00:00Voilà Sébastien Lecornu qui a répondu à une question sur les carburants, Alexis Cuvillier,
00:05parce qu'effectivement c'est une question qui revient régulièrement.
00:08Pourquoi on ne suspend pas ce fameux certificat environnement, les C2E,
00:12qui pèse quand même sur le prix du carburant à la pompe,
00:15qui ne fait pas partie du budget de l'État ?
00:18Et certains disent, notamment Gérard Larcher, le président du Sénat,
00:20si on suspendait ce dispositif, on pourrait redonner entre 10 et 15 centimes aux Français par litre d'essence.
00:28Et le Premier ministre a vraisemblablement fermé la porte avec une certaine virulence dans ses propos de cet après-midi.
00:35Mais ce n'était pas aimable, comme on dit.
00:36Il n'était pas très aimable.
00:38Il estime que la question des CEE, donc ces certificats d'économie et d'énergie, C2E parfois appelés,
00:45ce n'est pas la bonne solution pour faire baisser les prix de l'essence.
00:50Il dit même que ça mettrait en danger toute une filière économique,
00:54celle qui contribue à la rénovation thermique des logements.
00:58Le Premier ministre était en déplacement sur cette thématique aujourd'hui à Marseille.
01:02Ça pourrait mettre des milliers de personnes dans le secteur au chômage, dit Sébastien Lecornu.
01:06Et ça pourrait aussi, au bout du tuyau, arrêter les aides aux Français.
01:11Ce n'est donc pas une bonne solution.
01:13Ce qui agace, semble-t-il, Sébastien Lecornu,
01:15c'est que cette idée a d'abord été mise en avant par les distributeurs.
01:19Et ce, juste après, vous vous en souvenez, Olivier,
01:21que Sébastien Lecornu ait envisagé la possibilité d'encadrer leurs marges.
01:25Et ça, c'est quelque chose...
01:26Ce qu'il n'a pas fait.
01:27Ce qu'il n'a pas fait.
01:27Le décret n'a jamais été signé.
01:28Il a posé ce jalon, j'allais dire, dans le débat.
01:31Il a dit que c'était une possibilité.
01:34Le Conseil d'État a été saisi de la possibilité de ce décret.
01:38Mais évidemment, ce décret n'a pas encore été pris.
01:40Il dit d'ailleurs, à ce moment-là, qu'il y a encore des discussions,
01:43des négociations avec les distributeurs,
01:45qu'il veut croire au dialogue.
01:47Mais il croit plutôt que c'est sur ce point des marges
01:49qu'il peut y avoir une action.
01:51Mais il rejette, il referme complètement la porte d'une action
01:54sur ces certificats d'économie d'énergie.
01:57Ne pas renoncer à la transition énergétique,
01:59même pour quelques mois, même s'il le dit,
02:02c'est dur à la pompe pour les Français.
02:04Tout le monde s'en aperçoit.
02:05De Marseille à Vernon, il est justement à Marseille le chef du gouvernement.
02:08Mais ce que ne dit pas Sébastien Lecornu,
02:11c'est que selon notre sondage élable,
02:1268% des Français veulent une baisse des taxes sur les carburants.
02:17Ça, c'est le sujet tabou.
02:18Autour de nous, en Espagne, en Italie, en Allemagne,
02:21ça a été fait.
02:22La France y refuse parce qu'on n'aurait plus de marge de manœuvre.
02:26Mais on voit bien quand même qu'on a un Premier ministre
02:27qui est un peu acculé.
02:29Il essaie de trouver des réponses.
02:31Mais pour l'instant, les réponses apportées
02:33ne satisfairent pas les Français.
02:36Une opinion qui n'accueille pas si mal que cela
02:38les mesures de soutien qui ont été annoncées marty
02:43mais ça ne va pas assez loin selon l'opinion.
02:46Est-ce que, comme votre ministre des Affaires étrangères,
02:48vous parlez de la situation là-bas
02:50en parlant de crimes de guerre
02:52et à la lumière de ces éléments.
02:53Est-ce qu'il faut réinterroger la présence
02:55des militaires français dans la région aujourd'hui ?
02:57C'est une mission des Nations Unies.
02:59C'est la plus ancienne et la plus importante désormais
03:03des missions des Nations Unies
03:04dans lesquelles il y a un contingent français.
03:06Il y avait la MUNESCO, il y avait quelques missions en Afrique.
03:09Mais enfin, celle-ci est la plus importante.
03:12Et évidemment, ces attaques,
03:14associées à ce qui a été dit par le président de la République,
03:16évidemment, la ministre des Armées,
03:18nous sommes bouleversés
03:19parce que pour avoir été ministre des Armées,
03:22il faut voir ce que ça veut dire
03:23pour les compagnons d'armes,
03:24pour les familles,
03:25pour les proches,
03:27que quelques temps auparavant,
03:28un an ou un an et demi,
03:30la chef Claudin, elle, sur une patrouille aussi,
03:32avait perdu la vie.
03:34Et puis tout ça, on ne va pas se raconter l'histoire,
03:36nous rappelle aussi le drame du Drakkar.
03:40Et nos deux soldats viennent rejoindre
03:43une liste très longue
03:45de morts pour la France
03:46et de morts pour la paix
03:48parce que mission des Nations Unies,
03:50évidemment, depuis de nombreuses années.
03:52Deuxième chose,
03:53est-ce que sans prendre à une mission des Nations Unies,
03:57est-ce que ça peut être qualifié de crime de guerre ?
04:00Potentiellement, la réponse est oui.
04:01C'est pour ça que le ministre Barrault l'a dit ce matin.
04:03Après, il y a une enquête.
04:05Le président de la République a demandé au président Aoun
04:07que cette enquête soit rapide, sérieuse, efficace.
04:11Tout laisse à croire que le Hezbollah, évidemment,
04:13est responsable.
04:15Mais, je veux le dire aussi,
04:17parce que j'ai passé beaucoup de temps au Liban
04:19et beaucoup de temps à Nakoura, d'Erkifa,
04:23d'ailleurs à la rencontre de différents contingents
04:25au fil des années,
04:27c'est une mission qui, mine de rien,
04:29contrairement à ce que disent certains commentateurs,
04:31reste utile, même si elle est difficile.
04:33Elle reste utile parce que tous ceux
04:35qui l'ont critiqué ces dernières années
04:36ne nous ont jamais donné une autre idée,
04:38si vous y regardez bien.
04:40Et que là, il faudra sans doute imaginer
04:41le poste finul,
04:43mais qu'on voit bien que le poste finul
04:44n'est pas si évident que cela à imaginer.
04:47La deuxième des choses,
04:49on est le dernier grand pays
04:51membre permanent du Conseil de sécurité
04:53à avoir un contingent aussi important.
04:55Il y a des contingents plus importants que les nôtres.
04:57Ghana, Donésie, etc.
04:58Enfin, nous sommes les derniers.
05:02Mais ça dit aussi quelque chose
05:03de notre rapport au Liban.
05:05Et si aujourd'hui,
05:06des délégations libanaises et israéliennes se parlent,
05:10si aujourd'hui, le cessez-le-feu
05:11finit par remporter le Liban,
05:13au-delà de la mobilisation personnelle
05:14du président de la République
05:15auprès du président Trump,
05:17c'est aussi parce que notre diplomatie d'un côté,
05:21notre engagement sous le mandat des Nations unies
05:23avec la finule de l'autre,
05:25crée aussi un levier très utile pour la France
05:29et donc aussi pour la protection du Liban.
05:32Après, une fois plus,
05:33ça ne ramènera pas nos camarades tués.
05:36Ça n'enlève rien à leur bravoure,
05:38mais je veux leur redire,
05:39comme j'ai pu le dire dans mes fonctions précédentes,
05:41qu'ils ne sont pas mal pour rien.
05:44– Monsieur le Premier ministre,
05:46Benoît Gilles pour Marsactu,
05:48vous êtes venu à Marseille avec…
05:50– Voilà, Sébastien Lecornu
05:51qui réagissait à la mort de nos deux soldats
05:55au Liban, deux soldats de la finule,
05:57et qui défend cette mission
06:00qui prendra fin fin 2026 des Nations unies.
06:04Elle n'est pas inutile,
06:05ces soldats ne sont pas morts pour rien,
06:07Ulysse Gosset.
06:08– Oui, c'est la phrase clé,
06:09ils ne sont pas morts pour rien
06:11et pour répondre aux critiques de la finule,
06:13cette mission est utile.
06:14Et elle est utile pour le Liban, bien sûr,
06:17pour les Nations unies
06:19et pour la France qui exerce ainsi,
06:21en tant que membre du Conseil de sécurité,
06:23une mission qui est la plus longue mission
06:25des Nations unies, effectivement,
06:27au Liban depuis 1978,
06:29même s'il y a eu des mandats successifs.
06:30Donc c'est un soutien parmi les critiques nombreuses
06:33de cette force des Nations unies
06:35et aussi un hommage, évidemment,
06:37aux soldats français qui sont morts
06:39et qui ne sont pas les premiers.
06:40Il a rappelé l'attentat du Drakkar en 1983
06:43et d'autres décès,
06:44donc qui font que la liste,
06:46comme il le dit, est longue
06:47et le poids est lourd à supporter
06:49pour les familles
06:50et pour l'armée en général.
06:52Mais il dit à ceux qui critiquent
06:54tant la finule sur les plateaux de télévision
06:56et ailleurs,
06:57tous ceux qui critiquent
06:58n'ont jamais proposé une solution
07:00qui soit crédible
07:01et qui permette de continuer à aider le Liban.
07:04Et enfin, ce qui est très important,
07:06c'est qu'il demande cette enquête,
07:07justement, comme l'avait fait
07:08le président de la République,
07:09pour que justice soit faite
07:11et que ceux qui ont tué
07:12les soldats français
07:13soient traduits en justice
07:15et condamnés pour leurs crimes
07:17qui pourraient s'apparenter,
07:18c'est la dernière chose,
07:19qui pourraient s'apparenter
07:20à un crime de guerre,
07:21puisque s'attaquer à des casques bleus,
07:23des gardiens de la paix,
07:25c'est potentiellement un crime de guerre.
07:27Merci.
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