- il y a 6 heures
- #midinews
Pierre de Vilno reçoit les acteurs de l'info du jour, nos experts et nos journalistes dans #MidiNews
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00:00Bonjour à tous et bienvenue dans Midi News. Le 14 février 2017, Emmanuel Macron, candidat à la présidentielle,
00:00:08regard juvénile d'un homme de 39 ans apparaissait à la télé algérienne.
00:00:12Sur le ton d'un jeune financier expliquant le passé de la France,
00:00:16comme on expliquerait les avantages et les inconvénients à boucler la signature d'un contrat entre un fonds d'investissement
00:00:20et une entreprise,
00:00:21Emmanuel Macron lâche cette phrase, la colonisation de l'Algérie c'est un crime contre l'humanité.
00:00:26Ce qu'on a depuis appelé la rente mémorielle, la France la traîne à ses dépens et l'Algérie en
00:00:31a profité pour surfer sur la vague.
00:00:33Mais comme on l'a blâmé, la perche était toute tendue.
00:00:36Depuis, la France tente de sauver la situation.
00:00:38Des gouvernements ont été envoyés, on se souvient du flop du voyage de Madame Borne, revenu bredouille.
00:00:44Alors le président a voulu frapper fort et a décidé de la marocanisation du Sahara occidental.
00:00:49Là, c'était le coup de grâce, l'Algérie ne répondait plus.
00:00:52Ensuite, plusieurs méthodes ont été employées.
00:00:54La douce de Jean-Noël Barraud, la forte de Bruno Retailleau en opposition au sein d'un même gouvernement.
00:01:01Embrayage et accélérateur ne font pas bon ménage simultanément, le moteur chauffe.
00:01:05Il y a eu les arrestations de Boilem Sansal et Christophe Gleize.
00:01:08Il y a eu les discours contradictoires de Laurent Nunez sur l'islam et le voile, encore dernièrement.
00:01:13Et puis il y a eu la reprise des voyages.
00:01:15Nunez, Rufo, Darmanin, la Trinité, Intérieur, Défense, Justice, Gérald Darmanin revient tout juste avec la prudence qui le caractérise.
00:01:24L'Algérie, dit-il, est un grand pays comme la France.
00:01:27L'opposition crie déjà à la naïveté.
00:01:29Et nous, que devons-nous croire ?
00:01:31La nouvelle page de coopération annoncée va-t-elle faire libérer Christophe Gleize ?
00:01:35Va-t-elle faire accroître le nombre des OQTF ?
00:01:38Normaliser les relations, enterrer la rente mémoriale, effacer la prétendue culpabilité des Français tout autant qu'ils sont ?
00:01:44Question posée dès le début de ce Midi News, juste après les dernières informations de Sommaya Labidi.
00:01:50Bonjour Sommaya.
00:01:50Bonjour Pierre et bonjour à tous.
00:01:52A la une, Emmanuel Macron demande au gouvernement d'accélérer la concertation sur la consigne des bouteilles pour réduire l
00:01:59'usage du plastique.
00:02:00Le président de la République en a également profité pour rappeler que la France paie 1,5 milliard d'euros
00:02:05de pénalités à l'Union Européenne
00:02:07pour non atteinte des taux de recyclage sur les plastiques.
00:02:11Les contribuables qui déclarent encore leur revenu au format papier n'ont plus que quelques heures pour envoyer leur formulaire
00:02:17au fisc.
00:02:18La date limite est fixée à ce soir minuit.
00:02:20Le cachet de la poste faisant foi, le cas contraire, vous vous exposez à des pénalités.
00:02:25Et puis à la lune de l'actualité internationale, Vladimir Poutine en Chine pour une visite d'Etat aux côtés
00:02:31de Xi Jinping.
00:02:33Soit quelques jours seulement après Donald Trump, environ 40 accords doivent être signés entre les deux pays.
00:02:39Une visite qui intervient alors que la Russie et le Bélarusse mènent depuis hier conjointement des exercices nucléaires.
00:02:45Merci Somaïa Labidi à tout à l'heure pour d'autres informations.
00:02:49Ils sont à table avec moi.
00:02:49Yvan Rioufouel, bonjour Yvan.
00:02:51Bonjour.
00:02:51Merci d'être avec nous.
00:02:52Jean-Christophe Couvy du syndicat Unité Police.
00:02:54Merci d'être là.
00:02:56Driss Ghali également, essayiste.
00:02:58On va parler dans cette première heure beaucoup du voyage de Gérald Darmanin en Algérie.
00:03:03Et commençons par rappeler que le Parlement algérien a voté à l'unanimité une loi mémorielle qui exige des excuses,
00:03:11des réparations à la France pour la colonisation entre 1830 et 1962.
00:03:16Dès 2017, souvenez-vous, Emmanuel Macron apparaissait à la télévision algérienne et parlait de cette colonisation comme d'un crime
00:03:24contre l'humanité.
00:03:25L'humanisation fait partie de l'histoire française.
00:03:28C'est un crime, c'est un crime contre l'humanité, c'est une vraie barbarie.
00:03:32Et ça fait partie de ce passé que nous devons regarder en face en présentant aussi nos excuses à l
00:03:38'égard de celles et ceux vers lesquels nous avons commis ces gestes.
00:03:40Et presque dix ans plus tard, avec effectivement, Yvan le disait pendant le sonore, c'était pas la même physionomie
00:03:49du président de la République, effectivement.
00:03:52Deux quinquennats, ça use, comme vous le disiez.
00:03:54Mais Gérald Darmanin trouvait important pour Emmanuel Macron de laisser la relation la plus saine possible avec l'Algérie.
00:04:02Gérald Darmanin, ministre de la Justice, invité ce matin de CNews.
00:04:05Le président de la République a une énorme expérience et il est respectueux en tout cas de ses ministres.
00:04:10Il m'a demandé d'agir en son nom, d'apporter des messages au président Tebboune, aux autorités algériennes, de
00:04:15confiance, de respect, de demande de respect réciproque et mutuel.
00:04:19Et en ce qui me concerne, m'occupant des affaires de l'État régalienne depuis maintenant quasiment dix ans, auprès
00:04:24du président de la République, de porter un certain nombre d'échanges, de secrets.
00:04:28C'est un dossier qu'il veut régler ou pas ?
00:04:30Je pense que c'est important pour le président de la République de laisser une relation la plus saine possible
00:04:35avec l'Algérie, bien évidemment.
00:04:37Il s'est beaucoup impliqué dans ce dossier.
00:04:39Il n'a pas toujours été payé de retour.
00:04:42Il y a peut-être eu de chaque côté des difficultés.
00:04:45Nous ne sommes pas là pour nous soumettre.
00:04:47L'Algérie n'est pas là pour se soumettre.
00:04:48C'est un pays indépendant.
00:04:49La France est un pays indépendant.
00:04:50On est là pour se respecter.
00:04:52La prudence de Gérald Darmanin, ministre de la Justice, ce matin sur nos antennes.
00:04:56Avec Yvan Riouffol, Jean-Christophe Couvi et Driss Ghali, nous accueillons Alexandre Delval.
00:05:00Bonjour, vous êtes géopolitologue.
00:05:02Merci de nous consacrer quelques instants.
00:05:05Comment est-ce que vous voyez cette reprise des relations entre la France et l'Algérie ?
00:05:12Il y a Ruffo qui a fait un acte, pas des paroles, mais un acte de repentance indivisue
00:05:21en participant à cette commémoration du massacre de Sétif.
00:05:25Ce qui est intéressant, c'est qu'elle a dit qu'il fallait parler de toutes les mémoires,
00:05:29mais on ne parle pas du massacre d'Oran lorsque presque 800 Français ont été massacrés
00:05:36juste avant l'indépendance de l'Algérie.
00:05:41Et donc, ça reste un peu déséquilibré.
00:05:44Et ça, ça a beaucoup plu au gouvernement algérien qu'il y ait un acte de repentance
00:05:50sur le sol algérien lui-même avec une représentante de la France.
00:05:53Tout cela a été bien sûr voulu par M. Macron.
00:05:56Et Darmanin, quant à lui, il joue une partition très habile.
00:06:00Il prépare en fait son adoubement.
00:06:02Il a été chercher un adoubement auprès de l'autocrate algérien au pouvoir.
00:06:09Et c'est assez réussi.
00:06:10Il a été reçu deux heures et demie, c'est sans précédent.
00:06:14Il a parlé de beaucoup de choses, mais je pense qu'il y a aussi un agenda personnel.
00:06:17Il se montre en chef d'État, capable de négocier.
00:06:20Il a taclé M. Rotaillot en disant que ceux qui ont parlé n'ont rien fait.
00:06:26Lui, il parle moins, mais il fait.
00:06:27Il obtient des résultats.
00:06:28Il a marqué des points énormes.
00:06:31Et en fait, cette dimension est très importante.
00:06:33Et M. Macron a parfaitement organisé tout cela.
00:06:36Et tout cela est voulu accepter par l'Élysée.
00:06:40Ce qui est dommage, c'est que Gleiss, on nous dit juste qu'il n'est pas mourant.
00:06:44Apparemment, il n'est pas trop torturé.
00:06:46Il ne va pas trop mal.
00:06:48On n'obtient pas grand-chose, en fait.
00:06:50En ce qui concerne les OPUTF, c'était M. Laurent Nouniez qui a obtenu ses concessions.
00:06:55Donc, ce n'est pas Darmanin.
00:06:56Mais Darmanin a su très habilement ramener tout à lui.
00:06:59Et en ce qui concerne la coopération judiciaire, effectivement, là, ça peut être intéressant.
00:07:04On obtient la venue de juges et de responsables du ministère de la Justice algérien pour les biens mal acquis
00:07:11par des Algériens qui, effectivement, ont détourné l'argent des contribuables algériens et devraient être traduits en justice.
00:07:19Ça, c'est peut-être un des points de coopération les plus concrets, les plus équitables qui pourraient être mis
00:07:24en œuvre ces jours-ci.
00:07:25Mais pour les OQTF, les Algériens, c'est les premiers en OQTF qui ne sont pas renvoyés parce que l
00:07:31'Algérie ne les accepte pas.
00:07:32On a quelques centaines d'OQTF en progrès sur 12 800 OQTF algériens qui ne sont pas exécutés.
00:07:41Donc, on est très, très loin d'une coopération équitable.
00:07:44Ça sera une question centrale à Alexandre Delval.
00:07:48Juste sur Christophe Glez, je me permets de rappeler que le ministre de la Justice, ce matin, a dit que
00:07:56le président Tebboune serait peut-être sensible au fait qu'il est un ressortissant français, certes,
00:08:03mais qu'il est surtout le fils de sa mère. Je me souviens de M. Darmanin insistant sur ce point
00:08:09-là, qu'il manque beaucoup à sa maman.
00:08:13Pour revenir à Bruno Rotaillot, alors j'allais dire le maboule de service parce qu'on se souvient effectivement de
00:08:18la polémique sur les maboules.
00:08:19Donc, le maboule de service Bruno Rotaillot, et bien sûr, c'est ironique dans ma voix, a tweeté ce matin
00:08:25qu'on était dans la preuve d'une incroyable naïveté face au régime algérien.
00:08:32Alors, est-ce que vous suivez Alexandre Delval, Bruno Rotaillot, qui pense qu'on se fait balader par l'Algérie
00:08:38?
00:08:39C'est un risque. Alors, je salue quand même l'intelligence, l'habilité de Darmanin et la nécessité de coopérer
00:08:45avec ce pays.
00:08:46Vous savez que les services algériens ont toujours très, très bien coopéré avec les services secrets français, notamment dans la
00:08:52lutte contre le terrorisme.
00:08:53Donc, il y a des choses intéressantes. Et contrairement à ce qu'on croit, les Algériens dans les pays du
00:08:59Maghreb sont ceux qui nous ont le plus aidés
00:09:01à lutter contre le djihadisme. Mais effectivement, la rente mémorielle ne va pas s'arrêter.
00:09:07Vous savez, les lois de la psychologie, on les connaît, il y a beaucoup d'experts sur la culpabilisation.
00:09:12Plus vous vous repentez, plus vous courbez les chines, plus vous regrettez, plus l'autre insiste sur ce point.
00:09:19Et moi, je pense qu'ils arrêteront le jour où on leur mettra en face de cela, parce que c
00:09:24'est leur droit d'essayer.
00:09:25Eh bien, les pirateries barbaresques, c'est à peu près 1,3 million de personnes qui ont été massacrées ou
00:09:31mises en esclavage ou torturées
00:09:33ou des femmes qui finissaient dans des harems. Quand on a pris Alger en 1830, Alger était en partie une
00:09:40réserve d'esclaves européens.
00:09:41Pendant cinq siècles, l'Algérie, mais aussi la Libye, mais aussi pratiquement tous les pays du Maghreb sous l'Empire
00:09:47ottoman ont prélevé des esclaves.
00:09:49C'était des traumatismes. C'est un véritable crime contre l'humanité. Donc, si on parle de toutes les mémoires,
00:09:55comme dit Mme Ruffo,
00:09:56eh bien, parlons des bilans de l'esclavage issu de la piraterie maghrébine et ottomane en Méditerranée, dont l'Algérie
00:10:04était une des bases absolument centrales.
00:10:07C'est parfaitement clair. Merci beaucoup, Alexandre Delval, le nouvel ordre mondial post-occidental, Yvan Riaufol.
00:10:13C'est vrai que pourquoi se limiter toujours à une rente mémorielle sélective ?
00:10:18Mais tout est déséquilibre dans les relations entre la France et l'Algérie. Il n'y a aucune réciprocité, ce
00:10:24qui devrait être le béabat d'une diplomatie,
00:10:26et d'ailleurs de tous les deals, si je puis dire, pour parler comme Donald Trump. Et en l'occurrence,
00:10:32effectivement, face à l'Algérie, la main de la France tremble.
00:10:36La main de la France tremble devant l'Algérie, comme elle tremble d'ailleurs plus généralement, me semble-t-il,
00:10:40devant tout le monde maintenant arabo-musulman,
00:10:42qui a également une forte diaspora, qui vote maintenant au cœur même de la France. Et donc la France est
00:10:48prisonnière, en quelque sorte,
00:10:49d'une sorte de grand mouvement sociologique, identitaire, culturel. Et outre cela, il y a effectivement cette haine de soi,
00:10:57cette culpabilisation effrénée, qui avait d'ailleurs fait que Darmanin lui-même, il y a quelques années,
00:11:05en Algérie, avait cru bon d'aller se recueillir devant le monument des martyrs, c'est-à-dire le monument
00:11:10des combattants
00:11:10du FLN, ceux qui avaient combattu la France sans voir quel était effectivement l'outrage de ce geste-là,
00:11:17en oubliant le sort des harkis, le sort des pieds noirs. Et là, il a encore rappelé ce matin, je
00:11:22l'ai entendu,
00:11:23que son grand-père était fusillé, un soldat algérien, et que lui-même porte Moussa comme second prénom.
00:11:32Et donc il a une filiation... – Ça, il ne l'a pas rappelé. – Non, il ne l'a
00:11:34pas rappelé, c'est moi qui l'a rappelé.
00:11:35Enfin, il a rappelé sa filiation algérienne. Et donc, pour essayer de faire comprendre qu'il y a une filiation
00:11:39affective,
00:11:40également, qui le lie avec l'Algérie, pourquoi pas ? Je ne mets pas du tout ça en question.
00:11:44Mais simplement, on voit que, alors que Bruno Retailleau prônait effectivement une rupture, en tout cas une position de fermeté,
00:11:52on voit qu'à nouveau, le ministre de la Justice... – Oui, mais vous voyez, le narratif aujourd'hui, c
00:11:57'est de dire la position
00:11:59qu'avait Retailleau, en l'occurrence, la politique de fermeté ne fonctionnait pas.
00:12:04– Mais là, on nous annonce une reprise des... – Mais là, elle ne fonctionne pas davantage,
00:12:07parce qu'il y avait un dossier sur lequel on attendait des solutions, c'était celui de l'extradition des
00:12:12gros bonnets
00:12:13de la DZ mafia. – Mais peut-être que c'est que le début, je ne sais pas.
00:12:16– En tout cas, il n'a rien annoncé ce matin. S'il avait annoncé quelque chose, il l'aurait
00:12:19dit, le connaissant.
00:12:20Or, les gros bonnets de la deuxième mafia, qui ébranlent quand même, non seulement Marseille et le sud de la
00:12:25France,
00:12:25mais qui ébranlent la démocratie française. La DZ mafia, pour l'instant, est protégée, de facto, par ce régime algérien
00:12:31dont on dit qu'il lutte contre le terrorisme islamiste. Je veux bien le croire, mais en tout cas, il
00:12:34ne lutte pas contre,
00:12:35pas efficacement en tout cas, contre le narcotrafic.
00:12:38– Des images quand même qui nous mettent en perspective celles du général de Gaulle. Nous sommes en mars 1962,
00:12:43et le général s'exprime sur la conclusion du cessez-le-feu en Algérie pour la population,
00:12:47pour que la population dispose de son destin.
00:12:50– Le soir même, à l'Évisée, le général de Gaulle pouvait annoncer aux foules françaises
00:12:55– La conclusion du cessez-le-feu en Algérie,
00:13:01les dispositions adoptées
00:13:03pour que les populations
00:13:06y disposent de leur destin.
00:13:10La perspective qui s'ouvre
00:13:13sur l'avènement
00:13:15d'une Algérie indépendante
00:13:17coopérant
00:13:18étroitement
00:13:20avec nous
00:13:22satisfont la raison
00:13:24de la force.
00:13:25Ce qui va être
00:13:27entrepris
00:13:28pour tirer
00:13:30d'une lutte déplorable
00:13:33les chances d'un avenir fécond
00:13:36est dû
00:13:37au peuple français,
00:13:39car c'est lui
00:13:40qui, par son bon sens,
00:13:44sa solidité,
00:13:47sa confiance,
00:13:50constamment témoigné
00:13:52à qui il porte la charge
00:13:53de conduire l'État
00:13:55et la nation,
00:13:57a permis que mûrissent,
00:14:00puis aboutissent
00:14:02la solution.
00:14:02– Voilà, solution suivie
00:14:05six ans plus tard
00:14:06par les accords de 1968
00:14:08accordant
00:14:09des facilités
00:14:11pour les Algériens,
00:14:12facilités,
00:14:13je veux dire,
00:14:13au détriment
00:14:14de tous autres
00:14:16étrangers
00:14:16extra-communautaires.
00:14:17– Une exception algérienne,
00:14:18et vous avez,
00:14:19par rapport au Maroc,
00:14:21ou à la Tunisie,
00:14:21une exception algérienne
00:14:22d'une facilité d'installation
00:14:23pour les étudiants,
00:14:24les commerçants,
00:14:25les professions libérales,
00:14:27même pour le regroupement familial,
00:14:28même pour l'adoption.
00:14:29Et vous avez très bien fait,
00:14:31vraiment,
00:14:31je félicite le fait
00:14:32de citer De Gaulle
00:14:33parce que c'est
00:14:34l'origine du mal.
00:14:35Ça a mal commencé là.
00:14:37– Lors de ce discours ?
00:14:38– Non, non, non,
00:14:39parce que De Gaulle,
00:14:41dès De Gaulle,
00:14:43dès la fin de la guerre d'Algérie
00:14:44et les années 60…
00:14:45– Parce que je ne peux pas vous dire
00:14:46De Gaulle,
00:14:46c'est l'origine du mal.
00:14:47– Oui, oui.
00:14:47– Vous prenez bien,
00:14:48j'attends juste la fin de la phrase.
00:14:50– Disons que sous De Gaulle,
00:14:52sous De Gaulle,
00:14:53a commencé la sortie de route
00:14:55de la relation franco-algérienne.
00:14:57Elle est devenue pathologique,
00:14:58toxique à ce moment-là.
00:14:59– Mais la faute à qui ?
00:15:00– La faute à De Gaulle.
00:15:01– La faute à De Gaulle parce que…
00:15:03– La faute à De Gaulle
00:15:03parce que De Gaulle,
00:15:05il a promis à la France
00:15:06un divorce avec l'Algérie.
00:15:07Il a dit qu'on était débarrassés.
00:15:09Il a dit dans son conseil des ministres.
00:15:10Mais au fait,
00:15:11dès 1963-1964,
00:15:13il a commencé à donner de l'argent
00:15:15à l'Algérie
00:15:15pour qu'elle bouxait fin de mois
00:15:16parce qu'il n'y avait plus
00:15:17de ministres des Finances
00:15:18et plus de tout ça.
00:15:19Il a largement aidé
00:15:20le gouvernement algérien.
00:15:22Il a commencé à accepter
00:15:23des quotas de migrants très vite
00:15:25dès 1964-1965
00:15:26et il a fait la cote de 1968
00:15:29qui nous a ramenés
00:15:30à une relation symbiotique
00:15:32un cordon ombilical.
00:15:33C'est De Gaulle
00:15:34qui a rebranché
00:15:34le cordon ombilical
00:15:35avec l'Algérie
00:15:37et j'irai un peu plus loin,
00:15:39c'est que De Gaulle,
00:15:40bon, il est parti trop vite
00:15:41parce que lui,
00:15:42il voulait rester un peu plus tard.
00:15:43Peut-être qu'il l'aurait fait
00:15:43après 70 s'il était resté.
00:15:46Il n'a pas réhabilité
00:15:47les grands Français
00:15:48qui ont défendu la France
00:15:50pendant le guerre d'Algérie.
00:15:51Donc la gauche,
00:15:51quand elle est arrivée,
00:15:53elle a dit tous fascistes
00:15:54et l'Algérie a raison.
00:15:55Et tous les Français,
00:15:56Elit Samar,
00:15:57qui se sont certes trompés
00:15:58parce qu'ils se sont retournés
00:15:59contre la République,
00:16:00mais qui ont défendu
00:16:00les musulmans d'Algérie
00:16:01qu'on appelle les harkis
00:16:03à titre abusif
00:16:04ou les pieds noirs
00:16:05qui ont été complètement abandonnés
00:16:06par De Gaulle,
00:16:07il n'y a pas eu de réhabitation
00:16:08de cette guerre d'Algérie
00:16:10et on a donné à la gauche
00:16:11et à l'Algérie et FNN
00:16:13un terrain complètement stérilisé
00:16:15où il y avait les gentils,
00:16:17c'est-à-dire la gauche,
00:16:17Mitterrand et FNN
00:16:18et les méchants,
00:16:19les Français.
00:16:20Mais on avait besoin
00:16:21de main-d'oeuvre aussi
00:16:22en France
00:16:22dans les années,
00:16:23fin des années 60
00:16:24et début 70.
00:16:28C'est un argument économique.
00:16:29Très bien, excellent.
00:16:31Je crois que c'est excellent
00:16:32mais en tout cas,
00:16:32c'est un fait.
00:16:33C'est un fait
00:16:34qu'il faut vraiment
00:16:35qu'on démentèle.
00:16:38Je cite Jacques Marseille,
00:16:40Daniel Lefeuvre,
00:16:41repris par l'excellent livre
00:16:42de Pierre Vermeuren
00:16:42qui s'appelle
00:16:43L'Algérie,
00:16:44relation pathologique.
00:16:44Que l'on va voir
00:16:45dans quelques instants
00:16:46au téléphone
00:16:46parce qu'il est entre deux trains
00:16:47mais il nous fait l'amabilité
00:16:48d'être là dans quelques instants.
00:16:49Je fais la pub
00:16:51parce que c'est excellent
00:16:52parce que le patronat français
00:16:53ne voulait pas
00:16:54des travailleurs algériens
00:16:55ni Maghreb en général.
00:16:56Il voulait des travailleurs
00:16:58portugais, polonais, espagnols,
00:17:00italiens
00:17:00pour des raisons
00:17:01de complémentarité culturelle
00:17:02etc.
00:17:03C'est la préfecture de police de Paris.
00:17:04Culturelle et religieuse.
00:17:05Religieuse évidemment.
00:17:07C'est la préfecture de police de Paris,
00:17:08c'est l'État français,
00:17:09le ministre du Travail
00:17:10qui a obligé le patronat français
00:17:11il leur a dit
00:17:12non vous prenez des Algériens.
00:17:13Durant la colonisation
00:17:14et juste après.
00:17:16Donc effectivement
00:17:17la France a besoin de bras
00:17:17nous avions de la croissance.
00:17:19Donc là on est encore déjà
00:17:20on est déjà plutôt
00:17:21dans la rente mémorielle
00:17:23de on sort de la colonisation
00:17:25donc c'est une forme de compensation
00:17:27pour ceux qui voudraient
00:17:28connaître une vie en France.
00:17:30Je suis très content
00:17:30de la manière
00:17:31où vous posez la question
00:17:32parce que là on arrive
00:17:33au fond du chose.
00:17:34De Gaulle
00:17:34c'est pas un traître.
00:17:35De Gaulle
00:17:36pourquoi il a voulu aider l'Algérie ?
00:17:37Parce qu'il s'est dit
00:17:38d'abord il s'est dit
00:17:40la guerre était terrible
00:17:41il faut quand même
00:17:41qu'on aide le nouveau pouvoir
00:17:42parce que
00:17:45il faut l'idée
00:17:45la deuxième chose
00:17:46c'est qu'on était
00:17:47concurrencé par qui ?
00:17:48La Chine, la Russie
00:17:50et les Yankees
00:17:50et les Américains
00:17:51qui voulaient le pétrole.
00:17:52Les Yankees
00:17:52ont chassé la France d'Algérie
00:17:53ils ont formé des ingénieurs
00:17:54de pétrole pour les félènes.
00:17:56Donc De Gaulle
00:17:56il a dit
00:17:57il faut quand même
00:17:58qu'on aide ce gouvernement là
00:17:59parce que sinon
00:18:00on sera remplacé par les
00:18:01on était en pleine guerre froide
00:18:02donc De Gaulle
00:18:03il a quand même bien joué le truc.
00:18:04Et troisième point
00:18:05on a donné l'indépendance
00:18:06à l'Algérie
00:18:07il fallait la donner
00:18:07évidemment
00:18:08je ne dis pas
00:18:09mais De Gaulle voulait garder
00:18:10le Sahara
00:18:11en tout cas des bases au Sahara
00:18:13la dernière base
00:18:14française au Sahara
00:18:14c'est 78
00:18:16il n'a fausse quelque chose
00:18:17comme ça
00:18:18une base d'essai biologique
00:18:19donc De Gaulle
00:18:21a fait ce qu'il a pu
00:18:22moi je le critique facilement
00:18:23aujourd'hui avec 60 ans de recul
00:18:25mais c'est très important
00:18:26ce que vous dites là
00:18:26parce que
00:18:28est né là
00:18:29dans les années 60
00:18:30les germes
00:18:31alors De Gaulle au moins
00:18:32on ne pouvait pas
00:18:33la lui faire
00:18:34parce qu'il connaissait la guerre
00:18:35Macron, Darmanin
00:18:36ils n'ont pas la culture
00:18:37la profondeur
00:18:38quand même d'un Mitterrand
00:18:39donc les Algériens
00:18:40enfin le régime
00:18:41ils les enfument
00:18:42parce qu'il leur parle
00:18:43de sétif
00:18:44mais ils ne connaissent pas
00:18:45le nombre de pays noirs
00:18:46qui ont eu le sourire cabile
00:18:47à cause du FLN
00:18:48donc effectivement
00:18:49là on est manipulé
00:18:50comme des
00:18:50c'est la naïveté
00:18:52que relève Bruno Retailleau
00:18:53naïveté plus ignorance
00:18:55que vous confirmez
00:18:57que pour les ignorants
00:18:58parce que si on connait
00:18:58la guerre vraiment
00:18:59c'est vrai que quand on voit
00:19:01et c'est ce que je disais
00:19:01un peu en introduction
00:19:02mais quand on voit
00:19:03Emmanuel Macron
00:19:04en ce 14 février 2017
00:19:06et on sait
00:19:07l'appétence du président
00:19:08de la République
00:19:09pour l'histoire
00:19:10pour l'histoire de France
00:19:12on ne sait pas trop
00:19:14s'il connait quand même
00:19:14les tenants
00:19:15et les aboutisants
00:19:16de ce sujet algérien
00:19:18je ne sais pas
00:19:19mais en tout cas
00:19:20je rebondis
00:19:20sur la démonstration
00:19:22que je peux partager
00:19:23en partie
00:19:24en effet
00:19:24parce qu'il y a
00:19:25une contradiction
00:19:25dans la politique
00:19:26de Gaulle
00:19:27c'est à dire
00:19:28qu'il a bien vu
00:19:28effectivement
00:19:29qu'il y avait
00:19:29une incompatibilité
00:19:31de civilisation
00:19:32il le dit
00:19:33dans les mémoires
00:19:33de Perfit
00:19:34il ne voulait pas
00:19:35que les deux églises
00:19:36deviennent
00:19:37Colombais les deux mosquées
00:19:38il comparait
00:19:39l'islam
00:19:39à l'occident
00:19:40à l'huile
00:19:40et au vinaigre
00:19:42c'est à dire
00:19:42des cultures
00:19:43qui ne se mélangent pas
00:19:44donc il avait fait
00:19:44cette analyse
00:19:45d'un divorce nécessaire
00:19:46et là-dessus
00:19:47je pense qu'il avait raison
00:19:48on pense qu'une Algérie française
00:19:50était une Algérie
00:19:51qui aurait fait
00:19:51que la France
00:19:52devienne algérienne
00:19:54mais au bout du compte
00:19:55c'est bien ce qui est en train
00:19:55de se passer
00:19:56parce que
00:19:56et c'est là la contradiction
00:19:58c'est qu'en même temps
00:19:59il a joué ce jeu
00:20:00d'abord pervers
00:20:00d'abandonner les pieds noirs
00:20:02à leur sort
00:20:02ils ont eu quelques mois
00:20:03pour faire leur valise
00:20:04alors que les accords déviants
00:20:07avaient promis
00:20:08leur protection
00:20:09exactement
00:20:09il s'est conduit
00:20:10il s'est conduit
00:20:11d'une manière lamentable
00:20:12et honteuse
00:20:13avec les harkis
00:20:13est-il besoin de le rappeler
00:20:15où les harkis
00:20:15ont été laissés à leur sort
00:20:16parce que vu comme traître
00:20:18par les FLN
00:20:19et la France porte la honte
00:20:21du sort des harkis
00:20:22et en plus
00:20:23voilà une repentance à faire
00:20:24voilà
00:20:24et en plus
00:20:26il a avalisé
00:20:27effectivement
00:20:27l'exigence
00:20:28du patronat
00:20:29de l'époque
00:20:29qui était d'avoir
00:20:31une immigration
00:20:32au bon marché
00:20:32et qui effectivement
00:20:33a été privilégiée
00:20:34avec cette immigration
00:20:35algérienne
00:20:36alors qu'on aurait pu
00:20:36prendre une immigration
00:20:37européenne
00:20:37donc effectivement
00:20:38le procès qui est fait
00:20:40à De Gaulle
00:20:40est un procès
00:20:41qui doit être équilibré
00:20:42mais qui ne manque pas
00:20:43d'argument
00:20:43de ce point de vue là
00:20:44en tout cas
00:20:45il y avait des enjeux
00:20:46géopolitiques aussi
00:20:47à l'époque
00:20:47effectivement
00:20:47c'était la guerre froide
00:20:48et la grande crainte
00:20:49de l'époque
00:20:50quand on aime l'histoire
00:20:51et qu'on regarde un peu
00:20:51c'était que l'Algérie
00:20:54qu'on est en gros
00:20:55un premier état russe
00:20:56en Afrique
00:20:57juste en face de Marseille
00:20:58et ça à l'époque
00:20:59tout le monde tremblait
00:21:00et donc il fallait aussi
00:21:01montrer qu'il y avait
00:21:02toujours ces accords
00:21:03et ce lien ombilical
00:21:04qu'on n'a pas coupé
00:21:05maintenant
00:21:05moi je suis né en 71
00:21:08est-ce que je dois porter
00:21:09toute ma vie
00:21:11ma génération
00:21:12mes enfants etc
00:21:13des choses qui sont passées
00:21:15à une certaine époque
00:21:16et aujourd'hui
00:21:17je pense qu'il faut grandir
00:21:17est-ce que vous devez porter
00:21:18la rente mémorielle
00:21:19est-ce que vos enfants
00:21:20doivent le faire
00:21:20si vous voulez aller par là
00:21:22alors les Italiens
00:21:22ont tué Vercingétorix
00:21:24est-ce qu'on l'en fait
00:21:25Grief
00:21:26est-ce qu'il y a
00:21:27une rente mémorielle
00:21:27Jeanne d'Arc
00:21:28c'est les Anglais
00:21:29est-ce qu'on l'en fait
00:21:29une rente mémorielle
00:21:30à un moment donné
00:21:31il faut passer à autre chose
00:21:31et grandir
00:21:32et je pense d'ailleurs
00:21:33regarder ce qui s'est passé
00:21:34en Indochine
00:21:36l'Indochine
00:21:36on a tourné la page
00:21:37on a reconstruit derrière
00:21:38et voilà
00:21:39à un moment donné
00:21:39il faut aussi un peu
00:21:41arrêter toujours
00:21:41de regarder les rétroviseurs
00:21:43se projeter un peu
00:21:44sur l'avenir
00:21:44et essayer de construire
00:21:46et d'ailleurs
00:21:46je me fais la réflexion
00:21:47s'il y a beaucoup
00:21:48de personnes
00:21:49d'origine algérienne
00:21:50qui viennent encore en France
00:21:51aujourd'hui
00:21:52c'est quand même
00:21:53c'est qu'ils savent très bien
00:21:54qu'on n'est pas des bourreaux
00:21:55voilà
00:21:55et qu'à un moment donné
00:21:57il y a aussi
00:21:57un plan de vie
00:21:59où on peut les accueillir
00:22:01ils peuvent venir
00:22:01et travailler
00:22:02bien sûr
00:22:03les délinquants
00:22:03et là je suis le premier
00:22:04à le dire
00:22:04parce que les centres
00:22:05de rétention administratifs
00:22:07c'est à 30 à 40%
00:22:08occupés
00:22:08par des ressortissants algériens
00:22:10ceux-là
00:22:10ils doivent repartir
00:22:11c'est des troubles
00:22:11à l'ordre public
00:22:12ils n'ont pas leur place
00:22:13sur le territoire
00:22:13c'est la question centrale
00:22:14une des questions centrales
00:22:15de ce déplacement
00:22:16de Gérald Darmanin
00:22:17on en parlera
00:22:18avec Sabrina Birlin-Bouillet
00:22:20notamment sur les demandes
00:22:22des OQTF
00:22:22on parlera de la libération
00:22:25que l'on souhaite tous
00:22:26de Christophe Gleize
00:22:27et dans un instant
00:22:28après une première pause
00:22:29nous accueillerons
00:22:30l'historien Pierre Vermeuren
00:22:32justement
00:22:32qui signe un dernier livre
00:22:33sur l'Algérie
00:22:35et on reparlera justement
00:22:36de cette question
00:22:37de la rente mémorielle
00:22:38à tout de suite
00:22:38sur CNews
00:22:42un instant dans Midi News
00:22:43nous accueillons
00:22:44l'historien Pierre Vermeuren
00:22:46pour parler de l'Algérie
00:22:47mais d'abord
00:22:47les toutes dernières informations
00:22:48Somaïa Lavidi
00:22:49le projet de loi
00:22:50d'urgence agricole
00:22:51réponse du gouvernement
00:22:52à la colère du secteur
00:22:54l'hiver dernier
00:22:55est examiné
00:22:55à partir d'aujourd'hui
00:22:56à l'Assemblée nationale
00:22:57des débats
00:22:58qui promettent
00:22:59un examen
00:23:01pardon
00:23:01qui promettent
00:23:02de longs débats
00:23:02autant de vues
00:23:03autour des questions
00:23:04du stockage de l'eau
00:23:05des pesticides
00:23:05ou encore
00:23:06de l'élevage
00:23:08après 25 ans
00:23:09de mystère
00:23:10le meurtrier
00:23:10de la jeune fille
00:23:11dans le Maine
00:23:11arrêtée
00:23:12l'auteur de ce cold case
00:23:13n'est autre que le père
00:23:14de la victime
00:23:15grâce à de nouveaux indices
00:23:17l'homme de 67 ans
00:23:18a été mis en examen
00:23:19pour meurtre
00:23:20le corps de l'adolescent
00:23:21Diana âgé de 16 ans
00:23:23avait été découvert
00:23:24par des passants
00:23:24le 31 juillet 2001
00:23:26dans le fleuve Maine
00:23:27à Francfort
00:23:28et présentait des marques
00:23:29évidentes de maltraitance
00:23:30selon un rapport
00:23:31d'Interpol
00:23:33et puis un comité d'urgence
00:23:34convoqué par l'Organisation
00:23:36mondiale de la santé
00:23:37objectif
00:23:38obtenir des recommandations
00:23:39temporaires
00:23:40face à l'ampleur
00:23:42et la rapidité
00:23:42de la propagation
00:23:43de l'épidémie
00:23:44de virus Ebola
00:23:45qui frappe actuellement
00:23:46la République démocratique
00:23:47du Congo
00:23:48l'OMS se dit profondément
00:23:50préoccupée
00:23:51par la situation
00:23:52alors que Mayotte
00:23:53craint d'être touchée
00:23:54à son tour
00:23:55par cette épidémie
00:23:56Merci beaucoup
00:23:57Somaïa Labidi
00:23:58Suite de Midi News
00:23:59nous parlons de l'Algérie
00:24:00du voyage de Gérald Darmanin
00:24:02à Alger
00:24:02qui d'ailleurs s'est exprimé
00:24:04ce matin
00:24:05longuement sur ces news
00:24:07l'opiniatriété
00:24:08qui me caractérise
00:24:09a réussi à joindre
00:24:10Pierre Vermeurene
00:24:11qui est entre deux feux
00:24:12merci beaucoup
00:24:13monsieur Vermeurene
00:24:14d'être avec nous
00:24:15en ligne
00:24:16vous êtes historien
00:24:17professeur d'histoire
00:24:17contemporaine
00:24:18vous avez publié
00:24:19France-Algérie
00:24:19de 1962 à nos jours
00:24:21histoire d'une relation
00:24:22pathologique
00:24:23je note le pathologique
00:24:24c'est aux éditions
00:24:25Tal Landier
00:24:25je le disais en introduction
00:24:26est-ce que le fait
00:24:28que le 14 février 2017
00:24:29le candidat à la présidentielle
00:24:31Emmanuel Macron
00:24:32remet une monnaie
00:24:34dans la machine
00:24:36en disant
00:24:36que la France
00:24:40colonisatrice
00:24:40était coupable
00:24:41d'un crime
00:24:42contre l'humanité
00:24:42a remis justement
00:24:45en branle
00:24:46cette mauvaise relation
00:24:47entre les deux pays
00:24:49c'est un symptôme
00:24:51à la fois
00:24:51et une illustration
00:24:52effectivement
00:24:53de quelque chose
00:24:54qui est déréglé
00:24:55et on voit
00:24:56dix ans plus tard
00:24:57que ça n'a servi
00:24:58strictement à rien
00:24:58puisque au fond
00:24:59la relation
00:25:00n'a jamais été
00:25:00si mauvaise
00:25:01ces deux dernières années
00:25:02alors bien sûr
00:25:03à l'approche
00:25:03de la présidentielle
00:25:04il y a une tentative
00:25:05de raccommodage
00:25:07si j'ose dire
00:25:08le rapprochement
00:25:09est à la fois nécessaire
00:25:12et en même temps
00:25:13n'ira pas au bout
00:25:15si vous voulez
00:25:15parce que les Algériens
00:25:16savent que la page
00:25:17Macron va être tournée
00:25:18mais il prépare l'avenir
00:25:19en essayant
00:25:20d'atténuer
00:25:22les pires effets
00:25:23de la rupture
00:25:24à laquelle on vient
00:25:25d'assister
00:25:25Qu'est-ce que les Algériens
00:25:27ont à gagner
00:25:27justement
00:25:28à ce moment
00:25:28très précis ?
00:25:31Si vous voulez
00:25:32ils sont quand même
00:25:33très au fait
00:25:33de la vie politique française
00:25:35ils sont parfaitement
00:25:36au courant
00:25:36de ce qui risque
00:25:38d'arriver l'année prochaine
00:25:38c'est-à-dire
00:25:39l'élection
00:25:40d'un gouvernement
00:25:41quel qu'il soit
00:25:41qui sera bien moins disposé
00:25:43que le président Macron
00:25:46à leur égard
00:25:47ou à l'égard
00:25:47de l'Algérie
00:25:48en tout cas
00:25:48mais au sens
00:25:49de l'Algérie
00:25:50gouvernementale
00:25:50et donc
00:25:51ils essayent
00:25:52aujourd'hui
00:25:53d'arranger la relation
00:25:54on l'a vu
00:25:55sur différents dossiers
00:25:56ils ont bien sûr
00:25:56aussi des demandes
00:25:57à formuler
00:25:57et puis ils veulent
00:25:58donner à penser
00:25:59aussi qu'au fond
00:26:01ce n'est pas de leur fait
00:26:02que la relation
00:26:02est dégradée
00:26:03c'est du fait
00:26:04de la France
00:26:04et qu'ils sont
00:26:05tout à fait à l'écoute
00:26:06et c'est très symptomatique
00:26:07du fait que
00:26:08le ministre
00:26:11de la justice française
00:26:13enfin de la justice française
00:26:14pardon
00:26:15ait été reçu
00:26:15par le président
00:26:16de la république
00:26:17ce n'est pas à son rang
00:26:18ce n'est pas à son niveau
00:26:19et pourtant
00:26:20c'est lui
00:26:20qui est à la manœuvre
00:26:21oui et ça
00:26:22c'est un signe
00:26:23et sur le cas
00:26:24de Christophe Gleiz
00:26:25sur lequel
00:26:26le ministre de la justice
00:26:27ce matin
00:26:27était très prudent
00:26:29qu'est-ce que ça veut dire
00:26:30dans cette relation
00:26:31franco-algérienne
00:26:32on ne peut pas
00:26:34considérer
00:26:34et je mets vraiment
00:26:36des très grands guillemets
00:26:37sur ce que je vais
00:26:38employer comme mot
00:26:39on ne peut pas considérer
00:26:40que l'Algérie
00:26:40le retient en otage
00:26:41ça n'est pas non plus
00:26:43j'allais dire positif
00:26:45ça ne donne pas
00:26:46une bonne image
00:26:47de l'Algérie
00:26:49aux yeux du droit
00:26:50international
00:26:51et aux yeux de la France
00:26:52il n'a strictement
00:26:53rien fait
00:26:53que son travail
00:26:54de journaliste
00:26:55même s'il n'a pas
00:26:55déclaré sa présence
00:26:57comme journaliste
00:26:58en arrivant en Algérie
00:27:00du point de vue algérien
00:27:01évidemment
00:27:01il a franchi
00:27:02ce qu'on appelle
00:27:02des lignes rouges
00:27:03et c'est ce qui lui vaut
00:27:05cette condamnation inique
00:27:06qui est en réalité
00:27:07attentatoire
00:27:08à sa liberté
00:27:09de parole d'expression
00:27:10d'autant plus
00:27:10que c'est un citoyen
00:27:12100% français
00:27:13ce qui n'était pas
00:27:14tout à fait le cas
00:27:15évidemment
00:27:16du point de vue
00:27:17de Boilem Selsa
00:27:18dans la rhétorique algérienne
00:27:20mais là évidemment
00:27:21il y a un gros problème
00:27:22de droit de l'homme
00:27:23et on ne sait pas très bien
00:27:24comment en sortir
00:27:25mais évidemment
00:27:25il va falloir en sortir
00:27:26parce que sinon
00:27:27cette réconciliation
00:27:28n'aura pas lieu
00:27:29même dans les apparences
00:27:31Justement
00:27:31réconciliation
00:27:32vous croyez
00:27:34à une possible
00:27:34réconciliation
00:27:35de normalisation
00:27:36des relations
00:27:37entre les deux pays
00:27:38un jour ?
00:27:40Un jour
00:27:41elle sera nécessaire
00:27:42parce que
00:27:42mais il faut entièrement
00:27:44rebâtir la relation
00:27:45si vous voulez
00:27:46elle ne peut pas
00:27:46poursuivre
00:27:47sur des
00:27:49dans les conditions
00:27:50actuelles
00:27:51puisqu'on voit bien
00:27:51que c'est extrêmement
00:27:52inégalitaire
00:27:53et surtout
00:27:54ça n'aboutit à rien
00:27:55donc oui
00:27:55il faudra la rebâtir
00:27:57elle est nécessaire
00:27:58il y a une trop grosse
00:27:59communauté
00:27:59et des intérêts
00:28:00incontestables
00:28:01ne serait-ce que
00:28:02par la proximité
00:28:03stratégique
00:28:04et économique
00:28:04mais
00:28:05et géographique
00:28:06plus encore
00:28:06mais évidemment
00:28:08il faudra
00:28:08rebâtir la donne
00:28:09c'est ce qui va se passer
00:28:10l'année prochaine
00:28:11après la future
00:28:11élection présidentielle
00:28:12et chacun essaye
00:28:14déjà de
00:28:14de préparer la suite
00:28:16évidemment
00:28:16selon des
00:28:17scénarii
00:28:18très différents
00:28:19Merci beaucoup
00:28:20Pierre Vermeuren
00:28:20merci infiniment
00:28:21de nous avoir accordé
00:28:22quelques minutes
00:28:23je rappelle que
00:28:23vous êtes l'auteur
00:28:24de France Algérie
00:28:25de 1962
00:28:26à nos jours
00:28:27histoire d'une relation
00:28:28pathologique
00:28:29c'est édité
00:28:30aux éditions
00:28:31Talandier
00:28:31puisque nous parlions
00:28:32du sort
00:28:33de Christophe Glez
00:28:35voyons ça
00:28:35en détail
00:28:36avec Augustin
00:28:36Donadieu
00:28:38incarcéré
00:28:39depuis mai 2024
00:28:40Christophe Glez
00:28:41est toujours retenu
00:28:42dans les geôles
00:28:43algériennes
00:28:44Gérald Darmanin
00:28:45invité sur notre antenne
00:28:46à son retour
00:28:47de sa visite à Alger
00:28:48aux côtés du président
00:28:49algérien
00:28:50Abdel-Majid Tebboun
00:28:51se dit très rassuré
00:28:52par les conditions
00:28:53de détention
00:28:54du journaliste
00:28:55sportif français
00:28:55nous avons été
00:28:58très rassurés
00:28:59par la façon
00:29:00dont Christophe Glez
00:29:01est traité
00:29:01et puis bien sûr
00:29:03nous avons rappelé
00:29:03qu'il faut rendre
00:29:04Christophe Glez
00:29:05non pas à la France
00:29:05mais à sa mère
00:29:06et je pense que
00:29:07le président Tebboun
00:29:08il sera sensible
00:29:09en tout cas
00:29:09nous lui faisons confiance
00:29:11je lui fais confiance
00:29:12pour cela
00:29:12arrêté dans le cadre
00:29:13arrêté dans le cadre
00:29:13d'un reportage
00:29:14en Kabylie
00:29:15au nord-est du pays
00:29:16Christophe Glez
00:29:17a été condamné
00:29:17à 7 ans de prison
00:29:18pour apologie du terrorisme
00:29:20une peine confirmée
00:29:22en appel au mois
00:29:23de décembre dernier
00:29:23mais avec son avocat
00:29:25Christophe Glez
00:29:26a renoncé à ce pourvoir
00:29:27en cassation
00:29:28pour tenter d'obtenir
00:29:29une grâce présidentielle
00:29:31du président algérien
00:29:32Effectivement
00:29:32maintenant sa peine
00:29:33est définitive
00:29:34puisqu'il n'a pas fait
00:29:35pourvoir en cassation
00:29:36et voilà
00:29:37c'est au président Tebboun
00:29:38me semble-t-il
00:29:39que de pouvoir
00:29:39faire ce geste
00:29:40pour cette famille
00:29:41et bien sûr
00:29:43pour notre bonne relation
00:29:45Gérald Darmanin
00:29:46a estimé
00:29:47qu'Abdel-Majid Tebboun
00:29:48était en mesure
00:29:48de faire ce geste
00:29:49pour la famille
00:29:50de Christophe Glez
00:29:51et pour la bonne relation
00:29:52entre Paris et Alger
00:29:53l'avenir du journaliste
00:29:55ne se joue dorénavant
00:29:56plus dans un tribunal
00:29:57mais dans les couloirs
00:29:58du pouvoir algérien
00:30:00Et on a senti la prudence
00:30:02bien sûr
00:30:02de Gérald Darmanin
00:30:03ce matin
00:30:04sur Europe 1
00:30:04et sur CNews
00:30:05quant au sort
00:30:06de Christophe Glez
00:30:07et évidemment
00:30:09on en parlera
00:30:09Sabrina Birlin
00:30:11Bouillet est avec nous
00:30:11du service police-justice
00:30:13de CNews
00:30:14merci d'être avec nous
00:30:15Autre sujet bien sûr
00:30:16les liens
00:30:17entre la DZ mafia
00:30:20et l'Algérie
00:30:21DZ voulant dire
00:30:23justement
00:30:23en acronyme
00:30:24Algérie
00:30:25Gérald Darmanin
00:30:26en a parlé
00:30:26lors de son voyage
00:30:27Tout à fait
00:30:28la DZ mafia
00:30:28c'est l'un des groupes
00:30:30criminels
00:30:30qui est lié
00:30:31au trafic de drogue
00:30:32c'est même l'un des réseaux
00:30:32les plus dangereux
00:30:33du pays
00:30:34cette DZ mafia
00:30:35elle est apparue
00:30:36elle s'est développée
00:30:37à Marseille
00:30:38mais il y a
00:30:38tout de même
00:30:39un lien
00:30:39avec l'Algérie
00:30:40rien que dans le nom
00:30:41vous l'avez dit
00:30:42Pierre
00:30:42il y a une référence
00:30:43à l'Algérie
00:30:44DZ fait référence
00:30:45à Zayer
00:30:46un mot qui veut dire
00:30:47Algérie
00:30:47pour les Algériens
00:30:48c'est aussi le
00:30:49point DZ
00:30:50le domaine
00:30:51internet
00:30:52officiel
00:30:53de l'Algérie
00:30:54voilà pour les références
00:30:55mais concrètement
00:30:55maintenant
00:30:56cette DZ mafia
00:30:57elle est associée
00:30:58à des affaires
00:30:58très violentes
00:30:59très médiatisées
00:31:00comme des guerres
00:31:01de clans
00:31:01notamment avec
00:31:02le clan Yoda
00:31:03et puis des nombreux
00:31:04assassinats
00:31:05liés au trafic
00:31:06donc la dangerosité
00:31:07de ce groupe
00:31:08et bien elle est avérée
00:31:09le garde des Sceaux
00:31:10c'est pourquoi
00:31:10le garde des Sceaux
00:31:11a demandé
00:31:12une dizaine
00:31:13d'entraides judiciaires
00:31:14concernant
00:31:15la DZ mafia
00:31:16avec l'Algérie
00:31:17parce qu'on sait
00:31:18qu'au moins
00:31:18une dizaine
00:31:19des membres
00:31:20de la DZ mafia
00:31:21considérés comme
00:31:22les dirigeants
00:31:23les têtes pensantes
00:31:24de ce réseau criminel
00:31:25et bien ils sont aujourd'hui
00:31:26en Algérie
00:31:27parce que la plupart
00:31:28sont binationaux
00:31:30franco-algériens
00:31:31selon la chancellerie
00:31:32cette situation
00:31:33elle est très problématique
00:31:35pour la sécurité
00:31:36des français
00:31:37car ces suspects
00:31:38ils peuvent continuer
00:31:40à exister
00:31:41à commanditer
00:31:42à manœuvrer
00:31:42depuis là-bas
00:31:43en un mot
00:31:44sur la coopération
00:31:45entre nos deux pays
00:31:46la distance diplomatique
00:31:47et bien
00:31:48on s'aperçoit
00:31:49qu'elle a compliqué
00:31:49le travail des coopérations
00:31:51dans la lutte
00:31:52contre la DZ mafia
00:31:53donc aujourd'hui
00:31:54une fois en Algérie
00:31:54ces suspects
00:31:55ces têtes pensantes
00:31:56et bien ils continuent
00:31:57leur réseau
00:31:58à travers la drogue
00:32:00il y a de la circulation
00:32:01d'argent
00:32:01des partages familiaux
00:32:02bref un trafic
00:32:03qui continue
00:32:04depuis l'Algérie
00:32:05et bien sûr
00:32:06ces discussions
00:32:07sur la DZ mafia
00:32:08ont pris part
00:32:09dans le voyage
00:32:10de Gérald Darmanin
00:32:11qui a insisté ce matin
00:32:12sur les trois demandes
00:32:14que la France a fait
00:32:15à l'Algérie
00:32:16c'est là trois types
00:32:17de demandes
00:32:18elle a d'abord
00:32:18des demandes de renseignement
00:32:19nous devons savoir
00:32:20ce qui se passe
00:32:21chez les personnes
00:32:22qui ont quitté
00:32:22le sol national
00:32:23parfois pour fuir
00:32:24la justice française
00:32:25elle a ensuite
00:32:26une deuxième demande
00:32:27qui est l'interpellation
00:32:28nous avons quelques objectifs
00:32:29comme dirait
00:32:30la police judiciaire
00:32:30à interpeller
00:32:31qui ne doivent pas
00:32:32rester en liberté
00:32:32en quoi Algérien ?
00:32:33ou Algérien ?
00:32:34voilà
00:32:35des gens qui sont
00:32:36binationaux
00:32:36qui sont Algériens
00:32:37voilà
00:32:37ou qui sont Français
00:32:38en effet
00:32:39qui doivent être interpellés
00:32:41et nous espérons
00:32:41être mis en détention
00:32:42et puis il y a des gens
00:32:43qui doivent être extradés
00:32:43en effet sur le territoire
00:32:44national
00:32:45notamment en ce qu'il s'agit
00:32:46de Français
00:32:48évidemment
00:32:49Jean-Christophe Couvy
00:32:50est-ce que vous voyez
00:32:50une fenêtre de tir
00:32:51justement sur cette coopération ?
00:32:54c'est un peu le but
00:32:55aussi du voyage
00:32:56j'allais dire
00:32:56parce qu'on voit bien
00:32:57qu'il peut y avoir voyage
00:32:58et puis pas de retombées
00:32:59je voulais voir votre sentiment
00:33:01pas celui de Gérald Darmanin
00:33:02qu'on a entendu
00:33:04Darmanin ça rime avec malin
00:33:05quand même
00:33:06parce que
00:33:07oui oui
00:33:07on l'a vu nous
00:33:08aux manettes
00:33:10dans le ministère de l'intérieur
00:33:12il débloque des choses
00:33:13il est assez pragmatique
00:33:14c'est la réelle politique
00:33:15je ne dis pas
00:33:16qu'il va réussir à tout
00:33:17et je pense que quand même
00:33:18il arrive quand même
00:33:19à débloquer certaines situations
00:33:20donc malin
00:33:21dans le bon sens du terme
00:33:22c'est pas malin
00:33:23sur un but électoral
00:33:25avec une présidentielle
00:33:26ça c'est pas moi de juger
00:33:27ça peut être le deuxième étage
00:33:29que tout soit clair
00:33:30c'est rien
00:33:30mais là pour l'instant
00:33:31moi je parle vraiment
00:33:31de l'objectif policier
00:33:34effectivement le fait
00:33:35qu'un ministre
00:33:36se déplace
00:33:37pour essayer justement
00:33:37de débloquer des situations
00:33:39en expliquant nos problématiques
00:33:40nous en France
00:33:41même si je pense que
00:33:43l'état algérien
00:33:44les connaît mieux
00:33:45presque que nous
00:33:47effectivement
00:33:47ça c'est un plus
00:33:48nous on a besoin
00:33:49c'est une lutte
00:33:49encore une fois
00:33:50je dis aussi
00:33:51mais ça touche
00:33:53c'est mondialisé
00:33:54le trafic de stupes
00:33:55le narcotrafic
00:33:55donc on a besoin
00:33:56d'avoir des alliés
00:33:57dans les autres pays
00:33:58on a besoin d'avoir
00:33:59cette lutte
00:34:00cette synergie des luttes
00:34:01contre le narcotrafic
00:34:02qui bousille
00:34:03nos sociétés de l'intérieur
00:34:05en fait c'est ça
00:34:06le problématique
00:34:06aujourd'hui on le voit
00:34:07on a nos sociétés
00:34:08qui sont attaquées
00:34:08de l'intérieur
00:34:09on a de plus en plus
00:34:10de consommateurs de drogue
00:34:11le coût social
00:34:13de la drogue
00:34:14des utilisateurs de drogue
00:34:15rien que pour la France
00:34:16en 2019
00:34:17est évalué
00:34:17à 7,7 milliards d'euros
00:34:19c'est un coût social
00:34:20c'est ce qui coûte
00:34:22aux contribuables
00:34:22pour les soins
00:34:23les décès
00:34:24etc
00:34:25et donc
00:34:26on compte d'ailleurs
00:34:27on comptabilise
00:34:28dans le PIB
00:34:29le produit intérieur brut
00:34:30français
00:34:30on évalue à peu près
00:34:324 à 6 milliards
00:34:33de revenus
00:34:33rien que pour
00:34:34le trafic de drogue
00:34:36donc on voit bien
00:34:36que c'est un enjeu
00:34:37sociétal
00:34:38un enjeu politique
00:34:39parce qu'aujourd'hui
00:34:40en bas de chez vous
00:34:41vous voyez des dealers
00:34:42vous voyez des trafics de drogue
00:34:44vos enfants
00:34:45sont capables
00:34:46même peut-être
00:34:46un jour
00:34:47de pouvoir tomber dedans
00:34:48donc on sait
00:34:48que c'est un problème sociétal
00:34:50et on le bat
00:34:51on combat
00:34:52ce problème-là
00:34:53en ayant des alliés
00:34:54quand vous menez une guerre
00:34:55il vous faut des alliés
00:34:56et les alliés
00:34:57vous les cherchez aussi
00:34:58dans les pays étrangers
00:34:58un autre sujet
00:34:59qui a été abordé
00:35:00lors de ce voyage
00:35:01c'est le terrorisme
00:35:02et la lutte contre le terrorisme
00:35:03l'Algérie
00:35:04a le terrorisme djihadiste
00:35:06à sa porte
00:35:07particulièrement
00:35:07à la frontière
00:35:08avec le Mali
00:35:09Harold Leïman
00:35:10comment est-ce que
00:35:10se présentent les choses
00:35:12et en quoi ça intéresse
00:35:12la France ?
00:35:13Alors déjà
00:35:14l'Algérie a un problème
00:35:16de terrorisme djihadiste
00:35:17mais infiniment
00:35:18infiniment
00:35:19moins fort
00:35:20que dans les années
00:35:21terribles 90
00:35:21où la France
00:35:22était d'ailleurs
00:35:23venue aider discrètement
00:35:25alors
00:35:25les groupes terroristes
00:35:27traversent la frontière
00:35:28entre le Mali
00:35:29et l'Algérie
00:35:30vous voyez
00:35:30comme c'est facile
00:35:33sur la carte
00:35:34le Jnim
00:35:35notamment
00:35:36qui est peut-être
00:35:37l'espèce
00:35:39d'Al-Qaïda
00:35:39locale
00:35:40qui passe la frontière
00:35:42ce qui insupporte
00:35:43la junte au Mali
00:35:44qui est en
00:35:46mini-guerre diplomatique
00:35:49avec Alger
00:35:50mais voilà
00:35:51l'Algérie
00:35:52les autorités
00:35:52ne laissent pas
00:35:53les djihadistes
00:35:55entrer à l'intérieur
00:35:57d'Algérie
00:35:58mais sur la frontière
00:35:59c'est autre chose
00:35:59et donc
00:36:00voilà
00:36:01ces gens sont
00:36:02entre le terrorisme
00:36:03l'insurrection
00:36:05le banditisme
00:36:06ils sont dangereux
00:36:08pour la drogue
00:36:08ils sont dangereux
00:36:09pour l'organisation
00:36:10d'attentats
00:36:11et on n'espère pas
00:36:12en France
00:36:13parce qu'on les a déjà connus
00:36:14en 1995
00:36:15l'attentat du RER
00:36:16à Châtelet
00:36:17et d'autres
00:36:18et donc
00:36:19voilà
00:36:20ils essayent
00:36:21pour la France
00:36:22voilà l'enjeu
00:36:23et pourquoi
00:36:24est-ce qu'on a
00:36:25une certaine facilité
00:36:27à parler
00:36:27au pouvoir
00:36:28à Alger
00:36:29on le disait
00:36:30parce que
00:36:31le ministre
00:36:33Darmanin
00:36:34est rusé
00:36:35voilà
00:36:36pragmatique
00:36:36mais aussi
00:36:37le pape
00:36:38Léon XIV
00:36:39est allé
00:36:41en Algérie
00:36:41et il a
00:36:43d'après la presse
00:36:44certaines presse
00:36:46un peu facilité
00:36:47les choses
00:36:47à l'avance
00:36:48donc on peut le remercier
00:36:49on peut remercier
00:36:50le pape
00:36:51également
00:36:51dans cette
00:36:52dans cette question
00:36:53et puisqu'on parle
00:36:54de Gérald Darmanin
00:36:55il est revenu
00:36:56également sur
00:36:57l'affaire
00:36:58de Robert Ménard
00:36:58vous savez qu'à Bézier
00:36:59Robert Ménard
00:37:00a refusé
00:37:01de marier
00:37:02justement
00:37:03un individu
00:37:04sous OQTF
00:37:05il risque
00:37:065 années d'emprisonnement
00:37:0775 000 euros
00:37:08d'amende
00:37:09il passera
00:37:10le 30 septembre prochain
00:37:11devant le tribunal
00:37:12correctionnel
00:37:12pour cette affaire
00:37:13dans le gouvernement
00:37:15de son de cloche
00:37:16d'abord
00:37:17l'opinion
00:37:18de Gérald Darmanin
00:37:19ministre de la justice
00:37:21et l'opinion
00:37:22c'était ce matin
00:37:23également
00:37:24chez nos confrères
00:37:25de BFM TV
00:37:25de son collègue
00:37:27de l'intérieur
00:37:27Laurent Nunez
00:37:28on regarde
00:37:29je porte une loi
00:37:31en ce moment
00:37:31avec le parlement
00:37:32je pense au sénateur
00:37:33de Milly
00:37:34pour en effet
00:37:34que les maires
00:37:35ne puissent pas
00:37:35être condamnés
00:37:36s'ils refusent
00:37:37de pouvoir
00:37:38marier un OQTF
00:37:39et on va même plus loin
00:37:40d'empêcher
00:37:41le mariage
00:37:42d'une personne
00:37:42dont la république
00:37:43a dit qu'elle ne pouvait pas
00:37:44rester sur le territoire national
00:37:45c'est un peu compliqué
00:37:46parce qu'il y a des conventions
00:37:47internationales
00:37:47mais je veux dire
00:37:48à monsieur Ménard
00:37:49que nous nous bougeons
00:37:50beaucoup pour changer la loi
00:37:51je pense qu'un maire
00:37:52doit respecter la loi
00:37:52il aurait dû respecter la loi
00:37:54il aurait dû respecter la loi
00:37:55ça n'empêche pas
00:37:56ça n'empêche pas
00:37:57que nous réfléchissions
00:37:58sur ce sujet
00:37:59je l'ai dit en répondant
00:38:00à une sénatrice
00:38:01qui m'avait interrogé
00:38:02sur une proposition de loi
00:38:02qui avait été adoptée
00:38:03au Sénat
00:38:04ça n'empêche pas
00:38:05de réfléchir
00:38:05à faire évoluer
00:38:06les prérogatives des maires
00:38:07pour pouvoir effectuer
00:38:08un minimum de contrôle
00:38:10deux salles
00:38:11deux ambiances
00:38:11un ministre de l'intérieur
00:38:13un ministre de la justice
00:38:14au sein du même gouvernement
00:38:15Jean-Christophe
00:38:16est-ce que la loi est morale ?
00:38:18c'est la vraie question
00:38:19vous avez deux heures
00:38:20voilà
00:38:20mais en fait
00:38:22encore une fois
00:38:22il y a la moralité
00:38:23la loi
00:38:23pour l'instant
00:38:24c'est quand même
00:38:26nos petits hommes et femmes
00:38:27qui sont dans l'hémicycle
00:38:28de faire bouger aussi
00:38:29les lois
00:38:30en fonction de la société
00:38:32et donc
00:38:32on s'empare de ce sujet là
00:38:34parce qu'il est explosif
00:38:35à un moment donné
00:38:35il faut y réfléchir
00:38:36donc oui
00:38:37on peut se dire
00:38:37la loi n'est pas respectée
00:38:39donc peut-être
00:38:40que le maire est en tort
00:38:41et en même temps
00:38:42on se dit
00:38:42oui mais la société
00:38:43a changé
00:38:43on a une moralité
00:38:44on a des personnes
00:38:45qui se maintiennent
00:38:46sur le territoire national
00:38:47qui n'ont rien à y faire
00:38:48parce que justement
00:38:49on leur a demandé de partir
00:38:49et donc est-ce que c'est logique
00:38:51qu'ils puissent se marier ?
00:38:52on devrait avoir une loi
00:38:53sur l'absurdité de la loi
00:38:54peut-être en fait
00:38:55Yvan Royauffel
00:38:56on pourrait faire un projet de loi
00:38:57sur la lutte contre les lois absurdes
00:39:00entre la loi
00:39:01et l'esprit de la loi
00:39:02en effet
00:39:03là il y a quand même
00:39:04un devoir d'insurrection
00:39:05si je puis dire
00:39:06de bon sens en tout cas
00:39:07attention
00:39:07il y en a qui ont appelé
00:39:08à l'insurrection
00:39:09oui justement
00:39:10c'est pour ça que j'emploie
00:39:11ce mot à dessein
00:39:12et il y a quand même
00:39:13d'indignation
00:39:14plutôt que d'insurrection
00:39:15d'indignation
00:39:15oui c'est mieux
00:39:16et en tout cas
00:39:17il faut quand même cesser
00:39:19aujourd'hui
00:39:20que le législateur
00:39:22et singulièrement
00:39:24le pouvoir politique
00:39:24donnent des gages
00:39:26aux délinquants
00:39:26parce que c'est ceci
00:39:27ce qui se passe
00:39:27à travers cette loi
00:39:29qui permettrait
00:39:29dans le fond aux OQTF
00:39:31c'est tout à fait absurde
00:39:31d'avoir à se prévaloir
00:39:34d'un droit
00:39:34en effet
00:39:34le droit au mariage
00:39:35je me rends compte
00:39:36Laurent Nunez
00:39:36qui dit Robert Ménard
00:39:37mais quoi qu'il en coûte
00:39:38vous devez marier
00:39:39cet homme-là
00:39:40il est très maladroit
00:39:41il est très maladroit
00:39:43alors naturellement
00:39:43il est légaliste
00:39:44on ne peut rien lui reprocher
00:39:45dans les termes
00:39:47mais c'est un manque
00:39:48c'est un manque de
00:39:49en tout cas
00:39:50les choses sont obligées
00:39:51à en croire
00:39:52le ministre de la justice
00:39:52c'est encore en tout cas
00:39:53un manque de courage
00:39:54et ça dit d'ailleurs
00:39:55beaucoup sur
00:39:56également cette main
00:39:57qui trompe
00:39:57de la part du ministre
00:39:58de l'Intérieur lui-même
00:39:59sur tout ce qui pourrait
00:40:00effectivement déstabiliser
00:40:02la République
00:40:02dans ses délinquants
00:40:04ou dans ce qui les propulse
00:40:06surtout qu'une OQTF
00:40:08une obligation
00:40:08de quitter le territoire français
00:40:10c'est une décision
00:40:10qui appartient au préfet
00:40:12le préfet c'est l'état
00:40:13donc c'est là
00:40:14qu'il y a une incohérence
00:40:15entre le fait
00:40:16que justement
00:40:17l'OQTF
00:40:17est une décision
00:40:18qui a été prise
00:40:19une décision d'état
00:40:20via le préfet
00:40:21et c'est un...
00:40:23Vous avez un ministre
00:40:24de l'Intérieur
00:40:25qui a les préfets
00:40:26sous sa coupe
00:40:26qui dit au ministre
00:40:27de la justice
00:40:29non en fait
00:40:29il faut respecter la loi
00:40:30donc on arrive quand même
00:40:32on va dire
00:40:33une sorte de traitrice
00:40:34assez étonnante
00:40:35ce qui n'empêche pas
00:40:36d'ailleurs certains individus
00:40:37à faire des scènes
00:40:38d'affrontements
00:40:39c'est le cas à Stain
00:40:40en Seine-Saint-Denis
00:40:42lors d'un carnaval
00:40:44on a appelé ça comme ça
00:40:45c'était dimanche dernier
00:40:47trois personnes interpellées
00:40:48des forces de l'ordre mobilisées
00:40:49Mathieu Deves nous a rejoint
00:40:50que s'est-il passé exactement ?
00:40:52Alors de quoi parle-t-on déjà ?
00:40:53C'est un carnaval
00:40:53qui est organisé chaque année
00:40:54par une association
00:40:55Action Créole
00:40:56et dimanche
00:40:57c'était déjà
00:40:58la septième édition
00:40:59plus de 4000 personnes
00:41:01étaient présentes
00:41:01alors qu'il ne faisait pas très beau
00:41:02à Paris
00:41:03et en Seine-Saint-Denis
00:41:04présente donc Astin
00:41:05en Seine-Saint-Denis
00:41:06j'ai eu l'organisateur
00:41:07du défilé au téléphone
00:41:08il me décrit
00:41:09un public majoritairement
00:41:11familial
00:41:11venu de Seine-Saint-Denis
00:41:13de toute l'île de France
00:41:14même de province
00:41:15le défilé est donc parti
00:41:16à 13h
00:41:16avec 10 groupes de musique
00:41:18un charme musical
00:41:19avant la fin des festivités
00:41:20ça c'était
00:41:21à 17h
00:41:22et c'est donc là
00:41:23à ce moment-là
00:41:23que ça dégénère
00:41:24comme lors des précédentes éditions
00:41:26me dit-il depuis 2022
00:41:28car le carnaval
00:41:29est de plus en plus populaire
00:41:30il y avait quand même
00:41:31un important dispositif
00:41:32de sécurité mobilisée
00:41:33une trentaine de policiers
00:41:35nationaux, municipaux
00:41:36et même 90 agents
00:41:38de sécurité privés
00:41:39alors
00:41:39que s'est-il passé ?
00:41:40l'organisateur évoque
00:41:41des groupes de jeunes
00:41:42venus
00:41:43je cite
00:41:44régler des comptes
00:41:45sur fond de rivalité personnelle
00:41:46ou d'histoire jugée futile
00:41:47selon mes informations
00:41:49on parle d'une petite copine
00:41:50qui parle avec un autre garçon
00:41:52la pression
00:41:53qui monte sur les réseaux sociaux
00:41:54et dans ces cas-là
00:41:55qu'est-ce qu'ils font ?
00:41:56ils se donnent rendez-vous
00:41:56ils se donnent rendez-vous
00:41:57donc à l'issue de ce carnaval
00:41:59alors qu'il y a un public familial
00:42:01des enfants
00:42:02et des marrants
00:42:02ils se donnent rendez-vous
00:42:03pour en découdre
00:42:04exactement
00:42:04c'est comment tu parles
00:42:05à ma soeur en fait
00:42:06comment tu parles à ma soeur
00:42:07comment tu parles à ma petite amie
00:42:08c'est la mienne
00:42:09c'est la tienne
00:42:10enfin bref
00:42:10voilà
00:42:10je vous cite mes sources
00:42:12et ce qu'il se passe
00:42:13c'est donc que vous avez
00:42:14une cinquantaine
00:42:15des références au Mia
00:42:15bien sûr
00:42:16une cinquantaine de jeunes
00:42:19souvent mineurs
00:42:19me dit-on
00:42:20qui ont décidé d'en découdre
00:42:21selon une source policière
00:42:22et là
00:42:23ça déborde encore plus
00:42:24les forces de l'ordre
00:42:25qui étaient déployées sur place
00:42:26elles-mêmes
00:42:27ont été la cible
00:42:28d'insultes
00:42:29et de projectiles
00:42:30confrontées
00:42:31je cite
00:42:32à une foule hostile
00:42:33et donc trois personnes
00:42:34vous l'avez dit
00:42:35Pierre
00:42:35ont été interpellées
00:42:36puis conduites au commissariat
00:42:37j'ai appris que l'an dernier
00:42:39il y avait déjà eu
00:42:40des violences
00:42:40qui avaient éclaté
00:42:41à l'issue du carnaval
00:42:42l'association me dit
00:42:44avoir déposé
00:42:45une main courante
00:42:46l'année dernière
00:42:46vous savez qu'il y a même
00:42:47des membres
00:42:49donc d'une maison de retraite
00:42:50à qui on avait volé
00:42:52les téléphones portables
00:42:53sur le trajet
00:42:54un trajet d'un kilomètre
00:42:55donc l'association cette année
00:42:56elle me dit
00:42:57qu'elle va sûrement encore
00:42:58déposer une main courante
00:43:00il y a une réunion
00:43:00le 28 mai
00:43:01de débrief
00:43:02avec la mairie
00:43:03et la police
00:43:03on suivra ça
00:43:04si vous le voulez bien
00:43:05on suivra ça
00:43:06évidemment parmi les forces
00:43:07de l'ordre
00:43:08malheureusement
00:43:08on est habitué
00:43:09et puis vous savez
00:43:09travailler sur le 93
00:43:10c'est un département
00:43:11très particulier
00:43:12on voit bien que déjà
00:43:13on a deux euphémismes
00:43:14notre particulier
00:43:15ouais oui
00:43:16parce que vous ne travaillez pas
00:43:17comme ailleurs en fait
00:43:18aujourd'hui
00:43:19d'ailleurs vous voyez
00:43:20il y a une jeunesse
00:43:22qui est explosive
00:43:23qui est concentrée
00:43:25et dès lors que vous intervenez
00:43:26ils sont capables
00:43:27de se retourner contre vous
00:43:28en fait
00:43:28vous êtes là pour les séparer
00:43:30et à la fin
00:43:30c'est vous l'ennemi
00:43:31et c'est vous le policier violent
00:43:33et vous verrez à la fin
00:43:34on dira
00:43:34c'est la faute de la police
00:43:35si on a gâché
00:43:36le moment de joie
00:43:37et du carnaval
00:43:39merci beaucoup
00:43:39chers amis
00:43:40on se retrouve dans un instant
00:43:42à 14h
00:43:43pour parler du périscolaire
00:43:45à tout de suite
00:43:47suite de midi news
00:43:49et dans un instant
00:43:49nous abordons le sujet
00:43:50du périscolaire
00:43:51qui pourrait être
00:43:52justement au menu
00:43:53du conseil de Paris
00:43:55aujourd'hui
00:43:55après les dernières informations
00:43:57de Somaïa Labidi
00:43:58à la une de l'actualité
00:44:00six ans de prison ferme
00:44:01pour le chauffard
00:44:02qui a tué un sapeur pompier
00:44:03à Nice en 2024
00:44:05Jérémy Boulon
00:44:0641 ans
00:44:07et père de deux enfants
00:44:08avait été mortellement
00:44:09percuté par une Mercedes
00:44:10lancée à vive allure
00:44:12sur la promenade des Anglais
00:44:13le conducteur
00:44:14et ses passagers
00:44:15avaient consommé
00:44:15du protoxyde d'azote
00:44:17on passe à présent
00:44:19à Emmanuel Macron
00:44:20qui relance le débat
00:44:21sur la consigne
00:44:22des bouteilles plastiques
00:44:23malgré l'opposition
00:44:24des collectivités locales
00:44:25et appelle le gouvernement
00:44:27à engager des concertations
00:44:28sur le sujet
00:44:29écoutez
00:44:31il faut maintenant bouger
00:44:32la consigne
00:44:33pourra faire partie
00:44:34des leviers d'action
00:44:35à étudier
00:44:35je demande au gouvernement
00:44:37sous l'autorité
00:44:37du Premier ministre
00:44:38d'engager les concertations
00:44:39pour définir
00:44:40les actions concrètes
00:44:41qui nous permettront
00:44:42d'atteindre l'objectif
00:44:43de recyclage en 2030
00:44:45et réunir à cette fin
00:44:46l'ensemble des acteurs
00:44:47de la filière
00:44:48pour identifier
00:44:48le chemin le plus réaliste
00:44:49pour y arriver
00:44:51L'actualité internationale
00:44:52rythmée par ce comité d'urgence
00:44:54convoqué par l'Organisation mondiale
00:44:56de la santé
00:44:57objectif
00:44:58obtenir des recommandations
00:44:59temporaires
00:45:00face à l'ampleur
00:45:01et la rapidité
00:45:02de la propagation
00:45:03de l'épidémie
00:45:04de virus Ebola
00:45:05qui frappe actuellement
00:45:05la République démocratique
00:45:07du Congo
00:45:08l'OMS se dit profondément
00:45:10préoccupée
00:45:11par la situation
00:45:12alors que Mayotte
00:45:13craint d'être touchée
00:45:14à son tour
00:45:14par cette épidémie
00:45:15et puis on termine
00:45:17ce journal
00:45:18par le choc
00:45:19en Californie
00:45:20trois personnes
00:45:20tuées hier
00:45:21dans une attaque
00:45:21contre une mosquée
00:45:22de San Diego
00:45:23une attaque menée
00:45:24par deux adolescents
00:45:25de 17 et 18 ans
00:45:27selon les autorités américaines
00:45:29les suspects
00:45:29se sont suicidés
00:45:30avant l'arrivée
00:45:31de la police
00:45:31ils ont été retrouvés
00:45:33morts dans une voiture
00:45:33près du lieu de culte
00:45:35merci
00:45:36Somaïa Labidi
00:45:37tout de suite
00:45:37l'écho
00:45:39votre programme
00:45:40avec Bien Ici
00:45:41on est bien ici
00:45:42trouvez votre futur logement
00:45:44par vie de quartier
00:45:44et temps de trajet
00:45:45sur bienici.com
00:45:47avec Eric
00:45:48de Ritmaten
00:45:49bonjour Eric
00:45:49bonjour Pierre
00:45:50l'Iran menace
00:45:51de faire payer
00:45:52une taxe
00:45:52pour les câbles
00:45:53internet
00:45:53qui passent
00:45:54par le détroit
00:45:55d'Ormuz
00:45:56et même
00:45:56de couper
00:45:57l'Elysée
00:45:57alors est-ce que
00:45:58c'est possible
00:45:59je vais vous surprendre
00:46:00mais oui c'est possible
00:46:00ils le peuvent
00:46:01alors j'en ai parlé
00:46:02ce matin
00:46:02avec notre expert
00:46:03en sécurité Claude Moniquet
00:46:04et puis j'ai appris
00:46:05beaucoup de choses
00:46:05par le centre d'études
00:46:06stratégiques de la marine
00:46:07vous avez 17 câbles
00:46:09sous-marins
00:46:10qui passent
00:46:10dans l'étroit d'Ormuz
00:46:1117 vous vous rendez compte
00:46:1217 câbles seulement
00:46:13qui assurent
00:46:1490% des échanges
00:46:16entre l'Europe
00:46:16et l'Asie
00:46:17oui c'est le chiffre
00:46:18qui existe
00:46:18et ce qui fait
00:46:19que si vous faites
00:46:19une visio
00:46:20entre Tokyo et Paris
00:46:21par exemple
00:46:22ou si vous avez
00:46:22un paiement à effectuer
00:46:24entre Pékin et Londres
00:46:25ça passe
00:46:26oui par Ormuz
00:46:27et ce petit détroit
00:46:28de quelques mètres
00:46:28de profondeur
00:46:29il fait même 200 mètres
00:46:30c'est pas énorme
00:46:30et bien c'est ultra pratique
00:46:32et il assure
00:46:32toutes nos liaisons
00:46:33pratiquement entre l'Est
00:46:34et l'Ouest
00:46:34et si on élargit
00:46:35les câbles sous-marins
00:46:37on ne le sait pas
00:46:37mais c'est 98%
00:46:39des échanges
00:46:40qui passent par la mer
00:46:41grâce à Internet sous-marin
00:46:43et rien par le satellite
00:46:44je pensais que ça passait
00:46:44par justement
00:46:45alors c'est une bonne question
00:46:46parce qu'effectivement
00:46:47le satellite est peu utilisé
00:46:49pourquoi ?
00:46:50parce que les câbles sous-marins
00:46:51sont jugés très fiables
00:46:52le débit est rapide
00:46:53on passe beaucoup plus de données
00:46:54et puis l'Iran le sait bien
00:46:55les réseaux sont exploités
00:46:56et entretenus par Google
00:46:57Microsoft
00:46:58Meta et Amazon
00:46:59et comme l'Iran
00:47:00n'a pas la main
00:47:01sur ses réseaux
00:47:02la seule menace possible
00:47:03c'est de dire
00:47:04je vais vous faire payer
00:47:04un droit de passage
00:47:05ou bien tout simplement
00:47:06je vais couper le trafic
00:47:07avec un impact économique
00:47:09qu'on peut chiffrer ou pas ?
00:47:10alors c'est difficile
00:47:11de chiffrer l'impact
00:47:12parce que d'abord
00:47:13en cas de coupure
00:47:14c'est ce que nous disent
00:47:14les experts en cybersurveillance
00:47:16il y aurait un impact
00:47:17de quelques heures
00:47:18mais des voies de communication
00:47:19parallèles seraient aussitôt
00:47:20mises en route
00:47:21c'est un petit peu
00:47:21comme si vous coupiez
00:47:22votre ligne téléphonique
00:47:23enfin à l'époque
00:47:23où il y avait des lignes fixes
00:47:25aussitôt on avait
00:47:25une ligne parallèle
00:47:26qui était mise en route
00:47:27un impact oui
00:47:28on l'aurait sur
00:47:29un retard de transmission
00:47:30un ralentissement
00:47:31du transport des données
00:47:32mais le monde
00:47:33ne s'arrêterait pas
00:47:34pour autant
00:47:35et de quel droit
00:47:36l'Iran ferait-il cela ?
00:47:38Hormuz ne leur appartient pas
00:47:39en fait
00:47:40c'est vrai
00:47:40parce que autant
00:47:41le canal de Suez
00:47:42fait payer de redevances
00:47:43parce que c'est un canal privé
00:47:44donc là effectivement
00:47:45ils peuvent le fixer
00:47:47le prix à payer
00:47:48mais Hormuz
00:47:49c'est un des trois maritimes
00:47:50ça appartient à tout le monde
00:47:51donc c'est presque
00:47:53du racket si ça se fait
00:47:54c'est un petit peu
00:47:55comme si le Royaume-Uni
00:47:56faisait payer
00:47:57une taxe
00:47:58pour le détroit
00:47:58de Gibraltar
00:47:59parce que je rappelle
00:47:59que Gibraltar
00:48:00appartient au Royaume-Uni
00:48:01depuis 1713
00:48:01ou imaginez même
00:48:02que la France
00:48:03et la Grande-Bretagne
00:48:04fassent payer un droit
00:48:05pour le Pas-de-Calais
00:48:05bon ben ça c'est impensable
00:48:07donc c'est une menace
00:48:08de plus de l'Iran
00:48:09qui pourrait aussi profiter
00:48:10des câbles
00:48:11pour détourner de l'information
00:48:12ou même des données
00:48:13et là c'est intéressant
00:48:14parce qu'on apprend
00:48:15que pour cela
00:48:16il faudrait
00:48:17c'est ce que me disait
00:48:17Claude Moniquet
00:48:18que les Iraniens
00:48:19récupèrent la maintenance
00:48:20de ces câbles
00:48:21parce qu'on ne peut pas
00:48:21aller comme ça
00:48:26il faudrait qu'ils récupèrent
00:48:27la maintenance
00:48:27mais ça Google
00:48:28et Microsoft
00:48:28qui exploitent les réseaux
00:48:29ne l'accepteront sûrement pas
00:48:31en plus ce sont
00:48:31des entreprises américaines
00:48:32donc là on serait
00:48:33non plus dans une bataille navale
00:48:35mais dans une bataille
00:48:36sous-marine
00:48:37tout simplement
00:48:37Merci Eric de Ritmetel
00:48:39C'était votre programme
00:48:41avec Bien Ici
00:48:42On est bien ici
00:48:43Trouvez votre futur logement
00:48:44par vie de quartier
00:48:45et temps de trajet
00:48:46sur bienici.com
00:48:47Alors nous allons
00:48:49avec nos invités
00:48:50parler de différents sujets
00:48:52et notamment le périscolaire
00:48:53dans un instant
00:48:53avec Maxime Leguet
00:48:54qui suit justement
00:48:56commence là au Conseil de Paris
00:48:57Yves-Henri Auffol
00:48:57est toujours là
00:48:58Ophélie Roch nous a rejoint
00:48:59Bonjour Ophélie
00:49:00et Sandrine Runel
00:49:02Bonjour
00:49:02Merci d'être là
00:49:03Vous êtes députée
00:49:04PS du Rhône
00:49:05de la 4ème circonscription
00:49:07Alors je dis
00:49:08à nos téléspectateurs
00:49:09que la 4ème circonscription
00:49:10du Rhône
00:49:11c'est le 6ème
00:49:12le 3ème
00:49:12et le 8ème arrondissement
00:49:14de Lyon
00:49:15alors que 3 personnes
00:49:16ont été blessées par balle
00:49:17dans une fusillade
00:49:18dans le 8ème
00:49:18justement à Lyon
00:49:19hier soir
00:49:20une enquête est ouverte
00:49:21Est-ce que vous en savez plus ?
00:49:22Alors c'est lié
00:49:23au narcotrafique
00:49:24et sûrement lié
00:49:25mais l'enquête nous le dira
00:49:26en tout cas
00:49:27aux événements
00:49:28de la semaine dernière
00:49:28qui se sont déroulés
00:49:29à Dessines
00:49:30en tout cas oui
00:49:31il n'y a pas de blessés
00:49:33graves
00:49:34il y a eu des blessés
00:49:35mais il n'y a pas de
00:49:36Blessés par balle quand même
00:49:36Oui tout à fait
00:49:37mais il n'y a pas
00:49:38leur pronostic vital
00:49:39n'est pas engagé
00:49:40et donc pour l'instant
00:49:41l'enquête est en cours
00:49:42et nous n'en savons pas plus
00:49:43mais il y a un lien
00:49:43en tout cas c'est certain
00:49:44avec le narcotrafic
00:49:45Est-ce que vous diriez
00:49:46que Lyon est une ville
00:49:48en sécurité
00:49:49aujourd'hui en France ?
00:49:50Oui alors il y a des événements
00:49:52et nous l'avons vu
00:49:52la semaine dernière
00:49:53il y en a malheureusement
00:49:54de plus en plus en France
00:49:55il y en avait à Nantes
00:49:57également de recenser
00:49:58la semaine dernière
00:49:59pour autant Lyon est une ville
00:50:01quand même
00:50:01où nous nous sentons
00:50:02en sécurité
00:50:03Je note le quand même
00:50:05ce qui m'inquiète un peu
00:50:07pardonnez-moi
00:50:08Non non non
00:50:08mais parce que je voudrais dire
00:50:09qu'on en parle beaucoup
00:50:10et c'est normal par ailleurs
00:50:11on parle beaucoup aussi
00:50:12de ce qui se passe à Marseille
00:50:13mais c'est quand même important
00:50:15de rappeler que
00:50:15c'est pas parce qu'on médiatise
00:50:17davantage ces événements
00:50:18et que oui
00:50:19aujourd'hui on le voit
00:50:21en tout cas
00:50:21tous les événements
00:50:23qui sont liés au narcotrafic
00:50:24prennent de l'importance
00:50:25et puis affolent
00:50:26et puis il y a des dommages collatéraux
00:50:27il y a des victimes
00:50:28quand même aussi collatérales
00:50:2979% des villes
00:50:31sont concernées par le narcotrafic
00:50:32aujourd'hui en France
00:50:33Oui tout à fait
00:50:33et même hier
00:50:34dans le 3ème arrondissement
00:50:36de Lyon
00:50:36un paillassonnage
00:50:37s'est déroulé
00:50:38Un paillassonnage ?
00:50:39Oui c'est ça
00:50:40ils ont brûlé le paillasson
00:50:41et donc du coup
00:50:42ça met le faux appartement
00:50:43c'est ce qui a causé la mort
00:50:44à des signes
00:50:45la semaine dernière
00:50:46d'un certain nombre
00:50:47de personnes
00:50:48de voisins
00:50:48de cet immeuble
00:50:49exactement
00:50:50on a de la chance
00:50:51hier soir
00:50:51on n'a pas dénombré
00:50:52de victimes
00:50:54brûlures légères
00:50:54et puis les voisins
00:50:55n'ont pas été touchés
00:50:57par l'incendie
00:50:58puisque les pompiers
00:50:59sont intervenus
00:51:00très rapidement
00:51:00mais donc on voit bien
00:51:01oui qu'il y a quand même
00:51:02évidemment
00:51:03dans nos villes
00:51:04c'est surtout
00:51:05dans les grandes villes
00:51:05par ailleurs
00:51:06et que ça remonte aussi
00:51:07Lyon est de plus en plus
00:51:09en tout cas concerné
00:51:10par ce phénomène
00:51:11de narcotrafic
00:51:12et donc nous ce qu'on demande
00:51:14et ce qu'on revendique
00:51:14c'est des moyens supplémentaires
00:51:16des moyens de police
00:51:17bien évidemment
00:51:18mais aussi que les enquêtes
00:51:19avancent plus vite
00:51:20et donc ça veut dire
00:51:20qu'il y a des moyens
00:51:21pour la justice
00:51:21pour pouvoir arrêter
00:51:23et mettre fin
00:51:24à ces trafics
00:51:24et notamment
00:51:25arrêter
00:51:26et condamner peut-être
00:51:28parce que c'est là
00:51:28où les policiers disent
00:51:30ben oui mais nous
00:51:30on met en garde à vue
00:51:31et après le juge relâche
00:51:32donc il y a peut-être
00:51:33aussi un travail à faire
00:51:34et là c'est le législateur
00:51:36oui mais il faut
00:51:37des éléments supplémentaires
00:51:38on a voté l'année dernière
00:51:39une loi quand même
00:51:40sur le narcotrafic
00:51:42donc maintenant
00:51:42ce qu'on demande
00:51:43c'est qu'elle soit
00:51:43vous l'avez votée
00:51:44vous cette loi ?
00:51:44oui tout à fait
00:51:45les socialistes l'ont votée
00:51:46elle était par ailleurs
00:51:46à l'initiative
00:51:47d'un sénateur socialiste
00:51:48Jérôme Durat
00:51:49donc nous l'avons votée
00:51:50nous à l'Assemblée nationale
00:51:52et maintenant
00:51:53ce que nous demandons
00:51:53c'est que les moyens
00:51:55qui ont été décidés
00:51:57qui ont été portés
00:51:58soient mis en oeuvre
00:51:59parce qu'on peut refaire
00:51:59des lois chaque année
00:52:01on en parlera peut-être
00:52:02sur notamment
00:52:03la question agricole
00:52:04mais on peut faire
00:52:05des lois chaque année
00:52:05si elles ne sont pas appliquées
00:52:06s'il n'y a pas les moyens
00:52:07derrière de les mettre en oeuvre
00:52:09ça ne sert strictement à rien
00:52:10voilà donc nous
00:52:11c'est ce qu'on demande
00:52:11en tout cas pour lutter
00:52:12contre le narcotrafic
00:52:13parce que ça touche
00:52:14nos jeunes
00:52:15ça touche la jeunesse
00:52:16et qu'on ne peut pas
00:52:17continuer sans rien faire
00:52:18en baissant les bras
00:52:18alors vous êtes avec nous
00:52:20pour cette heure
00:52:21de midi news
00:52:22Sandrine Runel
00:52:23on va partir tout de suite
00:52:24au conseil de Paris
00:52:25rejoindre Maxime Leguay
00:52:27dans un instant
00:52:28puisqu'Elisabeth Gutmann
00:52:29est avec nous
00:52:29elle est cofondatrice
00:52:30du collectif SOS Périscolaire
00:52:32merci beaucoup
00:52:32Elisabeth Gutmann
00:52:33d'avoir pris le temps
00:52:35je crois que vous êtes
00:52:35en automobile
00:52:37d'avoir pris le temps
00:52:38de témoigner
00:52:40il y a des cas
00:52:42tous les jours
00:52:42on le rappelle
00:52:43dans votre association
00:52:44SOS Périscolaire
00:52:46qui viennent des quatre coins
00:52:47de la France
00:52:48donc cette réunion
00:52:49au conseil de Paris
00:52:50sur ce sujet là
00:52:51aujourd'hui
00:52:52est évidemment essentielle
00:52:54oui oui
00:52:55effectivement
00:52:55notre collectif
00:52:56qui a été créé en 2021
00:52:58recense des témoignages
00:52:59et des signalements
00:53:00de l'ensemble de la France
00:53:00on a depuis 2021
00:53:02recensé à peu près
00:53:03600 signalements
00:53:05sur des violences
00:53:06au spectre large
00:53:06donc des violences
00:53:07physiques, psychologiques
00:53:08et sexuelles
00:53:09oui
00:53:10et aujourd'hui
00:53:11vous avez des appels
00:53:12j'allais dire
00:53:12quotidiens
00:53:14oui on a des
00:53:15effectivement
00:53:16les familles
00:53:17nous contactent
00:53:19on va dire
00:53:19qu'en ce moment
00:53:20on est à un pic
00:53:22de demandes
00:53:23et qu'on a à peu près
00:53:255 à 10
00:53:26parfois
00:53:26demandes par jour
00:53:27de prise de contact
00:53:29pour accompagner
00:53:31les familles
00:53:31soit sur
00:53:32un signalement
00:53:33administratif
00:53:34soit sur des conseils
00:53:35juridiques
00:53:35puisqu'on travaille
00:53:36avec une avocate
00:53:37qui s'appelle
00:53:37le maître Lisborne
00:53:39qui accompagne
00:53:40également un certain
00:53:40nombre de familles
00:53:41sur Paris
00:53:42et aussi sur
00:53:43le reste du territoire
00:53:44national
00:53:45est-ce que vous êtes
00:53:46j'allais dire
00:53:47étonné par l'ampleur
00:53:48que ce scandale
00:53:49prend dans toute la France
00:53:51vous me parliez
00:53:52de différents cas
00:53:53Elisabeth Gutmann
00:53:54il y a quelques jours
00:53:55sur Europe 1
00:53:55je me souviens
00:53:56vous m'aviez donné
00:53:57l'exemple
00:53:57d'animateurs
00:53:59qui avaient mis en place
00:54:00un fight club
00:54:01entre enfants
00:54:03oui oui tout à fait
00:54:04alors nous on n'est pas étonné
00:54:06de l'ampleur
00:54:06que prend ce phénomène
00:54:07on est presque rassuré
00:54:09qu'enfin
00:54:10l'ampleur
00:54:11soit prise en compte
00:54:12par
00:54:13d'une part les médias
00:54:14mais aussi par l'état
00:54:15puisque
00:54:16là on a le sentiment
00:54:17qu'ils se saisissent
00:54:18de la question
00:54:19non seulement
00:54:19Emmanuel Grégoire
00:54:20qui a quand même
00:54:22pris
00:54:22il semblerait
00:54:24la mesure
00:54:24de la problématique
00:54:25en tout cas
00:54:25qui commence à mettre
00:54:26en place
00:54:26des mesures
00:54:27mais également
00:54:28l'état
00:54:28qui nous reçoit
00:54:30aujourd'hui
00:54:30et on espère
00:54:31que ça sera suivi
00:54:32de mesures d'urgence
00:54:34sur le terrain
00:54:35qu'est-ce que vous dites
00:54:36à Emmanuel Grégoire
00:54:37mieux vaut tard que jamais
00:54:38parce que je me souviens
00:54:39que vous me disiez
00:54:40que sous l'administration
00:54:41de madame Hidalgo
00:54:42il y avait
00:54:43madame Versigny
00:54:43et monsieur Bloch
00:54:44et que les parents
00:54:46essayaient tant bien
00:54:47que mal
00:54:47de rentrer en contact
00:54:48d'avoir des informations
00:54:49et rien ne se passait
00:54:51oui oui j'ai envie
00:54:52de dire monsieur qui
00:54:53mais en effet
00:54:55monsieur Bloch
00:54:56a été vraiment
00:54:57aux abonnés absents
00:54:57malheureusement
00:54:58c'était lui
00:54:58qui était en charge
00:54:59de cette problématique
00:55:00et il n'a eu de cesse
00:55:02de nous dire
00:55:02que ça n'était pas
00:55:03une problématique
00:55:04et de minimiser
00:55:05tous les faits
00:55:06en nous disant
00:55:06que ça n'était pas
00:55:07systémique
00:55:07donc là on espère
00:55:09en tout cas
00:55:09et monsieur Grégoire
00:55:10a l'air en tout cas
00:55:12de montrer quelque chose
00:55:14d'un peu différent
00:55:15puisque madame Hidalgo
00:55:17ne s'était jamais
00:55:18exprimée sur le sujet
00:55:19et n'avait jamais
00:55:20pris la peine
00:55:21de nous répondre
00:55:23Merci beaucoup
00:55:24Elisabeth Gutmann
00:55:25d'avoir pris le temps
00:55:25de répondre
00:55:26à nos questions
00:55:27et dans un instant
00:55:28nous irons
00:55:29à l'hôtel de ville
00:55:30de Paris
00:55:30rejoindre Maxime Leguet
00:55:31qui suit
00:55:32les premières prises
00:55:33de parole
00:55:33de justement
00:55:35ce conseil de Paris
00:55:36c'est Grégory Canel
00:55:37le président
00:55:38du groupe
00:55:39Paris Liberté
00:55:40qui doit interroger
00:55:41la majorité municipale
00:55:43et donc
00:55:44Emmanuel Grégoire
00:55:45comment est-ce que
00:55:46vous madame la députée
00:55:47vous vivez
00:55:49ce scandale
00:55:50du périscolaire
00:55:50qui a éclaté
00:55:51au grand jour
00:55:52Alors
00:55:52dans un premier temps
00:55:54alors évidemment
00:55:54on est tous
00:55:55sous le choc
00:55:56de toutes les révélations
00:55:58pour autant
00:55:59la seule chose positive
00:56:00c'est que la parole
00:56:01des enfants
00:56:01s'est libérée
00:56:02et donc là
00:56:03les enfants maintenant
00:56:04prennent le temps
00:56:05et ont les bonnes conditions
00:56:06Quand ils le peuvent
00:56:07Bien sûr
00:56:08C'est difficile
00:56:09la parole
00:56:09d'un enfant de 3 ans
00:56:10Oui mais justement
00:56:11c'est de plus en plus
00:56:13justement accompagné
00:56:14et les enfants
00:56:15de 3 à 10 ans
00:56:1611 ans
00:56:17on a vu
00:56:17dans les différents
00:56:18témoignages
00:56:19prennent la parole
00:56:21et c'est important
00:56:22de rappeler
00:56:22on l'a fait aussi
00:56:23dans les collectifs
00:56:24MeToo et autres
00:56:24en fait leur dire
00:56:25qu'on les croit
00:56:27et rappeler en fait
00:56:28ces éléments
00:56:30donc on a vu
00:56:31le nombre de témoignages
00:56:32évidemment augmenter
00:56:33le nombre de cas
00:56:34évidemment
00:56:34alors on parle
00:56:35beaucoup de Paris
00:56:36mais il y a
00:56:36d'autres situations
00:56:37dans d'autres villes
00:56:38où il y a des situations
00:56:40comme ça
00:56:40qui ont été recensées
00:56:41dans le périscolaire
00:56:42ou ailleurs
00:56:43par ailleurs
00:56:43dans aussi l'extra scolaire
00:56:45dans les MJC
00:56:47ou autres
00:56:48donc voilà
00:56:49aujourd'hui
00:56:50on prend le temps
00:56:51d'écouter les enfants
00:56:53et puis il y a des mesures
00:56:54assez fortes quand même
00:56:55sur Paris
00:56:55notamment qui ont été prises
00:56:56pour suspendre les animateurs
00:56:58à la fois
00:56:59quand les faits sont avérés
00:57:00mais en cas aussi
00:57:01de suspicion
00:57:02et donc je crois
00:57:03que voilà
00:57:03maintenant
00:57:04on ne pourra pas dire
00:57:05on ne savait pas
00:57:06et que
00:57:07en l'occurrence
00:57:07Emmanuel Grégoire
00:57:08à Paris
00:57:09prend la mesure
00:57:10de cette situation-là
00:57:12et prend aussi
00:57:14en tout cas
00:57:14il a annoncé un plan
00:57:15de plus de 20 millions d'euros
00:57:16pour justement
00:57:17former, recruter
00:57:18faire passer des tests
00:57:19aux animateurs
00:57:20donc il y a
00:57:21une volonté
00:57:22quand même politique
00:57:22très forte
00:57:23en tout cas
00:57:23de la part du maire de Paris
00:57:25que cela ne se reproduise
00:57:26plus
00:57:27et que
00:57:27tous les animateurs
00:57:29qui pourraient avoir
00:57:30des comportements déviants
00:57:31envers les enfants
00:57:31soient suspendus
00:57:32de leur fonction
00:57:33donc ça veut dire
00:57:33passer au crible
00:57:35tous les animateurs
00:57:36du périscolaire de Paris
00:57:37Et quelle est la situation
00:57:38à la mairie de Lyon ?
00:57:39Alors sur la mairie de Lyon
00:57:40aujourd'hui
00:57:40nous n'avons pas
00:57:41de cas recensés
00:57:43il n'y a pas eu
00:57:43en tout cas
00:57:44ni de témoignages
00:57:45ni de plaintes
00:57:46ni de parents
00:57:46qui se sont mobilisés
00:57:48là-dessus
00:57:49pour autant
00:57:49nous sommes évidemment
00:57:50très vigilants
00:57:51et nous avons mis en place
00:57:52Vigilants
00:57:53voilà
00:57:53j'allais vous dire
00:57:54de quelle manière
00:57:55Depuis la réélection
00:57:57du maire de Lyon
00:57:58des protocoles d'accord
00:57:59sont mis en place
00:58:00pour faire en sorte
00:58:01que les recrutements
00:58:03soient plus poussés
00:58:04soient plus contraints
00:58:05aussi
00:58:06en matière
00:58:07de historique
00:58:08CV
00:58:08expérience professionnelle
00:58:10et donc nous allons aussi
00:58:11une fois que les animateurs
00:58:13sont embauchés
00:58:14travailler à une formation
00:58:15et faire de la prévention
00:58:16sur les violences
00:58:17sexistes et sexuelles
00:58:18notamment à travers
00:58:19les enfants
00:58:19donc nous sommes
00:58:22plutôt heureux
00:58:22de ne pas dénombrer
00:58:24de situations
00:58:25d'agressions
00:58:26ou d'attouchements
00:58:26sur des enfants
00:58:27mais nous prenons
00:58:28les mesures nécessaires
00:58:29pour que cela n'arrive pas
00:58:30et donc la ville de Lyon
00:58:32prend ce dossier
00:58:34bien évidemment
00:58:34aussi à bras le corps
00:58:36Je ne suis plus nuancée
00:58:38sur ce que vous venez de dire
00:58:39en fait
00:58:39sur un fait
00:58:40quand on dit
00:58:41la parole de l'enfant
00:58:42écoutée
00:58:42et la preuve que non
00:58:43puisque les enfants
00:58:44avaient parlé
00:58:44pas tous
00:58:45mais beaucoup ont parlé
00:58:46ce que je suis en train
00:58:46de dire c'est que
00:58:47oui
00:58:49certains parlent peut-être
00:58:50un peu plus qu'avant
00:58:51mais on ne les écoute pas plus
00:58:52c'est faux de dire
00:58:53qu'on les écoute plus
00:58:53la preuve
00:58:54ce scandale du périscolaire
00:58:56si on les avait écoutés
00:58:57dès le début
00:58:57on n'en serait pas là
00:58:59il y en aurait eu
00:58:59un, deux qui avaient parlé
00:59:00et ça serait arrêté là
00:59:01là en fait
00:59:02la parole de l'enfant
00:59:03non seulement
00:59:04elle ne sera pas
00:59:04enfin moi j'y crois pas
00:59:05en fait à une embellie
00:59:06j'y crois pas
00:59:07parce qu'à chaque fois
00:59:07qu'il y a un problème
00:59:08à chaque fois
00:59:09on essaie de dire
00:59:10oui mais alors
00:59:10attention au contexte
00:59:12et à force en fait
00:59:13et c'est normal
00:59:13on veut ne pas incriminer
00:59:15un adulte pour rien
00:59:16le problème c'est qu'en fait
00:59:18on a beaucoup de mal
00:59:19en France à se dire
00:59:20qu'un enfant qui parle
00:59:21il n'a aucun intérêt
00:59:22à accuser
00:59:26tel ou tel adulte
00:59:27et moi j'ai le sentiment
00:59:28que de plus en plus
00:59:30on va vers une forme
00:59:32de on en parle
00:59:33mais il n'y a rien
00:59:34qui se fait
00:59:34et il y aura
00:59:35alors
00:59:36c'est pas tout à fait vrai
00:59:37il y a des procès
00:59:38qui sont en cours
00:59:39et qui ont été ouverts
00:59:40oui mais à partir
00:59:40de combien de plaintes
00:59:41vous avez vu
00:59:42on va reprendre la discussion
00:59:43dans un instant
00:59:43je voudrais juste
00:59:44qu'on passe par l'hôtel de ville
00:59:45rejoindre Maxime Leguay
00:59:46avec Noémie Hardy
00:59:48qui sont sur place
00:59:49avec Grégory Canal
00:59:50qui justement doit prendre
00:59:51la parole Maxime
00:59:53au nom du groupe
00:59:55Paris Liberté
00:59:56qui doit interroger
00:59:57la majorité municipale
00:59:58sur ce sujet
01:00:02oui effectivement
01:00:04Pierre
01:00:04et c'est l'opposition
01:00:05de droite
01:00:06dans cet hémicycle
01:00:07qui va effectivement
01:00:08demander des comptes
01:00:10interpeller
01:00:11le maire de Paris
01:00:12Emmanuel Grégoire
01:00:13qui est rattrapé
01:00:14par ce scandale
01:00:16dans le périscolaire
01:00:17la réalité saisissante
01:00:19des chiffres
01:00:2084 écoles maternelles
01:00:22une vingtaine
01:00:22d'écoles primaires
01:00:23et une dizaine
01:00:23de crèches
01:00:24qui sont donc
01:00:24désormais visées
01:00:26par des enquêtes
01:00:28pour manquements
01:00:29violences sexuelles
01:00:30et même dans certains cas
01:00:31des actes de pédophilie
01:00:32d'animateurs
01:00:33à l'encontre des enfants
01:00:35la thématique
01:00:36du périscolaire
01:00:37n'a pas encore été abordée
01:00:38dans l'hémicycle
01:00:39ce matin
01:00:40ce sera très probablement
01:00:42cet après-midi
01:00:43voire d'ici demain
01:00:45Emmanuel Grégoire
01:00:46qui pour l'instant
01:00:46tente de minimiser l'affaire
01:00:48il dit
01:00:49avoir fait le nécessaire
01:00:50avoir pris
01:00:51l'ensemble des mesures
01:00:52pour revoir
01:00:53le procédé
01:00:54de recrutement
01:00:55des animateurs
01:00:56et puis il a lancé
01:00:57pas plus tard qu'hier
01:00:58cette convention
01:00:59citoyenne
01:01:00du temps
01:01:00de l'enfant
01:01:01pas sûr néanmoins
01:01:02que cela soit suffisant
01:01:03pour rassurer
01:01:04des parents
01:01:05dont la confiance
01:01:06a été fortement altérée
01:01:07pas sûr
01:01:08que cela soit suffisant
01:01:09non plus
01:01:09pour remporter
01:01:10la conviction
01:01:11des opposants politiques
01:01:13qui comptent bien
01:01:14le rappeler
01:01:15à Emmanuel Grégoire
01:01:16dans la suite
01:01:17des débats
01:01:17qui s'annoncent
01:01:18donc très mouvementés
01:01:19ici dans ce conseil
01:01:20de Paris
01:01:22Aradi au conseil
01:01:23de Paris
01:01:24à l'Hôtel
01:01:25de Ville
01:01:26à Paris
01:01:26ce matin
01:01:27le ministre
01:01:27de la justice
01:01:28Gérald Darmanin
01:01:29le disait
01:01:31il faut faire
01:01:32quelque chose
01:01:32sur l'imprescribibilité
01:01:34des crimes
01:01:35qui touchent les enfants
01:01:35le ministre de la justice
01:01:37ce matin
01:01:37sur CNews
01:01:38je me suis exprimé
01:01:39depuis de nombreux mois
01:01:40désormais
01:01:41sur le fait
01:01:42que j'étais
01:01:42pour l'imprescriptibilité
01:01:44des crimes
01:01:45qui touchaient les enfants
01:01:45il y a un débat
01:01:46fort
01:01:47dans le monde du droit
01:01:48dans la magistrature
01:01:48pour s'y opposer
01:01:49comme qu'on doit pardonner
01:01:51aujourd'hui
01:01:51les crimes
01:01:52sont imprescriptibles
01:01:54que pour les crimes
01:01:55contre l'humanité
01:01:55moi je pense
01:01:56qu'on tue
01:01:58l'humanité
01:01:59d'un enfant
01:02:00d'un adulte
01:02:00plus tard
01:02:01lorsqu'il a été violé
01:02:02par ceux
01:02:04qui sont censés
01:02:04les protéger
01:02:05par ailleurs
01:02:06ses parents
01:02:06ses grands-parents
01:02:07ses cousins
01:02:08je pense que oui
01:02:09il faut mettre fin
01:02:11à ce déni
01:02:12surtout que les preuves
01:02:13d'aujourd'hui
01:02:14ne sont pas les preuves
01:02:14de 1960
01:02:15on dit souvent
01:02:16parce qu'il faut refuser
01:02:17l'imprescriptibilité
01:02:18parce qu'on n'a pas les preuves
01:02:19et que ce sont des procès
01:02:20sans preuves
01:02:20mais d'abord
01:02:21les adultes mettent énormément
01:02:23de temps
01:02:23à dire qu'ils ont été violés
01:02:24quand ils étaient petits
01:02:25moi j'ai personnellement
01:02:26un témoignage personnel
01:02:27de quelqu'un
01:02:28qui sur son lit de mort
01:02:29a plus de 70 ans
01:02:30a avoué que quand il était petit
01:02:31il avait été violé
01:02:32je pense que c'est vraiment
01:02:34quelque chose
01:02:34qui nous touche
01:02:35toutes et tous
01:02:35donc il faut comprendre
01:02:36ce temps aussi
01:02:38de l'aveu
01:02:39et deuxièmement
01:02:40les preuves d'aujourd'hui
01:02:41les preuves numériques
01:02:41notamment les preuves médicales
01:02:43seront bien mieux gardées
01:02:44dans 20, 30 ou 40 ans
01:02:46que les preuves des années 1960
01:02:47donc oui je suis pour
01:02:49mettre l'imprescriptibilité
01:02:50pour les crimes
01:02:51qui touchent les enfants
01:02:52Pour ou contre
01:02:53cette mesure
01:02:53Madame Rynel ?
01:02:55Alors moi je suis évidemment
01:02:56favorable à cette mesure
01:02:58mais je voudrais quand même
01:02:59réagir au propos
01:03:00du garde des Sceaux
01:03:02déjà il y a quelque chose
01:03:03qui est quand même
01:03:04assez fort de café
01:03:05quand on l'écoute
01:03:06il vient dire
01:03:07je connais quelqu'un
01:03:07qui sur son lit de mort
01:03:08a avoué
01:03:09avoir été violé
01:03:10moi je pensais
01:03:11qu'il allait dire
01:03:11a avoué
01:03:12avoir commis
01:03:13des viols
01:03:14sur des enfants
01:03:15ou autres
01:03:15Non il a libéré
01:03:16sa parole
01:03:17sur son lit de mort
01:03:18Il a avoué
01:03:19avoir été violé
01:03:20enfin non
01:03:20il faut rappeler quand même
01:03:21qu'on n'avoue pas
01:03:22quand on est une victime
01:03:23donc voilà
01:03:23Non mais c'est peut-être
01:03:24un problème de sémantique
01:03:25qui n'est pas forcément
01:03:26Non parce qu'il n'y a pas que ça
01:03:27parce que par rapport
01:03:28à la prescription
01:03:29bien évidemment
01:03:30que sur des crimes
01:03:32des agressions sexuelles
01:03:34pour les enfants bien sûr
01:03:35mais pour tout le monde
01:03:36moi je pense que
01:03:36les viols
01:03:37il faut lever la prescription
01:03:38on le voit bien aujourd'hui
01:03:40avec les affaires Bruel
01:03:41et autres
01:03:42mais quand même
01:03:43Gérald Darmanin
01:03:44c'était le premier
01:03:45qui voulait
01:03:46dans son projet de loi
01:03:47faire en sorte
01:03:48d'avoir un plaidé
01:03:48coupable criminel
01:03:49c'est à dire que
01:03:50Il l'a retiré
01:03:51Oui il l'a retiré
01:03:52sous la pression quand même
01:03:53je le rappelle
01:03:53des avocats
01:03:54du barreau
01:03:55de la justice
01:03:56de syndicats de la magistrature
01:03:57Les avocats
01:03:58c'est peut-être pas forcément
01:03:59pour de bonnes raisons
01:03:59Ah si si
01:04:00les avocats le voulaient
01:04:01véritablement
01:04:01parce que justement
01:04:02et plusieurs le partagent
01:04:04et nous sommes un certain nombre
01:04:05aussi de parlementaires
01:04:06à le partager
01:04:07on sait très bien
01:04:08qu'aujourd'hui
01:04:09même un coupable
01:04:10qui reconnaît
01:04:11une agression sexuelle
01:04:12un viol
01:04:13la victime a besoin
01:04:15d'un procès
01:04:15la victime a besoin
01:04:16d'un procès
01:04:17pour pouvoir aussi
01:04:18entendre
01:04:19pour pouvoir comprendre
01:04:20pour pouvoir aussi
01:04:20s'exprimer
01:04:21et pour avoir quand même
01:04:22un jugement
01:04:23qui soit rendu
01:04:24Il a enlevé son plaidé coupable
01:04:24et donc il l'a retiré
01:04:26mais encore une fois
01:04:26sous de la pression
01:04:27et c'était pas son souhait
01:04:29de départ
01:04:30et lui ce qu'il voulait
01:04:31c'était qu'on puisse
01:04:31traiter les dossiers
01:04:32comme ça
01:04:32En tout cas
01:04:33sur le sujet
01:04:34de l'imprescriptibilité
01:04:35des crimes
01:04:35pour les enfants
01:04:36Moi je suis évidemment favorable
01:04:36Vous êtes favorable
01:04:37et on va continuer
01:04:38à en parler
01:04:39comme d'autres sujets
01:04:40dans un instant
01:04:41et notamment
01:04:42le procès des agresseurs
01:04:43de Théo
01:04:43qui se tient aujourd'hui
01:04:45Restez avec nous
01:04:46sur CNews
01:04:46A tout de suite
01:04:50Et dans un instant
01:04:51nous irons à Lyon
01:04:52pour le procès
01:04:53des agresseurs
01:04:53de Théo
01:04:54après les dernières informations
01:04:55de Somaïa
01:04:55Labidi
01:04:56Une fois n'est pas coutume
01:04:57on commence par cette bonne nouvelle
01:04:59La Suède va acheter
01:05:00quatre frégates
01:05:01de défense et d'intervention
01:05:02à l'entreprise française
01:05:03Naval Group
01:05:04dans le cadre
01:05:04d'un très important
01:05:06contrat international
01:05:07dans l'industrie de défense
01:05:08Opération
01:05:09On s'est félicité
01:05:10sur X Emmanuel Macron
01:05:11qui salue
01:05:12une décision stratégique majeure
01:05:14A la une également
01:05:16la nouvelle loi
01:05:17de programmation militaire
01:05:18de retour à l'Assemblée
01:05:19pour un vote solennel
01:05:21cet après-midi
01:05:22après les questions
01:05:22au gouvernement
01:05:24Principales mesures
01:05:25budget réhaussé
01:05:26service national
01:05:26et un nouvel état d'alerte
01:05:28nouveau régime d'exception
01:05:30en cas de guerre hybride
01:05:31Et puis un incendie
01:05:33menace des milliers
01:05:34d'habitations
01:05:35en Californie
01:05:35aux Etats-Unis
01:05:36Le Sandy Fire
01:05:37s'est déclaré hier
01:05:38en fin de matinée
01:05:39près de Simi Valley
01:05:41ville pavillonnaire
01:05:42du comté de Ventura
01:05:43situé à environ
01:05:4560 km au nord-ouest
01:05:46du centre de Los Angeles
01:05:49Conséquence
01:05:5029 000 personnes
01:05:51ont dû être évacuées
01:05:52par les autorités
01:05:53Merci Sommaya
01:05:54à tout à l'heure
01:05:55non pas à tout à l'heure
01:05:56parce qu'à 15h
01:05:56ça sera quelqu'un d'autre
01:05:57pour les informations
01:05:58sur CNews
01:06:00Audrey Berthaud
01:06:00bien sûr
01:06:01qui sera là
01:06:01à 15h
01:06:02dans 120 minutes info
01:06:03pour commencer
01:06:04justement cette nouvelle
01:06:05session d'information
01:06:06nous sommes toujours
01:06:06avec Yvan Riouffol
01:06:07avec Ophélie Roch
01:06:08et avec Sandrine Runel
01:06:10députée PS
01:06:11du Rhône
01:06:12de la 4ème circonscription
01:06:14parlons de Théo
01:06:15roué de coups
01:06:16poursuivi par le même
01:06:17groupe d'individus
01:06:18il s'est retrouvé
01:06:19face à ses agresseurs
01:06:20plusieurs fois
01:06:21le procès s'ouvre à Lyon
01:06:22les 6 mineurs
01:06:23mis en cause
01:06:24seront jugés
01:06:25ce mardi
01:06:26écoutez
01:06:26la maman
01:06:27de Théo
01:06:28c'était dans
01:06:30la matinale
01:06:31de CNews
01:06:33Au mois d'août
01:06:34quand il s'est installé
01:06:35sur Lyon
01:06:35pour ses études
01:06:36il avait déjà rencontré
01:06:38ce groupe
01:06:38et ils lui ont volé
01:06:40son casque de musique
01:06:41il l'avait fait tomber
01:06:42il lui avait fait du mal
01:06:44il avait 5 jours d'ITT
01:06:45ils avaient touché sa hanche
01:06:46et il lui avait dit
01:06:48mon fils a réussi à partir
01:06:50et ils lui ont dit
01:06:51on va te retrouver
01:06:51on te tuera
01:06:52voilà
01:06:52donc ça on était
01:06:53le 30 août 2025
01:06:54le 29 décembre dernier
01:06:55il se rendait
01:06:57pour nous rejoindre
01:06:58pour les fêtes
01:06:59et il les a re-rencontrés
01:07:01il était sur une trottinette
01:07:02électrique
01:07:03et
01:07:05il a rencontré encore
01:07:05ce groupe
01:07:06qui lui a dit
01:07:06arrête toi
01:07:07donne ton téléphone
01:07:08donne ton téléphone
01:07:08parce qu'ils savent
01:07:09que le casque Apple
01:07:10va avec l'iPhone
01:07:11bien sûr
01:07:11donc ils lui ont dit
01:07:12arrête toi
01:07:13il a réussi à partir
01:07:13ils lui ont dit
01:07:14on va te retrouver
01:07:14on va te tuer
01:07:1531 janvier dernier
01:07:17il rentrait de son travail
01:07:18il a un job étudiant
01:07:19pour payer ses études
01:07:20son appartement
01:07:21et son crédit étudiant
01:07:23et quand il est arrivé
01:07:24au début de sa rue
01:07:25il a vu un groupe
01:07:26il a accéléré
01:07:27avec la trottinette électrique
01:07:28qu'il loue
01:07:29il a essayé de rentrer
01:07:30chez lui
01:07:30mais malheureusement
01:07:31la porte n'a pas claqué
01:07:32normalement elle doit claquer
01:07:34n'a pas claqué
01:07:35et comme vous voyez
01:07:36sur les images
01:07:36ils lui ont chopé
01:07:37ils ont demandé son téléphone
01:07:38sa carte bleue
01:07:39qui est restaurée
01:07:40ils ont tout demandé
01:07:41ce qu'il avait sur lui
01:07:41en l'incidence de coup
01:07:42pendant plus de 2 minutes 30
01:07:44demain ils ne comparaissent
01:07:46que pour la dernière agression
01:07:47voilà où on en est
01:07:48ils ne comparaissent
01:07:49que pour cette dernière agression
01:07:51alors que c'est une série
01:07:52d'agressions
01:07:52par le même groupe
01:07:53alors Sandrine Runel
01:07:55vous me disiez
01:07:56tout à l'heure
01:07:57qu'à Lyon
01:07:58on était quand même
01:07:59en sécurité
01:08:00c'est ce que vous allez dire
01:08:01à la maman de Théo aussi
01:08:02alors évidemment
01:08:04que tout d'abord
01:08:05enfin et puis on l'a fait
01:08:07puis la mère du 7ème
01:08:08notamment
01:08:09l'avait rencontrée
01:08:10suite à l'agression
01:08:12en février dernier
01:08:14non bien évidemment
01:08:15que je ne vais pas
01:08:16parce qu'elle ne l'entendrait pas
01:08:17et elle a bien raison
01:08:18et je le comprends
01:08:19tout à fait
01:08:20là il y a un procès
01:08:21quand même
01:08:21qui s'ouvre
01:08:23sur la dernière
01:08:25le dernier fait relaté
01:08:26sur la dernière agression
01:08:27parce qu'il n'y a pas
01:08:28d'éléments en tout cas
01:08:29peut-être que l'enquête
01:08:30ou le procès
01:08:31pourra le mettre en avant
01:08:32mais en tout cas
01:08:32il n'y a pas d'autres éléments
01:08:33et donc finalement
01:08:34cette bande de jeunes
01:08:35est aujourd'hui
01:08:36mise en examen
01:08:37pour ces faits-là
01:08:38et pour l'agression
01:08:39la dernière agression
01:08:41donc vol, agression
01:08:42et autres
01:08:43mais c'est sûr
01:08:43qu'il y a quand même
01:08:44par contre
01:08:45de l'intentionnalité
01:08:46de la préméditation
01:08:47donc ça ce sera sûrement
01:08:48retenu en circonstances
01:08:49aggravantes
01:08:50puisqu'il y a quand même
01:08:50les événements d'avant
01:08:51donc c'est aussi quand même
01:08:52du harcèlement
01:08:52qui pourrait être qualifié
01:08:55donc il y a quand même
01:08:57on peut le voir
01:08:59des éléments
01:09:00qui conduisent
01:09:01à des arrestations
01:09:02et qui conduisent aussi
01:09:03derrière à des condamnations
01:09:04donc bien entendu
01:09:05qu'on ne peut pas parler
01:09:06d'insécurité permanente
01:09:08au contraire
01:09:09je crois que c'est quand même
01:09:10important de rappeler
01:09:11qu'à Lyon
01:09:12nous avons
01:09:13enfin nous en tout cas
01:09:13renforcé nos effectifs
01:09:14en termes de police municipale
01:09:16c'est la ville de Lyon
01:09:17la mairie de Lyon
01:09:18et la municipalité de Lyon
01:09:19à laquelle j'appartenais
01:09:21jusqu'à ce que je sois élue députée
01:09:24donc j'étais adjointe
01:09:24aux solidarités de la ville
01:09:26donc la ville a renforcé
01:09:27quand même ses effectifs
01:09:28en termes de police municipale
01:09:30mais ce qui manque
01:09:31bien évidemment
01:09:31c'est des effectifs
01:09:32de police nationale
01:09:34et aujourd'hui
01:09:35ce qui manque
01:09:35c'est de la police de proximité
01:09:36ce qui manque en fait
01:09:37c'est de la rapidité
01:09:38dans les interventions
01:09:39et la difficulté
01:09:40c'est que depuis Sarkozy
01:09:41qui avait supprimé
01:09:42près de 12 000 postes
01:09:43on n'arrive pas
01:09:44à reconstituer
01:09:45les effectifs
01:09:45Vous dites Sarkozy
01:09:46ou sans monsieur
01:09:47sans le président
01:09:48sans Nicolas
01:09:48En même temps
01:09:49c'est quand même
01:09:49le seul président
01:09:50qui a été condamné
01:09:51et qui a fait un peu de prison
01:09:52Et donc il mérite
01:09:53qu'on l'appelle Sarkozy
01:09:54sans son prénom ?
01:09:55Aujourd'hui
01:09:55on pourrait dire
01:09:56monsieur le président
01:09:56de la République
01:09:57ou Nicolas Sarkozy
01:09:58mais non
01:09:58je pense que oui
01:09:59Sarkozy ça suffira
01:10:00Yvan Réouffel
01:10:03Ces scènes
01:10:04auraient été
01:10:07incompréhensibles
01:10:07il y a encore
01:10:0720 ans
01:10:0830 ans
01:10:0840 ans
01:10:09mais or maintenant
01:10:10ce qui est effrayant
01:10:11c'est qu'il y a
01:10:11une banalisation
01:10:13de ces genres de phénomènes
01:10:14et donc il faut se poser la question
01:10:15en tout cas c'est la question
01:10:16que je me pose à chaque fois
01:10:17comment en est-on arrivé là ?
01:10:18Qui sont les responsables ?
01:10:19Il y a un film
01:10:20qui est sorti
01:10:21qui s'appelle
01:10:22L'abandon
01:10:22et qui reflète
01:10:23qui décrit
01:10:24l'abandon
01:10:24d'un professeur
01:10:26en l'occurrence
01:10:26mais c'est plus généralement
01:10:28l'abandon
01:10:28de toute une société
01:10:29il devrait y avoir
01:10:30il devrait y avoir un film
01:10:31qui s'appellerait
01:10:31L'abandon
01:10:32et qui résumerait
01:10:33en fait
01:10:33quel est aujourd'hui
01:10:34maintenant cet ensauvagement
01:10:35qui met en scène
01:10:36non pas simplement
01:10:37là des guerres de rue
01:10:38des guerres de gang
01:10:39mais peut-être
01:10:40en fonction du prénom
01:10:42de celui qui est agressé
01:10:43des guerres de race
01:10:44on se demande
01:10:45s'il n'y a pas en dessous
01:10:46sous cette agression-là
01:10:48également
01:10:48d'une sorte de racisme
01:10:50anti-blanc
01:10:50on devine
01:10:51parce qu'il y a déjà
01:10:52des jurisprudences
01:10:53que l'on voit apparaître
01:10:54dans ces fractures
01:10:55entre la contre-société
01:10:56et la société française
01:10:57on voit bien
01:10:58qu'il y a des sortes
01:10:59de répétitions générales
01:11:00de ce qui pourrait advenir
01:11:01si effectivement
01:11:02l'État continue
01:11:03comme ça
01:11:03dans son abouli
01:11:05et dans cet abandon
01:11:06je crois que
01:11:07chaque Français
01:11:08aujourd'hui
01:11:09est envahi
01:11:09par ce sentiment
01:11:10d'avoir été abandonné
01:11:11au-delà même
01:11:12du professeur
01:11:14Samuel Paty
01:11:14j'ai un même
01:11:15plus loin qu'il vend
01:11:17c'est
01:11:17l'abandon
01:11:18en effet
01:11:19c'est pas qu'une question
01:11:20de courser
01:11:22un jeune blanc
01:11:22l'abandon
01:11:23moi je le vois au quotidien
01:11:24avec notamment
01:11:24les violences animales
01:11:25en fait
01:11:26on a des jeunes
01:11:27qui sont complètement
01:11:29dénuées d'empathie
01:11:30pour certains
01:11:31et qui du coup
01:11:32en fait
01:11:32la souffrance
01:11:33la notion
01:11:34de qu'est-ce que l'autre
01:11:35qu'est-ce qui est soi
01:11:36est complètement
01:11:37en train
01:11:38de partir
01:11:39émietter
01:11:40et ça
01:11:41c'est compliqué
01:11:42en fait
01:11:43à trouver une cause commune
01:11:44parce qu'en effet
01:11:44il y a une forme
01:11:45de défection parentale
01:11:46qui est parfois généralisée
01:11:48il y a en effet
01:11:49une insensibilisation
01:11:50à force d'être
01:11:51abreuvé d'images
01:11:52que t'es en permanence
01:11:54et en fait
01:11:54plus rien n'a de sens
01:11:55en fait
01:11:55on a l'impression
01:11:56que le sens
01:11:57de quelque chose
01:11:59ne s'imprime pas
01:12:00c'est-à-dire que
01:12:00vous voyez
01:12:01ces jeunes
01:12:01qui ont agressé
01:12:03sans doute
01:12:04qu'il n'y a pas de
01:12:06il n'y a même pas
01:12:07si vous voulez
01:12:07sur le long terme
01:12:08il n'y a pas de socle
01:12:09il n'y a pas de tronc commun
01:12:11il n'y a pas de colonne vertébrale
01:12:12c'est ça que vous dites
01:12:26soit ils sont trop rigides
01:12:28et du coup
01:12:28ça fait l'effet inverse
01:12:30donc c'est très compliqué
01:12:31de renouer le dialogue
01:12:32et je pense qu'il n'y a que comme ça
01:12:33qu'on parviendra
01:12:34c'est reprendre le temps
01:12:36forcer ces jeunes
01:12:36qui n'en ont pas envie
01:12:37parfois
01:12:38à se poser
01:12:39à quitter ça
01:12:41et à dire
01:12:41écoute voilà
01:12:42tu as fait une bêtise
01:12:43donc tu vas être punie
01:12:44mais en plus
01:12:44tu vas devoir me parler
01:12:45pendant 2-3 heures
01:12:46de ta vie
01:12:46c'est ça qu'il faut en fait
01:12:47et moi je suis effarée
01:12:48quand des jeunes me disent
01:12:49vous savez madame
01:12:50à la maison
01:12:51mes parents
01:12:51ils ne me parlent pas
01:12:53en fait je mange tout seul
01:12:54parce qu'ils sont
01:12:55sur leur portable
01:12:56et c'est d'une tristesse rare
01:12:58en fait
01:12:58et cette tristesse rare
01:12:59elle devient commune
01:13:01et c'est pas normal
01:13:03un enfant il ne peut pas
01:13:03se grandir dans le signe
01:13:04il y a un sentiment
01:13:04oui
01:13:05plus que d'un monde
01:13:06en fait de la société
01:13:07et notamment des jeunes
01:13:08mais la maman de Théo
01:13:10le disait très bien
01:13:11ils ont couru après
01:13:13son téléphone
01:13:13qui était un iPhone
01:13:14ils ont couru après
01:13:15son casque Apple
01:13:16qui était connecté
01:13:17donc en fait
01:13:18on voit bien quand même
01:13:19cette espèce de course
01:13:21sur la marque
01:13:22sur la technologie
01:13:23sur avoir les dernières choses
01:13:24enfin je fais juste
01:13:25un crochet
01:13:25mais c'est parce qu'ils sont
01:13:26abreuvés aussi
01:13:27sur les réseaux sociaux
01:13:28par des yachts
01:13:29par des voyages à Dubaï
01:13:30par des objets de luxe
01:13:32regardez ce qu'on peut voir
01:13:33à la télé sur TikTok
01:13:34avec les magasins Swatch
01:13:35alors c'est exactement
01:13:35ce que j'allais vous dire
01:13:36j'allais exactement dire ça
01:13:37je ne sais pas s'il y en a un à Lyon
01:13:38il y en a un à Lyon
01:13:39et je fais un apparté là-dessus
01:13:42les magasins Swatch
01:13:43il y a eu des violences
01:13:44en fait les gens se sont battus
01:13:45on fait la queue
01:13:46pour pouvoir aller acheter des montres
01:13:48enfin il faut voir
01:13:48dans quelle société on vit
01:13:49et jusqu'où on va
01:13:50et où on en est arrivé aujourd'hui
01:13:53donc à chaque fois
01:13:54on le voit bien
01:13:54les Black Friday
01:13:56et donc on est dans une société
01:13:57de surconsommation
01:13:59qui amène à des comportements
01:14:00ultra violents
01:14:02et je ne suis même pas sûre
01:14:03mais le procès peut-être nous le dira
01:14:05qu'en fait ils aient conscience
01:14:06de ce qu'ils ont fait
01:14:08et ça n'excuse évidemment en rien
01:14:10la gravité des faits
01:14:11mais est-ce qu'ils ont conscience
01:14:12de ce qu'ils ont fait
01:14:14et de ce qui risque ?
01:14:15C'est une bonne question
01:14:15que vous posez Sandrine Brunel
01:14:16puisque Olivier Madigné
01:14:17avec Marie-Victoire Diodonnet
01:14:19suivent ce procès
01:14:20justement à Lyon
01:14:21partons là-bas
01:14:22les rejoindre
01:14:23c'est le début
01:14:24de ce procès des agresseurs
01:14:25de Théo
01:14:26procès qui a commencé
01:14:27il y a quelques minutes
01:14:29Olivier
01:14:30et Théo n'assiste pas
01:14:31à l'audience
01:14:35oui absolument
01:14:35le jeune Théo
01:14:3719 ans
01:14:37a fait le choix
01:14:38de ne pas assister
01:14:40à l'audience
01:14:41il faut dire que c'est un jeune homme
01:14:42de 19 ans
01:14:43encore extrêmement marqué
01:14:45par cette agression
01:14:47d'il y a maintenant
01:14:48près de 4 mois
01:14:50et puis il le fait dire aussi
01:14:52par la voix de sa mère
01:14:53qu'il ne croit pas
01:14:54en la justice
01:14:56je vous le disais
01:14:56c'est un jeune homme
01:14:57extrêmement marqué
01:14:58qui a quitté son appartement
01:14:59du 7ème arrondissement
01:15:01là où il s'est fait agresser
01:15:02il a mis ses études
01:15:03entre parenthèses
01:15:04il essaye de se reconstruire
01:15:06chez ses parents
01:15:08à une trentaine
01:15:09de kilomètres de Lyon
01:15:10sa mère
01:15:11elle est venue
01:15:12elle a fait le déplacement
01:15:13elle est venue
01:15:14pour essayer
01:15:15d'assister à l'audience
01:15:16mais elle vient
01:15:17malheureusement
01:15:17de se faire refouler
01:15:19par la présidente du tribunal
01:15:20au prétexte
01:15:21que son fils Théo
01:15:23est majeur
01:15:24donc elle est sortie
01:15:26de la salle d'audience
01:15:27en larmes
01:15:27en disant
01:15:28qu'est-ce que je vais raconter
01:15:29à mon fils
01:15:29qu'est-ce que je vais lui dire
01:15:31ce soir
01:15:32en rentrant
01:15:32je ne pourrais même pas
01:15:33lui raconter
01:15:34l'audience de ce jour
01:15:36qui est
01:15:36je vous le rappelle
01:15:37est à huis clos
01:15:40Marie-Victoire Dieudonné
01:15:41est sur place
01:15:43c'est assez étonnant
01:15:44quand même
01:15:44ce comportement
01:15:45de la juge
01:15:47qui dit
01:15:47bah non
01:15:47c'est à votre fils
01:15:48d'être là
01:15:48alors je comprends
01:15:49que ce soit
01:15:50la règle
01:15:51mais enfin
01:15:51on parlait
01:15:52à l'instant d'empathie
01:15:53pardonnez-moi
01:15:54mais on est quand même
01:15:55très très loin
01:15:55effectivement
01:15:56peut-être que
01:15:57elle aurait dû demander
01:15:58à représenter son fils
01:16:00si ce dernier
01:16:00n'assistait pas
01:16:01à l'audience
01:16:02puisqu'il est
01:16:02il est majeur
01:16:04là on peut
01:16:05avancer un autre sujet
01:16:06il y a la question
01:16:07de la procédure
01:16:08il y a la question du droit
01:16:09et puis après
01:16:10il y a effectivement
01:16:10la question
01:16:11en tout cas
01:16:12il y a la question
01:16:13du surplus de normes
01:16:14qui peut être abordé
01:16:15pour la future présidentielle
01:16:17dont on va beaucoup parler
01:16:18puisque ça existe
01:16:19pratiquement dans le programme
01:16:20de chaque candidat
01:16:21où il y a effectivement
01:16:24je me souviens
01:16:25c'était François Bayrou
01:16:25qui était venu
01:16:26dans une émission de télévision
01:16:27il y a très très longtemps
01:16:28et il avait
01:16:29le code du travail français
01:16:30qui faisait à peu près
01:16:311500 pages
01:16:32et le code du travail suisse
01:16:33qui faisait 130 pages
01:16:34et il dit
01:16:34vous voyez
01:16:35c'est ça la différence
01:16:35entre la France
01:16:36et la Suisse
01:16:36enfin d'une certaine manière
01:16:38quand même
01:16:38il avait posé
01:16:39il avait mis le doigt
01:16:40sur ça
01:16:42vous me parliez tout à l'heure
01:16:43du film L'abandon
01:16:44vous l'avez vu
01:16:45oui
01:16:45et vous pensez
01:16:47Sandrine Ruelle
01:16:48que c'est un film
01:16:50nécessaire
01:16:50indispensable
01:16:51pour tous les collégiens
01:16:53de France
01:16:53c'est un film
01:16:55que je trouve
01:16:56par ailleurs
01:16:56magnifique
01:16:57ou vraiment
01:16:58extrêmement bien joué
01:16:59qui retrace
01:17:01les derniers jours
01:17:02et toute l'histoire
01:17:03finalement
01:17:03de Samuel Paty
01:17:04dont on a beaucoup parlé
01:17:06mais
01:17:06qui met en avant
01:17:08et le titre
01:17:09est extrêmement bien
01:17:10choisi
01:17:11finalement
01:17:12l'abandon
01:17:13mais de toute la machine
01:17:14en fait
01:17:14de toutes les institutions
01:17:17vis-à-vis
01:17:18en fait
01:17:18d'un enseignant
01:17:18qui fait
01:17:19son boulot
01:17:21et qui justement
01:17:21s'investit tellement
01:17:22qui veut élever aussi
01:17:23quand même
01:17:24ses élèves
01:17:25les collégiens
01:17:26enfin qui est passionné
01:17:27et qui veut
01:17:28justement
01:17:29leur apprendre
01:17:29à réfléchir par eux-mêmes
01:17:30et à sortir un petit peu
01:17:31des téléphones
01:17:32des tablettes
01:17:33et autres
01:17:34en reparlant
01:17:35de la liberté de la presse
01:17:36la liberté d'expression
01:17:38et vraiment
01:17:39ça décrit
01:17:40parfaitement
01:17:41tout ce sentiment
01:17:42d'abandon
01:17:43et puis finalement
01:17:43on voit bien que
01:17:44là encore
01:17:45peut-être trop de normes
01:17:46trop de procédures
01:17:47ont empêché
01:17:49la compréhension
01:17:50ou en tout cas
01:17:52permis à la fois
01:17:53à la police
01:17:54mais aussi à la justice
01:17:55aux cellules antiterroristes
01:17:56de voir venir
01:17:57en fait finalement
01:17:58qu'un individu
01:17:59alors isolé
01:17:59bien sûr
01:18:00mais aller passer
01:18:01à l'acte
01:18:02et donc oui
01:18:03je crois que ce serait
01:18:04important quand même
01:18:05de rappeler
01:18:05à nos collégiens
01:18:08à nos lycéens
01:18:10qu'on peut faire ce métier
01:18:11en fait avec plaisir
01:18:12que les enseignants
01:18:13méritent du respect aussi
01:18:15et je le dis très tranquillement
01:18:16parce que je suis quand même
01:18:17maman de trois enfants
01:18:18donc
01:18:18quel âge ?
01:18:2015, 11 et 7
01:18:22donc pile dans la cible
01:18:23exactement
01:18:23pile dans la cible
01:18:24et moi je rappelle en fait
01:18:26que ce qui est nécessaire
01:18:27c'est de respecter en fait
01:18:28les enseignants
01:18:30qui voilà du coup sont là
01:18:31sont pas très bien payés
01:18:33parce que
01:18:34quand on voit la difficulté
01:18:36oui c'est un euphémisme
01:18:37excusez-moi
01:18:37oui vous avez une enseignante
01:18:39qui peut témoigner
01:18:40effectivement
01:18:40de ce traitement
01:18:41voilà
01:18:42non mais qui sont pas
01:18:42qui sont pas bien payés
01:18:44mais surtout
01:18:44évidemment que c'est un problème
01:18:46financier
01:18:47mais qui manque de reconnaissance
01:18:48qui manque de reconnaissance
01:18:49et en fait quand on parlait
01:18:50de l'agression de Théo et autres
01:18:51enfin du coup
01:18:52il y a un déficit
01:18:54d'investissement
01:18:54dans notre jeunesse
01:18:55et on va droit dans le mur
01:18:57mais apparemment
01:18:58ça ne dérange pas ce gouvernement
01:18:59mais qu'est-ce que vous dites
01:19:00Sandrine Runel
01:19:00à certains élus de gauche
01:19:02qui ont dit que ce film-là
01:19:03ça n'était que
01:19:04de la récupération politique
01:19:05non c'est absolument pas
01:19:06de la récupération politique
01:19:08puisque c'est quand même
01:19:08basé sur des faits
01:19:10très bien documentés
01:19:11qui reprennent
01:19:12les éléments du procès
01:19:14qui s'est tenu
01:19:15il n'y a pas si longtemps
01:19:15que ça
01:19:16donc en fait
01:19:16c'est très factuel
01:19:17par ailleurs
01:19:19on a tout entendu
01:19:20on a entendu
01:19:20que c'était un film fasciste
01:19:21que c'était la récupération
01:19:22pour le Rassemblement National
01:19:24non non
01:19:24c'est tout sauf ça
01:19:25c'est un film
01:19:27en fait
01:19:27qui retrace
01:19:28de manière
01:19:29très objective
01:19:31je trouve
01:19:32mais avec pour le coup
01:19:33là beaucoup d'humanité
01:19:34et c'est peut-être
01:19:35ça qui dérange certains
01:19:36mais en tout cas
01:19:36on parlait d'empathie
01:19:37d'humanité
01:19:38dans ce film
01:19:39vous pouvez en retrouver
01:19:41et alors évidemment
01:19:42qui critique les institutions
01:19:43l'État
01:19:44l'éducation nationale
01:19:45évidemment
01:19:47mais en aucun cas
01:19:48je trouve qu'il y a
01:19:49de la récupération politique
01:19:49et puis je ne vois pas
01:19:50à qui ça pourrait profiter
01:19:53politiquement
01:19:54enfin voilà
01:19:54je pense qu'il y a
01:19:54quand même une indépendance
01:19:56à ce moment là
01:19:56oui il est important
01:19:57que ce soit une personnalité
01:19:58de gauche
01:19:59qui dise ceci
01:20:00parce que vous êtes
01:20:00toute une partie
01:20:01de la gauche
01:20:02qui est retombée
01:20:02dans ce piège
01:20:03de voir dans ce film
01:20:04qui est un film
01:20:05irréprochable
01:20:05je l'ai vu effectivement
01:20:06c'est un film factuel
01:20:07vous l'avez très bien dit
01:20:07et qui a vu dans ce film
01:20:09un film islamophobe
01:20:11au prétexte
01:20:12qu'en effet
01:20:12ce film désigne
01:20:14les islamistes
01:20:14comme étant
01:20:15ceux qui tuent
01:20:15et en effet
01:20:16la vérité est de dire
01:20:17que vous avez
01:20:18un terrorisme islamiste
01:20:19et ce terrorisme islamiste
01:20:20décapite
01:20:20va jusqu'à décapiter
01:20:21mais ça on le savait déjà
01:20:22et donc vous avez
01:20:23toute une partie
01:20:23d'une gauche
01:20:24progressiste
01:20:25pas tout le monde
01:20:25quand même
01:20:26non mais j'entends bien
01:20:26parce que vous dites
01:20:27le contraire
01:20:27mais malgré tout
01:20:29ce qui est désespérant
01:20:30c'est de voir
01:20:30que une partie
01:20:32de la gauche
01:20:33la gauche mélenchioniste
01:20:34pour être plus précis
01:20:36ferme les yeux
01:20:36à nouveau
01:20:37oui certaines presses
01:20:38de gauche
01:20:38pas du tout mélenchionistes
01:20:39quand on lit
01:20:40Télérama
01:20:40c'est pas du tout
01:20:43mélenchioniste
01:20:44mais vous remarquerez
01:20:44quand même
01:20:45que le public de Cannes
01:20:46qui également
01:20:46est très perméable
01:20:47au conformisme
01:20:48a applaudi
01:20:49debout
01:20:50ce film là
01:20:50et donc il n'est pas
01:20:51rentré non plus
01:20:52dans ce piège
01:20:53de vouloir stigmatiser
01:20:54un film
01:20:54au prétexte
01:20:55qu'il serait
01:20:56islamophobe
01:20:56donc il est important
01:20:57de voir qu'il y a
01:20:58quand même
01:20:58des réveils
01:20:58des résistances
01:20:59au coeur même
01:21:00d'une partie
01:21:01d'un monde politique
01:21:03qui devient
01:21:03de mon point de vue
01:21:05trop conventionnel
01:21:06et trop conformiste
01:21:07et trop couvert
01:21:08à cette ère du temps
01:21:09qui voudrait
01:21:09qu'on baisse les bras
01:21:10surtout
01:21:11mais vous venez
01:21:11de trouver le contraire
01:21:12et donc je vous en félicite
01:21:13je vais juste quand même
01:21:14donner une anecdote
01:21:15parce qu'elle m'est arrivée
01:21:16cette semaine
01:21:17je parlais justement
01:21:18de ce film
01:21:20à certains élèves
01:21:21je ne sais pas
01:21:22si vous vous souvenez
01:21:23mais je fais
01:21:23Samuel Paty
01:21:23c'est ce professeur
01:21:24qui a été décapité
01:21:25il y a eu des ricanements
01:21:27décapités
01:21:27vous voyez
01:21:28on en est quand même là
01:21:29c'est à dire
01:21:30c'est des gamins
01:21:31qui sont parfois méchants
01:21:32mais on en revient
01:21:33au manque en fait
01:21:35d'empathie
01:21:35ils ne se rendent pas compte
01:21:37ils ne se rendent pas compte
01:21:38ils n'ont pas compris
01:21:39aussi ce que ça voulait dire
01:21:41à 14 ans
01:21:42on comprend quand même
01:21:42c'est un dossier
01:21:45on va en parler
01:21:46bien sûr
01:21:47sur CNews
01:21:48et sur Europe 1
01:21:50et dans le journal du dimanche
01:21:51on est quand même
01:21:52beaucoup à vous dire
01:21:54à quel point ça
01:21:55c'est le nœud gordien
01:21:57j'allais dire
01:21:58je ne sais plus
01:22:00quel interlocuteur
01:22:01me disait hier
01:22:02qu'il y avait sans doute
01:22:03une génération
01:22:06perdue
01:22:08que la génération
01:22:09c'est moi
01:22:10c'est moi
01:22:36je réitère
01:22:36il y a quand même
01:22:37une tendance
01:22:38d'une génération
01:22:38qui a été
01:22:39parce qu'on a laissé faire
01:22:41parce qu'on a laissé ça
01:22:41parce qu'on a laissé faire
01:22:42mais du coup
01:22:43qu'est-ce que vous voulez
01:22:44à qui arrive
01:22:44moi ce qui m'intéresse
01:22:45c'est ce qu'on fait
01:22:46maintenant
01:22:47et vous reviendrez
01:22:48vous reviendrez
01:22:49Sandrine Runeel
01:22:50pour nous
01:22:50peut-être
01:22:50donner une ébauche
01:22:51de plan
01:22:52parce que ça serait intéressant
01:22:54de voir à gauche
01:22:55justement
01:22:55ce qu'on prévoit
01:22:57sur ce qu'on appelle
01:22:57communément
01:22:58le régalien
01:22:59et pour l'éducation
01:23:01Harold nous a rejoint
01:23:02Harold Leiman
01:23:02parce que je voudrais
01:23:03qu'on vienne
01:23:04sur ces images
01:23:07totalement sidérantes
01:23:08je trouve
01:23:08ce sont des images
01:23:09de propagande
01:23:09on a l'habitude
01:23:10de la télé iranienne
01:23:11mais enfin là
01:23:12on voit quand même
01:23:13Harold
01:23:13des présentateurs
01:23:16de télévision iranienne
01:23:19qui mettent en joue
01:23:20Donald Trump
01:23:21et Benjamin Netanyahou
01:23:23de façon tout à fait normale
01:23:24on n'a pas retrouvé
01:23:26précisément
01:23:27cette image là
01:23:28mais on en a retrouvé
01:23:29d'autres
01:23:29où voilà
01:23:30ce monsieur est sur
01:23:31un plateau de télévision
01:23:32c'est comme s'il était
01:23:32un maître de vous
01:23:34avec une kalashnikov
01:23:36voilà voilà voilà
01:23:37et il montre
01:23:38comment ça marche
01:23:39et puis il montre
01:23:40au présentateur
01:23:41comment charger
01:23:42là vous avez
01:23:44un autre
01:23:46ça c'est une présentatrice
01:23:47de télévision ?
01:23:48oui ça c'est un professeur
01:23:50d'accord
01:23:52et voilà
01:23:53tout va bien
01:23:53on est en 2026
01:23:55dans un pays du monde
01:23:57et on pourrait vous en montrer
01:23:58des milliers
01:23:59des milliers comme ça
01:24:00et puis dans la vérité
01:24:02vous avez beaucoup
01:24:03de manifestations quotidiennes
01:24:05avec des femmes
01:24:06en tchador
01:24:07qui sont alignées
01:24:08avec des kalashnikovs
01:24:10alors je dis bien
01:24:11ce sont des femmes
01:24:12en tchador
01:24:12qui appartiennent
01:24:13au régime
01:24:14c'est tout de suite visible
01:24:15elles sont encadrées
01:24:17par les gardiens
01:24:17de la révolution
01:24:18et les basijs
01:24:19qui sont la milice populaire
01:24:21du régime
01:24:23et voilà
01:24:24on est psychologiquement
01:24:25prêt à faire face
01:24:27et on se paye le luxe
01:24:29de faire des menaces
01:24:30par exemple
01:24:31on va détruire
01:24:32les émirats arabes unis
01:24:34on va réoccuper
01:24:36Abu Dhabi
01:24:36des phrases comme ça
01:24:38comme si on était
01:24:39l'empire perse
01:24:40de je ne sais quel siècle
01:24:41et les gens regardent
01:24:42ça je ne sais pas
01:24:43il faudrait qu'on ait
01:24:44le médiamétrie iranien
01:24:45pour savoir
01:24:46vous savez
01:24:46le médiamétrie
01:24:47c'est qu'ils regardent
01:24:48la télévision
01:24:49en persan
01:24:50venant de l'extérieur
01:24:51c'est ça
01:24:52le grand gagnant
01:24:53de l'audimat
01:24:55en Iran
01:24:55merci de terminer
01:24:56sur cette note positive
01:24:57merci Sandrine Rinald
01:24:58d'avoir été notre invitée
01:24:59merci Ophélie
01:24:59je vous retrouve ce soir
01:25:03avec Laurence Ferrari
01:25:04à 21h
01:25:05pour un nouveau numéro
01:25:06de la France en face
01:25:06nous serons avec
01:25:07le président de reconquête
01:25:08Eric Zemmour
01:25:09dans un instant
01:25:10sur CNews
01:25:11c'est Julien Pasquet
01:25:12et 120 minutes
01:25:13канata
01:25:13et
01:25:13annan
01:25:14par
01:25:141
01:25:142
01:25:151
01:25:151
01:25:152
Commentaires