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  • il y a 2 heures
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:05On va bien évidemment continuer de regarder les conséquences de la guerre au Moyen-Orient et puis ce blocage du
00:12détroit d'Ormuz.
00:13Il y a une tension sur le prix des carburants. Du côté du gouvernement, on veut réfléchir, vous savez, à
00:18un dispositif qui serait l'encadrement des marges.
00:21Aujourd'hui, le prix moyen des carburants, c'est un petit peu baissé, 2,7 centimes en une semaine, 3
00:26,6 en ce qui concerne le 98, moins 9 sur le gazole.
00:30Mais voilà, le gouvernement discute avec les distributeurs, surveille les marges et réfléchit toujours au dispositif.
00:37Et dans ce contexte, nous allons...
00:41De procéder à un quelconque encadrement ou blocage des prix. Ce que nous étudions, c'est un encadrement des marges.
00:49Nous avons toujours dit que les baisses devaient être répercutées aussi vite que les hausses n'ont été.
00:54Et donc, en cas de baisse durable des prix sur les cours du pétrole, on s'attend à ce que
01:01ces baisses se répercutent aussi rapidement à la pompe.
01:04Et donc, dans ce cadre-là, on étudie un décret qui pourrait être ou pas utilisé si on constatait d
01:10'éventuels abus.
01:10Voilà. Donc, il n'y a pas de décision prise à ce stade.
01:13Et nous continuons à vouloir travailler en confiance avec l'ensemble des distributeurs comme nous le faisons depuis le début.
01:20Alors, avant de voir la réponse des distributeurs avec Thierry Cotillard, qu'on va saluer, président du groupement Les Mousquetaires.
01:25Bonsoir, Thierry Cotillard.
01:27On va essayer déjà de comprendre ce que c'est que la réalité des marges avec François Gapillan, puisque c
01:31'est ce que veut encadrer le gouvernement.
01:32Alors, qu'est-ce qu'une marge ?
01:33Alors, si ce dispositif, bonsoir à tous, s'est déclenché, les distributeurs de carburant ne pourront pas faire une marge
01:38plus importante que celle qu'ils faisaient avant le conflit.
01:41Pour rappel, quand même, en février, juste avant la crise énergétique, donc, leur marge brute s'élevait à 28 centimes
01:46par litre.
01:47Sachant qu'en moyenne, l'an dernier, c'était entre 22 et 25 centimes.
01:50Ça, c'est du brut.
01:51En net, ces marges oscillent entre 1 et 4 centimes le litre.
01:54Donc, encadrer les marges des distributeurs et non plafonner les prix, ce sont bien deux choses différentes.
01:58Tous les experts s'accordent à dire que ça n'aurait pas un impact majeur.
02:02Il ne serait que très limité, en réalité, sur les prix à la pompe.
02:05Quelques centimes de moins, une dizaine tout au plus.
02:08En tout cas, rien qui soit de nature à faire repasser les prix du gazole ou de l'essence en
02:12dessous des 2 euros.
02:14D'ailleurs, en moyenne, aujourd'hui, aujourd'hui, 15 avril, voilier, l'essence est à ce prix, justement, 2 euros
02:18à peu près le litre,
02:19soit 15% de plus qu'avant la guerre, quand le diesel est à plus de 2,30 euros le
02:24litre,
02:24ce qui représente un bond de 34% en un peu plus de 6 semaines.
02:28Il y a quand même, je terminerai par là, un levier qui est de plus en plus évoqué ces dernières
02:32heures.
02:32C'est celui de la suppression des certificats d'économie d'énergie.
02:35Une forme de taxe qui finance la rénovation énergétique.
02:39Elle vous coûte, sachez-le, 8 euros à peu près sur un plein de 50 litres de gazole.
02:44Même la Cour des comptes critique ce dispositif qu'elle juge opaque et trop coûteux.
02:48Merci François Gapillon.
02:49Thierry Cotillard, pourquoi vous ne voulez pas de cet engendrement, de ce plafonnement des marges, de vos marges ?
02:55On ne le veut pas parce que ça ne va rien produire, en fait.
02:58Et on est assez remonté parce qu'on trouve assez inacceptable,
03:01et la forme est le fond de cette proposition.
03:04Sur la forme, aucune concertation, c'est fait dans l'urgence.
03:08Et sur le fond, moi je connais mes marges, il ne va rien se produire.
03:11C'est-à-dire, c'est combien les marges ?
03:12Avant le conflit, ça vient d'être dit, 3-4 centimes.
03:16Écoutez, moi mes adhérents, c'est des commerçants.
03:18Donc souvent, ils sont entre 0 et 1.
03:20Et quand il faut payer des charges, ils sont à 2 centimes.
03:23Donc moi, je veux bien qu'on fasse une promesse.
03:25Mais en fait, c'est un produit d'appel, c'est pour faire venir les clients ensuite dans les centres
03:29commerciaux.
03:29Je le dis souvent, en fait, c'est le premier produit qu'on affiche à l'extérieur du magasin.
03:33Donc c'est un produit qui va faire venir chez Intermarché, ou chez Leclerc, parce qu'il est aussi agressif.
03:38Et quand vous êtes sur le parking, vous faites vos courses.
03:40Donc j'ai envie de vous dire, on n'a pas attendu le gouvernement pour faire notre métier de commerçant.
03:43C'est-à-dire qu'on ne le fait même pas parce qu'il nous le demande.
03:46C'est parce qu'on sait que...
03:47C'est votre intérêt.
03:48Mais oui, c'est notre intérêt.
03:49Et c'est la demande de nos consommateurs.
03:50Donc bien évidemment, aujourd'hui, il faudrait être fou pour être à 5-6 centimes.
03:54En tout cas, la personne serait dépositionnée.
03:56Ça veut dire que vous êtes le bouc émissaire de cette crise ?
03:58En fait, on est dans une stratégie de diversion.
04:01Plutôt que de dire de manière très honnête aux Français, les caisses sont vides, on a un problème budgétaire, on
04:07n'y arrive pas.
04:07C'est facile de présenter celui qui présente justement l'addition comme coupable de cette crise.
04:13Et je vous le redis, on ne le vit pas très bien.
04:15C'est pour ça qu'on est là sur les plateaux.
04:16Mais vous faites une proposition au Premier ministre.
04:18Vous avez d'ailleurs adressé un courrier pour faire baisser les prix à la pompe de l'ordre de 15
04:23à 20 centimes.
04:24Alors de quelle manière ?
04:25Alors, on va prendre le temps pour expliquer parce que c'est très complexe.
04:29On a expliqué la marge et il y a 53% des 2 euros qui vont à l'État.
04:35C'est des taxes et c'est la fameuse TVA.
04:37Mais à côté des distributeurs comme nous, on achète des C2E, des certificats d'économie d'énergie
04:45pour financer justement des projets de conversion énergétique.
04:48Ce qu'on demande, c'est suspendez-nous cette taxe qui, à ce moment-là, si on n'a pas
04:55à la payer,
04:56on va la répercuter, cette économie, à la pompe.
04:59Et là, ça serait plus important que 2 ou 3 centimes.
05:01Là, on ne parle pas de la même chose.
05:02C'est 12 à 14 centimes.
05:03Et c'est ce qu'attendent les Français.
05:05Parce que moi, je veux bien qu'on se mette à zéro.
05:07Déjà, on ne tiendra pas.
05:08Mais on baissera d'un ou deux centimes.
05:10Et les Français, ce n'est pas ça qu'ils veulent.
05:11Ils ont besoin d'une baisse beaucoup plus importante.
05:13Ce certificat, ce C2E, certificat, d'accord ?
05:17Mais enfin, il est quand même assez utile parce qu'il finance les économies d'énergie à long terme.
05:23Or, on voit bien qu'avec cette crise, on a besoin d'être moins dépendant des hydrocarbures.
05:28C'est sûr.
05:29Mais en fait, le problème de cette crise, c'est qu'on n'a aucune visibilité.
05:33Si ça dure trois ans, ce que je suis en train de vous dire, c'est en gros une connerie.
05:35Parce que, bien évidemment, on ne peut pas prendre de retard sur ces projets.
05:38Mais si ça dure deux, trois mois jusqu'à l'été, ça permet de passer la bosse.
05:42Et puis, ça permettra, puisqu'on attend aussi des décisions sur le fond,
05:46que ce gouvernement et le prochain prennent des décisions d'économie dans la structure et l'organisation de leur projet.
05:52Le courrier est parti hier, c'est ça ?
05:54Hier soir, oui.
05:54Vous avez un début de réponse ?
05:55On n'a pas eu le retour encore.
05:56Pas de retour.
05:57Juste une chose, est-ce que vous pensez que dans les jours qui viennent, pardon Gaëtan,
06:00les prix vont encore baisser ou pas ?
06:02Il baisserait peu, là, pour l'instant.
06:03Moi, je ne m'aventure pas trop là-dessus parce que, justement, c'est un truc de fou.
06:06C'est hyper volatil et il faut être très prudent.
06:09C'est-à-dire que le jour où, effectivement, il y a eu la réouverture du Détroit,
06:14le lendemain, vous alliez à Provins, à la pompe, on avait immédiatement répercuté.
06:18C'était 20 centimes de baisse.
06:19Mais selon les déclarations de Trump, selon les frappes locales, ça varie énormément.
06:24Parce qu'on a l'impression que c'est vous qui...
06:25D'abord, qu'est-ce qu'on appelle un distributeur ?
06:27Moi, j'aurais de savoir, parce que je suis vraiment dit les distributeurs,
06:29mais qui sont les distributeurs ?
06:31Ils sont combien d'acteurs ?
06:33Il y a la grande distribution, il y a les grands groupes pétroliers, Total, ENI, ESO.
06:38Et puis, il y a des indépendants.
06:39Des indépendants qui ont des marges un peu plus élevées.
06:41Pourquoi ? Parce que ces indépendants...
06:43Ne vivent que de ça.
06:44Ils ne vivent que de ça.
06:45Ça sert aussi à payer quelque chose.
06:48Les loyers, le personnel, ça a une utilité.
06:52En fait, ce qui se passe, c'est qu'aujourd'hui, le gouvernement,
06:55il est confronté à une difficulté.
06:57C'est qu'ils trouvent que la baisse n'est pas répercutée aussi vite que la hausse
07:02et pas dans les mêmes proportions.
07:03C'est vrai, ça ?
07:03Et donc, ils pointent les distributeurs en disant
07:07« Oh là, mais attendez, est-ce que vous n'êtes pas en train de vous faire de la marge
07:10au moment où ça baisse et tout ça ? »
07:12Profiteur de crise.
07:13Ce qu'on entend, c'est qu'ils se gavent.
07:15Mais l'idée...
07:15Répondez à ça.
07:16Je vais répondre.
07:18Non, mais c'est vrai qu'en tant que simple consommateur,
07:22j'ai toujours l'impression que ça va plus vite dans un sens que dans un autre.
07:25Alors, on va parler après des industriels, si vous voulez,
07:26parce que c'est ce qu'on a connu.
07:28Non, très honnêtement, la consigne est très claire.
07:30Et on est embêté quand on a des fonds de cuve qui traînent,
07:33qui ne sont pas placés en prix,
07:35et qu'on a Leclerc à réapprovisionner
07:37parce qu'il a un volant de chiffre d'affaires plus important.
07:40Non, ce n'est vraiment pas ça, la réalité.
07:42La réalité, c'est 0,1, 2 centimes.
07:44Et vous avez raison de le souligner, Gaëtan.
07:46Pour des indépendants, ils ont besoin d'un peu plus
07:48parce que nous, on n'est pas là pour gagner de l'argent avec,
07:52je vous l'ai dit, avec l'essence.
07:53On est là pour en faire un produit de trafic,
07:55un produit d'appel pour que la personne vienne sur notre parking
07:58et qu'après, elle passe les portes de l'inter.
08:00Vous voyez, quand on regarde en moyenne
08:01la marge des distributeurs, moyenne France, en février 1986.
08:05Donc là, on est, avant la guerre, 0,28.
08:08Mais ça, ce n'est pas pour la poche de tout côté à l'intermarché.
08:11Et ensuite, on est passé à 27, donc il n'y a pas beaucoup de différence.
08:14Mais ces 27 centimes, ils sont à fractionner à chaque fois, j'imagine.
08:18C'est ça, tout à fait.
08:19Exactement.
08:20C'est ça qu'on doit comprendre.
08:21Exactement, c'est ça qu'il faut comprendre.
08:22D'accord, mais alors, le gouvernement,
08:24après, il continue d'étudier ou alors il nous calme
08:28en disant, on réfléchit à un dispositif
08:30et puis hop, on croise les doigts, ça va baisser, ça va baisser.
08:32Vous l'avez bien compris, Alain, c'est de temporiser.
08:35On gagne du temps pour gagner.
08:36C'est de la politique.
08:37Mais oui, parce qu'encore une fois, vous l'avez vu,
08:40les prix sont extrêmement volatiles.
08:42Le gouvernement ne sait pas si ce conflit va s'enliser,
08:45va durer.
08:46Est-ce que le détroit d'Ormuse sera rouvert ?
08:49Est-ce que les prix du baril de pétrole,
08:51qui ont considérablement baissé ?
08:52Il y a trois jours, on avait un brut américain
08:55qui a été à 118 dollars le baril.
08:57Actuellement, il est à 90.
08:59Là, notre baril de pétrole de référence,
09:00qui est le prêt, est à 95 dollars.
09:03Et le plus important, et ça, je me tourne vers Thierry Cotillard,
09:06c'est qu'on a notre référence de diesel à Rotterdam,
09:09qui est en très nette baisse depuis maintenant trois jours.
09:13Ça veut dire quoi ?
09:14Ça veut dire que si, effectivement,
09:15on reste dans cette situation encore quelques jours,
09:19si, effectivement, il n'y a pas de déclaration de Donald Trump,
09:22s'il n'y a pas de frappe,
09:24s'il n'y a pas, finalement, d'enveniment de la situation,
09:28eh bien, oui, on pourrait espérer que d'ici la fin de la semaine,
09:32pour les départs en vacances et les retours,
09:34ce fameux chassé-croisé,
09:36on ait une baisse allée de 5 à 10 centimes
09:39sur le prix des carburants.
09:41On ne reviendra pas au prix d'avant, quand même.
09:42On reviendra.
09:43Pour l'instant, on ne reviendra pas au prix d'avant.
09:45Ce que vous dites, et ce qui est intéressant,
09:47ce serait, finalement,
09:48si on veut avoir la transparence sur les marches,
09:50allons jusqu'au bout, faisons l'exercice,
09:52sur les raffineurs,
09:53qui ont aussi, eux, capté une partie de la valeur.
09:56On sait que, notamment, Total a acheté au bon moment.
09:58Il a pu spéculer à avoir un milliard,
10:00et c'est très bien s'il lui permet d'avoir des prix
10:02très attentifs aujourd'hui,
10:03mais ces gens-là ne sont pas contrôlables,
10:05puisque la plupart sont à l'étranger.
10:06Sauf Total, Total a des raffineurs.
10:07Total, on peut le contrôler,
10:08mais le décret ne prévoit pas.
10:10Le décret laisse de côté les raffineurs.
10:12Exactement.
10:12Ça vous choque, ça ?
10:13Bien sûr.
10:14Soyons.
10:15Et puis, pour les contrôles,
10:16je vais quand même vous dire,
10:17nous, on a un peu presque halluciné,
10:20c'est-à-dire qu'on a dit qu'on fait des contrôles.
10:21Donc, quand on a été contrôlé,
10:22il y a eu 500 contrôles il y a trois semaines.
10:24On en a fait tout un pas de paquet.
10:26Au tout début, effectivement.
10:26Mais c'était pour contrôler.
10:27Moi, je pensais que c'était les marges, justement,
10:29pour savoir quel était le niveau de profit.
10:31Non, c'était pour s'assurer que le prix sur le ticket,
10:33c'était bien celui du Totem.
10:34Ça n'avait aucun sens,
10:35puisqu'il n'y a pas d'erreur en général.
10:36Je voudrais revenir sur votre proposition,
10:37parce qu'elle semble assez concrète,
10:39de suspendre ce fameux certificat d'économie d'énergie.
10:43Il faut bien préciser que ça ne rentre pas dans le budget.
10:45Parce que l'argument du gouvernement est de dire
10:47« moi, je ne veux pas baisser les taxes
10:48parce qu'on a besoin de cet argent dans le budget ».
10:50Non, c'est vrai.
10:50Là, ça ne rentre pas dans le budget.
10:51C'est potentiellement une ressource de 8 milliards d'euros
10:54qui va servir, normalement, à financer les rénovations.
10:58Et l'électrification, le plan d'électrification
11:00qui a été annoncé par le Premier ministre la semaine prochaine.
11:04Les voitures électriques.
11:06Et d'ailleurs, Maude Bréjon a répondu tout à l'heure
11:09à la sortie du Conseil du ministre.
11:10Elle a dit qu'il est hors de question de suspendre
11:14les certificats d'économie d'énergie.
11:16Elle a été très claire sur ce point.
11:21On va voir s'il y a une marge de négociation.
11:23On va voir si les distributeurs obtiennent gain de cause
11:25auprès du gouvernement.
11:26Moi, je trouve ça dommage, parce que vous venez de le souligner,
11:28ça ne vient pas toucher le budget de l'État.
11:30On comprend qu'il soit sous contrainte.
11:32Mais ce sont des sommes d'argent qui sont allouées
11:35pour du moyen à long terme.
11:36Quand on a une crise à court terme,
11:37est-ce qu'il ne faut pas réallouer le court terme en priorité ?
11:40On verra peut-être que Maude Bréjon vous répondra en direct
11:41sur BFM TV tout à l'heure.
11:43Mais on a du mal à comprendre
11:45pourquoi le gouvernement n'écoute pas
11:48ce que disent les distributeurs.
11:50Il essaie sans doute de gagner du temps
11:52en espérant que la situation
11:54se débloque sur place.
11:56Même si la situation se débloque,
11:57ça mettra du temps à revenir à la normale.
11:59Pourquoi cette inertie,
12:01en tout cas ce spectacle d'inertie ?
12:03Oui, une grande difficulté en tout cas
12:05à réagir à l'opinion publique aussi
12:07parce que c'est une forme de petit volcan.
12:10Là, très clairement,
12:11si les prix devaient continuer à s'emballer,
12:14ça touche le quotidien de millions de Français.
12:16Juste, vous soulignez,
12:17ils font de la politique
12:18et ils gagnent sans doute un peu de temps.
12:20Ce qu'on dit, vous savez,
12:21le célèbre homme de l'être,
12:22ce qui se conçoit bien,
12:23s'énonce clairement.
12:24Hier, il y a ce projet de décret
12:25qui pour le moment n'a toujours pas été signé
12:27ni validé par le Premier ministre.
12:29C'est ce que disent tous les spécialistes.
12:31Exactement, parce qu'hier, d'abord,
12:32on découvre ça,
12:33on ne comprend pas complètement bien le principe.
12:35On disait tous sur ce plateau
12:36de quoi s'agit-il vraiment ?
12:37Personne ne comprend rien.
12:38Et là, c'est en train de se retourner
12:40aujourd'hui contre l'exécutif.
12:42Avec une mode Brejon,
12:43vous en parliez à la sortie du Conseil des ministres,
12:45encore au Sénat cet après-midi,
12:46vivement prise à partie
12:47par les députés de l'opposition
12:49qui disent
12:49mais faites quelque chose
12:51et expliquez-nous clairement.
12:52Et on s'aperçoit tous
12:53que c'est un, deux, trois centimes gagnés.
12:56Pas beaucoup plus.
12:57Et vous en parliez aussi,
12:59vous en êtes l'illustre exemple
13:01des distributeurs
13:02qui ne se laissent pas faire
13:02et qui disent en gros
13:03vous nous stigmatisez,
13:04vous nous montez du doigt
13:05mais c'est peut-être pas à nous
13:06qu'il faut s'adresser en premier chef.
13:08Sur la C2E, juste,
13:10après que les ZFE,
13:12vous l'avez vu hier à l'Assemblée,
13:15ont été supprimés,
13:16très clairement,
13:17renvoyer un signal
13:18qui considérait
13:19et qui consisterait peut-être
13:21à supprimer, sucrer
13:22des crédits
13:23pour l'écologie,
13:24l'électrification,
13:25ça fait peut-être beaucoup.
13:27Aux yeux d'un électorat
13:30peut-être plus à gauche
13:31qui aurait besoin d'être aussi
13:33un peu...
13:34Oui, rappelons qu'il y a gelé.
13:35Qu'il y a gelé.
13:36C'est aussi partie des questions.
13:37Je peux rester au pouvoir
13:38mais les écologistes seront contents
13:39parce que selon notre sondage
13:41et Lab,
13:42les Français disent
13:42qu'ils consomment moins,
13:43ils roulent moins
13:43pour faire des économies.
13:45Vous l'avez constaté,
13:46vous, dans vos stations ?
13:47On l'a constaté.
13:49En fait, on a eu
13:50les quatre premiers jours,
13:51on a fait dix jours de vente.
13:53Donc, ça a explosé
13:54parce que les gens se sont dit
13:55« Est-ce que ça va finir à 3 euros ? »
13:57Donc, on fait le plein.
13:58Et puis après,
13:58on a des déconsommations
14:00de l'ordre de 40%.
14:01Certainement,
14:02en partie prix par Total
14:03qui fait des prix,
14:03très attractif,
14:04mais aussi parce qu'il y a
14:06des changements d'habitude.
14:07La première économie,
14:08c'est de ne pas prendre la voiture.
14:10Et on l'a constaté
14:10dans les dépenses alimentaires.
14:12C'est-à-dire qu'on a eu
14:13des pics de 15 à 20%
14:14sur les pâtes,
14:15le riz,
14:15les conserves de poisson.
14:16Pourquoi ?
14:17On fait des réserves.
14:17On fait des réserves.
14:18Je vais venir moins souvent
14:19à mon intermarché.
14:20Je vais venir deux fois
14:20sur la quinzaine
14:21et pas trois fois.
14:22Il y a des renoncements
14:22du quotidien.
14:23Vous voyez,
14:24cette étude d'ailleurs
14:24est là pour BFM TV.
14:26Partir en vacances
14:27ou partir en week-end,
14:28faire du shopping,
14:28faire une sortie,
14:29acheter certains produits alimentaires,
14:31chauffer convenablement
14:31mon logement.
14:32Mais juste une chose,
14:33parce que là,
14:33on focalise sur le carburant.
14:34C'est normal,
14:41mais il y en a partout.
14:42Justement,
14:43c'est intéressant ce que vous dites
14:44parce que les industriels
14:45sont en train de faire
14:46des pieds et des mains
14:47auprès de Bercy,
14:49auprès du ministère de l'économie
14:50pour rouvrir
14:51les négociations commerciales.
14:53Je vous rappelle
14:53qu'on a une spécificité en France.
14:55On a une négociation annuelle
14:57qui fixe les prix pour un an.
14:59Souvenez-vous
15:00de ce qui s'est passé
15:01entre 2022 et 2023.
15:03On a rouvert les négociations
15:05et on a eu une inflation galopante
15:08sur tout l'alimentaire,
15:09ce qui a conduit
15:11à des arbitrages
15:12de la part des Français
15:12qui ne pouvaient plus
15:13acheter de viande
15:14ni de poisson
15:15parce que les prix
15:16étaient trop élevés.
15:1717% d'inflation alimentaire
15:20à cette période.
15:21Si on rouvre
15:22les négociations aujourd'hui,
15:24on ouvre la boîte de pendant.
15:25On permet aux industriels
15:26de demander
15:27des augmentations de prix
15:28et au final,
15:29c'est le consommateur
15:30qui paiera.
15:30Vous avez exactement
15:32résumé la situation
15:33et c'est ce qui nous pend au nez.
15:34C'est-à-dire que là,
15:35le lobby est en train
15:36de s'organiser
15:36pour expliquer
15:37qu'il faut réouvrir
15:38les négociations.
15:39Les mêmes industriels
15:40qui nous disent
15:40qu'il ne faut surtout pas
15:42toucher à la date butoir,
15:43là, sont les premiers
15:43à dire qu'il faut tout de suite
15:44réouvrir la négo.
15:45Donc, il y a quand même
15:46un problème de fond
15:46parce que c'est une spécificité française,
15:48vous l'avez dit,
15:49d'en avoir qu'une date
15:50et pendant 12 mois,
15:51les prix sont constants.
15:52Pourquoi c'est une spécificité française ?
15:54Parce qu'on ne pourra
15:54pas revenir là-dessus ?
15:55Ah ben ça, c'est...
15:56Alors là, c'est un vaste débat.
15:58Par contre, juste pour revenir
15:59parce qu'on va parler
16:00consommation et consommateur,
16:02pendant 12 mois,
16:03le consommateur est protégé.
16:05Et là, on sort d'une négociation
16:06où on a des bonnes nouvelles,
16:08c'est-à-dire qu'après
16:09cette hyperinflation,
16:10on a obtenu des premières baisses.
16:12Nous, on a affiché
16:131 500 produits
16:13avec des baisses
16:14de 5 à 15 %,
16:15donc je peux vous dire
16:16sur des pads du jus de vent.
16:17Donc pour l'instant,
16:17on se rassure le consommateur,
16:18il est protégé.
16:18On est rassuré,
16:19on est protégé
16:20et la loi prévoit même,
16:21il faut le dire,
16:23que selon l'évolution
16:24de certains paramètres,
16:26il y a des couloirs
16:27de renégociation
16:28qui sont possibles.
16:29Et donc, c'est prévu.
16:30Sauf que les industriels
16:31veulent aller très vite.
16:32Et moi, je dis
16:32que ça n'est pas responsable.
16:33Je tire l'alerte,
16:35c'est-à-dire qu'on a pris
16:3617, c'est même 20%
16:37dans certains cas
16:38et les Français,
16:39alors que les prix à la pompe
16:41sont à ce prix-là,
16:41ne sont pas prêts
16:42à en reprendre
16:44une prochaine.
16:45Mais c'est les industriels
16:45qui veulent rouvrir
16:46les négociations,
16:47c'est parce qu'eux-mêmes,
16:48ils payent plus cher
16:49aujourd'hui
16:50les produits
16:51qu'ils achètent.
16:51Juste les carburants.
16:52Mais non, non.
16:52Juste les carburants
16:53et le transport.
16:54C'est juste ça.
16:55C'est ce qu'ils veulent
16:57répercuter aujourd'hui.
16:59Il pleure avant d'avoir mal.
17:0151 usines.
17:03Les emballages qu'on a
17:04sont des emballages
17:05qu'on a payés
17:06il y a 4 mois.
17:07Il n'y avait pas de guerre.
17:08Mais le plastique
17:09va coûter plus cher
17:10dans les semaines qui viennent.
17:10Oui, mais on en parlera
17:11plus tard.
17:13Pas d'affolement.
17:14Pas d'affolement.
17:15Mais ça veut dire
17:15quand même plus tard,
17:16ça veut dire
17:16qu'on pourrait payer
17:18le prix de cette crise
17:19dans quelques mois.
17:20C'est possible
17:21qu'en juin,
17:22il faille se poser
17:23en responsabilité,
17:24notamment vis-à-vis
17:25des petits et moyennes entreprises
17:26pour ne pas faire
17:27n'importe quoi.
17:28Mais quand ça,
17:29le conflit a commencé
17:30il y a 5-6 semaines
17:31et qu'on tire l'alerte
17:32et qu'on dit
17:33qu'il faut tout de suite
17:33augmenter,
17:34ça n'est pas la solution
17:35parce qu'une fois de plus,
17:36c'est aux consommateurs
17:36de payer.
17:37Je termine,
17:38on a 51 usines.
17:39Qu'est-ce qu'on a dit ?
17:39On a dit
17:40on ne va pas augmenter
17:41les prix.
17:41Vous optimisez,
17:42vous essayez de trouver
17:43des économies dans l'entreprise.
17:45Oui, parce que vos camions
17:46intermarchés,
17:46ils roulent quand même.
17:47Vous payez plus cher
17:47le camion aussi.
17:48C'est un million de plus
17:49par mois si ça continue.
17:50Mais je n'ai pas décidé
17:51d'augmenter mes prix.
17:52Je prends sur mes marges
17:53et on va encaisser.
17:54D'accord.
17:54Vous avez un peu
17:55de trésor de guerre quand même.
17:57Tous les industriels.
17:58Tous les industriels
17:58en ont plus que nous.
17:59Les rapports qui sortent,
18:00c'est trois fois plus que nous.
18:02Une proposition qui circule,
18:03elle émane de la CGT
18:05mais aussi de la France Insoumise,
18:07bloquer les prix carrément
18:08à la pompe à 1,70€.
18:10Qu'est-ce que vous en pensez ?
18:11C'est en fait une méconnaissance.
18:13Très honnêtement.
18:14Avec beaucoup de respect
18:15de toutes les parties.
18:16C'est la mort des indépendants.
18:17C'est une méconnaissance
18:18des mécanismes économiques
18:19parce qu'évidemment,
18:21je dis, allez,
18:22j'arrête à 2€.
18:23Mais si j'achète à un moment aussi,
18:24le baril monte à 150$,
18:26vous aurez tous les petits indépendants
18:28et nous aussi
18:29qui ne pourront pas
18:30évidemment continuer.
18:32Ça veut dire pénurie
18:33puisqu'à ce moment-là,
18:34on ferme toutes les stations
18:34et le pays est en vrac.
18:36Donc ça serait synonyme
18:37de pénurie de carburant.
18:38Et pour l'instant,
18:39la pénurie,
18:40il n'y a pas de risque, aucun risque ?
18:41Non, les stocks d'État
18:42ne sont pas préservés.
18:43On a 90 jours.
18:45Plus que 90 jours.
18:46En France,
18:46on a même 140 jours
18:48de réserve stratégique.
18:50On en a débloqué
18:51vraiment très, très peu.
18:53Et encore une fois,
18:54nos fournisseurs,
18:55ce ne sont pas
18:56les pays du Moyen-Orient
18:58mais d'autres ressources
18:59comme l'Algérie,
19:00la Norvège.
19:0112% au Moyen-Orient, précisément.
19:02Donc non, tout va bien.
19:04Il ne faut pas faire peur
19:05aux autorobilistes.
19:06Comment va le loup ?
19:07Alors le loup...
19:09Il est très...
19:10Attendez, il faut rappeler
19:11qu'on a le loup.
19:12C'est le loup qu'on a vu à Noël.
19:13Tout le monde a vu
19:16cette publicité
19:17d'intermarcher avec le loup.
19:18Il est très fier
19:19parce qu'il est connu
19:19aux États-Unis,
19:20au Japon,
19:21en Chine.
19:23Il se repose
19:24parce que ça a été
19:24une tournée éprouvante.
19:25Et il va tenir son engagement.
19:27On avait dit
19:27on fera des peluches.
19:29Donc il y en aura
19:30et on a décidé
19:31d'aller vers les hôpitaux,
19:33les enfants malades
19:33pour les distribuer.
19:34Il y aura un ou deux.
19:35Il y aura une nouvelle peluche.
19:36Alors là,
19:37on attend qu'il termine sa sieste
19:39et on lui en parle à plat.
19:40Et Cocorico,
19:40c'est une agence française
19:41qui a fait ce clip.
19:43Sans IA,
19:43sans IA,
19:44Création française.
19:46Merci Thierry Cotillard
19:47d'être venu vous expliquer.
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