques
01:23:05les ventes ont quasiment
01:23:06doublé au Vietnam
01:23:07en Inde
01:23:08ou encore
01:23:08en Corée du Sud
01:23:10mais aussi
01:23:11en Australie
01:23:11Merci François-Xavier Roux
01:23:13à l'étranger
01:23:14Ravier Milei
01:23:14a détaillé
01:23:15plusieurs réformes
01:23:16qu'il entend
01:23:17présenter au Parlement
01:23:18dont celle
01:23:19de la Banque Centrale
01:23:20d'Argentine
01:23:21il entend interdire
01:23:22à l'institution monétaire
01:23:24de financer l'Etat
01:23:25et à je cite
01:23:26blinder son président
01:23:27contre les abus
01:23:28de pouvoir politique
01:23:29écoutez le président argentin
01:23:32Nous sommes ici
01:23:33pour vous présenter
01:23:37un ensemble
01:23:38de réformes structurelles
01:23:39le plus important
01:23:40de ces 91 dernières années
01:23:43avec la réforme
01:23:44de la Charte
01:23:45de la Banque Centrale
01:23:46nous allons mettre fin
01:23:47à l'escroquerie
01:23:47qui consiste à émettre
01:23:48de la monnaie
01:23:49pour financer
01:23:50la haute sphère publique
01:23:51dont la conséquence
01:23:52la plus évidente
01:23:53est le taux d'inflation
01:23:55une escroquerie
01:23:56plus communément
01:23:57appelée
01:23:57impôt inflationniste
01:23:58un impôt
01:23:59qui permet
01:24:00d'augmenter
01:24:00les recettes
01:24:01fiscales
01:24:01sans l'autorisation
01:24:02du Parlement
01:24:088h37
01:24:09les marchés
01:24:11Votre rendez-vous
01:24:12avec N2F
01:24:14Simplifiez le pilotage
01:24:15de vos dépenses
01:24:17professionnelles
01:24:20La tendance
01:24:21à 22 minutes
01:24:22de l'ouverture
01:24:23Etienne Braque
01:24:23Plus 0,2%
01:24:24pour le futur
01:24:25à Paris
01:24:26Dernière salve
01:24:26de résultats
01:24:27ce matin
01:24:27avec les résultats
01:24:28de crédits agricoles
01:24:29supérieurs aux attentes
01:24:30Vous avez également
01:24:31AXA
01:24:32qui dépasse
01:24:33les attentes
01:24:33du consensus
01:24:34et qui revoit
01:24:35à la hausse
01:24:35ses objectifs
01:24:36dans le haut
01:24:36de la fourchette
01:24:37Et puis hier soir
01:24:37c'était Euronext
01:24:38qui avait annoncé
01:24:39un trimestre record
01:24:41avec une hausse
01:24:42du profit net
01:24:43de quasiment
01:24:4320%
01:24:44marge débitda
01:24:4566%
01:24:46le titre
01:24:46est en hausse
01:24:47de plus de 3%
01:24:47en préouverture
01:24:49Saint-Gobain a également
01:24:49fait part de ses résultats
01:24:50trimestriels
01:24:51ce jeudi soir
01:24:52le groupe qui confirme
01:24:53ses objectifs
01:24:54qui montre une certaine
01:24:54forme de résilience
01:24:55quand même au vu
01:24:56du contexte actuel
01:24:57hier soir
01:24:58ça s'est plutôt bien passé
01:24:59pour les grands groupes
01:25:00du CAC 40
01:25:00quand vous regardez
01:25:01Schneider
01:25:01qui a gagné 10%
01:25:02après ses résultats
01:25:03Bouygues plus 7
01:25:04Société Générale plus 5
01:25:05à l'inverse
01:25:06c'était compliqué
01:25:06pour Sanofi
01:25:07qui a perdu 9%
01:25:08et puis le gadin du jour
01:25:09dans les small limit caps
01:25:10c'est Wavestone
01:25:11cabinet de conseil
01:25:12qui s'est effondré
01:25:13de 30%
01:25:14après la publication
01:25:15de ses résultats
01:25:16le groupe voit
01:25:17une certaine forme
01:25:18d'attentisme
01:25:18de la part de ses clients
01:25:19des clients qui mettent
01:25:21tout sur l'intelligence
01:25:22artificielle
01:25:22alors c'est bien
01:25:23ça prend une part
01:25:23de plus en plus importante
01:25:24du chiffre d'affaires
01:25:24mais ça ne compense pas
01:25:25les autres activités
01:25:26et donc le titre
01:25:27Wavestone s'est littéralement
01:25:28effondré de plus de 30%
01:25:30ça montre bien
01:25:30qu'il y a énormément
01:25:31de volatilité
01:25:32à l'occasion de ses résultats
01:25:33avec donc Microsoft
01:25:34qui a gagné plus de 15%
01:25:35hier
01:25:36après la publication
01:25:37de ses résultats
01:25:38c'était quand même
01:25:39la meilleure séance
01:25:39depuis 2008
01:25:40c'est pas neutre
01:25:41et puis alors ce matin
01:25:42plus 27% pour Samsung
01:25:44que dire quand même
01:25:45c'est pas une small cap
01:25:45ça pèse plus de 1000 milliards
01:25:47de dollars
01:25:47de capitalisation boursière
01:25:48quand SKNX
01:25:49qui s'était effondré
01:25:50de quasiment 20%
01:25:51en l'espace d'une séance
01:25:52en milieu de semaine
01:25:53reprend quasiment 17%
01:25:54avec son dirigeant
01:25:56qui a racheté des actions
01:25:57hier
01:25:57et ça c'est bien vu
01:25:58pour le marché
01:25:59et donc tout cela
01:26:00profite à la bourse de Séoul
01:26:01qui gagne plus de 10%
01:26:03ce matin
01:26:03On va vous retrouver
01:26:04dans un instant
01:26:04pour le club de la bourse
01:26:05c'est quoi le programme Etienne ?
01:26:06Nous allons revenir
01:26:08sur les valeurs technologiques
01:26:09et puis un bilan des GAFA
01:26:11puisque après Alphabet
01:26:12la semaine dernière
01:26:13et bien ce sont les 4 autres
01:26:14qui ont publié leurs résultats
01:26:15mercredi soir et jeudi soir
01:26:17la Fed également
01:26:17qui a un petit peu inquiété
01:26:18les investisseurs mercredi
01:26:19nous verrons tout cela
01:26:20dans un instant
01:26:21avec Guillaume Girineau
01:26:22de Carlton Selection
01:26:22Aurélien Lux
01:26:23de Galilée Asset Management
01:26:24et puis à 9h05
01:26:25c'est Stéphane Houry
01:26:27de Odo BHF
01:26:28qui nous accompagnera
01:26:28pour revenir justement
01:26:29sur ses résultats d'entreprise
01:26:31mais également sur Euronext
01:26:32qui a publié donc
01:26:33des résultats largement
01:26:34au-delà des attentes
01:26:35hier soir
01:26:35Le club de la bourse
01:26:36avec Étienne Braque
01:26:37donc dans un instant
01:26:39et lundi
01:26:40vous serez entre les mains
01:26:41d'Erwan Maurice
01:26:42dès 7h
01:26:43passez une très bonne journée
01:26:44sur BFM Business
01:26:45Sous-titrage Société Radio-Canada
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