- il y a 4 heures
Face à la crise énergétique provoquée par la guerre au Proche Orient, l’électrification s’accélère. Un opportunité que l’énergéticien Vinci saisit en accompagnant ce mouvement. Isabelle Spiegel, directrice environnement de l’entreprise explique que face au backlash politique sur les sujets environnementaux, le groupe mise sur l’efficacité que peut permettre la transition écologique.
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00:04Prêt pour l'impact, c'est la question que je pose chaque jour à une personnalité qui compte dans notre
00:09économie.
00:10Et je reçois aujourd'hui Isabelle Spiégel, bonjour.
00:12Bienvenue, vous êtes la directrice de l'environnement de Vinci.
00:16Alors on parle d'un géant, un chiffre d'affaires 74,6 milliards d'euros au 31 décembre 2025
00:22et un carnet de commandes de près de 75 milliards d'euros au 31 mars de cette année 2026
00:28dont plus de 70% hors de France.
00:30C'est quoi le principal business de Vinci ?
00:34Moi je connais les autoroutes, peut-être les aéroports, c'est ça ?
00:36Alors on a trois activités, effectivement les concessions,
00:39donc on opère des infrastructures de transport, des autoroutes, des aéroports, du rail, un petit peu.
00:43On a l'ISEA en France, c'est la ligne Sud-Europe-Atlantique, donc Bordeaux-Paris.
00:49Deuxième activité, les services à l'énergie.
00:51Et ça commence à peser de plus en plus lourd avec l'électrification, je suis sûre qu'on y reviendra.
00:55On va en parler lentement, oui.
00:56Et puis la construction, donc à la fois des bâtiments, des ouvrages, des routes,
01:00ceux dans 120 pays.
01:02Qu'est-ce qui rapporte le plus ?
01:04Alors, ça dépend ce qu'on regarde.
01:06En chiffre d'affaires, il y a des poids du corps qui sont assez relatifs.
01:09Le système des concessions fait qu'aujourd'hui,
01:13on a des temporalités sur les concessions de temps long.
01:17Et donc on a certains contrats qui arrivent dans la dernière phase de la concession
01:23et effectivement qui rapporte du résultat net.
01:25Après, tous les métiers du groupe ont fait des efforts ces dix dernières années
01:30pour, de façon très constante, donner plus de marge.
01:33Donc sur le côté, ça rapporte en résultat net.
01:36Effectivement, aujourd'hui, on a quand même un business très résilient
01:39et qui fonctionne bien avec cet équilibre de trois métiers.
01:42Avec un contexte qui est quand même très particulier,
01:44question d'actualité, la guerre au Proche-Orient,
01:47le blocage, quasi-blocage, il y a quelques bateaux qui passent,
01:49mais bon, du Détroit-Dormuz, ça va bientôt faire trois mois.
01:52Quelles conséquences ça a pour un groupe comme le vôtre ?
01:55Alors, je pense que d'abord, c'est compliqué d'être en temps de crise.
01:58Donc on pense à toutes les familles touchées.
02:00Voilà, on est en train d'enchaîner des guerres.
02:03Donc ce n'est pas simple.
02:05Je viens de citer le terme de résilient
02:06en parlant des revenus et du business.
02:08Et je pense qu'on tient ferme, je dirais, sur nos stratégies
02:13d'à la fois internationalisation
02:15et puis de combiner temps long avec ces métiers de concession
02:18dans les infrastructures de transport
02:19et de temps court dans la construction et l'aménagement.
02:22Donc on est globalement sereins
02:25parce que des crises, on a déjà connues.
02:27On en a d'autres et on tient le cap.
02:30On est un grand groupe.
02:32Je dirais que moi, spécifiquement sur l'environnement,
02:35ça veut dire qu'on a un petit coup de collier
02:36qui est mis sur l'électrification.
02:38Donc on a plutôt un alignement de planètes qui se fait
02:41à se dire, ok, on n'a plus de pétrole,
02:43il n'arrive pas pour X raisons
02:44et dont certaines dramatiques.
02:47Par contre, l'électrification est une solution
02:49et elle va dans le sens à la fois
02:51de l'indépendance énergétique de l'Europe
02:53et du bas carbone.
02:54Donc on a plutôt une porte ouverte.
02:56C'est ça, c'est une opportunité,
02:58on peut dire ça aussi, à saisir
02:59pour aller plus vite dans l'électrification.
03:01Mais quand même, si je prends la hausse des prix du kérosène,
03:05est-ce que ça provoque une baisse du trafic aérien
03:07et donc sur les aéroports dont on assiste à la concession,
03:10des conséquences ?
03:11Alors c'est des choses évidemment qu'on suit.
03:13Il n'y a pas d'impact majeur à date.
03:16C'est toujours très difficile de se prononcer
03:18sur combien de temps ça va durer, etc.
03:21Donc là, on subit comme tous l'incertitude
03:24liée à cette crise, liée à la hausse des prix,
03:26liée au fait que, oui, il y a un peu de perturbations marginales.
03:31Voilà, mais rien à voir avec le Covid, je dirais.
03:35On a appris à relativiser les crises
03:37parce qu'on les enchaîne, effectivement.
03:38Oui, c'est une manière de voir les choses
03:40et on se doute que, malheureusement,
03:44il risque d'en avoir d'autres sur différents niveaux.
03:46Alors, sur l'électrification, justement,
03:49on peut regarder, et là, malheureusement aussi,
03:52on a le regard ou le recul
03:56sur ce qui s'est passé au moment de l'invasion de l'Ukraine
03:59par la Russie, les conséquences,
04:01déjà sur la hausse des prix des hydrocarbures.
04:05Est-ce que vous avez vu déjà à ce moment-là
04:07une accélération de l'électrification
04:09et comment vous l'accompagnez ?
04:10Alors, à la fois, oui.
04:12C'est-à-dire que c'est plutôt une accélération
04:15où on se dit, en fait, plus on est dépendant
04:17de la manière dont les prix sont faits
04:19et donc de l'ensemble des fossiles,
04:23il y a quand même, même s'il y a eu des pics aussi
04:25sur le prix de l'électricité en 2022,
04:27donc, guerre en Ukraine, ça n'a pas été simple,
04:29justement, sur le côté prix de l'électricité.
04:32Après, quand on regarde sur des décennies, etc.,
04:35les statistiques historiques,
04:36l'électricité a quand même des prix plus stables
04:39qu'effectivement les aspects fossiles.
04:42Donc, on va dans le bon sens
04:43de dérisquer, quelque part, l'économie
04:45en électrifiant.
04:47Ça, c'est quand même un point important.
04:49Après, il ne faut pas le faire tout seul dans son coin.
04:51Donc, je pense que ce qu'on a vu aussi
04:52avec la guerre en Ukraine,
04:53c'est qu'on a intérêt à y aller
04:56en tant que secteur,
04:57et je pense notamment au métier de la construction.
05:00Heureusement qu'on était plusieurs majors européens
05:03à aller dans le même sens, au même endroit
05:06et sur l'électrification
05:07pour effectivement être capable,
05:09de façon un peu court-termiste,
05:10à un client d'expliquer,
05:11« Là, il y a une hausse parce que l'électricité
05:13est en train de gonfler
05:15à cause du gaz, etc. »
05:18Donc, c'est effectivement,
05:19ça fait partie de toutes les barrières
05:20aux changements
05:21avec des pics mensuels.
05:24Mais la tendance de fond,
05:25elle est bien là, en fait.
05:26La tendance de fond,
05:27elle est à l'électrification
05:28et il faut continuer
05:30à investir massivement là-dessus.
05:32Il faut se souvenir aussi
05:33que l'électrification,
05:34c'est une meilleure efficacité.
05:35Enfin, si je pense aux véhicules électriques,
05:37c'est aussi moins d'énergie consommée
05:39au kilomètre parcouru,
05:40c'est rentable à l'usage,
05:41c'est-à-dire que c'est moins cher à l'usage.
05:44Donc, il y a...
05:45Voilà.
05:46C'est l'ensemble d'un mécanisme économique
05:48qui fait que, en théorie,
05:50et quand on se projette sur le temps long
05:52avec le bon ROI,
05:53il y a des bons retours.
05:54Et puis, marginalement,
05:55de façon ponctuelle,
05:57il y a encore des petits freins
05:58à la mise en œuvre.
05:59Mais concrètement,
06:00à la dimension du groupe Vinci,
06:02qu'est-ce que ça signifie ?
06:03Qu'est-ce que vous avez modifié
06:05pour que la part de l'électricité
06:07soit plus importante dans vos usages ?
06:09Alors, je pense qu'on est resté
06:11très, très stable sur nos objectifs.
06:13Donc, il y a presque sept ans maintenant,
06:16enfin, fin d'année 2019,
06:17on lançait notre ambition environnementale
06:18avec des objectifs forts
06:20sur différents piliers,
06:21mais en termes d'énergie,
06:23ça va être concerné principalement
06:24par la réduction de nos émissions
06:25de gaz à effet de serre.
06:26et ça passe par l'électrification
06:29de nos propres usages,
06:31donc à commencer par les flottes de véhicules.
06:33Et ça, ça marche aussi pour,
06:35on va citer Vinci Autoroute,
06:37le trafic de nos usagers,
06:38donc comment on démultiplie
06:40les bornes de recharge électriques
06:41pour que nos usagers sur les autoroutes
06:43puissent aussi prendre leurs voitures.
06:44Ça, ça va vous permettre
06:45d'améliorer l'Hodscope 3, par exemple.
06:47Oui, tout à fait.
06:48En fait, c'est une contribution positive,
06:50je dirais,
06:51au fait d'électrifier les transports
06:53dans l'absolu,
06:54c'est ce qu'on va apporter.
06:55On est aujourd'hui à 55 bornes de recharge
06:57installées pour 100 kilomètres
06:58et ça fait trois ans
06:59qu'on a 100% de nos aires de service
07:01équipées de bornes de recharge.
07:03Et quand on dit équipées,
07:04ce n'est pas une,
07:04c'est un minimum six.
07:05Enfin, voilà,
07:05c'est les règles un peu internes
07:06qui ont été données.
07:08Donc ça, c'est un volet,
07:09c'est électrifier les usages
07:10et on peut appliquer chez nous,
07:13on peut proposer dans nos services
07:14et il y en a beaucoup.
07:15Pareil sur le bâtiment,
07:16pour parler des pompes à chaleur,
07:18l'efficacité énergétique des bâtiments
07:20parce que dans les services à l'énergie,
07:21c'est directement nos métiers.
07:22Donc ça, c'est un des premiers côtés.
07:25L'autre ensuite,
07:26c'est l'ensemble de la production d'énergie
07:28renouvelable et nucléaire
07:29et des infrastructures énergétiques.
07:31Et en fait, quelque part,
07:32sur ces trois leviers
07:32de la chaîne de valeur,
07:33on est présent,
07:35on est actif
07:36et donc on a effectivement
07:38des opportunités,
07:39encore beaucoup de transition
07:40et de transformation à faire.
07:41Alors, vous êtes directrice
07:42de l'environnement de Vinci
07:43depuis 2019,
07:46membre du COMEX
07:46depuis 2022.
07:49membre du COMEX,
07:50100% dédié à l'environnement.
07:51Qu'est-ce que ça change ?
07:52Pourquoi c'est important ?
07:53C'était surtout
07:54de la mise en cohérence,
07:55en fait,
07:55par rapport à l'ambition
07:57environnementale du groupe
07:58qui a été lancée
08:00avec la décision,
08:01je dirais,
08:01de me recruter
08:02et d'en faire déjà
08:02un poste à temps plein
08:04et d'identifier l'environnement
08:06un peu séparément
08:07du développement durable
08:07ou de façon vraiment
08:10intégrée au développement durable
08:11mais avec ce point de focus.
08:15Membre du COMEX,
08:16c'est de le mettre
08:16au bon endroit,
08:18en fait,
08:18je dirais,
08:18c'est une importance stratégique
08:20pour le groupe.
08:21J'ai un balayé
08:21des premiers sujets
08:22d'électrification
08:23qui sont directement
08:24dans la stratégie
08:24de développement du groupe.
08:26Donc, effectivement,
08:26c'est de le mettre
08:27à la bonne place là-dessus.
08:29Et puis,
08:30on est aussi
08:31un groupe multilocal.
08:32Donc, la mise en œuvre,
08:33elle se fait sur le terrain.
08:34Donc, quelque part,
08:35c'est de donner
08:36la bonne tonalité
08:38de la direction
08:38sur ces sujets-là.
08:40Encore une fois,
08:40le niveau d'importance
08:41du sujet,
08:42la manière
08:42dont on prend en compte
08:44le niveau d'ambition
08:45et l'implémentation,
08:46elle se fait
08:47sur chacun des projets,
08:49dans chacune des géographies
08:50avec une déclinaison
08:52adaptée à nos métiers.
08:53Vous avez senti la différence
08:54à partir du moment
08:55où vous êtes entrée
08:56au COMEX ?
08:57Oui.
08:59Oui.
08:59Pourquoi ?
09:00Parce que
09:02c'est déjà plus
09:03d'écoute,
09:05on va dire,
09:06en interne
09:06et en externe
09:07pour dire,
09:08encore une fois,
09:09aujourd'hui,
09:09le sujet n'est pas
09:10à côté.
09:11Ce n'est pas un truc
09:12qu'on fait en plus
09:13parce qu'il fallait le faire
09:15dans un exercice secondaire.
09:17Donc,
09:18il est cœur stratégie.
09:20Après,
09:21maintenant,
09:21ça fait quatre ans,
09:22c'est tellement intégré,
09:23je dirais,
09:24dans les présentations.
09:26Je pense que
09:27toute présentation,
09:28maintenant,
09:28d'une entité du groupe
09:29qui vient présenter
09:30à ses patrons
09:31un texte de l'environnement,
09:33tout comme,
09:34voilà,
09:35elle ne négligera jamais
09:36aucun sujet sociaux
09:37ou de sécurité,
09:38en fait.
09:38Donc,
09:39c'est devenu
09:40un réflexe,
09:41je pense,
09:42aidé effectivement
09:42par ce niveau
09:43de positionnement.
09:44Alors,
09:44je vais donner
09:44quelques chiffres
09:45sur les réductions
09:47d'émissions
09:48de CO2
09:49depuis 2018.
09:51Vous affichez
09:5226% de réduction
09:53sur les scopes 1
09:55et 2
09:55et un objectif
09:56de réduction
09:57de 40%
09:58en 2030.
10:00Est-ce que
10:00c'est plus compliqué,
10:01on va revenir
10:02sur les scopes 1 et 2
10:03après,
10:03mais est-ce que
10:03c'est plus compliqué
10:04justement sur le scope 3
10:05dont on parlait,
10:06c'est-à-dire sur les émissions
10:07indirectes ?
10:08Par exemple,
10:09si je prends
10:09les concessions,
10:10autoroutes
10:10ou aéroports,
10:12forcément,
10:13on sait que
10:14les avions,
10:14ils vont peut-être
10:15un jour
10:16avoir beaucoup plus
10:17de biocarburant
10:18dans leurs réservoirs,
10:20mais on en est encore
10:21un peu loin.
10:23Effectivement,
10:23alors moi,
10:23j'utilise beaucoup
10:24le vocabulaire
10:24de direct et indirect,
10:26c'est-à-dire
10:26ce qu'au 1 et 2,
10:26c'est vraiment
10:29l'énergie qu'on consomme,
10:30voilà,
10:30donc on a des leviers
10:31d'action
10:31qui sont pas tout à fait
10:33100% entre nos mains,
10:34mais quand même,
10:35on peut influencer,
10:36donc on avance
10:36à notre rythme,
10:37on va dire,
10:37sur ce sujet-là.
10:38Le scope 3,
10:39c'est effectivement
10:39nos chaînes de valeurs
10:40et puis l'usage
10:43des ouvrages
10:43et des autoroutes,
10:45des infrastructures
10:46qu'on opère,
10:47donc effectivement,
10:47c'est de l'indirect,
10:48on est en influence,
10:50on n'est pas le seul
10:50décisionnaire,
10:51on est nombreux,
10:52parce que le scope 3,
10:53on le partage,
10:55on est nombreux,
10:56il y a du multicompte,
10:57effectivement,
10:57donc c'est ça
10:58la première difficulté,
10:59c'est que les chiffres
11:00sont grands,
11:00on n'est pas tout seul,
11:01ça dépend de l'impulsion,
11:04je dirais,
11:04réglementaire,
11:05la disponibilité des techniques
11:06comme les SAF,
11:08donc les Sustainable Aviation Fuel,
11:09par exemple,
11:10sur l'aérien,
11:11le biocarbon pour l'aérien,
11:12cela dit,
11:13la trajectoire est là,
11:14donc c'est comment on oeuvre
11:15suffisamment en amont
11:16pour aider sur des technologies,
11:18si on revient sur les autoroutes,
11:20on est en train de tester
11:20sur l'A10
11:21de la recharge par induction,
11:23qui est une des technologies
11:25plutôt prometteuses
11:26pour recharger en roulant
11:27les poids lourds,
11:28alors les véhicules électriques
11:29légers aussi,
11:30mais voilà,
11:31donc on va mettre des billes
11:32dans l'innovation,
11:34l'AR&D,
11:34le test,
11:35pour se dire,
11:36est-ce que la techno
11:36est possible,
11:38il faudra encore
11:38une énorme impulsion
11:39pour nous donner
11:40les bonnes lignes
11:41sur le financement,
11:43etc.,
11:44et continuer dans cette voie.
11:45Ça veut dire que sur un projet
11:46comme celui-là,
11:47vous donnez l'impulsion,
11:49mais il faudra forcément
11:50des financements publics,
11:51il faudra forcément
11:52que d'autres grandes entreprises
11:55du secteur vous accompagnent,
11:56pour qu'on passe
11:57d'un test sur quelques kilomètres
11:59sur l'A10
12:00à des autoroutes
12:02où les poids lourds
12:03pourront se recharger.
12:04En fait,
12:05ce dont on a encore besoin,
12:06parce qu'il y a beaucoup
12:07de technologies
12:07qui sont déjà disponibles,
12:08il y a encore besoin
12:09d'innovation également,
12:10parce que la route
12:11est encore longue,
12:13mais il y a aussi
12:14beaucoup de choses disponibles
12:15et font un énorme
12:16coup d'accélérateur.
12:16Donc je dirais,
12:17la première des choses,
12:18on parle souvent
12:19beaucoup de financement
12:20parce que c'est difficile
12:20d'aligner,
12:22je dirais,
12:23les bons capitaux
12:24au bon endroit
12:25sur ces technologies,
12:26mais en réalité,
12:26c'est aussi de l'impulsion
12:28et de la visibilité
12:29réglementaire
12:30et sur les trajectoires.
12:31Et aujourd'hui,
12:32voilà,
12:32il y a une technologie,
12:34nous on y croit beaucoup
12:34sur l'induction,
12:35mais il y en a d'autres
12:36qui existent en parallèle,
12:37la Chine teste des choses,
12:39etc.
12:39Donc il nous faudra déjà
12:40le cadre qui dit
12:41ok,
12:42c'est par là qu'il faut aller.
12:43Et ensuite,
12:44je pense sur l'hydrogène,
12:45par exemple,
12:46on a été aux côtés
12:46d'autres groupes,
12:47parmi les fondateurs
12:49ou en tout cas
12:50les premiers
12:50à mettre
12:52dans un fonds
12:53qui s'appelle
12:53I-24 sur l'hydrogène
12:54avec Air Liquide
12:55et Total Energy.
12:56Donc il y a un moment donné,
12:57on a eu cette visibilité-là
12:58de l'hydrogène
12:59et on a dit
13:00ok,
13:00on met sur la table
13:01voilà,
13:03enfin 100 millions
13:05pour soutenir
13:06le développement
13:07de projets
13:08plutôt moyens,
13:08etc.
13:09sur ce pilier-là.
13:11Donc la capacité
13:11de financement,
13:12on va réussir
13:13à un moment donné
13:13à la lever,
13:14à la trouver,
13:15mais il faut lever
13:16ces voiles d'instabilité,
13:18on va dire.
13:18Choisir la solution technique
13:21la plus efficace.
13:22On va parler,
13:23on va ouvrir un chapitre
13:23consacré à la biodiversité
13:25et tiens,
13:26pour l'ouvrir,
13:26je vous propose d'écouter
13:27la question que Nathalie Alquet
13:29qui était à votre place
13:30il y a quelques jours,
13:31vice-présidente
13:31de développement durable
13:32de Danone,
13:32a choisi de vous poser.
13:33On l'écoute.
13:35Bonjour Isabelle,
13:36je voulais savoir
13:37la position de Vinci
13:38face à la rareté de l'eau
13:41et tous les problèmes
13:42en fait d'accès
13:43à l'eau de qualité
13:45qui se posent aujourd'hui.
13:46Merci.
13:47Est-ce que c'est devenu
13:49pour vous un risque,
13:50un risque climatique
13:51la question de l'eau ?
13:52Est-ce que vous l'intégrez
13:53comme ça ?
13:53Alors,
13:54en tout cas je pense
13:55que c'est comme ça
13:56qu'il faut l'intégrer
13:56dans les entreprises,
13:58c'est-à-dire que
13:59le principal sujet de l'eau
14:01c'est la continuité
14:02d'activité en fait.
14:03Donc le risque
14:04de perte d'exploitation
14:05et à des arrêts
14:06d'activité
14:08pour cause
14:09de manque d'eau
14:10et de restrictions
14:10d'usage.
14:11Un arrêté préceptoral
14:12qui va restreindre
14:13l'usage de l'eau.
14:14Donc on a aujourd'hui
14:16à date
14:17quelques épisodes
14:18avec des restrictions
14:19d'usage,
14:20ce n'est pas du tout
14:20encore majeur
14:21à l'échelle du groupe.
14:23Par contre,
14:23quand on regarde
14:23toutes les courbes
14:24et à peu près
14:25dans toutes les géographies
14:26du monde,
14:26il y a forcément
14:27un peu partout
14:28des périodes
14:29de l'année,
14:29des usages,
14:30etc.,
14:31sur lesquels on va avoir
14:31une augmentation
14:32de ces restrictions.
14:34Donc oui,
14:35c'est un sujet
14:35dont on s'empare.
14:38Ça veut dire que,
14:39alors,
14:39il faut rappeler
14:40que les métiers
14:41de l'eau,
14:41en fait,
14:42dans le groupe Vinci,
14:43c'est un peu aussi
14:44à l'origine
14:45de certains projets
14:45qu'on a pu faire,
14:46c'était à la fois
14:47sur l'électricité,
14:47d'ailleurs,
14:48avec des barrages hydrauliques
14:49et du coup,
14:49sur l'hydraulique,
14:50les métiers de l'eau.
14:51Aujourd'hui,
14:52c'est pas loin
14:52de 3 milliards
14:53d'euros de chiffre d'affaires.
14:54Donc finalement,
14:55c'est pas si petit
14:56à l'échelle du groupe
14:58ce qu'on va faire
14:58sur ces métiers
14:59d'infrastructure
14:59et on est persuadé
15:00que des infrastructures
15:01pour stocker l'eau,
15:03être capable
15:04de prendre l'eau
15:05plus à un endroit,
15:06la stocker,
15:06la réutiliser à un autre,
15:07il y a un rôle à faire
15:08sur, effectivement,
15:09ce sujet d'infrastructure
15:10qui est une partie
15:11de notre cœur business.
15:13Ensuite,
15:13c'est beaucoup de solutions
15:16de, je dirais,
15:18quotidiennes
15:18de comment on utilise,
15:20effectivement,
15:20on réutilise,
15:21par exemple,
15:21les eaux non conventionnelles,
15:22ce qu'on appelle
15:23la réhute,
15:24réutilisation des eaux
15:25non conventionnelles.
15:26On a un exemple
15:27à Faro,
15:28sur l'aéroport de Faro
15:29au sud du Portugal,
15:31sur lequel on utilise
15:33les eaux issues
15:33de la station d'épuration
15:34communale
15:36pour réutiliser
15:37dans les sanitaires
15:37de l'aéroport.
15:38Donc, quelque part,
15:39on a du traitement
15:40et on essaie
15:40d'être en boucle
15:41le plus fermé possible.
15:42On a un test en cours
15:44avec un système
15:46un peu similaire
15:46sur un chantier
15:49de Vinci Autoroute
15:50pour réutiliser
15:51dans les travaux
15:52de chantier
15:52de l'eau aussi
15:53qui n'était pas très loin
15:54à disposition
15:55issue d'une station
15:56d'épuration.
15:57Donc ça,
15:57c'est de l'économie
15:58d'eau potable.
15:59Par la réhute,
16:00c'est ce qu'on va faire.
16:00Bien sûr, bien sûr.
16:01Alors, d'ailleurs,
16:01les pays du sud de l'Europe
16:02sont beaucoup plus avancés
16:04que nous en la matière
16:06parce qu'ils ont été
16:07confrontés à la sécheresse
16:09avant nous.
16:09Ça veut dire
16:09que les solutions,
16:10on les connaît
16:10d'une certaine façon ?
16:12Alors, on a des solutions
16:14et voilà,
16:15il y a encore
16:16du traitement d'eau adapté,
16:18il y a des normes
16:18à faire évoluer
16:19pour être capable
16:19de réutiliser
16:20ces eaux non potables
16:21du coup.
16:24Et par contre,
16:24c'est majeur.
16:25C'est-à-dire que la vitesse
16:26à laquelle aujourd'hui,
16:27globalement,
16:28l'ensemble de l'économie
16:29des pouvoirs publics
16:30et des citoyens
16:30s'empare de la question,
16:32je pense qu'on risque
16:32d'être un peu trop souvent
16:33dépassés par ces événements.
16:35Alors, ça veut dire aussi
16:36qu'on travaille en collectif.
16:38Je préside la commission
16:39O2PE, par exemple,
16:40Entreprises pour Environnement
16:41et c'est une nouvelle commission
16:43qui a été créée
16:44depuis fin d'année dernière
16:45sur ces sujets-là
16:46spécifiquement.
16:47On peut se dire,
16:47voilà,
16:4860 et quelques entreprises
16:50membres,
16:50comment on réfléchit
16:51et particulièrement
16:52à cette question centrale
16:54de continuité d'activité
16:57et du rôle
16:58des entreprises
16:59de tout secteur
16:59d'apporter des solutions
17:00concrètes
17:01sur cette énorme problématique.
17:04Oui, effectivement.
17:05Alors, si on parle
17:05de biodiversité maintenant,
17:07est-ce que c'est plus compliqué
17:08à mesurer ?
17:10Alors, oui.
17:11Dans votre activité quotidienne,
17:12c'est-à-dire qu'à un moment
17:13où vous vous rendez des comptes
17:14sur les progrès
17:16en matière environnement
17:18de Bercy
17:18et sur la biodiversité,
17:21est-ce que les métriques
17:21ne sont pas là ?
17:22Alors, autant effectivement
17:23sur les émissions
17:24de gaz à effet de serre,
17:26on compte depuis plus de 30 ans
17:28à peu près de la même manière.
17:29Il y a ce jargon,
17:30ce copain de Troyes, etc.
17:31Donc, voilà,
17:32comme c'est des émissions
17:33qui contribuent au réchauffement global,
17:35il y a des normes internationales.
17:36La biodiversité,
17:37ce n'est pas le cas.
17:38Et la biodiversité,
17:39elle est très locale
17:40au sens où sur une autoroute,
17:42sur une carrière
17:42ou sur un chantier
17:44en pleine ville,
17:45on n'a pas du tout
17:46les mêmes enjeux,
17:47la même perception,
17:48les mêmes types d'actions
17:49à mettre en œuvre
17:50sur la biodiversité.
17:51Donc, on a plutôt
17:52nous donné une trajectoire
17:53en disant, voilà,
17:53il faut qu'on tend
17:54vers le zéro perte net.
17:56On ne sait pas très bien
17:56le définir,
17:57mais ce n'est pas grave.
17:57C'est la trajectoire
17:58qu'on se donne
17:58au niveau du groupe.
18:00Et allons-y vraiment
18:01sur le terrain,
18:02chacun dans ses activités,
18:03pour démultiplier les actions.
18:05Et on a commencé
18:06à en faire un bilan
18:07depuis l'année dernière,
18:08donc c'est encore assez récent,
18:09pour se dire,
18:09est-ce que déjà
18:10dans nos actions,
18:11il manque des choses ?
18:12Donc, vous avez rendu compte
18:13sur l'aspect plutôt
18:14chaîne de valeur,
18:15donc vis-à-vis des achats,
18:16il y avait des choses
18:16à renforcer,
18:17sur l'eau, par exemple.
18:19Et puis, après,
18:20c'est de se dire,
18:21il y a des actions
18:21qu'on met en œuvre en France,
18:23je ne sais pas,
18:23les autoroutes
18:24sur la continuité écologique,
18:25puisque si vous prenez
18:27l'autoroute,
18:27vous voyez des écoponds,
18:28qu'il y a des choses
18:29qui ont été faites
18:30depuis X années
18:31avec des suivis
18:32de la biodiversité, etc.,
18:33pour éviter la rupture
18:34de continuité écologique
18:36liée à cette infrastructure linéaire.
18:40Dans nos autoroutes,
18:41en dehors de France,
18:43là où c'est moins avancé,
18:45moins mature,
18:45comment on arrive
18:47pour déployer
18:48ce type de concept.
18:50Et ça passe,
18:51je dirais,
18:52là où c'est moins mature
18:52en termes d'indicateurs,
18:53ça veut dire
18:53qu'il faut se faire accompagner
18:57des bons scientifiques.
18:58Et donc,
18:59on a depuis plus de dix ans
19:00des partenariats
19:01avec, par exemple,
19:01le Muséum national
19:02d'histoire naturelle,
19:03je dirais,
19:04pour nous apprendre
19:05à savoir compter.
19:06Et donc,
19:06sur les carrières,
19:07c'est l'indice de qualité
19:08écologique,
19:09environnementale des carrières
19:10qui a été développé
19:11par des scientifiques
19:12pour se dire,
19:13voilà,
19:13comment on mesure
19:14les progrès
19:16?
19:16Voilà.
19:16Donc,
19:17quelque part,
19:17ce n'est pas un frein.
19:18Le fait de ne pas savoir
19:19bien compter
19:19ne doit surtout pas
19:20nous empêcher d'agir.
19:21Ça vous oblige
19:22à renoncer
19:23à une sorte d'objectif
19:24un peu général
19:26qu'on annonce
19:27et on va dire
19:28qu'on sera
19:28à moins temps
19:30en 2035.
19:31Voilà,
19:32ça,
19:32c'est plus possible
19:33en fait sur la biodiversité.
19:34Effectivement,
19:34c'est très difficile.
19:36On s'est engagé
19:37dans les objectifs
19:38Act for Nature
19:39international,
19:40reconnu par Business for Nature
19:41aussi à l'échelle
19:42là encore internationale.
19:44Et en fait,
19:44les plans d'action biodiversité,
19:46on les a fait volontairement
19:47court terme
19:47et en réduisant les pressions.
19:49Donc en fait,
19:50c'est très orienté action,
19:51c'est-à-dire on va réduire
19:53les consommations d'eau
19:54dans les zones de stress hydrique.
19:56Sur toute la partie concession,
19:57on a fait plus de 10%
19:58de réduction.
19:59On va réduire
20:01l'usage des phytosanitaires,
20:02donc les produits phytosanitaires
20:04et là encore,
20:05on réduit les quantités
20:06et on a,
20:07voilà,
20:08cet objectif de zéro phyto,
20:10etc.
20:10Donc c'est par la réduction
20:12des pressions,
20:13quitte à ne pas correctement
20:15mesurer l'impact réel
20:16sur les écosystèmes.
20:17Alors je vais vous citer,
20:18on va parler un peu
20:18du contexte général
20:21de backlash,
20:23de retour de bâton.
20:23Vous disiez à l'occasion
20:24d'un événement
20:25sur la géopolitique du climat,
20:27c'était il y a quelques semaines,
20:27fin janvier,
20:28ne passons pas à côté
20:29de la transformation silencieuse
20:31qui traverse l'agenda international.
20:32Les enjeux environnementaux
20:33ne sont plus un sujet à défendre,
20:34ils s'installent durablement
20:35au cœur de l'agenda économique mondial.
20:37Les équilibres géopolitiques bougent,
20:39derrière le climat,
20:39c'est la recomposition
20:40des chaînes de valeur mondiales
20:41qui se jouent.
20:42Vous dites,
20:42les enjeux environnementaux
20:44s'installent durablement
20:45au cœur de l'agenda économique mondial.
20:46Est-ce que ce n'est pas
20:47un peu optimiste quand même ?
20:48Ah mais j'aime garder
20:49ce côté optimiste.
20:50Moi aussi,
20:50j'adore être optimiste
20:51de partir du côté ensoleillé
20:53de la rue,
20:53mais quand même.
20:53En fait,
20:54je pense qu'à l'échelle internationale,
20:56c'est hyper compliqué,
20:58les COP ont du mal
20:59à atterrir,
21:01on va dire,
21:02notamment sur cette question
21:02de financement par exemple,
21:04et les COP garderont
21:06cet objectif
21:07d'avoir le plus petit
21:07dénominateur commun,
21:08donc finalement,
21:09il y a toujours un côté
21:09très déceptif.
21:11Mais quand je regarde
21:12l'agenda du G7
21:14qui parle d'indépendance énergétique,
21:16de criticité des matériaux,
21:17de réindustrialisation
21:18en mettant ces deux sujets-là
21:19au cœur,
21:20et de résilience,
21:21intégrant la résilience climatique,
21:23je me dis,
21:24ok,
21:24ce n'est pas bas carbone,
21:25ce n'est pas climat,
21:26ce n'est pas les mêmes mots,
21:27mais c'est bien à chaque fois
21:28des sujets qui lient
21:29environnement et économie.
21:31Et c'est ça qui me fait dire
21:32qu'on est sans doute
21:33en train d'être
21:34au début du rebond,
21:35c'est-à-dire juste après
21:37le retour de bâton,
21:38il y a encore des choses
21:38qui ne sont pas plagérées.
21:39Oui,
21:40parce qu'il y a encore
21:40des annonces régulières
21:41aux Etats-Unis
21:42ou des reculs
21:43au niveau européen aussi.
21:46Le Green Deal,
21:47le pacte vert,
21:47il est petit à petit
21:49des fricotsés.
21:50Dans la simplification
21:52réglementaire,
21:52effectivement.
21:53Mais il y a aussi
21:55cette obligation,
21:57je dirais,
21:57de recentrage
21:58sur ce qui compte
22:00vraiment
22:01d'un point de vue
22:02aussi économique,
22:03souveraineté,
22:03etc.,
22:04qui me donne
22:05cette note d'espoir
22:07un peu plus fort
22:08de dire
22:08qu'on est peut-être
22:08enfin en train
22:09de ne pas traiter
22:11l'environnement
22:11à côté et en plus,
22:13mais un peu plus
22:14lié à l'économie
22:16directement.
22:17C'est des enjeux
22:18de santé aussi,
22:18par exemple.
22:19Bien sûr,
22:19c'est lié.
22:20One Health,
22:21la santé de la planète
22:22et la santé des humains
22:24sont liés.
22:25Est-ce que ça veut dire
22:26que vous communiquez
22:28différemment aux Etats-Unis
22:29dans vos activités américaines,
22:31par exemple ?
22:31Alors oui,
22:32très clairement.
22:33Moi,
22:33depuis une grosse année
22:34avec le début du backlash,
22:35on va dire,
22:36on a dit
22:38que ce n'est pas très grave
22:39si on change de vocabulaire.
22:41Il faut se souvenir
22:42qu'il y a toute une partie
22:43de décarbonation
22:44qui est liée
22:44à de l'efficacité.
22:45Réduire les consommations,
22:46c'est réduire les factures.
22:47Donc on va parler
22:48d'efficacité.
22:50Sur notre béton
22:51bas carbone,
22:51c'est aussi une innovation.
22:52Sur les matériaux et autres,
22:53on va parler d'innovation.
22:55Donc effectivement,
22:55il y a ce côté
22:56qui est de changer
22:58un peu d'image,
22:59de marque,
23:00etc.
23:01Et très très vite,
23:02là où je garde
23:02cette dose
23:03quand on parle
23:04de souveraineté,
23:04quand on parle
23:05de santé,
23:05de One Health,
23:07etc.,
23:07on va toucher
23:08à d'autres cordes
23:09qui nous permettent,
23:10alors non pas de faire
23:11l'ensemble du chemin,
23:12ça ne veut pas dire
23:12que tout va être facile
23:13juste en changeant
23:13de vocabulaire,
23:14mais de faire en tout cas
23:16une partie du chemin
23:17pendant quelques années.
23:19Est-ce que ça en durera
23:193, 4, 5, 6, 10 ?
23:22Et suffisamment,
23:23sans doute pas,
23:23mais ça nous permet
23:24de passer ce cap
23:26quand même très compliqué.
23:27Je voudrais
23:28qu'on jette
23:29un coup d'œil
23:29au résultat net
23:30de Vinci,
23:32près de 5 milliards d'euros
23:33au 31 décembre 2025,
23:36plus 1%
23:37par rapport à 2024,
23:38et alors,
23:39ça aurait été
23:40plus 10%
23:41sans la surtaxe d'impôt
23:42sur les sociétés
23:42en France.
23:44Est-ce que ce sont
23:45des milliards
23:46qui ont aussi manqué
23:47à la transformation
23:48environnementale
23:49de Vinci ?
23:52Ça ne nous a absolument
23:54pas empêchés
23:54de maintenir le cap,
23:55je dirais,
23:56sur les activités.
23:58Après,
23:59je ne peux que souhaiter
23:59que ces milloirs
24:00soient mis aussi
24:01au profit
24:01de la transformation
24:03environnementale
24:03de la société,
24:04par les publics,
24:06etc.
24:07Parce que finalement,
24:08s'ils peuvent être utiles
24:09ailleurs,
24:10je suis prête,
24:11je dirais,
24:12à nous en faire
24:13une certaine raison
24:15et philosophie.
24:16Vous avez dit
24:17freiner certains
24:18de vos problèmes ?
24:18Non,
24:18on n'a rien freiné.
24:19Très franchement,
24:20on n'a rien freiné
24:22parce que c'est suffisamment
24:24ancré dans notre notion
24:25de performance globale
24:26de dire environnement,
24:28social et économique
24:29se nourrissent l'un l'autre
24:31et se font la courte échelle.
24:32Ce sont vraiment
24:32les mots de Pierre-Angeolras,
24:34notre directeur général.
24:36Et qu'en réalité,
24:37c'est arrivé à un moment
24:39où déjà,
24:40cinq bonnes années
24:41après le début
24:41de notre ambition,
24:42on a déjà vu
24:43la valeur créée
24:44pour nos équipes
24:45en attractivité,
24:46pour l'économie
24:47sur des sujets
24:48de retour sur investissement
24:49et à l'efficacité
24:50que je donnais
24:50et dans cette vision
24:51de temps long.
24:52Donc en fait,
24:53ce n'est pas
24:54le court terme économique.
24:56Non,
24:56on a plus à y gagner
24:57et à continuer
24:58qu'effectivement,
25:00sur le court terme
25:00à gérer notre marge nette
25:03fin de mois.
25:04Donc,
25:05on garde le cap.
25:06Ça veut dire
25:07qu'il faut le répéter souvent.
25:08Ça veut dire
25:08qu'il faut passer du temps
25:09à l'international
25:10dans les pays
25:11peut-être moins matures
25:12sur certains enjeux
25:14et qu'il faut réussir
25:15à prioriser
25:16dans l'ensemble
25:16de l'échiquier
25:17de l'environnement.
25:18On va faire plus
25:19de biodiversité
25:20en Colombie,
25:21par exemple,
25:21parce qu'ils ont accueilli
25:23la COP16
25:24au niveau mondial.
25:25C'est un sujet
25:26d'actualité
25:27que, effectivement,
25:28d'innovation
25:29sur des matériaux
25:30bas carbone,
25:31par exemple.
25:32Voilà.
25:32Donc il faut savoir,
25:33je dirais,
25:34réussir à prioriser
25:35pour maintenir le cap
25:36et on arrive
25:38à le maintenir.
25:38Merci beaucoup,
25:39Isabelle Spiégel
25:40et à bientôt
25:41sur Be Smart for Change.
25:42C'est l'heure tout de suite
25:43de notre rubrique Startup.
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