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  • il y a 14 heures
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00Il y a un début de détente sur le marché pétrolier, début de détente aussi sur les places financières.
00:08Les Français, tout le monde attend de voir si le prix à la pompe va baisser.
00:12Sébastien Lecornu, Premier ministre, sera vigilant.
00:15Lorsque la crise a démarré, les prix ont augmenté très très vite à la pompe,
00:20alors que les citernes avaient été achetées et remplies avant le début de la guerre.
00:25Donc autant que le gouvernement peut comprendre qu'il y ait 3 ou 4 jours de délai
00:29entre le début de ce cessez-le-feu et la répercussion à la pompe,
00:35autant qu'il est évident que les effets devront se voir à la pompe
00:38à partir de la fin du week-end, début de semaine prochaine.
00:41Et le ministre Papin d'ailleurs aura l'occasion d'y revenir sur différentes initiatives de contrôle.
00:45Et demain, les différents ministres discuteront avec les distributeurs
00:48pour s'assurer évidemment que les choses iront dans le bon sens.
00:51– Ça va être le thème de notre discussion dans le signé Consigny ce soir,
00:55avec Charles Consigny, bonsoir.
00:56– Bonsoir.
00:57– Avec Agnès Pannier-Runacher, députée ensemble pour la République, ancienne ministre.
01:00Bonsoir Madame.
01:01– Bonsoir.
01:01– Le Premier ministre dit qu'on va veiller à ce que les prix des carburants baissent.
01:06Vous faites confiance à cette veille ministérielle, veille de matignon ?
01:10– Je vois d'ici le Premier ministre Lecornu avec son képi de gendarme
01:16autour des stations essence en France.
01:19Je pense que le gouvernement voit comme une bénédiction le cessez-le-feu en Iran.
01:25Après, on est tous contents de ce cessez-le-feu, on ne va pas, voilà.
01:29Pourquoi je dis ça ?
01:30Parce que je pense qu'il marchait sur des œufs quant à ses hausses de prix de l'essence
01:35et il se demandait d'une part si ça allait s'améliorer en Iran
01:38et d'autre part si une contestation plus ou moins violente
01:43allait finir par prendre en France du fait du prix de l'essence.
01:48Pourquoi ? Parce que le gouvernement est à l'os, à mon sens, pour plusieurs raisons.
01:53D'abord, à cause des dépenses depuis 10 ans qui n'ont cessé d'augmenter,
01:58la dette a été alourdie de 1 500 milliards à peu près sous Emmanuel Macron,
02:03ce qui n'est pas rien puisqu'on est donc passé en gros de 2 000 à 1 500 milliards,
02:08ce qui fait que les caisses étaient dangereusement vides pour faire quoi que ce soit.
02:12Le dernier budget, le corps nu, a encore aggravé le problème puisque ça a été un budget de dépenses.
02:17Et puis, soyons justes, les dernières mesures prises pour essayer d'amortir la hausse des prix de l'énergie
02:24sur les foyers et les entreprises françaises, qu'on avait appelé le bouclier énergie à l'occasion de la guerre
02:31en Ukraine,
02:31prises en réponse à la guerre en Ukraine, ont coûté très cher aux finances publiques.
02:35Moi, le chiffre que j'ai, c'est plus de 70 milliards à peu près d'euros entre 2021 et
02:422024.
02:43Donc, quand même déjà des très grosses dépenses.
02:45Donc, en gros, on est à l'os, à mon sens, parce qu'on a quand même dépensé l'argent
02:49n'importe comment
02:50et qu'on n'a pas fait assez de réformes, mais aussi parce qu'on a déjà dépensé pour protéger
02:54les Français
02:54de la hausse du prix de l'énergie.
02:56Et donc, on espère que tout ça va se calmer et que le prix de l'essence va baisser.
03:01Et j'en terminerai par là.
03:02Moi, je pense qu'on aurait pu déjà baisser les taxes et notamment supprimer ce qu'on appelle,
03:08que je crois que vous défendez, les certificats d'économie d'énergie, qui sont de l'ordre de 15 à
03:1410 centimes d'euros par litre,
03:16qui servent à financer la transition écologique.
03:18Je pense qu'on aurait pu faire une pause là-dessus, qu'on pourrait faire une pause là-dessus le
03:22temps que cette guerre se calme.
03:26Vous avez croisé les doigts pour que ça s'arrête rapidement.
03:28Ça y est, vous dites, ouf, ça y est, ça va baisser.
03:30Moi, je ne suis pas au gouvernement. J'ai fait le choix de sortir du gouvernement au mois d'octobre
03:34dernier.
03:35Mais peut-être pour rebondir sur l'expérience que j'ai eue, puisque j'étais ministre en charge du climat
03:39et de l'énergie au moment de la crise de 2022.
03:42Oui, la crise de 2022 à 2024, vos chiffres sont parfaitement exacts, M. Consigny, 70 milliards d'euros, grosso modo,
03:50de coûts pour le budget de l'État.
03:52Ça s'est additionné au coût du quoi qu'il en coûte, qui a quand même été assez considérable.
03:57Je pense qu'on en a tous été très heureux.
04:00Mais aujourd'hui, ça pèse évidemment dans la dette.
04:04Et ça s'est additionné à la dérive de nos comptes de retraite.
04:09Pas parce que nous sommes de mauvais citoyens, mais c'est une bonne nouvelle.
04:13Les gens vivent plus longtemps, ils ont plus longtemps des retraites.
04:17Et effectivement, le système n'est pas financé aujourd'hui, en dépit des réformes que nous avons commencé à en
04:24faire.
04:24Et des réformes qui ont été décalées d'un an, pour être parfaitement exact.
04:30Mais comme vous le savez, c'est 300 millions d'euros.
04:32Donc on n'est pas du tout dans les mêmes montants des 50 milliards.
04:36Mais ce décalage d'un an, il pèse aussi.
04:39Et c'est une réforme qui n'était pas populaire.
04:40Je pense qu'on sera tous d'accord sur ça.
04:42Donc ça montre que ces réformes structurantes ne sont pas toujours faciles à faire.
04:46Et que nous n'avons pas le suivi, notamment de groupes qui se flattent, d'être formidables.
04:52On était à l'os du fait de sa gestion.
04:54On était à l'os, donc on ne peut pas aider les Français lorsqu'il y a une crise.
04:58Contrairement aux espagnols, le gouvernement espagnol qui a aidé sa population.
05:01Ou l'Italie également.
05:02Alors, peut-être d'abord, si on aide les pêcheurs, on aide les agriculteurs, on aide des professions qui sont
05:10très directement concernées.
05:12Je pense qu'elles ne considèrent pas que c'est modeste.
05:14En tout cas, elles en ont besoin.
05:15Et le gouvernement a répondu présent.
05:17Mais surtout, moi, je veux vous faire partager mon expérience du sujet.
05:21Les 9 milliards d'euros qui nous avaient été imposés par le Sénat à l'époque, en 2022, en échange
05:30de son soutien du budget,
05:31puisque en 2022, comme vous vous en souvenez, il n'y avait pas la majorité à l'Assemblée nationale.
05:37Ces 9 milliards d'euros, c'était qu'un centime de moins sur le coût du litre.
05:41Ce qui s'est passé, c'est que des centaines, des milliers de frontiers liés à nos frontières sont venus
05:50faire le plan en France.
05:51C'est que les transporteurs routiers étrangers allaient plutôt faire le plan en France qu'en Belgique, en Suisse, au
05:57moment de passer la frontière.
05:59C'est que nous avons dépensé 9 milliards d'euros.
06:01Et qu'aujourd'hui, nous payons l'addition, nous les Français, sous forme de moindre prestation, de plus d'impôts.
06:08Donc on sait une chose, c'est que des mesures qui ne sont pas ciblées, des mesures qui ne sont
06:14pas ciblées, ratent leurs cibles.
06:16Et ce n'est pas pour ça que ceux qui avaient été les plus touchés par la crise énergétique s
06:20'en trouvaient bien.
06:21D'où la nécessité, me semble-t-il, mais moi c'est, je dirais, l'humble retour d'expérience que
06:27je fais par rapport à ce qui s'est passé il y a 4 ans,
06:29c'est que ces 9 milliards d'euros ont été mal employés.
06:32Ces 18 ans d'électrification, ces 18 ans de bonus écologiques, nous auraient permis de mettre à l'abri peut
06:39-être 1 à 2 millions de Français
06:41par rapport à la crise auquel nous faisons face aujourd'hui.
06:45Honnêtement, je ne suis pas sûr.
06:47Que ça aurait mis à l'abri les Français ? Si, bien sûr.
06:49Plusieurs choses.
06:501 à 2 millions de Français, ce n'est pas rien.
06:52D'abord, je ne suis pas sûr que les 9 milliards d'euros du Sénat soient exclusivement responsables des 1
06:58500 milliards d'euros de dettes créées en 10 ans par les Macronismes.
07:01Ce n'est pas du tout ce que je dis.
07:02Et par ailleurs, je redis que la dette, elle a été créée aussi, il faut le reconnaître, par le quoi
07:08qu'il en coûte,
07:09par l'augmentation des salaires des aides-soignantes, des infirmières, des médecins en début de carrière,
07:15par l'augmentation des salaires des professeurs des écoles en début de carrière.
07:19Autant de mesures sur lesquelles pas beaucoup de monde aujourd'hui ne serait pas à revenir.
07:24Non, même s'il y a des choses à faire sur le temps de travail, notamment dans l'éducation nationale.
07:29Mais ce n'est pas ça qui a fait les 1 500 milliards d'euros de dettes.
07:32C'est qu'il n'y a pas eu de volonté de faire des économies.
07:35Vous pouvez le reconnaître.
07:37D'ailleurs, tous ceux qui connaissent bien le président de la République savent que ça ne l'intéresse pas du
07:42tout de faire des économies.
07:43Ce n'est pas grave. Il a d'autres priorités.
07:45C'est pas grave.
07:46J'ai un contre-argument parce que vous ne semblez pas vous souvenir d'une chose.
07:50C'est que c'est pourtant le président de la République et son premier Premier ministre, Édouard Philippe,
07:55qui fait sortir la France de la situation de déficit excessif dans lequel elle était depuis 20 ans, en 2018.
08:04C'est dommage.
08:05Et donc, ça montre bien que ça faisait partie à l'époque de l'ordre du jour.
08:09Mais malheureusement, vous avez raison, en 2020, crise Covid, en 2022, crise énergétique suite à la guerre en Ukraine.
08:16Et nous avons beaucoup de gens.
08:18Tous nos voisins les ont connus et pourtant ils gèrent mieux que nous.
08:19Tout à fait.
08:20Mais moi, à l'époque, j'étais au Parlement quand il fallait...
08:24Enfin, j'étais au banc des ministres, vous savez.
08:26Vous avez donc les oppositions.
08:29Et personne n'était prêt à ne pas faire de gestes pour les Françaises et les Français.
08:33Je suis désolé, mais les 1 500 milliards, ça ne peut pas être juste les sénateurs, les aides-soignants et
08:39les professeurs.
08:40Parce que, évidemment, c'est charmant.
08:42Non, mais vous savez, à coût de 10 milliards d'euros par an, sur 7 ans, ça fait 70 milliards.
08:46Et vous multipliez les milliards.
08:4970 plus 70 plus 300 sur...
08:51C'est marrant parce que quand on fait des propositions de réduction de dépenses publiques,
08:55si on propose cela, je ne vais pas ressortir tous les marronniers qui font la une des hebdomadaires régulièrement.
09:01On nous rétorque toujours.
09:03Ah ben non, mais ce n'est pas avec ça que vous ferez des économies.
09:05Ce n'est pas avec ça, etc.
09:06Moi, je pense qu'il n'y a pas eu de vraie volonté de faire des économies.
09:09Ce n'est pas grave.
09:09De même, sur les retraites, pardon, vous êtes quand même un petit peu gonflé
09:14d'expliquer que les réformes courageuses sur les retraites ont été faites,
09:18alors que pendant le premier quinquennat, il n'y a pas eu de réforme du tout.
09:20Et pendant le deuxième, il y a une réforme qui a été détricotée...
09:23Est-ce qu'on peut se rappeler quand même...
09:24Pour sauver le bloc central à l'Assemblée.
09:26C'est quand même ça qui s'est passé.
09:27Oui, monsieur Consigny, remettons quand même les choses en place.
09:29La réforme des retraites, elle est votée un mois.
09:31Vous ne pourrez pas faire croire que vous êtes très scrupuleux sur la gestion des données publiques.
09:34La réforme des retraites du premier quinquennat, je suis désolée,
09:38on a la mémoire courte, elle est votée un mois avant le Covid.
09:42Un mois avant le Covid.
09:44Elle est votée en février 2019.
09:46Non mais...
09:47Oui, en février 2020.
09:48Moi, je veux bien, mais...
09:49C'est très facile de refaire le monde tel qu'il était,
09:52il n'y a qu'à Faucon, mais l'incréérité...
09:55C'était les promesses présidentielles.
09:55Là, en l'occurrence, c'est...
09:56Mais en l'occurrence, en 2022, il n'y avait plus de majorité.
09:59Ce n'est pas il n'y a qu'à Faucon, c'est une...
10:00En l'occurrence, les Républicains qui soutenaient une retraite à 65 ans
10:04ont refusé une retraite à 64 ans.
10:05Une partie du groupe s'est dissipée au moment du vote.
10:09Moi, je veux bien, mais...
10:10Donc, vous voyez...
10:11Non, non, parce que les Français ont vu...
10:13Franchement, les Français ont vu ce qui s'est passé pendant le vote du budget.
10:17Ils ont vu que les députés du Bloc central, pour sauver leur place,
10:21ont été prêts à passer par pertes et profits...
10:24Alors, moi, je suis très à l'aise avec ça.
10:26Nous avons soutu...
10:27La seule réforme des retraites qui a été faite par Macron
10:30et qui était déjà insuffisante, c'est tout.
10:32Or, les retraites, c'est un quart du budget de l'État.
10:34L'année blanche...
10:35Monsieur Consigny, essayons d'être précis.
10:37L'année blanche, c'est...
10:394 milliards d'euros.
10:41L'année blanche, c'était, par exemple,
10:44indexer la retraite de personnes qui ont des retraites supérieures à 3 000 euros.
10:48Tout ça est financé par, aujourd'hui,
10:51les classes moyennes, les classes qui travaillent,
10:53qui, en moyenne, gagnent plutôt l'ordre de 1 800 milliards d'euros.
10:57Aucun autre groupe que les groupes du Bloc central
11:00était prêt à rentrer dans le détail pour dire
11:02« Il y a peut-être un effort à faire sur certaines retraites... »
11:05C'est pas ça qui s'est passé.
11:06Non, mais...
11:07Si, si, c'est ça qui s'est passé.
11:08C'est ça qui s'est passé.
11:09Ce qui s'est passé...
11:10Oui, mais moi...
11:11Mais j'y étais, monsieur Consigny.
11:12Oui, mais moi, ce qui s'est passé...
11:12J'ai vu la manière dont les Républicains, main dans la main,
11:16avec le Parti Socialiste, se sont opposés à rentrer dans le dur de la discussion.
11:21Est-ce que vous étiez dans le pavillon de musique à Matignon ?
11:24Vous savez, ce petit bâtiment charmant, dans le fond du parc de Matignon,
11:31où Sébastien Lecornu dealait avec Olivier Faure, l'absence de censure des socialistes
11:36en échange de l'abandon de la réforme des reprises.
11:38Ça, vous n'y étiez pas.
11:40Mais ça, par contre, ça se faisait, vous voyez, dans tout le raffinement français.
11:44On était reçus là, par les huissiers en livrée, avec un petit chambol musigny.
11:51Pourquoi pas un petit cigare pour les amateurs, un petit digestif.
11:54Je sais que c'est très de la mode.
11:55C'est une espèce de fantasme que vous articulez.
11:59Mais il n'y a pas plus transparent que le vote.
12:02Et c'est là qu'ils ont topé.
12:03Le chambol musigny compris ?
12:04Fort a obtenu, c'est un vin très matignonnesque, très français.
12:09Fort a obtenu l'escalpe qu'il voulait pour faire croire que les socialistes négociaient quelque chose.
12:15Et Lecornu a obtenu de ne pas être censuré.
12:17Mais la réalité, le chambol musigny, c'est comme ça que ça s'est fait.
12:21La réalité, c'est que les votes qui se font au Parlement, ils sont publics.
12:26Donc on peut raconter ce qu'on veut sur le salon de musique.
12:29Et je salue le chambol musigny qui est un excellent vin.
12:31Mais on peut raconter ce qu'on veut sur le salon de musique.
12:34Tout ça, surtout ce qui se passe au Parlement, est public.
12:38Et donc vous pouvez consigner amendement par amendement qui a voté quoi.
12:45Et qui a lâché les principales dépenses, ce sont les Républicains.
12:51Qui a voté 26 milliards d'euros d'augmentation, 26 milliards d'euros d'augmentation des impôts ?
12:58C'est le Rassemblement national, il a fallu le nettoyer derrière eux.
13:02Donc attention aux hypocrites et aux tartures.
13:05La réalité, c'est que...
13:06Madame Pannier-Runacher, reconnaissez quand même qu'on aurait aimé que la France ait de quoi aider un peu plus...
13:12Mais j'étais la première à le vouloir.
13:14Et la première à soutenir des amendements de réduction des dépenses.
13:17Attendez, attendez. Puisque là, on parle du carburant. On aurait aimé que la France ait les moyens d'aider un
13:22peu plus les Français.
13:23Sept Français sur dix prennent chaque jour la voiture pour aller travailler, pour se déplacer.
13:29Il y a eu très peu d'aides, très ciblées, mais plein de professions ont été oubliées.
13:33On aurait aimé que la France, la grande France, septième puissance du monde, ait les moyens d'aider sa population.
13:41Elle ne les a plus. C'est ça qu'on peut regretter.
13:43Alors après, on peut se rocher de la poutre sur les Républicains, mais la France n'est plus les moyens
13:48d'aider.
13:48Vous avez raison de dire que pour sept Français sur dix, c'est un moment particulièrement difficile.
13:52Vous savez, moi j'habite le Pas-de-Calais. J'ai une circonscription qui est très largement rurale.
13:57Donc, des gens, des Français qui sont en difficulté, j'en vois tout le temps.
14:00Eh bien, les Français français, on ne peut plus les aider.
14:02Je rappelle, moi j'ai réuni les entreprises de mon territoire il y a trois semaines, au début de la
14:07crise, justement, pour savoir quels étaient leurs besoins.
14:09Et c'était intéressant de les entendre, parce que ce qu'ils nous ont dit, quand même, c'est «
14:13faites des mesures ciblées ».
14:15Si vous saupoudrez de l'argent, comme la dernière fois, et c'est un reproche qu'on peut nous faire,
14:20si vous saupoudrez…
14:20Ah, mais ça aurait été tellement ciblé qu'elles ont touché quand même très peu de monde.
14:22Si vous faites des mesures qui sont aussi ouvertes que la dernière fois, nous, on connaît la suite de l
14:27'histoire, c'est désormais.
14:28C'est un produit qui accède à 50% le carburant.
14:31Le problème, si vous voulez, c'est qu'il y a quand même un problème de logique.
14:34D'abord, il y a un problème de vision, quand même, dans une certaine famille politique qui vogue au gré
14:40du vent et au gré des modes.
14:42Vous parlez du RN ?
14:43Non, je… non, ah bah non.
14:45Ah bah si, pourtant.
14:45Désolé, non, non, je parle d'Ivaïe.
14:47Mais laissez-moi dire peut-être plus de trois mots de suite.
14:51Emmanuel Macron, au début de son mandat, et tous les macronistes, étaient contre le nucléaire.
14:56J'ai retrouvé des tweets de l'inénarrable Brune Poirson qui se félicitaient de fermer 19 réacteurs nucléaires sur le
15:03territoire français.
15:0414, 19, on n'est plus à ça près, vu qu'on est en 1500 milliards.
15:09Bon, eh bah aujourd'hui, ils sont évidemment pro-nucléaires.
15:12Pourquoi ? Parce qu'ils s'aperçoivent que c'était peut-être utile quand même d'avoir des centrales nucléaires.
15:16Emmanuel Macron, quand il était dans la commission Attali qui devait libérer la croissance,
15:22il expliquait doctement à tous les gens qui l'ont soutenu ensuite pour la présidence de la République
15:25qu'on pouvait aussi se passer de la bombe nucléaire.
15:28Parce que la bombe nucléaire coûte 4 milliards d'euros par an et que donc on aurait fait 4 milliards
15:32de…
15:32Écoutez, je ne sais pas pour les récits apotrifs de la commission Attali.
15:37Tout ça est documenté.
15:39Et enfin, enfin, enfin, vous vous soutenez.
15:41Moi, ce qui me gêne, c'est qu'au fond, vous soutenez cette logique.
15:44Par exemple, ces taxes de 15 centimes pour financer des éoliennes ou de…
15:48Pourquoi on l'a suivi quand on pense ?
15:49Ce n'est pas une taxe. Je vais revenir dessus.
15:51Ce n'est pas une taxe.
15:51Ce n'est pas une taxe.
15:52Ce n'est pas une taxe.
15:52On a un peu plus sur l'onde.
15:53Ce n'est pas dans le budget.
15:54Qu'est-ce que vous appelez qui n'est pas une taxe ?
15:55C'est prélevé, les gens le payent.
15:57Pourquoi ça n'est pas une taxe ?
15:59Si on n'avait pas, comme l'a demandé le Rassemblement National et un certain nombre de Républicains,
16:08fermer ses certificats d'économie d'énergie, il vaudrait deux fois moins cher.
16:12Et c'est pour ça d'ailleurs que le Premier ministre a demandé une mission pour élargir ses certificats d
16:17'énergie.
16:17Parce que ces certificats d'économie d'énergie, si je peux aller jusqu'au bout,
16:21ces certificats d'économie d'énergie, ils financent l'électrification des véhicules.
16:25Ils permettent à monsieur, madame, tout le monde, pour 100 euros par mois,
16:29d'avoir une voiture électrique qui leur coûte beaucoup moins cher.
16:32Ça, c'est ce que permet ces certificats d'économie d'énergie.
16:34On ne pouvait pas le suspendre quelques mois, le temps de passer cette crise ?
16:36Mais en fait, ça ne fonctionne pas comme ça.
16:38C'est un système privé, contrairement à ce qu'on raconte.
16:40Et c'est un système qui fonctionne.
16:42Plus il y a de choses à financer, plus le coût du certificat d'économie d'énergie est faible.
16:46Donc la réalité, c'est qu'à force de restreindre la transition énergétique,
16:51on a réussi à la fois à monter le coût des certificats d'économie d'énergie,
16:54mais aussi à retarder le fait de mettre à l'abri les Français
16:58en leur permettant, notamment, mais parmi d'autres choses,
17:01d'avoir accès à des voitures électriques.
17:02Merci de cette discussion, Charles Consigny, Agnès Pannier, Runacher.
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