- il y a 1 heure
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.
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00:00On va maintenant en revenir sur les conséquences de cette guerre sur la politique française, c'est-à-dire sur
00:05les prix de l'essence, sur les carburants.
00:07Le prix est au plus haut, ça a augmenté au fil des semaines et Sébastien Lecornu, le Premier ministre, s
00:14'il peaufine son plan d'aide, le dit aussi, attention, ça s'inscrit dans la durée cette crise.
00:18— Malheureusement, cette géopolitique s'est installée dans le réservoir des Françaises et des Français. Et malheureusement, nous le voyons,
00:26sous une forme ou sous une autre, cela va durer.
00:30Il ne faut pas mentir aux Françaises et aux Français. Les guerres hybrides ou malheureusement les guerres plus directes vont
00:36se multiplier. Et donc évidemment, nous payons cash nos dépendances en la matière.
00:40Vous l'avez dit vous-même, à chaque crise, ce sont toujours les mêmes qui paient. C'est vrai.
00:46— Sébastien Lecornu, cette crise va durer. On va en discuter maintenant avec Charles Consigny, dans le Signe et Consigny.
00:53Bonsoir, Charles.
00:54— Bonsoir.
00:54— C'est avec Sabrina Roubache, ministre déléguée à l'enseignement, à la formation professionnelle et à l'apprentissage. Bonsoir,
00:59madame la ministre.
00:59— Bonsoir, bonsoir.
01:00— Mais je disais, de nouvelles aides à destination du secteur touché seront annoncées. Ce sera jeudi lors d'une
01:07conférence de presse. Donc on peaufine, on gagne du temps et on endort les Français, Charles Consigny.
01:13— En tout cas, on voit bien que Sébastien Lecornu est assez mal à l'aise sur cette histoire de
01:18carburant. Il choisit ses termes très précautionneusement.
01:23Il utilise des images. La crise s'est installée dans le réservoir des Français, etc. Bon. Tout ça masque, en
01:29fait, une impuissance et une incapacité.
01:33Une impuissance à agir parce qu'en fait, il n'a pas de vrai levier, si ce n'est la
01:37baisse des taxes. Et une incapacité parce qu'il refuse de baisser les taxes.
01:42Il est incapable de baisser les taxes.
01:44— On a tout dépensé, déjà.
01:45— J'ai étudié le sujet pour ce qui est de l'Europe. L'Italie, l'Espagne, le Portugal, l
01:52'Allemagne, la Suède, l'Irlande, la Hongrie, la Pologne, l'Autriche, la Croatie et la Roumanie
01:57ont baissé leurs taxes sur le prix du carburant. Donc en France, on est presque quasiment un dernier Mohican à
02:06refuser de le faire.
02:07Pourquoi on ne le fait pas ? Parce qu'on ne s'est dégagé aucune marge de manœuvre budgétaire. Qu
02:12'est-ce qui a fait qu'on ne s'est dégagé aucune marge de manœuvre budgétaire ?
02:15Précisément le fait qu'il fallait sauver le soldat Lecornu, lui-même chargé de sauver le soldat Macron et le
02:24général Macron en n'étant pas obligé de faire une nouvelle dissolution,
02:29une démission, etc. Donc bref, on a fait un budget socialiste. On a passé par-dessus bord la réforme des
02:35retraites.
02:35Tout ça a un coût. Et aujourd'hui, c'est ce coût-là qui est dans le réservoir des Français.
02:40C'est qu'il faut payer pour une incurie de ces dernières années
02:45qui fait qu'on ne peut pas baisser les taxes parce qu'on ne peut pas se priver des recettes
02:48fiscales, des taxes.
02:50Moi, c'est ça que je trouve assez coupable dans cette situation.
02:54Coupable, Lecornu ?
02:55Alors, évidemment, non. Une précision. Qui a fait le quoi qu'il en coûte en Europe ?
03:02Tous les pays que vous venez de citer, pas un seul a fait le quoi qu'il en coûte, à
03:06part la France.
03:06C'est marrant, leurs économies ne se sont pas écroulées.
03:09Ça, c'est aller demander, par exemple, à quelques Roumains, si vous vous intéressez vraiment au sujet,
03:15et aller voir l'état de ces pays-là en sortant du Covid.
03:20Nous, on a pris... C'était un choix, un choix politique, mais assumé.
03:23Et moi, évidemment, j'y étais favorable.
03:26Le quoi qu'il en coûte n'a pas été de l'argent qu'on a mis dans la poche
03:30de ceux, justement,
03:31qui, à l'époque, des gouvernements successifs, qui ont fait le quoi qu'il en coûte.
03:36C'était bien dans la poche des Français, des entreprises.
03:39Le chômage technique, il fallait bien le financer.
03:41Et, à un moment donné, se dire que tous les pays que vous venez de citer
03:45sont juste les pays qui n'ont jamais fait le quoi qu'il en coûte.
03:47Donc, qu'ils aient peut-être plus de marge de manœuvre, pourquoi pas.
03:49Je voudrais vérifier, madame la ministre, mais Allemagne...
03:52A fait le quoi qu'il en coûte ?
03:54Italie, Autriche...
03:55Ah oui, le quoi qu'il en coûte, tel que nous l'avons fait ?
03:57Non, mais ce n'est pas parce qu'ils n'ont pas fait n'importe quoi comme nous,
03:59avec l'argent public, que...
04:02Non, pas ça.
04:02Et puis, le quoi qu'il en coûte, il a bon dos.
04:04Non, vouloir sauver... Non, mais pas il a bon dos.
04:06La Pologne, c'est un pays qui repartient...
04:07En attendant, alors, je vais vous dire une chose.
04:09Je l'avais dit plusieurs fois, notamment quand j'étais sortie la dernière fois du gouvernement,
04:13et où je venais quelquefois sur vos plateaux, où je disais...
04:17Là, maintenant, on nous reproche des aides ciblées.
04:21Au même moment, ou au moment du quoi qu'il en coûte, justement,
04:24on nous demandait plus d'aide.
04:25Là, on demande exactement la même chose,
04:27mais les mêmes qui vous demanderont plus d'aide
04:29vous reprocheront d'avoir fait plus d'aide
04:31et peut-être d'avoir baissé les taxes,
04:33et vous retournerez dans le...
04:34Je pense que personne ne vous reprochera de baisser les taxes.
04:37Écoutez, le quoi qu'il en coûte, on nous avait dit ça,
04:39tout le monde nous l'a reproché.
04:39Il n'y a eu aucune baisse d'impôts pendant le quoi qu'il en coûte.
04:42Non, mais là, et après, il faut être...
04:44Non, mais franchement, 3 minutes, mais vraiment, 3 minutes, sérieux...
04:48Madame la ministre, on a peut-être trop dépensé à un moment donné,
04:51et là, on dépense peut-être pas assez.
04:53En tout cas, il y a beaucoup de Français
04:54qui sont interrogés par les instituts de sondage
04:56qui disent qu'il faut baisser les taxes.
04:57Alors, que dites-vous à ces Français ?
04:59On n'a plus les moyens, c'est ça ?
05:00Le Premier ministre prendra la parole jeudi.
05:03Ce que je sais, c'est en tout cas les aides ciblées,
05:05qui elles concernent.
05:06Oui, mais qui elles concernent les rouleurs...
05:09L'aide pour les gros rouleurs, elle n'est toujours pas en place.
05:10Ça va être 50 euros.
05:11On a pris des décisions en mars qui se voient en avril,
05:14et puis celles d'avril se voient en mai.
05:16Après, vous le savez, c'est pas...
05:18Oui, mais il suffit pas.
05:20Il n'y a même pas un plan aujourd'hui.
05:21Oui, mais on a quand même des administrations,
05:23il y a des règles, il y a des normes,
05:24il y a un peu de technicité, justement,
05:27à l'intérieur de nos administrations,
05:28pour pouvoir les mettre en place.
05:29Vous savez, je pense que personne autour de ce plateau,
05:32personne, ne se réjouit que le détroit d'Ormouz
05:34soit fermé, soit bloqué,
05:36et personne ne se réjouit de voir les prix baisser.
05:38Est-ce qu'on peut au moins s'accorder sur ça ?
05:40Et si vous, juste, je termine,
05:42et je vous rends la parole, et si vous,
05:44qui que ce soit, avez une solution magique,
05:47vous pensez vraiment que les gens sont suffisamment...
05:49Enfin, ne réfléchissent pas assez
05:50pour se dire, on a une solution magique,
05:52et puis on la sort.
05:53Vous savez, les réponses baguettes magiques,
05:55on l'a vu, ça n'existe pas.
05:57Ça existait, les gens s'en serviraient.
05:58On fait de la politique pour aider les autres.
06:00Vous êtes d'accord quand on s'engage en politique ?
06:02Mais vous, qui êtes pour la rigueur budgétaire,
06:03si on baisse ses taxes, on agrave le déficit.
06:05Moi, vous savez, j'avais dit...
06:07Non, mais moi, j'avais dit,
06:092023, je suis nommée aux politiques de la ville,
06:12d'accord, post-émeute.
06:13Ma première phrase a été,
06:14la politique du chéquier, c'est fini.
06:16Donc, moi, je suis plutôt de celle
06:18qui fait attention, très attention,
06:20avec l'argent public.
06:22Non, mais chaque euro,
06:23chaque euro, en tout cas,
06:24moi, je parle pour ce que j'ai fait
06:26quand j'étais aux politiques de la ville,
06:27et je me rappelle,
06:28je me rappelle, un, des attaques,
06:31et je me rappelle des insultes
06:32dont j'avais fait l'objet,
06:33parce que j'avais juste osé dire,
06:34post-émeute, la politique du chéquier,
06:36et c'est fini, l'argent public...
06:36Donc, il y a beaucoup d'hypocrite, ce que vous dites.
06:38Mais, parce que...
06:38Mais, vous savez,
06:40la réalité, c'est que
06:41tout le monde,
06:42on a tous envie d'aider,
06:43et on a tous envie de sortir de cette crise.
06:45Ne pas dire la vérité.
06:47Le chèque sans provision, c'est terminé.
06:49Cette crise qui risque de durer,
06:51pas de notre faite.
06:52Pas de notre faite.
06:53Les taxes, c'est quand même 60%
06:54du prix de ce qu'on paye à la pompe.
06:56Oui.
06:56Donc, ça, c'est bien
06:57une décision de l'État français.
06:59Oui, et ce qu'elles financent.
07:00Je veux dire, les taxes, après,
07:01financent beaucoup de choses.
07:01On est d'accord.
07:02D'autres modèles, oui.
07:03Moi, je réfute.
07:04Notamment, non.
07:04Oui, alors, Charles, vous, quand même,
07:05je ne comprends pas,
07:06parce que vous êtes pour la rigueur budgétaire,
07:07et là, vous dites,
07:08il faut baisser les taxes.
07:08Oui, mais, ça veut dire
07:09que ça aggrave les déficits.
07:10Il faut bien aller...
07:11Une baisse de taxes, ça se finance.
07:13Oui, monsieur.
07:13Par des économies, par...
07:15Je pense qu'une baisse de taxes
07:16à long terme réduit le déficit.
07:18Parce que je pense que...
07:19Ça redonne du pouvoir d'achat.
07:20C'est pas économique.
07:21Non, mais vraiment, je demande...
07:22Sur à peu près 3 000 ans d'histoire du monde.
07:25Non, mais sur à peu près 3 000 ans d'histoire du monde.
07:29Vous voyez, c'est empirique.
07:31Quand vous baissez les taxes,
07:33vous laissez aux gens le fruit de leur travail,
07:36et ils l'utilisent,
07:38et ça fait vivre l'économie.
07:40Quand vous augmentez...
07:41On finance notre modèle social.
07:43Madame la Christiane Bache, dans ce cas,
07:45donnez-moi un exemple
07:46d'un pays qui a dynamisé son économie
07:50en augmentant les impôts.
07:51On n'a pas augmenté.
07:52Non, mais attendez, là, on parle de taxes
07:54que vous voulez baisser.
07:55Non, parce qu'avec votre logique...
07:55Ou en maintenant ses impôts, si vous préférez.
07:58Écoutez, moi, j'en paye.
08:00Vous en avez créé des impôts.
08:02Donnez-moi un exemple d'un pays
08:03qui augmente...
08:04Rappelez-vous quand même
08:06que la suppression de l'ISF...
08:07Pareil, de l'ISF,
08:09et on va dans l'IFI,
08:10rappelez-vous des débats, en fait.
08:12Si c'était au système de dire
08:13que c'est empirique et que c'était un coup d'histoire
08:15pour pouvoir avoir une économie stable,
08:17pérenne, et créer de la richesse,
08:19franchement, ça se saurait.
08:20C'était pourtant ce que vous disiez,
08:22mais madame, je suis désolée.
08:23Ce que je veux dire, c'est que...
08:24Non, ce que je veux dire, c'est que...
08:25Vous oubliez le contexte...
08:27Non, mais vous oubliez le contexte général.
08:28Je peux répondre, parce que là,
08:29il faut un peu d'équilibre quand même.
08:31Bien sûr.
08:32Dans la liste de ces pays,
08:34la plupart ont une fiscalité
08:36qui est déjà inférieure à la fiscalité de la France.
08:37Pas le même modèle social, je le sais.
08:39Oui, merci.
08:39Non, mais il faut arrêter de nous bassiner
08:40avec notre modèle social.
08:41Oui, mais quand même !
08:42Il en est où, notre modèle social ?
08:43Non, non, c'est pas vrai, non !
08:44Justement, notre problème...
08:45Donc, c'est quoi ?
08:45C'est pour sauver le communisme
08:47qu'on ne baisse pas les taxes ?
08:48C'est ça l'idée.
08:49Arrêtez avec le modèle social.
08:52Justement, c'est ce qu'il faut réformer,
08:53le modèle social.
08:54Prenez un pays comme la Pologne,
08:56c'est un pays qui va bientôt
08:57nous dépasser la Pologne.
08:59Ils s'en foutent du modèle social en Pologne.
09:00Même nombre d'habitants ?
09:01Ils se sont remis à travailler par habitants.
09:04Ils vont nous dépasser, madame Agression.
09:06Est-ce que vous avez la même économie ?
09:07Écoutez, il n'y a pas si longtemps,
09:09on parlait du plombier polonais.
09:10Oui.
09:11Et on parlait du dumping
09:12avec le plombier polonais.
09:14Eh bien, dans moins de dix ans,
09:15les Polonais seront plus riches
09:16que les Français.
09:17Ah, c'est le plombier français
09:19qui est en Pologne ?
09:20Il marche bien le modèle social.
09:21Enfin, aux dernières nouvelles,
09:23la Pologne n'est pas la cité.
09:24Les Irlandais sont plus riches
09:27que les Français.
09:28Les Irlandais sont plus riches
09:29que les Français.
09:30Oui, mais vous comparez des pays
09:32qui n'ont pas la même économie,
09:33pas la même population,
09:35pas la même démographie,
09:36pas la même déprise démographique.
09:38Non, mais à fait,
09:39excusez-moi,
09:40on ne peut pas comparer tout
09:41et n'importe quoi.
09:41C'est un pays comparable, l'Allemagne.
09:43Il ne va pas très bien économiquement.
09:44Il ne va pas sur le modèle.
09:46Mais regardez ce qu'ils ont fait.
09:47Mais regardez sur le nucléaire.
09:48Ils ne crèvent pas dans la rue.
09:50Regardez ce qu'ils ont fait.
09:50Donc arrêtez les...
09:51Arrêtez par vous.
09:51Regardez ce qu'ils ont fait sur l'énergie.
09:53Vous prenez l'exemple de l'Allemagne.
09:55Mais ils ont fait que des conneries
09:55sur l'énergie.
09:56Voilà, merci.
09:57Bon, voilà.
09:58Les mêmes que Macron voulaient faire,
10:00c'est marrant.
10:00Excusez-moi.
10:01Les mêmes qu'il voulait faire sur le nucléaire.
10:02Mais il ne les a pas faits.
10:04Le nucléaire, aux dernières nouvelles,
10:05c'est le président de l'Allemagne.
10:06Je réfute.
10:06Je réfute.
10:07Non, les macronistes,
10:08vous avez commencé par vouloir fermer
10:0919 réacteurs nucléaires.
10:1114.
10:11Et vous avez fort heureusement
10:12été rattrapés par la réalité.
10:14Mais ce que je constate,
10:16moi, je réfute l'idée
10:17que baisser des taxes
10:18équivaut à augmenter des dépenses.
10:20Je ne suis pas d'accord.
10:21On va baisser un peu les recettes de l'État.
10:23C'est vrai.
10:24Il faudra baisser les dépenses
10:26de manière correspondante.
10:28Et je suis désolé,
10:28ce n'est pas en passant par perte et profit
10:30la seule réforme courageuse
10:31du deuxième quinquennat Macron
10:33qui était la réforme des retraites
10:34qu'on pourra baisser les dépenses.
10:36On paie le quoi qu'il en coûte
10:37pour sauver le corps nu.
10:38C'est tout.
10:39Justement, Madame la Ministre
10:40et Charles Consigny,
10:41si on regarde simplement à date,
10:43puisque c'est l'expression du moment,
10:44la croissance recule.
10:46L'inflation monte.
10:47Les prix de l'essence sont hauts.
10:49Le logement neuf
10:51est en crise historique.
10:54Le chômage remonte.
10:56Et on ne fait rien.
10:57On ne fait rien.
10:58C'est-à-dire que la France,
10:59d'ici 2027,
11:00ne sera pas réformée.
11:01Rien va ne se passer.
11:02Donc notre pays
11:04va tout doucement dégringoler
11:06pendant un an.
11:06Notre pays, notre pays.
11:08Pendant que le bloc central
11:08va chercher un candidat,
11:10un successeur à Emmanuel Macron.
11:11C'est pas ça.
11:11Vous savez,
11:12si vous pensez que la prochaine...
11:13C'est tout à fait ce qui va se passer.
11:14Non, mais si vous pensez
11:15que qui que ce soit puisse penser,
11:17en tout cas pas moi,
11:18que le fait de trouver ou pas
11:19un candidat pour la majorité présidentielle,
11:21c'est ce qui va être...
11:22Non, non, non.
11:23On ne peut pas laisser...
11:24Non, mais de toute façon,
11:26sur ça,
11:27je ne laisserai pas dire
11:28à peu près n'importe quoi.
11:30La réalité,
11:30c'est que c'est une crise
11:32au Moyen-Orient,
11:33encore une fois,
11:34une crise,
11:34une guerre
11:35que nous n'avons pas déclenchée.
11:36Je vous rappelle juste
11:37la position de notre pays,
11:39donc du président de la République
11:40et donc du Premier ministre.
11:40Le chômage qui remonte,
11:41ce n'est pas le Moyen-Orient.
11:42Oui, non,
11:43mais en fait,
11:44tout est lié.
11:45La réalité, par exemple,
11:46quand on parle du prix du pétrole,
11:50le pétrole,
11:50on le retrouve notamment aussi
11:51dans les métiers du BTP,
11:53mais même dans les matériaux du BTP.
11:54On n'a pas vu encore
11:55les conséquences de tout ça.
11:56Là, on parle...
11:56Justement, non,
11:57mais on parle d'une crise.
11:59On parle d'une crise.
12:00On parle d'une crise.
12:01Ce n'est pas le Moyen-Orient.
12:02Non, mais ça a été quoi,
12:04le déclencheur ?
12:04Non, mais le chômage
12:05qui est plus haut depuis 5 ans,
12:06ce n'est pas le Moyen-Orient,
12:07ce n'est pas depuis 2 mois.
12:08En fait, non,
12:08mais tout est lié.
12:09Quand vous construisez moins,
12:11il y a moins de gens qui travaillent.
12:12Mais voilà, excusez-moi.
12:13L'économie, ça se tient.
12:14On ne va pas faire de réformes.
12:15Non, mais ce n'est pas vrai.
12:16On avait dit la même chose en 2017
12:17quand on a baissé le chômage
12:19et moi, je me rappelle,
12:20pareil, encore une fois,
12:21des procès qui nous étaient faits
12:23en nous disant
12:24la politique de l'offre,
12:25ce n'est pas possible,
12:26vous êtes de grands libéraux.
12:27Enfin, moi,
12:28je n'avais pas vu grand monde
12:28en tout cas nous défendre.
12:29Mais la réalité,
12:30c'est que ce sont des politiques
12:32au long cours.
12:33Là, il y a une crise
12:35qui risque de durer.
12:38Oui, mais pas de manière...
12:42Alors, je vais vous dire,
12:42pas sous la pression.
12:44Et justement,
12:45parce qu'on a retenu...
12:46On a peut-être retenu...
12:47Vous la subissez, là ?
12:48Non, pas du tout.
12:49Quand vous êtes...
12:49Non, il y a des aides
12:50pour les grands rouleurs.
12:51Quand on baisse de 20 centimes
12:52l'essence, le GNR,
12:54par exemple, pour l'agriculture,
12:55je suis désolé,
12:56on ne peut pas dire
12:57qu'on ne fait rien.
12:57Ce n'est pas vrai.
12:58Et est-ce que vous pensez
12:59que qui que ce soit
13:00dans le gouvernement
13:01et même au-delà
13:02de chars consignés à moi,
13:04est-ce que vous pensez
13:04que qui que ce soit
13:05est super heureux
13:06de voir des prix qui mangent ?
13:09Non, mais les mois...
13:09Pardon, je suis désolé,
13:10mais ça fait deux fois
13:11que vous dites ça.
13:12Oui, mais c'est vrai.
13:13C'est pas le sujet
13:13que vous soyez très malheureux
13:14dans vos ministères.
13:15Non, je suis très heureuse
13:16dans vos ministères
13:16parce que j'ai des gens
13:17et je fais des vraies choses.
13:18Moi, je suis très heureuse.
13:19Et tous mes collègues
13:20sont très heureux.
13:21Sans vouloir faire de caricatures,
13:22je ne veux pas faire de caricatures,
13:24mais enfin...
13:25Non, vous m'épargnerez la caricature.
13:26Voilà, les ministères
13:27et tout ce qui va avec,
13:29ce n'est pas exactement
13:30la situation
13:31dans laquelle on est
13:31le plus malheureux.
13:33Donc, que vous soyez malheureux
13:34dans cette situation,
13:35c'est très bien,
13:35mais ça n'est pas le sujet.
13:35Je n'ai pas dit malheureux,
13:36est-ce que je viens de dire malheureux ?
13:37Non, mais on parle
13:37de s'occuper des gens, non !
13:39Oui, mais ce que je vous dis,
13:39je vois bien, madame la ministre.
13:41Quand même, on parle
13:41d'intérêt général,
13:42on parle de s'occuper des gens.
13:43Vous pensez qu'on est
13:43dans des ministères,
13:44pourquoi faire ?
13:44S'il vous plaît.
13:45Ce qui m'interpelle,
13:47c'est que c'est très bien
13:48cette spontanéité,
13:49cette idée que vous voulez
13:50vraiment aider les gens,
13:51etc.
13:51Ah, moi, je le fais.
13:52Mais si vous vouliez
13:53vraiment le faire,
13:54cette famille politique
13:55dont on ne comprend pas
13:57ce qu'elle cherche exactement,
13:58si ce n'est le pouvoir,
14:00si ce n'est justement
14:00les avantages des ministères
14:02et autres, etc.,
14:04eh bien, vous auriez pris
14:09des décisions
14:09qui auraient fait que,
14:11par exemple, là,
14:11il y a eu 30% de baisse
14:13de la consommation
14:14de carburant en France
14:15depuis le début de la crise.
14:16C'est colossal.
14:17Ça veut dire que
14:18beaucoup de gens
14:18sont obligés de s'organiser
14:20pour faire face
14:21à cette augmentation.
14:22Ça veut dire quoi ?
14:22Ça veut dire moins l'activité.
14:23Ça veut dire,
14:24d'abord, ça veut dire moins l'activité,
14:25etc.,
14:26mais ce que ça veut dire surtout,
14:27c'est que les Français
14:27sont pauvres.
14:28C'est que les Français
14:29ne peuvent pas payer
14:30ces prix trop élevés.
14:32Pourquoi le sont-ils ?
14:34Parce que, depuis 10 ans,
14:35ils ne se sont pas enrichis.
14:36Ils se sont même
14:37plutôt appauvris.
14:38Et je suis désolé,
14:39mais ça sonne un peu
14:40comme l'addition
14:41d'un double quinquennat
14:43qui, malheureusement,
14:44n'a pas réussi
14:45à faire repartir
14:46la machine économique.
14:47Pourquoi ?
14:47Parce que,
14:48vous le dites vous-même,
14:49vous vous accrochez
14:50au modèle social
14:52comme si c'était
14:52une espèce de graal.
14:54Moi, je pense que
14:55si on avait fait
14:55des vraies décisions...
14:57Non, mais en plus,
14:57c'est dommage
14:59que les autres
14:59ne soient pas comme vous.
15:00Non, si.
15:01Mais la situation politique
15:02a changé.
15:03Si on avait pris
15:04des vraies décisions...
15:04Mais vous voyez,
15:05c'est ce que dit Charles.
15:06Elles ne seront pas prises.
15:07Pourquoi ?
15:07Parce qu'il n'y a pas
15:08de majorité
15:08à l'Assemblée nationale.
15:10Attendez,
15:11ça, excusez-moi,
15:12c'est le résultat
15:12du vote des Français.
15:13Et la dissolution,
15:14aujourd'hui...
15:14Oui, mais le vote
15:15des Français.
15:16Et la dissolution
15:17que personne n'avait demandée.
15:19Moi, je suis quand même
15:20allée me bagarrer.
15:23Et ce que vous voyez
15:23à l'Assemblée nationale,
15:25et on se l'était dit
15:26plusieurs fois,
15:27n'est que le reflet
15:28de ce que les Français
15:29ont voté.
15:29Bien sûr.
15:30Mais sauf que là,
15:30maintenant,
15:31il ne va rien se passer
15:31parce qu'un,
15:32il n'y a pas de majorité,
15:34deux, dans un an
15:34c'est l'élection présidentielle,
15:35et le bloc central
15:39successeur à Emmanuel Macron
15:40et nous dire,
15:41attention d'un côté,
15:42ça va être la peste rouge
15:44avec Jean-Luc Mélenchon
15:45ou la peste brune
15:46avec Jordan Bardella
15:47et on va pousser
15:48le bloc central
15:49et trouver le candidat.
15:51Et ça va être que ça.
15:52C'est ça ?
15:53Non, non, non.
15:54La réalité,
15:56encore une fois...
15:57Ça va être la bataille
15:57Édouard Philippe
15:58sur qui va y aller.
15:59On est dans un système,
15:59vous le savez mieux que moi,
16:01parce que t'es un majoritaire,
16:02vous le savez.
16:02Vous savez très bien
16:03que notre 5ème République,
16:04pour ceux qui connaissent
16:05un peu nos institutions,
16:06sont basées
16:07sur une majorité.
16:09Nous n'avons pas
16:09de majorité.
16:10Donc ça s'appelle
16:11le dialogue et le consensus.
16:13Là où, à l'époque,
16:15peut-être,
16:15il y avait moins de dialogue,
16:16moins de consensus,
16:17parce que nous étions majoritaires,
16:18quand on en a fait,
16:19on nous a exactement reproché
16:20le contrat
16:21en nous disant
16:22ce que Chargoncini disait,
16:24c'est
16:24« Oui, mais vous vous êtes vendus,
16:26vous avez accepté ».
16:26Discuter,
16:27vous savez,
16:28discuter,
16:29trouver des accords,
16:31c'est probablement
16:32le plus grand message
16:33que les Français
16:34nous ont passé,
16:35notamment en 2024,
16:36quand ils ont voté.
16:38La France est représentée
16:39par ses élus.
16:40Je ne pense pas
16:41que les Français
16:42vous demandent
16:43de trouver des accords.
16:45Parce que les Français
16:45avaient demandé
16:46Sébastien Lecornu
16:46à Matignon.
16:48Je pense qu'ils sont tellement...
16:49Pas sympa.
16:50Non, mais...
16:50Non, mais je pose la question.
16:52Il n'y a pas de malice
16:53dans ma question.
16:53Non, il n'y a pas
16:54de mépris de ma part.
16:55Le Matignon,
16:55c'est censé être
16:56le représentant du vote.
16:57Il n'y a pas de mépris
16:58de ma part,
16:58simplement,
16:59il n'y a pas eu
17:00un plébiscite
17:01dans le pays
17:01pour le demander.
17:02Mais d'ailleurs...
17:02Il y a eu plusieurs
17:03premiers ministres
17:03d'ailleurs avant
17:04de trouver le monde.
17:04Mais d'ailleurs,
17:05il n'est pas,
17:05en tout cas au début,
17:06il n'a pas été rejeté
17:09particulièrement
17:09par les Français
17:10qui se disent
17:11« Bon, il fait comme il peut
17:12avec ce qu'il a ».
17:12En gros, c'est ça
17:13que les gens se disent.
17:15Je ne pense pas
17:16que les Français...
17:16Mais qu'il fait bien.
17:17Je pense que cette Assemblée,
17:19elle est le reflet
17:20d'un pays
17:20qui est très divisé
17:21maintenant,
17:22qui a beaucoup,
17:23beaucoup de mal
17:24à se rejoindre majoritairement
17:26sur un projet.
17:28Et je pense effectivement
17:29qu'on ne pourra pas
17:29continuer comme ça
17:30et qu'il faut,
17:31à mon sens,
17:32en finir
17:33avec cette histoire
17:34du Bloc Central.
17:35Non, mais Bloc Central...
17:36Pour vous,
17:37on est en train de vivre
17:37la fin du Bloc Central ?
17:38En tout cas,
17:39je pense...
17:39Non, mais je promets ça.
17:40Mieux que ça,
17:41je pense qu'il faut
17:41qu'on la vive.
17:42Je pense qu'il faut
17:43que ce soit la fin
17:45qu'on retrouve
17:46des antagonismes
17:47parce qu'il faut
17:48qu'on retrouve des projets.
17:49Vous ne pouvez pas
17:50arriver au bout de 10 ans
17:51en étant à la fois
17:52accroché au modèle social,
17:54accroché à la rigueur budgétaire,
17:56vous dites libérales
17:58et réformatrices.
17:59Voyez le mouvement
18:00que je fais,
18:01d'ailleurs, c'est ça.
18:02Mais en même temps...
18:02C'est pas ça que j'ai dit,
18:03moi, je suis une chef d'entreprise.
18:04C'est celui que vous avez...
18:05Charles, il y en a marre
18:06du en même temps.
18:07Oui, ça, j'ai...
18:07Mais il a tout...
18:08Au moins, il a été constant.
18:09On peut lui reconnaître
18:11une réconstance.
18:12Et je pense que la France,
18:15Mais je suis confiant
18:16sur l'idée
18:17qu'elle en prendra une
18:18l'année prochaine.
18:19Merci, madame la ministre.
18:19Je suis aussi confiante
18:20sur le gouvernement
18:21qui essaie de travailler,
18:23de faire ce qu'il peut.
18:24Merci.
18:24Croyez-moi, on n'est pas malheureux
18:25quand on sert les autres.
18:26Merci, madame la ministre.
18:27C'est ce que je fais
18:28comme avocat, vous savez.
18:29À demain.
18:30Chèrement.
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